France 2 / Fort Boyard : Léa François débriefe sa quatrième participation à cette émission emblématique !
Bonjour Léa,
Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !
Les téléspectateurs de France 2 ont pu vous retrouver samedi dernier, une nouvelle fois, dans « Fort Boyard ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela a été pour vous de participer à cette émission emblématique pour la quatrième fois ?
Oui, oui ! C’est vrai qu’à chaque fois, je suis trop contente ! Quand ça se combine bien avec le planning, qu’on arrive à se synchroniser, je suis trop contente de participer… Je rentre toujours avec un stress énorme mais je ressors toujours du fort avec une énergie incroyable…parce que je me rends compte que je suis capable de faire plus de trucs que ce que je pensais !
D’ailleurs, quels souvenirs aviez-vous gardés de vos trois premières participations ?
A chaque fois, des très bons souvenirs ! Je ne dors pas toute la semaine d’avant tellement ça me stresse, avant d’y aller, je me dis « Mais non, ce n’est pas possible, il ne faut plus que je fasse cela, je suis trop stressée » et puis, à chaque fois, en repartant, je me dis « Mais bien sûr que je le refais si on me le repropose J ». A chaque fois, franchement, je repars avec une confiance en moi et je me rends compte que tout n’est que mental, qu’on peut se surpasser si on arrive à vaincre ses peurs. C’est psychologique !
Les images ont très vite montré que, même si vous ne vous connaissiez pas forcément tous avant l’émission, l’union, cette année encore, a fait la force, à vous encourager les uns les autres ….
Exactement ! Pour toutes les équipes avec lesquelles j’ai fait « Fort Boyard », franchement, à chaque fois, ça a été de super rencontres, je me suis trop bien entendue avec eux et on est trop contents si on se recroise ici et là…Parce que, oui, ça créé des liens ! On n’est pas forcément dans nos meilleures postures, on s’encourage, on donne tout, on comprend aussi les vrais stress et les vraies angoisses de chacun donc ça crée beaucoup de liens en une journée, je peux vous l’assurer.
Vous vous battiez toutes et tous pour « Les bonnes fées ». On peut penser que cela a été incitatif à vous dépasser ?
Oui, oui, complètement ! C’est une asso que je trouve trop importante et trop bien. J’avais trop envie qu’on rapporte un max d’argent pour l’association, oui c’est clair ! Cette émission est chouette pour cela, je trouve que ça m’apporte des choses personnelles parce que, comme je le disais, je me rends compte que je peux me dépasser, d’année en année mais, après, évidemment qu’on le fait énormément pour l’asso, c’est une motivation supplémentaire énorme !
Dès les premières minutes de l’émission, vous vous lancez dans le grand bain, à escaler la façade du fort à mains nues pour rejoindre le Père Fouras dans sa vigie…
Oui, ça a été une énorme sensation et, à la fois, ça n’était pas plus mal…Au début, je me suis dit « Bon, allez, je le fais, je vais être quand même harnachée, tout va bien se passer, il n’y a pas de risque » mais, en vrai, je ne pensais pas que ce serait aussi dur ! Je m’étais dit « Bon, grimper, j’ai un peu le vertige mais je suis quand même un peu sportive, ça va le faire ». En fait, j’ai les bras qui ont tétanisé super vite, je voyais l’échelle en haut, je me disais « Bon, allez, quand tu seras arrivée à l’échelle, ça ira mieux, ça ira mieux, ça ira mieux »…Mais, en fait, arrivée à l’échelle, je n’avais vraiment plus aucune force : je montais mes épaules pour que ça puisse monter mes bras, tellement je tétanisais.
Mais j’étais tellement essoufflée et à fond dans l’épreuve qu’en fait, ça m’a un petit peu déstressée pour le reste de l’émission. Je me suis dit « Ok, voilà, c’est bon, c’est parti ! », j’étais dans le bain, plutôt que d’attendre les trois ou quatre premières épreuves de savoir quand ça allait être mon tour. C’est une partie un peu stressante pour moi…là, au moins, je suis rentrée vite dans le bain…Du coup, j’étais dans l’adrénaline du jeu et moins dans le stress, c’était trop bien ! Donc je ne regrette pas du tout de m’être lancée pour escalader le fort !
Quelques instants plus tard, vous vous retrouvez dans la boue. Une épreuve historique mais qui, très vite, peut s’avérer épuisante…
Oui, oui ! Je ne sais pas si on se rend compte, à la télé, à quel point c’est glissant et visqueux ! C’est une substance un peu gluante qui fait que c’est très dur se de déplacer et d’accrocher quelque chose…Rien que de marcher, c’est très dur ! En plus, ça me fait tout de suite stresser quand il y a quelqu’un qui me regarde J ou qui me défie avec un regard menaçant… Bon, je pense que je ne m’en suis pas trop mal sortie…Pendant un moment, j’ai même cru que j’allais pouvoir inverser la vapeur mais bon, pas du tout, Lady Boo a eu le dernier mot ! Une prochaine fois peut-être, j’aurais ma vengeance !
Avec Mayane, vous remportez ensuite brillamment l’épreuve du flipper. Vous avez formé un très beau duo, solidaire et complémentaire…
Oui, oui, c’était trop bien ! Dès que l’on est rentrées, on n’a même pas eu besoin de se parler ! Je pense qu’elle avait très envie d’attraper la clé, j’avais très envie aussi qu’elle ramène une clé pour sa première participation à « Fort Boyard ». Donc, je me suis dit direct, « Vas-y, grimpe ! Je vais voir comment je peux t’aider ». J’étais en train d’analyser un peu le jeu aussi…Et puis, au final, elle s’est trop bien débrouillée, elle a foncé et je la poussais avec ce que je pouvais, elle avait ses pieds sur mes mains ou sur ma tête. Ca a porté ces fruits, on a assuré sur l’épreuve du flipper donc on était trop contentes !
Un autre duo s’est offert à vous, pour récolter un indice, avec Camille Cerf, face au chef Willy. Votre estomac s’en est-il maintenant remis ?
Franchement, c’était dur ! Rien que l’odeur quand on est arrivés, même pas dans la salle, juste devant la porte de l’épreuve…Une odeur nauséabonde et infecte ! Franchement, c’était un mélange, je ne sais pas mais je dirais de canalisations…C’était déjà horrible mais quand on est arrivées et que l’on a ouvert la boite, on avait déjà envie de vomir rien qu’à l’odeur ! Non, ce n’était pas un moment qui restera forcément gravé, j’ai essayé de l’oublier un peu…Après, surtout, heureusement qu’ils nous ont filé un chewing-gum : on a un goût dans la bouche, malgré le chewing-gum, qui reste…Non, ce n’était pas cool ! Mais bon, ce n’était pas la première fois que j’allais chez Willy, je commence à connaitre un peu…
Enfin, vous finissez en découvrant, face à Salomé, une nouvelle version des tours vertigineuses. Avec le recul, que vous a-t-il manqué ?
Franchement, je ne sais pas ! Je dirais la technique et l’équilibre…De comprendre comment il faut mettre les pieds… Je me suis tout de suite dit qu’elles allaient être très rapides donc qu’il fallait que je me speede. Mais, en fait, vraiment dès le départ, quand j’ai essayé de monter les premières chaises et de m’appuyer dessus, je sentais que ça basculait et que ce n’était pas du tout stable. J’étais obligée de me demander par où passer…Je voyais les collègues de l’équipe qui copiaient un peu ce qu’elles faisaient, pour me donner des conseils mais, en fait, le temps que je comprenne un peu, que je chope l’équilibre et la technique, elles étaient déjà là-haut…Elles ont été très rapides ! Donc je n’ai pas pu faire grand-chose…J’étais un peu frustrée parce que j’avais l’impression qu’avec un petit peu de temps en plus, j’aurais compris la technique mais je n’ai pas eu le temps !
Un autre moment fort de cette nouvelle participation a sans doute été le duel, au conseil, face au maitre des temps ?
Oui, j’étais trop contente : cela faisait trois participations et je n’avais jamais été voir les maitres du temps…Du coup, là, j’étais trop contente de pouvoir y aller pour la première fois et, surtout, de remporter mon duel ! C’était très chouette !
J’étais vraiment en suspense du duel sur lequel j’allais tomber et, quand ils ont ouvert sur les cylindres à empiler, j’étais vraiment en confiance, je me suis dit que c’était trop une épreuve pour moi : je fais des piles de cubes avec mes filles toute la journée, il faut que ça me serve à quelque chose … J. Donc, voilà, j’étais vraiment trop contente de tomber là-dessus ! Je me suis dit que ce n’était pas une épreuve dans laquelle il fallait, par exemple, se brûler…Là, vraiment, je sentais que j’avais mes chances donc je me suis tout de suite mise en confiance et puis, oui, oui, ça l’a fait !
Plus globalement, que retenez-vous de cette nouvelle expérience sur le fort ?
Je retiens que l’on est capable de tout ! Lors de ma toute première participation à « Fort Boyard », en 2016, j’avais fait l’épreuve de la balance au-dessus de l’eau. J’avais vraiment une phobie de la mer, je ne m’étais jamais, de ma vie, baignée là où je n’avais pas pied dans la mer, je restais avec de l’eau jusqu’aux genoux pour jouer aux raquettes…Quand j’allais dans des piscines, je savais nager, il n’y avait pas de problème mais aller nager dans la mer où je n’avais pas pied ou alors sauter d’un rocher dans les calanques comme mes potes faisaient, jamais je ne l’avais fait parce que ça me terrorisait, j’avais toujours eu peur de la mer…
Et la première fois de ma vie où j’ai nagé dans un endroit où je n’avais pas pied, c’était à « Fort Boyard », en 2016, quand on m’a jetée de cette balance de 7 mètres de haut je crois. Je ne vous raconte pas le stress dans lequel j’étais, j’ai vraiment cru que j’allais mourir ! A la fois, en sortant de cette émission, je me suis dit « Ben, je l’ai fait, quoi ! ». Suite à cette participation à « Fort Boyard », j’ai, petit à petit, réussi à retourner dans la mer où je n’avais pas pied, parce que je me suis dit « Bon, tu l’as fait, tu n’es pas morte, tout va bien, tu peux le faire ». Cette épreuve avait été vraiment thérapeutique pour moi !
D’ailleurs, avec le recul, quelles sont, selon vous, les qualités attendues pour être un bon aventurier ?
Il faut se lancer, il faut se dire que tout est possible ! Il faut croire en soi, tout simplement se dire que l’on peut y arriver ! A la base, j’ai peur de tout : des insectes, de l’eau…Je suis vraiment la bonne cliente mais je trouve qu’à chaque fois, je me débrouille quand même pas si mal, à ma grande surprise. Donc, oui, je me dis que c’est juste croire en soi : en mental, on est plus fort que ce qu’on ne le pense !
Sans doute également que le visionnage de l’émission a été l’occasion d’un agréable moment de partage en famille ?
Evidemment que mes enfants restent une de mes plus grandes motivations ! Les premières fois que l’on m’a proposé cette émission, c’était surtout quelque chose que j’avais regardé toute mon enfance avec mon frère donc j’avais vraiment de trop bons souvenirs de « Fort Boyard ». C’était vraiment la soirée de la semaine que l’on attendait, on avait le droit de manger une glace pendant l’émission, c’était vraiment la fête…Donc, les premières fois qu’on m’a proposé, je me suis dit « Non, mais évidemment que je vais réaliser mon rêve d’enfant ».
Là, depuis que j’ai des enfants, bien sûr que je le fais parce qu’elles vont regarder ! J’ai envie qu’on passe ce moment ensemble. C’était trop drôle : j’ai regardé, avec mes filles, l’émission le lendemain de sa diffusion et, à chaque fois qu’Olivier Minne disait que j’allais faire l’épreuve, la petite de deux ans et demi avait un peu peur, à m’accrocher, à me dire « Non, non, n’y va pas, n’y vas pas, ne pars pas ! ». Je lui répondais « Non, non, je suis dans le canapé avec toi, ne t’inquiète pas ! ». Mais c’est marrant, le concept est encore un peu dur à comprendre parce qu’elle est petite mais je sentais que, vraiment, elle était en stress. Et puis, elle m’encourageait à travers la télé…C’était vraiment le truc le plus mignon du monde !
Pour terminer, on vous imagine prête à repartir une nouvelle fois à l’assaut du fort, si jamais l’opportunité venait à se présenter ?
Oui ! Les premières participations, à chaque fois, je disais « Mon dieu, je ne le referai plus, je ne le referai plus » ! » mais bien sûr que j’y retourne …Il y a encore plein d’épreuves sur le fort qui me font trop trop peur et qui me terrorisent mais j’y retournerais dans le même état d’esprit que les autres fois, en me disant qu’à chaque fois, je fais de nouvelles choses que je ne me pensais pas capable de faire…et que ça fait du bien !
C’est une chance que l’on nous donne de se dépasser comme cela, on n’a pas tous l’occasion, dans la vie de tous les jours, de se lancer des défis aussi forts et, du coup, de réaliser à quel point on est capable de les réussir.
Merci, Léa, pour toutes vos réponses !
/image%2F1552669%2F20250824%2Fob_487435_536810788-622265163983147-563665607938.jpg)
/image%2F1552669%2F20250824%2Fob_015a13_538601597-1443165823589354-30666477290.jpg)
/image%2F1552669%2F20250824%2Fob_0a658d_535537234-790483096759836-124133450222.jpg)
/image%2F1552669%2F20250824%2Fob_b47e36_536160728-1759610671306631-69914215081.jpg)
/image%2F1552669%2F20250824%2Fob_977413_affiche-lasoireeavaitsibiencommencee-p.jpg)
/image%2F1552669%2F20250806%2Fob_6e644d_img-4957.jpeg)
/image%2F1552669%2F20250806%2Fob_3bc78b_facetune-29-04-2025-23-16-14.jpeg)
/image%2F1552669%2F20250806%2Fob_5c94a8_facetune-14-03-2025-12-33-49.jpeg)
/image%2F1552669%2F20250806%2Fob_bca833_facetune-29-04-2025-23-23-01.jpeg)
/image%2F1552669%2F20250806%2Fob_50940c_facetune-21-02-2025-19-11-29.jpeg)