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Sandrine Quetier évoque sa belle et diversifiée actualité artistique, en musique et au théâtre !

Publié le par Julian STOCKY

@ Alexy Poutrel

 

 

 

Bonjour Sandrine,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Votre EP “Echoes” vient tout juste de sortir. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Complètement ! Ca y est, cet objet musical ne m’appartient plus, maintenant il est entre les yeux et les oreilles du public…Oui, bien sûr, c’est toujours très émouvant d’avoir son projet, sur lequel on a travaillé, qui sort. Les jours de release, comme on dit, sont des jours toujours particuliers !

 

Si l’on en revient à sa genèse, d’où vous en était venue l’idée ?

 

En fait, j’ai toujours été très imprégnée par les années 80 et particulièrement par la période post punk et puck. J’ai rencontré Marc Collin, le producteur de “Nouvelle vague”, qui, lui, sort des albums depuis vingt ans, avec des reprises façon bossanova de grands standards rock aussi. On s’est rencontrés, on a discuté et on a convenu ensemble de travailler sur un EP. On a identifié cinq groupes, cinq chansons, cinq morceaux assez emblématiques, en tout cas qui résonnent fort chez moi et chez lui également. On s’est mis ensuite au travail dans son studio et c’est comme cela qu’est né cet EP, après plusieurs séances de travail.

 

Ces versions sont épurées, ce sont l’émotion et l’interprétation qui priment…

 

Si c’était pour faire une pâle copie que ce qui existe déjà, ce n’était pas intéressant. L’idée était vraiment de partir de ces morceaux emblématiques et de les déconstruire, pas dans leur forme, mais dans leur interprétation et dans leur intensité, pour proposer une version complètement nouvelle.

 

 

@ Alexy Poutrel

 

 

Un premier extrait était déjà sorti le 25 mars dernier, une reprise surprenante de "Burning Down The House" des Talking Heads. Quels premiers retours du public aviez-vous déjà pu avoir ?

 

Les gens ont trouvé cela très beau, très épuré, que c’était une version originale, qu’on était vraiment plus que dans une relecture, que c’était pratiquement un nouveau morceau, reggae plus que rock. Les retours étaient assez surpris de voir là où on avait emmené le morceau, par rapport à l’univers rock que je pouvais proposer avant. Donc j’ai envie de dire que je n’ai eu que de bons retours pour le moment.

 

Vous avez déjà pu retrouver le public sur scène, à Cannes récemment lors d’un showcase privé…

 

C’était la première fois, en plus, que je jouais ces morceaux, j’ai pu voir l’écho en live et, là aussi, je n’ai eu que des bons retours donc j’ai envie de dire que tout cela est de bon augure. 

 

Certainement êtes-vous impatiente de pouvoir découvrir les retours sur le reste de l’EP ?

 

J’avais déjà fait des liens d’écoute en privé, c’est assez facile à écouter, et ce sont vraiment des versions complètement différentes. C’est en cela, je trouve, que c’est réussi ! On a vraiment proposé une alternative différente, qui fait sens pour nous.

 

Ces cinq titres pourront parler à tous, tant aux fans des versions originales qu’aux non initiés…

 

Effectivement, cela va peut-être aller conquérir un public qui ne connaît pas ces titres-là et, si ces versions leur donnent envie d’écouter l’original, c’est super. Finalement, un titre peut être inventé à l’infini et, si la version que vous proposez séduit, par ricochet, peut-être qu’il y aura des gens qui vont se pencher sur la discographie des groupes d’origine.

 

 

@ Alexy Poutrel

 

 

Au-delà de ces titres, auriez-vous l’envie d’aller encore plus loin ?

 

Oui ! J’ai aimé…Après, est-ce que ça ne veut pas dire une nouvelle orientation artistique, qui serait peut-être pour des compositions mais dans des versions un peu plus épurées que ce que je faisais avant ? Peut-être que c’est une voie que je vais travailler dorénavant, c’est-à-dire quelque chose d’assez minimaliste.

 

En parallèle, après y avoir joué l’année dernière, vous serez la maîtresse de cérémonie du festival d’Aix les Bains cette année

 

Je vais aller voir des films, je vais rencontrer des équipes, …C’est mon deuxième élément, j’ai envie de vous dire. Donc ça va être une super semaine ! C’est très festif, c’est très joyeux, c’est un festival à dimension humaine, où vous pouvez rencontrer les gens aisément donc je suis très contente de faire partie de cette belle équipe aussi.

 

D’ailleurs, au moment de visionner des oeuvres, quel oeil prédomine : celui de la téléspectatrice ou celui de la professionnelle ?

 

Je pense que c’est un mélange des deux ! D’abord, un film, c’est une émotion, et l’émotion est une chose assez universelle. Si on en a une, après on peut, dans une seconde lecture, remarquer une réalisation par exemple. Donc c’est en un la spectatrice et en deux la professionnelle.

 

Vous êtes également en tournée théâtrale, depuis mars, dans la pièce “A qui la faute ?”. Un mot, si vous le voulez bien, sur le personnage que vous défendez ?

 

Je m’appelle Amandine, je suis la maman de Félix, qui est accusé par la famille d’une jeune fille d’être un harceleur. On passe vraiment du rire aux larmes, c’est une comédie mais qui donne à réfléchir, effectivement, sur quel est le rôle des parents dans l’éducation. On se demande s’il y a une part de responsabilité des parents quand ça se passe comme cela…C’est une question centrale dans cette pièce, où on voit s’opposer deux couples, deux styles différents d’éducation, deux visions différentes de la vie. Ce qui est génial, c’est que, quand on sort de la représentation, des spectateurs viennent nous voir pour nous dire que ça donne vraiment à réfléchir. Je crois que c’est gagné quand on vous dit ça !

 

Tous ces domaines et registres artistiques, bien que pouvant paraître, de l’extérieur, très différents, doivent certainement se nourrir les uns les autres ?

 

Ils sont très complémentaires. Le théatre et la musique sont tous les deux des arts scéniques, l’un nourrit l’autre. J’aimerais aussi participer à un spectacle musical, j’aimerais faire une pièce de théâtre musicale, c’est quelque chose qui me plairait beaucoup. Je trouve que ces arts sont extrêmement liés, c’est de l’expression scénique.

 

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre parcours artistique ? 

 

Que ça continue comme ça, avec plein de jolis projets, à la fois sur scène au théâtre et dans la musique. 

 

Merci, Sandrine, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision, Musique, Théâtre

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Salomé Fages, Miss Yonne, et candidate au titre de Miss Bourgogne évoque l'élection à venir ce 31 mai !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Salomé,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

En octobre dernier, vous avez été élue Miss Yonne. A titre personnel, on imagine sans doute la fierté que cela doit être pour vous ?

 

Au début, je ne réalisais pas et, même encore aujourd’hui, j’ai du mal à réaliser…Du coup, je ne sais pas encore si j’ai cette fierté d’être élue mais, en tout cas, j’ai la fierté d’y avoir participé, de participer à Miss Bourgogne et de tout ce que l’on fait avec les filles. 

 

Si l’on revient à l’origine de cette belle aventure, qu’est-ce qui vous avait donné envie de vous inscrire ?

 

A la base, je suis danseuse donc, dès que je remonte sur scène, cela me rappelle tous mes souvenirs de mes spectacles. Et puis, l’ambiance avec les filles, les événements auxquels on participe, la rencontre avec les personnes, … j’adore tout !

 

Justement, plus concrètement, qu’avez-vous déjà eu l’opportunité de faire depuis octobre dernier ?

 

Je suis invitée à beaucoup d'événements, je donne des coups d’envoi, je suis devenue marraine d’une association,...C’est vrai que c’est très très large !

 

Cela doit sans doute être très enrichissant humainement ?

 

Exactement ! J’ai rencontré beaucoup de personnes, dans plein de domaines mélangés. C’est hyper enrichissant, j’ai appris beaucoup de choses !

 

Certainement même que vous êtes allée dans des endroits ou à la rencontre de personnes que vous n’auriez sans doute pas découverts sans ce titre ?

 

Ah oui, oui, complètement ! Il y a des endroits où, je pense, je n’y serais pas allée de moi-même et où j’ai été agréablement surprise. Par exemple, de moi-même, je ne vais pas faire les marchés de Noël et c’est vrai que l’on m’a vraiment hyper bien accueillie.

 

Le dimanche 31 mai aura lieu, à Autun, l’élection de Miss Bourgogne. Dans quel état d’esprit êtes-vous, à quelques semaines du jour J ?

 

Pour l’instant, je suis bien. Après, je ne me mets pas en compétition avec les autres, je me dis que c’est moi contre moi-même. En fait, avec les filles, on a vraiment une bonne entente, on est une bonne promo, avec une belle cohésion donc, pour l’instant, je ne ressens pas la compétition et je profite de chaque instant, de chaque moment…

 

On peut penser que les semaines à venir vont être particulièrement chargées pour préparer cette élection ?

 

Oh oui ! Déjà, on vient de finir le week-end de révisions, qui était hyper hyper intense. C’est vrai que ça va s'enchaîner, on va avoir la présentation officielle à la presse, à la mairie d'Autun, on va avoir les photos officielles qui vont sortir parce qu’on a déjà fait le shooting il y a un mois, ainsi que les portraits vidéo. On a pas mal d’événements pour promouvoir, justement, notre candidature donc c’est assez intense ! Sans oublier le sport, ainsi que le discours…

 

Que représenterait, pour vous, ce titre ?

 

Pour le coup, ce serait vraiment une fierté personnelle, c’est vraiment pour moi que je le fais. J’adore me donner des défis, je m’en donne toujours donc j’aimerais bien, j’espère, je me le souhaite, le réussir !

 

Quelle Miss Bourgogne aimeriez-vous être alors ?

 

Je voudrais rester fidèle à moi-même, comme je suis Salomé, comme je suis Miss Yonne. Je continuerais sur cette lignée pour me préparer à fond à Miss France, je donnerais le meilleur de moi-même, pour emmener la Bourgogne le plus loin possible et les icaunais aussi, du coup 🙂.

 

Quels thèmes ou valeurs voudriez-vous défendre et valoriser ?

 

J’aime promouvoir le local, notamment l’Yonne et j’adore tout ce qui est associatif.

 

Vous êtes la candidate numéro 5 pour l’élection, c’est donc un chiffre qui vous accompagnera au quotidien d’ici là…

 

Oui ! Il va me suivre jusqu’au 31 mai et peut-être plus…En fait, pour les votes, il y a une première partie où le vote du public compte autant que les votes SMS, pour donner un Top 5, dans lequel le jury choisira ensuite la gagnante. Donc, si on n’a pas assez de votes SMS ou de votes du public, on ne peut pas se classer et donc on ne peut pas être élue !

 

Vous comptez donc vivement sur le soutien du public …

 

Énormément ! Plus que jamais…J’ai envie de leur dire que ce serait l’occasion d’avoir une Miss Bourgogne icaunaise et qu’une Miss peut apporter beaucoup au département. Donc je nous souhaite, plus que jamais, de pouvoir réancrer cela ici. C’est vrai qu’il y a beaucoup de choses en Saône et Loire, ainsi qu’en Côtes d’Or, moins dans la Nièvre et dans l’Yonne donc j’aimerais bien pouvoir apporter cela un petit peu dans l’Yonne.

 

Cette élection de Miss Bourgogne est ensuite le chemin vers celle de Miss France, ce qui serait une magnifique cerise sur le gâteau…

 

Ce serait, oui, le Saint Graal ! 

 

Vous qui êtes auxerroise de naissance, avez-vous été marquée plus particulièrement encore par certaines des précédentes Miss Bourgogne ?

 

Coline Touret, qui vient aussi d’Auxerre, justement ! On était dans la même école de danse et quand j’ai vu qu’elle avait été élue, c’est là où ça m’avait un peu donné envie, parce que, pour moi, c’était inaccessible. De me dire que Coline avait réussi à être Miss Bourgogne montrait que ça pouvait peut-être être accessible pour moi aussi…C’est ce qui m’a poussée !

 

Quoi qu’il arrive, sans doute que tout ce que vous avez déjà vécu n’est que du positif pour vous ?

 

Honnêtement, il n’y a aucun point négatif ! Tout est positif…Sans parler du jour de l’élection et des résultats, c’est vraiment une expérience humaine exceptionnelle !

 

Ressort-on différente d’une telle expérience ?

 

Je sais déjà que, depuis que j’ai été élue Miss Yonne, je suis différente : j’ai grandi, j’ai mûri, j’ai compris beaucoup de points de vue, beaucoup de pensées d’autres personnes, j’ai appris à avoir du recul…

 

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour l’élection à venir du 31 mai prochain ?

 

Que je profite à fond, que je profite de chaque instant, de donner le meilleur moi-même pour n’avoir aucun regret, d’avoir le maximum d’encouragements et d’accompagnements des icaunais, afin d’aller le plus loin possible !

 

Merci, Salomé, pour toutes vos réponses !

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France 3 / C'est qui le chef ? : Aude Gogny-Goubert évoque sa première expérience en tant que réalisatrice d'un unitaire !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Aude, 

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous ! 

 

Les téléspectateurs de France 3 pourront retrouver le mardi 9 juin prochain le téléfilm inédit “C’est qui le chef ?”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ? 

 

C’est merveilleux ! C’est ma première réalisation d’unitaire, j’avais fait des séries avant mais jamais un projet de bout en bout. Donc, évidemment, c’est un énorme investissement, à la fois professionnel et émotionnel…Du coup, je suis heureuse de le partager avec les gens. Surtout, c’est un film qui fait beaucoup de bien et dans la période dans laquelle on vit, je suis assez fière de participer au fait que les téléspectateurs puissent passer une bonne soirée, sourire, rire et, normalement, être heureux en voyant cette petite brigade…

 

Si l’on en revient à sa genèse, comment vous est venue cette envie de passer à la réalisation d’un téléfilm ? 

 

En fait, cela faisait déjà plusieurs années que je réalisais des séries pour la télé et c’est la productrice, Gabrielle Gerin, qui avait entendu parler de moi, qui est venue me chercher pour me proposer le projet. Je dois dire qu’en l’espace d’une demie-heure, on s’est tellement comprises, tellement appréciées et on a eu tellement envie de travailler ensemble autour de ce projet, que c’était parti. 

 

Pourquoi ce projet-là en particulier vous a-t-il conquise ? 

 

En premier lieu, c’est la comédie ! Je viens de là et c’est vraiment une musique que je connais bien, que j’aime travailler et avec laquelle je me sens à l’aise. Il y avait aussi le défi de la comédie culinaire : c’est quand même assez compliqué de filmer la cuisine, la préparation et la nourriture…C’est une gestion, sur le plateau, donc il y avait un vrai défi. La troisième chose est l’ancrage dans le Nord : je suis née là-bas, j’y vis encore, le film se passe à Lille, et on a tout ancré autour de la gastronomie des Hauts de France. C’était une jolie façon aussi, de sortir des poncifs que l’on peut avoir sur cette région.

 

 

 

 

Quel regard avez-vous porté sur cette belle histoire ? 

 

La première chose qui marque, en fait, est le conflit de générations. On y parle de réconciliation entre une vieille génération, qui a eu des privilèges, qui a pris des habitudes, dont une certaine façon de parler et d’exploiter le travail des autres, et d’une jeune génération, qui a envie un peu de bouleverser tout ça, qui a envie de changer tous ces codes, la façon de faire et de collaborer, en étant, en cuisine comme on pourrait être dans la société, dans une version moins verticale des rapports humains. C’est bien ça le sujet : la réconciliation autour d’un sujet de crispation qui plane sur notre société. 

 

Quelles étaient, d’ailleurs, vos principales intentions et attentions ? 

 

Il y a tellement de choses…J’ai un crédo, vraiment, qui est de faire en sorte que mon plateau soit toujours très exigeant mais très joyeux. Donc j’essaie de veiller à ce que tout le monde soit heureux, à l’aise, ait un espace de création dans lequel, là-aussi, il n’y ait pas de verticalité. On essaie de bosser ensemble, c’est un travail d’équipe ! Un film, ce n’est pas uniquement un réalisateur ou une réalisatrice, c’est la somme de tous les talents du plateau, au service d’une histoire. Mon rôle n’est pas plus important qu’un comédien, qu’une assistante caméra ou qu’un accessoiriste. On travaille tous ensemble et, sans tous ces maillons de la chaîne, ça ne pourrait pas se faire. Donc, en premier lieu, c’est de créer un espace où tout le monde est heureux de travailler et de se donner à fond pour le plateau. 

 

Après, vis-à-vis de ce scénario, c’était la gestion du culinaire parce qu’évidemment, on travaille dans une industrie qui a un impact carbone ! Nous avons voulu y porter une exigence particulière. D’ailleurs, on a été récompensés du label eco production trois étoiles, ce qui arrive très rarement, parce qu’on a mis en place des mesures particulières. J’ai retravaillé avec un chef toutes les recettes pour que ce soit de la haute gastronomie végétarienne…On ne le dit pas dans le film, ce n’est pas le sujet, mais en tout cas, je ne voulais pas que l’on gâche de viande sur le plateau. Il fallait aussi gérer le nombre de prises au nombre d’assiettes, pour ne pas faire de gâchis de nourriture. 

 

 

 

 

On peut penser que vous avez effectué un gros travail de préparation… 

 

Je le fais, quel que soit le projet. J’analyse vraiment tout en amont, aucune de mes journées ni de mes séquences n’est improvisée. Je fais un découpage très précis, qui est envoyé à tous les gens concernés avant le tournage, ce qui fait que, jamais, sur mon plateau, quelqu’un peut dire qu’il ne sait pas ce que l’on fait. Au contraire, tout le monde sait ! Ce qui me permet d’être à 100% avec mes comédiens, de diriger, d’être dans le jeu, dans l’émotion et de leur offrir le cadre sécurisant qui les libère eux-mêmes de la technique. 

 

…tout comme les comédiens ont suivi des cours de cuisine, pour maîtriser les bons gestes… 

 

Absolument ! Michel Cymes avait déjà fait un CAP cuisine par ailleurs, pour son plaisir, parce que c’est quelqu’un de très travailleur, de curieux et d’hyper actif. Pour la préparation du tournage, ils ont toutes et tous travaillé avec le chef José Ferreira, qui est venu leur donner des cours. Très rapidement, il a évacué des gens comme Michel qui avaient déjà les bons gestes et il a passé plus de temps avec Alice, Benjamin et les autres. Il les a vraiment accompagnés : quand on doit filmer de la cuisine, il faut que la caméra bouge vite, qu’elle chope tout et qu’elle se promène rapidement, donc il ne faut pas que l’on fasse semblant, sinon ça se voit et ça casse toute la magie. Donc c’était très important pour moi que ce soit impeccable. 

 

Ensuite, José était là sur le plateau, avec nous, pour confectionner les assiettes avec un visuel hyper gastro mais aussi pour corriger les gestes et être le garant de la crédibilité. 

 

Ce projet a été l’occasion de collaborer avec un chouette casting… 

 

Le projet est arrivé avec Michel Cymes et Bruno Solo, avec qui on s’est tout de suite très bien entendus. Ensuite, j’ai eu la joie de pouvoir composer avec ma directrice de casting, Anne Barbier, l’intégralité de cette joyeuse troupe. Effectivement, au-delà du talent indéniable des gens que j’ai retenu, j’ai également choisi l’humain : « Je ne sépare pas l’Homme de l’artiste »…Un comédien fabuleux mais qui se comporte mal, qui parle mal aux gens ou qui est désagréable, ne viendra pas sur mon plateau, quel que soit son talent. Pour moi, c’est tout aussi important que les gens soient tout à la fois hyper forts et super gentils. Vraiment, j’élève la gentillesse en valeur cardinale ! 

 

 

 

 

Quels retours du public avez-vous pu avoir lors des premières projections en public ? 

 

C’était extraordinaire de venir présenter le film avec une grande partie des comédiens. Nous venions faire la présentation puis participer à un échange questions / réponses mais il s’est trouvé que l’on est tous restés dans la salle pour regarder le film, alors qu’on le connait par coeur, parce qu’on était hyper heureux d’entendre les gens rire aux éclats et comprendre la moindre petite subtilité qu’on voulait faire passer. On sentait que le public était totalement avec nous…Aux questions / réponses, on était très émus et touchés parce que les spectateurs évoquaient le fait que c’est un film qui rend très heureux et qui, je pense, décomplexe certaines personnes d’avoir des conflits avec des générations qu’elles ne comprennent pas. D’un coup, c’était, pour elles, une petite bouffée d’oxygène, tellement ce film est une bulle d’amour. On a eu le sentiment que la salle l’a ressenti… 

 

Cette première réalisation d’un téléfilm a déjà été suivie d’une deuxième, “Le train perdu”… 

 

Tout à fait ! Alors, là, on est à l’opposé du spectre…Cela s’est enchaîné très vite : j’ai rendu mon film, après la post-production, au mois de septembre et, dès octobre, j’étais déjà sur le pont. Cela n’était pas forcément prévu, ça s’est déclenché en deux secondes… et nous ne sommes plus dans la comédie ! C’est un polar sombre et mystérieux, tourné à la montagne. 

 

 

 

 

2025 a été une année géniale pour moi, j’ai fait mon premier film puis mon deuxième film dans la foulée, avec deux ambiances totalement différentes ! 

 

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour cette diffusion du 9 juin prochain ? 

 

Je souhaite que le plus de gens possible voient le téléfilm. Si ça peut les rendre heureux, je serais vraiment au comble du bonheur. En tout cas, si les téléspectateur.ices ont autant de plaisir à le regarder que nous avons eu à le faire, ce sera gagné ! 

 

Merci, Aude, pour toutes vos réponses !

 

 

 

Publié dans Télévision

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France 3 / C'est qui le chef ? : Benjamin Cléry évoque ce téléfilm inédit qui sera diffusé le 9 juin prochain !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Benjamin,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de France 3 pourront vous retrouver, en prime time, le mardi 9 juin prochain dans le téléfilm inédit “C’est qui le chef ?”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Ah oui, franchement c’était extra ! C’est mon deuxième gros rôle donc je suis bien content d’avoir eu l’occasion de participer à ce sujet projet. En plus de cela, avec une réalisatrice, Aude Gogny-Goubert, qui est vraiment exceptionnelle et extraordinaire. Les comédiens et comédiennes étaient tous d’une sympathie hors norme…C’était un tournage juste incroyable et, franchement, le résultat est vraiment top, on en est tous très très fiers.

 

Ce projet a été l’occasion, vous l’avez dit, de côtoyer un chouette casting…

 

C’était vraiment génial ! Bruno Solo est un amour, sur le plateau, avec tout le monde. Michel Cymes aime bien les blagues à deux balles et je lui en donnais à foison donc je peux vous dire que l’on s’entendait vraiment très très bien. Céline Ronté, qui joue la mère, était géniale, Hervé Rey également. Tout le monde était super, on avait l’impression d’être une grande famille. Je sais que ça fait un peu bateau de dire cela mais c’est vraiment le cas…Le matin, on était tellement heureux d’être là, c’était vraiment super pour nous tous.

 

 

 

 

Si l’on en revient à sa genèse, qu’est-ce qui vous avait incité à y participer ?

 

Cela se tournait dans le nord, d’où je suis originaire…Je suis très content de pouvoir y retourner, quand je peux. En plus de cela, j’adore Aude artistiquement, je la connaissais bien grâce à ses tournages avec le Palmashow et Golden Moustache. C’est la première fois qu’elle réalisait un long-métrage donc j’étais comme un fou de savoir qu’elle se lançait là-dedans. C’est pour cela que j’ai tout donné au casting et, à la dernière étape, quand elle était présente, un feeling s’est créé instantanément. Elle est vraiment très à l’aise avec l’humour, tout comme mon personnage dans ce téléfilm donc j’ai été guidé à la perfection. C’était au millimètre et j’ai adoré cela.

 

Quel regard portez-vous sur Kévin, votre personnage ?

 

Franchement, Kévin est un bon gars ! J’ai adoré ce personnage : c’est quelqu’un de pas très dégourdi mais qui est gentil donc on ne peut pas lui en vouloir. Vous allez voir, il est l’un des cuistots de la bande, il n’est pas le plus doué mais c’est l’un des plus attachants. J’ai adoré ce côté-là du personnage, où tout peut passer : même s’il est un peu maladroit ou qu’il ne fait pas attention, les autres oublient assez vite, tellement le gars est gentil. Dès fois, il n’arrive pas à ses fins mais on sent qu’il veut bien faire.

 

 

 

 

Sa palette de couleurs a certainement été plaisante à défendre ?

 

Vraiment ! En plus, ce qui était génial, c’est que l’on pouvait beaucoup proposer. Je sais que quelques petits moments d’improvisation ont été gardés. Encore une fois, ces moments ont été permis parce qu’Aude nous a vraiment dirigés à la perfection. C’est un ensemble : on a adoré joué tout cela parce qu’on était très bien entourés, à la réalisation mais aussi par l’équipe technique. On n’avait pas peur de proposer parce qu’on savait que, même si on allait dans un sens, les autres allaient nous suivre. C’est jouissif d’entendre des petits rires derrière le combo, ça veut dire que ça marche. C’était juste génial à vivre !

 

Au moment de vous glisser dans sa peau, aviez-vous eu certaines sources particulières d’inspiration ?

 

Pour le coup, j’avoue que j’ai tout fait au feeling. J’avais clairement un Kévin en tête dès la lecture du scénario et j’ai aussi pas mal posé de questions à Aude, qui m’a beaucoup guidé. D’ailleurs, on avait également fait une lecture quelques jours avant le début du tournage, avec la réalisatrice et tous les autres comédiens / comédiennes, où, là, on avait pu voir les personnages exister. Mais je n’ai pas eu de sources d’inspiration d’un autre film, on l’a tenté comme je l’avais en tête et ça a plutôt bien marché sur le tournage. J’ai hâte de voir ce que les téléspectateurs vont penser de ce personnage mais, en tout cas, à faire, c’était extraordinaire.

 

 

 

 

Lors de la préparation, vous aviez également reçu des cours de cuisine, pour maîtriser les bons gestes…

 

Exactement ! On a été accompagné par Joseph Ferreira, un chef cuisinier qui gère une école. On a eu deux jours de cours et, en plus de cela, vous le verrez dans le téléfilm, il y a des moments où mon personnage n’est pas doué donc il fallait que j’apprenne à ne justement pas être doué, sans me faire mal 🙂. On peut faire facilement le gars un peu nullos mais on peut se faire mal tout aussi facilement. Donc ce chef m’a montré comment faire pour que je ne me fasse pas mal. Heureusement d’ailleurs parce que c’est une vraie technique, sans laquelle je me serais probablement coupé. 

 

J’ai appris beaucoup de choses, à éplucher pas mal d’aliments, à dresser une assiette, …Il y a eu une vraie préparation, pour tout le monde, afin d’être crédibles à l’image. Joseph a été un amour, il nous a même accompagnés sur le tournage, pour s’assurer que l’on fasse les bons gestes.

 

Vous qui avez pu déjà découvrir le rendu final, qu’en avez-vous pensé ?

 

Par bonheur, on a eu la chance de faire une projection d’équipe. France Télévisions ne fait pas tant de comédies, plus des policiers, c’est pour cela que l’on est bien contents de ce projet. En voyant le rendu, on était tous tellement heureux du résultat. L’ambiance sur le tournage ressort vraiment, on sent la joie, on sent aussi de vrais rires. 

 

 

 

 

Certainement serez-vous curieux des retours du public ?

 

Bien sûr ! On a tous hâte, je crois, de voir si ça va plaire. En vrai, c’est quand même un petit pari que prend France Télévisions de faire une comédie donc on espère vraiment qu’il y aura de bons retours. Même s’il n’y aura sans doute qu’un épisode, ce serait quand même génial que la chaîne, si ça marche, propose d’autres comédies dans ce sens. C’est un genre qui fait du bien : on se pose, on ne pense plus à rien, il n’y a pas d’histoire de meurtre, il n’y a pas de gros problème, on passe un bon moment, on se marre avec tout le monde.

 

En complément, quels sont vos autres projets et actualités, en cours ou à venir ?

 

Je viens de tourner dans un téléfilm policier, “Meurtres sur le Paris Roubaix”, où je suis l’un des trois flics qui mènent l’enquête. C’était aussi tourné dans le nord 🙂. J’ai également fini de tourner dans la saison 2 de la série “Désordres” de Florence Foresti, c’était génialissime ! J’ai fait quelques jours pour le prochain film d’Olivier Dahan, “Nana”, c’était vraiment sympa. Je pars bientôt tourner à Brest pour le prochain film de Siegrid Alnoy. Je suis très content et très très heureux de tout cela !

 

 

 

 

Pour terminer, et boucler la boucle, que peut-on vous souhaiter pour cette diffusion à venir sur France 3 ?

 

Les dés sont déjà jetés pour nous donc, franchement, on espère juste que les gens seront heureux de découvrir cette bande-là et qu’ils passeront un bon moment. C’est le service public, on est là pour divertir 🙂 donc on souhaite simplement que les téléspectateurs apprécieront et riront.  

 

Merci, Benjamin, pour toutes vos réponses !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Télévision

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Olivier Le Montagner évoque son actualité artistique, ainsi que ses beaux projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Olivier, 

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous ! 

 

Les téléspectateurs de France Télévisions pourront prochainement vous retrouver dans “Après la fin”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ? 

 

Effectivement ! Je connaissais déjà Frédéric Lopez via “Rendez-vous en terre inconnue”, que je suivais pas mal avec ma mère et j’étais ravi qu’il me propose le rôle de Bob. C’est un personnage qui est paraplégique, en fauteuil roulant, qui ne parle pas, qui est très renfermé sur lui donc tout l’inverse de moi, et qui, pour s’exprimer, joue du ukulélé. J’ai dit oui tout de suite, alors même que Frédéric était presque à s’excuser face à l’absence de texte. Au contraire, je trouvais cela génial, c’était la première fois que l’on me proposait un rôle de gentil. On a tourné dans le sud, tout s’est super bien passé, grâce à sa gentillesse et à son écoute. J’ai hâte que le film soit vu par le plus grand nombre…Ils sont rares les réalisateurs qui te marquent dans ta vie d’acteur. Me concernant, je pense à PEF et à Frédéric Lopez. 

 

Ici, j’avais une dizaine de jours de tournage donc j’avais le temps, de sentir l’ambiance et d’aller presque dans l’intimité du réalisateur. En fin de journée, on allait parfois boire une bière et on discutait “Ah, j’aurais peut-être dû faire ça”, “Ce personnage est intéressant, il faudrait que l’on fasse ceci”...C’est génial, tu deviens presque consultant de scénario, alors que tu es acteur avant tout…Frédéric est quelqu’un qui donne, qui donne. Son film est sur le handicap, et sur l’acceptation du handicap de Louis Derungs, qui a joué son propre personnage, ce que je trouve fou et dingue. C’était sa première expérience, en plus en premier rôle. Quand tu vois Louis, qui n’a pas plus de bras mais qui est toujours souriant, tu ne peux pas te plaindre ! Pourtant, il y a eu des jours où on tournait au bord de la mer jusqu’à 5 ou 6 heures du matin, on était éclatés mais on était ensemble…C’étaient des moments de partage, grâce à la direction d’acteurs de Frédéric, qui était gentil, à l’écoute, qui proposait des choses tout en nous laissant des libertés de comédien. J’ai trouvé cette expérience géniale ! 

 

Quel regard portez-vous sur Bob, votre personnage ? 

 

Il faut savoir que, quand j’avais passé le casting, ce n’était pas pour Bob mais pour un autre personnage…Finalement, je suis revenu pour celui de Bob et, après avoir joué quelques scènes, j’ai terminé par une vidéo, dans laquelle j’ai parlé de mon petit frère, qui est polyhandicapé. Très souvent, en casting, on nous demande de mettre notre vie personnelle de côté, pour rentrer dans les clous alors que, là, c’était presque l’inverse. A aucun moment, il n’y avait un complexe ou une gêne de jouer quelqu'un en fauteuil roulant. Frédéric venait même me voir pendant le tournage pour me demander si cela ne m’embêtait pas vis à vis de mon petit frère. Au contraire, c’était un régal pour moi ! C’était beau, cela me touchait vraiment, c’est, quelque part, grâce à mon petit frère que j’ai eu ce casting… 

 

De vous glisser dans la peau de ce personnage vous a permis d’apprendre de nouvelles choses, notamment de vous déplacer en fauteuil ou encore de jouer du ukulélé… 

 

Au début, des béquilles étaient prévues mais, finalement, c’est un fauteuil qui a été choisi. La production voulait que Bob ait une certaine lenteur dans ses gestes. Le seul moment où il était agile, c’est quand il jouait de son instrument. Avant le tournage, je savais simplement interpréter “Somewhere over the rainbow” mais, là, il m’a fallu apprendre une nouvelle chanson pour le tournage. J’ai eu trois semaines pour le faire, ils m’ont pris un professeur qui m’a donné des cours et, au final, c’est bien moi à l’image ! J’ai tellement adoré que j’ai acheté, depuis, un ukulélé et je suis en train d’essayer d’apprendre des morceaux de rock ou de métal… C’est un instrument assez facile d’accès, avec seulement quatre cordes et qui, très vite, est mélodieux. C’est beaucoup moins dur que la guitare par exemple… 

 

 

 

 

Vous l’avez dit, ce personnage ne parle pas, ce qui a certainement nécessité d’aller chercher d’autres choses à l’image ? 

 

A la base, je viens du théâtre, donc de l’improvisation, de l'exagération, de l’expression,...Quand je suis arrivé au cinéma, on m’a demandé de gommer et d’en faire moins. La caméra est sur toi, elle te zoome donc on voit déjà tout, il n’y a pas besoin d’en faire trop. J’ai pris des petits manies, je voulais que Bob fasse tout le temps le même geste et Frédéric m’avait dit que, certes, c’était bien mais que ça faisait presque autiste, ce qu’il ne voulait pas. Il le voulait surtout silencieux, timide et réservé. Du coup, j’ai essayé de jouer uniquement avec mon visage, j’ai revu “Intouchables” et, comme j’ai un visage assez marquant, avec un grand front, de grands sourcils et un gros menton, parfois juste un petit regard suffisait…et quelque chose naissait ! C’est fou, c’est en en faisant le moins possible que j’étais juste ! En tout cas, c’était super d’exprimer des choses sans paroles. Même si ce n’est pas toujours ce qu’il y a de plus facile à faire… 

 

Sans tout en dévoiler, l’humanité est le dénominateur commun de ce téléfilm…Au travers des situations des malades mais aussi du prisme des soignants et des familles proches… 

 

Il y a plein de moments difficiles dans le film, c’est compliqué de ne pas craquer. Chapeau à Louis, il a une force pour jouer cela, alors qu’il l’a vécu ! C’est un exemple pour plein de personnes, valides ou invalides. Quand on cherche un petit peu, on a tous un rapport au handicap alors que, quand on est petit, on ne nous habitue pas beaucoup à ce sujet. Aujourd’hui, ça change et tant mieux ! Théo Curin en est un bel exemple…Mais on reste en retard sur les pays du nord, où les gamins, en primaire, ont une heure, chaque semaine, de cours d’empathie, pour comprendre l’autre. Même nos voisins frontaliers sont très en avance sur nous sur le sujet du handicap…En tout cas, je pense que ce film va peut-être réconcilier certaines personnes avec le monde du handicap, parce que ce n’est ni moralisateur ni misérabiliste ! A la fin, on est touché mais on a quand même le smile ! 

 

 

 

 

En complément, vous avez récemment tourné, pour Netflix, dans “Quasimodo”.... 

 

Quand j’ai su que je tournais dessus, j’étais évidemment très heureux ! On a été à Provins, une ville où il y a beaucoup de tournages d’époque. C'était super ! En plus, je savais que je retrouvais Vincent Cassel, un très bon acteur et un homme très agréable. Comme Vincent avait pas mal de prothèses sur lui, il se permettait de nous challenger, dans notre scène de baston, à le secouer davantage. Je suis un petit peu abonné aux films d’époque, avec mes cheveux longs, avec ma gueule, avec le fait que je monte à cheval, avec le fait que je sois cascadeur…J’aime bien, ils font voyager. On a une telle histoire en France, on a tellement de choses à raconter, …Depuis quelque temps, on y revient de plus en plus. En toute humilité, on n’a strictement rien à envier aux américains dans ce registre, tellement ça envoie ! 

 

Pour terminer, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ? 

 

“Jeux de loi” est une mini-série que je coécris et que je coréalise avec Anthony Darche. Un jour, on est tombés sur une loi, en France, expliquant que les femmes n’ont pas le droit de porter de pantalon, sauf si elles sont à cheval ou à vélo. On avait halluciné ! Cette loi datait de la fin des années 1700 et a été abrogée seulement sous Hollande…On s’est dit qu’il y avait quelque chose à creuser…On est, du coup, allés chercher d’autres lois : en Italie, tu n’as pas le droit de marcher avec des chaussures brillantes à Capri, en Angleterre, une femme enceinte de plus de 7 mois peut uriner sur le casque d’un policier, au Texas, tu n’as pas le droit de venir avec un lion au cinéma, en Californie, tu as le droit de frapper ta femme une fois par mois, en Espagne, si tu urines dans la mer, tu peux avoir une amende de 750 euros, en Corée du sud, tu n’as pas le droit de te réincarner sans l’accord du gouvernement… On a sélectionné une soixantaine d’idées, on a déjà écrit 14 épisodes et 3 sont en boîte. C’est familial, tout public et ça peut même faire réfléchir…Chaque épisode dure entre 2 minutes 30 et 3 minutes et on voudrait aussi mélanger les genres. Là, on cherche un producteur et un diffuseur. On va surement aller aussi dans quelques festivals. 

 

Merci, Olivier, pour toutes vos réponses !

 

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TF1 / Koh-Lanta : Lola revient sur son élimination, après les destins liés !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : A.ISSOCK / ALP / TF1

 

 

 

Bonjour Lola,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

La saison de “Koh Lanta - Les reliques du destin” est actuellement diffusée chaque mardi soir sur TF1.  Justement, les images ravivent-elles en vous certains souvenirs et certaines émotions vécus sur place quelques mois en arrière ?

 

Ah oui, bien sûr ! Le fait, d’ailleurs, de revoir les images est, je trouve, assez fou dans ce que ça procure…De base, je suis quelqu’un qui ne va pas quand même pleurer facilement mais, là, par exemple, quand j’ai gagné le parcours du combattant, j’ai eu envie de lâcher une larme ou sur certaines images, encore plus que d’autres. Notamment quand j’ai fait ma crise de panique où, forcément, quand je me suis revue la faire, j’ai eu l’impression de la refaire. Donc, oui, il y a certaines images qui, vraiment, procurent des émotions de ouf !

 

Si l’on en revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incitée à y participer ?

 

En fait, je regarde “Koh Lanta” depuis que je suis toute petite. Mon père avait déjà candidaté, du coup pour moi c’était normal de candidater. Vraiment, je n’attendais que cela, d’avoir 18 ans pour pouvoir candidater. Je l’ai même fait à mes 17 ans, pour pouvoir participer à la saison qui arrivait à 18 ans. Enfin, pour moi, cela a été toujours été une évidence que “Koh Lanta” est quelque chose qui me correspondait à fond parce que je suis quelqu’un de polyvalente dans la vie, que ce soit dans le sport ou, même, je suis touche à tout, d’un point de vue général. Là, je trouve que, justement, ça reliait tous les aspects sur lesquels je pouvais jouer et me démarquer. On parle souvent des 4S de “Koh Lanta” et je trouvais justement que je pouvais jouer sur tous ces points forts.

 

Le début d’aventure a été riche en rebondissements. Comment aviez-vous réagi en rejoignant, d’entrée, le conseil et en apprenant l’existence, par Denis, des fameuses reliques du destin ?

 

Quand j’ai appris qu’il y avait les reliques du destin, j’avoue que, au début, j’étais plus dégoutée qu’autre chose. Je trouve qu’il y a une grosse part de chance là-dedans et j’avoue que je suis quelqu’un, dans la vie, qui n’aime pas du tout me remettre à la chance. J’avais déjà tout calculé pour l’aventure, tout était clair dans ma tête niveau stratégie et c’est vrai que, là, c’est un facteur, finalement, que l’on ne peut pas calculer…Si quelqu'un vous choisit en duel, il vous choisit en duel et puis, basta, tout se joue là-dessus. C’est vrai que, pour moi, c’était limite plus une mauvaise nouvelle qu’autre chose. 

 

Au moment du tirage au sort des destins liés, comment aviez-vous réagi en comprenant votre association à Jade ?

 

Franchement, Jade, je l’aime de tout mon coeur mais j’étais dégoutée. Direct, ça fuse dans ma tête : deux jaunes ensemble, on est servies sur un plateau d’argent aux rouges qui sont en majorité donc, pour eux, c’est une évidence de voter contre nous.

 

Cela avait pourtant bien commencé, en remportant le jeu de confort…

 

Oui, bien sûr ! A côté de cela, Jade est vraiment mon binôme de l’aventure, on est collées ensemble depuis le premier jour, on est d’accord sur tout et sur tout le monde…Donc, forcément, sur l’épreuve, on était hyper ensemble toutes les deux, on parlait beaucoup pendant l’épreuve, il y en a qui ont remarqué que je faisais des petits bisous aux jambes de Jade pour l’encourager, vraiment on était trop bien toutes les deux ensemble ! Par contre, c’est sûr que, stratégiquement, si on ne gagnait pas en plus l’épreuve d’immunité, on était vraiment une cible.

 

Du coup, au moment de rejoindre le conseil, dans quel état d’esprit êtes-vous ?

 

J’étais plutôt certaine de partir, en fait ! Stratégiquement parlant, j’avais tout tenté mais, vu que Jade avait fait comprendre à Cindy, en gros, que si on gagnait l’immunité, on allait voter contre elle, Cindy ne nous suivait plus ! Donc, derrière, j’ai encore essayé quelques trucs, stratégiquement, mais, au final, je n’ai pas réussi à changer encore quelque chose. 

 

Je suis allée chercher le collier toute la journée, vraiment j’ai retourné toute la forêt, je n’ai rien trouvé non plus donc, en fait, je savais que notre sort était foutu. Moi qui ne me fie pas du tout à la chance, je ne pensais même pas aux reliques…Vraiment, c’est quand Denis nous a dit d’aller dans l’antre du destin que j’ai espéré que, pour une fois, la chance soit avec nous. On n’en avait tellement pas eue sur les destins liés que je me disais que ce serait top d’avoir une infime chance, avec les reliques, de revenir dans le jeu. Mais, franchement, sur le coup, je vais au conseil, je suis dégoutée, je me dis que c’est bon, que c’est la fin de mon aventure.

 

Qu’est-ce qui, ensuite, vous avaient encouragées à choisir Zack comme quatrième aventurier pour l’épreuve éliminatoire ?

 

Forcément, on allait choisir un rouge puisque j’étais avant tout jaune donc, dans tous les cas, je n’allais jamais choisir un jaune. Ensuite, j’ai réfléchi en me disant que les deux moins forts sur les épreuves, selon moi, étaient Zackaria et Cindy. Surtout sur les épreuves que l’on s’attendait à avoir, comme celle que l’on a eue, finalement. Entre Zack et Cindy, j’ai préféré qu’on choisisse Zackaria parce qu’en fait, stratégiquement, si Jade ou moi, ou toutes les deux, rentrions à nouveau dans l’aventure, Cindy pouvait redevenir une alliée avec nous, alors que Zack était 100% rouge depuis le début. On savait que ce ne serait jamais un allié pour nous. Donc on voyait encore plus loin !

 

 

Crédit photo : A.ISSOCK / ALP / TF1

 

 

Sur celle-ci, avec le recul, qu’est-ce qui vous avait manqué pour être dans les deux premiers ?

 

Je ne sais pas…Honnêtement, l’épreuve est passée super vite, c’était vraiment une épreuve très très rapide. Guillaume finit, je crois, en 7 minutes et Zackaria un peu plus. Voilà, c’est une épreuve où on n’a pas beaucoup le temps de se remettre en question ni d’apprendre de ses erreurs. A chaque fois, je passais vraiment pas loin, cela faisait tellement de temps que je n’étais vraiment pas loin du tout…Honnêtement, je ne sais pas ce qui m’a manqué…Après, je me suis mis une pression de ouf avant l’épreuve, voilà j’étais en mode “C’est l’épreuve de ma vie” mais il ne faut jamais dire cela avant, c’est le pire truc à faire pour se mettre une pression de ouf et pour paniquer. Mais je n’ai pas paniqué, franchement je trouve que j’ai bien gardé mon sang-froid, juste c’est le genre d’épreuve où on ne peut pas tout contrôler.

 

Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

 

Déjà, les victoires en équipe ! J’ai toujours l’habitude de faire des sports individuels…A “Koh Lanta”, tout est décuplé mais je retiens les victoires en équipe. Certaines plus que d’autres, notamment celles où j’ai été, on va dire, marquante. Cela m’a vraiment procuré des émotions de ouf ! Après, forcément, quand j’ai gagné le parcours du combattant, c’était vraiment une épreuve que je voulais gagner. Sinon, en fait, il y a plein de trucs, même des épreuves que je n’ai pas gagnées mais où, finalement, je me suis tellement surpassée et où je ne pensais jamais être capable de faire ça. Je pense au paresseux, où j’ai tenu 55 minutes alors que je l’avais fait, une fois, chez moi, avant de partir, et j’avais tenu 1 minute, dans la souffrance…En fait, voilà, ce sont plein d’émotions qui sont décuplées à “Koh Lanta” !

 

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été le plus compliqué à appréhender ?

 

On était vraiment choqués du manque d’énergie ! On s’attend à avoir faim mais pas au manque d’énergie qui vient avec ça…Un seul pas, c’est déjà compliqué…Si on se lève ne serait-ce qu’un petit peu trop vite, on voit tout noir, on n’arrive plus à avancer. C’est vraiment cet aspect qui m’a marquée !

 

Après, pour moi, le plus compliqué, franchement, était la pluie. Quand, en plus du manque d’énergie, on rajoutait la pluie par-dessus, surtout la nuit…J’ai le syndrome de Raynaud, je suis hyper frileuse, donc ce n’étaient vraiment pas mes plus beaux moments !

 

Pour terminer, votre sac est-il déjà prêt, dans un coin de votre chambre, pour repartir à l’aventure si jamais l’opportunité se présentait ?

 

Ah, mais bien sûr ! Mon premier rêve était de faire “Koh Lanta”, mon deuxième rêve est de refaire “Koh Lanta” 🙂 et de prendre ma revanche ! Donc, bien sûr, je n’attends que cela de pouvoir repartir. Après, je sais qu’il y a très peu de chance, étant donné que, je pense, on est beaucoup à vouloir le refaire. Vraiment, ce serait la chance ultime pour moi de pouvoir repartir. Même si je ne regrette rien de ce que j’ai fait dans cette aventure et que je pense que j’ai vraiment bien joué pour pouvoir gagner, je pense que je ferais différemment…Là, vraiment, j’ai une gnaque qui fait que j’ai envie de plus montrer le côté guerrière en moi, que j’avais finalement mis un peu de côté pour essayer d’être la Lola toute Feng Shui, parce que c’est comme cela que l’on va loin. 

 

Merci, Lola, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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France 3 / C'est qui le chef ? : Alice Daubelcour nous en dit plus sur ce téléfilm inédit !

Publié le par Julian STOCKY

@ Sarah ALCALAY/FTV/17JuinFiction

 

 

 

Bonjour Alice,

 

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !

 

Les téléspectateurs de France 3 pourront vous retrouver le 9 juin prochain dans le téléfilm inédit “C’est qui le chef ?”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Ah oui, oui, oui ! J’étais très contente de participer à ce projet qui est extrêmement différent du dernier que j’ai fait. Ce n’est ni le même registre, ni le même format…Là, j’ai eu la chance de découvrir encore une nouvelle profession : précédemment, j’étais une flic, ici je suis une cheffe cuisinière. J’ai travaillé avec Aude Gogny-Goubert, une réalisatrice que j’ai adorée, pour qui j'ai eu un vrai coup de cœur professionnel. J’ai également eu des partenaires de jeu absolument merveilleux, j’ai tourné dans le nord, ma région natale…Bref, il y avait énormément d’éléments alignés qui faisaient que c’était assez évident que ça allait bien se passer. Et ça s’est très bien passé ! C’était intense mais j’étais très heureuse !

 

Vous l’avez dit, ce projet a été l’occasion de côtoyer un chouette casting…

 

Vraiment ! Michel était surpréparé, il s’était fait coacher, il avait bossé comme un fou, comme il sait faire et il a été génial…Dès le début, j’ai complètement oublié que c’était un médecin…Bon, je ne l’oubliais pas le matin, quand j’avais toujours un syndrome de quelque chose et qu’il fallait qu’il vérifie cette petite tâche que j’ai dans mon dos… hypocondrie oblige !🙂 mais, sur le plateau, c’était un acteur, ça filait, il était vraiment merveilleux. Donc j’ai été agréablement surprise de son côté professionnel ! Humainement, c’est une pépite. J’étais super contente de le retrouver tous les matins, on a beaucoup ri.

 

J’ai moins partagé de scènes avec Bruno mais on s’est reconnus très vite dans l’humour. Il est également d’une bienveillance dingue, il est très doux. J’ai été considérée d’égal à égal tout de suite, on était ensemble ! Donc j’ai été très bien accueillie par mes partenaires masculins. Aude, la réalisatrice, est une actrice, ce qui fait la différence à plein de points de vue. Elle sait, elle parle le même langage que nous, elle avait tellement préparé son tournage, elle était tellement armée en commençant que c’était fluide et qu’elle avait de la disponibilité. Et ça c’est très rare et précieux.

 

On avait d’autres acteurs autour de nous, en plus de notre trio, Céline Ronté qui joue ma mère, Hervé Rey qui joue mon père, Benjamin Cléry et Oudesh Hoop mes acolytes en cuisine…J’ai eu la chance d’avoir une réalisatrice qui a su flairer les gentils donc c’était un peu le monde des bisounours, on ne va pas se mentir.

 

Avec vos mots, sans tout en dévoiler, comment pitcher ce programme ?

 

C’est l’histoire d’une jeune fille, Lila, qui reprend le restaurant de son grand-père, en faillite. Elle a besoin de quelqu'un pour sauver le business et elle se retrouve obligée de travailler avec ce gars, d’une autre génération, réac et imbuvable. Qui, lui, est dans un scandale médiatique donc a besoin de se racheter une image. Lila est une battante, obligée de faire des compromis avec cette génération qui est effrayante, génération qui va devoir faire avec elle aussi.

 

Justement, quel regard portez-vous sur Lila, votre personnage ?

 

Quand tu fais des rôles comme celui-ci, qui durent sur plusieurs semaines, tu finis très attachée à tes personnages. Il se passe quelque chose à un autre endroit, dans le bide. Donc j’ai une tendresse directe pour Lila. Elle est forte, même quand elle n’y croit plus, elle y croit encore, elle lutte contre les stéréotypes, contre une génération, contre sa famille, contre des idées. Tout en imposant ses ambitions. Je suis très fière de l’incarner ! C’est un peu la seule chose qui peut lier les deux derniers personnages que j’ai faits, ce sont deux jeunes femmes qui n’en démordent pas et qui sont, pour moi, l’incarnation de femmes que j’ai envie, moi-même, d’être et que j’ai envie de montrer. Cela me touche de valoriser ces modèles féminins et si, là-dedans, il n’y a ne serait-ce qu’une seule jeune fille qui s’identifie à mon personnage, j’en serais heureuse !

 

Sans doute que la palette de couleurs à défendre a été très plaisante ?

 

Oui, on a eu des scènes hilarantes à tourner. Je me suis éclatée ! Et des scènes qui, je pense, vont me rester longtemps, émotionnellement.

 

 

@ Sarah ALCALAY/FTV/17JuinFiction

 

 

Au moment de vous glisser dans la peau de Lila, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

 

Je crois que j’ai regardé tous les documentaires culinaires qui existent au monde, toutes les émissions possibles, des films mais aussi des dessins animés. Je ne m'intéressais pas forcément aux histoires, mais plus aux mains et aux gestes, ainsi qu'au rythme. On est imprégné des personnages que l’on traverse pendant plusieurs semaines donc, même encore maintenant, quand je regarde un film et qu’il y a un passage dans une cuisine de restaurant, je regarde plus les détails qu’avant. Tous ces détails qui m’ont été appris par ce chef qui m’a aidée pendant la préparation… Donc je me suis inspirée de tout ce que je pouvais ! Il y a également eu beaucoup de travail à la table, je décrypte les scénarios pendant de longues heures, je me fais des fiches et des frises dans tous les sens…Donc, au-delà d’une représentation extérieure, j’avais aussi tout un univers à me créer dans ma tête. Un personnage se crée dans les détails. J’ai donc beaucoup discuté avec Aude, j’avais déjà une idée, grâce à ce travail personnel et intime, de la nana que pourrait être Lila.  

 

Comment avez-vous vécu l’expérience des cours de cuisine ?

 

J’ai adoré ! Ce n’est pas la première fois que je fais un film où j’ai de la formation en amont, où je découvre tout un univers avec des professionnels. C’est une vraie chance ! J’adore ces préparations et, effectivement, je suis venue quelques semaines avant pour travailler avec un chef, José, qui a été d’une patience folle. J’ai littéralement fait, je pense, 13 000 choux à la crème 🙂 pour pouvoir avoir le bon geste et la bonne technique. On n’a évidemment pas appris à faire des recettes entières mais c’était très minutieux, pour que les gestes et les instincts soient crédibles. J’ai adoré ce tricotage !

 

Les premiers jours, c’était Alice qui venait prendre des cours de cuisine et, au bout de quelques jours, c’était Lila qui rentrait, je balbutiais mon texte, tout en manipulant. Il était important de transmettre ce rythme fou d’une cuisine de restaurant, il fallait réussir à être à la hauteur de ce rythme tout en étant crédible.

 

Michel, mon partenaire de jeu, avait déjà un très bon bagage dans ce domaine, donc il fallait que je rattrape un peu le retard. J'appréhendais pas mal ces rushs de cuisine et je crois que ça s’est bien passé, grâce à cette préparation.

 

Plusieurs projections ont déjà eu lieu en public. Quelles ont été les réactions de la salle ?

 

C’était génial, j’ai adoré ! Déjà, j’avais beaucoup aimé le film, même si c’est difficile de se regarder…Je vois mon jeu, mon double menton, mon nez retroussé et tout ce que je n’aurais pas dû faire, à ce moment-là, avec mes sourcils…C’est donc très difficile d’être réceptif pendant une projo équipe mais, tout d'un coup, quand il y a un public, tu dézoomes un peu de ta propre personne…Tu es alors dans une ambiance collective, tu es dans les rires que tu avais espérés et qui arrivent, ou dans ceux qui arrivent à d’autres moments. Tout le monde était au rendez-vous de l’émotion, j’ai pu redécouvrir le film différemment. Au début, on s’était dit qu’on resterait en dehors de la salle mais, en fait, on est tous re-rentrés et restés car on avait envie d’être avec les gens. Le film a été hyper bien reçu, ça a été très chouette, j’ai eu de très beaux compliments, je crois que tout le monde y a cru et s’est laissé embarquer dans notre histoire.

 

 

 

 

En parallèle, vous continuez votre podcast…

 

J’ai un parcours un peu particulier par rapport aux mots. Je suis très dyslexique, j’ai été diagnostiquée un peu sur le tard, à 12 ou 13 ans. Cela m’a posé de gros problèmes de lecture et, tout d’un coup, j’ai 30 ans, je me retrouve à écrire, à faire des podcasts sur la littérature, à être comédienne et à apprendre des textes. Un twist s’est fait, qui a rendu tout un peu plus merveilleux et je me suis retrouvée complètement passionnée. Je pense que le théâtre et la lecture m’ont permis de me réconcilier un peu avec les mots, avec l'orthographe, avec ma dyslexie et de l’assumer…Je prends un peu plus de temps à lire, je fais un peu plus de fautes mais ce n’est pas si dramatique au fond. Donc mon podcast (“Bougies”, disponible sur toutes les plateformes) a un goût de revanche ! Chaque épisode que je fais et qui plaît, chaque auteur qui me répond, c’est un peu plus de confiance récupérée dans ce domaine-là. Donc, oui, je suis très fière de “Bougies”, c’est quelque chose qui me maintient dans une nourriture artistique constante. Que j’ai du temps ou pas, je sors chaque mois un nouvel épisode, qu’il faut donc préparer, lire les textes de l’auteur choisi, faire mes recherches, etc. C’est une discipline que je me suis imposée mais qui est devenue très précieuse. J’en suis très contente !

 

Cela commence à avoir un petit essor, de plus en plus d’auteurs m’écrivent, c’est génial pour moi. Je suis aussi fière de ma carrière de comédienne que de celle de podcasteuse, cela a une valeur un peu sentimentale !

 

Toutes ces casquettes artistiques se nourrissent sans doute les unes les autres ?

 

Complémentaire est le bon mot ! Chaque discipline se nourrit d’une autre : mes lectures m’aident inévitablement dans mon jeu, mon jeu m’aide dans l’incarnation de mes lectures, les films que je regarde font écho à des lectures, qui font écho à d’autres choses encore…

 

Pour terminer, et boucler la boucle, que peut-on vous souhaiter pour la diffusion à venir de “C’est qui le chef ?” ?

 

On est trop heureux, on a hyper hâte, j’ai bu un café avec Aude, la réalisatrice, il y a quelques jours, on était à deux doigts de se faire un Festival de Cannes à nous deux 🙂, à mettre de belles robes en attendant la diffusion 🙂 donc c’est beaucoup de joie ! On espère que ça va plaire aux gens, que ça va faire un petit peu d’écho, que les téléspectateurs seront au rendez-vous, que l’on soit tous ensemble et que le public ressente toute la joie que l’on a eue à faire ce projet !

 

Merci, Alice, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Axelle Masliah nous en dit plus sur sa belle actualité théâtrale !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Axelle,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

La pièce “Louison et Monsieur Molière” sera proposée au festival d’Avignon en juillet prochain, après Versailles et Marseille. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Absolument ! C’est un vrai épanouissement puisque ça raconte aussi mes débuts de comédienne en herbe quand j’avais 7 ans. Ca vient raisonner donc à mon enfance et aussi à mes premiers pas dans la mise en scène donc c’est un ravissement et, en même temps, un bel hommage à toutes ces années passées pour arriver à ce point où je me trouve aujourd’hui.

 

Sans tout en dévoiler, comment présenter cette pièce ?

 

C’est un spectacle tout public, je dirais que c’est une comédie dramatique qui retrace l’histoire vraie de la rencontre entre Molière et cette enfant, qui, grâce à lui, va découvrir sa passion pour le théâtre. De son côté, il va lui écrire un rôle dans “Le malade imaginaire”, sa dernière pièce avant de mourir…Ils vont donc jouer ensemble, tous les deux, sur scène ! Grâce à cette rencontre devenue comme un amour familial, elle va se battre pour s’émanciper et, 10 ans plus tard, entrer à la Comédie-Française.

 

Cela se veut une mise en scène virevoltante, enjouée, tout en n’épargnant pas du tout les sujets graves et en étant très concret et très sérieux. Même dans les moments de grande comédie, c’est toujours, je l’espère en tout cas, appréhendé avec beaucoup de gravité.

 

 

 

 

Vous avez plusieurs casquettes sur ce projet-là. Quels personnages avez-vous le plaisir de défendre ?

 

Je me suis attribué des rôles qui, en fait, ajoutent des ponctuations au récit. Je joue les soeurs Béjart, Madeleine et Armande, je joue Lully, haut en couleur, un peu comme un enfant gâté, je joue Jacques, le premier mari de Louison, qui est un peu spécial, et je joue l’Arlequin, qui est un peu la conscience artistique du spectacle et de Louison, puisqu’elle est tout le temps en complicité avec le spectateur. C’est un personnage que j’ai ajouté au texte original et qui permet, en fait, de rajouter du relief à la petite voix intérieure de Louison, à ce petit moteur intérieur qui l’incite à suivre ses rêves.

 

Je chante aussi, et je joue de la musique. Tant qu’à faire… 🙂

 

Artistiquement parlant, cela vous permet certainement une large palette de jeu ?

 

Oui, oui ! C’est vrai que de pouvoir faire plusieurs personnages est quelque chose qui m’amuse beaucoup. Souvent, ces personnages sont aussi très loin de moi…J’ai autant des choses très concrètes et très proches, comme des choses très éloignées. Je joue parfois un homme, parfois un accent, je me permets plusieurs excentricités grâce à cette palette de personnages très diverse et variée.

 

Si l’on revient à la genèse de ce projet, qu’est-ce qui vous avait donné l’envie et l’idée de le développer ?

 

L’idée m’est venue en 2023, il y a déjà 3 ans. J’avais l’envie d’être à l’initiative d’un projet et je réfléchissais à une mise en scène que j’avais envie de faire. J’avais fini par oublier cette idée et puis, un jour, elle est revenue à moi, elle ne m’a pas lâchée et ça m’a paru comme une évidence, de commencer, pour ma première mise en scène, par le début, par ce texte qui m’a amenée au théâtre il y a un tout petit peu plus de 20 ans maintenant. Il me paraissait assez surprenant qu’il n’ait pas été déjà adapté et j’avais une impatience, je me sentais totalement légitime à raconter cette histoire à ma manière. Si quelqu'un devait le faire en premier, je voulais que ce soit moi ! 

 

Je me suis, après, mobilisée pendant plusieurs mois pour le réécrire, j’ai contacté la maison d’édition qui m’a donné son accord et, de là, j’ai moi-même tout mis en place pour trouver l’équipe artistique, l’équipe de production et l’équipe technique. Toute cette joyeuse équipe est maintenant constituée, je suis assez heureuse et je me sens d’ailleurs très très chanceuse d’être aussi bien entourée.

 

Donc ça vient de là, de ces premiers élans de théâtre à 7 ans, je ne savais pas du tout ce que je désirais faire de ma vie à ce moment-là… Puis voilà où je me trouve aujourd’hui et alors j’ai eu envie de rendre hommage à cette époque-là ! Le théâtre m’a offert énormément de choses. C’est une manière de rendre la pareille, parce que c’est un spectacle qui parle de transmission, je suis aussi dans cette démarche-là, à travers le fait de l’adapter au théâtre pour tous les publics.

 

 

@ Jean-François Verganti

 

 

Même si cela doit probablement être très prenant d’avoir toutes ces casquettes, c’est sans doute aussi très plaisant ?

 

C’est très plaisant parce que tous les corps de métier me passionnent. J’adore passer du temps avec la costumière pour choisir les bons assemblages de tissus et de couleurs. J’adore passer du temps avec le scénographe, qui a des idées absolument formidables et avec qui on a beaucoup peaufiné sur des trucs et astuces très ingénieux. Le créateur lumières a aussi permis un relief très réaliste à l’époque du XVIIè et, du coup, très poétique, donc aussi mystique. C’est cela également qui est intéressant, il y a pas mal de paradoxes qui se complètent bien, on est dans quelque chose de très concret et, en même temps, dans quelque chose de très onirique, à travers les souvenirs que l’on retrace. C’est vrai que j’ai beaucoup apprécié aussi de pouvoir diriger. C’est quelque chose que j’ai vraiment découvert au fur et à mesure de mon expérience professionnelle. Au bout de 4 à 5 années d’assistanat, j’ai voulu mettre à profit mon expérience, c’est un hasard total que je me retrouve à cette fonction-là et c’est un plaisir de pouvoir voir le spectacle de l’extérieur, tout en pouvant aussi l’intégrer et être sur le plateau avec sa troupe. C’est une chance énorme, tout comme d’avoir cette liberté de pouvoir modifier le texte avec les acteurs.

 

A quelques jours des premières représentations, dans quel état d’esprit êtes-vous actuellement ?

 

Un bonheur infini ! Je me sens extrêmement chanceuse, cela me remplit de joie. C’est quelque chose qui m’épanouit terriblement et que je chérie chaque jour depuis que l’on a commencé les répétitions en mars. C’est absolument extraordinaire, on a une chance incroyable d’avoir ces dates dans des cadres inédits, avant d’aller en Avignon, où on sera accueillis par un théâtre absolument magnifique. Je ne pouvais pas rêver mieux, je suis juste dans une grande joie et tous les enjeux que ça incombe ne viennent absolument pas plomber, au contraire, ils mobilisent davantage l’enthousiasme et l’envie d’être à la hauteur de ces évènements.

 

Le festival d’Avignon est la grande fête annuelle du théâtre, le lieu où il faut être…

 

Je n’aurais pas dit mieux. De plus, tout est dans la ligne artistique du spectacle. Que ce soit là-bas, à la Chapelle des Templiers du Petit Louvre, écrin d’histoire, dans la cour de la Grande Écurie de Versailles, qui colle absolument au sujet, ou au pied de la Bonne Mère à Marseille, qui va davantage coller à la partie mystique et onirique de la pièce, on a beaucoup de chance ! 

 

Que peut-on, ainsi, vous souhaiter pour toutes ces représentations ?

 

Ce que l’on aimerait beaucoup, je pense plus que tout, c’est rencontrer notre public et rendre les gens heureux. Je pense que la démarche de cette pièce est d’aller vers les spectateurs, de leur partager de la joie et de l’humanité, tout en étant totalement rêveurs mais, en même temps, très conscients. Je pense que ce n’est pas incompatible…Je souhaite vraiment que les gens sortent heureux de ce spectacle et que ça leur fasse du bien !

 

En parallèle, vous continuez à accompagner des équipes théâtrales à Strasbourg…

 

Mon premier assistanat mise en scène était à la Comédie-Française, j’avais 22 ans et c’est là où j’ai appris, en 3 mois, dix fois plus que ce que j’avais pu apprendre en 3 ans d’école. J’ai eu la chance et l’honneur d’y retourner à 3 reprises en tout et, chemin faisant, j’ai été recommandée, jusqu’à arriver au Théâtre National de Strasbourg (TNS), pour accompagner les artistes. Là, j’ai un plaisir fou à m’occuper d’une équipe franco-roumaine, dont une enfant de 10 ans absolument extraordinaire, qui a le rôle éponyme de la pièce, qui est bluffante et que j’admire énormément. Ce qu’elle fait est absolument hors norme !

 

Donc je les accompagne à travers l’Europe et, peut-être, l’année prochaine, le monde. C’est une chance aussi. Je suis exaltée par cette opportunité, ravie, je savoure ! 

 

En complément, les téléspectateurs de TF1 avaient pu vous retrouver dans “Menace imminente”...

 

J’en garde énormément d’humanité. C’était mon premier gros tournage, une quinzaine de jours, ce qui est énorme pour une première fois sur une série. On me l’a dit, et je l’ai bien ressenti, que c’était quand même assez rare d’avoir une équipe aussi chaleureuse, aussi joyeuse, aussi soudée. J’ai adoré la façon dont le réalisateur m’a dirigée et m’a aussi guidée pour cette expérience étirée. J’ai retrouvé le plaisir d’être actrice pour l’audiovisuel, un de mes premiers amours. C’était, encore une fois, un souvenir joyeux ! C’était une équipe pleine d’amour, c’est très rare. Je pense que le réalisateur, ainsi que le chef opérateur, ont su entretenir cela…Je les remercierai toute ma vie pour ça.

 

 

 

 

Ces 15 jours vont ont permis aussi de prendre le temps de poser et de développer le personnage…

 

C’était un luxe et une manière d’explorer en profondeur ce personnage. C’était très confortable, cela m’a permis de me sentir en confiance.

 

Quels retours du public avez-vous pu avoir ?

 

Il y a eu de bons retours mais je ne sais pas encore ce qu’il en retournera pour la suite…

 

 

 

 

Vu de l’extérieur, toutes vos cordes artistiques pourraient paraître très éloignées les unes des autres. Avez-vous ce même ressenti de l’intérieur ?

 

Je vois un lien dans le fait d’être à la fois au-dedans et au-dehors. C’est toujours pertinent, comme quand on peint un tableau, d’être au détail puis de prendre un peu de recul pour voir le résultat ou, en tout cas, ce qu’on aimerait peaufiner. C’est quelque chose qui m’est important, presque naturel. J’ai besoin d’avoir plusieurs points de vue. Je m’en rends compte aujourd’hui, ce n’est pas quelque chose que je me serais dit il y a 10 ans, quand j’étais pleinement comédienne. Aujourd’hui, je suis aussi pleinement metteuse en scène et je pense que, maintenant, je ne pourrais plus m’en passer. Il faudra voir mais j’apprécie tellement cette expérience… C’est très doux de voir une équipe vous faire confiance, et d’être dans un mouvement collectif très gai. La création s’est faite dans l’amusement pur et la joie, autour d’une histoire qui nous plaît profondément. Chaque acteur.ice a une partition qui lui tient à cœur d’incarner au plus sincère.

 

Merci, Axelle, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Elie Rapp évoque sa très belle et riche actualité théâtrale !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Elie,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Dans le cadre du festival d’Avignon, puis, ensuite, à Paris, au Lucernaire à partir du 2 septembre, vous mettez en scène la pièce “Hemingway”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Tout à fait ! C’est une aventure un peu particulière puisque le projet existe depuis l’année dernière. Le spectacle avait déjà été monté et la production a voulu retravailler la mise en scène ainsi que le visuel, pour pouvoir le présenter à Paris, en collaboration avec le théâtre du Lucernaire. C’est à ce moment-là que Jérôme Paquatte et l’auteure Pascale Moine-Frémy m’ont demandé de retravailler la direction d’acteurs et donc la mise en scène, ainsi que la scénographie. C’est une première pour moi d’accompagner un seul en scène, c’est épuisant au niveau des répétitions (rires) puisque Jérôme est tout seul à prendre toutes les informations et que je me concentre sur un seul point d’attention. Mais c’est très enthousiasmant ! 

 

Justement, qu’est-ce que ça change pour vous d’être dans une reprise, à non pas à la création originale ?

 

Ce n’est presque pas le même métier ! Lorsqu’on fait une création totale, on lit le texte et on laisse son imagination un peu voler au gré des mots, le comédien est une page blanche : nous créons le personnage ensemble. Là, Jérôme avait tout un spectacle en tête, avec une autre scénographie et une autre gestuelle. Forcément, à présent, il a une autre vision de son parcours sur scène. Il doit donc effacer une partie pour en reconstruire une autre. C’est très délicat pour lui, c’est une gymnastique intellectuelle qui peut être très pesante.

 

 

 

 

J’ai choisi un autre fil rouge que la création d’origine et c’est ce qui fait qu’il vit une autre aventure à travers les mêmes mots. Donc à moi aussi de le rassurer ! Je n’ai pas eu besoin de le convaincre de ma vision puisqu’on travaille ensemble depuis longtemps, il fait partie de la troupe du “Renard argenté” qui, depuis 2016, a monté plusieurs pièces. Cela l’intéressait d’avoir un directeur d’acteurs qui le connaisse, avec ses forces et ses faiblesses, avec sa sensibilité et son émotivité. Donc c’est vrai que l’on a, de suite, travaillé en confiance, je n’avais pas besoin de me justifier, il n’avait pas besoin de me justifier non plus ses états émotionnels, on avance bien et vite.

 

Au moment de rejoindre cette aventure, connaissiez-vous déjà le spectacle ?

 

Il m’avait invitée à la sortie de résidence, je l’avais vu et, déjà, il y avait énormément de matière au plateau. Il avait connu un premier succès en Avignon, puis en tournée mais ce spectacle méritait d’être encore précisé. Pour le Lucernaire, il manquait une certaine dimension. J’ai déjà travaillé avec les équipes du Lucernaire et c’est pour cela que, finalement, Jérôme a fait appel à moi.

 

Sans tout en dévoiler, comment présenter ce spectacle ?

 

C’est un biopic sur l’auteur, Hemingway, et plus précisément c’est le rapport que cet auteur entretient avec son écriture. On parle peu de lui dans son intimité ni dans sa vie privée, mais de comment le jeune écrivain arrive à devenir le célèbre Hemingway, quels obstacles franchir jusqu’à obtenir le prix Nobel de littérature. La pièce est construite avec des flashbacks, qui dévoilent comment il a consolidé son travail que certains ont jugé enfantin, voire simpliste. On raconte dans le spectacle que c’est une écriture extrêmement épurée mais riche, condensée, concentrée et taillée telle une sculpture dans le marbre.

 

Pour la mise en scène, j’ai vraiment repris ce fil-là, la construction de son écriture, pour que le spectateur sache vraiment à quoi servent nos flashbacks et comment le personnage est touché par ses souvenirs. On « fictionne » son apogée à l’époque du prix Nobel et sa déchéance par la suite : son écriture ne peut plus exister au milieu de ses hallucinations et de son alcoolisme.

 

 

 

 

Plus généralement, dans quel état d’esprit êtes-vous lors d’une première, dans ce moment où vous ne pouvez plus intervenir directement ?

 

Je continue à apprendre des comédiens et des expériences, j’apprends à garder une petite distance. Effectivement, le spectacle ne m’appartient plus dès lors que le comédien met un pied sur scène. Donc j’essaie de voir si on rentre dans le cahier des charges de ce que l’on s’était dit, si ça raconte l’histoire, si le comédien traverse son jeu et arrive à travailler sur la complexité du personnage. Mais il faut aussi, à un moment donné, que la mise en scène fasse un pas en arrière…Ce qui compte, c’est ce qui va se passer en direct sur scène, pas tellement ce que l’on s’est dit en coulisses ! C’est la magie de la scène… 

 

De commencer par Avignon avant de venir à Paris implique-t-il des vigilances particulières ?

 

Oui ! C’est à Avignon que le spectacle va rencontrer pour la première fois le public : l’écoute du public vous renseigne sur un spectacle. Ceci dit, on n’est pas non plus là pour répondre à la demande particulière des spectateurs (rires). Il faut faire attention…Les réactions de la salle sont un super renseignement mais parfois ce n’est pas ce qu’on attendait en termes d’émotion ou de compréhension.

 

C’est aussi l’enjeu et la responsabilité du metteur en scène de vérifier que l’on répond à l’esprit de l’auteur.

 

En parallèle, “L’heure des assassins” poursuit son beau chemin en tournée, ce qui doit certainement vous faire particulièrement plaisir ?

 

C’est vrai que la fidélité du public est superbe ! Notre trilogie a eu un tel succès qu’un quatrième spectacle a même été développé… « Les Aventuriers de Minuit »

 

Depuis 2016, nous produisons les spectacles avec la même qualité : on tient à ce qu’il y ait un beau décor, de beaux costumes, de belles lumières, une vraie charte graphique, avec, pour cette trilogie, un petit côté théâtre classique qui répond à l’époque dans laquelle s’inscrivent les histoires, c’est à dire début XXème siècle en Angleterre. La modernité se situe davantage dans l’écriture, dans les ruptures de mise en scène, dans la fantaisie que j’aime bien apporter…Mon co-metteur en scène joue dans chaque pièce le rôle d’Arthur Conan Doyle, il fait donc également office de metteur en scène résident. Je reviens de temps en temps pour apporter des précisions dans la direction d’acteurs. Mais les comédiens sont très autonomes. Ils ont maintenant une telle maîtrise qu’ils arrivent presque à s’auto-corriger, c’est donc très agréable pour moi de travailler avec ce niveau de confiance.

 

La dernière création, « Les Aventuriers de Minuit », est très différente de la trilogie. Au bout d’un moment, on ne peut pas toujours non plus proposer la même chose, c’est pour cela que c’était important pour nous, sur le quatrième opus, de sortir du huis-clos pour aller mener une aventure sur les routes anglaises et écossaises. C’est une pièce plus large public, qui ravira toute la famille.

 

 

 

 

Justement, si l’on revient à la naissance de ce quatrième opus, d’où en sont venues l’idée et l’envie ?

 

Nous devions monter l’adaptation de Blake et Mortimer mais l’obtention des droits n’a pas abouti. Alors les deux auteurs, Florence et Julien Lefebvre, se sont appuyés sur leurs recherches pour nous proposer une comédie policière montée comme un « Road Théâtre » sur les routes du Nord de l’Angleterre et de l’Ecosse. Nous démarrons à Londres en 1893. Cette fois-ci, Arthur Conan Doyle fait équipe avec Jules Verne, un duo franco-britannique que tout oppose mais qui va se révéler très complémentaire.

 

Des dates auront lieu sur Paris à la rentrée…

 

Oui, on va jouer au Studio Marigny à partir du 16 septembre, une très belle salle sur les Champs-Elysées, on est ravis et ce sera une première parisienne pour cette pièce, “Les aventuriers de minuit”. On espère donc bien revoir tous les spectateurs de la trilogie…

 

La première a eu lieu le 5 novembre au théâtre des Herbiers en Vendée. Cette pièce est depuis sur les routes françaises, on est souvent complets, c’est une vraie chance !

 

 

 

 

Plus globalement, le fait d’alterner entre ces différents projets vous permet sans doute une large palette…

 

Les choses s’additionnent et je peux déjà vous annoncer deux prochains projets, pour moi, l’année prochaine. 

 

Une nouvelle enquête, que j’ai écrite cette fois-ci, une comédie policière « Le Mystère Long John Silver » qui se passe au temps des corsaires et des pirates…Je reviens au huis-clos : ça se passe en 1715, après la mort de Louis XIV : on va mélanger la culture bourgeoise et populaire, la culture anglaise et française, la culture des pirates et celle des corsaires. Je suis très excitée de travailler sur ce nouveau projet ! Ce sera une nouvelle production du “Renard argenté”, qui commencera, comme d’habitude, par une tournée d’une vingtaine de dates, avant Paris.

 

Et je vais co-mettre en scène “La fin heureuse de Félix Faure”, un vaudeville historique écrit par Nicolas Poiret et Sébastien Blanc. C’est une formidable comédie sur le jour du décès accidentel, dans les bras de sa maîtresse, de cet ancien président de la République…On revit cette journée-là où il ne faut rien dire à personne mais où, évidemment, tout le monde vient au moment le plus inopportun. On lancera le spectacle en Avignon 2027 à l’Atelier théâtre Actuel. 

 

 

 

 

Pour terminer, quelles seraient vos envies pour la suite de votre parcours ?

 

J’en ai plein ! J’aimerais bien, déjà, revenir à mon univers de fables pour adultes. J’avais écrit deux spectacles en ce sens, dont un qui avait tourné pendant près de 3 ans. J’ai aussi le projet d’un spectacle jeune public : moi qui suis maman d’un petit garçon, j’ai envie de lui faire ce cadeau ! Petit à petit, il me plairait aussi d’ajouter un côté un peu plus musical à mes mises en scène. Parallèlement, je continue à écrire des romans… et je ne mets pas de côté la réalisation ! Bref, au travail ! (rires)

 

Merci, Elie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

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France 2 / L'or bleu : Kriss Laffitte évoque cette mini-série évènement, ainsi que ses autres actualités !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Kriss,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de France 2 peuvent actuellement vous retrouver dans “L’or bleu”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

C’est clair ! C’était un vrai kiff…Honnêtement, c’est une expérience vraiment inoubliable, à laquelle j’ai eu la chance de participer. On a tourné dans le sud de la France, dans le Vaucluse, pendant deux mois et demi, pour ma part. C’était une expérience humaine exceptionnelle, j’ai fait des rencontres géniales. Le fait de pouvoir rentrer dans cet univers de la saga d’été, où on parle de sujets forts, comme l’écologie, et le fait de pouvoir construire cette troupe, avec les comédiens, l’équipe technique et la production, était génial et exceptionnel !

 

Personnellement, je me considère comme extrêmement chanceux d’avoir fait partie de cette aventure, où j’ai pu apporter ma petite pierre à ce grand édifice. C’était vraiment trop cool ! Mes partenaires de jeu étaient géniaux, autant ceux avec qui j’ai joué que ceux que j’ai pu rencontrer en parallèle du tournage. Lorsque j’ai croisé le comédien qui jouait mon père jeune, on s’est tapé une grosse barre, c’était très drôle ! 

 

J’ai eu le temps de développer mon personnage de Théo, mais aussi cette histoire et cette complicité avec Elfie Kluk, elle est devenue une super pote. On ne se connaissait pas du tout avant, on a eu beaucoup de discussions sur nos personnages et on a directement su créer une histoire. On est restés potes, je l’ai encore vue il n’y a pas très longtemps. Je pense que cette histoire entre nos deux personnages, Camille et Théo, rajoute un peu de légèreté à la grande histoire très intense, cette romance apporte un petit côté fraîcheur. 

 

 

 

 

J’ai aussi eu la chance de jouer pas mal d’émotions différentes, mon personnage a une belle évolution. Je pense que Théo est très sensible, il a ce côté touchant, le fait de retrouver Camille, qu’il n’a pas vue depuis longtemps, va générer des émotions, des réactions et des sentiments. En parallèle, il y a aussi l’histoire avec son père…Il va donc se passer des choses, émotionnellement et familialement. C’était intéressant de pouvoir aller vers plusieurs émotions différentes. On a eu la chance de pouvoir suivre ce magnifique récit écrit par Ludovic Lacroix et Marie-Anne Le Pezennec, c’était génial…Cette histoire est hyper intense et hyper prenante. La première fois que j’ai lu le scénario, j’étais dans le récit, je voyageais…Ces parallèles entre les années 40, 80 et 2026 sont vraiment bien faits, cela amène beaucoup de fraîcheur. Les costumes sont très beaux, les photos des différents décors sont très bien réalisées, dans ce petit village magnifique de Saignon. C’était féérique, c’est une expérience inoubliable.

 

Vous l’avez dit, l’écologie est le point de départ de la série mais qui ouvre ensuite à plein d’autres histoires, familiales et personnelles…

 

Totalement ! C’est un récit qui amène d’autres avancées. Ce qui est bien, c’est que la série aborde différents thèmes. Le thème principal, de l’écologie, est essentiel mais on y ajoute le côté thriller et épique, sans oublier l’émotion. Tous les acteurs étaient géniaux, tout comme l’équipe technique, on a vraiment pu tourner dans de bonnes conditions, écologiques en plus. C’était bien écrit et j’ai essayé d’apporter, du mieux que j’ai pu, mon interprétation.

 

Au moment de vous glisser dans la peau de Théo, aviez-vous eu certaines sources particulières d’inspiration ?

 

Personnellement, je m’inspire beaucoup de choses que je vois dans la vie de tous les jours ou à la télévision. Le personnage est quand même assez différent de moi sur certains points…Je me suis mis à sa place et je me suis imaginé comment il serait, dans sa force et sa vulnérabilité, au fur et à mesure de l’histoire. J’ai cherché à faire un mix des deux, dans quelque chose de très puissant intérieurement où le personnage a beaucoup de choses à dire. Il est très émotif et très sensible mais, en même temps, c’est un petit jeune, à un âge où les histoires d’amour touchent beaucoup. En plein été, pendant les vacances, il veut juste vivre un bon moment et profiter. 

 

J’ai donc vraiment essayé de créer selon mon imaginaire, pour proposer quelque chose d’assez authentique. Je pense que ce personnage a horreur de l’injustice et qu’il est très courageux. S’il faut sauter, il va sauter, s’il faut défendre telle personne, il va la défendre, il ne se laisse pas marcher dessus, malgré sa grosse sensibilité.

 

 

 

 

Quels premiers retours du public avez-vous déjà pu avoir ?

 

L’accueil que l’on reçoit est exceptionnel ! Il y avait déjà plus de 3 millions de vues sur la plateforme avant la première diffusion…En prime time, on a fait une audience de malades. Au-delà de ça, ce qui me touche personnellement, ce sont les retours des gens. Comme toute l’équipe, je reçois des messages et de la force de téléspectateurs qui ont vu la série. Les gens sont très heureux du format, et du sujet qui est quand même très atypique. Le public aime aussi la diversité des profils des acteurs. Je suis très heureux de recevoir ces retours…Ce n’est que le début de la diffusion, j’ai hâte de la suite.

 

J’en profite pour remercier Authentic Prod et Aline Panel, ainsi que toute l’équipe. Tous ont été d’une bonté et d’une bienveillance inestimables.

 

En parallèle, vous aviez tourné dans une mini-série, pour le Nikon Film Festival, qui a récemment été diffusée à Cannes. Quels souvenirs en gardez-vous ?

 

“Toute en beauté” est une mini-série réalisée par Shérazade Khalladi, une grande scénariste. C’était, avant tout, une expérience humaine incroyable, on a vraiment créé une famille, avec un collectif avec lequel on a franchi les étapes : on est d’abord montés sur la scène de la cérémonie Nikon pour avoir gagné le prix du public, ce qui était génial, puis la projection à Canneseries. Ce sont des souvenirs de fou ! Je n’oublie pas Nicolas Harouet, le producteur…J’ai eu la chance de pouvoir faire partie de cette aventure, je ne peux pas en dire plus mais il y en aura d'autres avec lui et Shérazade…

 

Cette mini-série aborde le sujet de la ménopause, elle est portée par beaucoup d’acteurs : Karine Dubernet, Frédéric Hazan, Louise Bourgoin, Philippe Duquesne, Marianne Denicourt, Noom Diawara, Caroline Anglade, Pierre Rousselet, Herrade Von Meier, Carine Ribert, Ichem Saïbi, Marie-Céline Nivière. Tous sont tellement géniaux ! Mon personnage, en fait, est le barman qui drague le personnage principal…Il y a un côté humoristique assez marrant aussi…Le programme est, à la fois, très touchant et très drôle. On avait totalisé près de 22 000 vues sur le site du Nikon, c’est un des records. Les retours du public étaient dingues, il y avait beaucoup de rires dans la salle à Cannes. Je suis très heureux et fier d’avoir participé à cette aventure. J’ai tissé de vraies amitiés, dans un cadre génial. 

 

Quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

 

Vous pourrez me retrouver dans un film Netflix, je ne peux malheureusement pas vous en dire plus. Ce sera en anglais…Ce film, d’un réalisateur philippin, sortira l’année prochaine et je joue un guitariste. J’ai eu la chance de pouvoir rencontrer des personnes superbes. Mon personnage est, à la fois, très arrogant et très fair-play, tout en étant un peu drôle, à faire rire la galerie.

 

Je suis également dans une agence espagnole, je passe beaucoup de castings pour des projets internationaux. J’ai toujours rêvé de faire ce métier, qui me paraissait impossible et je me bats pour accomplir mes rêves. En France, on est dans une période où, je pense, il faudrait encore plus de diversité, davantage de femmes noires notamment. Denzel Washington fait partie de mes inspirations pour sa contribution aux acteurs et actrices noirs. J’ai grandi avec des étoiles dans les yeux en regardant Will Smith dans le Prince de Bel Air et Bad Boys. Mon but serait d’ouvrir des portes et de casser des codes. 

 

Je suis très content de ce qui se passe actuellement pour moi, c’est ouf mais, en même temps, il faut continuer à travailler. Je suis un jeune acteur, je suis au début de mon parcours et j’espère construire une carrière, avec humilité, en gardant les pieds sur terre. J’aimerais beaucoup pouvoir travailler des personnages qui me permettraient de me transformer physiquement. Je fais beaucoup de sports différents, je danse, je sais chanter, j’essaie de travailler pour être un artiste assez complet. J’adorerais, un jour, prendre ou perdre du poids, et changer de coupe de cheveux…Marion Cotillard m’inspire beaucoup pour cela, je trouve qu’elle se transforme beaucoup pour ses rôles.

 

Merci, Kriss, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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