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France 2 / Comme une ombre : Cédric Appietto évoque Mickael, son personnage dans ce nouveau programme, et en profite pour aborder ses autres actualités et projets !

Publié le par Julian STOCKY

Copyright JACOVIDES-MOREAU / BESTIMAGE

 

 

Bonjour Cédric,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les téléspectateurs de France 2 pourront vous retrouver le mercredi 28 janvier dans “Comme une ombre”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Bonjour et merci de me recevoir. Oui, je suis content parce qu’avant tout, ce fut un réel plaisir parce car on était toute une équipe composée de gens avec qui j’avais déjà travaillé et pour qui j’ai beaucoup d’affection. J’avais croisé Marie Denarnaud sur des courts-métrages, c’est quelqu’un que je connais depuis très longtemps, j’ai vu commencer Foed Amara, Sara Martins je l’ai connue au Théâtre. Tiphaine Daviot, Moise Santamaria et Elsa Blayau la réalisatrice, c’était la première fois. Elsa est venue me trouver pour ce projet, le sujet me faisait envie, cela me plaisait de m’inscrire dans un thriller comme celui-ci, avec cette histoire de serial killer. Le personnage m’intéressait parce que c’est le personnage que l’on risque de détester : c’est toujours pareil, on va essayer de faire qu’au final, les gens l’aiment un minimum. Voilà, pour toutes ces raisons, j’ai vraiment apprécié faire ce projet et je suis heureux qu’il soit montré au public. C’était très en détente, dans la bonne humeur, et ça reste de beaux souvenirs de tournage ! J’ai hâte de voir l’audience qu’il fera…

Le tournage a eu lieu à Lyon, dans un cadre très agréable…

Beaucoup de tournages se font dans cette région, l’année dernière j’ai tourné dans une série qui devrait sortir très bientôt sur Apple TV…Chut..! On était en Savoie, vers Albertville et Chambéry mais on a aussi eu des prises de vue en région lyonnaise. Pour l’anecdote, le premier jour de « Comme une ombre », je me suis retrouvé exactement dans le même décor de carrière de Granulats que mon dernier jour de tournage sur la série Apple. J’avais enchainé les deux tournages donc c’était très bizarre de me retrouver dans ce même décor, deux mois après. Avec, en plus, quelques gens de l’équipe en commun…C’était assez schizophrénique ! On avait l’impression de se retrouver sur le même tournage, puisqu’il y avait les mêmes personnes et que l’on était au même endroit…C’était une sensation très très très bizarre ! Comme c’était le premier jour pour le nouveau projet, il fallait en plus se mettre dedans, c’était même la scène d’ouverture, où on découvre les cadavres, où il y a toute l’équipe donc c’est toujours un moment particulier.

Votre personnage, Mickaël Nicoulot, vous a certainement permis une palette de jeu plaisante à défendre ?

Oui…En tout cas, à traverser ! Je n’ai pas besoin de défendre intellectuellement un personnage, il faut déjà essayer de le traverser et comprendre ses motivations, pourquoi il est comme cela, lui accorder du crédit, ne pas le juger…C’est plus ça la démarche. Je pars du principe que, pour n’importe quel personnage, il faut partir avec cette démarche-là, sinon, si on juge un personnage, on va le caricaturer, on va le réduire. Il faut donc l’épaissir au maximum, c’est mon avis. Il a sa pulsation, sa respiration, sa vie, son âme, son énergie…Je pars de ce principe-là… dans mon travail en tout cas.

Du coup, avez-vous parfois des sources particulières d’inspiration ?

La vie, ce qu’il y a autour de moi….J’adore me mettre à une terrasse de café et regarder les gens passer. C’est cliché, mais c’est vrai, c’est comme cela, il y a des démarches, des actes,....Surtout dans des grandes villes et encore plus dans les quartiers populaires, où plein de gens, de différents horizons, sont là les uns avec les autres. Je me sers beaucoup de cela ! Évidemment, j’ai aussi des références cinématographiques qui, même inconsciemment, doivent m’accompagner. Des références musicales également…J’adore travailler en musique : quand je crée un personnage, j’ai toujours une playlist que j’écoute en boucle et qui m’accompagne pendant tout le tournage. Ça me met dans une rengaine.

Après, il y a plein de sources d’inspiration : les animaux peuvent en être une. Beaucoup d’acteurs s’en servent….Pour m’y être intéressé, le rapport à l’instinct primaire peut se révéler intéressant pour certains personnages.

En complément, vous allez être prochainement président du jury d’un festival, en Corse…

Oui, le Festival du Cinéma Italien de Bastia. C’est un honneur, quelque part, d’être sollicité pour prendre la présidence du jury, dans un festival du bassin méditerranéen, qui est quand même assez important. C’est la trente-huitième édition, c’est donc un festival qui a son ancienneté, son histoire, qui a reçu les plus grands. Je vais “délibérer” avec d’autres personnes, donc, j’imagine, avec d’autres visions artistiques. Ce sera un moment enrichissant ! En plus, ça se passe en Corse, dont je suis originaire et à laquelle j’ai un attachement particulier. Oui, il y a une forme de consécration, d’honneur et de fierté à être à ce poste-là ! C’est la reconnaissance des pairs… de la région ! Je remercie d’ailleurs les organisateurs et leur président Batti Croce.

Quels sont les autres projets en cours ou à venir dans lesquels nous aurons plaisir à vous retrouver ?

Une grosse série va sortir très prochainement mais je ne peux pas trop en parler…J’attaque le tournage d’un film sur Badinter réalisé par Pierre Godeau. Ensuite, j’enchaine avec “Le diable noir” de Ladj Ly, tiré d’un roman d’Alexandre Dumas avec Théo Christine, Cassel, François Civil et Omar Sy, notamment. J’ai aussi deux courts-métrages qui vont se glisser au milieu de tout cela. Pour l’instant, l’emploi du temps est plutôt bien rempli, ce qui est très bien, quand on commence une année. On en veut toujours plus, évidemment, mais je ne vais pas me plaindre, surtout que je sais que la conjoncture actuelle est compliquée pour beaucoup d’artistes, et de techniciens aussi. Aujourd’hui, un acteur qui travaille régulièrement comme moi s’en “sort” mais il a toujours une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Donc le but est d’avancer, d’être tenace, de persévérer et de lutter !

Justement, quelles seraient vos envies pour la suite de votre déjà très beau parcours artistique ?

Il y en a plein ! Je fais aussi de la musique, j’aime beaucoup la scène donc de monter un groupe solide…J’aimerais bien produire un album également. La pédagogie m’attire beaucoup, j’aimerais bien ouvrir une structure en Corse et, éventuellement, y faire venir des intervenants, pour donner des cours à des amateurs ou à des gamins. Cela me plairait ! Après, évidemment que l’écriture et la réalisation me titillent un peu…J’ai déjà écrit quelques textes mais qui sont restés des écrits…Pourquoi pas réaliser un court-métrage, mais il faut que je trouve vraiment le sujet, afin d’avoir l’envie de le faire pour les bonnes raisons.

Merci, Cédric, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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France 3 / Meurtres à Millau : Marie Bernard évoque Emma, son personnage dans ce téléfilm inédit !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Marie,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les téléspectateurs de France 3 pourront vous retrouver ce samedi soir dans “Meurtres à Millau”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Ah oui, complètement ! Et puis, j’ai été ravie d’apprendre quel était le casting, au moment où je l’ai intégré aussi, parce que c’est vrai que j’ai été entourée de gens formidables, avec qui j’ai vraiment adoré travailler. Je connaissais bien la directrice de casting, Florie Carbonne, je suis ravie quand c’est elle qui m’appelle pour me proposer un projet. Je trouve que l’on travaille plutôt bien ensemble, j’aime passer des castings avec elle et quand tout ça se lie et se concorde bien, ça donne envie de faire partie du projet, complètement !

Ce projet a été l’occasion de tourner dans un super cadre…

Oui ! J’ai quand même beaucoup tourné à Montpellier, je dévoile un petit secret, le commissariat que l’on voit à l’écran n’est pas à Millau. Mais on a bien sûr tourné sous le fameux grand pont de Millau et c’était vraiment fou, effectivement ! 

…et de côtoyer, vous l’avez dit, un chouette casting…

Carrément ! J’ai rencontré Elodie Frégé, cela a été une très belle surprise. Je ne suis pas accoutumée aux émissions musicales donc je ne la connaissais pas vraiment, la rencontre humaine a été magnifique, j’ai adoré cette femme. A côté, il y avait Jean-Pierre Darroussin, un immense acteur français et, quand j’ai appris que je tournais avec lui, j’étais ravie parce que, en tant que plutôt jeune comédienne, pour moi, c’était quand même une chance de pouvoir le rencontrer, à titre personnel aussi, pour m’inspirer et voir comment il bosse. C’est quand même un acteur très aguerri, qui tourne depuis des années et des années, il n’a donc pas forcément le même rapport aux choses et j’étais ravie de pouvoir me confronter à cela.

Ce téléfilm s’inscrit dans une belle collection, dont le succès ne se dément pas…

Oui, c’est impressionnant de voir que ça marche toujours autant et qu’il y en a eu un paquet, notamment dans la région, qui ont été tournés. Je n’ai pas été une grande téléspectatrice mais j’en ai vus quand même quelques uns et c’est vrai que c’est un travail de qualité et toujours différent…Les casting sont très différents, les réalisateurs aussi, les décors également donc c’est une série qui ne se suit pas et, en cela, c’est quand même une belle surprise à chaque fois. 

…et sera l’occasion d’une nouvelle enquête policière, entremêlée d’histoires plus personnelles…

Absolument ! Il y a des liens familiaux, notamment entre le personnage de Jean-Pierre et celui d’Elodie, le premier étant le beau-père du second….Mais cela est caché au fils pendant tout le long donc il y a quand même des histoires intimes à l’intérieur de tout cela, qui sont belles. Il n’y a pas que du meurtre ni de la police dans cet opus…

Quel regard portez-vous sur Emma, votre personnage ?

Emma est aussi policière, elle est lieutenant et travaille avec le personnage d’Elodie, à qui elle apporte un soutien important. Elle travaille sous la direction de ce dernier, donc en reçoit les ordres. On ne connaît pas sa vie personnelle, je me suis amusée à me la raconter, évidemment.

 

 

Sans doute que la palette de jeu associée a été plaisante à défendre ?

Oui, oui ! Ce sont quand même beaucoup des scènes en lien avec l’enquête, donc qui sont factuelles. Je me suis amusée à y rajouter une couche d’un personnage qui a envie de faire les choses correctement, qui a envie de proposer, qui a envie de prendre de la place, alors que son rôle est d’obéir aux ordres. 

D’ailleurs, au moment de vous glisser dans sa peau, aviez-vous eu certaines sources spécifiques d’inspiration ?

J’ai quand même beaucoup regardé comment ça se passait dans la police, au travers de quelques vidéos mais j’ai surtout essayé d’y apporter ce que je suis : qui est-ce que j’aurais été si j’avais travaillé à la place d’Emma ? Je pense que j’aurais évidemment gardé un regard professionnel et une posture qui l’est aussi mais il y a évidemment des envies d’alléger les choses donc j’ai essayé d’y apporter un peu de cela également. Mais je n’ai pas eu d’inspiration principale parce que l’on a quand même beaucoup l’habitude de voir des téléfilms et des séries policières, j’ai donc surtout voulu y apporter ma couleur…

Certainement êtes-vous impatiente de découvrir le rendu final et les retours du public ?

Carrément ! Je n’ai malheureusement pas eu la possibilité de le voir en avant-première parce que je n’étais pas disponible ce soir-là. Donc je vais vraiment le découvrir en même temps que tous les téléspectateurs ! Je vais me laisser porter par cette surprise, j’ai hâte de voir le résultat, je n’en ai entendu que des bons retours, j’en suis très contente. Il me tarde et j’espère que ça plaira aux gens !

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

Mes projets actuels sont beaucoup plus théâtraux. Je suis notamment co organisatrice et responsable artistique d’un festival de théâtre, “37° à l’ombre”, à Blauzac, dans le Gard. Fin septembre, ce sera la cinquième édition…Cela ne dure que quelques jours mais il faut y travailler toute l’année. 

Je serai aussi sur la scène de l’Illustre théâtre de Pézenas tout l’été. Je continue également à beaucoup écrire et je cherche à me former à la réalisation.

Merci, Marie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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TF1 / Demain Nous Appartient : Andréa Furet évoque son arrivée dans la série, sous les traits du personnage de Vahina !

Publié le par Julian STOCKY

@ Telsete / TF1

 

 

Bonjour Andréa,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On se retrouve à Sète, dans les studios de “Demain Nous Appartient”, série dans laquelle vous tournez depuis quelques jours. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Non ! Je rigole 🙂… Si si, ça fait très plaisir ! En plus, je me rappelle que j’avais passé l’audition peut-être deux semaines avant de rejoindre l’équipe et que j’ai eu la nouvelle dix jours avant d’arriver ici, donc ça va, j’ai eu quand même assez le temps pour diriger le process. Quand je suis arrivée, je me suis rendue compte de toute la machine que c’était et c’est un pur plaisir, parce que c’est ma première quotidienne. De retrouver, en plus, des gens qui en font partie depuis un certain temps, avec qui j’ai eu la chance de tourner par le passé, est cool ! Tout comme c’est très sympa de rencontrer de nouvelles personnes avec qui tourner…

Vous parliez de cette grande machine. Sans doute que les décors dans lesquels nous sommes doivent être très aidants pour vous projeter dans les intentions de jeu de votre personnage ?

Oui, tout à fait ! Quand on est arrivés ici pour faire la réunion, je n’avais même pas compris que c’était l’espace réservé au commissariat. J’avais vu un sapin et, pensant que c’étaient les bureaux de la production, j’avais dit “Oh non, ce n’est pas possible, vous mettez déjà les sapins, on est en novembre !”. Mais ils m’avaient expliqué que, comme on tourne en décalé, les sapins étaient pour des scènes de Noël…C’est là que j’ai compris qu’il y avait tout un commissariat. 

Juste avant la cantine, je m’étais paumée dans les couloirs et avais atterri au lycée …J’ai découvert aussi, depuis, le Spoon. C’est marrant, en fait, de voir tous ces décors, c’est presque à la Hollywood, j’ai envie de dire. Il y a beaucoup d’équipes, on tourne aussi en extérieur. Jusqu’à présent, j’ai principalement tourné dans la maison de Sara et de Roxane. C’est bien en tout cas, cette ultra organisation de la part de tout le monde, que j’ai pu constater rapidement, est rassurante en fait ! Dès que j’ai une question, il y a toujours quelqu’un qui est là pour me répondre. Tout est toujours très précisé par mail, on a même un site web dédié carrément à l’emploi du temps, avec les scènes et la fiche personnage. Cela fait plaisir, moi qui n’ai jamais vécu quelque chose comme cela en tout cas.

On le sait, le rythme de tournage est soutenu, au travers du nombre de minutes utiles à défendre. On imagine que, jour de tournage après jour de tournage, vous affinez votre méthodologie de travail ?

Oui, oui ! J’avais eu la chance, pour mon premier jour, d’avoir juste une scène à tourner, où je n’avais quasiment pas de dialogues. C’était bien, j’avais pu me mettre dans le bain de manière relax pour, ensuite, entamer des séquences où il y a beaucoup plus de textes, avec un rythme nettement plus soutenu. Mais, comme je le disais, la plupart du temps, on retrouve toujours les mêmes équipes donc, le lendemain, on revoit souvent les mêmes personnes et on reçoit toujours les mêmes types de conseils. Il y a vraiment une super ambiance, avec un esprit famille. J’arrive ici avec des gens qui se connaissent depuis des années et, même ceux qui arrivent prennent leurs marques très rapidement. En plus des conseils du réalisateur, on a toujours des coachs d’acting sur place, on a aussi des coachs qui planifient des rendez-vous avec nous pour voir les scènes et pour étudier un peu le fonctionnement donc, oui, c’est cool !

Sans tout en dévoiler, comment présenter Vahina, votre personnage ?

Vahina est une jeune fille qui a grandi dans un environnement pas simple, avec un père assez toxique, qui rabaissait un peu sa mère donc Vahina a fuit assez jeune, à 18 ans si je ne me trompe pas, le foyer familial pour essayer de se sauver un petit peu et de voler de ses propres ailes. Elle n’a pas eu le choix que d’enchainer des petits boulots pour, notamment, mettre de l’argent de côté, afin d’aider sa mère à s’en sortir aussi.

S’en suit une agression, où Sara, la policière, vient à sa rescousse mais cette dernière se fait frapper à la tête, terminant à l'hôpital. Sara et Roxane finissent par se rendre compte que Vahina ne s’est pas trop où aller…Elle est un petit peu paumée, elle qui est toujours dans la fuite et les deux lui proposent de passer quelque jours à la maison, le temps de se rétablir et de trouver une solution. Et c’est là que tout va se passer…

Je pense que ce personnage a été créé pour apporter de l’intrigue car il y a beaucoup de mystères autour d’elle…Dans ses agissements et dans ce qu’elle raconte, on ne sait jamais si elle est vraiment dans l'honnêteté pure ou dure, ou s’il n’y a pas une petite part de mensonge. Elle est déjà très mystérieuse en se présentant…Roxane, aussi, va avoir des soupçons vis-à-vis d’elle, contrairement à Sara, qui voit juste une jeune fille qui a besoin d’aide. Au fil du temps et malgré les réserves de Roxane, Vahina va parvenir à tisser une relation de confiance fragile avec le couple, mais c'est avec Sara qu'un lien intense et inattendu va se créer !

Ce personnage vous permet sans doute une palette de jeu plaisante à défendre …

Oui, oui ! Déjà, j’adore jouer l’énigme et j’adore jouer le mystère. Vahina, aussi, est une jeune fille qui n’a pas eu une vie facile, elle n’a pas de mauvaises intentions, elles sont principalement, je pense, vraiment très bonnes, elle veut bien faire, elle s’applique. Quand elle se retrouve avec Sara et Roxane, elle fait tout son possible et son maximum pour bien s’intégrer et pour apporter le plus de son aide. Parfois, elle le fait de manière un peu maladroite, ce qui est également marrant à jouer : ”Oh, mince, je n’ai pas fait exprès, je suis désolée, j’espère que je n’en ai pas trop fait”. En même temps, il y a ce côté énigme où, dès fois, elle va avoir un retour à la réalité parce qu’elle sait d’où elle vient. D’un coup, elle va être un peu plus sérieuse, elle va avoir un ton un peu plus grave donc il y a beaucoup de nuances assez cool à apporter avec ce personnage…Mais ça plane toujours autour d’un mystère ! C’est ce que j’aime bien aussi, c’est un personnage qui arrive avec pas mal de secrets et de choses qu’il ne souhaite pas divulguer et que, petit à petit, on va découvrir.

Au-delà des textes et des indications des réalisateurs, avez-vous eu d’autres sources complémentaires d’inspiration ?

Pas spécialement ! En vrai, on nous apporte déjà énormément d’informations et de détails sur comment est-ce qu’on peut le jouer. Mais, après, c’est bien, on est aussi libres d’apporter des propositions, que l’on discute évidemment. En tout cas, je n’ai pas eu le besoin d’aller chercher plus loin, peut-être que, inconsciemment, je pense aussi à des personnages qui m’ont marquée et qui peuvent me faire penser à Vahina, et dont je m’inspire. Mais je ne pense jamais à un nom en particulier ou à un film, ni à une série…Généralement, je lis le texte, je me fais ma propre opinion du personnage, je mets un peu de côté tout ce que l’on m’a dit parce qu’au final, c’est moi qui l’interprète, je m’en fais mon propre avis et, après, je me dis “Ok, avec ce que j’ai lu et avec ce qu’on m’a dit, bon ben, je vais essayer d’apporter quelque chose”...Comme je l’avais fait lors de mon audition où on m’a dit “De toute façon, si on t’a prise, c’est parce qu’on a adoré ce que tu as proposé donc ne change pas cela !”

A quelques jours de la première apparition du personnage à l’image, on vous imagine sans doute impatiente de pouvoir le découvrir ?

Oui, je suis très impatiente ! Je suis notamment assez impatiente de la réaction des fans parce qu’en fait, j’ai eu des avis un peu mitigés par rapport à comment le personnage pourrait être reçu. Il y en a qui m’ont dit “Ok, je pense qu’ils vont t’adorer parce que je crois qu’ils vont être très attachés à cette sensibilité du personnage et à cette jeune fille. Ils vont surement avoir un peu de compassion” et il y en a d’autres qui m’ont dit “Ah non, je pense que, justement, comme le couple Sara / Roxane est très soudé et que ça semble être un personnage qui va quand même foutre un peu le bordel, peut-être qu’il y en a qui ne vont pas trop aimer, peut-être qu’il y en a qui vont avoir un peu de suspicion, qui ne vont pas trop sentir le personnage”...J’espère changer cela ! Après, je n’ai jamais été contre jouer une méchante 🙂. Donc, voilà, j’ai hâte de voir quelles seront les réactions. 

En plus, les fans de DNA ne rigolent pas, ils sont à fond ! Même le premier jour où je suis arrivée, alors que j’étais en voiture dans mon pick-up, des gens m’attendaient devant les studios. Alors que c’était mon premier jour, des personnes m’ont dit “Coucou Andréa ! Est-ce que l’on peut faire des photos ?”. Je leur ai quand même demandé comment elles savaient que j’étais là…C’est fou mais ça fait plaisir, c’est flatteur ! 

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure naissante ?

Pour l’instant, tout se passe très bien, je suis super contente ! De tourner dans le sud, c’est cool ! Même le vent de ce matin n’était pas froid alors que, à Paris, on se caille… Je suis entourée de comédiens en or, qui sont hyper sympas, qui m’ont tout de suite épaulée, on se marre bien, on se marre avec tout le monde et j’espère que ça va continuer comme cela ! Là, j’ai encore plusieurs jours à faire et puis, écoutez, s’il y a un potentiel retour, je dis “Pourquoi pas ! Il faut voir…”. 

Merci, Andréa, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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HBO & France 2 / L'affaire Laura Stern : Marie Kremer évoque la co-écriture de cette puissante mini-série !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Marie,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous nous retrouvons dans le cadre de l’édition 2025 du festival CreaTVty, juste après la diffusion de “L’affaire Laura Stern”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous d’être présente ici, pour défendre ce beau projet ?

Bien sûr ! Le seul but de notre métier est de le partager avec les gens et surtout cette série-là a été créée pour cela. A la base, je suis actrice, tous les projets que l’on fait, c’est pour rencontrer un public, c’est pour poser des questions, c’est pour interroger et quand je passe, comme là, à l’écriture, ça l’est d’autant plus. J’ai eu la chance de collaborer avec Frédéric Krivine, qui avait écrit “Un village français”, une série dans laquelle j’ai joué pendant des années, je ne le connaissais pas très bien en tant que personne mais je me suis rendue compte qu’en ayant dit ses mots, pendant des années, je le connaissais à travers l’écriture bien plus que ce que je ne croyais. Une de ses forces est que l’on n’est ni dans le noir, ni dans le blanc, on est toujours dans une zone de gris, qui permet les questions, qui permet de sortir des clichés et c’est ce que l’on a tenté de faire avec “L’affaire Laura Stern”. On voulait que les gens en sortent en se demandant “Et nous, qu’est-ce que l’on fait ?”, sans du tout poser de culpabilité. C’est un sujet qui touche la violence faite aux femmes mais aussi la violence d’ordre générale, qui nous arrive. A un moment donné, avec notre fragilité d’humain, avec tout ce qui arrive dans le monde, avec ce qui nous arrive plus personnellement, comment réagit-on ? Qu’est-ce qu’on a le droit de faire ? et de ne pas faire ? Si on n’a pas le droit de faire, est-ce qu’on va laisser mourir les gens autour de nous ? Pendant combien de temps ?

Notre métier est la fiction donc on se détache de la réalité. La fiction sert à augmenter la réalité, à poser des questions dessus, à aller un peu plus loin donc c’est bien un personnage de fiction.

Sans doute que le travail préparatoire a été exhaustif ?

Il n’est imprégné que de vérités ! Comme sur toute la longueur du “Village français”, où Frédéric était accompagné, dans l’écriture, par un écrivain, nous ne nous sommes imprégnés que de vrais témoignages, d’histoires aussi plus personnelles et j’ai presque fait un travail d’investigation dans un centre pour femmes, à Marseille. Frédéric, aussi, a beaucoup interrogé de femmes donc tout ce que l’on raconte n’est pas très loin de la réalité, malheureusement.

Justement, la frontière entre la réalité et la fiction n’est sans doute pas très épaisse…

Ce n’était pas du tout simple…On était plus dans la fiction au début mais au plus on a avancé dans le projet, au plus on s’est rapprochés de quelque chose de réel. Dans notre écriture, bien sûr que ce que l’on raconte est imprégné de réalités et de questions que l’on se pose. Après, le metteur en scène, Akim Isker, est aussi quelqu’un qui travaille beaucoup comme cela, qui est très proche du réel, et il a emmené le projet vers presque du documentaire, même si on reste dans de la fiction. Il s’est entouré de femmes, il a beaucoup écouté les femmes victimes, il a emmené ses comédiennes les écouter parce que c’est très important, pour les acteurs, de s’immerger et de rester humbles face aux histoires des gens. Oui, je pense que le travail d’Akim est très humble et très proche des gens ! C’est aussi ce que l’on désirait à l’écriture…

 

 

Parmi les personnes présentes à l’image, il y a d’ailleurs des femmes ayant réellement  connu cette situation….

Notamment dans les salles de parole ! Akim les a, petit à petit, intégrées au projet, pour amener le réalisme dont il avait besoin et pour être avec elles. C’est très compliqué d’être victime et ça permet aussi aux victimes d’essayer de sortir de cette position. Donc, oui, c’était important pour le projet, on a été portés par leur réalité et nos réalités aussi, d’ailleurs, plus cachées, cachées dans nos vies et dans nos proches. La violence est partout…

Lors de projections comme celle-ci, sur grand écran, vous recevez aussi beaucoup…

C’était super intéressant ce soir ! On a notamment eu une femme qui travaille là-dedans depuis plus de vingt ans et ces gens qui se battent ont besoin de porte-paroles, ont besoin que les autres se réveillent. C’est parfois très compliqué d’être seul face à tout cela ! On est de moins en moins seul mais on est encore très très seul…La justice française n’est pas la première à être au courant de tout ce qui se passe. On a encore besoin d’avancer énormément ! La question de la justice est très compliquée…

En tout cas, on vous imagine impatiente de pouvoir proposer cette mini série plus largement au grand public ?

Bien sûr ! J’espère que ce programme pourra circuler et qu’il posera des questions. On a besoin de la justice, elle peut être réparatrice, il est important que les femmes puissent s’exprimer face à la justice. C’est aussi une sorte de cri pour dire “On a besoin que ça existe!”. Je ne sais pas, je pense beaucoup à l’humilité…

Ce programme n’est pas du tout que pour les femmes, c’est un projet que j’ai toujours voulu avec les hommes. Des hommes doux, des hommes bons, des hommes intelligents, il y en a…Je pense aussi aux hommes que l’on éduque, nos fils, les futures générations…Donc c’est un combat, féministe, à faire avec les hommes parce que sans eux, on ne peut rien faire. On ne doit pas le faire contre eux, on doit le faire avec eux ! Il y a des hommes biens autour de nous et à qui jamais ça ne pourrait même ne fusse que d’arriver dans leur esprit de violenter une femme, même psychologiquement ou encore physiquement. Mais il faut qu’ils soient avec nous…Cette série est une série pour éveiller les consciences, avec les hommes, pas contre les hommes, jamais.

 

 

Du coup, que peut-on vous souhaiter pour la soirée de diffusion ?

Que ça fasse débat ! On peut nous souhaiter qu’on sorte de là en se disant “Qu’est-ce que l’on peut faire ? Comment est-ce que l’on peut être plus attentif ?”, en se reconnaissant peut-être victime, en se posant des questions sur soi, en osant dire. Peu importe le sujet mais si, avec les films et les projets que l’on fait, on peut réveiller ne serait-ce que deux à trois personnes…Pour moi, quel qu’en soit le sujet, les plus beaux films sont ceux qui  donnent envie de vivre…J’espère que ça va donner envie d’aider, envie d’écouter, envie de se reconnaître peut-être soi-même victime et se sortir de quelque chose, envie de vivre en gros.

Pour terminer, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

Je suis actrice, j’ai très envie de rejouer. L’écriture m'a beaucoup prise mais j’ai besoin de rejouer, c’est mon métier et je l’aime énormément. Après, j’ai lancé d’autres projets à l’écriture, des projets qui sont sur des sujets qui me sont très personnels, très importants. Ce que j’ai appris avec Frédéric, c’est vraiment qu’il fallait partir de soi. Je n’ai pas 10 000 projets mais les projets sur lesquels je travaille sont des projets qui partent de moi, pour rencontrer les autres.

Merci, Marie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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HBO & France 2 / L'affaire Laura Stern : Akim Isker, le réalisateur, nous en dit plus sur cette mini-série !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Akim,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous nous retrouvons dans le cadre de l’édition 2025 du festival de la fiction TV de La Rochelle, où vous venez défendre “L’affaire Laura Stern”, une mini-série que vous avez réalisée. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

La réponse est dans votre question ! C’est un plaisir fou, pour moi, de partager ce projet-là, avec le public. A La Rochelle, c’est toujours la première fois que les gens le voient…On fait tout un travail, que l’on garde en nous pendant un an, souvent même plus, et puis, à un moment donné, on livre notre bébé, on le montre au monde, d’une certaine manière et ce monde, en l'occurrence, c’est souvent, dans mes films, le public de La Rochelle. Donc, oui, c’est beaucoup beaucoup de plaisir et, en même temps, beaucoup d’attente !

Si l’on revient à la genèse de ce projet, qu’est-ce qui vous avait incité à y participer ?

Le sujet, le sujet et le sujet ! C’est challengeant mais, évidemment, il y a quelque chose d’essentiel et d’urgent. Quand je fais aussi un film que je vais montrer à La Rochelle sur les enfants placés, le livre que je lis me bouleverse et, là, le sujet est trop important, trop essentiel. Ce vivre ensemble, nourrir encore une fois, sans jamais s’arrêter, essayer de faire se rééquilibrer le rapport homme / femmes et parler de la domination masculine, qui est là et qui est encore extrêmement présente, en tant qu’homme c’est intéressant de s’y frotter !

Sinon, très pragmatiquement parlant, j’avais envie de travailler avec ce producteur-là et cette productrice-là.

C’est un sujet qui a pleinement sa place sur le service public…Le but n’est pas forcément d’apporter des réponses mais de poser des questions…

Tout à fait ! C’est d’ouvrir, ou de rouvrir encore une fois, ce débat, et de faire s’éveiller les consciences du mieux que l’on peut. C’est une réalité…

Certainement avez-vous pris aussi beaucoup de plaisir à travailler avec ce casting-là ?

Oui ! De travailler avec ce terreau-là est extraordinaire ! Ce mélange d’actrices extraordinaires, pour ne pas les citer, Valérie, Pauline, Eva, Marie-Sophie…toutes sont démentielles, …et d’acteurs, comme Yannick, Samir, Daren,...C’est un plaisir dingue d’être avec des êtres humains comme ceux-là et de les mélanger à des femmes de ménage, des femmes que mes directrices de casting m’ont aidé à trouver, et à toutes ces femmes d’associations qui ont fini par accepter de jouer avec nous. Ce mélange-là a fait une aventure puissante et j’ai pour habitude de dire que les films ressemblent à l’aventure que ça a été donc, de ce point de vue-là, c’est du pur plaisir…Mais ce n’est pas un plaisir excitant, c’est un plaisir de partage émotionnel !

Votre rôle a été déterminant pour que Valérie fasse partie de l’aventure…

Cela n’a jamais été remis en question, ça a été tout de suite validé. Ce n’est pas du tout prétentieux, Valérie l’a dit aussi, je pense que ce personnage est un cadeau pour une actrice. C’est quelque chose de formidable de jouer cette complicité de l’insupportable, ce passage à l’acte qui est une feuille très fine et cette femme-éponge. Quand j’ai lu cela, j’ai dit aux producteurs que je ne connaissais pas beaucoup d’actrices qui refuseront. La question était de trouver la bonne personne et je crois qu’on l’a trouvée, il n’y a pas de doute. Je le dois aussi beaucoup à mon agent de l’époque, qui a accompagné Valérie longtemps et qui m’a dit “Mais Akim, c’est évident!”. Aujourd’hui, on est tous les deux accompagnés par Laurent Grégoire et on échange avec lui sur la qualité de Valérie…Après, pour elle, c’est génial de s’essayer à un registre très différent de ceux qu’elle a faits jusqu’à aujourd’hui !

Vous êtes sur un fil, avec ce sujet, il faut sensibiliser mais sans tomber dans un autre registre…

C’est toute la complexité de ce projet ! On est sur un fil tout le long, jusqu’au bout, jusqu’au dernier plan même. On est sur un fil de réflexion mais on est sur un fil de tension aussi et, pour moi, en tant que réalisateur, même artistiquement et techniquement parlant, j’ai passé tout le processus de préparation de tournage et de postproduction à la recherche de l’équilibre, à la recherche du juste équilibre entre ces thèmes sociétaux incarnés par le réel et l’empathie sur le personnage, pour pouvoir accepter ce qu’elle fait, ou en tout cas la suivre. Parfois, la tension prenait un peu trop le dessus et il fallait rééquilibrer, parfois l’émotionnel prenait un peu trop le dessus et il ne fallait pas que l’on soit mélo. Donc, oui, pour moi, ça a été un travail très très très difficile et exigeant de trouver cet équilibre-là. C’est un projet un peu hybride !

Sans doute êtes-vous impatient de pouvoir présenter cette mini-série plus largement au grand public ?

Bien sûr ! De toute façon, on fait ce métier-là pour ça, on fait ce métier pour prendre une parole et, après, la partager. Sinon, on fait des films et on les laisse dans la cave…Ce moment est important mais il est particulier chez moi, je ne profite pas pleinement de ce moment, c’est-à-dire que ça ne m’appartient plus. Souvent même, je suis déjà assez loin…Mais, oui, je suis impatient que le débat public s’empare, comme cela, de séries de mission publique mais je suis très impatient d’aller la partager avec les équipes techniques. On le dit trop peu mais trouver cette finesse et cet équilibre, tout seul je ne sais pas le faire ! Ma monteuse est extraordinaire, elle est en or, le compositeur a fait un travail dément, le chef op a été juste le prolongement de ma pensée pour l’exprimer en images, mon assistante a été mon plus grand soutien et m’a emmené vers la complexité. Je pourrais tous les citer, ils sont cinquante à soixante-dix.

Merci, Akim, pour toutes vos réponses !

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France 3 / Bellefond : Jeaneta Domingos évoque le nouvel épisode inédit, diffusé ce mardi 27 janvier !

Publié le par Julian STOCKY

© François LEFEBVRE - France Télévisions

 

 

Bonjour Jeaneta,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les téléspectateurs de France 3 pourront vous retrouver le mardi 27 janvier prochain, en prime time, dans “Liaison dangereuse”, un nouvel épisode inédit de “Bellefond”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Totalement, vraiment ! J’ai déjà fait plusieurs épisodes de “Bellefond” et plus on avance, plus c’est amusant donc, vraiment, je suis très contente, oui ! J’aime bien l’intrigue de celui-ci, ce sera marrant…

Ce programme est, à chaque fois, l’occasion de côtoyer un chouette casting de récurrents et de guests…

Absolument ! Ce n’est pas un mystère, je suis une jeune comédienne, cela fait 3 ans maintenant que je fais cela, j’avais commencé avec “Bellefond” et, à chaque fois, on a la chance d’avoir un casting qui est totalement incroyable. J’ai eu beaucoup de scènes, cette saison, avec un certain Roland Menou, que j’ai découvert en plateau et on a tellement rigolé, mais tellement. Vraiment, je suis très contente, oui !

 

© François LEFEBVRE - France Télévisions

 

…et de tourner dans de magnifiques décors…

Totalement ! Je pense que c’est aussi pour cela que la série plait…Les paysages sont hyper bien réalisés et, grâce au tournage, aux intrigues et à l’histoire, en fait, j’ai pu tourner dans des lieux exceptionnels ! Je pense à Martigues…On est toujours dans le sud, donc c’est vraiment un plaisir, c’est le soleil, ce sont les beaux décors, c’est la nature, c’est extraordinaire ! Ce seront encore de belles images cette année…

Quel regard portez-vous sur Awa, votre personnage ?

Je regarde Awa un peu comme ma sœur, finalement ! C’est un personnage que j’affectionne vraiment tout particulièrement. Les casteurs le disent souvent, la plupart du temps on n’est jamais loin du personnage et, là, pour le coup, je la regarde avec beaucoup de douceur, avec beaucoup de fierté aussi parce qu’elle évolue au fil des épisodes. On a découvert une jeune fille méfiante, un peu fermée, hyper stricte et, peu à peu, elle lâche ses gardes et, finalement, ça devient un joli papillon. Au fil des intrigues, on la découvre…Là, on va découvrir encore une autre facette donc je la regarde avec beaucoup d’amour et de bienveillance.

 

© François LEFEBVRE - France Télévisions

 

Il vous permet une palette de jeu sans doute plaisante à défendre…

Totalement ! Oui, ce personnage est, pour moi, un laboratoire, c’est-à-dire que j’ai pu explorer, en termes de palette émotionnelle, un certain nombre de choses. Là, évidemment, à jouer et à travailler en amont, c’est exactement ce que je recherche !

D’ailleurs, au moment de vous glisser dans sa peau, avez-vous parfois certaines sources particulières d’inspiration ?

Oui, oui. C’est marrant parce que, à la base, ce personnage est quand même assez exceptionnel. D’ailleurs, j’ai eu l’occasion d’en parler avec les auteurs de la série et, en fait, ce n’est pas un personnage que l’on retrouve souvent. L’inspiration, évidemment, je l’ai…Je ne sais pas si c’est flagrant à l’écran mais, oui, je m’inspire d’énormément de choses pour l’interpréter.

 

© François LEFEBVRE - France Télévisions

 

Cet épisode va être l’occasion d’une nouvelle belle enquête…

Tout à fait ! Ce qui me plait dans cette intrigue, déjà c’est que l’infiltration est très drôle. Le personnage de Yasmine ajoute un nouveau piquant, qui apporte une nouvelle dynamique dans le trio que l’on forme avec les autres stagiaires. Et la vie personnelle d’Awa s’entremêle avec l’intrigue donc ça tient en haleine ! Il va y avoir pas mal de péripéties…

Plus globalement, quels principaux retours du public pouvez-vous avoir sur la série ou sur votre personnage ?

C’est marrant, souvent, je reçois des messages sur les réseaux qui disent “Enfin, Awa se lâche!”. A chaque fois, cela me fait rire, je me dis “Super, eux aussi ressentent cette évolution!”. Ensuite, d’un point de vue global, souvent on nous dit que “C’est une super équipe, une super team, on a envie de faire partie du groupe”. 

Certainement êtes-vous impatiente de découvrir ceux pour ce nouvel épisode ?

Tellement, tellement, j’ai vraiment hâte, oui !

 

© François LEFEBVRE - France Télévisions

 

Vivement un septième opus alors….

Vivement la suite, c’est clair…D’ailleurs, elle est déjà un peu tournée aussi…Je sais ce qui va se passer par la suite donc c’est un grand “Mais vivement la suite, totalement!”. On a déjà tourné les épisodes 7 et 8 cet automne…

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

Je suis très heureuse d’être dans la saison 2 d’une série pour France 3 qui s’appelle “A priori”, qui est une intrigue, sur fond d’humour, qui se passe aussi dans le sud. D’ailleurs, on accueille Florent Manaudou, ça va vraiment être fun, je pense qu’on va bien s’amuser à regarder les épisodes. Et je suis également dans un court-métrage, qui s’appelle “Que du bonheur !”, qui va être diffusé sur TF1 en mars prochain. 

Donc, pour 2026, on peut me souhaiter des castings, des opportunités, des tournages…J’adore cela, j’ai vraiment de la chance de faire ce métier donc si, toutefois, on peut me souhaiter quelque chose, c’est que ça continue ! Cela m’excite vraiment de le faire, je suis très heureuse et très comblée !

Merci, Jeaneta, pour toutes vos réponses !

 

© François LEFEBVRE - France Télévisions

 

© François LEFEBVRE - France Télévisions

 

© François LEFEBVRE - France Télévisions

 

© François LEFEBVRE - France Télévisions

 

© François LEFEBVRE - France Télévisions

 

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France 2 / Comme une ombre : Sara Martins évoque Claire, son personnage dans ce téléfilm inédit !

Publié le par Julian STOCKY

@ Nicolas Robin - France Télévisions

 

 

Bonjour Sara,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Les téléspectateurs de France 2 pourront vous retrouver le mercredi 28 janvier prochain, à 21h 10, dans “Comme une ombre”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui ! De toute façon, ce métier est toujours un plaisir ! Là, ça l’était d’autant plus parce que c’est vraiment un film d’équipe, ce qui était déjà écrit dans le scénario…Sur cet unitaire, qui reste une fiction policière assez classique d’apparence, une brigade va être confrontée à un tueur, qui va se révéler être un tueur en série …Chose peu classique en France. La commandante Sainz, jouée par Marie Denardaud, va se voir imposer une équipière, mon personnage, qui est psycho-criminologue. Pendant des années, on a aimé raconter que, quand il y a deux femmes de pouvoir dans la même pièce, elles se crêpent le chignon mais, là, non, d’une manière très belle, ces deux femmes, qui sont très différentes et qui ont des méthodes qui le sont aussi, vont plutôt devenir complices, étant habitées par la même envie de mettre la main sur ce tueur. Il y aura de vraies questions de moralité, on va se rendre compte que la teneur des crimes est particulière et on aurait presque envie d’excuser ce criminel.

La commandante Sainz est entourée d’une brigade de flics, qui sont déjà très forts…J’ai rarement vu des personnages secondaires aussi bien écrits et qui, chacun, ont des trajectoires dans lesquelles on a envie de se plonger. Foëd Amara joue ce flic qui a grandi en banlieue et qui y vit toujours, et qui est donc tiraillé entre sa situation d’un flic en banlieue et d’un arabe au commissariat. Cédric Appietto est arrivé avec sa moustache, son intelligence et sa dérision pour faire d’un flic, qui a la cinquantaine passée et qui est un peu cassé, un flic génial. Il joue sur cette caricature du flic beauf, dont on pourrait comprendre qu’il ait une certaine mentalité mais qui est tout l’inverse…Là-dessus, arrive cette toute jeune inspectrice, jouée par Tiphaine Daviot, une jeune nana complètement féministe…Forcément, sa rencontre avec le personnage joué par Cédric fera des étincelles : on ne peut pas faire deux plus grands opposés qui vont devoir s’entendre ! Donc, déjà dès l’écriture, on avait un beau panel de personnes très différentes mais qui fonctionnent bien ensemble. 

 

@ Nicolas Robin - France Télévisions

 

Il se trouve que c’est aussi une équipe d’acteurs tellement attachants et formidables, on a eu un plaisir fou à travailler ensemble. Je connais Marie depuis très longtemps, quand nous étions étudiantes en arts dramatiques mais nous n’avions pas eu l’occasion de travailler ensemble. Donc c’était super et on savait que l’on allait avoir cette petite connivence dans le regard…

Quel regard portez-vous sur votre personnage, Claire Legendre ? Sans doute vous a-t-il permis une palette de jeu plaisante à défendre ?

J’ai beaucoup joué de policières mais, là, effectivement, cette profileuse a cette particularité d’être une flic qui est un peu un électron libre. Elle n’est pas habituée au commissariat…Elle arrive au milieu d’une équipe qui a l’habitude de fonctionner ensemble et qui n’est pas toujours prête à accueillir quelqu’un de nouveau. Il faut donc qu’elle fasse ses preuves, en leur amenant une manière d’enquêter peut-être différente, en qualité de psycho-criminologue en fait. Cette femme est très très mystérieuse, elle est un peu un cavalier solitaire, elle qui va ponctuellement de commissariat en commissariat, pour aider à des enquêtes. D’ailleurs, c’est une femme qui n’a pas de vie privée ni familiale, elle est très très libre, elle consomme des hommes avec consentement, elle ne s’excuse de rien, …Elle est brillante, elle le sait, c’est une femme qui avance ! 

Avec Marie, c’est un duo formidable. Malgré tout, il y a aussi des enjeux politiques dans l’intrigue et elles vont faire front. 

Cela m’intéressait de jouer ce personnage un peu opaque…. Je n’ai pas cherché à gommer les zones de mystère. Au contraire, comme c’est une femme qui ne s’excuse pas, je me dis que j’allais la prendre comme cela, sans l’expliquer ou la justifier.

D’ailleurs, au moment de vous glisser dans sa peau, aviez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

Non, malheureusement, tout va très vite et on n’a pas toujours le temps de faire les recherches que l’on aimerait, en tant qu’acteur. Et puis, ça aurait dépassé, de toute façon, le contexte du film parce que, encore une fois, il ne tourne pas sur le personnage de Claire, c’est vraiment un film choral. Maintenant, on a tous, dans notre inconscient collectif, vu des films sur des profileurs donc on a un peu cela en tête. En même temps, je crois qu’il n’y a pas de profil type, je pense que ce sont avant tout des gens qui sont des psychologues qui ont choisi de se spécialiser dans la criminologie. Cela peut être des gens très rigides comme, au contraire, des gens border line. Là, Claire a un peu cette dualité : je pense que c’est quelqu’un de très méticuleuse sur beaucoup de choses, elle gagne bien sa vie donc elle a du style, elle soigne son apparence, elle a une manière de paraître très organisée mais, à l’intérieur, c’est le chaos, elle n’a pas du tout une vie stable ni posée, avec une routine, c’est une femme qui vit à l’hotel, qui a des amants différents tous les soirs. C’est vraiment un personnage difficile à catégoriser…

Ce métier-là, de profileur, n’existe pas, en France, comme il existe dans les fictions. Oui, ce seraient des psychologues consultants, qui analysent des criminels mais ce ne seraient pas des flics de terrain. Donc j’ai un peu repensé à des films que l’on a tous vus mais cela ne m’a pas été d’une grande utilité, j’ai finalement fait avec ce qui était écrit. Ce qui était le plus important, c’était comment cette femme allait trouver sa place dans cette équipe de flics déjà très soudée. 

 

@ Nicolas Robin - France Télévisions

 

Ce projet a aussi été l’occasion de tourner dans la belle ville de Lyon…

Oui, c’est la ville où j’ai grandi. Il y a de plus en plus de tournages à Lyon, j’en suis ravie parce que c’est une ville très cinégénique. Il y a vraiment tout, on peut autant avoir des quartiers très chics et très huppés, comme on peut aussi avoir des banlieues assez difficiles. Il y a tous les terrains de jeu…On ne l’a pas beaucoup fait, on les évoque mais on peut aussi s’amuser avec des quartiers particuliers, comme celui des traboules, qui pourrait être un labyrinthe sous terrain. Lyon, oui, offre énormément de possibilités pour les tournages et, en plus, on y est bien, on y mange bien. Après, vous savez, peu importe l’endroit où je suis, l’important, pour moi, est d’être bien entourée ! 

Certainement êtes-vous impatiente de découvrir le rendu final ainsi que les retours des téléspectateurs ?

J’ai déjà vu le film. Souvent, en tant qu’acteur, on en voit beaucoup mais pas forcément tout, lors de la postproduction, où on intervient au niveau du son de certaines scènes. Là, c’était tellement une équipe formidable que l’on avait besoin de se retrouver et la production, aussi, avait envie de nous réunir. Donc elle a organisé un visionnage entre nous, on l’a donc vu ensemble…On a été surpris ensemble : il y a des choses que l’on n’avait pas vu venir ! Il y a l’équipe des flics, certes, mais les acteurs des guests ont aussi emmené leurs personnages dans des directions que j’ai trouvées formidables…Je pense qu’il y a une vraie homogénéité dans le jeu, ça joue bien, tous les personnages sont très crédibles. J'étais assez souvent émue, il y a beaucoup de situations touchantes. Stéphane, le chef opérateur, a également posé, sur cette histoire assez sombre, une très belle lumière. 

Mon métier est d’être sur le plateau, pour interpréter un personnage, et j’adore cela. Après, une fois le film fini et livré, il ne m’appartient plus…J’ai évidemment envie que les gens l’aiment mais si ce n’est pas le cas, je comprendrais aussi pourquoi. Donc je suis détachée des retours, je n’ai pas la même pression que les producteurs. Là, on aurait tous envie, en tout cas, d’un beau succès, pour en faire une suite éventuelle… Si les téléspectateurs sont au rendez-vous, peut-être que la chaîne aura envie de continuer cette aventure ? On en aurait tous très envie, il y a moyen de faire quelque chose…Ce n’est pas écrit comme cela mais c’est possible ! Donc on aimerait bien que les gens apprécient…

 

@ Nicolas Robin - France Télévisions

 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

Sur Prime, vous avez toujours la série américaine “Those about to die” - “Ceux qui vont mourir”, un programme sur la construction du Colisée. C’est un série de grand spectacle, sur les courses de chars et les combats de gladiateurs. Elle vaut d’autant plus la peine qu’il y a Sir Anthony Hopkins dedans….Vraiment, je vous la recommande !

Là, je commence un tournage à Lille, d’un nouvel opus de “Disparition inquiétante”, où je serai encore flic, accompagnée cette fois de Bruno Sanches. Je retrouve une réalisatrice avec qui j’avais commencé à mes vingt ans…Je me réjouis ! 

On a tourné aussi d’autres opus de “Alexandra Ehle”, la série où Julie Depardieu est médecin légiste.

Merci, Sara, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Pascal Cygan revient sur son parcours de footballeur professionnel et évoque ses envies pour la suite !

Publié le par Julian STOCKY

@ P. Lahalle/L'Équipe

 

 

Bonjour Pascal,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez eu une longue et brillante carrière de footballeur professionnel, on aura l’occasion d’en reparler. Si l’on en revient à sa genèse, d’où vous vient cette passion pour le ballon rond ?

Probablement de l’adolescence…J’étais fils de gendarme, on avait à notre disposition, à la gendarmerie, terrain de foot, terrain de tennis, terrain de basket, terrain de handball, une salle à l’intérieur où on faisait beaucoup de sport, mes fenêtres donnaient sur les terrains de tennis, la chambre de ma soeur sur les terrains de foot donc ceci explique sûrement cela. Et puis, bon, on avait aussi des copains avec qui il fallait tuer le temps et quoi de mieux qu’un 3 contre 3 ou qu’un 2 contre 2 sur un des terrains ?

Après des débuts séniors à Wasquehal, vous rejoignez le LOSC, où vous vivez de nombreuses émotions : une descente en Division 2, une blessure aux ischio-jambiers, un replacement dans l’axe de la défense, un retour dans l’élite, une qualification pour la coupe d’Europe, le trophée de l’étoile d’or France Football, …Quels souvenirs en gardez-vous ?

Le point le plus marquant est cette journée d'entraînement à Wasquehal, où notre coach vient m’apprendre que Jean Fernandez est là, même si je l’avais reconnu sur le bord du terrain. Je savais qu’il était présent pour notre attaquant mais aussi qu’il souhaitait me prendre. Donc j’ai fait deux semaines d’essai ensuite au LOSC…Moi qui venais de rater la marche du niveau professionnel avec Valenciennes au centre de formation, une année auparavant, j’avais une deuxième possibilité de coincer le pied dans la porte du monde professionnel et je ne comptais pas la laisser passer. Donc je pense que le premier fait marquant est celui-là.

 

 

Le deuxième est d’avoir réussi ces deux semaines de stage au LOSC et puis, après, tout s’enchaine : première titularisation à Saint-Etienne, qui est un moment important, ensuite il  y a ce premier contrat pro signé et puis la remontée en Ligue 1, moi qui faisais partie de l’effectif qui avait fait descendre le club en Ligue 2….

A l’été 2002, vous traversez la Manche et rejoignez Arsenal. Quelles raisons vous y avait incité ?

Tout simplement parce que Arsenal, à ce moment-là, fait partie du top 10 européen, voir mondial et ça ne se refuse pas Arsenal, avec comme manager Arsène Wenger, avec comme têtes d’affiche dans l’équipe Thierry Henry, Patrick Vieira, Robert Pires, Sylvain Wiltord, pour ne citer que ces quatre internationaux français. Et puis, peut-être aussi parce que, une année auparavant, je crois signer à West Ham, en recevant le président et le manager, avant que ça ne capote. Je venais non pas de faire la boucle avec le LOSC mais j’avais remis le club où il était, j’avais fait une énorme saison en tant que défenseur, c’était une opportunité pour moi mais aussi pour le club, même si le transfert n’a coûté que 2.4 millions, de remplir un peu les caisses.

 

 

Vous remportez le titre de champion en 2004, ce qui doit certainement être un moment marquant ?

Oui ! Mais pas aussi fort que les entraînements, chaque jour, avec Dennis Bergkamp, ou face à Thierry Henry. Je me retrouve à m'entraîner au près des meilleurs joueurs mondiaux à ce moment-là, puisque tous les joueurs qui composent l’effectif étaient internationaux. Je faisais figure de rareté puisque j’étais le seul à ne pas jouer pour mon pays. J’ai vécu un rêve éveillé pendant quatre années !

Mais, effectivement, l’apothéose, ce sont toujours les trophées, les victoires et, évidemment, se faire scander par 40 000 personnes, à Highbury, en train de soulever la coupe, est fantastique !

Ce titre est resté gravé : dès qu’une équipe, ces dernières années, commence à faire une série, le téléphone sonne pour des interviews donc, oui, ça fait plaisir d’avoir écrit l’histoire. Même si je ne faisais pas partie des titulaires indiscutables, j’ai quand même participé à dix-huit matchs. Donc une grande fierté, évidemment !

A l’été 2006, vous signez à Villarreal. Quelles principales différences avez-vous éventuellement pu constater entre ces deux pays, en termes notamment de jeu ou encore de culture footballistique ?

J’en ai vue une grosse, c’est l’aspect physique et athlétique. En France, c’est du 70/30, surtout avec Vahid, qui basait énormément ces entraînements sur la forme physique. A Arsenal, on a complètement coupé la chose en deux, c’est-à-dire qu’il y avait peut-être 30 à 40% de travail physique et puis, tout le reste était technico-tactique. En Espagne, c’était encore pire, mais c’était mieux pour un joueur qui n’aime pas trop courir, comme j’ai pu l’être. On ne faisait que des petits exercices, une fois toutes les deux ou trois semaines, de musculation ou de fractionné mais, à part ça, ce n’était que du ballon…sous le soleil. S'entraîner sous le crachin, la pluie ou le froid et, du jour au lendemain, être sous 25 degrés le matin à neuf heures, ça vous change la vie aussi ! 

 

@ PAUL ELLIS/AFP

 

Depuis l’arrêt de votre carrière, vous avez pu connaître plusieurs expériences de coachs, dans différentes catégories. C’est sans doute, là, l’occasion de partager et de transmettre votre expérience ?

C’est le seul regret que j’ai, en ce moment, c’est que j’ai connu les deux meilleurs championnats qui existent, la Premier League et la Liga, j’ai côtoyé les plus grands joueurs internationaux, j’ai affronté les plus grands joueurs internationaux, que ce soient Messi ou Ronaldo, pour ne citer qu’eux, j’ai côtoyé de grands entraîneurs renommés et réputés pour leur science, comme Arsène Wenger ou Manuel Pellegrini…et, malgré tout, je ne parviens pas à entraîner un club professionnel ou un centre de formation. Ce n’est pas incompréhensible…mais pas loin!

Plus globalement, avec le recul, quel bilan tirez-vous de votre carrière ?

Un bilan exceptionnel ! Quand je signe à Valenciennes, au centre de formation, je suis petit, bouffi, j’ai deux à trois kilos en trop, je n’avance déjà pas vite à ce moment-là et, au final, je fais partie des Gunners invincibles, je suis élu meilleur joueur du championnat de France en tant que défenseur - c’est un peu mon ballon d’Or de Cannavaro en tant que défenseur -, j’ai bien gagné ma vie pendant ces années…Donc une grosse fierté, déjà ! 

Quel joueur diriez-vous avoir été ?

J’ai été un joueur cohérent, c’est-à-dire que je ne faisais pas d’étincelles mais j’étais régulier, sobre, sérieux et travailleur. Sans cela, difficile d’ailleurs d’atteindre le haut niveau ou les sommets, dans quelque domaine que ce soit…J’avais évidemment aussi beaucoup de rigueur, étant donné que je n’étais pas doué initialement de grosses qualités, qu’elles soient techniques ou physiques. Donc il a fallu trouver d’autres armes : la lecture du jeu, l’anticipation, la simplicité, le sérieux…Voilà ce qui caractérise le Pascal Cygan joueur !

Aujourd’hui, croyez-vous que votre poste, sur le terrain, est différent de celui de votre époque ?

Différent, non, parce qu’il y avait aussi, à notre époque, des relances et des sorties de balle, même si c’était moins souvent et qu’il nous arrivait beaucoup plus de balancer le ballon devant. Maintenant, ce qui change beaucoup, c’est qu’il y a beaucoup d’équipes qui jouent un peu à la Guardiola, à la barcelonaise, avec une grosse possession et qui n’attaquent que quand il y a une ouverture ou un décalage. Donc l’intensité d’un match, même pour un défenseur, n’est pas aussi importante maintenant qu’elle a pu l’être à l’époque, où il y avait beaucoup plus de va-et-vient d’un côté ou de l’autre, puisque le ballon pouvait partir de quarante mètres derrière et arriver aux abords de notre ligne défensive. La seule chose qui change, c’est que l’on avait peut-être un peu plus de travail, un peu plus souvent, à l’époque que maintenant.

Quand vous regardez, maintenant, un match d’un de vos anciens clubs, votre cœur bat-il un peu plus fort ?

Evidemment ! Même si je suis également triste quand je vois le PSG chuter en finale de la ligue des champions contre le Bayern il y a quelques années. J’ai la chance de voir le LOSC, Arsenal, Villarreal et Cartagena en bonne santé financière donc ne pas disparaître, même si le LOSC a failli, avec Gérard Lopez. Je peux donc les voir à la télé ou au stade, au haut niveau en plus donc, effectivement, il y a une grosse satisfaction et une grosse envie de les soutenir.

D’ailleurs, quel regard portez-vous sur la Ligue 1 actuelle ?

Un regard positif, déjà ! Même s’il n’y a que le PSG qui arrive à faire quelque chose de concret en coupe d’Europe, en jouant les premières places, ça reste quand même une équipe qui arrive à entraîner tout un championnat et à mettre la lumière dessus. C’est un point positif, cela ne permet peut-être pas encore à la Ligue 1 de rivaliser avec la Premier League et avec la Liga mais le jour où Marseille, Lyon, Lille et Monaco arriveront à faire, comme à l’époque en Angleterre, à savoir un top 4 ou 5 régulier, avec des qualifications en Ligue des Champions et des parcours loin dans la compétition, là on commencera à avoir une Ligue 1 homogène et compétitive.

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre parcours ?

On peut me souhaiter de retrouver une équipe à entraîner, qui corresponde à mes souhaits, c’est-à-dire qui soit le plus haut possible. 

Merci, Pascal, pour toutes vos réponses !

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France 3 / Face à face : Constance Gay nous en dit plus sur la saison 4, actuellement en diffusion chaque mardi soir !

Publié le par Julian STOCKY

© Christophe LARTIGE - France Télévisions - 3ème Oeil Productions

 

 

Bonjour Constance,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !

Les téléspectateurs de France 3 peuvent actuellement vous retrouver pour une nouvelle saison de “Face à face”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, oui, bien sûr ! J’ai eu beaucoup de plaisir à retrouver un personnage que je connais vraiment bien, parce que trois saisons, c’est assez énorme, à retrouver des acteurs avec qui j’ai déjà joué et dont je connais les manières de fonctionner et de travailler, ainsi qu’un réalisateur, Lionel Chatton, qui est là depuis pas mal de temps et qui fait partie intégrante de la série.

La joie doit certainement aussi être dans le fait de retrouver cette belle ville de Strasbourg…

Tout à fait ! C’est pareil, j’ai un peu l’impression que Strasbourg est ma deuxième maison…C’est un rendez-vous quasiment annuel, je passe trois mois sur place et je connais vraiment très bien la ville maintenant. Donc c’est agréable d’y revenir ! 

Votre personnage, Vanessa Tancelin, voit son équilibre être quelque peu tourmenté dans cette saison 4…

C’est un peu l’âge de raison pour elle. Elle a vécu des choses, dans la troisième saison, qui étaient vraiment des questions de femme et qui l’ont vite faite passer à l’âge adulte. Là où elle était encore un peu adolescente, elle avait dû se poser, réfléchir et faire des choix. On la retrouve sur cette saison 4, qui commence, pour elle, sur les chapeaux de roues, en étant kidnappée donc, outre les questions qu’elle s’était posées précédemment, à savoir la maternité, l’amour, le couple, …là, c’est carrément une question de vie ou de mort. 

Vanessa, de toute façon, est un personnage tourmenté, le yin et le yang se rencontrent constamment en elle. 

 

© Christophe LARTIGE - France Télévisions - 3ème Oeil Productions

 

Ce qui vous permet probablement d’aller toujours plus loin dans la palette de jeu à défendre…

Tout à fait ! On retrouve vraiment les ingrédients de Vanessa des saisons 1,2 et 3. Il y a juste quelques curseurs que l’on pousse un peu plus loin parce que les enjeux sont, pour elle, plus prononcés sur cette saison 4. Mais on reste sur la même recette…

Quel regard portez-vous d’ailleurs sur son évolution, en quatre saisons ?

En saison 1, elle se cherche une famille, c’est vraiment la jeune adulte qui a besoin de reconnaissance familiale et, une fois qu’elle l’a trouvée, les questions de créer sa propre famille viennent à elle et elle est un peu obligée de devenir adulte…Donc elle est moins en colère, elle a moins besoin de reconnaissance et elle en est à créer sa propre vie.

De retrouver ce personnage chaque année, après plusieurs mois loin d’elle, vous apporte sans doute une certaine fraîcheur pour son interprétation…

C’est toujours un plaisir de la retrouver. C’est comme un costume que l’on enfile, que l’on connaît par cœur et qui est fait sur mesure, parce qu’on l’a tellement incarné qu’il est en nous. De la retrouver un an après permet toujours de prendre un peu de recul et de distance, pour mieux l’interpréter.

 

© Christophe LARTIGE - France Télévisions - 3ème Oeil Productions

 

Comme à l’habitude, en plus des situations personnelles, les enquêtes permettent de mettre en lumière des sujets importants, pour certains méconnus du grand public…

Ce ne sont pas tant les sujets, ce sont surtout les questions de droit, en fait, qui sont méconnues. Les thèmes sont connus des gens, je dirais que les arènes des enquêtes sont des lieux déjà vus dans des films mais, en revanche, les questions de droit qui se posent - c’est toujours la petite phrase de droit dans les premières minutes des épisodes - sont toujours hyper intéressantes parce que personne ne connaît les alinéas des grandes lois. Tout le monde pense connaître, au mois de manière évasive, les grandes lignes de celles du viol, du meurtre, de l’incercération mais il y a toujours des lois qui vont plus loin et qui remettent en question la loi elle-même. C’est pour cela que les enquêtes de “Face à face” sont un peu différentes, elles posent toujours une question de droit que l’on ne connaissait pas. 

Plus globalement, quels principaux retours du public pouvez-vous avoir ?

Franchement, les gens adorent ce personnage ! Je pensais qu’il y en aurait qui pourraient la trouver un peu trop tout feu tout flamme, à prendre trop d’espace, à parler trop fort,...On s’était beaucoup demandé si les personnes âgées ne la trouvaient pas un peu plus chiante que ”attachiante”…En fait, c’est tout le contraire ! Vraiment, je parle beaucoup avec des gens qui sont de milieux très différents, d’âges très différents et ils sont en empathie avec Vanessa, chose pour laquelle je m’étais vraiment battue. C’est une profonde gentille, qui essaie de faire le bien autour d’elle, même si elle est maladroite. En fait, elle est mon royaume pour une vanne : pour se marrer, elle ira jusqu’au bout et si on a envie de se détendre devant un feuilleton, je trouve que c’est quand même un personnage super sympa. 

Des gamines ou des adolescentes me disent : “Vanessa est vraiment une source d’inspiration, elle est solaire et, à la fois, connaît des moments très darks. Je suis un peu comme cela aussi, j’ai l’impression d’être bizarre mais elle nous montre que ce n’est pas le cas. Elle s’affirme, on aimerait être pareille, on aimerait avoir plus de sa gouaille et de son affirmation sur les choses”. J’ai même autant d’ados qui aimeraient être Vanessa, que de femmes plus âgées qui l’adorent parce qu’elles reconnaissent l’adolescente ou la jeune femme qu’elles étaient. Je n’ai, en tout cas, que des super retours et ça fait vraiment plaisir !

Vivement la saison 5 alors…

Oui ! On ne sait pas s’il y en aura une mais on verra bien !

 

© Christophe LARTIGE - France Télévisions - 3ème Oeil Productions

 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

Je viens de terminer le tournage de la saison 2 de “Flashback”, pour TF1, avec Michael Youn. J’ai aussi tourné sur la magnifique série d’époque “Été 36”, qui sera diffusée sur TF1 et Netflix. C’est une fresque de femmes de l’année 36, en lien avec les congés payés. 

Merci, Constance, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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France 3 / Face à face : Frédéric Schalck nous apporte son regard sur Vladimir, son personnage !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Frédéric,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les téléspectateurs de France 3 peuvent actuellement vous retrouver dans la nouvelle saison de “Face à face”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui ! D’abord, ça a été un immense plaisir d’être pris dans la série. La probabilité pour que cela arrive était quand même assez mince…J’ai eu la chance de participer à l’audition, ensuite d’être pris et puis, après, de découvrir que ça allait devenir un rôle récurrent, ce qui n’était pas forcément garanti au départ. Quand vous arrivez, vous pensez que vous allez jouer deux à trois jours et, finalement, vous êtes encore présent dans les épisodes suivants…puis votre rôle se déploie. C’est vrai, dans une série, que c’est assez excitant et inquiétant de se demander si on en sera encore, si notre personnage sera toujours là, s’il aura un peu plus d’existence ou pas. Dans beaucoup de programmes, des rôles disparaissent du jour au lendemain et, donc, j’ai toujours eu l’impression de passer entre les mailles du filet et d’avoir la chance de pouvoir être encore là en saison 4.

Ce projet est l’occasion de tourner dans cette belle ville de Strasbourg…et de côtoyer un chouette casting…

Oui, oui ! Surtout que, pour moi, c’est ma première expérience télé…C’est assez impressionnant parce que je suis aussi spectateur. Je connaissais, pour les avoir déjà vus, Claire Borotra, Pascal Demolon, Marianne James,...J’ai beaucoup d’admiration pour eux et c’est vrai que c’est une chance incroyable de pouvoir les côtoyer et de leur donner la réplique. 

En plus, chez moi, à Strasbourg, ce qui était super…C’est amusant d’ailleurs parce que, en saison 4, nous avons tourné dans le palais U, là où j’ai fait mes études. C’est drôle de revenir vingt ans plus tard dans un endroit qui est un lieu sérieux, où il fallait travailler, apprendre et passer ses examens, et d’y revenir pour jouer et s’amuser. J’ai beaucoup tourné en intérieur mais, quand j’avais des scènes en extérieur, c’était étonnant de voir le restaurant dans lequel je mange souvent, de voir le magasin où je fais dès fois mes courses, de voir la rue où habitaient mes grands-parents,...C’est vrai que c’est cocasse de tourner dans sa propre ville !

Quel regard portez-vous sur votre personnage, Vladimir Satouri ?

C’est un personnage que j’aime bien, qui est assez discret, qui est peu présent mais je dois dire que, grâce aux réalisateurs, notamment Lionel Chatton, on en a fait quelque chose…Très vite, avec le texte écrit, on en a fait un personnage un peu en décalage par rapport aux autres. On est dans une enquête policière assez sérieuse, on est aussi dans une intrigue familiale, où il y a de la légèreté et de la gravité et je pense que mon personnage est un peu un personnage comique. Ses scènes sont toujours un peu amusantes et on dit toujours, avec les réalisateurs, qu’il faut qu’on puisse un peu rire aussi, dans la série, ou, du moins, sourire…C’est ce que l’on a essayé de faire ! 

J’ai tenté d’apporter mon humour et, quand c’était possible, de rajouter des choses…On en a discuté plusieurs fois avec Claire Borotra. Souvent, dans le scénario, Vladimir a simplement un regard, ou bien il écrit mais ne dit pas grand-chose. Claire a insisté aussi pour qu’une relation s’instaure entre nous et pour qu’il y ait davantage de complicité entre les deux personnages. Finalement, ce rôle est attachant, il a de l’humour et il est aux petits soins pour la juge d'instruction. Il essaie toujours de la soutenir voire de la couvrir, d’ailleurs il prend même des risques…

 

 

On le voit, effectivement, encore cette saison, il est souvent une sorte de confident ou de conseiller pour la juge, en tout cas une épaule sur laquelle se reposer….

Absolument ! Parfois, la juge se garde aussi de ne pas tout lui dire…Dès fois, il sent qu’il y a un problème et que quelque chose ne va pas mais il n’est pas informé vraiment non plus de ce qui se passe.…Donc il la soutient, il l’épaule, tout en ne comprenant pas toujours ce qui est en train de se jouer. Je pense notamment au moment où elle antidate un document et où il lui file un coup de main, mais sans vraiment comprendre ce qui se passe. 

On a aussi rajouté des petites choses quotidiennes, des petites discussions…Dès fois, on a fait des improvisations, quand cela a été possible, pour donner un quotidien un peu plus détendu dans ce bureau d’instruction, où il se passe quand même souvent des choses un peu pesantes. 

Au moment de vous glisser dans ses habits, aviez-vous d’ailleurs eu certaines sources particulières d’inspiration ?

Je ne sais pas…Oui, sûrement ! Ce sont des choses, un peu inconscientes, qui viennent avec les années, qui ne sont pas forcément voulues. J’essaie que ce soit amusant et léger, quand la scène s’y prête. Derrière cela, il y a tout ce que j’ai vu et lu, les acteurs que j’ai admirés, surtout au théâtre. J’étais un grand fan de Robert Hirsch, qui est décédé il y a peu, un immense acteur du théâtre français, qui jouait des rôles burlesques. Mais j’ai aussi regardé tous les “Laurel et Hardy” et tous les films muets en noir et blanc, ou ceux de Jacques Tati, qui était un acteur aussi très grand. En les voyant tous jouer, en voyant leurs expressions du visage, je me suis approprié des choses. Et puis, après, il y a toute l’expérience que j’ai accumulée, avec tous les rôles que j’ai joués au théâtre. Autant, je n’avais quasiment aucune expérience de cinéma, autant j’ai joué dans beaucoup de pièces. 

Il y a également la personne que je suis, il y a quelque chose de moi là-dedans. Par exemple, toute la maladresse, la timidité, la réserve ou cette pointe d’humour qu’il peut y avoir chez Vladimir, c’est aussi ce que je suis dans la vie. Donc c’est un personnage de composition mais où j’y ai mis beaucoup de moi-même.

Plus globalement, quels principaux retours pouvez-vous avoir du public sur la série ?

J’ai des retours de gens que je connais et qui regardent la télé, ils sont plutôt chaleureux et enthousiastes, c’est vrai. En disant que, justement, le personnage est drôle, qu’il apporte un peu de légèreté dans la série et qu’il a aussi, parfois, un côté touchant…C’est, d’ailleurs, quelque chose dont je ne me suis pas rendu compte. 

Je suis très exigeant avec moi-même, je ne suis jamais satisfait de ce que je fais. Quand je peux être rassuré, c’est surtout grâce à Claire Borotra ou Lionel Chatton, qui me disent que c’est chouette. Je leur dois beaucoup, ils m’encouragent, me mettent à l’aise et en confiance, pour que je puisse essayer de faire quelque chose de ce personnage. Quand je vois aussi que la prise fait rire les maquilleuses ou les habilleuses, je me dis qu’il se passe quelque chose…

 

 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

Je vais jouer dans “L’Opéra de Quat’sous” de Bertolt Brecht, au mois de juillet, au Festival des forges. Après, je vais mettre en scène trois spectacles d’affilée, Le Voyage dans la lune, un Opéra-Féérie d’Offenbach, et deux pièces de théâtre, une reste à définir encore et On ne paye plus de Dario Fo avec mes camarades de “Face à face” qui habitent sur Strasbourg. 

Merci, Frédéric, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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