Clara Poirieux évoque son parcours artistique, ses expériences, ses actualités et ses projets !
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Bonjour Clara,
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !
Vous êtes une jeune artiste, au parcours déjà riche. Si l’on en revient à sa genèse, d’où vous vient cette passion de l’artistique ?
Ma passion de l’artistique a commencé très très jeune ! Ma maman m’emmenait au théâtre alors que j’étais toute petite…Très vite, elle m’a donné ce goût de l’artistique et de la musique. Petite anecdote, je suis née sur du Chopin, son compositeur préféré … 🙂.
J’ai commencé par le violon et le piano, mais ça m’ennuyait, je n’y arrivais pas et je n’ai pas réussi à continuer. Par des copines, je me suis intéressée à la danse et ça a été une révélation totale ! Je voulais y aller tout le temps après les cours, et même le week-end.
J’ai vécu jusqu’à mes 18 ans en Pologne, je suis polonaise du côté de ma maman et c’est pour faire une école de comédie musicale que je suis venue à Paris parce qu’à l’époque, il n’y en avait pas encore en Pologne. Tout s’est ensuite accéléré !
Justement, on peut imaginer que certaines expériences ont été encore plus marquantes que d’autres ?
En soi, les trois années d’école de comédie musicale ont été très marquantes. Ça a été trois années incroyables où j'ai noué des amitiés qui, encore aujourd’hui, sont extrêmement puissantes. Ça a également été le début d’une révélation à moi-même en tant qu’artiste. C’est important de souligner cette sororité et ce lien, ils permettent, quand il y a des moments plus durs, de continuer à se booster, à s’encourager, de s’aider pour des castings…C’est vrai que l’on a créé une amitié où il n’y a pas de compétition ni de concurrence, mais uniquement du soutien.
Sinon, ma première expérience professionnelle marquante a été “Roméo et Juliette”, une comédie musicale que j’ai faite en tournée en Asie. Cela a été vraiment un rêve, moi qui regardais le DVD quand j’étais adolescente ! Quand j’ai passé le casting, j’étais à des années lumières de penser que j’allais être doublure Juliette…Avant cela, j’avais fait d’autres comédies musicales, surtout pour du jeune public et, là, je faisais un gros step : je partais à l’autre bout du monde, j’étais une des seules nouvelles de la troupe, sur un rôle principal, avec le plus grand projet que je n’avais jamais fait. C’était un saut dans le vide, en parachute ! Ça s’est très bien passé, le projet était incroyable et la troupe adorable. A mon habitude, avant de partir, j’ai bossé le rôle comme une tarée, moi qui suis une travailleuse acharnée, ce qui m’a valu d’être quand même assurée, malgré ce grand saut dans le vide !
Je pense aussi à une autre comédie musicale, que j’ai pu jouer à l’Opéra de Reims, “Quand la guerre sera finie”. C’est une œuvre que je trouve profondément sublime et qui m’a transportée artistiquement. Elle a été écrite par Marie-Céline Lachaud et composée par Nicholas Skilbeck, deux pointures incroyables. La mise en scène était signée de Patrick Alluin, quelqu’un de profondément humain et très talentueux, il est aux petits soins des artistes et il connaît tout le parcours de chaque artiste dans le moindre détail. Il a vraiment su amener le projet le plus loin possible et c’est vrai que j’ai été profondément reconnaissante de cette expérience.
Je peux citer aussi “La révolution française”, que j’ai jouée il y a deux ans. C’était fou ! Rien que d’auditionner devant Alain Boublil et Claude-Michel Schönberg était une folie ! J’y ai créé des amitiés pour toujours, cela m’a apporté énormément personnellement et professionnellement. C’était assez incroyable !
Pour en revenir à votre tournée en Asie, y avez-vous senti certaines différences, culturelles notamment ?
Je n’ai pas senti de grande différence, je l’avoue. Le public chinois est extrêmement passionné des spectacles musicaux français, il y a une fanbase énorme, tous sont très respectueux et gentils. C’est, sincèrement, très agréable !
Vous travaillez aussi beaucoup dans l’ombre, dans le sens positif du terme, quand vous coachez et accompagnez des artistes…
Tout à fait ! Cela fait quelques années que je suis coach vocale et professeure de chant, moi qui suis passionnée par l’appareil vocal, par son fonctionnement et par la démarche artistique. Cela me permet d’aider les gens à grandir dans leur art, à trouver de la liberté dans leur voix, à se dévoiler, à se révéler… Je pense avoir cette capacité à comprendre l’autre, à comprendre son besoin et ce qui se passe précisément vocalement, pour mettre des mots précis dessus, avec bienveillance.
Au début, je ne m’en rendais pas compte que l’impact était si grand, je le faisais sans savoir si j’apportais quelque chose aux gens que je coachais mais ça a été une révélation ! Aujourd’hui, c’est un engrenage : plus je le fais, plus je vois ce que ça apporte ! C’est quelque chose qui nourrit autrement que la scène : celle-ci peut être un défouloir alors que, quand je suis en coaching, je me mets au service de la personne en face de moi. Ce n’est pas pour me valoriser moi, ce n’est pas pour me mettre en lumière, c’est pour mettre en lumière l’autre…Il y a un don de soi de la part du coach, un capacité à se mettre en empathie mais c’est avant tout pour révéler la personne en face…C’est cela qui m’intéresse !
Avez-vous eu une approche différente de la scène, depuis que vous êtes coach ? Et inversément ?
Donner des coachings va nous apprendre quasiment autant qu’à la personne que l’on accompagne. Au début, on apprend en conscience le fonctionnement de notre voix et comment ça fonctionne chez nous mais, à force d’accompagner différentes tessitures, on voit tout un tas d’autres choses. C’est presque un travail permanent de recherche et je pense que la clé, justement, est de ne pas penser que l’on sait tout mais de continuer à s’interroger, et remettre en question. Donc, oui, ça nourrit complètement ! Sur scène, ma pratique ne va pas changer mais il y a une conscience supplémentaire de moi, et aussi des voix de mes partenaires autour.
En complément, quels sont vos projets en cours ou à venir ?
Je répète une pièce de théâtre, où il y a aussi du chant. C’est une comédie, à deux comédiennes, assez féministe et très intéressante mais je n’en dirais pas plus pour le moment… Sinon je continue les coachings et je passe des auditions.
Pour la suite, auriez-vous des envies artistiques particulières ?
Toujours et encore la comédie musicale ! Vous l’aurez compris, c’est ma passion absolue, c’est ce que j’aime le plus faire. Je crois que je ne pourrais pas m’en lasser, j’espère faire cela le plus longtemps possible ! Que ce soient des spectacles plus légers ou d’autres plus engagés, qui racontent quelque chose de plus profond…Être sur scène, pour moi, c’est rentrer en émotion, en même temps que le public, cet échange-là c’est un petit moment de grâce.
Et toujours plus de coachings, avec des artistes merveilleux. Cela nous élève tellement de révéler la voix que je ne peux qu’encourager les gens à faire cela pour leur bien-être ! J’aimerais, bien sûr, travailler sur des projets d’envergure mais je crois que le fond est plus noble que cela : juste apporter du bien-être par le chant, c’est top !
Merci, Clara, pour toutes vos réponses !
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