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musique

Clara Poirieux évoque son parcours artistique, ses expériences, ses actualités et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Clara, 

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous ! 

 

Vous êtes une jeune artiste, au parcours déjà riche. Si l’on en revient à sa genèse, d’où vous vient cette passion de l’artistique ? 

 

Ma passion de l’artistique a commencé très très jeune ! Ma maman m’emmenait au théâtre alors que j’étais toute petite…Très vite, elle m’a donné ce goût de l’artistique et de la musique. Petite anecdote, je suis née sur du Chopin, son compositeur préféré … 🙂.  

 

J’ai commencé par le violon et le piano, mais ça m’ennuyait, je n’y arrivais pas et je n’ai pas réussi à continuer. Par des copines, je me suis intéressée à la danse et ça a été une révélation totale ! Je voulais y aller tout le temps après les cours, et même le week-end.  

 

J’ai vécu jusqu’à mes 18 ans en Pologne, je suis polonaise du côté de ma maman et c’est pour faire une école de comédie musicale que je suis venue à Paris parce qu’à l’époque, il n’y en avait pas encore en Pologne. Tout s’est ensuite accéléré ! 

 

Justement, on peut imaginer que certaines expériences ont été encore plus marquantes que d’autres ? 

 

En soi, les trois années d’école de comédie musicale ont été très marquantes. Ça a été trois années incroyables où j'ai noué des amitiés qui, encore aujourd’hui, sont extrêmement puissantes. Ça a également été le début d’une révélation à moi-même en tant qu’artiste. C’est important de souligner cette sororité et ce lien, ils permettent, quand il y a des moments plus durs, de continuer à se booster, à s’encourager, de s’aider pour des castings…C’est vrai que l’on a créé une amitié où il n’y a pas de compétition ni de concurrence, mais uniquement du soutien.  

 

Sinon, ma première expérience professionnelle marquante a été “Roméo et Juliette”, une comédie musicale que j’ai faite en tournée en Asie. Cela a été vraiment un rêve, moi qui regardais le DVD quand j’étais adolescente ! Quand j’ai passé le casting, j’étais à des années lumières de penser que j’allais être doublure Juliette…Avant cela, j’avais fait d’autres comédies musicales, surtout pour du jeune public et, là, je faisais un gros step : je partais à l’autre bout du monde, j’étais une des seules nouvelles de la troupe, sur un rôle principal, avec le plus grand projet que je n’avais jamais fait. C’était un saut dans le vide, en parachute ! Ça s’est très bien passé, le projet était incroyable et la troupe adorable. A mon habitude, avant de partir, j’ai bossé le rôle comme une tarée, moi qui suis une travailleuse acharnée, ce qui m’a valu d’être quand même assurée, malgré ce grand saut dans le vide ! 

 

Je pense aussi à une autre comédie musicale, que j’ai pu jouer à l’Opéra de Reims, “Quand la guerre sera finie”. C’est une œuvre que je trouve profondément sublime et qui m’a transportée artistiquement. Elle a été écrite par Marie-Céline Lachaud et composée par Nicholas Skilbeck, deux pointures incroyables. La mise en scène était signée de Patrick Alluin, quelqu’un de profondément humain et très talentueux, il est aux petits soins des artistes et il connaît tout le parcours de chaque artiste dans le moindre détail. Il a vraiment su amener le projet le plus loin possible et c’est vrai que j’ai été profondément reconnaissante de cette expérience.   

 

Je peux citer aussi “La révolution française”, que j’ai jouée il y a deux ans. C’était fou ! Rien que d’auditionner devant Alain Boublil et Claude-Michel Schönberg était une folie ! J’y ai créé des amitiés pour toujours, cela m’a apporté énormément personnellement et professionnellement. C’était assez incroyable !  

 

 

 

 

Pour en revenir à votre tournée en Asie, y avez-vous senti certaines différences, culturelles notamment ? 

 

Je n’ai pas senti de grande différence, je l’avoue. Le public chinois est extrêmement passionné des spectacles musicaux français, il y a une fanbase énorme, tous sont très respectueux et gentils. C’est, sincèrement, très agréable ! 

 

Vous travaillez aussi beaucoup dans l’ombre, dans le sens positif du terme, quand vous coachez et accompagnez des artistes… 

 

Tout à fait ! Cela fait quelques années que je suis coach vocale et professeure de chant, moi qui suis passionnée par l’appareil vocal, par son fonctionnement et par la démarche artistique. Cela me permet d’aider les gens à grandir dans leur art, à trouver de la liberté dans leur voix, à se dévoiler, à se révéler… Je pense avoir cette capacité à comprendre l’autre, à comprendre son besoin et ce qui se passe précisément vocalement, pour mettre des mots précis dessus, avec bienveillance.  

 

Au début, je ne m’en rendais pas compte que l’impact était si grand, je le faisais sans savoir si j’apportais quelque chose aux gens que je coachais mais ça a été une révélation ! Aujourd’hui, c’est un engrenage : plus je le fais, plus je vois ce que ça apporte ! C’est quelque chose qui nourrit autrement que la scène : celle-ci peut être un défouloir alors que, quand je suis en coaching, je me mets au service de la personne en face de moi. Ce n’est pas pour me valoriser moi, ce n’est pas pour me mettre en lumière, c’est pour mettre en lumière l’autre…Il y a un don de soi de la part du coach, un capacité à se mettre en empathie mais c’est avant tout pour révéler la personne en face…C’est cela qui m’intéresse ! 

 

Avez-vous eu une approche différente de la scène, depuis que vous êtes coach ? Et inversément ? 

 

Donner des coachings va nous apprendre quasiment autant qu’à la personne que l’on accompagne. Au début, on apprend en conscience le fonctionnement de notre voix et comment ça fonctionne chez nous mais, à force d’accompagner différentes tessitures, on voit tout un tas d’autres choses. C’est presque un travail permanent de recherche et je pense que la clé, justement, est de ne pas penser que l’on sait tout mais de continuer à s’interroger, et remettre en question. Donc, oui, ça nourrit complètement ! Sur scène, ma pratique ne va pas changer mais il y a une conscience supplémentaire de moi, et aussi des voix de mes partenaires autour.  

 

En complément, quels sont vos projets en cours ou à venir ? 

 

Je répète une pièce de théâtre, où il y a aussi du chant. C’est une comédie, à deux comédiennes, assez féministe et très intéressante mais je n’en dirais pas plus pour le moment… Sinon je continue les coachings et je passe des auditions.  

 

Pour la suite, auriez-vous des envies artistiques particulières ? 

 

Toujours et encore la comédie musicale ! Vous l’aurez compris, c’est ma passion absolue, c’est ce que j’aime le plus faire. Je crois que je ne pourrais pas m’en lasser, j’espère faire cela le plus longtemps possible ! Que ce soient des spectacles plus légers ou d’autres plus engagés, qui racontent quelque chose de plus profond…Être sur scène, pour moi, c’est rentrer en émotion, en même temps que le public, cet échange-là c’est un petit moment de grâce. 

 

Et toujours plus de coachings, avec des artistes merveilleux. Cela nous élève tellement de révéler la voix que je ne peux qu’encourager les gens à faire cela pour leur bien-être ! J’aimerais, bien sûr, travailler sur des projets d’envergure mais je crois que le fond est plus noble que cela :  juste apporter du bien-être par le chant, c’est top ! 

 

Merci, Clara, pour toutes vos réponses !

Publié dans Musique

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Laura Masci évoque avec passion sa belle actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

@natacha_lamblin

 

 

 

Bonjour Laura,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Vous êtes actuellement sur scène, au Grand Point Virgule, dans “Tout va mâle ?”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, énormément ! C’est vrai, en plus, que je ne m’attendais pas du tout à être prise…On a passé trois tours d’audition, ce qui est raisonnable mais énormément de travail matériel était demandé (deux scènes, trois chansons, avec chorégraphie). Donc, quand j’ai été prise, c’était quand même une reconnaissance ! C’est mon premier vrai rôle en comédie musicale, à Paris, je n’avais jamais tenu un spectacle comme celui-ci, en rôle principal, sur plusieurs mois donc, oui, c’est une forme de revanche un peu sur la vie, peut-être. 

 

 

 

 

Justement, si l’on revient à la genèse de cette belle aventure, qu’est-ce qui vous avait incitée à y participer ?

 

Le côté comédie musicale ! Si cela n’en avait pas été une, je ne pense pas que j’aurais postulé…Je ne me voyais pas refaire du théâtre ! J’ai fait des études de théâtre, au conservatoire de Bruxelles mais j’étais plus attirée par le jeu cinéma, le côté très quotidien et le rapport au réel, très proche du vrai. Je me disais que le théâtre n’était plus pour moi, que c’était un jeu très projeté, trop technique mais le fait que ce soit une comédie musicale lie mes trois passions, avec la danse et le chant, et m’a incitée à postuler.

 

 

@julienjovelin

 

 

Plus concrètement encore, comment présenter ce spectacle ?

 

C’est un spectacle un peu hybride parce que l’on parle de plein de sujets. On parle de la masculinité toxique, des rapports homme / femme dans leur globalité, pourquoi il faut qu’on y reréfléchisse aujourd’hui impérativement et ce que tout cela va impliquer dans notre sexualité. Quand les hommes ont des problèmes d’érection, ça peut être l'andropause mais ça peut être autre chose aussi, ça peut être la pression qu’ils se mettent eux-mêmes. Du coup, c’est un spectacle qui déroule plein de sujets comme ceux-là.

 

Le rôle de Becky, la sexologue, va leader les hommes dans cette réflexion sur eux-mêmes et sur le patriarcat ainsi que sur la société en règle générale. 

 

Comment décririez-vous votre personnage, Becky ?

 

Becky est une sexologue un peu déjantée, qui a mis au point une méthode spéciale, un peu magique pour, justement, faire prendre confiance aux hommes, dans tous ces noeuds de leur approche des relations homme / femme. Elle a mis dix ans à élaborer cela, en tout cas c’est l’histoire que je me suis racontée…C’est son bébé, c’est sa fierté et elle a envie d’un changement profond dans la société. Cela reste une comédie, ça la fait beaucoup rire de voir ces hommes se questionner, être un peu vulnérables, voire ridicules, devant elle.

 

C’est un personnage que j’aime beaucoup, qui a énormément d’empathie et de fermeté à la fois. Elle pose de vraies questions, sur un sujet sérieux, que l’on traite, nous, avec légèreté, sous le filtre du divertissement. Ce thème me tient très à cœur, je pourrais être beaucoup plus féroce que Becky…

 

 

@julienjovelin

 

 

Sans doute que la palette de jeu associée est très large et donc très plaisante à défendre sur scène ?

 

Oui, parce qu’il y a, à la fois, le message, le contenu, le sens, le “pourquoi on défend cela ?”. C’est très important pour moi, je n’aurais pas envie de monter sur scène pour un boulevard, on va dire, classique. Peut-être plus aujourd’hui, maintenant que je me suis prise au jeu…Il y a le côté comédie qui est très précis, très technique, il faut être chirurgical et, en même temps, il y a cette folie que je m’autorise avec le personnage. Donc je peux mettre tout ce que l’on me reprochait au théâtre, notamment mes mimiques. Là, je peux tout m’autoriser, je peux être déjantée, je peux transformer ma voix, pas que dans le chant, aussi dans la comédie donc c’est hyper agréable. Je peux un peu me lâcher !

 

D’ailleurs, au moment de vous glisser dans la peau de ce personnage, avez-vous eu certaines sources particulières d’inspiration ?

 

Je me suis inspirée de psys ! C’est vrai qu’avec mon alternante, on a créé un peu une backstory autour d’elle et on s’est dit qu’elle nous faisait penser au personnage de Julian Anderson dans “Sex education”. Je pense aussi à une sexologue belge, qui donne des master class partout dans le monde. Après, c’est vrai que j’ai, moi, un côté très psy aussi, naturellement. Cela fait partie de ma personnalité de m’intéresser vraiment à comment les gens fonctionnent, à leurs failles, à pourquoi ils font cela, à leurs attachements…Il y avait donc déjà une grosse base !

 

 

@julienjovelin

 

 

L’alternance que vous évoquiez permet sans doute de garder une certaine fraîcheur ?

 

Oui, c’est très formateur ! Maintenant, les choses sont un peu plus fixées mais c’est vrai que le fait de devoir jongler avec les partenaires fait tourner la balle. 

 

Sans doute aussi que mêler jeu, chant et danse doit être très grisant ?

 

Oui ! Je suis un peu perfectionniste donc, au tout début, j’avais beaucoup de mal à être contente de ce que je faisais. Les chansons sont assez techniques, difficiles et exigeantes donc c’était difficile, pour moi, d’être contente. Je n’ai pas eu, de suite, le plaisir, je me flagellais un peu, j’ai énormément travaillé et, là, enfin, depuis un ou deux mois, je m’amuse. Cela m’a pris du temps, c’est vraiment personnel, c’était le temps de me détendre et de me lâcher.

 

 

@julienjovelin

 

 

Pendant les chansons, il est important, en plus, d’être particulièrement audible, pour permettre au public de bien comprendre les paroles, qui font le lien avec l’histoire…

 

C’est ça ! Il y a énormément de jeux de mots, en plus…Le vocabulaire est parfois alambiqué donc il faut être très carré, sinon la vanne tombe.

 

Quels retours du public avez-vous déjà pu avoir ?

 

Les gens sont ravis, ils ne sont pas du tout avares en compliments : “C’est incroyable!”, “C’est vous qui chantez, c’est votre vraie voix ? Ce n’est pas du playback ? Oui, madame !” donc c’est assez grisant et plaisant. Je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi enthousiaste. 

 

Plusieurs directrices de casting ont trouvé cela top donc c’est cool aussi d’avoir enfin une reconnaissance du métier. Après, la reconnaissance du métier est une chose mais nous le faisons avant tout pour que les gens passent un bon moment, apprennent des choses et soient touchés.

 

Récemment, on a eu une femme avec les yeux humides, alors que c’est plutôt une comédie, même s’il y a des moments qui sont un peu plus touchants. Elle nous a expliqué qu’on l’avait faite pleurer trois fois, on était hyper étonnés. J’ai un autre souvenir très précis : dans la pièce, on aborde vraiment très rapidement le sujet du chemsex et une femme est venue nous dire, à la fin, “Mon mari est décédé du chemsex il y a quelques temps, merci d’en parler”. On était tous choqués qu’elle nous ait fait cette confession, comme cela. 

 

Je pense que, quand le spectacle commence, les gens se demandent “C’est quoi cet ovni ?” et, qu’après, ils sont agréablement surpris. C’est un parti-pris de parler de cela avec de l’humour, c’est un style, c’est le prisme d’Alex Goude. C’est un code à honorer et tant mieux si les messages passent comme cela.

 

 

@julienjovelin

 

 

Que peut-on, du coup, vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure ?

 

On peut nous souhaiter que ça remplisse toujours plus, encore plus, que ce soit complet tous les soirs. On espère peut-être une tournée et, oui, qu’on continue à trouver le plaisir d’être ensemble sur scène et de défendre cela pendant encore longtemps.

 

En parallèle, vous avez récemment sorti trois chansons et deux autres vont arriver prochainement…

 

J’ai un alter-ego pour la musique, qui s’appelle Niki Grace. C’est un projet à l’initiative de Marc Collin, qui est derrière le groupe “Nouvelle vague”, mondialement connu. On a fait un petit objet de cinq titres, avec une reprise de Genesis, “I can’t dance”, et quatre titres originaux. Trois titres, dont cette reprise, sont déjà disponibles sur Spotify et les autres le seront en avril puis en mai. C’est un projet 80s, ce n’est pas du tout dans la mouvance actuelle de ce qui se fait mais c’est rétro et assez dance. Les textes et arrangements sont de Marc, je suis à l’interprétation. J’y parle beaucoup d’amour…Cela m’a permis de me lâcher, de faire un projet à côté, où je pouvais oser faire un personnage un peu extravagant, pas toujours dans ce côté cadré, lisse, un peu froid de la comédienne. J’ai pu me faire plaisir !

 

 

@studioclotis

 

 

Au-delà de ces premiers titres, quelle suite aimeriez-vous donner ?

 

On verra ce que ça donne, en fonction des écoutes notamment…Je gribouille des petites choses de mon côté mais ce sont des esquisses. En tout cas, les premiers retours sont assez cool, cela me fait plaisir !

 

Merci, Laura, pour toutes vos réponses !

 

 

@emi.visions

 

Publié dans Théâtre, Musique

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Eléonore Grimbert-Barré nous en dit plus sur sa belle et variée actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Eléonore,

 

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !

 

Vous serez sur scène, ce 19 mars, dans le cadre d’un événement privé mais ce sera l’occasion, pour vous, de développer une nouvelle technique, où vous associerez les pointes au violon…

 

Récemment, j’ai fait une séance photos avec la grande Mélanie Florentina, qui a voulu faire pointes et violon en même temps. J’avais déjà fait, à l’âge de 13 ans, ce combo pour d’autres photos, qui avaient d’ailleurs été celles de l’affiche de notre spectacle, pendant des années, de l’ensemble Grimbert-Barré. 

 

C’est vrai que, à la base, je travaillais vraiment séparément les pointes parce que c’est très difficile, il faut avoir un équilibre de dingue et être bien sur son axe. C’est une technique que j’avais travaillée énormément avec Wilfride Piollet, une ancienne danseuse étoile de l’opéra de Paris, qui avait créé une autre technique de danse classique, les barres fléxibles. Son mari, Jean Guizerix, est toujours là et je m’exerce énormément avec lui, il a 80 ans et il est incroyable ! A l’occasion seulement, je remets les pointes aussi, parce que l’association violon - danse est tellement difficile que je ne rajoute les pointes qu'exceptionnellement, notamment pour les photos. L’une d’entre elles a eu beaucoup de succès et a fait que, par la suite, des agences m’ont contactée pour faire des performances avec les pointes et le violon en même temps…Je n’en ai pas l’habitude donc c’est un gros challenge. Cela va se faire pour la première fois de ma vie au palais des congrès, devant 6 000 personnes, le 19 mars.

 

Je ne vais pas vous mentir, c’est très difficile mais ça reste dans mon caractère d’oser, de risquer et de ne pas avoir peur. Je pense qu’il faut surmonter ses craintes ! 

 

Techniquement parlant, quels sont les points d’attention à avoir pour réussir ce combo ?

 

La technique des barres flexibles est très importante ! En fait, il faut beaucoup de détente : dès que l’on est tendu ou crispé, je pense, de manière générale, qu’on ne fait pas bien les choses. Ici, il faut trouver son centre de gravité et c’est un gros travail. De trouver un beau son de violon nécessite des années de travail, tout comme de trouver son équilibre sur les pointes donc c’est une combinaison vraiment difficile. Mais que j’aime bien faire …donc je prends le risque !

 

 

 

 

En parallèle, vous continuez à vous diversifier, avec une nouvelle corde à votre arc artistique, celle du chant…

 

Exactement ! J’ai voulu rajouter le chant en plus mais je trouve qu’en fait, cela enrichit finalement tout ce que je fais déjà. En danse ou en chant, notre instrument est notre corps. Cela me permet aussi, tout simplement, d’être complète ! Moi qui était timide avec ma voix, ayant passé tellement d’heures à travailler la danse et le violon, un instrument très difficile, je mettais le chant de côté…mais pourquoi, finalement ? J’aime chanter, je le fais sous ma douche et on me le demande en spectacle donc je me suis inscrite dans une formation de comédie musicale improvisée. On travaille le chant, le théâtre, les textes, la danse et les musiciens sont là, en live, à improviser. C’est quelque chose qui me plaît énormément ! 

 

Ce groupe s’appelle “New - La comédie musicale improvisée”, ses membres sont sur scène, au théâtre des Mathurins, tous les lundis soirs. Je vous conseille d’y aller, c’est vraiment super ! C’est assez exceptionnel : comme c’est de l’improvisation, ce n’est jamais le même spectacle… C’est génial, on passe un merveilleux moment. J’avais vu une représentation et cela m’avait donné envie de travailler cette discipline. 

 

J’aimerais rajouter cela dans mes propres spectacles, que je crée, pour être complète ! 

 

Au printemps, vous retrouverez également un de vos frères, pour un clip puis sur scène…

 

Vous savez que j’ai beaucoup de frères 🙂, on est tous pluridisciplinaires, on joue tous du piano et d’un autre instrument, un est dans la réalisation, beaucoup sont compositeurs…L’un d’eux, Stanislas Grimbert, va sortir un album, “Anomalie”, et je participerai au clip “Dualité”. C’est du jazz atmosphérique, un peu cinématographique. Ce qui est génial, c’est qu’il fait de la batterie avec sa main droite et du vibraphone, en même temps, avec sa main gauche. Du coup, il est un peu comme moi, en fait 🙂 : il fait deux choses en même temps ! 

 

C’est un grand compositeur et, à chaque album, il m’invite pour y faire du violon, du piano et de la danse. On a cette chose en commun ! 

 

Dans cet agenda déjà bien rempli, vous trouvez quand même du temps pour travailler dans d’autres très beaux lieux, aux côtés d’autres grands artistes…

 

C’est vrai que je travaille aussi beaucoup lors de soirées privées, ce qui me permet de rencontrer, parfois, des grands artistes. Par exemple, je fais souvent les défilés de Louis Vuitton, où je joue la musique de Pharrell Williams, qui est présent. Je continue également à voyager partout dans le monde, je me retrouve sur scène parfois avec Ed Sheeran notamment. J’aime bien ces rencontres, elles sont hyper enrichissantes et variées. Je n’oublie pas Gims ou Patrick Bruel. Ces moments restent gravés dans ma mémoire ! 

 

Je suis régulièrement aussi sur la scène de l’opéra de Paris. Je me souviens d’ailleurs de ma première audition : j’y suis allée sans grande conviction et, finalement, j’ai été prise, ce qui a été vraiment une grande joie ! C’est vrai que c’est une maison incroyable ! J’ai la chance d’être sur scène devant un public qui me porte : dès qu’il y a du monde, l’énergie me transporte et ce n’est que du pur bonheur ! J’aime cela…

 

Vous poursuivez, depuis 5 ans maintenant, un autre spectacle, “Tango”, un peu comme une madeleine de Proust…

 

Exactement ! C’est un spectacle de théâtre, où je danse et joue du violon. J’ai donc un texte d’une heure, je passe de l’un à l’autre, c’est hyper physique, on n’est que 2 sur scène mais c’est vrai que je sens maintenant une maturité. Cela fait du bien, je prends le texte autrement, on le comprend autrement et l’expérience fait qu’on le joue autrement. C’est de plus en plus un plaisir, en fait, avec les années qui avancent. C’est intéressant : le jeu change, tout change, en 5 ans, j’ai changé, j’ai évolué, ce qui fait que j’ai l’impression que mon jeu d’acting n’est plus du tout le même mais c’est un peu, en même temps, un retour à la maison. 

 

J’aimerais bien développer encore plus mon côté actrice, je ne suis pas encore allée là-dedans mais cela me plairait énormément, pourquoi pas au cinéma. Cela peut faire beaucoup mais tout se rejoint ! 

 

 

 

 

Parmi vos nombreuses casquettes, vous développez actuellement la suite d’un autre spectacle, “Le choix”…

 

C’est un autre travail que de tout créer et d’être maître de son projet ! J’aime énormément…C’est beaucoup plus de responsabilités, c’est sûr mais l’ayant déjà fait, c’est aussi une excitation parce qu’il y a eu un résultat qui m’a plu et que les gens me l’ont réclamée. 

 

Cela parle du choix mais aussi d’amour, avec un petit côté humoristique. C’est hyper enrichissant, cela me fait du bien. Je ne m’y attendais pas mais des gens qui avaient vu le premier spectacle me disent y penser encore 10 ans après. C’est donc une motivation de créer la suite. J’ai bien avancé dans l’écriture, il faut maintenant le vendre !

 

Ces différentes cordes artistiques sont donc très complémentaires pour vous, à ne presque plus pouvoir vous passer de l’une ou de l’autre…

 

Si, dans une journée, je ne danse pas, je ne me sens pas bien…En faisant de la musique, je suis aussi dans l’improvisation. J’adore me mettre au piano, c’est un instant de bien-être. Avec le violon, il y a un côté “Jouons tous ensemble”, c’est magique aussi ! Oui, je pense que c’est nécessaire pour moi et que ce n’est pas différent. On reste, en fait, dans le même domaine artistique et je ne pourrais plus, je pense, me passer de l’un ou de l’autre. 

 

Tout cumuler, je l’avoue, est parfois difficile : quand on a dansé, on transpire et, quand il faut ensuite prendre son instrument, c’est un challenge…Même dans le spectacle “Tango”, on est essoufflé après avoir dansé et il faut alors jouer…En même temps, je suis remerciée par le public, qui a aimé et qui me fait des retours magiques. C’est un challenge mais c’est aussi un partage avec les spectateurs. C’est également un beau message : quand on veut, on peut ! Si on en a envie, on est capable de faire plusieurs choses. Donc je remercie mon public, qui me motive à continuer, bien entendu !

 

Justement, quelles nouvelles cordes artistiques aimeriez-vous encore acquérir ?

 

J’aime énormément le cinéma donc pourquoi pas…J’aime aussi varier les styles de musiques : le classique, le jazz, …Pareil, j’aime mélanger les styles de danses : hip-hop, latine, tango,...Il y a déjà tellement de choses à faire dans ces milieux-là que je ne me verrais pas faire un autre instrument. En fait, il y aura toujours à apprendre avec mes domaines actuels ! Tout ce que je fais déjà aujourd’hui m’offre naturellement beaucoup de nouveautés ! 

 

 

 

 

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour tous ces beaux challenges à venir ?

 

Il ne faudrait pas que je tombe avec mon violon, sur mes pointes…Donc priez pour moi, afin que je ne tombe pas 🙂. Oui, que les choses se passent bien et qu’on reste dans de l’optimisme. Dès fois, je trouve que les gens peuvent être dans le côté négatif ou ne pas croire en quelque chose…Il y a beaucoup de jugements mais j’aimerais que l’on puisse se laisser porter par de nouvelles idées et s’y ouvrir. Cela permettrait aux artistes de se développer un peu plus encore…

 

Merci, Eléonore, pour toutes vos réponses !

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Dina Jeanne évoque la sortie de son EP !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Dina Jeanne,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Vous avez sorti, le 13 février dernier, votre EP en huit titres, “Itinéraire d’un amour”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, complètement ! C’est beaucoup de joie, c’était aussi, je l’avoue, énormément d’angoisse et de stress, on ne va pas se mentir, parce que c’est un EP et un projet que je prépare depuis quatre ans. Il s’est passé quatre années entre l’écriture de la première chanson et la sortie, une période pendant laquelle j’ai évolué, que ce soit artistiquement ou personnellement. Il est sorti un vendredi 13 et, pour moi qui suis superstitieuse, ça porte bonheur ! 

 

On peut sans doute imaginer, en voyant le titre, que le fil conducteur de cet EP est l’amour, décliné sous plusieurs formes ?

 

Exactement ! J’ai voulu l’appeler “Itinéraire d’un amour” et non “Itinéraire de l’amour” parce que ça raconte une histoire que j’ai vécue moi, qui, je l’espère, se voudra peut-être un peu universelle mais qui ne le sera peut-être pas non plus…Chaque chanson représente, en fait, une étape, de la rencontre, aux premiers émois, aux premiers désirs, à la passion puis, comme on l’imagine bien, aux premiers problèmes, à la rupture, au manque, pour arriver vers une conclusion dont je laisse un peu la surprise…J’ai voulu faire une dernière chanson qui parlait d’amour mais pas du même amour, qui vient peut-être après l’amour…Je n’en dis pas plus, il faudra écouter ! Cette chanson s’appelle “Existeras-tu ?”...

 

Musicalement, retrouve-t-on des registres communs ou plutôt variés ?

 

Cela reste un EP assez ancré chansons françaises parce que j’ai été biberonnée à la chanson française. J’adore cela, j’écoute beaucoup de titres français et j’avais envie d’aller chercher une âme un peu à l’ancienne…Je pense que je suis allée au bout de mon idée. J’ai travaillé avec un arrangeur qui s’appelle Damien Fleau, qui fait beaucoup de musiques à l’image, au cinéma et dans les documentaires, il a apporté sa touche cinématographique dans ma proposition de chansons françaises, avec un peu de tension…Je voulais que l’on ait l’impression de suivre la bande originale d’un film, celui de mon amour. 

 

Vous l’avez dit, ce fut un long chemin. Si l’on revient d’ailleurs à la genèse de ce projet, d’où vous en sont venues l’idée et l’envie ?

 

En fait, cela s’est un peu imposé à moi. Ma passion première est de chanter et d’écrire des chansons. Il y a quatre ans, je n’écrivais que des chansons d’amour, j’avais envie de faire un EP mais je m’étais dit que je ne pouvais pas en faire un avec uniquement des chansons d’amour, je craignais que ce soit redondant…Mais, petit à petit, plus je vivais cette histoire en même temps, plus je ressentais des émois, plus j’écrivais des chansons hyper positives sur l’amour…et, plus ça n’allait pas, plus j’écrivais des chansons tristes. J’ai fini par assumer un EP concept sur l’amour, qui me raconte, dans lequel je me mets à nu. C’est, pour un premier projet, ce qui me correspondait le mieux ! Je me suis écoutée, je suis allée au bout de mon idée…

 

Vous êtes accompagnée de chouettes artistes….

 

Je citais Damien, qui est l'arrangeur de quasiment toutes les chansons mais il y a aussi, pour une chanson, un très cher ami à moi, avec qui je collabore depuis très longtemps, L’oiseau noir, un artiste slameur. Il a répondu présent à mon invitation sur le titre “Ce soir”. Avant même d’enregistrer cette chanson, on l’avait beaucoup testée sur scène donc il m’a accompagnée dans toute cette démarche de sincérité, à dire ce que j’avais envie de dire. Aussi Benjamin Biolay, qui est sur le titre “Tu me plais” et qui, en plus, en a fait les arrangements. Pareil, il m’a beaucoup accompagnée et il apporte une légitimité à tout ce projet, par son talent, son génie et son nom. Tout est mixé et masterisé par un ingé-son, qui s’appelle Renaud. Il mixait et m’enregistrait déjà sur les précédents titres, c’est un peu aussi ma bonne étoile. On a également fait un clip, réalisé par Maxime Garreau, avec qui on a réalisé plein de visuels. Je travaille aussi avec l’agence Juillet, qui organise mes release party, ils sont un peu mes anges gardiens.

 

Je vous cite plein de noms car j’ai eu la chance, en étant pourtant artiste indépendante, d’arriver à créer autour de moi une équipe hyper bienveillante, qui m’a portée. J’écris mes chansons dans ma chambre mais, sans eux, tout cela n’existerait pas !

 

C’est donc une aventure artistique et musicale mais c’est aussi une aventure humaine…

 

C’est même avant tout une aventure humaine parce que ce sont des gens avec qui j’ai ri, j’ai pleuré, j’ai douté, qui m’ont, par moments, supportée…Je pense à Damien, qui m’a envoyé plusieurs versions, il a porté mes doutes et mes angoisses. Je pense aussi à ma meilleure amie, Safia, une poétesse, chroniqueuse et artiste, qui a eu un rôle de confidente et qui a vraiment porté mes doutes. Si, en tant qu'artiste, on n’est pas bien entouré, honnêtement, c’est trop dur de continuer. Je ne remercierais jamais assez tous ces gens !

 

Cet EP est sorti à la veille du 14 février, la date est parfaitement choisie…

 

Les sorties musique se font le vendredi, j’aurais même adoré que ce soit un vendredi 14 février 🙂 parce que, dans l’EP, il y a justement une chanson qui s’appelle “14 février”. La date n’est pas choisie au hasard et un clip est d’ailleurs sorti ce samedi-là. En tout cas, moi qui suis très romantique, j’avais envie que mon EP, qui parle d’amour, sorte le jour qui symbolise l’amour ! 

 

Quels premiers retours avez-vous déjà pu avoir de la part du public ?

 

J’ai eu de très beaux retours ! Je suis très touchée par les gens qui prennent le temps de m’écouter, alors que je suis indépendante. Cela avait déjà été le cas, l’année dernière, à la sortie de “Chanson sur ma grand-mère”, les retours m’avaient permis de continuer, ils m’avaient conforté dans l’idée d’aller à fond dans la chanson française, comme j’avais envie de le faire. 

 

J’espère que cet EP plaira aux gens et qu’ils auront leur chanson préférée !

 

 

 

 

Derrière, l’objectif sera certainement de poursuivre l’aventure avec cet EP…

 

Je veux faire grandir cet EP et j’espère qu’il me fera grandir aussi ! Peut-être m'emmènera-t-il vers une autre étape, notamment un album ? J’ai envie de continuer à raconter cette histoire mais aussi d’en raconter d’autres. Là, j’ai beaucoup parlé d’amour et, pour la suite, j’ai envie de parler d’autres choses et de me laisser la liberté de continuer à écrire des chansons. J’espère surtout rencontrer un public ! Je n’ai qu’une envie, c’est d’aller dans toutes les salles de France et d’essayer de convaincre, un par un, chaque siège, de la salle de vingt places à celle, je me le souhaite, de milliers. On verra bien, j’ai envie de me laisser surprendre par la vie !

 

Vous avez eu plusieurs casquettes sur ce projet, qui ont probablement été très complémentaires pour vous ?

 

C’est extrêmement lié et très enrichissant ! En même temps, il y a des artistes qui n’écrivent pas leurs chansons et ce n’est pas grave, chacun fait ce qu’il veut et ce qu’il a envie de faire…Parfois, c’est dans les mots des autres que l’on se reconnaît le plus. J’avais besoin de l’écrire seule, à part pour ces deux Feat, où les chansons ont vraiment été faites à deux cerveaux. 

 

Après, sans arrangeur, j’aurais écrit des chansons que j’aurais aimées, mais pas autant, parce qu’il fallait aussi une touche extérieure, quelqu’un qui ramène de lui. Là, j’ai été très entourée d’hommes et de visions masculines, ce qui était très bien et qui a très bien fonctionné, d’autant plus que c’était un EP sur l’amour donc j’ai adoré que, même dans les arrangements, ce soit une réponse masculine qui m’accompagne, formant un équilibre…Mais, dans mes projets futurs, j’ai envie de partager plus de choses avec des femmes, pour tester autre chose et trouver d’autres sensibilités.

 

Pour boucler la boucle, si l’on revenait quatre ans en arrière, auriez-vous imaginé cette sortie de ces huit titres, dont deux duos ?

 

Si, il y a quatre ans, on m’avait fait écouter mon EP, en me disant “Voilà, c’est ce que tu vas faire”, j’aurais été trop fière ! En tant qu'artiste, on n’est jamais complètement satisfait de son travail, on trouve toujours des choses à redire mais je suis fière de moi, notamment de la sincérité que j’ai eue. Cet EP est 100% sincère, même dans ses imperfections ! C’était ma sincérité du moment qui m’a fait écrire telle chanson de telle façon, qui m’a fait faire ces accords…Il y a des chansons qui, musicalement, se ressemblent un peu : peut-être qu’avec plus d’expérience, j’aurais changé et complexifié un peu mais ce n’est pas grave, ma sincérité du moment était celle-ci et je suis fière de cela !

 

En conclusion, que peut-on vous souhaiter suite à la sortie récente de cet EP ?

 

Du succès, de toucher les gens, d’arriver vers une autre étape, d’avoir beaucoup de scènes, …S’il peut faire du bien à certaines personnes, autant qu’il m’a fait du bien à moi - je pense en particulier à la dernière chanson, ce sera ma plus belle réussite, je crois !

 

Merci, Dina Jeanne, pour toutes vos réponses !

Publié dans Musique

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I Gotta Feeling : Helmut Fritz évoque la tournée à venir, ainsi que son nouveau titre récemment sorti !

Publié le par Julian STOCKY

@ Jeremy Melloul

 

 

Bonjour Helmut,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

La tournée “I Gotta Feeling” va sillonner la France pour 22 dates. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

C’est plus qu’une joie, c’est quelque chose de transcendant ! C’est, déjà, une expérience collective, on va se retrouver, après une première saison que l’on a faite à l’automne 2024, on va dire que l’on est maintenant rodés, on a la préhension du public, on sait exactement ce que les gens attendent, on a une notion de la façon dont le show est construit, on connait un peu nos temps de parole et, surtout, on se connaît bien, à présent, entre nous, les différents artistes, on partage les loges donc c’est plus qu’une joie…Pour moi, c’est une attente très très impatiente parce que ça combine plusieurs choses : le fait de revoir les copains, de jouer mon rôle d’amuseur, qui est vraiment celui qui est le plus déterminant pour moi dans ma vie et puis de faire plaisir à ces dizaines de milliers de gens qui vont prendre leur billet et qui vous venir nous voir…C’est assez formidable !

 

Ces concerts seront l’occasion, pour le public, de se (re)plonger dans l'ambiance électrisante des années 2000, en redécouvrant les hits emblématiques de la décennie, interprétés par leurs artistes originaux…

 

C’est ça ! Je crois que c’étaient encore des années où les tubes voulaient dire quelque chose, dans le sens où les constructions des chansons étaient encore couplet / refrain / couplet / refrain / pont / refrain, avec des durées de 3 minutes, 3 minutes 30, 4 minutes. Donc c’étaient, j’ai envie de dire, des vraies chansons ! Aujourd’hui, ce sont plus des sons expéditifs que l’on entend de partout, ce sont des morceaux de 2 minutes, sur lesquels on s’ambiance mais, finalement, très souvent, il n’en reste pas grand chose ! C’est pour cela que, je pense, les gens se tournent vers ce catalogue de tubes, à la fois par nostalgie mais aussi parce que ce sont de vraies chansons, qui ont été des marqueurs pour eux, qu’ils adorent fredonner, chanter, dont ils ont retenu, pour la plupart, toutes les paroles.

 

Humainement et artistiquement, cela doit être très grisant de côtoyer Alizée, Worlds Apart, Billy Crawford, Nâdiya, Amine, Colonel Reyel, Assia, Priscilla, Organiz et Salomé de Bahia entre autres…

 

Absolument ! Surtout que, comme on a tous eu un peu notre heure de gloire, nos tubes et une carrière sur le long terme, il n’y a pas de mauvais égo en fait, tout le monde s’entend extrêmement bien. On a l’habitude de dire que c’est un peu une colonie de vacances, et c’est vrai, on est là pour s’amuser parce qu’on vient donner du plaisir aux gens donc, forcément, on en prend aussi beaucoup, on travaille certes, on est pros dans ce qu’on délivre mais ce n’est que de la joie. On a cette chance qu’il y ait une très bonne entente entre nous, il n’y a rien qui coince. C’est aussi pour cela que l’on a plaisir à se retrouver et que l’on est tous très impatients, je crois.

 

A titre personnel, quelles chansons allez-vous d’ailleurs interpréter sur scène ?

 

Je ne vais pas vous le dire, il faut venir ! 🙂 …Comme on est très très nombreux, on n’a pas un temps de parole immense donc je vais jouer deux titres. J’aurais rêvé de faire, au milieu du concert, un showcase de 20 à 25 minutes mais ce n’est pas possible du tout. Il y a plus de 3 heures de show donc il faut respecter le temps de chacun. En tout cas, il y aura l’incontournable “Ca m’énerve ” et, pour la deuxième, c’est une surprise…

 

 

 

Vous avez commencé à l’évoquer, vous avez hâte de retrouver le public et de sentir l’atmosphère de ces salles qui s’annoncent probablement ambiancées…

 

Tout à fait ! C’est drôle parce que, finalement, on ne sait jamais vraiment comment va réagir un public. Je sais qu’il y a des artistes qui trouvent que c’est plus chaud dans telle région, que l’accueil est un peu plus réservé dans d’autres, …mais je n’ai jamais trouvé que c’est le cas. Je ne trouve pas, par exemple, que les gens du sud, sous prétexte qu’il fait meilleur en termes de climat, sont plus chauds que ceux du nord…En réalité, chaque salle est particulière, chaque soir est particulier et chaque public est particulier. On peut se prendre une vague d’amour incroyable, dans une salle, sans s’y attendre et, le lendemain, dans la même région, avoir un public un peu moins participatif, un peu plus contemplatif. Donc il y a cela aussi, l’impatience du suspense de savoir ce qui nous attend, finalement…C’est génial !

 

D’ailleurs, les premières dates, notamment fin 2024, avaient-elles été l’occasion de retours de la part des spectateurs ?

 

Tout à fait ! On a chacun notre communication et nos retours individuels, j’ai eu beaucoup de gens qui m’ont écrit et qui étaient très surpris de voir que j’étais, finalement, plus qu’un amuseur mais vraiment un chanteur, parce que, dans les reprises que j’ai pu faire, j’ai montré mes premières amours, qui sont le rock et la “vraie” chanson. Quand je dis la “vraie” chanson, je ne dis pas que “Ca m’énerve” n’est pas une “vraie” chanson mais c’est catégorisé dans quelque chose d'humoristique, et on n’a pas forcément l’habitude de voir des gens, qui ont fait des tubes dans un certain registre, s’approprier d’autres chansons plus classiques et le faire plutôt bien. J’ai eu énormément de commentaires positifs, qui m’ont fait chaud au cœur. J’ai montré au public que je n’étais pas juste un personnage d’un tube, cela m’a plu aussi !

 

Peut-être avez-vous déjà reçu des messages d’encouragements de la part du public, impatient de vous retrouver ?

 

Oui, oui ! D’ailleurs, je m’amuse très régulièrement, quand on communique sur cette tournée, à demander aux gens qui vient et dans quelle salle…J’ai plein de réponses, derrière : Martigues, Amiens, Orléans, …et il y en a même qui me disent qu’ils font toute la tournée ! J’ai halluciné de voir qu’il y a des gens qui avaient pris tous les billets, comme pour un groupe dont ils sont ultra fans…Je trouve cela magnifique !

 

En compléments, quels sont vos autres projets et actualités en cours ou à venir ?

 

Je suis assez pluri-projets ! Après Helmut, j’en ai eu un autre très marquant, qui était Geronimo, ensuite j’ai fait un projet plus intimiste, un peu sainte wave, sous le nom de Rémo, qui propose des choses mélancoliques, très poétiques, très écrites, très littéraires mais, là, cette année, avec la tournée, j’avais envie de revenir à Helmut ! J’ai remis les gants du personnage et j’ai sorti déjà deux singles : un, en décembre, qui s’appelle “Le temps”, qui a une vibe un peu reggae, et qui était un petit peu la passerelle entre le dernier single fait il y a 4 ans et le retour du personnage, de manière un peu tranquille, pour qu’on se dise “Tiens, il est apaisé…Comment ça se fait ?” et puis, derrière, on fait un contre pied total et on montre qu’il n’y a pas d’apaisement du tout, puisque je sors un titre qui s’appelle “Cons”, dans lequel je reprends ma plume sarcastique, sardonique même et où je m’en vais taper sur tout ce qui fait mal en ce moment dans la société, ce qui me plait beaucoup !

 

 

 

On peut d’ailleurs imaginer que la situation actuelle doit être une source presque inépuisable d’inspiration…

 

Complètement ! Je trouve que l’actualité est très lourde. Déjà, sur un plan géopolitique, ce qui se passe est complètement édifiant. Je ne parle même pas des conflits auxquels on nous a malheureusement habitués depuis maintenant quelques années, l’image tue l’image et ça nous désensibilise…A force d’en entendre parler, on ne se rend même plus compte qu’il  y a de vrais êtres humains derrières, ce qui est affreux ! Avec, maintenant, cet espèce de guignol aux commandes de la première puissance mondiale qui vient se payer des pays en méprisant complètement le droit international, j’ai l’impression que l’on vit un peu dans “South park”, en fait. J’ai l’impression que le monde n’est plus monde et que tout le monde fait un peu n’importe quoi, que les réseaux sociaux ont amplifié la chose parce que, du coup, maintenant, il y a un terrain d’expression directe pour pouvoir se moquer de chaque chose, et de manière très rapide. Je trouve que tout va trop vite, qu’on marche sur la tête et, surtout, que l’on perd énormément de valeurs. Parmi ces valeurs, on perd beaucoup le respect et la tenue …Je trouve qu’il n’y a plus beaucoup de tenue, en général, quand on regarde les puissants et quand on regarde la société, et c’est quelque chose qui me fait mal au cœur ! 

 

Merci, Helmut, pour toutes vos réponses !

Publié dans Musique

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Mathilde Mosnier nous en dit plus sur sa belle et diversifiée actualité artistique!

Publié le par Julian STOCKY

@ Bernard Pitet

 

 

Bonjour Mathilde,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Votre actualité est particulièrement riche en ce moment, avec notamment un moyen-métrage qui connaît un beau chemin…

Oui, oui, cela s’est fait avec une très belle équipe des Hauts de France ! Les “Histoires En Hauts” ont gagné un concours qui a permis aussi la concrétisation de son scénario en film. C’est un moyen-métrage très amusant avec un univers joliment décalé ! 

Je l’ai découvert en passant une audition pour jouer une fée puisque c’est une nouvelle histoire de “Cendrillon”, mais avec beaucoup d’humour, de comédie et de rêves. Je ne vais pas dévoiler l’intrigue mais Cendrillon fait des siennes…et, heureusement, elle a sa marraine. C’est très important, dans la vie, d’avoir des figures référentes qui nous aident à ne pas faire d'erreurs ou à apprendre à ne plus les faire. Ce n’est pas évident d’être jeune, aujourd’hui plus particulièrement donc c’est pour cela que je me dis que des figures d’appui peuvent avoir beaucoup de sens. Ce film en parle d’une manière très jolie, comme il parle de plein d’autres choses, avec vraiment beaucoup d’humour et un univers visuel incroyable. Je crois que le pari est réussi !

Il y a des décors incroyables et des effets spéciaux, il y a également plein de clins d'œil à l’univers, je dirais, pop d’aujourd’hui, avec des inspirations multiples. Notamment de personnages pouvant s’apparenter aux Marvel ou aux contes de fée, et même à des transcriptions, au cinéma, de contes. Pour mon rôle de la bonne fée, j’y ai vu une inspiration, aussi, de Delphine Seyrig dans “La fée des Lilas”. Donc c’est très riche ! On avait des costumes splendides…J’étais bien servie, j’avais un costume cousu main, avec des cristaux. C’était tellement beau !

Surtout, c’est très bien écrit, c’est très vif, il y a un très bon rythme. L’équipe de tournage aussi était super, on était très bien encadrés. La production a eu également à cœur de montrer des lieux de cette région, beaucoup d’acteurs et de techniciens locaux étaient présents, pour en valoriser les richesses. Maintenant, quand je pense aux Hauts de France, je pense à ces images-là et il y a beaucoup de beaux souvenirs, de tendresse et d’humour. Un merci d’ailleurs à cet effet à Kevin Bénard et Julien Fremont, respectivement à la réalisation et au montage. J’espère que ce film va rayonner et qu’il va être diffusé au maximum, parce qu’il fait du bien ! Je pense que la production a beaucoup d’autres super scénarios dans les tiroirs, donc j’espère que l’aventure sera longue. 

En parallèle, à l’autre bout de la France cette fois-ci, vous avez tourné pour un autre projet…

“Moi, Laure de Sade”, du réalisateur Jean-Luc Piacentino, s’est tourné en grande partie dans le sud-est, notamment dans le Vaucluse, avec des paysages superbes. Jean-Luc est originaire de cette région et avait appris que cette fameuse Laure était la muse de Pétrarque, un poète ayant vécu dans le coin au XIVème siècle, à la toute fin du Moyen-Age. Par son humanisme, son esprit d’ouverture et son désir de connaissance, il est déjà un homme de la Renaissance. En fait, il fait le lien entre les deux époques. Il est l’un des premiers à avoir écrit de la poésie dans la langue commune et pas en latin ni en grec. Du coup, il avait démocratisé la poésie et était adoré pour cela ! D’autant qu’il proposait une poésie très moderne et nouvelle pour l’époque où l’on exprimait son ressenti intime, ses émotions, sa sensibilité. Il est, encore aujourd’hui, étudié à l’école, en Italie, son pays d’origine. 

Il avait écrit tout un livre d’amour sur, selon toute vraisemblance, Laure de Sade, qui était très connue, à cette époque, pour sa beauté, sa gentillesse et son caractère doux. Elle a inspiré beaucoup d’artistes de cette période, dont on peut voir certains tableaux sur les fresques d’Avignon. Cette Laure avait épousé l'aïeul du Marquis de Sade et, chose étrange, ce dernier, dont on sait tout ce qu’il a écrit, qui a inspiré le sadisme, avait une dévotion pour cette aïeule qu’il n’a jamais connu, plusieurs siècles les séparant, et pour Pétrarque. Il a passé une grande partie de sa vie en prison et avait deux livres, qu’il lisait et relisait sans cesse, notamment celui de Pétrarque évoquant son amour pur et désincarné pour Laure. C’est donc un paradoxe énorme ! 

 

@ Michaël Guichard

 

Le réalisateur est parti de ce paradoxe-là pour en faire un film. C’est l’histoire d’un réalisateur, qui est connu pour avoir fait pas mal de documentaires et à qui on en commande un sur ces personnages-là. Ce réalisateur a, dans sa vie personnelle, des problèmes, il est malade et il y a ce lien avec la mort, comme un bilan de sa vie, entre l’amour et la mort. Ce film va avoir un écho, à travers ses recherches, par rapport à ses problématiques…Ce réalisateur va avoir comme assistante une jeune femme, Constance qui, à la base, est plutôt actrice mais qui a aussi travaillé comme journaliste, à qui il trouve une ressemblance avec Laure. Elle a aussi vécu des drames dans sa vie personnelle, qui vont faire écho avec ceux de ce réalisateur. Le fait de travailler sur ce film, qui va devenir un docu-fiction dans lequel il va lui faire jouer le rôle de Laure, va vraiment avoir un impact sur leur vie et ça va également les amener à en dépasser les épreuves. 

C’est un très beau film, où il est aussi question de transmission et de cette réflexion, au travers de l’art et de la littérature, du rôle que ça peut avoir sur nos vies. 

Les téléspectateurs de TMC avaient également pu vous retrouver dans la série ‘“Les mystères de l’amour”...

Oui, j’ai joué Astrid, une fille qu’il ne vaut mieux pas contrarier. C’est un personnage que j’ai eu beaucoup de plaisir à interpréter parce qu’il a un côté très mystérieux. On l’a découvert d’abord par sa silhouette, puis par ses gestes et, enfin, par son visage. Elle faisait du vaudou sur Pierre, avec qui elle était sortie et comme elle n’avait pas supporté qu’il la quitte, elle s’est vengée…Mais comme c’est une série où tout va bien qui finit bien, elle n’a pas pu aller au bout de ses méfaits… 

Toujours pour le groupe TF1, vous avez récemment participé, à Bordeaux, à un nouvel épisode de “Petits secrets entre voisins”...

Autant le personnage d’Astrid était tourmenté, autant là, Lise est lumineuse et généreuse. Ce tournage à Bordeaux a vraiment été un plaisir, dans cette très belle ville. Lise est une journaliste, encore une 🙂, qui s’est mise en couple depuis un an avec un médecin, c’est le parfait amour et de nouveaux voisins vont s’installer…dont un, vraiment flippant et bizarre, qui prend Lise pour quelqu’un d’autre. Cette dernière va enquêter sur cette jeune femme avec qui son voisin la confond, qui lui ressemble étrangement et qui est morte dans des conditions très mystérieuses. Elle va finir par découvrir la vérité et comprendra que ça met en cause ses proches…

 

@ Michaël Guichard

 

Ces différents projets vous permettent des palettes de jeu qui le sont tout autant…

C’est exactement cela et c’est génial ! En plus, les univers stylistiques étaient tellement différents…Ce sont des séries télévisées aux publics larges, c’est un film d’auteur, c’est un univers totalement décalé, ce sont des personnages très lumineux ou mystérieux à jouer…Donc, oui, pour une actrice, j’ai été servie ! J’ai tout joué, de la victime au bourreau, de la femme de grand cœur à la femme tourmentée, …C’est beau et c’est une chance, je le reconnais ! 

Les rôles, quels qu’ils soient, ont, à chaque fois, plusieurs couches donc plus on a de couleurs, plus les mélanges sont subtils. D’explorer tous ces univers est aussi un moyen, à chaque fois, de rajouter des couleurs à sa palette, pour encore mieux servir les personnages à venir.

En parlant de palette, j’ai récemment collaboré avec le domaine de Saint Cloud où, dans le cadre de leur exposition sur de célèbres artistes du 20ème siècle ayant peint le domaine, ils ont fait intervenir des comédiens pendant un week-end. J’avais collaboré à l’écriture et j’ai eu plaisir à jouer deux de ces artistes, dont une, Renée Aspe, que ma grand-mère a connue et dont j’avais entendu parler, quand j’étais petite. C’était une belle émotion pour moi ! 

C’est ma deuxième collaboration avec ce lieu, j’étais déjà venue il y a un an pour interpréter des lettres de la princesse Palatine. Et j’avais déjà joué une autre peintre sur scène, Suzanne Valadon, j’avais même eu la chance d’aller jouer le spectacle « Je te veux » d’Elyane Antagnague, qui retrace sa vie et sa rencontre passionnée avec Erik Satie… en Corée du Sud dans le cadre d’un beau festival international. L'accueil avait été super et l’expérience géniale !

Votre palette est très large, vous chantez aussi…

Exactement ! Je suis comédienne chanteuse, j’ai fait un album, qui me tient particulièrement à cœur, avec une équipe toulousaine, ville dont je suis originaire. Ces artistes sont magnifiques…J’ai réalisé cet album avec Georges et Pierre-Marie Baux. On a voulu faire une déclaration d’amour au cinéma, avec un style jazzy-pop. L'album s’intitule “Avant-Première” et il suffit de lire les titres pour comprendre qu’ils font tous plus ou moins référence au cinéma…Il y en a même un qui s’appelle “7ème art”, on ne peut pas être plus explicite… 

 

@ Bernard Pitet

 

Merci, Mathilde, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision, Musique

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Laurent Marion évoque la sortie de son album ainsi que ses projets pour la suite !

Publié le par Julian STOCKY

@ Dorian Cusy

 

 

Bonjour Laurent,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous étiez, il y a quelques jours, sur scène, au Sofar Sounds Paris, en concert. Quels souvenirs en gardez-vous ?

C’était une tripartie, c’est-à-dire qu’il y avait deux autres artistes avec nous et, à froid, la première sensation est le sentiment de relâchement et de joie. Cela faisait quatre ans que j’attendais de pouvoir délivrer mon répertoire donc c’est comme un avènement. Je savoure l’instant, c’est du plaisir!

La deuxième est l’envie d’en faire un autre ! C’est inhérent chez moi, je pense tout le temps à l’après, parfois même trop vite. Je ne suis pas assez dans l’instant mais pas ce soir-là, où j’étais totalement dans l’instant. Il y avait une écoute incroyable, on aurait dit un public  Japonais. La moindre note résonnait d’un temps et les applaudissements venaient vraiment après. Donc il y avait beaucoup d’humilité dans cette soirée, j’avais beaucoup de respect et de gratitude pour le public et les organisateurs, qui étaient tous là bénévolement. 

En parlant du public, on imagine que ces instants de proximité ont dû vous faire particulièrement chaud au cœur ?

Oui ! C’est comme si les gens avaient conscience de tout le travail fait au studio pour y arriver…Le public était mi-anglophone, mi-francophone, du coup je me suis permis de prendre un peu plus de temps pour présenter les chansons et il y avait une écoute incroyable. J’ai même pu prendre le temps de regarder chacun des spectateurs…Dans ces moments-là, lorsque des regards m’interpellent, j’essaie de trouver comment la chanson interagit et résonne en eux. Je fais des chansons vraiment très intimistes, qui parlent de ma personne et de ma famille donc cette proximité est une chance ! 

 

@ Un truc sympa

 

Cette soirée s’inscrivait dans la suite logique de la sortie de l’album ”As time goes by”, que l’on pourrait presque qualifier de voyage culturel…

La musique comme correspondance, avec l’auditeur ou le spectateur, au travers de cartes postales musicales, est un peu le fer de lance de ma communication autour de cet album. En fait, c’est exactement ce qui se passe au travers des réactions et j’en suis trop content, cela me fait plaisir ! Il y a vraiment des échanges entre moi et le public, il y a même des gens que je connais pas qui m’écrivent sur Instagram pour me dire “adorer mon album”. C’est la première fois que cela m’arrive, c’est la première fois que les gens prennent un temps de fou pour m’expliquer ce qu’ils ont ressenti avec mes titres. Rien que d’en parler m’émeut ! Cet album est en train de remplir sa mission et c’est le plus beau cadeau que la vie pouvait me faire : avec tous les efforts que j’ai fournis, c’est la meilleure des récompenses !

En plus, j’ai eu un partenaire pour la distribution, ouvrant les vannes sur l’Europe et même sur le monde. On a fait une grosse campagne de sponsoring très précise, pour aller chercher les gens dans les pays où la folk plait…et ça paie !

L’album, en lui-même, est une partie de moi, c’est comme si j’avais fait un don d’organe, vraiment ! C’est quelque chose que j’ai longtemps mûri en moi, c’est quelque chose que je donne ! Évidemment que je fais cela pour moi parce que la musique a été une aide pour moi qui, petit, était migraineux, la musique m’a guérie de ces maux, mais je le fais aussi pour les gens, afin que ça résonne en eux et qu’ils s’identifient à certaines de mes chansons.

Cet album est un voyage, dès fois ce sont même des voyages que j’ai rêvé de faire mais que je n’ai pas pu réaliser. Je suis allé travailler la musique des pays que je rêvais d’explorer et, du coup, j’aide les gens comme moi, qui n’ont pas forcément les moyens de voyager, à le faire d’un point de vue musical. Ma mission est d’arriver à faire voyager les gens avec la curiosité instrumentale, inhérente à mon processus créatif. 

 

@ JL Juliette (Laurent est aux côtés de Nagui Mehany)

 

Vous le disiez, le chemin a été long jusqu’à la sortie de l’album…

C’est exactement cela ! Ma mère est une grande universitaire et, petit, je l’ai vue présenter sa thèse…Quand j’ai eu fini cet album, elle a été la première à le savoir et je lui ai dit “Ça y est, je viens de finir ma thèse à moi!”. En fait, j’ai fait un vrai travail de recherche…Je dis souvent de mon projet qu’il est une itinérance sonore. Depuis que je suis petit, je suis curieux de tout, du cinéma, de la photographie, du sport et de la musique, et cet album est un mélange de cette curiosité, justement et de quatre ans de travail, au Pré-Saint-Gervais, avec Matthieu Lefèvre, le réalisateur. Je n’ai pas arrêté d’explorer, j’ai croisé le chemin de tellement d’artistes, je me suis entouré, trente personnes ont travaillé sur l’album, c’est colossal ! 

Je n’ai pas vu passer ces quatre années, c’était une aventure folle, pleine de rebondissements, mais on y est arrivé ! Cela a été très dur mais je suis tellement heureux de la finalité. J’ai réussi à payer tout le monde, j’en suis très fier et chacun en est sorti grandi : le chemin de ces trente personnes s’est nourri de cette aventure et elles me l’ont toutes rendu au quintuple, ce qui est super beau ! 

 

@ Naomi Pecqueux

 

On peut donc penser que les retours que vous évoquiez doivent vous faire encore plus chaud au coeur…

Ils n’ont pas le même poids que pour les deux autres EP que j’avais faits, même si, pour moi, ils ont la même valeur. En fait, quand les gens me remercient pour la musique que je fais, même si ce n’est qu’une minute d’une chanson qui leur a évoqué quelque chose, c’est comme si je faisais un travail de mémoire. 

Ce premier album vous donne-t-il déjà l’envie d’un deuxième ?

Oui, déjà ! Bon, pour l’instant, il reste encore des clips et des lives de cet album à sortir…Ce qui va se passer, c’est que des extra songs vont poper en fait tout au long des prochains mois, le making-of de l’album va sortir ainsi qu’un clip de fou, voire deux peut-être. Cela va être trop bien ! Ce n’est pas fini, des chansons qui ne sont pas dans la version digitale vont sortir en single…Ces titres feront même le lien avec mon prochain projet !

Cet album se termine par la chanson “My piano is my home”, c’est une lettre ouverte à mon piano pour le remercier d’avoir enduré tous ces déménagements, mes coups de gueule, les températures subies, … Le clip qui va en découler est un film de famille, en huit millimètres ! Ce titre a été le début de la direction artistique du prochain album mais j’ai encore plein de directions possibles. Ce serait soit un projet piano voix, parce que c’est mon instrument de prédilection, soit un projet musiques du monde, avec une assise folk mais encore plus ouvert sur le reste, soit un nouvel EP, dans la continuité de l’album. 

En parallèle, la saison 2 de “Tom et Lola” vient tout juste d’être diffusée sur France 3. Certainement que vous avez été ravi de retrouver cette belle équipe ?

J’ai passé de chouettes moments ! Là aussi, il y a un travail d’équipe très solide. DEMD m’avait déjà fait confiance sur le premier épisode de “Tandem”, je m’étais également régalé, l’accueil avait été super. C’était la même chose ici aussi !

J’ai pu travailler notamment avec Dounia Coesens, une actrice juste incroyable. Elle a un sens aigu de l’écoute et du partage. Sa préparation est exemplaire…J’ai rarement croisé le chemin d’une comédienne comme cela ! Avec Pierre-Yves Bon, ils ont réussi à créer, tous les deux cette amitié indéfectible qui fit le pilier de cette belle histoire. Ils rebattent complètement les cartes de ce que l’on voit dans les séries. C’est sur le fil mais très juste, très doux et très vrai à la fois !

Elle a cette force et cette générosité, qui font que, dès les essais, on s’est compris. Elle se donne à 1 000% pour cette histoire et pour son personnage, elle est très engagée, elle est aussi très exigeante avec elle-même. C’est génial d’avoir croisé son chemin, j’étais en admiration ! Il n’y avait pas ce côté où je la regardais jouer, on l’a fait ensemble, elle m’a embarqué dans son art et sa facilité d’être dans l’instant. Cela m’a fait énormément de bien parce que je suis quelqu’un parfois de très control freak, donc ça m’a aidé à lâcher tout cela. C’était génial ! 

Le succès de la série est tellement mérité…Je n’aurais jamais cru battre “Harry Potter” ! On a réussi, tous ensemble, à créer une histoire sincère, vraie, émouvante, drôle et intrigante à la fois. Je salue le travail, notamment, des scénaristes et du compositeur Charles Sicouri, tous ont fait un boulot de fou ! 

Ces différentes casquettes artistiques, bien que pouvant paraître éloignées, sont sans doute très complémentaires pour vous…

A la base, je viens du théâtre de la commedia dell’arte, que j’ai pratiqué pendant plus de dix ans, où j’ai eu plaisir à travailler des œuvres autant théâtrales que musicales. Aujourd’hui, je suis également compositeur de musiques de films. Récemment, j’ai travaillé aux côtés de Guillaume Roussel et Stéphane Le Gouvello, sur la série “Néro”, avec mes flûtes autochtones. Donc la boucle est bouclée ! Je récolte le fruit de mes rencontres et de mon parcours, c’est super beau ! Finalement, tout n’est qu’une question de curiosité et de rencontres… S’il n’y avait qu’une seule chose à retenir, ce serait celle-là ! 

Mon rêve ultime serait de composer pour de grands réalisateurs et de belles œuvres…La musique à l’image rassemble, en fait, mes deux univers. Et l’un nourrit l’autre, à tous points de vue : artistique, humain, technique, logistique…

Merci, Laurent, pour toutes vos réponses !

 

@ Un truc sympa

 

Publié dans Musique, Télévision

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Margaux Faisandier évoque son parcours, ses projets et ses envies pour la suite !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Margaux,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes une jeune artiste, aux expériences déjà significatives. Si l’on en revient à la genèse de votre parcours, quelles principales raisons vous avaient donné l’envie d’en faire votre métier ?

En réalité, ce n’a jamais été une véritable décision : la musique s’est toujours imposée à moi. Le chant a fait partie de ma vie depuis aussi loin que je m’en souvienne. C’est à l’âge de huit ans que j’ai réellement commencé la musique, en apprenant le violon au conservatoire d’Annecy. J’ai finalement arrêté cet instrument à quinze ans, car les attentes des professeurs étaient trop élevées par rapport à mon objectif, qui était simplement de m’amuser.

Parallèlement, j’ai découvert la comédie musicale grâce à un spectacle extra-scolaire donné par une amie d’enfance. Cet univers m’a immédiatement fascinée, au point que j’ai voulu m’y mettre dès la semaine suivante ! J’ai ainsi rejoint cette école en janvier, d’abord dans le parcours extra-scolaire, puis, à mes dix-huit ans, dans le cursus professionnel de la Musical Arts Academy. Aujourd’hui encore, je complète ma formation artistique, aussi bien en musique à l’American School of Modern Music qu’en théâtre aux Cours Florent. On peut dire que, depuis ce jour, je n’ai jamais arrêté ! 

À la fin de mon collège et durant tout mon lycée, j’ai également pratiqué le piano classique, tout en réintégrant le conservatoire d’Annecy dans le cursus chant/musiques actuelles. Grâce à ces expériences, j’ai pu monter sur mes premières scènes et c’est ainsi que je suis tombée amoureuse de ce milieu.

 

 

Vous sortez d’une expérience à Kirrwiller, au Royal Palace. Spontanément, qu’en retenez-vous ?

Franchement, c’était une expérience incroyable ! Quand j’y repense, je revois les costumes, la scène, mes collègues… Cette année a été extrêmement riche et m’a énormément appris. J’ai eu la chance d’être engagée dès ma sortie d’école : un début de carrière extraordinaire, mais aussi un immense challenge. Cette expérience m’a profondément enrichie et m’a donné de nombreux atouts pour la suite. Dans la vie du cabaret, j’adorais passer du temps avec les danseurs. Comme je n’ai commencé la danse qu’il y a trois ans, je les considérais un peu comme des mentors, des personnes auprès de qui je pouvais apprendre. Je m’intégrais souvent à leur groupe pour progresser et m’entraîner sur des chorégraphies différentes de celles du spectacle. La danse sur talons est un style que j’aime particulièrement, donc je me suis vraiment éclatée avec eux !

Artistiquement parlant, ces spectacles vous ont certainement permis d’étoffer votre palette ?

Oui, on chantait beaucoup de musiques de styles différents. Chaque chanteuse avait des solos ce qui permettait de mettre en avant les atouts de nos voix respectives. Les miens étaient très accès pop française avec une certaine douceur vocale. C’était des chansons mises en scène pour un rôle de jeune première. Néanmoins, cela ne m’a pas empêché de  chanter et de m’amuser dans des styles différents lorsque que je répétais. 

 

 

A la vue du nombre de représentations, l'hygiène de vie était ultra importante…

Pour le coup, l’hygiène de vie était absolument primordiale ! C’était une préoccupation constante, presque un fil conducteur de mon année. En tant que chanteuse, la voix est un instrument particulièrement vulnérable : le moindre rhume, la moindre fatigue peuvent tout compliquer.

Durant cette période, mon hygiène de vie était réglée au millimètre. J’essayais de dormir le plus possible, de manger très sainement, et de faire du sport en plus des spectacles. Ce rythme et cette exigence étaient indispensables pour pouvoir offrir les meilleures performances sur scène.

Certainement aussi que, jour après jour, vous continuiez à affiner votre interprétation ?

Carrément ! Mon personnage du 31 août 2024 et celui du 6 juillet 2025 n’avaient plus rien à voir… et c’est justement ce qui rend l’expérience si exaltante ! Chaque fois que je montais sur scène, je me demandais comment affiner un peu plus mon interprétation. Au début, certaines répliques me semblaient floues : je ne maîtrisais pas encore la manière dont mon personnage réagirait. Puis, au fil des mois, à mesure que les spectacles s’enchaînaient, les idées arrivaient, la créativité se développait, et je m’amusais de plus en plus. C’est une sensation hyper enrichissante, d’autant plus plaisante que tu montes sur scène avec l’envie de t’améliorer et de vivre ton histoire encore plus intensément.

Au départ, j’avais vraiment peur de me lasser, surtout en sachant que nous allions jouer le spectacle 263 fois. Mais, contre toute attente, il n’y a pas eu un seul jour où je suis montée sur scène sans en avoir envie de jouer. Je pense que le fait d’avoir eu du théâtre, de la danse et du chant m’a énormément aidée : ça me donnait plein de petits objectifs à travailler, et ça m’a permis de m’éclater tout au long de l’année !

 

 

D’être en live devant le public permettait de donner aux gens mais sans doute que vous receviez aussi beaucoup de leur part ?

Oh, oui ! Le moment où cela m’a le plus marquée, c’était pendant la période de Noël. Le rythme était très intense, nous avions plusieurs spectacles par jour et les seuls moments où on ne jouait pas, on se reposait. C’est à cette période que j’ai eu la confirmation que je faisais vraiment le bon métier car je commençais mes journées en étant fatiguée et je finissais les spectacles en étant requinquée…J’avais plus d’énergie qu’au réveil alors que, normalement, c’est plutôt l’inverse ! C’est une découverte qui m’est très chère et qui me rassure!

Plus globalement, quels retours du public pouviez-vous avoir ?

Nous avions pas mal de retours via les réseaux sociaux. Les gens nous envoyaient des messages pour nous dire que c’était super… J’ai eu un peu moins de contact réel avec les clients car je portais une perruque blonde sur scène et personne ne me reconnaissait à la sortie. Maintenant, c’est vrai que mes collègues avaient davantage d’échanges avec le public et les retours étaient toujours très positifs, ce qui fait plaisir !

 

 

Pour la suite de votre parcours, auriez-vous des envies particulières ?

Oui, j’en ai plein ! J’ai un projet qui me tient particulièrement à cœur et qui est presque la raison pour laquelle j’ai commencé la musique : la composition. J’aimerais vivre de mes chansons, monter un groupe avec lequel partir en tournée… Ce serait vraiment mon rêve ultime !

À côté de ça, je souhaite naturellement continuer la comédie musicale. Et pourquoi pas me lancer aussi dans le mannequinat ou décrocher des rôles au cinéma ?

D’ailleurs, avez-vous déjà des idées de registres musicaux ou de thèmes ?

Barbara Pravi m’inspire énormément. J’adore sa manière d’écrire, sa sensibilité, sa musicalité… C’est vraiment l’artiste qui me manquait et qui continue de m’inspirer au quotidien. J’aime aussi beaucoup Charlotte Cardin, ainsi que Stromae. Ce qui me touche particulièrement chez lui, c’est cette capacité unique à faire danser sur des morceaux qui, lorsque l’on écoute les paroles, racontent pourtant un profond mal-être. Cette dualité me fascine.

Malgré mes tristes textes, je souhaite vraiment que les gens dansent et se libèrent sur ma musique. Dernièrement, j’ai aussi écrit des chansons qui parlent de la société en général : des réseaux sociaux, de cette tendance à se comparer en permanence à ceux qui semblent avoir ce que nous rêvons d’obtenir, ou encore du rythme effréné auquel la vie avance. Mes inspirations naissent au fur et à mesure de ce que je ressens, de ce que j’ai envie de transmettre… et parfois de ce que j’ai besoin de dénoncer.

 

 

Sur le plateau de tournage, certains rôles en particulier pourraient-ils vous attirer ?

Pour l’instant, j’avoue ne pas trop savoir …  J’aimerai déjà arriver à me libérer de toutes les barrières que je peux encore avoir dans mon jeu. Mon objectif étant d’être complètement libre dans mes interprétations, de jouer comme j’en ai envie, sans me poser la question de savoir si ce que je fais et bien et ce que les autres en pensent. Mais je prends beaucoup de plaisir à jouer du théâtre contemporain, car cela se rapproche également plus de notre manière de parler actuelle. 

En tout cas, la musique et l’acting sont sans doute des registres très complémentaires pour vous ?

Oui, surtout, en comédie musicale ! Les musiques dans ces œuvres sont extrêmement liées au jeu parce que l’on raconte un bout de l’histoire tout en chantant. On touche du doigt ces deux arts et c’est vrai que cela m’a beaucoup aidée pour être juste dans mes interprétations. C’est quelque chose que j’aime énormément. Ce qui est enrichissant c’est tout le travail en amont lorsque j’essaye de savoir ce que le personnage veut dire car, l’intention que je vais choisir, va influencer ma manière de chanter, de placer ma voix et du coup de transmettre l’émotion. J’adore !

 

 

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre parcours ?

De continuer à vivre de la musique ! Je ne vis que pour cela: arriver à développer les deux projets qui me tiennent le plus à cœur, la comédie musicale et la composition.

Merci, Margaux, pour toutes vos réponses !

 

 

 

 

 

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Jérémy Charvet évoque sa belle actualité musicale et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Jérémy,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Votre chanson « Au fil de la vie » est sortie il y a quelques jours. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, oui ! Je suis très content parce que c’est un accomplissement d’années de travail et puis, c’est le premier titre que je sors officiellement. J’ai fait des premières parties de concerts, je fais des concerts dans lesquels je chante mes compositions mais il m’a fallu du temps pour trouver mon univers et pour peaufiner les arrangements. C’est un travail que je vais continuer à faire parce que ça ne reste que le premier pas d’une grande aventure… 

Ce titre parle d’un flirt, d’une rencontre, cette parenthèse où tous les espoirs sont permis…

Exactement ! Ça parle d’une rencontre et, oui, d’un flirt, c'est un moment où on donne le maximum pour que tout se passe bien et où tout est permis ! C’est une parenthèse dans un temps qui est enchanté, un temps où tout s’arrête. Je me suis dit que c’était une belle symbolique, par rapport à ce que je suis en train de faire : je pars à la rencontre et à la conquête de mon public, tous les espoirs sont permis.

D’ailleurs, aviez-vous eu certaines sources particulières d’inspiration pour cette chanson ?

On a travaillé le titre avec Nicolas Séguy, qui est l’arrangeur et je l’ai co-créé avec Thomas Caruso, qui a entre autres travaillé sur le titre de Louane, « On était beau », en 2017. D’abord, je voulais que ce soit une balade, que ce soit un guitare-voix. Je l’ai mise sur les réseaux sociaux et j’ai eu la chance d’avoir trois millions de vues, en cumulé, sur l’ensemble de mes vidéos…Donc je me suis dit qu’on allait lancer le titre dans une version produite ! Là, je voulais vraiment amener de la poésie dans les arrangements, du coup on a travaillé avec des ukulélés et des guitares…Une de mes inspirations était les Fréro Delavéga parce que je trouvais qu’ils amenaient quelque chose d’assez chaleureux dans leur musique. 

Peut-être avez-vous déjà eu des premiers retours de la part du public ?

Oui, oui ! Je suis très content, déjà, parce que le titre a commencé à passer en radio, c’est génial ! Je suis de plus en plus sollicité pour des interviews ou des live ; certains journalistes parlent de balade poétique. Et je suis surtout très heureux des premiers retours du public et des messages que je reçois.. 

J’ai l’impression d’avoir brisé quelque chose, d’avoir dépassé une peur, celle de ne pas plaire, en fait. J’ai aussi lu des choses de personnes qui n’aimaient pas le titre mais je me suis dit que je n’en étais pas mort pour autant. Je crois, comme j’ai énormément de chansons en stock, qu’il fallait que je me lance, que je fasse le premier pas avec une chanson… 

J’ai une histoire à raconter : là, en l’occurrence, je suis parti sur une histoire personnelle parce que l’instant des premières rencontres est une sensation et une émotion que j’aime dans ma vie. J’ai des titres qui sont beaucoup plus profonds encore, liés à mon histoire et à des blessures qui me correspondent. Je sais aussi qu’il faut y aller crescendo, en tout cas, c’est comme ça que je vois les choses pour moi…

Vous l’avez dit, ce titre n’est que le premier pas de cette nouvelle aventure…Du coup, que peut-on vous souhaiter pour la suite : un EP ? un album ?

Souhaitons-nous tout ! ☺ J’utilise aussi les retours que j’ai sur ce titre pour peaufiner les suivants donc, en fait, c’est un travail continuel qui m’attend. Dans un premier temps, je vais sortir titre par titre et, quand j’en aurai assez, il y aura un EP puis un album. J’espère que ça découlera ensuite sur une tournée mais, bon, tout cela se passera si le public répond présent. C’est toujours lui qui a la décision finale…En tout cas, mes envies sont grandes et on va voir quel écho mes chansons auront sur les gens…

En parallèle, vous continuez à monter régulièrement sur scène, dans différents shows…

Exactement ! J’ai la chance d’être sollicité pour faire des concerts en solo dans toute la France, dans lesquels je reprends des chansons qui me tiennent à cœur et j’agrémente aussi avec mes compositions personnelles. C’est l’occasion de partager mes titres avec le public ! 

Prochainement, je serai également membre d’un jury dans un concours de chant, à Evian. Donc, oui, en parallèle des tournages de « Plus belle la vie, encore plus belle », je veux garder ce lien avec les gens. Surtout ce lien avec la scène parce que c’est là où tout se passe : c’est dans cet instant de live que les émotions opèrent et que la magie musicale vit, qu’elle soit en moi ou dans les gens qui viennent me voir. 

Pour finir, on peut imaginer que les tournages pour TF1 d’un côté et cette actualité musicale de l’autre sont, pour vous, sans doute très complémentaires, artistiquement et personnellement ?

Oui, quand j’interprète le rôle d’Ulysse Képler, dans « Plus belle la vie, encore plus belle », je ne suis pas moi, je coupe complètement avec ma vie personnelle. Quand je reviens, c’est encore plus fort, j’ai tellement de choses à exprimer, moi aussi, en tant que Jérémy Charvet. J’ai une chance inouïe : maintenant, j’ai deux plaisirs ! La semaine, je tourne, et, le week-end, je peux être sur scène. Je peux partager et réaliser mon rêve de gosse, à savoir de chanter et, surtout, d’être dans ce qu’il y a de plus beau, la rencontre humaine. 

Merci, Jérémy, pour toutes vos réponses !

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Chrystelle Nammour nous en dit plus sur la sortie de son EP !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Chrystelle,

Quel plaisir de vous retrouver pour cette nouvelle interview ensemble !

Le 5 septembre dernier est sorti « Middle », votre premier EP, en 7 titres. On imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Effectivement ! Je n’imaginais pas que ça allait susciter en moi une telle fierté. C’est comme si ça avait développé quelque chose dans ma tête, même dans la manière par rapport à laquelle je me vois dans le monde artistique. J’ai toujours eu, et je le raconte avec le mot « Middle », cette sensation de ne pas avoir vraiment ma place et d’être moins bien que les autres. Là, le fait d’avoir sorti cet EP, c’est comme si j’avais enfin un socle solide sur lequel je peux poser le pied et dire « Voilà ce que je suis », pour, maintenant, éclore. Donc c’est extrêmement satisfaisant !

Parmi les 7 titres, 2 sont totalement inédits du grand public. Un mot, peut-être, sur ceux-ci ?

L’un s’appelle « Middle », du même nom que l’EP et l’autre est « J’ai mal au monde ». Je les avais gardés un peu en réserve, au chaud... 

Comme c’est un EP qui me présente, je trouve que « Middle » est la synthèse de ma manière de me voir dans ce monde.

Je vous avoue que « J’ai mal au monde » est mon titre préféré, c’est ma petite pépite. Je voulais que les gens découvrent, dans l’EP, quelque chose d’inédit, de surprenant, de très chargé émotionnellement. Cette chanson parle d’un sujet très dur, celui de la maladie mentale, sur lequel j’ai essayé de mettre du beau…

Donc je suis très fière de ces deux titres !

Plus globalement, un fil conducteur est-il à retrouver parmi les 7 titres de l’EP ?

Clairement, il y a une ligne commune : chaque chanson présente une des facettes de ma personnalité ! J’ai choisi d’ouvrir l’EP avec « Alors je reste » parce que ça plante vraiment le décor : d’où je viens, qui je suis, …

Après, on arrive à « J’ai mal au monde », qui arrive en deuxième. Je voulais lui donner une place importante sur ce projet, je voulais que les gens puissent la découvrir comme la première nouveauté du projet parce qu’elle a une place très spéciale dans mon cœur. J’y mets un coup de projecteur ! Je l’ai dit, ça parle de la maladie mentale : j’ai des proches qui vivent la bipolarité et la schizophrénie, ce sont des choses qui m’ont beaucoup marquée dans ma vie. C’est très dur pour ceux qui accompagnent, il faut comprendre la maladie, il faut essayer de se mettre un peu à la place des proches qui la vivent, pour savoir comment leur parler et quelle main leur tendre. Dans cette chanson, je parle comme si c’était moi qui étais atteinte de cette maladie, je me mets en fait à la place de la personne pour essayer de décortiquer ce qu’elle ressent, mais avec mon prisme et ma manière de comprendre cette maladie, pour essayer de lever un peu le tabou qu’il y a autour…Souvent, les souffrants n’en parlent pas et ne vont pas forcément expliquer profondément ce qu’ils ressentent. Donc j’ai fait cet exercice aussi pour, d’une certaine manière, exorciser le mal.

 

 

En numéro trois, c’est « Comme un garçon », une chanson qui parle de l’amour impossible : aimer un homme qui découvre qu’il aime les hommes…Plus largement, on se demande ce qu’une femme hétéro peut faire lorsqu’elle est amoureuse d’un homo. C’est quelque chose que j’ai vécu, qui m’a aussi beaucoup marquée et que j’ai voulu raconter.

Après, la quatrième chanson est « Mon père ». Je suis issue d’une famille orientale, le père représente beaucoup chez nous, il porte le foyer, c’est un peu le scotch de la famille, il réunit les gens, il est fédérateur. C’est une manière de rendre un hommage à mon père et de montrer que je ne suis pas la fille de n’importe qui…

Ensuite, on arrive à la chanson « Middle », qui parle d’accepter de ne pas toujours courir après la singularité ou le fait d’être exceptionnel. On peut être heureux, s’affirmer, être épanoui et exister en étant quelqu’un de normal. On n’a pas toujours besoin d’en faire plus…Il y a deux dimensions à cette chanson. Une première qui concerne les artistes parce que ce mot « Middle » est venu lors de mon premier casting, quand j’avais 17 ans et que je suis venue de Beyrouth à Paris, pour faire le casting de la « Nouvelle star », que je suivais assidument. Le casteur, en face de moi, m’avait répondu « C’est pas mal, c’est middle ! ». Evidemment, j’avais fondu en larmes, c’était un drame pour moi et j’ai gardé ce mot avec moi, qui m’a hantée pendant toutes ces années, en me disant « Je ne suis pas assez, je ne suis pas crédible », jusqu’au jour où, au début du confinement, je me suis mise derrière mon piano et où ces mots sont sortis « Tu peux bien ouvrir ta gueule, t’as raison, je suis middle ». Je m’étais alors demandé, en fait, pourquoi c’est un problème d’être dans la norme : ces gens-là cherchent des personnages très spécifiques pour leurs émissions de télé, ok je ne corresponds pas mais est-ce que ça veut dire que je ne suis pas artiste ou que je n’ai pas des choses à dire pour toucher les gens ? Non, c’est faux, il faut se sortir cela de la tête ! En réalité, le fait d’être dans la moyenne fera que, peut-être, les gens vont se retrouver dans mes chansons…Donc j’ai arrêté de le vivre comme un problème, j’en ai fait une force et je l’ai chanté haut et fort…Oui, je suis middle et ça me va !

La deuxième dimension de cette chanson peut, je pense, s’étendre hors du cadre artistique, à toutes les femmes. Dans le clip que vous allez pouvoir découvrir, on est plusieurs femmes et on représente, à nous toutes, un peu la féminité, de par nos origines différentes. Que ce soit en Europe ou même en Orient, pèse sur nos têtes le fait de devoir être toujours parfaites, de bien se présenter, de ne pas avoir de rides,…Mais arrêtez ! On peut être middle et bien dans notre peau…Nous, les femmes, avons le droit d’être justes normales…Arrêter de nous demander la perfection, on en a marre !

 

 

Ensuite, il y a le track « Ma fille », un titre qui parle des dangers des prédateurs amoureux. J’adresse cette chanson un peu à toutes les jeunes filles…Vous le verrez, c’est un EP globalement féminin : c’est l’histoire d’une jeune femme normale, que je suis, à travers mes yeux donc c’est vrai qu’il y a des angles très féminins. Là, je parle aux jeunes demoiselles, en leur disant « Ma fille, si tu t’allonges, méfies-toi du printemps, si les roses sont rouges, elles sont tâchées de sang ». Pour dire, en gros, de ne pas se faire embobiner : ce n’est pas parce qu’on va les couvrir d’attentions et d’amour que c’est forcément sincère. C’est souvent la technique des prédateurs amoureux quand ils voient quelqu’un en manque d’attention, pour poser leur emprise. Je l’ai vécu, moi aussi, avec un garçon, dans une relation qui a duré 8 mois et, à la fin, je ne savais plus qui j’étais. J’étais arrivée à un stade où je n’osais plus rien faire sans lui demander la permission et, quand je faisais quelque chose, ce n’était jamais bien. Il étouffait ma personnalité, il m’avait coupée de tous mes proches, c’était vraiment très dur…Heureusement, j’avais réussi à prendre la fuite de cette relation, grâce au film de Maïwenn, « Mon roi ».

En dernier titre, on arrive sur « En vis-à-vis », pour boucler la boucle. Je plante les clous sur le fait que cet EP parle de moi en face à face et que tous ces titres sont autant de facettes de ma personnalité, comme je vous le disais. « En vis-à-vis », c’est vraiment cela, c’est se regarder dans le miroir et se dire « En fait, je suis comment ? ». La conclusion de cette chanson est que j’aurais voulu être un peu plus que moi, j’aurais voulu être autre, je me rêve mieux que ce que je suis. Cela fait écho, d’une certaine manière, à « Middle » !

De la même façon, retrouve-t-on, musicalement, un chemin commun ?

Le chemin est commun, je l’ai travaillé avec Johsef, qui est à la direction artistique du projet et c’est lui qui a trouvé cette voie, en épurant beaucoup les arrangements et en déshabillant les tracks plutôt qu’en les habillant. On a choisi de faire certains titres a capella, d’autres en piano-voix. Toutes les chansons ont une dimension un peu cinématographique dans l’arrangement, il y a quelque chose de très visuel et toutes ont une dimension très feutrée, très intime, comme une petite bulle dans laquelle j’invite les gens à me découvrir. La voix est toujours mise très en avant et le reste accompagne de manière très discrète, il n’y a pas un arrangement grandiloquent, pour, justement, que le propos reste sur les textes et sur les mots.

Donc c’est vraiment très intimiste musicalement, c’est calme, doux et posé !

Avez-vous déjà eu des premiers retours du public ?

Complètement ! J’ai, bien sûr, eu des retours de mes proches et des gens qui me suivent. Ils sont très positifs. Je m’attendais à ce que le premier point d’accroche soit la chanson « Middle » mais j’ai eu beaucoup de retours sur « J’ai mal au monde ». Les gens trouvent ce titre incroyable et m’ont même dit que j’aurais dû le sortir avant…Donc je suis contente parce que ça a fait l’effet pépite que je voulais ! Un clip va arriver dans les prochaines semaines, qui permettra aux gens de découvrir cette chanson plus en profondeur….J’en suis très contente !

 

 

Cet EP est une étape importante pour vous, vous l’avez dit mais ce n’est, finalement, qu’un point de passage…

Tout à fait ! Je vous le disais, je sens que j’ai construit un premier socle sur lequel je peux, maintenant, mettre mes pieds pour sauter. Avant de parler de l’album, la suite va d’abord être de faire des live. Je commence à réunir mon équipe, parce que ces chansons ont vraiment été écrites pour vivre sur scène. Je ne serai entourée que de femmes, musiciennes et techniciennes. Cela me stimule énormément parce que, malheureusement, les femmes sont peu valorisées dans l’industrie musicale et peu programmées en concert.

Pour moi, le fait de n’être qu’entre filles crée un environnement très safe, propice à l’amusement entre copines. J’ai vraiment envie de vivre et de partager cela sur scène ! Surtout, cela colle parfaitement à l’identité du projet…Donc tout est cohérent pour moi !

Je n’ai pas encore tout monté en détails mais je vise piano, synthé, percussions et guitare. Maintenant, il faut tout construire pour, je l’espère, fin 2025. Suivront un single puis un autre et, enfin, l’album !

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour cette belle aventure naissante ?

De continuer sur ma lancée, c’est-à-dire d’avoir vraiment les deux pieds fermement ancrés sur mon socle et de faire vivre les chansons sur scène, pour rencontrer un public plus large grâce aux live. C’est vraiment mon objectif !

Merci, Chrystelle, pour toutes vos réponses !

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