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Quelques mots de présentation...

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour à toutes et à tous,

En dehors de ma passion pour mon métier d'ingénieur, je suis également intéressé par les médias auxquels je consacre ce blog pour mettre en avant mes coups de cœur artistiques.

Aussi, au travers d'interviews exclusives, j'aime à partager l'actualité, les projets et les envies d'animateurs de télévision, de journalistes de radio, de comédiens de théâtre et de musiciens.

C'est aussi l'occasion de mieux comprendre leur organisation de travail ainsi que les coulisses de leur métier.

Retrouvez ainsi tout au long de ce blog les entretiens que j'ai pu mener par passion, mais aussi avec plaisir !

Bonne lecture à tous.

Julian

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…

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TF1 / Ici tout commence : Céline François, productrice de la série, évoque avec passion ce beau programme quotidien !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Céline,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

La quotidienne de TF1 “Ici tout commence”, dont vous êtes l’une des productrices, poursuit son beau chemin, avec un succès d’audiences qui ne se dément pas, chaque soir. Cela vous fait, on peut l’imaginer, particulièrement plaisir ?

 

Oui, on est très heureux ! C’est vraiment très important pour nous de voir le retour du public et de voir aussi les chiffres d’audiences, cela fait plaisir ! Après, ITC est vraiment une aventure collective, on est nombreux, il y a plus de 200 personnes qui travaillent chaque semaine pour créer, tourner, monter et livrer les épisodes. Donc, oui, c’est vraiment chouette ! En tout cas, c’est toujours agréable de travailler sur une série dont on sait que les téléspectateurs sont présents, sont nombreux et ont beaucoup d’attente. Et puis, même, on les voit à Saint-Laurent-d'Aigouze, devant le château, ils sont toujours là, c’est assez chaleureux de les avoir à nos côtés ! 

 

D’ailleurs, parmis tous les retours que vous pouvez avoir, lesquels vous font particulièrement plaisir ?

 

Ce qui fait plaisir, c’est vraiment quand on nous dit “Ah là là, ça me fait du bien, après ma journée, surtout en ce moment, dans un contexte très anxiogène et incertain”. Donc c’est un peu une manière, pour les gens, je pense, de s’évader et d’avoir un petit peu de positif dans la journée. Cela fait toujours plaisir, pour les équipes et pour les comédiens, d’avoir ce genre de retours…On sait que, pendant une demi-heure, on apporte un peu de joie et de bonheur, on permet aux gens de s’évader.

 

Un an après l’arrivée de l'hôtel Jourdain, quel bilan en faites-vous ?

 

On est très heureux d’avoir ce nouveau décor ! C’est vrai que ça vient aussi amplifier la valeur de l’institut, les élèves peuvent aller à l’hôtel Jourdain découvrir de nouveaux métiers, ça a également créé une nouvelle famille, il y a plus de rivalités, plus d’obstacles, plus de problèmes. Et puis, c’est un décor qui est très beau à l’image, qui offre plein de possibilités, nos réalisatrices et réalisateurs adorent aussi tourner là-bas donc, pour nous, ce n’est que du positif.

 

La nouvelle promo vient d’arriver à l’institut, c’est une nouvelle fois l’occasion de renouveler et de renforcer le casting…

 

Oui, oui, c’est très important pour nous parce que ça nous aide aussi, je pense, à renouveler l’attrait de la série, puisqu’à chaque rentrée, on a de nouveaux personnages. C’est un travail qui prend beaucoup de temps avec les auteurs et qui demande beaucoup d’échanges aussi avec les équipes de la fiction de TF1, donc c’est un travail qui est toujours très intéressant et très formateur. Du coup, on essaie toujours d’imaginer quels sont les personnages qui nous manqueraient et ceux qu’on aimerait avoir. On repère aussi, au cours de l’année, des comédiens et comédiennes dont on se dit que ce pourrait être un bon profil pour leur proposer de passer des essais et d’intégrer l’institut Auguste Armand. C’est vraiment chouette !

 

Cette année, on a beaucoup de chance avec cette nouvelle promo ! On a des comédiens très jeunes, comme Mattias, qui joue le rôle de Félix, qui a 19 ans, mais aussi des comédiens qui ont plus d’expérience. Donc c’est chouette de les voir arriver, découvrir le château et notre manière de fonctionner, qui peut impressionner, au début, parce qu’on rentre quand même dans une famille que l’on ne connaît pas et qui nécessite donc un petit moment d’adaptation. Là, on est très heureux, parce que tout se passe très bien, ils ont l’air très épanouis. J’espère que les téléspectateurs sont aussi heureux et qu’ils ont déjà des petits chouchous 🙂. Oui, c’est vraiment chouette !

 

D’ailleurs, cette année a offert la possibilité à des élèves moins issus du milieu de rejoindre l’école…

 

C’était important ! Il y a beaucoup de gens qui sont en reconversion professionnelle ou qui sont partis dans une voie mais qui, finalement, regrettent. Cette nouveauté a un peu bousculé le concours mais ça permet aussi d’avoir des personnages un peu différents, en termes d’âges aussi. Oui, c’était chouette, c’est une bonne idée des auteurs et de notre directeur de collection, d’avoir proposé ça. Cela marche très bien, je trouve, à l’image, dans les épisodes.

 

Il y a quelques jours avait été diffusé le déjeuner des ALUMNI, avec 4 représentants de la promo 2020…

 

Je pense que c’est aussi une récompense pour les téléspectateurs qui nous suivent depuis le début, qui sont attachés aux personnages. Il y en a qui ont quitté la série et je pense que c’est toujours agréable de les retrouver, de voir qu’ils ont évolué, que certains ont fait aussi d’autres choses. Pour nous, c’est important, également, de remercier nos téléspectateurs fidèles depuis le départ, et ça permet aussi à ceux qui nous ont rejoint en cours de saison, de découvrir les anciens. En tout cas, on était très heureux de les accueillir pendant ce tournage !

 

Actuellement, Hector est directeur, par intérim, de l’institut et sa personnalité apporte encore autre chose…

 

Oui, c’était notre volonté aussi de montrer une autre facette d’un directeur, qui a une approche peut-être plus empathique et plus douce. Teyssier reste le directeur emblématique mais lui a une approche qui est peut-être plus cinglante et plus sévère. Donc c’est bien, aussi, de montrer différentes facettes. Je trouve ça hyper intéressant, quand ils s’affrontent tous les deux dans leur manière d’appréhender l’enseignement, parce que ça confronte deux points de vue. Il n’y en a pas un qui est meilleur que l’autre mais je pense qu’ils sont très complémentaires.

 

Il y a un attachement très fort, quand même, à Teyssier et, en même temps, il est parfois dur et sévère mais c’est vrai qu’on l’aime comme il est…Donc, quand il n’est pas là, il y a un petit manque. C’est assez touchant, aussi, de voir à quel point on a mis en scène le fait que les élèves avaient, pour lui, beaucoup d’empathie, qu’ils s’inquiétaient beaucoup pour sa santé. C’est vrai que ce qui s’est passé est assez violent, parce que recevoir un coup de couteau n’est pas banal, donc, derrière, ça a déclenché aussi plein de messages d’amour et de tendresse qui sont chouettes.

 

Parmi les anciens élèves de l’institut, Enzo a pris la suite de “L’annexe”, dans un décor renouvelé, qui va sans doute apporter d’autres opportunités encore…

 

Oui, c’est vraiment l’endroit où les élèves aiment se retrouver et s’y détendre. On a beaucoup d’intrigues comédie, Enzo est un personnage porteur de comédie aussi et il a également toute une intrigue amoureuse, parce qu’il a des sentiments pour Thelma qu’il a du mal à avouer et à mettre au grand jour. Quand il va voir que Nils lui a un peu volé la place, on a tout un triangle amoureux qui marche super bien. C’est un décor, aussi, qui est très agréable, on l’a un peu repimpé. On aura également une petite fête pour Halloween dans ce décor-là, il va se passer plein de choses…Certainement la fête aussi du jour de l’an donc c’est un décor qu’on aime beaucoup !

 

L’une des forces du programme est aussi d’évoquer des sujets variés, pour s’adresser à tous les téléspectateurs…

 

Oui, oui ! Déjà, il y a beaucoup de soap, parce que c’est un peu notre coeur de cible, donc beaucoup d’histoires d’amour, d’amitié, de trahison, mais aussi des sujets de société, qui parlent à nos téléspectateurs et à plusieurs générations. On entend aussi beaucoup dire que, parmi les téléspectateurs, il y a des grands-parents qui regardent avec leurs petits enfants et qui, du coup, découvrent des choses. Cela permet aussi d’aborder des sujets en famille, que l’on n’aborderait pas forcément de manière frontale. Le fait que ce soit abordé dans une série leur permet, après, d’échanger et d’avoir différents points de vue, pour ouvrir la discussion. C’est vrai qu’en ce moment, dans les familles, peut-être que chacun regarde sa série de son côté, que tout le monde est un peu dans son coin donc d’avoir une série qui rassemble est toujours important, je trouve.

 

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour cette nouvelle saison qui démarre ?

 

On a fêté le 1 500è épisode il n’y a pas très longtemps, avant l’été, donc on se souhaite encore autant d’épisodes à venir, si ce n’est plus 🙂. Ainsi que beaucoup d’intrigues très prenantes, beaucoup de soap, d’histoires d’amour et d’aventure, avec, évidemment, plein d’obstacles qui vont venir les joncher. En tout cas, oui, on est tous très attachés à la série, à l’institut Auguste Armand donc on espère toujours faire découvrir de nouvelles intrigues à nos téléspectateurs, les surprendre, et essayer de nous surprendre nous-même, en créant des nouveaux personnages et de nouvelles intrigues. Toujours avec beaucoup de bienveillance, d’amour, de gastronomie et de gourmandises à partager 🙂.

 

Visuellement, c’est vrai que la cuisine a une place importante, pour donner de l'appétit aux téléspectateurs…

 

Oui ! On a la chance d’avoir une équipe culinaire qui est très engagée et très investie. C’est vrai qu’à l’image, c’est hyper payant parce que ça donne envie de cuisiner, ça donne envie de goûter, c’est très gourmand, très graphique aussi. On aborde également toute une partie plus technique de la cuisine parce que c’est vraiment un art. La gastronomie est quelque chose, je pense, de très important pour les français. Dans les familles, c’est un moment de partage donc on espère aussi que, via ITC, ils passent un moment ensemble. Derrière, ça peut aussi donner l’envie à certains jeunes de se lancer dans l’aventure. C’est une voie qui est difficile et très exigeante mais, en tout cas, qui est très satisfaisante et épanouissante pour beaucoup d’entre eux. Et puis, on a des comédiens et comédiennes qui se mettent aussi à la cuisine, donc ça fait plaisir. A force de les coacher, ils ont envie aussi de réitérer l’expérience quand ils sont dans le cercle familial donc c’est chouette. On a d’ailleurs un comédien qui est devenu cuisinier : Clément Remiens, le personnage de Maxime, a ouvert un corner à Sète, dans la halle. J’y suis allé, il fait plein de petites spécialités qui sont vraiment délicieuses, je vous conseille d’y aller !

 

Merci, Céline, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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TF1 / Demain Nous Appartient : Carla Roturier se remémore ses premiers mois dans la série !

Publié le par Julian STOCKY

© TELSETE / TF1

 

 

 

Bonjour Carla,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Chaque jour de la semaine, les téléspectateurs de la quotidienne de TF1 “Demain Nous Appartient” sont fidèles à leur rendez-vous de début de soirée. Certainement que cela doit vous faire particulièrement plaisir ?

 

Oui, oui, c’est trop cool ! C’est vrai que je suis arrivée, il y a un an, dans une grande famille qui existe déjà depuis 9 ans. Je ne me rendais pas du tout compte de toute la communauté qu’il y avait autour de cette série et c’est très touchant de voir le dévouement des téléspectateurs. Cela fait très longtemps qu’ils sont là, ils sont toujours là et, oui, c’est très touchant !

 

Vous l’avez dit, votre personnage est arrivé il y a environ un an, avec, déjà, beaucoup de choses, pour vous, à jouer et donc une belle palette de jeu…

 

Oui, je suis trop reconnaissante de tout ce que j’ai appris sur la série. On tourne tellement de choses différentes tout le temps…J’avais fait beaucoup de cours et de spécialités de théâtre, mais pas forcément d’école, donc, là, j’apprends beaucoup de choses et j’en suis très reconnaissante.

 

 

© TELSETE / TF1

 

 

Justement, quel regard portez-vous sur cette première année, pour votre personnage ?

 

Je suis contente parce qu’Ellie s’est bien installée à Sète. Elle est arrivée, elle n’avait pas de famille, elle ne connaissait personne, elle était très seule et, là, elle est installée, elle a des amis, elle a son frère, elle habite la maison des Daunier, elle a été amoureuse, même si ce n’était pas forcément réciproque. Voilà, je suis contente que tout se passe bien pour elle pour l’instant.

 

D’ailleurs, la relation avec son frère est chouette à voir et, parfois, on peut même se demander qui des deux est l'aîné…

 

Je pense que l’on est un peu l’ainé de chacun. C’est vrai que, oui, on a quand même un grand grand écart mais, en soi, on a réussi à créer une bonne relation frère / sœur et on est trop contents que ça plaise à tout le monde. Et j’adore jouer avec Axel donc c’est trop cool !

 

 

© TELSETE / TF1

 

 

Cet été, a été diffusée cette arche originale autour de la fête sur la plage et de toutes ses conséquences…

 

En fait, c’est hyper intéressant, je trouve, de devoir aller chercher un état second. On était tous là à faire des recherches, à comprendre quels sont les impacts de la MDMA et dans quel état il faut être. Le jour J, on tournait de nuit, on était tous hyper à fond, au point où, à la fin, j’avais l’impression d’être défoncée. Il était 3 heures du mat’, on était crevés et je n’étais pas dans un état normal. Mais, oui, ça a été hyper intéressant de jouer cet état-là.

 

En plus de la maison Daunier, vous avez beaucoup tourné à la Paillote. C’est vrai que ces décors naturels sont particulièrement agréables…

 

Oui ! Je me sens très privilégiée de pouvoir tourner dans des cadres comme ceux-là. La maison Daunier est un de mes endroits préférés. D’être sur la plage, à la Paillote, était trop bien. Je n’ai pas surkiffé parce qu’il y avait beaucoup de vent, ce qui est toujours un peu complexe sur un tournage. Mais, oui, on a beaucoup beaucoup de chance !

 

Parfois, pour certains traits de votre personnage, pouvez-vous avoir des sources particulières d’inspiration ?

 

Ecoutez, non mais vous me donnez envie d’aller en chercher, du coup ! Je sais, quand j’avais passé le casting, qu’on m’avait donné Emma Mackey dans “Sex Education” comme référence et je suis en train de me rendre compte que, peut-être, je pourrais m’y attacher un peu plus. Même si elle était quand même plus âgée…Je vais y réfléchir !

 

 

© TELSETE / TF1

 

 

On le sait, le rythme de tournage d’une quotidienne est soutenu. On peut penser que chaque journée est l’occasion, pour vous, d’affiner votre méthodologie ?

 

Oui…Je suis très très reconnaissante de cela, justement. Je pense que, quand on travaille sur une quotidienne, on est un peu obligé d’avoir une organisation qui est clean. Ce n’était pas parfait dès le début, j’ai dû beaucoup apprendre et je suis toujours en train d’apprendre mais je me sens de plus en plus alignée avec la manière dont j’ai envie de travailler et la manière dont je veux travailler mon métier de comédienne aussi. Donc, pour cela, je suis très contente !

 

De la même façon, regardez-vous plus attentivement la diffusion, pour capitaliser sur votre propre interprétation ?

 

Oui, bien sûr ! Quand je sens que j’ai beaucoup travaillé sur une scène, j’ai envie de la regarder pour voir si ce que j’ai fait était “bien”. Après, je trouve que c’est dur de s’autojuger. Je sais que, là, je vais reprendre les cours de théâtre ainsi que les masterclass et je me dis qu’en apprenant avec eux, ça va être plus simple pour moi d’avoir un retour. Je trouve cela un peu dangereux de se donner un retour à soi-même, je pense que je n’ai pas encore assez d’expérience et j’aime bien continuer à rester un peu naïve dans ce que je fais, pour continuer à apprendre de la meilleure manière possible.

 

 

© TELSETE / TF1

 

 

Plus globalement, quels premiers retours du public avez-vous déjà pu avoir ?

 

J’ai de très bons retours, tout le monde est très content. J’ai autant de retours d’adultes que d’ados, et je trouve cela super. Une jeune fille m’a écrit en me disant que, grâce au personnage d’Ellie et à sa sexualité, elle avait pu parler de sa propre sexualité à sa famille. J’était tellement contente de lire ça !

 

Du coup, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure ?

 

Pour Ellie, qu’elle continue d’évoluer et de grandir, en tant qu’ado, de la meilleure manière possible et, pour moi, juste de continuer à apprendre le plus de choses possibles et de profiter à fond de cette expérience, pour grandir et devenir une super comédienne, j’ai envie de dire.

 

 

© TELSETE / TF1

 

 

Il y a une très bonne arche qui arrive, avec un nouveau personnage qu’Ellie va particulièrement apprécier…Ca va être fun !

 

Merci, Carla, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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TF1 / Demain Nous Appartient : Théo Askolovitch en dit plus sur son personnage et sur les intrigues à venir !

Publié le par Julian STOCKY

@ TELSETE / TF1

 

 

 

Bonjour Théo,

 

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

 

La quotidienne de TF1 “Demain Nous Appartient” vient d’entamer sa dixième saison à l’antenne, avec une fidélité des téléspectateurs qui, on l’imagine, vous fait particulièrement plaisir…

 

Oui, carrément ! J’ai découvert un peu la télé avec DNA parce que j’avais fait peu de télé, encore moins des programmes populaires comme celui-ci. C’est un émerveillement de voir à quel point c’est une série qui peut réunir les gens. De voir autant de monde en parler, quand on croise les gens, est surprenant et joyeux. Donc, oui, ça fait chaud au cœur ! Après, nous sommes juste des artisans, on essaie de faire ce que l’on peut pour faire honneur à ce programme mais c’est très chouette.

 

Depuis l’arrivée de votre personnage, il y a quelques mois, vous avez déjà pu défendre beaucoup de choses…

 

Complètement ! Il s’est passé plein de choses…Il est arrivé d’abord à l'hôpital sur la pointe des pieds, avec une belle relation avec Chloé, le personnage défendu par Ingrid Chauvin. Petit à petit, sa famille est arrivée, avec Gabin Visona, qui joue Kévin, son frère. Puis une histoire d’amour, avec Marguerite. Maintenant l’arrivée du père de Marguerite permet de créer un petit quatuor familial. Il y a eu beaucoup de comédie mais aussi, avec son histoire familiale passée, des choses plus denses à défendre, avec plus de relief. C’était trop cool de pouvoir faire toutes ces choses différentes et ça va continuer, on va aller encore un peu plus loin, dans les racines et la famille. Il y a des choses à venir qui sont très cool à jouer.

 

 

@ TELSETE / TF1

 

 

La palette associée de couleurs doit être très plaisante…

 

Oui, il y a plein de choses à faire ! Il passe de quelqu’un de très immature à quelqu’un de très mature, mais c’est aussi son parcours de vie qui le force à avoir une maturité qui le dépasse un peu. C’est super parce qu’il est souvent dépassé par ces situations. 

 

Avez-vous, parfois, des sources plus particulières d’inspiration ?

 

De toute façon, j’essaie toujours de mettre un peu de moi dans tous les personnages que je défends. Ce n’est même pas que j’essaie, c’est qu’on n’a pas trop le choix, ça nous dépasse forcément, ça déborde un peu. Après, on est différents sur plein d’aspects, je pense que je suis plus réservé et peut-être plus réfléchi, alors que Benny peut être très instinctif. Mais sur l’envie de faire attention aux autres, il y a quelque chose qui peut s’apparenter. 

 

Je n’ai pas de source d’inspiration particulière de personnages ou de gens que je peux connaître mais, dès que je le lis, j’ai une image et une vision, et j’essaie de le défendre en le rapprochant le plus possible de moi.

 

 

@ TELSETE / TF1

 

 

Quels principaux retours du public pouvez-vous avoir, notamment sur votre personnage ?

 

C’est marrant parce que, au début, j’ai l’impression que les gens ne l’aimaient pas trop, ils avaient peur qu’il soit méchant et qu’il fasse du mal à Chloé. Ou alors qu’il vienne mettre le bordel dans sa famille. Mais, petit à petit, quand ils ont vu que ce n’était pas le cas, ils ont commencé à l’apprécier et, maintenant, c’est plein d’amour. Les retours sont qu’il leur fait du bien, qu’il est marrant, qu’il est touchant et que c’est un personnage que l’on a envie d’aimer. 

 

Cela fait plaisir de voir l’investissement que les fans de la série ont par rapport aux personnages. Ils peuvent vraiment les détester ou vraiment les aimer. Il y a quelque chose de l’appartenance, pour eux, à ces personnages.

 

On le sait, le rythme de tournage est soutenu, en lien avec le nombre de minutes utiles quotidiennes. Sans doute que, jour après jour, vous affinez votre méthodologie de travail ?

 

Bien sûr ! C’est un exercice, en fait. Je viens du théâtre public, où on a de vrais temps de création, où on cherche. Quand j’avais tourné sur d’autres projets, on faisait peut-être six fois moins de minutes utiles par jour donc ça nous laissait plus de temps. Ici, j’arrive dans un endroit où il faut tourner, où il faut de la matière et où il y a une exigence. Donc il faut se retrouver à être bon tout de suite. Mais c’est un exercice qui est intéressant…et, forcément, il y a du déchet. C’est ce qui est cool aussi, il faut alors tout de suite se remettre à travailler, on peut rater des choses mais il faut de suite refaire. C’est chouette parce que ça me fait beaucoup penser au théâtre aussi, où il faut être là ici et maintenant, à jouer. En fait, c’est un peu la base du jeu : on arrive et on doit jouer, ce que j’aime bien…Il y a quelque chose de stimulant, c’est un challenge qui est plaisant à faire !

 

 

@ TELSETE / TF1

 

 

D’ailleurs, toujours d’un point de vue méthodologique, aimez-vous analyser le rendu final, dans le but de capitaliser sur votre jeu ?

 

Je ne me regarde pas jouer, je regarde surtout les copains jouer 🙂.

 

En parlant de copains, on sent que DNA est une belle et grande famille…

 

Oui, c’est très cool ! Je suis un ours, je suis un peu dans mon coin mais, au final, ça me rattrape et je m’entends bien avec tout le monde. En fait, il y a quelque chose qui dépasse de la série qui fait qu’on est tous un peu ensemble, ce qui est très chouette. Je me suis fait de très bons amis sur la série et c’est toujours un plaisir d’aller à Sète pour tourner, il y a quelque chose de familial, comme une deuxième maison.

 

C’est vrai aussi que le cadre aide à cela…

 

Ah, ça fait plaisir ! Je suis parisien pur et dur, du 93. Quand je suis fin octobre à Sète et qu’on peut encore se baigner, il y a quelque chose d’assez joyeux, oui.

 

 

@ TELSETE / TF1

 

 

Que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle et récente aventure DNA ?

 

C’est marrant, on me dit que c’est récent mais, sur un projet différent, ce serait un CDI 🙂. Mais, par rapport aux autres acteurs, c’est vrai que c’est récent.

 

Franchement, je me souhaite de continuer à m’amuser, à prendre du plaisir et à faire des choses très différentes, dans des univers différents. Tant que je prends du plaisir, je suis trop content d’être là ! 

 

Dans les semaines à venir, il va y avoir une grosse intrigue à l’hôpital, où mon personnage sera mêlé à des choses un peu dramatiques. Il y a des arches de comédie qui vont arriver sur les complexes, puis une grosse arche de famille sur les racines un peu plus profondes, centrée sur lui et Kévin. Donc c’est assez chouette, il va y avoir des choses bien dans les prochains mois 🙂.

 

Merci, Théo, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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TF1 / Demain Nous Appartient : Solène Hebert nous partage son regard sur Victoire, son personnage !

Publié le par Julian STOCKY

@ TELSETE / TF1

 

 

 

Bonjour Solène,

 

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !

 

La fidélité des téléspectateurs de la quotidienne “Demain Nous Appartient”, chaque soir, sur TF1, doit probablement vous faire particulièrement plaisir ?

 

Bien évidemment ! Et puis, ça nous arrive tout le temps de croiser des fans qui nous disent qu’ils regardent depuis le premier jour…On en est à 9 ans et demi, c’est fou, quand même, que des gens nous suivent depuis toutes ces années. Je pense que l’on n’arrive même pas à conscientiser, en fait.

 

Votre personnage, Victoire, fait partie des plus anciens. Justement, quel regard portez-vous sur son parcours ?

 

Ce n’est plus du tout la même que celle du début ! En fait, je trouve que de faire évoluer un personnage est hyper intéressant à travailler avec les quotidiennes. De la même manière que l’on n’est plus la même personne qu’il y a 10 ans, c’est pareil pour elle, au fil des rencontres, des évènements, des traumas. Ce sont des choses qui la changent et qui l'impactent, donc il faut la faire évoluer. Je me suis beaucoup amusée, justement, à créer ces paliers et ces changements, petit à petit. J’aime bien la femme qu’elle est devenue, elle est quand même chouette !

 

 

@ TELSETE / TF1

 

 

La palette de jeu est large et variée, ce qui doit être très plaisant…

 

C’est une énorme chance, j’ai été beaucoup gâtée par les auteurs, à pouvoir explorer toutes ces palettes. Parfois, on a l’impression d’avoir fait le tour mais ils arrivent toujours à nous surprendre. C’est génial, c’est un énorme cadeau !

 

Avez-vous encore, après toutes ces années, des sources particulières d’inspiration au moment de vous glisser dans la peau de Victoire ?

 

En fait, je n’ai jamais été fan d’un acteur, d’une chanteuse ou d’un écrivain. J’ai toujours aimé un ensemble donc je ne saurais même pas dire quelles sont mes sources d’inspiration. Mais je sais que, oui, quand je regarde un film ou une série, que ce soit en anglais, en allemand, en français ou en espagnol, en voyant parfois un personnage que j’aime bien, j’essaie alors vraiment d’être attentive au jeu d’acteur et à ce qui est amené. J’aime bien quand il y a beaucoup de spontanéité et quelque chose de très naturel. 

 

Bien sûr, c’est important de s’inspirer et de retravailler. Être comédien est un travail constant donc il ne faut pas lâcher.

 

 

@ TELSETE / TF1

 

 

De la même façon, aimez-vous regarder le rendu final, notamment pour capitaliser sur votre jeu ?

 

C’est très difficile de se regarder à l’écran, donc, généralement, quand je fais un projet en dehors de DNA, je le regarde une seule fois. 

 

Quant à la série, je la regarde, mais parce que c’est important. Il y en a qui ne la regardent jamais, ce que je comprends aussi : c’est comme quand vous appelez votre répondeur, et que vous vous dites que vous ne parlez pas comme cela dans la vraie vie. Là, dites vous qu’il y a le son et l’image donc c’est forcément atroce, mais c’est important de pouvoir se regarder, pour s’améliorer et pour voir justement ce qui est intéressant ou ce qui ne va pas du tout. On a la chance d’avoir une diffusion qui est très rapide après le tournage, ainsi que beaucoup de volumes et de contenus, donc on peut se permettre, sur une séquence, de tester des choses. Si ça ne marche pas tant, ce n’est qu’une séquence, mais, si ça se trouve, il y aura quelque chose d’intéressant à creuser. C’est un laboratoire, en fait. C’est hyper important de faire ça, je trouve. C’est donc un travail à effectuer, même s’il est parfois difficile.

 

Plus globalement, le cadre de tournage, notamment la maison, est très plaisant…

 

Bien sûr ! Sur DNA, on a de très beaux décors. Les studios sont très bien faits, la déco est incroyable, un travail formidable a été réalisé. Idem pour les maisons et les extérieurs. On a de la chance d’avoir ces décors-là…Je sais que d’autres séries ont des fonds verts où, là, d’un seul coup, on est dépossédé de tout. Ce sont des images projetées, où il n’y a plus de figuration, de fenêtre ou d’extérieur. Je n’ai jamais tourné dans ces conditions donc je ne peux rien en dire mais j’aime tellement utiliser la matière qui m’entoure que, je pense, ça doit être beaucoup plus difficile de jouer tout seul, à devoir tout inventer. Ça doit être intéressant aussi mais, je pense, beaucoup plus complexe.

 

 

@ TELSETE / TF1

 

 

De façon plus générale, quels principaux retours du public pouvez-vous avoir ?

 

On a de très bons retours, le SAV est très satisfait 🙂. On a vraiment de la chance, on a une communauté qui est hyper bienveillante et hyper fidèle. A chaque fois, quand on croise les gens, c’est rempli d’amour et de tendresse pour cette série qui les accompagne au quotidien. C’est vrai qu’il y en a plein qui regardent depuis le premier jour, ça veut quand même dire qu’ils regardent chaque soir depuis 10 ans ! C’est incroyable…

 

C’est une chance, je le redis, d’avoir ce public qui nous soutient. Sans lui, on n’existerait pas !

 

Vous êtes également une grande et belle famille…

 

Ah oui, oui ! C’est hyper important…C’est vrai qu’on est une famille et je pense que c’est le ciment aussi de cette série. Si les gens faisaient juste des cachets ou si l’on ne s’entendait pas, je pense que ça se verrait à l’écran. Je crois que c’est aussi pour cela que la série fonctionne, ça se voit qu’on est soudés et, surtout, je trouve cela formidable, qu’après 10 ans, tout le monde, à tous les postes, soit autant engagé dans chaque séquence que l’on tourne. Il y a tellement de contenus que l’on pourrait tomber dans un automatisme mais cette exigence-là fait que la série tient depuis toutes ces années. Je suis assez fière de cela !

 

 

@ TELSETE / TF1

 

 

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette déjà très belle aventure DNA ?

 

Les auteurs m’ont tellement gâtée que j’ai envie qu’ils me surprennent. Je pense qu’ils vont être beaucoup plus forts et créatifs que moi. Après, je souhaite qu’on soit toujours une aussi bonne team. En 10 ans, il y a beaucoup de gens qui partent et beaucoup de gens qui rentrent, des nouveaux groupes se forment, l’actuel est très bon, c’est chouette, donc j’espère qu’on va continuer à s’amuser comme ça !

 

Merci, Solène, pour toutes vos réponses !

 

 

@ TELSETE / TF1

 

Publié dans Télévision

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TF1 / Demain Nous Appartient : Nicolas Brossette, directeur de collection, évoque son rôle, ainsi que la saison 10 actuellement à l'image !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Nicolas,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

La quotidienne de TF1, “Demain Nous Appartient”, dont vous êtes le directeur de collection, fêtera, dans quelques mois, ses 10 ans, avec une fidélité du public qui ne se dément pas. On peut imaginer que cette dernière vous fait particulièrement chaud au cœur ?

 

Alors, elle nous fait évidemment plaisir mais elle nous oblige aussi. C’est-à-dire que l’on a eu, je ne dirais pas du désamour, mais une petite crise, comme dans un couple, il y a à peu près deux ans, où on a senti qu’il y avait une petite désaffection des téléspectateurs, qui se lassaient un peu du programme. On a tiré les leçons de tout ça, on a remis l’ouvrage sur la table, on a retravaillé et force est de constater que l’on a bien fait notre boulot puisqu’ils sont là, en nombre. Donc, oui, ça fait plaisir ! 

 

Dix ans, ce n’est pas rien, avec 260 épisodes par an…Il faut continuer à se réinventer, à injecter de la nouveauté pour que les gens aient plaisir à nous regarder, sans pour autant mettre en péril les bases du programme, parce que c’est aussi ce que les téléspectateurs viennent chercher. Ils ont besoin d’un cocon et il faut qu’ils retrouvent leurs petits, quand ils regardent les histoires.

 

En tant que directeur de collection, combien de mois avant la diffusion de l’épisode commence votre travail ?

 

Par rapport à ce que vous voyez à l’écran, c’est à peu près cinq à six mois à l’avance, puisque je travaille avec l’équipe des archeurs A, qui s’occupent de l’intrigue principale. J’ai deux collaborateurs permanents, qui travaillent aussi sur les pitchs, je discute avec eux de ce que l’on va raconter dans quelques mois. Une fois le pitch validé par la production et par la chaîne, il part en développement, toujours avec la même équipe, renforcée de quelques personnes. Ensuite arrivent les séquenceurs, les auteurs puis les dialoguistes. J’interviens, en fait, à chaque étape d’écriture et, entre le moment du pitch et le moment du dialogué, il doit se passer, je crois, à peu près trois mois. Puis ça part au plateau, il y a la préparation du tournage et ça arrive sur vos écrans.

 

Entre la diversité des personnages et le cadre naturel de Sète, le terrain de jeu est très favorable…mais il faut toujours veiller à s’adresser à tous les téléspectateurs.

 

Complètement ! Après, on connaît la structure de notre public, puisqu’il y a des études qui nous aident et qui nous accompagnent là-dedans. En effet, l’idée est d’être sur le public le plus large possible. On sait que l’on a des ados de dix ou onze ans qui vont nous regarder, donc on ne va pas écrire des histoires trop tristes ou trop graves. Et puis, il y a une ligne éditoriale : on sait pourquoi on fait ce programme, on sait que les gens, à 19h10, ont envie de se divertir donc on ne va pas aborder de sujets clivants, parce que ce n’est pas notre rôle. A cet horaire-là, on veut que les gens rêvent, on veut qu’ils pleurent parce qu’ils sont touchés par une émotion et on veut surtout qu’ils s’identifient aux personnages. C’est ça la clé, que l’on reconnaisse une tante, un ami, un amoureux, une ex-amoureuse…

 

Quelles sont, du coup, vos sources d’inspiration principales pour les différentes arches ?

 

C’est très très vague…Ca peut être l’actualité, ça peut être un article que l’on va lire quelque part, ça peut être un film, ça peut être une série, ça peut être des choses qui nous arrivent, ça peut être des choses qu’on nous raconte…C’est Hitchcock qui disait que “les scénaristes et les réalisateurs sont des voleurs d’histoires” et c’est vrai. Ce qui est formidable dans ce métier mais qui peut être fatiguant, c’est que le cerveau ne s’arrête jamais. Je peux être à un dîner de famille, on me raconte une histoire et je me dis que ça ferait une super arche. Il y a plein d’histoires dans DNA qui sont des choses que l’on nous a racontées. On a tellement de matière à brasser que c’est nécessaire…

 

La façon dont les comédiens récurrents s’approprient leur personnage peut-elle vous aiguiller également pour affiner leur évolution ?

 

Quand on écrit un personnage, on en a une idée très précise et on le caste en fonction de cela. L’idée est donc plutôt que le comédien rentre dans le personnage. Après, forcément, on peut aussi s’inspirer de ce que les comédiens nous donnent parce qu’ils ont leur mélodie et leur rythme. On peut s’appuyer dessus, les renforcer et les mettre en avant. 

 

De la même façon, êtes-vous particulièrement curieux des réactions des téléspectateurs ?

 

Je pense qu’une quotidienne, en général, est sans doute une des séries que l’on écrit le plus en ayant conscience du téléspectateur. On se pose en permanence la question de comment les gens vont réagir si tel personnage fait telle chose. L’idée n’étant pas de ne jamais rien faire qui bouscule le public mais, c’est ce que disait John Truby, un théoricien du cinéma et de la télévision, il faut toujours donner au téléspectateur ce qu’il veut mais pas de la manière dont il le souhaite. Parce qu’en fait, si vous ne donnez pas au téléspectateur ce qu’il veut et ce qu’il attend, il va être déçu et, s’il est déçu, il va se braquer et n’aimera plus le personnage… 

 

TF1 fait des études, une fois par an, avec des téléspectateurs, sur un panel représentatif et on a alors une idée plus précise que sur les réseaux sociaux. On voit quelle intrigue ils ont le plus aimée, quelle intrigue ils ont moins aimée, quel personnage leur plait, quel personnage leur plaît moins, quelle décision prise par ce personnage ne leur convient pas…Cela nous aide mais on ne prend jamais ça complètement pour argent comptant. Et puis, toute l’équipe est suffisamment expérimentée, aujourd’hui, pour sentir ce qui va fonctionner. C’est une chance !

 

On le sait, le rythme de tournage est soutenu, du fait des minutes utiles quotidiennes. De la même façon, certainement que c’est intense pour vous aussi ?

 

Oui…Le directeur de collection corrige cent quatre vingt séquences par semaine, sur plusieurs temporalités. Celle du pitch, qui n’est pas forcément celle du développement en cours, qui n’est évidemment pas celle des séquenciers que l’on est en train de faire, qui n’est pas celle des séquenciers dont on va parler avec la chaîne, et qui n’est pas non plus celle des dialogués. Mais, par semaine, le plateau sort cinq épisodes tournés et nous sortons cinq épisodes séquencés, ainsi que cinq épisodes dialogués. 

 

Plus globalement, à quoi les téléspectateurs vont-ils pouvoir s’attendre dans les mois à venir ?

 

En fait, l’arche de rentrée, sur DNA, à chaque fois, est un peu un pivot. C’est-à-dire qu’il y a plusieurs intrigues qui ont été racontées avant, on arrive sur l’arche de rentrée et la catastrophe qui se produit, même si c’est spectaculaire et que ça crée de la bande-annonce, nous intéresse presque moins que toutes les histoires qui vont en découler. Là, on a un axe fort autour de la famille Delcourt…C’est la dixième saison qui commence, ce n’est pas rien, les Delcourt sont au centre de DNA depuis le début et, quand on commence la série, ils sont séparés. En fait, on a préparé cette nouvelle saison avec l’histoire de ce petit garçon, Milo, qui revient dans la vie d’Alex, et qui avait été conçu au tout début de la série. C’était donc déjà une manière pour nous, en cours de saison 9, d’annoncer ce qu’allait être la saison 10.

 

Donc il faut s’attendre à pas mal de remous encore dans la famille Delcourt, parce que ce que l’on a vu diffusé est quand même costaud. Ainsi qu’à des arches assez différentes aussi en termes de tonalité par rapport à ce que l’on a pu faire avant. On a testé des univers, notamment avec une arche qui prend pour décor, en partie, un casino et c’est vrai que c’est assez inédit, puisque l’on n’a jamais fait cela sur DNA. C’est rarement un univers qui fonctionne très bien sur TF1 donc, là, la chaîne nous fait confiance pour cette prise de risque, afin de voir ensuite comment elle sera reçue par les téléspectateurs. Il y aura un côté “Ocean’s Eleven”, en mode comédie, qui nous amuse beaucoup. 

 

C’était le cas déjà sur la saison 9, ça va être également le cas sur la saison 10, on essaie aussi de travailler sur du polar de manière différente. On essaie vraiment d’avoir les histoires les plus organiques possibles et que chacune vienne faire bouger nos récurrents. Donc, dans les mois qui viennent, accrochez-vous parce qu’à chaque fois qu’il va y avoir une histoire, on va avoir des récurrents qui vont bouger.

 

On aura aussi le retour d’un guest d’ici la fin de l’année…et puis, une petite surprise sur le début de l’année prochaine… 🙂

 

Merci, Nicolas, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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France 2 / Monsieur : Méliane Marcaggi nous en dit plus sur ce téléfilm qu'elle a réalisé !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Méliane,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Nous nous retrouvons au festival 2025 de la fiction TV de La Rochelle, où vous venez défendre “Monsieur”, prochainement diffusé sur France Télévisions. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous d’être présente ici ?

 

Ah ben oui, d’autant plus que, là, il y avait vraiment une grande partie du casting qui découvrait le film et une grande partie de l’équipe technique qui est venue à La Rochelle, ce qui est assez exceptionnel et rare. Donc c’était vraiment un moment très fort en émotions et je suis très heureuse, parce qu’ils ont l’air contents ! Mais j’avais quand même cette petite appréhension en plus…Donc je n’étais pas trop sur le festival, j’étais plus sur mes acteurs et mes équipes, j’avais tellement envie qu’ils soient heureux du film.

 

Si l’on revient à la genèse de cette aventure, qu’est-ce qui vous avait donné envie d’y participer ?

 

C’était immédiat ! Martine Lheureux, la productrice, ma bonne fée, ne fait que la comédie d’habitude. Je travaillais avec elle sur un projet en écriture qui n’a pas encore abouti. En revanche, quand elle m’a proposé ce scénario, je l’ai lu et j’ai dit oui dans la minute. Déjà, le scénario est vraiment très très bien écrit, Natalie Carter est une scénariste incroyable, et c’est un univers qui me touche énormément, mais que je n'avais pas fait et que je rêvais de faire. Un univers que je peux explorer en bandes dessinées, parce que je suis scénariste aussi de BDs, sur des choses historiques et plus sombres, mais pas du tout en tant que réalisatrice. Donc, voilà, j’avais extrêmement envie de faire ce film !

 

C’est une adaptation d’un roman. Quel lien avez-vous fait ?

 

J’ai lu le scénario, d’abord, pas le livre, que j’ai trouvé formidable et ensuite, j’ai lu le livre, qui est formidable aussi mais qui est un autre objet, et que je me suis empressée d’oublier, pour me reconcentrer sur le scénario, parce qu’on n’a pas la place. Je pense que, malgré tout, ça m’a nourrie…J’ai fait un travail de digestion inconsciente du livre et je me suis efforcée de ne plus du tout m’y raccrocher, en revanche, quand je suis rentrée dans la vraie phase de préparation et dans le casting. Mais, forcément, ça a dû m’imprégner d’une façon ou d’une autre. 

 

Sans doute que, tout au long du tournage, de travailler avec cette équipe-là a dû être très plaisant pour vous ?

 

Oui, c’était très impressionnant pour moi, aussi car ce sont des grands acteurs. Mais, en fait, dans le travail, on oublie cela immédiatement et, surtout, il y avait quelque chose qui était cohérent dans la façon de travailler, qui a été assez immédiate. Je ne sais travailler que dans le plaisir, la douceur et en troupe, j’aime les tournages pour cela, parce que je trouve que l’on est dans une bulle et que c’est un phénomène de troupe. Je ne conçois pas que ça puisse être douloureux et dans la souffrance. C’est vrai que l’inconnue sur ce scénario, par rapport à ce que j’avais fait avant, est que, dans les comédies, ça parait plus facile d’être légère sur un plateau, de rigoler donc je me disais un peu “Mince, comment est-ce que je vais faire ?” et ça s’est fait très naturellement, on a énormément ri, en fait, sur ce tournage, on s’est beaucoup amusés, le plaisir a été le même. Finalement, comme le disait un peu Jean-Pierre, on part toujours de la vie et, dans la vie, on rit à un enterrement et on pleure à un mariage…Tout cela est confus et l’émotion est mouvante, elle s’exprime de façon diverse.

 

 

 

 

L’histoire n’étant pas contemporaine, des adaptations ont probablement été nécessaires sur plateau…

 

Effectivement, c’est un film d’époque, c’était passionnant en termes de costumes et de décors mais, après, on est plongé dedans, on est dans cet univers et on ne se pose plus la question. Davantage pendant la préparation…Après, les êtres humains sont les mêmes donc les sentiments sont les mêmes et donc la direction est la même ! Je suis toujours assez friande, malgré tout, de la précision et la question ne s’est pas posée là, parce que ce n’étaient que des acteurs extrêmement précis. La seule chose, peut-être, surtout quand on a un scénario comme cela, est que la précision dans les dialogues et dans le respect de l’écriture est primordiale. Ca, c’est presque une formation de la comédie parce que la comédie est tellement précise et calculée qu’en fait, alors qu’on a l’impression qu’il faut en rajouter, il ne faut surtout pas le faire. Je pense que ça m’a aidée aussi pour cela, parce que j’étais dans une rigueur : malgré tout le bonheur, les joies et les fou-rires, il y avait toujours une rigueur que l’on avait tous…En plus, c’était un tournage assez difficile en termes de conditions parce qu’il faisait très froid, c’était très rapide aussi, en 21 jours, ce qui est peu pour un film de cette ambition mais tout le monde a tellement aimé le scénario que tout le monde était mobilisé dans la même direction, toutes les équipes - techniques ou artistiques - ont vraiment donné de leurs personnes et on était tous à fabriquer un objet. J’ai beaucoup de mal avec le côté pyramidal du système hiérarchique, je suis un peu au milieu de tout le monde, je pioche un peu les éléments des uns et des autres et je trouve que chacun a sa responsabilité dans la fabrication du film : évidemment l’accessoiriste, les décorateurs, les costumes, le chef op mais ça va plus loin, n’importe quel élément fait en sorte que le film se passe bien, et ça se ressent, je pense.

 

Pour terminer, on vous imagine impatiente de pouvoir proposer le film aux téléspectateurs ?

 

Ah, oui, j’ai hâte de voir comment le film sera reçu et qu’un maximum de téléspectateurs puissent le voir. La télé est un formidable vecteur pour cela, c’est vrai qu’en général, il y a quand même plus facilement des entrées qu’au cinéma. Mais je l’ai envisagé comme un film de cinéma : de toute façon, que je fasse de la télé ou du cinéma, j’envisage toujours les films de la même façon, avec le même engagement. Pour moi, il n’y a pas de différence, c’est juste le vecteur qui change…

 

Merci, Méliane, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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France 2 / Monsieur : Interview croisée avec Léontine D'Oncieu et Aurélien Recoing !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Léontine, bonjour Aurélien,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous deux !

 

Nous nous retrouvons dans le cadre du festival de la fiction TV de La Rochelle, où vous venez défendre “Monsieur”, qui sera prochainement diffusé sur France Télévisions. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Léontine : Totalement !

 

Aurélien : C’est magnifique ! La Rochelle est un endroit que j’aime beaucoup…La dernière fois, c’était pour “Trepalium”, il y a quelques années, en 2013 je crois. C’est un endroit magique ! On fait de belles rencontres et de belles projections avec le public, ici…Pour moi, c’est important de pouvoir partager ça…

 

Léontine : Je n’étais jamais venue à La Rochelle donc c’est une première fois mais je suis très contente que cette première fois soit avec “Monsieur”. Voilà, c’est un très beau projet !

 

Justement, si l’on revient à la genèse de cette aventure, quelles principales raisons vous avaient incités à y participer ?

 

Léontine : J’ai passé un casting donc, en soi, quand j’avais reçu le casting, j’avais juste reçu une description avec très peu de choses dessus. C’était juste Catherine Caron, une jeune fille dont l’âge n’est pas connu. On n’arrive pas à déterminer si elle est jolie ou pas, c’est un personnage un peu indéfinissable, qui a peu de texte mais qui est très présent et qui va avoir une grande importance. Forcément, ça m’a beaucoup intriguée et ça m’a donné envie de participer au casting, donc je l’ai passé. 

 

C’est la première fois de ma vie que j’avais l’impression d’avoir réussi un casting, je n’avais jamais eu cette sensation, je suis toujours déçue de moi-même mais c’est la première fois où je me suis sentie tellement bien que je ne me rendais même pas compte de mes craintes sur le moment. Donc ça oui, c’était le meilleur casting que j’ai pu passer…C’était mon préféré, en tout cas ! Voilà, forcément, j’ai voulu participer à ce projet…

 

Aurélien : Il y a, comme ça, des évidences, dès fois…C’est une évidence, c’est pour moi et, même si je ne le faisais pas, peu importe, c’est le rôle qui est écrit pour moi ! Mais vous voyez, moi, c’était en lisant le scénario…Le scénario est tellement merveilleux…Et puis, ça m’a permis de plonger aussi dans le roman. Voilà, j’ai été intéressé par ce personnage, qui me fait penser à tellement de personnes, enfin de figures, que j’ai pu rencontrer quand j’étais enfant, dans les années 60. En 68, j’avais 10 ans…J’ai le souvenir des labours, des petits villages, des fermes, où on se rassemblait avec les autres enfants, les autres camarades. Voilà, que ce soit le scénario ou le livre, ça m’a fait toucher du doigt à cet univers donc j’ai eu envie, évidemment, de le représenter et de l’incarner.

 

Quel regard portez-vous, chacun, sur votre personnage ?

 

Léontine : Moi, personnellement, le personnage de Catherine est quand même assez loin de moi. Déjà, c’est toute une autre époque donc je le vois forcément avec mes yeux de jeune fille en 2025 donc le fait d’être une servante, de s’occuper, dans une maison, d’un monsieur qui est très autoritaire, où il y avait aussi beaucoup de complications vis-à-vis des femmes, où les femmes n’avaient pas beaucoup de droits, aucun surtout en campagne alors que, dans la ville, c’était beaucoup plus développé, me tient à coeur. Catherine, je la vois comme une fille assez moderne, elle est en avance sur sa génération puisque ce qu’elle fait est une vengeance, elle cherche à venger toute une région. Tout cela est contre ce monsieur qui est très cruel donc elle a des aspirations que, moi, en 2025, je pourrais encore avoir…

 

Aurélien : Oui, c’est en ça que le projet est très beau : en parlant d’hier, on continue à parler d’aujourd’hui, ce qui n’est jamais gagné. Il y a donc du boulot…En jouant Monsieur, j’ai pu pousser le curseur très loin, en incarnant ce monde patriarcal, surpuissant et, en même temps, tout d’un coup, il est fragilisé parce que sa petite fille est kidnappée…Oui, il y a alors de l’humanité en lui mais ça n’empêche…Il assiste à un monde qui s’écroule devant lui, dans ces années 60, avec 68 qui vient d’arriver…Il ne s’en rend pas compte, il ne comprend pas qu’il ne sera peut-être plus tout à fait le même. Donc j’avais envie d’incarner ça et d’y aller à fond… A fond, on ne peut pas tergiverser, il faut vraiment être pleinement conscient de qui était ce personnage, qui a un droit de vie et de mort sur les autres. Il y en a d’autres, aujourd’hui donc attention…

 

Artistiquement parlant, ces personnages vous ont permis des palettes de jeu larges et variées…

 

Léontine : Oui ! 

 

Aurélien : Les situations ont l’air inébranlables et, en vérité, ce n’est jamais tout à fait les mêmes, ça bouge peu à peu et on voit les personnages se défaire. En tout cas, pour Monsieur, face à sa bru, face à Catherine, face aux policiers…Forcément, il est déstabilisé donc c’est “1,2,3…Soleil” : ça bouge mais de très peu. Peu à peu, on arrive à cette fin : toute l’enquête est ratée mais ce qui n’est pas râté, c’est la libération de Catherine.

 

Léontine : Monsieur a cette faille alors que Catherine, justement, s’endurcit et prend du pouvoir. Elle a réussi son stratagème et elle a réussi à devenir, elle, puissante parce qu’elle a réussi à avoir l’argent. C’est ce que Monsieur redoutait le plus, que l’on mette la main sur son argent. Donc, oui, on voit son évolution à elle par une certaine puissance…Voilà, une petite révolution qui est, en fait, une grande révolution pour cette région !

 

Vous sortez de la projection sur grand écran, en public. Sans doute que l’émotion devait être forte ?

 

Léontine : Oui, c’était très émouvant de sortir de la salle, sachant qu’on n’avait jamais vu le projet encore, donc c’était une vraie découverte. Même si on avait lu le scénario et donc qu’on connaissait tous les sujets et qu’on savait de quoi ça parle, c’est vrai qu’en le voyant en vrai, c’était poignant…Notamment la cause des femmes. Oui, j’ai trouvé cela très touchant, très poignant !

 

Aurélien : J’adore ça, de pouvoir voir un film en salle, comme une pièce de théâtre, avec un vrai public, et de sentir comment les gens réagissent, comment ils interagissent avec le film. Donc ça, c’est toujours un bonheur total !

 

On vous imagine, du coup, impatients de pouvoir le proposer au grand public, sur France Télévisions ?

 

Aurélien : Absolument ! On a hâte que ça puisse être diffusé et peut-être aussi dans d’autres festivals, pour avoir un public présent. Ce serait intéressant…Là, en sortant, on a vu un peu, les gens venaient nous voir donc c’est fort d’avoir ces retours.

 

Merci à tous les deux pour vos réponses !

Publié dans Télévision

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France 2 / Monsieur : Sophie Le Tellier évoque madame Salors, son personnage dans cet unitaire prochainement diffusé !

Publié le par Julian STOCKY

@ Anne-Sophie Guebey

 

 

Bonjour Sophie,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Nous nous retrouvons dans le cadre de l’édition 2025 du festival de la fiction Tv de La Rochelle, où vous venez défendre « Monsieur », pour France Télévisions. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oh oui, oui ! C’est vraiment un film qui me tient à cœur, adapté d’un beau livre, qui s’appelle « Petite sale » et j’ai découvert le film ce matin, je l’ai trouvé magnifique. Il est sinueux, il est plein de messages sur le combat des femmes dans les années 60 qui sont encore actuels. Dans la réalisation, il y a une ambiance assez lancinante, ça nous met à la fois mal à l’aise et, en même temps, c’est contemplatif. Je trouve que c’est un film qui est très original !

Et puis, ce tournage a été un vrai bonheur, avec la réalisatrice, Méliane Marcaggi, qui est vraiment une femme incroyable, et des comédiens, comme Jean-Pierre Darroussin, Aurélie Recoing, Jérémy Lewin, …C’était vraiment un beau projet et je suis heureuse d’être aussi fière en voyant le film !

Un mot sur votre personnage ?

Je fais le rôle de Madame Salors, qui tient le café en fait. Elle est un peu une pièce rapportée dans ce village, ce village dominé par un homme, qui a le pouvoir sur tout le monde. Il est vraiment la figure du patriarcat !

Cette pièce rapportée va, un peu au compte-goutte, révéler des choses et donner des pistes, pour essayer de faire en sorte que la justice soit rétablie dans ce village.

Sans doute qu’elle vous a permis une palette de jeu plaisante à défendre ?

C’est vrai que c’était un petit personnage qui était assez touchant, je trouvais. Ça se passe en 69, du coup, tout va avec : les costumes, les décors,…On était portés ! J’ai les cheveux très courts, avec une petite perruque des années 60 et c’est vrai que, quand on est comme ça, habillée et coiffée d’une façon tellement différente de son quotidien, je trouve que, déjà, la moitié du travail est faite. Mais c’était bizarre de me voir dans ce look-là parce que c’est vrai que je ne me reconnais même pas moi-même. Mais c’était intéressant, en tout cas, à faire !

 

@ Anne-Sophie Guebey

 

Sans doute avez-vous hâte, du coup, de pouvoir proposer le rendu final au public de France Télévisions ?

Ah oui ! Je ne sais pas quand il sera diffusé mais, en tout cas, l’accueil a été très chaleureux, on nous a fait de beaux compliments. Donc j’espère qu’il sera bien accueilli quand il sera diffusé à la télé !

En complément, quels sont vos autres projets en cours ?

Il y a toujours « Alexandra Ehle » avec, je crois, deux ou trois épisodes qui n’ont pas encore été diffusés. J’avais arrêté la quotidienne « Un Si Grand Soleil » mais je suis revenue pour une petite arche, avec une petite histoire autour de mon personnage, qui sera diffusée dans quelques semaines.

Merci, Sophie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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RTBF / Vital : Alexia Depicker nous en dit plus sur ce nouveau programme, prochainement diffusé !

Publié le par Julian STOCKY

@ RTBF

 

 

 

Bonjour Alexia,

 

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !

 

Nous nous retrouvons dans le cadre de l’édition 2026 du festival de la fiction TV de La Rochelle, où vous vous venez présenter “Vital”, prochainement diffusé sur la RTBF. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Tout à fait ! On est ravis d’être là, je suis très heureuse de pouvoir porter ce projet haut et fort, et de faire partie de la compétition internationale du festival. C’est un privilège de pouvoir présenter une série dans un cadre comme celui-ci, à La Rochelle, et on est très très heureux d’être ici, en plus avec toute l’équipe.

 

Si l’on revient à la genèse de cette aventure, qu’est-ce qui vous avait donné envie d’y participer ?

 

Je trouve que le genre médical est un genre qui me plait tellement dans les séries. C’est quelque chose, je pense, qui nous fait écho, à toutes et tous, dans nos jeunesses. Je parle de “Urgences”, de “Grey's Anatomy”, ce sont des séries qui nous ont accompagnés un peu. Plus récemment, de “The pitt”, qui est quand même, pour moi, une des meilleures séries de ces cinq dernières années, je pense. J’ai toujours été attirée par cet univers-là !

 

En tant qu’actrice, pouvoir jouer un docteur, pouvoir faire croire que l’on utilise des ustensiles et qu’on peut sauver des gens est, je trouve, un très grand défi à relever ! C’étaient deux choses qui me tentaient énormément.

 

Après, il y a aussi l’univers dans lequel “Vital” nous plonge, qui est un univers plus de thriller médical. C’est génial parce qu’il y a deux genres qui se mêlent, le côté série médicale et le côté thriller, donc.

 

Quel regard avez-vous posé sur votre personnage ?

 

Laure est une combattante, c’est quelqu’un qui sauve des vies, en tout cas qui tente de sauver des gens. C’est quelqu’un qui ne s’arrête jamais. Elle fait partie de ce monde hospitalier et de la santé qui vit des heures difficiles, fait de difficultés financières et de pressions politiques. C’est quelqu’un qui fait partie de ces gens qui se sont battus pendant le covid et à qui on n’a pas du tout laissé la place pour qu'eux aussi puissent s’exprimer et déposer tous les traumatismes qu’ils ont vu passer. Voilà, elle fait partie de ces gens-là, de ces gens qui ont une vie personnelle qui est déplorable mais qui passent leur temps à sauver les autres. Elle a une brigade, une équipe, qu’elle emmène du mieux qu’elle peut, même si elle n’utilise pas toujours les meilleures méthodes pour le faire.

 

J’ai aussi abordé ce personnage comme un soldat, en fait. Vraiment, il y avait quelque chose de cet ordre-là. L'hôpital, à la base, est un cadre militaire et on trouvait, avec les gens avec qui j’ai travaillé ce personnage, que Laure avait ce côté-là. Dans les archétypes des personnages, c’était quelqu’un qui pouvait vraiment ressembler le plus possible à un soldat, donc on l’a abordée comme cela. C’est une femme qui n’est pas douce, qui n’est féminine au niveau esthétique, qui ne fait pas l’effort de se maquiller. Je trouvais cela tellement intéressant de porter, en 2026, ce personnage-là à l’écran. J’ai eu beaucoup d’enthousiasme à le faire ! 

 

 

@ RTBF

 

 

La palette de couleurs a été certainement plaisante à défendre…

 

C’est un grand avantage dans les séries, c’est que l’on a cette possibilité de pouvoir explorer beaucoup plus d’émotions que sur un long-métrage. On voit le personnage dans des moments que l’on n’aurait peut-être pas eu le temps de montrer : en 6 x 52 minutes on a vraiment le temps de déployer les émotions, les côtés sombres, les moments de joie et de tristesse qu’un personnage peut vivre à travers le temps.

 

Avez-vous d’ailleurs eu certaines sources particulières d’inspiration ?

 

Bien sûr ! Je pense que notre regard d’acteur et d’actrice est constamment en alerte dans la vie. Pour ma part, c’est comme si je collectais chaque chose que je vois de gens qui m’entourent et que je les mettais dans une petite case, à me dire qu’un jour, j’aimerais bien utiliser cette façon de parler ou cette démarche.

 

D’abord, j’ai été passé deux jours de stage d’observation en réanimation, au centre hospitalier d’Aix en Provence. J’ai pu vivre avec les soignants du service, c’était vraiment très très intéressant et très très intense de vivre cela à côté d’eux. Après, notre conseillère médicale est venue sur le plateau quasiment tout le tournage, pour pouvoir justement nous montrer, nous apprendre, nous faire répéter ces gestes médicaux que l’on doit poser.

 

 

@ RTBF

 

 

On vous imagine, du coup, impatiente de pouvoir proposer le programme au grand public ?

 

Bien sûr ! La diffusion est prévue sur Auvio, la plateforme de la RTBF, pour le 1er octobre. Dans la foulée, il va y avoir une diffusion sur le linéaire, donc en télévision. 

 

J’espère que cette série va pouvoir toucher les soignants et les autres personnes. Je pense qu’on a voulu essayer de respecter le plus possible les gestes médicaux, la crédibilité d’un hôpital, la hiérarchie, le travail, même si la fiction emporte le récit à un autre endroit que de la crédibilité pure. On a voulu être au plus près de cela, sans justifier, sans encenser ni critiquer, mais en posant un regard juste. Je pense que si, déjà, cette diffusion peut générer, justement, un enthousiasme auprès des gens qui travaillent dans le médical et même d’autres personnes, si on en parle, si on peut commencer à avoir des débats qui sont plus larges, alors ce sera gagné !

 

Si l’opportunité se présentait, auriez-vous l’envie de proposer une suite ?

 

Je pense que si vous posez cette question à toute l’équipe, tout le monde est prêt demain à repartir pour une nouvelle aventure ! Après, je pense qu’il faut être réaliste et, pour le moment, le cadre est celui d’une mini série de 6 épisodes. On s’en tient à cela pour l’instant, même si, évidemment, on serait tous très enthousiastes à l’idée de partir pour une nouvelle aventure.

 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

 

Il y a une diffusion prochaine de la série “Alice”, qui a été produite par HBO France. C’est un tout autre univers, où on suit les premiers pas de cette réalisatrice, Alice Guy, qui est vraiment pionnière en France, et qui a travaillé avec Gaumont. C’est donc une série d’époque, qui se passe au début du XXème siècle. 

 

Autrement, je reprends un seule-en-scène, créé il y a deux ans et qui continue sa route, “L’amour sous algorithme”. C’est une adaptation théâtrale de l’enquête de Judith Duportail sur les applications de rencontre. Je continuerai donc la tournée belge et aurai quelques dates en France, à Montpellier.

 

Merci, Alexia, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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