France 2 / L'or bleu : Régis Romele nous en dit plus sur cette mini-série évènement, qui sera prochainement diffusée !
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Bonjour Régis,
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !
Les téléspectateurs de France 2 pourront prochainement vous retrouver dans “L’or bleu”, sous les traits du personnage de Milou. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?
Oui, surtout que c’était présenté, lors du casting, comme la saga de l’été 2026, un projet que France 2 n’avait pas fait depuis au moins quinze ans. Donc la chaîne renoue vraiment avec ça, avec cette histoire d’une grande famille, sur plusieurs générations, où des sujets s'entremêlent, d’abus de pouvoir, de puissance,...Vraiment, il y a plein d’ingrédients divers et variés, avec aussi bien des stars que des gens un peu moins dans la lumière. C’est une très belle histoire et un très bon réalisateur, Hippolyte Dard, un mec en or, simple. Donc, oui, c’était une aventure géniale !
Ce projet a été l’occasion de côtoyer un chouette casting…
C’était d’autant plus plaisant avec de tels partenaires. Il y a eu du sport, c’était chouette ! Les autres acteurs n’étaient pas que sur des rails, à bien faire proprement, là il y avait un supplément d’âme. Cela m’incitait à donner encore plus !
…et de tourner dans un magnifique cadre…
On a tourné une partie vers Carpentras et une autre dans le Luberon. Je connaissais de nom mais je n’y étais jamais allé. C’est hyper beau ! Cela donnerait envie d’y habiter…On avait de belles et grosses journées de tournage mais le cadre était très reposant et, en même temps, apaisant et serein.
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Le thème de la sécheresse est le point de départ du programme mais c’est presque un prétexte pour aller encore plus loin, avec d’autres sujets, de rouages familiaux notamment….
Bien sûr ! Le premier jour, Déborah, qui joue ma belle-fille, m’avait même montré l’organigramme, pour mieux comprendre qui est quoi dans quelle famille et quels sont les tenants et les aboutissants entre chacun. Cela m’a aidé à bien comprendre et à saisir qui est qui. C’était un sacré boulot d’architecture intellectuelle !
Quel regard portez-vous sur Milou, votre personnage ?
Milou est assez moi, en fait. Je suis quelqu’un de très gentil et de très doux mais il ne faut pas qu’on m’embête…Ce qui était très drôle, c’est que, dès les premières lectures, on découvre que Milou plante des fleurs dans la montagne et…c’est tellement moi ! Vraiment, j’ai un petit bout de jardin et je suis le plus souvent possible dedans. Récemment encore, j’ai planté deux vignes. Donc le personnage me ressemble énormément !
C’est un homme qui vient d’une grande famille, il a tout vendu car il n’est pas du tout affairiste, il a pris le large avec ses proches. J’ai trouvé cela hyper intéressant ! Il est loin des apparats et de tout le côté frime, cela ne l’intéresse pas. C’est, je trouve, très proche de moi !
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Avec huit épisodes, sans doute que la palette de jeu du personnage a été hyper large ?
Exactement ! Quand on a la chance de faire partie d’une telle série, avec un rôle important, on se rapproche un peu de ce que l’on peut connaître au théâtre où, dans une pièce, on est là du début à la fin, avec un personnage qui se développe. Souvent, en télévision, on n’a que trois à quatre jours, c’est déjà bien mais on n’a pas, alors, la même capacité à s’épanouir dans le rôle ni à proposer des choses, en discutant avec le réalisateur. Là, j’ai pu avoir un travail commun de construction du personnage !
Si l’on revient à l’origine de ce projet, qu’est-ce qui vous avait incité à y participer ?
Justement, le fait que cet homme soit libre ! Il s’est débarrassé de sa famille affairiste, il ne veut que vivre dans le beau, au milieu de sa montagne, à faire pousser ses fleurs, sans qu’on ne l’embête. Il a envie d’avoir des rapports sains, simples et profonds avec les gens. C’est un homme vrai, un bon homme, c’est un être humain construit, qui aime les autres ainsi que la nature, et qui se fait respecter. Si on dépasse les limites, il n’est alors pas juste un pantin, il agit pour faire comprendre qu’il ne faut pas le faire chier. Cela peut être dangereux, en fait, de déranger un gars comme ça…Quand il s’énerve, on passe un cap, il peut devenir violent voire incontrôlable.
On vous imagine impatient de découvrir le rendu final ainsi que les réactions des téléspectateurs ?
Je serai au festival Canneseries, pour la projection des premiers épisodes. Comme je n’ai rien vu pour l’instant, et que, là, je vais être dans une salle de cinéma, avec des “vrais” gens qui vont découvrir la série en direct, j’aurai forcément leurs réactions épidermiques. C’est super parce que, généralement, en télévision, on n’a pas ce retour-là ni ces réactions, contrairement au théâtre. Je vais boire du petit lait !
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Sans doute que chacun pourra se retrouver à plusieurs endroits…
Oui, cela touche tout le monde ! C’est une série populaire, au sens noble du terme…
En parallèle, vous venez de tourner dans un épisode inédit de “Astrid et Raphaëlle”, dans le rôle du procureur…
C’était très amusant de passer de Milou, ce gars un peu ermite, à un procureur tête de con, un peu “monsieur connard” mais qui, au bout d’un moment, reconnait quand même les qualités des uns et des autres. C’est le grand écart que notre métier peut nous proposer, ce que l’on n’a pas dans la vie.
D’ailleurs, au moment de vous glisser dans la peau d’un personnage qui arrive après plusieurs saisons déjà diffusées, qu’est-ce que ça change, comparativement à “L’or bleu”, qui est inédit ?
Quand on arrive dans une équipe qui tourne déjà depuis longtemps, avant que tu ne tournes ta première séquence, tu vois souvent les techniciens qui sont posés sur le décor, à se dire “Comment il va nous la faire, lui ? Parce qu’on les connaît les comédiens qui ne savent pas leur texte ou qui ne respectent pas leur marque”. Pour toutes ces équipes qui bossent des heures et des heures, une nouvelle tête veut dire quelqu’un qui, peut-être, va leur prendre un temps précieux sur des journées déjà bien chargées. Ce n’est pas dit, ça se sent dans l’énergie. Mais, dès qu’on tourne la première séquence, quand, en entendant “Action !” et qu'on est à notre place, qu'on sait notre texte, leur retenue disparaît totalement et tu sens que tu fais partie de l’équipe. Ce cap est assez drôle !
Avec l’expérience, en off, j’essaie déjà, aussi, de créer du lien avec tout le monde sur le plateau. En tant que comédien, sur un plateau de tournage, on fait juste partie d’un orchestre, où tout le monde fait un boulot de dingue avant notre arrivée. Sans ces personnes, l'œuvre ne serait pas complète et ça remet en perspective notre métier. Nous, les comédiens, prenons plus la lumière mais beaucoup de gens indispensables sont moins visibles que nous. C’est un travail d’équipe : on n’est rien sans les 30 à 40 personnes qui commencent bien avant nous et qui finissent bien après nous !
Pour terminer, en bouclant la boucle, que peut-on vous souhaiter pour la diffusion à venir de “L’or bleu” ?
Déjà, que ce soit un succès auprès du public et pour la production ! Que ce projet nous fasse nous retrouver, tous, sur une suite…Ce serait super !
Ce qui me ferait vraiment plaisir, après trente ans de carrière, c’est de pouvoir passer un cap dans l'esprit des castings, des producteurs et des chaînes et que je puisse être envisagé en amont parmi les rôles principaux d'un projet.
Merci, Régis, pour toutes vos réponses !
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