"A priori" sur France 3, une pièce de théâtre, un EP : Elisa Libri évoque son actualité et ses projets !
Bonjour Elisa,
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !
Votre actualité, en cours et à venir, est riche et variée. Les téléspectateurs de France 3 ont récemment pu vous retrouver dans “A priori”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela a été, pour vous, de participer à ce beau projet télévisuel ?
Oui ! J’avais vu la première saison et, surtout, j’avais vu Lucia, dans l’un de ses premiers gros rôles. Quand j’ai su que j’allais participer à cette saison 2, j’étais hyper excitée par le projet, j’ai bien aimé, dès sa lecture, le scénario et c’est vrai que j’ai un très bon souvenir, même du casting. C’est Adèle Esposito qui s’en occupait, ça m’a vraiment fait du bien parce que c’était hyper bienveillant…Juste de le passer était déjà un plaisir. En vrai, de tourner dans le sud était aussi un énorme plaisir, à Montpellier, sous le soleil, dans un cadre vraiment idéal !
Quel regard portez-vous sur votre personnage ?
Je crois que j’ai beaucoup de tendresse pour Manon, je l’aime bien. C’est un personnage qui est quand même assez central dans l’épisode…Au début, on sent qu’elle cache quelque chose mais on ne sait pas trop quoi. Elle a aussi une méfiance vis-à-vis de la police, elle ne se sent pas à l’aise de leur parler de ce qui s’est passé …Le sujet de l’épisode est hyper actuel et j’ai trouvé ça cool, dès la lecture du scénario, qu’on en parle.
Manon, en vrai, est juste une jeune femme qui essaie de s’en sortir et je comprends également son point de vue, même si je ne suis pas en accord avec tout ce qu’elle fait.
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Au moment de vous glisser dans sa peau, avez-vous eu certaines sources particulières d’inspiration ?
Je n’avais pas vraiment de référence très précise de personnage, je crois que j’ai plus fait le travail de revenir à moi et de réfléchir à sa vie, à pourquoi elle en est là, pour créer un pont entre nous deux et être la plus authentique possible pendant le tournage.
Sur le plateau, dans la séquence où elle apprend la mort de Lionel, c’était assez beau…J’étais un peu stressée, on était toutes les deux avec Lucia et elle m’a juste dit “T’inquiètes, respires, ça va !”, ce qui m’a fait du bien, m’a détendue et m’a permis de rencontrer ce qui se passait réellement pour Manon à ce moment-là.
La palette de jeu était, du coup, large et variée…
C’est vrai ! Il y a la culpabilité, le fait de cacher certaines choses et, en même temps, c’est aussi une femme qui s’impose face à Jim, ce que j’ai bien aimé. Elle est fière, également. C’est vrai qu’il y avait beaucoup de choses à jouer, c’était très intéressant !
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La diffusion a-t-elle été l’occasion de retours des téléspectateurs ?
J’ai eu quelques retours de gens qui avaient aimé, notamment sur les réseaux. En vrai, c’est plutôt compliqué pour moi de regarder la diffusion…Je regarde très peu ce que je fais mais je trouve intéressant d’avoir plusieurs regards dessus. Un regard de plaisir de voir le résultat final de quelque chose que tu as lu puis traversé pendant plusieurs semaines, puis celui de voir un épisode de série, comme je regarderais n’importe quel épisode et un regard plus critique de moi, en tant que comédienne, qui ai envie de progresser. Souvent, j’ai besoin de plusieurs visionnages pour me détacher de la critique et revenir juste dans le plaisir de voir mon travail. En vrai, j’ai cela avec tout, notamment avec la musique.
En parallèle, vous serez de retour sur scène, en septembre, dans “Emilienne d’Alençon”. Très simplement, comment pitcher ce spectacle ?
C’est mis en scène par Elise Prévost, on est cinq femmes sur scène et on raconte la vie de cette demi-mondaine de la belle époque. C’est une femme qui a écrit des poèmes sur les femmes, et notamment sur son amour pour elles. La pièce est un peu chorale, on y retrouve les 3 Grâces de la belle époque, des figures alors très importantes mais que l’on a beaucoup oubliées : Liane de Pougy, Otero et Emilienne. Elles avaient une place même un peu artistique, elles écrivaient, dansaient et faisaient du théâtre et elles étaient essentiellement connues pour avoir des relations avec des hommes riches. Mais elles ont un peu, également, révolutionné quelque chose à cette époque, elles avaient une sorte de liberté qui était assez belle et que la metteuse en scène avait envie de retranscrire. Surtout, Elise avait envie de remettre en valeur des textes de femmes, parce qu’on en connaît peu.
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Quels personnages avez-vous le plaisir de pouvoir incarner ?
J’incarne plusieurs personnages différents, j’alterne entre Jacques D’Uzès, un duc de l’époque et Coco Chanel. C’est hyper intéressant ! La pièce a la particularité, au tout début, d’être un petit peu contemporaine, avant de rentrer totalement dans la période de la belle époque. On fait plusieurs fois ce chemin, c’est plaisant à traverser !
Ces personnages ayant réellement existé, vous étiez-vous renseignée sur leurs histoires ?
Beaucoup de textes d’archives ont été récupérés et mis en dialogue. On a toutes lu la biographie d’Emilienne et la metteuse en scène nous avait donné, à chacune, des livres très précis. J’ai regardé aussi un film sur Coco Chanel, j’ai fait un vrai travail de recherche sur l’époque, sur les costumes d’alors, sur les rapports entre ces femmes-là. C’était assez passionnant de faire tout ce travail !
Vous serez sur scène le 19 septembre, dans un cadre bien particulier…
Ce sera au théâtre Berthelot, pour la journée du matrimoine. La metteuse en scène fait un gros travail de diffusion, elle aimerait bien rentrer dans un réseau de subventions de théâtre public, c’est pas mal de travail mais c’est intéressant de voir le temps que ça prend et l’évolution. On a déjà joué la pièce plusieurs fois et, à chaque fois, elle change un peu, elle évolue d’une belle façon. J’avais, avant, joué dans quelques pièces mais c’est la première fois que je suis vraiment au cœur d’un projet, et c’est hyper intéressant de voir l’autre côté, les mails, la diffusion, les subventions, …pour essayer de faire vivre le spectacle.
Vous êtes aussi chanteuse et vous préparez actuellement un EP…
Un EP de 5 titres de pop, en français ! C’est la première fois que j’écris en français, j’avais sorti, il y a deux ans, un titre en anglais et, depuis, j’étais dans un gros travail de recherche sur les sonorités dont j’avais envie pour le projet final. J’ai retravaillé mes textes, en lien avec ce que je voulais vraiment raconter et je pense qu’il y a quelque chose d’assez spontané dans chaque titre. Je parle, à la fois, de relations amoureuses et de ruptures. Dans un titre, j’évoque mon expérience en tant que comédienne, l’école que j’ai faite et, donc, les rêves que j’ai pu avoir …et des rêves qui se détruisent avec des expériences qui ne sont pas toujours hyper agréables. En fait, ce qu’il y a de commun à chaque titre, c’est qu’ils sont tous très sincères et qu’ils parlent tous de ma vie de ces cinq à dix dernières années, en traversant les relations amicales, les relations amoureuses, le travail et en se demandant comment trouver l’équilibre entre tout ça.
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Pour le premier titre que j’aimerais sortir, je suis repartie d’une chanson que j’avais faite pour un tremplin, dans lequel j’avais été finaliste. J’ai repris les refrains et j’ai changé les couplets, ils ne me ressemblaient plus et, maintenant, ils me ressemblent davantage. C’est un titre un peu particulier, qui me fait du bien…La chanson s’appelle “J’aimerais que tu” et le refrain est “J’aimerais que tu prennes soin de toi”. Je crois que ça me plairait, dans cet EP, d’apporter beaucoup de douceur pour parler, avec amour, de sujets lourds, en y mettant, à la fin, une touche de lumière.
Plus globalement, ces différentes casquettes artistiques, bien que pouvant paraître très éloignées, sont sans doute très complémentaires pour vous ?
Oui, vraiment ! Je trouve hyper intéressant de faire de l’art pluridisciplinaire et je pense que c’est quelque chose vers lequel j’aimerais aller de plus en plus ! Surtout aujourd’hui, quand on fait de la musique, on fait ensuite des visuels, qui nous ramènent au cinéma, par des clips. En ce moment, la musique regroupe un peu toutes mes passions puisque sur scène, ça va plus se rapprocher, également, du théâtre et de quelque chose de plus performatif, que je trouve hyper intéressant. En même temps, juste dans le fait d’écrire et d’essayer de trouver une sincérité dans mes textes et dans ma musique, il y a quelque chose qui se rapproche juste du jeu en général…C’est la même sincérité que j’ai envie de mettre dans mes personnages quand je les interprète, et que je trouve aussi quand je chante mes titres…Oui, j’ai vraiment l’impression que tout se nourrit et que tout est très complémentaire ! J’adore faire un peu de tout, en tout cas…
Merci, Elisa, pour toutes vos réponses !
Vous pouvez retrouver Elisa sur sa page Instagram :
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