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Canal+ / Formule 1 : Margot Laffite nous donne son ressenti, juste avant le début de cette saison 2026 !

Publié le par Julian STOCKY

©Mat Ninat Studio/CANAL+

 


 

Bonjour Margot,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Isack Hadjar est parfois comparé à Alain Prost…Qu’en pensez-vous ?

 

La comparaison, au départ, vient d’Helmut Marko ! Ensuite, elle a été reprise parce que, déjà physiquement, il y a des similarités. Quelque part, ils se ressemblent un petit peu, notamment dans la taille et peut-être aussi dans cette application, qui était propre à Alain. Alors, lui est devenu, après, le professeur …Oui, dans l’application, dans l’implication, dans les retours techniques, …C’est difficile, c’est tenu à ce niveau-là parce que bien sûr qu’ils le sont tous, techniciens mais je crois que son feedback est extrêmement précieux et alimenté par sa connaissance. Tout le monde ne l’a peut-être pas…Peut-être qu’il est aussi plus investi, lui, dans la mécanique et la compréhension. Donc cela en fait quelqu’un d’un petit peu à part, je crois, de ce que je peux en comprendre mais Pierre Gasly l’est aussi, comme Esteban. Cela se joue sur des petites choses…La comparaison d’Helmut Marko était, je pense, un peu plus générale qu’aussi pointue et technique.

 

Isack est fascinant : dans sa première année de F1, ils nous a interpellés sur, malgré tout, son assurance et, pourtant, Dieu sait que Red Bull aurait pu lui casser cet élan d'assurance et de maîtrise qu’il avait montré, jusque-là, dans les catégories précédentes et qu’il affichait aussi en début de saison. Il n’a pas flanché et je trouve qu’il a ce truc-là, un peu “verstappenesque”, il n’est pas aussi effronté que ne l’était Verstappen à ses débuts mais il a ce côté très sûr de lui, il n’a pas besoin de dire trop de mots pour se faire comprendre. D’ailleurs, parfois, il est quand même particulièrement peu loquace dans les interviews et c’est assez déroutant, il faut quand même prévoir plus de questions que pour les autres. Parfois, il nous prend de court, il coupe très court à une question, “Bon, très bien, il a dit le strict nécessaire, il n’a pas enrobé son propos” mais, voilà, on s’habitue à cela…C’est sûr que ce n’est pas Johann Zarco, en moto, qui, lui, enrobe énormément toutes ses pensées. Mais, en cela, c’est quelqu’un de très vrai, de très authentique. Ce que j’aime aussi dans son personnage, c’est comment il est accompagné : sa famille, sa maman, …Je ne sais pas, ça reflète vachement aussi de son éducation, de sa personnalité, à travers ses parents qui sont des gens très discrets, qui l’accompagnent coute que coute, qui sont derrière lui depuis le début, qui ont cru en lui et, en fait, tu comprends pourquoi cette assurance existe : j’ai des enfants, je sais ce que c’est que de donner de l’assurance à un enfant et lui a eu ça. C’est, aujourd’hui, ce qu’il y a presque de plus précieux en F1, finalement, surtout quand on arrive chez Red Bull, aux côtés d’un Max Verstappen : ne pas douter. Lui a ça !

 

Il a un certain franc-parler quand-même, il n’hésite pas à dire les choses au micro…

 

Exactement ! Parfois, dans des termes assez crus et familiers mais c’est vrai. C’est cela qui est appréciable aussi. A travers le temps, plus les pilotes ont de l’expérience et de longévité en F1, plus ils ont compris que chaque mot compte donc ils polissent vachement quand même leurs paroles. Lui n’a pas encore cela et c’est effectivement, pour nous, très frais, c’est un matériau qui est sympa à utiliser pour nous. Même si les phrases ne sont pas longues, parfois, elles sont assez percutantes donc, pour nous, c’est intéressant parce que ça en fait un personnage différent, un personnage à part et je crois que c’est cela aussi qui est sympa chez lui. Il est très singulier dans ce paysage, pour l’instant. Pourvu qu’il garde cela !

 

On sait qu’être à côté de Max Verstappen dans le paddock n’est pas chose facile. En quoi a-t-il les reins assez solides ?

 

Je pense dans cette assurance-là, par rapport à l’ombre Helmut Marko, bon qui ne sera plus là, mais qui a plané au-dessus de lui. Il a 21 ans, c’est un grand-enfant…Je me souviens de mes 21 ans ! Avoir autant de responsabilités, de pression, c’est inouï donc ça en fait des personnages à part et lui l’est, quoi qu’il arrive, et, en plus, face à Max Verstappen…Cette assurance, justement, qui se traduit dans son pilotage, dans ses retours techniques, où il est sûr de lui, est, en ne doutant pas, je pense, la meilleure réponse face à un Max Verstappen. Il a tellement fait flancher tous ses équipiers, il les a fait douter, peut-être pas Perez et encore, à la fin, peut-être qu’il a quand même douté mais il a fait douter tous les autres ! C’est son arme fatale à Max Verstappen et je pense qu’il faudra qu’il se serve d’autre chose pour contrer cette assurance et cette capacité à ne pas douter d’Hadjar.

 

Un mot sur la saison au global. Le premier grand prix sera sans doute assez dantesque mais les leçons de la course ne seront sans doute pas celles de la suivante. A quoi peut-on s’attendre ?

 

Lors de notre séminaire interne à Canal, on a eu une demi-heure de réunion, en call, avec Laurent Mekies, qui était à Barcelone à ce moment-là, pendant les tests à huis-clos. Ce qu’il disait était hyper intéressant. En fait, on peut s’attendre à ce qu’il n’y ait pas une hiérarchie claire tout au long de la saison. C’est-à-dire que ceux qui vont commencer fort ne vont pas nécessairement finir fort. On a vu d’autres commencer fort puis s’écrouler mais c’était presque plus linéaire en montée puis en descente. En tout cas, c’était régulier et, là, on peut s’attendre à plus d’irrégularités de performance donc à voir quelqu’un de très fort sur un circuit et un traçé. Je pense que les physionomies de circuits vont aussi beaucoup changer la donne parce que cette nouvelle réglementation oblige et force à un pilotage très particulier. Que ce soient les courbes rapides comme à Monza, ou les circuits en ville sineux…Même si on peut s’imaginer que ce sera pareil pour tout le monde, non parce que l’exploitation du moteur et ce qu’auront apporté techniquement et technologiquement les équipes feront qu’il y aura des différences de voitures. Alors, il y a toujours eu un peu ce phénomène de dire “La McLaren marche bien là-bas et puis, à Singapour, non”, il y a toujours eu cela mais je pense que ce sera plus accentué encore aujourd’hui. Les pilotes sont des génies mais tout est nouveau, ils auront au mieux 9 jours d’essais derrière eux. Quand on compare à Franck Montagny, à l’époque, quand il roulait pour Renault, qui faisait des milliers de kilomètres pour développer les voitures et les pneus, là ce n’est quand même pas grand chose donc on peut s’attendre, sur ce début de saison, à ce qu’ils aient encore besoin de s’ajuster. Pour l’instant, on parle beaucoup des départs, de tout cet électronique, de cet électrique et de cette technique embarquée, qui vont être tellement différents qu’ils pourraient prendre à défaut certaines équipes, voire certains pilotes…Cela va être hyper intéressant !

 

Pour nous, c’est un boulot qui est quand même hyper important de rendre cela compréhensible et digest. Il y aura ceux qui connaissent, les pointus, les férus donc on fera, je pense, de petites apartés techniques plus pointues pour eux mais il faudra aussi quand même vachement vulgariser. Sans oublier cette compréhension des règles…De ce que l’on a vu à Bahreïn, pour l’instant, il y a quand même beaucoup d’informations fournies par la FOM sur les écrans donc charge aux commentateurs de les utiliser. Mais nous, après, dans les débriefs, si on dit simplement qu’”il s’est fait doubler”, il faudra savoir s’il régénérait à ce moment-là. Donc il y aura plus d’explications que l’essence même de la course, qui est “Il a freiné plus tard, il a doublé et puis voilà”. Là, ce sera un peu plus pointu, il ne faudra pas se tromper de raisons.

 

Justement, comment résumer les changements de cette année ?

 

Oh, c’est dur, il y en a tellement ! Déjà, on a, aujourd’hui, un moteur électrique qui est presque à 50% avec le moteur thermique. Il y a presque trois fois plus de puissance du moteur électrique…alors que ce sont les mêmes batteries. Donc ça veut dire qu’une fois que cette puissance sera utilisée, il faudra quand même récupérer de l’énergie dans sa batterie. Tout cela sera le boulot des ingénieurs et des pilotes…C’est un vrai casse-tête à réaliser dans la voiture !

 

Ensuite, il y a d’autres grosses nouveautés mais qui, peut-être, ne changeront pas grand-chose. Par exemple, le boost existait déjà, c’est juste que l’on a mis un nom dessus et qu’on saura quand ils le font, alors que, avant, c’était un mot codé à la radio. L’aéro-active, avec les ailerons avant et arrière qui seront mobiles, afin de permettre d’avoir plus d’appui ou plus de vitesse dans les lignes droites, sera exploité par Adrien. L’overtake aussi, à passer dans une zone déterminée…C’est un peu comme le DRS grosso modo, on va dire que c’est le nouveau DRS mais qui sera dans une zone précise et il n’y aura qu’une zone de détection. Il n’y a plus de MGUH, ce système qui permettait, grâce à l’échappement, de récupérer de l’énergie pour alimenter la batterie. Ce qui veut dire qu’aujourd’hui, pour alimenter cette batterie, en plus de lever plus tôt, ce que l’on appelle le lift and coast, pour recharger la batterie, ou alors de freiner fort, ce qui régénère aussi la batterie, là il faudra aussi finalement utiliser le moteur thermique, à savoir monter très haut dans les tours. Ce qui fait que l’on a vu, déjà à Bahreïn, des pilotes qui rétrogradaient très tôt parce que, plus on rétrograde tôt, plus on monte fort dans les tours et plus on va donner un peu d’énergie à sa batterie. Tout cela est quand même très nouveau et très complexe pour les pilotes. Nous, à expliquer, on s’en sort mais c’est hyper compliqué au volant. Donc c’est à eux de comprendre comment exploiter cela et je peux vous dire que ce doit être un sacré casse-tête pour les ingénieurs…Je n’aimerais pas être à leur place ! C’est plus complexe que le double diffuseur de Brawn en 2009, on n’est pas sur un truc mécanique, on est sur quelque chose qui va devoir être beaucoup plus pensé, beaucoup plus réfléchi et, finalement, beaucoup plus stratégique. 

 

Sur les premiers essais, Mercedes avait l’air plutôt bien partie…

 

Oui, ils sont confiants, ils ont l’air d’avoir un moteur qui marche très bien. En plus, ils ont quatre équipes pour aider au développement, c’est quand même un énorme avantage par rapport à d’autres équipes. Donc, oui, gros avantage pour eux ! En plus, il fonctionne…Ils le disaient déjà depuis la fin de la saison dernière ! Je ne sais pas quels sont leurs moyens de savoir cela mais c’était le bruit qui courait que ce moteur serait performant. Et puis, il y a évidemment cette petite exploitation d’une zone grise du règlement, qui fait débat pour l’instant. En gros, le taux de compression doit atteindre, à température ambiante, un niveau et eux, lorsque la température est élevée, arrivent à le dépasser donc à avoir un surplus de puissance. Peut-être que d’autres équipes n’ont pas exploité cette zone grise et que, donc, ce serait un avantage pour eux…Mais on comprend, en tout cas de ce qui se dit, s’entend et de ce qu’a pu récolter Julien comme informations dans le paddock, qu’ils ont juste bien exploité le règlement et qu’ils ne trichent pas…Oui mais il faut rajouter quelque chose dans le règlement pour que ça change. Donc on verra si ça pose problème, s’il y aura suffisamment de pression des autres constructeurs comme Red Bull et comme Ferrari, qui ont un impact et un poids dans les instances. A voir…Ce serait un gros cailloux dans la chaussure pour Mercedes ! Affaire à suivre…

 

Pour en revenir à Isack, Alain a été touché par son geste sur son casque…

 

Cela l’a vachement touché ! Il l’avait su très en amont, je crois avant Monaco…Oui, il a été très agréablement surpris parce qu’il ne pensait pas qu’Isack pouvait faire ce genre de geste-là. On avait toujours entendu qu’il était plutôt fan de Senna mais ça reste un pilote français. C’était sympa le cadeau d’Isack à Abu Dhabi, quand il lui a offert son casque-là. Je pense que ça appuie aussi l’héritage du sport ! Dans un monde, aujourd’hui, où on a tendance à oublier un peu le patrimoine, où peut-être aussi les nouveaux fans le connaissent moins et n’ont peut-être pas le temps de s’y intéresser, et ce n’est pas les critiquer que de dire ça parce que je sais qu’il y a beaucoup de gens qui connaissent très très bien la F1, je pense que ça l’a marqué ! Un pilote d’une jeune génération aurait pu avoir d’autres références, des années plus récentes, comme un Hamilton ou un Vettel mais non, c’est un Prost ! C’était sympa !

 

Un mot sur les autres pilotes français, Esteban et Pierre ?

 

Alors, Pierre a ce nouveau moteur Mercedes donc ça va être quelque chose de nouveau pour lui. S’il marche comme on le dit, ça peut être génial. Sa position de leader, dans l’équipe, est forte : c’est marrant parce que je trouvais que, dans la présentation qu’ils ont faite sur le grand paquebot, où il y avait Flavio Briatore, on avait vraiment l’impression qu’il y a une complicité entre eux deux, avec la main sur l’épaule, comme pour dire “Je crois en toi”. J’ai eu l’impression que c’était une vraie responsabilité qu’endossait Pierre sur “Je suis aux avant-postes de ce projet Mercedes avec Alpine”, même si ça reste une équipe française. Pierre doit confirmer cette magnifique saison qu’il a faite : bien qu’étant dernier au classement des constructeurs, quelle saison ! Cela n’a pas du tout reflété la performance qu’il a emmenée à bord de la voiture…

 

Peut-il viser un Top 10 ?

 

Ah oui, carrément ! Je l’espère…Franchement, tout est possible. On peut tout à fait s’imaginer que ce soit même un podium…Pour le championnat, je ne dis pas mais aller en chercher, pourquoi pas…

 

Pour Esteban, en tout cas, les essais se sont bien passés donc c’est plutôt encourageant. Je pense que, même après une année en F1 dans une nouvelle équipe, il y a encore de l’apprentissage pour s’intégrer complètement et pleinement donc il a encore un peu ce travail-là à faire, je crois. Pour le moment, il peut compter sur une voiture qui a l’air fiable…Ils ont accumulé beaucoup de tours donc c’est plutôt encourageant. On verra où il se situe dans la hiérarchie et il faudrait peut-être que ce soit un petit peu moins en dents de scie, comme l’an passé, où on avait du mal à lire la performance de la Haas. Lui-même en était arrivé à douter en fin de saison…A entendre ses mots, cela m’avait fait de la peine à l’entendre se dire que “peut-être je ne sais pas piloter cette voiture”. Vous imaginez l’humilité qu’il faut pour se remettre en question, quand vous êtes pilote de F1 et que vous faites donc partie des 20 meilleurs pilotes du monde…On sait combien ça lui tient à coeur et combien il se montrera solide pour avoir une saison un peu plus régulière et peut-être un peu plus haute en termes de position.

 

Quelle place peut viser Isack ?

 

C’est tout ou rien ! Lui vise sa première victoire cette année donc, si la Red Bull a la capacité de le faire, s’il ne gagne pas, ce sera une déception, c’est sûr, pour lui et pour le public aussi…Je pense que tout le monde s’attend à ce qu’il soit à la hauteur ! Finalement, le revers de la médaille de cette assurance est que l’on attend beaucoup de lui : on sait qu’il peut donc à lui de nous montrer…Mais ce n’est pas facile, il en faut doublement, de l’assurance, pour, en plus, endosser la responsabilité de répondre aux attentes des personnes qui croient en lui.

 

Si la voiture est là, franchement, il n’y a aucune raison et ce sera hyper intéressant de voir comment ce sera par rapport à Max. Il est marrant, Isack : sous ses airs d’hyper assurance, malgré tout, en fin de saison dernière, il disait quand même “Je sais qu’il ne faut pas que j’arrive en me disant que je vais le battre”...C’est fort de sa part parce que, normalement, pour ces mecs-là, leur ego leur dit “Évidemment que tu peux le battre!” donc j’ai trouvé cela bien de l’assumer, quelque part. Cela montre aussi son état d’esprit, son positionnement : il a une assurance mais qui est raisonnée et raisonnable !

 

L’arrivée de Doriane dans l’équipe Canal est une très bonne nouvelle…

 

C’est super, c’est génial ! C’est hyper précieux d’avoir quelqu’un qui est dans le simulateur Mercedes autant de fois dans la saison ! Les retours techniques que ça va être pour nous…En plus, elle est aussi connue pour ses retours techniques, ce n’est pas juste une consultante qui donnera son avis sur les victoires, non elle pourra aussi nous faire un éclairage technique qui sera hyper intéressant et hyper précieux pour nous. Et puis, elle est très impliquée dans l’équipe Mercedes, cela nous donne aussi quelqu’un à l’intérieur de l’équipe, pour comprendre également la philosophie d’une équipe et l’état d’esprit, dans les moments durs ou bons. Elle sera au plus près de tout cela donc elle sera notre témoin privilégié de ce que vivra l’équipe Mercedes cette année.

 

Qu’est-ce qui lui manque pour avoir un baquet en Formule 1 ?

 

Ce qui lui manque, c’est de ne pas être arrivée plus tard ! Malgré elle…Elle aurait fallu qu’elle ait 12 ans maintenant et, là, on lui fait faire un cursus qui est un peu différent de ce qu’elle a eu parce qu’on n’avait pas encore ce positionnement vis-à-vis des femmes et cette envie de leur donner les meilleurs outils pour performer. Malgré tout, aujourd'hui, oui, il y a le talent mais il y a aussi être aidé. Si les sports ne sont pas mixtes, il y a une raison. Typiquement, je sais qu’une F2 est extrêmement dur à piloter physiquement. Ils avaient même parlé, à un moment donné, d’avoir une direction assistée ou de la rendre un peu plus facile pour, justement, pouvoir accueillir des femmes pilotes…Cela, par exemple, serait donner le moyen à une femme d’y arriver alors que, si ça n’existe pas, c’est vraiment dur. On sait que c’est compliqué mais ce n’est pas une histoire de talent pur, c’est parfois une histoire de physique, même si, en F1, la question ne se pose pas parce qu’il y a cette direction assistée. C’est différent et peut-être encore plus avec les voitures maintenant. 

 

Est-ce que le paddock serait prêt à accueillir une femme, aujourd’hui ?

 

Oh oui, c’est sûr et certain ! Cela a beaucoup bougé dans les dernières années….Je pense que, 5 ans en arrière, on n’y était pas et que, là, il y a eu comme une prise de conscience, en fait. Peut-être qu’ils avaient une idée un peu arrêtée mais que leur faire en changer n’était pas une mission si complexe que cela parce que, quelque part, c’était logique. Il fallait vraiment être butté et têtu pour dire que non donc c’est plus un principe…Le sport automobile n’avait jamais connu cela jusque là donc on était sur certaines idées. Je le vois avec mon père, qui est quand même de l’ancienne génération et qui avait des idées très arrêtées sur les femmes dans le sport automobile…Aujourd’hui je vois combien il a changé d’état d’esprit et c’est sincère ! Il ne va pas contre sa nature…C’est juste comme si, avant, il n’avait pas le manuel d’utilisation. On ne se posait pas la question avant et, maintenant qu’on se la pose, ça fait sens.

 

Quid de Lewis Hamilton ?

 

Quelque part, le challenge était dur en arrivant mais pas tant que cela, parce qu’on était à la fin d’une ère et que la Ferrari ne gagnait pas non plus tant que cela. Donc, même si c’était un petit peu déceptif du point de vue des résultats, on aurait au moins aimé voir un podium mais, quelque part, on pouvait lui accorder le bénéfice du doute, de dire “Bon, il faut s’intégrer dans l’équipe, c’est Ferrari, c’est un challenge, il n’a connu que Mercedes”. Il avait un parcours quand même particulier avant…Je pense que, cette année, les attentes seront vachement plus élevées et qu’il n’aura pas le droit de se louper. C’est l’idée que je m’en fais, en tout cas…Attention, il faudra toujours voir par rapport à Charles : si les deux pilotes se loupent, bon, il sera tout excusé mais, si Charles performe autant, monte sur les podiums et pas lui, là, malheureusement, ça posera beaucoup de questions. Je ne l’espère pas pour lui parce que c’est un pilote que j’ai tellement admiré. Il a été extraordinaire donc je crois en lui et je croyais même à une victoire en 2025…Donc je pense qu’il n’a plus le droit à l’erreur ! 

 

Merci, Margot, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Canal+ / Moto GP et Formule 1 : Thomas Sénécal nous présente les nouveautés à découvrir tout au long de la saison !

Publié le par Julian STOCKY

©Hugo Pfeiffer ICONSPORTCANAL+

 

 

 

Bonjour Thomas,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Les rentrées Moto GP et Formule 1 s’annoncent palpitantes. On imagine certainement l’impatience pointer le bout de son nez ?

 

Oui, c’est vrai, c’est le printemps qui revient ! Aujourd’hui, j’ai une responsabilité qui dépasse celle des sports mécaniques et c’est vrai que la plupart des autres sports sont en saison “scolaire” et civile, en particulier le rugby, le foot et le golf. Donc ce petit mois de février - mars est toujours l’occasion d’un petit parfum de rentrée scolaire qui flotte sur nos services. Et puis, les équipes des sports mécaniques sont très importantes, en nombre, dans l’univers de Canal donc on a deux rentrées : celle de septembre et celle de février / mars. 

 

Beaucoup d’excitation parce que cette saison va proposer de l'inattendu, de nouvelles aspirations comme on l’a dit pour qualifier cette conférence de rentrée : de nouvelles aspirations pour les pilotes, de nouvelles façons, aussi, de conduire les Formule 1, de se dépasser et puis les aspirations, également, de nos fidèles abonnés, à qui on a toujours envie de donner le meilleur, de l’innovation, de l’éditorial et de la narration des sports mécaniques.

 

Parmi les nouveautés, citons l’arrivée de Doriane Pin en tant que consultante…Qui de mieux qu’elle pour être au cœur des actualités du moment ?

 

C’est une super recrue, on est très contents que Doriane nous fasse confiance aussi à ce stade de son parcours parce qu’elle est en pleine carrière. Elle sera avec nous sur un certain nombre de grand prix, pas sur 24 dates, parce qu’elle a aussi sa carrière de pilote mais ce sera un vent de fraîcheur, d’expertise et d’inside pour nos abonnés…et puis pour Doriane, je pense aussi et je sais que c’est comme ça qu’elle le prend, l’opportunité de renforcer encore sa relation avec nos équipes, avec le public également, parce que tous les fans de F1 vont pouvoir apprécier son sens de l’humour, sa pétillance et son expertise. C’est d’abord et avant tout pour son expertise de pilote et sa connaissance des voitures qu’on la recrute et c’est ce que l’on vient d’abord chercher chez Doriane, un regard expert, nouveau sur l'univers de la F1. J’ai hâte de voir, quand on va l’emmener sur la grille, ce qu’elle sera capable de transmettre à nos abonnés, aussi bien d’un point de vue technique que d’un point de vue relationnel avec les gens du paddock. Parce que, aujourd’hui, tout le monde la connait et pas seulement en France…Suite à son titre mondial de F1 Academy, elle a fait le tour des télés mondiales, elle a fait des late-shows américains, elle a connu des expériences vraiment incroyables, elle a beaucoup pris d’expérience et de maturité ! Je suis très fier que ce soient les abonnés de Canal qui profitent de ses savoir-faires nouveaux, conjugués à son expertise.

 

Les synergies vont se renforcer entre tous les sports mécaniques, cela fait partie de l’ADN et des forces de Canal +...

 

Exactement ! Avant tout, nos équipes sont constituées de journalistes et, quand on est journaliste, on est capable de tout couvrir finalement, on doit l’être. Evidemment, c’est très important d’avoir des spécialistes et Laurent Dupin a fait 150 interviews dans le paddock de F1 par week-end depuis 13 ans donc Dieu sait qu’il est expert, pointu et reconnu…Mais le fait qu’il puisse faire quelques grands prix moto, c’est bon pour lui, c’est bon pour Canal, c’est bon pour la moto, c’est bon pour tout le monde, en fait. Idem pour Jules Deremble : il est maintenant très installé dans l’univers de la moto, très reconnu, les pilotes viennent à lui, tout l’univers de la Moto GP a appris à connaitre son côté à la fois facétieux, drôle et espiègle un peu, il a sa signature très forte, que l’on adore et c’est bien de voir comment ça peut finalement s’imbriquer dans l'univers parfois un peu plus feutré de la Formule 1. Donc c’est bon pour nous, c’est bon pour les abonnés, c’est bon pour développer nos talents aussi et c’est pour ça que cette expérience-là fait sens ! D’ailleurs, j’ai, dans nos équipes, pousser des journalistes rugby à commenter des matchs de foot, en Ligue des Champions…On a Maya Cazenave, une journaliste rugby, qui commente des matchs de foot, on a Antoine Arlot, journaliste sports mécas qui commente des matchs de foot…Vraiment, on a beaucoup de passerelles, comme cela, dans notre univers des sports et j’y tiens ! Cela maintient en éveil aussi et ça fait partager les bonnes pratiques entre les différentes composantes des rédactions.

 

Cette année, les programmes complémentaires aux lives sont encore renforcés…pour toujours apporter plus aux abonnés…

 

C’est ça ! Des jeux - on va démarrer la saison avec un grand quiz de la F1, ce qui sera une occasion ludique de réviser le règlement 2026 -, des émissions spéciales comme on a fait à Noël - c’était une super ambiance aussi pour le dernier “En pôle” de la saison, des documentaires - “Intérieur sport” sur Fabio Quartararo, c’est un an de travail concret mais ce sont quatre à cinq ans de discussions avec lui, de relation, d’approfondissement et de confiance mutuelle, des documentaires…La saison va démarrer très fort à ce niveau-là, avec une espèce d’anthologie Ferrari. C’est important…Je pense qu’il n’y a que pour Ferrari que l’on pouvait proposer ce programme-là, c’est-à-dire que l’on sort du cadre du sport, on va s’intéresser à la marque, au phénomène Ferrari, à l’histoire de Ferrari, en quatre épisodes. Cela arrive dans les semaines qui viennent. Et puis, tout au long de la saison, des documentaires évidents comme raconter le parcours incroyable de Jean Alesi et puis d’autres, un peu plus inattendus mais qui sont basés sur des histoires fortes, comme celui que l’on va consacrer à la famille Delecourt. Ce sont des fous du volant, des fous de pilotage : le papa, François, une légende, qui a été vice-champion du monde des rallyes et qui a gagné le Monte-Carlo, la maman, Priscille et, aujourd’hui, les fils qui pilotent, notamment Eliott, qui est un des plus grands espoirs du rally français, à 17 ans. Cette histoire-là va être folle aussi et on a cette capacité-là également à aller chercher des histoires peu connues du grand public pour les mettre en lumière. 

 

Pour terminer, que peut-on souhaiter à l’équipe des sports mécaniques de Canal+ pour cette saison 2026 ?

 

De bien accompagner les changements profonds en Formule 1, de faire vivre au plus près la passionnante saison de moto qui s’ouvre et puis de continuer à innover et à s’amuser ensemble, en parcourant le monde. Ce n’est pas s’amuser pour s’amuser, c’est s’amuser pour créer un collectif qui rejaillit à l’antenne, dans sa bonne humeur, sa complicité, son expertise, sa fraîcheur, sa capacité à emmener l’abonné et à faire que tous nos abonnés, quel que soit leur âge, se sentent invités dans l’équipe moto, dans l’équipe F1, sur les rallyes ou dans n’importe lequel des sports mécaniques sur Canal.

 

Merci, Thomas, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Canal+ / Moto GP : Interview croisée avec Jules Deremble et Laurent Rigal, à quelques jours de la reprise officielle !

Publié le par Julian STOCKY

©Mat Ninat Studio/CANAL+

 

 

©Mat Ninat Studio/CANAL+

 

 

 

Bonjour Jules, bonjour Laurent,

 

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous deux !

 

La saison 2026 de Moto GP commencera d’ici quelques jours. Certainement en êtes-vous très heureux ?

 

Jules : Je ne vous cache pas que l’on est extrêmement impatients ! Sur le papier, ça peut sembler assez figé mais, finalement, il y a encore tellement de choses à conter…D’abord, quelle adversité aura Marc Marquez ? Parce que c’est vrai qu’à l’aube de cette nouvelle saison, c’est le grand favori ! Mais bon, on est sûrs que, de la part de Bagnaia, il devrait y avoir une réaction, les Aprilla ont énormément progressé, Bezzecchi, il y a Martin qui revient à temps plein, si je puis dire, parce que l’an dernier, c’était compliqué, les Honda ont énormément progressé aussi, pourquoi pas avoir encore des belles surprises de Zarco, de temps à autre, sur des grands prix spécifiques. Puis, il y a l’inconnu Yamaha : certes, pour l’instant, sur le papier, ça semble en retrait mais bon, on n’est pas à l'abri aussi d’une progression. Et puis, Fabio, on le sait, est capable, sur des coups spécifiques, de réaliser des tours incroyables, on l’a vu l’an dernier, où il avait eu 5 pôles…Ca ne s’était pas converti en course mais il y avait quand même eu de très belles choses ! Donc je suis quand même très optimiste !

 

Laurent : Excité, impatient, c’est sûr ! Finalement, l’hiver passe assez vite parce que l’on continue nous, à la fin de la saison, et on recommence très vite avant que la saison ne commence. Je suis assez d’accord avec ce que vient de dire Jules, c’est vrai qu’on aurait envie que Fabio et Yamaha fonctionnent très bien…Pour l’instant, si on regarde un petit peu ce qui s’est passé sur les différents essais, ça parait quand même assez compliqué pour Yamaha, avec cette nouvelle architecture et une moto qui est probablement un peu en-dessous des autres constructeurs qui, eux, pas que Ducati mais tous les autres, ont quand même bien évolué. C’est l’impression que donnent ces essais de Sepang. Il manque de roulage aussi, en plus il n’a pas eu de chance, il s’est blessé donc tout cela ensemble promet peut-être une saison un peu difficile. Il y a de grandes chances, ce n’est pas encore officiel, qu’il quitte Yamaha, ça rajoute peut-être un peu à tout ça. Mais il fera le maximum avec le matériel qu’on va lui donner, c’est certain ! Je pense que l’on va revoir des pôles, cette moto va probablement évoluer au courant de la saison donc on y croit. On y croit aussi pour Johann, avec une Honda qui sera encore mieux ! Après, Aprilia peut être plus proche de Ducati que ce n’était le cas avant et je pense que KTM va aussi monter d’un cran. Ce ne sera peut-être pas tous les week-ends mais il va y avoir quelques surprises, notamment Pedro Acosta et Maverick Vinales.

 

Cette saison, comme à chaque fois, ce sera l’occasion de retrouver tout le panel de commentateurs et de consultants, qui font la force de Canal depuis toutes ces années…

 

Jules : C’est, d’abord, une diversité qui nous est propre et, surtout, qui donne beaucoup d’exigence au groupe. C’est-à-dire que tout le monde est interchangeable et ça, c’est hyper agréable …Je peux faire la moto, demain Pauline peut le faire, elle peut faire la F1, on peut aller s’immiscer dans le monde de la F1 puis revenir en moto, c’est une force du groupe Canal. Nous, ça nous permet de voir autre chose, d’aller un peu s’inspirer, de voir ce que font les copains de la F1, d’essayer d’apporter des choses sur la moto et inversément donc, oui, on est toujours très contents de se retrouver. On a des sports qui sont différents mais qui, maintenant, sont dirigés par un seul et même propriétaire : à un moment donné, il va y avoir des passerelles et des similitudes donc, oui, c’est toujours un moment agréable !

 

Laurent : C’est vrai qu’il y a de plus en plus de passerelles entre F1 et moto, en termes d’équipes, ce qui est vraiment super ! Mis à part cela, chaque personne, dans son rôle, je pense, est vraiment à sa place, que ce soient les présentateurs ou les commentateurs. Je pense que la force, aussi, de nos équipes est qu’il y a une vraie dynamique d’équipe et de copains également. On est vraiment des potes, on peut le dire et je pense que ça se ressent réellement à l’antenne, dans cette convivialité que l’on met parce que l’on s’entend tous vraiment très bien et que l’on s’entraide aussi. En télé, parfois, ça peut tirer la couverture à soi, ce qui n’est pas du tout le cas avec nous.

 

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour cette nouvelle saison ?

 

Laurent : Des audiences record, je pense que c’est ce que l’on peut nous souhaiter ! Et puis, que ça se passe bien, qu’on s’amuse bien tous ensemble et que tous les fans de moto qui regardent se régalent.

 

Jules : Ce que l’on peut nous souhaiter, ce sont des courses de folie, de l’adversité pour Marc Marquez, qu’il ne soit pas seul sur sa planète, des français qui nous font vibrer,...Je pense que l’on sera bien ! Et, pourquoi pas une petite victoire française ici ou là, cachée…Ou deux, ou trois, ou quatre, on verra mais surtout du spectacle ! Ce que l’on aime bien, c’est le spectacle…Le vainqueur, ce n’est pas que l’on s’en fiche un peu mais ce que l’on aime, c’est du spectacle ! Bien sûr que s’il y a des français devant, on préfère parce que l’on est quand même un peu chauvins mais ce que l’on veut, ce sont des courses relevées, des combats en piste et, puis, voilà, on sera contents ! Et de belles audiences effectivement, ça coule de source !

 

Merci à tous les deux pour vos réponses !

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Canal+ / Formule 1 : Julien Fébreau évoque son impatience de voir la saison démarrer en Australie début mars !

Publié le par Julian STOCKY

©Mat Ninat Studio/CANAL+

 

 

 

Bonjour Julien,

 

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !

 

A quelques heures du début de la saison 2026 de Formule 1, à titre personnel, on imagine sans doute toute l'impatience que ça doit être, encore plus cette année, de vous relancer dans ce grand barnum ?

 

Oui, oui, très excité, évidemment ! Il y a tellement d'interrogations à lever sur cette nouvelle réglementation, sur le travail qu'on pu faire les uns et les autres. On en est au moment des interrogations qui vont seulement, je dis bien seulement, commencer à être levées à Melbourne. On ne quittera pas Melbourne avec toutes les réponses, loin de là. L'image que l'on aura du résultat à Melbourne sera sûrement loin d'être celle de la fin de saison. Donc très excité, très hâte de vivre la première séance de qualifications, le premier départ puisqu'il semble que ça soit un gros sujet au moment où on se parle, donc on est complètement dans l'excitation.

 

On peut donc imaginer que l'hiver a été encore plus intense que tous les précédents, pour capitaliser tous les enjeux qui vous attendent ?

 

Oui, il a été intense et, à la fois, dans les interrogations et les échanges avec les différentes personnes qui, gentiment, m'aident à comprendre les choses au sein des équipes, elles-même étaient dans un manque de compréhension et de maîtrise totale du sujet, qui ne leur permettaient pas de m'informer autant que j'aurais aimé. Même eux étaient encore à la recherche de beaucoup d’informations et encore dans beaucoup de questionnements. Donc c'est un hiver un peu particulier, parce que l'on cherche beaucoup, on échange beaucoup et, à la fois, on voit bien que, pour l'instant, on a beaucoup de mal à rassembler tous les éléments du puzzle, donc c'est vraiment un intersaison assez étonnant.

 

On peut imaginer que, journalistiquement parlant, parmi les enjeux forts de ce début de saison, il y aura ce côté vulgarisation ?

 

Bien sûr ! Totalement ! C’est très important d'essayer d'expliquer aux abonnés de Canal+ les tenants et les aboutissants. Peut-être essayer, dans un premier temps, de se concentrer sur les points primordiaux et peut-être pas aller creuser dans des détails techniques que l'on peut déjà avoir, mais qui seraient plus susceptibles de perdre un peu et de noyer les gens d'informations. Donc il va falloir choisir, déjà les sujets principaux et les plus importants à mettre en exergue et, après, avec le temps, on aura 24 grands prix mais, au fil des premiers, aller un peu plus loin dans les aspects techniques et dans les aspects réglementaires. Même-moi, j'en suis à un point où il me reste beaucoup de choses encore à comprendre et à appréhender. Beaucoup de questions sont encore en suspens... Donc c'est un travail qui va demander du temps et je pense que c'est à force de vivre les situations de qualif et de course que l'on va être en mesure de bien mieux lire les situations et donc de bien les expliquer.

 

À l'image de ce qui s'est modestement passé à Bahreïn, il y a forcément un jeu du chat et de la souris qui est renforcé en ce début de saison, les écuries ne pouvant pas ou ne voulant pas dire tout ce qu'elles pouvaient dire par le passé...

 

Oui, on assiste à un jeu très politique dans les padocks jusqu'au premier grand prix, où personne ne veut vraiment dévoiler son jeu, ce qui est normal. Chacun essaie de jouer sa carte et de faire valoir ses propres intérêts avant ceux des autres, ce qui est normal aussi. Cela fait partie de la compétition, cela fait partie de la F1, c'est un jeu un peu amusant à observer pour nous. C'est moins du jeu et c'est beaucoup de lobbying et de discussions entre équipes ou avec les instances. Il se passe beaucoup d'évènements en coulisses et, là aussi, à un moment donné, la saison va être partie et il ne sera plus trop temps de ces jeux là. Mais, pour l'instant, ça empêche les écuries un, de montrer sur la piste ceux dont elles sont vraiment capables parce qu'elles ne veulent pas voir et qu'on voit leur véritable potentiel, donc elle le cache, clairement. Et, deux, dans ce qu'elles peuvent nous dire, à nous d'être vigilants parce que je pense que certains des propos qu'on nous tient ont vocation à ce qu'ils puissent servir les intérêts d'une équipe, si jamais on les reprend tels quels à l'antenne. On n'est pas dupes non plus donc il faut naviguer avec tout cela en ce moment et il est grand temps que l'on passe à la vérité de la piste.

 

Vous l'avez rappelé, 24 grands prix sont au programme cette année encore et, comme toujours, une batterie de consultants se succédera à vos côtés. On peut imaginer que, tant techniquement qu'humainement, cela doit être très enrichissant ?

 

Ah oui ! Je me sens extrêmement chanceux et privilégié de pouvoir partager la F1 de cette manière-là sur Canal et avec nos consultants, qui sont formidables et qui ont tous des qualités incroyables. Que ce soient Jacques Villeneuve, Romain Grosjean, Adrien Tambay, Loïc Duval, évidemment Frank Montagny qui sera dans les stands très souvent, et qui va nous montrer beaucoup de choses dans les stands, c'est vrai que l'on est très bien entourés : on a les experts, des gens passionnés de F1 et qui creusent eux aussi, déjà, avec tous leurs réseaux pour avoir un maximum d'infos et qui auront beaucoup de choses à partager avec nous. Donc oui, très hâte de les retrouver et surtout que nos abonnés les retrouvent à l'antenne.

 

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter, ainsi qu'à toute la team Canal, pour cette saison 2026 de Formule 1 ?

 

Ce que l'on peut se souhaiter, nous l'équipe Canal mais en partage avec les abonnés, c'est qu'on vive des situations belles, de belles courses, de beaux moments, de l'action... C'est certain, on va vivre quelque chose d'assez inédit, donc je n'ai qu'une seule hâte, c'est qu'on le partage. Mais ça, je suis assez confiant, on va partager de beaux moments. 

 

Merci, Julien, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Canal+ / Formule 1 et Moto GP : Pauline Sanzey évoque cette saison 2026, qui s'annonce passionnante dans les deux championnats !

Publié le par Julian STOCKY

©Mat Ninat Studio/CANAL+

 

 

 

Bonjour Pauline,

 

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !

 

Les saisons de Moto GP et de Formule 1 sont sur le point de repartir, sur les antennes de Canal+. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui ! C’est le moment où on est impatient, en fait ! C’est marrant, il y a deux moments clé, dans l’année : il y a la fin de saison, où, là, on se dit que la trêve hivernale va faire du bien et que l’on va pouvoir se reposer un peu mais, en fait, très vite quand même, l’envie de repartir dans les paddocks revient et, du coup, c’est le moment où on est très excité, à la fois de découvrir ce que la saison nous réserve, mais aussi de repartir et de retrouver tous les visages familiaux que l’on a l’habitude de voir.

 

Vous serez et sur des grands prix moto et sur des courses de F1, ce qui doit être, personnellement, très enrichissant ?

 

Oui, je suis très contente de réussir à faire les deux ! C’est chouette…Alors, ça demande un peu de gymnastique de temps en temps, notamment les week-ends où il y a, à la fois, de la moto et de la F1 : quand je travaille sur l’un ou sur l’autre, je suis obligée de rattraper mon retard mais grâce à l’app Canal, cela se fait très facilement 🙂, c’est hyper pratique. Mais je suis contente de faire les deux parce que ce sont deux environnements qui sont, à la fois, proches et différents. On ne voit pas les mêmes personnes et ce ne sont pas exactement les mêmes sports, chacun a sa particularité donc c’est chouette de pouvoir changer !

 

La nouvelle saison de Formule 1 s’annonce pleine de changements. Justement, à quoi pouvons-nous nous attendre ?

 

C’est une question très difficile parce qu’elle s’annonce pleine de rebondissements mais aussi pleine d’interrogations ! En ce début d’année, il y a plein de points d’interrogation et de questions auxquelles on a hâte, justement, de pouvoir répondre. Il faut s’attendre à peut-être voir des choses auxquelles on ne s’attend pas…C’est ce qui fait l’excitation et tout le suspens avant cette saison 2026. Je pense que l’on peut avoir des surprises et cela va être hyper intéressant ! Il faut s’attendre, déjà, à un grand bouleversement, c’est la première certitude…Un grand bouleversement que l’on va essayer, nous, d’expliquer le plus simplement possible à tous les abonnés…Ca va être notre challenge ! Voilà, il faut s’attendre à plein de surprises et de sensations !

 

Du coup, l’hiver a dû être très intense en termes de préparation ?

 

Oui ! Il a fallu, nous-même, intégrer toutes ces évolutions et tous ces changements. Cela se fait petit à petit, au fur et à mesure, et l’hiver est aussi le moment où on peut faire d’autres choses nous concernant, donc c’est chouette !

 

Vous l’avez dit, il vous faudra vulgariser ce qui va se passer, pour permettre aux abonnés de comprendre les différents enjeux…

 

Pédagogie ! C’est un peu le maître-mot…Ce qui est fou, c’est que, là, pendant cette première semaine de tests à Bahreïn, Julien a pu faire plein d’interviews et on a pu se rendre compte que la pédagogie, même au sein-même des teams, était un peu l’enjeu et qu’eux-mêmes ont plein de points d’interrogation, et plein de choses à comprendre. Donc c’est assez fou qu’Esteban Ocon nous dise “avoir essayé plein de trucs et avoir un setup qui est pas mal mais tout revoir dès la semaine prochaine, pour ces trois nouveaux jours de test’”. C’est fou ! Oui, c’est l’enjeu : la vulgarisation, la pédagogie, essayer de rendre des choses quand même assez compliquées les plus simples possible…

 

Sans doute y aura-t-il aussi un petit jeu du chat et de la souris avec les écuries, qui ne pourront pas et qui ne voudront pas tout vous montrer…

 

On l’a toujours, ce petit jeu du chat et de la souris mais c’est vrai que, l’année dernière, on l’avait un peu moins parce que les équipes avaient assez vite arrêté le développement et que, du coup, il y avait moins d’enjeux sur cette fin de saison…Donc elles se cachaient moins. En revanche, cette année, oui, ça va être le jeu mais on a bien dit à Franck Montagny, pendant cette conférence de presse, de ne pas franchir la ligne 🙂…Quand même, ça va être la mission de nos consultants d’essayer d’aller mettre leurs yeux là où nos abonnés ne peuvent pas, pour en retirer le maximum d’infos.

 

En Moto GP, même s’il y a moins de changements techniques, la saison s’annonce une nouvelle fois palpitante…

 

Il y a moins de changements réglementaires mais, en revanche, il risque d’y avoir plein de changements en termes de volants : ça va être un jeu de chaises musicales assez excitant et croustillant parce qu’il risque d’y avoir plein de pilotes qui vont changer de couleur et de team, avec un mercato qui s’annonce fou. Ça va être le vrai enjeu et ça va être un feuilleton à plein d’épisodes, à mon avis, pendant toute cette saison. On a 22 pilotes sur le grille mais 4 seulement connaissent le nom de leur équipe la saison prochaine, dont Johann Zarco. Peut-être que, d’ailleurs, ça pourra l’aider parce que, dans la tête, il sera peut-être un peu libéré de cette pression. On sait que, souvent, les pilotes nous disent “non, mais j’ai mon équipe qui gère cela, j’ai mon agent” mais on sait que, quand même, c’est quelque chose qui prend un peu de place dans l’esprit. Donc lui est libéré de ça. Cela va être intéressant ! Et, sportivement, ça va être hyper intéressant de voir si Marc Marquez surdomine encore cette saison, si Alex Marquez arrive à venir le titiller, si Francesco Bagnaia revient…Il y a beaucoup d’enjeux sportifs donc il n’y a pas de changement réglementaire mais ça va être une saison passionnante quand même !

 

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour cette saison 2026, sur le point de démarrer ?

 

D’avoir tous mes avions 🙂, que mes valises arrivent toujours à bon port et de vivre plein de belles émotions, qu’il y ait du suspens jusqu’au bout dans les deux championnats, et qu’on vive de grands moments, comme on en a vécus les saisons passées, avec la victoire de Johann Zarco au Mans ou avec ce titre en F1 qui s’est joué lors du dernier grand prix…Mais je suis plutôt confiante là-dessus : entre la F1 et le Moto GP, je pense qu’on sera servi !

 

Merci, Pauline, pour toutes vos réponses !

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Canal+ / Formule 1 : Franck Montagny nous partage sa vision sur la saison 2026 à venir !

Publié le par Julian STOCKY

©Mat Ninat Studio/CANAL+

 

 

 

Bonjour Franck,

 

Quelle joie de nous entretenir avec vous ! 

 

La saison 2026 de Formule 1 démarrera officiellement dans quelques jours. On imagine toute l’impatience que cela doit être actuellement pour vous ?

 

Oui, carrément ! Pour la simple et bonne raison que c’est une toute nouvelle année, avec une révolution au niveau de la technologie et de la mécanique. Clairement, c’est mon rôle, d’essayer d’expliquer, de détailler, de décortiquer, de rendre cela le plus compréhensible possible à nos téléspectateurs. Donc je suis très impatient d’aller me retrouver devant les voitures, à côté des voitures, de pouvoir les toucher, même si, cette année, je toucherai un petit peu moins parce que je me suis un peu fait tirer les oreilles l’année dernière. Cela va être très intéressant, passionnant, excitant, même si, au début, je sais qu’il y a plein de gens qui vont dire “Oui, mais ça, ce n’est pas la Formule 1 !”. La F1 évolue, le monde évolue et je pense que c’est important d’avoir des nouvelles règles pour essayer de matcher l’évolution du monde comme ça.

 

Il vous faudra être très vulgarisateur, du coup, pour les abonnés….

 

Complètement ! Mon but n’est pas qu’expliquer qu’il y a 4 kilowatts ou 4 méga joules qui rentrent dans le MGUT. En fait, je veux que ma maman comprenne, c’est aussi simple que cela ! Quand elle regarde la télé, je veux qu’elle se dise “Waouh”, “Quand les ailerons se ferment, ça veut dire qu’il est en train de recharger la batterie et qu’il va avoir plus de puissance”. On va essayer d’en parler un petit peu comme si on parlait d’un “Mario Kart”, parce qu’il y a plein de nouveaux boutons et qu’il va falloir les utiliser : le mode attaque, le mode défense, le mode aéro-active, …Tout cela ne veut rien dire si on n’explique pas un petit peu aux gens donc on va travailler là-dessus, on va trouver les bons mots et on va se faire confiance pour vous faire découvrir tout ce que c’est la nouvelle Formule 1 !

 

L’hiver a certainement été très intense, pour vous préparer au mieux ?

 

Exactement ! Après, on connaît la réglementation, on la lit mais elle est très technique donc il faut aussi la visualiser sur place. Moi, je me sers de l’image pour vous expliquer devant la télé donc si je ne peux rien montrer, ça ne sert à rien que je vous raconte des trucs….Si je parle, à ma maman, de batterie et de charge, elle n’y connait rien, à part dans la Zoé, où elle met la prise et puis voilà. Le but du jeu est quand même là ! Je sais qu’il y a de plus en plus d’experts de la Formule 1, qui connaissent le monde de la F1 de plus en plus et ces gens-là n’ont pas besoin de moi, ils savent, ils vont chercher l’information. Moi, je veux parler à la majorité des gens : on va aller voir les ailerons, on va évoquer le fait que c’est hydraulique, que ça tombe à certaines vitesses, on va aller voir les lignes sur le circuit pour voir à quel moment ça se fait et puis, on va regarder le volant pour se dire que, “là, quand ça descend, la batterie, derrière, commence à recharger, ce qui fait qu’ici, il va y avoir une lumière et qu’il va pouvoir activer ce bouton-là pour avoir plus de puissance”…On va essayer de rentrer dans ce côté-là, on va essayer de rendre quelque chose de très compliqué presque simple…Essayer !

 

Au début, il y aura certainement un côté “Jeu du chat et de la souris” avec les écuries ?

 

Oui ! C’est déjà très compliqué alors qu’on n’a pas commencé ! On a des problèmes avec les moteurs, on a des problèmes avec le châssis, on a des problèmes avec beaucoup de choses et, aujourd’hui, ça va être difficile d’aller chercher les bonnes informations. En plus d’essayer d’expliquer correctement et d’être pédagogue le plus possible, il va falloir aussi arriver à avoir des détecteurs de mensonges avec les écuries. Même si on est copains avec eux, on le sait, pour l’instant, on ne peut pas discuter avec eux…Ils nous le disent clairement, “Ne viens pas me poser de questions parce que je vais être obligé de te mentir”. Voilà, c’est un petit peu compliqué mais on sait rentrer par les portes 🙂.

 

Un mot sur les pilotes français…Isack rejoint l’écurie Red Bull. Finalement, n’est-ce pas le meilleur moment pour le faire ?

 

C’est parfait, c’est exactement le bon timing ! Il va rentrer dans une saison où il n’y a personne pour le juger, la voiture est toute nouvelle, elle sera bonne ou pas bonne, peu importe…En tout cas, ce que l’on sait, c’est que Max Verstappen est le meilleur pilote de la planète pour l’instant, il n’y a pas mieux, en termes d’énergie qu’il donne à l’équipe, de leadership, de pilotage…Franchement, il n’y a pas mieux donc Isack a une chance inouïe de pouvoir attendre et de pouvoir faire l’aspirateur sur un Max Verstappen au moins toute une année. C’est ultra bénéfique pour lui ! Il faut juste, mais je sais qu’il le fait dans cette optique-là, ne pas se prendre pour un champion, il n’a rien gagné encore, l’autre a gagné donc apprends, ne penses pas à le battre tout de suite et tout ira bien !

 

Quid de Pierre Gasly, avec le moteur Mercedes ?

 

Il a une grosse opportunité : une Alpine, avec un moteur Mercedes derrière, une suspension Mercedes, une boîte de vitesses Mercedes…C’est la moitié d’une Mercedes ! Donc, maintenant, les gars, il va falloir nous montrer ! On sait que Gasly va vite, c’est un des meilleurs pilotes, on sait que le moteur Mercedes est le meilleur moteur du plateau…Voilà, la solution est toute trouvée ! Si ça ne fait pas des podiums, je ne comprends pas !

 

Que peut espérer Esteban Ocon de son côté ?

 

Il a pris un coup de pression pendant l’hiver par rapport à son écurie, ils ont dit qu’ils espéraient mieux. Là, il va falloir qu’il pousse mais j’ai l’impression, d’après les premiers tests, que la voiture est quand même très bien née. Le moteur fonctionne bien, on le sait, Ferrari a fait sa meilleure entame de championnat, et je pense qu’il a une belle année devant lui, je l’espère en tous les cas, il le mérite !

 

Pourrons-nous vous retrouver, sur quelques grand prix, aux commentaires avec Julien ?

 

Je ne crois pas…Je parle trop vite et je suis trop excité, je crois !

 

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour cette nouvelle saison ?

 

De profiter, de m’éclater, de relever le challenge de pouvoir vulgariser et faire comprendre au plus grand nombre ces nouveautés et d’arriver à faire aimer cette nouvelle Formule 1 parce que, pour l’instant, j’ai l’impression que ce n’est pas gagné !

 

Merci, Franck, pour toutes vos réponses !

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Canal+ / Formule 1 : Laurent Dupin évoque la nouvelle saison, qui démarre en Australie début mars !

Publié le par Julian STOCKY

©Mat Ninat Studio/CANAL+

 

 

 

Bonjour Laurent,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

A quelques jours de la reprise officielle de la saison 2026 de Formule 1 sur les antennes de Canal+, on imagine sans doute toute l’excitation que cela doit être pour vous ?

 

Chaque saison est toujours excitante parce que, quand on est passionné, on a toujours envie que ça reprenne ! Je me souviens, quand j’étais adolescent, je comptais les jours avant les premiers essais et les premiers grands prix donc je suis toujours un petit peu comme cela ! Cette année, c’est renforcé par le fait qu’avec le nouveau règlement, il y a beaucoup de points d’interrogation et on n’est pas à l’abri d’une bonne ou d’une mauvaise surprise, si une écurie domine…D’être dans cette phase d’incertitude est assez cool et on a hâte d’être à la qualification à Melbourne : je veux voir le résultat, je veux voir ce que ça donne !

 

Les équipes Canal, dans ce contexte, se devront d’être dans la pédagogie, pour accompagner les téléspectateurs….

 

C’est un vrai défi, de réussir à comprendre, déjà nous, tous ces systèmes. On a l’impression que même les pilotes et les ingénieurs sont encore en phase de découverte donc il faut que nous comprenions pour avoir les bonnes explications dans l’instant. Après, il y aura forcément des moments, en début de saison, où ce ne sera pas évident : pourquoi, d’un seul coup, un pilote s’effondre, ou non ? Le DRS était très visuel, on voyait bien quand un pilote l’utilisait ou pas mais, là, aujourd’hui, on ne saura pas forcément s’il utilise son mode “Overtake” pour doubler. Donc il faudra réussir à tout comprendre pour bien lire la course et l’expliquer, tout en francisant les termes - on essaie toujours d’éviter les mots en anglais. Donc ça fait partie du défi mais c’est aussi notre boulot ! Et puis, c’est excitant de se demander comment s’y prendre pour comprendre et comment récupérer les informations auprès des pilotes et des ingénieurs.

 

Vous qui êtes habitué à être au plus près des pilotes, il vous faudra essayer d’aller capter la bonne information, dans le contexte actuel que vous rappeliez…

 

Entre la langue de bois, le bluff, le fait de mettre la pression sur l’adversaire ou de vouloir attirer le regard de la FIA sur un concurrent…Après, il y a aussi le langage corporel et je sais, par exemple, dans la zone des interviews, quand les pilotes arrivent après une qualification ou une course, qu’on peut comprendre quelque chose en les observant, quand ils échangent trois mots avec leur fisio, avant de venir au micro où, là, ils peuvent se transformer…Les quelques secondes précédentes peuvent nous permettre de comprendre certaines choses !

 

Le français Isack Hadjar rejoint le quadruple champion du monde Max Verstappen chez Red Bull. Ne serait-ce finalement pas le meilleur moment pour le faire ?

 

Ce qui est bien, avec une nouvelle génération de voitures, c’est qu’on repart presque de 0, même si l’expérience est toujours utile en F1. Donc le déficit d’expérience par rapport à Verstappen s’étiole un petit peu. En revanche, il n’y a rien qui garantit que la Red Bull soit performante…L’année dernière, c’était quasiment la meilleur voiture en fin de saison mais si, là, la Red Bull n’est que la quatrième ou cinquième force du plateau, cela voudrait dire qu’Isack pourra jouer, au mieux, entre huitième et douzième et il ne faudra pas percevoir cela comme une déception. Donc il faut quand même être prudent par rapport aux attentes autour de lui. Lui, je trouve, aborde cela avec humilité, en disant qu’il ne va pas battre Verstappen, que le but est déjà de l’observer et de s’en approcher. S’ils sont neuvième et dixième, ce sera quand même pas mal s’il est proche de Verstappen. Après, si Max gagne des courses et que c’est plus dur pour Isack, on pourra commencer à se poser des questions, comme on l’a fait avec ses prédécesseurs dans cette deuxième Red Bull.

 

En parallèle, “Inspecteur Dupin” est de retour, avec Jean Alesi notamment. Cet exercice doit être très différent mais aussi très complémentaire pour vous ?

 

Oui ! Je ne suis pas acteur donc je pense que, parfois, je suis un peu grotesque en essayant de faire le méchant flic…Mais, en fait, c’est aussi un temps long ! Souvent, sur les grands prix, on a deux à trois questions au pilote, ça va vite, c’est à chaud….Là, à la fin, l’épisode fait 45 minutes mais on a tourné une heure un quart donc, en fait, ça laisse vraiment le temps d’aller gratter des anecdotes ou de prendre, justement, son temps. La forme est un interrogatoire mais ce n’est pas tout le temps agressif, ça donne aussi le temps à Jean de revenir sur des moments clé de sa carrière, en longueur, ce que l’on ne peut pas faire dans nos émissions en direct. Ceux qui connaissent Jean vont, je pense, adorer parce qu’il est sincère et amusant, et ceux qui vont le découvrir vont aussi découvrir une certaine période de la F1, qui était très différente de la période actuelle. 

 

Que peut-on, ainsi, vous souhaiter pour cette nouvelle saison à venir ?

 

Il faut toujours séparer ce qui se passe en piste, parce que l’on n’est pas trop responsable mais, si on parle de la piste, ce serait bien qu’il y ait une équipe différente victorieuse à chaque grand prix et qu’il y ait du suspens sur l’ensemble de la saison. Après, à nous, c’est de bien intégrer nos quelques innovations de cette année, dans les reportages que l’on veut faire, et avec également l’arrivée de Doriane Pin dans l’équipe - on devrait aussi avoir parfois Théo Pourchaire et Victor Martins, donc on a fait rentrer des forces vives et des plus jeunes, qui ont 25 ans de moins que moi. Et de continuer à avoir ce niveau d’exigence et de qualité pour nos abonnés ! C’est un sacré défi !

 

Pour vous, il y aura aussi quelques week-ends moto…

 

Oui, pour aller aussi voir comment ça se passe, apporter des idées, en prendre ! Dans nos bureaux, à Canal, on est tous ensemble, les sports mécaniques : les gens de la moto et les gens de la F1 ! Donc se mélanger un peu plus aussi sur site ne peut que nourrir tout le monde et ne peut qu’être bénéfique !

 

Merci, Laurent, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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France 2 / L'art du crime : Aude Candela nous en dit plus sur Louise, personnage qu'elle interprète dans l'épisode inédit de ce lundi 23 février !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Aude,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de France 2 pourront vous retrouver, ce lundi 23 février, en prime time, dans un épisode inédit de “L’art du crime”, “Mourir avec Cézanne”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, oui ! Le tournage était lointain pour moi, c’était il y a presque un an…Vous savez, il se passe beaucoup de temps avant la diffusion mais j’ai le souvenir d’une très bonne ambiance sur le plateau. Surtout, j’étais très contente de retrouver la réalisatrice, Anne Pejan, parce que j’avais déjà tourné avec elle dans “Meurtres à l'île de Ré”, il y a très longtemps. A l’époque, elle était première assistante et on avait vraiment bien sympathisé. Du coup, quand j’ai su que c’était elle qui réalisait, j’étais encore plus contente d’avoir obtenu le rôle…

 

Ce projet a été l’occasion de côtoyer un chouette casting….

 

C’était très agréable ! Après, j’ai joué la morte donc il y a plein de moments où je ne pouvais pas vraiment être en interaction avec les acteurs principaux…

 

…et de tourner dans de magnifiques cadres…

 

J’ai tourné à Paris, dans un joli décor. Ils avaient trouvé un vrai atelier de peintre, qui était très joli, que les décorateurs avaient, en plus, évidemment amélioré pour le tournage. 

 

Il est vrai que le succès de cette série ne se dément pas…

 

Oui ! Mes parents sont fans de cette série donc ils étaient très très contents que je joue dedans. C’est vrai que c’est toujours agréable de jouer dans une série qui est suivie par beaucoup de gens et, encore plus, quand ce sont des proches qui la suivent !

 

…Autour de sujets artistiques et historiques, qui passionnent les téléspectateurs…

 

Je trouve que cette série est super pour cela, à savoir qu’elle permet toujours de découvrir un peintre et, du coup, ou de rafraîchir notre culture générale, ou de l’étayer. Ce programme, en cela, est vraiment original par rapport à d’autres séries policières.

 

 

 

 

Quel regard portez-vous sur Louise Perec, votre personnage ?

 

Ce que j’ai aimé de ce personnage, c’était, justement, son côté artiste, son côté très amical - ses élèves l’aiment bien -, son côté chaleureux et facile d’accès. Après, j’ai surtout eu des flashbacks à jouer, notamment le moment où je comprends certaines choses…C’était intéressant de jouer ce personnage qui, à priori, a plutôt confiance dans les gens qu’il côtoie, et qui doit, d’un coup, dissimuler quelque chose pour ne pas que la personne qu’il soupçonne ne se rende compte qu’il a des soupçons. 

 

D’ailleurs, au moment de vous glisser dans sa peau, aviez-vous eu certaines sources particulières d’inspiration ?

 

Non, je ne me suis pas inspirée de quelqu'un en particulier ! Je l’ai prise comme je l’ai sentie en lisant le scénario et avec aussi ce que m’a donné comme indications la réalisatrice. 

 

Peut-être aviez-vous (re)visionné certains épisodes pour mieux encore vous imprégner de l’atmosphère du programme ?

 

Oui, j’avais quand même regardé des épisodes, pour voir un peu le registre de jeu, le style et l’esthétique. C’est un guest donc il y a quand même moins de construction du personnage que les récurrents, qui ont plus le temps de jouer dans un certain registre. Le duo est un bon duo, il y a une touche humoristique dans leur interprétation et, pour le coup, il n’y avait pas de place pour cela pour mon personnage.

 

 

 

 

Sans doute êtes-vous impatiente de découvrir le rendu final ainsi que les retours du public ?

 

Oui, oui, j’espère que l’épisode aura autant de succès que les autres, ou plus ! J’ai hâte de voir…

 

Cette fois-ci, l’histoire tournera autour du célèbre peintre Cézanne, emmenant les téléspectateurs entre Paris et Aix-en-Provence…

 

Oui, en plein hiver, ça va faire du bien de voir ce soleil aixois !

 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

 

Dernièrement, j’ai tourné dans “Ca va bien se passer”, avec Mathieu Madénian, qui est un épisode pilote. On espère qu’il remportera suffisamment d’audiences pour que ça devienne ensuite une série…En 2025, j’ai pas mal tourné, notamment dans “Tom et Lola”, qui a déjà été diffusé. Mais aussi dans “Disparition inquiétante”, à venir et “Crimes à Cluny”, ainsi que dans “Alex Hugo”. 

 

Merci, Aude, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Dina Jeanne évoque la sortie de son EP !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Dina Jeanne,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Vous avez sorti, le 13 février dernier, votre EP en huit titres, “Itinéraire d’un amour”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, complètement ! C’est beaucoup de joie, c’était aussi, je l’avoue, énormément d’angoisse et de stress, on ne va pas se mentir, parce que c’est un EP et un projet que je prépare depuis quatre ans. Il s’est passé quatre années entre l’écriture de la première chanson et la sortie, une période pendant laquelle j’ai évolué, que ce soit artistiquement ou personnellement. Il est sorti un vendredi 13 et, pour moi qui suis superstitieuse, ça porte bonheur ! 

 

On peut sans doute imaginer, en voyant le titre, que le fil conducteur de cet EP est l’amour, décliné sous plusieurs formes ?

 

Exactement ! J’ai voulu l’appeler “Itinéraire d’un amour” et non “Itinéraire de l’amour” parce que ça raconte une histoire que j’ai vécue moi, qui, je l’espère, se voudra peut-être un peu universelle mais qui ne le sera peut-être pas non plus…Chaque chanson représente, en fait, une étape, de la rencontre, aux premiers émois, aux premiers désirs, à la passion puis, comme on l’imagine bien, aux premiers problèmes, à la rupture, au manque, pour arriver vers une conclusion dont je laisse un peu la surprise…J’ai voulu faire une dernière chanson qui parlait d’amour mais pas du même amour, qui vient peut-être après l’amour…Je n’en dis pas plus, il faudra écouter ! Cette chanson s’appelle “Existeras-tu ?”...

 

Musicalement, retrouve-t-on des registres communs ou plutôt variés ?

 

Cela reste un EP assez ancré chansons françaises parce que j’ai été biberonnée à la chanson française. J’adore cela, j’écoute beaucoup de titres français et j’avais envie d’aller chercher une âme un peu à l’ancienne…Je pense que je suis allée au bout de mon idée. J’ai travaillé avec un arrangeur qui s’appelle Damien Fleau, qui fait beaucoup de musiques à l’image, au cinéma et dans les documentaires, il a apporté sa touche cinématographique dans ma proposition de chansons françaises, avec un peu de tension…Je voulais que l’on ait l’impression de suivre la bande originale d’un film, celui de mon amour. 

 

Vous l’avez dit, ce fut un long chemin. Si l’on revient d’ailleurs à la genèse de ce projet, d’où vous en sont venues l’idée et l’envie ?

 

En fait, cela s’est un peu imposé à moi. Ma passion première est de chanter et d’écrire des chansons. Il y a quatre ans, je n’écrivais que des chansons d’amour, j’avais envie de faire un EP mais je m’étais dit que je ne pouvais pas en faire un avec uniquement des chansons d’amour, je craignais que ce soit redondant…Mais, petit à petit, plus je vivais cette histoire en même temps, plus je ressentais des émois, plus j’écrivais des chansons hyper positives sur l’amour…et, plus ça n’allait pas, plus j’écrivais des chansons tristes. J’ai fini par assumer un EP concept sur l’amour, qui me raconte, dans lequel je me mets à nu. C’est, pour un premier projet, ce qui me correspondait le mieux ! Je me suis écoutée, je suis allée au bout de mon idée…

 

Vous êtes accompagnée de chouettes artistes….

 

Je citais Damien, qui est l'arrangeur de quasiment toutes les chansons mais il y a aussi, pour une chanson, un très cher ami à moi, avec qui je collabore depuis très longtemps, L’oiseau noir, un artiste slameur. Il a répondu présent à mon invitation sur le titre “Ce soir”. Avant même d’enregistrer cette chanson, on l’avait beaucoup testée sur scène donc il m’a accompagnée dans toute cette démarche de sincérité, à dire ce que j’avais envie de dire. Aussi Benjamin Biolay, qui est sur le titre “Tu me plais” et qui, en plus, en a fait les arrangements. Pareil, il m’a beaucoup accompagnée et il apporte une légitimité à tout ce projet, par son talent, son génie et son nom. Tout est mixé et masterisé par un ingé-son, qui s’appelle Renaud. Il mixait et m’enregistrait déjà sur les précédents titres, c’est un peu aussi ma bonne étoile. On a également fait un clip, réalisé par Maxime Garreau, avec qui on a réalisé plein de visuels. Je travaille aussi avec l’agence Juillet, qui organise mes release party, ils sont un peu mes anges gardiens.

 

Je vous cite plein de noms car j’ai eu la chance, en étant pourtant artiste indépendante, d’arriver à créer autour de moi une équipe hyper bienveillante, qui m’a portée. J’écris mes chansons dans ma chambre mais, sans eux, tout cela n’existerait pas !

 

C’est donc une aventure artistique et musicale mais c’est aussi une aventure humaine…

 

C’est même avant tout une aventure humaine parce que ce sont des gens avec qui j’ai ri, j’ai pleuré, j’ai douté, qui m’ont, par moments, supportée…Je pense à Damien, qui m’a envoyé plusieurs versions, il a porté mes doutes et mes angoisses. Je pense aussi à ma meilleure amie, Safia, une poétesse, chroniqueuse et artiste, qui a eu un rôle de confidente et qui a vraiment porté mes doutes. Si, en tant qu'artiste, on n’est pas bien entouré, honnêtement, c’est trop dur de continuer. Je ne remercierais jamais assez tous ces gens !

 

Cet EP est sorti à la veille du 14 février, la date est parfaitement choisie…

 

Les sorties musique se font le vendredi, j’aurais même adoré que ce soit un vendredi 14 février 🙂 parce que, dans l’EP, il y a justement une chanson qui s’appelle “14 février”. La date n’est pas choisie au hasard et un clip est d’ailleurs sorti ce samedi-là. En tout cas, moi qui suis très romantique, j’avais envie que mon EP, qui parle d’amour, sorte le jour qui symbolise l’amour ! 

 

Quels premiers retours avez-vous déjà pu avoir de la part du public ?

 

J’ai eu de très beaux retours ! Je suis très touchée par les gens qui prennent le temps de m’écouter, alors que je suis indépendante. Cela avait déjà été le cas, l’année dernière, à la sortie de “Chanson sur ma grand-mère”, les retours m’avaient permis de continuer, ils m’avaient conforté dans l’idée d’aller à fond dans la chanson française, comme j’avais envie de le faire. 

 

J’espère que cet EP plaira aux gens et qu’ils auront leur chanson préférée !

 

 

 

 

Derrière, l’objectif sera certainement de poursuivre l’aventure avec cet EP…

 

Je veux faire grandir cet EP et j’espère qu’il me fera grandir aussi ! Peut-être m'emmènera-t-il vers une autre étape, notamment un album ? J’ai envie de continuer à raconter cette histoire mais aussi d’en raconter d’autres. Là, j’ai beaucoup parlé d’amour et, pour la suite, j’ai envie de parler d’autres choses et de me laisser la liberté de continuer à écrire des chansons. J’espère surtout rencontrer un public ! Je n’ai qu’une envie, c’est d’aller dans toutes les salles de France et d’essayer de convaincre, un par un, chaque siège, de la salle de vingt places à celle, je me le souhaite, de milliers. On verra bien, j’ai envie de me laisser surprendre par la vie !

 

Vous avez eu plusieurs casquettes sur ce projet, qui ont probablement été très complémentaires pour vous ?

 

C’est extrêmement lié et très enrichissant ! En même temps, il y a des artistes qui n’écrivent pas leurs chansons et ce n’est pas grave, chacun fait ce qu’il veut et ce qu’il a envie de faire…Parfois, c’est dans les mots des autres que l’on se reconnaît le plus. J’avais besoin de l’écrire seule, à part pour ces deux Feat, où les chansons ont vraiment été faites à deux cerveaux. 

 

Après, sans arrangeur, j’aurais écrit des chansons que j’aurais aimées, mais pas autant, parce qu’il fallait aussi une touche extérieure, quelqu’un qui ramène de lui. Là, j’ai été très entourée d’hommes et de visions masculines, ce qui était très bien et qui a très bien fonctionné, d’autant plus que c’était un EP sur l’amour donc j’ai adoré que, même dans les arrangements, ce soit une réponse masculine qui m’accompagne, formant un équilibre…Mais, dans mes projets futurs, j’ai envie de partager plus de choses avec des femmes, pour tester autre chose et trouver d’autres sensibilités.

 

Pour boucler la boucle, si l’on revenait quatre ans en arrière, auriez-vous imaginé cette sortie de ces huit titres, dont deux duos ?

 

Si, il y a quatre ans, on m’avait fait écouter mon EP, en me disant “Voilà, c’est ce que tu vas faire”, j’aurais été trop fière ! En tant qu'artiste, on n’est jamais complètement satisfait de son travail, on trouve toujours des choses à redire mais je suis fière de moi, notamment de la sincérité que j’ai eue. Cet EP est 100% sincère, même dans ses imperfections ! C’était ma sincérité du moment qui m’a fait écrire telle chanson de telle façon, qui m’a fait faire ces accords…Il y a des chansons qui, musicalement, se ressemblent un peu : peut-être qu’avec plus d’expérience, j’aurais changé et complexifié un peu mais ce n’est pas grave, ma sincérité du moment était celle-ci et je suis fière de cela !

 

En conclusion, que peut-on vous souhaiter suite à la sortie récente de cet EP ?

 

Du succès, de toucher les gens, d’arriver vers une autre étape, d’avoir beaucoup de scènes, …S’il peut faire du bien à certaines personnes, autant qu’il m’a fait du bien à moi - je pense en particulier à la dernière chanson, ce sera ma plus belle réussite, je crois !

 

Merci, Dina Jeanne, pour toutes vos réponses !

Publié dans Musique

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Faïza Younsi évoque ses différentes interventions à l'antenne, sur France 24 et LCI !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Faïza,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de France 24, mais aussi ceux de LCI, peuvent régulièrement vous retrouver à l’antenne. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui ! A chaque fois, c’est vraiment une grande excitation et beaucoup de bonheur ! J’y vais dans la joie : c’est vrai que je suis heureuse quand je prépare mes chroniques ou mes sujets. C’est une chance, d’abord parce que j’aime ce métier et aussi de pouvoir creuser des sujets que j’ai réussis à repérer. Le fait de retrouver les équipes que j’aime beaucoup, aussi bien à LCI qu’à France 24, est plaisant. Et puis, après, l’adrénaline du direct, de retrouver les autres chroniqueurs et les présentateurs de tranches est, en effet, à chaque fois, une grande joie !

 

D’intervenir sur ces deux médias-là vous permet, sans doute, une certaine complémentarité ?

 

Absolument ! Sur France 24, on est vraiment sur de l’actualité internationale, il ne faut jamais oublier que l’on s’adresse évidemment au public français mais aussi et principalement aux publics étrangers…Sur LCI, la diffusion est uniquement nationale. Quand il y a une chronique éco, les sujets peuvent aussi se croiser ou se ressembler. 

 

En dehors du studio, à France 24, on est plusieurs chroniqueurs dans un même grand bureau : le chroniqueur français, le chroniqueur arabophone, le chroniqueur anglophone, c’est drôle, ça parle toutes les langues et ça met une ambiance un peu spéciale, c’est rigolo !

 

La diversité des thèmes et sujets que vous évoquez doit être certainement très enrichissante ?

 

Tout à fait ! Je présente des journaux, je fais aussi des chroniques éco, ce sont mes deux casquettes et, lorsque je fais des chroniques éco, ce qui est particulièrement intéressant avec cette matière, c’est que l’on peut aussi bien capter le public en allant chercher des sujets qui relèvent de la macro-économie, mais qui vont avoir un impact direct pour les gens, ou alors en s’intéressant à des sujets de consommation, qui sont d’une richesse incroyable. A chaque fois, même sur un sujet qui n’est pas forcément hyper sexy sur le papier, je me demande comment je peux accrocher les téléspectateurs, comment ça peut leur parler, à quelles préoccupations du quotidien ça peut répondre…Quand on arrive à cela, c’est beaucoup mieux parce que ça parle tout de suite, même si le sujet peut paraître lointain. Donc, oui, il y a vraiment une richesse et une diversité dans les thèmes. J’adore cette matière !

 

J’aime beaucoup également présenter les journaux et, là, évidemment, c’est la surprise chaque matin. Dans tous les cas, même quand je ne suis pas en contrat, il faut suivre les sujets tous les jours donc je lis la presse au quotidien, je me renseigne et, dès fois, je prends des notes pour des sujets éventuels. Je dois tout le temps être à jour, d’autant plus que l’on peut m’appeler le matin pour travailler le soir-même…C’est très rare mais ça peut arriver, donc il faut toujours être prêt ! 

 

Probablement aussi qu’en approfondissant certains sujets, vous vous enrichissez vous-même également ?

 

C’est tout à fait ça ! On ne peut pas parler d’un sujet si on ne le comprend pas ou, alors, on ne sera pas bon…J’apprends tous les jours, en fait, parce que, effectivement, il y a des sujets sur lesquels je suis moins pointue donc que je vais devoir creuser. Même si je ne restitue pas un sujet en détail ou dans sa complexité, parce que ça n’a pas de sens sur des chroniques de trois à quatre minutes, je dois, moi, le savoir, ça doit être présent dans ma tête, je dois bien connaître le thème. Donc cela me force à apprendre tous les jours ! 

 

En économie, c’est marrant, il y a parfois des termes que tout le monde ne connaît pas, ce qui est normal mais il faut quand même trouver un moyen d’en parler sans dénaturer le sujet, tout en restant clair. Cela me tient à cœur de m’adresser à tout le monde !

 

Vous l’avez dit, le timing est concis, il faut donc, en peu de temps, être précis, tout en apportant de la valeur ajoutée…

 

On ne peut évidemment pas tout dire sur un sujet. C’est très personnel mais, à chaque fois, je me dis que si j’ai donné envie à certaines personnes d’aller plus loin et de se renseigner, c’est déjà gagné ! Je trouve génial de réussir à interpeller les téléspectateurs…C’est, pour moi, un objectif !

 

On peut imaginer que le temps de préparation est, lui, très long ?

 

Le temps de préparation est énorme. Déjà, comme je le disais, c’est un travail qui se fait au fil de l’eau, il faut suivre ces sujets tout le temps et, après, souvent, on parle des sujets la veille, avec les rédacteurs en chef. Je regarde ensuite sous quel angle je peux le traiter et, le jour J, par contre, si l’actualité le nécessite, on peut être amené à reporter le sujet. 

 

Une fois la diffusion passée, aimez-vous revisionner votre intervention ?

 

Je regarde toujours ! Comme cela, ça me permet de voir si c’était intéressant et bien raconté. C’est le conseil que je donne, à chaque fois, aux jeunes. Ce n’est pas toujours évident de se regarder mais il faut le faire, c’est comme cela que l’on progresse.

 

Recevez-vous des messages et retours de la part des téléspectateurs ?

 

Tout le temps ! Dès que je peux, je partage mes interventions sur Instagram et Facebook. Je reçois des messages de gens qui étaient intéressés par le sujet et qui réagissant, ou de gens simplement contents de me voir à l’antenne. Cela me fait hyper plaisir et me touche beaucoup ! En plus, il y a un noyau dur qui me suit depuis très longtemps donc c’est vraiment chouette !

 

D’ailleurs, si l’on revient à l’origine de votre parcours, d’où vous vient cette passion du journalisme ?

 

Je suis curieuse de tout. En grandissant, je me disais que je voulais être “dans la vie”, dehors, pouvoir parler, être présente là où il se passe quelque chose. Mes parents ont toujours énormément suivi les informations, on regardait ensemble, en famille, le journal télévisé et, d’ailleurs, ça donnait lieu à débat derrière, on en parlait beaucoup. J’ai grandi avec les infos à la télé ! 

 

Bizarrement, je n’ai pas commencé par faire cela mais par une école de commerce. Au bout de trois ans, j’ai préféré ne pas renoncer à mon rêve de devenir journaliste et je me suis formée au CFPJ. J’ai commencé en étant enquêtrice sur M6 puis sur TF1, avant de faire des reportages à France 3, en région. 

 

Justement, d’avoir été sur le terrain doit être très aidant, aujourd’hui, en plateau ?

 

Oui ! Je suis très très contente d’avoir commencé par faire du terrain et des reportages. C’est tout à fait complémentaire : quand je présente des journaux, je suis en bout de course, à la fin mais j’ai parfaitement conscience du travail qui a été fait par les équipes sur le terrain, je mesure à quel point ça peut être difficile parfois parce que je l’ai fait. C’est donc très complémentaire et c’est ce qui fait la force d’une rédaction. 

 

Que peut-on, ainsi, vous souhaiter pour la suite de votre déjà beau parcours ?

 

J’aimerais continuer cela pendant très longtemps, jusqu’à la retraite ! J’adore mon métier, j’adore faire ces chroniques parce que l’économie est vraiment un domaine que j’aime beaucoup. Cela me plait aussi énormément de présenter des journaux. Je suis très heureuse comme cela ! Après, dans l’idéal, j’aimerais bien intégrer une rédaction sur le long terme mais ça viendra quand ça viendra…

 

Merci, Faïza, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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