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TF1 / Demain Nous Appartient : Jeanne-Marie Ducarre évoque Laurie, son personnage qu'elle incarne depuis plusieurs mois maintenant !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Jeanne-Marie,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !

Les téléspectateurs de TF1 peuvent vous retrouver régulièrement dans la quotidienne « Demain Nous Appartient ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, absolument ! C’est un souhait que j’avais depuis très longtemps, en fait…Depuis 9 ans exactement, période à laquelle j’avais tourné sur « Plus belle la vie ».

A l’époque, Maud, mon personnage, m’avait laissé un souvenir absolument incroyable…Je savais, dès le casting, que ce personnage allait mourir mais, dès ma première semaine sur place, je l’avais adoré, tout comme j’avais adoré l’ambiance de tournage, l’équipe, mes partenaires…J’anticipais la fin et, déjà, ça m’embêtait…J’avais été  triste que ça s’arrête, après deux mois que j’avais adorés. Depuis, mon souhait était de rejoindre une autre quotidienne ! J’avais fait des démarches auprès des directrices de casting qui s’occupent de ces programmes, elles étaient au courant de mon souhait et, au final, je n’ai pas tant passé de castings, jusqu’à ce que ce rôle de Laurie se présente sur « Demain Nous Appartient ».

C’est vrai que, sur le papier, je ne me suis pas vue tout de suite dans le rôle mais j’en ai parlé à des amies comédiennes, qui m’ont encouragée. Finalement, j’ai été très agréablement surprise parce que j’ai pu faire une proposition qui était dans mon énergie. J’ai su après coup que c’est ça qui a convaincu lors du casting…

Je suis très contente d’avoir rejoint cette équipe, j’ai été très bien accueillie. Pour moi, les rythmes de tournage sont  très intéressants, parce qu’on tourne très vite et qu’on doit fournir un énorme travail en amont, au niveau des continuités, du texte. Il faut aussi savoir donner très rapidement les bonnes intentions. Je trouve que c’est un travail qui est passionnant et, aussi, c’est un terrain de jeu qui est immense parce que c’est un des rares formats que l’on a, en tant que comédien, où l’on peut développer un personnage dans la longueur. Quand on a un téléfilm, on a, dans les bons cas, dix, quinze jours de tournage, sinon deux à trois seulement, et ça s’arrête là…Sur une quotidienne, on ne sait pas vraiment quand ça s’arrête, les auteurs développent, développent et développent, ce qui vient nourrir le personnage. A chaque fois que l’on reçoit les textes, on voit tout ce qu’ils ont rajouté et on s’aperçoit qu’ils ont déjà pensé à plein de choses. Donc je trouve que c’est un terrain de jeu absolument formidable parce qu’il est unique !

Sur place, il n’y a pas de système de stars, on est  tous logés à la même enseigne. Nos vêtements sont prêts quand on arrive au HMC, on est responsabilisés, on partage tous les mêmes loges de maquillage,…Tout le monde fait attention aux autres et les équipes roulent tout le temps, ce qui fait que l’on rencontre beaucoup de gens, notamment beaucoup de réalisateurs qui font plein d’autres projets aussi à côté. Les équipes techniques, également, sont adorables….Il y a une alchimie que je trouve assez saine dans ce projet !

Sans doute aussi que le cadre de tournage doit être très aidant, tant les studios d’intérieur que les décors extérieurs…

Les studios sont très impressionnants ! On est dans une ville… C’est gigantesque ! C’est une énorme machine !

Cette machine fonctionne d’ailleurs à trois équipes tous les jours donc ça tourne tout le temps, notamment dans des décors extérieurs réguliers, comme les appartements des récurrents ou la plage. Vraiment, c’est un très gros fonctionnement mais qui marche vraiment bien ! Dès qu’il y a un imprévu, la réaction est quasi immédiate de la part de tout le monde…C’est beau à voir !

 

 

Ce programme vous permet de côtoyer un très chouette et large casting de récurrents et de guests, de générations et d’expériences très différentes…

Tout à fait ! On rencontre des comédiens dont on connait plus ou moins le travail mais que l’on découvre, là, vraiment dans le jeu.

Une grosse équipe de coachs et de répétiteurs est là pour veiller à ce que tout le monde soit à l’aise, pour présenter les comédiens entre eux s’ils doivent jouer ensemble, pour parler des scènes avec nous. Cette équipe artistique est hyper importante, permettant aux comédiens de se rencontrer dans le jeu. C’est très appréciable pour nous !

Tout le monde est là pour bosser et chacun fait en sorte que ça se passe bien ! J’ai adoré rencontrer Hector Langevin, avec qui j’ai passé beaucoup de temps, Charlotte Gaccio, Adrien Rob, Samy Gharbi, Camille Genau, Raphaëlle Volkoff, … J’adore jouer avec toutes ces personnes, on s’entend très bien, même au niveau du jeu, ce qui est très appréciable. J’ai aussi la chance de me retrouver avec Célia Diane, qui est une de mes meilleures amies dans la vie.

Avez-vous certaines sources particulières d’inspiration au moment de vous glisser dans la peau de votre personnage ?

Pas des choses précises mais je lis beaucoup, je regarde beaucoup de séries, je regarde beaucoup de films. Donc on va dire que j’ai une espèce de banque de données et d’images dans la tête, qui me viennent quand je découvre les textes. Après, j’ai toujours ce réflexe de ramener le personnage à du concret. Je me demande comment j’arriverais à laisser transparaitre telle émotion ou comment je la vivrais, ce qui m’aide à faire passer l’émotion, tout en ayant une continuité logique par rapport au reste du rôle. Cela me permet d’ajouter des couleurs à mon personnage, avec sincérité et intensité.

On s’aide aussi beaucoup à travailler avec d’autres amies comédiennes, on s’entraide beaucoup. Ca enrichie beaucoup le travail d’avoir le regard de quelqu’un d’autre dessus.

Ces premières semaines à l’image ont-elles déjà été l’occasion de retours des fidèles téléspectateurs de la série ?

J’ai eu pas mal de retours…On est un programme qui est regardé par beaucoup de gens. Cet été, il y avait énormément de touristes à Sète, qui étaient là aussi pour la série donc qui attendaient au studio. On se prêtait volontiers au jeu des photos et des autographes. Là, il y avait vraiment de tout : des retours très positifs et d’autres qui l’étaient moins mais qui étaient toujours bienveillants…

Par contre, je ne vais pas du tout lire les commentaires sur internet car je sais que les gens peuvent se lâcher davantage, sous couvert d’anonymat.

Vous l’avez dit, le rythme de tournage sur une quotidienne est soutenu. Certainement que, aujourd’hui encore, au fur et à mesure de vos journées sur place, vous continuez à peaufiner votre méthodologie de travail ?

Je sais que ma méthodologie de travail en amont ne bouge pas. On reçoit les textes relativement à l’avance et, à ce moment-là, j’ai toujours tendance à les lire une première fois, à plat. Après, je sais que je vais laisser un peu mariner ce que j’ai lu, pour y revenir deux semaines avant de tourner ces scènes. Là, je me mets à les apprendre et, au départ, il y a un travail très solitaire de lire, relire, rerelire…Pour vraiment m’imprégner du texte, il faut ensuite que je le dise. Du coup, soit une copine m’aide, soit même c’est mon compagnon qui me fait réciter. Tout ce travail fait en amont permet que les circonstances, la situation, les intentions, les points de bascules soient là pour, seulement après, venir mettre les mots.

Sur place, on redit le texte avec le répétiteur puis on fait des italiennes avec les partenaires de jeu. Là, on va mettre très rapidement des choses en place avec l’autre. Evidemment que je vais m’adapter à ce que la personne en face me propose, même si j’avais peut-être imaginé autre chose. C’est hyper intéressant et ça me fait venir d’autres choses que celles auxquelles j’avais pensé. C’est enrichissant, cela permet d’approfondir !

Lors du tournage, j’écoute aussi précieusement les conseils et demandes des réalisateurs, notamment sur l’intensité de mon jeu ou encore sur les gestes à faire. Ils apportent un autre regard ! Je pense notamment à la scène diffusée avec Bart, où Laurie s’aperçoit qu’il n’est pas en couple avec Gloria : c’était écrit que nos personnages jouent au mikado mais le réalisateur, sur le plateau, était arrivé avec une idée très précise de ce qu’il voulait, qui a vraiment apporté quelque chose à la scène. Cela m’apprend à rester tout le temps malléable et hyper ouverte à tout ce qui peut arriver parce que rien n’est fixé avant de passer à la séquence suivante. C’est hyper agréable aussi de tout le temps devoir accepter ce que l’on te propose, c’est hyper chouette parce que c’est très riche.

 

 

Aimez-vous aussi regarder le rendu final, notamment pour capitaliser sur votre propre jeu ?

Oui, c’est intéressant ! J’aime bien regarder pour voir la différence entre ce que j’ai ressenti sur le plateau et ce que ça donne à l’image. Après, c’est clair qu’en termes de rythme, on n’a pas le même temps que sur un long-métrage ou même que sur un téléfilm, on va beaucoup plus vite et c’est pour cela que ça exige d’être performant. On n’a pas le temps de s’installer, il faut être efficace !

Je vois les récurrents historiques, ils connaissent tout, les caméras, les valeurs de plans donc ils savent comment gérer tout cela. C’est important car la caméra est aussi une partenaire de jeu. Eux ont cette connaissance très bonne de la technique, qui vient les aider et que quelqu’un qui tourne moins régulièrement a plus de difficultés à appréhender. C’est vrai que c’est grisant d’être sur cette quotidienne car elle permet d’apprendre cela aussi !

Votre personnage est très présent à l’image actuellement, dans une arche où vous allez chercher d’autres émotions encore…

Oui, oui ! Laurie a, à l’image, un passé et une famille, ainsi que des couleurs que l’on n’avait pas encore vues chez elle. Cela était très agréable  à jouer et j’ai été vraiment hyper bien accompagnée par mes partenaires, ainsi que par les équipes techniques. On a passé beaucoup de temps ensemble et j’ai eu la chance de me sentir en confiance, ce qui est hyper important, notamment dans une arche centrée sur son personnage. Du coup, j’ai pu proposer des choses, beaucoup de choses même…A chaque fois, je savais que je pouvais être vraiment sereine par rapport à ce qu’on me disait et aux retours que je recevais. C’était très appréciable !

Il y a eu des scènes d’action  très chouettes à jouer, il y avait beaucoup de scènes d’émotion également. En tout cas, j’ai mis beaucoup de cœur et je me suis vraiment amusée !

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette déjà belle aventure télévisuelle ?

Que ça continue le plus longtemps possible ! Et qu’il y ait plein d’autres projets télévisuels en parallèle.

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

Je serai sur scène au festival d’Avignon l’année prochaine, avec une pièce sur Jim Morrison écrite par Anne-Alice Fontaine et mise en scène par Gabrielle Gay.

Merci, Jeanne-Marie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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TF1 / Section de recherches : Claire Borotra nous en dit plus sur Hannah, son personnage dans cette nouvelle soirée inédite !

Publié le par Julian STOCKY

@ PATRICK BERNARD / BESTIMAGE

 

 

Bonjour Claire,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Les téléspectateurs de TF1 pourront vous retrouver ce jeudi, dans une nouvelle soirée inédite de « Section de recherches », « Neige sang ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, c’est toujours un plaisir de partir tourner ! Quand on fait un métier passion, on a la chance d’être toujours content de travailler et puis, c’est une chance parce que c’est de plus en plus difficile. Donc je pense aussi à toutes les personnes qui ont du mal à trouver du travail dans notre métier…Et puis, là, c’est vrai que c’était dans des décors assez étonnants, qu’est cette région du bout du monde J…Donc c’était un plaisir, pour ces deux raisons-là ! Et c’est toujours amusant de rejoindre une équipe qui existe et qui se connait depuis si longtemps.

L’endroit où nous tournions est l’endroit où j’ai tourné « Les randonneuses » donc c’est un endroit que je connaissais en été mais que je n’avais jamais expérimenté en hiver. J’étais dans la même résidence « Pierre et vacances », j’avais quasiment la même chambre, en tout cas je connaissais déjà les chambres donc c’était facile de dire « Je préfère celle-là ! »J.

Ce projet a été l’occasion de côtoyer un chouette casting…

Oui, oui ! C’est vrai qu’ils m’ont accueillie très chaleureusement et gentiment. Ils avaient l’air très content que je sois-là, du coup c’était réciproque. Et puis, c’est toujours chouette de rejoindre une équipe que les téléspectateurs apprécient et qu’ils suivent depuis tellement d’années. Une vingtaine d’années, c’est quand même une sacrée aventure pour eux !

 

@ NICOLAS LEFEBVRE / AUTEURS ASSOCIÉS / TF1

 

Quel regard portez-vous sur Hannah, votre personnage ?

C’est une gendarme, au caractère bien trempé, qui va rentrer en conflit un peu régulier avec le personnage de Martin Bernier, joué par Xavier Deluc, parce qu’ils n’ont pas du tout les mêmes méthodes. En même temps, ils sont animés par la même volonté de découvrir la vérité donc ça donne lieu, - je crois que ce n’était pas toujours le cas mais là, on s’est amusés avec-, à des scènes de comédie entre ces deux personnages, pour essayer de rajouter un peu de comédie à l’intrigue. Je trouve que ça fait du bien à tout le monde, on est dans une période où les gens ont besoin de sourire de temps en temps.

Donc c’est une gendarme assez dynamique, fonceuse et qui, en même temps, ne se laisse pas faire. En plus, elle est sur son territoire donc, forcément, la confrontation avec l’équipe va être un peu plus musclée que si elle jouait à l’extérieur.

Sans doute vous a-t-elle permis une palette de jeu plaisante à défendre ?

Oui, oui, oui, oui, bien sûr ! Après, tout est sympa à jouer, je n’ai pas de préférence particulière…Donc, oui, je me suis amusée ! Ce n’était pas non plus, en termes de composition, « La môme » de Piaf, on est d’accord mais c’était plaisant à faire !

D’ailleurs, au moment de vous glisser dans sa peau, aviez-vous eu certaines sources particulières d’inspiration ?

Non, non, il n’y a pas eu de source particulière d’inspiration ! Vous savez, ça fait quand même, en gros, trente ans que j’enquête sur des meurtres donc j’avoue que je suis devenue spécialisteJ. Après, un tournage et un film, c’est une composition collective et globale donc, dans ce genre d’histoire, il faut composer un personnage qui, à mon sens, a des choses, en fait, que les autres n’ont pas, pour être une forme de complément ou d’antagonisme potentiel. Voilà, c’est un peu plus comme cela que j’ai imaginé mon personnage, comme un élément qui serait un plus dans l’équipe déjà existante et, en même temps, une promesse de conflit, donc source de séquences dans lesquelles il se passe quelque chose et où il y a un enjeu.

 

@ NICOLAS LEFEBVRE / AUTEURS ASSOCIÉS / TF1

 

Même si votre personnage, en tant que guest, n’a pas de lien direct avec les précédents épisodes, notamment les soirées inédites, aviez-vous quand même (re)visionné certains moments pour vous imprégner de l’atmosphère générale ?

En vérité, non ! Je suis tombée régulièrement sur des épisodes, quand même, depuis toutes ces années mais je n’avais pas l’impression que c’était forcément nécessaire. Je pense qu’il faut une certaine fraicheur aussi, comme ce personnage qui arrive dans la vie de cette équipe qu’il ne connait pas. J’aime bien me plonger aussi dans des univers que je ne connais pas et ne pas me faire guidée a priori avant d’arriver…Je trouve qu’il faut garder quand même une forme de fraicheur.

Sans doute êtes-vous impatiente de pouvoir proposer le rendu final aux téléspectateurs mais aussi curieuse de découvrir leurs retours ?

Oui, oui, je suis curieuse de voir si les gens viendront…Après, ce sont des décors sublimes ! Je vous avoue que, quand j’ai appris qu’ils avaient tourné genre en Martinique ou à La Réunion et que j’allais là où il fait le plus froid de France, à moins 28, j’ai trouvé cela un peu injuste de me proposer ce guest-là J…Alors que toutes mes copines m’avaient dit que c’était hyper sympa d’aller au soleil en plein hiver pour tourner … L’épisode suivant sera aussi dans un pays chaud, dont il parlait devant moi…Là, quand il faisait moins 12, on était là, à se dire « Waouh, génial, tu as vu, il ne fait que moins 12, c’est cool ! ». Donc je ne vous cache pas que, s’ils repartent au soleil, il y a un moment où il va falloir m’emmener J parce que c’était très chouette mais il faisait très très très très froid !

Donc, oui, je suis curieuse de voir si le public aura envie de voir ce que donnent nos matières chimiques ensemble, tous dans ce projet-là.

 

@ Christophe Lartige

 

En complément, quels sont vos autres projets et actualités en cours ou à venir ?

Je viens de tourner dans « Erica », en saison 2, où j’ai un super guest. J’ai retrouvé mon ami Julie De Bona, que j’adore. C’est chouette ! J’ai tourné aussi « OPJ », où j’ai pris un plaisir infini sur l’ile de La Réunion, à découvrir des équipes artistiques, mais techniques aussi, merveilleuses, passionnées et compétentes. C’était hyper enthousiasmant d’aller là-bas et j’ai très envie d’y retourner…Là, je vais bientôt partir tourner dans les Hautes-Alpes. Je me souviens, quand j’avais une trentaine d’années, je crois que c’était après « Le bleu de l’océan », d’un journaliste qui m’avait dit que j’étais une actrice d’extérieur…Je n’avais pas très bien compris mais, là, ça y est, j’ai bien compris et, en effet, je vais aller enquêter dans les Hautes-Alpes, où il va encore faire moins 15 J ! Je crois que je fais partie des actrices qui ne râlent pas beaucoup et qui sont assez endurantes, alors on m’envoie systématiquement sur les lignes de front, là où il fait très froid, où c’est plus compliqué…J’avais fait « Altitudes », accrochée à 2 500 mètres dans le vide, j’en ai fait pas mal des films un peu extrêmes…. « Alerte à Paris ! », où j’étais recouverte de 2 000 rats quand même qui m’ont couru dessus…Donc je vais partir, à nouveau, dans les Hautes-Alpes, mais je m’en réjouis, dans une nouvelle enquête, pour France Télévisions.

Merci, Claire, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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TF1 / Section de recherches : Félicité Chaton évoque la nouvelle soirée évènement prévue le 23 octobre et aborde aussi son actualité théâtrale !

Publié le par Julian STOCKY

@ Sarah Robine

 

 

Bonjour Félicité,

Quel plaisir deffectuer cette nouvelle interview ensemble !

Vous avez une belle actualité en ce moment, à limage et sur les planches. Il y a notamment cette nouvelle soirée, sur TF1, de « Section de recherches ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela a dû être pour vous de retrouver l’équipe ?

Oui, oui ! A chaque fois, on se dit que cest quand même incroyable que ça continue, dans le sens où on pensait vraiment avoir dit au-revoir à la série. Et on est encore là ! Cest un plaisir de se retrouver, après toutes ces années : le temps passe et on est présents !

Donc les retrouvailles ont été très joyeuses, tout comme les rencontres…C’était quasiment la même équipe technique que dans les iles mais les guests, eux, sont forcément renouvelés. Claire Borotra a un rôle important dans ce double-épisode, cest une super actrice mais aussi une passionnée d’écriture, j’étais ravie de la rencontrer. Je noublie pas Stéphanie Fatou, Shemss Audat, Marie Mallia, Fatah Boudia, Renaud Leymans Sans en dévoiler trop, cest une vie de village quil a fallu reconstituer donc il y a beaucoup de rôles !

Jai donc été amenée à rencontrer tous ces acteurs et actrices, sous la neige dans un endroit assez magique! Il nous est arrivé de partir de nuit, rejoindre le décor sur une sorte de luge et voir le soleil se lever… j’imagine que les téléspectateurs vont aimer nous retrouver dans cette ambiance de vie de chalet après nous avoir vus sous le soleil !

Les scénaristes s’amusent aussi avec ce qui se jouait entre nous par le passé. Entre Vicky et Bernier, il y a forcément eu des petites choses à jouer, qui sont marrantes à retrouver. Ainsi que la suite de l’histoire entre Jeanne et LucasQue devient ce couple ? Sont-ils toujours ensemble, ou pas ? Un an plus tard, on va voir où ils en sont

Malgré lintervalle de temps entre deux tournages, certainement que les réflexes sont revenus rapidement ?

Quand on travaille longtemps avec un acteur, au bout dun moment, on se connait. Quand on se retrouve, effectivement, cest sans effort, il y a quelque chose qui existe, qui est là, sur lequel on peut travailler.

Jai adoré aussi retrouver l’équipe de réalisation, Stéphane Kappes, Sophie Ardisson, Alice Di Giacomo et aussi en découvrir de nouveaux, notamment Alexandre Yvon, en assistant mise en scène! Ça compte, ça marque un tournage.

On vous imagine impatiente de pouvoir proposer le rendu final aux téléspectateurs mais aussi curieuse de découvrir leurs retours ?

Oui ! Cest intéressant de savoir, un an après, si on a des fidèles et si on a des nouveaux. Je suis toujours curieuse de savoir quelles générations sont attrapées par lhistoireOn le saura le 24 au matin !

Evidemment, il y aura un meurtre avec ce côté Agatha Christie, qui avait déjà été développé en Martinique. Le fait quil y ait beaucoup de personnages, dans la vie de ce petit village, multiplie forcément les suspects et les doutes. Donc les téléspectateurs vont être amenés à passer dun coupable potentiel à un autreet les fausses pistes seront nombreuses

Si, daventure, une autre soirée inédite venait à être proposée lannée prochaine encore, sans doute iriez-vous sur le tournage en courant ?

Ce serait un grand plaisir pour tout le monde dy retourner ! Et de se retrouver encore dans de nouvelles situations et de nouveaux lieux.

On nest plus sur un rythme de série mais la réception du scénario est à chaque fois très attendueOn se demande ce qui a été réservé à son personnage. Il y a un aspect un peu cadeau, je trouve, quand on découvre le texte

En complément, vous serez sur scène, à partir du 6 novembre prochain, à la Reine Blanche, dans un tout autre registre artistique

Oui, un tout autre univers ! « Coupables damour » a été écrit par Nathalie Kanoui, qui est également au plateau. La pièce raconte lhistoire de trois femmes, qui sont des criminelles : elles sont, un jour, passées de lautre côté, de façon assez violente. Ce qui serait le point commun de ces trois femmes, cest que lamour sest mêlé à leurs actesDonc on va être devant la vie de ces trois femmes, qui viennent de milieux très différents et qui sont à des âges et des moments de leur vie qui le sont aussi. On va les voir évoluer en cellule et on va les voir au cours de leur jugement, donc on va découvrir également le monde des pénalistes. Le tout étant interprété par nous trois, Josette Stein, Nathalie Kanoui et moi-même. On joue donc, tour à tour, ces détenus, les avocates, les présidentes, pour rendre compte dinstants marquants.

 

 

On s’est beaucoup documenté, on a posé des questions à des gens du métier, à la fois sur comment ça se passe en cellule mais aussi pour les plaidoiries. Ce sont des sujets tellement délicats que lon doit casser les a priori. C’était important de se rapprocher au plus de la réalité, pour donner à voir un objet symbolique mais qui est très nourri de concret.

C’est Anne Le Guernec qui met en scène : il y aura peu de choses au plateau, des signes, comme le sont pièces à conviction, on va être amenées à donner à voir et à sentir les atmosphères avec très peu mais il y a toute une chorégraphie d’accessoires qui est très réfléchie. Anne est dune finesse et dune intelligence dinterprétation remarquables donc, vraiment, on plonge dans les situations avec toujours la question de ce qui se joue au fond entre nous trois.

Ces personnages vous vont permettre une palette de jeu large et variée…

Complètement ! A la lecture, je me demandais si je serais capable d’interpréter une criminelle. Jai plutôt lhabitude, au théâtre, des textes dauteurs classiques, il y a une sorte de distance et, on est sur une écriture contemporaine. Mais, ce qui m’a aidé dans la direction, c’est de travailler sur la vitalité hors norme de mon personnage et minterroger sur son niveau de conscience : ce nest pas sûr, en fait, quelle ait eu pleinement conscience de ce quelle a fait, il fallait sauver sa peau.

Quand on joue une avocate, il faut alors défendre sa cliente avec tout son cœur mais, en même temps, avec la volonté de dire et de faire entendre un argumentaire. Bref, ça pose tout un tas de questionset cest très intéressant à jouer : à la fois, il faut être dans cette humanité mais, en même temps, il faut quand même être dans la fonction.

Effectivement, cela me permet de travailler sur des registres très très différents, tout cela au sein dune même pièce, qui durera à peu près 1h20.

 

 

A quelques jours de la première, quels sentiments prédominent actuellement ?

On est complètement dans le travailOn est encore dans une phase de recherche. Comme on a dabord eu la salle, on a commencé par faire une sorte d’échafaudage des lumières et des déplacements. On a pu se « débarrasser » des questions de mise en scène pour être pleinement, maintenant, dans le jeu. Donc on travaille très tranquillement à décortiquer toutes les scènes, on est vraiment au présent du travail, avec le sentiment que ça va se déposer et que lon sera prêtes le jour J.

J’adore mes camarades de cellule donc c’est un plaisir de se regarder travailler les unes les autres !

Pour terminer, un autre projet théâtral est déen développement, un projet 100% féminin, qui vous tient particulièrement à cœur aussi

En ce moment, je suis en développement dune adaptation de « Iphigénie » de Racine qui s’appellera « Une autre Iphigénie ». Javais envie de travailler ses alexandrins mais ce qui mintéressait particulièrement dans cette pièce, cest lhistoire du sacrifice dune fille par son père, pour répondre au désir dune déesse, qui, pourtant, proposait une sorte de trêve à la guerre.

Lidée est dembarquer six actrices, de plusieurs générations, pour jouer à la fois les guerriers et les femmes. Il y aura un personnage ajouté, qui fera office de narrateur, pour contextualiser lhistoire et permettre de mieux suivre l’intrigue. Jai aussi lenvie d’être dans une esthétique un peu pop et rock endiablée, avec du faux sang, des paillettes, du sableJe voudrais me permettre également des chorégraphies…Jaimerais donc me donner beaucoup de liberté dans cette adaptation!

On est vraiment au tout début de travail et, en avril, au TGP, on présentera une première étape, devant des pros, afin de continuer à trouver des partenaires.

Merci, Félicité, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Gérard Lanvin se remémore ses souvenirs de tournage du film "Le gout des autres" !

Publié le par Julian STOCKY

@ Sabrina Mariez

 

Bonjour Gérard,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous nous retrouvons dans le cadre de l’édition 2025 du Vincennes Film Festival, où a été projeté le film « Le gout des autres ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela a dû être pour vous, à l’époque, de participer à ce beau projet ?

Oui, bien sûr ! Parce qu’on y retrouve tout ce que l’on ne retrouve plus aujourd’hui, nous, dans les lectures que l’on peut faire des scénarios que l’on nous propose, notamment la qualité de l’écriture. « Le gout des autres », ça fait 25 ans, c’est sûr mais ce film n’est pas démodé. D’abord, parce qu’il parle des préjugés, qui existent toujours et encore, et même en pire. Aussi parce qu’il parle de personnes qui nous ressemblent, qui sont des personnes très lambda, finalement. Le personnage de Jean-Pierre Bacri, autant que les autres, sont des personnages qui nous ressemblent à tous, on peut y trouver notre identité.

On avait fait ce travail d’abord dans le plaisir avec les autres parce qu’il n’y avait pas de compétition ou l’envie d’être le meilleur, c’était une troupe, on travaillait tous ensemble la main dans la main, avec un scénario que l’on a travaillé avant, tous ensemble, en répétitions, à la relecture, à corriger les dialogues, avec deux patrons, Agnès et Jean-Pierre, qui étaient très disposés, parce que acteurs aussi, à nous entendre et à nous écouter sur les emplois qu’ils nous avaient gentiment donnés. La différence, quand on voit un film comme cela et qu’on le repropose aux gens, c’est qu’on sait qu’ils vont se régaler parce que l’on a confiance dans le film…C’est donc un plaisir de montrer au public de la qualité !

Vous l’avez dit, le casting était très agréable à côtoyer au quotidien…

C’est simple, c’est un casting qui, à l’époque, ne posait aucun problème. On se connaissait tous…Il manque, aujourd’hui, Wladimir et Jean-Pierre, il reste les autres, Anne, Christine, Alain,…Le problème, encore une fois, est que, quand vous appeliez des gens, ils étaient présents, il n’y avait pas de compétition, il n’y avait pas ce désir d’un rôle plus important qu’un autre, il n’y avait pas des points de vue de comparaison, que le métier a su développer chez les jeunes générations, qui sont quand même obligées de faire attention à leur image…Nous n’étions pas dans ce truc-là, on nous appelait pour faire un film, on lisait le scénario, on disait oui tout de suite…Ce casting-là est formidable, il est sans faute, du plus petit rôle au plus important, il y avait simplement l’esprit à fabriquer ensemble un joli film qui, 25 ans après, existe encore…

 

© Pathé / Les Films A4 / France 2 Cinéma

 

C’est vrai que le film est d’une grande modernité, comme en témoigne d’ailleurs le remastérisation faite pour le diffuser en salle à nouveau à partir de l’année prochaine…

Oui ! Le sujet est inaltérable, les gens comprennent tout de ce film, tout de suite…D’ailleurs, on l’a vu à la projection au festival, il y a pas mal de gens qui ne l’avaient sûrement pas vu et qui se sont marrés tout de suite. Aux premiers moments, ils ont pris du plaisir parce que les échanges sont tellement bien écrits. Ils se sont aussi retrouvés dans un contexte socialo-politique qui n’a pas changé finalement : les gens se jugent pour rien, passent leur temps à regarder l’autre par le trou de la serrure,…Mais tout est tellement fin et bien écrit. Par exemple, je pense à la scène où Christine Millet, qui est décoratrice d’intérieur, parle à sa belle-sœur et se permet de la juger sur une phrase, tellement bien écrite, de 4 mots, qui fait beaucoup de peine à l’autre mais qui ne le montre pas. La bêtise de se mêler des affaires des autres, de ne pas comprendre la tristesse ou la difficulté d’être / d’exister,… tout cela est dans ce film donc tous les gens qui le regardent se rendent compte à quel point il est bien écrit. Tout y est, il est d’une énorme qualité d’écriture et on va peut-être le reconsidérer, comme il l’a été à l’époque.

Ce film a sans doute été, pour vous, un énorme cadeau artistique…

Bien sûr ! Mais, déjà, rien que quand on voit la qualité artistique de l’acteur qu’est Jean-Pierre Bacri, au-delà du casse-couilles que ça pouvait être…Son travail d’acteur était extraordinaire, celui d’Agnès à l’écriture et à la réalisation aussi. Ce dernier a été reconnu à multiples reprises…Mais heureusement qu’ils se sont écrits ces films, sinon ils n’auraient pas été formidables : on est dans un métier où les gens ne font pas attention aux autres, c’est-à-dire que tant que vous ne plantez pas de clous, ils ne vous considèrent pas et, tout d’un coup, ils sont allés vers ces deux personnes parce qu’elles faisaient du monde. Balasko a écrit des films parce qu’on ne lui filait pas de boulot, elle s’est écrit des rôles elle-même…Je ne peux pas m’écrire de rôle parce que je ne sais pas écrire, je sais seulement dialoguer. Sinon, je me ferai des films de ouf…parce que je sais ce qu’il faut faire comme films pour moi. Donc j’ai ce désavantage mais eux ont eu cet avantage-là parce que, à deux, ils avaient le talent de la construction, le talent des détails et le talent des dialogues. Dans ce film, on n’avait rien à toucher, tout était écrit…Aujourd’hui, il faut tout refaire, il faut refaire tous les dialogues mais, à l’époque, j’ai eu la chance de travailler avec des grands metteurs en scène où il n’y avait rien à toucher. Le jour du tournage, j’arrivais texte su parce que je n’avais aucun doute dessus ! Si vous n’avez que des doutes, vous changez des mots et vous vous plantez quand vous jouez…

L’avantage, quand on parle de ce film-là, est que tout a été pensé, préparé et joué par des gens qui étaient totalement d’accord avec ce qu’ils étaient en train de faire.

Vous l’avez dit juste avant la projection, à chaque fois que vous regardez ce film, vous captez quelque chose que nous n’aviez pas vu précédemment…

Oui, dans les détails…Quand on regarde un film, on voit d’abord l’ensemble. C’est comme un morceau de musique : on écoute d’abord la musique, après, si ça nous plait vraiment, on va s’intéresser aux paroles puis aux deux ensemble, avant que ça ne devienne une identité que l’on connait bien et à laquelle on peut participer. Là, c’est pareil : en tant que spectateur, vous participez au jeu des autres et quand je vois les regards de Jean-Pierre et les subtilités de jeu de tous les acteurs qui sont dedans, on a beau le voir 20 fois, on redécouvre toujours quelque chose en plus… parce que, dans la scène qui arrive, on connait tout mais il y a forcément quelque chose qui nous avait échappé, pour laisser la place à quelque chose qui nous avait chopé davantage.

Quand je vois la scène que je joue avec Alain, dans les coulisses du théâtre, où Jean-Pierre tombe amoureux de l’actrice qui va lui proposer des cours d’anglais, derrière il y a donc ce chauffeur et ce garde du corps…Là, je regarde le jeu d’Alain et ça m’éclate toujours de voir ce mec qui s’interroge, jusqu’au moment où il pose la question la plus con qui soit, à un garde du corps : « Tu as déjà tué quelqu’un ? ». Vraiment, les deux secondes avant, où il n’ose pas encore poser la question, sont un régal ! Encore une fois, j’aime revoir ce film pour la subtilité de ces moments de jeu. En fait, tous les acteurs sont subtiles dans ce film : Wladimir est énorme, Agnès aussi, …

C’est la vie de tout le monde, en fait : c’est le mépris, c’est l’absence des uns et des autres vis-à-vis des uns et des autres, c’est l’envie de critiquer les gens, comme cette scène à table avec cette troupe de théâtre qui se fout de la gueule de Jean-Pierre parce qu’il essaie d’être sympathique et qu’il raconte une blague qui ne tombe pas bien. Je veux dire, tout est superbement écrit parce qu’ils ont résumé, en quelques scènes, l’enculerie humaine, que l’on a tous vécue et que l’on voit tous les jours ! Donc ce film est indémodable…

 

@ Sabrina Mariez

 

En complément, quels sont vos projets en cours ou à venir ?

Il n’y a pas de projet avec le cinéma parce que j’ai été tout de suite clair avec le fait, dès le début de mon parcours, que, pour moi, il n’y a pas de meilleur…Donc j’ai été mis tricard assez vite : ça ne les intéresse pas si je ne suis pas dans une compétition ! Je dois le dire, je ne reçois aucun scénario du cinéma français depuis 10 ans !

Netflix fait des cartons mais la chaine ne m’appelle pas non plus pour faire des films…C’est très ambigu : vous êtes populaire, vous faites du monde quand vos films passent sur des plateformes et vous ne recevez jamais de scénario. Donc il faut se débrouiller, comme Agnès et Jean-Pierre l’ont fait, à trouver des identités qui vous font l’honneur et la gentillesse de vous accepter tel que vous êtes et qui vous font confiance.

Je fais mon parcours tout seul, en autodidacte, avec quelques mecs qui me font confiance. Donc, là, j’ai un producteur qui me fait confiance, je lui donne des idées de films, il en a prises, on en est à l’écriture. Donc, en 2026, il y aura deux tournages mais qui ont été mis en route il y a deux ans par ma pomme et quelques autres personnes. C’est moi qui provoque les choses ! Donc j’aurai eu deux ans sans travailler…

Les gens sont très sympathiques mais ils ne comprennent pas que, dès fois, vous passez deux ans sans prendre de sous, en mangeant ce que vous avez gagné la dernière fois et qui n’est pas non plus le salaire de Brad Pitt …et je lis que je suis parti au Maroc pour ne pas payer d’impôts. Sachez que je suis salarié, je n’ai pas de société, je suis prélevé à la source, donc je donne la moitié de ce que je gagne à un pays qui n’en fait rien ! C’est pour cela que je suis parti, à me dire que ce pays ne s’occupe pas de nous. Je n’ai qu’une envie, c’est que tout cela se rétablisse mais, encore une fois, on est sur le même sujet que celui du film « Le gout des autres », les aprioris et les façons de juger mal les gens alors qu’on ne les connait pas…Je le redis, ce n’est pas le meilleur acteur qui existe, c’est le meilleur rôle qui existe et ce n’est pas pareil ! N’importe quel acteur qui sait faire son métier y arrivera, s’il a un bon rôle…Le plus dur est d’être bon dans un mauvais film…

Merci, Gérard, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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RTL2 Méditerranée : Benjamin Rotrou évoque l'émission qu'il anime quotidiennement !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Benjamin,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les auditeurs de RTL2 Méditerranée peuvent vous retrouver à l’antenne, du lundi au vendredi, à partir de 12h. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

J’irais même plus loin, en disant que c’est un plaisir de faire de son hobby son travail…Ce n’est pas donné à tout le monde, il n’y a pas forcément beaucoup de gens qui aiment leur travail. J’ai la chance de faire un travail dans un cadre sympa et détendu, et, à la base, de faire un métier passion donc d’être payé pour cela. C’est un vrai plus !

Concernant le rendez-vous de l’après-midi, on ne se rend pas directement compte de l’impact que l’on a sur les auditeurs. Mais on le remarque quand on n’est pas là et qu’ils nous envoient des messages pour nous demander ce qui se passe : « Il n’y a pas d’émission cet après-midi ? ». C’est là que l’on comprend vraiment qu’on les accompagne…On est dans notre studio, on n’a pas forcément le contact direct avec les auditeurs mais, en fait, on les suit réellement, dans leur quotidien. C’est vrai que c’est plaisant, on se dit qu’on a une utilité, que l’on ne fait pas juste passer de la musique, ce qui est chouette !

Plus concrètement encore, c’est avant tout un programme de flux musical, que vous complétez d’interventions locales, pour être au plus proche des auditeurs…

Oui, c’est ça ! C’est vraiment un programme musical…On s’est rendu compte que, s’il y avait trop de bla-bla, les auditeurs n’appréciaient pas, à cet horaire-là. On n’est pas là pour cela, on est là pour passer de la musique mais l’avantage que l’on a encore, à l’heure actuelle, par rapport à toutes ces plateformes de streaming, c’est qu’on ajoute du contenu et du direct. Donc on peut interagir en fonction de la météo, du trafic et de l’actualité, tout en restant légers. On va aussi pouvoir rajouter du contenu local, qui est notre force et aussi notre obligation vis-à-vis de l’ARCOM. Je n’oublie pas l’expertise musicale, ce que, encore une fois, les plateformes de streaming ne font pas : quand on va passer un titre, on va pouvoir expliquer dans quel contexte il a été écrit, pour qui, avec qui,…Pour l’instant, il n’y a que la radio qui sait le faire ! C’est ce qui nous permet clairement de nous différencier…

Justement, aimez-vous écrire à l’avance vos interventions ? Ou y laissez-vous une part d’improvisation ?

En fait, il y a deux écoles et donc deux façons de faire. Certains animateurs n’écriront jamais et d’autres vont vouloir le faire pour que ce soit carré. C’est vrai que l’on a tendance à avoir des durées d’intervention qui sont très courtes : si, alors, on n’écrit rien, j’ai peur qu’on parte un peu dans tous les sens et qu’on n’aille pas vraiment à l’essentiel. Personnellement, j’écris mais, après, je le joue quand même aussi un petit peu, pour que ce soit naturel. Cela me permet aussi d’avoir des speaks qui sont propres, où je sais précisément ce que je vais pouvoir dire. Je pense que le message est plus clair, on va à l’essentiel, pour ne pas perdre les auditeurs, dont les temps d’écoute sont courts.

 

 

L’émission est diffusée à un moment charnière de la journée. Y pensez-vous, parfois, notamment dans votre ton au micro ?

Je vais y penser dans le vocabulaire que je vais utiliser : « Pause déjeuner » va être utilisé entre midi et 14h, alors que l’après-midi, les gens seront plus au travail ou en télétravail. Donc ce sont les mots qui vont changer, pas forcément le ton. Je m’adapte et j’essaie de m’imaginer ce que font les auditeurs.

J’adapte aussi le contenu de mes informations au moment de la journée : si j’ai envie de parler d’un concours de burgers, je vais plus facilement le faire entre midi et 14h, où je vais sans doute susciter l’intérêt de l’auditeur, qui peut avoir faim à cette heure-là. Si j’en parle à 15h, ça a un peu moins d’intérêt…

Plus personnellement, pour être à l’affut de toutes ces informations, cela vous demande sans doute d’être au cœur de l’actualité locale et de l’ambiance musicale, ce qui doit être certainement très plaisant…

C’est un engagement, c’est une obligation, pendant ces quatre heures ! On a des comptes à rendre à l’ARCOM donc on se doit de donner des informations et c’est vrai que de faire du programme global m’intéresse assez peu…Je préfère parler d’une avant-première au cinéma ou d’un concert qui va avoir lieu, ou encore d’une initiative…Il y a tellement de choses à dire que c’est super enrichissant ! Au contraire, je suis même très demandeur…

Pendant le live, en plus de vos interventions au micro, vous gérez toute la technique derrière…

Oui, oui ! On a la chance, quand même, d’avoir du matériel à la pointe, qui nous permet une certaine automatisation, si on en a besoin. On fait également le standard sur certains jeux concours, qui peut sonner pendant une demi-heure voire trois quarts d’heure donc on est content, alors, de pouvoir parfois mettre en enchainement automatique, parce qu’on ne peut pas tout faire et pour être sûr de décrocher à tous les appels.

Techniquement, c’est une chance d’avoir des outils aussi pratiques…Quand j’ai commencé la radio, on avait encore les bandes magnétiques : il fallait les sortir et les coller avec du scotch. Il devait y avoir un réalisateur, un animateur, un producteur, un standardiste parce qu’on ne pouvait pas tout faire. Maintenant, on peut être très autonome et faire vraiment plein de métiers. On sait tout faire, on est devenus polyvalent parce que la technologie nous aide aussi à être autonome. C’est d’autant plus important qu’à l’heure actuelle, le contexte de la radio, dans son ensemble, est moins favorable : on gagne moins d’argent donc, forcément, les effectifs sont plus faibles et il faut savoir tout faire. C’est chouette, dans le sens où on ne se repose pas sur nos acquis, on apprend plein de métiers !

Vous évoquiez la radio comme un métier passion, une passion qui vous vient sans doute de votre plus jeune âge…

J’ai commencé la radio à 18 ans mais, avant, je faisais de la disco-mobile, pour des mariages notamment. Donc j’ai toujours été un peu dans la musique…C’est vrai que, quand il m’a fallu, après mon Bac, choisir mon orientation, je suis tombé sur une pub pour une école de radio à Paris et cela m’a intéressé, malgré le cout. J’ai fait des tests, ils étaient ok, mes parents ont approuvé et c’est parti comme cela…Ca s’est fait très vite !

 

 

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour cette nouvelle saison radiophonique qui démarre ?

RTL2 est une radio très stable en termes de programmes, les choses évoluent assez peu, c’est une chance. On peut nous souhaiter d’avoir toujours de beaux évènements, pour faire briller la marque dans un contexte, je le redis, qui est compliqué pour la radio en général. Globalement, on a une rentrée déjà très chargée en concerts notamment, ce qui est très chouette…On va pouvoir faire de belles choses, c’est génial !

Merci, Benjamin, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio

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TF1 / Star Academy : Interview croisée avec Marlène Schaff et Alain Degois, alias Papy !

Publié le par Julian STOCKY

© BENJAMIN DECOIN / SIPA / TF1

 

 

Bonjour Marlène, bonjour Papy,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous deux !

Papy, comment vous présenteriez-vous ?

Papy : Je suis une sorte d’être humain qui travaille dans le théâtre depuis maintenant maintes années et j’ai développé de l’improvisation théâtrale dans la ville de Trappes, dans les Yvelines. De ma compagnie sont sortis plusieurs éléments, on va dire, que l’on voit dans le PAF, que l’on appelle des talents.

Quel genre de professeur êtes-vous ? Souple ou rigide ?

Papy : Cela dépend du matin, dès fois je suis souple et dès fois, je suis rigide. Cela dépend ce que vous entendez par là…Exigeant ? Peut-être et l’exigence demande de la souplesse et de la rigidité. Donc il  y a plutôt une forme d’exigence !

Quelle est votre approche ?

Papy : C’est une approche ludique parce que l’on parle bien de jeu théâtral et que le jeu est au cœur même de cela. Ce n’est pas le tout d’être sincère, il faut être sincère dans la joie. Même si on joue de la tragédie, il faut maintenir cette capacité à jouer et donc d’être capable de changer d’un état à un autre. Si on se laisse déborder ou embarquer par quelque chose de psychologisant, on a perdu donc il faut rester sur cette limite de la sincérité mais du jeu.

Comment avez-vous appris que vous intégriez le corps professoral ?

Papy : Alors, je l’ai appris parce qu’on m’a appelé pour en faire partie. Donc je l’ai appris par un coup de fil pour me demander si ça m’intéresserait de venir à la « Star Academy ». Je trouvais que ça tombait au bon moment donc j’ai dit « Ah, un défi à relever…J’y vais ! ».

Qu’attendez-vous des nouveaux élèves ?

Papy : De la joie, du bonheur, de l’énergie, de la volonté de se dépasser et de s’amuser à cela !

Quels défauts des nouveaux élèves pourraient vous agacer ?

Papy : Il n’y a rien qui m’agace, un défaut, ça se transforme ! Il n’y a pas d’agacement sur un défaut, un défaut peut devenir une qualité, surtout dans le théâtre, quel que soit le défaut.

Quel lien pouvez-vous faire entre le théâtre et la télévision ?

Papy : Dans un seul en scène, il y a tellement de monde autour…C’est aussi la chance de voir des techniciens, de voir des gens qui vous accompagnent, c’est génial d’être dans cette machinerie ! Donc le théâtre est aussi une machinerie : d’un seul coup, vous créez du rêve…et on voit bien que la télé, ou d’autres, sont aussi des machines à faire du rêve. On a besoin de rêve en ce moment, plus que jamais ! Rêvons, rêvons, rêvons notre société autrement ! Et leur imaginaire est important…C’est pour cela que ça m’intéresse aussi d’être avec ces jeunes-là parce que leur perception du monde aujourd’hui m’intéresse. Comment le théâtre permet d’être à cet endroit-là ? De dire, moi, ma perception du monde est celle-là ? S’ils y arrivent et qu’ils arrivent à mieux le faire entendre, peut-être qu’on sera sauvés, peut-être que l’humanité sera sauvée, je n’en sais rien…Pour l’instant, ce n’est pas gagné mais il faut y croire !

En début d’aventure, on voit souvent des élèves bloqués pendant le cours de théâtre. Avez-vous, justement, des astuces ?

Papy : Le plaisir ! Il n’y a que le plaisir du jeu et le plaisir partagé…C’est-à-dire que l’on a toujours ce truc du théâtre, d’arriver sur scène, de se retrouver devant un public, de déclamer un texte, …Moi-même, au départ, le théâtre me faisait peur et puis, tu t’aperçois que tu partages avec d’autres et que la complicité avec l’autre va t’aider aussi…C’est aussi ça dans ce processus, ici, c’est un processus sur le long terme, je comprends alors comment l’autre est un appui pour moi, pour pouvoir me pousser à aller plus loin. Si je puise dans l’autre, dans son regard, dans son soutien, oui, ça va être plus facile, peut-être, de décoincer, on va dire, mes peurs, mon stress et tout ce qui est de cet ordre-là. Déjà, si on arrive à dire « Eh, là, c’est pour vous ! ». Et puis, on est dans le partage…C’est-à-dire que je vais partager. J’ai plus d’ancienneté et une certaine expérience de vie qui font que je vais être dans ce partage. Le partage est important dans la méthode aussi ! On va essayer de comprendre comment ça marche…Comment tu marches toi, ça c’est plus Marlène qui va dire « Regardes la mécanique »…Donc, voilà, c’est s’amuser à cela ! Si on arrive à mettre le plaisir au cœur de notre travail, c’est gagné, je crois !

Marlène, comment abordez-vous cette nouvelle saison ? Qu’est-ce qui vous plait dans ce poste ?

Marlène : Ce qui me plait ? De toute façon, j’aime enseigner donc il y a ça, déjà ! Enseigner à la « Star Academy », c’est quand même un privilège, c’est une expérience assez dingue …Il y a le côté que l’on retrouve, donner des cours dans des salles, les debriefs, faire les appels des debriefs,…mais la grosse différence et qui est dingue, c’est ce prime : de travailler avec des élèves, d’avoir quelques jours et bim, mise en situation, tu vas chanter en duo avec une star…Moi, je me suis fait une promesse quand j’ai commencé à faire ce métier, c’est de ne jamais arrêter d’être la ravie de la crèche. Je ne suis pas blasée, je me pince tout le temps, je me pince quand j’arrive et que j’ai quelqu’un qui me coiffe, je me pince quand je vois le château de Dammarie-les-Lys,…A la fin de chaque saison, je lui dis au-revoir parce que je ne sais pas s’il y en aura une prochaine. Je savoure chaque instant et je suis comme une jeune vierge le matin de son mariage, avant cette nouvelle saison parce que toutes les cartes sont rebattues, j’ai peur, je ne connais pas les nouveaux élèves, j’ai hâte de les rencontrer…J’ai peur parce que j’ai vraiment envie de leur être utile, je ne sais pas si je vais y arriver, je vais tout faire pour ! C’est ce que je ressens…Je n’arrive pas comme une conquérante, à dire « Allez les gars, asseyez-vous, je vais vous montrer comment ça marche ! », pas du tout…

Je veux prendre les cours de Papy : quand je l’entends parler, je me dis qu’ils ont tellement de chance.

Peut-être que vous allez pouvoir vous compléter tous les deux ?

Papy : C’est très complémentaire donc c’est très chouette de pouvoir, nous, partager cela et peut-être que de ce qui va se passer dans le cours de Marlène, je pourrais aussi en rendre compte et voir comment ça peut aussi servir à mon cours. C’est vrai que, là, ce qui est chouette, c’est qu’on nous laisse une liberté d’intervention. Il y a un enthousiasme de l’équipe…Les échanges que, déjà, on a pu avoir sont très riches donc j’ai hâte !

Avant d’être appelé pour devenir professeur, regardiez-vous l’émission ?

Papy : Je la regardais un peu pour Pierre, parce que c’est un ami. Donc j’ai regardé quelques-unes de ses interventions…J’aime sa générosité et ce grand garçon, ce grand échalas qui est là, avec un tel bonheur, …J’adore ! C’est un vrai ravi de la crèche, il y a encore un pied, c’est fabuleux et, du coup, il me faisait marrer !

Marlène, quels mots pourriez-vous avoir pour les nouveaux professeurs, notamment Papy, qui est à côté de vous, ou quels conseils pourriez-vous leur transmettre ?

Marlène : Je ne sais pas si c’est un conseil mais, en fait, je lui ai déjà dit…Je lui dis ce qui, moi, m’a énormément apporté de réconfort. J’ai eu de la chance, j’ai commencé en tant que répétitrice et j’étais avec Lucie donc je ne me sentais jamais seule puisque j’avais tout le temps mon binôme avec moi, on pouvait échanger sur tout. L’année dernière, c’est vrai que, tout d’un coup, c’est « Ouh ouh, tout d’un coup, je suis toute seule au château…Pour les cours ? Ben, tu te débrouilles, Marlène » et j’ai trouvé énormément de soutien auprès de mes collègues, même si c’est un terme que je n’aime pas, en tout cas de mes copains profs. Je sais que le théâtre, c’est mes premières amours donc j’ai continué à énormément échanger avec Pierre et avec Hugues…J’adore échanger avec eux, justement, sur le fait que les profs ne sont pas des candidats…Donc ce n’est pas un conseil, c’est « s’il te plait, appelle-moi de temps en temps, qu’on parle, Papy ! ».

Auriez-vous un mot pour les professeurs qui ne sont pas de retour cette saison ?

Marlène : Les mots, je leur ai déjà dits…De toute façon, ce sont des amis ! Je vais tout vous dire : avec Malika, on s’appelle tous les matins parce que je fais mon sport en promenant mon chien le matin et Malika est lève-tôt…Donc, déjà, on s’appelle tous les matins ! Et puis Hugues, je vous le dis, je vais aller voir son spectacle en Belgique et on s’est retrouvés à Bruxelles il n’y a pas si longtemps que cela donc il n’y a pas de pleurs…Le fleuve continue son cours !

Quelle professeur voulez-vous être cette saison ?

Marlène : Ben, professeure d’expression scénique, tiens J !

Quelles sont vos attentes pour cette nouvelle promo ?

Marlène : Qu’ils jouent le jeu ! Je pense que, que ce soient les élèves, comme nous les profs, on a tous notre raison qui nous appartient de participer à cette émission, et ça, c’est le petit journal intime mais, une fois que l’on est dans la salle de classe, moi, il n’y a plus de télé, il n’y a plus d’émission, je suis une prof, je suis là pour aider des jeunes artistes. Donc si, eux, se mettent en position de « Je veux apprendre », on est bons !

Etes-vous plutôt team Pierre Garnier ou team Marine ?

Marlène : Team Marine Garnier… J. Mais je ne peux pas comparer…Les deux !!!

Pourriez-vous nous donner une information que personne ne connait ?

Marlène : J’ai l’impression d’être plutôt un livre ouvert….Je n’ai peut-être pas dit que j’étais la mièvrerie incarnée en tant que poisson ascendant cancer…

Avec quels professeurs des premières saisons auriez-vous aimé travailler ?

Marlène : J’ai eu la grande chance de travailler avec Oscar Sisto et avec Kamel Ouali…Avec Armande, Philippe, Jasmine et Matthieu aussi…

Quelle star rêvereriez-vous de voir cette année sur le plateau ?

Marlène : Pink !

 

© BENJAMIN DECOIN / SIPA / TF1

 

Papy, qu’est-ce qui vous a convaincu de rejoindre la « Star Academy » ?

Papy : Ce qui m’a convaincu, c’est un dispositif qui m’appelle dans la durée…Ce n’est pas un one shot comme ça. Je sais qu’un artiste mature et donc d’avoir ce temps, avec l’intensité dont Marlène parlait, permettra, je pense, d’avoir une densité qui va être intéressante pour, peut-être, aller plus loin et arriver à ce qu’il y ait des clés. Si on arrive à trouver des bonnes clés, il faut que ces artistes puissent se révéler beaucoup plus vite…Il y a déjà eu un bon choix : s’ils sont là, c’est qu’il y a une volonté de se donner donc ça m’intéresse d’être confronté à cette vingtaine, qui ont envie d’aller à cet endroit, qui ont l’envie de se découvrir. Donc il va y avoir quelque chose de très dense ! C’est un beau challenge pour moi, d’être dans cette densité-là, de recevoir cette énergie et de partager avec eux mon expérience. Ça va être chouette !

D’ailleurs, pourquoi ce surnom, « Papy » ?

Papy : Quand j’étais en cinquième, il y avait un mec qui s’appelait Coluche, qui avait un personnage, Papy Mougeot et je faisais le couillon dans la classe en reprenant son accent. Cela faisait bien rire mes potes, sauf que les potes, tu les as en cinquième, tu les as en quatrième, tu les as en troisième, tu passes en seconde et, comme tu fais encore le kéké, ben tu es toujours « Papy » et tu deviens Papy. Quand tu montes une compagnie d’impro, il y a une nominette dans le dos, c’est « Papy » ! Quand il y a un Jamel qui réussit, un Alban Ivanov, ou d’autres, c’est « Papy » donc ça devient ton nom de scène et ça devient presque une identité, qui me dépasse aujourd’hui et qui est très forte. A Trappes, tout le monde connait Papy…

En lien avec une de vos précédentes réponses, qui vous a appelé pour participer au programme ? Quelle avait été votre réaction ?

Papy : C’est la directrice de casting, en n’y croyant pas. Elle pensait que je n’allais pas dire oui…Vous savez, c’est ça qui est bizarre dans la vie, je n’y aurais même pas pensé moi-même donc on est venu me chercher. Et effectivement, je n’avais pas encore fait cela donc c’est comme ça que j’ai dit « Oui, pourquoi pas ». On a discuté, j’ai trouvé qu’il y avait des choses très intéressantes dans ce dispositif. Moi, qui suis un homme de l’ombre on va dire, qui accompagne derrière, qui suis à cet endroit-là, pourquoi ne pas aller goûter aux lumières ?

Vous êtes le troisième professeur de théâtre en trois saisons. Avez-vous peur pour la quatrième ?

Papy : Déjà, je vais essayer de réussir celle-là ! Non, non, généralement, je dure longtemps…Vous allez me revoir !

Avez-vous des appréhensions particulières ?

Papy : L’appréhension est celle-là, d’être confronté à des journalistes, ce dont je n’ai pas l’habitude. J’avais plus d’appréhension à venir vous voir et à vous rencontrer, qu’à rencontrer des élèves…Cela me fait beaucoup moins peur…. Donc j’ai hâte de les rencontrer, pour être détendu ! Là, je suis crispé… J.

Qu’est-ce que cela vous fait de succéder à Hugues ?

Papy : Un succès est un succès, c’est génial donc je ne peux qu’applaudir au succès … J’ai plus échangé avec Pierre qu’avec Hugues parce qu’on se connait d’avant. Effectivement, il m’a envoyé un petit mot d’enthousiasme, « Papy, sois toi-même, tu verras, ça va le faire ! ».

Comment appréhendez-vous la notoriété qui, nécessairement, va arriver ?

Papy : Ce qui est bien, c’est que je l’ai déjà. Ma notoriété est à Trappes, dans ma ville, elle est à cet endroit-là, je suis un artisan culturel local. Cette notoriété-là, des gens du quotidien, ça va la renforcer ! Après, la notoriété dans le milieu culturel d’aujourd’hui ? Je pense que mon nom existe, je n’ai pas besoin de me faire un nom…J’entends les chiffres du programme, je me dis « Ah oui, quand même, il y a du monde », oui, ça va peut-être dépasser ça, à moi de voir de ce que je vais en faire mais ça ne peut être qu’amusant !

Regardiez-vous les précédentes saisons ?

Papy : J’ai suivi un peu Pierre parce que c’est un pote et que, du coup, j’ai regardé un peu ce qu’il faisait, avec son énergie et sa générosité. Après, on se retrouve sur l’impro, des exercices que l’on peut faire l’un et l’autre. Je suis très intéressé de voir ce que ça va donner.

Je le connais depuis qu’il est gamin, il a fait de l’impro dans les Yvelines, quand j’étais déjà avec ma compagnie, je l’ai vu jouer petit. Mais, après, qu’il se réalise est formidable ! Ça reste de beaux échanges, on est copains et je sais que je peux l’appeler si jamais je ne comprends pas ce qui se passe ou ce qu’ils disent. Après, ce qui va être intéressant pour moi, ce sont aussi des champs lexicaux que je ne connais pas. Ce que je dis toujours, c’est que l’imaginaire de ces gamins va être important…Si, déjà, on leur rend accès à ça et que ça se passe dans le rire, en leur disant « votre imaginaire est important parce qu’on est dans une société qui n’est pas gentille, qui est assez violente. Ok, dans cet espace-là, quand on va rentrer au théâtre, la scène est un espace de liberté, la scène est un espace où on peut dire, où on peut raconter, où on peut inventer aussi un monde meilleur ». Oui, je crois beaucoup à la scène ! Et s’ils prennent gout à monter sur scène pour se raconter, se dire et dire ce qu’ils ont envie de faire, si je peux leur donner ce gout-là…Sur scène, on est libre de dire ce que l’on pense, on a le droit de se faire entendre ! Si j’arrive à ce qu’ils se fassent entendre, alors, là,… Après, ils le feront avec le chant, ils le feront avec l’émotion, ils le feront avec leurs états d’âme mais c’est important de dire que cette scène-là est libre. Pendant trois mois, on a la possibilité de faire entendre au public qui va regarder d’aller voir des pièces de théâtre, d’aller voir cet espace de liberté, de le prendre. Donc, oui, oui, je suis quand même assez convaincu de l’importance, aujourd’hui, du théâtre, du spectacle vivant.

Avez-vous l’intention d’inviter certaines personnes avec lesquelles vous avez collaboré ?

Papy : Maintenant qu’ils savent que je vais être là, il y a peut-être des copains qui vont dire « Tiens, il y a Papy qui fait un truc, je vais peut-être venir m’amuser ». S’ils me le proposent, bien entendu que je les accueillerais avec grand plaisir parce que cette idée du partage est importante, pour montrer que leur mentor ou la sage-femme qui les a accompagnés à accoucher de leur talent est là.

Pensez-vous qu’ils auraient des choses à apporter aux élèves ?

Papy : Rien que par leur histoire et leur réussite… De dire que c’est possible, que l’on peut partir de très loin et y arriver. C’est ça qui est beau dans cet espace de liberté, c’est que, qui que tu sois, c’est d’abord ton humanité que tu mets en jeu. Ça, c’est quand même encore un truc qui est génial, dans notre pays, que de pouvoir le faire !

Au contraire, y en a-t-il qui vont vous chambrer ?

Papy : Ah ben oui, bien sûr ! « Mais qu’est-ce que tu as été mettre tes pieds dans la télé, Papy ? ». Je leur dirais de venir et d’essayer parce que je pense que c’est important, aujourd’hui, de montrer que, justement, l’espace scénique, il faut le rendre populaire. Il faut continuer ce travail que l’on fait, c’est super important ! Donc il n’y a pas de problème : je me ferai chambrer, oui, ben ce n’est pas grave…Il y a peut-être un cul-terreux de je ne sais où qui ne va pas être content parce que j’aurais dit un truc qui va le déranger…Mais il restera cul-terreux et, si j’arrive à faire qu’il aille au théâtre, là, on aura gagné ! Désolé pour les culs-terreux…

Merci à tous les deux pour vos réponses !

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TF1 / Star Academy : Interview croisée avec Fanny Delaigue et Lucie Bernardoni, les deux répétitrices du programme !

Publié le par Julian STOCKY

© BENJAMIN DECOIN / SIPA / TF1

 

 

Bonjour Fanny, bonjour Lucie,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous deux !

Fanny, vous rempilez pour une nouvelle saison…

Fanny : Quel bonheur ! Quel bonheur de participer à cette émission, quel bonheur de retrouver ma Lulu d’amour…J’ai adoré la saison dernière, j’ai adoré ce travail, j’ai adoré travailler avec tout le monde donc, vraiment, je n’ai pas hésité une seule seconde, c’est un bonheur !

La transmission auprès des élèves est quelque chose d’important…

Fanny : J’adore transmettre. J’avais déjà travaillé dans des écoles avant et donné des cours, je trouve cela hyper important, en fait. Cela me permet de me souvenir de pourquoi je fais de la musique parce qu’il faut que je leur dise à eux pourquoi c’est bien de faire de la musique…Cela me permet aussi de rester connectée à ce que je suis et à pourquoi je fais ce métier. C’est eux le monde de demain donc je trouve cela génial de mettre mon petit caillou dans l’édifice énorme qu’est l’industrie musicale. En plus, j’apprends beaucoup de Lucie aussi, je la vois travailler…

Lucie : Elle ne le dira jamais mais Fanny, c’est énormément de talent…Elle transmet ce qu’elle sait et elle en sait beaucoup ! C’est vrai, il faut le dire…

Fanny : Tu es trop mignonne…J’apprends beaucoup en te regardant travailler aussi. Je transmets mais je retransmets aussi donc c’est de la double transmission !

Comment est née cette complicité ?

Fanny : C’est Marlène qui nous a présentées, lors d’un diner chez elle…

Lucie : On a rigolé, tout de suite !

Fanny : En fait, on a beaucoup rigolé, en copines.

Lucie : Au niveau du sens de l’humour, on a de suite senti que le combo allait être compliqué à gérer J….Cela ne s’invente pas : ou ça fonctionne, ou ça ne fonctionne pas. C’est vrai que, me concernant, j’ai eu beaucoup de chance, avec Marlène et toi. C’est plutôt à vous qu’il faut demander si ça va…

Fanny : Lucie est tellement entière, elle est tellement elle-même : ce que vous voyez à la télé, c’est pareil hors caméras ! Je pense que l’on est toutes les deux un peu comme cela, Marlène est pareille, on est des gens entiers. Qu’il y ait des caméras ou pas, que l’on travaille ou pas, on est ce que l’on est et c’est comme ça !

Lucie : C’est vrai que c’est à prendre ou à laisser…

Fanny : Il n’y a pas eu de politesse, elle a été entière, moi aussi, ça a cliqué, trop bien ! Let’s go…

Fanny, qu’est-ce qui a changé pour vous après un an de « Star Academy » ?

Fanny : On n’est pas sur du Céline Dion, on ne va pas se mentir…Je prends le métro, tout va bien ! En fait, ça fait quand même quinze ans que je fais ce métier, que je donne des master class, que je suis sur scène donc c’est juste, en fait, que j’ai repris mes activités, peut-être avec un petit peu plus de facilité parce que, là, les gens ont moins besoin de justification. J’ai vraiment repris des projets que j’avais commencés avant, c’est juste qu’il y a un peu plus de monde dans la salle peut-être, c’est cool !

En fait, il y a un côté famille, avec la « Star Academy », et c’est Nikos qui dit cela à chaque fois, « Bienvenue dans la famille, c’est une grande famille ». Cela marche aussi avec le public et avec les gens qui nous suivent sur les réseaux. En fait, quand je regarde mes réseaux, moi qui suis beaucoup sur Instagram, j’ai l’impression qu’il y a tous mes cousins à côté, avec des gens qui commentent les vidéos avec beaucoup d’amour. C’est peut-être plus d’amour finalement !

Lucie : Tu aimerais sortir un disque ?

Fanny : Je ne sais pas…Pourquoi ? Tu m’écrirais une chanson ?

Lucie : Oui, j’ai envie ! J’en profite, parce que l’on parle de cette famille, pour penser à Malika et Hugues, parce qu’on les aime très fort et ce qu’est toujours difficile, dans le corps professoral aussi, où on s’attache énormément les uns aux autres. Je souhaite aussi la bienvenue à nos deux nouveaux professeurs !

Je sais que, dans les équipes artistiques aussi, il y a des départs et des arrivées…Anthony, qui travaillait avec nous en programmation et coordination musicales, part sur d’autres projets et Pierre arrive, ce qui est merveilleux ! On pense à eux et on aimerait que tout le monde soit là tout le temps en fait…

Fanny : Il y a vraiment ce côté grande famille, c’est chouette !

Lucie : C’est beau mais, en même temps, c’est tristounet…

 

© BENJAMIN DECOIN / SIPA / TF1

 

Fanny, l’an dernier, vous étiez en découverte. Qu’avez-vous retenu et qu’auriez-vous envie de faire soit de la même façon, soit différemment ?

Fanny : Déjà, j’ai eu deux à trois semaines d’adaptation parce que je n’avais jamais mis les pieds-là. On n’a pas le temps de faire des briefs et d’expliquer, on a été sur le terrain tout de suite et, heureusement, Lucie m’a tout de suite prise sous son aile et m’a vraiment mise sur les rails assez vite. Grâce à cela, j’ai pu assez vite travailler avec elle ! Oui, on a mis en place, l’année dernière, des petites choses au fur et à mesure de la saison, qui vont rester…

Lucie : On a simplifié des harmonies….

Fanny : On fait un petit filage le jeudi soir…On avait trouvé des petits trucs en cours d’année qui nous avaient pas mal aidées et que l’on va reproduire. On va sûrement en trouver d’autres…

Lucie : Oui, un planning plus cadré pour permettre aux élèves d’être plus rassurés et nous efficaces avec le temps que l’on a, pour l’utiliser au mieux. Petit à petit, de semaine en semaine, on s’adapte en fait…

Fanny : C’est agréable, en tout cas, pour moi, de commencer une saison en repartant là où on s’est arrêtées l’année dernière, et de ne pas avoir tout ce début, de ne pas savoir où je mets les pieds, de me dire « Est-ce que je vais être capable ? Est-ce que je vais être à la hauteur ? ». Là, du coup, je pense que l’on va toutes les deux gagner en efficacité…

Lucie : C’est peut-être ma quatrième année mais j’essaie aussi de me remettre en question, pour essayer d’améliorer au mieux mon travail avec Fanny aussi.

Fanny : Et puis, ce sont de nouveaux élèves donc on va aussi apprendre d’eux, énormément, et s’adapter à eux ! Donc eux aussi vont donner un peu le ton de comment on va travailler…

Quel est le mot clé dans votre mission ?

Fanny : Le manque de temps, je pense !

Lucie : Oui, c’est peut-être le manque de temps qui est le plus complexe mais c’est vrai que les prises de tonalité, souvent, en fonction des états des élèves, le sont aussi. Tout a son importance mais c’est vrai que la base est quand même de trouver la bonne tonalité en fonction de la tessiture de l’élève, pour qu’il soit à l’aise. Parfois, la tonalité qui lui correspondrait n’est peut-être pas la bonne, en fonction de l’état dans lequel il est à l’instant t. Donc c’est vrai que c’est un facteur important…Aussi les découpages des textes, de qui chante quoi, quand,…C’est ma passion !

Fanny : En plus, parfois, on est obligées de faire des tonalités un peu à l’aveugle parce que David, le directeur musical, a besoin de travailler très vite avec les musiciens et nous avons aussi besoin d’attendre que les nommés soit annoncés, donc il y a un petit timing, le mercredi, qui est un peu serré. Parfois, on est obligées de dire que l’on passe sur cette tona parce que l’on connait l’élève.

Lucie : Donc il y a des duos qui se forment, entre élèves, où les tessitures d’un garçon et d’une fille ne sont pas toujours forcément compatibles par rapport au titre en lui-même…Là, on réfléchit…

Fanny : Oui, il y a un peu de pression sur cette décision-là, un peu plus que sur les autres.

Est-ce dur, parfois, de choisir quel élève va chanter avec quel artiste ?

Lucie : Ça part d’une considération technique que l’on nous demande déjà de base. Quand on les teste, il y a des élèves qui sont capables de chanter, par exemple, avec Josh Groban, qui a une tessiture plus lyrique, et d’autres qui sont moins capables. Donc, déjà, de base, c’est technique : là, c’est possible, là, ce n’est pas possible !

Fanny : On n’a pas le choix des tonalités…Donc il faut trouver un élève ou une élève qui va avec. L’année dernière, comme je ne savais pas trop comment ça allait se passer, j’ai été surprise de voir que les artistes jouent le jeu en fait. Ils sont trop contents de venir partager un moment avec des jeunes qui débutent, qui sont hyper dans la découverte. Ils sont contents de partager leur chanson avec eux…

Lucie : Il y a des artistes qui ont des coups de cœur et qui continuent, après, à les suivre, même s’ils n’ont pas chanté avec eux sur l’instant t. En plus, cette année encore, on a deux parrain / marraine super…Oui, ils auront peut-être des coups de cœur…Il faut savoir que les parrains et marraines suivent vraiment l’émission.

Fanny : C’est toujours un bon moment !

En dehors de ce que l’on voit à l’image, comment travaillez-vous ?

Lucie : Tu maitrises très bien le piano, tu relèves tous les accords…

Fanny : Et puis on s’appelle pour savoir si l’autre connait la chanson…Sinon, on voit qui est chaud.

Lucie : On réfléchit aux tonas, on apprend les titres, on les écoute…

Fanny : Mais c’est sûr que l’on a toute une partie hors caméra, qui est que l’on ne pourra pas transmettre si on ne connait pas la chanson. C’est vrai que c’est impossible, au début, de connaitre la centaine de chansons qui va passer…

Lucie : Il y a les découpages aussi…C’est un truc qui prend beaucoup de temps parce que c’est super important de s’adapter aux personnalités des élèves et de savoir qui va commencer la chanson. J’ai une passion, chaque année : c’est l’hymne ! Chaque fois, je me demande qui va commencer…

Une très grande partie de notre travail est aussi d’écrire les harmonies quand c’est une collégiale. Cela ne se fait pas tout seul…Chez nous, on travaille beaucoup pour être prêtes pour eux !

Fanny : De base, on n’a déjà pas beaucoup de temps de répétitions et il ne faut pas oublier que ce n’est pas leur métier, ce sont des jeunes qui n’ont jamais chanté dans un micro avec des ears donc ils ont besoin d’être hyper rassurés. Si nous arrivons en n’étant pas claires et ne sachant pas trop où on va, ils vont paniquer aussi ! Alors que si on arrive toutes les deux en disant « Alors, voilà la mélodie que l’on va travailler, là tu montes comme ça, là tu fais ta note comme ça, là ça parle de ça, là tu vas passer ça comme message », il y a un côté où, en fait, ça les déstresse un petit peu parce que l’on a hyper bien travaillé notre sujet et que l’on arrive avec un cadre qui est hyper clair. Ils en ont besoin aussi ! Pour nous, ce sont donc des heures de prépa avant…

Vous est-il déjà arrivé qu’une chanson vous pose un vrai problème ?

Lucie : Oui…On va au bout quand même…

Fanny : On arrive toujours à trouver… Si c’est un problème de notes, on peut se permettre de changer un petit peu la mélodie. Si c’est un problème de rythmique, on peut demander peut-être aux batteurs de changer un peu plus fort quelque chose pour les aider. On trouve toujours des petits trucs pour les aider à faire mieux et il ne faut pas oublier que c’est une école et que les primes ne sont pas un spectacle à Bercy, c’est montrer le travail qu’ils ont fait pendant la semaine. Donc c’est aussi ok s’il y a des imperfections et que l’on voit leurs progrès et leur travail.

Lucie : L’année dernière, je me rappelle d’un problème où je m’étais dit que, là, on était shorts…Et on a été shorts !

Fanny : C’est vrai que je trouve ça hyper OK que les primes ne soient pas parfaits, en fait, parce que ce sont des élèves qui sont en apprentissage et qui ont une marge de progression.

Lucie : Nous-mêmes ne sommes pas parfaites non plus…Dès fois, on se trompe sur une tona et on se reprend, parce que tout va très vite et que l’on est tous concernés. Tant mieux, on se reprend, on en discute et on essaie de faire au mieux !

Vous qui côtoyez au quotidien les élèves, arrivez-vous à déterminer qui a le profil du vainqueur ?

Lucie : J’avais ce truc-là au début, d’essayer de trouver mais, en fait, je les aime tous, je n’ai plus de recul et j’arrête tout de suite.

Fanny : Gagnant est un mot qui veut tout et rien dire…Regardez le nombre d’élèves qui font des carrières alors qu’ils n’ont pas gagné l’émission…Je pense à Victorien, à Marguerite,…Il y a plein d’élèves qui sortent tôt mais qui font de super carrières, qui vivent de la musique. Je pense qu’eux ont tout autant gagné que le vainqueur de l’émission !

Lucie : C’est vrai que, par rapport à l’émission en elle-même, au style musical d’écoute de certains élèves que l’on peut avoir, certains se détachent aussi, on ne va pas se mentir…Mais je me plante quand même ! Comme l’année dernière, où chaque semaine, je changeais d’avis…

Fanny : On le voit dans le classement de la semaine : parfois, un élève est premier, parfois il est huitième…

Lucie : Au cours des prestations aussi…Quand il y en a une qui nous éblouit, on se dit que c’est bon, il va gagner ! Et cinq minutes après, quand un autre élève chante, on pense alors que ce sera lui le gagnant…Dans toutes les finales de la « Star Ac » qui ont eu lieu, sauf uneJ, on ne savait pas qui pouvait gagner…C’est vrai ! On a le doute, on se laisse prendre au truc et on ne sait pas ! Donc c’est vrai que, jusqu’au bout, on est dedans !

Lucie, avez-vous hésité à rempiler pour une quatrième saison ? D’ailleurs, quel est votre meilleur souvenir des trois premières ?

Lucie : Alors, non, je n’ai pas hésité du tout ! Ce serait mentir que de dire que j’ai réfléchi…J’avais super envie de repartir sur cette quatrième, pour plein de raisons. Je parlais du chiffre 4, je suis né un 4, j’ai 24 ansJ, j’ai fait la saison 4,…

Je crois que le plus beau souvenir que je peux avoir n’a pas été filmé…C’est le fait de retourner au château avant le début de la première saison, de redécouvrir le château, de me faire mon petit trajet, de me réconcilier avec mes souvenirs, de passer de l’autre côté, de me dire « Ok, j’en suis capable et j’ai le droit de faire mon métier »…

Allez-vous rechanter cette année avec un élève ?

Lucie : Je ne sais pas…Surtout, j’essaie de rester à ma place. C’est vrai que j’ai beaucoup de chance d’avoir pu partager des choses parce que j’ai vécu cela mais c’est leur saison, c’est leur moment. Evidemment, on a déjà fait des choses avec les profs…En tout cas, ce serait avec plaisir mais pas si c’est hors du contexte !

De nouveaux titres personnels sont-ils prévus ?

Lucie : Je suis en studio, je fais de la musique sans pression, je fais de la musique pour le kif total, même si, évidemment, j’ai envie que ça se vende. Mais je veux juste, ensuite, pouvoir enfin retourner sur scène !

Merci à toutes les deux pour vos réponses !

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TF1 / Star Academy : Karima Charni évoque la nouvelle saison qui démarre !

Publié le par Julian STOCKY

© BENJAMIN DECOIN / SIPA / TF1

 

 

Bonjour Karima,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Quelques années en arrière, lors que vous aviez appris que la « Star Academy » revenait et que vous alliez faire partie de l’aventure, comment aviez-vous réagi ?

Très honnêtement, juste avant l’annonce du retour de la « Star Academy », lorsqu’on avait fêté et célébré les 20 ans du programme, juste après la période du Covid et du confinement, on avait senti qu’il y avait une envie et que les gens avaient besoin d’être divertis. Et puis ce retour nostalgique avait plu à tout le monde…Il me semble, dans mes souvenirs, que les scores avaient été super bons…

Ce n’est pas que corporate de dire cela, c’est une vérité, je suis fan de « Koh Lanta » et, un soir, pub : « La « Star Academy » est de retour »…Je suis devant mon écran et je me dis que je veux trop faire partie de l’aventure. Qui n’en avait pas envie ? J’étais sur LCI, je faisais la chronique culture et je voulais trop en faire partie ! Je ne sais pas, j’ai dû le manifester, j’ai dû vraiment l’exprimer très très fort, Mathieu Vergne, le producteur, m’appelle, on se connait depuis très longtemps puisqu’il était producteur de la « Star Academy » à mon époque, en 2004 et il me dit qu’il aimerait bien me voir…Je me dis « Ok, super, il y a peut-être un truc à faire » ! Et il me demande si ça me dit de revenir sur la nouvelle mouture de la « Star Academy »…Je lui réponds que, maintenant, je suis animatrice et que, donc, je ne suis pas coach, que je ne peux pas faire faire de répét’ de chant ou quoi que ce soit….Comme une « Star Ac » sans Nikos, ça n’existe pas, il n’allait pas non plus me donner sa place…Mais il m’a expliqué qu’il allait créer une émission qui n’existait pas, qu’il allait lancer un After et qu’il voulait que ce soit avec moi. Comment vous dire qu’on s’est tapés dans la main et que c’était parti !

Alors, il y a tout ce que les gens voient à la télé mais, pour animer la quotidienne chaque jour, sans doute regardez vous beaucoup le programme …

C’est très facile : à partir du 18 octobre, ma vie ne tournera qu’autour des candidats ! Les années précédentes, ma vie tournait d’Ulysse, de Marine, d’Ebony, de Marguerite, … Quand on me parlait de ce qui se passait à l’extérieur…Mais oui, oui, je me consacre à eux, c’est mon travail ! En réalité, j’ai besoin tout le temps de savoir ce qui se passe au château, dans quel état d’esprit ils sont, s’ils vont bien, s’ils ont passé une bonne semaine…J’ai même un code physique avec eux : quand on est loin, sur les répétitions, je mets mon doigt sur la tempe, la question est la suivante « Est-ce que, dans ta tête, ça va ? » et, après, je mets ma main sur mon cœur, ce qui veut dire « Est-ce que, dans ton cœur, ça va ? »…Et, eux me répondent de la même manière ! Dans ces moments où on est trop loin pour se parler, on arrive quand même à communiquer…

C’est important de savoir comment ils sont, pour savoir comment ils vivent l’aventure, c’est important aussi d’être présente pour eux, de ne pas être là qu’en tant qu’animatrice mais aussi en tant que présence extérieure, c’est important également d’apporter de l’affection…Ils sont dans une tranche d’âges où tu as quand même encore besoin d’être entouré, même s’ils sont tous adultes et responsables. Mais, quand tu es enfermé comme cela dans un château, ça te fait du bien, aussi, d’avoir un soutien extérieur, que j’essaie de leur apporter…J’ai l’impression que je le fais bien, d’après ce qu’ils me disent !

Et, également, c’est important pour savoir comment, après, ça va se passer dans mon bus, quelles questions je peux être amenée à leur poser par rapport à tout ce qui s’est passé pendant la semaine, quels artistes ils ont rencontré, quelles choses ils ont affrontées,… Donc c’est important, pour moi, de tout maitriser ! Vous savez, je fais partie des très rares animatrices, et c’est une chance aussi pour mon travail, qui n’a pas de fiche ni de prompteur donc c’est moi et eux ! La matière, c’est nous…

Tout maitriser n’est pas simple, tellement il se passe de choses…

Il se passe 1 000 trucs dans une journée, il se passe 1 000 trucs dans le bus !

Débriefez-vous souvent, du coup, avec les autres professeurs ?

Je les vois souvent mais je travaille surtout avec les équipes de la quotidienne, que l’on écrit et enregistre tous les jours…Donc, forcément, je sais ce qui se passe ! Je suis au château pour les appels aux votes donc je croise les professeurs et on se fait un point aussi. Ensuite, sur les répétitions, même si je viens très tard sur le plateau, je suis là très très tôt donc je parle autant aux élèves qu’à la technique ou aux professeurs. On se fait un point global…Même avec Nikos, on s’échange « Comment tu as senti celui-ci ? Comment tu as senti celui-là ? ». On les entoure, on les encadre réellement et c’est vrai que, par moments, on vous montre ces images-là en quotidienne et, dès fois, on ne les montre pas…Quand on ne les montre pas, ce n’est pas pour les cacher : en fait, c’est tellement naturel pour nous d’avoir ces discussions-là avec eux et de leur donner de la considération, de l’affection, de l’amour et aussi du professionnalisme, que c’est normal pour nous, en fait.

Vous demandent-ils, dès fois, un partage d’expérience, à vous l’ancienne candidate ?

Beaucoup, beaucoup, beaucoup ! Parce que je pense qu’il y a le phénomène d’identification qui se met en place et de normalisation. Ce que j’appelle la normalisation, c’est de savoir si c’est normal, ou pas, de ressentir ce que je suis en train de ressentir : est-ce que c’est normal de pleurer toutes les larmes de mon corps pour quelqu’un que je n’ai connu que 5 jours ? Vous voyez ce que je veux dire, par rapport au premier départ par exemple…

Donc on leur explique que c’est normal, que c’est intense, que tout est amplifié, que, oui, cette émission est folle, dans tous les sens du terme…Elle est phénoménale, vous vivez tout, votre cursus est accéléré, vous apprenez tellement de choses, ils sont professionnels au bout de deux semaines, tout va super vite mais les émotions aussi sont hyper rapides. Donc, oui, c’est normal de les rassurer !

Justement, comment se passe la gestion émotionnelle dans le bus ?

En fait, ce n’est pas drôle mais c’est rigolo en même temps…Tu en as un, il est trop content parce qu’il a vraiment cartonné, un autre a perdu son meilleur ami, un autre s’est planté et donc il faut que tu ailles sur toutes les sensations parce qu’il n’y en a pas un qui est plus important qu’un autre…J’ai les yeux rivés sur chacun des candidats. Dans mon bus, l’année dernière, ils étaient treize au départ et mes yeux étaient sur les treize, je regardais les treize.

Il y en a un qui est plus comme ça, ok je connais cette sensation, je vais venir te voir, tu vas être un petit peu seul, je reviens dans cinq minutes mais, attention, il va falloir que tu répondes à mes questions parce que je ne suis pas là que pour vous accompagner émotionnellement, on est aussi en direct, tu n’oublies pas, tu es un professionnel, tu es en train d’apprendre ton métier, il va falloir que tu répondes à mon interview, je reviens dans une minute…Et toi, est-ce que ça va, mon chat ? Ok, ah tu penses t’être planté sur cette chanson ? Qu’est-ce qui te fait croire que tu t’es planté sur cette chanson ? C’est ce que tu as ressenti ? Parce que c’est demain ton débrief avec Marlène …Donc c’est ça en fait, c’est parler avec tout le monde et je leur rappelle sans cesse que, à mes yeux, dans mon bus, ils sont tous importants !

Suivez-vous des cours de psycho entre deux saisons ?

Mes sœurs m’en parlent de temps en temps, elles me disent que j’ai toujours été comme cela depuis que je suis petite : je parle tout le temps aux gens et j’essaie de les conseiller. Pour l’instant, mes quarante et un petits ne se sont pas plaint et me voient toujours donc ça veut dire que ça doit aller. Mais c’est vrai que c’est une expérience qui est tellement enrichissante pour eux et qui l’est aussi pour moi, évidemment. Je ne savais pas que je pouvais être super amie et très très proche avec des gens qui ont vingt ans de moins que moi. C’est cool de se dire que les liens que tu crées sont réels, même en 2025 !

Votre rôle va-t-il évoluer cette année ?

On garde le même rôle. Je suis coanimatrice et encadrante du programme, je vous avoue qu’il faudrait inventer quelque chose pour que j’ai plus. Ce que j’entends par là, c’est que je suis quand même sur la quotidienne sept jours sur sept, j’ai les votes avec Nikos, je suis avec lui au moment de l’enveloppe, qui est un des moments les plus importants de l’émission, j’ai le bus quand même derrière, avec une heure de direct aussi. J’ai beaucoup de responsabilités déjà, je suis très contente !

Allez-vous continuer, en parallèle, la matinale, chaque vendredi matin ?

Je continuerai, je serai juste absente de manières exceptionnelles les vendredis matins de prime…Humainement, ce serait dur. C’est aussi une histoire de concentration, il faut que je sois en forme ! Je suis en direct, sans filet, sans fiche, sans prompteur et, en plus de cela, il y a l’humain aussi…Cela me prend également énormément d’énergie ! Quand je rentre chez moi à trois heures et demie ou quatre heures du matin, je peux vous assurer que je ne suis pas la fille qui est montée sur le prime….Mon rôle pendant la « Star Ac », c’est un ring de boxe, c’est d’être un athlète, c’est du sport, vraiment ! Je ne m’en plains pas du tout, je suis super heureuse et reconnaissante mais il faut être en forme physique donc, du coup, il faut bien dormir ! J’écoute Ladji quand il parle…Dormir, ça fait partie du truc !

Sur LCI, j’adore faire avec les artistes ce que je fais avec les élèves : discuter avec eux, me balader, pour qu’il y ait des petites confidences…Ecoutez, je le fais, je suis heureuse !

A quoi ressemble votre journée type ?

Alors, une journée à la « Star Academy » avec moi, avec « Bonjour ! » en plus, ça donne un réveil à cinq heures du matin, je vais en plateau, je fais la chronique que j’avais enregistrée en amont. Ensuite, je pars vite, très vite après la matinale qui se termine à dix heures parce qu’il va falloir se concentrer sur la quotidienne. Le vendredi, je vais aussi voir les élèves en plateau, pendant les répétitions, pour discuter avec eux. Le samedi, il y a le prime…Et toujours, la quotidienne…Le dimanche matin, je me réveille après avoir très peu dormi, j’enregistre la quotidienne du dimanche parce qu’elle est plus tôt, à 16h 05 donc j’ai moins de temps pour l’enregistrer. Le lundi, on reprend une vie normale, c’est-à-dire que l’on enregistre la quotidienne, on tourne les enregistrements de « Bonjour ! » avec les artistes, sauf les mercredis, où je suis au château pour les appels aux votes. Le château étant un peu loin, c’est difficile de faire les deux…Ensuite, je fais le dérushage des interviews avec les artistes parce que j’écris toute seule ma chronique et que je sais ce que j’ai envie de montrer à l’antenne après ma discussion avec l’artiste. J’écris la chronique, j’envoie tout pour que ça soit monté et fait, puis je vais faire la quotidienne…Ca va être cela pendant plusieurs semaines, ça va être trop bien ! C’est du sept jours sur sept ! Avec les équipes techniques qui se relaient au château, on est ceux qui travaillons le plus, du coup, on est très amis, très prochesJ. Mais ce ne sont que quelques semaines pendant une année, sur la plus belle émission du PAF…Je ne dis pas cela parce que j’en fais partie…C’est un très long moment de l’année mais c’est tellement enrichissant, c’est tellement fou, c’est exceptionnel ! Il faut le dire, ce qui m’arrive est exceptionnel donc tant mieux ! Mais, après, c’est du boulot…C’est vrai que, par moment, comme on est coiffés, habillés, maquillés et que l’on sourit beaucoup, tout le monde pense que c’est facile…Non, c’est juste que l’on est professionnels et que l’on a bien tout délimité, tout le planning est cadré.

Merci, Karima, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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TF1 / Star Academy : Interview croisée avec Jonathan Jenvrin, Ladji Doucouré et Sofia Morgavi, trois des professeurs !

Publié le par Julian STOCKY

© BENJAMIN DECOIN / SIPA / TF1

 

 

Bonjour Jonathan, bonjour Ladji, bonjour Sofia,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous trois !

Jonathan, bienvenue ! Qu’est-ce qui vous a convaincu de rejoindre la « Star Academy » ?

Jonathan : Maintenant, j’ai en moi ce dictionnaire de la danse, que j’ai envie de transmettre aux académiciens…

Votre histoire est liée à Kamel Ouali…

Jonathan : J’ai fait un stage de danse à Lyon avec lui, il m’a vu, il m’a demandé où étaient mes parents, il est parti les voir et leur a dit « Il faut que votre fils monte à Paris ». Je suis monté à Paris, j’ai vu l’équipe du « Roi Soleil » et c’est un peu de là que tout a commencé avec Kamel.

Que retenez-vous de « l’héritage Kamel Ouali » ?

Jonathan : Le show ! C’est vrai qu’il ose, il n’a pas de limite…C’est comme cela aussi que je vois le show…et le dépassement de soi.

Même si vous ne connaissez pas encore les élèves, avez-vous déjà des idées de tableaux ?

Jonathan : Oui, complètement ! J’ai déjà préparé une vingtaine de moodboards, avec des idées d’écran, de décors, de décos. Après, on verra si ça fitte ou pas avec les académiciens ou avec la chanson mais, en tout cas, j’ai un milliard d’idées et j’ai hâte de les mettre sur le prime.

Pensez-vous que votre expérience télévisuelle dans « The substance » va vous aider ?

Jonathan : Oui ! De toute façon, principalement, je n’ai toujours fait que de la télé. Ou des tournées…Autant, soyez indulgents avec moi en conférence de presse car je n’ai pas l’habitude, autant tout ce qui est danse et chorégraphie, c’est vraiment mon domaine !

Avez-vous des souvenirs de la « Star Academy », première génération ?

Jonathan : Je pense que je devais avoir 11 ou 12 ans et je me rappelle d’un tableau de Jenifer sur une moto. Et Sofia Essaidi, sur « Roxane », dans le tableau des chaises…Le niveau que j’ai envie d’instaurer à la « Star Academy » cette année est clairement celui de ce tableau !

Parmi les élèves de la saison dernière, qui vous avait le plus impressionné en danse ?

Jonathan : J’ai suivi dès fois de près, dès fois de loin mais je ne pourrai pas vraiment me prononcer là-dessus…

Ça vous fait quoi de succéder à Malika, justement ?

Jonathan : Déjà, c’est un honneur de passer après elle parce qu’elle est extraordinaire. Je comprends que les gens soient tristes de la voir partir parce qu’elle est vraiment super, elle est hyper solaire. D’ailleurs, elle m’a appelé, on a parlé et, vraiment, elle m’a montré tout son soutien donc c’était très très gentil de sa part !

Vous a-t-elle donné des conseils ?

Jonathan : Oui, elle m’a donné des conseils, c’est d’ordre un peu plus privé on va dire mais oui, oui, elle a vraiment été à fond derrière moi.

En parlant de conseils, justement, avez-vous appelé Kamel avant d’accepter ?

Jonathan : Je l’ai appelé après et il m’a dit « Tu aurais dû m’appeler avant » J ! Oui, j’ai appelé Kamel, il était super content pour moi. Le fait que l’on se retrouve ensemble, comme ça, est juste dingue…Il faut savoir que c’est lui qui m’a donné ma chance au début mais c’est lui aussi qui m’a donné ma première chance pour l’assister sur une chorégraphie du « Paradis Latin » et pour faire la direction artistique de « L’Eurovision junior » donc c’est vrai que Kamel a toujours été là pour moi.

Vous a-t-il conseillé sur l’exposition ?

Jonathan : Non, c’est vrai que l’on n’a pas parlé de ça, on a plus parlé du reste…

Vous avez des appréhensions, justement, sur cette exposition ?

Jonathan : Oui, on en a toujours ! Après, je ne sais pas, je ne connais pas, je vais découvrir donc, pour l’instant, je me laisse porter, j’ai envie de me dire que ça ne va être que des good vibes parce qu’on est là pour ça, c’est une émission familiale, on va profiter.

Vous êtes plutôt affuté…Est-ce que les cours de danse vont être plus physiques ?

Jonathan : Ce qui est sûr, c’est que, pour chaque élève, je vais faire du sur-mesure. C’est-à-dire même quelqu’un qui ne sait pas danser, je vais aller chercher le potentiel et l’exploiter au maximum. Donc, quoi qu’il arrive, même si ce n’est pas de la danse, ce sera toujours physique et je pense que j’aurai la boule au ventre pour eux avant de monter sur scène, c’est sûr !

Et vous, Sofia, qui êtes contente de revenir, qu’est-ce qui vous a donné envie de continuer la « Star Academy » cette année encore ?

Sofia : L’expérience, l’année dernière, a été incroyable ! Je me suis régalée, j’ai pu transmettre ma méthode et, puis, être challengée également avec des artistes en devenir. Donc ce qui m’a donné envie de revenir, c’est de continuer à faire ce que j’aime, à transmettre et puis, la saison 2024, la 1 pour moi, est un tremplin pour cette saison, dans la mesure où je me sens un peu plus à l’aise, je vais dire. C’est comme une porte qui s’est ouverte en première saison, où j’ai pu observer des choses, m’adapter, comprendre les enjeux techniques par rapport au timing qui nous est proposé. A la « Star Academy », on forme les stars de demain sur un temps très très court donc c’est une formation accélérée…et moi, j’adore les challenges ! Donc ce qui me motive, c’est ça avant tout, c’est d’arriver, de pouvoir transmettre et de libérer les sens artistiques de chacun des élèves, de créer des exercices.

 

© BENJAMIN DECOIN / SIPA / TF1

 

Allons-nous retrouver, cette année encore, certains de vos conseils, qui ont marqué votre première saison ?

Sofia : Je l’espère ! Quand même, c’est du biomimétisme vocal, c’est-à-dire que tout ce que j’enseigne, c’est que l’on fait dans la vie de tous les jours : respirer, bailler, rire, chialer, …Donc, en effet, je crois qu’il y a certains tips qui sont restés et qui aident certains académiciens, ceux qui étaient prêts à recevoir ma pédagogie. Ca suit son chemin et je suis très très fière de ce que j’ai pu entendre aux concerts, en tournée et aussi sur leurs EP…Leur créativité est incroyable !

L’enjeu, aussi, est de ne pas tomber dans une certaine routine…

Sofia : Comment vous dire, que j’ai beaucoup de créativité, et même beaucoup trop ! Ça part dans tous les sens, j’ai beaucoup d’idées donc moi, ça me va…On me dit que c’est telle thématique et j’ai quinze exercices dans ma tête. Donc, ce que je cherche, c’est toujours l’aspect ludique, qui n’enlève rien au côté académique et didactique du chant, puisque l’on part sur des fondamentaux, sur de la technique pure…Ce que j’aime bien, c’est créer des vocalises drôles, des jeux vocaux et, cette année, j’ai envie d’insister sur la proprioception, qui est la conscience des muscles qui soutiennent la voix. Donc il y a des exercices très très rigolos qui vont se mettre en place au fil des leçons !

Le fait d’avoir des nouvelles personnes au sein du corps professoral va-t-il changer la dynamique ?

Sofia : Alors, j’adore ! Evidemment, j’ai la nostalgie de mes collègues parce qu’on a créé des choses ensemble…Cependant, je suis toujours très curieuse de découvrir de nouveaux talents et de nouvelles perspectives. Donc on a créé des choses, l’an dernier et c’est comme une rentrée scolaire, finalement : quand on rentre, on ne sait pas si on aura les mêmes camarades dans la classe mais on peut se faire des copains et on peut s’amuser à la récréation. La récréation, c’est ça, c’est du temps de travail que l’on va trouver ensemble…Et ça a tout de suite matché, on s’est aimés tout de suite, je ne sais pas comment vous dire …

Jonathan : D’ailleurs, j’ai appliqué un de ses conseils avant de venir : je lui ai demandé comment faire si j’ai la voix qui tremble et elle m’a donné de super conseils !

Sofia : Il faut être curieux de tout, il ne faut pas s’installer…Je déteste la routine, je déteste l’ennui donc j’adore les nouveautés et, en ce qui concerne Malika et Hugues, on est très potes donc on va se voir en dehors de la « Star Acdemy » ! Merci la « Star Academy » parce que, grâce à cette émission, j’ai pu rencontrer des êtres formidables !

Est-ce que, parfois, ça peut être compliqué, avec vos emplois du temps respectifs, de vous bloquer trois mois dans l’année ?

Ladji : Ca dépend comment on est staffé et le job que l’on fait, tout simplement ! Je sais que je suis entraineur sur l’INSEP donc, avec la prod, on se met d’accord et, après, ça roule, tout simplement. Jonathan, tu vas apprendre mais, en règle générale, c’est bien fait et on est toujours contents. En tout cas, je suis content d’être là parce que je me pose la question aussi…Je suis un peu comme Jo, on a fait notre rentrée l’année dernière et, en fait, on a tout de suite rempilé quand on nous l’a proposé parce qu’on a soif de partage. C’est trop intéressant, franchement, tu vas kiffer !

Est-ce que vous collaborez un peu pour le souffle ?

Ladji : On l’a fait l’année dernière et on va le refaire…

Sofia : On l’a fait et on a vraiment adoré parce qu’on est tombés d’accord sur tout ! C’était étonnant d’ailleurs, ces messages que l’on s’est échangés : « Ah ouais, tu fais ça aussi ? Mais c’est super ! ».

Ladji : Je pense que c’est ce qui va se passer aussi avec toi, Jonathan…Là où j’ai trouvé que c’était marrant, c’est que, à première vue, le cours de sport est le cours où ils y vont un peu à tâtons mais pendant la tournée, ils n’arrêtaient pas de m’envoyer des messages pour avoir des tips…Je trouve cela bien, franchement parce que l’academy continue toujours….Même s’il y a trois mois d’exposition, tu verras Jonathan, tu auras toujours des demandes des participants. Tu verras, ils vont continuer à t’envoyer des messages pour avoir des petits conseils, des petits tips, des petits rappels et ça, c’est intéressant ! Je sais que, pendant la première vue, on ne me voit pas beaucoup mais, pendant la tournée, je recevais des « Tu ne peux pas nous renvoyer des routines ? On est fatigués, on va enchainer deux dates »…C’est ça, la force de l’academy !

Certains ont gardé l’hygiène de vie qu’ils avaient au château ?

Ladji : Certains…et d’autres m’envoient des « Désolé, pardon ». Je ne vais pas dire des noms…C’est ce qui est marrant et c’est ce qui m’a motivé à revenir et qui t’a motivée, Sofia, je pense et qui va continuer à te motiver.

Pour cette nouvelle année, Sofia, Ladji, allez-vous mettre la barre plus haute ?

Ladji : Il faudra casser la routine, comme on a dit. Il faudra peut-être ajuster différemment, changer peut-être quelques mots et s’adapter. En fait, c’est ça, il faudra avoir la capacité d’adaptation qui va faire que l’artiste va être le mieux mis en avant. Ils ont une semaine pour apprendre une chorégraphie et une chanson, se rendre compte qu’ils sont capables d’enchainer deux chansons, gérer le stress, … C’est là-dessus qu’on a été appelés parce qu’on a ce background et on doit leur enseigner cette capacité d’adaptation. Parce que, à un moment, il y aura un prime où, je ne sais pas, ils vont peut-être faire deux tableaux chantés / dansés, ils ne savent pas faire et on est là pour ça.

Sofia : Qu’est-ce que ça veut dire, finalement, la barre plus haute ? Je crois que la transmission, c’est s’adapter aux profils que l’on a entre les mains. A partir de cette matière-là, on va aider ces artistes à émerger, à exister dans leur identité donc la barre est toujours là-haut, quoi qu’il en soit. Quand on fait ce métier avec passion, avec conviction, avec engagement et qu’on a envie de transmettre, qu’on s’adapte aux différents profils, je crois que ce n’est pas plus, c’est avec, dans l’écoute. En tout cas, moi, c’est comme cela que je conçois la pédagogie !

En parlant de profils, justement, avez-vous été amenée à voir, en amont, des personnes validées au casting ?

Sofia : Pas du tout ! On va être comme le public, et j’adore cela ! J’adore ça, être surprise, arriver, en prendre plein les oreilles, plein la vue…Ça fonctionne ainsi : Absorber, absorber, absorber, après ça va décanter et on va travailler, c’est formidable !

Ladji : Si je peux me permettre : le jour du prime, regardez-les ! Vous allez voir, vous allez vous rendre compte que, tout de suite, ils vont se dire « Ok, avec lui, je vais pouvoir faire ça, ça et ça », c’est ouf !

Sofia : Pour tout vous dire, j’ai écouté Théo et je sais déjà comment je vais le guider, j’ai déjà réfléchi. Je ne vais pas vous livrer mes petits secrets là mais, en tout cas, effectivement, c’est une déformation professionnelle : quand j’entends une voix, quand je vous entends parler, je sais exactement où votre voix est placée et ce que j’ai envie de faire avec votre voix. Donc, quand j’entends un chanteur, j’entends tout, ça fait « clac, clac, clac, clac », je dégaine !

Jonathan, est-ce que l’on peut devenir danseur en 3 mois ?

Jonathan : Alors, un bon danseur ? Oui, on peut tout faire…L’idée, pour moi, est vraiment de leur faire du sur-mesure et de leur trouver un peu leur signature chorégraphique à chacun. Quelqu’un qui est gauche, qui a deux bras gauches, ce sera compliqué mais ce n’est pas grave, on trouvera une autre option ! Mais on pourra vraiment faire ce que j’appelle des performances !

Quel genre de professeur serez-vous, justement ?

Jonathan : Je pense que je vais être un prof, comme on dit, un peu à deux jambes, dans le sens où il y a le côté de la danse, c’est de la rigueur, c’est du travail mais, de l’autre côté, je vais être aussi un peu un grand-frère, je vais les rassurer, je vais les accompagner. J’ai travaillé avec beaucoup de chorégraphes et d’artistes qui sont très très compliqués voire insupportables et d’autres très gentils, c’est vrai que la gentillesse et la bienveillance sont, pour moi, les mots-clés parce que c’est comme cela qu’ils vont pouvoir se lâcher et c’est comme cela que l’on va pouvoir construire une relation de confiance. Mais exigeant !

Sofia, transposez-vous des techniques d’opéra à la pop ? Est-ce que c’est difficile ?

Sofia : Mais bien sûr ! Votre question est très très intéressante…La technique de l’opéra est celle de Qui peut le plus peut le moins…C’est simple ! On développe le soutien de la voix, on travaille sur toute l’étendue vocale et, après, c’est une histoire de registres, c’est en fonction du style. Donc, tout à fait ! Les plus grands chanteurs et les plus grandes chanteuses sont passés par la technique du chant lyrique. Si on ne sait pas respirer, on ne sait pas chanter …Donc c’est la base ! Et rien de mieux que la technique de l’opéra pour apprendre à respirer…Ensuite, c’est une petite recette. Pour la pop, on va melter, mettre un peu plus de mixte légère…Pour le chant lyrique, on est sur un peu plus de voix de tête. La différence, c’est ça mais tout à fait !

Ladji : Oh là là, tu m’as convaincu ! On commence quand ? J

 

© BENJAMIN DECOIN / SIPA / TF1

 

L’année dernière, vous vous étiez bien entendue avec Charles. Espérez-vous, dans un coin de votre tête, retrouver un autre profil similaire ?

Sofia : Alors, c’est vrai que l’on a un peu bloqué sur Charles mais, franchement, honnêtement, j’espère que j’ai aidé les autres aussi. Charles n’est pas chanteur lyrique, on est bien d’accord, attention…Il a bénéficié de la technique lyrique pour soutenir sa voix et, justement, on a adapté à son profil la respiration et les registres. Notamment sur le soutien, la conscience du corps. Donc je n’ai pas d’attente particulière, je veux juste être surprise et que ces académiciens et académiciennes soient offerts, à la fois à eux-mêmes et à nous, corps professoral. C’est l’intérêt de travailler ensemble !

Jonathan, parmi les grandes stars avec lesquelles vous avez collaboré, est-ce qu’il y en a une qui vous a le plus marqué ou inspiré ?

Jonathan : C’est impossible de choisir, vraiment ! Tout le monde a quelque chose…A chaque fois, ce sont des gros projets qui sont hyper intéressants et ce sont aussi des époques de ma vie. C’est-à-dire que, quand j’ai commencé, que j’ai fait « Mozart, l’opéra rock », pour moi, déjà, c’était dingue ! Une fois que ce rêve était passé, je me suis dit « Ah, j’aimerais bien faire des artistes pop » et j’ai fait Shy’m et, là, c’était mon plus grand rêve ! Puis ça s’est fini…et je me suis dit « Ah, j’aimerais bien travailler à l’étranger » donc j’ai fait des « X Factor » en Angleterre, en Italie, en Allemagne. Une fois que c’était passé, je me suis dit « Bon, je ferais bien des artistes internationaux » et il y a eu Rihanna. En fait, à chaque période de ma vie, j’ai mon rêve et, à chaque fois, c’est le bon moment ! Là, à la « Star Academy », je rentre dans ce nouveau rêve-là !

Avez-vous quand même hésité à accepter ?

Jonathan : Non, je n’ai pas hésité ! Vraiment, je suis à une période de ma vie où j’ai envie de transmettre, où j’ai envie de partager tout cela.

Aviez-vous déjà dansé sur le plateau de la « Star Academy » ?

Jonathan : J’avais dansé, il y a deux ans, sur un prime seulement. J’avais aussi dansé à Bercy l’année dernière, avec Pierre. Sinon, c’est tout…Après, c’est vrai que je n’étais pas beaucoup en France ces dernières années donc, du coup, j’ai suivi un peu de loin mais de près en même temps parce que, il faut le dire, c’est la meilleure école de formation de France.

Merci à tous les trois pour vos réponses !

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France 2 / Noir comme neige : Gabriel Rehse évoque Hugo, son personnage que l'on découvrira le 20 octobre !

Publié le par Julian STOCKY

@Jean- Philippe Baltel - Lizland Films - France Télévisions

 

 

Bonjour Gabriel,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les téléspectateurs de France 2 pourront vous retrouver le lundi 20 octobre prochain dans l’épisode inédit « L’œil du diable », de « Noir comme neige ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

En effet ! Je suis plus habitué, comme vous le savez peut-être, au format de la quotidienne, en faisant partie de « Ici tout commence », donc c’est vrai, en tant qu’acteur, que de tourner sur un format différent était agréable. En plus, là, dans un décor naturel de montagne, qui n’était d’ailleurs pas facile…et qui soude l’équipe !

J’avais 8 jours de tournage, dans cette équipe qui se connait très bien puisqu’ils prennent, à chaque fois, à peu près les mêmes techniciens, et je me suis senti très bien accueilli par tous les acteurs. Cela a vraiment été un plaisir de tourner avec cette équipe !

Je n’ai pas eu l’occasion, souvent, d’aller à la montagne, surtout l’hiver donc j’en ai profité aussi à titre personnel pour m’imprégner des lieux et de la montagne enneigée. C’étaient des moments très forts !

Ce tournage a été l’occasion de tourner, vous l’avez dit, dans un cadre magnifique, donnant de très belles images…

Complètement ! Il y a beaucoup beaucoup de décors extérieurs, ce qui fait que les téléspectateurs pourront apprécier la beauté du lieu. Franchement, j’étais soufflé…De toute façon, la nature, la montagne, la neige sont assez époustouflants, surtout quand on n’a pas l’habitude. On a tourné dans une station de ski qui est vraiment très très très jolie ! Et puis, l’équipe avait repéré des lieux pour tourner, qui étaient vraiment sympas et boisés. A un moment, il y a même un décor avec un petit chalet qui est super beau. Donc, franchement, je pense que les téléspectateurs, en plus de prendre plaisir à suivre l’histoire qui est franchement bien écrite, vont en prendre plein les yeux avec tous ces décors que l’on a eus.

 

@Jean- Philippe Baltel - Lizland Films - France Télévisions

 

Quel regard portez-vous sur Hugo, votre personnage ?

Hugo est un personnage intéressant : pour moi, il représente une dualité. C’est comme dans la société actuelle : on a l’impression que le caractère des méchants est un peu écrit sur leur visage, alors qu’en fait, c’est bien plus complexe que cela. C’était intéressant, aussi, de se pencher sur le pourquoi du mal-être, de comprendre d’où il vient pour essayer de comprendre la personne, dans la mesure du possible. Car il y a toujours une fondation, que ce soit dans l’éducation ou lors de moments qui marquent la vie…Forcément, la méchanceté vient de quelque chose !

Avec ce personnage, j’ai aimé qu’il ait, à la fois, un côté très sensible, à l’ésotérisme et à la nature, et, en même temps, une violence inouïe, un froid, de la colère, de la vengeance. Bien évidemment, quand on se construit sans la présence du père, avec une mère peu présente également, c’est vrai que, forcément, ça implique de nombreuses choses…De grandir en foyer n’est pas forcément facile ! Tout cela fait, du coup, un personnage assez complexe.

J’ai pris beaucoup de plaisir à mettre, dans cette complexité, un cocktail de colère, de sang-froid et, bien évidemment, d’émotions, de sensibilité. C’était important pour moi car, de jouer un méchant veut tout et rien dire…Il ne faut pas juger son personnage, Il fallait aller au plus profond de son humanité pour faire en sorte de s’attacher.

Sans doute vous a-t-il permis une palette de jeu plaisante à défendre ?

Il faut savoir qu’avec le réalisateur, Pierre-Louis Pingault, on s’était connus sur « Ici tout commence ». Pour la petite histoire, c’est lui qui a fait en sorte que je passe le casting, en transmettant mon nom à la directrice. Suite à des essais concluants, j’ai eu l’opportunité de jouer ce rôle.

Aller sur un nouveau projet est toujours une aventure très excitante. Là, j’ai eu la chance, en plus, avant le tournage, de regarder les opus précédents, pour m’imprégner un petit peu de ce qu’ils avaient fait. C’est vrai que c’est super excitant ! En plus, il y avait l’enfant intérieur qui était hyper content d’aller à la montagne enneigée faire son travail et, en même temps, de croiser des skieurs toute la journée. Bien évidemment, le froid n’est jamais facile mais j’étais en admiration devant les techniciens de l’équipe : on sentait qu’il y a une organisation, une préparation et une expérience des lieux qui étaient assez impressionnantes. Forcément, on suit le train assez rapidement…L’aventure humaine était, en tout cas, extraordinaire !

 

@Jean- Philippe Baltel - Lizland Films - France Télévisions

 

Au moment de vous glisser dans sa peau, aviez-vous eu certaines sources particulières d’inspiration ?

Bien sûr ! J’avais vu un film américain, « Trap », de M. Night Shyamalan. J’avais trouvé intéressante la façon dont l’acteur avait traité son personnage, il était dans quelque chose de très froid, de très calme, avec un regard assez précis et je me suis inspiré de ce calme pour le donner à Hugo car, pour moi, il y avait cette préméditation, il était un peu en mission, c’est quelque chose qui le dépasse. Hugo ne laisse rien au hasard, tout est calculé, c’est un manipulateur très fin. Il est sensible aux émotions, les siennes comme celles des autres, ce qui fait qu’il arrive à mettre des marques qui sont vraiment très réalistes.

Après, je regarde pas mal de documentaires sur Youtube, notamment des interviews de personnalités qui ont un peu un fonctionnement que l’on pourrait juger similaire au personnage d’Hugo, ou de psychiatres. Je m’en suis beaucoup imprégné !

Certainement êtes-vous impatient de pouvoir proposer le rendu final aux téléspectateurs et de découvrir leurs retours ?

Oui ! A titre personnel, je vais le découvrir, je pense, en même temps que les téléspectateurs. Donc, déjà, je suis assez curieux de voir le rendu et j’ai hâte d’avoir les retours. Quand on est sur le tournage, c’est un peu frustrant, on a envie d’être là tous les jours mais on ne peut pas forcément. Mais c’est vrai que de tout voir dans la continuité, de A à Z, et de pouvoir apprécier cela comme le public, oui, sera plaisant. Je pense que, de toute façon, c’est le genre de projet qui passe très bien à la télé et qu’on peut apprécier, et je ne dis pas cela parce que je suis dedansJ.

Je souligne, encore une fois, vraiment, la qualité d’écriture, ils ont été exigeants : le genre policier est très demandé en France et, parfois, le format prend le dessus, ce qui n’est pas le cas ici. C’est pour cela que, dès la lecture du scénario, j’ai été assez excité par le fait d’être dans ce projet-là. J’en suis très reconnaissant !

 

@Jean- Philippe Baltel - Lizland Films - France Télévisions

 

En complément, quels sont vos autres projets et actualités en cours ou à venir ?

Depuis un an, je suis dans « Ici tout commence », sur TF1, où je campe le personnage de Milan Hemery. D’autres choses sont en cours mais c’est encore un peu tôt pour en parler…

Merci, Gabriel, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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