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France 2 / Fort Boyard : Pauline Gosalbez nous en dit plus sur la femme coupée, personnage qu'elle interprète à nouveau cette saison !

Publié le par Julian STOCKY

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

 

Bonjour Pauline,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les téléspectateurs de France 2 pourront vous retrouver le samedi 9 août prochain dans « Fort Boyard », sous les traits de la femme coupée. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela a été pour vous de retrouver ce personnage ?

Effectivement, j’avais eu ce rôle pour la première fois en 2019. Cette année, la production m’a rappelée pour jouer ce rôle une nouvelle fois donc j’étais ravie de réendosser ce costume et aussi de retourner sur le fort, avec toute l’équipe que je connais bien depuis ma première fois.

Justement, quels souvenirs aviez-vous de votre première interprétation ?

La première fois, j’étais toute jeune, j’avais, je crois, 20 ou 21 ans et c’était ma première fois en télévision donc j’étais toute impressionnée par les caméras et par les participants. Tout le monde avait été très gentil donc j’en avais gardé un super souvenir. Cette année, c’est vrai que j’étais beaucoup plus détendue, j’étais un peu comme à la maison donc il y avait beaucoup moins de pression que la fois précédente…Mais toujours autant d’envie et de joie de rejouer ce rôle !

D’ailleurs, au moment de vous glisser à nouveau dans la peau de cette femme coupée, les réflexes sont-ils rapidement revenus ?

Oui, c’est revenu très vite, d’autant plus que j’avais le même costume, que les costumières avaient un petit peu réadapté puisque j’avais un petit peu changé quand même en six ans. Le maquillage était le même et, honnêtement, tout était fait pour m’aider à retrouver le rôle assez rapidement.

La cellule avait changé de décor mais c’était quand même sensiblement la même chose donc le rôle est revenu très très vite.

Peut-être même l’avez-vous faite un peu évoluer ?

Hum, pas vraiment…Honnêtement, c’était plutôt la même chose. Vous voyez bien à quoi ressemble ce personnage, je n’avais pas de dialogue donc, honnêtement, c’est compliqué de faire évoluer un personnage sans dialogue.

A noter aussi que l’équipe habillage / maquillage / coiffure a fait un super travail pour rendre l’apparence la plus crédible possible…

Oui ! C’était assez incroyable, d’autant plus que ce n’était pas la même maquilleuse qu’en 2019. C’était une nouvelle maquilleuse qui s’est occupée de moi cette année et, en parallèle, elle maquillait deux autres personnages du fort. Donc, en fait, je suis arrivée très tôt sur place pour qu’elle débute mon maquillage et, ensuite, elle passait à un autre personnage, puis elle revenait vers moi pour me remaquiller…C’est vrai que ça a été un gros travail pour elle mais elle a super bien géré et le maquillage était quasiment identique à celui de 2019. Donc, oui, c’était super !

Comme dans le célèbre tour de magie, cette femme est allongée dans une boîte horizontale, que le candidat va devoir couper en deux….Du coup, peut-être avez-vous pris un malin plaisir à déstabiliser votre partenaire ?

Oui, c’est vrai ! En 2019, c’était Bruno Guillon qui avait été dans la cellule avec mon personnage et c’est vrai que c’est quelqu’un qui est habitué à interagir très facilement. Parfois même, c’était un peu compliqué pour moi de garder mon sérieux et cette année, sans trop en dévoiler, vous verrez aussi que j’avais du mal à rester sérieuse et à ne pas sourire…Parce que le candidat qui était avec moi était particulièrement drôle. C’est quelqu’un, en plus, que j’aime beaucoup donc c’est vrai que c’était compliqué de garder mon sérieux mais, évidemment, il a bien fallu le faire.

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

On est quand même dans une ambiance particulière, due à ce tour de magie et à ce personnage qui est quand même une mariée, avec des veines et des yeux blancs qui ressortent. Tout cela nous met forcément dans l’ambiance !

Vous rappeliez le plaisir que vous avez eu à revenir sur le fort…C’est un lieu mythique, où travaillent des équipes particulièrement bienveillantes…

Oui, oui, bien sûr ! On ne s’en rend pas compte en tant que téléspectateur mais, quand on arrive sur le fort, on comprend vite qu’il y a quand même plus de 100 techniciens pour faire vivre cette émission. C’est une grande famille, il y en a certains qui sont là depuis le début en 1990. C’est vraiment le bébé de beaucoup de ces techniciens, qui reviennent avec joie chaque année. On ressent un peu cette atmosphère familiale, quand, nous, on y est, même pour une petite séquence comme celle-ci : tout de suite, on est mis à l’aise et on a l’impression de faire partie de cette grande famille. C’est vrai que, comme beaucoup d’enfants, je regardais l’émission tous les étés, avec mon frère donc de mettre les pieds sur le caillou, comme l’équipe l’appelle, est, c’est vrai, très symbolique ! Il y a un truc un peu d’accomplissement…

D’ailleurs, quelles images de ce programme aviez-vous gardées en tête avec vos yeux d’enfant ?

Les souvenirs très précis que j’avais du fort étaient à l’époque où les candidats dormaient sur place, je crois que c’étaient les années 2004 / 2005…Olivier Minne était déjà l’animateur. C’est vrai que j’avais ce souvenir très marquant des émissions de nuit et j’ai eu la chance, quand je suis arrivée en 2019, de vivre un tournage de nuit, à l’occasion de la célébration des 30 ans de l’émission. Donc, en arrivant, j’avais pu voir le fort de nuit…C’est vrai que c’est le souvenir d’enfance qui m’avait marquée et, là, de le voir en vrai, à l’époque, m’avait vraiment fait quelque chose. De voir le fort illuminé avec toutes ces torches et tout m’avait fait quelque chose…

Vous êtes une habituée des équipes de production de ce programme. Certainement qu’endosser le costume de la femme coupée a dû être, pour vous, quelque part très complémentaire de vos autres activités, hors caméra ?

Oui, bien sûr ! C’est un peu grâce à mes activités hors caméra que j’ai eu ce rôle quand même puisque c’était l’occasion aussi de me faire passer un moment sympa en jouant ce personnage. Mais oui, une bonne partie de l’année, je travaille également à la production, et plus particulièrement à la post production, de ce programme, donc au montage de ces jolies émissions.

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

Vous qui avez vécu cette aventure de l’intérieur, sans doute avez-vous hâte de découvrir le rendu final à l’image et de pouvoir la partager avec vos proches ?

Oui, c’est vrai que, là, mes parents et ma famille attendaient un peu avec impatience la date de diffusion de mon passage, tout comme en 2019. Mais, du coup, en travaillant au montage, j’ai pu, déjà, avoir accès aux images donc ça a été marrant de se voir de l’autre côté de l’écran.

Ça n’a pas été facile, au contraire, j’ai préféré déléguer cette séquence à quelqu’un d’autre, de peur de ne pas être objective sur moi.

Pour terminer, seriez-vous prête à renfiler une nouvelle fois le costume de la femme coupée, si l’opportunité se présentait ?

Pourquoi pas…Ce serait avec grand plaisir que je reviendrais et que je réendosserais ce rôle, avec toutes les équipes et un nouveau candidat dans la cellule.

Merci, Pauline, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Lia Mouchenik évoque son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Lia,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous avons pu retrouver, il y a quelques jours, sur TF1, dans un épisode inédit de la série « Camping paradis ». Quels souvenirs gardez-vous de ce tournage ?

Il y en a beaucoup mais uniquement des bons moments. Il n’y a eu que cela, c’était vraiment chouette ! Aussi de super rencontres…C’était un super tournage, tous les participants sont très humains, ils savent ce qu’ils font, les équipes se connaissent depuis très longtemps donc c’était très agréable de travailler avec elles. Laurent était adorable, il jouait dans l’épisode et le réalisait aussi, c’était, je pense, une plus-value. Il était très patient, on pouvait refaire les scènes autant de fois que l’on en avait envie, il venait nous voir à la fin des prises pour nous demander ce que l’on en avait pensé, si on en était satisfait…En tant que comédien, cela fait plaisir d’avoir quelqu’un qui prend du temps pour savoir comment tu vis les séquences.

 

 

J’ai aussi rencontré Mélanie sur le tournage, elle a été adorable avec moi ! Il y a eu une forme de mentor qui s’est installée, on a parlé beaucoup du fait d’être une jeune comédienne dans ce milieu et dans cette époque. On a pu partager sur tous les changements qu’il y a eus entre le moment où elle a commencé et le moment où j’ai commencé. Nous en avons aussi parlé avec Carole Brana avec qui j’ai eu la chance de revoir ensuite car on a joué dans le même court-métrage. Je trouve cette femme incroyable…Toutes ces rencontres-là, de personnes que je reverrai plus tard, me font dire que c’était franchement un tournage incroyable…

Le cadre était particulièrement agréable aussi…

C’est le rêve ! Il commençait à faire un peu froid à Paris et, moi, j’étais en plein soleil, dans le sud, dans un super hôtel, on était juste à côté de la mer, l’accueil était super, les régisseurs venait même me chercher tous les matins. Je suis, parfois, sur des tournages beaucoup plus low cost…

Donc, franchement, ça a été un kiff : des acteurs à la production, en passant par la réalisation ou encore par l’équipe technique, tout était super !

 

 

Votre personnage vous a permis une palette de jeu large et variée…en interagissant avec plein d’autres participants…

Je connaissais déjà Youri, on avait l’habitude de tourner ensemble donc je n’appréhendais pas du tout le fait de jouer avec lui. Mais c’est vrai que j’avais une petite pression avec Pierrick, c’est quelqu’un qui est dans le milieu depuis longtemps, il connait plus la télé que moi…Mais, en fait, c’était super ! On se donnait mutuellement des conseils, on demandait à l’autre comment il nous avait trouvé, il y avait un réel échange…Franchement, on est devenus très bons copains, on se faisait des blagues entre les prises, c’était excellent !

 

 

Ce qui a été un petit challenge, c’était de jouer avec des gens plus jeunes que moi…Cela a été étonnant. Au début, je ne savais pas du tout comment me placer vis-à-vis de la comédienne qui jouait ma petite sœur… Je ne savais pas si je devais avoir ce truc de grande sœur ou pas et, en fait, dès la première séquence, elle avait en tête que l’on allait être copines donc on l’a été hyper vite. Elle m’a demandé plein de conseils, elle me faisait aussi des blagues…C’est une chouette comédienne, qui était très spontanée.

 

 

Je regrette même de ne pas avoir tourné plus avec Carole et Hubert, qui étaient dans l’autre intrigue. On n’a fait qu’une seule scène ensemble, celle du quizz et on s’est vus de temps en temps au HMC mais j’aurais adoré que l’on en passe davantage ensemble.

La diffusion a été, pour vous, l’occasion de nombreux retours du public…

Oui, j’ai eu beaucoup de retours, sur les réseaux sociaux notamment. Aussi beaucoup de ma famille…D’ailleurs, je n’ai eu que des messages gentils et mignons. Comme, par exemple, « Je t’ai trouvée vraiment bien dans cette série, j’espère que tu vas continuer ! ».

J’ai cru comprendre que la chaine avait placé beaucoup d’espoirs dans cet épisode et, avant même qu’il ne soit diffusé, j’avais eu beaucoup de retours de Laurent, me disant « Merci beaucoup, on a passé un super tournage, vous avez été super les loulous, TF1 est ravi ». Donc, moi qui l’ai découvert en même temps que le public, j’avais aussi très envie de le voir !

 

 

D’ailleurs, aimez-vous, généralement, regarder le rendu final, aussi pour capitaliser sur votre propre jeu ?

Je pense qu’il n’y a jamais pire juge que soi-même, du coup j’appréhende très souvent de me voir ! En même temps, je n’ai pas commencé par du facile : le premier tournage que j’avais fait était pour Canal+ et j’avais découvert les deux premiers épisodes de la saison en même temps que tout le monde, dans un cinéma, au festival de La Rochelle. Donc ce n’était pas juste moi qui me voyais, je me découvrais avec 2 000 personnes autour de moi qui découvraient aussi le rendu et qui pouvaient réagir en live.

 

 

En tout cas, globalement, ça va, c’est rare que je me dise que c’est catastrophique mais je vois tous les petits trucs que je ne fais pas bien ou qui auraient pu être mieux. Sur « Camping paradis », j’ai moins eu cela. Il faut le dire, j’étais avec mon amoureux donc, forcément, ça rajoute de la bienveillance…Les autres jeunes étaient super sympas aussi, les adultes étaient extrêmement présents et très gentils. Les équipes techniques l’étaient également…Après la scène où je dois me mettre à pleurer parce que je me rends compte que mon père n’est pas heureux, le chef opérateur était venu me serrer la main pour me dire que je l’avais eu. Donc, au final, il n’y avait que des gens qui aiment ce qu’ils font et qui le font bien. Du coup, quand je me suis redécouverte, j’avais surtout cela en tête…et il n’y a pas eu un moment où je me suis dit « Ah non, là, je n’aime pas ! » car il n’y avait que des bons souvenirs qui en découlaient.

En complément, toujours à l’image, vous avez récemment terminé le tournage du court-métrage « Lueur ». Pour en revenir à sa genèse, comment vous en sont venues l’envie et l’idée ?

J’ai écrit ce court-métrage il y a presque 2 ans, d’abord sous forme d’une nouvelle, quand j’étais moi-même hospitalisée. J’ai eu un long problème de santé il y a quelques années et, pendant toute une partie de mon hospitalisation, j’étais tellement shootée qu’il m’était impossible de tenir un stylo…mais quand j’ai recommencé à avoir un petit peu conscience de mon existence, j’avais envie de penser à autre chose ! Il fallait que mon cerveau aille ailleurs et s’imagine des histoires…Du coup, j’ai écrit cette histoire-là qui se passait dans le même cadre que le mien alors, celui d’un hôpital. Par contre, je ne voulais pas parler de moi…

Donc c’est l’histoire d’un jeune garçon, qui, lui, est en train de mourir… Il ne place plus aucun espoir dans sa survie, il se laisse un peu dessécher. En fait, il va retrouver une lueur d’espoir, à essayer de rester présent et à se raccrocher à quelque chose, en rencontrant une jeune fille dans le bâtiment en face du sien.

 

 

Au début, je ne voulais pas réaliser cette nouvelle parce que c’était une histoire trop personnelle. Je savais aussi, à ce moment-là, que je n’avais ni les épaules ni les connaissances suffisantes pour faire un beau projet, comme je le souhaitais. Mais, il y a quelques temps, j’ai rencontré Quentin, qui fait du montage, pour TF1 et M6 notamment…Nous avons beaucoup discuté de sa vision en tant que réalisateur et ça m’a ouvert les yeux sur pas mal de choses et donné envie de réaliser par moi-même cette histoire. Et j’y suis allée !

Je me suis entourée de personnes de confiance, que je connaissais, on a monté une cagnotte en ligne et, avec une équipe de 22 personnes en technique et de 4 comédiens, on a vécu 3 jours super. J’en profite d’ailleurs pour remercier tous les donateurs et toutes les équipes !

 

 

2 jours se passaient en huis-clos, dans la chambre d’un Ehpad…C’était quelque chose ! Il y avait, en plus, très peu de dialogues car, selon moi, beaucoup d’histoires ne passent pas forcément par les mots mais, surtout, par des regards, du jeu, du corps. Je sais que c’est difficile pour un comédien : quand on n’a pas de mots auxquels s’accrocher, c’est un travail supplémentaire ! Mais tous ont été tops !

Dans un autre registre, celui des planches, vous préparez actuellement une pièce d’une quinzaine de minutes…

C’est un autre registre ! Après, si ça se trouve, c’est une pièce qui ne verra jamais le jour…Je la proposerai au théâtre à la minute, un très beau lieu parisien. Ecrire une pièce de 15 minutes et faire ressentir des émotions aux spectateurs n’est pas, de base, un exercice facile…C’est très formateur par contre ! En tout cas, au moins, je m’exerce…

C’est l’histoire d’un homme d’une cinquantaine d’années, hypocondriaque et agoraphobe, qui se retrouve à devoir aller chercher des médicaments pour sa femme. Il va un peu raconter son épopée au téléphone, à l’un de ses amis. On est sur un registre un peu plus absurde et comique mais je ne vais pas trop en dévoiler…

Ça change d’écrire pour des personnages plus « âgés » : là, d’écrire sur un homme beaucoup plus mature est amusant j’espère que ça plaira à la direction du théâtre et que la pièce verra le jour…

Toujours au théâtre, vous serez cette fois-ci sur scène, le 6 septembre prochain, avec une pièce au contexte original, savoureux mélange de pros et d’amateurs…

Exactement ! Laure Grandjean en est la metteuse en scène, elle dirige la compagnie Madeloc. Je me suis beaucoup attachée à elle, je la trouve créative et, rapidement, j’ai eu envie de collaborer avec elle. Très vite, elle m’a proposé de devenir l’un des personnages de la pièce qu’elle mettait en scène…A ce moment-là, moi qui n’étais encore jamais montée sur scène, j’étais un peu en panique ! En fait, elle m’a poussée à sortir de ma zone de confort et je l’en remercie.

C’est une adaptation du roman « L’herbe rouge », de Boris Vian, sur une bande de jeunes. La pièce évoque la recherche du bonheur : le personnage principal n’est pas heureux et va créer une machine pour retourner à l’intérieur de lui, afin de remplacer ses souvenirs problématiques. En fait, ça va aller jusque dans les dérives, montrant que l’on ne peut pas supprimer ses mauvais souvenirs sans supprimer des choses qui sont importantes et qui nous caractérisent.

 

 

Je joue une fille très solaire, qui ne se pose pas la question de savoir si elle est heureuse ou non, elle vit juste ce qui se passe. Dans le roman, elle explique qu’elle est trop pressée pour être malheureuse, elle n’en a pas le temps donc, en fait, elle représente un peu le côté complètement loufoque de la pièce…Elle peut se mettre à danser en pleine rue, s’enfichant du regard des autres, là où tous les autres personnages sont très ancrés par leurs côtés sombres.

J’aime beaucoup ce personnage et je trouve cette pièce très jolie ! Cette adaptation est vraiment chouette…Il y a même un travail fait avec des masques, qui est hyper intéressant : il faut alors s’oublier pour incarner le masque ! Cela nécessite du temps mais c’est vraiment un apprentissage du corps.

Pour terminer, considérez-vous les différents domaines artistiques évoqués comme un seul et même ensemble ? Ou les dissociez-vous davantage ?

J’ai toujours aimé écrire, j’ai commencé à l’âge de 6 ans par des chansons. Dans ma chambre, je faisais même des minis concerts donc j’ai toujours aimé faire de l’art ! J’ai même participé à « L’école des fans » : j’ai eu le trac de ma vie mais j’ai tout oublié pour tout balancer. Cela m’avait donné cette envie de refaire de la scène et de me mettre en spectacle, pour donner quelque chose aux gens !

A l’école, j’étais très forte en rédaction, j’aimais beaucoup l’exercice. En troisième, j’ai eu une super professeure de français, qui m’a mise dans une pièce de théâtre qu’elle avait écrite. J’avais un des rôles principaux et j’ai alors compris que j’aimais vraiment cela !

Un jour, je me suis lancée dans mes premiers castings. Ce n’était pas simple tous les jours mais je me suis accrochée…A côté de cela, j’ai fait une formation technique en tant que monteuse : c’est encore une autre façon de raconter une histoire, ce sont des morceaux qui existent déjà et que l’on doit faire comprendre au plus de gens possible. Il faut alors ressortir le meilleur de l’histoire ! C’est un exercice hyper intéressant…

Mais écrire, réaliser, filmer, jouer…tout s’imbrique : si on m’enlève l’un, je vais être triste et ne voudrais pas forcément continuer l’autre. J’adore jouer, j’aime beaucoup aussi quand on me demande d’interpréter un rôle que je n’ai pas écrit mais il me plait tout autant de proposer des histoires qui seront interprétées par d’autres. Cela me fascine et me passionne également !

Merci, Lia, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision, Théâtre

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M6 / Nouveau jour : Brice Edde évoque Pablo, son personnage dans cette nouvelle série quotidienne !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Brice,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les téléspectateurs de M6 peuvent vous retrouver dans la nouvelle série quotidienne « Nouveau jour », diffusée à 20h 40, sous les traits du personnage de Pablo Fabre. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Exactement ! Déjà, je m’estime extrêmement chanceux d’avoir pu décrocher ce rôle-là. Mine de rien, quand on est acteur, cela peut être compliqué de trouver des rôles et, même, de trouver un casting…Donc c’est quelque chose qui a un peu rassuré mes parentsJ.

Quand on se donne la vocation d’avoir un métier artistique, cela peut être plus dur, pour les parents, de comprendre cette envie-là. J’ai eu de la chance, les miens m’ont toujours soutenu mais c’est vrai que ça peut être compliqué d’appréhender le fait que son enfant va faire un métier qui n’est pas forcément fixe…

Quel regard portez-vous sur Pablo, votre personnage ?

Ce rôle est une chance vraiment inouïe pour moi ! Il colle à mes traits et correspond aussi à des personnages que j’aime interpréter, à savoir des personnages un peu décalés. C’est toujours amusant parce qu’en fait, il faut trouver du naturel dans ce qui ne l’est pas pour nous et, du coup, on arrive un peu sur des rôles de composition. Avec Pablo, je ne dois pas sur-jouer mais je vais vers des choses qui ne sont pas forcément toutes naturelles pour moi…

Il a de multiples facettes. Notamment une qui correspond à la mienne, à savoir que c’est quelqu’un qui a tendance à avoir beaucoup de fragilité et de vulnérabilité dans les choses simples. Il peut être stressé par une situation, il se noie littéralement dans un verre d’eau, c’est un peu compliqué en amour mais, par contre, il a des domaines où il est super fort. Notamment en criminologie, où il est très assuré, où il se donne un genre un peu d’enquêteur. Je vais alors dans des choses très dessinées…

C’est plaisant à jouer ! Je suis très content d’être tombé sur ce personnage qui est en décalage. Il me correspond ! Dans un rôle de composition, tout n’est pas forcément naturel pour un comédien mais cela demande un amusement permanent et une grande confiance dans la mise en scène.

Il vous permet, en tout cas, une palette de jeu large et variée…

Complètement ! J’aime interpréter ses différentes facettes. Il a ce côté un peu criminologue mais comme il est fasciné par les histoires de psychopathes, on se demande si lui-même, en fait, ne le serait pas un peu dans le fond.

On a différents réalisateurs, ils alternent tout le temps, chacun a sa vision et son interprétation du personnage de Pablo. Je sais qu’il y a une fois où j’ai dû le jouer un peu façon « psycho killer » et c’était très amusant à faire !

Ses multiples facettes sont inspirantes pour moi. Il est plein de spontanéité et toujours surprenant aussi. On ne s’attend jamais à ce qu’il va sortir ou faire dans une situation, il agit vraiment de façon intuitive. Il peut être très en décalé mais aussi touchant et rassurant, notamment pour des amis qui sont dans le mal. C’est quelqu’un de bienveillant également, il a bon fond ! L’énergie de ce personnage est donc un réel plaisir à jouer !

Sans doute que, jour de tournage après jour de tournage, vous continuez à affiner son interprétation et à vous adapter au rythme ?

Tout à fait ! A l’image, Pablo est, pour le moment, plus un personnage secondaire donc, au départ, ça a été un rythme plutôt tranquille par rapport à d’autres comédiens, même si ça demandait déjà beaucoup de travail. Mais, là, il apparait de plus en plus, on entre dans l’arche de sa famille donc le rythme s’accélère.

Sur cette série, on a la chance d’avoir deux coachs, Caroline Puyet dit K-Rose et Laurence Cormerais, qui nous permettent de revoir les séquences et d’avoir de la coordination d’intimité. Elles répondent à nos questions et sont présentes sur le plateau. Comme elles sont aussi psychologues à côté, elles ont beaucoup de compréhension, elles sont un peu nos mamans sur le tournageJ. Heureusement qu’elles sont là !

L’ambiance est vraiment bonne sur le tournage, il y a beaucoup de bienveillance et de patience entre les acteurs. C’est un peu ma grande première et les autres comédiens me conseillent face aux enjeux à défendre. Ils m’accompagnent et on s’entraide tous pour faire la meilleure scène possible ! Le rythme est dur mais ça reste agréable et plaisant parce que l’on est avec des gens qui ont envie de s’amuser. Mais il y a un rythme à prendre, d’apprentissage des textes, de mémorisation et de recherche…Cela demande beaucoup de concentration en tout cas, pour être bon dans les 4 à 5 prises prévues.

 

 

Le cadre et les conditions de tournage sont aussi particulièrement appréciables…

Complètement ! La direction artistique a fait du très très bon boulot. Tout un quartier de Montpellier a été refait, en peu de temps en plus, ce qui est un travail monumental et assez fou quand même ! Cela nous permet de mieux nous immerger…

Les costumes aident aussi, je tiens à le souligner. Dès que j’enfile celui de Pablo, je me sens vraiment dedans, c’est presque une métamorphose !

Je n’oublie pas le château, lieu principal de la série…Le cadre est donc idéal ! Le seul bémol, si on devait en trouver un, serait la température : on a eu des chaleurs très fortes, notamment en studio, où les matières ne sont pas pierreuses, mais plutôt artisanales. Pour les personnages qui ne sont pas en short mais davantage en manches longues, c’est vrai qu’il peut alors être difficile de tenir.

…Tout comme le casting dans son ensemble…

Je le disais, mes partenaires de jeu sont très patients ! Ils sont évidemment très bons, il y a, je trouve, de réels talents sur cette série !

Il y a des acteurs connus, de vraies têtes d’affiche et c’est une évidence, quand on joue avec eux, que la scène sera bonne. Ils mettent l’énergie qui va bien ! A côté de cela, ce qui est bien aussi, c’est que cette série va révéler, je pense, des nouvelles têtes. Notamment des jeunes talents de Paris ou de Montpellier.

Une des forces de ce casting est que personne ne se ressemble vraiment. Tous ont une couleur un peu différente. Il peut y avoir des similitudes mais les énergies viennent contrebalancer. L’écriture s’en sert et c’est très bien ! Par exemple, dans les couples, les auteurs jouent beaucoup sur le décalage, ils ne vont jamais mettre ensemble des personnages qui se ressemblent, ils vont plutôt jouer sur le fait que les opposés s’attirent. Cela donne une dynamique aux scènes, avec du décalage, des connexions entre personnages et des liens qui se créent. C’est donc un vrai plaisir d’avoir un tel casting, humainement aussi ! Il y a beaucoup d’humilité, on est tous là pour faire au mieux. Pour moi, cette série représente l’exigence mais avec bienveillance…C’est beau et il faut que ça perdure !

Quels premiers retours du public avez-vous d’ailleurs déjà pu avoir ?

J’ai eu des premiers bons échos, de gens qui aiment mon personnage. Ils apprécient le décalage de Pablo…Une de mes premières répliques a même bien fonctionné, beaucoup de personnes m’ont parlé sur les réseaux des fameux « insectes comestibles », que j’avais évoqués au début de la série. Je suis très content de ces premiers soutiens, c’est cool !

D’autres retours m’ont permis également d’appréhender certains de mes défauts. Je sais que j’ai tendance à parler vite et, du coup, à mâcher un peu mes répliques. Un pote m’en a même touché un mot...Du coup, en ce moment, je travaille mon articulation pour améliorer justement cela, afin que le personnage soit plus compréhensible pour tous.

Ainsi, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure naissante ?

A Pablo, je pense qu’on peut lui souhaiter du courage parce que beaucoup de choses vont arriver. Idem pour moi, je vais avoir du boulot en termes de palette de jeu notamment… Pour le moment, on voit les fragilités de Pablo et, par la suite, on va le découvrir un peu plus assuré. Donc on peut me souhaiter de la force et de la robustesse ! Pablo est un personnage avec qui je grandis aussi : quand il doit être plus assuré, je dois l’être également, moi qui suis peu confiant envers moi-même dans la vie de tous les jours.

Merci, Brice, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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France 2 / Fort Boyard : Redouane Bougheraba dévoile son meilleur souvenir du fort !

Publié le par Julian STOCKY

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

 

"La rencontre avec le Père Fouras"

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

Publié dans Télévision

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France 2 / Fort Boyard : Petra Källsbäck nous en dit plus sur le retour, 24 ans après, de Lumineuse, son personnage !

Publié le par Julian STOCKY

@ Laurent VU / ALP / France Télévisions

 

 

Bonjour Petra,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Ce samedi 26 juillet, les téléspectateurs de France 2 pourront vous retrouver sur « Fort Boyard », sous les traits du personnage de Lumineuse. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela a dû être pour vous de retourner sur le fort ?

Oui, oui, c’était très sympa, j’étais vraiment ravie de revenir sur le fort, de le revoir et de revoir les personnes. C’était une grande joie, vraiment !

Vous revenez 24 ans après…Justement, quels souvenirs aviez-vous en tête de vos deux premières saisons ?

Je me souviens que j’étais très impressionnée la première fois que je suis venue sur le fort, parce que je ne pensais pas que c’était aussi grand. Je ne savais pas qu’il y avait autant de personnes qui travaillaient là-bas…C’est une vraie production, qui est énorme et cela demande beaucoup d’investissement de chaque personne qui est là-bas. On ne voit pas cela à la télé, on voit juste les équipes et les cellules mais on ne voit pas tout ce qui se passe derrière en fait.

J’ai été aussi impressionnée cette année quand je suis revenue !

En remettant les pieds sur le fort, certainement que souvenirs et émotions se sont mêlés…

Oui, oui, bien sûr ! Oui, beaucoup d’émotions ! Cela faisait tellement longtemps en fait, ça faisait 24 ans donc j’ai eu le temps d’avoir 3 enfants et de faire plein de choses. Donc, oui, c’était avec une grande joie et beaucoup d’émotion que je suis retournée là-bas, vraiment !

 

@ Laurent VU / ALP / France Télévisions

 

Retrouver aussi toutes ces équipes bienveillantes a probablement été très agréable pour vous ?

Oui, c’est très sympa de retrouver cette ambiance de la loge de maquillage, avec tous les autres personnages. J’ai revu des personnes de la production qui travaillent toujours là-bas et des personnages qui étaient là aussi il y a 24 ans. J’ai retrouvé également les cellules…Le Père Fouras aussi était toujours le même ! Donc c’était très sympa !

D’ailleurs, au moment de vous glisser à nouveau dans la peau de Lumineuse, les réflexes sont-ils rapidement revenus ?

Oui, oui, on peut dire ça ! Je n’avais pas exactement la même robe mais les gestes que je faisais sont revenus.

Comme je n’ai pas le droit de parler, c’est vrai que je fais beaucoup de gestes avec mes mains et avec les yeux. Oui, c’est vrai que c’est revenu assez vite !

Peut-être même l’avez-vous faite un peu évoluer ?

Non ! Je pense que c’est un peu pareil, je pense que j’ai repris un peu les gestes d’il y a 24 ans. J’avais à peu près la même chose à faire donc c’était un peu la même chose !

 

@ Laurent VU / ALP / France Télévisions

 

A noter aussi que l’équipe habillage / maquillage / coiffure a fait un super travail pour rendre l’apparence la plus crédible possible…

Oui, la maquilleuse était vraiment géniale ! On a fait quelques essais avant, j’étais là pour la répétition générale deux jours avant, où on a fait quelques petits tests de maquillage et de coiffure. On a fini par garder cette version-là, en fait, de coiffure et de maquillage assez forcé et prononcé on va dire. J’avais des petites taches de rousseur, que je n’avais pas à l’époque et le maquillage était un peu plus marqué que l’autre fois.

Lumineuse va proposer un quiz au candidat dans lequel toutes les réponses sont des couleurs…

Oui, exactement ! En fait, une voix pose des questions au candidat et il faut qu’il réponde par une couleur. Après, avec les deux couleurs qui sont trouvées, cela fait une troisième couleur….mais si les deux couleurs sont bonnes, il faut encore que la couleur obtenue si on mélange soit bonne….

Petite nouveauté cette année, avec le « Cercle des anciens ». Cela a dû être marquant de se retrouver face à ces 5 légendes du fort ?

Oui, oui, bien sûr ! C’était très sympa, c’étaient vraiment des retrouvailles, j’ai beaucoup aimé, vraiment!

 

@ Laurent VU / ALP / France Télévisions

 

Vous qui avez vécu cette aventure de l’intérieur, sans doute avez-vous hâte de découvrir le rendu final à l’image et de pouvoir la partager avec vos proches ?

Oui ! Mais le problème est que je ne vais pas pouvoir regarder l’émission quand elle passera parce que je travaille. Mais je la regarderai en streaming après…

Pour terminer, seriez-vous prête à renfiler une nouvelle fois le costume de Lumineuse, si l’opportunité se présentait ?

Oui, pourquoi pas ! C’est toujours un grand plaisir de retourner sur le fort donc oui, avec plaisir, bien sûr. Après, je ne sais pas du tout ce qu’ils vont faire l’année prochaine…Là, pour une célébration, ils ont fait revenir des anciens personnages mais je ne sais pas ce qu’ils ont comme idée pour l’année prochaine…Mais oui, avec plaisir, bien sûr !

Merci, Petra, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Festival d'Avignon 2025 : Mathilde Sternat évoque le spectacle dans lequel on peut la retrouver à 15h30 au Tremplin !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Mathilde,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !

Vous êtes actuellement sur scène, dans le cadre de l’édition 2025 du festival d’Avignon, à 15h 30, au Tremplin, dans le spectacle « Sur les ailes de l’invisible ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, d’autant que j’avais déjà participé au festival, il y a quelques années, mais jamais sur toute sa période. Là, c’est la première fois que je joue tous les jours, pendant trois semaines, sauf les mercredis. Donc c’est vraiment une approche complètement différente, c’est sûr…Mais j’ai la chance d’être entourée de Brigitte Deruy, que j’accompagne sur scène, qui avait déjà fait notamment un spectacle sur René Char. En tant que musicienne, j’aborde des poésies, ce qui est super intéressant, moi qui m’intéresse aussi beaucoup à la littérature.

Justement, plus concrètement, comment pitcher ce spectacle ?

Je le pitche d’ailleurs tous les jours au moment du tractage, chose à laquelle je n’étais pas habituée non plus…En fait, c’est un spectacle à la fois poétique et philosophique, qui parle de l’infiniment grand, de l’infiniment petit, de quelle façon, nous, humains, nous nous retrouvons dans cet univers, des enseignements que l’on peut en retirer…Aussi, ça pose question de ce que l’on fait de notre place, vis-à-vis de la planète elle-même et, au-delà de ça, de notre condition d’humains.

Dans ce spectacle, il y a de la musique originale enregistrée que j’ai écrite, de la musique live que j’interprète au violoncelle mais il y a aussi de la scénographie, avec beaucoup d’images très belles de l’espace, qui nous ont été données par Philippe Durville, qui en a même vendues certaines à la NASA. J’y joue également un peu la comédie, je chante…C’est une première expérience, pour moi, de chansons originales, après un spectacle où j’avais fait simplement quelques reprises.

Cela vous permet une palette de jeu riche et variée…

Absolument ! Cela m’ouvre des perspectives un peu différentes. C’est un désir que j’avais depuis plusieurs années mais, prise par mes activités avec d’autres chanteurs, je n’avais pas forcément eu le temps de le faire. Brigitte, en me proposant ce spectacle, m’en a donné l’occasion !

 

 

Vous êtes à la composition et à l’interprétation musicale. Quelles ont été vos éventuelles sources d’inspiration ?

Les textes eux-mêmes…Je suis très sensible aux mots et, étant amie avec Brigitte depuis de nombreuses années, on partage une vision commune de cette fameuse place dans l’univers. Donc je me suis vraiment laissée inspirer par ses mots pour écrire cette musique ! J’ai écrit cette dernière en fonction de ce texte mais aussi en fonction des besoins et de la vision de la metteuse en scène, Geneviève Brett, sans oublier la scénographie de Christel Grevy ni les sons et lumières d'Emmanuel Delaire. C’était très intéressant à faire ! J’ai très envie de renouveler l’expérience…Pour n'oublier personne dans l'équipe, citons aussi Aaris Deshayes aux décors. 

Mon parcours m’amène principalement à accompagner des chanteurs mais c’est vrai que de se retrouver un petit peu à leur place est rigolo. Ce n’est vraiment pas du tout la même posture : en tant que musicien, on est quand même derrière quelqu’un, on est à la fois dans la lumière et dans l’ombre et, ici, à Avignon, je suis beaucoup plus exposée ! C’est sympa aussi comme expérience, j’aime bien !

Globalement, quels principaux retours pouvez-vous avoir du public à l’issue des représentations ?

Les gens sont très touchés par la densité du texte. Je crois que la plupart aiment aussi beaucoup la musique, ils sont très surpris de m’entendre chanter car c’est assez rare qu’une violoncelliste sorte de derrière pour le faire, mais ils aiment bien.

Le texte n’est pas du tout léger, les spectateurs sont complètement pris, ils ne restent pas indifférents car ça parle de choses importantes.

 

 

Du coup, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure ?

D’avoir le plus de monde possible, que les spectateurs continuent à être touchés, que ce spectacle puisse vivre par la suite. A titre personnel, de pouvoir continuer à exprimer des choses par ce biais-là, ce qui serait génial pour moi ! En tout cas, c’est ce que je souhaite…

En conclusion, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

Je sors d’une tournée très chouette avec Michel Polnareff, c’était super ! Avant cela, j’étais en tournée avec Renaud pendant deux ans et, là aussi, c’était une merveilleuse expérience.

En août, je serai en Corse avec I Muvrini. Je les retrouverai à nouveau en automne, un peu partout en France et nous serons à l’Olympia en mars de l’année prochaine.

J’accompagnerai également Julie Zenatti dans sa tournée des églises, de septembre à décembre. C’est un autre très beau projet : Julie chante très très bien, elle est adorable et c’est assez œcuménique…Julie étant de confession juive, je trouve que de faire cette tournée qui lui a été proposée dans les églises est une belle mission ! Cela reflète un peu ce que je crois aussi, à savoir que la musique se partage, qui qu’on soit, quoi qu’on fasse…Si les êtres humains pouvaient tous penser cela, peut-être qu’il y aurait moins de problèmes ! Cela peut paraitre caricatural mais c’est important de le dire : si on pouvait tous fonctionner davantage sur ce qui nous unit, plutôt que sur ce qui nous désunit, on s’en porterait beaucoup mieux…C’est aussi ce que l’on dit dans le spectacle que l’on joue en Avignon !

Merci, Mathilde, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

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Festival d'Avignon 2025 : Karina Testa nous en dit plus sur le spectacle qu'elle interprète à 16h30 au théâtre des gémeaux !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Karina,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes actuellement sur scène, dans le cadre du festival d’Avignon 2025, à 16h30, au théâtre des gémeaux, dans « Le procès d’une vie ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, oui ! On est tous ravis d’être là, on attendait cela depuis longtemps puisque c’est un spectacle que l’on essaie de monter depuis près de 7 ans. Les premières écritures datent de 2018, on l’avait créé au Ciné 13, qui est maintenant le théâtre Lepic, à Paris, à l’occasion du Festival des mises en capsules. Suite à cela, on avait écrit une version longue, qui a mis quand même un certain temps à naitre pour le public et à trouver des producteurs qui aient confiance en nous qui sommes 7 au plateau. On a eu un prix d’aide à la création pour le texte, qui nous a donné un coup de pouce…C’est un gros projet donc ça a mis du temps !

Vous qui êtes à l’origine de ce projet, d’où vous en étaient venues l’idée et l’envie ?

J’étais tombée sur un article qui parlait du procès de Bobigny et j’avais entendu aussi une émission à la radio. J’avais pris des notes sur un coin de mon ordinateur, en me disant que ça pourrait être une bonne pièce de théâtre…L’histoire, pleine d’injustice, m’avait touchée et je crois que ce sentiment peut bouleverser beaucoup de monde. Je trouvais, dans ces femmes, un courage dont j’ai l’impression, de temps en temps, de manquer…Le modèle ultime est Gisèle Halimi, un modèle de courage incroyable mais toutes les femmes qui ont été inculpées dans ce procès ont dû faire preuve d’énormément de courage et de solidarité entre elles. Il y avait une humanité incroyable…Toutes ces valeurs me touchent et me portent, elles sont universelles, d’une certaine manière.

Quelle forme a, ainsi, pris la pièce ?

C’est une libre interprétation ! Nous nous sommes appuyés sur le procès en lui-même mais il n’est qu’une toute petite partie de la pièce, celle de la fin. Les témoignages du procès nous ont permis de recréer l’histoire de ces 5 femmes, on leur a reconstitué un passé et une vie pour que le public puisse s’identifier à elles et comprendre le mécanisme les ayant menées à devoir provoquer l’avortement de cette femme, ou à le vouloir ou encore à être complice. C’est donc l’histoire de ces femmes que l’on creuse, on essaie de rentrer dans leur intimité pour que les spectateurs comprennent ce qu’elles ont vécu.

 

 

En plus d’être à l’origine de ce projet, vous êtes également sur scène. Laquelle de ces femmes interprétez-vous ?

Je joue, pendant le procès, Micheline Bambuck, qui est l’avorteuse, celle qui a avortée disons illégalement la jeune Marie-Claire. C’est une femme qui n’avait jamais fait cela sur personne d’autre, ce n’est pas quelqu’un qui en a fait un métier pour en tirer profit, elle le faisait « seulement » sur elle-même parce que son mari, malade, ne voulait pas qu’elle ait d’enfant. Se confiant à une amie, lui disant ses malheurs, quelqu’un l’a alors contactée pour faire exactement la même chose sur cette gamine.

Dans le reste de la pièce, je joue également d’autres personnages, même un homme, qui sont plus secondaires dans l’histoire.

Cela vous permet sans doute une palette de jeu riche et variée…

Oui, c’est super ! C’est quand même du stress parce qu’il y a beaucoup de changements rapides, je vais d’un état à un autre, d’une jeune fille de 15 ans à un homme médecin, d’une cinquantaine d’années. Je commence à trouver mon rythme mais, au début, j’ai quand même eu un peu peur, face à tous ces changements à effectuer. J’ai notamment un début de pièce assez sportif quand même mais c’est génial et très plaisant !

Plus globalement, quels principaux retours pouvez-vous avoir du public ?

Les gens trouvent la pièce très émouvante, ils pleurent énormément, je ne m’attendais pas à une telle intensité. Ils sont très touchés, ça leur rappelle une grand-mère, une grand-tante,…Ça leur rappelle aussi leur vie parce que j’ai l’impression qu’il y a toutes les générations qui viennent nous voir. Les spectateurs viennent en famille, ils ont le sentiment de partager quelque chose, qui leur permet, après, d’ouvrir un débat.

Il y a différentes lectures du sujet, pour les spectateurs initiés et pour ceux qui le sont moins. On retrace l’histoire de façon assez globale et compréhensive, pour que les gens s’y retrouvent.

 

 

On parle aussi beaucoup des premiers émois amoureux et du consentement, de la religion et de la foi,  donc beaucoup de thèmes sont familiaux et universels, ils touchent forcément plein de gens, à plein de niveaux différents.

On entend donc beaucoup de personnes pleurer pendant le spectacle, mais aussi rire…Il y a quand même une grosse partie de la pièce qui est assez légère, où on se moque gentiment de plein de choses. On rit avec le public, on est là pour le divertir.

A une semaine de la fin du festival, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure ?

On espère avoir une belle salle à Paris, bien remplie, et plein de dates de tournée. Avec un public à fond, comme on l’a au festival…C’est le but en tout cas !

Egalement que l’on soit toujours heureuses de jouer ce spectacle !

Pour terminer, quels sont vos autres projets à venir ?

Je viens de finir un film en Thaïlande, « Lady Chang », de Xavier Gens, qui sortira au cinéma certainement l’année prochaine. C’était un tournage très sympa et assez fou !

J’ai fait un autre film, « Tanger blues », d’Ali Mesbahi, qui a été tourné au Maroc.

Merci, Karina, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

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Festival d'Avignon 2025 : Cléa Goletto nous présente la nouvelle pièce qu'elle défend cette année !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Cléa,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !

Vous êtes actuellement sur scène, dans le cadre de l’édition 2025 du festival d’Avignon, chaque matin à 10h30, à l’Albatros, dans « Petite linotte ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, c’est sûr ! Vraiment, le festival d’Avignon est, pour moi, le moment de l’année, en tant que festivalière et encore plus en tant que comédienne…En plus, cette année, on revient avec notre propre création, la première de notre compagnie, qui a tout juste un an. Donc c’est une grande fierté, encore plus que les autres fois !

Justement, plus concrètement, comment pitcher ce spectacle jeune public, pour les 7 ans et plus ?

« Petite linotte » parle d’une petite fille de 9 ans, Assa, qui est confiée à sa grand-mère le temps que sa maman se « remplume ». Elle se retrouve donc dans un village paumé en pleine campagne et, un jour, sa grand-mère se met à la surnommer linotte, surnom qu’elle donnait déjà à sa maman quand elle était petite. De là, Assa va commencer à se poser des questions et on aborde des sujets comme la transmission, la filiation, l’héritage familial, l’émancipation de l’enfant,…

 

 

Quel personnage défendez-vous sur scène ?

Je joue Assa. On est trois comédiens sur scène, mais il y a plus que trois personnages, avec Assa, sa maman, sa grand-mère et deux copains qu’elle rencontre, Yasmine et Diego. Les deux autres comédiens, Ghislain et Camille, interprètent donc plusieurs rôles, et je n’oublie pas Arthur, qui fait de la musique live sur le plateau.

D’ailleurs, quel regard portez-vous sur Assa, votre personnage ?

Si j’ai décidé de monter ce texte, c’est qu’il me parle beaucoup, personnellement. Mais c’est vrai qu’il résonne aussi pour beaucoup de personnes…Dès la première lecture, je me suis, de suite, accrochée à ce personnage. Les questions qu’elle se pose à 9 ans sont très touchantes, c’est une enfant très mature !

Elle vous permet sans doute une palette de jeu large et variée ?

Complètement ! C’est vrai que de jouer des enfants, sans les caricaturer et en étant concret, tout en ayant des expressions un peu spontanées, est un vrai travail. Rester dans le concret est un peu un des enjeux, pour nous comédiens, sur cette pièce.

 

 

Cette pièce avait aussi été primée en 2004, aux cours Florent de Montpellier…

Exactement ! Initialement, c’est un projet de fin d’études, que l’on a monté à l’issue de notre formation aux cours Florent. Notre pièce avait été primée par le jury, on en était très contents et c’est aussi ce qui nous avait donné confiance pour se dire qu’il y avait peut-être quelque chose à faire avec, en continuant sur notre lancée et en se professionnalisant.

On l’a dit, la pièce est conseillée à partir de 7 ans. On peut donc penser qu’il y a une double lecture possible, pour les enfants et les adultes ?

Ah oui ! Pour le coup, ça nous est même arrivé d’avoir des salles exclusivement remplies d’adultes. Quand des parents accompagnent leurs enfants à un spectacle jeune public, ils n’ont alors pas vraiment d’attentes particulières mais, quand ils sortent de là et qu’ils se sont pris autant d’émotions que leurs enfants mais pas au même endroit, ils font « Waouh, je ne m’attendais pas à cela ! ». C’est vrai qu’ils sont souvent surpris de leur état et de ce qu’ils peuvent recevoir.

Notre scénographie est assez particulière, avec notre musicien en live donc les plus jeunes enfants ne vont pas comprendre toutes les métaphores poétiques de la pièce mais, pour le coup, c’est vraiment un atout. Cette double lecture est assez magique !

Sans doute que les retours du public doivent vous faire d’autant plus chaud au cœur, s’agissant là de votre propre projet ?

Oui ! D’autant plus que, dans l’équipe, trois en sont à leur premier festival sur scène. Une n’était même jamais venue en tant que spectatrice…C’est trop bien, je trouve que l’on a beaucoup de chance de venir au festival avec notre petit bébé ! On peut être fiers de le porter tous ensemble…

Peut-être leur avez-vous donné quelques tips par rapport au festival ?

C’est ça ! C’est plus sur le rythme en fait, car il faut durer…Il faut avoir une bonne hygiène de vie, il faut être des sportifs. Ils s’en rendent compte et tous se gèrent très bien. Mais c’est vrai qu’entre l’ambiance, l’agitation, le tractage, j’ai pu leur donner quelques conseils par ci par là et, globalement, ils s’en sortent très bien !

 

 

En plus d’être sur le plateau, vous êtes aussi à la mise en scène du spectacle…

C’est très complémentaire, surtout que c’est un projet que j’ai imaginé. En l’ayant lu, j’ai voulu le monter mais, comme je suis moi, je voulais aussi jouer…Donc j’ai commencé par avoir, dans ma tête, une idée d’univers et d’imaginaire mais j’ai co mis en scène car, comme je joue, il me fallait quelqu’un pour la direction d’acteurs.

Pour moi, tout est lié, je n’arrive pas à me détacher d’un poste ou de l’autre. Dès fois, ce n’est pas facile, justement. C’est là que je me rends compte de l’importance d’un metteur en scène extérieur…En tout cas, je suis très fière de ces deux casquettes-là, même si ce n’est pas facile tous les jours. Pour les prochains projets, je pense que je laisserai une des deux casquettes et que je ne serai soit que comédienne, soit que metteuse en scène…

A une semaine de la fin du festival, que peut-on vous souhaiter pour cette dernière ligne droite ?

Un grand succès ! De continuer, d’encore mieux remplir la salle et, pour après le festival, on espère que les pros qui seront venus nous voir nous permettront de prolonger l’aventure.

Pour terminer, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

J’ai cofondé la compagnie avec Ghislain et on se rend compte que la ligne artistique se dessine autour des liens transgénérationnels. Il est en train d’écrire « Transmission », une pièce qui parle de ça : c’est l’histoire d’une famille où l’un des membres remonte dans le temps pour essayer de voir ce qui s’est passé dans les autres époques et pour tenter de déverrouiller tout cela, afin que sa situation s’améliore. Toute une famille sera donc en plateau mais à des époques différentes : en 70, en 90, en 2014. Tout se mélange : étant dans le même appartement, les dialogues s’entrecoupent…C’est une pièce que l’on a déjà pu jouer cette année sous une certaine forme et, là, on voudrait reprendre la création depuis le début pour remettre les choses à plat. L’objectif serait de faire un Avignon 2026 avec, peut-être, les deux projets, on ne sait pas…

Merci, Cléa, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

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Festival d'Avignon 2025 : Jessica Astier nous présente les deux spectacles dans lesquels elle joue quotidiennement !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Jessica,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes actuellement sur scène, au festival d’Avignon, dans deux spectacles. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui ! C’est un grand plaisir, c’est certain, c’est aussi une grande folie parce que ce sont deux nouvelles créations, qui, par définition, n’avaient pas pu trouver leurs publics avant. Donc les premières représentations nous ont permis de continuer à peaufiner ces spectacles ! C’est aussi plaisant qu’épuisant mais c’est génial parce que, ça y est, on a enfin les retours des spectateurs, après tant de mois de travail entre nous. C’est super !

Plus concrètement, comment pitcher la pièce « Niki, la femme au fusil », jouée à 10h au Petit Louvre ?

Je vais partir d’un mot, qui est le nom du roman de Caroline Deyns dont on s’est inspirés et que l’on a adapté, c’est « Trencadis ». En fait, c’est le nom que l’on donne pour les petits morceaux de céramique qui sont brisés et que l’on va réassembler…Ils symbolisent totalement l’œuvre de Niki de Saint Phalle, construite à partir de choses brisées, qu’elles cassaient elle-même, notamment des assiettes. Ce roman a été construit comme cela, ce sont des fragments de vie assemblés les uns aux autres et qui, avec le recul, tous assemblés, forment une œuvre ! On a travaillé de cette manière-là aussi pour la pièce : ce sont des fragments de vie intime d’une personne qui permettent ensuite, une fois que l’on a vu tout l’ensemble, de se dire « Ok, c’est ça, l’œuvre de Niki »…C’est un internement dans un hôpital psychiatrique à Nice, c’est une rupture sentimentale, c’est une rencontre artistique, c’est un inceste qu’elle a vécu quand elle était enfant et qu’elle a pu transcender par son art, tirant avec une carabine dans des œuvres, pour faire jaillir sa colère et la transformer en beauté. C’est donc toute une histoire d’alchimie intérieure pour évoluer !

 

 

Quel rôle avez-vous le plaisir de défendre ?

Je joue le personnage de Niki, j’y suis aussi co-metteuse en scène, avec Thierry Surace, avec qui j’ai également travaillé sur l’adaptation du roman. C’est en avril 2024 que l’envie de raconter l’histoire de cette artiste puissante a germée en moi, quand je suis tombée sur des textes évoquant son rapport aux arcanes du Tarot. Je ne savais pas encore qu’un film sortirait l’année suivante, ni que de nombreuses expositions de Niki verraient le jour en 2025 ! J’ai simplement ressenti de nombreuses résonances avec la vie de Niki. Le fait d’être comédienne et artiste plasticienne, l’approche exutoire de l’art pour ne pas sombrer, son rapport à la spiritualité, son engagement… m’ont donné envie de porter sa voix sur scène.

Sur scène, ce personnage vous permet sans doute une belle palette de jeu…

Oh, oui ! Ça commence dans une forme de fragilité, on la voit évoluer petite fille, on la voit brisée à l’hôpital, on la voit grandir et trouver son art, on la voit en colère et on la voit ensuite apaisée. Donc c’est une palette qui est très intéressante et jubilatoire !

Etre devant et derrière le rideau doit être un exercice très plaisant…

Complètement ! Pour moi, c’était important de travailler à 2 sur ce projet. Avec Thierry, on a une vraie complicité artistique, qui se retrouve d’ailleurs dans nos personnages, lui jouant le compagnon artistique de Niki. On travaille ensemble depuis 10 ans et je savais que son rapport masculin fonctionnerait très bien avec mon rapport féminin, pour la mise en scène.

En parallèle, l’après-midi, vous jouez au théâtre du Balcon, dans « Charlotte »…

C’est l’adaptation du roman exceptionnel de David Foenkinos, qui avait reçu de nombreux prix. C’est l’histoire de Charlotte Salomon, encore une fois une jeune peintre, juive allemande. On y parle beaucoup des lignes familiales, de l’héritage, de la souffrance des femmes et, évidemment, de la shoah, parce que ça se passe pendant la guerre. On voit comment Charlotte a créé pour ne pas sombrer dans la folie et comment son œuvre, en fait, lui a permis de survivre. Avant d’être déportée à Auschwitz, elle s’était mise à peindre, laissant 1 300 tableaux, enfermés dans une valise, au docteur qui la suivait. Retrouvée après sa mort, cette valise a fait connaitre son œuvre…C’est le premier roman graphique de l’histoire parce qu’elle y avait mis du texte et des annotations musicales disant quelle musique écouter avec quel dessin…

Sa lignée s’est arrêtée avec elle et, pourtant, sa création vit encore aujourd’hui, à travers les spectacles et les expositions.

 

 

Quels principaux retours du public pouvez-vous avoir ?

Beaucoup de retours nous disent que c’est très poétique, très touchant, qu’il y a beaucoup d’émotion qui en ressort, que ce destin tragique est bouleversant. C’est le propre de notre compagnie, on parle de choses lourdes et fortes mais, en même temps, on arrive à faire rire les spectateurs parce que ça swingue, que les personnages sont attachants, qu’ils sont drôles chacun dans leur folie. Donc c’est un spectacle qui fait rire et pleurer !

Aussi, que peut-on vous souhaiter pour la suite du festival ?

Le meilleur serait que ces spectacles aient une longue vie, qu’ils tournent, comme les autres projets que l’on a pu avoir précédemment, dans toute la France et à l’étranger éventuellement. A titre personnel, je pense aussi que ça va me permettre de renouer avec la peinture, qui est mon premier amour.

Merci, Jessica, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

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Festival d'Avignon 2025 : Interview croisée avec Camille Lebreton et Manon Palacios, à l'affiche tous les soirs à 22h20 au 3S !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Camille, bonjour Manon,

Quel plaisir d’effectuer cette interview tous ensemble !

Vous êtes actuellement sur scène, au festival d’Avignon, à 22h 20, au 3S, dans « La face cachée du Walter’s cabaret ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Manon : La joie…mais la fatigue aussi ! C’est sûr que l’on est plongé, pendant un mois, dans une atmosphère hyper festive, c’est un peu le tourbillon, ce qui est super mais, aussi, on est là pour travailler. Surtout, on est confronté à la réalité financière du festival, à la difficulté que c’est de remplir les salles, au cout de la vie à Avignon pendant le festival, où tout est plus cher…Donc c’est un sentiment qui est quand même partagé : il y a des moments de joie mais il y a aussi des moments de difficulté !

Camille : Dans ce tourbillon-là, je trouve que l’on a l’avantage d’avoir un spectacle original, ce qui nous permet de faire de belles salles, de bien remplir, d’attirer le public. Cela joue beaucoup aussi sur la joie que l’on ressent ! On tracte dans la rue, on joue mais le travail paie car le spectacle plait ! Ca rééquilibre l’énergie, la motivation et ce pour quoi on est là !

Justement, comment pitcher ce spectacle ?

Camille : Quand on tracte, on n’a pas le même pitch…Je dis que c’est un spectacle musical et interactif, qu’il y a eu un meurtre dans un cabaret des années 30, à New-York, que le public verra les 4 jours suivants et, à l’issue, qu’il devra voter pour qui il croit être le ou les coupables. Deux scénarii sont alors possibles : un exhaustif, s’ils ont trouvé,  et un autre qui l’est un peu moins…

Manon : Mon pitch n’est pas très différent dans le fond, un peu plus sur la forme…Je commence d’abord par l’enquête immersive et interactive, avant d’évoquer le spectacle musical. Je leur explique donc qu’on a retrouvé un cadavre dans la chaufferie d’un cabaret, à New-York, dans les années 30 et que les enquêteurs étant débordés par l’affaire Al Capone, ils décident de faire appel au public pour résoudre l’enquête à leur place. Aussi qu’on chante, qu’on danse mais que la mission première du spectateur est, en votant à la fin, de déterminer qui sont le ou les coupables. Surtout, je leur demande d’enquêter le plus attentivement possible, pour trouver la bonne réponse…S’ils se trompent, il est possible qu’ils repartent sans tout savoir du meurtre !

Camille : Selon les réactions, comme on joue à 22h 20, je dis aux gens de ne pas s’inquiéter, on est sur fond de cabaret, avec de la musique en live et des numéros. Donc, s’ils sentent, parce qu’ils sont fatigués de leur journée, qu’ils n’ont pas l’attention nécessaire pour suivre l’enquête assidument, ils pourront apprécier simplement le spectacle, qui se suffit à lui-même, pendant que nous nous occuperons du reste.

 

 

Vous qui êtes, Manon, aussi à l’origine de ce spectacle, d’où vous en sont venues l’envie et l’idée ?

Manon : En fait, on a coécrit ce spectacle avec Raphael Plutino. Je suis très fan d’escape game, de Cluedo, de jeux de rôles et je suis aussi très fan de cabarets. Un jour, je lui ai dit avoir l’envie d’écrire un cabaret, qui mêlerait du jeu. On a mis beaucoup de temps à trouver comment y parvenir et est venue l’idée d’un escape game au plateau, qui soit interactif et immersif. J’ai donc mêlé 2 de mes passions pour en faire ce spectacle !

Quelles sont les principales caractéristiques des personnages que vous défendez ?

Camille : J’incarne Billie, qui est la vedette du cabaret. C’est une nana un peu tendue et un peu diva mais qui, derrière ses airs très assurés, est pleine de fragilité, pas sûr d’elle du tout. C’est un personnage très intéressant à incarner parce que, au fil du spectacle, ça demande de la nuance dans le jeu. En plus de cela, j’ai la liberté de le faire à ma guise, selon les soirs et selon où je veux essayer de guider le spectateur dans son choix final.

Manon : Je joue le rôle de Salie, une prostituée qui vient se reposer en fait dans cette espace d’arrière-cour. Ce n’est pas un lieu de passage donc ça lui permet de le faire tranquillement. C’est un personnage plus brutal que Billie, dans le sens où elle a une vie et un passé qui sont quand même violents. En revanche, je pense qu’elle a beaucoup de faiblesses et d’optimisme, elle a quand même gardé son âme d’enfant, il y a une candeur en elle, elle aspire à une meilleure vie et elle dit qu’un jour, ce sera possible…

Camille : A contrario, Billie, qui a une meilleure situation, est beaucoup plus pessimiste sur la vie et sur le destin des personnages.

On est 4 au plateau, il y a aussi Miles, muet, musicien, qui est plutôt le binôme de Billie et il y a également Ancelin, qui est un loubard de la rue, qui est plutôt le binôme de Salie.

 

 

Vous l’avez dit, 2 fins sont possibles, selon le choix du public. Qu’est-ce que cela change pour vous, artistiquement ?

Manon : Je constate qu’en fonction de notre énergie, de notre fatigue, de ce que l’on a vécu dans la journée entre nous, l’influence sur le public peut être importante. C’est assez marrant que notre état général, en tant que comédien, impacte les spectateurs !  

Quand les gens ont voté et que le verdict est tombé, cela ne change pas grand-chose artistiquement, dans le sens où on connait parfaitement les 2 fins. Dès lors que l’annonce est tombée, on se met dans l’état émotionnel du personnage qui correspond.

Quels principaux retours du public pouvez-vous avoir à l’issue des représentations ?

Camille : Que c’est original, que ça chante bien, que les musiques sont chouettes. Les gens apprécient aussi le côté live de la musique…

Manon : Le public retient l’originalité du concept. Souvent, ils nous disent, au-delà d’avoir vu un bon spectacle, avoir surtout été plongés vraiment dans un univers et avoir retrouvé leur âme d’enfant. Ils se rêvent enquêteurs, sont à fond pendant une heure et demie et oublient tout le reste.

Camille : On se faisait la réflexion, on a un public très diversifié : on a des familles qui viennent jouer ensemble, on a des couples du troisième âge qui viennent se tester aussi, on a des bandes de potes de 18 à 25 ans. C’est trop chouette, on a de tous les âges !

Manon : Cela fait plaisir de voir des bandes de potes au théâtre ! A chaque fois, je suis hyper contente de voir des jeunes venir nous voir…Le côté ludique crée du lien !

De façon unanime, des proches m’ont dit avoir entendu, tout au long du spectacle, des gens se faire des nœuds au cerveau pour résoudre l’enquête…Au début, quand on a commencé cette pièce, c’était déstabilisant d’entendre des gens parler, je craignais qu’ils soient en train de s’ennuyer mais j’ai fini par réaliser qu’ils menaient l’enquête. C’est chouette !

 

 

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure ?

Camille : Que ça continue à remplir ! Que le public soit toujours au rendez-vous, que des professionnels aussi viennent découvrir le spectacle pour nous permettre de continuer à le faire exister le reste de l’année !

Manon : Oui, c’est sûr que c’est le but principal, au-delà du remplissage à Avignon, qui met évidemment du baume au cœur et qui fait du bien au moral. On aimerait que le « Walter’s cabaret » vive toute l’année et parcoure un peu la France !

Merci à toutes les deux pour vos réponses !

Publié dans Théâtre

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