France 2 / Anaon : Capucine Malarre nous en dit plus sur son personnage, et évoque ses autres actualités télévisuelles !
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Bonjour Capucine,
Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !
Votre actualité télévisuelle est particulièrement riche et variée en ce moment. Les téléspectateurs de France 2 pourront vous retrouver les 4, 11 et 18 février prochains dans “Anaon”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?
Oui, c’est clair que j’ai été ravie de savoir que j’avais été choisie pour le rôle de Wendie. C’est un très beau rôle, d’une jeune fille sensible et impulsive, qui m’a permis d’explorer plein de choses dans le jeu. C’était aussi la première fois que l’on me faisait confiance pour un rôle avec une partition aussi grande, c’est pour cela que je remercie David de m’avoir donné cette possibilité-là. C’était une grande joie également de tourner avec lui : quand je l’ai rencontré au casting, son enthousiasme m’a tout de suite saisie, son entrain et sa façon de parler du projet m'ont donné envie de courir avec lui donc c’était génial !
Surtout, c’était super de jouer dans un thriller fantastique. On ne lit pas beaucoup de scénarios comme celui-ci, notamment en France et c’est vrai que c’est une joie et un cadeau pour une jeune fille de tourner cela.
Plus concrètement encore, avec vos mots, comment présenter ce programme, qui se passe en Bretagne ?
Dans un village breton, on retrouve Max et Wendie, un père et une fille, qui essaient de reprendre le train de leur vie, lui à la gendarmerie et elle au lycée, suite au décès de la maman. Mais une jeune fille disparaît dans une circonstance un peu mystérieuse et, en parallèle, mon personnage découvre, avec ses amis, des événements anormaux. Je me découvre également des habiletés particulières et singulières, qui viennent peut-être de ma famille ou d’ailleurs, on ne sait pas…
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Mon père et moi allons, chacun de notre côté, enquêter sur ce mystère très très étrange : lui, plus terre à terre, avec ses collègues de la gendarmerie et moi, avec mes amis. On va se retrouver confrontés à pas mal d’épreuves, notamment à une créature et à des choses plus ou moins inquiétantes.
Votre personnage, Wendie, vous a permis une palette de jeu sans doute large et variée…
C’est clair ! Au début de l’histoire, le personnage est en deuil et c’était la première fois que j’évoquais ce sujet-là. C’est un thème énorme, à prendre avec des pincettes et c’est pour cela que c’était bien d’avoir David pour m’aiguiller. Je me suis servie de mes expériences, de mon regard, de mes amis qui ont perdu des proches, j’ai fait des recherches sur internet sur tout ce que ça peut engendrer. Ce travail-là était intéressant …Le côté paranormal était également une sorte de métaphore de ce qu’elle vivait intimement aussi donc c’était intéressant de travailler ce parallèle. Un adolescent ressent tout très fort et découvre tout un peu pour la première fois : son premier amour, la première brisure avec son père, la perte de sa mère, …Wendie a aussi un lien très fort avec sa grand-mère. J’avais déjà ce rapport dans un autre projet et, là, de le jouer avec Christiane Cohendy, une super comédienne, très sensible, tellement bienveillante, qui me touchait beaucoup, était top !
J’ai donc eu beaucoup de choses à interpréter, le tournage était forcément très excitant ! Sans oublier son rapport aux super pouvoirs…Elle se remet en cause par rapport à cela et, pour le coup, ce n’est pas quelque chose que j’avais vu pendant mes cours de théâtre donc c’était drôle d’explorer cela, en plus sur six épisodes.
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En parlant de ces super pouvoirs, ce contenu plutôt original sur le service public va certainement attirer la curiosité…
Je le pense, oui ! J’ai vu les trois bandes annonces, elles sont assez originales. Cela devrait plaire aux gens qui sont friands de cela et, pour les plus curieux, ce sera une nouvelle approche pour eux. David, le réalisateur, avait déjà fait une autre série fantastique, qui avait bien marché et qui est diffusée à l’international en ce moment donc c’est génial de voir que c’est un genre qui intéresse les téléspectateurs. En tout cas, si l’aspect fantastique ne les atteint pas, il y a plein d’autres petits bijoux dans la série qui pourraient leur plaire. J’ai hâte que les gens puissent découvrir ce programme !
Ce dernier étant visible sur la plateforme, avez-vous déjà eu des premiers retours ?
Les gens sont touchés par la série, ça fait plaisir !
En complément, vous avez tourné, il y a quelques semaines, en Polynésie française, un cadre magique…
Oui, ça a été très plaisant ! Déjà, dans l’idée d’y aller et, ensuite, dans le fait, via un nouveau personnage, d’explorer de nouvelles thématiques et un nouveau parcours. En fait, il y a quelque chose qui devient plus simple aussi, en se retrouvant dans les conditions du personnage. On a tourné les premières scènes dans l’ordre, c’était un parti pris, ça nous a tous aidés !
De tourner dans ce cadre-là était magique ! Il a aussi été très bien choisi par David, le réalisateur, et par toute l’équipe. C’est un lieu très singulier, vous découvrirez un Tahiti que l’on n’a pas encore montré…D’être là-bas était très impressionnant et source de beaucoup d’inspiration !
En quelques mots, de quoi parle la série, “Oro” ?
Un groupe d'écologistes part en mission et se retrouve naufragé sur une île déserte. Ils ne sont même pas certains de l'endroit où ils se trouvent…Il y a une famille, un couple, des amis d’enfance, … tous ont des liens assez différents et vont devoir essayer de trouver un moyen de quitter cette île.
C’est un thriller fantastique et dramatique, chacun va se retrouver face à un élément intime de sa vie, le ramenant un peu à sa culpabilité. Des choses très étranges vont se passer sur cette île, notamment des fantômes, qui vont les pousser à se faire du mal mutuellement…
Mon personnage avait avorté et va voir revenir un enfant sur cette île…On ne sait pas s’il est vraiment là ou non…
Vous l’avez dit, vous avez pu tourner les premières scènes dans l’ordre. Est-ce que cela avait changé quelque chose dans votre façon d’appréhender ce tournage ?
En vrai, les scènes étaient travaillées autant que si l’on ne tournait pas dans l’ordre. Je les ai répétées autant que celles qui se passent beaucoup plus tard dans le récit mais c’était juste une manière de remettre les compteurs à zéro. Il y a des gens, dans l’équipe, que je connaissais très bien et d’autres que je découvrais, donc ça a permis de créer des premiers liens sans avoir peur que ça n'empiète sur la suite.
Pour beaucoup, c’était leur premier tournage et, avec les conditions météorologiques, les journées étaient souvent chamboulées…C’est aussi une des raisons pour lesquelles on a commencé dans l’ordre, pour permettre à tout le monde de se mettre dedans. David a été un excellent directeur d’acteurs dans ces conditions ! Avec la boue que l’on avait parfois jusqu’aux genoux, c’était un défi pour les maquilleurs et les coiffeurs…Aussi pour la prise de son… Malgré les conditions, c’est un des meilleurs tournages que j’ai pu faire !
Le fait, également, de tourner dans un seul et même lieu au début, qu’était cette presqu'île, entourés d'eau, d’arbre et de terre, a aidé aussi, face à un nombre conséquent de séquences à enregistrer.
Dans un autre cadre et un autre registre, vous avez également tourné “1er mai”...
Oh oui ! C’est encore réalisé par David Hourrègue, avec notamment Margot Bancilhon. Dans cette série, un CRS se fait tuer lors d’une manifestation, alors qu’il était tout seul et en dehors de celle-ci…Se posent alors plein de questions : que faisait-il là ? pourquoi était-il en dehors de la manifestation ? …Surtout, une jeune militante du black-bloc, que j’interprète, était à quelques mètres de lui et va se retrouver accusée du meurtre…On verra si c’est elle qui l’a tué, ou non… On a tourné des séquences énormes, notamment de manifestations, c’était encore complètement autre chose.
J’ai enchaîné ce tournage juste après celui de “Oro”, le rôle était totalement différent, j’ai même dû changer d’apparence : frange, cheveux noirs dégradés,...C'était très drôle mais on avait du mal à se dire que, deux semaines avant, on était sous les palmiers. Mais, forcément, les moyens n’étaient pas les mêmes car il y avait du matériel que l’on n’avait pas pu utiliser en Polynésie, où il avait fallu réfléchir différemment…
Ce programme questionnera, en tout cas, sans doute sur des sujets dont on parle de plus en plus…
Clairement ! Le sujet est d’actualité, ce sera très intéressant de voir le regard que les gens auront dessus…Certaines séquences sont pleines de nuances, ça se joue à très peu ! En tout cas, pour moi, c’était bien de pouvoir défendre ce personnage fort, tranché, politisé et très différent des autres. C’est complètement un autre registre, ce qui est très chouette et très intéressant pour moi !
Merci, Capucine, pour toutes vos réponses !
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