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Quelques mots de présentation...

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour à toutes et à tous,

En dehors de ma passion pour mon métier d'ingénieur, je suis également intéressé par les médias auxquels je consacre ce blog pour mettre en avant mes coups de cœur artistiques.

Aussi, au travers d'interviews exclusives, j'aime à partager l'actualité, les projets et les envies d'animateurs de télévision, de journalistes de radio, de comédiens de théâtre et de musiciens.

C'est aussi l'occasion de mieux comprendre leur organisation de travail ainsi que les coulisses de leur métier.

Retrouvez ainsi tout au long de ce blog les entretiens que j'ai pu mener par passion, mais aussi avec plaisir !

Bonne lecture à tous.

Julian

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Danseuse retraitée : Marie Yahmi évoque son spectacle, actuellement à l'affiche !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Marie,

 

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

 

Vous êtes actuellement sur scène, chaque jeudi soir, au théâtre Le Bout, dans “Danseuse retraitée”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui ! C’est vrai que j’ai eu beaucoup de chance, alors que ce spectacle est tout récent, d’avoir un créneau où je peux jouer chaque semaine. C’est un jeune spectacle, il a encore besoin d’être rodé et le fait d’avoir une régularité me permet de le peaufiner à chaque fois. Chaque semaine, je peux tester les changements et je sens vraiment, depuis que j’ai commencé en février, qu’il évolue encore, ce qui est chouette !

 

Si l’on en revient à l’origine de cette aventure, comment vous en sont venues l’envie et l’idée ?

 

Il y a eu plusieurs temps, je dirais. Alors que j’étais encore danseuse, j’avais voulu faire un stage de clown et, au premier jour, je me suis fait une entorse au genou, qui m’a arrêtée pendant deux mois. Frustrée de ne pas avoir pu faire ce stage, je me suis inscrite à celui de stand-up, sur 12 jours intensifs. Cela a été une révélation ! 

 

J’avais toujours beaucoup aimé l’humour et le stand-up mais je ne m’étais jamais lancée, je n’avais jamais osé passer le cap. Là, c’était le moment, d’autant plus qu’une amie m’avait incitée en ce sens. Je me suis éclatée, j’avais même commencé à écrire des sketchs. Suite à cela, j’ai eu l’opportunité d’intégrer l’école…Rapidement, j’ai pu jouer 30 minutes sur scène, déjà au théâtre Le Bout, dont l’école est partenaire. C’est là, alors, que le lieu m’a proposé de faire une heure pleine de show ! Cela me correspond bien, je m’éclate encore plus qu’en participant à des plateaux…

 

En tout cas, je ne regrette pas du tout de m’être lancée. Ce n’était pas forcément le chemin traditionnel mais je m’y plais !

 

Plus concrètement encore, comment pitcher ce seule-en-scène ?

 

J’essaie de faire vivre aux spectateurs un instant de ma vie, où je suis perdue. J’ai voulu arrêter la danse parce que j’étais arrivée au bout de ce que je pouvais donner là-dedans, sans aigreur mais par choix. Comme je le dis dans le spectacle, “j’aime trop la danse et je la respecte trop pour la faire à moitié”. C’est quelque chose que je pense vraiment : si je ne suis plus en phase, si je n’arrive plus à me donner artistiquement à 100%, cela ne m’intéresse plus…Je voulais donc évoquer mon quotidien, maintenant que je ne danse plus et comment je m’en sors à 34 ans, après avoir changé de vie, moi qui ai dû tout réapprendre, notamment à me gérer toute seule. J’explique comment tout a changé, sans avoir, pour autant, l’impression d’une totale volte face.

 

 

 

 

Après ces premières représentations, quels principaux retours avez-vous déjà pu avoir ?

 

Les gens me disent que c’est touchant et, pour ceux qui me connaissent, que l’on me reconnaît bien, que c’est assez fidèle à ce que je suis. Oui, ce n’est pas que drôle, je ne suis pas totalement dans les codes du stand-up, les gens y voient un fil rouge et une histoire. Le public trouve que ça passe vite car il ne s’attend pas à ce que ça se déroule ainsi. Les spectateurs passent un bon moment ! Quelqu’un m’a écrit, et j’aime beaucoup, que “je fais genre d’être en surface mais pas superficielle” : c’est léger mais je vais tout de même titiller des choses de la vie de tous les jours, quand on est un peu entre deux…Tout est dans la nuance !

 

Plus personnellement, ce spectacle est-il, quelque part, thérapeuthique ?

 

Carrément ! Je n’aime pas trop ce terme de “thérapeutique” mais, en soi, il y a quand même une part de réalité. Après, je ne pense pas que j’en souffrais ni que c’était quelque chose que j’avais besoin d’exprimer absolument sur scène…C’est vrai que de me prendre la tête sur certaines choses m’a aidé à ne plus les faire : typiquement, en sortant de chez moi, c‘était seulement après avoir fermé les verrous que je me demandais si j’avais bien coupé ma plaque de cuisson…Je faisais de nombreux allers retours, alors que tout était OK…De l’avoir écrit et dit sur scène m’a aidé, dans le sens où, maintenant, je vérifie mes plaques avant de sortir 🙂. 

 

En tout cas, je pense que ça m’a permis de n’avoir aucune aigreur à arrêter la danse…Je ne le vis pas mal, alors qu’il y a des spectacles que j’aurais encore adorer faire et que je n’ai pas pu faire, comme “Notre Dame de Paris”. C’est ça, la vie : on prend d’autres voies, auxquelles on ne pensait pas et ce sera tout aussi bien…Sans pour autant que ce que l’on a réalisé avant n’ait été fait pour rien. Cela me permet d’être assez en phase avec moi-même et de relativiser plus facilement les moments plus difficiles. 

 

 

 

 

Artistiquement parlant, ce projet est l’occasion de développer une corde supplémentaire à votre arc …

 

Bien sûr ! J’ai toujours aimé la danse, j’ai toujours aimé danser mais je pense que, au fond de moi, j’avais le sentiment de ne pas être totalement à ma place. Je savais que j’aimais la danse mais je ne me suis jamais trouvée belle danseuse, je détestais me voir, je n’avais aucun recul sur moi-même. Là, je reste critique parce que c’est important mais je trouve que j’ai plus de recul et je me sens davantage à ma place ! D’être autrice et interprète est une nouvelle corde qui, au final, me correspond encore plus que celle de mes 12 ans de danse. En tout cas, j’espère que ça m'amènera encore d’autres cordes supplémentaires, ce serait génial ! 

 

Pour terminer, au-delà des dates parisiennes, vous serez, en juillet prochain, en alternance à 13h15 au festival d’Avignon, ce qui doit être encore une autre grande joie pour vous ?

 

Oui, j’ai vraiment hâte ! J’ai l’impression que je serai comme un poisson dans l’eau pendant trois semaines, moi qui adore le spectacle vivant ! Je sais que c’est fatiguant mais, pour l’instant, je ne vois que du positif. Cela va me permettre de rencontrer plein de gens, d’autres comédiens, des producteurs, des directeurs artistiques,...Ça va être super !

 

Merci, Marie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

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Jean Yvorra évoque sa belle actualité, sur scène, à l'image et à la réalisation !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Jean,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Vous êtes actuellement sur scène, à Bordeaux, au théâtre des Chartrons, dans trois spectacles très différents. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, évidemment ! En plus, c’est une passion que j’ai depuis tout petit, depuis que j’ai 5 ans donc d’être tout le temps sur scène, quasiment tous les week-ends, de retrouver des camarades, d’apprendre des nouvelles pièces et de nouveaux textes est, évidemment, quelque chose qui me comble complètement. Donc, oui, c’est un privilège et une chance !

 

Certainement que chaque spectacle est l’occasion, pour vous, d’une palette de jeu très différente ?

 

C’est ça ! Oui, évidemment, on est obligé de se réinventer à chaque fois, même quand des pièces se ressemblent dans le style, que ce soit comédie, drame ou public enfants. C’est également une chance !

 

Le fait d’alterner ces différents spectacles vous permet sans doute de garder une certaine fraîcheur ?

 

Les spectacles s’enchaînent assez régulièrement mais il y a des nouveautés tout le temps donc on n’est jamais dans la routine, on est tout le temps en recherche de création.

 

 

 

 

En parallèle, les téléspectateurs de France 2 pourront prochainement vous retrouver dans plusieurs épisodes de “Haute saison”. Un mot sur votre personnage ?

 

C’est un personnage assez sombre mais aussi attachant d’une certaine manière, il est vraiment au coeur de l’intrigue et de la série, même s’il n'apparaît pas dans tous les épisodes.

 

D’ailleurs, au moment de vous glisser dans sa peau, aviez-vous eu certaines sources particulières d’inspiration ?

 

Je travaille beaucoup avec la méthode actors studio, à mon niveau modeste. Du coup, j’essaie de me plonger dans ses dialogues parce que, comme ça va très vite sur les plateaux, j’essaie aussi, le plus possible, de le rapprocher de moi-même, pour pouvoir l’interpréter au mieux. Je me document également beaucoup, je regarde pas mal de films ou de reportages en lien avec mon personnage.

 

Je savais que l’on allait repartir pour la série, vu que le pilote avait bien marché mais je ne savais pas, en fait, comment allait être réécrit mon personnage ni combien de jours de tournage j’allais avoir. Donc j’ai pris un peu de recul, même si j’étais hyper excité à l’idée de pouvoir retourner sur le plateau, pour retrouver de la fraîcheur.

 

 

 

 

Le cadre de tournage était particulièrement agréable, à tous points de vue…

 

C’était magnifique ! Les rendez-vous au HMC ou sur le plateau étaient merveilleux : je tournais la tête, à gauche j’avais l’océan, à droite j’avais les montagnes…Oui, c’était un cadre idéal pour pouvoir interpréter au mieux un personnage.

 

Certainement avez-vous hâte de découvrir le rendu final mais aussi les retours des téléspectateurs ?

 

Oui, déjà, je suis très curieux du résultat que ça a donné parce qu’il y a eu deux réalisateurs qui ont bossé dessus. Et, évidemment, on attend le retour du public parce que, de toute façon, c’est lui qui décide s’il va y avoir une deuxième saison, ou pas. On espère qu’il va suivre et qu’il va aimer !

 

Toujours à l’image, vous avez réalisé votre premier film, l’année dernière. D’où vous est venue cette envie ?

 

Je crois que j’ai toujours, depuis tout petit, quand j’ai commencé à vouloir être comédien et quand j’ai commencé à monter sur les planches, eu ce besoin de raconter des histoires. Du coup, ça allait aussi, forcément, avec le fait de vouloir devenir réalisateur ! J’avais envie, d’un jour, pouvoir transmettre sur grand écran toutes les idées, toutes les images, toutes les photos que j’ai en tête, donc j’ai passé le cap !

 

 

 

 

Comment, d’ailleurs, pitcher “Turquoise” ?

 

C’est une invitation au voyage, on vient questionner les relations intrafamiliales, entre les différentes générations, entre grands-parents, parents et petits-enfants. C’est l’histoire d’un frère et d’une soeur qui partent en vacances dans le village de leur grand-mère et qui vont devoir nettoyer le grenier. Ils vont tomber sur des lettres oubliées, ainsi que sur plein d’objets de leurs grands-parents. Parmi les lettres, il y en a une sur l’adoption de leur maman…Ce qui vient questionner les non-dits dans les familles et ce qu’elles se cachent entre générations.

 

Pour terminer, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

 

J’ai d’autres projets au théâtre qui devraient arriver d’ici l’année prochaine. J’attends des réponses de festivals pour mon film, ce qui pourra potentiellement lancer un deuxième court-métrage ou, pourquoi pas, un long-métrage. Je passe aussi des castings et je suis en phase finale pour un projet qui m’intéresserait beaucoup. 

 

Merci, Jean, pour toutes vos réponses !

 

 

 

Publié dans Théâtre, Télévision

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Justine Chantry évoque avec passion le développement de son média Parisis !

Publié le par Julian STOCKY

@ Guilhem Canal

 

 

 

Bonjour Justine,

 

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

 

Votre média Parisis continue activement son développement et son chemin. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui ! J’avais tout d’abord commencé à imaginer Parisis avec Karoline, une autre comédienne. L’idée, c’était d’aller chercher de manière ludique des conseils de carrière auprès de personnalités inspirantes. Puis finalement, j’ai repris le projet toute seule. C’était un vrai défi, mais ça m’a permis de le recréer entièrement à ma manière. Sur le coup, ça m’a fait un peu peur, mais au final, je me suis sentie beaucoup plus à l’aise. Parce qu’en réalité, on n’est jamais vraiment seule : on s’entoure toujours d’une équipe qui nous correspond.

 

C’était très chouette de travailler à deux, mais le fait de porter le projet seule me permet aujourd’hui de proposer quelque chose qui me ressemble vraiment, avec ma propre touche.

 

En quoi le principe a-t-il évolué par rapport au début ?

 

Oui, ça a énormément évolué. Aujourd’hui, c’est vraiment un travail d’équipe, avec nos énergies et ma ligne éditoriale. Et quand les gens regardent Parisis, ils se disent que ça ne ressemble à rien d’autre justement parce que c’est très incarné.

 

Je suis super contente de la direction que ça prend et de son évolution. Et surtout, on a encore plein d’idées ! Autour de Parisis Média et de Parisis Productions, on aimerait développer d’autres branches comme Parisis Fiction, Parisis Event... Bref, il y a encore beaucoup de choses à venir !

 

Nous avons pu voir, ces derniers mois, que vous avez eu la chance de rencontrer de nombreuses personnalités, aux profils très variés, ce qui a dû être très enrichissant ?

 

Ah oui, complètement ! C’est aussi pour ça que j’ai voulu créer ce projet. J’échange avec des personnes aux parcours hyper intéressants et inspirants, et c’était vraiment l’objectif dès le départ : en faire un média qui donne envie, qui booste. Je pense toujours à quelqu’un qui se lance — que ce soit pour changer de voie, démarrer une carrière ou suivre des études pour réaliser un rêve. À ces moments-là, on a besoin d’un petit déclic, d’entendre des histoires inspirantes, qui résonnent avec nos propres choix... Surtout quand ce sont des personnes qu’on admire aujourd’hui, mais qui ont galéré pendant des années avant d’y arriver. Parce que non, le succès n’arrive pas du jour au lendemain, même si on pourrait le croire. Souvent, il y a des années de travail derrière. Et ça, ça fait du bien de l’entendre. On en a vraiment besoin.

 

Et en plus de ça, je rencontre des gens formidables dans des univers et des ambiances très différentes, parce que Parisis est un média nomade. Ça rend chaque rencontre unique, et c’est ce qui est génial.

 

Il y a aussi tout un côté créatif que j’adore : je fais jouer les personnalités, qu’elles soient dans l’acting ou non. J’écris pour chacune un scénario sur mesure. Il y a une vraie dimension fiction, ce n’est pas juste une interview très cadrée. On rigole beaucoup. Et puis il y a aussi les coulisses, le backstage, où on découvre les gens tels qu’ils sont vraiment. Et ça, c’est encore autre chose — souvent encore plus authentique.

 

 

@ Guilhem Canal

 

 

D’ailleurs, qu’est-ce qui vous incite à inviter telle ou telle personnalité ?

 

C’est au fur et à mesure des rencontres, parfois un invité va me parler de quelqu’un d’autre...Maintenant, je reçois directement des propositions d'attachés de presse. Mais je reste énormément dans le ressenti, je n’ai pas envie de faire une émission si je ne le ressens pas au fond de moi. Je suis vraiment dans l’humain !

 

Certainement que le travail de préparation, en amont, doit être particulièrement exhaustif ?

 

Oui ! J’écris le scénario par rapport à mon invité, donc ce n’est pas un copier-coller. Pour donner un exemple concret de notre émission avec Jérôme Anthony, (il va d’ailleurs rigoler quand il va nous lire), il a reporté 5 fois le tournage avant le jour J donc je me suis dit “Ah, ok, tu veux jouer à cela ?”. Je lui ai donc écrit un sketch où je me retrouve dans son appartement, alors qu’il est en train de se brosser les dents. Comme dans un film d’horreur, quand il relève la tête, il me voit dans le miroir, avec toute mon équipe de tournage...à me dire “Mais qu’est-ce que tu fous là ? C’est une intrusion dans mon domicile”. Je m’adapte et m’amuse avec leur personnalité et les imprévus des tournages. Ils jouent tous le jeu, et font preuve d’auto-dérision.

 

Et puis je tiens à ajouter que je ne fais aucune interview sans avoir pris un café ou avoir pris le temps d’un appel téléphonique, pour vraiment comprendre la personne. Mon entretien tourne autour d’un conseil en particulier, qui ressort plus particulièrement du parcours de l’invité et je sais que ça va être ma ligne directrice !

 

Tout au long de l’échange, la bienveillance prédomine...

 

C’est le but ! Je veux tout d’abord m’entourer d’une équipe bienveillante. La plupart des membres sont devenus des amis...J’ai besoin que les invités se sentent bien, qu’ils soient mis en avant le plus possible. C’est moi qui fais le montage avec ma co-réalisatrice donc je choisis chaque morceau de l’interview et du backstage, et je fais très attention à l’image renvoyée. Je les chouchoute ! En plus, ils ont deux semaines de promo par émission, ce qui est énorme.

 

Sans doute que chaque interview donne lieu à des moments croustillants ?

 

Ah oui ! En plus, j’ai la chance, comme on est sur quelque chose d’assez cocooning dans ces interviews, d’avoir des personnalités qui sont vraiment à l’aise et qui se confient beaucoup ! On oublie presque qu’on est filmés, c’est drôle ! Dans le backstage...À partir du moment où l’invité arrive, c’est comme une téléréalité ! C’est pour cela que la bienveillance est aussi dans le montage. Je veux que les gens aient confiance en moi, mon but est qu’ils passent un très bon moment et qu’ils soient fiers de reposter mes émissions, de mettre en avant Parisis, c’est un échange gagnant - gagnant !

 

 

@ Guilhem Canal

 

 

Quels principaux retours pouvez-vous avoir des personnes qui vous suivent ?

 

J’ai eu de très beaux retours, ces derniers temps, sur mon Média Parisis. J’ai organisé, récemment, un premier évènement, c’était un essai, un échantillon de ce que pourrait devenir Parisis Event. J’y ai invité des proches mais aussi les gens que j’ai rencontrés dans mes émissions, des acteurs du monde des médias, du cinéma, de la télévision, du théâtre, de la musique, pour faire un mélange des genres. Parisis grandit son carnet d’adresses au fur et à mesure, et cela fait sens de faire le pont entre tous ces univers.

 

A cette occasion, j’ai eu beaucoup de retours très agréables concernant mon travail et de tout ce que j’ai pu entreprendre en seulement un an. Cela me fait plaisir ! Je suis une perfectionniste et j’ai tendance à croire que ce n’est jamais assez.

 

Je m’attèle à apprécier les victoires car je suis maman d’une ado, je suis une entrepreneure, je suis une artiste et j’accepte que ça n’est pas facile tous les jours. Ça me fait beaucoup de bien d’entendre des gens que j’admire admirer eux même mon travail !

 

Pour la suite, auriez-vous en tête certains noms de personnalités, que vous aimeriez inviter ?

 

Il y en a plein que j’ai envie d’inviter, c’est sûr ! Lena Mahfouf parce que j’adore son parcours. Je trouve qu’elle fait partie de celles qui ont cassé toutes les barrières et je suis beaucoup dans cette mentalité-là, de manifester la vie que l’on veut avoir, que l’on mérite. Au cinéma, j’aimerais beaucoup avoir Jean Dujardin, mais c’est difficile de répondre à cette question car j’ai une longue liste de personnalités éclectiques que j’apprécie particulièrement. Et je vais les recevoir puisque je le manifeste ici ;)

 

Justement, quelles seraient vos envies pour la suite de cette belle aventure ?

 

J’aimerai développer d’autres pôles de Parisis, en plus de la partie Média. J’aimerai développer Parisis Fiction en format vertical et Parisis Event.

 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

 

En 2025, j’ai travaillé sur d’autres tournages, essentiellement des projets qui ne m’ont pas pris beaucoup de temps car c’était l’année où je développais complètement mon média. Pour 2026, et je l’ai dit à mon agent, je veux refaire de la fiction ! Parisis tourne de manière organique, ça ne me prend que deux jours de tournage par mois donc je peux travailler à côté !

 

Merci, Justine, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Sarah Lelouch évoque son parcours, ses différentes casquettes et ses souvenirs de "Fort Boyard" !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Sarah,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Aujourd’hui, vous êtes notamment productrice et entrepreneuse mais votre parcours est très riche et très varié. Si l’on en revient à sa genèse, d’où vous vient cette passion pour les médias, en sens large du terme ?

 

D’abord, j’ai baigné dans un univers déjà médiatique et cinématographique. Quand j’ai eu 18 ans, j’ai préféré commencer par la télé, je ne voulais pas me risquer au cinéma et j’étais attirée par le métier de journaliste. Donc j’ai commencé comme cela, sur des émissions comme “Capital” sur M6, j’ai aussi fait de la radio, au sein du groupe NRJ et, très vite, on m’a proposé de passer devant la caméra, en tant qu’animatrice…Je voulais essentiellement m’intéresser à la culture, parler de cinéma et de théâtre. Donc j’ai présenté des émissions de musique, de cinéma et, un jour, on m’a proposé, à ma plus grande surprise parce que ce n’était pas du tout mon univers ni dans mes envies, de présenter “Fort Boyard”. Là, je m’éloignais complètement du métier de journaliste mais c’était impossible de refuser, même si je ne connaissais pas l’émission à l’époque, seulement de nom. C’est une belle exposition, surtout c’était une vraie récréation, et c’était une vraie machine de production parce que l’on était nombreux, 150 sur le fort. Donc j’étais assez fascinée par la machine que c’était et c’est là où je me suis rendue compte que j’avais beaucoup plus envie de faire de la production et d’être derrière la caméra, plutôt que devant. 

 

Je n’étais pas forcément à l’aise devant donc j’ai créé, en parallèle, ma société de production. J’avais des idées d’émissions de télévision, j’avais surtout envie d’essayer d’apporter des contenus pas forcément faciles d’accès, clivants mais que j’avais envie de rendre un peu plus populaires et c’est comme cela que j’ai produit mes premières émissions, d’abord de rap, de culture urbaine et je me suis positionnée très naturellement sur la diversité. Je suis un mélange, ma mère est suédoise, mon père est d’origine pied noir donc les sujets de la diversité m’intéressaient beaucoup…Je me suis rendue compte aussi en produisant des émissions de rap, d’à quel point la diversité était, encore à l’époque, en 2005, pas très bien représentée. C’est toujours, aujourd’hui, d’actualité, avec ces représentations différentes que, maintenant, on cherche à mettre en avant parce que le rap, ça y est, c’est fait, ça s’est bien démocratisé.

 

Voilà, j’ai créé ma société de production, j’ai continué quand même à faire de l’animation et j’ai produit des premiers documentaires. La boite fonctionnait plutôt bien et, en 2012/2013, j’ai été rattrapé par le virus du cinéma et je me suis dit que si je pouvais produire du contenu audiovisuel, je pouvais peut-être aussi produire des films de cinéma. Tout en ayant ce désir de porter à l’écran des sujets qui me parlaient et qui incarnaient toujours cette diversité après laquelle je cours. Je suis, ainsi, devenue aussi productrice de cinéma, j’ai commencé par produire, et réaliser également d’ailleurs, des courts-métrages. 

 

Votre parcours a été et est encore certainement riche en rencontres humaines….

 

Oui ! De toute façon, on dit ça tout le temps, chaque tournage est une aventure humaine…A la fin de chaque tournage, on se dit que ça y est, on a une nouvelle famille, on se prend dans les bras, on se promet de continuer à se voir et, évidemment, la vie fait qu’il y a des rencontres qui restent, qui deviennent même des amis et qu’il y en a d’autres que l’on n’oublie pas mais que l’on voit moins. C’est vrai que la vie est faite de cela, de rencontres et il y en a qui sont un peu plus importantes que d’autres…

 

Vous avez été devant la caméra, vous êtes beaucoup derrière actuellement et sans doute que les deux, techniquement et humainement, doivent finalement être très complémentaires ?

 

Oui ! Je suis totalement d’accord avec ce que vous dites mais c’est un écueil en France parce que les gens ont besoin de vous mettre dans des cases. Alors que, effectivement, une oeuvre audiovisuelle, je parle en tant que productrice, réalisatrice et animatrice, ne présente pas de grande différence : un producteur est un chef d’orchestre qui va diriger un réalisateur, un réalisateur est un chef d’orchestre qui va diriger une équipe mais qui ne peut pas la diriger sans le producteur, un animateur ou même un acteur fait devant la caméra ce qu’il fait parce qu’il est en accord avec le réalisateur et le producteur. Alors, quand on peut avoir les deux mêmes casquettes, on évite les disputes 🙂 parce qu’on se dispute avec soi-même. 

 

C’est vrai que j’ai plusieurs casquettes et que je les assume, même si c’est compliqué pour le grand public, ou même pour les professionnels, de me mettre dans une case. 

 

Vous avez fondé et êtes encore à la direction de différentes entités…Cette casquette-là également doit être très plaisante à enfiler ?

 

Oui, puisqu’on peut aussi dire que je suis entrepreneuse 🙂 …mais un producteur est un entrepreneur. Aujourd’hui, j’ai quatre sociétés, qui ont des fonctions différentes mais, finalement, qui vont l’une avec l’autre donc c’est plus un écosystème. C’est vrai que c’est un vrai métier entrepreneurial, c’est former des équipes, avoir des idées, les mettre en œuvre,...

 

Vous avez toujours eu à cœur de démocratiser les formats et, encore à l’heure actuelle, vous vous intéressez aux technologies dont tout le monde parle, notamment celles autour de l’IA…

 

Aujourd’hui, mon nouveau combat est de démocratiser le cinéma, après avoir essayé de démocratiser d’autres sujets. Le cinéma est un milieu qui est très fermé, difficile d’accès si on n’a pas les contacts et si on n’a pas accès à certaines formations. Je trouve ça dommage parce qu’un film est une bonne idée et que les bonnes idées n’appartiennent pas qu’aux professionnels, elles appartiennent à tout le monde…Donc c’est vrai que j’ai envie, aujourd’hui, et c’est ce que je fais, de mettre en place des solutions, pour permettre à tout le monde de faire du cinéma, s’ils ont envie de faire du cinéma. C’est un métier qui fait rêver, qui fait fantasmer et, aujourd’hui, oui, j’ai envie de le mettre à la portée de tout le monde. Si, aujourd’hui, je parle d’IA, c’est, d’abord, parce que je parle de nouvelles technologies et les technologies ont été, pour moi, une première solution pour démocratiser le cinéma. Pour qu’on nous fasse confiance et qu’on nous propose des idées, il faut que les gens n’aient pas peur de se les faire voler, donc c’était le premier problème de mon envie et de mon concept. C’est là où j’ai découvert une première nouvelle technologie qu’est la blockchain, qui est un moyen de sécuriser, de certifier et d’authentifier l’origine d’une idée, d’un contrat ou d’un acte de propriété. C’est comme cela que j’ai pu commencer à imaginer clapAction, la plateforme que je développe aujourd’hui et qui permet donc à tout le monde de faire du cinéma.

 

Forcément, en parlant de nouvelles technologies, il y a 5 ou 6 ans, j’ai découvert des nouveaux mots, comme le blockchain ou encore l’IA…En m’intéressant à l’IA, je me suis rendue compte que c’était, là-aussi, un super outil de démocratisation et qu’il pouvait permettre, justement, à tous ceux qui n’ont pas accès aux formations ni au matériel cinématographique, de pouvoir se former seuls pour proposer des oeuvres audiovisuelles et de se faire remarquer. Donc j’ai vu, dans l’IA, un formidable potentiel, une formidable innovation, une nouvelle innovation pour l’industrie audiovisuelle mais, en parlant avec les professionnels, je me suis rendue compte à quel point, surtout il y a 4 ou 5 ans, c’étaient des sujets tabous, clivants, qui font peur, à juste titre d’ailleurs. Parce qu’il y a des questions de droits, qui sont centrales, surtout pour les artistes et, surtout, on peut avoir la meilleure technologie du monde, si on n’a pas les talents pour la manier, elle ne sert strictement à rien. Donc il faut, aujourd’hui, protéger les artistes ! 

 

Du coup, je milite à la fois pour rassurer les artistes mais aussi pour qu’on utilise, aujourd’hui, cette nouvelle technologie. Actuellement, on est dans une phase encore expérimentale, une phase où l’IA ne coûte pas très cher, elle peut même être gratuite et c’est pour cela qu’il y a une grande fenêtre de tir pour monsieur et madame tout le monde, afin de faire des œuvres. Mais je pense que cette fenêtre de tir ne va pas durer longtemps parce que, aujourd’hui, on nous injecte de l’IA en intraveineuse, comme une drogue et que, dans quelques années, l’IA va coûter de l’argent mais on ne pourra plus s’en passer, alors que tout le monde ne pourra plus l’utiliser. Donc j’incite beaucoup les jeunes talents à utiliser ces outils ! 

 

A l’été dernier, vous étiez revenue sur le fort, pour une petite surprise à Olivier Minne, au moment de sa dernière journée de tournage. On peut imaginer qu’à tous points de vue, ces moments furent riches en émotions ?

 

Oui, oui, oui ! C’était une journée très particulière, c’était une très belle journée, elle était très joyeuse, même si on avait tous beaucoup de tristesse. Même si je n’anime plus “Fort Boyard” depuis de nombreuses années, c’est une émission qui me tient à coeur et, surtout, Olivier me tient énormément à coeur. Au-delà du fait que ce soit un ami, je pense que c’est, en plus d’être un animateur de talent, une personne rare, une personne vraie, qui a un grand coeur, qui respecte tout le monde, qui qu’on soit, le public, les techniciens, qui a toujours un mot gentil. En télé, je trouve ça rare et je pense que, de ne plus avoir Olivier aux commandes de “Fort Boyard” est une grande perte pour cette émission. On verra ce que fera son successeur, peut-être que ce sera formidable mais c’est une page qui se tourne et qui se tournait. C’est vrai que je revenais, ça faisait 15 ou 16 ans que je n’étais pas revenue, puisque j’étais revenue en tant que candidate, donc de retrouver l’équipe, de faire une surprise à Olivier qui ne savait pas que je venais, de retrouver ce caillou, comme on l’appelle, était très beau. Il y a eu un hommage qui a été diffusé à la télé mais il y a aussi eu, après, un hommage qui a été un peu plus réservé aux membres de l’équipe et il y avait beaucoup d’émotion, oui.

 

 

 

 

D’ailleurs, quelques années plus tard, quels souvenirs gardez-vous de votre co-animation de ce programme emblématique ?

 

Mes souvenirs, ce sont mes débuts, ce sont les crises de rires que l’on avait vraiment avec Olivier parce que, les années où j’animais “Fort Boyard”, ce que je trouvais génial et qui n’a plus été fait après, et qui n’avait pas été fait d’ailleurs avant, c’est qu’on passait la nuit sur le fort…Les candidats dormaient sur le fort ! Donc on avait un rythme de travail très intense puisqu’on terminait à 1 heure du matin, après il fallait prendre le bateau pour rentrer à l'hôtel mais il fallait qu’on soit de nouveau sur place vers 5 heures du matin, donc ça laissait peu de temps pour se reposer. Mais c’est cette fatigue nerveuse qui, finalement, nous rendait très joyeux et nous faisait beaucoup beaucoup rire. Pour moi, ça a été une récréation ! “Fort Boyard” a été ma récréation ….

 

 

 

 

Merci, Sarah, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Clara Poirieux évoque son parcours artistique, ses expériences, ses actualités et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Clara, 

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous ! 

 

Vous êtes une jeune artiste, au parcours déjà riche. Si l’on en revient à sa genèse, d’où vous vient cette passion de l’artistique ? 

 

Ma passion de l’artistique a commencé très très jeune ! Ma maman m’emmenait au théâtre alors que j’étais toute petite…Très vite, elle m’a donné ce goût de l’artistique et de la musique. Petite anecdote, je suis née sur du Chopin, son compositeur préféré … 🙂.  

 

J’ai commencé par le violon et le piano, mais ça m’ennuyait, je n’y arrivais pas et je n’ai pas réussi à continuer. Par des copines, je me suis intéressée à la danse et ça a été une révélation totale ! Je voulais y aller tout le temps après les cours, et même le week-end.  

 

J’ai vécu jusqu’à mes 18 ans en Pologne, je suis polonaise du côté de ma maman et c’est pour faire une école de comédie musicale que je suis venue à Paris parce qu’à l’époque, il n’y en avait pas encore en Pologne. Tout s’est ensuite accéléré ! 

 

Justement, on peut imaginer que certaines expériences ont été encore plus marquantes que d’autres ? 

 

En soi, les trois années d’école de comédie musicale ont été très marquantes. Ça a été trois années incroyables où j'ai noué des amitiés qui, encore aujourd’hui, sont extrêmement puissantes. Ça a également été le début d’une révélation à moi-même en tant qu’artiste. C’est important de souligner cette sororité et ce lien, ils permettent, quand il y a des moments plus durs, de continuer à se booster, à s’encourager, de s’aider pour des castings…C’est vrai que l’on a créé une amitié où il n’y a pas de compétition ni de concurrence, mais uniquement du soutien.  

 

Sinon, ma première expérience professionnelle marquante a été “Roméo et Juliette”, une comédie musicale que j’ai faite en tournée en Asie. Cela a été vraiment un rêve, moi qui regardais le DVD quand j’étais adolescente ! Quand j’ai passé le casting, j’étais à des années lumières de penser que j’allais être doublure Juliette…Avant cela, j’avais fait d’autres comédies musicales, surtout pour du jeune public et, là, je faisais un gros step : je partais à l’autre bout du monde, j’étais une des seules nouvelles de la troupe, sur un rôle principal, avec le plus grand projet que je n’avais jamais fait. C’était un saut dans le vide, en parachute ! Ça s’est très bien passé, le projet était incroyable et la troupe adorable. A mon habitude, avant de partir, j’ai bossé le rôle comme une tarée, moi qui suis une travailleuse acharnée, ce qui m’a valu d’être quand même assurée, malgré ce grand saut dans le vide ! 

 

Je pense aussi à une autre comédie musicale, que j’ai pu jouer à l’Opéra de Reims, “Quand la guerre sera finie”. C’est une œuvre que je trouve profondément sublime et qui m’a transportée artistiquement. Elle a été écrite par Marie-Céline Lachaud et composée par Nicholas Skilbeck, deux pointures incroyables. La mise en scène était signée de Patrick Alluin, quelqu’un de profondément humain et très talentueux, il est aux petits soins des artistes et il connaît tout le parcours de chaque artiste dans le moindre détail. Il a vraiment su amener le projet le plus loin possible et c’est vrai que j’ai été profondément reconnaissante de cette expérience.   

 

Je peux citer aussi “La révolution française”, que j’ai jouée il y a deux ans. C’était fou ! Rien que d’auditionner devant Alain Boublil et Claude-Michel Schönberg était une folie ! J’y ai créé des amitiés pour toujours, cela m’a apporté énormément personnellement et professionnellement. C’était assez incroyable !  

 

 

 

 

Pour en revenir à votre tournée en Asie, y avez-vous senti certaines différences, culturelles notamment ? 

 

Je n’ai pas senti de grande différence, je l’avoue. Le public chinois est extrêmement passionné des spectacles musicaux français, il y a une fanbase énorme, tous sont très respectueux et gentils. C’est, sincèrement, très agréable ! 

 

Vous travaillez aussi beaucoup dans l’ombre, dans le sens positif du terme, quand vous coachez et accompagnez des artistes… 

 

Tout à fait ! Cela fait quelques années que je suis coach vocale et professeure de chant, moi qui suis passionnée par l’appareil vocal, par son fonctionnement et par la démarche artistique. Cela me permet d’aider les gens à grandir dans leur art, à trouver de la liberté dans leur voix, à se dévoiler, à se révéler… Je pense avoir cette capacité à comprendre l’autre, à comprendre son besoin et ce qui se passe précisément vocalement, pour mettre des mots précis dessus, avec bienveillance.  

 

Au début, je ne m’en rendais pas compte que l’impact était si grand, je le faisais sans savoir si j’apportais quelque chose aux gens que je coachais mais ça a été une révélation ! Aujourd’hui, c’est un engrenage : plus je le fais, plus je vois ce que ça apporte ! C’est quelque chose qui nourrit autrement que la scène : celle-ci peut être un défouloir alors que, quand je suis en coaching, je me mets au service de la personne en face de moi. Ce n’est pas pour me valoriser moi, ce n’est pas pour me mettre en lumière, c’est pour mettre en lumière l’autre…Il y a un don de soi de la part du coach, un capacité à se mettre en empathie mais c’est avant tout pour révéler la personne en face…C’est cela qui m’intéresse ! 

 

Avez-vous eu une approche différente de la scène, depuis que vous êtes coach ? Et inversément ? 

 

Donner des coachings va nous apprendre quasiment autant qu’à la personne que l’on accompagne. Au début, on apprend en conscience le fonctionnement de notre voix et comment ça fonctionne chez nous mais, à force d’accompagner différentes tessitures, on voit tout un tas d’autres choses. C’est presque un travail permanent de recherche et je pense que la clé, justement, est de ne pas penser que l’on sait tout mais de continuer à s’interroger, et remettre en question. Donc, oui, ça nourrit complètement ! Sur scène, ma pratique ne va pas changer mais il y a une conscience supplémentaire de moi, et aussi des voix de mes partenaires autour.  

 

En complément, quels sont vos projets en cours ou à venir ? 

 

Je répète une pièce de théâtre, où il y a aussi du chant. C’est une comédie, à deux comédiennes, assez féministe et très intéressante mais je n’en dirais pas plus pour le moment… Sinon je continue les coachings et je passe des auditions.  

 

Pour la suite, auriez-vous des envies artistiques particulières ? 

 

Toujours et encore la comédie musicale ! Vous l’aurez compris, c’est ma passion absolue, c’est ce que j’aime le plus faire. Je crois que je ne pourrais pas m’en lasser, j’espère faire cela le plus longtemps possible ! Que ce soient des spectacles plus légers ou d’autres plus engagés, qui racontent quelque chose de plus profond…Être sur scène, pour moi, c’est rentrer en émotion, en même temps que le public, cet échange-là c’est un petit moment de grâce. 

 

Et toujours plus de coachings, avec des artistes merveilleux. Cela nous élève tellement de révéler la voix que je ne peux qu’encourager les gens à faire cela pour leur bien-être ! J’aimerais, bien sûr, travailler sur des projets d’envergure mais je crois que le fond est plus noble que cela :  juste apporter du bien-être par le chant, c’est top ! 

 

Merci, Clara, pour toutes vos réponses !

Publié dans Musique

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Julien Goetz évoque sa belle et variée actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

crédit : Alice Lemarin

 


 

Bonjour Julien,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Votre actualité est actuellement riche et variée. Notamment, vous avez participé au Nikon Film Festival, avec un personnage qui vous a permis une belle palette de jeu…

 

Tout à fait ! Ce personnage, Georges Klinex, se rapproche évidemment du clown. Il est dans une tonalité qui me parle beaucoup, c’est-à-dire un endroit de maladresse poétique. C’est quelqu’un qui essaie sincèrement et généreusement, avec toute la bonne volonté qu’il peut avoir, de faire ce qu’il a à faire et de vivre sa vie mais il a des mains en mousse…Il se prend les pieds dans le tapis, ça ne marche jamais exactement comme il le voudrait et ça dérape toujours à un moment donné. Ce Nikon-là était aussi l’occasion de poser la question de qu’est-ce que l’on fait de tout ça, de comment on accepte nos ratés, nos failles, ce qui nous échappe, alors que l’on est dans une société qui essaie de contrôler, de lisser et d’organiser.

 

Le thème du festival, cette année, était la beauté et, avec Raphaëlle Dubois, qui m’a proposé de faire ce film, et qui l’a réalisé, on s’était rapidement dit que, pour nous, la beauté résidait surtout dans l’imperfection. Raphaelle est aussi une comédienne, je la côtoie depuis 5 ou 6 ans, on travaille beaucoup ensemble donc on se connait dans des endroits de fragilité de travail et on sait très bien que, l’endroit où on est les plus justes en tant qu’acteurs, c’est cet endroit où ça nous échappe. C’est d’ailleurs très spécifique, notamment, au travail de la caméra…À l'image, elle vient chercher des choses qui nous échappent, en tant qu’acteurs, alors qu’au théâtre, c’est un peu différent, on est un petit peu plus encore dans la technique, on ne peut pas tout lâcher. Souvent, les prises gardées sont celles avec de petits imprévus…Cela marche au moment du tournage mais c’est aussi vrai dès le casting, parce que, dans cette faille-là, c’est là où on voit le plus cet être humain qui est en face de nous ! Il casse alors la coquille de bien se présenter…C’est sans doute ce qui nous raconte le plus ! Il ne faut pas le cacher, il faut l’accepter et en rire…

 

Ce Nikon était pratiquement muet, ce qui m’a beaucoup plu car j’aime beaucoup ces vieilles techniques. Revenir à des choses très simples remet l’acteur au centre ! D’ailleurs, ce personnage, c’est tellement moi : j’ai sa maladresse et j’ai sa difficulté à accepter les erreurs…Je pense, en tout cas j’ose espérer, que j’ai aussi un peu de sa poésie et de sa tendresse…

 

Toujours à l’image, vous aviez participé à un épisode inédit de “Joséphine, ange gardien”, diffusé fin décembre sur TF1. Le succès d’audience a certainement dû vous faire particulièrement chaud au cœur ?

 

Oui, c’est super ! C’est une série qui existe depuis longtemps, je crois que c’est la plus ancienne de l’audiovisuel français, ce qui est assez fou ! C’était une super chance de pouvoir tenir ce rôle dans cet épisode, avec Jennifer, avec Mimi et avec tout le cast, qui était génial. C’était un des mes premiers rôles un peu conséquent, on va dire. Dans le cheminement d’un acteur, il y a toujours ce chemin où on fait d’abord des petits personnages qui passent une journée sur le plateau, qui n’ont pas de prénom, c’est le journaliste, l’avocat, le médecin et puis, après, petit à petit, progressant, on commence à avoir d’autres choses. Là, il y avait une vraie présence, avec quelque chose qui se développe chez le personnage, entre le début et la fin de l’épisode. C’était un vrai plaisir de faire cela !

 

On l’avait tourné près de deux ans avant la diffusion, donc il y avait une grande attente et c’était cool de voir que ça avait répondu du côté des fans de la série. La saveur du programme y était bien présente et c’était cool de venir y mettre ma petite touche, avec ce personnage d’ex-mari, de père surtout, qui me parle beaucoup, car je suis père moi-même. On a pu se demander comment gérer nos enfants dans une séparation, comment gérer les non-dits avec l’ancien conjoint, comment essayer de ne pas faire peser la situation sur nos enfants…Cela paraît tout simple mais ça croise plein de choses donc c’est un personnage que j’ai vraiment aimé traverser et par lequel j’ai été traversé aussi.

 

J’ai trouvé que ça marchait bien ! On a toujours cette petite appréhension : on tourne mais on ne voit pas le montage donc on se demande si ce que l’on a fait tient…Je pense que l’épisode fonctionne, qu’on est touché donc j’étais ravi ! Et puis, c’est drôle, cette série étant vraiment un petit trésor de l’audiovisuel français, j’ai eu des messages familiaux de gens dont j’ai découvert qu’ils suivaient ce programme. C’est super !

 

 

crédit : Alice Lemarin

 

 

L’intrigue pouvait effectivement parler à tout le monde, au travers des différentes arches…

 

C’est vrai ! D’ailleurs, les ados ont fait un sacré boulot, ils ont beaucoup nagé, ils ont eu un entraînement assez strict, ils se sont beaucoup donnés, notamment sur tout le travail de synchronisation. Pour la petite histoire, c’est drôle, ma nièce fait de la natation synchronisée depuis longtemps et, lorsque la production a cherché une équipe pour accompagner, la sienne a failli être retenue. 

 

On a tourné une partie des scènes dans la piscine de Saint-Germain en Laye, dans les Yvelines, là où je suis né donc c’était très drôle de tourner là-bas !

 

En parallèle, vous serez de retour, en juillet prochain, au festival d’Avignon, avec la pièce “Deux frères”. Très simplement, comment la pitcher ?

 

C’est une pièce très lumineuse, avec laquelle on a déjà fait deux fois ce festival. C’est l’histoire de deux frères qui viennent raconter leur enfance, pendant laquelle l’un des deux a été battu par leur père, mais pas l’autre. Donc ils vont s’interroger sur pourquoi cette différence et puis, on va les voir grandir et devenir adultes, jusqu’à se poser la question de devenir pères à leur tour. Forcément, cela va remuer beaucoup de choses en eux ! Cette pièce raconte surtout comment cet amour de frères va leur permettre de dépasser cette violence paternelle et de dire les choses, pour aller au-delà de ce qu’ils ont subi, l’un comme l’autre…Même si l’un des deux n’a pas été battu, il a quand même eu les répercussions de la violence et la culpabilité de ne pas forcément avoir pu l’empêcher donc c’est une pièce très intense…On y rit, on y pleure, on y est touchés et je pense qu’on en sort avec une sensation de se dire qu’il ne faut pas laisser faire ! Pas pour un côté donneur de leçon mais parce que, humainement, on a envie de se prendre dans les bras, en fait…

 

C’est une pièce écrite par Renaud Merviel, qui est au plateau avec moi, elle est importante pour nous aussi parce que c’est une pièce d’hommes qui raconte la violence masculine et qui raconte ce qu’on en fait. C’est une pièce d’hommes qui se prennent dans les bras et qui sont capables de se dire “Je t’aime”, sans que ce ne soit un tabou, ni moqué et qui sont capables de tendresse, en tout cas de maladresse dans cette tentative de tendresse. Cet endroit de questionnement, dans mon cheminement d’homme de 46 ans, est très important ! Ce qui m’intéresse, c’est de questionner comment on peut faire tendresse, entre hommes et comment on peut nourrir cette chose-là…

 

Je crois, d’ailleurs, que j’ai mis de cette tendresse-là dans les trois rôles que l’on vient d’évoquer me concernant. J’assume vouloir porter cette couleur-là, masculine, dans les personnages qui me sont proposés. Je crois que c’est quelque chose d’important pour moi !

 

Quels principaux retours avez-vous déjà pu avoir du public sur cette pièce ?

 

Les gens sont très touchés par l’amour qui lie ces deux frères. Le mot “tendresse” revient beaucoup…Ils sont aussi très marqués par la capacité qu’a cette pièce à raconter un sujet dur, celui des violences infantiles, mais sans pathos…On passe vraiment par toutes les émotions, y compris des émotions joyeuses. On assume aussi des endroits de naïveté donc ça rigole sincèrement. Oui, les gens nous parlent souvent du fait d’avoir été surpris par ces montagnes russes émotionnelles…Ils ne s’attendaient pas du tout à cela ! Ils nous parlent également de la justesse avec laquelle est traité le sujet, c’est d’autant plus fou que, heureusement, ni Renaud ni moi n’avons été des enfants battus…On a joué cette pièce plus de cent fois mais c’est toujours l’histoire de quelqu’un dans la salle ! Renaud avait fait un gros travail documentaire au moment de l’écriture mais, surtout, je crois qu’il y a un endroit d’empathie, qui est au cœur de notre travail d’acteurs…

 

Dans la pièce, la violence n’est pas cachée mais elle n’est pas non plus démonstrative, il y a des moments un peu durs mais dans lesquels on ne s'appesantit jamais, il y a toujours un élan de vie qui repart. On nous en parle souvent…

 

 

crédit : Alice Lemarin

 

 

Vous êtes un artiste aux multiples cordes, qui, de l’extérieur, pourraient paraitre éloignées. Mais sans doute que, pour vous, elles doivent être très complémentaires ?

 

Oui, c’est juste ! Je travaille aussi en écriture, de fictions mais beaucoup de documentaires et, pour moi, il y a une complémentarité très forte : cela part de la même intention, d’une curiosité pour le monde qui m’entoure et surtout pour les humains à l’intérieur. Cela part aussi de questions irrésolues pour moi, de choses que je ne comprends pas en moi. Je pense que c’est ce que je cherche à résoudre quand j’embrasse un personnage, en me demandant ce qu’est sa vie, ce qu’il traverse et pourquoi il le vit comme cela. Quand je l’incarne ensuite, c’est moi qui l’incarne, avec ce que je suis et avec ma sensibilité. C’est la même chose en documentaire, c’est aller à la rencontre, c’est tendre un micro et écouter. Je crois que l’écoute est très centrale dans tout ça ! 

 

Pour terminer, quelles seraient vos envies pour la suite de votre parcours artistique ?

 

J’ai l’envie de travailler avec certains réalisateurs ou certaines réalisatrices, j’aimerais travailler au théâtre avec certains metteurs en scène, j’adorerais travailler sur certains formats de série pour creuser des sillons de personnages et déployer des choses…A l'image, j’ai envie, aujourd’hui, de soutenir des personnages masculins qui défendent d'autres récits et d’autres regards. J’ai envie de rôles qui me permettent de déployer ce qui m’importe, humainement. Cela ne veut pas dire que des rôles jolis et sympas…Je pense que c’est plutôt en chemin, j’ai confiance, j’ai la chance d’être dans une période ascendante. 

 

Merci, Julien, pour toutes vos réponses !

 

Publié dans Théâtre, Télévision

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Adèle Esseger évoque son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Adèle,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Vous avez une belle actualité en cours ou à venir. Vous êtes en tournée théâtrale, avec deux pièces que vous aviez déjà pu jouer sur Paris précédemment. Un mot, peut-être, sur chacune d’elles ?

 

La première que l’on a montée a été “L’ordinaire histoire d’Ernest Boubouroche”, c’est un Courteline qui a été réécrit par le metteur en scène, Geoffrey Lopez. Tout a été un peu réarrangé pour que ça colle plus à la modernité actuelle. C’est plus actif, ça s'enchaîne davantage…On l’avait jouée au théâtre de Nesle et au Montmartre Galabru, nous avions même été nommés aux Cyrano 2024 pour la meilleure mise en scène. 

 

C’est l’histoire d’un bourgeois qui est un peu naïf. Il a des amis à qui il paie des repas tout le temps, sans dire que c’est problématique, juste par gentillesse. Il a, depuis 8 ans, une compagne, mais avec laquelle il ne vit pas…Il lui paie son logement et ses affaires mais elle vit avec son amant, qui se cache dans le placard quand son mari arrive chez elle. La situation finira par être découverte mais cette femme va réussir à retourner la situation à son avantage. 

 

Cette pièce est intéressante, dans le sens où, de base, elle a été écrite comme un drame mais qu’elle a été montée comme une comédie. Il y a donc les deux pendants, on creuse dans les méandres des sentiments humains, avec des partitions incroyables pour nous. 

 

La deuxième pièce est “Burn baby burn”, de Carine Lacroix, que l’on a jouée au théâtre du Petit Gymnase. Je trouve que c’est un spectacle incroyable, qui raconte l’histoire de deux jeunes femmes qui se retrouvent dans une station essence désaffectée. L’une vit là-bas et l’autre veut juste de l’essence, elle qui fait la transition pour vendre de la drogue pour son petit ami. Ces deux femmes sont donc inadaptées au possible à la société et cette dernière ne les aide pas non plus, elles sont vraiment laissées à l’abandon, personne ne les aime. En fait, en une seule journée, elles se trouvent et voient chez l’autre ce qu’elles n’ont pas. Tout va exploser à l’arrivée d’un jeune homme, livreur de pizzas. Comme elles n’ont pas de quoi payer, elles vont le braquer avec une arme et ça va mal finir…C’est un peu un roadtrip immobile, qui est incroyable !

 

 

 

 

La tournée doit être sans doute très différente mais, quelque part, très complémentaire des dates sur Paris…

 

C’est ça ! On est dans une troupe donc on est contents de partir entre copains. C’est épuisant parce qu’on fait tout nous-mêmes mais c’est génial ! On se rend compte que le public de province n’est pas le même qu’à Paris, il ne rigole pas aux mêmes choses, il ne réagit pas aux mêmes endroits donc, en fait, l’un dans l’autre, les deux sont super intéressants mais il faut s’adapter en fonction de là où on joue. 

 

Plus globalement, vous êtes une artiste aux nombreuses cordes artistiques. Vous avez aussi tourné pour TF1, dans “Demain Nous Appartient”. Quels souvenirs en gardez-vous ?

 

J’ai tourné quelques jours à l’été dernier, pour une diffusion deux mois plus tard. J’ai eu deux équipes différentes, j’ai connu deux réalisateurs différents et je ne tournais pas non plus avec les mêmes acteurs. Donc, vraiment, c’étaient deux mondes totalement différents et c’est là qu’on se rend compte que tous les réalisateurs ne sont pas pareils, qu’ils ne dirigent pas de la même manière. Personnellement, j’ai préféré tourner avec la deuxième réalisatrice, c’était une femme qui dirigeait beaucoup plus. Elle savait ce qu’elle voulait et comment me guider. Cela m’a clairement aidée…En plus, j’ai adoré jouer avec ma partenaire, pendant l’interrogatoire de police, parce qu’elle est très douée mais aussi très gentille. Cela passait crème, c’était vraiment très agréable, il y avait de l’écoute et des échanges, c’était un vrai jeu entre nous. Donc je garde un super souvenir de ce moment-là ! J’ai beaucoup appris en la regardant…

 

Tourner à Sète a dû être très plaisant aussi…

 

Il y a pire comme endroit 🙂. De plus en plus, ils tournent en studio, où ils étaient en train de créer le marché, qui est trop stylé ! Le voyage jusqu’à Sète est long mais ce n’est pas grave, tellement la ville est agréable. 

 

On le sait, le rythme de tournage sur une quotidienne est particulièrement soutenu. Justement, comment avez-vous relevé ce défi ?

 

Il faut être prêt en amont, il faut vraiment bien travailler, avant, son texte et ses intentions. J’avais mes textes à l’avance et, du coup, pour ne pas bloquer l’équipe, je me suis dit qu’il fallait que je travaille beaucoup et bien ce que j’avais à faire. Heureusement, les textes étaient relativement “simples” à apprendre, ils étaient comme dans la vie de tous les jours. 

 

 

 

 

D’ailleurs, avez-vous eu certaines sources plus personnelles d’inspiration au moment de vous glisser dans la peau de votre personnage ?

 

Ce personnage était une mère de famille qui n’avait même plus la garde de sa fille donc, oui, j’ai dû aller chercher un peu plus loin que moi…J’ai été obligée de creuser autre part, de regarder un peu les gens autour de moi, pour comprendre le mécanisme du personnage : comment a-t-elle pu perdre ce gamin, alors qu’elle l’aime ? qu’est-ce que ça fait si on lui dit que c’est une mauvause mère ? Donc j’ai beaucoup observé et posé des questions à mon entourage. 

 

Sur ce programme, ou sur un autre, aimez-vous regarder le rendu final, aussi pour capitaliser sur votre propre interprétation ?

 

Là, oui, j’ai regardé et c’est marrant parce que, pour certaines scènes, j’ai été surprise de la prise retenue. Je laisse faire, c’est le métier du monteur, pas le mien. Plus globalement, je fais toujours confiance aux autres, chacun étant un professionnel dans son domaine.

 

Mais ça fait toujours bizarre de se voir à la télé, c’est étrange ! On ne s’y fait pas, je crois…

 

Pour terminer, quels sont vos projets en cours ou à venir ?

 

Une pièce de théâtre que l’on va créer, si possible, en coproduction France - Corée. C’est pour cela que l’on est, actuellement, aussi en recherche de partenaires en Corée, ce qui est beaucoup moins facile à faire car moins accessible. On voudrait que ce soit une grosse création, on a envie qu’il y ait réellement une coopération culturelle, on ne veut pas faire ça dans le vent, on veut un vrai lien et un vrai pont entre deux pays. Je crois que ça fait 140 ans qu’il y a des relations officielles entre les deux, dans tous les domaines et on a vraiment envie que ce soit mis en place artistiquement, au niveau du théâtre parce que je n’ai pas l’impression qu’il y en ait énormément non plus. On est en contact, pour cela, avec la chambre de commerce et de l’industrie, on espère avoir le théâtre national, ce serait splendide ! Nous avons casté aussi des acteurs coréens, le but n’étant pas de faire une pièce franco-française, mais d’aller, si possible, jouer à l’autre bout du monde. C’est tellement intéressant car chaque pays a un jeu différent…L'équipe sera composée de Sulgyeom Kim, Eva Lapasin, Jordan Lambertoni, Hira Park et moi-même.

A plus long terme, une personne avec qui je suis en partenariat, étudie un scénario de série franco-coréenne. Là aussi, ce serait une belle coopération mais, du coup, il faut des autorisations de partout, et des visas notamment. Cela prend un temps monstrueux ! En faisant tout cela, j’apprends plein de choses mais c’est beaucoup de travail en dehors uniquement de mon jeu d’actrice, en fait. De toute façon, de nos jours, on n’a pas le choix que de créer…Et, quand on est acteur, on n’est aussi que l’interprète d’un texte de quelqu’un d’autre donc c’est aussi intéressant, artistiquement, d’être à l’initiative d’un projet. C’est chouette un artiste qui crée !

 

Merci, Adèle, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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A priori, Une place au soleil, Un si grand soleil : Laly Vannucci, réalisatrice, évoque sa belle actualité télévisuelle !

Publié le par Julian STOCKY

@Fabien Malot

 

 

 

Bonjour Laly,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

La deuxième saison de “A priori”, dont vous avez réalisé la moitié des épisodes, est actuellement diffusée chaque mardi soir sur France 3. On imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui ! En fait, c’est Benoît Masocco qui me l’avait proposé en saison 1, j’avais fait les deux derniers épisodes. Cela avait été un vrai plaisir de pouvoir travailler, notamment, avec Bruno. Pour cette saison 2, Sébastien Perroy et moi nous partageons les dix épisodes et, en effet, c’est une réelle joie de savoir que c’est maintenant diffusé…En plus, on a été leaders sur la première soirée, ce qui est plutôt pas mal ! On est contents des chiffres, on espère que ça va continuer comme cela…La série est sympa, elle est colorée, on a une vraie vie à l’intérieur du commissariat, les personnages sont hauts en couleurs, ils ont tous leur caractère, c’est très sympa ! 

 

Florent Manaudou faisait ses premiers pas dans la comédie. Pour la petite anecdote, je l’avais eu comme guest sur “Munch”, à l’époque où j’étais première assistante. Cela a été un sacré job, même pour lui qui ne connaissait pas du tout l’organisation d’un tournage, qui ne savait pas ce que c’était qu’un plan de travail, qui n’imaginait pas que les journées étaient aussi longues, de 7h à 20h,...Cela a été un petit peu compliqué, pour lui, de prendre conscience de tout cela mais, petit à petit, il a réussi à prendre le moule, on va dire et à donner, je crois, le meilleur de lui-même. Lucia l’a vraiment porté aussi, elle a été formidable et très généreuse avec lui, elle a réussi à bien le manager 🙂.

 

Le fait de revenir sur une nouvelle saison, avec autant d’épisodes, vous a sans doute permis de travailler sur la longueur…

 

C’est vrai que ces dix épisodes nous ont permis, avec Sébastien, de travailler bien les personnages et leurs enjeux. Elle avec son histoire de paternité puis avec la recherche de sa maman, Florent qui, lui, incarne un homme un petit peu obscur, on ne sait pas s’il est là par hasard ou pas…

 

C’était agréable de travailler avec les équipes sur le long terme, on a commencé en avril pour finir en octobre. Il faut à peu près 9 jours pour tourner un épisode de 52 minutes et on travaille, en parallèle, avec les deux équipes, c’est-à-dire que les comédiens principaux passent d’un plateau A à un plateau B. Cela n’a pas été facile, pour les premiers assistants, de jongler mais on y est arrivé ! 

 

Le fait d’être deux réalisateurs sur une même saison a-t-il impliqué certaines adaptations particulières ?

 

Je pense que l’on a chacun notre manière de travailler donc on en a parlé un peu au début mais, très vite, on est restés dans nos épisodes. On ne s’est pas donnés de tips, on en avait eus de la production, notamment les plans transversaux dans un panneau noir pour les flashbacks mais, sinon, chacun a vraiment travaillé ses épisodes. On ne s’est pas coordonnés, on a plus gardé notre identité de réalisateurs et ça fonctionne plutôt très bien, je trouve.

 

Au-delà de ces mois de tournage que vous évoquiez, votre travail commence bien en amont et se termine très en aval…

 

En plus du tournage, j’ai à peu près 15 jours de préparation par épisode, donc j’ai travaillé 6 semaines en amont de mes 3 premiers épisodes, pour découvrir les décors au travers de repérages, pour faire mes découpages, pour traiter les contraintes d’accessoirisation. Donc, oui, on a obligatoirement un gros travail en amont, on est obligé de tout préparer pour qu’au moment du tournage, tout soit bien coordonné et que l’on n’ait pas de temps à perdre, parce que le temps, c’est de l’argent, encore plus en télévision… Par épisode, on fait 4 jours en extérieur et 5 jours en intérieur, les journées sont bien chargées ! 

 

 

@Fabien Malot

 

 

A quoi, d’ailleurs, êtes-vous attentive, prioritairement, dans votre travail ?

 

D’abord, la scène et l’intention du texte, pour pouvoir bien diriger les comédiens. Puis, pour pouvoir mettre en valeur cette intention, c’est le découpage, afin de savoir ce qu’il est possible, ou non, de faire techniquement, en fonction du décor. Après, bien sûr, la coordination avec le premier assistant. Pour le coup, il ne faut pas inventer n’importe quoi le jour J, il faut vraiment que je pense en amont ce que je veux : un accessoire, un vêtement, une intention de geste, …Avant tout, je pense que c’est bien comprendre la scène et son intention, pour permettre aux comédiens de la faire vivre !

 

J’aime bien donner du rythme, j’aime que mes personnages bougent et se déplacent, parce qu’en général, quand je regarde la vie, les gens sont très en mouvance, surtout dans le quotidien, encore plus chez des flics, où il se passe plein de choses. Quand tu fais bouger tes comédiens, ça veut dire que tu démultiplies les axes et donc il faut bien être sur l’intention de quel axe j’ai envie d’avoir à tel moment pour telle réplique.

 

Au moment de la diffusion et, le lendemain matin, à l’annonce des audiences, dans quel état d’esprit êtes-vous alors ?

 

C’est une dernière étape mais qui est tellement aléatoire : ce n’est pas parce que tu as fait un mauvais chiffre que tu as fait un mauvais téléfilm, et inversément. Mais, disons que, jusqu’au bout, tu es attentif parce que tu as envie de savoir si les gens ont apprécié…Si le chiffre est bon, ça veut dire que, éventuellement, il peut y avoir une autre saison ou d’autres épisodes, qui vont arriver, ce qui est plutôt bien, et pour la production, et pour les techniciens. 

 

Je regarde un petit peu les commentaires, j’essaie de m’en protéger un maximum mais c’est plus fort que nous, on est curieux donc on va voir ce que les gens disent du jeu de l’un ou encore du scénario. Un film, c’est comme un bébé, tu l’accompagnes jusqu’au bout, comme si tu l’emmenais à la maternelle. 

 

Ce mardi, bien que je le connaissais, j’ai quand même regardé l’épisode, c’était plus fort que moi…En plus, j’avais toutes mes copines qui me faisaient leurs commentaires. On est alors dans le moment, c’est plutôt grisant et sympa !

 

 

@Fabien Malot

 

 

En parallèle, vous avez récemment tourné, pour France Télévisions, “Une place au soleil”, au format de 90 minutes. Sans tout en dévoiler, quelle histoire y est racontée ?

 

C’est l’histoire d’une jeune maman, jouée par Béatrice de la Boulaye, de deux ados, de 14 et 15 ans, elle est agent de police et est convoquée par son chef parce que son fils a fait des bêtises. Elle est persuadée que son enfant est harcelé à l’école et, n’en pouvant plus, au bout de 4 interpellations, elle décide de changer de vie et de partir à la campagne, pour l’éloigner. Elle change de métier et devient secrétaire de mairie, c’est une nouvelle vie qui démarre, faite de nouvelles aventures, pour elle et pour ses enfants. Tout cela va se faire autour d’un petit village qui s’appelle Montarel, où Philippe Duquesne joue le maire et où Farida Rahouadj tient une charmante petite épicerie, lui permettant d’être très au courant de tout ce qui se dit…

 

Un jour, la fille, ado, qui refuse de rester dans ce trou fait une fugue mais tombe sur le corps d’un homme. De là, commence une enquête, menée par Antoine Hamel, le gendarme, et comme c’est plus fort qu’elle, Béatrice va enquêter avec lui…

 

Ce projet a été l’occasion de côtoyer un chouette casting…

 

J’ai découvert ces quatre comédiens, c’était un vrai bonheur, c’était une vraie troupe. Même entre eux, ils se sont rencontrés, il y a vraiment eu une belle osmose : une histoire de village s’est créée avec eux !

 

Beaucoup de comédiens du cru nous ont accompagnés, de jeunes comédiens comme Olivier Moreno et Lalie Ferriol, qui font les enfants de Béatrice. Ainsi qu’Olivier Cabassut notamment, ou encore Marie Guillard. Cette multitude de personnages hauts en couleurs vient bousculer le quotidien de notre secrétaire de mairie. 

 

Cela se veut dans l’humour, c’est quelque chose de familial…On traite de sujets profonds, tout en étant sur la corde de l’humour. C’est cela qui était un peu compliqué mais qui a très bien marché.

 

…et de tourner dans un cadre très agréable…

 

C’est un joli village, à côté du Pic Saint-Loup, à 20 minutes des studios de Vendargues. On a créé des décors, ceux de la mairie, de la gendarmerie et de l’appartement de fonction d’Audrey, que joue Béatrice, le tout dans un lieu qui s’appelle “Le collège des écossais”, qui appartient à l’éducation nationale, qui nous l’a gentiment loué. 

 

Sur ce projet-ci, vous êtes présente dès la création. Qu’est-ce que cela change dans votre travail ?

 

Cela change tout ! Quand tu fais ton casting, c’est quand même autre chose, tu vas vers des personnages que tu as imaginés. Ils ne me sont pas imposés, ma part de créativité est beaucoup plus importante… Idem pour la déco : tu n’es pas dans quelque chose de construit, tu es dans quelque chose que tu es en train de construire donc c’est grisant. J’ai pu imaginer des choses, j’ai pu exprimer une certaine liberté de créativité, qui permet de laisser cours à mon imagination, ce qui n’a pas de prix. Et, pour finir, tu as le “final cut” sur le montage, ce qui change beaucoup de choses… Tu vas jusqu’au bout de ton idée ! C’est un moment très jouissif !

 

On vous imagine, du coup, impatiente de pouvoir présenter le rendu final au grand public ?

 

Oui, je suis impatiente ! Mais, vous savez, c’est vraiment step by step : au départ, tu fais tes images, tu as déjà les rushs, les producteurs te disent s’ils aiment ou non, puis ton monteur récupère toutes les images, cela a été assez long ici car il a commencé son travail seulement à la fin du tournage. On avait, initialement, un bout à bout de 1 heure 57 et on a réussi à faire un joli 93 minutes, avec une belle rythmique. Petit à petit, le bébé prend forme, devient potelé…Puis c’est le chargé de programme qui regarde…

 

Dans quelques semaines, vous aurez également plaisir à retrouver les plateaux de la série quotidienne de France 3 “Un Si Grand Soleil”...

 

J’ai toujours fait ce métier, j’ai été première assistante à 25 ans, j’ai fait presque 20 ans à ce poste et, quand je suis arrivée sur cette série, j’avais demandé à Thomas s’il serait possible de passer à la réalisation. Il m’avait mis dans les mains de Chris Nahon, que j’adore, avec qui j’ai travaillé pendant 5 ans. Et puis, un jour, Thomas m’a demandé d’écrire un court-métrage, cela s’appelle “Façade”, ça a plu et il m’a, donc, proposé de faire des sessions sur la série. J’y reviens régulièrement, c’est un endroit que j’adore, c’est une vraie famille, où on a quand même un espace de liberté, où on a le temps de travailler, avec des comédiens vraiment formidables. J’aime y retourner ! Ce sera d’ailleurs le cas au mois de mai…

 

La quotidienne est un bel exercice, on apprend énormément ! Il y a tellement de contraintes, avec des comédiens qui viennent et qui repartent d’une séquence à une autre, et un timing serré mais, en même temps, je ne me sens pas lésée, je peux faire de beaux travellings, de la cascade, il y a vraiment une ouverture. Ce qui fait la qualité de cette quotidienne, c’est qu’ils laissent quand même les réalisateurs avec une liberté de créativité qui est assez rare, je pense. 

 

Le fait d’y revenir ponctuellement vous permet certainement une certaine fraîcheur…

 

J’essaie ! Plus tu tournes, plus tu t’enrichies…L’expérience aide et, je pense, te permet d’être plus libre dans ta créativité. Aussi, tu sais que, parfois, tu peux aller plus vite sur certaines choses. Donc, oui, c’est une très bonne école !

 

Pour terminer, quelles seraient vos envies pour la suite de votre déjà très beau parcours ?

 

J’écris un petit peu, notamment une série. Mais il faut que je trouve le temps…L’idée serait de faire un projet qui m’appartienne totalement ! 

 

Merci, Laly, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Laura Masci évoque avec passion sa belle actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

@natacha_lamblin

 

 

 

Bonjour Laura,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Vous êtes actuellement sur scène, au Grand Point Virgule, dans “Tout va mâle ?”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, énormément ! C’est vrai, en plus, que je ne m’attendais pas du tout à être prise…On a passé trois tours d’audition, ce qui est raisonnable mais énormément de travail matériel était demandé (deux scènes, trois chansons, avec chorégraphie). Donc, quand j’ai été prise, c’était quand même une reconnaissance ! C’est mon premier vrai rôle en comédie musicale, à Paris, je n’avais jamais tenu un spectacle comme celui-ci, en rôle principal, sur plusieurs mois donc, oui, c’est une forme de revanche un peu sur la vie, peut-être. 

 

 

 

 

Justement, si l’on revient à la genèse de cette belle aventure, qu’est-ce qui vous avait incitée à y participer ?

 

Le côté comédie musicale ! Si cela n’en avait pas été une, je ne pense pas que j’aurais postulé…Je ne me voyais pas refaire du théâtre ! J’ai fait des études de théâtre, au conservatoire de Bruxelles mais j’étais plus attirée par le jeu cinéma, le côté très quotidien et le rapport au réel, très proche du vrai. Je me disais que le théâtre n’était plus pour moi, que c’était un jeu très projeté, trop technique mais le fait que ce soit une comédie musicale lie mes trois passions, avec la danse et le chant, et m’a incitée à postuler.

 

 

@julienjovelin

 

 

Plus concrètement encore, comment présenter ce spectacle ?

 

C’est un spectacle un peu hybride parce que l’on parle de plein de sujets. On parle de la masculinité toxique, des rapports homme / femme dans leur globalité, pourquoi il faut qu’on y reréfléchisse aujourd’hui impérativement et ce que tout cela va impliquer dans notre sexualité. Quand les hommes ont des problèmes d’érection, ça peut être l'andropause mais ça peut être autre chose aussi, ça peut être la pression qu’ils se mettent eux-mêmes. Du coup, c’est un spectacle qui déroule plein de sujets comme ceux-là.

 

Le rôle de Becky, la sexologue, va leader les hommes dans cette réflexion sur eux-mêmes et sur le patriarcat ainsi que sur la société en règle générale. 

 

Comment décririez-vous votre personnage, Becky ?

 

Becky est une sexologue un peu déjantée, qui a mis au point une méthode spéciale, un peu magique pour, justement, faire prendre confiance aux hommes, dans tous ces noeuds de leur approche des relations homme / femme. Elle a mis dix ans à élaborer cela, en tout cas c’est l’histoire que je me suis racontée…C’est son bébé, c’est sa fierté et elle a envie d’un changement profond dans la société. Cela reste une comédie, ça la fait beaucoup rire de voir ces hommes se questionner, être un peu vulnérables, voire ridicules, devant elle.

 

C’est un personnage que j’aime beaucoup, qui a énormément d’empathie et de fermeté à la fois. Elle pose de vraies questions, sur un sujet sérieux, que l’on traite, nous, avec légèreté, sous le filtre du divertissement. Ce thème me tient très à cœur, je pourrais être beaucoup plus féroce que Becky…

 

 

@julienjovelin

 

 

Sans doute que la palette de jeu associée est très large et donc très plaisante à défendre sur scène ?

 

Oui, parce qu’il y a, à la fois, le message, le contenu, le sens, le “pourquoi on défend cela ?”. C’est très important pour moi, je n’aurais pas envie de monter sur scène pour un boulevard, on va dire, classique. Peut-être plus aujourd’hui, maintenant que je me suis prise au jeu…Il y a le côté comédie qui est très précis, très technique, il faut être chirurgical et, en même temps, il y a cette folie que je m’autorise avec le personnage. Donc je peux mettre tout ce que l’on me reprochait au théâtre, notamment mes mimiques. Là, je peux tout m’autoriser, je peux être déjantée, je peux transformer ma voix, pas que dans le chant, aussi dans la comédie donc c’est hyper agréable. Je peux un peu me lâcher !

 

D’ailleurs, au moment de vous glisser dans la peau de ce personnage, avez-vous eu certaines sources particulières d’inspiration ?

 

Je me suis inspirée de psys ! C’est vrai qu’avec mon alternante, on a créé un peu une backstory autour d’elle et on s’est dit qu’elle nous faisait penser au personnage de Julian Anderson dans “Sex education”. Je pense aussi à une sexologue belge, qui donne des master class partout dans le monde. Après, c’est vrai que j’ai, moi, un côté très psy aussi, naturellement. Cela fait partie de ma personnalité de m’intéresser vraiment à comment les gens fonctionnent, à leurs failles, à pourquoi ils font cela, à leurs attachements…Il y avait donc déjà une grosse base !

 

 

@julienjovelin

 

 

L’alternance que vous évoquiez permet sans doute de garder une certaine fraîcheur ?

 

Oui, c’est très formateur ! Maintenant, les choses sont un peu plus fixées mais c’est vrai que le fait de devoir jongler avec les partenaires fait tourner la balle. 

 

Sans doute aussi que mêler jeu, chant et danse doit être très grisant ?

 

Oui ! Je suis un peu perfectionniste donc, au tout début, j’avais beaucoup de mal à être contente de ce que je faisais. Les chansons sont assez techniques, difficiles et exigeantes donc c’était difficile, pour moi, d’être contente. Je n’ai pas eu, de suite, le plaisir, je me flagellais un peu, j’ai énormément travaillé et, là, enfin, depuis un ou deux mois, je m’amuse. Cela m’a pris du temps, c’est vraiment personnel, c’était le temps de me détendre et de me lâcher.

 

 

@julienjovelin

 

 

Pendant les chansons, il est important, en plus, d’être particulièrement audible, pour permettre au public de bien comprendre les paroles, qui font le lien avec l’histoire…

 

C’est ça ! Il y a énormément de jeux de mots, en plus…Le vocabulaire est parfois alambiqué donc il faut être très carré, sinon la vanne tombe.

 

Quels retours du public avez-vous déjà pu avoir ?

 

Les gens sont ravis, ils ne sont pas du tout avares en compliments : “C’est incroyable!”, “C’est vous qui chantez, c’est votre vraie voix ? Ce n’est pas du playback ? Oui, madame !” donc c’est assez grisant et plaisant. Je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi enthousiaste. 

 

Plusieurs directrices de casting ont trouvé cela top donc c’est cool aussi d’avoir enfin une reconnaissance du métier. Après, la reconnaissance du métier est une chose mais nous le faisons avant tout pour que les gens passent un bon moment, apprennent des choses et soient touchés.

 

Récemment, on a eu une femme avec les yeux humides, alors que c’est plutôt une comédie, même s’il y a des moments qui sont un peu plus touchants. Elle nous a expliqué qu’on l’avait faite pleurer trois fois, on était hyper étonnés. J’ai un autre souvenir très précis : dans la pièce, on aborde vraiment très rapidement le sujet du chemsex et une femme est venue nous dire, à la fin, “Mon mari est décédé du chemsex il y a quelques temps, merci d’en parler”. On était tous choqués qu’elle nous ait fait cette confession, comme cela. 

 

Je pense que, quand le spectacle commence, les gens se demandent “C’est quoi cet ovni ?” et, qu’après, ils sont agréablement surpris. C’est un parti-pris de parler de cela avec de l’humour, c’est un style, c’est le prisme d’Alex Goude. C’est un code à honorer et tant mieux si les messages passent comme cela.

 

 

@julienjovelin

 

 

Que peut-on, du coup, vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure ?

 

On peut nous souhaiter que ça remplisse toujours plus, encore plus, que ce soit complet tous les soirs. On espère peut-être une tournée et, oui, qu’on continue à trouver le plaisir d’être ensemble sur scène et de défendre cela pendant encore longtemps.

 

En parallèle, vous avez récemment sorti trois chansons et deux autres vont arriver prochainement…

 

J’ai un alter-ego pour la musique, qui s’appelle Niki Grace. C’est un projet à l’initiative de Marc Collin, qui est derrière le groupe “Nouvelle vague”, mondialement connu. On a fait un petit objet de cinq titres, avec une reprise de Genesis, “I can’t dance”, et quatre titres originaux. Trois titres, dont cette reprise, sont déjà disponibles sur Spotify et les autres le seront en avril puis en mai. C’est un projet 80s, ce n’est pas du tout dans la mouvance actuelle de ce qui se fait mais c’est rétro et assez dance. Les textes et arrangements sont de Marc, je suis à l’interprétation. J’y parle beaucoup d’amour…Cela m’a permis de me lâcher, de faire un projet à côté, où je pouvais oser faire un personnage un peu extravagant, pas toujours dans ce côté cadré, lisse, un peu froid de la comédienne. J’ai pu me faire plaisir !

 

 

@studioclotis

 

 

Au-delà de ces premiers titres, quelle suite aimeriez-vous donner ?

 

On verra ce que ça donne, en fonction des écoutes notamment…Je gribouille des petites choses de mon côté mais ce sont des esquisses. En tout cas, les premiers retours sont assez cool, cela me fait plaisir !

 

Merci, Laura, pour toutes vos réponses !

 

 

@emi.visions

 

Publié dans Théâtre, Musique

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