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Ici Paris Ile de France : Clarisse Delezaive évoque ses chroniques quotidiennes, ainsi que ses autres activités artistiques, notamment sa chaine Youtube !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Clarisse,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Depuis la rentrée de septembre, les auditeurs de “Ici Paris Ile de France” peuvent vous retrouver chaque matin. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Totalement ! Je suis sur cette radio depuis deux ans et demi et je n’ai fait qu’évoluer. J’ai commencé au standard et, un jour, le directeur a encouragé mon passage derrière le micro, car j’étais déjà animatrice avant d’arriver. Au début, je faisais des petites piges et, là, c’est hyper chouette pour moi d’être sur une quotidienne ! L’année dernière, je ne faisais que les week-ends et, à présent, je suis en direct tous les jours à la radio et à la télé. C’est très chouette !

C’est aussi un autre exercice…J’étais habituée à faire uniquement du terrain donc j’étais tout le temps en extérieur et jamais en studio. Il y avait une toute petite appréhension, au début et, aujourd’hui, ça roule tout seul. J’écris mes chroniques la veille, que je lis le lendemain à l’antenne.

Quelles sont, justement, vos sources d’inspiration pour les sujets évoqués ?

Déjà, c’est une grosse question d’organisation ! J’ai un Google Drive, où j’ai ma planification sur quatre à cinq mois. Souvent, un mois avant, je connais déjà mes sujets, comme cela je peux les lancer. Je ne fais pas de l’actu chaude, je suis plus sur du divertissement, sur des évènements déjà planifiés, sur une application ou encore sur une offre d’emploi. Donc, en fait, c’est vraiment “léger”, ce qui me permet de prendre beaucoup d’avance. 

Après, pour mes sources d’inspiration, je dirais que c’est “Sortir à Paris”, où on peut retrouver tous les évènements, ainsi que les réseaux sociaux. Concernant les applications, je reçois parfois directement des messages. Je n’oublie pas tous les attachés de presse, qui peuvent m’envoyer des informations. C’est un peu un mix de tout…Mes collègues m’alimentent aussi de ce qu’ils ont entendu.

Le fait d’aborder des sujets aussi variés doit certainement être très enrichissant pour vous ?

Complètement ! Bon, ce n’est pas la même façon de traiter le sujet que lorsque j’étais sur le terrain, dans le sens où, avant, je vivais l’évènement et donc j’en profitais pleinement. Aujourd’hui, j’en parle juste et, dès fois, c’est un peu frustrant. Cela peut l’être aussi pour mes invités : j’ai deux minutes trente au total donc eux n’ont qu’une seule minute…C’est plus court ! Mais c’est un autre exercice, qui renforce aussi ma proximité avec mes collègues, que je ne voyais pas forcément beaucoup. Le travail est très chouette, c’est également une perspective d’évolution pour moi donc ça me plait beaucoup !

Récemment, j’ai quand même couvert, sur le terrain, au pied de la Tour Eiffel, en moto, la course du 46ème “Paris - Versailles”. C’était vraiment génial ! 

Quoi de mieux, au final, que la radio “Ici” et que France 3 pour ces chroniques qui ont vocation à être proches du public …

Ce que j’aime sur “Ici Paris Ile de France”, c’est cette proximité avec les gens. J’aimerais aussi retourner un peu sur le terrain car c’est cela qui fait la force de notre radio. Plus on est proche des gens, plus on leur donne, plus on leur parle directement au cœur, meilleures seront les audiences. C’est ça le plus important ! Je pense que les gens ont besoin qu’on leur parle vrai et qu’on soit proche d’eux. Souvent, dans le milieu médiatique, on pense qu’on ne parle qu’à des gens qui sont dans le même milieu que nous…mais pas du tout, on parle à des infirmiers, à des éboueurs, à des gens qui sont dans un taxi ou dans le métro…Il faut s’adapter à tout le monde, il faut parler à toutes ces personnes. C’est sur le terrain qu’on s’en rend le mieux compte !

Avec l’horaire matinal, adaptez-vous, consciemment ou peut-être même inconsciemment, votre ton ?

J’arrive le matin vers 5h30 mais je fais des petites vocalises pour me chauffer la voix. Je parle certes à 6h mais, ensuite, j’enregistre pour le reste de la journée, avec une chronique qui passe à 10h et une autre à 16h. Je m’adapte surtout à chacun des trois animateurs des tranches en question, plus qu’à l’horaire. Dans le sens où Eric est un peu plus un crooner donc mon “Bonjour” va être différent de celui pour Corentine, qui est un peu plus pétillante. 

Plus personnellement, avez-vous trouvé votre rythme ?

Totalement ! Je suis habituée à ces horaires car, avant de faire de la radio, je faisais du patinage artistique en compétition et je m’entrainais tous les matins à 7h sur la glace. Après, je vous dirais qu’étant une couche-tôt, vers 20h30, je fais quand même ma nuit. 

En gros, ma journée type est : réveil à 4h45, petit-déjeuner, préparation, arrivée à la radio vers 5h30, intégration de mes sons dans le logiciel, maquillage et vocalises, révision de la chronique à trois reprises pour bien l’avoir en bouche et bien articuler, entrée en studio vingt minutes avant mon passage pour m’habituer aux spots lumineux et prendre le pouls de l’ambiance. C’est vraiment un travail d’équipe, avec l’animateur, le technicien et le standardiste. Ce sont toutes ces personnes qui permettent que le rendu final soit bien ! 

Sortie du studio, j'enregistre mes autres chroniques…avant quinze minutes de gainage dans la salle de détente 🙂. Je reviens pour écrire mes interventions du lendemain puis je rentre chez moi vers 10h, je déjeune car j’ai faim puis je fais une sieste. Avant de repartir pour d’autres activités l’après-midi.

Après l’antenne, aimez-vous réécouter et revoir votre chronique pour capitaliser dessus?

Quand il y a la télé, je me regarde dès que je sors, pour m'améliorer. Surtout si je trouve que j’ai râté, je regarde pour comprendre pourquoi. Dès fois, d’ailleurs, je me juge trop sévèrement… J’ai un ton assez original à l’antenne, dès fois je fais des petites surprises et des petits happenings donc j’aime aussi voir ce que ça a donné ! 

En complément, et vous l’avez évoqué, vos après-midis sont bien remplis…

Les lundis, mardis, jeudis et vendredis, je danse pendant trois heures, dans le cadre d’une formation professionnelle que j’ai intégrée, afin de me perfectionner. Je sais danser, chanter et jouer la comédie donc un de mes objectifs serait de pouvoir jouer dans des comédies musicales mais aussi d’être artiste pluridisciplinaire. Ces après-midis m’entretiennent physiquement et me font voir d’autres univers…Grâce à cette école, j’ai pu danser à Bercy, pour les Jeux Olympiques, ce qui n’est pas rien ! C’était incroyable !

Cela me permet aussi de redevenir “jeune”. Quand je suis à la radio, je suis obligée d’être plus adulte que mon âge, je dois avoir une posture de journaliste alors que, quand je suis à la danse, je retrouve cette position d’élève, avec des gens de mon âge. Cela me fait beaucoup de bien et me permet également de décompresser après la radio. 

Le mercredi et le samedi, je fais mes tournages Youtube, pour ma chaine. Mes journées sont très remplies car, en général deux fois par semaine, je participe à des évènements en soirée. Il me reste le dimanche pour prendre du temps pour moi…

 

 

D’ailleurs, d’où vous est venue cette envie de développer votre chaîne Youtube ?

Je ne sais pas encore combien de temps vont durer les médias traditionnels, que sont la radio et la télé. Youtube est en pleine montée et c’est le moment de s’y mettre. Mais je n’y vais pas que pour des raisons stratégiques, je m’amuse aussi beaucoup en faisant du Shany’z. Je fais du contenu pour moi, qui me ressemble et je suis la directrice des sujets que je souhaite traiter. Du coup, il y a une petite différence dans le ton que j’y mets. C’est mon producteur qui finance mais je chapeaute un peu le tout parce que cette casquette de “cheffe d’entreprise” me plait bien. Je suis libre du format, je prends le temps que je souhaite.

Une semaine sur deux, je vais à présent alterner deux nouveaux formats : un podcast et une émission de karaoké. Je suis trop contente, d’autant plus que, maintenant, je tourne en studio. C’est un vrai travail d’animatrice télé : il faut gérer les participants et les invités, il faut avoir le conducteur en tête, il faut animer, …Youtube et Ici me servent l’un pour l’autre : Youtube m’apporte plus d’aisance et la radio me donne un carnet d’adresses ainsi que du professionnalisme. Quand on travaille pour Ici, on sait tout faire, autant de la planification qu’un casting, qu’écrire une chronique, qu’aller sur le terrain, que de démarcher des gens…Vraiment, on est un vrai couteau suisse, ce qui est génial. La boîte de production de ma chaine Youtube était d’ailleurs très étonnée que je sois autant impliquée dans mon projet et que je sache faire autant de choses. C’est très chouette, cela nous permet de travailler main dans la main. En plus, c’est trop bien que ce soit une équipe de jeunes, qui ont la même vision et qui comprennent ce que je veux. 

 

 

D’ailleurs, certaines rencontres ont-elles été encore plus marquantes que les autres ?

Celle avec Dorothée Pousséo, pour ma deuxième vidéo ! Le tournage a duré 30 minutes mais on a très bien matché, on était sur la même longueur d'onde, on rigolait bien. Je l’ai ensuite invitée sur mon émission de karaoké, c’était super, elle a même fait venir Donald Reniou, la voix de Spider Man et de Titeuf. C’était trop génial de partager, à trois, un petit moment de doublage, c’était une énorme chance pour moi !

Après, je vous dirais que tous les métiers que j’ai pu tester étaient hyper chouettes. J’ai notamment fait hôtesse de l’air, ce que je n’aurais jamais pensé pouvoir faire. J’étais aussi agricultrice mais aussi danseuse étoile, en tutu, devant l’opéra Garnier. Cela m’a permis de grandir et de prendre davantage confiance en moi. 

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre déjà beau parcours ?

J’aimerais évoluer en mettant un pied à TF1, ma maison de cœur ! Ce serait mon rêve…J’aime le contenu qu’ils proposent et j’adorerais collaborer avec eux. Mais je n’ai pas envie de laisser tomber la radio donc mon graal serait de faire l’un et l’autre, la semaine et le week-end. 

Je suis pluridisciplinaire donc pourquoi pas aussi jouer dans une série quotidienne, tout en étant animatrice en même temps.

On peut me souhaiter également que ma chaine Youtube marche, pour faire ensuite des vidéos en collaboration avec des grands noms. Ce serait vraiment cool ! Je pense avoir toute ma place en tout cas, en tant que jeune animatrice…

Merci, Clarisse, pour toutes vos réponses !

 

 

Publié dans Radio

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France 4 / Planète Rap, la quotidienne : Fred Musa nous en dit plus sur ce nouveau format !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : Prod & Cie / France Télévisions

 

Bonjour Fred,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les téléspectateurs de France 4 peuvent vous retrouver, du lundi au jeudi, à 21h, dans “Planète Rap, la quotidienne”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Evidemment, c’est toujours une joie d’être présent parce que, finalement, on avait commencé l’aventure “Planète Rap” avec le service public il y a plus d’un an et demi maintenant…Après une soixantaine de numéros que l’on a faits, déclinés en 50 minutes, là, on revient avec un nouveau format, plus pédagogique. 

J’ai passé la cinquantaine, j’ai besoin de transmission, j’ai besoin de transmettre toute cette passion pour le rap, que j’ai depuis une trentaine d’années. De pouvoir expliquer cette passion, chaque soir à 21 heures, est un véritable plaisir, honnêtement !

Interviews d'artistes, décryptage, portraits,...C’est l’émission de toutes les cultures urbaines, à la fois feel good, ludique et dynamique…

Il est 21 heures, il y a beaucoup de choses à la télé, il y a des gens qui veulent se poser et notre but est de proposer quelque chose de ludique et de pédagogique, pour être dans la transmission.

 

Crédit photo : Prod & Cie / France Télévisions

 

France Télévisions poursuit, ainsi, son engagement pour les cultures urbaines en proposant des formats courts quotidiens…

Bien sûr ! Ce n’est pas qu’avec le programme court d’ailleurs…La télé reste évidemment un support fort mais il doit emmener autre part, en tout cas aller chercher un public qui est aussi autre part. Donc le but est également de faire une déclinaison via le grand maillage qu’est maintenant France Télévisions, par l’application France TV Slash et par les réseaux sociaux. L’objectif est d’être en 360 degrés, d’être présents partout !

Ce programme est certainement très complémentaire de ce que vous faites déjà en radio…

Exactement ! Je fais de la radio, je suis également présent sur les réseaux sociaux depuis de nombreuses années…Vraiment, c’est une chance et je ne remercierai jamais assez le service public d’avoir dit oui, quand on les avait vus il y a un peu plus de deux ans maintenant, pour que l’on puisse présenter toute cette génération, toute cette bande son, toute cette musique. C’est pourquoi je suis aussi un des fervents défenseurs, aujourd’hui, du service public…Je ne supporte pas tout ce qui se passe, en ce moment, autour du service public, que l’on montre du doigt mais on sait très bien d’où ça vient… Ils me trouveront en face, en tant que défenseur du groupe !

 

Crédit photo : Prod & Cie / France Télévisions

 

Le fait de passer à l’image change-t-il quelque chose, dans la façon d’appréhender le programme et/ou de l’animer ?

La chose la plus importante lors du passage à l’image est de savoir ce que l’on peut proposer…”Planète Rap” est une émission qui a trente ans, qui existe en radio, qui existe sur les réseaux sociaux, qui existe sur Youtube, donc qu’est-ce qu’on pouvait faire encore de différent avec cette belle marque ?

On a fait une soixantaine de numéros de 52 minutes, c’est très bien mais on s’est demandés ce que l’on pouvait encore proposer, aujourd’hui, de différent, pour être en quotidienne… Le but était de proposer des petites scénettes, de deux minutes à deux minutes trente, qui puissent emmener vers quelque part, ou alors, qui puissent apprendre quelque chose. Donc le vrai challenge a été là-dessus ! On a vraiment beaucoup réfléchi là-dessus avec la boîte de production, Ugo Prod, pour savoir ce que l’on pourrait apporter et comment on allait mettre tout cela en scène. Je pense qu’on n’est pas si loin…On peut toujours améliorer des choses, je suis un éternel insatisfait, j’aime bien les premiers numéros mais je pense que l’on peut être encore plus forts ! C’est ce que l’on essaie, d’ailleurs, de faire au quotidien avec les équipes…

Justement, quels retours avez-vous déjà pu avoir des téléspectateurs ?

Honnêtement, ma plus grande surprise, peut-être, est d’avoir fait de tels scores, que ce soit sur France 4 ou sur France 2…J’étais halluciné d’avoir plus de 300 000 téléspectateurs, on a même, parfois, fait des pics à 500 000 ou 600 000. J’étais vraiment étonné parce qu’on sait très bien que le rap, en télé, peut être compliqué mais il y a eu une adhésion des téléspectateurs et je ne vous parle même pas des millions de vues qu’il y a eus, sur la plateforme, des différents épisodes que l’on a pu proposer. J’étais moins inquiet sur la partie digitale…Sur celle en linéaire, je me disais que ça pouvait être un risque mais on a fait des scores dont je n’ai pas à rougir et dont je suis même très très fier, vraiment !

Donc j’avais des retours par là et aussi par les gens qui m'envoient des messages, dont je reste très proche. J’écoute ce que l’on peut améliorer…

Quels sont les prochains invités que l’on aura plaisir à découvrir ?

Dans les stories, on raconte des histoires par rapport à un artiste, bientôt Bad Bunny, l’artiste latino qui fait un carton dans le monde entier. Aussi une histoire sur 2pac, qui est mort en 96, un rappeur qui a marqué les années 90 avec, notamment, la guerre East coast / West coast, entre New-York et Los Angeles.

Pour les invités, il y aura une jeune artiste que j’adore, Maureen, qui vient de Martinique, elle est talentueuse comme pas possible. Ainsi qu’Orelsan notamment…

 

Crédit photo : Prod & Cie / France Télévisions

 

Entre la radio, la télé et les réseaux sociaux, votre emploi du temps doit être bien rempli…Mais sans doute que la passion prend le dessus ?

Honnêtement, bien sûr que c’est le plaisir qui prédomine. Je repense à mes parents, je voyais mon père qui se levait à 5 heures du matin pour aller vendre des fournitures pour fleuristes…Je ne vais pas me plaindre de vivre de ma passion, j’ai commencé la radio à 15 ans et j’ai l’impression d’être toujours ce gamin de 15 piges, d’être émerveillé et, chaque jour, encore de découvrir. Surtout, je mesure la chance que j’ai de vivre de ma passion de gamin et aussi, maintenant, d’aller un peu plus loin avec la télévision : on le voit tous les jours, c’est très compliqué pour plein de gens, il faut l’avoir en tête donc j’évite de me plaindre. Je suis très heureux !

Ainsi, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure ?

Il y a encore plein de choses à explorer et plein de choses auxquelles réfléchir ! Ce que j’aimerais, c’est que cette quotidienne soit un vecteur de transmission et de génération, en rassemblant, pendant un petit moment, différentes personnes autour de ce programme. La culture urbaine est une belle culture, elle n’est pas une sous-culture, comme ont pu le dire des prétendants à différents postes politiques…C’est une vraie belle culture et je souhaite simplement qu’elle soit reconnue à sa juste valeur !

Merci, Fred, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio, Télévision

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RTL2 Méditerranée : Benjamin Rotrou évoque l'émission qu'il anime quotidiennement !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Benjamin,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les auditeurs de RTL2 Méditerranée peuvent vous retrouver à l’antenne, du lundi au vendredi, à partir de 12h. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

J’irais même plus loin, en disant que c’est un plaisir de faire de son hobby son travail…Ce n’est pas donné à tout le monde, il n’y a pas forcément beaucoup de gens qui aiment leur travail. J’ai la chance de faire un travail dans un cadre sympa et détendu, et, à la base, de faire un métier passion donc d’être payé pour cela. C’est un vrai plus !

Concernant le rendez-vous de l’après-midi, on ne se rend pas directement compte de l’impact que l’on a sur les auditeurs. Mais on le remarque quand on n’est pas là et qu’ils nous envoient des messages pour nous demander ce qui se passe : « Il n’y a pas d’émission cet après-midi ? ». C’est là que l’on comprend vraiment qu’on les accompagne…On est dans notre studio, on n’a pas forcément le contact direct avec les auditeurs mais, en fait, on les suit réellement, dans leur quotidien. C’est vrai que c’est plaisant, on se dit qu’on a une utilité, que l’on ne fait pas juste passer de la musique, ce qui est chouette !

Plus concrètement encore, c’est avant tout un programme de flux musical, que vous complétez d’interventions locales, pour être au plus proche des auditeurs…

Oui, c’est ça ! C’est vraiment un programme musical…On s’est rendu compte que, s’il y avait trop de bla-bla, les auditeurs n’appréciaient pas, à cet horaire-là. On n’est pas là pour cela, on est là pour passer de la musique mais l’avantage que l’on a encore, à l’heure actuelle, par rapport à toutes ces plateformes de streaming, c’est qu’on ajoute du contenu et du direct. Donc on peut interagir en fonction de la météo, du trafic et de l’actualité, tout en restant légers. On va aussi pouvoir rajouter du contenu local, qui est notre force et aussi notre obligation vis-à-vis de l’ARCOM. Je n’oublie pas l’expertise musicale, ce que, encore une fois, les plateformes de streaming ne font pas : quand on va passer un titre, on va pouvoir expliquer dans quel contexte il a été écrit, pour qui, avec qui,…Pour l’instant, il n’y a que la radio qui sait le faire ! C’est ce qui nous permet clairement de nous différencier…

Justement, aimez-vous écrire à l’avance vos interventions ? Ou y laissez-vous une part d’improvisation ?

En fait, il y a deux écoles et donc deux façons de faire. Certains animateurs n’écriront jamais et d’autres vont vouloir le faire pour que ce soit carré. C’est vrai que l’on a tendance à avoir des durées d’intervention qui sont très courtes : si, alors, on n’écrit rien, j’ai peur qu’on parte un peu dans tous les sens et qu’on n’aille pas vraiment à l’essentiel. Personnellement, j’écris mais, après, je le joue quand même aussi un petit peu, pour que ce soit naturel. Cela me permet aussi d’avoir des speaks qui sont propres, où je sais précisément ce que je vais pouvoir dire. Je pense que le message est plus clair, on va à l’essentiel, pour ne pas perdre les auditeurs, dont les temps d’écoute sont courts.

 

 

L’émission est diffusée à un moment charnière de la journée. Y pensez-vous, parfois, notamment dans votre ton au micro ?

Je vais y penser dans le vocabulaire que je vais utiliser : « Pause déjeuner » va être utilisé entre midi et 14h, alors que l’après-midi, les gens seront plus au travail ou en télétravail. Donc ce sont les mots qui vont changer, pas forcément le ton. Je m’adapte et j’essaie de m’imaginer ce que font les auditeurs.

J’adapte aussi le contenu de mes informations au moment de la journée : si j’ai envie de parler d’un concours de burgers, je vais plus facilement le faire entre midi et 14h, où je vais sans doute susciter l’intérêt de l’auditeur, qui peut avoir faim à cette heure-là. Si j’en parle à 15h, ça a un peu moins d’intérêt…

Plus personnellement, pour être à l’affut de toutes ces informations, cela vous demande sans doute d’être au cœur de l’actualité locale et de l’ambiance musicale, ce qui doit être certainement très plaisant…

C’est un engagement, c’est une obligation, pendant ces quatre heures ! On a des comptes à rendre à l’ARCOM donc on se doit de donner des informations et c’est vrai que de faire du programme global m’intéresse assez peu…Je préfère parler d’une avant-première au cinéma ou d’un concert qui va avoir lieu, ou encore d’une initiative…Il y a tellement de choses à dire que c’est super enrichissant ! Au contraire, je suis même très demandeur…

Pendant le live, en plus de vos interventions au micro, vous gérez toute la technique derrière…

Oui, oui ! On a la chance, quand même, d’avoir du matériel à la pointe, qui nous permet une certaine automatisation, si on en a besoin. On fait également le standard sur certains jeux concours, qui peut sonner pendant une demi-heure voire trois quarts d’heure donc on est content, alors, de pouvoir parfois mettre en enchainement automatique, parce qu’on ne peut pas tout faire et pour être sûr de décrocher à tous les appels.

Techniquement, c’est une chance d’avoir des outils aussi pratiques…Quand j’ai commencé la radio, on avait encore les bandes magnétiques : il fallait les sortir et les coller avec du scotch. Il devait y avoir un réalisateur, un animateur, un producteur, un standardiste parce qu’on ne pouvait pas tout faire. Maintenant, on peut être très autonome et faire vraiment plein de métiers. On sait tout faire, on est devenus polyvalent parce que la technologie nous aide aussi à être autonome. C’est d’autant plus important qu’à l’heure actuelle, le contexte de la radio, dans son ensemble, est moins favorable : on gagne moins d’argent donc, forcément, les effectifs sont plus faibles et il faut savoir tout faire. C’est chouette, dans le sens où on ne se repose pas sur nos acquis, on apprend plein de métiers !

Vous évoquiez la radio comme un métier passion, une passion qui vous vient sans doute de votre plus jeune âge…

J’ai commencé la radio à 18 ans mais, avant, je faisais de la disco-mobile, pour des mariages notamment. Donc j’ai toujours été un peu dans la musique…C’est vrai que, quand il m’a fallu, après mon Bac, choisir mon orientation, je suis tombé sur une pub pour une école de radio à Paris et cela m’a intéressé, malgré le cout. J’ai fait des tests, ils étaient ok, mes parents ont approuvé et c’est parti comme cela…Ca s’est fait très vite !

 

 

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour cette nouvelle saison radiophonique qui démarre ?

RTL2 est une radio très stable en termes de programmes, les choses évoluent assez peu, c’est une chance. On peut nous souhaiter d’avoir toujours de beaux évènements, pour faire briller la marque dans un contexte, je le redis, qui est compliqué pour la radio en général. Globalement, on a une rentrée déjà très chargée en concerts notamment, ce qui est très chouette…On va pouvoir faire de belles choses, c’est génial !

Merci, Benjamin, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio

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Nuit noire, nuit blanche : Juliette Lamboley nous en dit plus sur cette belle série audio !

Publié le par Julian STOCKY

@Ilia Zavialov : janvier 25 Paris

 

 

Bonjour Juliette,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous nous retrouvons dans le cadre de l’édition 2025 du festival de la fiction TV, où vous venez défendre la série audio « Nuit noire, nuit blanche », qui vous tient à cœur. Si l’on en revient à sa genèse, d’où vous en sont venues l’envie et l’idée ?

Cela a été une longue démarche parce que, au début, je n’avais pas forcément envie d’en parler, j’avais plutôt envie de garder cela comme une histoire personnelle…

Le projet parle d’un dépôt de plainte pour viol et de toutes les étapes qui s’en suivent. C’est une histoire vraie et, au moment où je l’ai vécue, j’ai manqué de ressources et d’appuis, notamment de podcasts, de lectures, de films, de séries…Il y en a mais ce n’est pas totalement réaliste donc c’est vrai que cela ne me suffisait pas. Cela a été une réflexion de me dire qu’en fait, j’avais besoin de retranscrire ce que j’avais vécu, pour aider d’autres personnes qui, potentiellement, passeraient par les mêmes étapes. Donc la première envie a été celle-ci, d’aider et de devenir une sorte de ressource potentielle pour des personnes qui seraient victimes de violences ou qui voudraient porter plainte.

Sans doute que ce projet a nécessité de raviver des souvenirs pas forcément tous des plus agréables ?

Concrètement, c’est l’histoire d’une procédure, suite à un dépôt de plainte pour viol, qui dure 5 ans et, en fait, ce qui était particulier, c’est que le projet artistique s’est créé au fur et à mesure de la vraie procédure. Donc j’ai commencé à écrire, à enregistrer et à avoir envie d’en faire un projet peut-être quelques mois après le début. Tout s’est fait un peu en parallèle !

Ce n’est pas du documentaire, ce sont quand même des comédiens et des comédiennes qui rejouent les scènes mais, en fait, ce qui se passait, c’est que je m’enregistrais toute seule avec mon téléphone, dès qu’un rendez-vous arrivait, dès que j’avais une réflexion, dès que je pensais à quelque chose dans la rue…Donc ce sont des émotions assez brutes qui ont été retranscrites dans un podcast en même temps que la réalité !

Au moment de la réalisation concrète du projet, avez-vous eu la volonté de vulgariser la démarche pour la bonne compréhension de tous ?

Complètement ! Je voulais, déjà, que ça devienne un objet artistique : pour moi, c’était important que ce ne soit pas juste du documentaire ni seulement ma voix qui raconte un récit, mais que ça devienne vraiment une histoire. Mais le fond était surtout que ça devienne, en effet, un outil pédagogique et de simplification, notamment des termes utilisés. Je ne comprenais rien à ce que mon avocate me disait ni à ce que la justice me racontait, j’avais l’impression d’être bête…Je me disais que ce n’était pas possible, que je ne pouvais pas être la seule à ne rien comprendre à ce qui se passe, à être complètement à côté de la plaque. J’avais besoin de dire « Non, je ne suis pas seule et toi, si jamais ça t’arrive, tu n’es pas seul non plus ! A mon niveau, et avec humilité, je vais t’expliquer ce qui se passe et ce que tu risques de vivre si jamais ça t’arrive aussi, ce que je n’espère pas ».

 

 

Le format est assez original. Cette idée-là est-elle venue rapidement dans le projet ?

En fait, ça s’est fait assez naturellement, bizarrement. Il faut savoir que je suis comédienne donc j’ai plus l’habitude d’être dans des films, des séries ou des pièces de théâtre que dans de l’audio. Mais, en fait, à ce moment-là, je le disais, j’ai commencé à m’enregistrer, dès qu’il se passait quelque chose. C’était beaucoup plus difficile pour moi d’écrire, c’était plus douloureux ! C’était donc impensable d’en faire un roman.

J’avais envie que ça aille vite, j’avais envie aussi d’être complètement libre sur le format, sur ce que je raconte et sur les personnes que je choisis pour le faire. J’avais besoin de cette liberté que la justice ne nous donne pas, concrètement. Là, j’avais envie de me réapproprier mon histoire, telle que je le voulais. On sait que, quand on crée une série ou un film, il y a tellement d’argent en jeu qu’il y a énormément de personnes qui décident. J’avais envie d’être la seule à tout contrôler…et il s’avère que c’est possible en audio !

C’est toute une équipe qui a fait le podcast, il y a 45 comédiens, il y a 15 personnes autour, c’est une grosse équipe ! On ne s’en rend peut-être pas compte…

L’audio permet aussi, en plus de cette liberté, d’être littéralement entendue : je ne l’ai pas été par la justice et la plupart des victimes ne le sont pas non plus. Là, j’avais envie de dire ce que je pense et comment ça s’est passé, dans le creux de l’oreille de l’auditeur et de l’auditrice….

Justement, a-t-il été « facile » de composer cette équipe ?

Cela s’est fait de manière assez traditionnelle : je sais que le milieu du podcast n’est pas connu mais il y a des boites de production, et j’ai été approchée par l’une d’elles. Ce sont des professionnels de l’audio, qui ont leurs propres équipes donc je n’ai pas eu à convaincre des gens de m’aider…

Ce projet a-t-il déjà été l’occasion de premiers retours ?

Oui, il y a des personnes pour qui c’est encore un peu douloureux, tout dépend dans quelle phase psychologique elles sont. D’autres ont trouvé cela assez utile, justement, de se sentir accompagnées, de mieux comprendre ce qui se passe derrière les portes de la justice, au-delà de ce que l’on voit dans les séries policières et dans les films, où on ne voit que les procès. Alors que, dans 95% des cas, il n’y a pas de procès…Cela pose de vraies questions plus profondes, de comment on se fait justice. On frôle presque la philosophie !

Que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette aventure ?

En tant qu’objet audio, je souhaite qu’il soit entendu un maximum. J’aimerais qu’il serve, ne serait-ce qu’à une seule personne…J’aurais alors tout gagné !

A titre personnel, on m’a proposé d’en faire une adaptation en série télé ou en film. Je ne pensais pas du tout le faire mais, quand j’y réfléchis, dans une logique de toucher de plus en plus de monde, finalement, maintenant que j’ai fait cet objet sonore de façon libre, ça pourrait m’intéresser de l’adapter en série ou en film, pour que ce soit encore plus vu !

Après, ça m’intéressait d’écrire aussi, pourquoi pas, une suite, une sorte de saison 2, sur la reconstruction et sur ce qui se passe une fois que l’on a porté plainte : comment se reconstruit-on personnellement ?

Pour terminer, en parallèle, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

En tant que comédienne, je suis toujours au théâtre, je joue dans « Edmond », d’Alexis Michalik. Et, à l’été prochain, je commencerai le tournage d’un premier long-métrage…

Merci, Juliette, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio

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Pépé Jacques – Qu’est-ce qui fait que l’on survit ? : Laurie Cholewa nous en dit plus sur le livre qu'elle vient de sortir!

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Laurie,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Votre livre « Pépé Jacques – Qu’est-ce qui fait que l’on survit ? » vient de sortir chez Robert Laffont. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, c’est énormément d’émotions parce que ça fait depuis très longtemps que j’écris sur l’histoire de mon grand-père et que je veux la partager. Ca a beaucoup changé de forme, j’ai souvent voulu écrire un roman mais je ne savais pas de quelle façon m’y prendre…Finalement, j’ai rencontré mon éditrice, qui m’a proposé de faire un récit autobiographique, où je mène une sorte d’enquête pour vraiment en savoir plus sur l’histoire de mon grand-père pendant les camps. Voilà, c’était la bonne rencontre au bon moment…

Au fil des années où j’ai travaillé dessus, mon père était encore en vie, mon oncle était encore en vie et, maintenant que je le sors, ils ne sont plus là…Donc c’est forcément beaucoup d’émotions !

Les moments de travail pour préparer ce livre ont certainement été pleins d’émotions eux-aussi, à la vue des thèmes abordés…

Oui…Il y a les choses que l’on entend depuis toujours, il y a les choses que l’on sait, on a l’impression de savoir beaucoup de choses mais quand on se met vraiment dedans, on se rend compte qu’il y a quand même des éléments de l’histoire qui nous manquent. Donc il a fallu un petit peu enquêter, partir au mémorial de la Shoah, essayer de trouver des documents et c’est vrai que c’est toujours très émouvant de voir la photo de son grand-père, de retrouver aussi d’autres petits enfants, comme moi, de déportés qui ont connu mon grand-père, d’entendre des gens parler de lui en des termes très positifs, en disant que c’était un « mensch », qu’il a essayé de sauver telle ou telle personne dans les camps, qu’il a fait de grandes choses,….

On se rend compte que l’on est tout petit à côté de ces parcours de vie ! C’est sûr que c’était à la fois très joyeux et, en même temps, très émouvant parce que, sur ma route, j’ai rencontré pas mal de personnes que je n’aurais jamais croisées si je n’avais pas fait ce livre.

Au moment de l’écriture, face à la grandeur et à l’ampleur du sujet, sans doute même avez-vous dû faire des choix dans les moments partagés ?

Oui, j’ai essayé que ce soit agréable à lire, que ce soit fluide, j’ai essayé aussi d’intéresser, de raccrocher à l’actualité, de parler de moi également, pour que ce soit aussi un bouquin un peu témoignage, dans lequel je me livre. Après, l’essentiel du parcours de mon grand-père est quand même dans ce livre, en tout cas tout ce que j’ai appris jusqu’à aujourd’hui et que je sais.

Ce livre s’adresse bien sûr aux initiés mais pas uniquement…

Non, c’est un parcours héroïque dans sa banalité, c’est un parcours qui nous rappelle que l’envie de vivre nous fait faire de grandes choses. C’est surtout un parcours qui peut inspirer et ça contribue au devoir de mémoire ! Petit à petit, les témoins directs de la Shoah disparaissent et ce genre de récit permet qu’on n’oublie pas, permet pour nos futures générations de se souvenir que ça a vraiment eu lieu et de ce qu’ont traversé tous ces hommes et toutes ces femmes qui étaient déportés dans les camps de concentration. Donc j’espère que ça va toucher le plus grand nombre ! Il se trouve que c’est la Shoah mais c’est surtout « Qu’est-ce qui fait que l’on survie ? », c’est ce que je mets sur la couverture du livre…C’est l’envie de revoir sa femme, de revoir son enfant, de s’accrocher à la vie, coûte que coûte, même quand il n’y a plus aucun espoir !

 

 

A peine le livre sorti, votre première séance de dédicaces témoigne d’une belle affluence, qui doit certainement vous faire chaud au cœur…

Oui ! C’est vrai que je suis très contente, les gens sont venus, des personnes m’ont fait des surprises, il y a même une dame qui est venue de Toulouse, qui travaille dans le lycée Ozar Hatorah, où il y a eu l’attentat. C’est sûr que tout le monde partage son histoire, familiale ou de vie, et c’est toujours très agréable. Ce sont toujours des moments de rencontre et on fait tout ça aussi pour ces instants-là d’échanges avec des gens qui ont vécu la même chose ou qui, en tout cas, s’y intéressent. J’adore !

En plus, plein de copains sont venus me soutenir et j’ai ma famille, mes enfants, ma mère, mon frère, …C’est une vraie histoire de cœur !

Spontanément, des personnes venues faire dédicacer le livre vous ont témoigné de leur histoire personnelle…

C’est ça la beauté d’un livre : on se l’approprie ! Ca nous touche quelque part, pas tous au même endroit mais, en tout cas, on est tous finalement reliés quand même par des chemins de vie qui font que, à un moment donné, une histoire nous touche particulièrement. C’est super agréable !

D’ailleurs, quels premiers retours avez-vous déjà pu avoir sur le livre ?

C’est sûr que mes proches ont été marqués par des choses que j’ai vécues, comme le décès de mon père dont je parle dans le livre. Cela les a beaucoup touchés ! Ceux qui me connaissent savent que j’essaie de faire ce livre depuis tellement longtemps que, pareil, ils se sont retrouvés dans certaines choses du livre. Après, ce qui touche, c’est effectivement le fait que ce soit assez fluide, avec des chapitres assez courts, le fait aussi que ce soit un peu comme une enquête, où j’embarque les lecteurs au mémorial de la Shoah, où je les emmène d’une rencontre à une autre, à interroger ma mère et mon frère. Tout est relaté dans le livre, même des discussions WhatsApp. Il y a aussi des documents qui datent de la seconde guerre mondiale, notamment des fiches de déporté de mon grand-père. C’est vraiment un récit initiatique !

Maintenant que le livre est sorti, quel parcours de vie peut-on lui souhaiter ?

Qu’il voyage le plus possible dans toutes les familles ! Et puis, surtout, vraiment, c’est un message universel donc j’espère qu’il touchera évidemment la communauté juive pour le souvenir mais toutes les autres communautés. On a besoin, aujourd’hui, de véhiculer des messages de paix, pour avancer. Je l’ai beaucoup mis dans mes dédicaces, c’est important aussi de tirer des leçons de l’histoire pour que ça ne se reproduise pas.

Merci, Laurie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision, Radio

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RTBF, Vivacité, Fort Boyard, ... : Julien Lapraille évoque sa rentrée riche en actualités !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Julien,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les téléspectateurs de La Une peuvent vous retrouver tous les samedis, à 13h35, aux côtés de Nathalie Schraen-Guirma, dans « Les ambassadeurs ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Le début d’année est chargé mais j’ai envie de dire que même le reste de l’année l’est aussi ! Ce n’est pas en prétention que je dis cela, c’est que j’ai d’autres activités et que celle principale n’est pas forcément les médias…Le métier de bouche touche à beaucoup de choses, notamment à la télé et à la radio. « Les ambassadeurs » sont un peu, on va dire, ma petite passion, c’est mon match de foot du week-end que je m’amuse à faire ! Comme ce n’est pas mon métier, je le fais vraiment par amusement…Comme je le dis très souvent, le jour où ça ne m’amusera plus, j’arrêterais parce que je fonctionne comme cela. Je pense que le fait de fonctionner comme cela est aussi ce qui fait mon petit succès…

L’avantage des « Ambassadeurs », je l’ai toujours dit et défendu depuis des années, est de mettre en avant des artisans et des producteurs wallons, mais aussi tout ce qui nous entoure dans notre région et notre pays. Du coup, je suis toujours excité à ce que ça recommence, même si, pour moi, ça ne s’arrête jamais parce qu’on est toujours en train de tourner et d’enregistrer. Je suis toujours en train de rencontrer des artisans donc, pour moi, c’est une continuité mais, en effet, il y a toujours une rentrée et, là, c’est parti !

 

 

C’est, à chaque fois, l’occasion pour vous de faire découvrir le meilleur de votre patrimoine, entre sites emblématiques, producteurs passionnés et recettes gourmandes…

L’objectif des « Ambassadeurs » est que, de 18 ans, ou même plus jeune, à 99 ans, tout le monde s’y retrouve. Que ceux qui n’aiment pas la cuisine s’y retrouvent quand même, que ceux qui n’aiment pas le tourisme s’y retrouvent quand même parce que « Les ambassadeurs », c’est le tourisme, la découverte, les musées, les lieux insolites, les logements insolites, les producteurs, les artisans, la nourriture, les bons petits plats, ….Tout cela est rassemblé dans une seule émission…Quand je dis tout cela, c’est tout ce que l’on cherche et tout ce que l’on aime…Du coup, c’est un peu l’une des émissions parfaites, dans le sens où, au quotidien, on aime manger et découvrir, ce qui correspond à la base des « Ambassadeurs ».

 

 

Ce qui est surprenant et agréable dans mon exemple, moi qui ai rejoint la RTBF il y a deux ans, c’est que je remarque que je ne connais pas tout le monde…Je pensais avoir fait le tour de tout parce qu’on en apprend tout le temps mais, là, je suis en train de découvrir de nouveaux producteurs, de nouveaux artisans et c’est ça qui est génial. Cela montre notre richesse, le développement de nos artisans et de nos producteurs donc c’est vraiment hyper hyper agréable d’en découvrir de plus en plus et donc de ne pas voir tout le temps les mêmes.

Rendez-vous est pris aussi chaque lundi, de 15h à 17h, sur Vivacité, pour la version radio, aux côtés de Philippe Jauniaux…

Il faut savoir que « Les ambassadeurs », ce n’est pas que de la télé, c’est aussi de la radio du lundi au vendredi. C’est, entre autres, pour cela que je suis arrivé à la RTBF…Ma séquence gourmande de cuisine découverte est le lundi…

C’est complémentaire parce que tout le monde ne regarde pas la télé ou n’écoute pas la radio. Donc ça permet de parler encore plus des producteurs artisans…Maintenant, le dialogue, l’explication et le contenu sont assez similaires…La seule chose est que l’on retape un peu sur le clou pour que les gens écoutent bien notre message et entendent parler des artisans producteurs que l’on veut évoquer, ce qui est positif !

 

 

Dans les deux cas, la vulgarisation est très importante, pour parler à un maximum de monde…

Ah oui ! L’avantage avec moi, et puis j’ai remarqué que j’avais cette capacité-là, c’est que j’arrive à parler d’une façon qui plaira autant aux jeunes de 18 ans qu’aux personnes plus âgées, grâce à mon langage du quotidien, un peu direct et un peu franc. Mais, en fait, c’est un langage que tout le monde parle au quotidien et c’est ça qui fait le succès du dialogue entre les auditeurs, les téléspectateurs et moi.

D’ailleurs, quels principaux retours pouvez-vous avoir de leur part ?

Je n’en ai pas spécialement…Le seul retour que j’ai et que je peux dire, c’est que les gens me remercient d’être venus, me remercient d’avoir parlé d’eux et me remercient de parler au quotidien, depuis de nombreuses années, du même message, celui des artisans, des producteurs et du chez nous.

On n’oublie pas non plus « SOS Julien » dans « On n’est pas des pigeons »…

Oui ! A la RTBF, à la base, je suis arrivé pour « Les ambassadeurs » et pour une émission l’été, pendant huit semaines. S’est ajouté à tout ce panel qui est déjà pas mal, le « SOS Julien » en télé. En moyenne, c’est diffusé une semaine sur deux et l’objectif est que des gens nous contactent afin qu’on réalise des recettes qu’ils ont envie de réaliser, suivant des ratés à la maison, des envies personnelles ou autres.

Il y a aussi le « 8/9 » en radio, avec Cyril, qui est un peu l’émission phare en Wallonie, qui est diffusée également en télé. Là aussi, en moyenne, c’est une semaine sur deux. Ce sont déjà de belles petites choses et, après, plein d’autres s’ajoutent dans l’année. Par exemple, je reviens d’une semaine de tournage, où j’ai enregistré des recettes de fin d’année, pour Noel et nouvel an. Cela s’appellera « Les recettes de Julien » et, cette année, il y aura une petite particularité mais je ne peux pas encore tout dire…

En parallèle, sera diffusée d’ici quelques semaines votre participation à la mythique émission « Fort Boyard », version Belgique. Sans doute était-ce pour vous un honneur de participer à ce programme historique de la télévision ?

J’étais effectivement à La Rochelle et j’ai eu la chance que ce soit l’avant dernier jour d’Olivier Minne donc c’était un plus. D’avoir pu participer à une des dernières émissions qu’il a enregistrée était quand même génial…C’était chouette ! Bien entendu, je ne vais pas vous apprendre que c’était une expérience incroyable…Ce sera diffusé le samedi 15 novembre au soir.

En plus de cela, dans quelques jours, il y aura le CAP48, qui est un peu, si on veut, l’équivalent du « Téléthon » où, justement, presque tous les candidats qui ont fait « Fort Boyard » allons reproduire une épreuve sportive. Donc on va se retrouver par rapport à cela !

 

 

D’ailleurs, appréhendiez-vous certaines épreuves plus particulièrement, avant de vous rendre sur le fort ?

De toute façon, ils demandent un questionnaire et de toute manière, si tu dis que tu as une phobie pour les serpents, ils te mettent les serpents. Donc, au final, autant ne pas répondre au questionnaire, hormis pour des maladies. Mais non…De toute façon, quand tu vis des choses comme « Fort Boyard », tu dois penser à ne rien réfléchir, tu dois juste te dire « Ok, je vais aller profiter, je vais aller vivre un truc que peut-être je ne referais pas deux fois dans ma vie donc, du coup, on s’en fout, on y va et on profite ». C’est ce que j’ai fait et je pense que ça se verra…Je l’espère, en tout cas !

Certainement qu’au moment où les caméras ont commencé à tourner, cohésion et bonne humeur étaient au rendez-vous, pour aider au dépassement de soi…

N’importe qui qui vient, et dans notre équipe c’était le cas, est hyper excité de le faire donc tu t’entraines naturellement…Tu vis une expérience unique, c’est ce qu’il faut se dire !

 

 

Avec le recul, quelles sont les qualités attendues pour être un bon candidat sur le fort ?

Il faut juste avoir envie de le faire ! Si tu n’as pas envie de le faire et que tu n’as pas ce petit frisson d’enfant de te dire que tu vas faire « Fort Boyard », il ne faut pas le faire. Mais 98% des gens sont excités de le faire…Je ne vois pas qui dira le contraire. A un moment donné, c’est quand même quelque chose de mythique, tu as plusieurs pays qui vont tourner là pour enregistrer des émissions pour leur pays…Quand j’avais 12 ans, je regardais déjà et j’en ai 39 donc vous imaginez depuis quand je regarde et depuis quand je suis un peu excité par le truc…Ce qui est normal !

Pour terminer, plus globalement, que peut-on vous souhaiter pour cette nouvelle saison qui démarre depuis peu ?

Que tout continue sur la même lancée que ce que je viens de vivre déjà depuis fin 2024 / début 2025. Que tout continue pour 2026 avec la santé, la joie et la bonne humeur…

Merci, Julien, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision, Radio

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VivaCité, La Une, son spectacle, sa participation à "Fort Boyard" : Gaëtan Delferière évoque sa belle et riche actualité !

Publié le par Julian STOCKY

©Lilian Muller

 

 

Bonjour Gaëtan,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

« Le Cactus » est à suivre tous les matins à 8h15 du lundi au vendredi dans « Le 8/9 » en radio sur VivaCité et en télé sur la Une. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous chaque jour ?

Oui, c’est super chouette à faire, l’équipe est trop chouette ! Livia a remplacé Sara, je n’étais pas là depuis longtemps donc voir Sara partir n’était pas facile, c’était un peu mon pilier. Mais, oui, Cyril et Livia sont très chouettes, comme tous les autres membres de l’équipe. Je m’amuse beaucoup là-bas, ils me laissent beaucoup de liberté, c’est trop chouette !

Cela vous permet, ainsi, des registres variés et une palette qui l’est tout autant…

Oui, oui, oui ! J’essaie toujours de coller au maximum à l’actualité mais, après, je n’aime pas me répéter en fait dans l’actualité non plus. Sinon, il faudrait faire des chroniques toutes les semaines sur Gaza…Ce n’est pas pour autant que ce n’est pas important, c’est juste que c’est compliqué de se renouveler là-dedans…A taper sur le même clou tout le temps, je ne sais pas si c’est forcément ça qui fait que les choses évoluent absolument. Mais j’essaie d’être le plus nourri possible par l’actualité…Même pour des choses, parfois, qui ne m’intéresseraient pas de base, j’essaie de me renseigner sur le sujet et de trouver des blagues dessus.

D’ailleurs, êtes-vous sensible à l’horaire, un peu après 8h du matin, dans le choix des mots ou encore dans la façon d’amener votre propos ?

Oui, un peu ! Au début, je n’y faisais pas attention et c’est en parlant un peu avec des auditeurs ou auditrices ou encore avec mes parents, qu’ils m’ont dit que tel mot, à la sortie du réveil, est un peu violent…Donc j’ai essayé de ne pas être trop vulgaire le matin parce que c’est bof d’entendre des mots grossiers en prenant son café ! Je cherche donc à avoir de l’impact avec des mots, mais sans être non plus choquant tout le temps parce que c’est le matin, un moment où on se réveille, où on rebranche son cerveau après la nuit.

Quels principaux retours pouvez-vous avoir des auditeurs ou des téléspectateurs ?

Beaucoup de gens m’envoient des messages sur Instagram, c’est un peu le réseau que j’utilise, même si je suis nul en réseaux. C’est très chou…Je croise aussi beaucoup de gens dans la rue qui me reconnaissent, ce qui est trop mignon, et qui me disent que mes chroniques sont trop bien…Ils sont très gentils avec moi !

J’ai aussi des retours négatifs, qui me construisent également, notamment sur Facebook, où il y a beaucoup de trolls. Comme je dis toujours, les commentaires Facebook sont la boite de Pandore sans l’espoir donc c’est compliqué d’y trouver du bon là-dedans. Mais il y a parfois des critiques négatives qui sont importantes sur ma diction et sur mon rythme de parole. Je sais que je dois bosser dessus…Parfois, je réécoute la chronique et je vois que, oui, j’ai parlé vite, que, oui, j’ai mangé quelques mots donc je sais que je dois faire attention pour la prochaine. Ecrire une chronique, c’est bien mais la jouer et l’écrire, c’est mieux !

En parallèle, votre spectacle « Spécial » poursuit son chemin sur les routes. Vous y parlez sans doute beaucoup de votre propre parcours…

Oui, oui. C’est une manière un peu drôle de prendre une revanche pour tous les gens qui ont été un petit peu laissés pour compte à l’école primaire, pour telle ou telle raison…

 

 

En tout cas, la scène est probablement, pour vous, un lieu d’expression complémentaire à celui évoqué en radio et télévision ….

Oui ! J’ai même commencé par le stand-up avant de faire de la radio. C’est complémentaire, oui. Cela permet d’avoir toujours du matériel à tester sur scène mais, après, la transition entre les deux n’est pas la même chose…En fait, le stand-up est un art vivant, qui doit se baser sur les retours, les énergies, les réactions de la salle donc on est plus dans une sorte de connivence avec le public. La radio bien sûr aussi, mais on parle à beaucoup de gens qui ne sont pas dans la pièce, on parle à beaucoup de gens qui sont loin donc il faut être le plus intelligible possible, il faut être le plus clair possible et c’est suivi par beaucoup beaucoup de gens. Donc ce n’est pas exactement le même exercice…

C’est complémentaire : la folie du stand-up apporte la folie dans la radio et la clarté de la radio apporte de la clarté sur scène…Mais ce n’est pas la même chose : je ne peux pas prendre une chronique et la ramener sur scène, c’est impossible !

En parallèle, sera diffusée d’ici quelques semaines votre participation à la mythique émission « Fort Boyard », version Belgique. Sans doute était-ce pour vous un honneur de participer à ce programme historique de la télévision ?

Oui, oui ! Franchement, c’était trop bien ! En plus, c’étaient les dernières émissions qu’enregistrait Olivier Minne donc c’était vraiment trop chouette à faire.

Quand j’étais petit, j’adorais cela…J’avais fait une petite pause sans visionner parce que je regardais moins la télé mais ça a toujours été un peu mythique dans ma tête. Donc d’aller sur le fort, de faire les épreuves, de rencontrer le Père Fouras était quand même très marrant…C’était très très chouette à faire et un peu irréel. Du coup, j’étais vraiment comme un enfant toute la journée !

Toute l’équipe technique de l’émission est incroyable, tout le monde est extrêmement professionnel et gentil, tout est très bien expliqué donc on a vraiment l’impression de passer une journée en aventure avec des potes. Donc, franchement, c’était incroyable à faire !

D’ailleurs, appréhendiez-vous certaines épreuves plus particulièrement ? A l’inverse, en attendiez-vous d’autres avec impatience ?

Oui…Tout ce qui est vertige et vide, ce n’est pas possible donc ça, j’appréhendais beaucoup. Et tout ce qui est animaux, par contre, même des animaux qui sont considérés comme horribles, moi ça me va très bien, il n’y a pas de soucis. J’aurais été content d’encore plus interagir avec les animaux un peu exotiques…En plus, c’est trop chouette parce que l’équipe technique, avant, nous a appris un peu comment prendre les araignées, comment prendre les serpents donc ce sont des trucs que je sais faire maintenant, je suis content !

 

 

Certainement qu’au moment où les caméras ont commencé à tourner, cohésion et bonne humeur étaient au rendez-vous, pour aider au dépassement de soi…

Oui, oui, oui ! On était là la veille déjà à La Rochelle, bon on se connaissait tous mais, après, c’était vraiment le moyen d’échanger, de se dire que l’on se soutient les uns les autres, que l’on se pousse vers le haut, que s’il y a des choses que l’on ne veut absolument pas faire on essaiera de négocier pour que ce soit l’un ou l’autre…Bon, ça n’a pas été fait mais s’il y avait vraiment eu une peur paralysante, j’aurais dit que je le faisais, moi, ou un autre aurait dit qu’il le ferait, lui. Donc, oui, il y a eu beaucoup de connivence, c’était trop chouette à faire !

Avec le recul, quelles sont les qualités attendues pour être un bon candidat sur le fort ?

Ah ah ah, aucune idée ! Je pense que c’est débrancher son cerveau…Il ne faut pas se laisser dominer par la peur : même si elle est là et présente, j’imagine que c’est arriver à dire « Allez, je fais confiance à l’habillage de l’émission, je fais confiance à mes coéquipiers et coéquipières, je débranche mon cerveau, je fais quelque chose de fou que je ne ferai jamais dans la vie et je vais à fond dans l’expérience ». Voilà, je dirais que c’est ça…

Pour terminer, plus globalement, que peut-on vous souhaiter pour cette nouvelle saison qui démarre depuis peu ?

D’être complet tout le temps, ce serait super ! De continuer à bien écrire plein de nouvelles blagues, pour préparer un nouveau spectacle pour la rentrée prochaine. Et de faire un Cirque Royal avec…Là, je joue au centre culturel d’Auderghem le 16 juin 2026 mais, après, ce serait trop bien de terminer l’année 2026, en décembre, par un Cirque Royal…Ce serait l’objectif absolu parce que c’est la plus belle salle de Bruxelles…C’est, pour moi, un rêve de gosse donc je trouverais cela cool !

Merci, Gaëtan, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision, Radio

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RTL : Peggy Broche nous en dit plus sur l'émission quotidienne qu'elle anime cet été !

Publié le par Julian STOCKY

@ Nicolas KOVARIK / Agence1827 / RTL

 

 

Bonjour Peggy,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les auditeurs de RTL peuvent vous écouter tout au long de l’été, entre 14h et 15h30, du lundi au vendredi, dans « A vous de jouer ! ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous de retrouver le micro chaque après-midi ?

C’est un bonheur ! Ce que j’aime avant tout, c’est échanger avec les auditeurs et leur apporter un peu de joie parce que l’on est dans un monde, je trouve, un peu dur. L’avantage, selon moi, de l’animation est que l’on a cette légèreté que les journalistes ne peuvent pas forcément avoir avec l’actualité. Pour moi, l’une de mes missions est d’apporter du sourire aux auditeurs et de leur changer un peu les idées. Donc c’est clairement toujours un plaisir de les retrouver !

Cette émission estivale, proposée en milieu d’après-midi, est une plage de douceur, de détente mais également de culture…

Il y a un peu de tout ça, oui ! On essaie d’apprendre des choses aux auditeurs…Le principe est de raconter des anecdotes sur des personnalités pour faire deviner de qui on parle. Il y a plein d’informations déjà connues mais l’idée est aussi, avec Lisa qui travaille avec moi sur ce programme, d’aller fouiller pour trouver des anecdotes moins connues.

L’objectif est de se détendre et de passer un bon moment ensemble…On a le sourire, on est tranquille, on n’est vraiment pas là pour se prendre la tête. Le plaisir ultime, si je peux dire cela comme ça, est le cadeau que l’on offre en fin d’émission ! Tout le monde peut participer, sans forcément avoir à appeler, simplement en envoyant un SMS. Le tirage au sort peut permettre aux gens de gagner leurs vacances et, pour moi, c’est toujours un bonheur de faire plaisir aux auditeurs.

On est donc sérieux mais sans se prendre au sérieux !

 

@ Thomas PADILLA / AGENCE 1827 / RTL

 

En amont de l’émission, lorsque vous découvrez les anecdotes proposées par Lisa, sans doute vous prenez-vous alors aussi au jeu, à essayer de trouver de qui il s’agit ?

Complètement ! En lisant, je me dis souvent « Oh, mais non !?! Ce n’est pas vrai, cette histoire est incroyable et dingue ! ». Je découvre des choses complètement folles…Récemment, on a fait deviner le nom de Michel Boujenah, à qui il est arrivé plus de mésaventures, souvent très drôles, que d’aventures : en lisant l’anecdote, j’étais littéralement morte de rire, j’en ai pleuré pendant près de cinq minutes, je suis même allée chercher des mouchoirs et je me demandais comment j’allais ensuite faire, à l’antenne, pour lire sans rire…Je me disais que ce ne serait pas possible…

C’est génial, en tout cas, d’apprendre des choses !

Ces anecdotes sont complétées d’interventions, à l’antenne, d’invités qui viennent témoigner du parcours des personnalités à découvrir…

Exactement ! On a eu, par exemple, Elodie Gossuin, Miss France 2001, pour parler de Geneviève de Fontenay ou encore Vincent Perrot, pour évoquer Brigitte Bardot, lui qui avait écrit un livre sur elle. Parfois même, la personnalité intervient directement, comme ce fut le cas avec Michel Boujenah ou encore Gérard Holtz.

J’ai été marquée par ce qui s’est passé avec lui : un auditeur, sans savoir à l’avance qui témoignerait ensuite, est intervenu à l’antenne pour nous donner la bonne réponse, en précisant « le fabuleux Gérard Holtz, l’incroyable Gérard Holtz…Ce journaliste représente toute ma jeunesse et toute mon époque, je l’ai adoré, il savait tout faire, il était génial. Je ne l’ai jamais rencontré, malheureusement mais qu’est-ce que j’aurais aimé… »…Je lui avais alors répondu « A défaut de l’avoir rencontré, vous allez au moins pouvoir le saluer parce qu’il est avec nous en ligne »…Du coup, ils ont discuté pendant plus de deux minutes, ce qui est énorme, et évoqué plein de souvenirs : c’était génial, j’étais presque leur auditrice !

Hors antenne, l’auditeur nous a dit être encore plus touché d’avoir parlé à Gérard Holtz que s’il avait gagné le séjour…Je trouve cela magique ! C’était un vrai moment de radio…Les personnalités sont souvent inaccessibles pour les auditeurs et, là, de pouvoir échanger en direct avec elles est génial pour les gens !

 

@ Nicolas KOVARIK / Agence1827 / RTL

 

Entre les récits, les échanges avec les auditeurs et ceux avec les invités, les quatre-vingt-dix minutes d’émission sont riches et variées…

C’est clair ! En plus, je n’avais jamais fait ce genre d’exercice…D’ailleurs, au début, je ne pensais même pas être capable de switcher de l’animation au récit, je trouvais cela trop intense. Mais mon directeur d’antenne avait insisté, ayant confiance en moi. De nature, je suis plutôt dans l’échange, j’adore être en co-animation, j’adore avoir les auditeurs en ligne et, là, je suis souvent seule, le temps des récits. Je craignais d’ennuyer les gens mais, finalement, je ne m’ennuie pas du tout. C’est une vraie richesse d’avoir ces tons différents ! Cela me permet aussi de faire autre chose… Je m’éclate, c’est génial !

Cela vous demande certainement beaucoup de préparation en amont puis énormément de concentration à l’antenne ?

Oh oui ! C’est clair qu’il y a beaucoup de préparation en amont…Merci à toute l’équipe qui m’accompagne : sans elle, ce serait impossible ! Je suis le dernier maillon de la chaine mais plein de gens travaillent sur ce programme : Nicolas, le réalisateur, est derrière la console, Lisa cherche les anecdotes, je n’oublie pas ni Coralie, ni Céline, ni Julien, à la programmation des invités. Les équipes au standard font un super boulot également, elles qui reçoivent beaucoup d’appels.

Quand l’émission est complètement écrite et que je suis prête, en fait, seulement 50% du boulot a été fait car il faut ensuite retranscrire cela à l’antenne, en donnant envie aux gens. Je dois être hyper concentrée parce que le récit, ce n’est pas de l’improvisation. A la fin de l’émission, je sors lessivée, comme si je n’avais plus de batterie…Alors qu’il faut encore que je travaille pour l’émission du lendemain ! Mais je donne toujours le maximum et cela m’éclate. D’ailleurs, avoir un auditeur en ligne me nourrit et me ressource, ce sont des vases communicants pour moi. Donc merci aux gens d’être là !

 

@ Thomas PADILLA / AGENCE 1827 / RTL

 

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure estivale « A vous de jouer ! » ?

Que ça perdure et que je puisse en refaire, parce que je m’éclate ! Avant, l’été, je faisais « Les petits matins » sur RTL, entre 4h30 et 6h…C’était super, les auditeurs étaient top, je me sentais bien à ma place, dans mes petits chaussons et, cette année, je sors de mes chaussons, pour être dans une autre case, en journée, avec un concept que je ne maitrisais pas avant …En fait, je m’éclate donc je veux le refaire !

J’espère surtout que les gens passent un bon moment parce que c’est le principal !

Merci, Peggy, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio

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Marion Aydalot : La victoire du PSG en Ligue des Champions était à prévoir parce que Paris a un grand coach !

Publié le par Julian STOCKY

Marion Aydalot, journaliste que vous pouvez écouter notamment sur RMC

 

 

Bonjour Marion,

Quelle joie de vous retrouver pour cette nouvelle interview ensemble !

Après plusieurs échecs successifs, ça y est, le PSG a enfin remporté la Ligue des Champions…

C’était à prévoir parce que Paris a un grand coach ! Les autres années, cela n’avait pas été un problème de niveau des joueurs. Ce n’est pas non plus une institution qui gagne la Ligue des Champions, c’est le travail d’un coach et d’un staff médical exigeants, et c’est ce que l’on voit maintenant au PSG !

A quel moment de la saison avez-vous vraiment cru en cette possible victoire européenne ?

J’y ai cru en début de saison, je ne voyais alors pas pourquoi ça ne serait pas pour les parisiens. Mais, si je veux être vraiment très sincère, je n’y ai cru qu’au moment où la coupe a été soulevée ! Avant, j’avais toujours des angoisses et des inquiétudes. Je suis une admiratrice totale de la Premier League donc j’ai eu beaucoup de suées quand j’ai vu que c’était Liverpool, puis Aston Villa et Arsenal.

En tout cas, je ne voyais pas comment, en un ou deux ans, Luis Enrique ne ferait pas le travail ! Pour moi, c’était une évidence parce que c’est un très grand coach ! Il fallait quelqu’un comme lui, qui a cette expérience-là du très haut niveau…

C’est avant tout le collectif parisien qui est sorti du lot. Pour autant, certains joueurs vous ont-ils plus particulièrement marquée ?

J’ai été quand même très impressionnée par le parcours de Désiré Doué ! C’est un joueur que j’ai découvert à Rennes, que je commentais alors pour RMC, et je le trouvais très très fort mais, sincèrement, je ne m’attendais pas à cette explosion, à cette confiance, à tant d’insolence ni à tant de talent. Je n’avais pas vu le côté Neymar en lui et je pense que peu de gens l’avaient vu, à part sans doute les dirigeants du Paris Saint-Germain.

Aussi, l’avènement après tant de travail et de difficultés pour Marquinhos. Cela m’a fait plaisir de voir combien il s’est accroché au PSG, malgré tant de défaites et de désillusions. J’ai été particulièrement ravie que ce soit ce capitaine-là et pas un autre…

Mais c’est vrai que c’est le collectif, effectivement, qui fait que l’on est attaché à tout le monde. Ousmane Dembélé est aussi un pied de nez, c’est extraordinaire : j’aime bien quand l’histoire se retourne et que l’on ne s’y attend pas.

 

 

Beaucoup de suiveurs voient en Dembélé le futur ballon d’or mais le nom d’Hakimi revient de plus en plus…

Je mettrais évidemment Dembélé ballon d’or, c’est une évidence ! Je vais étonner un petit peu, je le dis de façon très pragmatique, pour moi ce serait Dembélé en un, Mbappé en deux parce que c’est quand même le meilleur buteur européen et Salah en trois parce que je continue de penser que l’attaquant de l’équipe championne de Premier League est impressionnant. En quatre, je mettrais Yamal et, après, ça laisse la place à Vitinha en cinq. Hakimi, pour moi, est entre la sixième et la dixième place…Je trouve qu’il a fait une saison absolument magnifique mais je sais aussi qu’à l’étranger, il a moins impressionné que d’autres joueurs.

En France, on s’emballe beaucoup avec Hakimi, peut-être même un peu trop…Il est exceptionnel mais comme toute l’équipe.

En tout cas, il symbolise bien le PSG des six derniers mois, avec ses nombreux dépassements de fonction…Il était partout sur le terrain, notamment là où on ne l’attendait pas…

Absolument ! C’est un joueur magnifique, technique, qui aide le collectif, qui est extrêmement offensif et c’est cela aussi qui fait que c’est un joueur que l’on a envie de voir être récompensé. Mais jusqu’à la veille de la finale, Dumfries est au même niveau…Je suis impressionnée mais, sur ces vingt dernières années, j’ai vu pléthore d’autres joueurs tout aussi mémorables à son poste.

Le recrutement, cet hiver, de Kvaratskhelia, de l’avis général, a été un marqueur fort, de par bien sûr sa polyvalence et sa technique, mais aussi pour son état d’esprit…

Oui, je suis, là-aussi, assez impressionnée de son arrivée ! Qu’on le veuille ou non, le Napoli reste moins fort, avec des rendez-vous d’un autre calibre, et, pour autant, il a été de suite lancé dans le grand bain parisien…

C’est simple : ou on entre dans l’état d’esprit d’Enrique ou on n’y arrive pas et, dans ce cas, il vaut mieux aller ailleurs ! Mais je trouve qu’ils ont tous réussi à comprendre ce que voulait ce coach. Donc je me dis que la réussite est liée à Luis Enrique. Je pense que l’équipe est si forte grâce à ce coach ! S’il n’était plus là, je ne sais pas comment ce groupe pourrait évoluer…

Certains joueurs sont des révélations et pourraient être bons partout, comme Kvara ou Doué, mais je sais aussi qu’on n’a jamais vu ni Dembélé ni Marquinhos comme cela et que le milieu est exceptionnel. Je n’oublie pas ce que tous les gens ont dit de Fabien Ruiz, à savoir qu’il était totalement nul : il gagne quand même l’Euro et la Ligue des Champions donc je me dis qu’il ne doit pas être complètement mauvais. Mais c’est aussi le coach qui réussit un coup de maitre !

A l’inverse, quel regard portez-vous sur les saisons de Barcola et de Zaïre-Emery, qui semblent avoir été plus en retrait sur les derniers mois ?

J’adore Barcola, je trouve qu’il a un super état d’esprit, qu’il s’exprime bien, ce qui est assez rare, qu’il se bat sur le terrain et qu’il est bon. Je pense aussi qu’il doit hausser son niveau de jeu…S’il devait partir, c’est un joueur que je verrais très bien rebondir en Allemagne ou en Angleterre, sans aucun problème. Maintenant, je ne le verrais pas non plus rebondir ni au Real ni au Barca. En tout cas, il est bien dans la rotation, il faut qu’il reste !

J’attends encore la confirmation de Zaïre-Emery ! Il est jeune, c’est difficile de juger un joueur de 18 ans. Je pense qu’il n’est peut-être pas au niveau que l’on pouvait attendre mais laissons-lui du temps… Il aura des minutes de jeu et je crois que c’est quand même intéressant, pour lui, d’avoir 25 à 30 matchs par saison. Je pense la même chose pour Ramos : il est très bien dans la rotation mais n’a pas sa place en tant que titulaire…Idem pour Lee. Il faut des titulaires et des joueurs qui sortent du banc !

La prolongation de Donnarumma tarde à se concrétiser. Quel regard portez-vous sur cette situation ?

Je le prolongerais ! Je regarde aussi les autres gardiens en Europe…Cela a été beaucoup plus difficile pour l’Inter : ils en prennent neuf en deux matchs, alors que Sommer est l’un des meilleurs gardiens du monde. Je trouve quand même que les défenses ont été beaucoup moins fortes ces deux dernières années, on le voit avec le Real par exemple. Donc donnons sa chance à Donnarumma ! Il n’est pas non plus le seul à avoir pêché défensivement au PSG…Même si on connait ses défauts…

Juste avant la trêve hivernale, sa balafre à Louis II a été, selon lui, un déclic, l’incitant davantage à sortir au poing. Croyez-vous en cet argument ?

Oui, je suis convaincue que les blessures sont des remises en question pour les joueurs ! Donc j’y crois tout à fait…

 

 

Plus globalement, à quoi les supporters parisiens peuvent-ils s’attendre pour la saison à venir ?

Je pense quand même que la coupe du monde des clubs a fatigué toutes les équipes présentes. Donc je crois que ce sera la voie royale pour le Barca, Arsenal et Liverpool !

C’est l’année de la coupe du monde. Tous vont vouloir la gagner, particulièrement le Portugal. Avec Ancelotti, je sens que le Brésil pourrait faire son grand retour…Donc je ne vois pas les nombreux internationaux du PSG se donner à fond au printemps prochain. Cela pourrait être, pour le coup, une vraie année de transition…C’est très rare de gagner la Ligue des Champions deux années de suite, il n’y a que le Milan et le Real qui l’ont fait. Chelsea a mis neuf ans à la regagner, le Barca l’a gagnée pour la dernière fois en 2015 donc je ne voudrais pas quand même que les supporters et les journalistes mettent la pression sur le Paris Saint-Germain. Il faut laisser du temps au temps…Le foot va très vite, il ne faudrait pas retomber dans de mauvaises habitudes. Si le PSG l’emporte à nouveau dans deux ou trois ans, ce sera déjà très bien !

A quelques jours de la reprise du championnat, le mercato parisien est particulièrement calme. Est-ce inquiétant selon vous ?

On n’est que fin juillet…Le PSG a payé, pendant des années, très très cher des transferts fous et je me demande si les dirigeants n’attendent pas un peu la fin du mercato pour signer deux joueurs.

Liverpool avait intégré très peu de recrues après avoir gagné la plus grande des coupes d’Europe, le Real n’en signait pas tant que cela non plus. Je pense que Paris doit se renforcer mais c’est moins urgent, à mon avis, que ce que l’on peut penser. C’est surtout défensivement qu’il faudrait faire quelque chose…Pour le reste, je ne suis pas ultra inquiète pour le PSG !

En complément, l’OM peut-il être un adversaire de taille pour les parisiens cette saison ?

Je pense que ça va être difficile à Marseille parce que l’environnement est moins sain qu’à Paris. J’ai beaucoup plus peur de l’ASM…On s’y prépare toujours dans une ambiance loin des journalistes et des supporters, au calme. Je me dis qu’un joueur comme Ansu Fati peut, ainsi, se relancer en Ligue 1. On verra pour Pogba…

Je crois que l’OM va se fatiguer avec la Ligue des Champions. Avec le fait que ce soit un mini championnat, l’équipe peut être parmi les premières au classement et tout donner en début de saison.

Mais je ne suis pas trop inquiète pour Paris en Ligue 1 !

Merci, Marion, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio

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RTL2 Littoral : Anaïs Fernandez évoque son émission quotidienne !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Anaïs,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les auditeurs de RTL2 Littoral peuvent vous retrouver entre 12h et 16h, chaque jour de la semaine. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, oui ! J’aime beaucoup ce que je fais et je suis très contente, aussi, d’avoir cette tranche horaire du 12h-16h. Il y a des gens qui finissent le travail vers 13h, d’autres qui prennent leur pause déjeuner en écoutant la radio, notamment les gens sur les chantiers, il y a aussi beaucoup de personnes qui m’écoutent en télétravail via leur ordinateur,…Souvent, pour le jeu, c’est marrant de voir que ce sont les mêmes personnes qui appellent donc on retrouve un peu les mêmes auditeurs, auditeurs qui aiment bien que l’animateur reste longtemps. Du coup, ils nous connaissent mais sans vraiment nous connaitre !

C’est une émission musicale de flux, dans laquelle vous accompagnez les auditeurs, au travers d’annonces musicales et d’informations régionales…

RTL2 est vraiment une radio musicale et je fais ce que l’on appelle du flux musical. Contrairement à d’autres stations locales, nous n’avons pas de journaliste donc je fais aussi un bloc-notes ainsi qu’un journal de l’emploi, sans oublier la météo. Je passe également les disques, je parle entre deux écrans de pub, généralement toutes les 20 minutes environ, pour accompagner les gens, je leur donne des informations sur les artistes mais il faut que ce soit toujours local. Le 12h-16h, c’est local ! On est sûr que la personne qui nous écoute sait que l’on est à Agde ou aux alentours, dans l’Hérault ou dans l’Aude.

Cette proximité, au travers des informations locales, doit être très plaisante et très enrichissante pour vous ?

Dans certaines périodes de l’année, c’est compliqué de trouver de l’information mais il y a toujours des choses à dire. Agde, Bézier et Sète sont des villes qui bougent beaucoup, il y a pas mal de spectacles d’artistes pop-rock, je pense à Michael Jones, à Calogero, à Clara Luciani ou encore à Helena et à Pierre Garnier de la Star Ac’. Ces villes sont donc très riches culturellement, plein de choses s’y passent !

Mon boulot d’animatrice est, justement, d’aller chercher les bonnes informations à donner aux auditeurs, pour les intéresser le plus possible.

D’ailleurs, lorsque l’opportunité le permet, ces artistes viennent à votre micro, pour répondre à quelques questions…

En fait, je fais un bloc-notes où je mets beaucoup d’informations feel-good et des idées de sortie, c’est comme un agenda. C’est vrai que nous sommes partenaires de certains de ces évènements, ce qui me permet de faire gagner des places aux auditeurs mais aussi d’avoir des interviews. Pas uniquement de chanteurs d’ailleurs, également d’humoristesJ. Ces entretiens permettent aux artistes de se vendre, ce qui donne encore plus envie aux auditeurs d’aller les voir sur scène.

Les gens qui vous écoutent ne le savent pas mais, en plus du micro, vous gérez également la réalisation et toute la partie technique de l’émission…

Même si je suis animatrice de flux, je m’auto réalise, je n’ai pas de technicien-réalisateur avec moi donc je suis un peu multi casquettes. Beaucoup de personnes pensent que l’on doit juste parler dans un micro mais non, on doit aussi faire attention à bien suivre la programmation musicale pour respecter le timing et on doit également choisir nos jingles. Là, c’est un vrai travail artistique, un travail de l’oreille…que l’on doit faire hors antenne, pendant les disques ou les pubs. Je suis donc présente dans le studio pendant les 4 heures d’antenne, je gère tout, les enchainements, le timing, les jingles,…

La radio est un média de transmission et de voix. Justement, au moment de prendre la parole, adaptez-vous vos mots ou votre intonation au moment de la journée ?

Bien sûr ! C’est hyper important de rappeler que l’on est l’après-midi, aussi de se dire qu’il y a des gens qui rentrent du travail, qu’il y en a d’autres qui y vont. Le mercredi, j’aime bien parler des enfants et du fait que des parents les emmènent à des activités. Le vendredi, je parle du week-end qui arrive…Le jour de la semaine ainsi que le moment de la journée sont donc très importants ! Je temporalise mes speaks, c’est nécessaire !

Ceux qui font de la radio exercent souvent ce métier par passion. D’où vous vient cette envie du micro ?

Au lycée, j’écoutais énormément la radio le soir, notamment Cauet, j’avais alors l’envie d’en faire mon métier mais j’avais laissé tomber cette idée car ce sont des métiers que les professeurs ne nous conseillent pas souvent. Ils nous parlent plus de la Fac…Après, par hasard, j’ai rencontré des personnes qui faisaient de la radio et ce sont elles qui m’ont dit comment faire pour y arriver. J’ai alors compris que ce n’était pas aussi compliqué que ce que j’imaginais….Même si, au début, sans expérience, ce n’est pas simple, évidemment !

J’ai fait une formation de 6 mois à Paris, pour obtenir mon CQP (Certificat de Qualification Professionnelle), en partenariat avec Radio France. J’ai, ainsi, commencé à France Bleu mais, là-bas, je n’avais pas encore découvert l’auto réalisation, que je trouvais nécessaire pour avoir un emploi sur la durée. J’ai mené des démarches par moi-même, je suis allée voir quelqu’un pour cela, je me suis beaucoup entrainée et j’ai eu la chance que Bergerac 95 m’accepte. Au bout d’un an, j’ai ensuite pu rejoindre RTL2 Littoral !

Je trouve que commencer sur une radio associative aurait aussi été une bonne école mais il n’y en a vraiment pas beaucoup dans le département d'où je viens (Pyrénées-Orientales)…C’est aussi pour cela que, de nos jours, ce n’est pas simple de faire de la radio !

Pour conclure, que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre parcours radiophonique ?

Beaucoup de son pop-rock, beaucoup de musique et du kif ! Je suis très bien à RTL2, j’aime beaucoup cette radio ! Je baigne pendant 4 heures dans le son pop-rock, une musique dont je suis très fan. M, Maneskin et Aerosmith, chanteurs et groupes que l’on écoute énormément sur RTL2, font partie de mes artistes préférés. J’aime la musique que je diffuse, c’est important pour moi d’être dans une radio qui me correspond musicalement… J’ai beaucoup de chance !

Merci, Anaïs, pour toutes vos réponses !

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