Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !
Nous pourrons vous retrouver mardi 24 septembre prochain sur France 3, dans un nouvel épisode de « Bellefond », sous les traits du personnage de Mathilde Duprieur. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?
Effectivement ! Je n’avais pas eu l’occasion de tourner avec les sœurs Barbault sur « Un Si Grand Soleil », du coup j’étais hyper contente de les rencontrer parce que j’avais entendu beaucoup de bien d’elles. Et c’est vrai que c’était hyper plaisant de tourner avec elles parce qu’elles sont toujours enjouées, bienveillantes, hyper précises dans la direction, elles emportent toute l’équipe sur le plateau, c’est très agréable !
Quel regard portez-vous sur votre personnage plus précisément ?
C’est quelqu’un d’assez touchant, qui va faire face à un drame et qui va devoir continuer à vivre, à prendre le dessus pour sa fille et pour elle-même aussi. C’était d’ailleurs très chouette de tourner avec Agathe, c’était trop bien, elle était vraiment top. Elle avait déjà pas mal tourné, ça se sentait, elle était très naturelle, on avait une très belle complicité toutes les deux.
Mon personnage est celui d’une victime, c’est plus l’histoire autour d’elle qui fait que la sauce prend et que l’épisode est chouette.
Ce personnage vous permet en tout cas une large palette de jeu…
Oui ! Au départ, c’est une femme active. Je ne sais pas quel rapport elle a avec les employés mais je ne suis pas sûre qu’elle soit très prévenante. Dans les premiers moments où on la voit, certes ce n’est pas une femme d’affaire mais elle a effectivement son business avant, d’un seul coup, d’être frappée par ce drame qui va la radoucir.
…Et de collaborer avec un chouette casting…
Oui, effectivement, l’équipe était super ! C’était un vrai plaisir de tourner avec Stéphane Bern, il est d’une grande simplicité, il est très curieux aussi, il aime le jeu, on sent qu’il prend un plaisir fou à faire cela. Bruno Solo était extra, c’est vraiment un gars très très sympa !
Vous arrivez en tant que guest sur ce troisième épisode. Vous étiez-vous, du coup, (re)plongée en amont dans les deux premiers ?
J’avais regardé les premiers épisodes, oui, pour voir de quoi ça parle et savoir où je mettais les pieds.
A l’inverse, avez-vous déjà eu l’opportunité de découvrir le rendu final ? Ou le ferez-vous le 24, en même temps que les téléspectateurs ?
En même temps ! Il n’y pas eu de projection…J’ai vu quelques scènes en post-synchro mais c’est tout…La cheffe opérateur était extra, la lumière est incroyable !
J’ai hâte de voir ce que ça donne, je pense que ça va être très bien ! J’aime bien ne pas être loin du combo pour voir aussi ce que font les autres… tout ce que j’ai vu était de grande qualité…
En complément, quels sont vos autres actualités et projets à venir ?
J’avais tourné dans « Simon Coleman », ce sera diffusé ce vendredi 20. Je jouerai au théâtre, sur Paris, dans « Le porteur d’histoire », d’Alexis Michalik, qui va être repris au Petit Montparnasse jusqu’en décembre je crois. On est plusieurs sur le rôle, je serai donc en alternance !
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !
On se retrouve au festival 2024 de la fiction TV de La Rochelle, où vous venez présenter « Enjoy ! ». On imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?
C’est assez incroyable ! D’ailleurs, c’est la première fois que je viens à La Rochelle tout court donc présenter un projet, surtout « Enjoy ! », me fait quelque chose parce que j’aime vraiment beaucoup cette série. Je suis très fière du résultat, moi qui ai eu la chance d’avoir vu les 6 épisodes. C’est super, en plus, de se déplacer en équipe ! J’espère que ça va plaire aussi…
Je suis très très fière d’être là et je suis contente de vivre le moment.
Votre personnage est celui d’une stagiaire dans une chaine d’infos très cotée, elle a un côté très humaniste, elle veut montrer les choses qui touchent mais avec humanité, ce qui n’est pas du tout le cadre de la chaine…
Elle n’a pas fait du tout, de base, les bonnes écoles, elle n’a donc pas vraiment eu le choix pour son stage et elle le fait dans cette chaine d’infos-là, qui ne correspond pas à ses valeurs. Ils sont environ 5 stagiaires et, à la fin, il y a 1 seul poste…Chacun présente son sujet et ce n’est jamais le sien qui est pris, elle venant avec des thèmes en lien avec le tiers-monde…Il arrive un moment où elle a des piqures de rappel sur son loyer…Elle a un chat qui lui coute cher et elle n’a pas le choix, il va falloir qu’elle rentre dans les clous…C’est d’ailleurs ce que lui dit Jean, si elle veut pouvoir avoir son CDI. Elle comprend vite aussi ce qu’est l’ADN de l’émission, quelque chose de franco-français. Pour cela, il faut qu’elle trouve un sujet qui corresponde : dans cette chaine d’infos, c’est manifestement d’épier les réseaux sociaux et il y en a un qui est très très bon pour cela, c’est un des autres stagiaires, Fred…Elle va finir par l’écraser…
En fait, elle essaie, au début, de sympathiser avec lui mais il l’envoie sur les roses, du coup s’il ne veut pas être ami, c’est un ennemi. Ce sont les règles du jeu…Elle vole une vidéo et, à partir de ce moment-là, elle essaie de monter son sujet. Au fur et à mesure, ça prend de l’ampleur et il s’avère qu’elle va tomber sur un avocat…
Votre personnage, on le disait, est très humain, avant de faire volteface. On sent qu’elle se perd et, par moments, qu’elle a envie de revenir en arrière mais se refreine, de peur de ne pas avoir l’argent pour payer son loyer…
Elle est bouffée par ses valeurs et, en même temps, elle a un péché d’orgueil qui est énorme. C’est ce que l’on s’est dit avec Benoit car on a pas mal travaillé sur la profondeur du personnage. Elle est orgueilleuse, elle a beaucoup d’égo, elle rêve de ce poste de rédactrice en chef, elle n’a pas envie d’être stagiaire toute sa vie donc quand ça se présente, même si c’est dans cette chaine d’infos-là qui ne correspond pas à ses valeurs, elle est fière ! Elle va dans une boutique, elle s’achète une veste à épaulettes, elle se maquille et elle y va ! Elle ne veut plus faire la petite stagiaire de 20 ans, elle se présente en réunion même si c’est dur et elle y va. En fait, c’est too much, elle se perd là-dedans, elle se rend compte que ça ne lui correspond pas non plus de parler comme cela aux gens. C’est une espèce de conflit interne qu’elle a, doublé, en même temps, d’un conflit externe : c’est elle avec elle-même et elle avec les autres. J’ai trouvé cette complexité-là hyper intéressante parce qu’on sent ce double visage qu’elle peut avoir. On sent qu’elle n’est pas hyper fière d’elle quand elle se regarde dans le miroir et on sent, en même temps, que son rapport aux autres est compliqué. Pour autant, ce n’est pas une méchante, elle n’est pas en accord du tout avec les valeurs de la chaine et, quand ça part trop loin, elle fait complètement volte-face et retourne à qui elle est vraiment : elle sauve les meubles, quitte à risquer sa place !
Tous les coups sont permis, jusqu’à ce que ça touche l’intérieur et l’intégrité…
Oui car ce n’est pas quand même qui elle est…A un moment donné, ça va quand même beaucoup trop loin, humainement. Il ne faut pas oublier que le personnage s’appelle Yasmine Belmahi, je suis partie du principe que, comme moi, elle est franco-marocaine donc c’est vrai qu’il y a aussi ça…Etant métisse arabe, face à un Paul, il y a des choses qu’elle ne peut pas accepter !
Elle veut séduire aussi quelque part ses patrons…Notamment Jean qui a détecté chez elle un potentiel…
Car lui connait Paul Parsen. Elle séduit aussi Paul mais, en même temps, ce n’est pas si compliqué, Paul veut du buzz, il veut que ça aille vite et il est prêt à virer quelqu’un qui est son rédacteur en chef depuis 20 ans si on lui ramène une vidéo dans la seconde. C’est dingue, je trouve, il n’y a pas de loyauté ! Cela surprend même mon personnage mais, en même temps, on lui propose le poste…
Un mot peut-être sur vos partenaires…
Je n’ai pas beaucoup travaillé avec Jean-Désiré, on a presque l’impression que ce sont 2 séries différentes finalement. Par contre, j’ai beaucoup travaillé avec Bruno, Philippe et Baptiste, ce qui était une grande grande chance. Sans oublier tous les autres…En vrai, on s’est beaucoup beaucoup marrés ! La série n’est pas très légère mais, par contre, sur le plateau, c’était très très léger…Bruno est un clown ! C’était très très bien ! On a passé un très très bon moment, on a eu beaucoup de fou-rires. Dans les locaux de H24, il y avait un PLV de Paul Parsen, avec lequel Bruno se baladait tout le temps, ce qui était assez drôle, je l’avoue.
En complément, vous avez participé également à la série de Canal+ « D’argent et de sang »…
Cela remonte un peu…Mon expérience avec Xavier était assez dingue…De jouer avec Vincent Lindon, n’en parlons pas, surtout que c’était mon tout premier jour de tournage ! Ramzy est un amour…J’ai eu de la chance ! On n’est pas tous les jours dirigée par un grand réalisateur comme cela et d’avoir des partenaires aussi grands et généreux est une vraie chance. J’ai adoré l’expérience ! En plus, on a voyagé, on est allés à Manille, c’était dense. C’est une ville malheureusement dans la misère, ça fait réfléchir.
Et vous êtes aussi dans le film « Monsieur Aznavour » aux côtés de Tahar Rahim…
Mon personnage est complètement dévoué à son frère, c’est une forme de sacrifice mais elle est profondément heureuse pour lui. Elle est un support, elle le soutient en permanence, c’est la famille avant tout. Son frère était d’ailleurs comme son jumeau car ils n’avaient, je crois, qu’un an et demi de différence.
Jouer avec Tahar …je n’ai pas de mot, c’est un acteur qui est tellement bienveillant ! Il ne parlait qu’en Aznavour, c’était très particulier. Je n’ai entendu sa vraie voix qu’après le tournage…Il était extrêmement sérieux et concentré, aussi un peu timide, ce que je trouve super. Fabien et Medhi sont également des amours, ils sont incroyables. J’ai vraiment eu beaucoup beaucoup de chance. Je n’ai pas eu de scène avec Marie-Julie mais qu’est-ce qu’elle est incroyable dans le film…
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !
Vous serez sur scène cette semaine à Antibes, avec votre spectacle « Ce qui ne nous tue pas ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?
Oui ! C’est ça, le théâtre, on a envie que ça bouge, on a envie d’aller voir les gens. Là, il se trouve que le directeur du théâtre m’a demandé très tôt, quand je venais de commencer à Paris, si je pouvais venir jouer ce seule en scène, j’ai dit oui avec grand plaisir. On a un peu échangé ensemble sur les dates possibles et le faire en début de saison est cool. J’y suis du 19 au 24, je suis vraiment ravie d’y aller. En plus, je sais qu’il va y avoir du monde, c’est chouette !
Plus je joue ce spectacle, plus je pense qu’il se bonifie. Quand je m’arrête de le jouer et que je le reprends, c’est encore mieux parce qu’il a continué à voyager un peu dans ma tête. Un seule en scène est quand même une aventure assez dingue ! J’ai travaillé avec Nicolas Briançon, c’est une expérience assez inoubliable. J’ai adoré et, à la fois, c’était très dur ! Mais ce qui est sûr, c’est que j’ai grandi et beaucoup appris…
Ce qui est difficile avec un seule en scène, c’est que, avant de le posséder, il faut laisser passer du temps…Au début, on est un peu en panique et on n’est pas en pleine possession de ce que l’on pourrait donner au public. C’est pour cela que, plus je le joue, mieux c’est et plus je prends du plaisir donc, à présent, on est plus dans la partie plaisir : je l’ai en moi maintenant, je suis libre de pouvoir le jouer un peu comme ça me vient et c’est comme cela qu’il faut faire avec un seule-en-scène.
Donc je livre vraiment cette histoire au public…Ce qui est génial aussi, c’est de parler aux gens : ça commence vraiment comme un stand-up, même si ce n’est pas aussi comique : il y a beaucoup d’humour mais il n’y a pas que ça, c’est vraiment une histoire de vie, je parle de la vie, de la mort et de tout ce qu’il y a entre les deux.
Je me souviens d’un énorme pépin technique à Avignon, je n’avais plus de lumière, les gens attendaient en bas. Le régisseur du lieu m’a demandé si on annulait, ce que je trouvais impossible et j’ai alors demandé s’il était possible d’avoir un plein-feu qui me suive au fur et à mesure. J’ai quand même raconté cette histoire, c’était assez dingue, ça a créé une proximité supplémentaire avec le public et ça a été, au final, l’une des meilleures représentations. Je vous raconte cette anecdote mais il m’est arrivé tellement de choses sur ce spectacle…Toutes ces expériences me donnent une force de dingue pour jouer autre chose, je pense que je peux tout vivre et ne jamais m’effondrer. Donc ça me rend plus forte !
Ce spectacle est l’adaptation française d’une histoire vraie, l’auteur est venu me voir spécialement de New-York, cela m’a beaucoup touchée. C’est la première fois que son spectacle était repris par quelqu’un d’autre, il était hyper ému, il a adoré et, surtout, il m’a dit avoir tellement aimé ma façon de raconter cette histoire qu’il m’a proposé d’écrire ce que j’avais envie de jouer…C’est la première fois que l’on va m’écrire une pièce sur-mesure.
Je trouve que c’est beau ! Etre acteur, c’est aussi prendre possession de ce métier, ne pas être passif ni attendre le désir des autres, il faut aller vers ce que l’on veut faire ! D’autant plus que c’est encore plus gratifiant d’être à l’origine d’un projet…
Plus globalement, quels principaux retours du public avez-vous pu avoir sur ce spectacle ?
Ils m’ont beaucoup émue ! Je n’avais jamais eu autant de retours intimes de la part des gens. C’est vrai que j’ai davantage joué de franches comédies où c’était gratifiant de savoir que les gens avaient passé une bonne soirée. Là, j’aborde des thèmes assez profonds, qui parlent à beaucoup de monde…Ça parle du fait de s’empêcher dans la vie, de se mettre soi-même des bâtons dans ses propres roues, à cause de choses que l’on nous a dites ou fait croire sur nos incapacités. Donc c’est sur le fait de prendre confiance en soi et, surtout, sur le fait de faire, de prendre le risque de vivre. Parce qu’on s’empêche souvent de vivre…On vit à 20% de nos capacités sans prendre de risque. Comme le personnage de cette histoire passe très très près de la mort, elle réalise qu’en fait, elle passait à côté de sa vie… et elle a un déclic. C’est vrai que plein de gens aimeraient avoir ce même déclic, sans avoir évidemment à passer à côté de la mort…Donc ça parle beaucoup au public.
@ Nathalie Mazeas
Je parle aussi des camps de concentration et d’une histoire assez méconnue d’une héroïne, qui a créé une école illégale dans le camp de Therezin : en fait, elle a réuni les enfants pour leur apprendre à dessiner et à s’exprimer à travers l’art. Avant de partir du camp et de se faire gazer, elle avait caché les dessins dans des valises retrouvées des années plus tard.
Ces 4 500 dessins sont exposés dans le musée de la ville et c’était un peu sa façon de rendre immortels ces enfants voués à la mort eux-aussi. Ce qui est dingue, c’est de leur avoir donné une petite échappatoire, une façon de s’exprimer et une possibilité de laisser une trace, tant qu’ils étaient vivants. Je trouve extraordinaire qu’au milieu de l’horreur, cette femme ait pensé aux autres, ait pensé aux enfants.
Une spectatrice m’a dit être venue avec son ado qui n’avait pas vraiment envie de faire grand-chose et qu’en rentrant, sa fille lui avait demandé de faire des recherches sur la shoah. Dans le spectacle, en parlant de cette histoire, je fais le parallèle avec l’importance de la création dans la vie et cela touche beaucoup les gens. Franchement, pour la première fois de ma vie, je me suis sentie utile dans l’intimité des gens, au-delà du simple divertissement.
Des spectateurs m’ont dit qu’ils allaient reprendre ce qu’ils avaient arrêté, un peu comme s’ils remettaient leur vie en cause après le spectacle. Je trouve cela fou d’avoir cette influence sur les gens grâce à l’art et au message que l’on veut faire passer.
Donc, clairement, ce spectacle est le premier où j’ai eu des retours des spectateurs aussi gratifiants pour moi !
En complément, vous reprendrez, en janvier prochain, au théâtre La Bruyère, la pièce « Je m’appelle Georges »…
Pour le coup, on est beaucoup plus dans le divertissement. Après le seule en scène, j’avais envie d’une petite soupape, qui est aussi très qualitative. C’est très bien écrit, c’est original, c’est très drôle. On est une bande, une équipe, j’avais aussi besoin de retrouver des acteurs, tellement cet esprit de troupe m’avait manqué. On est 5, on s’entend super bien, on s’éclate, on se marre. À Avignon, les gens nous ont dit avoir passé un « vrai bon moment », je trouve que c’est bien de pouvoir leur faire passer 1 heure 30 d’un vrai bon divertissement. C’est une comédie romantique donc il y a ce côté « on a envie qu’ils soient ensemble ». À la fin, j’ai un monologue et j’entends alors le public réagir par des « ohhhh » et des « ahhhh ». C’est super, ça montre que les gens sont avec nous : ils rient et, en même temps, sont touchés.
A l’image, vous commencerez fin septembre le tournage d’un épisode de « Léo Mattei – Brigade des mineurs », pour TF1…
On est sur autre chose ! Le rôle m’a plu, celui d’une maman à qui il arrive quelque chose à son enfant. La peur d’un parent pour son enfant est quelque chose que l’on connait tous à partir du moment où on a mis un enfant au monde. Pour le coup, je n’avais jamais joué cela, je trouve ça intéressant à explorer et, en plus, l’équipe de comédiens me plait beaucoup.
J’y retrouve, par hasard, 2 amis, c’était la cerise sur le gâteau…Bénabar va faire mon mari, on se connait depuis très longtemps avec Bruno, c’est vraiment un ami, je pense qu’on va bien se marrer. Arthur Jugnot fera un copain de mon personnage. Il y aura aussi Natasha Saint-Pier et Natacha Regnier, pour qui j’ai beaucoup de sympathie ! Donc, vraiment, j’ai hâte !
Cette série est un super programme, qui véhicule des messages et des valeurs fortes, sur l’enfance. Elle peut aussi permettre un dialogue dans les familles, ce qui est super !
@ Nathalie Mazeas
Pour terminer, toujours à l’image, nous pouvons vous retrouver régulièrement sur France 2 dans « Tout le monde a son mot à dire »…
Je suis tellement contente à chaque fois de tous les retrouver. On a créé une famille au fil des années, Sidonie et Olivier sont vraiment devenus des potes pour le coup, les sociétaires sont aussi mes amis à présent. J’ai même fait rentrer des copains dans la bande, comme Virginie Lemoine par exemple. Collégialement, on a réussi à créer cette bande de potes hyper contents de se retrouver. Donc, quand on se vanne, c’est toujours hyper bienveillant…On se marre 10 fois plus quand on est avec des potes, on ne fait pas semblant…
J’adore gagner donc, forcément, j’adore jouer et le faire avec des potes est encore plus agréable. Je crois d’ailleurs que les gens le ressentent. Cette bonne humeur non feinte et cette amitié entre nous font le succès de la case horaire !
Quand on tourne cette émission, on doit brancher notre cerveau… Cela demande de la concentration ! Mais on essaie tout le temps d’être à fond pour le candidat…On s’attache facilement aux champions qui restent d’une émission à l’autre. C’est un vrai moment d’amusement exigeant pour les neurones !
Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !
Suivie en moyenne par 4,4 millions de téléspectateurs pour les trois premiers volets, la série « Simon Coleman » revient dans une nouvelle saison sur France 2 à partir du 13 septembre prochain. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?
Complètement ! Oui, oui, on est très contents avec Jean-Michel ! On est ravis aussi d’être passés en 6x52, c’est un changement malgré tout pour nous. En fait, on a tourné 3 épisodes, on a fait une petite pause avant d’en retourner 3 autres. Ce qui veut dire que les textes et les intrigues sont mélangés, ce n’est donc pas la même façon de travailler mais on était très contents et je crois que le résultat montre que ça s’y prête très très bien : on se rend compte que c’est un bon format pour la série. On espère que ça va plaire et que ça continuera derrièreJ.
D’ailleurs, quels principaux retours du public aviez-vous pu avoir lors de la diffusion des premiers volets ?
Les retours étaient très bons, c’est pour cela que l’on continue. Je n’ai pas fait le premier volet, je suis arrivée au deuxième mais les retours étaient très positifs. On est sur une comédie policière très feel-good que les gens prennent plaisir à regarder je crois. L’humour entre les collègues au travail fonctionne bien, le côté famille mené par Jean-Michel avec ses nièces et neveux plait beaucoup donc c’est très positif. On est contents, on sent qu’on est suivis et on a l’impression qu’on apporte une petite bulle d’air de joie au public, donc c’est chouette.
Vous retrouvez pour l’occasion votre personnage, Chloé Becker. Quel regard, plus personnellement, portez-vous à présent sur elle, au travers de ces 6 nouveaux épisodes ?
Je l’aime beaucoup, je prends beaucoup de plaisir à l’interpréter et je prends aussi beaucoup de plaisir à être à l’opposé du personnage de Jean-Michel. On est très très différents, mon personnage est plutôt on ne va pas dire rigide mais elle a des principes, elle est très carrée, très droite et c’est assez sympa à jouer parce que je me suis amusée à porter des petites habitudes, des petits tocs dans le travail, dans sa façon d’être, de se comporter, elle est très maniaque…Ca m’amuse de créer cette rigueur pour ce personnage-là. En face, il y a le personnage de Jean-Michel qui est à l’opposé et je crois que cette différence marche bien, ce binôme nous permet de rajouter beaucoup de situations comiques d’humour entre les deux personnages, ce que j’adore. J’y prends beaucoup de plaisir donc c’est très chouette !
Après 2 premiers épisodes dans sa peau, avez-vous adapté votre façon de l’incarner et de l’interpréter ?
J’ai pu ajuster un petit peu grâce aux diffusions des deux 90 minutes que j’avais regardés, j’ai ajusté notamment par rapport au côté justement humour et un peu décalé. Dans les 6x52, j’ai essayé d’être un peu plus dans le sourire et dans l’humour par rapport au personnage de Jean-Michel : il y a beaucoup de vannes entre eux, ils se charrient beaucoup, avec beaucoup d’amitié mais on a accentué un petit peu plus car on s’était rendus compte que ça marchait bien sur les 90 minutes. Il n’y avait pas de raison de s’en priver, ça méritait peut-être de pousser un peu les curseurs là-dedans pour que ce binôme existe vraiment à fond et que ça matche encore mieux.
En même temps, le fait de maintenant connaitre très bien ce personnage m’a permis, quelque part, de me détendre un peu et de m’amuser davantage, de tenter plus de choses, d’essayer, tout en gardant la ligne directive, d’être un peu plus à l’aise : il y a plus de nuances, plus de légèreté peut-être mais ça n’empêche pas qu’il faut garder le côté très carré et très strict de ce personnage parce que c’est comme cela que le binôme existe.
En tout cas, on peut dire que ce personnage vous permet une palette de jeu large et variée, ce qui doit certainement être plaisant…
Oui, complètement ! C’est pour cela que j’adore ce personnage, il me permet de toucher à une palette assez large de jeu. Je n’avais encore jamais joué de rôle de capitaine de police donc je suis très heureuse de le faire. C’est quelque chose dont j’avais envie, en plus, depuis quelques temps. Donc je remercie la production et la chaine de m’avoir permis de le faire parce que je suis vraiment contente de pouvoir toucher cela. Ça m’amuse beaucoup, c’est vraiment une chance !
Ces 6 nouveaux épisodes sont également l’occasion et l’opportunité d’évoquer des thèmes divers et variés, mais aussi de collaborer avec de chouettes guests …
C’est vrai que c’est quelque chose que j’apprécie beaucoup ! Dans chaque épisode, il y a des guests, ils sont assez nombreux et ça permet déjà de rencontrer du monde, de s’appuyer aussi sur la fraicheur qu’ils apportent parce que, malgré tout, au bout d’un moment, c’est vrai que la fatigue peut commencer à se faire ressentir. C’est quand même un gros rythme donc d’avoir des têtes toutes nouvelles et fraiches qui débarquent sur le plateau, avec la bonne humeur que ça apporte, est très agréable ! J’aime faire en sorte qu’ils se sentent à l’aise. C’est vrai que, quand on tient un rôle principal – en tout cas, c’est comme cela que je vois les choses -, il faut pouvoir mettre les gens à l’aise…J’ai envie, en tout cas, que les gens se sentent bien sur le plateau, qu’ils soient heureux d’être là et prennent du plaisir…J’ai aussi fait beaucoup de guests dans d’autres séries et je sais comme c’est difficile d’arriver sur un plateau et de ne connaitre personne…On a une à deux journées, souvent les scènes sont très difficiles à jouer parce que ce sont des scènes de confession, avec des larmes…Donc on se retrouve en un temps record, avec des gens que l’on connait à peine, à devoir jouer des choses assez difficiles. J’essaie, en tout cas, de faire en sorte que ça soit le moins pénible pour les guests, qu’ils s’amusent un petit peu et que ce soit agréable pour eux.
Certainement avez-vous hâte, si ce n’est pas déjà fait, de découvrir le rendu final ainsi que les retours des téléspectateurs ?
Carrément ! C’est sûr qu’on est impatients avec Jean-Michel…On a vu quelques images mais on n’a pas vu les épisodes en entier donc on va nous aussi les découvrir en même temps que les téléspectateurs. Après, on a eu de bons retours donc on est plutôt confiants et contents de ce que l’on a fait pendant le tournage mais, maintenant, il faut que ça plaise, ça reste le plus important. Effectivement, on est sur un nouveau format : est-ce que ça va convenir aux téléspectateurs ? Je l’espère…En tout cas, je trouve que le 6x52 s’y prête vraiment bien. Il va y avoir 2 épisodes par soir le 13, le 20 et le 27 septembre donc ça permet aussi de fidéliser et de créer quelque chose avec le public, que l’on n’avait pas encore eu l’occasion de créer, ça permet d’installer une histoire, d’assoir vraiment les personnages. Donc je pense que c’est un « nouveau » démarrage, qui va permettre d’être vraiment plus en osmose avec le public.
Sans doute seriez-vous partante pour reprendre le chemin des plateaux de tournage sous les traits de Chloé Becker pour d’autres aventures encore ?
Ah oui, oui, je serais de la partie, évidemment, je l’espère en tout cas ! On tourne entre Aix et Marseille, j’aime beaucoup beaucoup ce coin-là, c’est magnifique, on est très contents de tourner là-bas. On espère avec Jean-Michel qu’on reprendra le tournage…Normalement, c’est bien engagé pour repartir en tournage au mois de février.
Pour terminer, en complément, quels sont vos autres projets ou actualités en cours et à venir ?
Je suis également autrice, quand je ne tourne pas et j’ai co-écrit une pièce de théâtre, qui s’appelle « ADN », qui est actuellement en train d’être mise en scène par Sébastien Azzopardi. Ils sont en pleines répétitions à Paris pour une première le 3 octobre, au théâtre Michel. Je suis très très contente de cette nouvelle aventure…Je ne joue pas dedans et je ne la mets pas en scène mais c’est un aboutissement, c’est la concrétisation d’un projet avec ma co-autrice de plusieurs années quand même donc on est trop contentes ! Et le metteur en scène est quelqu’un que l’on admire beaucoup…Ca va être très étrange d’être dans la salle le 3 octobre et d’assister à l’éclosion de ce bébé….De voir ses mots prendre d’un coup forme et vie va être, je pense, assez émouvant !
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !
Nous pourrons vous retrouver le samedi 14 septembre prochain, en prime time sur France 3, dans « Meurtres à Montauban », sous les traits de Sophie Delmas. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?
Tout à fait ! J’étais vraiment très heureuse de faire partie du casting de ce très joli téléfilm, j’ai été ravie également de travailler avec Muriel Aubin, que j’avais rencontrée lors du casting et des callbacks, ainsi qu’avec Déborah et Hubert, sans oublier Juliette et Jérémy, qui jouaient mes enfants.
Au-delà de la région, au-delà de la collection, j’ai beaucoup apprécié le fait qu’on avait une réalisatrice, ainsi qu’une équipe technique féminine plutôt en force. Sur les 51 techniciens, il y avait 27 femmes, ce qui est quand même un petit peu plus que la moitié. C’était très agréable de se retrouver pour la première fois sur un plateau aussi féminin…Je me suis sentie en confiance et entourée. Ce petit plus était plutôt agréable !
D’autant plus que cette soirée s’inscrit dans le cadre de la très belle collection « Tour de France du crime », qui fait recette auprès des téléspectateurs…
C’est une collection assez spéciale, dans la mesure où ce sont toujours des intrigues différentes. Il n’y a pas vraiment de fil conducteur, on ne retrouve ni les mêmes comédiens ni les mêmes productions…C’est super, cela permet vraiment de partager cette collection auprès de nombreux techniciens et de nombreux artistes. C’est également une série qui, en plus de l’intrigue policière, permet quand même de découvrir de belles régions de France….
…Et qui permet de mettre en avant de très beaux lieux du pays et de belles coutumes locales…
Bien sûr ! Là, c’était à Montauban, on était un peu au pays du rugby et, effectivement, l’intrigue tourne autour de cela donc c’est tout un milieu que l’on découvre. Les locaux sont aussi à fond dans le rugby et étaient tellement heureux de participer à cet épisode des « Meurtres à » et de partager leur région.
Quel regard portez-vous, plus personnellement, sur votre personnage ?
Sophie est un personnage qui peut paraitre un peu froide au départ, elle se protège elle et sa famille car elle a une lourde histoire que l’on découvre petit à petit. Ce qui transparait, c’est qu’elle est moins touchée par ce qui se passe que ce qu’elle ne devrait l’être mais je pense que c’est quelqu’un qui s’est construit une coquille autour d’elle pour se protéger, tout simplement.
D’ailleurs, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour son interprétation ?
On va chercher des petites choses personnelles, si on en a, pour construire nos personnages. Heureusement, ce n’est pas tout le temps le cas. Je n’ai pas le même passé très triste que mon personnage, ce qui est très bien. Après, on fait un petit travail d’imagination, on construit un peu son histoire, on l’étoffe pour essayer d’aller chercher les bonnes émotions au bon moment. C’est important aussi d’avoir de super partenaires en face, qui aident à transmettre tout cela à l’image.
Il vous permet en tout cas une palette de jeu large et variée…
C’est toujours un plaisir d’avoir un rôle où on a quand même un petit challenge en plus sur la palette émotionnelle. C’est bien sympa, même si on a toujours un peu peur de ne pas être à la hauteur ou de ne pas assez bien retranscrire à l’image ce qui a été écrit. Mais c’est toujours très très intéressant d’avoir des personnages qui ont souffert, qui souffrent encore et de faire passer cette émotion à travers les dialogues et le jeu, avec les indications du réal, avec ce que partage le partenaire de jeu et avec ce que l’on a un peu imaginé dans notre tête lorsque l’on a préparé ce rôle.
On vous imagine certainement curieuse, si ce n’est pas déjà fait, de découvrir le rendu final ainsi que les retours du public ?
Bien sûr, je suis très excitée de voir le film. J’ai vraiment hâte de tout découvrir ! On connait le scénario, on connait nos scènes puisqu’on les a jouées mais on ne sait pas ce qui a été fait pour le reste…Donc il me tarde de voir le film complet, de voir comment les personnages ressortent, de voir si l’intrigue ressort comme je l’avais imaginée en lisant le scénario, que j’ai trouvé très touchant.
En complément, quels sont vos autres projets ou actualités en cours ou à venir ?
J’ai la saison 2 de « Marie-Antoinette » à venir, j’attends la suite pour la saison 3. Je fais aussi très régulièrement des voix en publicités.
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !
Nous pourrons vous retrouver le samedi 14 septembre prochain, en prime time sur France 3, dans « Meurtres à Montauban », sous les traits de Martin Delacroix. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?
Oui ! Cela a commencé par la rencontre avec la réalisatrice, Muriel Aubain. En fait, c’est elle qui m’a tout simplement proposé ce projet. Elle m’en a d’abord beaucoup parlé, je n’ai pas tout de suite eu les textes mais j’ai été assez honoré de défendre ce personnage. J’ai lu tout cela, j’ai dit « allez, on y va, avec grand plaisir ! ». J’ai trouvé cela plutôt très bien écrit, alors que ce sont deux jeunes auteurs qui en étaient à leur premier scénario mais qui font partie de ce milieu…Ils savaient donc de quoi ils parlaient, ils connaissent bien le rugby. Les dates coïncidaient avec la coupe du monde de rugby, c’était assez fou et assez dingue d’être là-bas. Donc c’était assez incroyable et assez génial comme aventure.
D’autant plus que cette soirée s’inscrit dans le cadre de la très belle collection « Tour de France du crime », qui fait recette auprès des téléspectateurs…
On sait qu’il y a vraiment une fans base, qu’il y a vraiment des gens qui se régalent avec cela donc c’est super ! Après, ce qui était aussi sympa, c’est le travail avec Muriel, dès le début. En fait, cette collection est tellement codée – et c’est ça que les gens aiment – qu’il y a vraiment une construction qui est souvent la même. Le plaisir aussi de faire cela est qu’à l’intérieur de cette forme assez classique et répétitive, on doit trouver des petites choses par rapport à son personnage, aux autres personnages, à la région dans laquelle on tourne, à la lumière,….On savait que l’on faisait cette collection et que, en même temps, on allait apporter une petite touche personnelle. Je trouve qu’il y a un petit grain d’originalité qui est pas mal, ne serait-ce que dans le duo avec Déborah, qui fonctionne super je trouve. On s’est régalés à faire cela !
…Et qui permet de mettre en avant de très beaux lieux du pays et de belles coutumes locales…
Je ne savais pas qu’après la diffusion d’un « Meurtres à… », la région connaissait des petits pics de fréquentation, que ce soit sur le site de l’office du tourisme ou en fréquentation réelle des gens qui viennent. Je trouve cela incroyable, c’est vraiment une vitrine, une sorte de pub. Les régions sont donc super enthousiastes quand la série débarque chez elles…
Quel regard portez-vous, plus personnellement, sur votre personnage ?
Ce que j’aimais bien, dès que je l’ai lu, c’est que ce n’était pas un simple flic. Bien sûr, il est là pour l’enquête mais son enquête perso, à lui, domine tout l’épisode en fait. On ne le découvre pas de suite car il vient effectivement parce qu’il y a cette enquête policière…Mais lui ne vient pas réellement pour cela. Du coup, j’ai trouvé que c’était hyper intéressant, en plus, d’être dans un moment où il ne peut pas dévoiler ses sentiments. Donc il y a ce truc d’être un peu en retrait…C’est pour cela que l’on a essayé de trouver une certaine distance, même par rapport à sa nouvelle coéquipière et on va comprendre pourquoi au fur et à mesure. J’ai trouvé cela hyper intéressant !
Il a aussi une vraie sensibilité car il lui est quand même arrivé des choses assez dingues dont je ne peux pas parler. Je trouvais hyper d’intéressant d’avoir ce type qui est censé diriger ces flics, avec quand même une certaine autorité, et d’avoir, derrière cela, plein de failles. C’est cela qui est beau, je trouve, dans le personnage….
Il vous permet ainsi une palette de jeu large et variée…
C’est vrai que ce n’est pas toujours le cas…J’ai déjà fait des policiers qui sont bornés à être policiers mais, en fait, on n’est pas dans leur vécu ni dans leur vie, on ne sait pas où ils habitent ni ce qu’ils font, on ne connait pas leur famille ni leur situation. Je trouve cela assez génial d’avoir enrichi ce personnage ! Je pense que c’est une évolution de la collection…C’est un format quand même court et je trouve cela bien qu’à côté de l’enquête présente, on apprenne à connaitre ces personnages…On a alors envie de creuser pour les connaitre encore mieux. Presque, à la fin, ça peut paraitre un peu court…
On vous imagine certainement curieux, si ce n’est pas déjà fait, de découvrir le rendu final ainsi que les retours du public ?
Je sais qu’il y a eu de super retours lorsqu’on l’avait présenté là où on avait tourné, afin de remercier la région. On avait aussi fait l’ouverture du festival de Luchon cette année, les retours étaient hyper positifs donc j’étais super content. Aussi, il y a toujours ce petit truc de se dire que cette collection marche sur la notoriété des acteurs principaux…Avec Déborah, on est un peu moins connus donc on a hâte aussi de voir si les gens seront au rendez-vous. On est assez curieux et excités de savoir si les gens seront là et si ça aura plu…Mais je pense qu’il devrait plaire !
En complément, quels sont vos autres projets ou actualités en cours ou à venir ?
En ce moment, il y a la diffusion de la série « L’éclipse » sur France 2, les deux premiers épisodes ont très bien marchés, on était leaders sur la soirée. Un nouveau « Poulets grillés » ne devrait pas tarder à sortir sur France 3. Là, je commence deux nouveaux tournages à partir du mois d’octobre, pour France Télévisions, deux projets différents. Donc l’année commence très bien !
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !
La saison de « Koh Lanta – La tribu maudite » est actuellement diffusée chaque mardi soir sur TF1. A titre personnel, la diffusion des images a-t-elle ravivé en vous certains souvenirs et certaines émotions vécus sur place quelques mois en arrière ?
Déjà, je ne pensais pas pleurer devant mon écran lors de mon élimination, je pensais que c’était digéré mais, voilà, c’est tellement intense de se revoir à la télé que, même si le tournage avait eu lieu il y a 2 ans, j’aurais les mêmes émotions qui seraient remontées. Regarder cela tous les mardis soir est vraiment une source de bonheur et d’excitation, j’ai vraiment l’impression de revivre mon aventure sur le camp. Bien évidemment, il n’y a pas tout qui peut être transmis à la télé mais, avec quelques images, on arrive à se souvenir de ce qui s’est passé avant et après, des discussions et échanges que l’on a eus. Donc visionner « Koh Lanta » à la télé, c’est revivre « Koh Lanta » une deuxième fois !
Si l’on en revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incitée à candidater ?
C’est un rêve d’enfance pour moi, « Koh Lanta », c’est une émission que l’on a toujours regardée à la télé en famille. Je suis un peu la casse-cou, l’aventurière qui prend son sac à dos et qui regarde au dernier moment le vol le moins cher pour partir en week-end dans une destination inconnue. J’ai toujours été animée donc par ce gout du voyage, de l’aventure, de l’inconnu : me retrouver avec des personnes que je ne connais pas est excitant et je suis une grande compétitrice dans l’âme, j’adore me défier aux autres et à moi-même. Donc « Koh Lanta » était un peu le summum de tout cela : c’est tout ce que j’aime faire, en un seul jeu. J’ai eu beaucoup de chance d’être prise parce que je pense que ça faisait partie de moi d’un jour réaliser ce rêve.
Dès les premières minutes de l’aventure, vous découvrez qu’Ugo et Frédéric participent à la même édition que vous. Quelle avait alors été votre réaction ?
J’étais hyper heureuse de les voir débarquer sur la plage parce que ce sont deux candidats que j’apprécie énormément. Ugo avait plus marqué mon esprit que Frédéric mais Frédéric est un aventurier tout aussi méritant. Par contre, à titre personnel, d’un point de vue pure sportif et jeu, je n’étais pas forcément hyper heureuse de partager une saison avec eux, non pas humainement parce qu’ils sont supers mais j’ai trouvé que ça déséquilibrait un peu le jeu et qu’on ne partait pas tous avec les mêmes chances. J’aime bien le fait que ce soient des gens avec qui on s’est rencontrés sur le bateau, avec qui on a pu échanger, qui fassent les équipes parce que l’on avait créé quelques affinités sur le bateau déjà, échangé quelques sourires et quelques regards… et cela n’a pas été trop pris en compte dans la réalisation des équipes. Dommage ou pas dommage, je ne sais pas, ce n’était pas le début d’aventure auquel je m’attendais.
Parmi les autres moments marquants de ce début d’aventure, il y a le fait que 4 des aventuriers ne rejoignent aucune des équipes. Certainement que cela a augmenté la tension de cette première épreuve ?
Je pense que la première épreuve que l’on a disputée tous ensemble était la plus stressante de ce « Koh Lanta »…Bon, vous me direz, je n’ai fait que 9 jours. En tout cas, c’était horrible, on a fait tout ce voyage, il faisait très chaud, on avait sauté du bateau,…Avoir fait tout cela pour partir le premier jour était inconcevable. Mais, pour être franche, quand Denis a dit qu’il allait éliminer 2 femmes puis 2 hommes, c’était impossible que 4 personnes rentrent à la maison après 1 journée sur l’ile. Donc je ne savais pas ce qui se tramait derrière…Mais, avec d’autres candidats aussi avec qui on en a parlé ensuite, on se doutait qu’il y avait quelque chose…On ne savait pas comment ça allait être relié à notre aventure à 2 équipes mais on savait qu’ils ne rentraient pas chez eux…
Vous appartenez finalement à la tribu des rouges. On le sait, les premières heures sont toujours particulièrement intenses, entre adaptation aux conditions, début de la privation, découverte des autres, installation sur le camp, tentative de faire du feu…Justement, comment avez-vous vécu ces premières heures tous ensemble ?
J’étais tellement excitée d’arriver sur un camp que j’étais un peu comme un enfant qui découvre un nouveau jouet. J’avais envie de traverser toute l’ile, de découvrir ce qu’il y avait à manger,…Au moment où on arrive sur le camp, on n’a eu que quelques heures avant la tombée de la nuit mais j’avais envie de toucher à tout, à la cabane, au feu, à la nourriture, …C’était vraiment incroyable, aussi humainement : on est là, on est tous un peu dans le même sac, on ne se connait ni d’Adam ni d’Eve mais on doit apprendre à cohabiter. Franchement, pour moi, c’était un jeu, j’en ai oublié les caméras de suite, j’ai oublié les conditions d’hygiène et de nourriture, j’étais excitée et hyper heureuse !
On l’a vu la semaine dernière, Denis annonce l’existence de la fameuse tribu maudite…Sans doute que cela a dû être un réel choc pour tout le monde, à la vue notamment des conditions sur place mais aussi des conséquences que cette tribu pouvait générer sur les rouges et les jaunes…
Je vous avoue, cela a vraiment fait que les épreuves de confort étaient encore plus stressantes que les épreuves d’immunité, en tout cas à mes yeux et à beaucoup des yeux des gens de l’équipe. Je vous avoue que j’ai trouvé cela incroyable et que j’ai eu envie d’aller sur cette ile ! Oui, elle était maudite et les conditions étaient difficiles mais quand je commençais à me sentir en danger sur mon ile rouge, j’aurais adoré perdre les radeaux : je savais que j’étais sur la sellette donc je savais que c’est moi qu’on enverrait au duel. Je ne vais pas vous dire que j’aurais fait exprès de perdre le duel mais j’aurais tout fait pour avoir un collier d’immunité. Donc, pour moi, partir sur cette ile maudite, était la chance de tenter de revenir plus tard avec un collier – j’aurais eu envie d’ailleurs d’intégrer ensuite l’équipe des jaunes -, ou de gagner de suite le duel et donc de remporter un collier que j’aurais joué au prochain conseil car je savais que j’étais sur la sellette. Je trouve que ça a apporté un dynamisme en plus très stressant pour les personnes qui n’ont rien à craindre…Pour les personnes en danger, cela permettait d’imaginer une issue de secours…et, moi, je me la suis imaginée dès le premier conseil de l’équipe des rouges…
Dans l’épisode de cette semaine, votre tribu remporte à nouveau l’épreuve de confort. On imagine que cette victoire a dû faire beaucoup de bien, tant moralement que physiologiquement ?
D’un point de vue alimentaire, c’est vrai que l’on était tous dans le dur…Après, on m’a souvent demandé, à mon retour de « Koh Lanta », si j’avais souffert de la faim mais je n’en avais pas tant souffert que cela. J’étais très heureuse de manger une banane, hein mais je ne souffrais pas de la faim à ce moment-là du jeu. Et, comme vous avez pu le voir, on n’a pas fait de riz le premier soir et je pars le lendemain…Donc c’est un de mes gros regrets dans « Koh Lanta », c’est de ne pas avoir pu manger le riz que l’on a gagné…Ce riz représentait tellement de choses que de ne pas l’avoir gouté….J’espère qu’un jour, je serais prise pour aller faire un « All stars », rien que pour manger le rizJ.
Sinon, cette épreuve des radeaux a aussi été un point tournant. Je ne suis pas celle qui abandonne, ce sont les garçons qui arrêtent de ramer mais je n’arrive pas, après, à continuer toute seule. A la fois, j’avais envie de perdre cette épreuve, comme je vous le disais mais, à la fois, j’ai encore cet esprit d’équipe qui me dit qu’il faut gagner. Donc, pour moi, c’était un peu un tournant de l’aventure ! Comme j’étais sur le radeau où les gens ont abandonné, c’était facile de dire que j’étais la femme la plus faible et que les garçons voulaient éliminer une femme…Pour moi, même si on a gagné l’épreuve, ce radeau a été une spirale négative.
L’épreuve d’immunité, elle, ne vous a pas réussi de la même façon. Avec le recul, qu’est-ce qu’il a manqué à votre équipe pour l’emporter ?
Je pense que, ce jour-là, on avait envie de gagner. On avait un bon état d’esprit mais notre équipe était un peu bouleversée depuis le conseil où on avait perdu Ari. C’était la première fois où il nous arrivait quelque chose de négatif en 7 jours d’aventure…On n’a pas eu le temps vraiment d’en discuter parce que, dès le lendemain du conseil, il y a eu la construction du radeau toute la journée. Puis il y a eu l’épreuve des radeaux…Puis directement cette épreuve d’immunité. Donc je pense qu’on n’avait pas trop eu le temps de dire ce que l’on avait sur le cœur…C’est le premier point.
Deuxième point que l’on aurait pu faire différemment : je fais partie du trio où on doit placer des obstacles sur les jeux adverses, on doit placer des bambous sur un premier jeu et, chez les jaunes, ils partent les 3 du même côté, passent les bambous alors que nous décidons que Cécile et Alexandre partent d’un côté et moi de l’autre parce qu’on pensait que les bambous seraient difficiles à mettre à l’intérieur et à faire passer tout le long de la structure. Donc je me suis dit que j’allais les rattraper et les tirer…Mais il s’avère que les bambous n’étaient pas si lourds que cela et que les trous pour les passer étaient assez gros. On avait anticipé quelque chose de difficile mais c’était plus facile que ça donc j’aurais dû plus vite recourir de l’autre côté, cela nous aurait peut-être fait gagner 3 à 4 secondes.
Ce n’est pas ça qui a été déterminant, ce qui a été déterminant, c’est le puzzle. Cécile, qui est quelqu’un de très logique et qui aime ça, était, à un moment, trop la tête dans le guidon et il aurait fallu prendre l’initiative de changer plus tôt, avant que Gustin, qui a plein de points forts mais pas la logique, ne s’impose comme vouloir monter. On n’a pas géré le puzzle ! Je suis assez logique, j’aurais dû prendre un peu le devant et dire que je monte sur le puzzle, ou même Sarah, qui aime bien cela. On aurait dû faire le changement plus tôt, comme Frédéric a fait le changement de son côté…C’est cela qui nous a peinés !
Denis annonce que le conseil démarre dans la foulée…Cela ne laisse clairement pas le temps de finaliser une éventuelle stratégie ou discussion avec les camarades…
C’était horrible pour moi ! Je pense que c’était un concours de circonstances, du fait que j’étais sur la sellette au conseil, que j’étais sur le radeau qui abandonne la veille. Je pense que les gens hésitaient entre Alexandre et moi et que j’étais la proie facile. Je pense vraiment que si j’avais eu 24 heures de plus…J’avais déjà beaucoup cherché un collier au moment du conseil avec Ari, tout n’a pas pu être montré à la télé, on l’a juste un peu vu mais j’ai cherché pendant 10 à 12 heures, je ne faisais que cela, je connaissais l’ile en large et en travers…Je pense que j’avais ciblé la zone où il était…Avec 24 heures de plus, est-ce que j’aurais trouvé un collier ? Je ne sais pas mais je pense que oui et, en plus, Gustin, qui est un excellent aventurier sur les épreuves et sur le camp, commençait un peu à énerver de par son tempérament. Plusieurs filles déjà m’avaient fait la remarque « Il est lourd, il est lourd mais bon, ça peut être embêtant de l’éliminer de l’aventure parce qu’il est quand même bon sur le camp ». Je pense que, avec l’état de fatigue générale, j’aurais pu essayer de diriger quelques voies sur Gustin….
Lorsque vous quittez vos camarades, quelles sensations prédominent alors en vous ?
Je suis très triste, je craque devant les caméras. C’est un jeu, je m’entendais très bien avec tous les gens de mon équipe donc j’essaie de dire des mots encourageants et positifs pour que cette dernière image de moi soit bonne. Mais c’est vrai que j’ai du mal à retenir mes larmes parce que 9 jours, ce n’est pas beaucoup sur le jeu. Au fond de moi, j’ai une petite lumière qui me dit que je peux peut-être réintégrer le jeu parce que les jaunes sont très affaiblis : ils manquent de nourriture, il y a le malaise de Charlotte, on apprend que Lola a aussi failli faire un malaise, donc je me dis que, avec un peu de chance, d’ici 24 heures, on va me demander de revenir dans l’équipe jaune, sur un avis médical. Ce qui aurait été tout bénéf’ pour moi parce que je pense que j’aurais été très bien dans l’équipe jaune. Je suis triste mais j’ai une lueur d’espoir… mais quand j’apprends que je ne réintégrerai pas le jeu, je reprends mon côté maman positive que je suis, je sais que je vais retrouver mon mari et mes enfants : je laisse ma cape d’aventurière aux Philippines, je rentre à la maison tellement heureuse de retrouver tous les miens. Mais, voilà, il m’aura fallu des nuits et des rêves à me poser des questions, à me demander ce que j’aurais pu faire autrement, pourquoi c’est moi qui l’on a pris en grippe alors que je n’ai pas démérité. J’ai longtemps réfléchi et je vous avoue que, aujourd’hui, je n’ai toujours pas la réponse. Mais je suis passée à autre chose car je travaille, j’ai des enfants, j’ai des obligations et des occupations. Mais revisionner cet épisode-là, pour en revenir à votre première question, m’a refait réfléchir à toutes ces questions.
En conclusion, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ? A l’inverse, qu’est-ce qui aura été plus compliqué à appréhender ?
Le plus beau souvenir de l’aventure est très global, c’est arriver sur une épreuve et faire enfin partie des candidats à qui Denis parle, et ne pas être juste là à les regarder à la télé. En vrai, à chaque fois que le moment allait être dur, le moment qui précédait cette épreuve physique était le plus beau moment : l’adrénaline, l’excitation, Denis qui nous donne le top départ,… est un sentiment inexplicable. Et aussi la rencontre avec Cassandre, qui, pour moi, est un super beau moment : alors qu’elle est littéraire, que je suis plutôt chiffre, que l’on n’a pas le même âge, qu’on n’en est pas du tout au même stade de notre vie, c’est une personne avec qui j’ai énormément partagé !
Le moment le plus dur est d’éteindre mon flambeau. La recherche du collier était un autre moment difficile, où je pensais que je devenais folle : j’ai marché dessus 50 fois, je ne l’ai jamais vu…
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !
La saison de « Koh Lanta – La tribu maudite » est actuellement diffusée chaque mardi soir sur TF1. A titre personnel, la diffusion des images a-t-elle ravivé en vous certains souvenirs et certaines émotions vécus sur place quelques mois en arrière ?
Forcément ! Il ne faut pas oublier que le tournage n’a pas eu lieu il y a quelques jours ni plusieurs semaines mais il y a plusieurs mois. Revoir un petit peu ce que l’on a vécu ravive tous ces souvenirs passés sur place, ce n’était que des bonnes choses, que du bonheur. C’est d’ailleurs bizarre de se voir de l’autre côté…Je suis un assidu de l’émission, je la regarde depuis assez longtemps et être derrière l’écran tout en voyant qu’un des participants est soi-même est quelque chose d’assez surprenant, on ne réalise pas tout de suite. C’est assez drôle mais plutôt agréable.
Si l’on en revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incité à candidater ?
Cela fait plus de 16 ans que je candidate, je suis, on va dire, un vieux de la vieille au niveau des gens qui postulent. Parce que j’ai toujours dit – malgré les années, c’est resté pareil – que, pour moi, « Koh Lanta » reste vraiment toute mon ADN : le côté challenge, le fait de se dépasser, l’aventure humaine, l’aventure collaborative, le côté stratégie, le côté nature, le côté survie, …Tout cela est vraiment mon ADN. Le fait de participer à « Koh Lanta » est vraiment un vieux rêve qui me permettait de, justement, mettre à profit toutes mes connaissances dans tous ces univers-là. Donc, après 16 ans, j’étais plus qu’heureux de voir ma candidature enfin acceptée et de pouvoir participer à cette aventure extraordinaire.
Dès les premières minutes de l’aventure, vous découvrez qu’Ugo et Frédéric participent à la même édition que vous. Quelle avait alors été votre réaction ?
C’est effectivement une grande surprise. On se posait des questions entre garçons, on voyait le nombre de filles, on voyait qu’on était plus nombreux que d’habitude mais avec plus de filles que de garçons. Mais jamais on n’aurait pu penser que c’était l’arrivée de 2 anciens qui allait nous faire comprendre pourquoi on était 10 garçons et 12 filles sur place. Mais c’était une belle surprise ! En plus, Ugo et Frédéric sont 2 candidats emblématiques que j’appréciais beaucoup. J’avais même parlé d’Ugo pendant mon casting parce que c’était vraiment pour moi une de mes deux références au niveau des aventuriers de « Koh Lanta ». Même Frédéric que j’avais beaucoup apprécié parce que j’aime la stratégie et que, pour moi, c’était quelqu’un de très stratège donc d’assez intelligent dans la manière de gérer les choses. Donc très surpris mais une agréable surprise…
Parmi les autres moments marquants de ce début d’aventure, il y a le fait que 4 des aventuriers ne rejoignent aucune des équipes. Certainement que cela a augmenté la tension de cette première épreuve ?
Oui et non : oui les premières secondes mais, sans prétention, très rapidement, je me suis dit que c’était impossible que les 4 candidats puissent être éliminés. Encore une fois, étant un téléspectateur assidu de l’émission, c’était déjà arrivé que la production organise une sortie après la première épreuve directement après notre arrivée mais, là, je me disais que 4 d’un coup, ça me paraissait un petit peu gros. Quand j’ai eu ce doute-là, je faisais très attention aux mots qu’employait Denis et je me rendais compte qu’à aucun moment, il ne parlait d’élimination totale, il parlait bien de ne pas faire partie des équipes. Encore une fois sans prétention, j’ai bien vu cet aspect de langage où il insistait bien à chaque fois, qui me permettait, moi, d’avoir cette supposition que les 4 candidats n’allaient pas être éliminés. Par contre, je n’avais aucune idée de ce qui allait se passer pour ces candidats, je supposais qu’il allait y avoir un duel entre eux, peut-être dans la foulée et qu’un seul d’entre eux allait être rattrapé. Bien évidemment, je ne savais pas ce qui allait se tramer mais j’avoue que le côté élimination, je n’y croyais pas, c’était trop gros pour moi.
Cela ne veut pas dire que je n’étais pas stressé. Bien évidemment, comme tous, à partir du moment où on veut faire partie de ceux qui sont sélectionnés, vu que l’on ne sait pas ce qui va se passer pour eux, j’ai tout fait pour essayer de faire partie des candidats sélectionnés. Mais je ne me disais pas que si je perdais, j’allais être éliminé, je me disais que si je perdais, il allait m’arriver un truc pas terrible donc qu’il valait mieux essayer de gagner.
Vous appartenez finalement à la tribu des rouges. On le sait, les premières heures sont toujours particulièrement intenses, entre adaptation aux conditions, début de la privation, découverte des autres, installation sur le camp, tentative de faire du feu…Justement, comment avez-vous vécu ces premières heures tous ensemble ?
Déjà, je les ai vécues avec un plaisir intense. Je parlais tout à l’heure de mon ADN et, entre autres, du côté nature et du côté survie, j’avais l’impression d’être chez moi, dans l’univers qui me plait. J’ai un quotidien qui est à l’opposé de cette vie-là, du côté survie et nature, je suis quelqu’un de plutôt urbain avec mon travail, rien à voir avec ce mode de vie que j’apprécie aussi. Donc rien à voir avec ce rêve qui se concrétise. Le fait de se dire que je suis dans une ile magnifique, où il n’y a rien et que j’allais devoir me débrouiller était vraiment et sincèrement que du bonheur, là où certains auraient pu assimiler cela à une galère. Je prenais plaisir à découvrir l’ile, je me demandais ce que j’allais pouvoir fabriquer, moi qui suis quelqu’un d’assez bricoleur et d’assez créatif. J’étais déçu, rapidement, de voir que, sur l’ile, il n’y avait ni bambou ni palmier, c’étaient des choses que j’avais anticipées en me disant ce que je ferais s’il y en avait eus.
Donc ça a été une agréable surprise et, en tant que bricoleur, une légère déception, de ne pas trouver les instruments que je voulais avoir sur place. Mais cela fait partie de l’aventure, il faut s’adapter et se débrouiller avec ce que l’on a. Donc, vraiment, les premiers moments n’ont été que du plaisir. Et même tous les jours…Pour moi, du début à la fin, cette aventure n’a été que du plaisir ! Sauf l’élimination, malheureusement,…mais cela fait partie du jeu.
On l’a vu la semaine dernière, Denis annonce l’existence de la fameuse tribu maudite…Sans doute que cela a dû être un réel choc pour tout le monde, à la vue notamment des conditions sur place mais aussi des conséquences que cette tribu pouvait générer sur les rouges et les jaunes…
Là, ça compliquait un petit peu les choses. On sait que « Koh Lanta » est compliqué, de manière générale et, là, quand Denis annonce ça, dans ma tête, je me dis rapidement qu’après une épreuve de confort perdue, on peut se retrouver sur une ile à priori qui n’est pas appréciée et qu’on peut sortir après une épreuve d’immunité. Ce qui veut dire que, à tout moment, à partir du moment où il y a une épreuve, il peut se passer quelque chose de compliqué que personne n’apprécie, personne n’ayant envie de mal finir. Apprendre cette nouvelle a complexifié l’aventure sur sa partie challenge, a montré que rien n’était acquis et à quel point tout pouvait être changé à chaque épreuve. D’habitude, quand on perd le confort, on perd juste un confort. Là, si on perd un confort, c’est la double peine : non seulement on le perd mais on peut également se retrouver sur une ile où personne n’a envie de se retrouver parce qu’on ne sait pas comment on va finir là-bas. Ce qui m’inquiétait, ce n’était pas le manque de nourriture ni le fait de se dire que c’est compliqué – au contraire, ça n’aurait fait qu’exciter mon aventure -, c’est le fait de se dire qu’on ne sait pas jusqu’à quand ça va durer. C’est la première chose que je me suis dite quand on nous a expliqué le principe de la tribu maudite : va-t-elle perdurer jusqu’à la fin ? Y aura-t-il un moment où la production va dire que ça s’arrête ? Même aujourd’hui, moi qui suis sorti rapidement, je ne sais pas à quel moment ça s’arrête, ni même si ça s’arrête, ni si ça va jusqu’au bout ou si ça s’arrête à la réunification. Je reste comme tout le monde, avec la surprise de voir comment ça va se passer.
L’épreuve d’immunité de mardi dernier a été particulièrement serrée. Avec le recul, qu’est-ce qu’il a manqué à votre équipe pour l’emporter ?
La défaite que l’on a eue s’est faite sur un jeu qui fait partie des rares épreuves où je ne vais pas mettre le hasard à 100% sur l’épreuve mais où je trouve qu’il y a quand même une part d’aléatoire beaucoup plus importante que sur les autres épreuves. Quand vous faites du lancer de noix de coco, la précision est importante, votre geste est important : si vous le faites bien, vous réussissez. Avec une pirogue, si vous faites les choses bien, vous réussissez aussi. Les catapultes – encore une fois, ce n’est pas pour justifier le fait que j’ai été mauvais, comme beaucoup d’autres d’ailleurs – est vraiment une épreuve où il y une part d’aléatoire : vous avez beau penser que vous avez placé votre projectile de la même manière que le coup d’avant, vous lâchez et ça part à gauche alors que c’était parti à droite la fois précédente. Donc il y a vraiment une part quand même importante que l’on ne maitrise pas sur la précision. Cela ne veut pas dire que tout le monde ne mise que sur le hasard, évidemment certains ont réussi plus que d’autres, mais si on regarde les statistiques, en fait la plupart des participants touchent soit aucune cible ce qui était mon cas, soit une seule cible. A quelques exceptions près, où il y en a peut-être un ou deux qui en touchent plus qu’une…Donc ça confirme vraiment que cette part d’aléatoire est importante dans cette épreuve !
Donc, que ce soit au nom de l’équipe ou moi à titre personnel, il n’y a pas de regret à avoir, on fait au mieux, on fait ce que l’on peut, on essaie d’avoir le geste précis mais, encore une fois, il y a une part de hasard qui joue beaucoup sur le résultat. Donc c’est vraiment une épreuve où il n’y a pas de regret à avoir, on ne peut pas dire que l’on a été mauvais ou que l’on n’a pas assez couru ou pas mis assez de vivacité…Je sais que l’on m’a fait ce reproche, que je trouve erroné - mais chacun sa manière de penser - , de dire qu’Ari, sur les épreuves, n’était pas terrible. Quand j’entends cela ou que je revis cela, je me dis que les gens ont quand même la mémoire un petit peu courte : quand on fait le point sur les épreuves, je suis arrivé troisième au lancer de noix de coco, en en mettant 5 dans le panier. Effectivement, si on me juge uniquement sur la catapulte, j’ai été, je dirais, aussi mauvais que plusieurs autres. Mais, sinon, sur les épreuves dans leur globalité, je n’estime pas avoir été si mauvais que cela. C’est souvent comme cela sur « Koh Lanta », on a tendance à se baser sur la dernière épreuve, et non pas sur l’historique qu’il y a eu précédemment. En tout cas, pour moi comme pour l’équipe, il n’y a pas trop de remords à avoir, il n’y a pas quelque chose que l’on a mal fait, c’est comme cela, c’est le jeu : encore une fois, cette partie aléatoire est assez importante et je ne dis pas cela pour me justifier, ni l’équipe ni moi-même….
Au moment de rejoindre le conseil, dans quel état d’esprit êtes-vous ?
J’étais totalement inquiet ! Je suis quelqu’un de plutôt réaliste…Encore une fois, ce qui m’est arrivé, je l’ai anticipé. J’avais étudié les scénarios possibles et ce qui s’est déroulé faisait partie de ceux que j’avais pu avoir en tête donc je n’ai pas été surpris de ce qui s’est passé. J’espérais bien évidemment que ça ne se passe pas mais je ne suis pas partie confiant. Je savais que c’était pile ou face pour moi. En fait, mon avenir à ce moment-là dépendait de 2 choses : Alexandre d’un côté et j’avais également mon deuxième espoir, j’avais tenté de convaincre au moins une des filles de ne pas voter contre moi et j’avais espoir qu’une d’entre elles au moins, idéalement même deux, ne le fasse pas. Je croisais les doigts aussi pour Alexandre, j’avais discuté un peu avec lui avant le vote car des bruits couraient comme quoi il changeait déjà un peu d’avis et qu’il hésitait entre Marie et moi. J’ai essayé de voir avec lui et de l’inciter : pour moi, à ce moment-là, dans ma tête, je pensais vraiment au début qu’il ne voterait que pour Marie mais il hésitait aussi finalement avec moi….J’ai aussi découvert des choses à travers l’émission par rapport à son point de vue. Dans tous les cas, je n’étais pas confiant !
Je ne suis pas quelqu’un qui montre ses émotions comme d’autres, je suis quelqu’un qui prend les choses avec plus de recul mais, bien évidemment, je n’étais pas du tout confiant et, à ce stade-là, je savais que mon avenir allait se jouer sur le choix de certaines personnes.
Lorsque vous quittez vos camarades, on vous voit leur dire un dernier mot et exprimer notamment votre ressenti du moment…
Tout à fait ! Je ne suis pas étonné car j’avais anticipé les choses : une fois que je vois le résultat des votes, je comprends ce qui s’est passé, je le dis « Je suppose, Alexandre, que c’est toi qui a voté pour moi ? ». Contrairement à des choses que j’ai pu lire, ça n’a pas été une surprise parce que je savais que c’était un des scénarios possibles. Donc, forcément, une déception mais ce n’était pas une surprise, malheureusement. Il y avait une chance sur deux que je saute, c’était Marie ou moi, on le savait très bien, en plus on s’appréciait beaucoup avec Marie donc on était tous les deux un peu frustrés d’être dans cette position-là. Mais c’était le jeu à ce moment-là…Je considère avoir tout fait pour essayer de m’en sortir mais, bon, c’est « Koh Lanta »….
En conclusion, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ? A l’inverse, qu’est-ce qui aura été plus compliqué à appréhender ?
Mon plus beau souvenir est symbolique : juste avant de partir pour le vote, c’était une partie de pêche avec Ugo, qui m’a initié au harpon, ce que je n’avais jamais eu l’occasion de faire. Cela reste mon plus beau souvenir. On s’est côtoyés pendant plusieurs jours, on était plutôt proches avec Ugo, on s’entendait bien mais ça reste pour moi un candidat emblématique et quelqu’un avec une certaine aura. Me dire, à ce moment-là, que je suis aux Philippines, sur la plage, en train de pêcher au harpon avec Ugo que je regardais il y a quelques années encore et pour qui j’avais de grands yeux, est un de mes plus beaux souvenirs. C’est le souvenir le plus marquant et le plus symbolique, qui représente vraiment tout ce que j’ai vécu. Après, j’ai un souvenir global extraordinaire : le souvenir reste aussi mon aventure dans sa globalité ! Je sais que je fais partie des privilégiés qui ont fait « Koh Lanta », beaucoup de gens veulent le faire mais tout le monde n’y arrive pas. Je suis conscient de cette chance donc ça reste un souvenir extraordinaire. Maintenant, le seul mauvais souvenir est la sortie, forcément, quand Denis annonce le dernier papier et que je vois mon nom apparaitre. Honnêtement, je n’ai pas d’autre mauvais souvenir à part celui-là…Et encore, sur le coup, contrairement à d’autres qui peuvent être, à ce moment-là, très énervés, je ne me rends pas encore compte de l’impact de ce que ça représente par rapport à tout ce que j’ai vécu…Je me rends compte que je sors, je sais que c’est la fin de mon aventure mais, par contre, ce n’est qu’après qu’on se dit « waouh, je ne suis plus dans cette aventure-là, c’est fini, j’aurais dû faire ça, ça, ça, j’aurais tellement aimé continuer ». Bien évidemment, on refait tous notre aventure 1 000 fois…Forcément, le seul moment négatif de cette aventure est ma sortie…
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !
Nous pouvons vous retrouver ce samedi 7 septembre, en prime time sur France 3, dans le téléfilm, « Le vent des sables », sous les traits d’Angélique Milard. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?
C’est, de toute façon, toujours un plaisir et une joie de pouvoir participer à ces tournages. On est chanceux de pouvoir faire ce métier et soit de retrouver des personnes avec qui on a déjà travaillé, soit d’en rencontrer des nouvelles et puis de raconter des histoires.
Ce téléfilm est l’occasion, à la fois, d’un magnifique cadre, donnant lieu à de très belles images et, en même temps, et d’évoquer une course emblématique, pour le plus plaisir, on l’imagine, des téléspectateurs…
Bien sûr ! En plus, le Vendée Globe est cette année donc ça s’y prête parfaitement. Cela donne un petit avant-goût, même si j’espère qu’il n’y aura pas le même genre d’histoireJ. En tout cas, sur les décors et la passion qui anime tous ces gens autour, oui, c’est pas mal d’en faire un petit tableau avant !
Quel regard portez-vous, plus personnellement, sur votre personnage ?
Elle et son ex-mari sont des gens du pays, qui vivent autour du bateau et de la voile, aussi de cet évènement qu’est le Vendée Globe. Je ne peux pas en dire trop…Je dirais que c’est quelqu’un du pays qui connait bien la course et le business qu’il y a autours…
Il vous permet en tout cas une palette de jeu large et variée…
Bien sûr ! Cela passe par tellement de palettes d’émotions. Je ne dévoile rien en disant qu’elle est suspectée, je ne dirai pas si c’est à tort ou à raison…Evidemment, il faut réussir à jouer sur cela pour se dire que tout est possible, tout en passant par des émotions très fortes donc c’est évidemment passionnant à jouer. J’ai été très bien entourée, avec de super partenaires donc ça ajoute aussi au plaisir du jeu, évidemment.
D’ailleurs, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour son interprétation ?
On y met forcément du personnel, on le prend plus ou moins consciemment. Après, c’est très compliqué d’anticiper comment on réagirait si on retrouvait dans des situations pareilles. C’est quand même une femme à qui il arrive un certain nombre de choses que je ne souhaite à personne. Du coup, on le fait instinctivement, on joue aussi en fonction ce que l’on nous envoie en face : j’aurais eu des partenaires différents, j’aurais probablement réagi différemment. Il faut donc avoir conscience des enjeux émotionnels. Après, il y a autant de réactions possibles que d’êtres humains, que ce soient la tristesse, la colère, la joie que l’on exprime tous d’une manière très différente et personnelle. Donc forcément qu’il va y avoir un peu de moi mais forcément aussi qu’en fonction des gens qui me donnent l’information, je ne vais pas réagir de la même manière. Tout cela se prépare en ayant bien conscience des enjeux et de ce qui se joue mais il faut aussi laisser une part de spontanéité au moment présent. C’est là toute la complexité mais c’est génial aussi et c’est ce qui rend certains moments magiques.
@ Alexandre de la Madeleine
Vous l’avez dit, vous êtes entourée d’un chouette casting pour ce téléfilm…
Oui ! Je n’avais jamais travaillé avec aucun de mes partenaires, ni Marie-Josée, ni Tom, je ne les connaissais que comme cela. Après, c’est toujours une surprise malgré tout, même si on les connait de nom ou qu’on les a déjà vus jouer et qu’on apprécie leur jeu…Il faut que la rencontre humaine se fasse aussi et c’étaient vraiment deux partenaires en or. Que ce soient Guillaume, qui joue un des petits jeunes, ou Stéphane, mon avocat, tous sont de super comédiens donc c’est agréable. Ce sont de bons comédiens en jeu et même de chouettes partenaires en dehors des scènes, avec une bonne ambiance très appréciable sur le plateau.
On vous imagine certainement curieuse, si ce n’est pas déjà fait, de découvrir le rendu final ainsi que les retours du public ?
Je ne l’ai pas vu donc je suis très curieuse. J’avais eu des petits messages au moment de la diffusion en Belgique. Je sais que, à priori, tout le monde est content du résultat mais j’attends de voir. Après, c’est très difficile d’être juge de son propre travail mais quand même, sur des images et sur le déroulement de l’histoire, je suis très pressée de le voir, oui.
En complément, quels sont vos autres projets ou actualités en cours ou à venir ?
Je suis en train de tourner sur Rennes un épisode d’une nouvelle série comédie policière pour TF1 qui s’appelle « Enquête en famille », avec Clémentine Célarié et Bernard Le Coq. Je termine aussi une autre série pour Canal+, « Sud Est ». Ce sera une super série sur le monde des expatriés à Singapour. TF1, France 3, Canal +, je suis contente !
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !
Nous avons pu vous retrouver il y a quelques jours dans une émission anniversaire pour les 35 ans de « Fort Boyard » sur France 2, sous les traits d’un des esprits frappeurs. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela a été pour vous ?
Oui ! S’il y a un mot à dire, c’est joie ! C’est une émission que je regardais quand j’étais petite et c’était juste magique de se retrouver propulsée dans ce lieu très très beau. Rien que l’entrée est complètement « croquignolesque », on était suspendus dans les airs sur un panier au milieu de la mer, c’était très drôle ! J’ai pu découvrir le fort et toute l’équipe, l’ambiance était très professionnelle mais très sympathique, très familiale, très bon enfant. Ce que l’on voit à l’écran reflète ce qui se passe en coulisses. Tous les gens qui nous accompagnent sont là pour le show, dans une ambiance très festive. On a beaucoup ri ! Oui, c’était un très chouette moment !
Vos nombreuses cordes artistiques ont certainement été très aidantes dans chaque séquence car il y a un mélange de jeu et d’improvisation en fonction notamment des réactions des candidats…
En fait, c’est comme cela que j’ai pu être recrutée. Lors du casting, ils voulaient des gens qui pouvaient être à la fois clowns et qui pouvaient présenter une palette émotionnelle et de réactivité…Il fallait des gens aguerris car c’est un show… « Fort Boyard », c’est du musical donc il faut pouvoir rebondir, être totalement adaptable tout en gardant son âme enfant…C’est vraiment l’esprit du clown, que j’ai beaucoup travaillé ! Le fait que je sois chanteuse a beaucoup plu…Cela ne s’est pas vu, je suis aussi claquettiste…Il est possible que les esprits frappeurs reviennent donc peut-être que je pourrais faire du hula-hoop…
Je me suis très bien entendue aussi avec mon partenaire, Victor Lainé, qui est un super clown acrobate et comédien, il a beaucoup de talent. On n’avait jamais travaillé ensemble donc c’était important que notre duo fonctionne. Comme il est clown aussi, on s’est vraiment trouvés, c’était chouette et important pour le show.
Certainement avez-vous dû trouver le bon équilibre entre le fait d’embêter les candidats et l’objectif final qui est de ramener des sous pour une association…
Absolument ! Oui, on était des gentils embêtants, le but est de les accompagner vers la gagne, c’est sûr car c’était pour la bonne cause. L’enjeu était important mais ça reste dans une comédie : tout est bien qui finit bien.
Vous ne connaissiez pas la plupart des cellules dans lesquelles vous êtes intervenue. Peut-être que cela vous a aidé dans l’improvisation ?
C’est possible…Après, ce qui est super avec le clown, c’est que l’on découvre tout le temps, tout est toujours étonnant. Cela correspond bien à l’esprit du fort, tout est un émerveillement, on joue à. Tous les personnages s’amusent énormément, comme des enfants donc c’était chouette aussi de découvrir l’envers du décor.
En plus de taquiner les candidats, votre personnage s’est amouraché d’Olivier, ce qui a dû être plaisant pour vous à faire…
Oui, c’était chouette ! Quand j’ai proposé cela à la production, ils ont trouvé ça très drôle, cela a permis de tisser un lien, on en a beaucoup joué, c’était très chou et très drôle à faire, tellement c’était improbable. Olivier est vraiment formidable, c’est un plaisir de le voir travailler parce qu’il est tellement aguerri. Pour le coup, il est en impro mais c’est une machine de guerre, dans le bon sens du terme, on sent qu’il est comme un roc : il peut se passer n’importe quoi, les candidats sont rassurés avec lui. C’est un super pro !
Au global, ce fort a été pour vous un terrain de jeu géant…
Oui, c’était très drôle ! Je me souviens d’une séquence où il fallait balancer des tomates avec un patator. En off, on m’a montré comment le remplir et on a tellement ri : j’ai fait 30 ans de théâtre, j’ai eu des prix et c’est tellement drôle de se retrouver-là à remplir ce patator à tomates. J’avais 4 ans, j’ai beaucoup ri, c’était cool !
Vous avez également tourné quelques petites scénettes, avec beaucoup de fou-rires…
On a énormément ri avec le Père Fouras, qui est très très drôle. C’était très chouette dans ce décor improbable…
Quels souvenirs gardez-vous de cette journée de tournage ?
Je garde la joie au cœur, le côté famille, l’aventure. Oui, s’il y a un terme à retenir, c’est aventure. C’était nouveau, c’est vraiment un registre dans lequel j’ai pu explorer encore une nouvelle palette, ce qui était très chouette à vivre.
En parallèle, vous serez sur scène début 2025 au théâtre Saint-Georges, dans une adaptation théâtrale au casting 100% féminin…
Cela va être un super projet, je suis très enthousiaste. Je rêvais depuis longtemps de travailler sous la houlette de Johanna Boyer, qui est une metteuse en scène exceptionnelle. Rien qu’aux auditions, sa direction de jeu et d’acteurs était merveilleuse. L’équipe qui l’encadre est aussi formidable et on sera 5 comédiennes chanteuses au plateau pour une adaptation du roman de Jane Austen « Orgueil et préjugés ». Cette pièce avait déjà connu un très gros succès en Angleterre et, là, c’est notamment Virginie Hocq qui l’a adaptée pour la version française. Ça va dépoter ! On est 5 à interpréter tous les rôles de la pièce, on a une musicienne avec nous qui va nous accompagner. Forcément, comme on est 5 femmes, on va interpréter aussi des rôles d’hommes, on va se transformer, ça va être vraiment très très chouette, ce sera du féminisme joyeux et hilarant.
Je jouerai Miss Bingley, la méchante sœur, aussi le frère amoureux ainsi que Charlotte, une femme amoureuse d’une autre femme. On interprétera tous également des servantes, qui vont faire le lien dans la pièce. C’est vraiment très très bien écrit et les comédiennes au plateau sont vraiment exceptionnelles, je suis très heureuse de travailler avec elles : il y a Magali Genoud, Emmanuelle Bougerol, Céline Espérin et Lucie Brunet. On se complète, il y a vraiment 5 énergies très très fortes, ça va dépoter à partir de janvier prochain !
Ces différents rôles que vous serez amenée à jouer vous permettront, eux aussi, une palette de jeu large et variée, dans un espace-temps réduit…
Ça va être génial ! C’est ce que je préfère dans ce métier, de pouvoir rentrer dans des peaux émotionnelles différentes, parfois même, ici, en l’espace de 2 phrases. Les équipes costumes sont exceptionnelles, elles nous aident à switcher d’un rôle à l’autre donc, forcément, d’une énergie à une autre. Cela va être une super aventure, j’ai vraiment hâte de commencer les répétitions en novembre.
A plus court terme, vous proposerez un concert piano voix à Louvres…
Je suis ravie ! Je retrouve un super ami de cœur avec lequel j’ai déjà travaillé, François Zabelski, qui est pianiste et arrangeur. Il avait été mon directeur musical sur un de mes shows et, depuis, on ne se quitte plus, on fait plein de choses ensemble. Nous serons le 27 septembre à l’espace Bernard Dague, pour l’ouverture de la saison. Cela va être un magnifique concert où on va chanter et jouer autour du piano, il y aura plein de surprises autour de la chanson française. Ce seront uniquement des reprises revisitées, ce sera à la fois drôle et émouvant, ce sera un chouette concert !
En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour cette nouvelle saison artistique qui va s’ouvrir prochainement ?
Encore plus de liberté intérieure pour continuer à créer et à écrire. J’ai des choses sur le feu…Toujours de nouvelles rencontres, avec des personnes aussi passionnées.
En parallèle, je prépare tous mes cours pour la rentrée car je suis coach vocale et professeure de claquettes.