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France 3 / Affaire Festina, coup de théâtre chez les Chirac : Dominique Lenglart nous raconte les coulisses de ce documentaire !

Publié le par Julian STOCKY

@ INA

 

 

Bonjour Dominique,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Ce lundi 2 juin sera diffusé, à 23h sur France 3, le documentaire « Affaire Festina, coup de théâtre chez les Chirac », que vous avez écrit, réalisé et pour lequel vous êtes à la narration. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui ! Un documentaire comme celui-ci, de 52 minutes, sur un sujet comme celui du dopage, a été pratiquement un an de travail. Cela n’a pas été simple…Quand on parle du dopage, cela reste quand même très difficile de creuser, les institutions, comme celle du tour de France, n’ayant pas forcément envie que l’on s’intéresse à tout cela. Donc, oui, je suis très content que ça soit diffusé maintenant !

Je suis surtout très content, il faut le dire, parce que c’est quand même très courageux et que ça prouve l’indépendance des services documentaires de France Télévisions, qui nous laisse faire un documentaire sur le dopage dans le tour de France alors que les chaines sont aussi diffuseurs de l’épreuve …Cela montre la liberté éditoriale que l’on peut avoir sur France Télés…C’est quand même, je pense, quelque chose d’intéressant à signaler !

D’ailleurs, comment vous est venue l’envie d’évoquer ce sujet ?

Je suis amateur du tour de France depuis que je suis tout petit, j’ai toujours suivi le tour, j’allais voir des étapes et, après, j’ai pu accompagner des pilotes d’hélico qui filmaient le tour donc j’ai pu assister à plusieurs épreuves dans le car régie. C’est un évènement magnifique, mondialement connu, qui fait partie du patrimoine et auquel je me suis donc toujours intéressé…J’ai rencontré un producteur, Laurent Dy, de la société de production, « 10.7 Productions », qui avait cette idée-là et qui m’a sympathiquement proposé de le réaliser, de faire l’enquête et de faire grandir le bébé.

 

@ 10.7 Productions

 

On a donc travaillé ensemble tous les deux, sur la base de son idée, qu’il a proposée à cette belle case documentaire de France Télés, « La ligne bleue ». Dont la particularité est de partir d’un phénomène régional, révélé localement, qui est ensuite devenu une affaire nationale voire internationale. On peut aussi penser à Vaison-la-Romaine, avec les inondations et toutes les problématiques autour des constructions… C’est le cas, ici aussi, avec l’affaire Festina, qui éclate vraiment aux yeux du grand public en Corrèze : ça se développe, l’équipe est exclue, le dopage est révélé, des lois sont votées et l’agence mondiale anti-dopage voit le jour après toutes ces péripéties.

Si on se replonge dans le contexte de juillet 1998, la France vient juste de remporter la coupe du monde de football mais c’est un autre évènement qui va venir ébranler l’image du sport français…

Tout à fait ! Ce qui est étonnant, c’est qu’il y a tous les éléments pour en faire une histoire romanesque. Au début de l’affaire, Willy Voet se fait arrêter en Belgique le 8 juillet, alors que le tour n’est pas encore parti : ce soigneur se fait arrêter à la frontière avec plein de produits dopants, notamment de l’EPO mais les journalistes ne s’y intéressent pas parce qu’ils sont tous focus sur la coupe du monde que la France va peut-être gagner.

C’est seulement après que les journalistes sportifs prennent conscience de ce qui se passe sur le tour… Jacques Chirac était président, le tour revient en Corrèze pour deux étapes et un contre-la-montre. Là, Bruno Roussel reconnait, depuis Lille où il venait d’être arrêté, au moment où le tour de France arrive chez les Chirac, qu’il y a du dopage organisé au sein de son équipe Festina. L’affaire s’emballe alors dans la presse du monde entier, avec l’exclusion de Richard Virenque et de ses co-équipiers.

 

@ 10.7 Productions

 

C’est, vous l’aviez dit, un scandale mondial qui se dessine……et qui se joue, notamment, dans l’arrière salle d’un café d’un village…

Exactement ! La veille au soir, le tour de France est arrivé à Brive la Gaillarde et, lorsque, depuis le palais de justice de Lille, Bruno Roussel reconnait le dopage, c’est une immense pagaille ! Jean-Marie Leblanc essaie de calmer le jeu mais il ne sait pas ce qu’il doit faire…Il y a un diner organisé chez les Chirac, au château de Bity, mais auquel il ne peut pas se rendre, pour gérer la situation. Toujours le soir-même, il décide d’exclure Festina. Mais le lendemain matin, c’est le contre la montre à Meyrignac l’Eglise, et Richard Virenque, le chef de meute, refuse l’exclusion et veut partir. C’est là où, non loin de ce contre la montre, Jean-Marie Leblanc organise, à la débottée, une réunion avec l’équipe Festina dans un petit café, chez Gillou, à Gare-de-Corrèze, pour les convaincre de quitter le tour.

 

@ INA

 

On a retrouvé la tenancière du café, qui a vécu cet épisode, elle raconte comment les coureurs sont venus dans le café, elle explique qu’elle leur a donné la petite salle arrière dans laquelle Jean-Marie Leblanc est venu leur parler pour finalement réussir à convaincre Richard Virenque de quitter le tour avec son équipe…

C’est devenu un imbroglio politique ! Jacques Chirac est président de la République, c’est la cohabitation avec Lionel Jospin, et, surtout, Marie-Georges Buffet, ministre de la jeunesse et des sports, tient depuis longtemps son projet de faire une loi contre le dopage…Virenque et les autres ont toujours dit et laissé croire que c’était politique, que ce n’était pas un hasard si ça avait éclaté en Corrèze mais ce n’est pas vrai ! Tous les éléments que j’ai pu avoir, notamment de Marie-George Buffet ou du commissaire Muller qui a mené l'enquête, montrent que c’est la chronologie de l’affaire judiciaire qui fait que ça arrive en Corrèze ! C’est le temps judiciaire qui fait que ça tombe par hasard en Corrèze…

 

@ 10.7 Productions

 

À noter également les témoignages des acteurs directs, Willy Voet, le soigneur de l’équipe, par qui le scandale est arrivé, ou Bruno Roussel qui était le directeur de l’équipe Festina….27 ans plus tard, vous a-t-il été facile de les convaincre ?

Non, cela n’a pas été facile du tout ! Beaucoup de gens qui étaient alors dans le peloton ont refusé…Il faut savoir que ASO, qui organise le tour de France, n’était pas du tout content que l’on fasse ce documentaire…J’ai voulu interviewer des photographes ou d’anciens coureurs qui travaillent encore aujourd’hui sur le tour et ils ont refusé, ne voulant pas s’afficher. Sinon, ils risquaient de se faire black-lister…Donc ça n’a pas été simple !

 

@ 10.7 Productions

 

Je ne trouve pas normal qu’il ait été impossible de faire des interviews de membres de l’agence française de lutte contre le dopage, une organisation née après cette affaire-là ! Je me demande pourquoi…On fait un documentaire sur une chaine nationale qui s’intéresse au dopage, qui est, aujourd’hui encore, un problème dans tous les sports et je n’ai pas réussi – ce n’est pas faute d’avoir essayé – à avoir une interview d’un représentant ou même d’un chargé de communication de cette agence ! En faisant, pour une chaine nationale, un documentaire de référence sur cette question, je ne comprends pas …

Certainement êtes-vous impatient de découvrir les retours des téléspectateurs ?

C’est toujours une excitation car c’est un peu comme notre bébé. Déjà, on a de bons retours de presse et de bonnes critiques. J’aimerais beaucoup aussi avoir les retours du milieu du cyclisme !

Pour terminer, en complément, quels sont vos autres projets et actualités en cours ou à venir ?

Je travaille souvent sur l’émission quotidienne d’Arte, « Invitation au voyage », pour laquelle j’ai des projets en Bolivie. En parallèle, je prépare aussi, pour fin juin, un tournage à Chamonix d’un peintre des montagnes.

Merci, Dominique, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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TF1 / Koh Lanta : Maxime débriefe son retour dans l'aventure puis son nouveau départ, sur une épreuve éliminatoire !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : A.ISSOCK/ALP/TF1

 

Bonjour Maxime,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !

Après avoir été éliminé aux ambassadeurs de cette saison de « Koh Lanta – La revanche des 4 terres », un abandon médical vous avait permis de revenir dans l’aventure. Comment aviez-vous réagi en apprenant cette nouvelle ?

Cela a été une nouvelle incroyable, c’était difficile d’en croire ses oreilles ! Après l’élimination aux ambassadeurs, je m’étais fait une raison : un jour, deux jours, trois jours passant, on commence à voir la lumière disparaitre au bout du tunnel. Mais, finalement, il en était l’inverse, il en était autre !

Quelques instants plus tard, comment se sont finalement déroulées les premières heures de retrouvailles avec la tribu réunifiée ?

J’arrive, je les vois, je sens qu’il y a deux grosses alliances sur le camp et donc deux grosses équipes qui s’affrontent sur le camp. C’est plutôt cordial, on m’accueille plutôt bien…Bon, il y a des sourires peut-être de façade. Je mets quand même des pincettes, je me méfie : est-ce que les gens sont vrais ? est-ce que les gens ne sont pas vrais ? Je ne sais pas trop…Donc j’y vais vraiment avec des pincettes, j’essaie de faire bonne figure, grand sourire, content d’être revenu, même si je sais que, au fond, les ambassadeurs ont été impitoyables…Donc méfiance sur le retour !

Depuis, les épisodes diffusés ont été riches en rebondissements. On peut penser notamment à vos deux victoires lors des destins liés. Au-delà de pouvoir profiter d’un repas gargantuesque, ces deux succès ont certainement dû vous faire chaud au cœur ?

Forcément ! Gagner dans cette aventure fait chaud au cœur ! On ne peut pas être insensible au fait de gagner. Franchement, gagner une victoire à « Koh Lanta » est magique, c’est jouissif. Ça n’est pas donné à donner à tout le monde de gagner, d’affilé, un confort et un totem…Comme je l’avais dit, c’est un grand chelem, c’est le grand chelem des destins liés ! C’est parfait, ça donne de la confiance pour la suite, forcément, on prend de la confiance !

Le conseil qui s’en est suivi a été, à l’image, plein de suspense…Comme vous l’avez dit, vous étiez, à ce moment-là, un peu le chef d’orchestre, vous aviez en votre possession le vote décisif, qui a fait pencher la bascule vers les deux ex-bleus…

Oui, par mon choix ! En fait, ce qui était bien, c’est que je pouvais choisir qui votait contre qui : je disais à telle alliance de voter untel et je disais à l’autre alliance de voter untel. C’est incroyable d’avoir ce pouvoir-là à « Koh Lanta » ! En fait, je disais à tout le monde ce qu’il fallait qu’ils fassent, c’était fou ! En finalité, j’ai décidé de faire sortir les deux bleus…

Pour en revenir à l’épisode de cette semaine, l’annonce par Denis, juste avant le jeu de confort, de l’impact qu’il aurait par la suite a certainement dû mettre un coup de pression à tout le monde…

Oui, ça met un coup de pression ! Quand on est à « Koh Lanta », on sait que, à un moment donné, l’épreuve éliminatoire va arriver…C’est souvent le cas mais on ne sait jamais comment ça peut arriver ni quand elle va arriver. Là, ça nous prend un peu au dépourvu…Elle arrive mais suite au résultat d’une épreuve de confort, c’est encore du jamais vu dans « Koh Lanta » !

Vous rejoignez finalement l’ile de l’exil avec Claire et Jérôme. Les images ont montré des heures d’attente passées chacun de son côté…

Non, l’ile aux mille trésors, je l’ai renommée comme cela !

J’ai décidé, dans un premier temps, de me mettre de côté…Ensuite, j’ai proposé de rester manger avec les deux autres acolytes…Bon, ils ont refusé, je suis retourné dans mon coin. Cela m’a permis d’essayer de me concentrer mais je pense que j’avais quand même un peu l’esprit embrouillé, je n’ai pas réussi à faire le vide total…D’où ma défaite inévitable à l’épreuve éliminatoire individuelle !

Au moment où vous comprenez que votre aventure s’arrête là, on sent beaucoup d’émotion, sur votre visage et dans vos mots…

Oui ! Beaucoup d’émotion parce qu’il y a plein de choses qui me traversent la tête à ce moment-là…Premièrement, on se dit que c’est bel et bien fini, ça fait mal ! Ensuite, je repense à des évènements du passé, d’anciennes saisons, notamment « Les 4 terres », où le mythique candidat Bertrand-Kamal était sorti dans les mêmes circonstances que moi, sur une épreuve éliminatoire. Encore là, une pensée pour lui et, en même temps, je pense aussi à ma mère, je me demande si elle sera contente de mon chemin parcouru, sachant que je m’arrête en cours de route. Je lui avais promis que j’allais tout donner, que j’allais aller jusqu’au bout et ça ne s’est pas passé comme je l’espérais. Mais bon, j’ai eu cette chance de revenir…J’ai regardé l’épisode avec elle et mes parents sont quand même contents de voir cette aventure !

Le fait d’avoir accompli tout ce que vous avez pu accomplir depuis votre retour et de partir sur un jeu où vous étiez présent donne-t-il finalement un autre relief à votre aventure ?

Mon départ aux ambassadeurs était, c’est sûr, en demi-teinte. En fait, je suis parti sur quelque chose que je sentais inachevé, comme si on me coupait l’herbe sous le pied violemment. Là, ce n’est plus tellement la même, je ne peux m’en prendre qu’à une seule personne et pas à d’autres personnes, je ne peux m’en prendre qu’à moi-même. J’avais les cartes entre mes mains et je n’ai pas réussi à sortir le meilleur jeu. Cela n’a pas fonctionné donc on range le paquet de cartes !

Merci, Maxime, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Mégane Chalard nous en dit plus sur la nouvelle pièce qu'elle jouera au festival d'Avignon !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Mégane,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !

En juillet prochain, vous serez, à nouveau, au festival d’Avignon mais dans un tout nouveau spectacle, « Momo, petit prince des bleuets », au théâtre des Brunes. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oh oui, c’est toujours un plaisir d’aller à Avignon ! Il y a toujours cette belle ambiance et ce public de passionnés de théâtre. Se retrouver tous ensemble, sous le soleil et, certes, sous la chaleur, est un plaisir ! Encore plus avec une nouvelle pièce…

Justement, sans tout en dévoiler, comment présenter cette pièce ?

« Momo, petit prince des bleuets » est une adaptation du roman jeunesse de Yaël Hassan, faite par Gabriel Laborde, qui n’en est pas à sa première expérience (auteur/adaptateur de la pièce « Les Prisonniers du Château d’If »). C’est l’histoire d’un jeune garçon de cité, Momo, qui est passionné de livres et qui rencontre un vieil instituteur à la retraite pendant l’été. De là,nait une amitié forte qui touche les thèmes de la transmission intergénérationnelle, de la lecture, du savoir, de comment s’évader par la connaissance. Donc c’est une belle histoire d’amitié entre ce jeune garçon et ce vieil homme à la retraite !

 

 

Dans quel registre s’inscrit, ainsi, ce spectacle ?

Je dirais que c’est un spectacle familial qui touche tous les âges et que nous conseillerons à partir de 8 ans. Il dure plus d’une heure et aborde d’autres thématiques plus difficiles, notamment celles de la maladie et du deuil. Ce n’est ni du drame pur ni de la comédie pure, c’est un mixte, c’est la vie !

Quels personnages y interprétez-vous ?

J’ai la chance d’en faire 3 différents ! Le principal est celui de Souad, une bibliothécaire qui a décidé de monter le projet d’un bibliobus pour aller dans les cités et être au plus proche des gens, afin d’amener les livres à eux et de les inciter à lire. Elle suit Momo depuis ses débuts dans la lecture, elle n’hésite pas à lui fournir les livres dont il a besoin pour continuer à évoluer. Et elle le suit aussi dans des moments un peu plus difficiles…

 

 

Les deux autres personnages sont, on va dire, un peu plus hauts en couleurs. Je fais la maman de Momo, je prends alors quelques années, on me vieillit un peu. C’est une maman issue de l’immigration, qui a 6 enfants et qui tient la baraque. Le dernier personnage travaille à la maison de retraite mais je n’en dis pas plus, si ce n’est qu’il est un peu moins sympathique…

 

 

Artistiquement parlant, cela vous permet sans doute une palette de jeu large et variée ?

Ah oui, c’est génial ! Eventuellement, ce serait Souad qui est la plus proche de moi mais qui est, étonnement, plus difficile à interpréter. Avec les autres, je pousse davantage les curseurs… Donc c’est chouette de pouvoir s’amuser avec ces différents personnages. Le plus compliqué étant, quand même, les changements de costumes car j’ai très peu de temps…

Lors de vos précédents spectacles, vous interprétiez un même personnage mais à des âges différents. Le fait, ici, de jouer 3 personnes différentes a-t-il un impact pour vous ?

C’est une bonne question ! Ce n’est pas tout à fait le même travail…On reste sur le travail d’un personnage, on imagine justement comment telle personne en est arrivée là, que ce soit parce qu’elle doit tenir la barre, parce qu’elle monte ses projets ou parce qu’elle s’occupe de personnes âgées. Chacun a son « background » qu’il a fallu imaginer et inventer, puis interpréter. Donc je pense que le travail est similaire mais, là, ils ont chacun leur personnalité alors que, dans « Les Parents viennent de Mars, les enfants du McDo », c’était le même personnage mais à des âges différents, il fallait garder une couleur similaire ou des petits détails/tiques qui reviennent.

 

 

On peut penser que ces changements de costumes vous aident à switcher et à vous projeter dans un autre personnage ?

Totalement ! Rien qu’entre Souad et la maman de Momo… Je vais dévoiler un petit secret : j’ai un faux corps pour la mère. Je mets une sorte de justaucorps, où on m’a rajouté des formes donc je suis beaucoup plus plantureuse. J’ai plus de fesse, plus de ventre, plus de poitrine, j’ai le poids de l’âge et des responsabilités qui m’entoure. Cela me permet d’être tout de suite, littéralement, dans la peau du personnage. Là où Souad est plus dynamique et plus de ma morphologie.

Vous l’avez dit, cette pièce est l’adaptation d’un roman. Vous y étiez-vous d’ailleurs plongée ? Ou, à l’inverse, aviez-vous préféré garder une certaine distance ?

J’avais lu le livre avant, mais mon personnage a été vraiment adapté pour le spectacle, contrairement à Momo et à M. Edouard, l’instituteur retraité. Souad est présente dans le livre mais y est moins développée donc il y a eu un vrai travail d’adaptation et d’écriture de la part de Gabriel Laborde. La résidence de création du spectacle au Théâtre du Grenier à Bougival en mars dernier a beaucoup aidé aussi.

 

 

D’ailleurs, à l’issue de cette résidence, 4 premières représentations avaient pu avoir lieu, dont 3 pour des scolaires. Quels principaux retours du public aviez-vous alors pu avoir ?

Pour la toute première date, qui était tous publics, on avait énormément de gens très touchés par l’histoire, qui ont trouvé cela très beau. Ils ont trouvé la pièce poétique, digne d’un conte moderne. Pour les scolaires, on avait des élèves de CE2 jusqu’en 4ème, les retours étaient très touchant, certains ayant avoué, devant leurs camarades, qu’ils avaient été émus. C’est assez rare car, à cet âge-là, il y a souvent une certaine pudeur. D’autres se questionnaient sur l’adaptation du roman à la scène, des élèves nous ont même demandé, à la fin, pourquoi certains personnages ne venaient pas saluer… On était contents, c’était flatteur de voir qu’ils ne nous avaient pas reconnus grâce aux changements de costumes et de jeu.

Surtout, beaucoup de personnes ont été très touchées par Momo, interprété par Adam Abdo, qui est le seul, d’ailleurs, à garder le même rôle tout du long. Il nous emporte avec lui dans l’histoire, au début, à travers un enfant un peu innocent et naïf puis qui s’enrichit culturellement et cognitivement en s’ouvrant sur le monde. Cela lui permettra de faire face, plus facilement, à ce qui arrive à M. Edouard au cours de l’histoire.

A quelques semaines du début du festival, dans quel état d’esprit êtes-vous ? Quelles sensations prédominent actuellement ?

J’ai très hâte, j’appréhende un petit peu aussi, ce qui est naturel. Mais j’ai plus hâte que je n’appréhende parce qu’on a déjà calé les dernières répétitions quelques jours avant le départ pour Avignon. Elles nous permettront d’effectuer quelques modifications pour peaufiner, suite aux retours eus lors des premières représentations et à nos nouvelles envies, idées. Donc on a encore un peu de travail mais, oui, il y a plutôt de l’impatience. On a hâte de faire découvrir cette jolie histoire à tout le monde !

 

 

Au-delà du festival, une autre date est déjà prévue, le 1er avril 2026…

Oui, et ce n’est pas un poisson J ! On jouera au théâtre Montansier, à Versailles, qui soutient le spectacle depuis sa création avec notre production « En Scène ! Productions ». C’est une vraie chance d’être dans ce magnifique lieu que je vous recommande !

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour cette nouvelle édition du festival d’Avignon et la mise en lumière de cette belle création artistique ?

On ne peut que nous souhaiter qu’elle soit partagée à outrance à tout le monde ! Puis qu’elle trouve son public à travers toute la France, que ça incite les jeunes et les moins jeunes à lire, à continuer de se cultiver, qu’ils ne laissent pas cela tomber pour les écrans.

Pour toute l’équipe, pourquoi pas une programmation parisienne, ce serait sympa ! Et, pour tous les spectacles d’Avignon, une belle édition 2025 !

Merci, Mégane, pour toutes vos réponses !

 

 

 

Publié dans Théâtre

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Patrick Paroux évoque sa belle actualité, sur scène au festival d'Avignon et à l'image sur TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

@ Olivier Martino / TF1

 

 

Bonjour Patrick,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !

Vous serez sur scène au festival d’Avignon, chaque matin à 10h, à l’Essaion, dans « Puisqu’il le faut », aux côtés d’Eddie Chignara et de Pierre Diot. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Le plaisir est surtout de partager ce moment avec mes partenaires et avec l’auteur, et de jouer ensemble cette pièce. Avignon est un plus ! Cela fait longtemps que j’y suis allé en tant que spectateur, encore récemment l’année dernière mais cela fait très longtemps que je n’y ai pas joué donc je suis content d’y aller ! Mais ce n’est pas tant Avignon qui me plait dans cette histoire que l’idée de nous retrouver tous les trois sur le plateau, sur une mise en scène de l’auteur et producteur qu’est César Duminil.

Les thèmes abordés dans la pièce sont très variés mais aussi très contemporains…

C’est une comédie, clairement, mais c’est une comédie subtile. J’ai été d’abord séduit par les dialogues, quand j’ai reçu cette pièce, qui m’a été envoyée par Eddie, dans un premier temps, à qui l’auteur s’était adressé. Cela m’a plu de suite et j’ai pu appeler l’auteur, que je ne connaissais pas, pour lui dire que je voulais bien être associé au projet. Pierre Diot nous a rejoint par la suite et cette histoire a commencé, ainsi, il y a un an et demi maintenant…

 

 

Un mot, si vous le voulez bien, sur l’histoire et sur votre personnage ?

Ce sont trois personnages qui cohabitent. Claude est un hypocondriaque, il pense être cerné par le cancer, cela le travaille à chaque minute de sa vie…ce qui ennuie profondément ses deux colocataires, qui n’en peuvent plus. C’est un personnage aussi épris de liberté. A tel point que, si jamais on lui confie quelque chose, il se demande ce qu’il va pouvoir en faire, si ce n’est pas quelque chose qui va le contraindre à rester présent.

Mais il est aussi profondément gêné par les névroses des deux autres. L’un a un peu le syndrome de Diogène, il n’arrête pas de ramener plein de choses à la maison, qui peuvent potentiellement être infectées, ce qui est toujours très dur à supporter. L’autre vient récemment de devenir chômeur, il est fortement embêté par sa situation. Il n’y a donc pas grand-chose de positif, à priori, dans leurs situations mais, je le disais, cela reste une comédie !

Certainement que ce personnage vous permet une palette artistique de jeu très plaisante à défendre ?

Absolument ! Quand je disais que j’ai été très séduit par les dialogues, c’est agréable d’avoir des choses bien écrites. Les dialogues à trois ne sont jamais évidents à écrire et, finalement, je trouve que c’est une des qualités de cette pièce aussi. Nous ne sommes jamais deux en scène, nous sommes toujours trois et tous n’arrêtent pas de se parler ni d’intervenir. C’est un vrai plaisir !

Les personnages sont bien construits et la pièce parle de choses actuelles, dans un contexte qui peut être, dès fois, un peu absurde.

 

 

Une première représentation avait déjà eu lieu. Justement, quels principaux retours aviez-vous alors pu avoir du public ?

Comme nous avions bénéficié d’un théâtre en banlieue parisienne, à Villeneuve-Saint-Georges, dans lequel nous avions pu résider pendant trois semaines et planter un décor, le directeur des lieux a eu, avec l’auteur – metteur en scène – producteur, la riche idée de nous acheter une représentation, dans le cadre de sa programmation, aussi pour que nous puissions voir ce que ça donne. Effectivement, à l’issue de ces trois semaines, nous avons pu avoir une représentation publique, qui nous a confortés dans l’idée de continuer, puisque l’accueil du public a été très bon. On s’est dit qu’il fallait absolument que l’on poursuive l’aventure !

Après, on a des agendas, les uns et les autres, qui ont fait qu’il n’est pas facile de trouver quelques semaines communes…et le festival d’Avignon s’y prêtait bien !

Nous le disions, la pièce se jouera à 10h du matin, un horaire atypique…

Absolument ! Pour être atypique, c’est atypique…On a l’habitude de jouer le soir mais, bon, on sait que c’est différent dans le cadre d’un festival et, bien sûr, on s’adapte. Finalement, pour Avignon, je me dis que 10h est un horaire sympa, il ne fait pas encore trop chaud, c’est le début de la journée, aussi bien pour les festivaliers que pour les professionnels qui veulent venir. N’oublions pas que le but du festival d’Avignon est aussi d’intéresser des professionnels pour qu’ils achètent la pièce et pour que nous puissions, ainsi, l’exploiter.

Donc, on s’y fera, on se lèvera plus tôtJ, on pourra installer le décor sans être pressés parce qu’on ne sera pas entre deux représentations. J’ai rarement joué au théâtre à 10h, si ce n’est à l’école mais ce sera un bon horaire, j’en suis sûr !

 

 

En complément, les téléspectateurs de TF1 peuvent vous retrouver, depuis peu, dans le nouveau programme « Monsieur Parizot ». Certainement que les très belles audiences des deux premières soirées ont dû vous faire particulièrement chaud au cœur ?

Oui ! Je suis surpris par cela ! Au départ, un scénariste m’avait dit que ce serait bien que monsieur Parizot soit le héros d’une série. Je lui avais répondu que l’on n’arrêtait pas de m’appeler « Monsieur Parizot » dans la rue donc que je préférais laisser cela de côté…Trois ans après, TF1 et la production sont venus vers moi en pensant à ce programme. Je me suis alors dit que, finalement, ce serait peut-être l’occasion de voir que, derrière ce monsieur Parizot, il y a un acteur qui s’appelle Patrick Paroux. Souvent, les gens dans la rue pensent que j’habite dans une caravane ou à Colmar, et que je porte des claquettes 24 heures sur 24. Donc, finalement, je me suis dit « Tiens, faisons de ce monsieur Parizot un autre » parce que, là, c’est en dehors du camping bien sûr.

Le scénariste, Laurent Mondy, a eu la bonne idée, j’imagine avec la production, d’en faire un enquêteur. C’est quelqu’un qui se targue d’avoir lu trois fois l’intégrale de « Agatha Christie » donc qui est à même de mener une enquête aussi bien que la gendarmerie. C’est autre chose que « Camping Paradis », ça n’a rien à voir, le personnage gamberge un peu plus, il n’est pas systématiquement en train de venir embêter Delormes, même s’il en parle beaucoup. Je suis, finalement, très content de jouer ce personnage ! Deux épisodes sont passés, un troisième a été tourné donc, oui, c’est un personnage qui me poursuit, soyons clairs !

 

@ Fabien Malot / TF1

 

Chaque épisode est l’occasion d’un très chouette cadre de tournage et d’un magnifique décor, qui sont, finalement, presque un personnage à part entière…

Oui, effectivement ! Comme il y a un petit côté « Agatha Christie » dans ces « Monsieur Parizot », il faut un lieu clos, où l’intrigue se déroule à 90%. Donc il faut que le décor soit bien choisi pour l’image, parce que ça compte aussi. D’ailleurs, je trouve que, souvent, on ne met pas assez en avant d’une part le scénariste. Ce n’est pas évident d’écrire des histoires comme cela, il faut un logiciel dans la tête bien conformé. Et, d’autre part, toute l’équipe technique, qui soigne au maximum l’écrin, pour que nous, interprètes, puissions, dedans, donner le meilleur. Donc c’est vraiment un travail d’équipe ! On est souvent en haut de l’affiche, au moins au-devant mais n’oublions pas tout le travail qui est fait derrière, qui porte et qui nous amène à donner aussi le meilleur : quand on voit le travail technique, on se dit qu’il faut quand même être à la hauteur !

 

@ Fabien Malot / TF1

 

A chaque fois, un chouette casting est présent, pour le plus grand plaisir de tous…

Bien sûr ! « Monsieur Parizot » nécessite dix-neuf jours de tournage. Comme c’est un endroit clos, on se retrouve souvent ensemble, il y a un côté troupe, on n’est pas loin du théâtre. Souvent, au cinéma, des acteurs n’ont qu’un, deux ou trois jours donc on ne voit certaines personnes qu’une seule journée avant qu’elles ne repartent. Là, dans notre cadre, il y a vraiment un côté troupe qui existe et qui se ressent certainement, je crois, à l’image aussi.

 

@ Fabien Malot / TF1

 

Parmi les marqueurs forts du programme, on peut penser à cette longue scène de fin, avec l’ensemble des protagonistes, où Christian Parizot révèle sa démarche et dénonce le coupable…

Naturellement, c’est un peu comme dans « Les 5 dernières minutes » ou dans « Hercule Poirot », où tous les personnages sont là, où tous les suspects potentiels sont présents et, bien sûr, le ou la coupable. Parizot va faire en sorte de mettre en avant son immense talent de déduction. Ce qui est important, c’est qu’il est quand même le meilleur dans son domaine, soyons clair ! La gendarmerie s’est vautrée et lui a réussi, en deux jours, à mener une enquête d’un grand professionnalisme et il faut bien qu’il le mette en avant. Donc il a quand même un esprit de déduction hors du commun et il tient à le faire savoir. Il a son sens de la mise en scène lui aussi pour amener le coupable à se dévoiler à la dernière seconde. On retrouve cela tout le temps…

C’est un exercice digne du théâtre : souvent, c’est, sur cette fin, un texte très long que l’on n’a pas l’habitude d’avoir à la télévision ou au cinéma. Je crois que, sur le dernier, j’avais plus de dix minutes non-stop de texte. Après, il faut le faire deux à trois fois pour avoir un plan général et, après, c’est découpé. Mais, en tout cas, il faut quand même s’enfiler les dix minutes au moins trois à quatre fois pour, ensuite, faire des plans plus serrés. J’aime bien ce petit challenge-là ! Je crois aussi, pour le coup, que le scénariste, sachant que je viens quand même du théâtre, se dit « Bon, je sais qu’il va pouvoir se faire un petit dix minutes de texte comme cela. Ce n’est pas évident mais il y arrivera ». J’aime bien cela !

Cette nouvelle série, qui met en avant votre personnage de façon plus exhaustive et plus développée, vous permet sans doute de proposer des choses encore différentes mais complémentaires de « Camping Paradis »…

Oui ! Même moi, j’ai appris des choses sur lui dans le dernier épisode. On le sait, il est retraité, il est divorcé, il a un fils mais que l’on n’a vu qu’une seule fois, c’est un personnage assez seul. Je me demandais « Tiens, que peut-il faire ? ». Je pensais qu’il pouvait être retraité de la fonction publique, qui travaillait à la mairie, genre un peu responsable de l’état civil. Certainement que, quand quelqu’un venait avec un dossier incomplet, la pauvre personne était renvoyée tout de suite…Là, dans le dernier épisode, tourné à Nancy, qui devrait passer dans peu de temps, j’ai appris qu’il était carrément conseiller régional ! Parce que c’est en tant que conseiller régional qu’il est invité comme VIP, pendant une semaine, aux thermes de Nancy. Sa voix ayant été décisive à un moment donné, dans un certain contexte, pour le remercier il a le droit de venir pendant une semaine dans ces thermes où, naturellement, va être trouvé un cadavre…

 

@ Fabien Malot / TF1

 

Sans rien en dévoiler, on peut penser que ce sera alors l’occasion, pour votre personnage, de mener une nouvelle enquête très personnelle ?

Bien sûr ! Toutes les personnes, à un moment donné, peuvent être coupables…Il y a tout le temps quelque chose qui fait que « Ho, mais, ouh, ça peut être elle, ça peut être lui ! ». Donc il creuse toutes les pistes pour, finalement, trouver la bonne. On retrouve cela à chaque épisode et ce qui change, c’est effectivement le décor.

Je ne sais pas si ça va être une série, je crois qu’il y en aurait un quatrième en route à l’écriture mais ce sont quand même des quatre-vingt-dix minutes. Il faut les écrire, ce n’est pas évident, ça demande du temps et, après, il faut préparer la production et trouver des décors. Donc ce n’est pas une série dans le sens où j’en ferais trois ou quatre par an, le rythme est différent. Comme il y a aussi « Camping Paradis » et le théâtre, il faut également trouver le temps…Finalement, Parizot est un retraité et Patrick Paroux, aussi, est retraité…mais un retraité assez actif !

 

@ Olivier Martino / TF1

 

Effectivement, vous continuez, régulièrement, à tourner sur Martigues de nouveaux épisodes inédits de « Camping Paradis »…

Absolument ! Je ne déteste pas aller là-bas parce que c’est quand même un endroit où, globalement – ce n’est pas tout le temps le cas – on trouve le soleil, et le mistral, de temps en temps, qui balaie tout cela. C’est agréable ! Je suis très content de retrouver l’équipe ! C’est une histoire quand même étonnante : ça va faire quinze ans que ça dure pour moi…C’est plus dur pour les scénaristes mais je suis très content, c’est une belle équipe.

Finalement, je travaille avec de belles équipes, aussi bien dans « Camping Paradis » que dans « Monsieur Parizot » et je suis tellement content de travailler, en Avignon, avec Eddie et Pierre dans « Puisqu’il le faut », avec, aussi, un auteur que j’aime bien. Quand j’ai rencontré César pour la première fois et que je lui ai demandé ce qu’il avait fait avant, il m’a expliqué avoir arrêté son brillant parcours scolaire pour faire du théâtre. Donc c’est quelqu’un qui a un parcours et qui aurait pu connaitre un chemin tout à fait autre que celui qu’il a emprunté. Finalement, ce dernier est, certes, difficile mais c’est celui qui l’enrichit le plus.

Merci, Patrick, pour toutes vos réponses !

 

@ Olivier Martino / TF1

 

Publié dans Télévision, Théâtre

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Sud Radio / But football club : Interview croisée avec Michel Moulin et Karim Zeribi !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Michel, bonjour Karim,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les auditeurs de Sud Radio peuvent vous retrouver le jeudi soir, entre 20h et 21h, aux côtés de Lionel Rosso, dans l’émission « But football club ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous à chaque fois ?

Michel : Oui, oui, c’est très sympathique ! Surtout avec mon ami Karim…On se connait de longue date, on est tous les deux d’origine marseillaise, comme je dis, même si je suis un peu plus à droite de Marseille J… C’est un plaisir, pour une seule et simple raison, c’est que l’on est deux passionnés de foot et qu’on a joué très petit. J’ai démarré à 6 ans, Karim certainement aussi, on était tous les deux des joueurs en plus techniques comme on dit, voilà on est des passionnés de foot et c’est pour cela que ça nous fait plaisir de venir parler à la radio. Karim est beaucoup plus intelligent que moi sur tous les autres sujets, moi, c’est le football et le business donc ça me fait plaisir de venir parler de football.

Karim : C’est un immense plaisir ! Je vous avoue que, quand Michel m’a appelé pour me dire « Karim, je te propose d’embarquer dans une aventure qui consiste à monter une émission de radio sur le foot », j’étais heureux. D’abord, j’aime beaucoup l’homme Michel Moulin, et il le sait, j’aime ses qualités humaines, son authenticité, son franc-parler, sa passion. Je me retrouve beaucoup dans ses traits de caractère parce que nous sommes deux passionnés dans ce que nous faisons. On se lève le matin parce que l’on aime la vie, que l’on est passionnés. On a aussi des valeurs à côté de tout cela, qui sont les valeurs de la famille : je connais sa famille, il connait la mienne, ça tisse des liens forts. En plus, il y a le football…

Quand je viens dans « But football club », avec Michel et Lionel, c’est mon moment de respiration de la semaine. Je débats sur des sujets plus graves d’actualité sur CNews, avec des moments parfois houleux, des confrontations et, quand je viens là, c’est un moment de plaisir absolu, total, on baisse la garde, on se dit les choses, on sait qu’il n’y a rien de méchant ni de virulent, qu’il n’y a pas d’arrière-pensée et on se dit ce que l’on pense. Il y a tellement à dire sur le football en plus que cette émission me semblait tout à fait utile. On aborde le football sous un angle footballistique, on ose dire des choses sur le plan technique et tactique mais on aborde aussi le football sur le plan de ce qu’il est, dans les coulisses, de ce que les hommes en font, de ce que les instances en font. Tous les jeudis, on a droit à un coup de gueule de Michel Moulin…On a des rituels maintenant, son coup de gueule permet d’enchainer sur un débat et de se rendre compte, assez souvent, il faut le dire, il faut lui rendre grâce là-dessus, qu’il anticipe ce qui sort ensuite et se révèle comme étant une vérité.

Le slogan de Sud Radio est « Parlons vrai » et cette émission s’inscrit pleinement dans cette philosophie…

Karim : C’est un peu la marque de fabrique d’un média qui veut réussir aujourd’hui dans la société dans laquelle on est. Je vous disais que j’interviens sur CNews, une chaine d’opinion qui l’assume…Sud Radio est une radio, là aussi, d’opinion. Après, on est d’accord ou pas d’accord sur le fond, ce n’est pas le sujet. Le sujet, c’est que les gens disent ce qu’ils pensent et ne craignent pas de plaire ou de déplaire. Nous, dans « But football club », on dit ce que l’on pense…Quand on considère que le football français, aujourd’hui, ne forme plus de joueurs techniques et qu’il met à mal la qualité techniques des joueurs, pour prendre plus des athlètes que des footballeurs, au sens où on l’entend, on le dit ! Cela déplait certainement dans les instances mais on le dit…Que ça plaise ou que ça ne plaise pas…Et je suis convaincu que beaucoup d’auditeurs sont d’accord avec nous.

 

 

Michel : Vous avez vu comme il est bon ? J …Comme je le disais, on prend du plaisir parce qu’en plus, il y a une forte amitié tous les deux et une même vision des choses. Même en dehors du football, on a des visions qui se ressemblent sur la vie et sur la famille.

De mon avis, et certainement de celui de Karim, aujourd’hui, le football français va très très mal. Là, je commence à voir les chiffres de la DNCG…J’ai vu que le club de Bergerac était éliminé de tous les championnats, que Marignane est rétrogradé…Ce sont les premiers clubs mais tous les clubs font n’importe quoi aujourd’hui…Il y a de l’argent mais on sent qu’il est mal utilisé…On est de vrais footeux et les gens, la plupart, sont des opportunistes : ils sont là pas parce qu’ils ont joué au football, pas parce qu’ils sont passionnés de football, c’est juste parce que le football, parce que c’est très populaire, les rend d’un seul coup plus connus que s’ils avaient monté une entreprise. C’est aussi peut-être pour cela qu’ils ne nous aiment pas…D’ailleurs, je suis le premier à le dire, on me parle plutôt de mes quelques expériences de football que d’avoir fait « Paru vendu », où j’ai créé 3 000 emplois. Aujourd’hui, plus personne, pratiquement, ne me parle de « Paru vendu »…On m’arrête, par contre, pour me parler football ! Donc ces gens-là ont compris cela, ils sont plus importants dans les villes que les politiques. D’ailleurs, il y a beaucoup de président de clubs qui veulent partir en politique dans quelques années, qui me disent « que l’on va démarrer par le football parce qu’on a compris que, dans les villes, les deux choses importantes sont le président du football et la mairie. On va commencer par le foot et on verra la mairie après ». Mais ils oublient que, normalement, quand on fait ça, on doit aimer les gens et éduquer les enfants.

Ce qui me rend fou aujourd’hui, c’est l’éducation : pas de dire « Bonjour », ce qui est déjà très important, mais l’éducation sportive, c’est-à-dire d’amortir un ballon. Ils ne savent plus…Ils mettent des entraineurs, alors que ce sont des éducateurs que l’on a et on a envie que ces petits se régalent. Aujourd’hui, des clubs refusent des licenciés parce que le petit ne va pas payer la licence. Vous voyez des trucs, ça fait peine parce que, aujourd’hui, on fait n’importe quoi. Un petit, même s’il n’est pas bon, doit, à partir de 6 ans, pouvoir jouer au football. Eh ben, nous, non ! Et on n’a pas les infrastructures qui suivent. Vous savez, on a souvent dit qu’à Paris, il n’y a pas beaucoup de clubs comme à Londres…C’est normal, il n’y a pas de stade. Comment voulez-vous avoir plusieurs clubs alors qu’il n’y a pas de stade ? En Angleterre, il y a 12 grands stades…Nous, on a le stade de France, qui n’est pas adapté pour un club de Ligue 1 et on a le parc des princes, c’est tout ! Maintenant, on va aller jouer à Jean Bouin mais c’est un stade de rugby. Comment ça va finir ? Je ne sais pas…

Karim : Vous voyez, ce qui est intéressant quand on entend Michel, et on l’entend tous les jeudis avec ce ton-là et cette approche un peu inédite, un peu déroutante quand il parle du football, c’est qu’on a l’habitude d’avoir des émissions sur le foot uniquement avec des journalistes sportifs. Ce n’est pas que je dédaigne leur qualité, ils sont souvent très bons, très compétents, passionnés de football aussi. Néanmoins, certains d’entre eux n’ont jamais touché un ballon, il faut le dire. Ce n’est pas encore très grave, on peut être passionné de football et être un bon journaliste de foot, sans avoir été un bon footballeur. Mais il y a une chose qu’ils n’ont pas, c’est que, quand on parle football nous, nous savons aussi ce qu’est gérer une entreprise. Un club de football professionnel, aujourd’hui, c’est une entreprise ! Cet angle-là n’est jamais abordé dans les émissions de foot, jamais ! Vous prenez toutes les émissions de foot qui existent depuis longtemps, et on en écoute, on parle de foot mais on ne parle pas de ce qu’est le foot en général, dans son approche. Et si le foot, sur le terrain, ne va pas bien, c’est parce que, à l’extérieur, il ne va pas bien ! L’un ne va pas sans l’autre…et ce qui se passe à l’extérieur, ils n’en parlent pas ! Parce qu’ils ne savent pas gérer une entreprise…Donc ils ne peuvent pas porter une analyse pertinente, une critique ou faire des propositions en ce sens.

Humblement, nous avons la passion du football, nous avons joué au football, nous connaissons le football et, en même temps, on sait ce que c’est gérer une entreprise, on sait ce que c’est un manager, un patron, un leader, un chef d’entreprise qui doit emmener, à un moment donné, dans une même direction, pour créer une dynamique positive, plusieurs équipes, marketing, commerciales, sportives…Tout cela, c’est le rôle d’un club de foot et on n’en parle quasiment jamais dans les émissions de foot. Le football français va mal, c’est une gabegie sur le plan financier en termes de gestion, ils font n’importe quoi, ils nomment des gens qui ne sont là que pour s’enrichir et s’en mettre plein les poches, ils signent des parachutes avant même d’avoir atteint les objectifs. Et leur obsession est de toucher ces parachutes, sans même être jugés sur les objectifs qu’ils ont à atteindre. Ça, on le critique et ça ne plait pas mais il faut l’entendre !

 

 

Vous êtes, autour du micro, une vraie équipe, aux profils variés. On peut penser aussi à Jimmy Algerino, ancien professionnel, et à Lionel, un expérimenté des médias,…ce qui permet une vraie complémentarité entre vous…

Karim : Aucune équipe n’est grande quand tout le monde se ressemble ! La force d’un dirigeant est de créer une équipe qui soit différente mais qui aille dans la même direction. Cette équipe, c’est Michel qui l’a créée, il ne faut pas raconter d’histoire !

Michel : Il faut s’entourer de meilleurs que soi !

Merci à tous les deux pour vos réponses !

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Sud Radio : Brigitte Lahaie nous en dit plus sur son émission quotidienne et évoque la sortie de son roman !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Brigitte,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les auditeurs de Sud Radio peuvent vous retrouver du lundi au vendredi, à partir de 16h puis à 22h. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, bien sûr, sinon j’aurais arrêté parce que 24 ans, c’est beaucoup d’années ! Mais ce n’est surtout jamais la même chose, curieusement. On rentre dans le studio, on a pourtant le sujet et on est toujours surpris par ce que les témoignages amènent. Non seulement, j’ai le plaisir de transmettre ce que je sais mais j’en apprends encore tous les jours. Quand je dis que l’on fait ensemble l’émission, c’est vraiment cela !

Le slogan de Sud Radio est « Parlons vrai ». Votre émission s’y inscrit pleinement…

C’est peut-être ma plus grande qualité et mon plus grand défaut, je suis quelqu’un de totalement franche et sincère, parfois trop…La vérité m’importe beaucoup, d’ailleurs j’ai appelé ma dernière chienne « Verity », cela m’a paru évident. Sur ces sujets-là, ce n’est pas facile, pour beaucoup de gens, de parler vrai mais cela me parait évident pour moi.

Un invité vous accompagne en studio pour approfondir le sujet et enrichir les échanges…

Pour moi, c’est important d’avoir un invité parce que ça permet d’avoir, à chaque fois, une couleur différente. Je pense que s’il n’y avait que moi tous les jours, peut-être que je me répéterais plus. Et puis, je ne détiens pas la vérité, je détiens ma vérité. Je sais que ces échanges avec mes invités, qui, parfois, ne sont pas d’accord avec moi et ils en ont le droit, m’apportent aussi beaucoup.

On sent, dans les échanges, beaucoup de bienveillance avec les auditeurs, ainsi qu’un ton calme et posé…

Je suis quelqu’un, aujourd’hui, d’assez calme et d’assez sereine, je ne suis pas quelqu’un de colérique, c’est assez naturel pour moi, je n’enfile pas le costume du calme en rentrant dans le studio.

 

 

Même si une préparation est nécessaire en amont de l’antenne, les échanges pendant le direct apportent du contenu supplémentaire…

En fait, ce qui me demande peut-être le plus de réflexion, c’est de trouver des sujets. Parce que j’ai toujours envie de trouver d’autres sujets et de faire évoluer l’émission. Après, il faut préparer les « Love conseils », les « Sexo conseils », il faut lire les livres des invités donc il y a du travail mais préparer le thème en lui-même ne prend pas énormément de temps parce que ce sont quand même des sujets qui font partie de ma vie depuis 50 ans maintenant.

A l’antenne, c’est vraiment un échange. Je trouve que c’est plus intéressant d’aborder chaque cas, avec l’auditeur ou l’auditrice qui témoigne, que de faire un discours philosophique sur la question. Parce qu’il n’y a rien de mieux que l’émotion et la vie de chacun pour entrer vraiment dans le sujet.

Chaque émission est différente, grâce aux thématiques et aux intervenants…Sans doute que ça doit être pour vous très enrichissant aussi humainement ?

Je ne m’ennuie pas et je ne vois jamais les deux heures passer, ce qui est plutôt bon signe car c’est long, deux heures ! Franchement, entre le moment où je rentre dans le studio, où je mets mon casque et le moment où je ressors, c’est court…Donc on voit bien que c’est quelque chose qui me plait toujours autant, peut-être même plus d’ailleurs.

Plus globalement, quels principaux retours pouvez-vous avoir de la part des auditeurs ?

D’abord, ce qui me fait plaisir, c’est que je suis passée d’un auditoire très masculin à un auditoire qui serait presque plus féminin. Je trouve cela assez intéressant et assez rare donc je suis assez fière, osons le dire.

Ce que j’entends le plus, c’est que ça aide les gens à sauver leur couple ou à aller mieux. C’est quand même formidable d’être une sorte de guide – je dis bien de guide, pas de gourou. On a beau dire, on a un âge où on n’a plus envie d’être sur le devant de la scène. Ca y est, ma notoriété, je l’ai eue donc, maintenant, si je peux transmettre, je trouve que c’est un beau parcours !

En complément, est sorti « Utopia », votre premier roman. Un mot, si vous le voulez bien, sur son contenu ?

Sur le plan littéraire, c’est une jument qui va raconter son histoire avec sa cavalière, cavalière qui a des relations avec différents hommes parce que la jument va aller dans différents endroits. Cela m’est venu parce que j’ai eu une passion dévorante avec les chevaux, que j’ai arrêtée récemment parce que j’en avais un peu marre de me faire mal avec des chutes inhérentes à la pratique de l’équitation, notamment sportive. En même temps, j’avais terminé ce roman en 2022, c’était compliqué pour le sortir en temps et en heures, mais pour des raisons qui n’avaient rien à voir avec le roman.

Je trouve que ce roman est un peu mon testament équestre, pour cette passion qui a été dévorante pour moi. J’ai, à la fois, essayé de transmettre ce que peut être la passion avec un cheval, parce que c’est quelque chose de très particulier, le cheval étant un animal très émotionnel, et, en même temps, j’avais envie de raconter aussi à quel point il y a quelque chose de fusionnel dans la relation au cheval. L’héroïne, Lise, qui est donc dans la fusion avec sa jument, alors qu’elle a perdu, très jeune, sa mère avec laquelle elle était forcément fusionnelle, est aussi, au début, dans des relations d’amour fusionnelles, jusqu’à ce qu’elle se rende compte que, oui, l’amour n’est pas forcément fusionnel. C’est tout cela, de manière forcément très romancée, que j’ai eu envie de transmettre.

C’est rigolo parce que plusieurs journalistes m’ont dit qu’il y avait quelque chose de presque mystique dans ce livre, alors que ça m’a échappé, évidemment parce que, quand on écrit un roman, forcément il y a des choses qui nous échappent.

 

 

Ce livre est le premier sous ce format…Cette expérience vous donne-t-elle déjà l’envie de la renouveler ?

En tout cas, c’est mon premier vrai roman, oui. Là, je suis en train de terminer un livre sur le bonheur parce que j’entends beaucoup de gens qui ont du mal, justement, à être heureux. J’ai vraiment envie de le terminer mais, si « Utopia » marchait, j’aimerais vraiment, cela me ferait très plaisir mais ce n’est pas moi qui décide, partir sur l’écriture d’un chien qui raconte. J’adore les chiens aussi, c’est une autre passion donc on verra ce qui se passe…

Pour terminer, on peut imaginer que la radio, d’un côté, et l’écriture, de l’autre, sont quelque part complémentaires pour vous ?

Dans certains livres, j’ai écrit des choses que j’aurais pu dire à la radio mais je trouve que ce sont deux exercices très différents. Parfois, j’aurais le rêve de pouvoir juste écrire à la campagne, moi qui vis un peu en dehors de Paris, et de ne plus avoir cette obligation d’y venir tous les jours pour l’émission. En même temps, j’aime ce que je fais à la radio ! Mais je crois que l’écriture est, pour moi, indispensable parce que c’est mon moment d’évasion. C’est de l’art-thérapie en quelque sorte, pour reprendre un mot un peu à la mode, c’est quelque chose pour moi, tandis qu’à la radio, même si je reçois aussi beaucoup, j’ai l’impression de donner et de faire quelque chose d’utile.

Merci, Brigitte, pour toutes vos réponses !

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Sud Radio : Alexandre Delovane évoque son émission, diffusée à partir de 16h !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Alexandre,

Quel plaisir d'effectuer cette interview avec vous !

Les auditeurs de Sud Radio peuvent vous retrouver à l’antenne du mardi au vendredi, entre 16h et 17h. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous, à chaque fois, de retrouver le micro ?

Exactement ! Pour moi, c’est un peu une source de vie. Chacun peut se retrouver dans les témoignages et cela me donne de la force pour pouvoir encore plus aider l’individu. C’est vrai qu’en fait, la radio est une addiction. Depuis ces 7 années où je suis à la tête de cette émission « C’est votre avenir », j’ai toujours l’impression d’être à la première émission, j’ai toujours envie de continuer et d’être en lien avec les auditeurs !

Le slogan de Sud Radio est « Parlons vrai ». Votre émission s’inscrit pleinement dans cette philosophie…

Ah oui, complètement ! D’autant plus qu’on aborde sans tabou des sujets qui, parfois, sont sensibles donc les gens se mettent à nu lors de l’émission. Il y a aussi des confidences et les personnes osent témoigner dans toute la France, avec leur propre histoire, leur vécu, leur propre héritage. Ils partagent et me font confiance, de par mes ressentis et mes conseils. J’ai le sentiment aussi que, pour eux, c’est une preuve de courage.

Lors de chaque échange, il y a beaucoup de bienveillance de votre part…

Oui ! Ma priorité est avant tout la bienveillance et l’écoute. Je crois qu’en étant dans l’écoute, on peut déjà avoir des réponses. Comme on peut avoir certaines réponses dans le silence aussi. Les personnes qui appellent lors de l’émission sont sensibles et fragilisées par des émotions, par un vécu, par un évènement, par des attentes. Dans la vie et mon quotidien, je suis cette personne avant tout bienveillante envers autrui et je me dois de l’être très naturellement à l’antenne, sans y mettre ni parade ni masque. C’est vraiment un des qualités que je veille à garder et à respecter.

Les thèmes sont très variés, ce qui doit être très enrichissant humainement aussi pour vous…

Complètement ! Depuis plus de 25 ans que je fais ce métier, je crois que les échanges avec les auditeurs et les consultations que j’ai à mon cabinet m’ont aidé à faire ma thérapie, vraiment. Je crois aussi que c’est grâce à eux que j’ai grandi, que c’est grâce à eux que j’ai envie d’apprendre, que c’est grâce à eux que je continue, tous les jours, à m’enrichir et à me perfectionner, au travers de stages, de lectures, d’apprentissages, de rencontres. Pour moi, ce public-là est utile et nécessaire, c’est un peu mon traitement !

Vous évoquiez la confiance que les auditeurs vous accordent. On le remarque d’ailleurs dans les questions complémentaires qu’ils peuvent vous poser, à chaud, après votre première réponse…

Totalement ! Avant toute chose, avant de donner les réponses, je suis dans une démarche un peu de questionnement pour, justement, amener le sujet et leur laisser cet espace pour s’exprimer, pour dire, pour faire ressentir. Comme je suis beaucoup dans l’écoute, la manière dont ils expriment les choses me permet d’avoir ce temps de réflexion et cette approche pour répondre le plus justement. Je ne dis pas que toutes mes réponses sont toujours justes à 100% mais, en attendant, je fais en sorte d’être, justement, dans une prudence envers eux, de ne pas les fragiliser, d’avoir des réponses qui donnent du sens et qui vont résonner.

Même si un travail de préparation est nécessaire, la spontanéité de la discussion donne de la matière supplémentaire…

Totalement ! C’est vrai que je n’arrive pas les mains dans les poches à cette émission. Tous les jours, c’est un temps de travail et je ne suis pas démotivé, j’y mets toujours la même énergie. Même si, certains matins, je suis fatigué, je me dis que je n’ai pas le droit de négliger, je suis appelé à remplir ma mission et donc, tous les jours, je me mets dans ce bain d’énergie pour essayer d’apporter des sujets différents et nourrir l’antenne.

Il est important de préciser qu’il y a une sélection des auditeurs faite par le standard. Volontairement, je ne veux pas la faire moi-même, pour qu’il n’y ait pas une influence de choix. En fonction de l’auditeur, je fais en sorte d’adapter les thèmes, qui vont permettre de pouvoir créer un contenu.

Au-delà des échanges avec les auditeurs, un fil rouge est proposé chaque jour, avec une thématique mise en avant à chaque retour à l’antenne…

Exactement ! Il y a des auditeurs qui sont-là par voyeurisme, qui veulent connaitre un peu la vie des gens et y rentrer et, puis, j’ai des auditeurs qui me disent écouter l’émission parce qu’on y apporte des conseils, parce qu’on a des thèmes qui les intéressent et qui sont bien choisis. Il y a donc trois profils d’auditeurs : ceux qui essaient de passer, ce qui peut parfois mettre du temps, ceux qui ont envie de s’enrichir au travers d’une connaissance et de ce que je peux apporter en termes d’apprentissage, et ceux qui se retrouvent à travers certains témoignages.

 

 

L’émission est diffusée en milieu d’après-midi, les sujets sont, on l’a dit, personnels donc, au-delà du ton, vous apportez une certaine douceur dans la forme…

C’est peut-être mon style, effectivement ! Comme je vous le disais, je le fais très naturellement…

Plus globalement, quels principaux retours pouvez-vous avoir des auditeurs sur cette émission ?

C’est la septième saison de l’émission, qui génère une véritable audience, c’est indéniable. C’est une audience qui ne fléchit pas, elle est dans sa continuité. Pour moi, cette émission est utile et nécessaire pour, justement, nourrir des personnes qui ont ce besoin et cette envie de mieux savoir, de mieux connaitre, d’aller vers leur propre existence.

Les retours sont extrêmement bons. Souvent, les auditeurs rappellent pour faire un retour positif. On ne peut pas plaire à tout le monde donc il y a peut-être ceux pour qui les réponses n’ont pas été en adéquation avec leur attente…Il y a aussi la manière dont on se comporte dans la vie : parfois, on n’est pas toujours honnête avec soi-même, on va dans une démarche de vouloir savoir mais on fait le contraire ou on ne dit pas les choses très clairement. Donc il y a plusieurs approches différentes mais, généralement, les retours sont extrêmement positifs. Comme je suis vigilant à cette bienveillance avec l’auditeur, ce dernier se sent en confiance, il n’hésite pas à appeler et à être présent au rendez-vous de cette émission.

Du coup, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure radiophonique ?

La continuité ! Cela fait 7 ans mais je ne suis pas épuisé…Je sais que tout a un temps et qu’à un moment donné, il faudra que ça s’arrête, c’est évident mais, pour l’instant, je n’ai pas l’impression d’être au bout de cette échéance-là. Donc de la continuité et encore plus d’audiences si la vie le permet !

C’est vrai que ce programme à la radio est très complémentaire de vos autres activités …

Exactement ! J’ai mon cabinet, je me déplace aussi en province, j’anime des ateliers et des conférences. Mais je reste toujours dans le même domaine : j’ai plusieurs disciplines mais toujours le même métier.

 

Merci, Alexandre, pour toutes vos réponses !

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TF1 / Koh Lanta : Pierre-Marie évoque son élimination lors des destins liés !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : A.ISSOCK/ALP/TF1

 

 

Bonjour Pierre-Marie,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

La saison de « Koh Lanta – La revanche des 4 terres » est actuellement diffusée chaque mardi soir sur TF1. Justement, les images ravivent-elles en vous certains souvenirs et certaines émotions vécus sur place quelques mois en arrière ?

Oui, c’est vrai ! Déjà, il y a la première émission et le fait de se voir…On n’est pas des acteurs, pour ma part du moins, je n’ai pas l’habitude de me voir à l’écran donc, déjà, la première a été une surprise pour moi, une adaptation à avoir quand même. Et tous les mardis, c’était un plaisir de déguster ces épisodes en famille, avec les proches, et de découvrir l’aventure au fur et à mesure. C’est vrai que de voir ces images, en fait, on a l’impression d’y être. Pendant le dernier épisode avec la dégustation, à travers l’écran, je pouvais encore sentir ces fameux vers de cocotier donc, oui, toutes les émotions reviennent ! C’est agréable de voir et de déguster ces émissions pas que sur mon prisme quand j’y étais, c’est-à-dire de voir tout le jeu qui est étalé sur le carte. Donc cette diffusion est très intéressante !

Si l’on en revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incité à candidater ?

Il y a plusieurs raisons que j’ai eues pour faire « Koh Lanta ». Déjà, je suis fan de cette émission, depuis tout petit. Il y a vraiment le côté aventure, le fait, un peu comme Robinson Crusoé, d’être échoué sur une ile, de vivre vraiment l’aventure au niveau de la survie…et la grosse envie était aussi le jeu, notamment le jeu social qu’il pouvait y avoir à « Koh Lanta ». Etre une vingtaine d’aventuriers – là, vingt-quatre en l’occurrence – et savoir comment on peut arriver à se débrouiller, socialement, au milieu de tout cela, était quelque chose qui me fascinait. J’étais ravi de pouvoir faire cela !

Le début d’aventure a été riche en rebondissements. Comment aviez-vous réagi en comprenant l’existence de 4 tribus, représentant les 4 grandes régions de France ?

Je suis originaire d’un petit village de la Drôme, de La roche de Glun, je suis très chauvin de mes terres, c’est ma terre natale ! Donc, quand Denis a prononcé « La revanche des 4 terres », très honnêtement, je n’aurais pas pu rêver mieux comme thème de saison. J’étais ravi de pouvoir représenter ma Drôme et, plus largement, le sud de la France. Avec mon sport qui est atypique, les joutes, j’ai l’habitude de bien représenter mon maillot à fond et ma région donc c’était un vrai kif d’avoir ce thème.

Plus récemment a eu lieu la tant attendue réunification des deux tribus et la réunion des ambassadeurs. Comment les aviez-vous vécues ?

Les ambassadeurs est une case que je voulais cocher à « Koh Lanta », c’est vraiment un rôle que je voulais endosser donc j’étais content et fier de pouvoir le faire. C’est vraiment la première chose…Mais c’est vrai que, du coup, la complexité a été quand Denis a annoncé que, cette année, il y aurait quatre ambassadeurs, qui représenteraient les quatre grandes régions. Cela a complexifié un peu plus ce que je m’étais imaginé. Les décisions à prendre dans cette réunion des ambassadeurs n’étaient pas faciles…mais très fier et très content d’avoir pu découvrir cet aspect du jeu.

L’épisode diffusé ce mardi a été le témoin de la mythique épreuve de la dégustation. Les images ont montré la difficulté que cela a été pour vous…

Oui, c’est sûr ! C’est vraiment l’épreuve que je redoutais le plus sur « Koh Lanta ». Moi, je suis déjà pénible dans la vie de tous les jours avec la nourriture, je ne mange pas n’importe quoi. Ma première huitre, je l’ai mangée à « Koh Lanta », pour vous dire que je partais de loin quand j’ai vu ces vers de cocotier bouger tous seuls. Toutes les autres épreuves, quand Denis dit « 3,2,1, Go ! », généralement, il se passe quelque chose dans le cerveau qui fait qu’on dépasse nos peurs et nos forces,  mentalement, il y a vraiment un déclic qui se passe. Là, ça ne l’a pas fait, le mythique « 3,2,1, Go ! » de Denis n’a pas eu l’effet escompté dans mon cerveau, ça a été plus fort que moi, cette épreuve-là était vraiment trop dure pour moi !

Le tirage au sort des destins liés vous met en binôme avec Nais. Quelle avait alors été votre réaction ?

Dès que j’ai découvert que j’allais être avec Nais, j’étais content à peu près cinq secondes, avant de vite déchanter…Très vite, j’ai compris que Nais était la cible depuis plusieurs moments, que j’avais la rancœur de Maxime par rapport aux ambassadeurs et qu’étant deux bleus, ça allait être très très compliqué de s’en sortir. Très vite, j’ai senti que ça allait se jouer entre mon binôme et un autre.

Le lendemain, avec le recul, qu’est-ce qu’il vous a manqué sur l’épreuve d’immunité, qui demandait équilibre et coordination notamment ?

C’est vrai que, pour le coup, on n’a pas réussi à trouver l’équilibre dans notre binôme ! L’équilibre est plutôt un point fort chez moi, avec mon sport mais Nais, beaucoup moins. J’avais pour habitude, notamment chez les bleus, d’arriver à trouves les bons mots et les bonnes tactiques on va dire pour arriver à ce qu’on se surpasse tous. Là, avec Nais, on n’a pas réussi à trouver la bonne alchimie entre nous pour arriver à tenir. C’est dommage, c’est frustrant parce qu’on aurait pu faire beaucoup mieux. De là à gagner, il y a encore un pas mais au moins arriver à faire mieux…Donc une épreuve frustrante, plus que celle de la dégustation…

Au moment de rejoindre le conseil, dans quel état d’esprit êtes-vous ? Les tractations les dernières 24 heures ont été nombreuses et le doute plane quant au vote de Maxime…

Quoi qu’il arrive, mis à part quand on a le totem d’immunité, c’est déjà très dur d’arriver serein à un conseil, encore plus avec les destins liés et encore plus avec quelqu’un comme Maxime, que l’on savait instable stratégiquement. Mais, malgré tout, il nous avait quand même donné des gages, il nous avait suivi sur les précédents votes donc je me suis dit « Pourquoi pas ? Ça peut passer ric rac mais ça peut passer » donc j’étais, on va dire, pas plus inquiet que d’habitude.

Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure à l’autre bout du monde ?

C’est hyper dur d’arriver à sortir une chose unique parce qu’il y a tellement de choses à « Koh Lanta ». La liste serait longue de toutes les dires…Même les galères, même les choses dures sur « Koh Lanta » deviennent, avec le temps, de bons souvenirs finalement. Mais si je devais en citer deux ou trois, ce serait, bien sûr, dans cette rivière avec la première rencontre avec Denis, où on nous annonce le thème, où on nous annonce notre équipe, avec, tout de suite, les premiers regards. On s’est tout de suite sentis très bien dans cette équipe, ça s’est vu avec cette épreuve des élastiques, que l’on a gagnée. Cette première émotion restera folle !

Après, bien sûr, il y a ce village de pêcheurs que j’ai pu faire grâce à Nais. Pareil, c’était de la folie. Et, chose qui restera, pour moi, inoubliable, c’est quand Denis Brogniart me remet un totem d’immunité individuelle. C’est une grande fierté, je me suis dit que je rentre dans cette petite case d’aventuriers qui ont gagné un totem individuel donc très fier et très content.

A l’inverse, au quotidien, qu’est-ce qui aura été plus compliqué à appréhender ou à supporter ?

En fait, au niveau de la survie, il faut savoir qu’à « Koh Lanta », tout est une galère. Le moindre truc peut être une galère, il n’y a rien de simple : même pour aller chercher de l’eau, il faut une centaine de mètres ! Mais on va dire que ce qui m’a marqué, c’est l’humidité, c’est la pluie, ce sont les nuits sous la pluie, c’est de ne jamais avoir un vêtement sec, c’est d’avoir les pieds et les mains tout le temps mouillés, c’est de devoir gérer le feu sous la pluie. Voilà, c’est cette humidité ambiante qui était le plus dur à gérer !

Sur le camp, quelles tâches ou activités aviez-vous l’habitude de faire ?

Notamment avec Jérôme le catalan, avec qui on s’est suivis pendant toute mon aventure, on était un peu devenus les bucherons. Notre tâche principale était de gérer le stock de bois, que ça soit chez les bleus, les jaunes ou les blancs. Pas tous seuls bien sûr, avec d’autres aventuriers…C’était un peu notre rituel avec Jérôme, ça nous permettait de nous évader et de discuter un petit peu aussi autour d’une machette.

Pour terminer, votre sac est-il déjà prêt, dans un coin de votre chambre, pour repartir à l’aventure si jamais l’opportunité se présentait ?

La balle n’est pas dans mon camp…C’est sûr que de refuser « Koh Lanta » est compliqué donc bien sûr que, si on me redemande, j’irais ! Après, je vais déjà profiter de cette fin de diffusion, chaque chose en son temps, on va d’abord finir cette saison qui s’annonce palpitante pour la fin. Aussi, c’est certes un aventurier qui part sur « Koh Lanta » mais il y a toute une famille derrière. Faire « Koh Lanta » n’est pas un projet anodin, on ne jette pas une pièce en l’air, il faut quand même que femmes, enfants et proches soient tous dans le même projet donc bien sûr qu’il faut aussi que, de ce côté-là, ce soit ok.

Merci, Pierre-Marie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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TF1 / Koh Lanta : Nais fait le bilan de son aventure !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : A.ISSOCK/ALP/TF1

 

 

Bonjour Nais,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

La saison de « Koh Lanta – La revanche des 4 terres » est actuellement diffusée chaque mardi soir sur TF1. Justement, les images ravivent-elles en vous certains souvenirs et certaines émotions vécus sur place quelques mois en arrière ?

Oui, oui, oui, ça ravive tous les souvenirs que j’ai pu vivre, ça ravive toutes les émotions que j’ai pu ressentir ! Selon les épisodes, on ressent de la mélancolie, de la joie, de la tristesse, je ressens absolument tout !

Si l’on en revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incitée à candidater ?

La principale raison est que, déjà, étant plus jeune, j’ai toujours aimé et adoré regarder cette émission. Depuis l’âge de 14 ans, je regarde cette émission et je me suis toujours, on va dire, sentie concernée par cette émission, en me disant que j’aimerais trop la faire. J’étais sûre qu’elle était faite pour moi et que j’étais faite pour cette émission-là. Elle me correspondait, les valeurs du programme me correspondaient, j’aime absolument tout, que ce soit la stratégie, que ce soit le sport, que ce soit la difficulté, c’est d’ailleurs ce qui m’a la plus attirée, avec le dépassement de soi, l’aspect compétitif et l’aspect aussi esprit d’équipe, que j’adore.

Le début d’aventure a été riche en rebondissements. Comment aviez-vous réagi en comprenant l’existence de 4 tribus, représentant les 4 grandes régions de France ?

J’étais hyper fière de représenter ma ville, vous n’avez pas idée à quel point. Je suis une vraie marseillaise, je suis à fond pour ma ville, je me suis dit qu’il allait vraiment falloir que je transmette une belle image pour représenter au mieux ma ville. Pour moi, ça a été une mission réussie, je suis restée moi-même, j’ai montré des belles valeurs, c’est le principal. C’est une réussite : aujourd’hui, quand je reçois des messages de jeunes filles de 15 ans, même de garçons de cet âge, qui sont en admiration, ou quand des enfants viennent me voir, c’est magnifique ! Donc c’est que la mission a été accomplie !

Plus récemment a eu lieu la tant attendue réunification des deux tribus. Comment l’aviez-vous vécue ?

J’ai dû encore faire preuve de réadaptation. Chaque fois que l’on changeait d’étape – on est passé de 4 à 2 équipes, puis 1 -, cela a été une nouvelle aventure. Pour moi, ça m’a permis d’évoluer et de me réadapter à chaque fois. Le plus important que je retiens est que j’ai réussi à évoluer positivement dans mon aventure, surtout sur le plan social, où on voit très bien que, au début, j’étais fermée et que, à la fin, un changement s’est fait petit à petit, parce que j’arrive à m’adapter.

L’épisode diffusé ce mardi a été le témoin de la mythique épreuve de la dégustation. Les images ont montré la difficulté que cela a été pour vous…

Eh oui ! Il faut savoir que j’avais gagné le confort précédent, juste avant celui-ci donc, déjà, en termes de motivation, je n’étais pas au plus haut et, quand je me suis rendu compte de la concurrence que j’avais à côté, autant vous dire que, pour moi, ça ne valait pas trop trop la peine de se donner à fond. Donc, déjà avec ces deux points-là, ça donne une bonne raison…Ensuite, j’ai été répugnée par ce que je voyais donc c’était compliqué !

Le tirage au sort des destins liés vous met en binôme avec Pierre-Marie. Quelle avait alors été votre réaction ?

On s’est dit, tout simplement, que l’on allait être dans la merde de se retrouver tous les deux ensemble, deux bleus, que l’on allait être en danger et que ça allait être très compliqué. Personnellement, j’aurais préféré ne pas tomber avec un bleu…En termes de stratégie, c’est compliqué parce que, du coup, c’est ce qui a fait que l’on s’est retrouvés dans cette situation, où on n’avait plus les cartes en main et où c’est Maxime qui décidait pour nous. Au début, ça a été le destin quand on a tiré les boules, le destin a fait les choses et, après, le destin a continué parce qu’on ne maitrisait plus rien…

Le lendemain, avec le recul, qu’est-ce qu’il vous a manqué sur l’épreuve d’immunité, qui demandait équilibre et coordination notamment ?

Honnêtement, avec beaucoup de recul, il nous a manqué beaucoup de communication parce que c’est une épreuve que l’on partage à deux, alors que l’on n’a pas communiqué. Donc je pense que, quand j’ai commencé cette épreuve, je n’avais pas toutes les clés de réussite, il me manquait la clé principale, qui était la communication. Il faut savoir que, sur cet équilibre, on doit se servir de l’équilibre de l’autre…Si on ne s’en sert pas, déjà, on part avec un poids et, moi, je ne m’en suis pas servi. Je suis partie sur le mauvais chemin, dans le sens où j’avais peur de m’appuyer sur lui. Donc, quand je repense à comment j’ai vécu cette épreuve-là, je me disais « ne t’appuie pas sur lui, tu vas le faire tomber » alors qu’en fait, si, il aurait fallu qu’on communique, qu’on se dise les choses, qu’on se dise « Attention, j’ai besoin de m’appuyer sur toi », qu’on s’aide…On n’a pas communiqué et, du coup, je suis tombée. Je me suis déséquilibrée, je ne me suis pas appuyée sur lui alors qu’il avait des facilités en équilibre. Lui aussi, de son côté, ne m’a pas mise à l’aise donc, en fait, j’en retiens un manque de communication…

Après, autant vous dire que l’équilibre n’est vraiment pas mon point fort non plus. Du coup, pour Pierre-Marie, qui est assez bon en équilibre parce qu’il fait les joutes, - on l’a vu aussi sur une épreuve qu’il a remportée, qui était une épreuve d’équilibre-, il aurait dû plus prendre le lead sur cette épreuve-là. Selon moi, il aurait dû plus me coacher mais il ne l’a pas fait…

Au moment de rejoindre le conseil, dans quel état d’esprit êtes-vous ? Les tractations les dernières 24 heures ont été nombreuses et le doute plane quant au vote de Maxime…

Je me dis que je ne contrôle rien et que j’ai une grande chance de partir ce soir. Je commence déjà à me préparer et à récapituler toute mon aventure, je me dis que j’ai fait un très beau parcours, si je sors au 32è jour, étant donné que, dès le jour numéro 1, dès mon arrivée sur l’ile, j’ai été la cible et la tête à abattre. Si je sors aujourd’hui sur un coup que je ne maitrise pas, je me dis que c’est le destin et que je sortirais sur le chapitre des destins liés, ce qui sera une belle sortie. Je me dis que j’ai tout donné, que je n’aurais pas pu faire autrement…

Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure à l’autre bout du monde ?

Mon plus beau souvenir a été mes victoires, toutes mes victoires. Mon plus beau souvenir a été la gagne et, aussi, je pense que j’ai créé de belles relations là-bas quand même. C’est quelque chose auquel on ne s’attend pas, on ne sait pas, au début, ce qui va se passer. Globalement, mon aventure « Koh Lanta » est un magnifique souvenir !

A l’inverse, au quotidien, qu’est-ce qui aura été plus compliqué à appréhender ou à supporter ?

En survie, la pluie, les conditions météorologiques sont le plus dur, selon moi. Ça a été horrible ! Après, tout ce qui est insectes, manque de nourriture, fatigue,…ça se gère mais la pluie jouait beaucoup trop sur mon moral, beaucoup trop. Si j’avais eu le beau temps, croyez moi que ça aurait été beaucoup plus facile mentalement !

Pour terminer, votre sac est-il déjà prêt, dans un coin de votre chambre, pour repartir à l’aventure si jamais l’opportunité se présentait ?

Le sac est déjà prêt et je saute dans l’avion demain si on m’appelle, bien sûr motivée à fond !

Merci, Nais, pour toutes vos réponses !

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Sud Radio : Valérie Expert évoque les deux émissions qu'elle anime en fin de matinée !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Valérie,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les auditeurs de Sud Radio peuvent vous retrouver du lundi au vendredi, entre 10h et 12h, dans « Sud Radio Média » puis dans « Mettez-vous d’accord ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous, chaque jour, de retrouver le micro ?

Oui, oui, oui ! Je suis une passionnée d’actualité et chaque jour, ce sont des sujets différents et des invités différents donc je ne me lasse pas de cette matière ni de ces deux émissions, que ce soit l’émission média ou l’émission de débat politique.

Le slogan de la station est « Parlons vrai » et vos deux émissions s’inscrivent pleinement dans cette philosophie…

Oui, complètement ! Que ce soit, encore une fois, dans l’émission média avec Gilles ou avec les débats, on est très libres de nos propos et très libres dans le choix des sujets. Donc, oui, je pense que l’on parle vrai et que l’on ne s’interdit rien.

Les 45 minutes de média avec Gilles alternent des sujets de fond mais aussi des moments plus légers…

Oui, le zapping est une petite respiration pour commencer la matinée, parfois avec des sujets très sérieux mais où on essaie quand même de garder un petit ton décalé. C’est le regard de Gilles, qui a énormément de talent et qui fait aussi la programmation. Là aussi, les invités sont très variés, ça peut aller de réalisateurs de documentaires jusqu’à des artistes. Encore une fois, on est très libres et le choix ainsi que la variété des invités que nous recevons font que les émissions sont très différentes et toujours passionnantes à faire.

On le remarque régulièrement dans l’émission, un vrai ping-pong se fait entre vous et Gilles…

Oui…On se connait très bien avec Gilles, depuis près de 25 ans et on a des petits ping-pongs où on se charrie mais on s’aime beaucoup. On est très très intimes, on peut se le permettre. Parfois, les auditeurs ne le comprennent pas et trouvent que je suis dure avec lui mais c’est un peu un jeu…Lui fait des fautes de français que je reprends, on s’amuse beaucoup et c’est très important, je pense, quand on partage un micro, d’avoir une parfaite complicité avec l’autre personne. L’émission ne serait évidemment pas la même si Gilles n’était pas là.

Entre 10h 45 et 12h, différents débats d’actualité s’enchainent avec, autour de la table, des intervenants qui viennent enrichir les discussions…

Oui, c’est ça ! Après, les émissions sont très différentes d’une journée à l’autre parce que ça dépend de la personnalité des débatteurs. Parfois, on se retrouve avec des gens avec qui on a plus de complicité donc ça crée une émission un peu plus joyeuse j’ai envie de dire. Parfois, c’est un peu plus formel, parfois c’est un peu plus sérieux, ça dépend des sujets. Cela dépend même de beaucoup de choses, il y a des jours où la mayonnaise ne prend pas, on ne sait pas bien pourquoi, si ce sont les sujets, si ce sont les débatteurs,…C’est une mayonnaise qui doit prendre tous les jours et elle monte plus ou moins.

Pour vous, le fait d’enchainer ces deux émissions aux registres différents vous permet sans doute d’y trouver une certaine complémentarité…

Oui, c’est très varié et j’ai une totale liberté dans le choix des sujets, justement, où je peux me permettre, même en cours d’émission, d’en changer et de proposer un thème qui n’était pas prévu parce que je sais qu’ils sont capables de réagir à peu près à tout. Donc ça m’arrive de voir tomber une information et de leur demander s’ils veulent réagir. On respecte assez peu, finalement, le programme que l’on s’était fixé avec Juliette, qui prépare l’émission et qui contacte les chroniqueurs.

Au-delà de cette préparation que vous évoquiez, pendant le direct vous devez coordonner les interventions des différents interlocuteurs…

Ce n’est pas toujours facile…Quand on a Sophie de Menthon, c’est parfois compliqué de faire qu’elle ne coupe pas la parole. On cherche surtout à éviter le brouhaha…Après, il y en a qui parlent plus que d’autres, il y a des jours où c’est beaucoup plus animé…

 

 

Plus globalement, quels principaux retours pouvez-vous avoir des auditeurs ?

Je regarde l’émission en même temps sur le Facebook live donc j’ai pas mal d’auditeurs fidèles qui sont là. S’ils sont présents, c’est qu’ils aiment bien l’émission…C’est plutôt sympathique parce que ce sont vraiment des habitués. Je retransmets leurs commentaires à l’antenne aussi parce que je trouve que c’est important d’avoir le regard des auditeurs. Parfois, ils ne sont pas du tout d’accord et je le dis, je ne censure pas, au contraire.

On dit souvent que la radio est un média de transmission et de voix. Y pensez-vous lorsque vous êtes au micro ?

Je n’y ai, honnêtement, jamais vraiment pensé. Je suis à l’antenne comme je suis dans la vie donc je n’ai pas d’intonation particulière ni de manière de parler. Je pense que je ferais la même émission à 8h du matin ou à 22h. Au départ, j’avais commencé à 17h, là c’est 10h, cela ne change pas grand-chose.

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure sur Sud Radio ?

Je suis très heureuse à Sud Radio parce que je retrouve la liberté de mes débuts, à LCI. C’est une petite équipe, c’est une radio à taille humaine, c’est une radio où on a énormément d’indépendance et de liberté. J’ai eu des sollicitations par ailleurs et je n’ai pas du tout eu envie de rentrer dans un cadre avec des contraintes. Je pense que c’est un vrai espace de liberté que l’on a ici, à Sud Radio donc je n’ai pas envie de faire de télé, j’ai passé ça et je suis très très heureuse parce que la radio est un média formidable qui permet, justement, beaucoup plus de naturel et de spontanéité que la télévision.

Merci, Valérie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio

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