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France 2 / Anaon : Capucine Malarre nous en dit plus sur son personnage, et évoque ses autres actualités télévisuelles !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Capucine,

 

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !

 

Votre actualité télévisuelle est particulièrement riche et variée en ce moment. Les téléspectateurs de France 2 pourront vous retrouver les 4, 11 et 18 février prochains dans “Anaon”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, c’est clair que j’ai été ravie de savoir que j’avais été choisie pour le rôle de Wendie. C’est un très beau rôle, d’une jeune fille sensible et impulsive, qui m’a permis d’explorer plein de choses dans le jeu. C’était aussi la première fois que l’on me faisait confiance pour un rôle avec une partition aussi grande, c’est pour cela que je remercie David de m’avoir donné cette possibilité-là. C’était une grande joie également de tourner avec lui : quand je l’ai rencontré au casting, son enthousiasme m’a tout de suite saisie, son entrain et sa façon de parler du projet m'ont donné envie de courir avec lui donc c’était génial !

 

Surtout, c’était super de jouer dans un thriller fantastique. On ne lit pas beaucoup de scénarios comme celui-ci, notamment en France et c’est vrai que c’est une joie et un cadeau pour une jeune fille de tourner cela.

 

Plus concrètement encore, avec vos mots, comment présenter ce programme, qui se passe en Bretagne ?

 

Dans un village breton, on retrouve Max et Wendie, un père et une fille, qui essaient de reprendre le train de leur vie, lui à la gendarmerie et elle au lycée, suite au décès de la maman. Mais une jeune fille disparaît dans une circonstance un peu mystérieuse et, en parallèle, mon personnage découvre, avec ses amis, des événements anormaux. Je me découvre également des habiletés particulières et singulières, qui viennent peut-être de ma famille ou d’ailleurs, on ne sait pas…

 

 

 

 

Mon père et moi allons, chacun de notre côté, enquêter sur ce mystère très très étrange : lui, plus terre à terre, avec ses collègues de la gendarmerie et moi, avec mes amis. On va se retrouver confrontés à pas mal d’épreuves, notamment à une créature et à des choses plus ou moins inquiétantes. 

 

Votre personnage, Wendie, vous a permis une palette de jeu sans doute large et variée…

 

C’est clair ! Au début de l’histoire, le personnage est en deuil et c’était la première fois que j’évoquais ce sujet-là. C’est un thème énorme, à prendre avec des pincettes et c’est pour cela que c’était bien d’avoir David pour m’aiguiller. Je me suis servie de mes expériences, de mon regard, de mes amis qui ont perdu des proches, j’ai fait des recherches sur internet sur tout ce que ça peut engendrer. Ce travail-là était intéressant …Le côté paranormal était également une sorte de métaphore de ce qu’elle vivait intimement aussi donc c’était intéressant de travailler ce parallèle. Un adolescent ressent tout très fort et découvre tout un peu pour la première fois : son premier amour, la première brisure avec son père, la perte de sa mère, …Wendie a aussi un lien très fort avec sa grand-mère. J’avais déjà ce rapport dans un autre projet et, là, de le jouer avec Christiane Cohendy, une super comédienne, très sensible, tellement bienveillante, qui me touchait beaucoup, était top !

 

J’ai donc eu beaucoup de choses à interpréter, le tournage était forcément très excitant ! Sans oublier son rapport aux super pouvoirs…Elle se remet en cause par rapport à cela et, pour le coup, ce n’est pas quelque chose que j’avais vu pendant mes cours de théâtre donc c’était drôle d’explorer cela, en plus sur six épisodes.

 

 

 

En parlant de ces super pouvoirs, ce contenu plutôt original sur le service public va certainement attirer la curiosité…

 

Je le pense, oui ! J’ai vu les trois bandes annonces, elles sont assez originales. Cela devrait plaire aux gens qui sont friands de cela et, pour les plus curieux, ce sera une nouvelle approche pour eux. David, le réalisateur, avait déjà fait une autre série fantastique, qui avait bien marché et qui est diffusée à l’international en ce moment donc c’est génial de voir que c’est un genre qui intéresse les téléspectateurs. En tout cas, si l’aspect fantastique ne les atteint pas, il y a plein d’autres petits bijoux dans la série qui pourraient leur plaire. J’ai hâte que les gens puissent découvrir ce programme !

 

Ce dernier étant visible sur la plateforme, avez-vous déjà eu des premiers retours ?

 

Les gens sont touchés par la série, ça fait plaisir !

 

En complément, vous avez tourné, il y a quelques semaines, en Polynésie française, un cadre magique…

 

Oui, ça a été très plaisant ! Déjà, dans l’idée d’y aller et, ensuite, dans le fait, via un nouveau personnage, d’explorer de nouvelles thématiques et un nouveau parcours. En fait, il y a quelque chose qui devient plus simple aussi, en se retrouvant dans les conditions du personnage. On a tourné les premières scènes dans l’ordre, c’était un parti pris, ça nous a tous aidés ! 

 

De tourner dans ce cadre-là était magique ! Il a aussi été très bien choisi par David, le réalisateur, et par toute l’équipe. C’est un lieu très singulier, vous découvrirez un Tahiti que l’on n’a pas encore montré…D’être là-bas était très impressionnant et source de beaucoup d’inspiration ! 

 

En quelques mots, de quoi parle la série, “Oro” ?

 

Un groupe d'écologistes part en mission et se retrouve naufragé sur une île déserte. Ils ne sont même pas certains de l'endroit où ils se trouvent…Il y a une famille, un couple, des amis d’enfance, … tous ont des liens assez différents et vont devoir essayer de trouver un moyen de quitter cette île.

 

C’est un thriller fantastique et dramatique, chacun va se retrouver face à un élément intime de sa vie, le ramenant un peu à sa culpabilité. Des choses très étranges vont se passer sur cette île, notamment des fantômes, qui vont les pousser à se faire du mal mutuellement… 

 

Mon personnage avait avorté et va voir revenir un enfant sur cette île…On ne sait pas s’il est vraiment là ou non…

 

Vous l’avez dit, vous avez pu tourner les premières scènes dans l’ordre. Est-ce que cela avait changé quelque chose dans votre façon d’appréhender ce tournage ?

 

En vrai, les scènes étaient travaillées autant que si l’on ne tournait pas dans l’ordre. Je les ai répétées autant que celles qui se passent beaucoup plus tard dans le récit mais c’était juste une manière de remettre les compteurs à zéro. Il y a des gens, dans l’équipe, que je connaissais très bien et d’autres que je découvrais, donc ça a permis de créer des premiers liens sans avoir peur que ça n'empiète sur la suite. 

 

Pour beaucoup, c’était leur premier tournage et, avec les conditions météorologiques, les journées étaient souvent chamboulées…C’est aussi une des raisons pour lesquelles on a commencé dans l’ordre, pour permettre à tout le monde de se mettre dedans. David a été un excellent directeur d’acteurs dans ces conditions ! Avec la boue que l’on avait parfois jusqu’aux genoux, c’était un défi pour les maquilleurs et les coiffeurs…Aussi pour la prise de son… Malgré les conditions, c’est un des meilleurs tournages que j’ai pu faire !

 

Le fait, également, de tourner dans un seul et même lieu au début, qu’était cette presqu'île, entourés d'eau, d’arbre et de terre, a aidé aussi, face à un nombre conséquent de séquences à enregistrer. 

 

Dans un autre cadre et un autre registre, vous avez également tourné “1er mai”...

 

Oh oui ! C’est encore réalisé par David Hourrègue, avec notamment Margot Bancilhon. Dans cette série, un CRS se fait tuer lors d’une manifestation, alors qu’il était tout seul et en dehors de celle-ci…Se posent alors plein de questions : que faisait-il là ? pourquoi était-il en dehors de la manifestation ? …Surtout, une jeune militante du black-bloc, que j’interprète, était à quelques mètres de lui et va se retrouver accusée du meurtre…On verra si c’est elle qui l’a tué, ou non… On a tourné des séquences énormes, notamment de manifestations, c’était encore complètement autre chose.

 

J’ai enchaîné ce tournage juste après celui de “Oro”, le rôle était totalement différent, j’ai même dû changer d’apparence : frange, cheveux noirs dégradés,...C'était très drôle mais on avait du mal à se dire que, deux semaines avant, on était sous les palmiers. Mais, forcément, les moyens n’étaient pas les mêmes car il y avait du matériel que l’on n’avait pas pu utiliser en Polynésie, où il avait fallu réfléchir différemment… 

 

Ce programme questionnera, en tout cas, sans doute sur des sujets dont on parle de plus en plus…

 

Clairement ! Le sujet est d’actualité, ce sera très intéressant de voir le regard que les gens auront dessus…Certaines séquences sont pleines de nuances, ça se joue à très peu ! En tout cas, pour moi, c’était bien de pouvoir défendre ce personnage fort, tranché, politisé et très différent des autres. C’est complètement un autre registre, ce qui est très chouette et très intéressant pour moi ! 

 

Merci, Capucine, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Manon Rony évoque sa belle et variée actualité théâtrale !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Manon,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Vous êtes actuellement sur scène, chaque dimanche soir, au café de la gare, dans “Pour quelques dollars de moins”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui ! J’ai démarré au café de la gare parce que je suis la fille de Sotha, qui a fondé ce lieu donc j’ai grandi dans ce théâtre, j’y ai joué très jeune avec ma maman, avant de voler de mes propres ailes. Cela faisait très longtemps que l’on n’avait pas retravaillé ensemble…Là, elle remonte cette pièce des années 80, mais avec une nouvelle mise en scène, faite par un ami. Donc c’est une histoire particulière pour moi !

 

Avec vos mots, comment présenter ce spectacle ?

 

A New-York, dans les années 80, une jeune fille rentre chez elle, en étant suivie par quelqu’un d’autre…C’est, forcément, un peu angoissant mais ce n’est pas non plus un mélodrame, cette personne ne souhaite pas lui faire du mal, elle veut juste habiter dans son appartement. 

 

Il y a un suspens, le public se pose des questions et, comme une troisième personne va rentrer, un duo un peu comique va s’installer….Avant que, finalement, une complicité ne se crée entre eux trois ! 

 

Quel regard portez-vous d’ailleurs sur votre personnage ?

 

Il est écrit comme étant seul : cette fille est arrivée à New-York il y a peu et ne connaît pas grand monde. Elle a sa mère au téléphone tous les jours…A l’écriture, c’était, je pense, plus écrit comme quelque chose de rigolo qu’elle soit seule et qu’elle s’accroche à une amitié potentielle avec de nouvelles personnes mais je crois que la mise en scène l’a amenée dans quelque chose de plus triste et dramatique.

 

Sans doute que la palette de jeu associée doit être très plaisante ?

 

Oui, oui ! Quand je rentre, je parle toute seule à mon appartement, je ne sais pas qu’il y a des gens dedans donc je me lâche, de façon évidemment théâtralisée. Ensuite, elle a parfois peur de ces deux hommes et veut qu’ils partent mais, à d’autres moments, elle les trouve drôles et a envie qu’ils restent…Donc, oui, il y a une grande palette pendant une heure et quart ! Je m’amuse beaucoup, c’est très plaisant d’avoir plein de choses à jouer ! 

 

 

 

Avez-vous eu certaines sources particulières d’inspiration au moment de vous glisser dans sa peau ?

 

Je crois que je me sers toujours de moi-même ! Après, je ne suis pas une solitaire, j’ai toujours du monde autour de moi, ce n’est pas mon truc d’avoir un appartement vide…Peut-être que je me sers de cette peur d’être seule pour jouer cette femme qui est seule ? Mais, vraiment, c’est de la fiction totale pour moi qui suis une grande angoissée de la solitude !

 

Les deux interprètes masculins se connaissaient déjà d’avant cette pièce, formant un duo comique. A-t-il été facile de trouver votre place ?

 

Pas du tout ! C’est limite s’ils ne m’ont pas vouvoyé quand on s’est rencontrés 🙂 …Mais ils sont trop mignons et adorables ! Ils ont 15 ans de moins que moi, ils forment un vrai binôme, sortent ensemble le soir, se retrouvent le matin, ce sont les meilleurs amis du monde, ils ont déjà fait je ne sais combien de spectacles ensemble, se connaissent depuis des années,...Ma chance a été que le metteur en scène soit un ami donc je n’étais pas toute seule… 

 

Vous jouez le dimanche soir, un horaire original à Paris…

 

En fait, c’est un moment à part ! Sotha fait même la soupe après le spectacle, comme il y a 30 ans, soupe qui est offerte au public pour partager un moment avec l’équipe technique et discuter tous ensemble. Les gens qui choisissent ce créneau viennent passer une soirée entière avec nous. La pièce dure une heure et quart mais les spectateurs restent au moins deux heures dans la salle…

 

 

 

En complément, vous avez écrit la pièce “Vous permettez”, actuellement jouée au Funambule Montmartre…

 

J’avais écrit et monté beaucoup de pièces aux sujets assez lourds. J’étais entre deux spectacles, un sur la guerre d’Espagne, l’autre sur la mort de Georges Floyd et j’ai eu l’envie d’écrire une comédie légère. Elle évoque le rapport que l’on a à nos enfants : les miens sont encore petits mais je me demande toujours si, plus tard, une fois qu’on leur aura tout inculqué, ils se mettront avec quelqu’un qui n’est du tout de notre genre. En fait, il y a souvent des pièces sur des couples qui rencontrent les beaux-parents et qui sont en panique totale mais je n’avais pas encore vu ce regard-là des parents qui regardent leur gendre ou leur brue en disant “Waouh, ce n’est vraiment pas du tout ce que j’avais prévu ou imaginé!”. J’ai essayé de ne pas être cliché, ce sont juste des gens de 50 ou 60 ans, qui n’ont plus envie de faire semblant d’être quelqu’un d’autre et qui assument leur personnalité. Ils ne sont pas si éloignés les uns des autres mais n’ont pas envie de faire d’effort…C’est prétexte à se marrer parce qu'ils ne sont pas hypocrites mais justement assez francs.

 

Lors d’une première d'une pièce que vous avez écrite et que vous ne jouez pas, dans quel état êtes-vous alors ?

 

J’estime que chacun doit être à sa place : le régisseur en régie, les acteurs sur scène, le metteur en scène dans la salle…C’est comme cela aussi que j’ai appris mon métier donc ce n’est pas frustrant de ne pas pouvoir intervenir sur le plateau. 

 

En tout cas, ces différentes casquettes sont sans doute très complémentaires ?

 

J’ai grandi au café de la gare, où j’ai appris à “faire du théâtre”, donc à le construire, à faire la caisse, à faire la régie, à faire les décors, à faire les costumes,...C’est pour cela que j’ai toujours préféré le théâtre au cinéma, où on n’a souvent qu’un seul poste. Sur les planches, on peut tout bâtir de A à Z, on peut toucher à tout. 

 

Merci, Manon, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

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Patricia Rimond Des Anges évoque son parcours de réalisatrice, ses actualités et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

@ Louise Horellou

 

 

Bonjour Patricia,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Vous êtes une réalisatrice au parcours très riche et très varié. Si l’on en revient à sa genèse, d’où vous vient cette passion ?

 

En fait, mon parcours est assez particulier, en tout cas au début. Quand j’étais jeune, je ne connaissais pas du tout l’univers du cinéma et de la télévision, ni des médias en général. Cela ne voulait pas dire que je ne les regardais pas mais je ne m’étais ni posé la question de ce qui se passait derrière, ni celle de savoir si je pouvais en faire mon métier. Quand est arrivée la terminale et que l’on m’a demandé ce que je voulais faire plus tard, j’ai répondu que je n’en avais aucune idée mais que je savais très bien ce que je ne voulais pas faire…Je ne voulais pas être tous les jours au même endroit, habillée de la même façon, entourée des mêmes personnes. Donc il fallait que je trouve un métier qui me permette de sortir de cette routine. J’ai eu la chance d’avoir une conseillère d’orientation qui m’a parlé de l’ouverture d’écoles d’audiovisuel, qui proposaient plein de choses différentes…C’est comme cela que j’y ai mis les pieds, après avoir un peu bataillé avec mes parents, qui ne connaissaient pas du tout cet univers et qui voulaient, initialement, que j’aille vers d’autres branches.

 

Je suis rentrée à 3iS et, pour le coup, j’ai accroché directement. J’y ai fait deux années de cycle qui regroupent toutes les spécialités et, quand il a fallu choisir, j’étais assez tentée par la réalisation mais, à l’époque, je m’étais dit que ce serait peut-être plus malin de faire la branche montage, pour savoir ce que, plus tard, je pourrais demander à un monteur, en tant que réalisatrice. En deuxième année, il fallait faire un petit documentaire de 13 minutes et, comme j’étais passionnée des émissions pour enfants, j’avais contacté Christophe Izard, le producteur de “L'ile aux enfants”, pour lui proposer d’évoquer l’évolution de ces programmes. J’ai pu tourner mon documentaire et rencontrer Casimir mais aussi tous les personnages de l’époque…Tout se passait bien, on s’était lié d’amitié avec Christophe et, en troisième année, j’ai fait un stage de deux mois sur une émission qu’il faisait pour France 2, “Télévisator”. 

 

Quand j’ai fini mon école, j’avais vu qu’il vendait une rediffusion de “L’ile aux enfants” à Canal J, soit le sujet de mon documentaire de l’année d’avant…Je l’ai appelé et j’ai appris qu’il avait aussi vendu un concours de dessins avec Léonard et Casimir. C’est là qu’il m’a proposé de travailler avec lui. J’étais scripte, accessoiriste et assistante de production. C’était assez amusant d’être en réel avec les personnages de mon enfance…et puis, je me suis retrouvée à fabriquer des accessoires, comme des machines à chewing-gum et autres. Petit à petit, j’ai commencé à lui proposer des textes. Comme il n’y avait qu’un seul script qui travaillait sur toutes les émissions en direct, j’ai alors pu le remplacer pendant ses vacances et cela m’a mis un pied à Canal J.

 

Au bout de deux ans, j’ai proposé à une place d’assistante réalisateur sur les directs de la chaîne ! En fait, un an après, au départ d’un des trois réalisateurs, j’ai eu l’opportunité de lui succéder…alors que je n’avais que 25 ans. J’avais mis deux années à y arriver, alors que je m’en étais donné dix…Ce nouveau poste me laissant davantage de temps, j’ai alors pu rejoindre M6, d’abord pour “Fan de”, avec Séverine Ferrer puis pour d’autres émissions.

 

Là-dessus, j’ai aussi collaboré en parallèle avec France 5 pour “Signe de vie” donc, dès le départ, je me suis retrouvée réalisatrice en multi caméras et en direct, et sur le terrain. En fait, les deux me passionnent et, pour l’instant, j’ai toujours réussi à les cumuler. Actuellement, avec “L’amour est dans le pré”, où je croise des agriculteurs avec qui je prends un café à 5h du matin, en même temps que l’on fait des images de leur ferme et avec Jean-Luc Reichmann, pour “Les 12 coups de midi”, à raison d’une dizaine de caméras et de cinq émissions par jour….Les deux sont, pour moi en tout cas, très complémentaires dans mon quotidien. 

 

Mon parcours est donc fait de belles rencontres et d’aventures parfois improbables 🙂!

 

Techniquement parlant, la préparation, en amont d’un tournage, ainsi que le travail, en aval, sont tout aussi importants que le plateau en lui-même…

 

Non seulement, ils sont nécessaires mais c’est même la base ! Ce que je trouve assez passionnant, à la réalisation, c’est quand les gens viennent avec une idée, qu’il me la raconte et que je me demande ensuite comment je vais la montrer. Par exemple, je pense à “L’école à remonter le temps”, où on faisait vivre à des ados des périodes passées, pour se questionner sur ce qu’était l’école avant. Avec le directeur de production, on avait des idées un peu différentes, j’étais notamment partie sur des grands capteurs, pour un ressenti presque de fiction et…on m’a finalement fait confiance…

 

Donc, oui, les débuts sont assez passionnants, il y a plein de contraintes, c’est un challenge et, en même temps, c’est là où on commence à fédérer toute une équipe et à travailler avec chacun, pour tenir le budget et le timing. La genèse d’un projet est donc vraiment intéressante !

 

Quand on est venu me chercher pour “Fort Boyard” et que l’on m’a proposé de faire toute la préparation des nouvelles cellules et leur mise en place, c’était assez excitant ! Une cellule faisant vingt mètres carrés, quand on arrive on a l’impression que rien ne peut rentrer dedans et, pourtant, l’équipe est tellement dingue que l’on finit par créer des univers complètement fous. Il y a une cellule que j’adore, que l’on a mise en place, celle des vikings, avec un bassin…Vous auriez vu la cellule au départ, jamais vous n’auriez cru pouvoir y mettre une piscine, des gens et ce double décor aussi long. C’est challengeant de faire rentrer un rond dans un carré 🙂. 

 

Ma dernière très belle expérience de mise en place a été lorsqu’Arthur m’a proposé de faire “Le dernier cercle”, une idée originale de jeu dans lequel il voulait être placé au milieu de cinquante candidats et pouvoir parler à tout le monde, sans qu’on ne voit les caméras. Cela pouvait paraître compliqué mais, justement, cela m’a tellement pris la tête que j’ai fini par trouver la solution. 

 

On peut aussi imaginer qu’un tournage en extérieur ne présente pas du tout les mêmes contraintes qu’un tournage en intérieur ?

 

“Le dernier cercle” était en studio, on a alors un car régie, il y a un confort de travail. Pour “Intervilles” en Côte d’Ivoire, en Chine, en Malaisie ou en Hongrie, avec uniquement des moyens locaux et des cadreurs que je ne connaissais pas, et une façon de travailler culturellement différente, cela demande une capacité supplémentaire d’adaptation. Mais cela m’a aussi beaucoup enrichie. C’était pareil pour “Vendredi, tout est permis” en Algérie, où j’étais la seule française, dans un hangar pas isolé, en banlieue d’Alger. Ainsi que pour “Les jeux de la francophonie”, où j’ai coaché des équipes à Abidjan. De sortir de sa zone de confort rend meilleur car cela nous rend plus vigilant. 

 

Travailler à l’étranger, avec des équipes inconnues, c’est aussi aller à la rencontre des autres. L’humain, c’est vrai, est quelque chose qui compte beaucoup pour moi, que ce soit au niveau de ma relation avec mes équipes ou au niveau de la relation que j’ai avec les gens que je filme. Cela me nourrit !

 

Vous évoquiez “Fort Boyard”, où la préparation est parfois plus longue que le tournage en lui-même. Quelles autres raisons expliquent cela ?

 

Même si ce n’est pas une science exacte, c’est toujours un peu la même philosophie sur “Fort Boyard” : en fait, dans l’hiver, Guillaume Ramain, le producteur artistique, aborde des idées folles et des nouveaux jeux, dans les nouvelles cellules, avec l’appui de Manu Blanquet, le chef constructeur. Donc, sur toutes les cellules que l’on a, en général, il y a une dizaine de nouveaux jeux. 

 

Le fort ouvre vers fin mars, on arrive très vite, trois à quatre jours plus tard, juste pour une journée, afin de voir vides toutes les cellules à reconstruire…avec, dans les mains, des plans, un storytelling et un dessin. Le but étant de voir aussi comment on va pouvoir filmer au mieux pour raconter l’histoire de Guillaume, en tenant compte du nombre total de caméras à disposition. 

 

Après, on revient en général deux semaines plus tard, sur deux journées cette fois-ci, pour voir les contraintes rencontrées lors des premières heures de construction et essayer de trouver des solutions. Puis, je suis de retour une semaine plus tard et, là, je pose mes valises à Fouras. Tous les jours, je pars en zodiac le matin et je passe mon temps sur le fort, au milieu des peintres, des décorateurs, des constructeurs, des artificiers,...C’est presque mon moment préféré ! Je vais d’une cellule à l’autre, pour voir comment ça avance et essayer de trouver, si besoin, des compromis avec Manu. Je n’ai pas de planning précis, c’est un peu tentaculaire, je vais là où on a besoin de moi. 

 

Viennent ensuite les testeurs, des anonymes qui permettent de tester les jeux en conditions réelles, afin de voir les contraintes rencontrées. Ce boulot d’ajustement est capital et, en même temps, il y a le lifting des autres cellules parce qu’en un an, il y a eu de l'humidité et que des choses se sont décrochées. On en profite aussi pour faire les modifications auxquelles on avait pensé l’année dernière. 

 

Donc le fort est une longue préparation, avec des fourmis partout, qui travaillent comme des dingues pour être tous prêts le jour J. Il le faut car, quand ça démarre, on ne peut plus s’arrêter…

 

En plus, ce n’est pas un studio télé, c’est un monument donc il y a plein de contraintes. On ne peut pas toujours faire ce que l’on veut. Les marées, aussi, empêchent parfois d’accoster…C’est ça, le fort !

 

Pendant le tournage en lui-même, la disposition du lieu génère aussi pas mal de contraintes, dont il vous faut tenir compte…

 

C’est un travail de coordination ! Après, j’ai quand même trois assistants réalisateurs. Il y a ceux qui s’occupent de la partie coordination et celui qui s’occupe des arrivées / des départs / des candidats qui doivent se doucher et se changer…Eux-même ont une très grosse coordination. La script a également un boulot énorme…

 

En fait, sur le fort, il y a dix caméras et une grue, et c’est comme deux sites autonomes. A chaque fois, il y a donc cinq caméras, trois à l’intérieur de la cellule et deux à l’extérieur, pour filmer l’animateur et les autres candidats. Pendant qu’un site tourne, l’autre se prépare, de façon à ce que, quand les candidats partent du premier jeu, la grue fasse le fameux plan où on les voit courir, jusqu’à ce que les deux caméras extérieures du deuxième jeu réceptionnent les candidats. Et ainsi de suite…

 

Le plus dur est de n’avoir personne dans la cour quand les candidats y sont…Heureusement, j’ai un micro pour faciliter la communication dans le fort. Globalement, tout le monde joue le jeu, c’est plus de la coordination pour aller vite et donc rester dans les temps. En dehors de la qualité de l’émission que l’on veut avoir, la seule contrainte, pour le coup non négociable, est la marée. Il y a un moment où on ne peut plus ni rentrer sur le fort, ni en sortir…Si on rate la marée, on est coincés donc on ne peut pas dépasser l’heure de fin. Il y a, ainsi, plein de contraintes mais je suis entourée de gens qui, pour certains, le font depuis trente-cinq ans. Avec cinq ans d’expérience, je suis presque la plus jeune mais je suis très bien accompagnée, par des personnes qui connaissent le fort absolument par cœur. 

 

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre très beau parcours ?

 

Je ne sais pas, parce que j’ai été tellement comblée dans la qualité des émissions que l’on m’a proposées, dans la diversité et dans les rencontres. J’ai la chance de faire plein de projets différents, avec des équipes que je choisis ou qui m’ont choisie. Je m’aperçois même que j’ai le plaisir de retrouver des gens que j’ai rencontrés tout au long de mon parcours. 

 

Je crois que j’ai vraiment eu la chance de toucher à peu près à tout ce que j’ai eu envie de faire. J’ai l’impression d’avoir coché beaucoup de cases. Mon plus grand plaisir, aujourd’hui, ce sont toutes ces collaborations et ces nouveaux projets qui se succèdent. On peut tout simplement me souhaiter que ça continue ainsi.

 

Merci, Patricia, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Mon trésor : Magali Bonfils nous en dit plus sur la pièce de théâtre dans laquelle elle joue actuellement !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Magali,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Vous êtes actuellement sur les planches, les lundis et mercredis, à la Scène Parisienne, dans “Mon trésor”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Complètement ! Je suis vraiment très gâtée ! C’est un très très joli rôle et je pense que je ne remercierais jamais assez Marc Samuel de m’avoir fait ce cadeau, qui est franchement chargé émotionnellement. D’abord parce qu’il s’avère que Marc est mon partenaire sur scène et l’auteur de la pièce et, qu’en plus, je joue le rôle de sa maman qui est, dans la vraie vie, sa déesse, tout autant que son épouse Michèle…Ce n’est pas rien pour moi !

 

 

 

Plus concrètement encore, avec vos mots mais rien en dévoiler, comment pitcher cette pièce ?

 

“Mon trésor” raconte donc l’histoire de ce petit garçon, Marc, qui vivait à Constantine avec sa famille, son père, sa mère, ses deux frères, ses oncles et ses tantes. Une vie où était mélangée la joie d’être tous ensemble, français, juif, arabes, …Cela ne posait absolument aucun problème ! Et puis, la guerre a pointé le bout de son nez, il a fallu quitter Constantine, pour arriver en France et cette pièce raconte ce que c’est que de devoir quitter son pays et arriver quelque part où on est des français mais d’Algérie, des algériens mais de France…Donc ça raconte, en même temps, ce déracinement et cet enracinement nouveau. 

 

Cela raconte également le lien mère / fils : qu’est-ce que c’est que d’être une mère juive mais, surtout, qu’est-ce que c’est que d’être une mère ? C’est vrai que cela m’a énormément touchée parce que je suis moi-même maman de deux enfants merveilleux, qui ont 13 et 21 ans. J’ai été touchée par le texte de Marc et je me suis rendue compte, à travers ses souvenirs très précis, qu’en fait on raconte l’humanité toute entière et le lien qui unit une mère à son fils.

 

 

Quand Marc m’a proposé cette pièce, cela m’a également énormément touchée et bouleversée parce que ça raconte aussi l’histoire de ma famille. On est kabyles, on a vécu exactement la même histoire, en fait : ma grand-mère a dû quitter l’Algérie pendant la guerre parce que son mari venait malheureusement de se faire tuer par le F.L.N, en sortant, un soir, acheter des cigarettes…Elle s’est retrouvée avec 9 enfants sur les bras, à devoir quitter son pays du jour au lendemain, pour avancer.

 

Sans doute, d’ailleurs, que la palette de jeu du personnage a été très plaisante ?

 

C’était vraiment un beau cadeau ! J’ai toujours eu beaucoup de chance, j’ai été très gâtée dans les différents rôles que j’ai pu avoir à jouer mais, là, il y a une palette de jeu qui est vraiment costaud. Il y a, en même temps, la truculence de ce personnage très méditerranéen, avec des envolées lyriques arabisantes et des choses extrêmement drôles, avec, en même temps, des choses extrêmement émouvantes parce que c’est dur, pour une maman, de voir son fils quitter le nid. On coupe un cordon que l’on ne voudrait jamais voir être coupé mais, en même temps, c’est le sel de la vie. 

 

On voit cette maman d’abord très très jeune, quand elle est pétillante, en Algérie, jusqu’à, ensuite, ses 80 ans. Donc c’est une belle traversée, pour une comédienne, de pouvoir jouer en un seul spectacle ce personnage qui vieillit, au fur et à mesure, mais qui raconte les douleurs de la vie avec toujours autant de soleil dans les yeux.

 

 

 

Le travail de préparation a sans doute été intense et riche ?

 

Je me sens incroyablement gâtée d’avoir rencontré Raphaëlle Cambray, qui nous met en scène. C’est une perle, humainement et artistiquement. Je ne la connaissais pas, je l’ai découverte sur scène dans “Du charbon dans les veines”, où elle est vraiment absolument bouleversante. J’ai eu du mal à m’arrêter de pleurer à la sortie et, quand j’ai su que c’est elle qui allait nous mettre en scène, je me suis dit “Waouh, quelle chance!”. Je trouve qu’elle a amené un regard d’une poésie rare sur ce texte de Marc. 

 

A la première lecture, on est vraiment dans une narration poétique et, du coup, même moi, je me disais que le travail de la metteuse en scène allait être de rendre ce texte ancré dans des situations, pour que ça devienne truculent pour les gens et que ça ne soit pas simplement un récit. Raphaëlle a réussi à amener cela, ils ont, avec Marc, retravaillé ensemble le texte pour que tout devienne situationnel et que, du coup, on soit dans l’instant. Et puis, elle a amené une poésie, avec un décor assez succinct, d’un système de panneaux qui, selon la façon dont ils sont disposés sur scène, représentent soit l’extérieur donc les murs de la ville, soit l’intérieur de l'appartement. C’est d’une ingéniosité rare !

 

C’est typiquement le genre de mise en scène que j’adore, parce qu’elle fait appel à l’imaginaire du spectateur. Rien n’est plaqué…et, pour moi, c’est ça le théâtre, c’est laisser le pouvoir au public de créer. Je trouve cela super beau ! 

 

 

 

En complément, un peu plus tard dans l’année, vous serez sur scène, au festival d’Avignon, le lieu où il faut être quand on aime le théâtre…

 

Absolument ! Je suis ravie de retourner à Avignon, pour la première fois depuis 5 ans. “Dumas, la plume et l’épée”, est une pièce de Jean-Félix Lalanne, avec Edouard Montoute, Franck Capillery, Daniel-Jean Colloredo, Alain Bernard et Thomas Boissy. Cela raconte comment Dumas, de son vivant, a été raillé, du fait d’être noir et ça met en parallèle sa vie avec la création de Monte-Cristo. 

 

En octobre, un autre projet verra le jour…

 

Ce sera une pièce de Jean-Felix Lalanne et de Roberto Alagna, qui ont créé un opéra autour de Caruso. La création aura lieu à Grenoble et j’aurai la chance de retrouver Roberto, avec qui j’avais fait une magnifique tournée l’année dernière, pour interpréter, cette fois-ci, le rôle de Magda.

 

Vous êtes une artiste aux multiples cordes et casquettes. De l’extérieur, elles pourraient paraître très éloignées mais sans doute sont-elles très complémentaires pour vous ?

 

Justement, ce qui me passionne, c’est de faire des ponts entre ces disciplines. Je sais qu’en France, c’est quelque chose qui n’est pas évident mais, oui, on peut très bien passer d’un univers à un autre et c’est ça, justement, qui nourrit artistiquement. Je suis très gâtée, j’ai aussi mes activités de comédienne de doublage en chant et en dialogues, je suis à la direction artistique également, et c’est génial d’être un jour au théâtre puis dans un studio de doublage le lendemain. J’ai beaucoup de chance !

 

Je pense même, très sincèrement, que l’on ne peut faire bien ce métier que quand on sait ce qui se passe de l’autre côté, parce ça aide. On connaît l’état d’un comédien dans un studio de doublage, le stress que ça peut être parfois. Donc, quand on est des deux côtés de la barrière, forcément on sait comment ça se passe et on peut désamorcer les choses quand il y a besoin. C’est important de savoir se mettre à la place de l’autre ! Et c’est ce que j’ai adoré dans le travail avec Raphaëlle : elle est comédienne elle-même donc elle sait exactement ce qui se passe dans nos têtes, quand on a un doute ou une question…C’est une grande chance d’être dirigée par des gens qui savent de quoi ils parlent ! 

 

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour cette année 2026, qui démarre seulement ?

 

On peut me souhaiter de continuer à être sollicitée pour des projets aussi différents et aussi humains parce que c’est vraiment quelque chose qui est au cœur de mes envies. Je souhaite travailler avec des gens avec qui ça se passe bien humainement…Je commence à avoir un petit peu roulé ma bosse maintenant et ça ne doit être que du plaisir ! Donc de continuer à être nourrie par des rôles au théâtre, en chansons, en direction artistique et de continuer à faire des rencontres ! D’être toujours surprise par ce métier, de continuer à me mettre en danger, de continuer à avoir le trac, … 

 

Merci, Magali, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

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Ici Paris Ile de France : Clarisse Delezaive évoque ses chroniques quotidiennes, ainsi que ses autres activités artistiques, notamment sa chaine Youtube !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Clarisse,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Depuis la rentrée de septembre, les auditeurs de “Ici Paris Ile de France” peuvent vous retrouver chaque matin. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Totalement ! Je suis sur cette radio depuis deux ans et demi et je n’ai fait qu’évoluer. J’ai commencé au standard et, un jour, le directeur a encouragé mon passage derrière le micro, car j’étais déjà animatrice avant d’arriver. Au début, je faisais des petites piges et, là, c’est hyper chouette pour moi d’être sur une quotidienne ! L’année dernière, je ne faisais que les week-ends et, à présent, je suis en direct tous les jours à la radio et à la télé. C’est très chouette !

C’est aussi un autre exercice…J’étais habituée à faire uniquement du terrain donc j’étais tout le temps en extérieur et jamais en studio. Il y avait une toute petite appréhension, au début et, aujourd’hui, ça roule tout seul. J’écris mes chroniques la veille, que je lis le lendemain à l’antenne.

Quelles sont, justement, vos sources d’inspiration pour les sujets évoqués ?

Déjà, c’est une grosse question d’organisation ! J’ai un Google Drive, où j’ai ma planification sur quatre à cinq mois. Souvent, un mois avant, je connais déjà mes sujets, comme cela je peux les lancer. Je ne fais pas de l’actu chaude, je suis plus sur du divertissement, sur des évènements déjà planifiés, sur une application ou encore sur une offre d’emploi. Donc, en fait, c’est vraiment “léger”, ce qui me permet de prendre beaucoup d’avance. 

Après, pour mes sources d’inspiration, je dirais que c’est “Sortir à Paris”, où on peut retrouver tous les évènements, ainsi que les réseaux sociaux. Concernant les applications, je reçois parfois directement des messages. Je n’oublie pas tous les attachés de presse, qui peuvent m’envoyer des informations. C’est un peu un mix de tout…Mes collègues m’alimentent aussi de ce qu’ils ont entendu.

Le fait d’aborder des sujets aussi variés doit certainement être très enrichissant pour vous ?

Complètement ! Bon, ce n’est pas la même façon de traiter le sujet que lorsque j’étais sur le terrain, dans le sens où, avant, je vivais l’évènement et donc j’en profitais pleinement. Aujourd’hui, j’en parle juste et, dès fois, c’est un peu frustrant. Cela peut l’être aussi pour mes invités : j’ai deux minutes trente au total donc eux n’ont qu’une seule minute…C’est plus court ! Mais c’est un autre exercice, qui renforce aussi ma proximité avec mes collègues, que je ne voyais pas forcément beaucoup. Le travail est très chouette, c’est également une perspective d’évolution pour moi donc ça me plait beaucoup !

Récemment, j’ai quand même couvert, sur le terrain, au pied de la Tour Eiffel, en moto, la course du 46ème “Paris - Versailles”. C’était vraiment génial ! 

Quoi de mieux, au final, que la radio “Ici” et que France 3 pour ces chroniques qui ont vocation à être proches du public …

Ce que j’aime sur “Ici Paris Ile de France”, c’est cette proximité avec les gens. J’aimerais aussi retourner un peu sur le terrain car c’est cela qui fait la force de notre radio. Plus on est proche des gens, plus on leur donne, plus on leur parle directement au cœur, meilleures seront les audiences. C’est ça le plus important ! Je pense que les gens ont besoin qu’on leur parle vrai et qu’on soit proche d’eux. Souvent, dans le milieu médiatique, on pense qu’on ne parle qu’à des gens qui sont dans le même milieu que nous…mais pas du tout, on parle à des infirmiers, à des éboueurs, à des gens qui sont dans un taxi ou dans le métro…Il faut s’adapter à tout le monde, il faut parler à toutes ces personnes. C’est sur le terrain qu’on s’en rend le mieux compte !

Avec l’horaire matinal, adaptez-vous, consciemment ou peut-être même inconsciemment, votre ton ?

J’arrive le matin vers 5h30 mais je fais des petites vocalises pour me chauffer la voix. Je parle certes à 6h mais, ensuite, j’enregistre pour le reste de la journée, avec une chronique qui passe à 10h et une autre à 16h. Je m’adapte surtout à chacun des trois animateurs des tranches en question, plus qu’à l’horaire. Dans le sens où Eric est un peu plus un crooner donc mon “Bonjour” va être différent de celui pour Corentine, qui est un peu plus pétillante. 

Plus personnellement, avez-vous trouvé votre rythme ?

Totalement ! Je suis habituée à ces horaires car, avant de faire de la radio, je faisais du patinage artistique en compétition et je m’entrainais tous les matins à 7h sur la glace. Après, je vous dirais qu’étant une couche-tôt, vers 20h30, je fais quand même ma nuit. 

En gros, ma journée type est : réveil à 4h45, petit-déjeuner, préparation, arrivée à la radio vers 5h30, intégration de mes sons dans le logiciel, maquillage et vocalises, révision de la chronique à trois reprises pour bien l’avoir en bouche et bien articuler, entrée en studio vingt minutes avant mon passage pour m’habituer aux spots lumineux et prendre le pouls de l’ambiance. C’est vraiment un travail d’équipe, avec l’animateur, le technicien et le standardiste. Ce sont toutes ces personnes qui permettent que le rendu final soit bien ! 

Sortie du studio, j'enregistre mes autres chroniques…avant quinze minutes de gainage dans la salle de détente 🙂. Je reviens pour écrire mes interventions du lendemain puis je rentre chez moi vers 10h, je déjeune car j’ai faim puis je fais une sieste. Avant de repartir pour d’autres activités l’après-midi.

Après l’antenne, aimez-vous réécouter et revoir votre chronique pour capitaliser dessus?

Quand il y a la télé, je me regarde dès que je sors, pour m'améliorer. Surtout si je trouve que j’ai râté, je regarde pour comprendre pourquoi. Dès fois, d’ailleurs, je me juge trop sévèrement… J’ai un ton assez original à l’antenne, dès fois je fais des petites surprises et des petits happenings donc j’aime aussi voir ce que ça a donné ! 

En complément, et vous l’avez évoqué, vos après-midis sont bien remplis…

Les lundis, mardis, jeudis et vendredis, je danse pendant trois heures, dans le cadre d’une formation professionnelle que j’ai intégrée, afin de me perfectionner. Je sais danser, chanter et jouer la comédie donc un de mes objectifs serait de pouvoir jouer dans des comédies musicales mais aussi d’être artiste pluridisciplinaire. Ces après-midis m’entretiennent physiquement et me font voir d’autres univers…Grâce à cette école, j’ai pu danser à Bercy, pour les Jeux Olympiques, ce qui n’est pas rien ! C’était incroyable !

Cela me permet aussi de redevenir “jeune”. Quand je suis à la radio, je suis obligée d’être plus adulte que mon âge, je dois avoir une posture de journaliste alors que, quand je suis à la danse, je retrouve cette position d’élève, avec des gens de mon âge. Cela me fait beaucoup de bien et me permet également de décompresser après la radio. 

Le mercredi et le samedi, je fais mes tournages Youtube, pour ma chaine. Mes journées sont très remplies car, en général deux fois par semaine, je participe à des évènements en soirée. Il me reste le dimanche pour prendre du temps pour moi…

 

 

D’ailleurs, d’où vous est venue cette envie de développer votre chaîne Youtube ?

Je ne sais pas encore combien de temps vont durer les médias traditionnels, que sont la radio et la télé. Youtube est en pleine montée et c’est le moment de s’y mettre. Mais je n’y vais pas que pour des raisons stratégiques, je m’amuse aussi beaucoup en faisant du Shany’z. Je fais du contenu pour moi, qui me ressemble et je suis la directrice des sujets que je souhaite traiter. Du coup, il y a une petite différence dans le ton que j’y mets. C’est mon producteur qui finance mais je chapeaute un peu le tout parce que cette casquette de “cheffe d’entreprise” me plait bien. Je suis libre du format, je prends le temps que je souhaite.

Une semaine sur deux, je vais à présent alterner deux nouveaux formats : un podcast et une émission de karaoké. Je suis trop contente, d’autant plus que, maintenant, je tourne en studio. C’est un vrai travail d’animatrice télé : il faut gérer les participants et les invités, il faut avoir le conducteur en tête, il faut animer, …Youtube et Ici me servent l’un pour l’autre : Youtube m’apporte plus d’aisance et la radio me donne un carnet d’adresses ainsi que du professionnalisme. Quand on travaille pour Ici, on sait tout faire, autant de la planification qu’un casting, qu’écrire une chronique, qu’aller sur le terrain, que de démarcher des gens…Vraiment, on est un vrai couteau suisse, ce qui est génial. La boîte de production de ma chaine Youtube était d’ailleurs très étonnée que je sois autant impliquée dans mon projet et que je sache faire autant de choses. C’est très chouette, cela nous permet de travailler main dans la main. En plus, c’est trop bien que ce soit une équipe de jeunes, qui ont la même vision et qui comprennent ce que je veux. 

 

 

D’ailleurs, certaines rencontres ont-elles été encore plus marquantes que les autres ?

Celle avec Dorothée Pousséo, pour ma deuxième vidéo ! Le tournage a duré 30 minutes mais on a très bien matché, on était sur la même longueur d'onde, on rigolait bien. Je l’ai ensuite invitée sur mon émission de karaoké, c’était super, elle a même fait venir Donald Reniou, la voix de Spider Man et de Titeuf. C’était trop génial de partager, à trois, un petit moment de doublage, c’était une énorme chance pour moi !

Après, je vous dirais que tous les métiers que j’ai pu tester étaient hyper chouettes. J’ai notamment fait hôtesse de l’air, ce que je n’aurais jamais pensé pouvoir faire. J’étais aussi agricultrice mais aussi danseuse étoile, en tutu, devant l’opéra Garnier. Cela m’a permis de grandir et de prendre davantage confiance en moi. 

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre déjà beau parcours ?

J’aimerais évoluer en mettant un pied à TF1, ma maison de cœur ! Ce serait mon rêve…J’aime le contenu qu’ils proposent et j’adorerais collaborer avec eux. Mais je n’ai pas envie de laisser tomber la radio donc mon graal serait de faire l’un et l’autre, la semaine et le week-end. 

Je suis pluridisciplinaire donc pourquoi pas aussi jouer dans une série quotidienne, tout en étant animatrice en même temps.

On peut me souhaiter également que ma chaine Youtube marche, pour faire ensuite des vidéos en collaboration avec des grands noms. Ce serait vraiment cool ! Je pense avoir toute ma place en tout cas, en tant que jeune animatrice…

Merci, Clarisse, pour toutes vos réponses !

 

 

Publié dans Radio

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Jade Pradin revient sur son beau et riche parcours artistique, et évoque ses envies pour la suite !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Jade,

 

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

 

Vous êtes une jeune artiste, au parcours déjà très riche et très varié. Vous aviez d’ailleurs commencé très jeune, en décrochant, à deux ans, un rôle dans un téléfilm pour M6…

 

Effectivement, cela a été mon premier “contrat” en tant que comédienne. J’avais deux ans et, pour tout vous avouer, je ne me souviens pas du tout de ce tournage mais je me rappelle quand même un peu plus du deuxième…

 

Justement, trois ans plus tard, vous donnez la réplique à Francis Huster dans la série médicale “Le grand patron”, diffusée sur TF1…

 

Quand on est enfant, le milieu hospitalier est quelque chose qui impressionne un peu plus donc j’en garde un bon souvenir. 

 

Si jeune, vous étiez-vous déjà rendue compte de ce que vous étiez en train de faire et de vivre ?

 

Je prenais énormément de plaisir mais, non, je ne me rendais pas compte de l’impact…Ma maman est comédienne et chanteuse, on a toujours énormément communiqué sur tout ce que l’on faisait, elle avait su trouver les mots d’enfants pour m’expliquer comment tout cela se passait. Et puis, je me souviens que, comme on savait que j’allais tourner avec Francis Huster, mes parents m’avaient montré des extraits du “Dîner de cons”, pour voir à quoi ressemblait cet acteur, pour me mettre à l’aise et pour que, une fois sur le tournage, je sache à peu près qui est qui. 

 

 

 

D’ailleurs, comment aviez-vous réagi les premières fois où vous vous étiez ensuite vue à l’image ?

 

Je ne saurais pas trop dire parce que je ne m’en souviens pas…J’ai plus de souvenirs quand je voyais les épisodes de “Clem” passer : j’avais un regard, on va dire, assez critique, j’ai un petit côté perfectionniste donc, quand je me regardais, je voyais ce qui n’allait pas. Aujourd'hui, à contrario, avec la série “Plus belle la vie, encore plus belle”, le fait de se voir assez régulièrement fait que c’est un peu passé…Je suis un peu plus indulgente avec moi-même ! C’est même bizarre de dire cela, alors que je suis adulte…En tout cas, enfant, je pouvais être un peu intransigeante.

 

En plus de participer à deux courts-métrages, vous ne vous arrêtez pas en si bon chemin puisque, en 2006, vous faites vos premiers pas sur le grand écran dans le film “Le Grand Appartement”, aux côtés de Laetitia Casta et Pierre Arditi…Là encore, l’expérience a dû être très plaisante ?

 

Oui, oui ! De toute façon, chaque projet est une nouvelle aventure, avec une nouvelle équipe, permettant de nouvelles rencontres et c’est toujours hyper sympa. Après, c’est vrai que, quand on est enfant, il y a une part d'insouciance donc on ne se rend pas forcément compte de l’impact. Beaucoup de gens me disaient que j’avais de la chance de faire ça mais oui et non : je voyais vraiment cela comme une activité extrascolaire donc j’ai toujours pris énormément de plaisir mais sans me dire, pour autant, que tel projet allait me servir pour ma carrière…C’était vraiment avec cette insouciance d’enfant de “Je m’amuse sur le plateau”. J’y étais déjà toujours hyper bien…Après, il faut dire que l’on est toujours chouchouté, tout le monde œuvre pour nous mettre dans de bonnes dispositions. Donc c’est toujours un endroit quand même assez agréable !

 

En 2009, vous l’avez dit, vous vous faites connaître du grand public en incarnant Salomé Boissier, l'un des personnages principaux de “Clem,” dès la saison 1 de la série, rôle que vous incarnerez durant cinq saisonsDévelopper un personnage sur une telle longueur permet certainement une palette de jeu particulièrement large et variée…

 

Oui ! J’aime toujours découvrir de nouveaux personnages, on explore une nouvelle palette de jeu. Même si les rôles sont parfois les mêmes (même âge, même domaine familial,...), aucun personnage n’a la même histoire et on explore toujours quelque chose d’autre. C’est vrai qu’à chaque nouveau personnage, j’ai toujours beaucoup de curiosité à savoir quelle est son histoire et comment la jouer. Du coup, c’est aussi une curiosité envers moi-même de me dire comment je peux créer ce personnage-là. C’est cela aussi qui est chouette dans notre métier, on a beaucoup de travail sur nous. On a une vision du personnage, on en discute avec le réalisateur pour savoir ce qu’il veut exactement mais on arrive toujours à sortir quelque chose de nouveau. Typiquement, Salomé et Morgane ne sont pas du tout les mêmes caractères et c’est trop chouette à faire, on explore plein de choses !

 

 

 

Par la suite, vous enchaînez les projets, notamment “Nos chers voisins” ou encore “Commissaire Magellan”. Pour des programmes déjà bien installés, aimez-vous vous (re)plonger dans les épisodes en diffusion pour mieux encore vous imprégner de l’atmosphère ? Ou préférez-vous plutôt arriver avec une certaine fraîcheur ?

 

Je regarde toujours un peu quand même, quand je sais que je vais participer à un projet. Si je ne regarde pas les épisodes, je vais au moins m’intéresser aux personnages, pour essayer de voir les liens de parenté afin justement, de ne pas arriver sans rien. J’aime bien tout anticiper, savoir où je mets les pieds, je déteste, en fait, être un peu perdue…Par exemple, pour “Plus belle la vie, encore plus belle”, je n’allais pas me faire les vingt ans précédents 🙂 mais j’ai regardé, sur Wikipédia, qui était le fils de qui, qui était marié avec qui, qui avait divorcé…Donc j’aime bien faire mes petites recherches sur les personnages avec lesquels je vais tourner, pour faire les liens. Après, je peux toujours demander aux assistants, au réalisateur et aux autres comédiens…

 

En plus de l’image, vous avez également une longue expérience dans le doublage…On peut imaginer que l’exercice technique est différent du jeu en plateau mais qu’il doit aussi être très complémentaire ?

 

Oui ! Après, c’est un exercice complètement différent : on nourrit un personnage en fait, ce n’est pas nous qui sommes à l’écran, on sert vraiment le rôle et on essaie de s’inspirer de la version originale qui a été faite, par rapport aux intentions de jeu, pour ne pas tout changer. C’est là où on se rend compte que, même dans différentes langues, on n’a pas du tout la même manière de jouer, car les intentions sont différentes. Un espagnol ne va pas du tout jouer pareil qu’un américain par exemple. C’est un autre travail, une autre exploration de jeu aussi. Ce qui est bien dans le doublage, c’est que l’on peut encore plus jouer de personnages, et même des animaux, en faisant de plus ou moins grosses voix. Par exemple, j’ai déjà doublé des petits chiens dans des dessins animés…C’est chouette d’explorer des choses en nous que l’on croit parfois insoupçonnées. C’est ce qui me plait, dans ce métier !  

 

En parallèle de vos activités artistiques, vous êtes très impliquée dans la préparation mentale et les entraînements sportifs. Quel lien éventuel faites-vous entre tous ces domaines ?

 

La préparation mentale est quelque chose qui m’a beaucoup aidée dans mon métier, même au quotidien. J’ai fait pas mal de sport étant plus jeune et, en fait, on se rend compte que c’est juste un changement de vocabulaire : les répétitions = les entraînements, la représentation = le match ou la compétition, le metteur en scène = l'entraîneur. On retrouve un peu la même structure et ce sont, souvent, les mêmes problématiques…J’ai pu suivre des artistes autant que des sportifs et j’ai utilisé certaines fois les mêmes exercices…La barrière est assez fine ! C’est peut-être d’ailleurs pour cela que j’aime beaucoup le sport…En tout cas, la préparation mentale est quelque chose que j’utilise encore au quotidien, même dans mon métier.

 

Quelles seraient, pour terminer, vos éventuelles envies pour la suite de votre déjà très beau parcours ?

 

J’aimerais encore découvrir plein de nouveaux personnages, peut-être même des choses qui sont encore plus loin de moi. Pourquoi pas une méchante, un personnage historique ou carrément, même, une vraie création de personnage, dans le style un peu d’un monstre…En tout cas, des choses vraiment hyper loin de moi pour, justement, encore plus explorer cette palette de jeu. Aussi de continuer à m’amuser dans ce que je fais et d’avoir plein de nouveaux projets ! 

 

Merci, Jade, pour toutes vos réponses !
 

Publié dans Télévision

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France 3 / Le meilleur de ...l'œuf mayo : Valentine Sled nous en dit plus sur cette émission inédite, diffusée samedi 31 janvier prochain !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo TV ONLY

 

 

Bonjour Valentine,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les téléspectateurs de France 3 pourront vous retrouver le samedi 31 janvier prochain, à 20h30, dans “Le meilleur de …l'œuf mayo”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui ! D’autant que, pour moi, l'œuf mayo signifie beaucoup de choses 🙂. J’en suis une grande défenseuse, je fais partie de l’association de sauvegarde depuis longtemps et, chaque année, je suis jury du championnat du monde. Donc je pense que je connais pas mal de choses sur l'œuf mayo ! Cela fait un moment que je suis cette émission “Le meilleur de …”, à chaque fois, c’est une nouvelle spécialité culinaire française et je trouve que ça rentre dans les choses que je défends fermement.

D’ailleurs, existe-t-il un plat plus emblématique du bistrot parisien que l’œuf mayo ? 

Exactement ! Tout l’intérêt de cette association de sauvegarde de l'œuf mayonnaise est de préserver cette tradition et ce patrimoine culinaire français, qui pourraient être menacés par des nouveaux courants culinaires qui sont en train d’émerger un peu partout. Certes, ils sont formidables et réinventent la cuisine française mais il ne faut pas non plus oublier d’où elle vient. C’est pour cela que c’est important de préserver cette tradition-là et cette spécialité, qui font la force de notre patrimoine, en fait.

 

Crédit photo TV ONLY

 

Derrière une apparente simplicité, l’émission en propose la version la plus exigeante, où quatre des huit derniers champions du monde sont réunis pour un défi inédit…

Oui, oui ! Ce qui est rigolo, c’est que, pour tous ces anciens champions, j’ai fait partie du jury qui les a élus donc, du coup, je connais bien ces oeufs mayo. C’était intéressant de les confronter les uns aux autres, pour élire le champion des champions.

Vous ne serez pas seule pour les départager, trois autres membres du jury vous accompagnent, apportant chacun un regard sans doute différent sur les propositions faites…

Exactement ! Je pense que l’on a chacun notre grille de lecture, qui nous est propre et donc, du coup, on n’analyse pas forcément de la même manière. Et, surtout, on a tous des palais différents donc c’est toujours intéressant de confronter les points de vue et les ressentis, c’est toujours enrichissant !

 

Crédit photo TV ONLY

 

Pour vous aider à déterminer la meilleure version, trois critères feront la différence : la cuisson parfaite de l’œuf à la seconde près, la mayonnaise, juge de paix du concours, et l’harmonie d’ensemble : du goût à la présentation…

Oui ! Dans l’association, on recommande 8 minutes 40 de cuisson, et pas une seconde de plus 🙂. Pour une cuisson parfaite de l’oeuf, il faut que le jaune ne soit pas friable, il faut qu’il ne soit pas non plus coulant, il faut qu’il soit crémeux, pour épouser parfaitement une mayonnaise qui est suffisamment dense mais pas trop serrée, afin qu’elle se tienne, sans être non plus en béton. Il faut qu’elle soit suffisamment acide et bien assaisonnée pour relever le tout. Après, ce qui est intéressant, c’est de voir comment les candidats condimentent, avec quoi ils l’accompagnent, où est-ce qu’ils vont chercher l’acidité, où est-ce qu’ils vont chercher le sel, où est-ce qu’ils vont chercher la fraîcheur…C’est l’ensemble qui fait la force du plat !

Certainement serez-vous curieuse aussi de découvrir les retours des téléspectateurs suite à la diffusion ?

Ce qui est sympa dans cette émission, c’est que l’on fait tous un flashback sur l’histoire du plat en question et je pense que c’est aussi intéressant historiquement que culturellement. C’est assez complet !

C’est vrai que j’ai hâte de voir ce que ça donne parce que je sais que cette émission est très appréciée. Je vois qu’il y a beaucoup d’engouement autour de l’oeuf mayo, c’est redevenu très très très à la mode, je ne sais pas si c’est grâce à l’association et au championnat du monde que l’on organise chaque année, mais en tout cas, je vois qu’il y a un engouement pour l’oeuf mayo ces derniers temps, qu’il y a un retour et une envie de revenir à ce plat très traditionnel, très emblématique des bistrots français. Les gens en sont hyper friands, c’est un plat hyper populaire, très accessible financièrement, simple et facile à faire à la maison. Donc, en fait, je pense que ça parle à tout le monde, c’est vraiment universel ! Quoi de mieux pour mettre tout le monde d’accord ?

 

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Votre participation à ce programme se complète d’ailleurs parfaitement avec l’émission “Flavie en France” et celle sur France 3 Nouvelle-Aquitaine, “Le goût des rencontres”...

Evidemment ! C’est vrai que ça s’inscrit tout à fait dans tout ce que je fais et tout ce que je défends. Cela a du sens pour moi, ça poursuit tout ce que je fais à côté.

On peut souhaiter que ça marche, que les gens apprécient, qu’ils découvrent des choses, qu’ils aient envie de manger encore plus d’oeufs mayo…C’est un plat, je pense, qui fait du bien à la planète, on ne fait de mal à personne, c’est un plat finalement végétarien donc il a tout pour perdurer dans le temps et être défendu jusqu’au bout, dans les années à venir. Je pense que c’est un plat qui mérite d’être toujours là, sur nos tables, éternellement !

Pour terminer, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

Je pense que je peux commencer à en parler un petit peu, j’ai écrit mon premier documentaire l’année dernière, qui va être diffusé bientôt sur France 3. C’est un projet qui avait beaucoup de sens pour moi, ça faisait longtemps que je cogitais et que j’avais envie de le mettre en œuvre. Fin 2025, j’ai fêté mes 30 ans et j’avais envie de faire de cette année une année un peu spéciale, symboliquement. Cela fait un petit moment que je fais ce métier-là, ça fait un moment que je me balade partout en France et que je rencontre des gens passionnés. J’ai remarqué qu’il y avait une nouvelle génération qui était en train d’émerger, de jeunes agriculteurs, de jeunes chefs, de jeunes producteurs, de jeunes vignerons, qui, aujourd’hui, se lancent dans ces métiers-là, qui s’inscrivent dans un contexte économique, politique, climatique un peu particulier. C’est difficile, ces métiers-là sont assez menacés et ils doivent s’adapter aux conditions et contraintes actuelles, ils doivent trouver des solutions, réinventer un petit peu leur métier, pour les faire perdurer dans le temps. Du coup, c’est un documentaire qui dure 52 minutes, qui est basé en Nouvelle-Aquitaine, avec le but d’en faire un dans chaque région de France, où on est allés voir quatre producteurs - un vigneron, un ostréiculteur, un producteur de noisettes et un chef. A travers le regard de ces quatre jeunes, qui ont entre 27 et 34 ans, on va découvrir leur quotidien, découvrir leur métier mais aussi comprendre toutes ces contraintes auxquelles ils font face, toutes les difficultés qu’ils affrontent au quotidien et comment ils trouvent leur résilience pour amener leur métier plus loin, pour essayer de rebondir, pour essayer aussi de les faire évoluer, de les adapter, de les moderniser. 

 

Crédit photo TV ONLY

 

Voilà, c’est un projet dont je suis très très fière ! Je suis vraiment derrière la caméra cette fois-ci, j’ai simplement enregistré un petit plateau de lancement, j’ai surtout fait les interviews, tout écrit et tout imaginé avec le réalisateur Florent Cardi. Le but était vraiment, pour une fois, de faire un pas de côté, pour mettre en avant ces jeunes-là, leur laisser la place et la lumière, et puis raconter leur histoire, que je trouve très forte et très actuelle. Je suis assez fière de m’être un peu faite porte-parole de ces gens-là, de cette génération-là. C’est un projet auquel je crois très très fort !

Merci, Valentine, pour toutes vos réponses !

 

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I Gotta Feeling : Helmut Fritz évoque la tournée à venir, ainsi que son nouveau titre récemment sorti !

Publié le par Julian STOCKY

@ Jeremy Melloul

 

 

Bonjour Helmut,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

La tournée “I Gotta Feeling” va sillonner la France pour 22 dates. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

C’est plus qu’une joie, c’est quelque chose de transcendant ! C’est, déjà, une expérience collective, on va se retrouver, après une première saison que l’on a faite à l’automne 2024, on va dire que l’on est maintenant rodés, on a la préhension du public, on sait exactement ce que les gens attendent, on a une notion de la façon dont le show est construit, on connait un peu nos temps de parole et, surtout, on se connaît bien, à présent, entre nous, les différents artistes, on partage les loges donc c’est plus qu’une joie…Pour moi, c’est une attente très très impatiente parce que ça combine plusieurs choses : le fait de revoir les copains, de jouer mon rôle d’amuseur, qui est vraiment celui qui est le plus déterminant pour moi dans ma vie et puis de faire plaisir à ces dizaines de milliers de gens qui vont prendre leur billet et qui vous venir nous voir…C’est assez formidable !

 

Ces concerts seront l’occasion, pour le public, de se (re)plonger dans l'ambiance électrisante des années 2000, en redécouvrant les hits emblématiques de la décennie, interprétés par leurs artistes originaux…

 

C’est ça ! Je crois que c’étaient encore des années où les tubes voulaient dire quelque chose, dans le sens où les constructions des chansons étaient encore couplet / refrain / couplet / refrain / pont / refrain, avec des durées de 3 minutes, 3 minutes 30, 4 minutes. Donc c’étaient, j’ai envie de dire, des vraies chansons ! Aujourd’hui, ce sont plus des sons expéditifs que l’on entend de partout, ce sont des morceaux de 2 minutes, sur lesquels on s’ambiance mais, finalement, très souvent, il n’en reste pas grand chose ! C’est pour cela que, je pense, les gens se tournent vers ce catalogue de tubes, à la fois par nostalgie mais aussi parce que ce sont de vraies chansons, qui ont été des marqueurs pour eux, qu’ils adorent fredonner, chanter, dont ils ont retenu, pour la plupart, toutes les paroles.

 

Humainement et artistiquement, cela doit être très grisant de côtoyer Alizée, Worlds Apart, Billy Crawford, Nâdiya, Amine, Colonel Reyel, Assia, Priscilla, Organiz et Salomé de Bahia entre autres…

 

Absolument ! Surtout que, comme on a tous eu un peu notre heure de gloire, nos tubes et une carrière sur le long terme, il n’y a pas de mauvais égo en fait, tout le monde s’entend extrêmement bien. On a l’habitude de dire que c’est un peu une colonie de vacances, et c’est vrai, on est là pour s’amuser parce qu’on vient donner du plaisir aux gens donc, forcément, on en prend aussi beaucoup, on travaille certes, on est pros dans ce qu’on délivre mais ce n’est que de la joie. On a cette chance qu’il y ait une très bonne entente entre nous, il n’y a rien qui coince. C’est aussi pour cela que l’on a plaisir à se retrouver et que l’on est tous très impatients, je crois.

 

A titre personnel, quelles chansons allez-vous d’ailleurs interpréter sur scène ?

 

Je ne vais pas vous le dire, il faut venir ! 🙂 …Comme on est très très nombreux, on n’a pas un temps de parole immense donc je vais jouer deux titres. J’aurais rêvé de faire, au milieu du concert, un showcase de 20 à 25 minutes mais ce n’est pas possible du tout. Il y a plus de 3 heures de show donc il faut respecter le temps de chacun. En tout cas, il y aura l’incontournable “Ca m’énerve ” et, pour la deuxième, c’est une surprise…

 

 

 

Vous avez commencé à l’évoquer, vous avez hâte de retrouver le public et de sentir l’atmosphère de ces salles qui s’annoncent probablement ambiancées…

 

Tout à fait ! C’est drôle parce que, finalement, on ne sait jamais vraiment comment va réagir un public. Je sais qu’il y a des artistes qui trouvent que c’est plus chaud dans telle région, que l’accueil est un peu plus réservé dans d’autres, …mais je n’ai jamais trouvé que c’est le cas. Je ne trouve pas, par exemple, que les gens du sud, sous prétexte qu’il fait meilleur en termes de climat, sont plus chauds que ceux du nord…En réalité, chaque salle est particulière, chaque soir est particulier et chaque public est particulier. On peut se prendre une vague d’amour incroyable, dans une salle, sans s’y attendre et, le lendemain, dans la même région, avoir un public un peu moins participatif, un peu plus contemplatif. Donc il y a cela aussi, l’impatience du suspense de savoir ce qui nous attend, finalement…C’est génial !

 

D’ailleurs, les premières dates, notamment fin 2024, avaient-elles été l’occasion de retours de la part des spectateurs ?

 

Tout à fait ! On a chacun notre communication et nos retours individuels, j’ai eu beaucoup de gens qui m’ont écrit et qui étaient très surpris de voir que j’étais, finalement, plus qu’un amuseur mais vraiment un chanteur, parce que, dans les reprises que j’ai pu faire, j’ai montré mes premières amours, qui sont le rock et la “vraie” chanson. Quand je dis la “vraie” chanson, je ne dis pas que “Ca m’énerve” n’est pas une “vraie” chanson mais c’est catégorisé dans quelque chose d'humoristique, et on n’a pas forcément l’habitude de voir des gens, qui ont fait des tubes dans un certain registre, s’approprier d’autres chansons plus classiques et le faire plutôt bien. J’ai eu énormément de commentaires positifs, qui m’ont fait chaud au cœur. J’ai montré au public que je n’étais pas juste un personnage d’un tube, cela m’a plu aussi !

 

Peut-être avez-vous déjà reçu des messages d’encouragements de la part du public, impatient de vous retrouver ?

 

Oui, oui ! D’ailleurs, je m’amuse très régulièrement, quand on communique sur cette tournée, à demander aux gens qui vient et dans quelle salle…J’ai plein de réponses, derrière : Martigues, Amiens, Orléans, …et il y en a même qui me disent qu’ils font toute la tournée ! J’ai halluciné de voir qu’il y a des gens qui avaient pris tous les billets, comme pour un groupe dont ils sont ultra fans…Je trouve cela magnifique !

 

En compléments, quels sont vos autres projets et actualités en cours ou à venir ?

 

Je suis assez pluri-projets ! Après Helmut, j’en ai eu un autre très marquant, qui était Geronimo, ensuite j’ai fait un projet plus intimiste, un peu sainte wave, sous le nom de Rémo, qui propose des choses mélancoliques, très poétiques, très écrites, très littéraires mais, là, cette année, avec la tournée, j’avais envie de revenir à Helmut ! J’ai remis les gants du personnage et j’ai sorti déjà deux singles : un, en décembre, qui s’appelle “Le temps”, qui a une vibe un peu reggae, et qui était un petit peu la passerelle entre le dernier single fait il y a 4 ans et le retour du personnage, de manière un peu tranquille, pour qu’on se dise “Tiens, il est apaisé…Comment ça se fait ?” et puis, derrière, on fait un contre pied total et on montre qu’il n’y a pas d’apaisement du tout, puisque je sors un titre qui s’appelle “Cons”, dans lequel je reprends ma plume sarcastique, sardonique même et où je m’en vais taper sur tout ce qui fait mal en ce moment dans la société, ce qui me plait beaucoup !

 

 

 

On peut d’ailleurs imaginer que la situation actuelle doit être une source presque inépuisable d’inspiration…

 

Complètement ! Je trouve que l’actualité est très lourde. Déjà, sur un plan géopolitique, ce qui se passe est complètement édifiant. Je ne parle même pas des conflits auxquels on nous a malheureusement habitués depuis maintenant quelques années, l’image tue l’image et ça nous désensibilise…A force d’en entendre parler, on ne se rend même plus compte qu’il  y a de vrais êtres humains derrières, ce qui est affreux ! Avec, maintenant, cet espèce de guignol aux commandes de la première puissance mondiale qui vient se payer des pays en méprisant complètement le droit international, j’ai l’impression que l’on vit un peu dans “South park”, en fait. J’ai l’impression que le monde n’est plus monde et que tout le monde fait un peu n’importe quoi, que les réseaux sociaux ont amplifié la chose parce que, du coup, maintenant, il y a un terrain d’expression directe pour pouvoir se moquer de chaque chose, et de manière très rapide. Je trouve que tout va trop vite, qu’on marche sur la tête et, surtout, que l’on perd énormément de valeurs. Parmi ces valeurs, on perd beaucoup le respect et la tenue …Je trouve qu’il n’y a plus beaucoup de tenue, en général, quand on regarde les puissants et quand on regarde la société, et c’est quelque chose qui me fait mal au cœur ! 

 

Merci, Helmut, pour toutes vos réponses !

Publié dans Musique

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France 2 / Comme une ombre : Tiphaine Daviot nous en dit plus sur ce téléfilm inédit et sur Magali, son personnage !

Publié le par Julian STOCKY

© Nicolas ROBIN - France Télévisions

 

 

Bonjour Tiphaine,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de France 2 pourront vous retrouver le mercredi 28 janvier prochain, à 21h 10, dans “Comme une ombre”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, effectivement, j’étais contente ! C’est surtout que j’avais déjà travaillé avec Elsa Blayau deux fois. Elle avait une série, il y a très longtemps, pour Studio +, qui s’appelait “Yes I do” et, ensuite, on avait fait un long métrage ensemble, “Avec ou sans enfants ?”, qui était sorti l’année dernière. Donc, là, c’était son premier téléfilm et j’étais ravie de repartir avec elle dans l’aventure.

 

Ce projet a été l’occasion de tourner dans un cadre magnifique, donnant de magnifiques images pour le public….et de côtoyer un chouette casting…

 

Oui, oui, à Lyon ! J’avais déjà tourné là-bas mais il y a longtemps…C’est vrai que c’est une ville très sympathique. L’image, aussi, est très très bien faite par notre chef op. Après, il y avait aussi des acteurs / des actrices avec qui j’avais envie de bosser, notamment Marie Denardaud, dont j’étais déjà bien fan du travail…ainsi que Sara Martins, Cédric Appietto, Foëd Amara,...J’étais contente de rencontrer tous ces gens et de pouvoir travailler avec eux !

 

Quel regard portez-vous sur votre personnage, Magali Marciano ? 

 

Je l’aime bien parce qu’elle est un peu dans un endroit très spécial dans la brigade, elle est assez sauvage, cela ne fait pas très longtemps qu’elle est là donc elle ne connaît pas bien tous ses camarades, elle a une forme de pudeur et un peu de dureté aussi. J’aime bien son petit côté, je ne sais pas si rebel est le bon mot, mais en marge un peu, je dirais.

 

Sans doute vous a-t-il permis une palette de jeu plaisante à défendre ?

 

Oui, ce qui était chouette, c’est qu’elle passait par des jolis moments aussi d’émotion. Sans rien vouloir “divulgâcher”, elle passe par plein d’étapes tout au long du film et donc c’est toujours agréable, quand on est acteur, d’avoir une belle assiette à manger !  Oui, elle a un chouette parcours, je trouve…

 

D’ailleurs, au moment de vous glisser dans sa peau, aviez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

 

Non, pas tellement. On s’inspire de la vie des gens autour de nous et de nous-même…Elle n’est pas si spécifique, je trouve, cela ne demande pas d’aller chercher trop loin.  

 

Certainement êtes-vous impatiente de découvrir le rendu final …

 

On a eu la chance d’avoir une chouette projection, par la production, à l’été dernier. Donc on avait pu voir le projet, en plus dans une petite salle de cinéma, avec les acteurs, c’était très chouette. C’est toujours plus sympa comme cela : un tournage est assez intime et c’est toujours agréable, avant qu’il n’appartienne au public, de se le réapproprier une dernière fois, d’autant que ce n’est jamais très agréable de se regarder. Donc c’est chouette de le faire en intimité et en sécurité, j’ai presque envie de dire.

 

….ainsi que les retours des téléspectateurs …

 

On a toujours envie que ça plaise, c’est quand même pour cela qu’on le fait donc je serais très heureuse, en tout cas, d’avoir des retours positifs sur le film, que ça ait plu, que ça ait posé des questions, que ça ait fait un petit peu peur…On a envie que les autres ressentent eux-aussi tout ce que l’on aime en tant que téléspectateurs. 

 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

 

Au cinéma, j’étais au festival de l'Alpe d'Huez défendre le film “L'arnaqueuse”, de Wilfried Meance avec, entre autres, Fadily Camara, Josiane Balasko et Jean-Pascal Zadi, qui sortira le 22 avril. Les gens étaient contents d'avoir passé un bon moment, ça leur a fait du bien, ils ont trouvé le film rigolo et joyeux…C’est une comédie qui est aussi un peu touchante. 

 

A côté de cela, je suis dans le prochain film d’Agnès Jaoui, dont je n’ai pas encore la date de sortie. Peut-être autour de cet été ? J’ai aussi joué dans une série qui sera pour FranceTv Slash, réalisée par Roman Doduik, avec qui j’avais déjà tourné dans “Zonz”, qui était déjà une série pour le même support. J’ai également fait une série espagnole pour HBO mais qui ne sortira, je crois, qu’en Espagne et en Italie, pour le moment.

 

Merci, Tiphaine, pour toutes vos réponses !

 

Publié dans Télévision

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France 3 / Bellefond : Roland Menou nous en dit plus sur la diffusion à venir de ce mardi, ainsi que sur ses autres projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Roland,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous pourrons vous retrouver ce mardi soir sur France 3, dans un épisode inédit de “Bellefond”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

J’étais très heureux parce que cet épisode est réalisé par Emilie et Sarah Barbault, deux sœurs. Ce sont des filles que je connais depuis à peu près 20 ans, nous n’avions jamais travaillé ensemble mais nous nous apprécions beaucoup. La vie et la télévision française nous ont réunis sur ce projet ! J'avais déjà rencontré Stéphane Bern, pour avoir fait, par deux fois, son émission “Le fou du roi”, pour la promotion de mon seul en scène. Là, on a tourné ensemble et c’était un vrai plaisir. Stéphane est extrêmement sympathique et cultivé, on ne s’ennuie jamais avec lui ! J'ai fait également la rencontre de Jeaneta Domingos, une jeune actrice, elle était ma partenaire privilégiée, nous avons beaucoup ri ensemble. Sans oublier Anne Caillon, qui est une amie depuis longtemps mais que je n’avais pas vue depuis un moment. C'était très sympathique de se retrouver à Marseille où je vis parallèlement de Paris.

C’est vrai, d’ailleurs, que le fait de tourner en région PACA est, à la fois, très plaisant, mais permet aussi de très belles images pour les téléspectateurs...

C’était à Marseille même et nous avons tourné dans une belle demeure du XIXè, ce que l’on appelle une bastide, qui a été transformée, pour les besoins du film, en hôtel. C’était très agréable !

Sans rien en dévoiler, comment pitcher ce nouvel épisode ?

Un des personnages est retrouvé mort dans un grand hôtel, Bellefond et ses étudiants en droit vont mener l’enquête, ce sera une sorte de Cluedo.

Je joue Jean-Marc, le concierge de l'hôtel. Il est assez méticuleux, très fidèle à son établissement, très pointilleux...On a étoffé le personnage. Comme les sœurs Barbault aimaient bien ce que je proposais, et comme c’est un personnage au tempérament plutôt comique, on a rajouté des petites choses. Je n’ai pas eu
besoin d’être dans la caractérisation du rôle.

 

© François LEFEBVRE - France Télévisions

 

Avez-vous déjà eu le plaisir de découvrir le rendu final ?

Oui, oui, je l’ai regardé ! J’ai passé un très bon moment, j’ai trouvé que l’image était très belle et que l’harmonie entre les personnages et les acteurs passait bien.

D’ailleurs, est-ce facile de se voir à l’image ?

Même si je suis assez habitué, plus je me vois, plus je me dis que je ressemble à mon père. Et là, comme je portais la moustache depuis un moment, en voyant le film, j'ai décidé de la raser.

En complément, nous pourrons vous retrouver le 11 mars prochain au cinéma dans “Victor comme tout le monde”...

C’est un film de Pascal Bonitzer avec Fabrice Luchini, qui joue plus ou moins son propre rôle...Son personnage lit des textes de Victor Hugo au théâtre, ce que fait aussi Fabrice. On y évoque son rapport avec sa fille, comme celui d’Hugo avec Léopoldine.

Je joue le gardien de son immeuble, un gardien un peu fantasque. C’est un rôle assez drôle et c’était
plaisant, Je n’avais jamais tourné avec Fabrice Luchini, c’était très agréable, j’étais content de jouer avec lui et je pense qu’il était content de jouer avec moi.

Vous avez aussi en projet le tournage d’un court-métrage, en Picardie....

Oui, je suis né à Soissons et je suis très attaché à cette région. J’ai déjà réalisé un moyen-métrage, “Amor maman”, tourné à Paris et en région PACA. Ce nouveau film, “Chemin de la grande bruyère”, est un court-métrage. C’est l’histoire d’un gars, que j'interprèterai, qui retourne dans son village d’enfance, pour se rendre au cimetière, afin de fleurir la tombe de ses parents. Il finit par rentrer dans sa maison d’enfance, qui a été rachetée par une ancienne élève de ses parents.

 

 

Le film traite de toutes les déconvenues et du trouble de retourner dans sa maison d’enfance, avec les changements qu’il y a eus. C’est également la rencontre entre cette femme, la nouvelle propriétaire, jouée par Isabelle Nanty, et mon personnage, qui est le fils de ses anciens profs de collège. Elle est un petit peu impressionnée car il a fait carrière à Paris et a atteint une certaine notoriété. Elle ne se sent plus vraiment chez elle, face à mon personnage, qui a vécu 25 ans dans cette maison.

Je pense que c’est un sujet qui parle à tout le monde. On a tous fantasmé de retourner dans la maison familiale, la maison des grands-parents, l’appartement en Espagne qu’on louait pour les vacances... Les maisons et les appartements sont chargés des gens qui y ont vécu et, malgré les multiples propriétaires, il y a toujours des détails qui restent. On a beau casser les volumes, changer les papiers peints, il y a toujours un bout de carrelage qui était là avant, une poignée de porte. Un objet peut vous ramener à l’âge de 7 ans. Ce film ne sera pas que dans la nostalgie et dans la mélancolie, il reste une comédie.

Vous avez donc plusieurs casquettes sur ce projet...

J’en suis à l’origine, je l’ai co-écrit avec un ami acteur et auteur, David Nathanson, avec qui j’avais écrit mon premier film. J'y joue le personnage principal, je serai à la réalisation, à la direction artistique et à la direction d'acteur. Quand on a toutes ces casquettes, on n’a pas le temps de se regarder, de se poser des questions, le jeu nous échappe et le résultat est souvent juste.

Comme sur mon premier film, je vais travailler avec une amie script, Virginie Prin, elle sera mon regard. C’est très compliqué de jouer et, en même temps, de regarder ce que font vos partenaires. Quand la caméra est sur l'autre, on a tendance à redevenir réalisateur, l'acteur disparait. Il faut avoir plusieurs cerveaux, en fait !

Pour terminer, quelles seraient vos envies pour la suite de votre déjà très beau et très varié parcours artistique ?

J’aimerais travailler avec de jeunes réalisateurs de la nouvelle génération, parce qu'ils sont l'avenir du cinéma. J’espère aussi passer à la réalisation d’un long-métrage ! Je ne sais pas du tout si j’en aurais les épaules, ni si j’aurais la bonne idée...

Merci, Roland, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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