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France 2 / Fort Boyard : Léa François débriefe sa quatrième participation à cette émission emblématique !

Publié le par Julian STOCKY

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

 

Bonjour Léa,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Les téléspectateurs de France 2 ont pu vous retrouver samedi dernier, une nouvelle fois, dans « Fort Boyard ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela a été pour vous de participer à cette émission emblématique pour la quatrième fois ?

Oui, oui ! C’est vrai qu’à chaque fois, je suis trop contente ! Quand ça se combine bien avec le planning, qu’on arrive à se synchroniser, je suis trop contente de participer… Je rentre toujours avec un stress énorme mais je ressors toujours du fort avec une énergie incroyable…parce que je me rends compte que je suis capable de faire plus de trucs que ce que je pensais !

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

D’ailleurs, quels souvenirs aviez-vous gardés de vos trois premières participations ?

A chaque fois, des très bons souvenirs ! Je ne dors pas toute la semaine d’avant tellement ça me stresse, avant d’y aller, je me dis « Mais non, ce n’est pas possible, il ne faut plus que je fasse cela, je suis trop stressée » et puis, à chaque fois, en repartant, je me dis « Mais bien sûr que je le refais si on me le repropose J ». A chaque fois, franchement, je repars avec une confiance en moi et je me rends compte que tout n’est que mental, qu’on peut se surpasser si on arrive à vaincre ses peurs. C’est psychologique !

Les images ont très vite montré que, même si vous ne vous connaissiez pas forcément tous avant l’émission, l’union, cette année encore, a fait la force, à vous encourager les uns les autres ….

Exactement ! Pour toutes les équipes avec lesquelles j’ai fait « Fort Boyard », franchement, à chaque fois, ça a été de super rencontres, je me suis trop bien entendue avec eux et on est trop contents si on se recroise ici et là…Parce que, oui, ça créé des liens ! On n’est pas forcément dans nos meilleures postures, on s’encourage, on donne tout, on comprend aussi les vrais stress et les vraies angoisses de chacun donc ça crée beaucoup de liens en une journée, je peux vous l’assurer.

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

Vous vous battiez toutes et tous pour « Les bonnes fées ». On peut penser que cela a été incitatif à vous dépasser ?

Oui, oui, complètement ! C’est une asso que je trouve trop importante et trop bien. J’avais trop envie qu’on rapporte un max d’argent pour l’association, oui c’est clair ! Cette émission est chouette pour cela, je trouve que ça m’apporte des choses personnelles parce que, comme je le disais, je me rends compte que je peux me dépasser, d’année en année mais, après, évidemment qu’on le fait énormément pour l’asso, c’est une motivation supplémentaire énorme !

Dès les premières minutes de l’émission, vous vous lancez dans le grand bain, à escaler la façade du fort à mains nues pour rejoindre le Père Fouras dans sa vigie…

Oui, ça a été une énorme sensation et, à la fois, ça n’était pas plus mal…Au début, je me suis dit « Bon, allez, je le fais, je vais être quand même harnachée, tout va bien se passer, il n’y a pas de risque » mais, en vrai, je ne pensais pas que ce serait aussi dur ! Je m’étais dit « Bon, grimper, j’ai un peu le vertige mais je suis quand même un peu sportive, ça va le faire ». En fait, j’ai les bras qui ont tétanisé super vite, je voyais l’échelle en haut, je me disais « Bon, allez, quand tu seras arrivée à l’échelle, ça ira mieux, ça ira mieux, ça ira mieux »…Mais, en fait, arrivée à l’échelle, je n’avais vraiment plus aucune force : je montais mes épaules pour que ça puisse monter mes bras, tellement je tétanisais.

Mais j’étais tellement essoufflée et à fond dans l’épreuve qu’en fait, ça m’a un petit peu déstressée pour le reste de l’émission. Je me suis dit « Ok, voilà, c’est bon, c’est parti ! », j’étais dans le bain, plutôt que d’attendre les trois ou quatre premières épreuves de savoir quand ça allait être mon tour. C’est une partie un peu stressante pour moi…là, au moins, je suis rentrée vite dans le bain…Du coup, j’étais dans l’adrénaline du jeu et moins dans le stress, c’était trop bien ! Donc je ne regrette pas du tout de m’être lancée pour escalader le fort !

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

Quelques instants plus tard, vous vous retrouvez dans la boue. Une épreuve historique mais qui, très vite, peut s’avérer épuisante…

Oui, oui ! Je ne sais pas si on se rend compte, à la télé, à quel point c’est glissant et visqueux ! C’est une substance un peu gluante qui fait que c’est très dur se de déplacer et d’accrocher quelque chose…Rien que de marcher, c’est très dur ! En plus, ça me fait tout de suite stresser quand il y a quelqu’un qui me regarde J ou qui me défie avec un regard menaçant… Bon, je pense que je ne m’en suis pas trop mal sortie…Pendant un moment, j’ai même cru que j’allais pouvoir inverser la vapeur mais bon, pas du tout, Lady Boo a eu le dernier mot ! Une prochaine fois peut-être, j’aurais ma vengeance !

Avec Mayane, vous remportez ensuite brillamment l’épreuve du flipper. Vous avez formé un très beau duo, solidaire et complémentaire…

Oui, oui, c’était trop bien ! Dès que l’on est rentrées, on n’a même pas eu besoin de se parler ! Je pense qu’elle avait très envie d’attraper la clé, j’avais très envie aussi qu’elle ramène une clé pour sa première participation à « Fort Boyard ». Donc, je me suis dit direct, « Vas-y, grimpe ! Je vais voir comment je peux t’aider ». J’étais en train d’analyser un peu le jeu aussi…Et puis, au final, elle s’est trop bien débrouillée, elle a foncé et je la poussais avec ce que je pouvais, elle avait ses pieds sur mes mains ou sur ma tête. Ca a porté ces fruits, on a assuré sur l’épreuve du flipper donc on était trop contentes !

Un autre duo s’est offert à vous, pour récolter un indice, avec Camille Cerf, face au chef Willy. Votre estomac s’en est-il maintenant remis ?

Franchement, c’était dur ! Rien que l’odeur quand on est arrivés, même pas dans la salle, juste devant la porte de l’épreuve…Une odeur nauséabonde et infecte ! Franchement, c’était un mélange, je ne sais pas mais je dirais de canalisations…C’était déjà horrible mais quand on est arrivées et que l’on a ouvert la boite, on avait déjà envie de vomir rien qu’à l’odeur ! Non, ce n’était pas un moment qui restera forcément gravé, j’ai essayé de l’oublier un peu…Après, surtout, heureusement qu’ils nous ont filé un chewing-gum : on a un goût dans la bouche, malgré le chewing-gum, qui reste…Non, ce n’était pas cool ! Mais bon, ce n’était pas la première fois que j’allais chez Willy, je commence à connaitre un peu…

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

Enfin, vous finissez en découvrant, face à Salomé, une nouvelle version des tours vertigineuses. Avec le recul, que vous a-t-il manqué ?

Franchement, je ne sais pas ! Je dirais la technique et l’équilibre…De comprendre comment il faut mettre les pieds… Je me suis tout de suite dit qu’elles allaient être très rapides donc qu’il fallait que je me speede. Mais, en fait, vraiment dès le départ, quand j’ai essayé de monter les premières chaises et de m’appuyer dessus, je sentais que ça basculait et que ce n’était pas du tout stable. J’étais obligée de me demander par où passer…Je voyais les collègues de l’équipe qui copiaient un peu ce qu’elles faisaient, pour me donner des conseils mais, en fait, le temps que je comprenne un peu, que je chope l’équilibre et la technique, elles étaient déjà là-haut…Elles ont été très rapides ! Donc je n’ai pas pu faire grand-chose…J’étais un peu frustrée parce que j’avais l’impression qu’avec un petit peu de temps en plus, j’aurais compris la technique mais je n’ai pas eu le temps !

Un autre moment fort de cette nouvelle participation a sans doute été le duel, au conseil, face au maitre des temps ?

Oui, j’étais trop contente : cela faisait trois participations et je n’avais jamais été voir les maitres du temps…Du coup, là, j’étais trop contente de pouvoir y aller pour la première fois et, surtout, de remporter mon duel ! C’était très chouette !

J’étais vraiment en suspense du duel sur lequel j’allais tomber et, quand ils ont ouvert sur les cylindres à empiler, j’étais vraiment en confiance, je me suis dit que c’était trop une épreuve pour moi : je fais des piles de cubes avec mes filles toute la journée, il faut que ça me serve à quelque chose … J. Donc, voilà, j’étais vraiment trop contente de tomber là-dessus ! Je me suis dit que ce n’était pas une épreuve dans laquelle il fallait, par exemple, se brûler…Là, vraiment, je sentais que j’avais mes chances donc je me suis tout de suite mise en confiance et puis, oui, oui, ça l’a fait !

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

Plus globalement, que retenez-vous de cette nouvelle expérience sur le fort ?

Je retiens que l’on est capable de tout ! Lors de ma toute première participation à « Fort Boyard », en 2016, j’avais fait l’épreuve de la balance au-dessus de l’eau. J’avais vraiment une phobie de la mer, je ne m’étais jamais, de ma vie, baignée là où je n’avais pas pied dans la mer, je restais avec de l’eau jusqu’aux genoux pour jouer aux raquettes…Quand j’allais dans des piscines, je savais nager, il n’y avait pas de problème mais aller nager dans la mer où je n’avais pas pied ou alors sauter d’un rocher dans les calanques comme mes potes faisaient, jamais je ne l’avais fait parce que ça me terrorisait, j’avais toujours eu peur de la mer…

Et la première fois de ma vie où j’ai nagé dans un endroit où je n’avais pas pied, c’était à « Fort Boyard », en 2016, quand on m’a jetée de cette balance de 7 mètres de haut je crois. Je ne vous raconte pas le stress dans lequel j’étais, j’ai vraiment cru que j’allais mourir ! A la fois, en sortant de cette émission, je me suis dit « Ben, je l’ai fait, quoi ! ». Suite à cette participation à « Fort Boyard », j’ai, petit à petit, réussi à retourner dans la mer où je n’avais pas pied, parce que je me suis dit « Bon, tu l’as fait, tu n’es pas morte, tout va bien, tu peux le faire ». Cette épreuve avait été vraiment thérapeutique pour moi !

D’ailleurs, avec le recul, quelles sont, selon vous, les qualités attendues pour être un bon aventurier ?

Il faut se lancer, il faut se dire que tout est possible ! Il faut croire en soi, tout simplement se dire que l’on peut y arriver ! A la base, j’ai peur de tout : des insectes, de l’eau…Je suis vraiment la bonne cliente mais je trouve qu’à chaque fois, je me débrouille quand même pas si mal, à ma grande surprise. Donc, oui, je me dis que c’est juste croire en soi : en mental, on est plus fort que ce qu’on ne le pense !

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

Sans doute également que le visionnage de l’émission a été l’occasion d’un agréable moment de partage en famille ?

Evidemment que mes enfants restent une de mes plus grandes motivations ! Les premières fois que l’on m’a proposé cette émission, c’était surtout quelque chose que j’avais regardé toute mon enfance avec mon frère donc j’avais vraiment de trop bons souvenirs de « Fort Boyard ». C’était vraiment la soirée de la semaine que l’on attendait, on avait le droit de manger une glace pendant l’émission, c’était vraiment la fête…Donc, les premières fois qu’on m’a proposé, je me suis dit « Non, mais évidemment que je vais réaliser mon rêve d’enfant ».

Là, depuis que j’ai des enfants, bien sûr que je le fais parce qu’elles vont regarder ! J’ai envie qu’on passe ce moment ensemble. C’était trop drôle : j’ai regardé, avec mes filles, l’émission le lendemain de sa diffusion et, à chaque fois qu’Olivier Minne disait que j’allais faire l’épreuve, la petite de deux ans et demi avait un peu peur, à m’accrocher, à me dire « Non, non, n’y va pas, n’y vas pas, ne pars pas ! ». Je lui répondais « Non, non, je suis dans le canapé avec toi, ne t’inquiète pas ! ». Mais c’est marrant, le concept est encore un peu dur à comprendre parce qu’elle est petite mais je sentais que, vraiment, elle était en stress. Et puis, elle m’encourageait à travers la télé…C’était vraiment le truc le plus mignon du monde !

Pour terminer, on vous imagine prête à repartir une nouvelle fois à l’assaut du fort, si jamais l’opportunité venait à se présenter ?

Oui ! Les premières participations, à chaque fois, je disais « Mon dieu, je ne le referai plus, je ne le referai plus » ! » mais bien sûr que j’y retourne …Il y a encore plein d’épreuves sur le fort qui me font trop trop peur et qui me terrorisent mais j’y retournerais dans le même état d’esprit que les autres fois, en me disant qu’à chaque fois, je fais de nouvelles choses que je ne me pensais pas capable de faire…et que ça fait du bien !

C’est une chance que l’on nous donne de se dépasser comme cela, on n’a pas tous l’occasion, dans la vie de tous les jours, de se lancer des défis aussi forts et, du coup, de réaliser à quel point on est capable de les réussir.

Merci, Léa, pour toutes vos réponses !

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

Publié dans Télévision

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Théâtre de Passy / La soirée avait si bien commencé : Interview croisée avec Thibaut de Lussy et Charlotte Gouillon !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Charlotte, bonjour Thibaut,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous deux !

Vous êtes actuellement sur scène, au théâtre de Passy, dans la pièce « La soirée avait si bien commencé ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Charlotte : Je rigole parce que je pense au fou-rire que l’on a eu hier…C’est vrai que l’on s’amuse beaucoup sur scène !

Thibaut : Hier, il y a eu quelque chose de très drôle : dans la toute première scène, Charlotte boit de l’eau et…

Charlotte : ….je me suis étouffée ! Mais parce qu’Enora tardait à se retourner. Cela m’a fait mourir de rire !

Thibaut : Il lui était alors impossible de dire sa phrase et, là, le public a commencé à comprendre qu’il y avait quelque chose qui clochait. On en a rigolé, on a fait un peu d’improvisation et, effectivement, on s’est beaucoup amusés !

Charlotte : C’est la première fois qu’un fou-rire durait aussi longtemps !

Thibaut : Cela dit, l’idée était bonne !

Charlotte : Oui ! Il faut qu’on s’en reparle d’ailleurs parce qu’il y a quelque chose à approfondir : le fait qu’Enora tarde à se retourner est intéressant…On met plus de temps à faire ce que l’on a à faire et c’est hyper drôle !

Thibaut : Exactement ! Comme vous le voyez, on travaille et on avance tous les jours…En plus, on s’écoute mutuellement, c’est très agréable ! On se dit les choses, on essaie, si ça marche on garde et si ça ne marche pas, on essaie autre chose…Vraiment, ça se fait très simplement !

Les gens le sentent : ça revient très souvent dans les commentaires que l’on peut lire sur les sites de réservation ! Ils nous disent que cette bonne entente dégage quelque chose de positif, en plus de l’histoire.

Charlotte : C’est vrai que l’on est contents de se retrouver, on se marre, on s’entend bien, c’est cool !

Plus concrètement, comment présenter cette pièce, sans tout en dévoiler bien sûr ?

Charlotte : Là, je laisse peut-être l’un des auteurs pitcher, sans spoiler, ce qui n’est pas évident….

Thibaut : Le personnage joué par Enora organise l’anniversaire des 40 ans de son mari et, pour l’occasion, invite le couple de meilleurs amis, joués par Charlotte et moi. On arrive donc pour préparer vraiment une belle soirée mais il va y avoir une nouvelle qui va un peu tout foutre en l’air … Du coup, il va y avoir une succession de rebondissements, de quiproquos, de malentendus et de drôleries, tout ce que le public adore !

 

 

Un mot, si vous le voulez bien, sur vos personnages respectifs et sur leurs caractéristiques ?

Charlotte : Je suis Claire, la femme d’Alexandre, et nous sommes les meilleurs amis, invités pour l’anniversaire. Je suis une femme sympa, un peu discrète, qui n’en fait pas des caisses, qui a sa personnalité mais qui n’est pas non plus haute en couleurs. Elle a quand même pas mal de drôleries, finalement mais elle essaie aussi de concilier tout le monde et de faire en sorte que personne ne s’énerve. Elle est au milieu, un peu à faire tampon, pour que tout se passe bien. Elle ne veut pas qu’il y ait de vagues, elle est, en fait, la bonne copine !

Thibaut : Charlotte réussit cette prouesse de jouer ce personnage, à la base, un peu discret tout en faisant qu’on le voit beaucoup. C’est très bien !

Charlotte : Parce que, au final, c’est un personnage très intéressant à jouer !

Thibaut : Au début, avec la co-autrice, Sophie Depooter, on s’était dit que ce personnage était un peu discret mais Charlotte en a fait quelque chose de formidable. On la voit très bien et tant mieux !

Mon personnage est très bien dans ses baskets, il est sûr de lui, il aime bien sa femme et la domine sans problème, comme il domine sa vie. C’est un garçon grande gueule, un peu lourd dingue, pas méchant et peut-être par qui il va arriver certaines choses, on ne sait pas …. J

Ces personnages vous permettent sans doute une palette de jeu plaisante à défendre…

Charlotte : Ah, oui ! J’aime beaucoup la palette que mon personnage me permet de développer.

Thibaut : De base, son personnage est très calme et très poli, c’est une brave fille, bienveillante et gentille. Mais ce n’est pas que ça…Mon personnage est très sûr de lui, il roule des mécaniques mais, entremêlés, ces personnages vont créer beaucoup de rebondissements ! En tout cas, dans mon interprétation, je ne me pose pas trop de questions, je fonce, j’assume et ça se passe bien.

Le personnage joué par Nicolas est également très haut en couleurs. Il est très typé, un peu vieille France, un peu coincé, très cultivé, un peu perché d’ailleurs dans sa culture. Le personnage d’Enora est colérique, impulsif, très énergique, une boule d’énergie. Dès la lecture, j’avais compris qu’elle était la bonne personne pour l’interpréter, ce qui était un point très important.

Vous qui êtes, Thibaut, à l’origine, avec Sophie, de ce projet, quelles avaient été vos sources d’inspiration au moment de l’écriture ?

Thibaut : C’est une très bonne question parce que l’on est passés par de nombreuses étapes. C’est comme les potiers, ils écrasent la pâte, ils écrasent la pâte, ils écrasant la pâte et, un beau jour, un vase sort…C’est vraiment ce que l’on a fait : nous n’avons pas démarré en nous disant que l’on allait raconter un anniversaire surprise. Non, on a commencé devant une page blanche, au début on est partis sur une influenceuse, sur une mère toxique et sur plein d’autres choses qui n’existent plus…pour arriver, finalement, à un tronc solide, celui d’un anniversaire surprise organisé par une femme pour son mari, qui invite leurs meilleurs amis.

Ça s’est fait au fur et à mesure : on a pétri la pâte, on a pétri la pâte, on a pétri la pâte puis on coupait, on coupait, on coupait et, finalement, il est resté l’axe que j’évoquais. Nous avons donc trouvé les marques des différents personnages au fur et à mesure de notre travail.

 

 

D’ailleurs, en parlant encore de sources d’inspiration, en avez-vous eues au moment de vous glisser dans la peau de votre personnage ?

Charlotte : Je dois dire qu’au début, je le trouvais peut-être un peu loin de moi. Donc je ne savais pas comment aborder ce personnage. En plus, dans l’histoire, elle est plus âgée que moi, je me demandais si j’allais être crédible. Mais, en fait, le metteur en scène, Guillaume Mélanie, m’a rassurée et m’a expliqué qu’il y aurait un peu de composition mais pas tant que cela au final…

Thibaut : Tu as commencé à composer pendant les répétitions donc toi aussi, tu as pétris la pâte…Un comédien, comme un auteur, passe par des étapes, va à droite, va à gauche et, finalement, au bout d’un moment, trouve le centre. C’est ce que tu as fait !

Charlotte : Guillaume m’a orientée, il m’a donné un cadre et une direction et, ensuite, on a ajusté le curseur. Comme c’est un peu haut en couleurs, que le niveau est un peu bourge et coincé, il m’a parlé d’une influence à la Catherine Frot. Une fois que j’avais traversé cette composition-là de personnage, j’ai ensuite pu revenir vers moi mais j’étais toujours empreinte de ce que j’avais travaillé, qui est resté. Donc c’est un mix, entre ce que j’ai composé au début et moi-même, Charlotte.

Je me suis vraiment appropriée le personnage, à me dire que ça pourrait être moi dans deux ans, si j’étais un peu plus rangée. Je pense que c’est aussi la bonne direction. Je me sens plus à l’aise, à m’imaginer que c’est moi mais un peu plus bon chic, bon genre.

Thibaut : En tout cas, tu es crédible dès que tu arrives sur scène : les gens ne se posent aucune question !

Charlotte : La robe m’aide aussi. On a travaillé, on a cherché avec Flora Gihr, la costumière. Ce n’est clairement pas une robe que je mettrais dans ma vie mais ce look fait partie de la composition de mon personnage et, clairement, il m’aide beaucoup. Je me sens Claire, quand j’arrive avec cette robe, ces talons et ce sac à main. Tout de suite, je suis assise dans mon personnage.

Au-delà des costumes, le décor de l’appartement est sans doute, lui aussi, aidant pour vous projeter ?

Thibaut : Oui ! Il a un style un peu classique et bourgeois… C’est drôle, d’ailleurs, qu’il arrive des choses bizarres à des gens ordinaires ! Cela fait marrer !

Charlotte : C’est vrai que le décor est crédible, on se sent tout de suite chez eux. On y croit beaucoup !

 

 

Vous l’avez rapidement évoqué précédemment, vous continuez toujours, après un mois et demi d’exploitation, à peaufiner et à affiner votre jeu et votre interprétation …

Thibaut : C’est sûr et certain ! Cela a été flagrant les deux premières semaines, il y a eu une évolution dingue…Maintenant, on arrive effectivement sur des choses un peu plus posées mais, tous les soirs, on pense à quelque chose.

Charlotte : On tente des choses, par ci, par là…Souvent, c’est une seule chose par jour !

Thibaut : C’est comme un buisson : au début, il est sauvage et tu le tailles avec des grosses cisailles…Au bout d’un moment, tu utilises un sécateur et tu termines à la pince à épiler. Plus tu le tailles, plus tu vois apparaitre le petit défaut que tu n’aurais jamais pu voir quand il était mal taillé.

Charlotte : Effectivement, ça ne s’arrête jamais, on continue de travailler, tout le temps !

Thibaut : En plus, on s’amuse à le faire, ça nous permet de nous renouveler. Même si, après un mois et demi, on n’est pas du tout usés…Pour l’instant, c’est encore frais, c’est encore la découverte qui nécessite quelques petits réglages.

Vous êtes à l’affiche jusqu’à début octobre, pour le moment. Certainement seriez-vous ravis que l’aventure puisse se prolonger ?

Thibaut : On serait ravis, effectivement ! C’est un peu dans les tuyaux mais ce n’est pas encore officiel. Cet été, on a rencontré un beau succès, au-delà de nos espérances : sincèrement, on ne pensait pas du tout que ce serait si souvent complet.

Charlotte : On a remplis pendant l’été, c’est dingue !

Thibaut : Je me faisais encore la remarque hier : Paris est désert actuellement, les gens ne vont pas tarder à rentrer et je me demandais comment il pouvait y avoir aussi peu de monde dans les rues mais autant de monde au théâtre…C’est bluffant, on remercie les gens et on est ravis ! On a été extrêmement gâtés…

Nous sommes ravis de jouer dans ce théâtre, dont l’équipe est absolument charmante ! Cela aide aussi…

Charlotte : L’équipe est chaleureuse, le directeur est adorable, hyper pro et très proche de nous…

Thibaut : Il est très investi : il a plus de 250 spectacles à son actif en tant que producteur, il a été metteur en scène, il a été acteur donc on ne la lui fait pas, il voit quand quelque chose est bien. Dès la lecture, il a de suite senti le potentiel de la pièce. Il m’avait rappelé une semaine après pour m’annoncer qu’on allait jouer…dès cet été, moins de deux mois plus tard. Personne ne s’y attendait ! Mais tout s’est bien passé, les planètes se sont parfaitement alignées !

Charlotte : Dans l’équipe, n’oublions pas Marguerite, qui fait à peu près tout dans ce théâtre : elle est l’âme du lieu ! Elle est là au début, pendant et à la fin. Elle s’occupe de nos costumes, elle filme, elle gère les réseaux sociaux,…Elle est hyper drôle, elle nous encourage, elle est avec nous !

 

 

Thibaut : C’est une équipe passionnée et bienveillante ! Véronique Genest, qui a beaucoup joué dans ce théâtre, et que l’on avait croisée pendant les répétitions, nous avait dit que l’on y serait bien. C’est très agréable, chaleureux et familial !

Charlotte : On se sent soutenus, cela joue énormément !

Thibaut : Pour que ce soit un succès, il faut qu’il y ait plusieurs raisons : l’artistique, avec les comédiens mais aussi la production ! On a eu la chance que tout s’aligne, avec une belle campagne de publicité !

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette déjà belle aventure théâtrale ?

Charlotte : Qu’il y ait 200 personnes tous les soirs ! J

Thibaut : Oui, que l’on soit complets le plus longtemps possible. Que ça se traduise également par une belle tournée, afin que l’on puisse aller visiter la province et les pays francophones frontaliers. Que ça continue aussi dans la meilleure ambiance possible !

On a cartonné en juillet et en août, c’est vrai mais c’est une période particulière, estivale. En septembre, il va y avoir une rentrée théâtrale, les spectacles vont exploser, ça va être multiplié par cinq ou dix, de grosses têtes d’affiche vont arriver, la concurrence va s’élever. Evidemment, le public parisien sera rentré….On va voir comment réagira la pièce en septembre, octobre, novembre et décembre…A priori, il y a des chances que ça fonctionne bien : la pièce a bien marché en juillet et août donc, en toute logique, ça devrait fonctionner ! On l’espère et on a tous énormément travaillé pour cela en tout cas.

Charlotte : Je suis confiante, les planètes se sont alignées depuis le départ, ça marche bien, les gens aiment beaucoup la pièce donc il n’y a pas de raison que ça s’arrête…On se sent dans un paquebot solide, j’ai confiance en la pièce et on verra bien…On croise les doigts !

Merci à tous les deux pour vos réponses !

Publié dans Théâtre

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Morgan De Cecco évoque son parcours de magicien ainsi que son rôle du chasseur, cet été, dans "Fort Boyard" !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Morgan,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes un magicien de talent et de renom, comme en témoigne votre parcours. D’où vous vient, d’ailleurs, cette passion pour cet art ?

Cette passion m’est venue sur le tard ! Habituellement, c’est toujours le même schéma pour un magicien, il a généralement commencé à 7 ou 8 ans avec une boite de magie, à Noel… Mais j’ai commencé à 20 ans, en rencontrant un ami de la famille de ma femme qui, pendant un repas, faisait des petits tours de table. On a discuté tout l’après-midi et, le soir-même, ayant envie d’en savoir plus sur cet art, j’ai appris un tour de magie, que j’ai montré à ma femme. Face à sa réaction incroyable, je me suis pris au jeu et j’ai compris la puissance que pouvait avoir cet art.

J’en ai reparlé avec ma femme Nathalie il n’y a pas longtemps, qui m’a dit que j’ai eu « de la chance » parce que, si elle n’avait pas été impressionnée ce jour-là par mon premier tour de magie, j’aurais peut-être tourné la page et fait autre chose…

Sans doute que vous retenez certaines expériences ou certains moments plus encore que d’autres, par leur côté marquant ?

Oui ! Surtout à partir du moment où j’ai commencé à faire des concours…Là, j’ai vraiment changé de façon de voir les choses sur mon art. Quand on travaille en professionnel avec des gens qui ne nous connaissent pas, on va tous plus ou moins avoir le même répertoire au moment de débuter mais, dans les concours, le but premier est de surprendre la communauté magique. Ce n’est alors plus pareil, on ne peut plus se permettre de faire les tours que l’on faisait pour les profanes, il faut se réinventer, il faut créer, il faut trouver des vis psychologiques et il faut mélanger tout cela pour que l’alchimie fonctionne.

 

 

Pour, justement, pour réinventer et surprendre, certainement que le travail et la recherche sont quotidiens ?

Tout à fait ! En tout cas, me concernant…Des confrères, à l’inverse, tournent très bien depuis des années avec un même répertoire d’une dizaine de tours. Personnellement, je suis plutôt dans l’idée de me renouveler fréquemment. C’est vrai aussi que l’on ne peut plus se contenter de se reposer sur nos lauriers parce que, maintenant, avec les réseaux sociaux et Youtube, l’accès à l’information est de plus en plus grand et on peut se faire surprendre à tomber sur des personnes qui connaissent plus de choses que ce que l’on pensait. Dans ce cadre-là, j’aime bien partir carrément sur des créations personnelles et des choses qui ne sont pas forcément diffusées sur le web…

D’ailleurs, avez-vous certains registres ou thèmes que vous aimez particulièrement développer ?

Bien sûr ! Quand on pense magicien de close-up, on pense aux cartes et c’est vrai qu’il y a énormément de magiciens qui, dans leur répertoire, font cela. Dès le départ, je me suis dit que cet objet-là n’était pas celui qui m’attirait le plus et je voulais me démarquer en partant plutôt sur une discipline difficile d’accès…Notamment la magie des pièces ! J’en ai toujours fait, j’en fais encore dans mes prestations, je commence toujours par cela et ça fait partie des accessoires que j’ai toujours sur moi. J’aime bien aussi la magie visuelle, notamment les apparitions et les disparitions, avec des verres ou encore des bouteilles.

 

 

J’affectionne également les effets magiques utilisant les objets du quotidien, comme des cuillères, des bagues, des billets de banque,… J’adore prendre les objets qui se trouvent autour de moi, sur les tables ou sur les gens, pour vraiment donner la sensation au public que l’on peut vraiment faire de la magie n’importe quand et avec n’importe quoi. Parce que, si on sort un jeu de cartes, de suite la personne en face va se dire qu’il est truqué…Sinon qu’il y a de la manipulation… Donc il va falloir ramer pour l’impressionner, on part de loin ! Je fais, bien évidemment, des tours de cartes mais je sélectionne vraiment ceux qui m’intéressent et qui vont avoir un réel impact sur les gens.

 

 

Vous avez déjà eu l’opportunité de plusieurs expériences à l’international, notamment aux Etats-Unis. Quels souvenirs en gardez-vous ?

Je retiens surtout la culture américaine : par rapport aux français, les américains sont super clivant. Ce sont vraiment deux communautés différentes en termes de réaction par rapport à la magie. On voit que les américains sont comme des grands enfants, ils s’exclament, ils rient presque de façon exubérante mais ça fait partie de leurs personnalités alors que le français est dans l’inverse, il va sourciller un peu au début, va croiser les bras à attendre la suite, il sera majoritairement septique et un peu plus cartésien. Du coup, pour réussir à obtenir des rires d’étonnement ou des réactions, il va falloir y aller ! C’est assez commun de se dire, dans le monde artistique, que le public français fait partie des publics les plus compliqués. Si on arrive à plaire à un public français, en général on y arrive partout dans le monde !

 

 

Cela veut-il dire que, au moment de vous préparer pour vos shows aux Etats-Unis, vous vous y étiez pris différemment ?

En termes de numéros, j’avais sensiblement gardé le même tronc commun mais, en termes de dire sur scène, j’avais reçu un conseil, celui de faire attention à la sensibilité du public américain. Donc j’ai veillé à ne pas choquer ni brusquer. Mais, en étant respectueux tout en étant dans le divertissement, ce public nous le rend au centuple !

Plus récemment encore, vous avez participé au championnat d’Europe de magie puis au championnat du monde. Ces deux expériences ont probablement été très marquantes et très enrichissantes pour vous ?

Tout à fait ! A chaque fois que je participe à des concours internationaux, je rencontre bien sûr des artistes reconnus à travers le monde, on échange et cela me permet d’agrandir de plus en plus mon cercle de connaissances. Cela m’aide, après, à pouvoir travailler notamment sur des conférences à l’étranger…

 

 

Du coup, quelles seraient vos envies pour la suite de votre parcours ?

Je considère être encore entre le début et le milieu de ma progression. J’imagine qu’il y a encore énormément de choses à faire et j’aimerais actionner un peu plus le levier des Etats-Unis. Ayant de la famille là-bas, j’aimerais bien pouvoir y faire des saisons chaque année, afin de proposer mes talents en entreprises ou en évènementiel. Je pense qu’il y a un réel potentiel sur ce créneau-là !

En complément, les téléspectateurs de France 2 peuvent vous retrouver cet été dans « Fort Boyard ». On peut imaginer que votre parcours de magicien vous a aidé à vous glisser dans la peau du personnage du chasseur ?

Oui, oui, tout à fait ! En fait, on m’a recruté par Instagram. Valentin Azema, qui occupait ce poste, est parti après quatre saisons et la production cherchait un autre magicien. J’ai été contacté, comme une cinquantaine de mes camarades, et j’ai dû envoyer une vidéo de présentation puis une vidéo en situation, masqué, en proposant une épreuve fictive avec, dedans, le plus d’effets magiques possibles. J’ai été retenu et je suis même monté sur Paris pour rencontrer Guillaume Ramain, le producteur. J’ai, ainsi, eu la chance de passer plusieurs jours sur le fort, à raison d’une émission par journée de tournage.

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

Ce programme est emblématique et, comme beaucoup, vous aviez, vous aussi, sans doute pas mal de souvenirs et d’images en tête…

Bien sûr ! La veille encore, je n’y croyais pas…Quand on est arrivés à l’hôtel, je savais que j’allais faire le tournage mais je me disais « Non, demain, je ne vais pas aller sur le fort, ce n’est pas possible, c’est trop fou » mais, au moment de prendre le bateau et de se rapprocher du fort, ça commençait à devenir vrai ! Rien que de rentrer dans le fort est une petite épreuve, on monte grâce à des filets depuis la station offshore, on s’accroche avec des mousquetons et une grue nous grimpe. L’entrée est sympa ! Une fois dans l’ovale central du fort, toutes les images de l’enfance reviennent et on a vraiment l’impression de rentrer dans la télé. C’est même le cas parce que ce que l’on voit à l’écran est vraiment ce qui se passe sur place, c’est assez perturbant !

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

Nombreuses sont les personnes qui disent que l’ambiance, sur place, est très familiale et bienveillante…

Complètement ! On a l’impression d’une vraie famille : au bout de deux jours, on s’appelait par nos prénoms… J’avais l’impression de faire partie de leur monde, alors que certaines personnes travaillent-là depuis 36 ans ! Toutes nous parlent comme si on était à leurs côtés depuis le début… C’est incroyable, on sent vraiment une fraternité ! Bon, quand il faut y aller, on y va : au moment de tourner, la fourmilière se met en marche et tout bouge. Tout le monde sait exactement, au millimètre, comment se placer. L’organisation et les mouvements d’équipe sont dingues ! On sent une vraie cohésion qui, apparemment, est vraiment différentes d’autres tournages de télévision. Le fort reste un milieu à part !

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

En prenant la suite de Valentin, aviez-vous (re)visionné ses prestations, avant d’enfiler le costume ?

Bien sûr ! J’ai demandé à la production de me transférer tous les passages du chasseur, pour visualiser la scénographie, pour voir ce qui était recherché au niveau des effets magiques et pour ne pas refaire ce qui avait déjà été fait. J’ai trouvé mes propres effets et, pour cela, j’ai travaillé pendant deux mois à faire apparaitre ou disparaitre des clés et des indices, ainsi que sur les tours préalables aux épreuves. Cela m’a pris énormément de temps, je l’avoue ! Mais, à la fin, j’ai trouvé des choses que je n’aurais jamais pu penser trouver et je me suis étonné moi-même dans le résultat. Toutes mes trouvailles n’ont pas pu être filmées, des choix ont été faits mais, du coup, j’ai quelques effets en réserve, si j’ai la chance de revenir l’année prochaine.

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

Le costume, le masque et la pièce sombre étaient probablement aidants pour la posture du chasseur?

Cela aide pour se plonger dans le personnage et pour être dans l’ambiance. Par contre, c’est vrai que le masque n’est pas simple pour exécuter les effets magiques…On a l’impression d’avoir les yeux dans deux entonnoirs et, du coup, pour regarder ce que l’on fait, on est vraiment obligé de tourner la tête d’une manière assez exagérée. Ce n’est pas forcément un exercice facile ! Ce qui passe à la maison en termes de manipulation est, je l’ai remarqué, beaucoup plus compliqué à réaliser sur le fort au moment du tournage, avec le stress et avec la vision rétrécie.

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

Le chasseur fait face à une personnalité, ce qui a dû être une motivation supplémentaire pour vous…

Oui complètement, cela m’a, je pense, transcendé. Je pense que ça doit être un peu comme la montée d’adrénaline face à un danger, le rythme cardiaque s’accélère et les mouvements deviennent plus précis. On se retrouve dans un état d’hyper vigilance très grisant qui aide à la réalisation des tours. Le stress nous dit qu’il faut bien faire mais c’est un stress positif ! J’ai appris à gérer : c’est comme avant de monter sur scène, certaines respirations peuvent aider. En tout cas, cela m’aide à me surpasser et à me transcender au moment de la performance !

J’étais aux premières loges et je voyais ce qui allait être retranscrit à la télé, et même plus encore. Des plans étant coupés pour le montage, j’ai, moi, vraiment pu voir l’intégralité et je me disais, à ce moment-là, être privilégié !

Vos prestations sur le fort ont-elles déjà été l’occasion de premiers retours de la part du public ?

J’ai beaucoup de retours de la part de la communauté qui me suit. Aussi de gens que je ne connaissais pas, qui sont fans de « Fort Boyard » depuis toujours, qui m’envoient des messages pour me dire avoir trouvé ma prestation super. En fait, je me suis rendu compte que l’on peut faire tous les championnats possibles, du monde, de l’univers ou même de la galaxie mais que ça n’égalera pas, vis-à-vis du public, une participation à « Fort Boyard ». J’ai donc mesuré l’impact que pouvait avoir l’émission sur le commun des mortels !

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

Au moment des diffusions, arrivez-vous à avoir seulement votre œil de téléspectateur ?

Je sais exactement ce que j’ai fait donc j’ai l’œil sur des choses que le téléspectateur ne voit pas…Je me suis rendu compte de certaines choses, notamment que j’ai été trop exigeant dans la création de certains effets et que je me suis permis des choses un peu trop casses gueules. Grâce aux images, je pense que je ferai différemment les prochaines fois. Cette expérience de magie à la télé n’a rien à voir avec celle de mes prestations, je me suis fait un premier retour d’expérience et je vais pouvoir réaligner les curseurs pour que ce soit encore mieux et que ça rentre un peu plus dans les codes de la télé.

Notamment par rapport aux cadreurs…Je faisais les effets magiques pour les candidats, en pensant que les cadreurs suivraient…mais ils ont une façon bien précise de filmer. Au moment de créer mes effets, je n’avais pas encore d’idée de comment ça se passe sur place, j’ai tout découvert sur le fort, au dernier moment et il a fallu s’adapter très rapidement aux contraintes. Maintenant que je les ai intégrées, je vais pouvoir réfléchir différemment pour les prochaines éditions, s’il y en a.

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

Justement, certainement seriez-vous ravi de renfiler le costume du chasseur sur ce caillou, comme aime à l’appeler l’équipe qui travaille sur place ?

J’en profite pour rappeler que le fort commence à s’user au fil des années avec la mer…Pour le préserver, le département de la Charente-Maritime cherche des dons pour pouvoir rénover et reconstruire les digues qui permettent de briser les lames. J’ai hâte d’y retourner ! En même temps, ça sera un gros challenge car il me faudra trouver de nouveaux effets…Je vais devoir cogiter : c’est excitant mais ça me fait aussi un peu peur…En tout cas, si j’ai l’opportunité d’y retourner, bien sûr que je dirais « oui », sans hésiter !

Merci, Morgan, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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France 2 / Fort Boyard : Houcine fait le bilan de sa première participation à l'émission et en profite pour évoquer son actualité musicale !

Publié le par Julian STOCKY

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

 

Bonjour Houcine,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les téléspectateurs de France 2 ont pu vous retrouver samedi dernier dans « Fort Boyard ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela a été pour vous de participer à cette émission emblématique ?

Absolument ! « Fort Boyard », c’est plus de trente années d’existence…J’ai découvert ce programme en 1995 et je l’ai suivi pendant pas mal d’années. Ensuite, j’ai envie de dire que les choses passent, de nouveaux programmes se sont faits et j’ai suivi d’autres choses mais quel honneur d’avoir été appelé pour participer, pour l’Unicef, à cette émission mythique qu’est « Fort Boyard ».

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

D’ailleurs, en amont du tournage, quels souvenirs ou quelles images aviez-vous de ce programme culte ?

Si vous voulez, vraiment, ce qui m’a marqué tout au long de ces années d’émission, ce sont les animateurs ! C’est vrai que c’est l’humour de ces animateurs qui m’avait fort marqué et qui me donnait l’envie de participer à cette émission, quand j’étais plus jeune, bien avant de faire « Star Academy ». J’étais vraiment ce petit garçon qui regardait cette émission et qui était loin d’imaginer que, bien des années plus tard, j’allais la faire…

J’avais donc un attachement particulier pour les différents animateurs que l’on a eus, dont Patrice Laffont, qui était absolument génial, et pour cet espèce d’échange ping-pong qu’il avait avec Passe-Partout. Olivier Minne est juste extraordinairement drôle et d’une gentillesse extrême…Voilà, ce sont ces gens qui m’ont marqué et qui m’ont rappelé cette émission tout au long de cette vie !

Les images ont très vite montré que, même si vous ne vous connaissiez pas forcément tous avant l’émission, l’union a fait la force, à vous encourager les uns les autres ….

Absolument ! On s’est encouragés sans se connaitre, c’est vrai…C’était vraiment une entente bon enfant entre nous, c’était une entente presque fraternelle si vous voulez parce que, dans les épreuves, on s’est soutenus, on s’est supportés, on s’est accompagnés, on s’est donné de la force, autour de l’engagement d’Elodie Gossuin et de l’Unicef pour les enfants. On est tous parents et, pour le coup, c’est ce qui donne aussi l’envie, la force et la motivation !

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

Vous vous battiez toutes et tous, vous l’avez dit, pour l’Unicef. On peut penser que cela a été incitatif à vous dépasser ?

C’est exactement cela ! C’est vrai que l’on ne pense plus à nous, on se dit « Mais attends, je suis là pour quoi ? ». Alors, oui, on va passer du bon temps, c’est de la télé mais c’est vrai que c’est la cause qui était marquée en nous tout au long de cette journée, qui fait que l’on se bat et que l’on va au bout des choses. Je regrette de ne pas avoir fait plus de choses, plus de jeux, plus de défis…C’est pour cela que j’espère vraiment refaire « Fort Boyard » le plus vite possible, pour surpasser mes limites !

Votre première épreuve personnelle a été celle de la caserne. Une cellule qui n’est pas aussi simple qu’elle pourrait paraitre…

Mais absolument ! Franchement, devant la télé, quand je regardais cette épreuve, j’étais le premier à dire « Mais allez, il faut trouver la bonne rythmique ». Mais comme on est là pour une association, comme on est là pour un défi, c’est un peu comme d’autres émissions de survie si vous voulez, il faut être préparé physiquement. Pour le coup, je cours mais, à se retrouver sur un tapis, ce que vous faites quand vous êtes à la salle, il y a une rythmique, c’est vrai, à prendre très vite…Parce qu’il ne faut pas oublier que le temps nous est compté à chaque épreuve de « Fort Boyard ». Donc c’est vrai que, physiquement, je me sentais très très bien mais quand on y est, ce n’est pas pareil que quand on regarde la télé ! Ce n’est vraiment pas pareil…On a envie de bien faire et, malheureusement, comme vous avez tous ces paramètres en tête, c’est compliqué !

 

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Quelques minutes plus tard, face à la bohémienne, la sagesse a été de mise afin d’assurer quelques boyards pour l’association…

Alors, je vous remercie d’user du terme de « sagesse »…Oui ! Je ne vais pas dire que je ne suis pas joueur mais, pour les enfants et pour l’Unicef, on ne prend pas de risque ! Pour tout engagement qui vient du cœur, on ne prend pas de risque, on fait les choses justes et on fait les choses comme il faut les faire. Là, on est sur un jeu de hasard et je crois, de ce fait, qu’il faut savoir s’arrêter au bon moment…C’est toujours bien de faire des grandes choses pour de petites ou de grandes causes mais si on fait de petites choses, petit à petit l’oiseau fait son nid et les choses s’agrandissent. Effectivement, je n’ai pas tenté d’aller plus loin, l’important était de gagner un petit quelque chose…Le reste des épreuves et de mes compagnons d’aventure comblaient les lacunes de chacun. C’est ça, en fait, je pense, la force d’une équipe !

 

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Avec Dounia et Jungeli, vous avez clos la première partie de l’émission, avec le morpion. Cela ne s’est pas joué à grand-chose…

Honnêtement, je ne me souvenais plus du tout de cette épreuve et, pour le coup, on n’a pas compris…C’est vrai que je me suis dit, quand je me suis mis en appui de manière à ce que Dounia puisse aller trouver les couleurs, que l’on avait trouvé …Mais on n’avait pas compris qu’il fallait qu’on grimpe ensuite et qu’on reste, je crois, deux ou trois secondes appuyés. Donc, vraiment, ça a été une faute de concentration, si je puis me permettre !

Vous avez ensuite retrouvé Jungeli lors de la dégustation du chef Willy où, cette fois-ci, le résultat final a été bien différent pour vous…

Ecoutez, franchement, j’ai regardé l’émission samedi et j’en ai ri aux larmes, tellement on voit Jungeli recracher ce qu’il avait commencé à boire. Mais, en fait, la séquence était plus longue parce qu’à chaque fois qu’il buvait, il recrachait…Je vous assure, c’était mais tellement rigolo, c’était génial ! Je n’ai pas pour habitude de gober des œufs natures comme cela le matin, comme on peut le voir dans le film « Rocky » mais c’est vrai qu’un œuf d’autruche est impressionnant…Willy nous a dit « Je vous en donne la moitié » mais, franchement, on a eu tout l’œuf ! Ecoutez, c’est de la protéine…Pour vous dire, le soir, en quittant le fort, je n’ai même pas mangé, tellement l’œuf m’avait plâtré l’estomac. C’est spécial…

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

Quand on regarde d’autres émissions, comme « Koh Lanta » ou « Pékin Express », on se dit « Jamais, jamais ! ». J’ai voyagé en Thaïlande, dans les rues on vous fait manger des araignées ou des scarabées, voire des scorpions, je me suis tenté cela pendant mes vacances mais non, pas un œuf d’autruche…J’aurais même osé manger des vers vivants, là, pour le coup, pour mon défi personnel…

Mais, encore une fois, on doit choper une clé…La séquence était tellement rigolote, je vous assure ! J’en garde un très bon souvenir…Je referais si c’était à refaire !

Au conseil, vous avez eu la chance de rencontrer le Père Fouras et les maitres du temps. Cela a probablement dû être un moment marquant ?

Ecoutez, oui ! La rencontre avec le Père Fouras, c’est vraiment la rencontre avec le Père Noel, honnêtement. Il est le personnage mythique du fort et, pour le coup, quand il me demande de lui chanter une petite chanson, oui, je suis ce petit garçon face à son maitre d’école. Je suis face à une espèce de rêve, je suis devant le Père Fouras…On garde notre âme d’enfant quand on a grandi avec tous ces beaux programmes télé et il est le souvenir du fort !

Ensuite, Passe-Partout et Passe-Muraille sont vraiment extraordinaires, ils sont plein d’amour et de complicité, on a beaucoup beaucoup ri ! Je tenais à le dire, toute l’équipe du fort, tous les personnages et tous les comédiens sont extraordinaires, ils sont investis du début à la fin, avec une bienveillance et une douceur dans les échanges. Vraiment, c’était très très cool, très très cool !

Plus globalement, que retenez-vous de votre première expérience sur le fort ?

On retient un peu le stress, le stress de décevoir ses coéquipiers… Cela a été mon angoisse…D’être une espèce d’ambianceur, d’essayer de faire rire, de chantonner, de faire chanter tout le monde, c’est un peu mon rôle d’entertaineur, d’artiste polyvalent … J’aime bien faire les choses proprement, en y mettant du mien à fond et, à froid, j’avais ce stress de décevoir mes coéquipiers, de ne pas être à la hauteur de notre mission pour l’Unicef.

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

Les différentes épreuves faites vous ont-elles, quelque part, conforté dans vos appréhensions et phobies ?

Vu que je n’ai pas fait beaucoup d’épreuves, je ne me suis pas surpris ! Est-ce que je me suis surpassé ? Non…Parce que, pour le coup, un truc au-dessus de l’eau m’aurait permis de me surpasser ! Ce n’est pas que j’ai peur de l’eau, je nage, mais ce que je ne vois pas sous mes pieds me met dans une tétanie totale.

J’ai un vrai problème avec les rongeurs, je l’avoue mais je n’ai pas été confronté à cela…Donc j’espère sincèrement refaire et refaire plusieurs fois cette émission, pour être confronté à toutes sortes d’épreuves, qui me mettront face à moi-même, à mon courage, à mes craintes et à mes peurs…

D’ailleurs, avec le recul, quelles sont les qualités attendues pour être un bon aventurier ?

Il faut avoir un max de recul au moment où vous êtes devant une épreuve, il faut que ça aille très très vite dans la tête. Pour ça, je pousse vraiment à ce que tout le monde regarde l’émission. Je m’adresse à des collègues personnalités, comme à des personnes lambda…Parce que c’est vrai, qu’au début, c’étaient des personnes lambda qui participaient à cette émission. Ce serait d’ailleurs vraiment intéressant de mélanger des personnalités et des personnes inconnues parce que je crois qu’une personne inconnue peut avoir plus de courage que nous autres, personnalités publiques, et donner plus de force à l’équipe. Parce qu’il y a aussi l’égo de nous autres, artistes, qui fait qu’on est là pour représenter une association et amasser un maximum de boyards à la fin. Si une personne lambda est motivée, on le voit dans des émissions comme « Koh Lanta » et autres, les gens se surpassent et, à l’inverse, moi le premier, je me dis que c’est sûr, il faut que je mange, moi qui ai mon petit confort…Pourtant, des gens inconnus au bataillon qui font cette émission donnent tout, se surpassent, ils se préparent et regardent ce programme depuis des années. Pour « Fort Boyard », c’est la même chose : vraiment, il fait prendre l’histoire au sérieux parce que c’est très sérieux ! Quand vous vous retrouvez devant le lutteur, comme s’est retrouvé Pierre-Yves Bon, il faut être bon ! Les gens qui font « Koh Lanta » s’installent des poteaux dans leur jardin et s’entrainent donc je pense qu’il faut aller se faire une petite initiation à la lutte et autre pour voir comment se dépatouiller… en plus, dans la boue.

Vous avez tous ces facteurs réunis qui font qu’il faut être malin, qu’il faut être stratégique et qu’il faut avoir un super cardio. Que ce soit comme pour moi dans la caserne, que pour Elodie quand elle est projetée dans le vide dans cette petite cabine, que pour Jungeli qui se jette dans le vide, oui il faut se préparer mentalement et il faut préparer le cardio…C’est hyper hyper important ! Il faut être sportif…

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

En complément, on le sait, vous êtes un chanteur de talent et de renom, comme en témoigne votre parcours. Quels sont d’ailleurs vos projets et actualités à venir ?

Il faut savoir que j’ai aussi la casquette de producteur. J’ai eu la chance de produire quelques dates pour de nombreux artistes, comme Nawell Madani, Pierre Palmade – je le dis parce que c’est un artiste avec qui j’ai adoré travailler-, Valérie Damidot, Claudia Tagbo, Tifoff, entre autres. C’est assez compliqué de mettre cela en avant parce que c’est un peu le côté casquette de producteur derrière le rideau qui me plait aussi de faire…Parce que c’est une aventure que je n’aurais jamais imaginé faire. Un jour, on se lance, on se dit « Pourquoi pas ? »…J’ai travaillé aussi avec Smaïn, un humoriste avec lequel j’ai grandi au travers du tube cathodique, la télé d’il y a une trentaine d’années. De collaborer avec ces artistes-là, de les accompagner, alors que je suis encore moi-même sur scène, 23 ans après la « Star Ac », est sympa !

La télé a changé, c’est vrai que, personnellement, il me suffit d’un petit passage dans « Star Ac », comme je l’ai fait ces deux dernières années, pour retrouver le public. Tout le monde regarde la télé et comme on a la chance de travailler avec beaucoup de villes ou de mairies, cette mise en lumière vous permet de faire dire aux gens que vous n’êtes pas mort….Cela leur permet aussi de comprendre certaines choses …

En effet, il y a une sale manie en France - c’est typiquement français selon moi, qui fais beaucoup de voyages aux Etats-Unis où la mentalité est complètement différente - : aux Etats-Unis, quand vous avez été un artiste, vous êtes un artiste et vous restez un artiste…En France, quand on vous voit moins à la télé, le français qui regarde l’écran et que vous avez fait danser, vous tire dessus en disant « Ah ben, ça y est, il est foutu, il ne fait plus rien ! ». Bon, très bien…Je remercie Nikos qui, il y a trois ans maintenant, lors des 20 ans de « Star Academy » avait mis en avant que j’étais producteur de Virginie Hocq, de Pierre Palmade et autres…En 2006, j’ai monté un spectacle qui s’appelle « Le show du château », où j’avais réuni, je dirais, les têtes commerciales des six premières saisons. Spectacle que j’ai remonté avant le Covid et qui continue à tourner avec plein de candidats de « Star Ac ». Comme la télé ne nous donne pas les moyens de le mettre en avant, et c’est légitime puisqu’on a trois nouvelles saisons, on se débrouille….Aujourd’hui, il a fallu que l’on s’adapte aux réseaux sociaux que nous n’avions pas il y a 23 ans !

Donc les réseaux sociaux font le travail, ce qui fait que je n’ai à aucun moment eu le besoin d’annoncer qu’il y avait une tournée des anciens de « Star Ac » pour que, partout où nous jouons depuis la sortie du Covid, en pleine air ou en salle, on soit complets.

Là où c’est très fort, c’est par exemple qu’Oscar Sisto, mon professeur du théâtre à la « Star Ac » est avec nous sur scène ! Oui, c’est une réalité….Les gens disent ironiquement que « La « Star Ac » est une grande famille », oui, c’est une grande famille et, dans une famille, on se dispute, dans une famille, on se boude…Donc c’est difficile, quand il y a plus de 90 personnes, toutes saisons confondues….Quand j’ai casté les différents artistes des différentes années, pour venir travailler sur ce plateau du « Show du château », c’était compliqué de dire non à certains…Parce qu’il fallait aussi que le public qui vienne nous voir se souvienne. C’est très compliqué d’expliquer qu’untel ne peut pas être pris parce qu’il n’a pas marqué, de son aventure, l’esprit du public…Le problème, c’est que, année après année, ils ont tous pensé à ne vouloir faire que la tournée, au lieu de vivre le château et de le faire vivre ! C’est au travers des caméras que le public s’attache à vous et que les gens ont envie de venir vous voir en tournée puis de vous suivre dans vos actualités. Les gens ne sont pas dupes, ils comprennent bien que, une fois qu’une saison de « Star Ac » est terminée, c’est compliqué de se retrouver sur le plateau l’année d’après avec la nouvelle promotion, parce que c’est du business…Il y a des productions qui investissent pour qu’une émission fonctionne et, dans ce cas-là, c’est difficile de faire venir les 9 candidats de la tournée précédente pour tous venir défendre leur album ou single. C’est pour cela que les réseaux sociaux sont des outils à manier avec intelligence mais qui sont, aujourd’hui, la suite logique et le prolongement de la force de la télé.

Aujourd’hui, la seule émission qui soit en direct, c’est la « Star Academy », cette nouvelle émission de variété qui existe maintenant depuis des années et qui permet de faire voir des artistes !  Personnellement, j’ai grandi avec « Sacrée soirée » et « Champs Elysées »…Après, il y a la « Star Academy » ! « The Voice » est encore un autre type de programme …

Artistiquement, je produis. J’ai un spectacle familial autour des chansons de Disney, « Houcine et ses amis chantent Disney », qui cartonne et, encore une fois, sans promotion.

Cette année 2025, je suis vraiment vraiment sur mes chansons à moi, je repars à zéro quelque part en proposant et en présentant mes titres personnels. Je n’oublie pas que je suis un artiste populaire ! Attention, tous les singles ne sortiront pas sous mon nom, j’ai aussi envie de tester plusieurs univers musicaux, en français et en anglais. Je ferai même un petit duo avec ma femme chérie !

Par rapport à ce que je disais avant, en France, dès que l’on ne vous voit plus, on vous dit que vous ne faites plus rien. Ecoutez, c’est mon métier, j’en vie, je mange, j’élève mes enfants, je fais grandir ma petite famille. Il y a des moments plus difficiles que d’autres parce que l’on ne peut pas chanter tous les jours mais, en tout cas, je suis très très heureux de me lever le matin et de faire, au quotidien, ce que j’aime, depuis maintenant 23 ans. Ce qui n’est pas une chance pour tous…Chance que l’on se déclenche ou non !

Alors, quand je vois tous les gens qui se cachent derrière les réseaux sociaux pour insulter untel, untel ou untel, j’ai juste envie de dire « Ecoutez, on vous lit, on vous entend mais on a pitié de vous, arrêtez de vous cacher derrière les réseaux pour critiquer les gens ! ». Oui, on est en démocratie donc chacun a le droit de donner son avis mais je pense que, sur les réseaux sociaux, quelqu’un qui ne nous aime pas ou qui n’aime pas tel artiste, au mieux, ne devrait pas commenter ou, s’il a envie de le faire, le plus intelligent est tout simplement de dire j’aime ou je n’aime pas. De là à insulter et critiquer les gens sur leur couleur de peau ou encore leur physique…Personnellement, cela fait tellement longtemps que ça ne me touche pas…Vous savez, je suis un mec de terrain et je ne vous le cache pas, sur beaucoup de médisances, j’envoie des messages en privé pour inciter la personne à venir me dire les choses en face. Mais, alors, par contre, ça ne sera pas la même ! D’une, je respecterais cette personne qui se sera déplacée mais, de deux, ses arguments auront intérêt à être extrêmement forts pour m’expliquer pourquoi on peut avoir autant de haine envers quelqu’un que l’on ne connait pas. Cela, c’est le problème des réseaux sociaux ! Donc, en tant qu’artiste, je suis obligé de vivre avec les réseaux, je réponds parfois parce que ça m’agace mais, après, ma femme me fait relativiser en me disant que ces personnes qui viennent dégueuler sur les réseaux ont sans doute des vies pourries….Je tiens à le dire !

Beaucoup d’amis artistes ont un cœur et, c’est une vérité, ont une sensibilité extrême, ne vont pas faire 35 heures par semaine et vont prendre le risque de rester dans leur studio pour composer, espérant obtenir un super résultat. Ce sont des sacrifices énormes donc quand on ne sait pas quels sont les sacrifices qu’un artiste peut faire, on ne peut pas se permettre ces commentaires…Mais qu’est-ce que vous voulez, c’est très humain ! Et, encore une fois, je suis désolé de le dire, c’est très français ! Je le répète souvent, aux Etats-Unis, quand vous roulez dans une belle voiture, on vous dit « Mec, j’adore ta voiture, félicitations, je vais travailler pour avoir la même » alors qu’en France, on vous appelle les impôts, on vous raie votre voiture, on vous crève les pneus…Je vous le dis parce que je l’ai vécu et, à un moment donné, vous êtes obligé de vous cacher ou d’acheter une voiture moins grosse ! C’est quand même compliqué !

Sur une journée, quand on fait « Fort Boyard », on ne se connait pas personnellement, je ne connaissais qu’Elodie Gossuin, et vous avez quelques heures pour être complices, fraternels et complémentaires. C’est ce que l’on a vécu dans cette tournée de « Star Ac »…Alors, oui, on est dans un jeu, il y a de la compétition dès le début et, quand les magnétos commencent, vous vous dites « Lui chante super bien, lui joue d’un instrument… ». Bien sûr, c’est une émission où il y a de la tension mais, mon Dieu, 23 ans qu’avec mes frères et sœurs de la saison 2, on se voit, qu’on fête Noel ensemble, qu’on a notre groupe Whatsapp sur lequel on échange le quotidien de chacun et de nos petites familles ! Quand vous n’avez pas cette ouverture d’esprit et de cœur, vous ne pouvez pas comprendre ! Donc, quand je vois les trucs merdiques sur les réseaux, j’ai envie de demander à ces personnes si elles savent chanter ou, même, si elles savent concrètement faire quelque chose ! Vous vous rendez compte, c’est quand même compliqué….

J’accepte la critique négative si elle est constructive et, surtout, venant de gens qui font le même métier que moi. Je ne vais pas aller critiquer un charpentier alors que je ne suis pas charpentier. Je suis qui pour me le permettre ? Que chacun regarde ce qui se passe chez lui et tout ira bien !

Je remonte aussi un site internet avec toute mon actu. Les réseaux sociaux, c’est très bien mais je tiens quand même à garder le côté site internet car des personnes malveillantes, ces dernières années, se sont amusées à modifier ma page Wikipédia…Je fais également un clin d’œil au fait que je prends plaisir à coanimer, depuis deux ans, avec Mathieu Johann et Nikos, les demi-finales et la finale de la « Star Ac ». La télé est vraiment un univers dans lequel il me plairait d’y mettre un pied en tant qu’animateur ou que présentateur d’une émission musicale…

Merci, Houcine, pour toutes vos réponses !

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

Publié dans Télévision, Musique

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TF1 / Camping Paradis : Claire-Lise Lecerf nous présente Amélie, son personnage dans l'épisode inédit du 18 août !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Claire-Lise, quel plaisir de vous retrouver pour cette nouvelle interview !

Les téléspectateurs de TF1 auront le plaisir de vous retrouver le lundi 18 août dans un nouvel épisode inédit de Camping Paradis, intitulé Grains de sable au paradis. Cela a dû être un vrai bonheur pour vous de rejoindre à nouveau l’équipe ?

Absolument ! C’était un vrai bonheur. Nous avons tourné le tout premier épisode de la saison, donc toute l’équipe était ravie de se retrouver. Il y avait une excellente ambiance sur le plateau ! D’autant plus que l’épisode était réalisé par Laurent Ournac, qui incarne également le rôle principal et connaît parfaitement l’univers de la série. C’était vraiment une belle expérience.

L’épisode vous a également permis de tourner dans un cadre idyllique, entourée d’un casting particulièrement sympathique…

Oui, j’ai eu la chance de retrouver plusieurs camarades que je connaissais déjà – rencontrés au théâtre, en tournage ou en stage. C’était vraiment agréable de travailler avec des visages familiers ! Le cadre était magnifique, avec un ciel bleu éclatant… Mais en réalité, on tournait en avril et il faisait très froid, parfois à peine 13 degrés. Nous portions des tenues estivales, alors que l’ambiance était bien plus hivernale (rires). Une fois, l’équipe déco a même dû improviser un changement de décor à cause de la pluie ! Heureusement, il y a aussi eu de très belles journées.

 

 

Parlons un peu de votre personnage, Amélie. Quel regard portez-vous sur elle ?

Je la trouve très attachante ! Elle peut paraître un peu “perchée” au premier abord, mais c’est en réalité quelqu’un de sincère, entière, et passionnée. Elle pousse ses centres d’intérêt – le yoga, l’astrologie – à fond, ce qui la rend à la fois drôle et touchante.

 

 

Ce rôle vous a-t-il offert une palette de jeu plaisante à explorer ?

Oui, surtout parce que je devais incarner une prof de yoga… alors que, dans la vraie vie, j’ai la souplesse d’un parpaing ! (rires) C’était un vrai défi, mais on avait la chance d’avoir une coach de yoga sur le tournage, qui nous a proposé des chorégraphies pour rendre les scènes crédibles. C’était très stimulant !

Aviez-vous des sources d’inspiration pour construire ce personnage ?

Je pense qu’Amélie et moi avons en commun une forme d’écoute : elle ne juge pas et cherche à comprendre les points de vue des autres, à arrondir les angles. En revanche, je suis bien plus terre à terre qu’elle, et pas du tout une sportive dans l’âme ! Mais j’aime bien sa philosophie un peu lunaire, parce qu’elle est profondément sincère.

La série Camping Paradis existe depuis près de 20 ans maintenant. Vous êtes-vous replongée dans l’univers de la série avant le tournage ?

Je fais partie de la génération qui a grandi avec ces séries du soir, donc je connaissais déjà bien Camping Paradis. Même si mon personnage est un guest et n’a pas de lien avec les épisodes précédents, j’avais une bonne idée de l’univers, de son ton et de son ambiance.

On vous imagine donc impatiente de découvrir le rendu final et les réactions du public ?

Oh oui ! Je suis toujours curieuse de voir comment une histoire que l’on a construite va être accueillie. Il y a évidemment une part d’appréhension, mais surtout de l’excitation. J’espère sincèrement que le public appréciera l’intrigue et les émotions que nous avons voulu transmettre.

 

 

En attendant, pouvez-vous nous en dire plus sur vos projets à venir ?

J’ai eu la chance de participer récemment à plusieurs projets. Je viens tout juste de terminer le tournage du téléfilm « Papa malgré lui » pour TF1, avec Arnaud Ducret, Élodie Poux, Maud Baecker et Barbara Cabrita – une belle aventure ! J’ai aussi tourné pour France 2 dans « Marie-Antoinette », ainsi que pour M6 dans « Scènes de ménages », notamment dans des épisodes spéciaux diffusés pendant la Fête de la musique, avec Julie Zenatti.

Et puis, je viens de lancer un projet très personnel : Post rupture, coécrit avec Tanneguy O’Meara. C’est une comédie avec une touche de thriller, autour du thème de l’amour et de la vengeance😉. Pour donner vie à cet univers et attirer l’attention sur le projet, nous avons décidé de tourner une série de sketchs, diffusés chaque semaine sur les réseaux sociaux à partir de septembre. Tanneguy en assure la réalisation, et je joue un des rôles principaux, aux côtés notamment de Constance Carrelet, ma « partner in crime » dans cette aventure.

Merci beaucoup Claire-Lise pour cet échange, et à très bientôt !

Publié dans Télévision

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TF1 / Camping Paradis : Sabine Perraud nous en dit un peu plus sur Lydia, son personnage que l'on retrouvera le lundi 18 août prochain !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Sabine,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Les téléspectateurs de TF1 pourront vous retrouver le lundi 18 août prochain dans un nouvel épisode inédit de « Camping Paradis », « Grains de sable au paradis ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui ! J’avoue que je m’étonne, à chaque fois, d’avoir la chance de pouvoir y retourner…Comme ce sont des unitaires, finalement ce sont des histoires différentes à chaque fois. J’ai l’impression d’y aller tous les six ans environ et oui, c’est plaisant ! Je retrouve plus ou moins les mêmes équipes, ça change évidemment, ça évolue mais il y a quand même des têtes que je connais déjà et puis le cadre est très agréable. Les histoires sont toujours assez amusantes et touchantes, c’est feel-good, c’est tout public donc c’est vraiment sympa.

Ce projet a été l’occasion pour vous de retrouver ce cadre magnifique…et de côtoyer, à nouveau, un chouette casting…

Tout à fait ! Il y a toute l’équipe de récurrents, que je connaissais, dont Laurent, qui était, à la fois, le réalisateur de cet épisode et mon partenaire. Il y avait aussi les guests, notamment mon ex-mari dans la série, mon nouveau compagnon, ma fille et la nouvelle compagne de mon ex-mari…Tous étaient vraiment adorables et talentueux, avec eux j’ai pris beaucoup de plaisir à inventer et à essayer de créer du lien. C’était vraiment un bonheur !

 

 

Justement, quel regard portez-vous sur Lydia, votre personnage ?

Lydia est une femme accomplie, qui a sa carrière, qui a sa vie de maman, qui a été assez échaudée par son couple, couple qui n’a pas pris la tournure qu’elle espérait. En fait, la séparation s’est prononcée avec une forme de regret…C’est une séparation un peu en demi-teinte ! Chacun a refait sa vie et, avec son ex-mari, ils se partagent les vacances de leur fille, une semaine par parent.

Il va y avoir des péripéties mais c’est une femme, je pense, qui a de la rondeur maternelle. Elle m’avait été décrite comme un peu psychorigide mais je ne l’ai pas perçu autant que cela, c’est juste une femme organisée, qui a eu l’habitude de tenir la baraque en quelque sorte et qui porte, du coup, la charge mentale. En vrai, elle a du caractère, je trouve qu’elle a du tempérament et du répondant, qu’elle est piquante mais qu’elle est marrante également. Je l’aime bien !

Ce personnage vous a sans doute permis une palette de jeu plaisante à défendre ?

Oui ! Sur le papier, quand on m’a proposé ce rôle, je me suis dit : « Arf, c’est encore une mère de famille… »…C’est vrai que c’est un peu mon registre depuis quelques temps, probablement parce que je dégage moi-même quelque chose de maternant, de rassurant et de doux j’imagine. Je me suis demandé si ça n’allait pas être ennuyeux…Puis, j’ai commencé à lire des séquences où il y avait des pointes d’humour, un peu caustiques, avec du répondant, notamment vis-à-vis de son ex-compagnon, avec qui ils se chamaillent un peu, non sans affection. J’avais alors vu qu’il y aurait quelque chose à trouver, d’un peu différent. J’avais presque envie de la pousser vers quelque chose d’un peu plus amer, je trouvais intéressant de jouer un personnage un peu plus dur mais Laurent voulait qu’elle reste quand même assez ronde. Sur ce type de programmes, les personnages doivent rester attachants, même quand ils ne sont pas la meilleure version d’eux-mêmes.

 

 

Au moment de vous glisser dans sa peau, avez-vous eu certaines sources particulières d’inspiration ?

En fait, c’était une forme de comédie romantique. Ce sont des gens qui se sont quittés en ayant quand même un peu des sentiments et, là, ils se retrouvent à cohabiter ensemble dans ce camping avec leurs nouveaux compagnons respectifs. Cela crée de la friction, comme dans tous les bons débuts de comédies romantiques. Donc je pense que ça a été un peu une inspiration pour mon partenaire et moi.

C’est un peu comme cela que j’avais envie de la jouer, avec du second degré, de la comédie, de l’humour et, évidemment, dans un deuxième temps, avec de l’émotion, de la sensibilité et de la fragilité.

On vous imagine, du coup, certainement curieuse de découvrir le rendu final et les retours du public…

Oui, oui, oui ! Je me demande ce que vont penser, par exemple, les téléspectateurs qui ont l’habitude de me voir en Constance Teyssier, je me demande s’ils vont y voir des nuances. Ce n’est pas le même environnement, ce n’est pas le même personnage, ce n’est pas le même look non plus : sur « Ici tout commence », on est très stylisés, on a tous des looks assez forts, ça raconte quelque chose visuellement et, là, ça se passe dans un camping, forcément ce n’est pas le même visuel. Donc je suis curieuse de voir ce que vont en penser les gens, s’ils vont être touchés par cette histoire, s’ils vont réussir à croire à ce couple…Je l’espère parce que, vraiment, avec Michael, qui joue mon ex-mari et avec Nicolas, qui interprète mon nouveau compagnon, on s’est vraiment bien amusés à chercher des choses et à essayer de créer le passif de ces couples. J’espère donc que les gens vont être touchés et qu’ils auront envie de connaitre la fin de cette histoire !

 

 

En complément, vous êtes actuellement sur scène, au théâtre Le Splendid, dans la pièce « Les marchands d’étoiles »….

Oui, j’ai rejoint l’équipe de cette belle pièce, écrite par Anthony Michineau et mise en scène par Julien Alluguette, qui a été un de mes partenaires sur « Ici tout commence », dans laquelle joue aussi Axelle Dodier, une autre de mes camarades de la série.

J’y suis en alternance, ce qui me permet de faire d’autres choses à côté. C’est un véritable bonheur, cela faisait cinq ans que je n’avais pas fait de théâtre, faute de temps et quand l’opportunité est venue,  j’ai vraiment été très heureuse et très enthousiaste. Cela me fait beaucoup de bien, j’ai l’impression de reconnecter à une autre forme du métier : ça reste la même base mais il y a quelque chose de plus artisanal dans le théâtre, qui me plait beaucoup, avec, évidemment, un public différent tous les soirs, avec des imprévus, avec des partenaires du quotidien. C’est une autre forme de troupe que celle d’ITC, on voit le spectacle évoluer de jour en jour, on cherche, on s’amuse, on crée et c’est vraiment très très agréable. La pièce est magnifique à jouer, c’est un bonheur !

 

 

Pour terminer, quels sont vos autres projets et actualités en cours ou à venir ?

J’ai tourné dans la série « Le daron », j’y ai interprété la femme de PEF. J’ai aussi joué dans « Haute saison », avec Vinnie Dargaud et Joséphine Draï.

A la rentrée, je tourne dans « Meurtres à Epinal », pour un rôle de flic, un rôle principal dont je suis vraiment très heureuse. Pour le coup, cela me change complètement de registre donc j’ai hâte ! Le téléfilm est bien écrit, le personnage me plait beaucoup, j’ai l’impression que l’on va bien s’amuser. Ce sera sûrement très dense mais nous allons certainement faire de belles choses.

Merci, Sabine, pour toutes vos réponses !

 

 

 

 

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France 2 / Fort Boyard : Alice Lutun nous raconte sa troisième saison dans la peau de la bohémienne !

Publié le par Julian STOCKY

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

 

Bonjour Alice,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Ce samedi 16 août, les téléspectateurs de France 2 pourront, une nouvelle fois, vous retrouver sur « Fort Boyard », sous les traits du personnage de la bohémienne. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela a dû être pour vous de retourner sur le fort ?

Oui, tout à fait ! Chaque année depuis trois ans, je suis très contente d’être rappelée par la production, ça veut dire que le personnage plait quand même, même si ça reste un personnage ponctuel. A chaque fois, c’est une superbe journée passée sur le fort avec, en plus, cette année encore, beaucoup de soleil, une super équipe et une très bonne ambiance. Comme d’habitude mais, j’ai trouvé, plus particulièrement cette année parce que la météo était très clémente et l’énergie sur le fort, ce jour-là, était vraiment au top ! Donc c’était très chouette !

Vous revenez, vous l’avez dit, pour la troisième saison consécutive…Justement, quels souvenirs et images aviez-vous en tête de vos deux premières saisons ?

Vraiment, l’image que je garde à chaque fois, comme cette année, est l’ambiance toute particulière qu’il y a ! Elle est très familiale, pleine de bonnes vibes je dirais, tout le monde est content d’être là, tout le monde se retrouve. J’avais un très bon souvenir des deux premières années, à chaque fois des belles rencontres, des gens très simples, des gens très accessibles et un bon moment. En plus, là, à la troisième année, on commence un peu à connaitre les gens donc ça fait plaisir de les retrouver d’année en année.

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

De remettre les pieds sur le fort a certainement été un moment impressionnant, comme à chaque fois…

Oui, oui, oui ! C’est un lieu magique, au milieu des vagues…C’est toujours un bonheur d’y aller, c’est un cadre de travail qui n’est quand même pas commun, tout le monde n’a pas la chance d’y aller donc c’est toujours une chance d’y être. En plus, c’est très sympa, en bateau…On monte en panier sur la passerelle, c’est très chouette ! Toujours avec une équipe bienveillante donc on se sent en sécurité, on se sent accompagné, tout est très cadré et organisé donc c’est toujours de manière de plus en plus serine que j’y vais…C’est très chouette !

D’ailleurs, au moment de vous glisser à nouveau dans la peau de la bohémienne, on peut imaginer que les réflexes sont rapidement revenus…

Oui ! Vu que c’est la troisième fois, ça commence à faire partie de plus en plus de moi on va dire donc, une fois le costume mis, le maquillage et la coiffure faites, on revient tout de suite dans le personnage. Le maquillage et le costume aident…Dès qu’on les remet, on redevient le personnage !

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

Peut-être même l’avez-vous faite un peu évoluer ?

Hum…Disons que je vais adapter, à chaque fois, à la production, à ce qu’elle veut ce jour-là. Chaque émission est différente, les candidats sont différents, les scènes sont différentes donc à moi de m’adapter avec le feu aussi, en fonction des conditions climatiques, notamment du vent…Donc je m’adapte en fonction de ce que souhaite la production et en fonction des scènes…

A noter aussi que l’équipe habillage / maquillage / coiffure continue de faire un super travail pour rendre l’apparence la plus crédible possible…

Oui, tout à fait ! Il y a une super équipe, avec qui c’est très agréable de travailler, notamment Jennifer, la maquilleuse, ainsi que les habilleuses. Tous font un super travail, ce sont vraiment des pros ! Ils sont toujours dans la bienveillance…

En effet, ils travaillent vraiment très très bien pour que j’arrive le matin et qu’une fois maquillée, je ne sois plus la même personne…

Cette saison encore, la bohémienne revient avec sa mythique épreuve de « La presse à Boyard »…

C’est un jeu de hasard, c’est un peu la chance qui fait que et si la personne a envie d’aller plus loin et de jouer…Mais je dois pousser le candidat à jouer, en tout cas c’est le but de l’épreuve ! Après, c’est lui qui fait son choix…Il peut tout perdre d’un moment à l’autre, c’est un jeu de hasard mais c’est vrai que c’est une épreuve un peu bonus puisqu’il gagne déjà des boyards avant la finale. C’est donc la petite épreuve bonus qui, en plus, se joue sur le hasard ! Il n’y a pas de stratégie, c’est vraiment du hasard total donc à la personne de faire les bons choix et de décider si elle veut continuer à jouer ou pas, en étant raisonnable et en s’arrêtant avec ce qu’elle a déjà gagné…

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

Petite nouveauté cette année, avec le « Cercle des anciens ». Cela a dû être marquant de se retrouver face à ces 5 légendes du fort ?

Oui, c’est vrai que c’est la scène qui m’a peut-être la plus marquée cette saison ! Je ne m’y attendais pas et c’était très chouette de faire partie de ce moment-là…Comme, l’année dernière, d’avoir fait partie des portraits de la salle des portraits. On a vraiment l’impression de faire partie des personnages mythiques, ce qui est le cas, même si la bohémienne ne revient que sur une émission. C’était très chouette, oui, d’avoir tous ces personnages en face de moi et de faire cette scène avec eux donc on a hâte de voir le résultat à l’émission…

Sans dévoiler de grand secret, pourrons-nous, cette saison encore, vous découvrir, le temps de quelques scénettes, manier le feu, comme vous savez si bien le faire ?

Et bien…tout à fait ! Je ne vous en dévoile pas plus, il faut regarder samedi mais il y aura quelques petites flammes dans l’émission, par ci par là. On pourra donc, en effet, me voir danser avec le feu !

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

Vous qui avez vécu cette aventure de l’intérieur, sans doute avez-vous hâte, vous l’avez rapidement évoqué, de découvrir le rendu final à l’image et de pouvoir la partager avec vos proches ?

Oui, bien sûr ! La dernière émission, on l’a regardée en famille…Cette année, je n’ai pas encore prévu avec qui on va regarder mais on a hâte, en tout cas. Les amis aussi…Après, on n’est pas tous géographiquement rassemblés mais je sais qu’il y a des gens qui me soutiennent qui regarderont de leur côté, donc c’est très chouette ! Et les petits neveux seront fiers de leur tata… J …C’est important pour les enfants !

Pour terminer, seriez-vous prête à renfiler une nouvelle fois le costume de la bohémienne, si l’opportunité se présentait ?

Bien sûr ! Ce sera avec grand plaisir…Après, ce sera la surprise…Mais, évidemment, évidemment !

Merci, Alice, pour toutes vos réponses !

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

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TF1 / Plus belle la vie, encore plus belle: Rachel Perrin évoque Laura, son personnage !

Publié le par Julian STOCKY

© François Lefebvre / Capa Pictures/ Studio TF1 / TF1

 

 

Bonjour Rachel,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les téléspectateurs de TF1 peuvent vous retrouver depuis quelques semaines dans la série quotidienne « Plus belle la vie, encore plus belle », sous les traits du personnage de Laura Tanguy. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, c’est super cool, je suis ravie d’intégrer l’équipe ! En plus, je suis marseillaise donc il y a quelque chose de symbolique dans le fait de rejoindre cette grande famille. Je suis très heureuse également d’incarner le rôle de Laura Tanguy, qui a plein de choses à défendre et qui a un gros caractère.

Ce projet est aussi l’occasion de travailler dans un cadre magnifique…et de côtoyer un chouette casting…

Complètement ! Je n’ai pas encore eu la chance de rencontrer tout le monde mais je joue déjà avec de formidables partenaires et j’en suis ravie !

Quel regard portez-vous sur Laura, votre personnage ?

Laura est une personne assez complexe, que l’on déteste très facilement au premier regard que l’on porte sur elle. C’est quelqu’un qui a une grosse carapace, qui prend de la place, qui a besoin d’être la leadeuse, d’être au centre de l’attention, qui a une certaine froideur et rigueur envers sa sœur mais qui a aussi un côté très solaire et pétillant envers les autres. Elle a un objectif, elle ne se laisse pas atteindre par ce qui se passe autour, c’est un bulldozer.

Je sais que je suis aussi un peu comme cela dans la vie…Bon, sans le côté peste évidemment J, je n’écrase rien sur mon passage mais, quand j’ai un objectif, je fonce, j’y vais ! Dans la vie, on m’a souvent reproché d’avoir ce côté froid, de mal regarder, de manquer de tact mais ce n’est pas volontaire, ce n’est pas de la méchanceté, c’est vraiment juste une carapace de protection plus qu’autre chose.

 

© François Lefebvre / Capa Pictures/ Studio TF1 / TF1

 

Elle vous permet, en tout cas, une palette de jeu certainement très plaisante …

Oh, oui ! En plus, là, on a vu surtout son côté carriériste, on l’a vue très ambitieuse, qui fonce vers son rêve et son objectif, qui ne regarde rien de ce qu’il y a autour ni du mal qu’elle peut faire d’ailleurs. C’est une personne égoïste, finalement, qui est manipulée mais qui se laisse aussi manipuler, de par la distance qu’elle prend avec les à-côtés. Les autres personnages sont toujours dans des histoires d’amour et, dès le départ, en lisant les textes, je me suis rendue compte que l’objectif était justement de ne pas la mettre dans cette même logique : elle a son propre but, celui de rentrer dans l’unité spéciale Sud-Est, pour être la plus grande des policières.

Les différentes scènes avec sa sœur sont aussi l’occasion de montagnes russes émotionnelles, alternant entre complicité partiellement retrouvée et compétition pour être la meilleure au concours de l’unité spéciale Sud-est…

Totalement ! Je pense que Laura aime sincèrement sa petite sœur mais que c’est compliqué pour elle quand Morgane décide de rentrer dans le groupe de présélection, les mettant toutes les deux en compétition. De base, depuis petites, elles ont, je pense, ce rapport de compétition : elles sont dans le sport depuis toujours et c’est quelque chose qu’on leur a inculqué. Mais c’est vrai qu’on retrouve quand même cette complicité et ce lien de sororité entre elles…Je pense qu’il y a beaucoup d’amour et de respect, qu’elles ont à cœur de se protéger. En même temps, Laura, je le disais, est un bulldozer et s’il faut écraser tout ce qu’il y a sur son passage, y compris sa sœur, elle le fera ! C’est l’ambiguïté de ce personnage…

 

© François Lefebvre / Capa Pictures/ Studio TF1 / TF1

 

Au moment de vous glisser dans sa peau, avez-vous d’ailleurs eu certaines sources particulières d’inspiration ?

Non, pas spécifiquement, je l’avoue. Je ne suis pas allée piocher dans des aspirations particulières pour nourrir Laura. C’est venu assez naturellement, avec les textes et ce que j’entrevoyais du personnage…

Peut-être avez-vous déjà eu des premiers retours de la part du public, suite à votre arrivée dans la série ?

Je vois les messages qui passent sur les réseaux sociaux. Elle est détestée, beaucoup de commentaires vont dans ce sens : « Je n’aime pas Laura », « J’espère qu’elle ne va pas rester »,…Morgane y est encensée, c’est un personnage aimé par le public, qui a un capital sympathie que Laura n’a pas encore mais que je pense pouvoir commencer à développer. Dans les derniers épisodes, on voit quand même qu’elle a d’autres couleurs, que ce n’est pas qu’un bloc de glace avec un cœur de pierre, que ce n’est pas juste un monstre qui veut atteindre son objectif. Elle est en train de montrer d’autres facettes de qui elle est, elle est pleine de sentiments et d’émotions. Justement, je pense qu’elle est comme elle est parce que c’est une personne sensible qui s’est probablement blindée. Donc le regard du public commence à changer…Pour vous dire, j’ai récemment tourné sur la place du mistral et, à mon grand étonnement, les gens étaient super contents de me voir, je ne m’y attendais pas ! Ils m’ont fait plein de compliments, ce qui montre quand même un attachement de leur part au personnage.

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure télévisuelle ?

Que Laura trouve sa voie et ce qui l’anime ! Que ses relations avec sa sœur puissent s’apaiser, même si je pense qu’elles seront toujours un peu électriques et que les deux continueront de se chamailler !

Merci, Rachel, pour toutes vos réponses !

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TF1 / Camping Paradis : Michael Maïno évoque Martin, le personnage qu'il interprètera le 18 août !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Michael,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les téléspectateurs de TF1 pourront vous retrouver le lundi 18 août prochain dans un nouvel épisode inédit de « Camping Paradis », « Grains de sable au paradis ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, oui, c’était un vrai plaisir ! Cet épisode est réalisé par Laurent Ournac, que j’ai découvert sur le tournage. Il en fait au moins un par saison…

Depuis deux ans, je passais des castings assez régulièrement pour cette série mais, jusque-là, il m’avait été dit que mon profil les intéressait mais que le choix est souvent soumis à plusieurs variables. Quand le personnage fait partie d’une famille, ce qui est mon cas ici avec la famille Pasquier, il faut que les parents aillent bien ensemble, que l’on y croit, qu’ils soient vraisemblables, …La donnée, souvent, pour constituer cette famille est également celle des enfants : il faut qu’il y a ait une alchimie, ne serait-ce qu’à l’image…

Ce projet a été l’occasion pour vous de tourner dans un cadre magnifique…et de côtoyer un chouette casting…

Oui, c’est un vrai plaisir d’avoir participé à cet épisode ! J’avoue, pour l’anecdote, avoir versé une petite larme lors de mon dernier jour de tournage, après la dernière séquence. C’était d’ailleurs la dernière pour toute notre famille, que ce soit pour Sabine Perraud qui joue mon ex-femme ou encore Elisa de Lambert des Granges, qui joue Rose, notre fille.

Cela a été vraiment une chouette aventure humaine ! Personnellement, j’ai vraiment adoré jouer avec Sabine, c’est une excellente comédienne. D’ailleurs, ça a matché dès notre première séquence…J’ai éprouvé un vrai plaisir de jeu, on s’est captés tout de suite sur l’énergie de jeu et sur ce que l’on avait envie de raconter. Mon rapport de travail avec Sabine était évident ! Elle facilite également beaucoup les choses puisque c’est une très bonne comédienne.

 

 

Avec Elisa, ça a aussi été très vite naturel. C’est toujours difficile, quand on joue avec des plus jeunes qui interprètent nos enfants, de ressentir cela comme quelque chose de crédible et non pas d’artificiel. Mais, là, ça a été naturel, c’était évident !

J’espère que ça se ressentira à l’écran, j’ai pris beaucoup de plaisir à tourner cet épisode, surtout que j’ai eu la chance d’avoir deux coachings. Un de rock, en prévision d’une séquence de rock’n roll et un de yoga, pour appréhender quelques positions. Ce qui est assez drôle, c’est que Claire-Lise Lecerf, qui joue ma petite amie, n’en avait jamais fait et que j’en avais déjà pratiqué, alors que je devais jouer celui qui est néophyte. C’était rigolo de travailler à montrer que mon personnage ne sait pas en faire, que c’est complètement nouveau pour lui et qu’il met un peu de mauvaise volonté.

Justement, quel regard portez-vous sur Martin, votre personnage ?

J’ai beaucoup aimé interpréter Martin, qui est un personnage très complet, avec des blessures, des failles, la culpabilité du père séparé,….

J’ai un regard tout à fait positif sur Martin, c’est un personnage très riche. Ce que j’ai aussi aimé, c’est qu’il a une vraie trajectoire. C’est agréable de voir, sur « Camping Paradis », que les personnages guests arrivent avec quelque chose et repartent avec autre chose. Souvent, sur des tournages, on vient participer à une aventure, avec un rôle qui n’a pas forcément une évolution ou une traversée. Il est alors surtout là pour faire évoluer les personnages principaux mais, ici, sur « Camping paradis », les guests sont en quelque sorte les personnages principaux de l’épisode ! Les récurrents, eux, ont des personnages dont la traversée de vie se fait plutôt par saison.

En l’occurrence, Martin a une très belle trajectoire : il arrive au camping avec son histoire et avec sa problématique mais, à la fin, va-t-il réussir, ou non, à dépasser ses problèmes profonds en tant qu’humain ? Cela s’appelle « Camping paradis » mais ce sont tous un petit peu des anges, en fait. Un peu comme sur « Joséphine, ange gardien », qui est là pour résoudre quelque chose…Si ça s’appelle « Paradis », ce n’est peut-être pas pour rien…On arrive dans un univers où tous les récurrents sont des petits anges, qui aident les gens venant dans leur camping à dépasser un problème dans leur vie.

 

 

On peut se dire que ça va très vite, en deux jours seulement…Oui, mais quelque part, c’est la réalité, sans vraiment l’être : c’est un endroit magique ! En fait, il faut le penser comme ça donc ça peut arriver ! Je vais vous dire, ça arrive même aussi dans la vie…J’ai découvert, à travers mon histoire personnelle et d’autres, que, parfois, des choses beaucoup plus extraordinaires arrivent dans la vie que celles que l’on se permettrait d’écrire. Donc c’est possible, on peut très bien résoudre, en deux jours, un problème personnel, en rencontrant la bonne personne, qui crée un déclic chez nous et qui nous amène à reconsidérer notre parcours de vie. C’est beau, c’est ce que délivre comme message « Camping paradis » : il y a des gens qui, un jour, seront sur votre chemin et qui vous aideront peut-être à prendre une autre direction.

Il vous a sans doute permis une palette de jeu plaisante à défendre ?

Complètement ! En tant qu’acteur, j’ai presque eu toute la gamme…Il y a de la comédie, il y a de la romance, avec toute la palette d’émotions, pour un interprète. Mon personnage, dans l’épisode, passe du rire aux larmes…

Au moment de vous glisser dans sa peau, avez-vous eu certaines sources particulières d’inspiration ?

Il y a toujours un moment, soit avant le tournage, soit sur les deux à trois premiers jours, où je trouve une musique pour mon personnage. Il y a quelques années, j’avais joué dans « Tout ce que j’aimais », une adaptation théâtrale du roman de Siri Hustvedt, où j’interprétais deux personnages, celui d’un père et de son fils. Dans la première phase de répétition, un soir, en rentrant chez moi, je me suis posé, avec mon texte et, pendant une heure et demie, je suis resté assis, à écouter différentes musiques, en me demandant celles qu’aimerait ce gamin. Par rapport à son caractère, et à l’époque, j’ai identifié quelques titres qu’il aurait très bien pu écouter…

Pour Martin, ça a été « Les moulins de mon cœur » de Michel Legrand. J’ai écouté ce titre en boucle, notamment la veille et entre les prises d’une des dernières séquences avec Sabine. Je le faisais d’ailleurs tout en regardant ma partenaire de jeu au loin. Cela m’aidait à voir quelles émotions cette chanson générait chez moi et à pouvoir les déclencher simplement en réécoutant le morceau. Cela m’a permis de garder une intensité de jeu pour, justement, cette scène-là précisément. Pour moi, ce titre appartient donc à Martin et m’aidait à rentrer dans mes scènes !

 

 

La série cartonne depuis près de 17 ans maintenant. Même si, en tant que guest, votre personnage n’a pas de lien avec les épisodes précédents, vous étiez-vous (re)plongé dans certaines diffusions, pour mieux encore vous imprégner de l’atmosphère ?

Bien sûr ! J’ai regardé plusieurs épisodes avant de venir tourner, pour voir aussi comment les gens travaillent, pour découvrir le résultat à l’écran et pour connaitre le code de jeu. On n’est pas au théâtre, ce n’est donc pas la même manière d’articuler ni de bouger… A l’écran, les gros plans imposent un jeu différent d’une salle de théâtre de neuf cents places… Ce sont des petits détails mais qui ont leur importance !

En regardant ces autres épisodes, j’ai aussi eu le plaisir de voir des copains qui avaient déjà tourné dans cette série. C’était une joie d’y voir notamment Nico, Yannick ou encore Alex !

On vous imagine, du coup, certainement curieux de découvrir le rendu final et les retours du public…

J’ai hâte de voir le résultat ! Avec aussi un peu la boule au ventre …Après, je suis très mauvais juge de mon image et de ce que je joue.

Sur un tournage, j’ai toujours peur que ce ne soit pas bien, je veux tellement bien faire que, parfois, j’ai besoin d’oublier de bien faire pour faire les choses bien. Mais, là, je pense que le résultat va être beau ! J’ai été aidé par des partenaires géniaux…J’ai retrouvé mon copain, Nicolas Carpentier, qui joue Jonathan, le nouveau compagnon de mon ex-femme. C’était un plaisir de tourner avec lui, ça fait vingt ans qu’on se connait, on a fait la même école de théâtre à Asnières. Ce qui est très drôle, c’est que l’on croisait déjà, dans cette école, Patrick Paroux, qui interprète monsieur Parizot. Il venait jouer des pièces de théâtre, on le voyait travailler et, déjà à l’époque, pour nous, c’était une figure. Patrick Paroux est juste génial : le personnage qu’il a créé sur TF1 est une master-class !

En complément, quels sont vos autres projets et actualités en cours ou à venir ?

Le 18 octobre, sortira « Deux pianos », le prochain film d’Arnaud Desplechin, avec François Civil et Charlotte Rampling notamment. C’était aussi une expérience magnifique ! Arnaud est un maitre de cinéma, j’ai eu énormément de plaisir à le regarder travailler, il est très accessible, il aime les acteurs. C’est quelqu’un avec qui je pourrais passer des heures à discuter et à l’écouter me parler de cinéma. Il est une mine de savoir ! J’ai adoré aussi partager quelques scènes avec François, l’un des meilleurs acteurs de sa génération, tout en étant, humainement, un mec en or. C’était un plaisir de jouer avec lui, qui était toujours à l’affut de petits regards pour enrichir la scène… Le partage a été magnifique, tout comme avec Charlotte Rampling, que j’ai pris beaucoup de plaisir à côtoyer.

 

 

Je viens aussi de terminer un 4x52 minutes, réalisé par Sandra Perrin, « La mère et l’assassin », avec Hélène de Fougerolles, Florent Peyre, Vittoria Di Savoia et François-David Cardonnel. J’avais déjà connu Sandra au moment de tourner sur « Plus belle la vie », le temps d’une intrigue d’été il y a sept ans. C’est vraiment une belle personne, très proche de ses acteurs, qui met une énergie fantastique sur le plateau ! C’était un vrai plaisir…Je me suis énormément préparé physiquement en amont, j’ai pris un coach et j’ai perdu plus de six kilos en quelques semaines, à force de travail et de volonté.

La rentrée s’annonce chargée, entre « Camping Paradis » pour TF1, « Le porteur d’histoire » à la comédie Odéon à Lyon et la sortie de nouveaux livres audio, notamment « System Universe ».

Merci, Michael, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Audrey Ferin nous en dit un peu plus sur sa riche actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Audrey,

Quelle joie de vous retrouver pour cette nouvelle interview ensemble !

Votre actualité est riche et variée, comme souvent. Vous avez lancé, il y a quelques mois, votre chaine. Comment s’est passé ce démarrage ?

Ce projet est né d’une passion pour la mode et le secteur des cosmétiques. Ma chaine YouTube trouve son public et je l’ai couplée avec Instagram ainsi que TikTok. C’est pas mal de travail, on ne s’en rend pas forcément compte mais tout cela demande du temps…Cela reste, en tout cas, un vrai plaisir ! J’ai cette chance de ne pas être dépendante d’une chaine, me laissant une liberté éditoriale, que j’apprécie au quotidien. Donc je suis très heureuse d’avoir lancé ce projet.

Aujourd’hui, à quelle fréquence publiez-vous du contenu ? Quels thèmes aimez-vous mettre en avant ?

J’essaie de faire une vidéo par semaine, parce que la régularité est très importante. En fait, je fais des sujets qui me tiennent à cœur mais qui ont aussi un lien avec l’actualité. Récemment, j’ai évoqué la mode de cet été 2025 donc je suis un peu les tendances et les sujets abordés sur le thème de la mode et de la beauté !

Quels principaux retours pouvez-vous avoir des gens qui vous suivent sur votre chaine ?

Ils m’envoient de gentils messages me disant que je leur fais dépenser beaucoup d’argent lol. Dans un monde où, aujourd’hui, tout est très lourd et anxiogène, je pense que ça fait du bien aussi de parler de sujets légers…Je crois que les gens ont besoin de se détendre et de déconnecter.

 

 

D’ailleurs, ces retours vous donnent-ils des idées pour de nouveaux thèmes ?

Tout à fait ! Ma communauté adore me donner des idées, j’essaie de contenter mon public en réalisant des vidéos à propos de thèmes qui leur tiennent à cœur. C’est toujours un plaisir, je me sens un peu comme investie d’une mission !

Quelles seraient vos envies pour la suite de cette belle aventure ?

Pour le moment, j’aimerais continuer à faire des sujets, je souhaiterais que ma communauté grandisse. Dans ma vie personnelle, j’évolue, donc, forcément, ça a un impact sur mes choix de vidéos, sur ma façon de m’exprimer, sur mes choix de sujets. Je souhaite continuer à être toujours alignée.

En parallèle, vous avez rejoint récemment une nouvelle agence…

J’ai eu la grande chance qu’Alexandra Muraton m’accepte dans son agence « ON’Art Management », une agence de comédiens de tous âges. C’est une femme très investie dans son rôle d’agent, qui fait vraiment tout pour ses comédiens. J’ai beaucoup d’admiration pour son travail. C’est vraiment une grande opportunité pour moi…

 

 

Ces premiers temps de collaboration ont déjà été l’occasion, pour vous, de participer à pas mal de castings…

Oui, cela me permet d’avoir accès à beaucoup plus de castings, c’est vraiment une grande chance ! J’ouvre mes horizons, je peux avoir des projets avec d’autres personnes de l’agence. Cela enrichit mon réseau !

Vous développez aussi depuis peu un format d’interviews, pour mettre en avant des personnes aux profils atypiques…

J’ai eu différentes carrières et j’aime ces différentes facettes de ma personnalité. Il y a eu le mannequinat, la comédie mais aussi le journalisme…. On me propose actuellement de m’aider à développer un projet qui me tient à cœur, de longues interviews sociétales. C’est une émission baptisée « Au-delà des apparences », où je rencontre des personnes connues ou non, aux histoires de vie incroyables, avec un destin résilient. Je leur donne le temps nécessaire pour exprimer leur parcours et j’ai la grande chance qu’on me prête des locaux incroyables dans le 8ème arrondissement de Paris.

On est au démarrage de cette émission à laquelle je crois énormément. Cela me rajoute une dose incroyable de travail mais c’est toujours une joie et un plaisir. Je crois beaucoup en ce projet, je pense que les gens ont cette envie de connaitre la vie des autres et des parcours résilients qui donnent envie à soi-même d’aller au-delà des échecs ou des malheurs. Donc je suis très contente de commencer cette aventure !

Un premier entretien a d’ailleurs déjà été enregistré…

J’ai eu la chance de faire un pilote avec un comédien au parcours atypique, qui a eu une enfance cabossée, et qui a fait de mauvaises rencontres. Il a, par la suite, fait 11 ans de prison. Pour la première fois, il a accepté d’aborder le sujet de son incarcération, je le remercie pour sa confiance. Aujourd’hui, c’est quelqu’un de très résilient, ce comédien se met à la réalisation, c’est un homme formidable qui nous prouve à tous qu’on peut démarrer dans la vie avec un parcours compliqué, mais trouver, à un moment, son chemin.

 

 

La confiance qu’il vous a accordée a certainement dû vous faire chaud au cœur ?

Tout à fait. Je n’aime pas être dans le jugement, j’ai envie de connaitre l’autre et de le comprendre, avant de me permettre une opinion. Peut-être que mes interviewés le ressentent…En tout cas, je le fais toujours avec bienveillance ! Les gens ont un droit de regard et je ne suis pas là pour forcer qui que ce soit. L’important est qu’ils puissent s’exprimer et qu’ils aient vraiment envie de le faire, en sachant pourquoi ils le font. C’est un plaisir de les aider à accoucher de leur histoire…

Même si les sujets peuvent être lourds, cela reste un moment feel-good, avec un message positif…

Exactement ! Cela peut aider les gens à trouver en eux cette force de résilience, ils peuvent être inspirés par des parcours, ils ont la possibilité d’apprendre quelque chose…Donc il y a toujours un but, soit informatif, soit éducatif, soit divertissant.

Comme vous en êtes à l’origine, vous disposez d’une certaine liberté pour le format ou encore la durée…

Ce qui est formidable avec YouTube, c’est que l’on a une liberté à plusieurs échelles, notamment de temps. L’important, pour moi, est que l’interviewé ait le temps d’exprimer ce qu’il a à dire donc que ça dure 20 minutes ou 1 heure 15, c’est ok. Je ne veux pas, pour le moment, me contraindre avec des limites de temps, qui me feraient lui couper la parole ou manquer des informations qui peuvent être très importantes. Je choisis donc de donner le temps à mes invités !

Quels seraient vos objectifs de déploiement pour la suite ?

Là, je commence et je souhaiterais vraiment faire une émission par semaine. En parallèle, je suis en train de monter un dossier pour trouver des investisseurs…Donc, si jamais vous êtes intéressé, n’hésitez pas, je suis là ! Le but est de rendre mon projet beaucoup plus professionnel, pour me permettre de faire davantage d’interviews.

 

 

Vous l’avez dit, des anonymes pourront tout à fait se retrouver à votre micro…

Il n’y a vraiment aucune obligation d’être un people, ce n’est pas l’idée du tout ! D’ailleurs, c’est possible que la plupart des personnes soient inconnues…C’est vraiment le parcours de la personne qui m’intéresse ! Je réfléchis déjà aux prochains invités, des noms me viennent…

Que peut-on, ainsi, vous souhaiter pour la suite de ce beau projet naissant ?

Que les internautes soient inspirés par les parcours des interviewés. Je crois beaucoup en ce projet.

Pour terminer, quels sont vos autres projets à venir ?

La rentrée va être riche professionnellement. Je vais faire de nouvelles interviews pour les vidéos podcast « Décideurs news », qui mettent en avant des entrepreneurs. C’est un grand plaisir et un grand honneur, pour moi qui suis aussi entrepreneuse. Deux premières vidéos ont déjà été enregistrées, avec deux femmes parmi celles sélectionnées par « Forbes ».

C’est encore un autre exercice pour vous, très complémentaire de ceux évoqués précédemment…

C’est plus centré sur l’entreprenariat donc c’est un autre type d’interviews qui sont aussi très intéressantes pour moi.

En conclusion, sans doute que toutes ces actualités se complètent vraiment bien pour vous ?

Tout à fait ! C’est vrai que j’ai cette chance de faire des métiers que j’aime et qui se complètent. Cela fait beaucoup mais c’est un grand plaisir car tout m’apporte énormément, notamment humainement. Cela me fait grandir et me nourrit chaque jour donc j’en suis très heureuse !

Merci, Audrey, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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