Overblog Tous les blogs Top blogs Célébrités Tous les blogs Célébrités
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

France 2 / L'or bleu : Régis Romele nous en dit plus sur cette mini-série évènement, qui sera prochainement diffusée !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Régis,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de France 2 pourront prochainement vous retrouver dans “L’or bleu”, sous les traits du personnage de Milou. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, surtout que c’était présenté, lors du casting, comme la saga de l’été 2026, un projet que France 2 n’avait pas fait depuis au moins quinze ans. Donc la chaîne renoue vraiment avec ça, avec cette histoire d’une grande famille, sur plusieurs générations, où des sujets s'entremêlent, d’abus de pouvoir, de puissance,...Vraiment, il y a plein d’ingrédients divers et variés, avec aussi bien des stars que des gens un peu moins dans la lumière. C’est une très belle histoire et un très bon réalisateur, Hippolyte Dard, un mec en or, simple. Donc, oui, c’était une aventure géniale !

 

Ce projet a été l’occasion de côtoyer un chouette casting…

 

C’était d’autant plus plaisant avec de tels partenaires. Il y a eu du sport, c’était chouette ! Les autres acteurs n’étaient pas que sur des rails, à bien faire proprement, là il y avait un supplément d’âme. Cela m’incitait à donner encore plus !

 

et de tourner dans un magnifique cadre…

 

On a tourné une partie vers Carpentras et une autre dans le Luberon. Je connaissais de nom mais je n’y étais jamais allé. C’est hyper beau ! Cela donnerait envie d’y habiter…On avait de belles et grosses journées de tournage mais le cadre était très reposant et, en même temps, apaisant et serein.

 

 

 

 

Le thème de la sécheresse est le point de départ du programme mais c’est presque un prétexte pour aller encore plus loin, avec d’autres sujets, de rouages familiaux notamment….

 

Bien sûr ! Le premier jour, Déborah, qui joue ma belle-fille, m’avait même montré l’organigramme, pour mieux comprendre qui est quoi dans quelle famille et quels sont les tenants et les aboutissants entre chacun. Cela m’a aidé à bien comprendre et à saisir qui est qui. C’était un sacré boulot d’architecture intellectuelle !

 

Quel regard portez-vous sur Milou, votre personnage ?

 

Milou est assez moi, en fait. Je suis quelqu’un de très gentil et de très doux mais il ne faut pas qu’on m’embête…Ce qui était très drôle, c’est que, dès les premières lectures, on découvre que Milou plante des fleurs dans la montagne et…c’est tellement moi ! Vraiment, j’ai un petit bout de jardin et je suis le plus souvent possible dedans. Récemment encore, j’ai planté deux vignes. Donc le personnage me ressemble énormément !

 

C’est un homme qui vient d’une grande famille, il a tout vendu car il n’est pas du tout affairiste, il a pris le large avec ses proches. J’ai trouvé cela hyper intéressant ! Il est loin des apparats et de tout le côté frime, cela ne l’intéresse pas. C’est, je trouve, très proche de moi !

 

 

 

 

Avec huit épisodes, sans doute que la palette de jeu du personnage a été hyper large ?

 

Exactement ! Quand on a la chance de faire partie d’une telle série, avec un rôle important, on se rapproche un peu de ce que l’on peut connaître au théâtre où, dans une pièce, on est là du début à la fin, avec un personnage qui se développe. Souvent, en télévision, on n’a que trois à quatre jours, c’est déjà bien mais on n’a pas, alors, la même capacité à s’épanouir dans le rôle ni à proposer des choses, en discutant avec le réalisateur. Là, j’ai pu avoir un travail commun de construction du personnage !

 

Si l’on revient à l’origine de ce projet, qu’est-ce qui vous avait incité à y participer ?

 

Justement, le fait que cet homme soit libre ! Il s’est débarrassé de sa famille affairiste, il ne veut que vivre dans le beau, au milieu de sa montagne, à faire pousser ses fleurs, sans qu’on ne l’embête. Il a envie d’avoir des rapports sains, simples et profonds avec les gens. C’est un homme vrai, un bon homme, c’est un être humain construit, qui aime les autres ainsi que la nature, et qui se fait respecter. Si on dépasse les limites, il n’est alors pas juste un pantin, il agit pour faire comprendre qu’il ne faut pas le faire chier. Cela peut être dangereux, en fait, de déranger un gars comme ça…Quand il s’énerve, on passe un cap, il peut devenir violent voire incontrôlable.

 

On vous imagine impatient de découvrir le rendu final ainsi que les réactions des téléspectateurs ?

 

Je serai au festival Canneseries, pour la projection des premiers épisodes. Comme je n’ai rien vu pour l’instant, et que, là, je vais être dans une salle de cinéma, avec des “vrais” gens qui vont découvrir la série en direct, j’aurai forcément leurs réactions épidermiques. C’est super parce que, généralement, en télévision, on n’a pas ce retour-là ni ces réactions, contrairement au théâtre. Je vais boire du petit lait !

 

 

 

 

Sans doute que chacun pourra se retrouver à plusieurs endroits…

 

Oui, cela touche tout le monde ! C’est une série populaire, au sens noble du terme…

 

En parallèle, vous venez de tourner dans un épisode inédit de “Astrid et Raphaëlle”, dans le rôle du procureur…

 

C’était très amusant de passer de Milou, ce gars un peu ermite, à un procureur tête de con, un peu “monsieur connard” mais qui, au bout d’un moment, reconnait quand même les qualités des uns et des autres. C’est le grand écart que notre métier peut nous proposer, ce que l’on n’a pas dans la vie.

 

D’ailleurs, au moment de vous glisser dans la peau d’un personnage qui arrive après plusieurs saisons déjà diffusées, qu’est-ce que ça change, comparativement à “L’or bleu”, qui est inédit ?

 

Quand on arrive dans une équipe qui tourne déjà depuis longtemps, avant que tu ne tournes ta première séquence, tu vois souvent les techniciens qui sont posés sur le décor, à se dire “Comment il va nous la faire, lui ? Parce qu’on les connaît les comédiens qui ne savent pas leur texte ou qui ne respectent pas leur marque”. Pour toutes ces équipes qui bossent des heures et des heures, une nouvelle tête veut dire quelqu’un qui, peut-être, va leur prendre un temps précieux sur des journées déjà bien chargées. Ce n’est pas dit, ça se sent dans l’énergie. Mais, dès qu’on tourne la première séquence, quand, en entendant “Action !” et qu'on est à notre place, qu'on sait notre texte, leur retenue disparaît totalement et tu sens que tu fais partie de l’équipe. Ce cap est assez drôle !

 

Avec l’expérience, en off, j’essaie déjà, aussi, de créer du lien avec tout le monde sur le plateau. En tant que comédien, sur un plateau de tournage, on fait juste partie d’un orchestre, où tout le monde fait un boulot de dingue avant notre arrivée. Sans ces personnes, l'œuvre ne serait pas complète et ça remet en perspective notre métier. Nous, les comédiens, prenons plus la lumière mais beaucoup de gens indispensables sont moins visibles que nous. C’est un travail d’équipe : on n’est rien sans les 30 à 40 personnes qui commencent bien avant nous et qui finissent bien après nous !

 

Pour terminer, en bouclant la boucle, que peut-on vous souhaiter pour la diffusion à venir de “L’or bleu” ?

 

Déjà, que ce soit un succès auprès du public et pour la production ! Que ce projet nous fasse nous retrouver, tous, sur une suite…Ce serait super !

 

Ce qui me ferait vraiment plaisir, après trente ans de carrière, c’est de pouvoir passer un cap dans l'esprit des castings, des producteurs et des chaînes et que je puisse être envisagé en amont parmi les rôles principaux d'un projet.

 

Merci, Régis, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

Publicité

France 2 / Haute saison : Lily Nambininsoa nous en dit plus sur les nouveaux épisodes, prochainement en diffusion !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Lily,

 

Quel plaisir d’effectuer cette deuxième interview ensemble !

 

Six nouveaux épisodes de “Haute saison” seront disponibles à partir du 24 avril sur France.tv et prochainement sur France 2. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela a été pour vous de repartir sur cette belle aventure ?

 

Carrément ! C'était assez agréable parce que, comme on se connaissait déjà, que ce soit l’équipe artistique ou technique, il y avait vraiment un plaisir de retrouver une petite famille. Pareil pour les lieux, que l’on avait déjà repérés pendant le pilote : on les connaissait, on savait où on mettait les pieds. On était dans le même hôtel, qui nous accueille toujours magnifiquement bien. Ce qui était cool, ce que l’on a tourné dès juin, contrairement au pilote que l’on avait tourné en septembre donc le soleil, le beau temps, le ciel bleu, les vagues…tout était de la partie, pour notre plus grand plaisir !

 

Le succès d'audience rencontré par le pilote avait certainement dû vous faire particulièrement chaud au cœur ?

 

Oui, exactement ! C’est compliqué, quand on travaille à la télé, d’avoir vraiment les avis des gens parce qu’ils restent chez eux. Donc les seuls retours que l’on peut avoir sont les chiffres mais ces simples audiences nous ont vraiment fait très plaisir ! Cela nous a donné du baume au cœur et ça donne une raison de replonger ! Il y a tellement de séries policières en France, avec des acteurs tous plus talentueux les uns que les autres, et savoir que l’on sort un peu du lot, en tout cas que l’on a plus que le succès escompté, rassure et réconforte, c’est trop bon !

 

D’ailleurs, quels premiers retours aviez-vous alors pu avoir du public ?

 

Que du bien ! Avec pas mal de petites blagues, vu que l’on avait tourné jusqu’à novembre, du genre “Le soleil est un peu timide, ça se voit qu’il fait gris !”. Et encore, je trouve qu’en post-production, ils se sont bien débrouillés pour cacher cela parce qu’il y avait vraiment des journées assez pluvieuses. Sinon, les mots qui sont le plus revenus sont “pétillant”, “rafraîchissant”, “drôle”, “familial”...Le pilote se finit sur un cliffhanger, les gens avaient hâte d’en savoir plus sur cette histoire avec le frère d’Alex, et ils en découvriront davantage dans cette saison 1. J’ai hâte que le public voit cela ! 

 

 

© Baptiste LANGINIER - France Télévisions

 

 

Justement, ces six épisodes de cette saison 1 seront l’occasion, en parallèle des enquêtes, d’en découvrir davantage sur chacun des personnages…

 

Le pilote servait surtout à s’attacher aux personnages récurrents, ce qui a été un succès et qui nous a ravis. Là, chaque épisode a son enquête unique mais il y a toujours cette histoire d’Alex et de son frère, qui est un peu le fil rouge de la saison. Finalement, ces enquêtes sont un prétexte pour se plonger dans la vie de ces cinq personnages et, en effet, on en sait davantage sur Alex, sur Lisa, sur la relation entre Pascal et son fils, ainsi que sur la relation amoureuse entre Mélusine et Timothé. Je trouve que ça les rend encore plus attachants ! Quand j’ai lu les scénarios pour la première fois, j’avais trop hâte de les jouer parce que ça donne du corps et de la matière, on les connaît davantage. Pour nous, en tant qu’acteurs, c’est très intéressant de créer cela et de le fabriquer. Comme je le disais, on se retrouvait donc on était un peu plus à l’aise les uns avec les autres, on discutait du coup beaucoup avant les prises, entre deux scènes et pendant les lectures, pour voir comment on pouvait jouer telle situation. En plus, on avait quand même pas mal de libertés…

 

Et puis, je suis entourée d’acteurs qui font très bien leur travail ! Paul Scarfoglio, notamment, a énormément de créativité, d’idées et de propositions, toujours dans le but de servir le projet et son partenaire. Cela fait du bien, c’est pro, élégant et généreux en même temps, j’aime beaucoup !

 

Ces six nouveaux épisodes vous ont certainement permis une palette de jeu encore plus large…

 

Oui, oui, on en sait davantage sur Mélusine, son caractère, que j’avais déjà réussi à définir sur le pilote mais, là, je commence à le montrer, sur cette première saison. C’est un personnage que j’aime beaucoup, j’ai énormément de tendresse pour elle, c’est une battante, elle veut y arriver ! Peut-être que ça va faire des petits couacs entre Timothé et elle parce qu’ils n’ont pas la même vision des choses mais c’est aussi une réalité de la vie, quand on est amoureux et que, en même temps, on a envie de réussir professionnellement sa vie…Est-ce qu’il y a obligatoirement un choix à faire ? Est-ce que l’on arrive à concilier les deux ? …

 

Au moment de vous glisser à nouveau dans sa peau, l’avez-vous abordée un peu différemment de la première fois ?

 

Dans le pilote, Mélusine était clairement une débutante, ce qui m’allait très bien parce que c’était vraiment la première fois que j’endossais un costume de policière, que j’avais la ceinture et le pistolet. La saison 1 est la suite directe mais on comprend, entre temps, qu’ils ont réussi à résoudre quelques enquêtes…Du coup, elle a pris du corps, elle a pris confiance, ce que je n’avais pas fait entre temps ! Il m’a fallu jouer sur cela, sur la posture, sur la façon de parler, de marcher, de tenir son flingue, il a fallu agir et parler avec plus d’assurance. C’était très très intéressant de lui donner cela en plus !

 

On vous imagine impatiente de découvrir le rendu final et curieuse des retours des téléspectateurs ?

 

Oui ! J’ai vraiment hâte, déjà de voir comment ça rend au soleil 🙂. Ensuite, j’ai hâte de voir les copains jouer. En fait, je sais que, même si je ne jouais pas dedans, ce serait une série que je regarderais, alors que je ne suis pas fan des séries en général. Là, c’est tellement de bonne humeur et, en même temps, ils arrivent à jongler avec des choses un peu plus sombres, notamment avec le passé d’Alex et les secrets de chacun. Même si l’enquête est une excuse, on a toujours envie de savoir, à la fin de l’épisode, qui est le meurtrier et pourquoi. Et puis, les lieux de tournage étaient incroyables, c’est une chance inouïe que l’on a eue de tourner cela dans des lieux pareils !  

 

En tout cas, chaque téléspectateur pourra sans doute se retrouver, soit dans un personnage, soit dans l’enquête, soit même dans les deux…

 

Exactement ! C’est aussi une des forces de “Haute saison”, on traite tellement de choses à la fois, mais de manière cohérente, qu’en effet, tout le monde peut s’y retrouver. Que ce soient les jeunes amoureux, ou le solitaire comme Alex, ou encore le maladroit comme Pascal, ou la rigide Lisa…Heureusement, d’ailleurs, qu’elle est là parce que, sinon, je crois que ça ne filerait pas vraiment droit ! Évidemment, on a senti aussi de la fierté, de la part des locaux, que l’on tourne dans leur magnifique région et je pense qu’ils seront très fiers, également, de voir le résultat à l’image. Franchement, je suis tombée amoureuse de cette région, elle est incroyable et les gens sont très gentils !

 

 

© Baptiste LANGINIER - France Télévisions

 

 

Chaque enquête sera l’occasion d’aborder des sujets divers et variés…mettant aussi en avant les traditions locales…

 

Pour l’anecdote, j’ai longtemps confondu deux mots qui se prononcent presque pareil, entre la raquette de la pelote basque et une saucisse locale. Après avoir vu le scénario, j’avais cru, à tort, que l’enquête tournerait autour de la gastronomie alors que non, elle était liée à la pelote basque 🙂. C’est juste pour dire que, oui, on essaie, encore une fois, de mettre en avant les choses et les localités de la région. 

 

Il y aura une enquête au bord de la plage, une autre liée à des adolescents qui sont en camp de vacances, une avec un parapente à moteur…Toutes sont liées à des activités que l’on peut vraiment pratiquer au Pays Basque.

 

Du coup, que peut-on vous souhaiter pour la diffusion prochaine de ces six épisodes ?

 

Le même succès que pour le pilote, vraiment ! De beaux retours sur les réseaux sociaux, cela fait toujours plaisir ! Et une pétition pour une saison 2 🙂!

 

En parallèle, toujours à l’image, et encore pour France Télévisions, vous avez pu tourner dans “OPJ”, en tant que guest…

 

C’était génial ! Je l’ai su en juin et je suis partie en juillet à l'île de la Réunion. J’étais sélectionnée sans passer de casting, ce qui est toujours flatteur pour un acteur ! Ce personnage est un peu la suspecte / victime et elle est très perturbée mentalement donc c’était très intense à jouer…Elle saute, elle crie, elle a des hallucinations, c’était assez fort ! J’ai tourné avec Maëlle Mietton, qui jouait ma maman, une actrice et une femme formidable. Le tout dans un lieu de dingue…J’étais très émue parce que c’était la première fois que j’étais aussi proche de Madagascar, mon pays d’origine. Du coup, c’était très agréable de voir des faciès qui ressemblaient un peu au mien. Et puis, les réunionnais sont adorables, on mange très bien sur place, les randonnées à faire sont magnifiques…et l’équipe de tournage était incroyable ! 

 

C’était très intéressant, on avait trois équipes en parallèle, ce que je n’avais jamais connu. J’avais l’impression de tourner trois journées en une ! C’est vrai que c’était très chargé et très intense, mais le plaisir était permanent, j’ai adoré !

 

Avez-vous abordé ce rôle de guest différemment de celui, récurrent, de “Haute saison” ?

 

Je l’ai fait de la même façon, je pense parce que, même si tout le monde connait la série, tout le monde ne connaît pas le personnage qui va arriver. C’est l’avantage du guest, en fait, on est quelqu’un de nouveau, dans une nouvelle enquête et une nouvelle aventure. Tout comme moi, je rencontrais, pour la première fois, les acteurs récurrents de cette série, mon personnage rencontrait, pour la première fois, les enquêteurs. Donc j’ai travaillé de la même façon et, en plus, j’étais particulièrement dans ma bulle pour rester, justement, dans cette énergie très intense, très solitaire et très mystérieuse. 

 

Pour terminer, après le Pays Basque et la Réunion, dans quel autre magnifique coin de France aimeriez-vous pouvoir tourner ?

 

Pourquoi pas “Tropiques criminels”, en Martinique 🙂! Qu’importe, en fait…Même si c’est à Paris, tant que je tourne, je suis très très heureuse ! En plus, il y a des lieux magnifiques dans la capitale. J’adore aussi la région Loir et Cher, avec ses châteaux…Pourquoi pas “Brigade du fleuve” ? Tant que c’est un rôle intéressant, avec une super équipe, je suis toujours ravie ! 

 

Merci, Lily, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

Un Si Grand Soleil, Scènes de ménages, Les fanfarons : Pablo Carolini évoque sa belle et variée actualité artistique, à l'image et sur scène !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Pablo,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Vous serez sur scène, cet été, au festival d’Avignon dans “Les fanfarons”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Tout à fait ! En plus, ça va être assez particulier pour moi parce que ce sera mon premier Avignon, que ce soit en tant que comédien ou que spectateur. Je n’avais jamais eu l’occasion d’y aller donc je pense que je vais découvrir un peu toute l’effervescence que ça peut être. J’ai vraiment hâte de découvrir tout cela et, notamment, la parade…C’est vrai que c’est quelque chose qui me questionne, c’est une grande excitation de tester cela pour la première fois ! D’autant plus que, pour nous, ce sera assez agréable car, pendant le spectacle, nous jouons de la musique donc nous allons pouvoir expérimenter la fanfare dans son état un peu brut, en jouant dans la rue, devant les gens. 

 

L’équipe est super, j’ai hâte de vivre cela avec tout le monde, on va être ensemble pendant plus d’un mois, sans compter le festival de la Bonne Mère, à Marseille, les 19 et 20 juin prochains. C’est donc vraiment une très très grande joie, il n’y a pas trop de stress, juste de l’excitation. Je crois à 100% au projet, je suis sûr qu’il va cartonner !

 

D’ailleurs, plus concrètement encore, sans tout en dévoiler, comment présenter cette pièce ?

 

C’est une rencontre, qui se fait assez rarement, entre deux mondes que l’on oppose souvent. L’un n’a pourtant pas plus de raisons d’exister que l’autre…D’un côté, les polytechniciens, où, dans la pièce, la famille n’a pas de soucis d’argent, c’est une élite intellectuelle et financière. De l’autre, on a des jeunes qui sont les témoins directs d’une plus grande précarité, au niveau financier mais aussi dans l’accès à la culture, à Marcoussis, en banlieue éloignée voire marginalisée.

 

On y verra les clashs qui peuvent en découler, ainsi que les incompréhensions des uns envers les autres et la méfiance.

 

Quel personnage avez-vous le plaisir de défendre ?

 

J’interprète le personnage de Kévin, qui fait partie du groupe de jeunes des “Apprentis d'Auteuil” de Marcoussis. Il est en décrochage scolaire et suit des cours de soutien. A 17 ans, il est le plus âgé de la bande… 

 

Ce que j’aime dans ce personnage, c’est qu’au début, il a cette apparence assez dure et agressive et qu’il a aussi une sensibilité masquée par l’humour, lui qui accepte assez peu d’être touché par les choses. Plus on avance dans la pièce, plus ce personnage accepte sa part de sensibilité et, notamment, il se montre plus doux avec certains camarades, dont un avec lequel il aimerait peut-être avoir une histoire d’amour. C’est par le biais de la musique qu’il arrive à se transformer un peu, à prendre plus soin des autres, à assumer son humanité et sa sensibilité.

 

 

 

 

La palette de jeu doit certainement être riche et variée…

 

Complètement ! C’est quelque chose qui me plait beaucoup. La pièce est très bien écrite, tous les personnages ont cette progression-là et cet espace-là de pouvoir jouer sur une palette de jeu qui est très vaste. Cela m’attire énormément, d’autant plus que c’est quelque chose, je pense, qui est assez loin de moi, à l’origine. Je n’ai pas vécu les mêmes choses que le personnage, comme c’est le cas dans beaucoup de pièces que l’on a à défendre mais, là, j’ai eu l’impression d’avoir à faire, quelque part, une vraie composition. Pourtant, cela s’est fait naturellement, dès l’audition, alors que je ne pensais pas que ça me correspondait. Assez vite, je me suis senti bien dans le personnage et dans son récit. Ce projet est donc d’autant plus agréable pour moi que j’ai découvert, en tant que comédien, que je pouvais aller dans ces zones-là. 

 

Au-delà du festival, l’objectif est probablement de jouer la pièce, ensuite, à Paris voire en tournée ?

 

Bien sûr ! C’est en discussions…Il y a la volonté de la production de nous faire jouer la saison prochaine sur Paris puis, la suivante, en tournée mais cela dépendra beaucoup d’Avignon. 

 

En parallèle, les téléspectateurs de France 3 peuvent régulièrement vous retrouver dans la série quotidienne “Un Si Grand Soleil”...

 

Encore une fois, c’est marrant : quand j’ai passé le casting pour intégrer cette quotidienne, là aussi, je ne m’attendais pas à l’obtenir car c’est encore un personnage que je jugeais loin de moi. Après, c’est toujours le truc des comédiens de ne jamais vraiment se connaître et de ne jamais projeter les choses sur soi. Du coup, c’était aussi assez surprenant ! J’étais hyper curieux, c’est une grande première pour moi, j’ai déjà fait un peu d’image mais surtout dans des courts métrages, jamais au cinéma ni en télévision. Donc c’était beaucoup d’appréhension…

 

On entend pas mal de choses sur les quotidiennes qui sont, je pense, complètement fausses. Par exemple, on nous dit que ça va à un rythme effréné…Alors, sans doute plus que sur un film d’auteur, où on va passer une journée sur une séquence. Là, c’est impressionnant, il y a une vraie machinerie derrière : tous les jours, quatre équipes tournent, avec quatre réalisateurs différents, dans quatre endroits. Ce sont toutes ces personnes qui travaillent pour ce programme qui nous permettent, à tous, de tenir un rythme qui est quand même assez agréable. Je n’ai jamais été, sur une séquence, pressé par le temps, on n’a jamais bâclé parce qu’il fallait avancer. Cela est rassurant ! 

 

L’expérience est super, je ne m’attendais pas à cela. En plus, j’ai la chance que tout le monde soit sympa, tous les réalisateurs sont hyper à l’écoute et ont chacun leur touche personnelle. On sent qu’ils s’amusent sur le programme et c’est assez exaltant pour eux aussi ! Ce n’est pas l’usine, il y a un vrai travail artistique en amont et ils ont un temps de préparation. L’écriture, aussi, est top et on est tous en recherche artistique, on a tous à cœur de faire des propositions sur chaque séquence. Beaucoup de choses sont donc mises en place pour que le rendu final soit à la hauteur ! Donc c’est d’autant plus agréable, en tant que comédien, d’être dans ce programme !

 

La quotidienne aborde des sujets très variés, notamment au travers de l’arrivée de votre personnage, permettant de mettre en avant des valeurs d’intégration et d’acceptation notamment…

 

Complètement ! C’est quelque chose qui m’a beaucoup plu dans les scènes que j’ai eu à tourner. Sur les réseaux sociaux, j’étais content de lire des personnes qui pouvaient se rattacher à mon personnage, pour avoir rencontré des difficultés similaires d’intégration. 

 

A l’origine, pour mon personnage, on m’avait parlé de schizophrénie mais les spectres sont très larges, cela donnait un côté moins précis et je trouve que c’est un très bon choix d’avoir ciblé plus sur de l'anxiété sévère généralisée. Je suis d’autant plus heureux de défendre ce rôle, en voyant que beaucoup de téléspectateurs se sentent concernés et touchés. Cela donne une joie supplémentaire de défendre ces situations-là, dans l’intégration au travail, aussi dans comment on peut gagner alors en estime de soi, et dans les séances de psy. J’ai trouvé cela très intéressant et cela m’a donné envie, en amont, de me renseigner sur ces problèmes-là et sur comment les gens qui sont touchés réussissent à les combattre, pour avoir une vie sociale et pour s’épanouir. Cela me porte beaucoup !

 

 

 

 

Aimez-vous regarder le rendu final, notamment pour capitaliser sur votre propre jeu ?

 

Oui, oui, je regarde, et pas uniquement mes séquences mais les épisodes en entier. Même quand mon personnage n’est pas diffusé, je suis la série chaque semaine pour voir l’intrigue en cours. Cela m’intéresse d’autant plus pour ne pas être complètement largué au moment de revenir sur le plateau. En tournant une séquence, ça change quand même quand on est, ou pas, au courant de l’intrigue en cours…On est aussi aidés par les scripts et j’ai beaucoup d’admiration pour eux car leur boulot est costaud. Idem pour les costumes…C’est tellement dense, il y a tellement de choses à savoir ! Donc, c’est pour cela que, si je peux alléger leur travail, en ayant conscience de ce qui se passe pour mon personnage et pour ceux qui l’entourent, ça aide !

 

Je le fais également pour l’interprétation. Au début, c’était horrible, pour moi, de me voir mais, après, plus on se familiarise avec cela, plus on a un regard critique pertinent, permettant de déceler ce qui pourrait aller mieux. J’ai aussi la curiosité de savoir comment ça a été monté…Dès mes premières séquences, j’avais d’ailleurs été agréablement surpris du rendu à l’image, j’étais soulagé !

 

Plus globalement, c’est vrai que les studios de tournage sont à la pointe de la technologie…

 

Je tourne beaucoup en studio, à Vendargues, c’est une petite ville, tout est très bien organisé, tout est bien pensé, tout est très agréable. On est très bien lotis, tout ce qui est mis en place pour nous est assez surprenant, quand on n’en a pas l’habitude, l'équipe de transport aussi est au top, la logistique qui nous entoure fait qu’on a l’espace de se concentrer uniquement sur notre travail de comédien, ce qui est hyper agréable !

 

C’est plaisant aussi d’avoir le texte bien à l’avance…Son apprentissage ne me pose pas, du coup, de gros problème. 

 

Que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure ?

 

D’être dans des intrigues stimulantes, qui me permettent de défendre ce personnage et qui suivent les raisons de son existence. On a beaucoup axé sur son travail donc peut-être qu’on pourrait le voir dans d’autres cadres, plus sociaux. Là, je repars pour un an au moins, pour mon plus grand plaisir et j’espère donc avoir l’occasion juste de continuer à vivre de belles aventures et de belles intrigues. Ça pourrait même m’intéresser de jouer une éventuelle rechute du personnage…Il va pouvoir traverser encore beaucoup de choses, je pense…Il reste beaucoup à dire et à voir avec lui ! 

 

 

 

 

Toujours à l’image, sur M6 cette fois-ci, vous avez tourné dans “Scènes de ménages”, où l’organisation technique sur le plateau était encore différente…

 

C’était très enrichissant ! J’y ai retrouvé, là-aussi, une bonne ambiance mais c’était assez intéressant de prendre le son uniquement à la perche. J’avais l’impression d’être à mi-chemin entre le théâtre et la télévision. Ce n’est que du plan séquence, avec une caméra fixe, dans un cadre qui l’est aussi…Tous les comédiens sont alignés, épaules contre épaules. Quand on n’a pas l’habitude, c’est assez déstabilisant au début mais c’était très agréable ! 

 

Cela prouve que, d’un programme à un autre, les habitudes sont complètement différentes. J’ai même fait une rustine, pour préciser un mot que j’avais mal prononcé. C’était, là aussi, intéressant !

 

Pour finir, vous avez un projet de court-métrage, où vous seriez comédien mais pas uniquement…

 

La création est quelque chose qui me stimule beaucoup, j’aime écrire et j’aime de plus en plus ce que l’on peut raconter avec l’image. Donc cela me tient à cœur de faire ce projet ! Je trouve que c’est assez complémentaire, quand on est aussi comédien, de se retrouver derrière la caméra, parce qu’on a une approche différente, notamment dans la direction d’acteurs. C’est très intéressant également de se rendre compte des choix à faire, celui des plans, de la lumière, de la façon de découper le film,... C’est utile dans les deux sens car, en tant que comédien, cela nous permet d’avoir une meilleure connaissance de qui fait quoi, et de comprendre les choix qui sont faits. La considération que l’on a est alors globale !

 

Merci, Pablo, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

Partager cet article
Repost0

Phany Brière Marret nous en dit un peu plus sur son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Photographe Serge Uzan

 

 

 

Bonjour Phany,

 

Quel plaisir d'effectuer cette nouvelle interview avec vous !

 

Vous avez de belles actualités en cours et à venir. Sur Netflix, “Les lionnes” sont déjà visibles…On imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, c’était incroyable, notamment dans la façon dont ça s’est passé…Je vais vous raconter une anecdote : le jour où j’ai reçu un appel pour passer le casting sur Marseille, je venais tout juste de quitter cette ville pour un petit séjour de vacances…Mais nooonnnn ! J’ai tendance à prioriser ma carrière et mon travail, je me dis que chaque contrat est une chance et, là, pour une fois, j’ai voulu penser d’abord à ma vie personnelle…Mais cela m’a vite rattrapé…J’ai fini par proposer de le faire en selftape…et j’ai été validée 🙂.

 

Quelques jours plus tard, j’ai passé un autre casting, pour la publicité Kinder, dont le tournage était prévu à Paris, le lendemain de celui pour Netflix, et qui s’est bien passé. Mais, en sortant, j’ai reçu un coup de fil m’annonçant que, finalement, le réalisateur de “Les lionnes” voulait une comédienne plus âgée à ma place 🙁…J’ai relativisé, en me disant que la vie est belle parce qu’elle sait ce qu’il me faut : entre Marseille et Paris, du jour au lendemain, c’était trop serré ! Même si le programme Netflix me plaisait vraiment bien…

 

Au final, j’ai reçu un nouveau coup de fil de la directrice de casting, m’expliquant que le réalisateur était revenu sur sa position. J’étais trop contente, même si, de suite, je me suis demandée comment m’organiser… Parce que évidemment ... j’avais aussi été prise pour la publicité Kinder, bah oui sinon c’est trop simple 🙁… Je n’ai jamais choisi dans ma vie, ce n’est pas maintenant que j’allais commencer ! Il fallait que je fasse les deux ! Cette directrice de casting a été incroyable, elle a tout fait pour m’aider, je n’ai jamais passé autant de temps au téléphone avec une directrice de casting et, finalement, on a réussi ! C’était trop cool ! Merci Coralie Barelier ! Et Olivier Rosemberg d’être revenu sur l’idée du personnage de départ.

 

Aussi, il se passe quelque chose du côté de Prime Vidéo, en effet, le film “Amour-Eux”, de Alexandre Laugier, avec Jessica Errero, Thibaud Vaneck, et David Faure entre autres, fera bientôt son entrée dans le catalogue. Peut-être y aura-t-il un second opus d’ailleurs ? 🤫 À suivre...

 

On peut penser que le tournage de "Les Lionnes" en lui-même a été particulièrement agréable ?

 

De tourner avec François Damiens et Pascale Arbillot était super ! Valentin Louis a été un collègue extraordinaire et  qui avait toujours les bons mots. Il y avait un certain stress chez les comédiens plus “aguerris”, j’ai donc pu constater qu’en fait, le trac est l’affaire de tous. Cela avait un côté hyper rassurant, on était tous dans le même bâteau, à vouloir sortir quelque chose de bien pour le film, tout en s’éclatant. 

 

 

Les Lionnes - Netflix

 

 

Pendant notre séquence, Olivier Rosemberg rigolait d’ailleurs beaucoup, c’est rare d’entendre un réalisateur s’exprimer pendant même que ça tourne. Dans cette scène, on était à table, en train de manger, une des assistantes m’a bien rappelé de penser au moment où je dois porter ma fourchette à ma bouche, afin d’être raccord entre les différentes prises. C’était cocasse ! Car on était tous entre texte et impro (ce qui est à l’image est fidèle au scénario). C’était chouette comme façon de travailler, on y allait, on se mariait !

 

Plus concrètement encore, comment présenter ce programme ?

 

Le synopsis est génial. Ce sont cinq femmes qui sont vraiment en galère dans leur vie et qui se demandent comment s’en sortir. Elles finissent par braquer la banque dans laquelle l’une d’elles travaille…Mais elles décident de ne pas s’arrêter là et récidivent…Incitant la police et les voyous à s’en mêler, mais aussi les politiciens. On finira par découvrir que toutes ces parties sont liées entre elles, du coup c’est un bordel sans nom et ça aborde des situations très cocasses ! 

 

En parallèle, toujours à l’image, vous avez tourné quelques sketchs…

 

C’était, d’ailleurs, un nouvel exercice pour moi. J’avais déjà tourné des comédies mais pas sous forme de sketchs très rythmés. Je n’étais pas habituée à ce ping-pong…

 

On m’a proposé ce projet-là, “Bilan avec mes ex”, alors que j’étais en Thaïlande. Cela m’a fait super plaisir d’être choisie uniquement via ma bande-démo. D’autant plus que toutes les autres personnes ont un CV vraiment incroyable…J’ai été très touchée, même si c’était un nouveau challenge !

 

Je me souviens même avoir proposé à Olivier Maille, à l’origine du projet, de fusionner les deux versions du scénario proposés, ce qu’il a accepté. C’était, du coup, vraiment une danse, entre la version 1 et la version 2 du texte, c’était super bien ! J’ai appris à jouer de façon rythmée, pour qu’il n’y ait pas de blanc. Heureusement, je connaissais mon texte au cordeau… Un texte peut être joué de tellement de manières différentes, je m’étais préparée à une interprétation de quelqu’un d’hyper énervée, en colère de la situation mais Olivier m’a expliqué qu’il en avait une vision différente, qui était bien plus amusante. Je me suis éclatée, au final ! Qu’est-ce que j’ai rigolé ! J’ai pu me lâcher… J’ai adoré cet exercice et j’aimerais beaucoup bosser à nouveau avec Olivier… ! Olivier, si tu passes par là et que tu me lis… 🙂

 

Cette première expérience vous a-t-elle donné envie de renouveler l’aventure, avec d’autres personnes aussi ?

 

Complètement ! Je trouve cela super chouette de faire des sketchs…J’ai quelques contacts en tête que j’ai envie d’aller voir pour justement me proposer à eux. On verra si ça marche mais c’est vrai que ce serait cool ! Je lance un appel aussi à tous les autres 🙂…

 

Vous continuez également à faire régulièrement des publicités, entre fidélité et nouveaux contacts…

 

Au final, je me suis même retrouvée à tourner un sketch pour le billboard TV de “Demain Nous Appartient”, plus précisément avec la marque Vanish, l’été dernier. Là encore, j’ai bien rigolé avec mon partenaire Michel Burger : il se tâchait, il s’en mettait partout, ce n’étaient que des fou-rires, de deux grands gamins qui jouent ensemble ! Le nombre de tenues de rechanges tachées de jus de fruits rouges ...une loge de film d’horreur 🙂.

 

 

Garnier

 

 

Garnier est fidèle à mon travail depuis 2020, c’est vraiment très chouette également. C’est en télé en ce moment et ça va certainement repasser dans l’année. C’est plaisant de me dire que je rebosse avec cette équipe-là. On est partis, en plus, jusqu’en Thaïlande, c’était une surprise incroyable. Suis d’ailleurs utilisatrice de tellemennnnnnt de produits de cette marque, que ce soit pour cheveux, visage, et depuis au moins mon adolescence !

 

 

Backstage Garnier

 

 

Le fait de voyager apporte un petit plus encore à tous ces beaux projets artistiques….

 

Oui, cela permet de découvrir, en plus, des lieux et des cultures. J’ai aussi été à Malte, avec une marque de lingerie avec laquelle j’ai travaillé quatre ans jusqu’ici. On a défilé et tourné une petite capsule  de 10 à 15 secondes, c’était génial ! 

 

C’est encore un autre endroit, très riche en architectures…On voit que plein de colonies différentes sont arrivées et, selon l'architecture, on voit exactement quelle culture est passée, c’est incroyable ! Ce métier m’offre tellement de moments dingues, je suis gâtée !

 

Artistiquement parlant, ces différentes cordes pourraient paraître très éloignées mais sans doute qu’elles sont, pour vous, très complémentaires ?

 

Tout à fait ! Si je suis attirée, depuis toute petite, par la publicité, c’est peut-être parce que je suis attirée aussi par les scénettes…Je ne sais pas, c’est possible ! J’en fais, en tout cas, de plus en plus et j’adore cela. Tout se rejoint ! A cela, on peut ajouter les voix-off, quelque chose que j’ai aussi découvert avec Garnier. D’ailleurs, je ne leur avais pas dit, avant ma première, que je n’en avais jamais fait. Au final, ça s’est hyper bien passé, je me suis tellement éclatée ! Et j’ai pu en refaire par la suite.

 

Photographe Anthony Massart - Mise en beauté: Angélique Lopez

 

 

Pour la suite, auriez-vous d’ailleurs l’envie de développer encore de nouveaux registres, ou même d’en renforcer certains ?

 

Dans un autre axe, je prends énormément de plaisir à présenter au prompteur, c’est encore un exercice différent, une posture corporelle différente, une voix posée différemment, je souhaite également développer cela…

 

Aussi, j’ai envie de faire plus de voix-off, axées en publicités plus qu’en documentaires. J’aimerais aller plus loin là-dedans mais le seul problème est l’IA. Cela m’est d’ailleurs arrivé sur un de mes derniers projets….Je l’ai assez mal vécu ! C’est bien de vivre avec son temps mais je pense qu’il ne faut pas se laisser dépasser ni manger par la technologie. C’est dingue, c’est l’humain qui a inventé l’IA et, au final, c’est l’IA qui risque de manger l’humain. Cela n’a strictement aucun sens…Culturellement parlant, où allons-nous ? Les personnalités qui réussissent donnent du rêve aux gens, lorsqu’ils les rencontrent mais cela ne sera plus possible avec l’IA…Comment le public va-t-il pouvoir s’attacher ? Déjà que la vie est compliquée…Cela me fait peur, pour le travail et pour le bonheur des gens ! Je trouve qu’il y a quelque chose qui ne va pas…

 

Merci, Phany, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

Publicité

France 3 / Meurtres à Concarneau : Guillaume Arnault évoque son personnage, dans cet inédit diffusé le 18 avril prochain !

Publié le par Julian STOCKY

© Franck Betermin - France Télévisions - Agem Story

 

 

 

Bonjour Guillaume,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de France 3 pourront vous retrouver le samedi 18 avril prochain dans “Meurtres à Concarneau”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Carrément ! C’était, pour moi, une première fois en premier rôle sur un “Meurtres à”, donc à faire le policier principal et à mener l’enquête. J’étais accompagné, pour cela, de Raphaëlle Agogué, avec qui j’avais bossé, juste quelques mois auparavant, en septembre, sur un “Cassandre”. On s’était déjà très bien entendus…et je retrouvais pour la cinquième fois la réalisatrice Adeline Darraux. J’ai pleinement confiance en elle, qui cherchait à me sortir un peu de mon jeu habituel. Elle m’avait dit “Je sais que tu es capable de jouer droit, j’aimerais qu’on fluctue un peu, qu’on change un peu ton fusil d’épaule cette fois-ci”. Donc c’était un super exercice pour moi, d’être si bien accompagné et d’être tellement en confiance, que je ne me suis pas posé de questions.

 

Sans doute que de tourner dans cette très belle ville de Concarneau a été très plaisant et donnera de magnifiques images ?

 

Je peux d’autant plus en parler que j’ai déjà vu le film…Oui, Concarneau est magnifique, la ville close, le bord de mer, le temps merveilleux que l’on a eu sur le tournage …On a été hyper bien accueillis ! J’avais ma compagne avec moi, je crois que l’on a fait toutes les crêperies de la ville, c’était incroyable, on a hyper bien mangé dans ces 14 ou 15 établissements. C’était super ! 

 

J’adore la Bretagne, j’y ai vécu quand j’étais plus jeune, à Rennes et j’avais découvert les alentours…C’est une région que j’apprécie particulièrement !

 

La collection des “Meurtres à” est historique, avec un succès d’audiences qui ne se dément pas…

 

Je crois que l’on est le 77è épisode de la collection, qui n’est probablement pas partie pour s’arrêter. Les gens l’aiment beaucoup, elle marche bien, ça fait tourner des jeunes et des moins jeunes, ça met en valeur le patrimoine et la région, avec des plans en drônes. Je sais, d’ailleurs, que c’est dans le cahier des charges du réalisateur…C’est cool, les téléspectateurs découvrent, à chaque fois, une partie de la France. 

 

En termes de travail, on était quand même sur une vingtaine de jours de tournage, c’est un bon exercice. Il y avait beaucoup de texte, de décors, de gens, cela maintient vraiment en forme !

 

Plus concrètement encore, sans tout en dévoiler, comment pitcher ce programme ?

 

Un cadavre est retrouvé sur le quai du bac et Gabriel Rivière, officier à la PJ de Brest, est dépêché sur place pour donner un coup de main à Magali Morvan, afin de l’aider à résoudre cette enquête. Sur place, il retrouve aussi son père, qui est un ancien policier, devenu romancier et qui vient, par hasard, dédicacer dans la ville à ce moment-là. Cela va donc aussi tourner autour du passé de son père et de leur passé commun…

 

 

© Franck Betermin - France Télévisions - Agem Story

 

 

Quel regard portez-vous, justement, sur votre personnage, Gabriel Rivière ?

 

Sur ce genre de projet, où j’ai quand même dix-neuf jours de tournage sur les vingt, c’est un gros truc donc j’ai tendance à faire appel à une coach, avec qui je travaille depuis une dizaine d’années. Je pense que j’ai la chance d’avoir beaucoup d'instinct pour le jeu et elle m’aide à avoir vraiment une vision à plat et une mémoire infaillible. Elle me fait travailler les textes d’une manière incroyable, c’est, après, tellement imprégné en moi que je m’en souviens, je pense, pour les quinze années à venir 🙂. 

 

J’ai appréhendé ce rôle en réfléchissant beaucoup à ses traits de caractère, à d’où il venait, à son rapport à son père, à son rapport à lui. On a interrogé, je ne le fais pas souvent mais c’est très intéressant sur ce genre de rôle, le lui dans le futur et le lui dans le passé. Je n’ai pas l’habitude de faire cela mais, avec cette coach, on va loin ! 

 

Professionnellement, en dehors juste du personnage, c’était donc la cinquième fois que je travaillais avec Adeline, elle m’avait spécifié, je le disais, qu’elle voulait qu’on aille ailleurs, par rapport à ce que l’on faisait habituellement. Donc on a bossé sur toutes les palettes de la personnalité de ce gars, on est allés chercher un peu plus loin, on a construit plus en profondeur quelque chose de son passé et de son potentiel futur, pour avoir plus de matière dans les séquences de jeu.

 

Sans doute, du coup, que, artistiquement parlant, cette interprétation a été particulièrement plaisante ?

 

Oui, oui ! J’ai la chance d’avoir une excellente mémoire et je pense que je me suis beaucoup reposé sur mes acquis, pendant très longtemps, par rapport à mon instinct. Donc j’avais tendance à arriver sur le plateau en ayant appris le texte un peu à l’arrache. C’était pareil en casting, parce que cela me permettait d’avoir une sorte de naturel, sans maquillage. Là, le fait de bosser vraiment en amont, d’apprendre tous les textes, de me mettre au travail finalement, m’a permis d’avoir une autre lecture des scènes, le moment venu parce que j’y ai compris des choses supplémentaires. Donc le kiff de jouer en ayant tous les niveaux de lecture te permet, finalement, de les oublier quand tu joues, parce que tu redécouvres et tu vas plus loin. Dans mon corps, il s’est passé encore plus de choses que d’habitude. La connexion avec les autres a été totale, j’ai vraiment regardé les gens dans le fond de l'œil, je les ai vraiment écoutés. Ce qui s’est mis en place était hyper agréable et très très cool !

 

On vous imagine, à présent, impatient de découvrir les retours des téléspectateurs ?

 

Oui, impatient de voir ce qu’ils en pensent, par rapport à ce que j’ai fait avant. Aussi curieux de voir ce que ma famille et mes proches en pensent : est-ce qu’ils voient une différence ? C’est intriguant de voir ce que l’on va penser de toi… sans pousser le vice très loin, moi qui ne regarde pas trop les commentaires, chacun ayant son avis. 

 

J’ai hâte de savoir comment ce “Meurtres à” va être reçu. Dedans, il y a un très beau casting mais Raphaëlle et moi, en tant que têtes du programme, ne sommes finalement personne pour France Télévisions. Même si ça fait longtemps que l’on bosse, on n’est pas non plus des têtes d’affiche…Je pensais que, dans chaque “Meurtres à”, il y avait quelqu’un de connu, avec quelqu’un de pas connu donc est-ce que cet épisode va être aussi bien accueilli que les autres ? Je ne sais pas, on verra…

 

D’ailleurs, sur ce projet ou sur un autre, est-ce, pour vous, un exercice compliqué de vous voir à l’image ?

 

Il y a deux choses…Déjà, sur le plateau, je ne vais jamais derrière le combo, si on ne m’y a pas invité. Si on ne me demande pas de venir voir pour corriger quelque chose, je ne suis pas très curieux de savoir quelle gueule j’ai. De toute façon, je n’ai pas de contrôle là-dessus. Cela rejoint un peu tout le travail dont je parlais : je viens comme artisan, au service du personnage et de l’équipe ! Le réalisateur a une vision de son projet et je viens mettre mes outils à disposition, pour qu’il les malléabilise au mieux de ce qu’il veut, lui, à la fin. 

 

Après, quand je regarde le rendu final, forcément, la première fois, je suis plus attiré par ma personne que par le reste. J’essaie de prendre un peu de recul quand même mais je n’ai pas de difficulté à me voir jouer, cela ne me pose pas de problème particulier. De toute façon, je pense que l’on a tous une vision un peu biaisée de soi-même et de sa voix donc, quand je regarde, j’essaie de me détacher et de voir le projet comme si je n’y étais pas. Je découvre la vision du réalisateur, c’est pas mal et je vois aussi ce qu’il a fait de moi, c’est cool ! 

 

 

© Franck Betermin - France Télévisions - Agem Story

 

 

En complément, toujours à l’image mais sur grand écran, au début de l’été, deux films autour de De Gaulle vont sortir. Cela vous a permis de vous frotter à un autre registre encore…

 

Là, j’ai eu la chance d’interpréter Daniel Cordier, le secrétaire de Jean Moulin, dans la deuxième partie de “La bataille de Gaulle”. Pour cela, j’ai lu en entier deux biographies, la première, “Alias Caracalla”, fait 900 pages et la deuxième, “La victoire en pleurant”, en fait 323…C’était passionnant ! 

 

Au début, j’avais passé les essais pour le général Leclerc, j’étais motivé, plus que jamais, pour avoir ce rôle, parce que je suis petit fils de militaire, en particulier de compagnon de la libération. Mon grand-père était en Angleterre et faisait partie des premiers soldats sous les ordres de de Gaulle, après l’appel du 18 juin donc, personnellement, c’était hyper important que je fasse partie du projet. Finalement, ça n’a pas marché pour ce rôle-là mais on m’a rappelé trois à quatre mois plus tard, afin de passer les essais pour Daniel Cordier. J’avais absolument envie de les avoir et ça s’est fait donc j’étais refait ! On est dans une époque qui me plait, moi qui suis passionné d’histoire. Donc tout se mêlait : mon travail, ma famille et ma passion ! 

 

Le fait de jouer, sur ce projet ou sur un autre d’ailleurs, un personnage d’époque implique-t-il certaines adaptations particulières ?

 

J’avais fait une série, “Et la montagne fleurira”, de feu Éléonore Faucher, ça se passait en 1848 et donc, oui, j’avais fait attention aux élisions et aux phrases. De toute façon, à partir du moment où on te met un costume complet sur le dos, tu rentres forcément un peu plus dans cette époque et dans ce moment-là, ainsi que dans les souvenirs que tu as de ce que tu as vu à la télévision. C’est très sympa à faire, j’aime beaucoup ! C’est revenu un peu à la mode, après être tombé en désuétude pendant un temps.

 

Pour terminer, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

 

J’ai été confirmé sur une future série de Stéphanie Pillonca, pour France Télévisions, qui s'appellera “Temps mort” et qui sera tournée en Camargue. Ce sera un 4x52 minutes, le tournage commencera mi-avril. 

 

Merci, Guillaume, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

France 3 / Meurtres à Concarneau : Raphaëlle Agogué nous en dit plus sur ce téléfilm inédit, qui sera diffusé prochainement !

Publié le par Julian STOCKY

© Franck Betermin - France Télévisions - Agem Story

 

 

 

Bonjour Raphaëlle,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de France 3 pourront vous retrouver le samedi 18 avril prochain, en prime time, dans “Meurtres à Concarneau”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, oui, complètement ! J’étais ravie d’être choisie pour faire ce “Meurtres à” ! En plus, je retrouvais avec plaisir Guillaume Arnault, avec qui j’avais tourné peu de temps avant. Tous les gens avec qui j’avais parlé de la réalisatrice, Adeline Darraux, m’avaient dit qu’elle est super et c’est vrai que, quand on a échangé, je l’avais trouvée très chouette aussi. Donc, avant même de parler de l’histoire, qui est évidemment super, il y avait plein de partenaires très sympas !

 

Ce projet a été l’occasion de côtoyer, vous l’avez dit, un chouette casting…et de tourner dans un magnifique cadre….

 

Oui, surtout que l’on a eu un temps incroyable…Il a fait très beau, il y avait du soleil quasiment tout le temps. J’ai eu la chance de découvrir le film au festival de Luchon et c’est vrai que ça fait vraiment carte postale, c’est fou. Cela donne très envie d’aller découvrir cette ville !

 

Nous étions dans une sorte de microcosme, c’est une ville fortifiée, avec ses remparts et on tournait toujours à proximité de là où on dormait donc il y avait un côté un peu colonie de vacances, qui était assez chouette. C’est toujours pareil, quand on doit faire des déplacements pour aller sur des décors un peu loin, ça complique et ça fatigue, alors que, là, tout était dans un mouchoir de poche. Les gens nous ont reçus de manière vraiment charmante…C’était un très très joli tournage, avec ce côté famille et cocon !

 

 

© Franck Betermin - France Télévisions - Agem Story

 

 

Cette collection est maintenant presque historique, avec un succès d’audience qui ne se dément pas…

 

C’est complètement fou ! Ce que je ne savais pas, c’est que les productions changent à chaque fois donc ce sont aussi des réalisateurs qui changent et des façons de faire qui changent également. C’est dingue, la collection fonctionne mais, en son sein, il y a quand même de franches différences ! Après, il y a des figures imposées, il faut que ça s’inscrive dans une localité, avec une légende. Il est important que ça s’ancre dans un territoire, avec quelque chose qui fait vraiment sens pour ce dernier. Il y a aussi, certes, ce duo de flics qui mènent l’enquête mais c’est vrai que je trouve, dans le traitement, que c’est assez différent ! J’ai eu la chance de participer à plusieurs épisodes et, vraiment, ce n’est pas toujours la même façon de faire. Pour autant, les gens sont attachés à cette collection et je crois qu’ils sont contents d’en avoir des nouveaux…Cela leur fait plaisir !

 

Quel regard portez-vous sur Magali Morvan, votre personnage ?

 

Je suis celle qui est en local et Guillaume, qui interprète le capitaine Gabriel Rivière, est mandaté pour venir faire cette enquête chez nous. Ce qui m’a amusée, surtout, c’est la relation avec le capitaine Rivière…On a essayé de sortir un petit peu de ce côté chat et souris, qui peut être un peu régulier dans ces binômes, il y a, ici, une légère différence dans l’approche et la façon de gérer l’enquête. Mais, néanmoins, on se complète au fur et à mesure, il y a vraiment une jolie progression !

 

Je trouvais que c’était sympa d’interpréter ce personnage parce que c’est une femme qui est indépendante et qui est forte. On découvre, au milieu de l’histoire, qu’elle a eu un drame dans sa vie, qui l’a laissée toute seule : elle a perdu son mari et élève une ado, elle se réfugie essentiellement dans son boulot, c’est un genre de soldate mais avec ce côté touchant où, quand elle voit débarquer le capitaine Rivière, ça la renvoie à son père, un auteur dont elle est très fan. Elle aimerait bien copiner un peu, au début elle a un petit côté midinette et, puis, finalement, elle se retrouve essentiellement au sein de l’enquête mais avec un regard un peu attachant sur ce jeune chien qu’est le personnage de Gabriel Rivière. Elle est vraiment “by the book”, elle veut bien suivre les règles alors que lui a plutôt tendance à vouloir un peu tout envoyer péter…Finalement, ils font un pas l’un envers l’autre et c’est assez joli, je trouve, de voir comment ils se rapprochent gentiment, avec un regard j’allais dire bienveillant, sans séduction, dans une solidarité d’égal à égale, qui est assez chouette.

 

 

© Franck Betermin - France Télévisions - Agem Story

 

 

L’enquête va vous mener sur les bords de la mer d’Iroise, dans le milieu fermé des marins pêcheurs et au cœur de l’histoire mouvementée de la Bretagne…

 

C’est toujours chouette, je trouve, d’investiguer ce milieu. J’en avais parlé, un peu, avec la production…Après, c’est aussi un peu délicat d’amener ce genre de sujet parce qu’on n’est pas là pour stigmatiser telle ou telle population…Il faut qu’il y ait une enquête donc il faut bien qu’il y ait un enjeu dramatique et c’est vrai que, si on parle de certains trafics, l’idée n’est pas de noircir l’image de telle ou telle corporation. On a beaucoup de respect pour les marins et je crois que la production avait vraiment à coeur de montrer qu’il peut y avoir, comme partout, des brebis galeuses et des méchants mais on n’est pas là pour dire que c’est un fléau, ni pour faire des généralités qui pourraient nuire aux gens. L’idée est vraiment de rester bienveillants ! Après, ça fait partie des enjeux dramatiques, il faut bien qu’on mette des éléments de suspense un peu troubles.

 

J’aimais bien aussi l’idée que l’on aille faire des plongées sous-marines, j’ai trouvé que c’était très audacieux et ambitieux de la part de la production. D’ailleurs, on a même rajouté une journée de tournage hors plan de travail pour pouvoir faire ces séquences maritimes. J’en parle parce que c’est important de souligner que ces “Meurtres à”, comme la plupart des téléfilms aujourd’hui, sont faits de manière très courte et très rapide…On a 19 jours de tournage, ça ne parle peut-être pas aux gens qui ne sont pas dans le milieu mais c’est vraiment très rapide donc il faut être extrêmement efficace. C’est vrai que, parfois, ça laisse peu de place à l’inattendu, ou à des plans qui peuvent être un peu plus atypiques. J’ai la chance de faire de la plongée dans ma vie personnelle donc j’avais déjà ça dans mon bagage, on a rajouté évidemment des plans supplémentaires avec d’autres gens mais c’était quand même un parti pris, de la production et de la réalisatrice, de garder ces plans-là, qui étaient écrits, initialement, dans le scénario et de les faire exister à l’image. Je trouve que c’est payant, ça rajoute vraiment une qualité importante !

 

Vous l’avez dit, vous avez eu la chance de découvrir le rendu final au festival de Luchon…

 

Exactement ! On a eu une salle pleine et des retours qui étaient vraiment très chaleureux. Cela faisait plaisir, les spectateurs ont trouvé que c’était très beau, que ça donnait très envie d’y aller mais aussi que le rythme était bon. J’ai trouvé que notre binôme fonctionne très bien et que la galerie de personnages est assez démente. Les guests sont vraiment payants… Les gens y ont été très sensibles, les retours étaient vraiment agréables !

 

Rien que le fait d’être à Luchon était déjà, quelque part, un gage de qualité. Ils ont ouvert une nouvelle catégorie pour ce genre de collection, c’est hors compétition et ça permet de montrer ce type de projet au public, en avant-première. En tout cas, on était aussi très contents de se retrouver là-bas !

 

 

© Franck Betermin - France Télévisions - Agem Story

 

 

Certainement êtes-vous impatiente, du coup, de découvrir les retours du grand public ?

 

Oui ! Je ne suis pas très inquiète sur les retours, je pense qu’ils vont être bons, je ne vois pas comment ils pourraient être mauvais. Je ne peux pas être totalement objective mais je trouve que ça fonctionne très très bien ! En tout cas, j’étais très soulagée et contente de découvrir le film à Luchon, parce que j’ai vu qu’on n'était pas déçus. Si, en plus, le public est au rendez-vous, ce serait génial, on aurait alors tout gagné ! 

 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

 

J’ai passé pas mal de temps, dernièrement, sur un court-métrage que j’ai réalisé et que je vais faire vivre, ainsi que sur l’écriture d’un scénario de fiction, soit pour un téléfilm, soit pour une série. 

 

Merci, Raphaëlle, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

Dérapage(s), à l'affiche au théâtre La flèche : Interview croisée avec Laura Charpentier et Barbara Castin !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Laura, bonjour Barbara,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous deux !

 

Vous êtes actuellement sur scène, chaque mercredi, au théâtre La Flèche, dans “Dérapage(s)”, pièce que vous avez écrite, Laura. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Laura : Tout à fait ! C’est un plaisir de se retrouver, déjà, entre nous. Je suis super contente parce que, sans faire trop l’historique du projet, c’est une joie de retrouver ces comédiens qui sont tous des amis, et des artistes que j’apprécie aussi professionnellement. Donc c’est joyeux ! Et puis, évidemment, on est contents de retrouver le public…Pour le moment, on a fait deux salles pleines, on est heureux !

 

Barbara : Oui, c’est un bonheur de se retrouver parce qu’on s’entend tous très bien, on s’aime autant artistiquement qu’humainement. On avait déjà travaillé avec Laura sur un projet mais c’était au moment du Covid et j’avais déjà énormément aimé ce travail ensemble, où je faisais la mise en scène. Là, c’est la première fois que je collabore avec elle en tant que comédienne, donc cette nouveauté est chouette aussi !

 

J’avais travaillé également avec Etienne et j’adore le côté famille qu’a le théâtre, j’adore retrouver des gens. 

 

Laura : C’est une super équipe ! Véronique, qui joue avec nous, et Sophie, qui fait la mise en scène, sont des amies que j’ai rencontrées en stage, je suis très heureuse de les avoir sur ce projet. J’avais rencontré Barbara et Etienne en cours de théâtre, il y a quelques années maintenant, et Guillaume est mon compagnon. Un belle troupe ! 

 

Plus concrètement, sans tout en dévoiler, comment pitcher ce spectacle ?

 

Barbara : C’est une enquête policière : un homme est retrouvé mort, assassiné et on va essayer de comprendre ce qui s’est passé, en suivant un enquêteur, Laurent Cape, et son assistante, Elisa Parx. Il y a deux figures féminines, Laura joue Rose, et moi qui joue Fanny, qui vont être suspectes…

 

Laura : Je rajoute juste que c’est un thriller psychologique, sous forme d’enquête. Une spectatrice a écrit sur les réseaux : “C’est difficile de vous en parler mais c’est une véritable immersion”. Je trouve cela hyper intéressant, c’est vrai que c’est difficile d’évoquer la pièce sans trop en dévoiler.

 

Un mot chacune, si vous le voulez bien, sur votre personnage ?

 

Laura : Je suis Rose, une prostituée, dont l’amant vient d’être assassiné. Je pensais que c’était l’amour de ma vie et qu’on allait finir nos jours ensemble…Sauf que, malheureusement aussi, il était marié !

 

Barbara : Marié avec Fanny, mon personnage ! Je joue donc la femme de la victime, une grande bourgeoise, fille à papa, qui s’est mariée et qui a un petit garçon avec cet homme là. Mais leur couple se délite gentiment….

 

 

 

 

Sans doute que la palette de jeu associée doit être très plaisante ?

 

Barbara : C’est une super belle partition que Laura m’a offerte ! Déjà, parce qu’il y a quand même de la composition, ce qui est sympa ! En même temps, cette femme est présentée sous plein de jours différents, pour qu’on essaie de la comprendre. 

 

Laura : Il faut dire que plusieurs scènes sont rejouées, en fonction des points de vue des personnages. Donc ces derniers changent selon la vision et, du coup le prisme du public change également.

 

Barbara : C’est génial à faire, cela m’amuse énormément, j’adore ça ! Cela me fait penser un peu à la série “The affair”, où on suit le vécu d’un personnage avant de revivre la scène avec un autre point de vue.

 

Laura : C’est vrai que cela offre une palette de jeu qui permet de s’amuser, à l’intérieur d’un personnage, de plein de manières différentes et d’aller explorer tous ces endroits.

 

Barbara : Tout en cherchant quand même à être, bien sûr, à un endroit de sincérité et de vérité. C’est périlleux mais passionnant à faire !

 

Si l’on en revient à l’origine de ce projet, Laura, comment vous en sont venues l’envie et l’idée ?

 

Laura : Je n’en ai aucune idée ! Je crois qu’il n’y a jamais d’idées nouvelles, il n’y a que des idées qui sont reprises. Pour tout vous dire, je faisais partie d’un groupe d’écriture de nouvelles que l’on postait, sur un site, chaque jour. C’est comme cela que j’avais écrit la première version de cette histoire, qui n’est pas du tout la même que l’actuelle. La première partie était le point de vue de la prostituée, qui a été gardé et, d’ailleurs, on suivait l’histoire de cette femme qui avait perdu son amant, on voyait comment, devant la police, elle devait faire face à cette situation, alors qu’elle était, elle-même, plutôt mal vue. Puis ça a évolué !

 

Ce qui est drôle, c’est qu’il y a eu énormément de réécritures mais une grosse a été faite après notre lecture au Lucernaire, où j’ai tiré un fil qui n’apparaissait pas dans la première version…Aujourd’hui, ce fil est devenu la thématique principale de la pièce ! Je ne vous en dis pas plus, pour ne pas tout dévoiler. Donc je pense que les idées sont venues avec le temps, avec les retours et grâce à Sophie, notre metteuse en scène, qui écrit aussi, et qui m’a apporté son regard. Elle m’a vraiment accompagnée tout au long de ce projet. 

 

Barbara : Elle t’a posé les bonnes questions mais tu étais hyper disponible à cela aussi, ce qui n’est pas le cas de toutes les personnes qui écrivent. On est toujours vulnérable dans cette situation mais Laura a cette force assez admirable. Tu étais très claire sur là où tu voulais aller mais tu savais aussi prendre les retours et en faire quelque chose de constructif.

 

Laura : Ce que tu me dis me fait plaisir ! Quand on écrit, c’est très personnel et je pense que, quand on fait appel à quelqu’un, il faut arriver, ce n’est pas facile, à accepter que l’autre fasse des retours qui ne sont pas que positifs sur notre écriture et à les corriger. J’ai essayé, justement, d’accepter…Ce n’est pas toujours simple mais c’est pour le bien du spectacle !

 

Barbara : Même tardivement, lors des répétitions, tu as accepté nos remarques…Tu as hyper bien géré cela, tout en tenant sur ce qui t’importait. 

 

Laura : Je l’ai beaucoup dit, je pense que ce qui m’a également beaucoup aidée, c’est que je n’ai pas fait la mise en scène, ce qui m’a permis de me concentrer sur le jeu. Je n’étais « que » comédienne, cela me permettait aussi, quand les autres comédiens me posaient des questions sur l’écriture, d’avoir du recul.

 

 

 

 

D’ailleurs, quels premiers retours avez-vous déjà pu avoir du public ?

 

Barbara : Que la fin est dingue ! Mais on n’en dira pas plus…

 

Laura : Les gens sont très emballés par l’histoire, par la façon dont elle est construite, par la façon dont on arrive au dénouement. Les spectateurs nous disent qu’ils vont faire venir du monde.  Mais aussi que c’est émouvant !

 

Certainement que vous continuez à peaufiner et à affiner votre jeu, représentation après représentation ?

 

Laura : On va peaufiner encore certains endroits. Globalement, ça marche très bien mais il y a des moments où on pourrait resserrer le jeu et quelques endroits d’écriture. Donc on va les retravailler. C’est du spectacle vivant donc, oui, on sera toujours amenés à peaufiner.

 

Barbara : On a beau répéter des semaines voire des mois une pièce, il faut qu’il y ait l’autre partie, à savoir les spectateurs…Cela révèle toujours des choses, que l’on ne peut pas voir avant, malgré l’exigence et l’intensité que l’on met dans le travail de répétitions. Donc c’est hyper normal de faire ces modifications. En plus, comme on joue une fois par semaine, ça nous donne aussi l’opportunité de s’en reparler d’une fois sur l’autre. On est très attentifs à ça !

 

Au-delà des premières dates jusqu’au 3 juin prochain, probablement que l’envie est grande de prolonger l’aventure ?

 

Laura : Tout à fait ! On est à la naissance de ce spectacle et l’idée serait d’avoir une exploitation plus longue l’année prochaine, puis de jouer en Avignon pour organiser une tournée.

 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

 

Barbara : Il y a des spectacles que je tourne depuis quelques temps maintenant et qui ont encore des dates. Notamment “Danton, les derniers jours du lion”. J’avais aussi écrit un seule-en-scène sur l’écologie, “La beauté sauvera le monde” et j’ai des ateliers suite à des représentations.

 

Laura : J’ai vu ces deux spectacles, ils sont très beaux !

 

Barbara : J’ai deux projets d’écriture en tête, un toute seule et un autre où je serai accompagnée. 

 

Laura : Je vais faire la 150è de “Fake news” dans quelques jours, toujours avec Pascal et Didier. D’autres dates sont déjà prévues, notamment à Strasbourg. J’ai aussi un autre projet en cours, qui devrait se concrétiser, je pense, en 2027. On a déjà fait une lecture…C’est l’adaptation de “La dame au petit chien” de Tchekhov, mise en scène par Jean-Pierre Bouvier. 

 

Je suis également sur un autre spectacle, on a déjà fait plusieurs résidences. C’est une adaptation de “La petite sirène” en conte musical moderne pour adultes, et ça s’appelle “Le chant des possibles”. C’est mis en scène par Albin Duvert, l’équipe est assez géniale, tous sont chanteurs…sauf moi donc c’est très drôle de me retrouver à chanter. 

 

Merci à toutes les deux pour vos réponses !

Publié dans Théâtre

Partager cet article
Repost0

"A priori" sur France 3, une pièce de théâtre, un EP : Elisa Libri évoque son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Elisa,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Votre actualité, en cours et à venir, est riche et variée. Les téléspectateurs de France 3 ont récemment pu vous retrouver dans “A priori”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela a été, pour vous, de participer à ce beau projet télévisuel ?

 

Oui ! J’avais vu la première saison et, surtout, j’avais vu Lucia, dans l’un de ses premiers gros rôles. Quand j’ai su que j’allais participer à cette saison 2, j’étais hyper excitée par le projet, j’ai bien aimé, dès sa lecture, le scénario et c’est vrai que j’ai un très bon souvenir, même du casting. C’est Adèle Esposito qui s’en occupait, ça m’a vraiment fait du bien parce que c’était hyper bienveillant…Juste de le passer était déjà un plaisir. En vrai, de tourner dans le sud était aussi un énorme plaisir, à Montpellier, sous le soleil, dans un cadre vraiment idéal !

 

Quel regard portez-vous sur votre personnage ?

 

Je crois que j’ai beaucoup de tendresse pour Manon, je l’aime bien. C’est un personnage qui est quand même assez central dans l’épisode…Au début, on sent qu’elle cache quelque chose mais on ne sait pas trop quoi. Elle a aussi une méfiance vis-à-vis de la police, elle ne se sent pas à l’aise de leur parler de ce qui s’est passé …Le sujet de l’épisode est hyper actuel et j’ai trouvé ça cool, dès la lecture du scénario, qu’on en parle.

 

Manon, en vrai, est juste une jeune femme qui essaie de s’en sortir et je comprends également son point de vue, même si je ne suis pas en accord avec tout ce qu’elle fait. 

 

 

 

 

Au moment de vous glisser dans sa peau, avez-vous eu certaines sources particulières d’inspiration ?

 

Je n’avais pas vraiment de référence très précise de personnage, je crois que j’ai plus fait le travail de revenir à moi et de réfléchir à sa vie, à pourquoi elle en est là, pour créer un pont entre nous deux et être la plus authentique possible pendant le tournage.

 

Sur le plateau, dans la séquence où elle apprend la mort de Lionel, c’était assez beau…J’étais un peu stressée, on était toutes les deux avec Lucia et elle m’a juste dit “T’inquiètes, respires, ça va !”, ce qui m’a fait du bien, m’a détendue et m’a permis de rencontrer ce qui se passait réellement pour Manon à ce moment-là.

  

La palette de jeu était, du coup, large et variée…

 

C’est vrai ! Il y a la culpabilité, le fait de cacher certaines choses et, en même temps, c’est aussi une femme qui s’impose face à Jim, ce que j’ai bien aimé. Elle est fière, également. C’est vrai qu’il y avait beaucoup de choses à jouer, c’était très intéressant !

 

 

 

 

La diffusion a-t-elle été l’occasion de retours des téléspectateurs ?

 

J’ai eu quelques retours de gens qui avaient aimé, notamment sur les réseaux. En vrai, c’est plutôt compliqué pour moi de regarder la diffusion…Je regarde très peu ce que je fais mais je trouve intéressant d’avoir plusieurs regards dessus. Un regard de plaisir de voir le résultat final de quelque chose que tu as lu puis traversé pendant plusieurs semaines, puis celui de voir un épisode de série, comme je regarderais n’importe quel épisode et un regard plus critique de moi, en tant que comédienne, qui ai envie de progresser. Souvent, j’ai besoin de plusieurs visionnages pour me détacher de la critique et revenir juste dans le plaisir de voir mon travail. En vrai, j’ai cela avec tout, notamment avec la musique.

 

En parallèle, vous serez de retour sur scène, en septembre, dans “Emilienne d’Alençon”. Très simplement, comment pitcher ce spectacle ?

 

C’est mis en scène par Elise Prévost, on est cinq femmes sur scène et on raconte la vie de cette demi-mondaine de la belle époque. C’est une femme qui a écrit des poèmes sur les femmes, et notamment sur son amour pour elles. La pièce est un peu chorale, on y retrouve les 3 Grâces de la belle époque, des figures alors très importantes mais que l’on a beaucoup oubliées : Liane de Pougy, Otero et Emilienne. Elles avaient une place même un peu artistique, elles écrivaient, dansaient et faisaient du théâtre et elles étaient essentiellement connues pour avoir des relations avec des hommes riches. Mais elles ont un peu, également, révolutionné quelque chose à cette époque, elles avaient une sorte de liberté qui était assez belle et que la metteuse en scène avait envie de retranscrire. Surtout, Elise avait envie de remettre en valeur des textes de femmes, parce qu’on en connaît peu. 

 

 

 

 

Quels personnages avez-vous le plaisir de pouvoir incarner ?

 

J’incarne plusieurs personnages différents, j’alterne entre Jacques D’Uzès, un duc de l’époque et Coco Chanel. C’est hyper intéressant ! La pièce a la particularité, au tout début, d’être un petit peu contemporaine, avant de rentrer totalement dans la période de la belle époque. On fait plusieurs fois ce chemin, c’est plaisant à traverser !

 

Ces personnages ayant réellement existé, vous étiez-vous renseignée sur leurs histoires ?

 

Beaucoup de textes d’archives ont été récupérés et mis en dialogue. On a toutes lu la biographie d’Emilienne et la metteuse en scène nous avait donné, à chacune, des livres très précis. J’ai regardé aussi un film sur Coco Chanel, j’ai fait un vrai travail de recherche sur l’époque, sur les costumes d’alors, sur les rapports entre ces femmes-là. C’était assez passionnant de faire tout ce travail ! 

 

Vous serez sur scène le 19 septembre, dans un cadre bien particulier…

 

Ce sera au théâtre Berthelot, pour la journée du matrimoine. La metteuse en scène fait un gros travail de diffusion, elle aimerait bien rentrer dans un réseau de subventions de théâtre public, c’est pas mal de travail mais c’est intéressant de voir le temps que ça prend et l’évolution. On a déjà joué la pièce plusieurs fois et, à chaque fois, elle change un peu, elle évolue d’une belle façon. J’avais, avant, joué dans quelques pièces mais c’est la première fois que je suis vraiment au cœur d’un projet, et c’est hyper intéressant de voir l’autre côté, les mails, la diffusion, les subventions, …pour essayer de faire vivre le spectacle.

 

Vous êtes aussi chanteuse et vous préparez actuellement un EP…

 

Un EP de 5 titres de pop, en français ! C’est la première fois que j’écris en français, j’avais sorti, il y a deux ans, un titre en anglais et, depuis, j’étais dans un gros travail de recherche sur les sonorités dont j’avais envie pour le projet final. J’ai retravaillé mes textes, en lien avec ce que je voulais vraiment raconter et je pense qu’il y a quelque chose d’assez spontané dans chaque titre. Je parle, à la fois, de relations amoureuses et de ruptures. Dans un titre, j’évoque mon expérience en tant que comédienne, l’école que j’ai faite et, donc, les rêves que j’ai pu avoir …et des rêves qui se détruisent avec des expériences qui ne sont pas toujours hyper agréables. En fait, ce qu’il y a de commun à chaque titre, c’est qu’ils sont tous très sincères et qu’ils parlent tous de ma vie de ces cinq à dix dernières années, en traversant les relations amicales, les relations amoureuses, le travail et en se demandant comment trouver l’équilibre entre tout ça. 

 

 

 

 

Pour le premier titre que j’aimerais sortir, je suis repartie d’une chanson que j’avais faite pour un tremplin, dans lequel j’avais été finaliste. J’ai repris les refrains et j’ai changé les couplets, ils ne me ressemblaient plus et, maintenant, ils me ressemblent davantage. C’est un titre un peu particulier, qui me fait du bien…La chanson s’appelle “J’aimerais que tu” et le refrain est “J’aimerais que tu prennes soin de toi”. Je crois que ça me plairait, dans cet EP, d’apporter beaucoup de douceur pour parler, avec amour, de sujets lourds, en y mettant, à la fin, une touche de lumière.

 

Plus globalement, ces différentes casquettes artistiques, bien que pouvant paraître très éloignées, sont sans doute très complémentaires pour vous ?

 

Oui, vraiment ! Je trouve hyper intéressant de faire de l’art pluridisciplinaire et je pense que c’est quelque chose vers lequel j’aimerais aller de plus en plus ! Surtout aujourd’hui, quand on fait de la musique, on fait ensuite des visuels, qui nous ramènent au cinéma, par des clips. En ce moment, la musique regroupe un peu toutes mes passions puisque sur scène, ça va plus se rapprocher, également, du théâtre et de quelque chose de plus performatif, que je trouve hyper intéressant. En même temps, juste dans le fait d’écrire et d’essayer de trouver une sincérité dans mes textes et dans ma musique, il y a quelque chose qui se rapproche juste du jeu en général…C’est la même sincérité que j’ai envie de mettre dans mes personnages quand je les interprète, et que je trouve aussi quand je chante mes titres…Oui, j’ai vraiment l’impression que tout se nourrit et que tout est très complémentaire ! J’adore faire un peu de tout, en tout cas…

 

Merci, Elisa, pour toutes vos réponses !

 

Vous pouvez retrouver Elisa sur sa page Instagram :

https://www.instagram.com/elisalibri_/

Publié dans Télévision, Musique

Partager cet article
Repost0

Publicité

Danseuse retraitée : Marie Yahmi évoque son spectacle, actuellement à l'affiche !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Marie,

 

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

 

Vous êtes actuellement sur scène, chaque jeudi soir, au théâtre Le Bout, dans “Danseuse retraitée”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui ! C’est vrai que j’ai eu beaucoup de chance, alors que ce spectacle est tout récent, d’avoir un créneau où je peux jouer chaque semaine. C’est un jeune spectacle, il a encore besoin d’être rodé et le fait d’avoir une régularité me permet de le peaufiner à chaque fois. Chaque semaine, je peux tester les changements et je sens vraiment, depuis que j’ai commencé en février, qu’il évolue encore, ce qui est chouette !

 

Si l’on en revient à l’origine de cette aventure, comment vous en sont venues l’envie et l’idée ?

 

Il y a eu plusieurs temps, je dirais. Alors que j’étais encore danseuse, j’avais voulu faire un stage de clown et, au premier jour, je me suis fait une entorse au genou, qui m’a arrêtée pendant deux mois. Frustrée de ne pas avoir pu faire ce stage, je me suis inscrite à celui de stand-up, sur 12 jours intensifs. Cela a été une révélation ! 

 

J’avais toujours beaucoup aimé l’humour et le stand-up mais je ne m’étais jamais lancée, je n’avais jamais osé passer le cap. Là, c’était le moment, d’autant plus qu’une amie m’avait incitée en ce sens. Je me suis éclatée, j’avais même commencé à écrire des sketchs. Suite à cela, j’ai eu l’opportunité d’intégrer l’école…Rapidement, j’ai pu jouer 30 minutes sur scène, déjà au théâtre Le Bout, dont l’école est partenaire. C’est là, alors, que le lieu m’a proposé de faire une heure pleine de show ! Cela me correspond bien, je m’éclate encore plus qu’en participant à des plateaux…

 

En tout cas, je ne regrette pas du tout de m’être lancée. Ce n’était pas forcément le chemin traditionnel mais je m’y plais !

 

Plus concrètement encore, comment pitcher ce seule-en-scène ?

 

J’essaie de faire vivre aux spectateurs un instant de ma vie, où je suis perdue. J’ai voulu arrêter la danse parce que j’étais arrivée au bout de ce que je pouvais donner là-dedans, sans aigreur mais par choix. Comme je le dis dans le spectacle, “j’aime trop la danse et je la respecte trop pour la faire à moitié”. C’est quelque chose que je pense vraiment : si je ne suis plus en phase, si je n’arrive plus à me donner artistiquement à 100%, cela ne m’intéresse plus…Je voulais donc évoquer mon quotidien, maintenant que je ne danse plus et comment je m’en sors à 34 ans, après avoir changé de vie, moi qui ai dû tout réapprendre, notamment à me gérer toute seule. J’explique comment tout a changé, sans avoir, pour autant, l’impression d’une totale volte face.

 

 

 

 

Après ces premières représentations, quels principaux retours avez-vous déjà pu avoir ?

 

Les gens me disent que c’est touchant et, pour ceux qui me connaissent, que l’on me reconnaît bien, que c’est assez fidèle à ce que je suis. Oui, ce n’est pas que drôle, je ne suis pas totalement dans les codes du stand-up, les gens y voient un fil rouge et une histoire. Le public trouve que ça passe vite car il ne s’attend pas à ce que ça se déroule ainsi. Les spectateurs passent un bon moment ! Quelqu’un m’a écrit, et j’aime beaucoup, que “je fais genre d’être en surface mais pas superficielle” : c’est léger mais je vais tout de même titiller des choses de la vie de tous les jours, quand on est un peu entre deux…Tout est dans la nuance !

 

Plus personnellement, ce spectacle est-il, quelque part, thérapeuthique ?

 

Carrément ! Je n’aime pas trop ce terme de “thérapeutique” mais, en soi, il y a quand même une part de réalité. Après, je ne pense pas que j’en souffrais ni que c’était quelque chose que j’avais besoin d’exprimer absolument sur scène…C’est vrai que de me prendre la tête sur certaines choses m’a aidé à ne plus les faire : typiquement, en sortant de chez moi, c‘était seulement après avoir fermé les verrous que je me demandais si j’avais bien coupé ma plaque de cuisson…Je faisais de nombreux allers retours, alors que tout était OK…De l’avoir écrit et dit sur scène m’a aidé, dans le sens où, maintenant, je vérifie mes plaques avant de sortir 🙂. 

 

En tout cas, je pense que ça m’a permis de n’avoir aucune aigreur à arrêter la danse…Je ne le vis pas mal, alors qu’il y a des spectacles que j’aurais encore adorer faire et que je n’ai pas pu faire, comme “Notre Dame de Paris”. C’est ça, la vie : on prend d’autres voies, auxquelles on ne pensait pas et ce sera tout aussi bien…Sans pour autant que ce que l’on a réalisé avant n’ait été fait pour rien. Cela me permet d’être assez en phase avec moi-même et de relativiser plus facilement les moments plus difficiles. 

 

 

 

 

Artistiquement parlant, ce projet est l’occasion de développer une corde supplémentaire à votre arc …

 

Bien sûr ! J’ai toujours aimé la danse, j’ai toujours aimé danser mais je pense que, au fond de moi, j’avais le sentiment de ne pas être totalement à ma place. Je savais que j’aimais la danse mais je ne me suis jamais trouvée belle danseuse, je détestais me voir, je n’avais aucun recul sur moi-même. Là, je reste critique parce que c’est important mais je trouve que j’ai plus de recul et je me sens davantage à ma place ! D’être autrice et interprète est une nouvelle corde qui, au final, me correspond encore plus que celle de mes 12 ans de danse. En tout cas, j’espère que ça m'amènera encore d’autres cordes supplémentaires, ce serait génial ! 

 

Pour terminer, au-delà des dates parisiennes, vous serez, en juillet prochain, en alternance à 13h15 au festival d’Avignon, ce qui doit être encore une autre grande joie pour vous ?

 

Oui, j’ai vraiment hâte ! J’ai l’impression que je serai comme un poisson dans l’eau pendant trois semaines, moi qui adore le spectacle vivant ! Je sais que c’est fatiguant mais, pour l’instant, je ne vois que du positif. Cela va me permettre de rencontrer plein de gens, d’autres comédiens, des producteurs, des directeurs artistiques,...Ça va être super !

 

Merci, Marie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

Partager cet article
Repost0

Jean Yvorra évoque sa belle actualité, sur scène, à l'image et à la réalisation !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Jean,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Vous êtes actuellement sur scène, à Bordeaux, au théâtre des Chartrons, dans trois spectacles très différents. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, évidemment ! En plus, c’est une passion que j’ai depuis tout petit, depuis que j’ai 5 ans donc d’être tout le temps sur scène, quasiment tous les week-ends, de retrouver des camarades, d’apprendre des nouvelles pièces et de nouveaux textes est, évidemment, quelque chose qui me comble complètement. Donc, oui, c’est un privilège et une chance !

 

Certainement que chaque spectacle est l’occasion, pour vous, d’une palette de jeu très différente ?

 

C’est ça ! Oui, évidemment, on est obligé de se réinventer à chaque fois, même quand des pièces se ressemblent dans le style, que ce soit comédie, drame ou public enfants. C’est également une chance !

 

Le fait d’alterner ces différents spectacles vous permet sans doute de garder une certaine fraîcheur ?

 

Les spectacles s’enchaînent assez régulièrement mais il y a des nouveautés tout le temps donc on n’est jamais dans la routine, on est tout le temps en recherche de création.

 

 

 

 

En parallèle, les téléspectateurs de France 2 pourront prochainement vous retrouver dans plusieurs épisodes de “Haute saison”. Un mot sur votre personnage ?

 

C’est un personnage assez sombre mais aussi attachant d’une certaine manière, il est vraiment au coeur de l’intrigue et de la série, même s’il n'apparaît pas dans tous les épisodes.

 

D’ailleurs, au moment de vous glisser dans sa peau, aviez-vous eu certaines sources particulières d’inspiration ?

 

Je travaille beaucoup avec la méthode actors studio, à mon niveau modeste. Du coup, j’essaie de me plonger dans ses dialogues parce que, comme ça va très vite sur les plateaux, j’essaie aussi, le plus possible, de le rapprocher de moi-même, pour pouvoir l’interpréter au mieux. Je me document également beaucoup, je regarde pas mal de films ou de reportages en lien avec mon personnage.

 

Je savais que l’on allait repartir pour la série, vu que le pilote avait bien marché mais je ne savais pas, en fait, comment allait être réécrit mon personnage ni combien de jours de tournage j’allais avoir. Donc j’ai pris un peu de recul, même si j’étais hyper excité à l’idée de pouvoir retourner sur le plateau, pour retrouver de la fraîcheur.

 

 

 

 

Le cadre de tournage était particulièrement agréable, à tous points de vue…

 

C’était magnifique ! Les rendez-vous au HMC ou sur le plateau étaient merveilleux : je tournais la tête, à gauche j’avais l’océan, à droite j’avais les montagnes…Oui, c’était un cadre idéal pour pouvoir interpréter au mieux un personnage.

 

Certainement avez-vous hâte de découvrir le rendu final mais aussi les retours des téléspectateurs ?

 

Oui, déjà, je suis très curieux du résultat que ça a donné parce qu’il y a eu deux réalisateurs qui ont bossé dessus. Et, évidemment, on attend le retour du public parce que, de toute façon, c’est lui qui décide s’il va y avoir une deuxième saison, ou pas. On espère qu’il va suivre et qu’il va aimer !

 

Toujours à l’image, vous avez réalisé votre premier film, l’année dernière. D’où vous est venue cette envie ?

 

Je crois que j’ai toujours, depuis tout petit, quand j’ai commencé à vouloir être comédien et quand j’ai commencé à monter sur les planches, eu ce besoin de raconter des histoires. Du coup, ça allait aussi, forcément, avec le fait de vouloir devenir réalisateur ! J’avais envie, d’un jour, pouvoir transmettre sur grand écran toutes les idées, toutes les images, toutes les photos que j’ai en tête, donc j’ai passé le cap !

 

 

 

 

Comment, d’ailleurs, pitcher “Turquoise” ?

 

C’est une invitation au voyage, on vient questionner les relations intrafamiliales, entre les différentes générations, entre grands-parents, parents et petits-enfants. C’est l’histoire d’un frère et d’une soeur qui partent en vacances dans le village de leur grand-mère et qui vont devoir nettoyer le grenier. Ils vont tomber sur des lettres oubliées, ainsi que sur plein d’objets de leurs grands-parents. Parmi les lettres, il y en a une sur l’adoption de leur maman…Ce qui vient questionner les non-dits dans les familles et ce qu’elles se cachent entre générations.

 

Pour terminer, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

 

J’ai d’autres projets au théâtre qui devraient arriver d’ici l’année prochaine. J’attends des réponses de festivals pour mon film, ce qui pourra potentiellement lancer un deuxième court-métrage ou, pourquoi pas, un long-métrage. Je passe aussi des castings et je suis en phase finale pour un projet qui m’intéresserait beaucoup. 

 

Merci, Jean, pour toutes vos réponses !

 

 

 

Publié dans Théâtre, Télévision

Partager cet article
Repost0

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 200 > >>