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Eléonore Grimbert-Barré nous en dit plus sur sa belle et variée actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Eléonore,

 

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !

 

Vous serez sur scène, ce 19 mars, dans le cadre d’un événement privé mais ce sera l’occasion, pour vous, de développer une nouvelle technique, où vous associerez les pointes au violon…

 

Récemment, j’ai fait une séance photos avec la grande Mélanie Florentina, qui a voulu faire pointes et violon en même temps. J’avais déjà fait, à l’âge de 13 ans, ce combo pour d’autres photos, qui avaient d’ailleurs été celles de l’affiche de notre spectacle, pendant des années, de l’ensemble Grimbert-Barré. 

 

C’est vrai que, à la base, je travaillais vraiment séparément les pointes parce que c’est très difficile, il faut avoir un équilibre de dingue et être bien sur son axe. C’est une technique que j’avais travaillée énormément avec Wilfride Piollet, une ancienne danseuse étoile de l’opéra de Paris, qui avait créé une autre technique de danse classique, les barres fléxibles. Son mari, Jean Guizerix, est toujours là et je m’exerce énormément avec lui, il a 80 ans et il est incroyable ! A l’occasion seulement, je remets les pointes aussi, parce que l’association violon - danse est tellement difficile que je ne rajoute les pointes qu'exceptionnellement, notamment pour les photos. L’une d’entre elles a eu beaucoup de succès et a fait que, par la suite, des agences m’ont contactée pour faire des performances avec les pointes et le violon en même temps…Je n’en ai pas l’habitude donc c’est un gros challenge. Cela va se faire pour la première fois de ma vie au palais des congrès, devant 6 000 personnes, le 19 mars.

 

Je ne vais pas vous mentir, c’est très difficile mais ça reste dans mon caractère d’oser, de risquer et de ne pas avoir peur. Je pense qu’il faut surmonter ses craintes ! 

 

Techniquement parlant, quels sont les points d’attention à avoir pour réussir ce combo ?

 

La technique des barres flexibles est très importante ! En fait, il faut beaucoup de détente : dès que l’on est tendu ou crispé, je pense, de manière générale, qu’on ne fait pas bien les choses. Ici, il faut trouver son centre de gravité et c’est un gros travail. De trouver un beau son de violon nécessite des années de travail, tout comme de trouver son équilibre sur les pointes donc c’est une combinaison vraiment difficile. Mais que j’aime bien faire …donc je prends le risque !

 

 

 

 

En parallèle, vous continuez à vous diversifier, avec une nouvelle corde à votre arc artistique, celle du chant…

 

Exactement ! J’ai voulu rajouter le chant en plus mais je trouve qu’en fait, cela enrichit finalement tout ce que je fais déjà. En danse ou en chant, notre instrument est notre corps. Cela me permet aussi, tout simplement, d’être complète ! Moi qui était timide avec ma voix, ayant passé tellement d’heures à travailler la danse et le violon, un instrument très difficile, je mettais le chant de côté…mais pourquoi, finalement ? J’aime chanter, je le fais sous ma douche et on me le demande en spectacle donc je me suis inscrite dans une formation de comédie musicale improvisée. On travaille le chant, le théâtre, les textes, la danse et les musiciens sont là, en live, à improviser. C’est quelque chose qui me plaît énormément ! 

 

Ce groupe s’appelle “New - La comédie musicale improvisée”, ses membres sont sur scène, au théâtre des Mathurins, tous les lundis soirs. Je vous conseille d’y aller, c’est vraiment super ! C’est assez exceptionnel : comme c’est de l’improvisation, ce n’est jamais le même spectacle… C’est génial, on passe un merveilleux moment. J’avais vu une représentation et cela m’avait donné envie de travailler cette discipline. 

 

J’aimerais rajouter cela dans mes propres spectacles, que je crée, pour être complète ! 

 

Au printemps, vous retrouverez également un de vos frères, pour un clip puis sur scène…

 

Vous savez que j’ai beaucoup de frères 🙂, on est tous pluridisciplinaires, on joue tous du piano et d’un autre instrument, un est dans la réalisation, beaucoup sont compositeurs…L’un d’eux, Stanislas Grimbert, va sortir un album, “Anomalie”, et je participerai au clip “Dualité”. C’est du jazz atmosphérique, un peu cinématographique. Ce qui est génial, c’est qu’il fait de la batterie avec sa main droite et du vibraphone, en même temps, avec sa main gauche. Du coup, il est un peu comme moi, en fait 🙂 : il fait deux choses en même temps ! 

 

C’est un grand compositeur et, à chaque album, il m’invite pour y faire du violon, du piano et de la danse. On a cette chose en commun ! 

 

Dans cet agenda déjà bien rempli, vous trouvez quand même du temps pour travailler dans d’autres très beaux lieux, aux côtés d’autres grands artistes…

 

C’est vrai que je travaille aussi beaucoup lors de soirées privées, ce qui me permet de rencontrer, parfois, des grands artistes. Par exemple, je fais souvent les défilés de Louis Vuitton, où je joue la musique de Pharrell Williams, qui est présent. Je continue également à voyager partout dans le monde, je me retrouve sur scène parfois avec Ed Sheeran notamment. J’aime bien ces rencontres, elles sont hyper enrichissantes et variées. Je n’oublie pas Gims ou Patrick Bruel. Ces moments restent gravés dans ma mémoire ! 

 

Je suis régulièrement aussi sur la scène de l’opéra de Paris. Je me souviens d’ailleurs de ma première audition : j’y suis allée sans grande conviction et, finalement, j’ai été prise, ce qui a été vraiment une grande joie ! C’est vrai que c’est une maison incroyable ! J’ai la chance d’être sur scène devant un public qui me porte : dès qu’il y a du monde, l’énergie me transporte et ce n’est que du pur bonheur ! J’aime cela…

 

Vous poursuivez, depuis 5 ans maintenant, un autre spectacle, “Tango”, un peu comme une madeleine de Proust…

 

Exactement ! C’est un spectacle de théâtre, où je danse et joue du violon. J’ai donc un texte d’une heure, je passe de l’un à l’autre, c’est hyper physique, on n’est que 2 sur scène mais c’est vrai que je sens maintenant une maturité. Cela fait du bien, je prends le texte autrement, on le comprend autrement et l’expérience fait qu’on le joue autrement. C’est de plus en plus un plaisir, en fait, avec les années qui avancent. C’est intéressant : le jeu change, tout change, en 5 ans, j’ai changé, j’ai évolué, ce qui fait que j’ai l’impression que mon jeu d’acting n’est plus du tout le même mais c’est un peu, en même temps, un retour à la maison. 

 

J’aimerais bien développer encore plus mon côté actrice, je ne suis pas encore allée là-dedans mais cela me plairait énormément, pourquoi pas au cinéma. Cela peut faire beaucoup mais tout se rejoint ! 

 

 

 

 

Parmi vos nombreuses casquettes, vous développez actuellement la suite d’un autre spectacle, “Le choix”…

 

C’est un autre travail que de tout créer et d’être maître de son projet ! J’aime énormément…C’est beaucoup plus de responsabilités, c’est sûr mais l’ayant déjà fait, c’est aussi une excitation parce qu’il y a eu un résultat qui m’a plu et que les gens me l’ont réclamée. 

 

Cela parle du choix mais aussi d’amour, avec un petit côté humoristique. C’est hyper enrichissant, cela me fait du bien. Je ne m’y attendais pas mais des gens qui avaient vu le premier spectacle me disent y penser encore 10 ans après. C’est donc une motivation de créer la suite. J’ai bien avancé dans l’écriture, il faut maintenant le vendre !

 

Ces différentes cordes artistiques sont donc très complémentaires pour vous, à ne presque plus pouvoir vous passer de l’une ou de l’autre…

 

Si, dans une journée, je ne danse pas, je ne me sens pas bien…En faisant de la musique, je suis aussi dans l’improvisation. J’adore me mettre au piano, c’est un instant de bien-être. Avec le violon, il y a un côté “Jouons tous ensemble”, c’est magique aussi ! Oui, je pense que c’est nécessaire pour moi et que ce n’est pas différent. On reste, en fait, dans le même domaine artistique et je ne pourrais plus, je pense, me passer de l’un ou de l’autre. 

 

Tout cumuler, je l’avoue, est parfois difficile : quand on a dansé, on transpire et, quand il faut ensuite prendre son instrument, c’est un challenge…Même dans le spectacle “Tango”, on est essoufflé après avoir dansé et il faut alors jouer…En même temps, je suis remerciée par le public, qui a aimé et qui me fait des retours magiques. C’est un challenge mais c’est aussi un partage avec les spectateurs. C’est également un beau message : quand on veut, on peut ! Si on en a envie, on est capable de faire plusieurs choses. Donc je remercie mon public, qui me motive à continuer, bien entendu !

 

Justement, quelles nouvelles cordes artistiques aimeriez-vous encore acquérir ?

 

J’aime énormément le cinéma donc pourquoi pas…J’aime aussi varier les styles de musiques : le classique, le jazz, …Pareil, j’aime mélanger les styles de danses : hip-hop, latine, tango,...Il y a déjà tellement de choses à faire dans ces milieux-là que je ne me verrais pas faire un autre instrument. En fait, il y aura toujours à apprendre avec mes domaines actuels ! Tout ce que je fais déjà aujourd’hui m’offre naturellement beaucoup de nouveautés ! 

 

 

 

 

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour tous ces beaux challenges à venir ?

 

Il ne faudrait pas que je tombe avec mon violon, sur mes pointes…Donc priez pour moi, afin que je ne tombe pas 🙂. Oui, que les choses se passent bien et qu’on reste dans de l’optimisme. Dès fois, je trouve que les gens peuvent être dans le côté négatif ou ne pas croire en quelque chose…Il y a beaucoup de jugements mais j’aimerais que l’on puisse se laisser porter par de nouvelles idées et s’y ouvrir. Cela permettrait aux artistes de se développer un peu plus encore…

 

Merci, Eléonore, pour toutes vos réponses !

Publié dans Musique

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France 2 / Apparences : Cyril Gueï évoque son personnage, ainsi que ses autres actualités !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Cyril,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de France 2 pourront prochainement vous retrouver dans un 4x52 minutes, “Apparences”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, oui, carrément ! D’autant plus que l’on m’a offert le rôle, ce qui était hyper agréable ! C’était une expérience très cool, une équipe super donc j’ai hâte de voir comment le public va répondre à ce nouveau projet. 

 

C’est un thème peu abordé …

 

Effectivement, la chirurgie esthétique est rarement utilisée ou racontée à la télévision. Peut-être plus au cinéma, notamment dans un film, “Comme une image”, pour lequel j’avais fait une petite apparition, aux côtés de Julie Gayet. Où une actrice, qui avait déjà son vécu, se posait des questions sur le temps qui passait sur son visage et essayait de lutter contre. C’était un peu un film fantastique, elle pouvait prendre l’apparence d’une jeune actrice. C’était un beau film !

 

Un mot sur votre personnage dans ce 4x52 minutes ?

 

C’est le directeur d’une agence de presse, qui est surtout dans le journalisme d’investigation et de terrain. Une de ses journalistes, jouée par Hélène de Fougerolles, va choper un fait divers et s’y intéresser, où une jeune femme menace de mort un chirurgien qui a opéré sur elle…Alors que l’opération devait être bénigne, elle a eu des conséquences dramatiques ! 

 

Cette journaliste n’est pas la seule à enquêter sur ce fait divers : une flic, interprétée par Léonie Simaga, fait de même. 

 

Ce projet a donc été l’occasion, pour vous, de côtoyer un chouette casting…

 

Oh oui ! Je ne connaissais pas du tout Hélène donc ça a été vraiment une rencontre. Elle a été ma principale partenaire de jeu, étant donné que son personnage est sous la direction du mien…et, qu’en même temps, ils sont amants ! 

 

Je connaissais Léonie, pour avoir bossé au théâtre ensemble mais nos personnages ne se sont pas croisés.

 

En parallèle, vous serez prochainement dans un autre programme, pour TF1, qui participe d’ailleurs au festival Séries Mania de Lille…

 

C’est sur les traumas alimentaires qu’ont les jeunes ados, dans un institut dirigé par Catherine Frot. J’ai eu la chance d’échanger une scène avec elle, franchement c’est une sublime actrice ! 

 

La série tourne autour d’une bande de jeunes, que l’on va suivre au sein, donc, de cet institut et dans leurs familles respectives. Je suis le père d’une jeune ado, qui a un trouble alimentaire et qui est, en même temps, une sportive de haut niveau, que mon personnage pousse un peu trop. 

 

Certainement que ce programme va parler à tous, aux parents, aux proches et aux ados, chacun pouvant s’y retrouver quelque part…

 

Oui, oui ! C’est un sujet clairement d’actualité. Je crois que les troubles alimentaires se sont accentués ces dernières années. Je pense que la situation nationale, la situation internationale, le Covid et le confinement ont cristallisé pas mal de peurs et d’angoisses donc c’est génial d’en parler ! On peut saluer TF1, qui tente, en fiction, de traiter de problèmes actuels.

 

Cette bande de jeunes acteurs est vraiment très bien donc je pense que ça va être une belle série. J’espère qu’elle va rencontrer son public ! Au-delà du plaisir de jouer, de faire partie de projets qui ont vraiment une nécessité sociétale, ou une nécessité de prise de conscience, est cool ! Donc on a envie que ça fasse sens et que ça ait un impact dans les consciences des uns et des autres.

 

En complément, quels sont vos autres projets et actualités ?

 

Je participe, au cinéma, au dernier “Maigret”. “Compostelle” arrive aussi, en avril, avec Alexandra Lamy. L’histoire est superbe car le réalisateur a vraiment rencontré un mec qui a un parcours assez hallucinant : il est tombé dans une dépression extrême après le décès de sa femme, avec qui il a vécu pendant plus de 40 ans, l’incitant à faire une tentative de suicide. Heureusement, il y a échappé mais ses enfants, voyant cela, l’avaient vraiment engueulé, le poussant à tout faire pour s’en sortir. Et il a eu cette idée de marcher pendant des milliers de kilomètres…Cette marche l’a apaisé et nettoyé à un certain endroit…

 

Il a fini par créer une association qui propose à des personnes, à des jeunes en particulier, au bord de tomber en milieu carcéral, une dernière chance, celle de marcher. C’est simple, ils sont accompagnés d’un adulte, qui n’a que 15 euros par jour et tous doivent se débrouiller. Ce qui est génial avec cette idée-là, c’est qu’il y a 80% de non-récidive ! Donc cela a vraiment des vertus “curatives”, avec une vraie prise de conscience pour le jeune. Cette association est une sublime initiative et le film, je pense, lui rend très bien hommage.

 

Au théâtre, je joue dans ‘Marie Stuart”, mise en scène par Chloé Dabert, une pièce de Schiller, que l’on a créée à Reims et qui est en tournée jusqu’à mi-avril. C’est un drame historique sur les trois derniers jours de Marie Stuart, avant qu’elle ne se fasse décapiter par le pouvoir anglais. Une autre pièce, elle, sera créée à Toulouse, “La nuit des rois”. 

 

Sans oublier des expériences à la réalisation…

 

L’année dernière, j’ai réalisé mon premier court-métrage, qui a été sélectionné au festival de Clermont-Ferrand. C’est très cool ! C’était vraiment un désir profond de pouvoir passer à la réalisation donc que mon premier court soit validé par un tel festival est génial…

 

J’en écris un autre, en même temps qu’un long-métrage. Je suis vraiment à fond dans l’envie d’écrire et de réaliser.

 

On peut imaginer que toutes ces cordes artistiques doivent être très complémentaires pour vous ?

 

Totalement ! C’est vrai que j’ai toujours écrit mais sans aller au bout de mes histoires. C’est vraiment à mes 40 ans que je me suis lancé…C’est un âge emblématique : on a, en théorie, fait la première partie de sa vie et on va dans une deuxième moitié…

 

Dans l’écriture de personnages, on passe par une interprétation un peu plus littéraire et c’est vrai que, quand on revient à l’acting, effectivement, ça nourrit notre jeu de façon totalement différente. J’adore ! Tout cela se répond. D’être simplement le diffuseur d’une pensée, en tant qu’interprète, et d’être soumis à la direction d’un réalisateur, est une chose mais, tout d’un coup, d’être le créateur total d’une histoire, d’être à la mise en place d’un univers, au choix des artistes, d’être avec l’équipe technique pour se demander comment filmer, …est génial ! J’aime cela, être dans le monde du récit et du fictionnel.

 

Ce qui est génial en tant que réalisateur, c’est la responsabilité que l’on a de la pensée que l’on diffuse. Quand on est acteur, l’idée est, déjà, d’en vivre donc on n’a pas forcément le choix des projets que l’on intègre puis c’est de bien interpréter le personnage écrit par le scénariste et imaginé par le réalisateur… mais on n’est qu’un élément, qui est totalement dépendant du regard qu’on nous porte. En tant que scénariste et réalisateur, on se demande, par contre, ce que l’on raconte, comment on le raconte et pourquoi on le raconte. Surtout à notre époque, c’est une responsabilité que j’ai envie de prendre parce que j’ai envie de dire des choses et d’essayer de partager mes espoirs ainsi que ma compréhension du monde. Je trouve que c’est grisant ! Il y a une vraie responsabilité, même politique, c’est intéressant !

 

Merci, Cyril, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Nikon Film Festival : Mégane Chalard nous en dit plus sur le court-métrage qu'elle a réalisé cette année !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Mégane,

 

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !

 

Dans le cadre du Nikon Film Festival 2026, vous avez récemment mis en ligne “Macaron”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, tout à fait ! Je suis très contente, parce que l’idée de ce film est née suite à une formation de cascadeur que j’ai faite en août dernier au Campus Univers Cascades. À l’issue du stage, on devait créer une séquence d’action. J’ai travaillé avec Coline Le Bellec et, autant dire qu’on a beaucoup ri ! Même si notre scène se voulait sérieuse au départ, on s’est dit que ça pouvait très vite basculer dans quelque chose d'assez ridicule, notamment en crêpage de chignons. 

 

 

Maquillage Sophie Fauquet

 

 

L’idée a germé là : j’ai écrit le scénario, puis monté une équipe autour de ce projet que nous avons tourné dans les mois qui ont suivi. Et c’est évidemment Coline que j’ai choisie comme partenaire-rivale dans "Macaron".

 

Le fait d’avoir écrit et réalisé ce projet, dans lequel je joue également, avec en plus des chorégraphies de combat… J’étais heureuse d’être entourée d'une équipe technique et artistique vraiment au top ! Notre cadreur, Bob Fokoua, nous a aussi aidés à régler la cascade comme c’est un habitué des scènes d’action. Le rendu est au-delà de ce que je pouvais imaginer. Évidemment, en tant que réalisatrice, on a toujours envie de peaufiner certains détails, mais je suis très heureuse du travail que l’on a tous accompli ensemble.

 

 

 

 

En plus d’un temps imparti, le festival impose une thématique, dans laquelle le court-métrage doit s’inscrire…

 

Pour le coup, j’ai eu l’idée avant de savoir le thème du Nikon qui est cette année "La Beauté" et "Macaron" s’inscrit totalement dedans ! Aussi, j’ai deux versions du film : une de 2 minutes 20, la durée imposée par le Nikon film festival et une deuxième un peu plus longue, de 2 minutes 55, qui va partir dans d’autres festivals.

 

 

Comédien Gabriel Laborde

 

 

Notamment, il concourt en ce moment pour la première édition du Festival de la Cascade et de l’Action (FCA). Je suis très contente de participer à cet évènement car, pendant le stage, j’ai vu que la cascade est vraiment une discipline à part entière, qui est fascinante et que l’on oublie souvent de mettre en avant. J’espère que cette première édition sera un succès et que ça continuera !

 

En quelques mots, comment pitcher simplement votre court-métrage, “Macaron” ?

 

« Tout part d'un macaron… Quand un concours de Miss tourne mal ! ». C’est une comédie d’action féminine, drôle et punchy, qui montre que l’ambition de ces jeunes femmes va bien au-delà d’un simple concours de beauté. Elles s'engagent dans une vengeance, un peu mesquine au début, mais qui prend une ampleur démesurée. Ça devient totalement absurde, et c’est précisément ce qui crée la drôlerie de ce court-métrage !

 

 

Affiche du film : photo de Marinelly, graphisme Manimona Djona

 

 

Quels premiers retours avez-vous déjà pu avoir du public ?

 

J’ai eu énormément de retours positifs ! Ça fait toujours peur de montrer le rendu de son travail et celui de toute une équipe, mais je suis très contente. Le projet a fait rire, la fin a surpris, la qualité d’image et le montage ont été appréciés… j’en suis ravie !

 

J’ai également eu de très bons retours sur l’acting. C’est d’autant plus important pour moi que mon métier de base est comédienne, et j'avais vraiment à cœur que le jeu de toutes les actrices, acteur soit juste. J’en suis heureuse car il fallait diriger l’équipe, tout en jouant.

 

Ah et aussi, la magnifique chanson de Miss Rouge, interprétée par Eloïse Marcenac et composée par Colin Sinoussi, reste bien dans la tête ! 

 

 

Photo pendant le tournage avec l’équipe technique : Dorian Levray, Axell Luquet, Bob Fokoua, Virginie Jousset, Antoine Clinet, Mégane Chalard et Coline Le Bellec

 

 

Que retenez-vous de cette expérience ?

 

Le montage ! C’est la première fois que je montais entièrement un film de fiction, et j’ai trouvé ça génial ! J’ai été très bien épaulée par mon équipe technique, qui m’a fait les retours nécessaires. Encore merci à eux !

 

Capter l’attention n’est pas toujours quelque chose d’évident, surtout dans le monde d’aujourd’hui où l’on perd cette attention. Réflexion à part : je me rends compte que, ces dernières années, le montage des films que je regarde est très dynamique, trop parfois…Il manque un peu ces moments de contemplation qu’on avait dans beaucoup de vieux films. J’espère qu’on y reviendra un jour.

 

Après, j’ai quand même voulu rester dans un côté très dynamique pour "Macaron", le rythme jouant avec la comédie. Comme ça fait quelques années maintenant que je joue des pièces de comédie, je pense que c’est un rythme que j’ai bien apprivoisé et que j’aime beaucoup aussi. 

 

 

Avec les comédiennes Marinelly Vaslon, Eloïse Marcenac, Ludmila Barré-Gaillard et Noëlie Servan 

 

 

Sans doute que l’expérience a été particulièrement intense pour vous ?

 

Je connaissais déjà un peu l’envers du décor grâce à d’autres projets, notamment mon premier film, "Jeu Rallie", réalisé en 2020/2021. Il était totalement différent, avec une approche plus personnelle et une équipe ultra réduite en période Covid.

 

Cette année, j’étais mieux préparée. J’ai pu travailler les détails en amont et prendre le temps pour la chorégraphie de combat, pour être sûre que tout soit sécurisé. On a tourné sur deux jours. C’était peu, mais mon assistante réalisatrice, Virginie Jousset, a su organiser le planning pour que tout rentre dans les journées sans dépasser 19h. On commençait tôt, mais on finissait à l’heure pour libérer la salle. C'étaient deux journées éreintantes mais incroyables !

 

 

Photo de toute l’équipe – clap de fin ! Avec Eloïse Marcenac, Marinelly Vaslon, Ludmila Barré-Gaillard, Noëlie Servan, Coline La Bellec, Mégane Chalard, Gabriel Laborde, Bob Fokoua, Vincent Le Chaffoctec, Antoine Clinet, Axell Luquet, Virginie Jousset, Sophie Fauquet et Dorian Levray

 

 

Après la post-production (montage, mixage son, étalonnage), je découvre la diffusion : la vie du film en festivals et tout l'après… et ce n’est pas si simple ! On est actuellement en plein dans les festivals Nikon et FCA, mais il faudra ensuite continuer à faire vivre le film. Ce n'est pas évident car il y a énormément de concurrence, ça demande de l'énergie et des finances. Il faut prospecter, mais aussi savoir cibler, car proposer un film ne veut pas dire être pris dans la sélection.

 

En attendant, ce 17 mars, je suis conviée par Vanina Leroux à une soirée avec d'autres réalisateurs du Nikon Film Festival. On va projeter une trentaine de courts-métrages dans le cinéma parisien Les 5 Caumartin : ce sera l’occasion d’échanger et de les voir sur grand écran !

 

Cette première expérience complète vous donne-t-elle l’envie de renouveler l’exercice ?

 

Totalement ! C’est une énergie que j’aime énormément. J'adore le fait que la création d’un film soit avant tout une rencontre : chaque personne, selon son métier, apporte ses propres idées et sa vision. C’est la mise en commun de tous ces savoir-faire qui permet de créer, ensemble, un beau projet. Oui, j'aimerais continuer à réaliser, c'est certain !

 

Pourquoi pas réitérer l'exercice sur un format un peu plus long, un court-métrage de 15 minutes par exemple.

 

 

Maquillage Sophie Fauquet

 

 

En complément, vous êtes toujours sur scène, dans “Momo, petit Prince des Bleuets”...

 

C’est vrai ! La première avait eu lieu il y a un an, déjà, le 16 mars 2025. On fête donc son anniversaire et quelle plus belle manière de célébrer cette première année que de commencer notre tournée à Monaco ! Nous y étions la semaine dernière dans le beau Théâtre des Muses.

 

Le 1er avril à 15h, nous serons sur la scène du Théâtre Montansier à Versailles. Et ceci n’est pas un poisson d’avril ! C’est une chance de jouer dans cette magnifique salle à l’italienne, d'autant que le Montansier nous a soutenus dès la création du spectacle.

 

Et pour la suite, la pièce repartira au Festival d’Avignon OFF 2026 !



 

Merci, Mégane, pour toutes vos réponses !



 

Votre court-métrage est visible sur le lien suivant :

https://www.festivalnikon.fr/video/2025/778

 

Pour soutenir la version intégrale du film pour le Festival de la Cascade et de l’Action, il suffit d’un like sur la vidéo youtube : https://youtu.be/Ol3CgUr6Umw

 

Pour voir "Momo, petit Prince des Bleuets" à Versailles :

https://www.theatremontansier.com/event/momo-petit-prince-des-bleuets/

Publié dans Télévision, Théâtre

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France 3 / Alex Hugo : Sylvie Ayme, la réalisatrice, évoque l'épisode inédit diffusé ce mardi 17 mars en prime-time!

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Sylvie,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de France 3 vont pouvoir découvrir, ce mardi soir, “Le tombeau du poète”, un nouvel épisode inédit de la série à succès “Alex Hugo”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

C’est toujours un bonheur de retourner sur “Alex Hugo”, pour retrouver Samuel Le Bihan, qui est un personnage riche d’émotions, qui a sa façon d’être dans son art et son interprétation. Il a des convictions, c’est véritablement un échange artistique qui est très fort.

 

C’est également un bonheur de retrouver les montagnes, de retrouver les équipes France Télévisions de Marseille avec qui, maintenant, j’ai beaucoup tourné et de, chaque fois, retrouver aussi la productrice, Delphine Wautier, accompagnée de Carole Le Berre, qui ont un regard artistique vraiment très fort sur le projet. Donc, oui, c’est toujours un grand plaisir ! J’y retourne encore volontiers cette année, d’ailleurs…

 

Comme pour chaque épisode, cela a été, pour vous, l’occasion de côtoyer un chouette casting de récurrents et de guests…

 

Le casting est un endroit très fort sur “Alex Hugo”, un lieu où, vraiment, on peut exprimer ses désirs et ses souhaits. C’est vrai que Delphine et Carole me laissent vraiment la main sur le casting : on en discute bien sûr, elles aiment partager mes convictions et, à chaque fois, on peut aller vers des comédiens qui viennent du théâtre. Samuel est fort par sa popularité donc on peut aller chercher des comédiens qui sont peut-être moins connus mais qui sont tout aussi talentueux et qui viennent d’horizons très différents. C’est comme ça que l’on a retrouvé Patrick Rocca sur cet épisode, Carole Weyers et Denez Raoul. J’ai adoré ce casting, je l’ai trouvé très fort, très puissant et il y avait aussi la liberté d’aller chercher des comédiens très forts parce que les personnages créés par Charlotte Pons, notre scénariste, le permettaient, et offraient une palette de jeu et d’émotions à venir qui pouvaient aussi les intéresser, pour venir des planches sur les plateaux de télévision dans les hauteurs des montagnes.

 

…mais aussi de tourner dans des endroits magnifiques, permettant de très belles images…

 

On sait maintenant, sur “Alex Hugo”, que la montagne est un des personnages forts qui fait le bonheur des téléspectateurs et qui est devenu aussi une sorte d’adversité. C’est-à-dire qu’il n’y a pas simplement une enquête à mener, il y a aussi la montagne à confronter ou à apprivoiser, ou à se faire apprivoiser par la montagne et à se faire adopter. “Alex Hugo”, pour cela, est super parce que, à chaque fois, on essaie de faire en sorte que la montagne ait vraiment sa place dans les scénarios …et elle l’a de plus en plus ! Là, ça commence avec une avalanche et, ensuite, on a aussi de très grandes scènes, assez spectaculaires, où les comédiens sont emportés et finissent en haut d’une falaise, au-dessus d’un vide abyssal. Oui, c’étaient des scènes éprouvantes et, en même temps, c’est super parce qu’on a un peu l’impression de faire notre “James Bond” à nous. On sait que l’on fait un peu du spectaculaire, ce qui n’est pas toujours le cas, en tout cas on n’a pas toujours forcément cette possibilité sur les polars.

 

Sur place, le fait de tourner en décors naturels implique-t-il quelques contraintes spécifiques ?

 

Oui, complètement, vous avez raison de spécifier cela ! Parce que c’est également tout le bonheur, la joie et l’amusement que l’on a à affronter, aussi techniquement et en termes de logistique, ces hauteurs. On vit quand même avec des camions donc il faut savoir comment on va les amener, comment on va positionner le matériel, comment on va acheminer les équipes, parce qu’on va dans des endroits où les voitures ne passent plus et où il ne faut pas que l’on dépasse un certain temps de trajet pour arriver sur le plateau, où le temps est compté. Donc on a de vrais défis majeurs, en termes de logistique ! Cela nous est déjà arrivé de mener du matériel à dos d’ânes sur des sommets où on ne pouvait pas aller autrement. Donc chaque film a son défi ! Là, le défi était assez majeur, d’aller filmer ces scènes où Alex et Armand se retrouvaient piégés en haute montagne, parce qu’ils avaient glissé sur ce glacier.

 

Ce nouvel épisode sera l’occasion, comme à chaque fois, pour Alex de mener l’enquête…avec, plus que jamais, des méthodes peu orthodoxes…

 

Plus que jamais, oui, c’est vrai ! C’est cela aussi que j’aime chez Alex, c’est que, finalement, l’humain est au centre : il est de plus en plus humain, il essaie vraiment de comprendre non pas des mobiles mais plutôt qui sont ces personnages, qui sont ces gens autour de lui, qu’est-ce qui leur arrive, quels sont leurs secrets…pour, comme cela, arriver à dénouer la vérité.

 

Certainement avez-vous hâte de découvrir les retours des téléspectateurs ?

 

On a toujours le cœur qui bat à 300 à l’heure quand on sait que c’est l’heure de la diffusion. Même si, aujourd’hui, on est aussi en délinéaire et c’est assez amusant, d’ailleurs, parce que c’est la première année que j’ai des retours de téléspectateurs pour me dire qu’ils ont vu l’épisode en replay. C’est super chouette ! Mais bon, bien sûr, le moment des audiences, de savoir si les gens sont restés, si le film leur a plu, est un moment très important. Comme aussi l’avis des journalistes et des critiques presse. On est très friands de savoir  : “Alors, qu’est-ce que ça donne ?”, “Comment tu as trouvé ?”, “Comment était le rythme ? Comment étaient les images?”, “Comment était le casting?”, “Comment était l’histoire ?”. Oui, bien sûr, on a envie de tout cela, de se dire que l’on a réussi, que l’on a touché le cœur du public, que l’on a réussi à lui donner un moment de bonheur et de divertissement, un moment de réflexion aussi sur ce qu’est finalement l’âme humaine, à travers le regard d’Alex Hugo.

 

D’ailleurs, plus généralement, quels retours pouvez-vous avoir du public ?

 

Les gens qui m’écrivent, généralement, ont aimé. Ils se rendent compte combien les paysages sont importants pour eux. Ils viennent aussi pour ce grand bol d’air…Mais Alex Hugo est l’homme de ces paysages, il incarne aussi, comme la montagne, ce calme et une sorte de majesté de la justice sur le vivant et sur les Hommes, tout en faisant respecter aux uns et aux autres les choses les plus fondamentales. Donc les retours sont plutôt positifs et je sais que les téléspectateurs aiment aussi beaucoup que les personnages soient forts et que les comédiens les interprètent bien, qu’ils y croient complètement. Là, il me semble que l’on croit complètement que Carole Weyers est une athlète paralympique de haut niveau, amputée d’une jambe et qui fait quand même du trail. Il y a eu un gros travail de recherche qui a été fait avec une jeune femme, Sarah Legrand, qui, elle-même, était l’égérie d’une grande marque de sport française et qui nous a permis de travailler, de bien parler des postures, de faire en sorte que le travail que Carole a fait elle puisse vraiment imprégner l’image comme si c’était vrai. Elle a elle-même été la doublure, dans certaines scènes, de Carole… 

 

 

 

 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ? 

 

Un autre épisode de “Alex Hugo” va venir, dans un style très différent, alerte, sur l’histoire d’un groupe de randonneurs qui partent dans la montagne, et dont l’un d’eux fait une chute grave…Alex va donc mener son enquête autour de ce groupe et c’est très différent, ce sont des jeunes de milieux très variés, c’est une autre ambiance, c’est encore autre chose, c’est un film choral et c’était aussi un grand plaisir de le faire avec des comédiens extrêmement talentueux également.

 

Par ailleurs, je viens de terminer un “Disparition inquiétante”, avec Sara Martins et Bruno Sanches. Juste avant, j’en avais fait un autre, avec Annelise Hesme et PEF, qui, j’espère, va être bientôt diffusé. Nous l’avons tourné à Cassis et c’est un joli film sur la disparition d’un prêtre…

 

Merci, Sylvie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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France 3 / Alex Hugo : Patrick Rocca nous en dit plus sur Armand, son personnage dans l'épisode inédit du 17 mars prochain !

Publié le par Julian STOCKY

© François LEFEBVRE - France Télévisions

 

 

 

Bonjour Patrick,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de France 3 pourront vous retrouver le mardi 17 mars prochain dans “Le tombeau du poète”, un nouvel épisode inédit de la série “Alex Hugo”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, ça a été un grand plaisir ! Cela a été difficile pour moi parce que j’avais un problème de santé, au genou, qui, à priori, me rendait impossible le tournage mais il s’est avéré que je me suis dit “Il faut que je le fasse !”. Sylvie Ayme, la réalisatrice, le voulait absolument et me disait “Mais non, tu vas voir, on va y arriver” et j’ai trouvé, en fait, une équipe extraordinaire. Ce tournage a été un vrai bonheur !

 

Ce projet a aussi été l’occasion de tourner dans un cadre magnifique…

 

Ah, oui ! C’était la deuxième ou troisième fois que je tournais dans une région montagneuse mais, là, vraiment c’était une première dans ces conditions. On montait très tôt sur les lieux de tournage donc on avait encore une faune qui n’avait pas été dérangée et c’était vraiment vraiment beau. Je ne connaissais pas du tout cette région, je connaissais plus le sud, moi qui ai vécu à Nice. Quand j’étais en troupe à l’opéra, je faisais beaucoup de randonnées alpines, je suis beaucoup monté dans les montagnes proches de cette ville mais pas dans ce coin-là. C’était très beau ! 

 

Quel regard portez-vous sur Armand Vuillermoz, votre personnage ? 

 

C’est un personnage passionné, comme peuvent l’être tous les gens qui ont fait toute leur carrière comme guides de haute montagne. Il est protecteur au niveau de la famille, c’est une espèce de rocher parmi les rochers. C’est peut-être parce que je m’appelle “Rocca” que l’on m’a choisi 🙂…La relation qu’il entretient et tout ce qu’il a gardé pour lui, qu’il a préservé et qu’il continue à préserver, font de lui un homme solide, sur lequel on peut compter. Un de ces hommes dont on dit “Si je devais traverser le désert avec quelqu’un, ce serait avec lui !”.

 

Sans doute vous a-t-il permis une palette de jeu plaisante à défendre ?

 

Oui, cela a été très agréable ! Et puis, encore une fois, c’était vraiment très plaisant de travailler avec Sylvie parce qu’elle est très ouverte aux propositions des comédiens. Je ne pense pas qu’il y ait eu beaucoup de déchets dans ce que j’ai pu apporter au personnage, si tant est qu’il y avait des choses à apporter…Bien sûr, il y en a toujours mais c’était bien écrit. En plus, je ne connaissais pas du tout Samuel, je n’avais jamais tourné avec lui et il s’est avéré que c’est un mec non seulement talentueux mais aussi généreux dans sa relation avec ses partenaires. Cela est extrêmement agréable et ça rend les choses tellement plus faciles à vivre !

 

 

© François LEFEBVRE - France Télévisions

 

 

D’ailleurs, au moment de vous glisser dans sa peau, aviez-vous eu certaines sources particulières d’inspiration ?

 

Il y a des personnages qui m’ont marqué…J’ai eu une jeunesse pas simple, qui ne me permettait pas d’aller au cinéma autant que je le voulais. Donc j’ai découvert le cinéma plus tard, que j’ai eu les moyens de m’acheter une télé et que j’ai vu des rediffusions…Mais le personnage de Gabin dans “La horse” est un personnage qui m’a toujours fasciné. Je me souviens, j’avais fait le rôle principal d’une série pour France 2, il y a pas mal d’années, et, je ne sais pas si c’était très heureux d’ailleurs, on m’avait fait une très belle critique “Patrick Rocca, moitié Gabin, moitié Ventura”. Donc il ne restait pas grand chose pour moi puisqu’il y avait déjà les deux moitiés 🙂 mais bon, c’était quand même assez flatteur. 

 

Je ne sais pas, ce personnage correspond sans doute à mon physique et à mon vécu…Donc je n’ai pas eu beaucoup de mal à me mettre dans sa peau, je n’ai pas eu d’effort à faire !

 

Certainement avez-vous hâte de découvrir le rendu final, ainsi que les retours des fidèles téléspectateurs ?

 

C’est vrai que “Alex Hugo” est une série qui marche très bien et j’espère que ma modeste collaboration ne va pas faire chuter l’audimat 🙂…Au contraire ! 🙂. Mais je ne suis pas seul, j’ai rencontré une jeune comédienne, Carole Weyers, qui est vraiment brillante et extrêmement généreuse sur un plateau…Sylvie sait s’entourer, c’est tellement important…En fait, on n’est jamais aussi bon que quand on joue avec des bons !

 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

 

Je suis très content d’avoir participé, même si c’est modestement, à la saison 3 d’une série qui s’appelle “Pax Massilia”, sous la direction de mon ami Olivier Marchal. Je rêvais de cela depuis longtemps…J’avais failli me retrouver dans “Overdose” mais je chantais à l’opéra de Lausanne et il y avait trop de dates qui se chevauchaient…Mais, cette fois-ci, les agendas correspondaient. 

 

Merci, Patrick, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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TF1 / Koh-Lanta : Françoise se remémore son aventure à l'autre bout du monde !

Publié le par Julian STOCKY

@ A.ISSOCK / ALP / TF1

 

 

 

Bonjour Françoise,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

La saison de “Koh Lanta - Les reliques du destin” est actuellement diffusée chaque mardi soir sur TF1.  Justement, les images ravivent-elles en vous certains souvenirs et certaines émotions vécus sur place quelques mois en arrière ?

 

Oui, effectivement, ça réveille pas mal d’émotions et puis c’est aussi, quelque part, le jugement du public que l’on prend en compte une fois que c’est visionné. La famille est toujours bienveillante mais il y a aussi l’avis des proches qui vient se rajouter aux émotions que l’on a déjà.

 

Si l’on en revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incitée à y participer ?

 

Je suis quelqu'un de très sportive et, en fait, je trouvais que “Koh Lanta” réunissait tout ce qui me fait vibrer dans la vie : le sport, l’aventure, le dépassement de soi et le côté compétition, que j’adore. 

 

Le début d’aventure a été riche en rebondissements. Comment aviez-vous réagi en rejoignant, d’entrée, le conseil et en apprenant l’existence, par Denis, des fameuses reliques du destin ?

 

Je me suis dit que ce serait plus compliqué d’avoir des alliances, parce que, du coup, on arrive forcément moins serein au conseil. Après, je ne suis pas quelqu'un de nature très chanceuse aux jeux donc je me suis dit que ça pourrait me jouer des tours. Et j’espérais que ça puisse être avantageux pour moi, si j’étais éliminée. 

 

Cela s’est vérifié…

 

Comment aviez-vous vécu, ensuite, les premières heures tous ensemble ?

 

Tous ensemble, c’était un peu compliqué parce que j’aime bien être dans l’action et c’est vrai qu’à 20, c’est plus compliqué…On se retrouve vite à 5 ou 6 sur le même sujet, soit l’eau, soit la construction de quelque chose et, dans ces moments-là, j’ai vite le sentiment d’être inutile quand on est 3 à agir et 2 à regarder. Là, je ne suis pas super dans mon élément !

 

Sur le côté humain, je n’ai pas eu de problème à faire ça, j’ai noué des liens. 

 

Après, c’est excitant, on démarre ce pour quoi on a mis beaucoup d’énergie les mois précédents donc on a envie de tout.

 

Par la suite, vous rejoignez la tribu des rouges. Comment se sont passées les premières heures sur le camp ?

 

C’est plus facile parce que j’ai besoin de me sentir utile et, là, je sentais vraiment que j’apportais quelque chose, réellement à l’équipe. Donc c’était effectivement plus facile à ce moment-là qu’à 20.

 

Avec le recul, qu’est-ce qu’il a manqué à votre tribu pour remporter l’épreuve d’immunité et éviter le conseil ?

 

Pour moi, c’est vraiment au moment où on a fait le versement : on ne s’était pas organisés sur cet élément-là et c’est ce qui nous fait défaut parce que, au final, on est quand même bien positionnés dans l’épreuve pendant tout le début et c’est vraiment sur cet élément-là où on n’a pas anticipé…On pensait que ça allait aller tout seul, comme le reste mais, finalement, c’était le moment crucial de l’épreuve !

 

D’ailleurs, en rejoignant ce dernier, dans quel état d'esprit êtes-vous alors ?

 

Par rapport aux votes, je suis assez confiante parce que Lionel avait eu plus de mal à s’intégrer donc ça semblait naturel que les votes aillent vers lui. Après, je savais que j’avais une épée de Damoclès où, s’il allait chercher un duel, j’avais le pressentiment que ce serait effectivement pour moi. 

 

Une fois la relique du duel de riposte découverte par Lionel, tout s'enchaîne : il vous désigne pour l’affronter et vous perdez… 

 

Effectivement ! A ce moment-là, on ne veut évidemment pas quitter l’aventure, ça c’est notre priorité mais je ne voulais pas non plus les décevoir eux parce que je me dis que, finalement, ils me font confiance, en ne me choisissant pas au conseil. Et donc, évidemment, il y a cette pression supplémentaire, où on a envie de gagner pour l’équipe aussi.

 

 

@ A.ISSOCK / ALP / TF1

 

 

Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure à l’autre bout du monde ?

 

C’est énorme, c’est une aventure exceptionnelle ! C’est l’arrivée, c’est de découvrir le camp, c’est le premier conseil où Denis prend la parole. Je suis assez contente que l’on ait quand même pu avoir une épreuve en individuel, comme ça je me dis que j’ai aussi pu vivre quelque chose pour moi. Mais, après, il y a les regrets de ne pas avoir vécu une victoire en équipe, de ne pas avoir de confort non plus. Voilà, il y a un sentiment un peu d’inachevé !

 

A l’inverse, au quotidien, qu’est-ce qui aura été plus compliqué à appréhender ou à supporter ?

 

Sur 3 jours, je pense que l’on a quand même l’excitation, l’envie donc je n’ai pas connu la faim sur ces 3 jours. Oui, on sent l’estomac qui travaille à vide mais je n’ai pas eu vraiment de réelle faim, je n’ai pas eu réellement de fatigue non plus parce que je pense que, quand on est dans l’excitation, il faut le temps que ça redescende un peu. C’est tout cela que j’étais venue chercher et que je n’ai pas eu…La difficulté était peut-être le stress, qui était un peu prédominant chez moi parce que j’avais l’envie de bien faire et le stress de quitter l’aventure trop tôt. Finalement, c’est ce que je redoutais le plus qui s’est produit ! 

 

Pour terminer, votre sac est-il déjà prêt, dans un coin de votre chambre, pour repartir à l’aventure si jamais l’opportunité se présentait ?

 

Ah oui, je ferais tout pour que l’opportunité se présente, c’est clair ! Si je devais partir demain, je ferais la valise de suite. J’espère que j’aurai cette opportunité !

 

Merci, Françoise, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Théo Gerey évoque ses belles actualités, à l'image et sur scène !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Théo,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Vous êtes un jeune artiste, au parcours déjà riche et varié. A sa genèse, d’où vous vient cette passion ?

 

Cela a commencé très jeune ! A 3 ou 4 ans, je faisais déjà du théâtre et, depuis, je n’ai jamais lâché. Au début, je faisais cela en amateur, dans mon village et, au fil du temps, c’est devenu une évidence ! Quand j’étais gamin, je me posais plein de questions sur ce que je voulais faire plus tard et, en fait, finalement, le théâtre a été une voie naturelle. A la sortie du lycée, je n’ai pas trop eu à me poser de questions, le chemin était tracé… 

 

Vous êtes un homme de scène et de plateau. Sans doute que ces deux domaines, bien que pouvant paraître très différents, restent très complémentaires, artistiquement et humainement ?

 

C’est sûr ! Je suis tellement heureux de faire les deux. A la base, je ne voulais faire que du théâtre, je pensais que la télé et le cinéma étaient inaccessibles et que ce n’était pas le même métier. Par erreur de ma part, parce que je me suis trompé de mail, je me suis retrouvé à passer des essais pour une série et ça l’a fait. Depuis, ça s'enchaîne ! Donc c’est hyper bien et, pour moi, c’est un gros gros bonus ! J’ai envie de continuer le théâtre, je ne peux pas vivre sans et je suis hyper heureux d’avoir les deux, c’est hyper bien. Les deux se nourrissent dans le travail, c’est une super chose !

 

On peut penser que certaines expériences ont été encore plus marquantes que d’autres, pour différentes raisons ?

 

Oui, il y a toujours des choses qui te marquent plus que d’autres…Que ce soit au théâtre ou dans l’audiovisuel…Au théâtre, on a monté un festival, depuis 4 ou 5 ans, c’est vraiment une expérience marquante et ça me construit aussi en tant qu’artiste. Et puis, dans l’audiovisuel, un court-métrage pour Canal m’a marqué, c’était un projet sans trop d’argent mais il y a eu un tel engouement autour qu’il a fini à Clermont, ce qui était énorme. Là, évidemment, l’entrée dans DNA est marquante aussi, c’est une grosse usine qui tourne depuis longtemps, c’est assez impressionnant et les gens sont super. Tout cela permet de se construire !

 

Prochainement, vous ferez une incursion dans l’unitaire “A la vie”, réalisé par Louis Choquette pour TF1…

Le tournage aura lieu fin mars. Je joue un des amis du personnage principal mais je ne peux pas encore trop en dire…

 

Vous l’avez évoqué, les téléspectateurs de “Demain Nous Appartient” vous ont découvert, il y a peu, sous les traits du personnage de Waren. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, oui, c’est super ! Humainement, ça se passe super bien parce que les gens sont super. On s’entend très bien avec mes partenaires, ça matche très vite donc je suis vraiment très content. C’est une super expérience ! Je commence à me sentir comme un poisson dans l’eau là-bas…Il ne faut pas trop que je prenne la confiance non plus 🙂…

 

Travailler un personnage sur une certaine durée permet aussi, sans doute, une palette de jeu encore plus large et encore plus intéressante ?

 

Oui, oui, la longueur est intéressante mais on ne sait pas non plus ce que les auteurs nous réservent donc on découvre au fur et à mesure. Je trouve cela assez rigolo ! Aussi, c’est un rôle que je n’ai pas trop l’habitude de faire, un personnage un peu feel-good, qui sourit, qui a la tchatche, qui est amoureux…Ce n’est pas mon fond de commerce : c’est vachement bien pour moi, en tant qu’acteur, de pouvoir travailler cela ! C’est super !

 

Ce personnage, mine de rien, est proche de moi : on est sympas tous les deux mais chacun à sa manière, lui est très souriant, hyper avenant, il est commerçant et, pour le coup, je ne suis pas tout le temps très souriant, je n’ai pas la tchatche, je mets du temps à me dévoiler aux gens. C’est un vrai travail parce que, vraiment, je n’ai pas l’habitude d’aller vers ces rôles-là. C’est pour ça que c’est hyper bien de travailler cela et d’avoir à être smooth là-dedans, pour que ça glisse. En même temps, j’essaie aussi, toujours, dans mon travail d’acteur, que ce ne soit jamais tout noir ou tout blanc. Bien qu’il y ait cette limite-là et cette frontière, c’est aussi que ça me définit, de ne pas être ou tout noir ou tout blanc, et de ne pas être tout le temps sympa. Donc j’essaie d’apporter cela…En tout cas, d’avoir ces nuances-là m’intéresse !

 

On le sait, le rythme de tournage est soutenu. Sans doute que votre parcours et vos expériences vous aident ?

 

C’est sûr ! Je connaissais un peu ce rythme parce que j’en avais déjà faits quand même. Il faut être solide : dès le premier jour, j’avais 6 séquences à tourner, ce qui est énorme. En termes de texte et d’énergie, il faut tenir sur la longueur mais, en même temps, c’est tellement formateur parce que, dans une journée, en 6 séquences, tu joues 6 situations différentes et donc 6 choses différentes à interpréter. Il faut aller hyper vite : en général, on tourne une séquence en une heure ou une heure et demie, avec 5 à 6 plans donc ça va hyper vite et il faut être là, tout de suite. En termes de mise en jeu et de mise en route, c’est hyper intéressant et c’est vachement bien. Oui, je le redis, c’est hyper formateur !

 

D’ailleurs, aimez-vous regarder le rendu final, aussi pour capitaliser sur votre propre jeu?

 

Je ne suis pas fan de me regarder. Mais je regarde, évidemment, oui, pour voir ce qui va, ce qui ne va pas mais aussi pour voir comment ça se passe avec mes partenaires à l’écran, d’autant plus que c’est tout nouveau. 

 

En fait, j’apprends surtout des autres, des gens qui me donnent la réplique, avec qui je joue, j’apprends des réals. Je préfère cela !

 

Avez-vous déjà pu avoir des premiers retours des téléspectateurs ?

 

Il y a une grosse communauté de DNA mais je ne suis pas hyper fan des réseaux sociaux donc j'en reste assez loin. Je repartage simplement quelques posts.

 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

 

Il y a toujours du théâtre. Le 14 mars, je joue un spectacle, “La vente”, vers Saint-Etienne. On est aussi en pleine organisation de notre festival “37° C à l’ombre”, qui a lieu les deux derniers week-ends de septembre, à Uzès, dans le Gard. Cette année, il y aura beaucoup de reprises de spectacles et il y en aura des nouveaux. Je jouerai “Yago”, on a aussi une création, “Le vorace”, à partir de l’oeuvre “Les démons”, de Dostoïevski, où ça se passe dans un garage, pendant le confinement. Je monte également un spectacle, “La vie est un songe”, de Pedro Calderon. On va attaquer les répétitions…Rendez-vous fin septembre !

 

Pour terminer, quelles seraient vos envies pour la suite de votre déjà très beau parcours?

 

J’avance vraiment au jour le jour…Je n’avais pas prévu de faire d'audiovisuel et puis ça se passe…Donc on verra ! Mon souhait le plus profond est de continuer le théâtre parce que j’aime trop ça et que l’aventure de groupe que je suis en train de vivre me rend très heureux. Et puis, l’audiovisuel n’est que du bonus et je suis déjà très heureux de ce que j’ai maintenant ! Donc je vais continuer à travailler pour essayer de multiplier les projets et faire en sorte que ça puisse continuer !

 

Merci, Théo, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision, Théâtre

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France 2 / Je sais pas : Michaël Abiteboul évoque ce nouveau programme, prochainement diffusé !

Publié le par Julian STOCKY

©Baptiste Langinier - Mediawan - 3eme Œil Story - France Télévisions

 

 

 

Bonjour Michaël,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Nous nous retrouvons dans le cadre de l’édition 2025 du festival de la fiction TV de La Rochelle, où vous venez défendre “Je sais pas”, prochainement diffusé sur France Télévisions. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous d’être présent ici ?

 

Oui ! D’abord, ce n’est pas si fréquent de venir défendre un projet, un projet que l’on aime et, même, parfois, un projet où on a été brinquebalé, ce qui n’est pas le cas ici…C’est une continuité, je trouve, de notre travail d’acteur, de porter et d’accompagner le projet, et, logiquement, de venir. Et puis, c’est un festival que je crois très agréable, que je connais peu, seulement de nom, mais je n’étais jamais venu. Oui, c’est vachement agréable et puis, c’est joyeux, c’est une occasion de se retrouver, c’est aussi une occasion d’échanger avec des gens qui le découvrent, qu’ils aiment ou pas…Vraiment, j’adore également discuter avec quelqu’un qui va émettre une critique réelle et ressentie…

 

Si l’on revient à la genèse de ce projet, qu’est-ce qui avait incité à y participer ?

 

C’est simple, c’est différent d’autres projets parce que c’est la suite d’une collaboration avec Fred, qui date aussi d’un moment. On s’était rencontrés sur “L’intervention”, un film sur l’origine et les débuts du GIGN. Ce n’était pas notre “Apocalypse now” parce que ce n’était pas aussi dur mais on avait quand même tourné par 55 degrés, dans le désert marocain, en plein mois d’août…un film qu’on devait faire, en avril, dans les Canaries ! Je pensais que j’allais crever, en tant que petit roux mais, finalement, ça a été une expérience géniale, cela nous a soudés aussi. Avec Fred, ça a continué…

 

Pour cet autre projet, j’ai dit oui alors je n’avais pas encore lu le scénario pour me rassurer…Ce personnage n’existait pas comme il existe aujourd’hui, il l’a réécrit, il l’a transformé, il m’en a parlé mais, quand il me l’a proposé, le personnage n’existait que très peu, il était très classique. Sur le principe, je lui ai dit “Bien sûr, je viens” parce que c’est la continuité d’une collaboration, c’est l’occasion de découvrir aussi de nouvelles personnes dans cette famille, comme Lola. Cela a été chouette de travailler avec elle, j’ai vraiment aimé la rencontrer. J’ai aimé retrouver Hubert, avec qui on n’avait pas forcément beaucoup joué ensemble mais on se connait depuis un moment. Alysson aussi…Il y a une continuité d’écriture presque familiale, ce qui est précieux dans ce métier parce qu’il peut être très solitaire donc c’est assez génial quand on peut aussi s’inscrire dans une famille. 

 

Dans la fabrication, j’ai découvert un personnage auquel je ne m’attendais pas, une façon de traiter un flic - cela m’est souvent arrivé de jouer un flic - un peu différente et peut-être que, pour une fois, je ne l’ai pas abordé comme un flic. On a souvent parlé de “Colombo” avec Fred, ce qui me faisait beaucoup rire…Peut-être que, au début, j’avais du mal à associer cette silhouette de motard un peu bûcheron, moitié buche moitié moufle mais, au travers de nos discussions, j’ai vachement aimé cette nouvelle collaboration avec Fred, qui était différente. Souvent, j’amène plein de choses mais, là, il en a beaucoup beaucoup amenées et c’était super agréable de collaborer comme cela. C’est un tournage que j’ai vraiment beaucoup aimé ! Cela a été plutôt joyeux, alors que c’est un sujet pas très joyeux…

 

On est ici à La Rochelle, pas très loin du lieu de tournage. C’est vrai que le cadre était chouette…

 

J’habite Paris, je ne suis pas né à Paris mais j’y suis depuis longtemps et je n’aime rien autant que partir et découvrir, pour un temps plus ou moins long, des endroits que je ne connais pas ou que je connais peu, et qu’il va falloir apprivoiser, où il va falloir croiser et rencontrer d’autres gens, une autre atmosphère, une autre façon de vivre, une autre appréhension des gens…Je continue d’aimer cela et, je pense, encore plus qu’avant. Plus le temps passe, moins je me sens sédentaire. Parfois, j’ai un peu peur, avec l’âge, de cette sédentarisation. J’adore, il y a des endroits absolument magnifiques en France, que je continue de découvrir et une des joies de ce métier, quand on peut le faire, c’est justement de découvrir des endroits, d’apprendre des choses que l’on ne sait pas faire…Si je peux m’immerger un temps, même si on ne me le demande pas, je le fais…Je l’ai fait, avec des pompiers, des gens de la BAC ou des stups…J’ai aussi passé du temps à apprendre à faire du water-polo, ce qui a sans doute été l’un des trucs les plus durs que j’ai appris à faire…Je me sens chanceux, je suis payé à jouer, je suis payé à apprendre, je ne peux pas m’en lasser, je ne peux pas cesser de m’émerveiller de cela quand même…Je suis content, c’est peut-être un peu naïf mais il y a quand même quelque chose de l’ordre de l’enfance qui continue. Il y a d'autres moments plus compliqués, avec des creux, c’est le jeu, on l’a choisi, il ne peut pas y avoir que des bonnes choses dans ce métier d’acteur…

 

On vous imagine impatient de pouvoir présenter le programme au plus grand nombre et curieux des retours du public ?

 

Oui, je suis curieux, bien sûr, parce que je serai content d’avoir des avis de gens proches, qui seront sans doute mesurés…Après, j’ai des copains très francs et c’est assez agréable. Je pense que la critique est intéressante aussi quand elle s’inscrit dans le “non” ou dans le “je n’ai pas accroché”...Les gens qui trouvent cela formidable, c’est agréable pour l’égo mais c’est intéressant, comme dans tout débat, d’avoir des gens qui ne pensent pas exactement pareil…Là, je commence à être curieux et à échanger. Mais, oui, bien sûr que je serai curieux de voir comment c’est reçu, bien ou pas bien !

 

Merci, Michaël, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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France 2 / Je sais pas : Fred Grivois, le réalisateur, évoque cette nouvelle mini-série !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Fred,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

On se retrouve dans le cadre de l’édition 2025 du festival de la fiction Tv de La Rochelle, pour “Je sais pas”, que vous avez réalisé et qui sera prochainement diffusé sur France Télévisions. Cela doit être sans doute très plaisant pour vous d’être présent ici ?

 

C’est toujours un plaisir ! C’est ce que j’ai dit quand j’ai introduit la projection, je viens à La Rochelle depuis ma première série, “Trauma”, qui avait été en sélection et il se trouve que, par un hasard total, je reviens, depuis, chaque année, soit parce que je suis en sélection, soit parce que je présente par un projet, soit parce que je suis sélectionneur dans une des catégories. De toute façon, quoi qu’on fasse, au cinéma ou en série, on est quand même assez peu en contact, malheureusement, avec le public donc c’est toujours un plaisir de venir échanger, de présenter ce que l’on fait, de discuter avec les gens et de récupérer les impressions à chaud, après une projection. J’adore cela !

 

Si l’on en revient à la genèse de ce projet, qu’est-ce qui vous y avait plu ?

 

C’est hyper simple ! Je suis arrivé assez tard sur le projet et, dans ma carrière, il y a très peu de projets que j’ai faits dont je n’étais pas à l’origine - d’ailleurs, il n’y en a qu’un, “Piste noire”, pour France 2 aussi - et cela va arriver de plus en plus que je n’initie pas les projets car c’est trop long, en fait. Quand j’ai fait “Machine”, cela a été 5 ans de développement avant. Après une série comme “Machine” où ça distribue des mandales à tours de bras, j’avais envie d’un truc plus calme, plus posé, plus basé sur le jeu d’acteur que sur la physiqualité. On m’a proposé ce projet, que j’ai lu…J’avais beaucoup tourné avec des enfants, j’avais même fait l’histoire d’une prise d’otages d’enfants pour mon deuxième film, qui était une histoire vraie…Les enfants, dans les séries ou les films, disparaissent…Là, ce qui était intéressant, c’est que c’est l’inverse : c’est un adulte qui disparaît et on se demande si ce n’est pas une enfant qui a organisé tout cela ! Je trouvais cela vraiment marrant….J’ai 4 enfants et l’idée de se poser la question de “est-ce que j’ai engendré un psychopathe?”, je trouvais cela formidable à travailler avec les acteurs. C’est ce qui m’a le plus attiré !

 

Plus les rebondissements à chaque fin d’épisode qui, quand j’ai lu le scénario, m’ont pas mal scotché. Je pense surtout à la fin de l’épisode 2, où, moi-même, à la lecture, j’ai lâché le scénario, en me disant “Mais non, ce n’est pas possible ! Qu’est-ce que ça veut dire ?” puis j’ai continué. Je suis arrivé assez tard, Lola était déjà castée d’ailleurs donc c’était plutôt amusant.

 

Plus globalement, cela a dû être très plaisant de collaborer avec ce chouette casting ?

 

Complètement ! Si on regarde ma filmographie, oui, ce sont tout le temps un peu les mêmes qui reviennent mais il y a toujours de nouveaux arrivants. J’ai été enfant acteur, j’ai fait beaucoup de théâtre, j’ai un réflexe de troupe et aussi un réflexe, avec les acteurs, de leur demander de faire des choses différentes. Cela m’amuse et ça les amuse eux, de ne pas les cantonner. Un acteur est supposé savoir tout faire…Marlon Brando, quand il fait “Le parrain”, a 39 ans, il n’en a pas 72, comme la tête qu’il a. C’est ce qui m’amuse, de pouvoir redistribuer les rôles à des acteurs que je connais et d’amener, dans ma bande, des acteurs que je ne connais pas, avec qui je me demande toujours s’il y a quelque chose de différent à faire. C’est ce qui m’amusait avec Lola, que j’ai vue dans pas mal de séries, c’était de lui demander de faire un truc qu’elle n’avait pas fait et dans lequel je ne l’avais jamais vue. 

 

J’aime cela : quand je fais faire un fou furieux à Guillaume Labbé, pour lui casser sa gueule de gendre idéal, pour lui c’est extrêmement plaisant et, pour moi, c’est extrêmement amusant. C’est ce qui motive mon travail….Je fais ce boulot pour m’amuser !

 

Il y a eu beaucoup d’enjeux variés à défendre sur le plateau, tout au long de ces épisodes…

 

Complètement ! Entre les scènes de pures dialogues, qui sont très longues, mais où on prend le temps du jeu, avec beaucoup de variantes à l’intérieur même des scènes, et les scènes un peu plus d’action, plus funs et folles à faire…Il y a une grande scène avec un décor entièrement en flammes, ce n’était pas simple à faire. Donc, oui, oui, c’est sûr que, sur un projet comme cela, il y a quand même beaucoup de variétés, en permanence. Ce que j’essaie d’avoir tout le temps…J’avais cela aussi sur “Machine”. C’est un peu ce que l’on cherche, je n’ai pas envie de faire tout le temps la même chose ! J’ai tourné une fois à la montagne, ça c’est fait, j’ai fait des ouvriers du nord, c’est fait…Donc on avance, on fait des choses différentes mais avec les mêmes personnes, c’est cela qui est amusant ! On se demande à chaque fois “Mais comment on va faire cela ?”.

 

Nous ne sommes pas très loin du lieu de tournage et c’est vrai que le cadre a été très agréable également…

 

Euh…Novembre et décembre, dans la forêt en Charente, bien sûr que c’est agréable parce que c’est beau mais on a eu bien froid quand même ! On a eu une tempête : un jour, on a dû arrêter le tournage parce qu’il y avait des arbres qui tombaient autour de nous…Sur le coup, on flippe un peu mais ce sont quand même de bons souvenirs de tournage ! De toute façon, c’est une région dans laquelle je viens beaucoup et oui, c’était super d’être, pendant 2 mois et demi, à Angoulême et ses alentours, c’était formidable, quoique un peu humide…

 

On vous imagine impatient de pouvoir proposer le rendu final au grand public et de découvrir ses retours ?

 

Oui, toujours ! C’est un des gros avantages et inconvénients des réseaux sociaux aujourd’hui, c’est qu’on a un retour assez direct, en général, avec des gens qui peuvent vous insulter. Pour l’instant, j’ai plutôt eu de la chance, c’est plutôt plaisant…Bien que, en faisant une série de gauchistes comme “Machine”, j’ai eu 2 à 3 personnes qui n’étaient pas très contentes…Là, ce qui est amusant, c’est de faire un thriller avec beaucoup de jump scares et des sursauts. Quand on est au fond de la salle et qu’on voit toute la salle qui saute au même moment, c’est toujours assez amusant et assez plaisant à voir. Pareil pour le rire, parce qu’on a quand même beaucoup de moments où on rigole pendant la série. C’est aussi plaisant de voir les gens sursauter puis rire 3 minutes après…Ce genre de retours est un vrai plaisir !

 

Merci, Fred, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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France 2 / Tropiques criminels : Julien Beramis évoque la diffusion à venir de la saison 7 !

Publié le par Julian STOCKY

©Lou Breton - France Télévisions

 

 

 

Bonjour Julien,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

A partir du vendredi 13 mars prochain, les téléspectateurs de France 2 pourront vous retrouver pour une nouvelle saison de “Tropiques criminels”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Au fil des années, tu comprends que ce n’est pas juste une équipe mais que c’est une véritable famille, avec des présences et des caractères différents, mais qui nourrissent un noyau qui est bienveillant et profondément humain. Il y a beaucoup d’amour, de sincérité et le plaisir de travailler avec nos forces. De temps en temps, si un des éléments a un peu plus de fragilité avec ce qu’il traverse, il y a, en fait, ce soutien collectif. Je peux le dire, je n’ai jamais vécu une telle expérience, dans ce type de projet.

 

C’est une série qui fonctionne très bien, qui a un gros succès et les femmes, que ce soient Sonia ou Béatrice, sont des êtres vraiment magnifiques et qui sont attentifs, chaque jour, au collectif, à cette bienveillance sur le plateau mais aussi en dehors…C’est une aventure humaine !

 

Cette belle aventure est, à chaque fois, l’occasion de côtoyer un chouette casting de récurrents et de guests…

 

C’est ça ! Vous savez, il y a un moment où on est tellement en phase avec ce que l’on défend, nos personnages, nos enjeux, le récit, l’endroit où on se trouve, en Martinique, qu’en fait ça simplifie tous nos rapports. Il n’y a plus la crainte de “Attends, il y a untel qui arrive, comment est-ce que je vais gérer cela ?”. On n’est plus dans la tergiversation ou dans le fait de cogiter…Non, c’est naturel ! Quand un guest arrive, on se demande comment on peut l’accueillir au mieux dans le cercle, pour qu’il puisse être à son aise et donner son meilleur. C’est un véritable enrichissement collectif : un guest qui arrive, c’est forcément un enrichissement pour nous aussi, afin que l’on puisse atteindre des espaces et des endroits inédits. Pour cela, il faut s’ouvrir et mettre en confiance l’autre, pour qu’il se sente aussi dans cette famille !

 

Quel regard portez-vous sur Aurélien Charlery, votre personnage ?

 

Pour moi, c’est celui qui est ancré en Martinique. Il porte son histoire et les différents récits liés à la Martinique mais il a cette capacité, dans la moindre complexité, dans les contextes un peu plus tendus, à garder cet enracinement. Comme un arbre qui est enraciné et qui trouve cette force de transcender les situations, avec ses partenaires. Il est très stable, il est bien ancré sur ses deux pieds ! Il peut avoir ses fragilités, être touché de façon émotionnelle, par exemple quand il se retrouve dans des enquêtes où il est lui-même mêlé parce qu’il a de la famille qui se retrouve dans des situations compliquées, mais j’aime le fait qu’il est profondément humain. Au fur et à mesure des années, je dois dire qu’il y a une forme tellement disciplinée et rigoureuse, dans sa dimension et ses enjeux à lui, que, je pense, la rencontre avec Gaëlle l’a amené à un peu plus de décontraction et de lâcher-prise, nécessaires pour qu’il puisse manifester pleinement qui il est, en fait. Je pense que ces situations avec Gaëlle ont aussi permis à Aurélien de pouvoir être léger dans la gravité. La simplicité ! “Ne te prends pas la tête mec, c’est cool !”. Au fur et à mesure, le personnage a trouvé cela !

 

Cela retranscrit pas mal ce que l’on a dans nos sociétés caribéennes. Bon, je suis guadeloupéen mais on a quand même une histoire similaire avec la Martinique, c’est que tout peut être à enjeu, où on ne lâche rien, où on est toujours au combat. On a cette décontraction mais un personnage comme le mien avait dû partir pour faire ses études, ce qui demande une discipline à toute épreuve.   

 

Il vous permet une palette de jeu large et variée…

 

Oui, exactement ! En fait, il y a quand même l’arche du personnage. Je sais qu’il y a des endroits, par rapport à qui je suis dans la vie, où je sais que je ne peux pas me permettre. Je le vois comme un fil d’acier et difficilement malléable, par rapport à qui je suis…Dans ma tête, j’ai une forme de discipline, je suis discipliné mais, dernièrement, je suis par exemple allé sauter en parachute. Je vais faire des marches nocturnes pendant 3 jours, je participe au carnaval, je pousse mon corps, j’ai ce truc beaucoup plus lâché par rapport à ce personnage donc il y a ces limites. Mais c’est vrai que, au fur et à mesure des années, c’est un vrai plaisir de camper ce personnage parce qu’il s’est dévoilé sur le chemin des saisons. Il a commencé à se dévoiler sur son intime, sur son milieu, en accompagnant Mélissa à comprendre davantage ses racines martiniquaises. Du coup, cela l’a ancré dans quelque chose qui est lié à la tradition, à la culture et donc on est rentré dans quelque chose qui est un peu plus proche de moi, sur mes enjeux en tant que Guadeloupéen. Il y a des similitudes qui amènent à être un peu proche de ma sensibilité en tant qu’être humain. Lorsque je suis allé dans cette profondeur culturelle, cela m’a amené à offrir de nouvelles portes au personnage, à vraiment l’humaniser. 

 

Les deux premières saisons avaient été extraordinaires mais compliquées pour plein de paramètres. J’avais d’autres projets qui faisaient que, parfois, je ne pouvais pas m’ancrer pleinement, j’avais aussi des attentes qui n’étaient finalement pas possibles et c’est à partir de la troisième saison que j’ai pu trouver mon centre, dans ce cadre imposé. J’y ai trouvé ma liberté ! Un cadre n’est pas là pour nous limiter, il faut trouver sa liberté de mouvement. Au fur et à mesure des années, ce personnage m’a offert cela : sa discipline mais, en même temps, de trouver les endroits où je peux manifester toute son humanité. Pour moi, c’étaient des moments incroyables ! Notamment, quand on est rentrés dans l’intimité de Gaëlle et d’Aurélien, pour moi, on est vraiment rentrés dans cette dimension-là. Cette nouvelle saison est un autre temps pour cette relation…Même s’il y a une forme de distance avec Gaëlle, dans mon quotidien avec mon personnage, il y a des choses qui se sont simplifiées, dans sa façon d’être, dans sa façon d’échanger…Il y a une forme de maturité et d’aisance qui est là maintenant !

 

 

©Lou Breton - France Télévisions

 

 

Justement, à quoi pouvons-nous nous attendre pour cette nouvelle saison ?

 

Ce que je peux dire, c’est que nos héroïnes sont dans des situations inédites, qui les poussent à révéler d’autres parts d’elles-mêmes, liées à des enjeux tellement extrêmes qu’elles vont devoir trouver de nouvelles ressources. Pour moi, cela va magnifier et révéler des parts de leurs personnalités, auxquelles on n’a pas encore eu accès aujourd’hui. Je trouve cela magnifique !

 

Évidemment, ce qui fait aussi la force de cette série, dans des enjeux de gravité, sur des sujets importants, de toujours trouver cette fine ligne, où on arrive à avoir cette légèreté, avec la relation entre Gaëlle et Mélissa. Je n’oublie pas Phil, qui a une présence extraordinaire : c’est toujours un plaisir aussi de jouer avec Valentin Papoudof, son interprète. Lui et Béatrice ont cette capacité, avec leurs personnages, de proposer des choses incroyables sur le plateau, de l’ordre de l’improvisation. C’est toujours un plaisir de les suivre et d’être à ces endroits-là avec eux. 

 

En tout cas, je peux dire qu’il y a des enjeux, dans cette saison, qui vont pousser nos héroïnes à s’arracher, pour trouver les ressources de se sortir des situations dans lesquelles elles peuvent se trouver. Le tout dans de nouveaux lieux…Oui, il y a beaucoup de happenings, de rebondissements et ça va être une saison excitante. On va déjà entamer le tournage de la huitième saison, c’est toujours quelque chose d’avoir ce petit décalage, on est déjà focusés sur la suite mais, oui, c’est une joie ! En tout cas, ce sera un plaisir de voir comment résonnent ces épisodes et l’excitation que ça génère ! J’espère que les téléspectateurs auront le même plaisir et la même surprise que ce que j’ai pu traverser.

 

Globalement, quels principaux retours pouvez-vous d’ailleurs avoir du public ?

 

En Guadeloupe, les gens ne vont pas voir untel pour lui parler de ce qu’il fait, on peut faire un clin d’oeil au loin, c’est plein de pudeur et de respect. Hier, alors que je faisais des courses, une femme est quand même venue me voir pour me dire “Je vous ai reconnu, continuez votre travail, cela nous fait un bien fou”. A mon étonnement, je me dis que cette série dépasse le cadre juste de l’épisode et du jeu d’acteur : à un moment donné, il y a un endroit où le téléspectateur se sent concerné et proche de nous. Du coup, on reçoit des messages en quantité, pour nous faire des commentaires sur l’épisode mais aussi sur le bien fou que peut faire le programme, dans certaines situations personnelles. Parfois, on ne s’en rend pas suffisamment compte mais chaque intention, chaque engagement ont un impact dans la vie des gens, ça les allège, ça leur donne le sourire, ils passent un bon moment. 

 

Ce sera différent en métropole, il y a de la joie, du sourire, ils vont me rappeler des anecdotes dans ma relation avec Gaëlle. En Guadeloupe, c’est surtout le fait d’être porteur de la culture caribéenne. On m’en parle souvent ! Sur le plateau, j’improvise beaucoup en créole mais ça doit toujours rester intelligible…Les guadeloupéens et les martiniquais sont heureux de cela, de voir que leur culture est à l’image, sur France Télévisions, en prime time. J’ai mis du temps à comprendre cette mise en lumière mais mon engagement, maintenant, est d’être conscient que je campe un personnage caribéen, chose que les gens ont besoin de voir. Il est caribéen mais sa dimension humaine est universelle donc elle peut toucher des français mais aussi des allemands, des italiens ou des canadiens, comme le témoignent les derniers messages reçus. On ne mesure pas toujours la portée, ni à quel point ça touche les gens, au-delà de la visibilité qui est extraordinaire. C’est une vraie joie ! 

 

En conclusion, cette dimension familiale qu’il y a dans le cœur des personnes qui travaillent sur ce projet est reçue, en éco, des téléspectateurs et des gens qui viennent nous voir. Ils ont cette familiarité non pas irrespectueuse, au contraire, chaleureuse et humaine ! 

 

Merci, Julien, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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