Overblog Tous les blogs Top blogs Célébrités Tous les blogs Célébrités
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

Le gout du bonheur : Sylvain Boccara nous en dit plus sur la nouvelle pièce de théâtre qu'il interprète actuellement !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Sylvain,

Quel plaisir de vous retrouver pour cette nouvelle interview ensemble !

Vous êtes actuellement sur scène, dans « Le gout du bonheur », aux côtés de Tonya Kinzinger et de Thierry Beccaro. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Je pense que vous n’imaginez pas, non J ! C’est même difficile à décrire, tellement je suis content…Je viens du théâtre, j’ai fait des écoles, des formations, des petits spectacles…J’avais même commencé avec « Les aventures de Guz », un spectacle pour enfants. A chaque fois, c’étaient des pièces intimistes on va dire et, là, d’être pris sur cette pièce, avec ces deux acteurs, est génial ! Je connaissais Tonya mais on n’avait pas pu travailler ensemble sur « Un Si Grand Soleil » - on avait fait une seule scène – et, là, on a une complicité très agréable. Je découvre Thierry, il est super intéressant, tout comme Olivier Macé, le metteur en scène.

Oui, ce sont mes premiers amours et, même temps, d’être passé par la télé pendant 3 ans m’a fait découvrir d’autres choses sur mon jeu. Du coup, je reviens avec de nouvelles armes…Par exemple, rien que sur la portée vocale : en chanson et en télé, tu dois aller chercher la justesse la plus absolue, dans quelque chose qui va être enregistré et diffusé seulement après. Là, il faut qu’au moment où tu dis chaque phrase, tout soit reçu…J’adore, je me sens vivant, vraiment !

Plus concrètement, avec vos mots, comment pitcher cette pièce ?

Ça parle du bonheur ! C’est une relation tumultueuse entre Margot, qui tient un kiosque à journaux dans une gare déserte, et un artiste peintre, Alexandre, qui revient là souvent. Ils se chamaillent, ils se chamaillent, ils se chamaillent…Je suis le fils de Margot, je dois partir faire de la musique et, en même temps, je ne veux pas non plus laisser ma mère toute seule. Je suis fanatique également de cet artiste peintre…Je suis au milieu de tout cela, j’amène la joie.

Du coup, c’est toute une intrigue qui se tisse et, en même temps, ça reste quand même une bonne comédie !

Sans doute que des sujets importants sont ainsi abordés, sous les traits de la comédie, pour mieux les faire entendre du public ?

Oui, oui. On a fait notre couturière il y a quelques jours, devant 1 200 personnes, c’était incroyable. Dans la pièce, il y a pas mal de blagues sur la SNCF, qui sont plutôt justes et on sent que les gens réagissent…Il y a aussi toute la question de vivre des aventures pour une femme qui a déjà connu une bonne partie de la vie et qui, en même temps, est pleine de rêves. Egalement les secrets familiaux qui peuvent exister et qui ont besoin, souvent, d’être résolus. C’est comme cela, je trouve, que l’on peut toucher le bonheur : tant qu’il y a des secrets, ça ne sent pas très bon !

Votre personnage vous permet vraisemblablement une palette de jeu très plaisante à défendre…

Oui, oui, oui, oui, oui ! Il est vraiment haut en couleurs. Le rapport avec la mère est très dans le rire, à la charrier et, en même temps, elle, aussi, est un personnage donc, dès fois, il est un peu mal à l’aise et gêné par sa mère, comme tous les jeunes, à dire « Arrêtes maman, tu me gênes ! ». Elle est assez libre sexuellement, c’est toujours un peu gênant pour son fils mais, en même temps, il veut son bonheur. Il veut la suivre mais il veut aussi partir…Il y a tous ces enjeux-là !

Sans oublier le rapport au personnage d’Alexandre, où je le connais de réputation et où lui ne me connait pas. Mais il me découvre et m’adore aussi. En fait, peut-être qu’on va avoir plus que ce lien-là ?

Oui, du coup, il y a vraiment une grande palette, dans toutes les émotions et, en même temps, je reste un personnage moteur. C’est une belle pièce, construite sur l’équilibre d’un trio où Tonya tient la pièce de A à Z, à être tout le temps-là, que l’on suit et qui est très touchante, où Thierry est très drôle par sa présence, tout en étant un misanthrope attachant. Je suis là pour équilibrer ce duo, car il y a plein de moments entre eux où on se dit « Ce n’est pas possible, ça ne va pas le faire » et mon personnage vient toujours rallumer cette petite flamme, c’est trop bien !

Au moment de vous glisser dans la peau de ce personnage, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

Déjà, Tonya m’a parlé de son fils, qui fait aussi de la musique donc j’y ai trouvé des similitudes. Il faut toujours essayer de rapprocher le personnage à soi donc j’ai pensé à moi…J’ai une petite sœur qui a un âge un peu plus jeune donc j’ai essayé d’analyser son rapport à notre mère. J’ai, du coup, picoré un peu partout !

A la couturière, j’ai pu rencontrer le fils de Tonya, ce qui va me nourrir encore pour la suite car ils ont un chouette rapport, à se charrier, en étant très joueurs.

Peut-être aussi qu’il y a eu d’autres inspirations inconscientes…Je ne sais pas si ça fait cela à tout le monde mais, quand je bosse sur un rôle, en fait j’y rapproche un peu tout ce que je vois. Même un article de journal…C’est Tiago Rodrigues qui nous parle des fantômes qui nous suivent pour nos personnages, à dire qu’ils augmentent notre quotidien. Je ne suis pas du tout dans la méthode de l’acteur studio, à penser que je suis le personnage, non je ne suis qu’un comédien mais, par contre, ça m’habite parce que c’est mon travail. Donc, en permanence, je vois des échos et je m’en nourris, sans être avare.

Tonya et Thierry avaient déjà joué ensemble sur scène, il y a quelques années. Ce qui a probablement aidé à la complicité au moment des répétitions notamment…

Complètement ! Cela m’a aidé pour m’intégrer, leur complicité naissante a facilité cela. On sent la joie qu’ils ont de se retrouver. C’est comme si deux anciens copains se retrouvaient dans la cour de récréation. Cela fait plaisir aussi aux spectateurs, qui nous en ont parlé, et qui retrouvent ce lien-là !

J’ai senti un environnement sain, où ils se connaissaient et dans lequel ils savaient ce qu’ils faisaient. C’est quand même agréable !

Vous évoquiez la couturière, à Agde. A-t-elle été l’occasion de premiers retours du public ?

Oui…Les gens ont beaucoup ri, les réactions étaient franchement bonnes et, en même temps, on en est d’ailleurs toujours surpris, il y avait des moments de tension où on entendait les gens réagir. Sans en dire trop, il y a un moment où je laisse un petit suspense et j’ai été surpris des chuchotements où les spectateurs imaginaient ce que mon personnage allait dire. Le public était donc avec nous !

Un grand merci pour la scénographie, pour les décors, pour les lumières, que l’on a pu créer sur place. La pièce a pris vie là-bas et on y retrouve quelque chose de très cinématographique, un peu de comédie romantique italienne. Du coup, les gens nous ont dit, à plusieurs reprises, qu’ils se sentaient avec nous et que c’était presque immersif. C’est vraiment pas mal !

Certainement aussi que vous avez eu des étonnements quant aux moments de quelques réactions, comparativement à la projection que vous vous en étiez faite ?

Complètement ! On était surpris nous-mêmes…A certains moments, les gens ont réagi encore plus que ce à quoi on s’attendait. Ils ont également réagi à des moments auxquels on ne s’attendait pas… En même temps, c’est ça le spectacle vivant : on va aller dans d’autres endroits, où ça rigolera d’autres choses…C’est marrant de voir comment chaque public se comporte et quelle est l’ambiance de chaque salle. En tant que comédiens, on est alors pleinement vivants parce qu’on ne sait pas à quoi s’attendre !

On a beaucoup réécrit la pièce, même la veille car Olivier, dans son travail, veut trouver une connerie par jour. Ca a super bien marché, on en est très contents !

De toute façon, représentation après représentation, vous allez continuer à affiner…

On a la base, on peut maintenant se concentrer sur les détails et sur ces moments de tension dont je vous parlais. Au théâtre, ça peut se jouer à une seconde donc il faut être à l’écoute, de ses partenaires et du public.

On a hâte de montrer cette histoire au plus grand nombre ! On a senti que ça faisait aussi plaisir aux gens de nous voir, par rapport à « Un Si Grand Soleil » ou à « Motus ». Les gens sont ravis et nous voient autrement ! De leur point de vue, on appartient à leur environnement et, de la même manière qu’un ami te dit « mais tu sais que je fais de la peinture aussi ? », tu as envie d’aller voir et, après, tu le perçois autrement. Je pense que c’est un peu la même chose ! Et puis, si ça peut aussi amener des gens au théâtre, je suis content…

En conclusion, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

Je continue la musique, on a fini un album et on va s’atteler aux clips…Je suis comédien donc j’ai envie d’un côté théâtre. On fera surement aussi des concerts en région parisienne…

J’ai également un projet de théâtre sur l’Arménie. C’est une pièce documentaire, à partir des travaux de ma mère, qui est sociologue. Ce sera un beau projet, en collaboration probable avec la maison de l’Arménie en France. Peut-être même que l’on ira jouer en Arménie aussi. Pour l’instant, j’aide à la création, je ne sais pas encore si je vais vraiment être à la mise en scène et j’aimerais m’occuper de la musique. En tout cas, c’est un projet qui me tient à cœur !

Merci, Sylvain, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

Partager cet article
Repost0

Publicité

VivaCité, La Une, son spectacle, sa participation à "Fort Boyard" : Gaëtan Delferière évoque sa belle et riche actualité !

Publié le par Julian STOCKY

©Lilian Muller

 

 

Bonjour Gaëtan,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

« Le Cactus » est à suivre tous les matins à 8h15 du lundi au vendredi dans « Le 8/9 » en radio sur VivaCité et en télé sur la Une. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous chaque jour ?

Oui, c’est super chouette à faire, l’équipe est trop chouette ! Livia a remplacé Sara, je n’étais pas là depuis longtemps donc voir Sara partir n’était pas facile, c’était un peu mon pilier. Mais, oui, Cyril et Livia sont très chouettes, comme tous les autres membres de l’équipe. Je m’amuse beaucoup là-bas, ils me laissent beaucoup de liberté, c’est trop chouette !

Cela vous permet, ainsi, des registres variés et une palette qui l’est tout autant…

Oui, oui, oui ! J’essaie toujours de coller au maximum à l’actualité mais, après, je n’aime pas me répéter en fait dans l’actualité non plus. Sinon, il faudrait faire des chroniques toutes les semaines sur Gaza…Ce n’est pas pour autant que ce n’est pas important, c’est juste que c’est compliqué de se renouveler là-dedans…A taper sur le même clou tout le temps, je ne sais pas si c’est forcément ça qui fait que les choses évoluent absolument. Mais j’essaie d’être le plus nourri possible par l’actualité…Même pour des choses, parfois, qui ne m’intéresseraient pas de base, j’essaie de me renseigner sur le sujet et de trouver des blagues dessus.

D’ailleurs, êtes-vous sensible à l’horaire, un peu après 8h du matin, dans le choix des mots ou encore dans la façon d’amener votre propos ?

Oui, un peu ! Au début, je n’y faisais pas attention et c’est en parlant un peu avec des auditeurs ou auditrices ou encore avec mes parents, qu’ils m’ont dit que tel mot, à la sortie du réveil, est un peu violent…Donc j’ai essayé de ne pas être trop vulgaire le matin parce que c’est bof d’entendre des mots grossiers en prenant son café ! Je cherche donc à avoir de l’impact avec des mots, mais sans être non plus choquant tout le temps parce que c’est le matin, un moment où on se réveille, où on rebranche son cerveau après la nuit.

Quels principaux retours pouvez-vous avoir des auditeurs ou des téléspectateurs ?

Beaucoup de gens m’envoient des messages sur Instagram, c’est un peu le réseau que j’utilise, même si je suis nul en réseaux. C’est très chou…Je croise aussi beaucoup de gens dans la rue qui me reconnaissent, ce qui est trop mignon, et qui me disent que mes chroniques sont trop bien…Ils sont très gentils avec moi !

J’ai aussi des retours négatifs, qui me construisent également, notamment sur Facebook, où il y a beaucoup de trolls. Comme je dis toujours, les commentaires Facebook sont la boite de Pandore sans l’espoir donc c’est compliqué d’y trouver du bon là-dedans. Mais il y a parfois des critiques négatives qui sont importantes sur ma diction et sur mon rythme de parole. Je sais que je dois bosser dessus…Parfois, je réécoute la chronique et je vois que, oui, j’ai parlé vite, que, oui, j’ai mangé quelques mots donc je sais que je dois faire attention pour la prochaine. Ecrire une chronique, c’est bien mais la jouer et l’écrire, c’est mieux !

En parallèle, votre spectacle « Spécial » poursuit son chemin sur les routes. Vous y parlez sans doute beaucoup de votre propre parcours…

Oui, oui. C’est une manière un peu drôle de prendre une revanche pour tous les gens qui ont été un petit peu laissés pour compte à l’école primaire, pour telle ou telle raison…

 

 

En tout cas, la scène est probablement, pour vous, un lieu d’expression complémentaire à celui évoqué en radio et télévision ….

Oui ! J’ai même commencé par le stand-up avant de faire de la radio. C’est complémentaire, oui. Cela permet d’avoir toujours du matériel à tester sur scène mais, après, la transition entre les deux n’est pas la même chose…En fait, le stand-up est un art vivant, qui doit se baser sur les retours, les énergies, les réactions de la salle donc on est plus dans une sorte de connivence avec le public. La radio bien sûr aussi, mais on parle à beaucoup de gens qui ne sont pas dans la pièce, on parle à beaucoup de gens qui sont loin donc il faut être le plus intelligible possible, il faut être le plus clair possible et c’est suivi par beaucoup beaucoup de gens. Donc ce n’est pas exactement le même exercice…

C’est complémentaire : la folie du stand-up apporte la folie dans la radio et la clarté de la radio apporte de la clarté sur scène…Mais ce n’est pas la même chose : je ne peux pas prendre une chronique et la ramener sur scène, c’est impossible !

En parallèle, sera diffusée d’ici quelques semaines votre participation à la mythique émission « Fort Boyard », version Belgique. Sans doute était-ce pour vous un honneur de participer à ce programme historique de la télévision ?

Oui, oui ! Franchement, c’était trop bien ! En plus, c’étaient les dernières émissions qu’enregistrait Olivier Minne donc c’était vraiment trop chouette à faire.

Quand j’étais petit, j’adorais cela…J’avais fait une petite pause sans visionner parce que je regardais moins la télé mais ça a toujours été un peu mythique dans ma tête. Donc d’aller sur le fort, de faire les épreuves, de rencontrer le Père Fouras était quand même très marrant…C’était très très chouette à faire et un peu irréel. Du coup, j’étais vraiment comme un enfant toute la journée !

Toute l’équipe technique de l’émission est incroyable, tout le monde est extrêmement professionnel et gentil, tout est très bien expliqué donc on a vraiment l’impression de passer une journée en aventure avec des potes. Donc, franchement, c’était incroyable à faire !

D’ailleurs, appréhendiez-vous certaines épreuves plus particulièrement ? A l’inverse, en attendiez-vous d’autres avec impatience ?

Oui…Tout ce qui est vertige et vide, ce n’est pas possible donc ça, j’appréhendais beaucoup. Et tout ce qui est animaux, par contre, même des animaux qui sont considérés comme horribles, moi ça me va très bien, il n’y a pas de soucis. J’aurais été content d’encore plus interagir avec les animaux un peu exotiques…En plus, c’est trop chouette parce que l’équipe technique, avant, nous a appris un peu comment prendre les araignées, comment prendre les serpents donc ce sont des trucs que je sais faire maintenant, je suis content !

 

 

Certainement qu’au moment où les caméras ont commencé à tourner, cohésion et bonne humeur étaient au rendez-vous, pour aider au dépassement de soi…

Oui, oui, oui ! On était là la veille déjà à La Rochelle, bon on se connaissait tous mais, après, c’était vraiment le moyen d’échanger, de se dire que l’on se soutient les uns les autres, que l’on se pousse vers le haut, que s’il y a des choses que l’on ne veut absolument pas faire on essaiera de négocier pour que ce soit l’un ou l’autre…Bon, ça n’a pas été fait mais s’il y avait vraiment eu une peur paralysante, j’aurais dit que je le faisais, moi, ou un autre aurait dit qu’il le ferait, lui. Donc, oui, il y a eu beaucoup de connivence, c’était trop chouette à faire !

Avec le recul, quelles sont les qualités attendues pour être un bon candidat sur le fort ?

Ah ah ah, aucune idée ! Je pense que c’est débrancher son cerveau…Il ne faut pas se laisser dominer par la peur : même si elle est là et présente, j’imagine que c’est arriver à dire « Allez, je fais confiance à l’habillage de l’émission, je fais confiance à mes coéquipiers et coéquipières, je débranche mon cerveau, je fais quelque chose de fou que je ne ferai jamais dans la vie et je vais à fond dans l’expérience ». Voilà, je dirais que c’est ça…

Pour terminer, plus globalement, que peut-on vous souhaiter pour cette nouvelle saison qui démarre depuis peu ?

D’être complet tout le temps, ce serait super ! De continuer à bien écrire plein de nouvelles blagues, pour préparer un nouveau spectacle pour la rentrée prochaine. Et de faire un Cirque Royal avec…Là, je joue au centre culturel d’Auderghem le 16 juin 2026 mais, après, ce serait trop bien de terminer l’année 2026, en décembre, par un Cirque Royal…Ce serait l’objectif absolu parce que c’est la plus belle salle de Bruxelles…C’est, pour moi, un rêve de gosse donc je trouverais cela cool !

Merci, Gaëtan, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision, Radio

Partager cet article
Repost0

TF1 / Ici tout commence : Eglantine Sofianos, productrice, évoque les nouveautés à venir à l'image !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Eglantine,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

La quotidienne de TF1 « Ici tout commence » continue à rencontrer un très beau succès d’audiences, ce qui doit certainement vous faire particulièrement chaud au cœur …

Bien sûr ! La série a démarré avec Sarah Farahmand et Vincent Meslet, qui la produisaient et ça a été quand même un succès immédiat. Le challenge est de réussir, de saison en saison, à se renouveler, pour maintenir le public et, éventuellement, d’essayer de ramener d’autres personnes mais, en tout cas, de ne pas perdre notre audience et de donner envie de suivre la série tous les jours, du lundi au vendredi. Ce n’est pas rien, cela demande, à nos téléspectateurs, un investissement de temps donc on fait en sorte d’être à la hauteur et de leur apporter, d’une saison à l’autre, de la nouveauté, de la fraicheur, des nouveaux personnages intéressants, sans occulter les plus historiques, comme on dit, qui font aussi le socle de notre série.

Plus globalement, quels principaux retours du public pouvez-vous avoir sur la série ?

On a des fans devant le château, avec qui on peut échanger quelques mots de temps en temps. Là, ils nous parlent plus de leurs personnages préférés. Aussi, mine de rien, on a également des retours sur les réseaux sociaux et c’est intéressant pour nous de sentir alors quelle arche a plu et quelle arche a moins plu. Les audiences, parfois, peuvent être fluctuantes par rapport à d’autres facteurs : s’il y a une actualité politique un peu forte, les audiences peuvent baisser un petit peu mais ce n’est pas pour autant que l’arche n’a pas plu et, du coup, on s’y retrouve aussi en audience consolidée, via le replay. Mais, en tout cas, les réseaux sociaux sont intéressants pour cela, pour voir les débats qu’il peut y avoir autour des sujets de société que l’on traite, autour de certains personnages, autour de certaines histoires d’amour que l’on met en avant…Donc on s’inspire, en tout cas, de cela !

Vous évoquiez la nouveauté régulière que vous amenez au programme…En novembre, les téléspectateurs découvriront un hôtel d’application dont les premières images sont absolument magnifiques…

Oui, on arrive en saison 6 et c’était important pour nous de nous renouveler, et de nous renouveler en sortant un petit peu du château. Le château restera l’arène principale de la série, bien sûr, c’est très important pour nous mais il fallait quand même qu’on s’aère un petit peu et j’ai réfléchi à quel décor on pouvait faire pour sortir du château et pour qu’on soit en lien avec notre arène ainsi qu’avec l’ADN de la série…Il y a eu plusieurs pistes évoquées et, finalement, on s’est dit que l’hôtel faisait partie du cursus d’enseignement de nos élèves, la partie hôtellerie - restauration est vraiment inhérente à cette scolarité et, surtout, on s’est dit que ça allait plaire à certaines élèves et moins plaire à d’autres, donc que ça allait être intéressant aussi de traiter ce sujet-là. Par ailleurs, c’était l’occasion de faire venir une nouvelle famille donc des nouveaux adultes, d’une manière assez conséquente, qui n’aient pas de lien familiaux avec les personnages déjà existants. Pour nous, de rapporter de nouveaux personnages comme ceux-là est aussi une manière de pouvoir inventer plein de nouvelles histoires !

On peut s’attendre, du coup, à quelques surprises pour le public…

Tout à fait ! On va découvrir aussi, au sein de l’institut, que certaines personnes vont tenter de s’opposer à ce partenariat donc, forcément, ça va soulever des secrets et ça va venir rabattre les cartes au sein du château et de nos personnages adultes. Cela va raconter des choses sur la famille Armand notamment…

Techniquement parlant, pour trouver un tel lieu, sans doute qu’un vrai travail de fond a été nécessaire…

Oui, on a fait beaucoup de repérages, on a visité vraiment énormément de lieux. On avait un peu jeté notre dévolu sur un premier domaine et, finalement, à la dernière minute, les propriétaires se sont rétractés. C’était un mal pour un bien parce que ce lieu, on l’a trouvé tardivement dans notre processus de recherche et, en fait, quand on l’a visité pour la première fois, on a eu vraiment la tête qui a tournée, tellement c’était un coup de cœur unanime. C’est rare de vivre un repérage comme cela…On en fait beaucoup, il faut réussir à se projeter, souvent il y a beaucoup de travaux mais, là, malgré les travaux qu’il y avait à faire, le lieu était tellement dingue qu’on s’est dit « Mais c’est là ! ». On était un peu euphoriques d’avoir découvert ce lieu…

Après, effectivement, il y a eu plusieurs mois de travaux de confection…J’ai travaillé main dans la main avec Thibault Pinto, un chef décorateur que j’ai choisi pour ce décor, et on a travaillé d’abord en brainstormant sur ce que l’on voulait faire de ce lieu, on a créé des moodboards et on a échangé avec TF1 à ce sujet-là. Après, il y a eu plusieurs mois de travaux au sein du lieu pour arriver au résultat que vous avez pu voir en photos.

Sans doute êtes-vous curieuse et impatiente de pouvoir proposer ce lieu aux téléspectateurs et de découvrir leurs retours ?

Tout à fait ! On est quand même très fiers de ce décor donc, forcément, on a hâte d’avoir des retours…Surtout, ce qui est intéressant, c’est qu’à l’écriture, on est déjà dedans puisque ça a déjà tourné…et c’est un terrain de jeu aussi nouveau. Tout cela est hyper excitant !

Parmi les autres nouveautés, comme à chaque rentrée, une nouvelle promotion a rejoint l’institut. Certains visages ne sont d’ailleurs pas inconnus du grand public, pour être arrivés progressivement tout au long de l’été notamment…

En fait, chaque année, on essaie de faire cela parce qu’on a toujours entre 7 à 9 nouveaux personnages et on se dit que ça fait beaucoup, pour le public, de découvrir autant de nouveaux personnages d’un coup. Donc c’est pour ça qu’on essaie d’en mettre peut-être 3 avant. Cette année, Joséphine est arrivée avant, Lou aussi cet été, Ninon un petit peu également pendant l’été, Julia, ou encore Ferdinand que l’on a connu à Castelmont. Pour nous, c’est une manière de rentrer petit à petit dans cette nouvelle promo et d’avoir une sorte de fil conducteur aussi sur ces nouveaux personnages, d’avoir un visage qui nous embarque avec les autres et nous amène à leur rencontre.

A noter également l’arrivée d’une nouvelle professeur, Anouk Rivero, qui a fait beaucoup de bien à la renommée de l’institut et qui permet, quelque part, d’apporter un autre profil, celui d’une star des réseaux sociaux…

C’est ça ! Pour nous, c’est important que notre série reflète aussi ce qui se passe en cuisine aujourd’hui, parmi les chefs et il y a effectivement des chefs star. C’est une manière de raconter cela et on avait aussi envie d’une cheffe un peu détonante, un peu rock, on avait envie qu’il y ait une autre frontière entre les élèves et le professorat, pour montrer une autre manière d’éduquer et de transmettre. Voilà, elle va apporter à la fois de la comédie mais aussi du drame. C’est un personnage qui va être vraiment sur les deux tableaux et, vous verrez, ce sera assez riche !

Merci, Eglantine, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

TF1 / Montmartre : Louis Choquette évoque sa casquette de réalisateur sur ce projet de grande ampleur !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Louis,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez réalisé la mini-série évènement de TF1, « Montmartre ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela a été pour vous ?

Oui ! En fait, c’est vraiment une expérience, au niveau artistique et créatif, qui est assez enrichissante et assez nourrissante. Il y avait tellement d’univers différents dans une même série…Evidemment, l’univers des cabarets, avec des chorégraphies, des danses et des musiques à créer mais il y avait aussi l’univers de la course automobile, cette enquête policière, la grande bourgeoisie et l’univers d’aristocratie qui étaient en contact et qui se mélangeaient dans l’histoire. Cela m’a beaucoup attiré, dès le départ !

C’est un projet choral qui, humainement, a dû être très agréable…

C’était fantastique ! Vraiment une équipe extraordinaire…On avait cette espèce de volonté de garder la créativité toujours à fleur de peau, de pouvoir inventer, de se donner la liberté de tester dans le jeu et dans la direction d’acteurs. C’était très agréable ! Aussi beaucoup de bienveillance et d’ouverture d’esprit, ce qui est très chouette.

Tout le monde avait ce sentiment d’une vraie singularité dans cette série. Ce n’était pas une série lambda, tout le monde sentait qu’il y avait quelque chose de particulier, de spécial et d’unique. Cela a été fédérateur, je pense !

Il y a tout un côté historique mais avec beaucoup de modernité aussi…

C’est un peu un cliché : à chaque fois que l’on fait une série d’époque, on nous demande d’être moderne…Alors, ce mot « moderne », qu’est-ce que ça veut dire exactement ? Ça se passe à plein de niveaux…Evidemment, il y a le propos, c’est-à-dire cette espèce d’émancipation d’une femme dans un univers d’hommes. Evidemment, c’est un sujet que l’on peut dire contemporain, qui nous touche et qui est même de plus en plus important à mon avis. Mais, à l’époque, ça existait, il y a quand même certaines femmes qui essayaient de sortir un peu du carcan patriarcal. Donc je pense que, déjà, il y a cet aspect très moderne dans la série.

Après, au niveau formel, on a voulu aussi être assez intéressants pour les téléspectateurs d’aujourd’hui. Les spectacles de l’époque sont, je pense, un peu moins intéressants et moins sexy pour les téléspectateurs de 2025 donc j’ai demandé, au niveau de la création musicale de ce spectacle, de s’inspirer d’artistes contemporains. Par exemple, j’ai demandé à Matéo, le musicien, de créer une musique avec une instrumentation de l’époque mais inspirée de Fatboy Slim. Donc on est vraiment dans quelque chose qui est bien d’aujourd’hui ! Cet espèce de mélange entre les deux est devenu le ton de la série…

A quelques jours de la diffusion, sans doute êtes-vous impatient et curieux des retours du public ?

Absolument ! C’est marrant parce que l’on a projeté, ici à La Rochelle, un épisode mais je suis en plein mixage sonore des épisodes 7 et 8, ce n’est pas terminé encore. Donc on est un peu dans un sprint. Mais, bien entendu, le plus important pour nous est de voir comment les gens vont réagir. J’ai assisté à deux projections, une à Montréal et l’autre, ici, à La Rochelle et j’ai vu, en fait, des salles pleines réagir aux mêmes endroits. Les réactions étaient les mêmes, d’une culture à l’autre, alors que ces deux cultures sont assez différentes, avec un humour qui n’est pas toujours exactement le même. Mais les rires étaient aux mêmes endroits, les gens étaient touchés, on entendait des réactions dans la salle aux mêmes endroits en fait dans le premier épisode…Donc cela nous donne déjà un indice qu’il y a un truc qui fonctionne assez bien !

Merci, Louis, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

Publicité

TF1 / Montmartre : Victor Meutelet nous partage son expérience sur ce magnifique projet !

Publié le par Julian STOCKY

@ JULIEN PANIÉ / AUTHENTIC PROD / BANIJAY / TF1

 

 

Bonjour Victor,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les téléspectateurs de TF1 pourront vous retrouver très prochainement dans la nouvelle mini-série « Montmartre ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela a été pour vous de participer à ce magnifique projet ?

Oui, oui, carrément ! Un projet aussi ambitieux et aussi riche, on a envie d’y aller…Après, une fois qu’on rencontre l’équipe et le réalisateur, on sait que l’on est au bon endroit et que l’on va passer cinq mois formidables.

Les décors et les costumes ont sans doute été très aidants pour vous projeter dans les intentions de votre personnage…

80% du travail est fait ! Nous, on a moins de travail…Ce qu’ont fait, pour ne citer qu’eux, Hérald Najar, le chef déco, ou Florence Clamond, la cheffe costumière, c’est un truc de fou, avec des moyens qui ne sont pas non plus illimités. Donc ça demande de redoubler d’idées et d’ingéniosité. Ils sont vraiment trop forts…Ca nous aide à fond : c’est clair que, le matin, quand on arrive, qu’on est en costumes, malgré le studio, on a l’impression d’être en plein Montmartre, on est immergés à 360° degrés et, où qu’on regarde, on est en 1899 ! Donc, tout de suite, ça nous aide !

Votre personnage vous permet une palette de jeu très plaisante, personnellement et artistiquement…

Ah oui ! En vrai, ce n’est pas tous les jours que j’ai ça à défendre…Une telle évolution sur 8 épisodes, passer par autant de phases différentes, ça permet vraiment de faire quelque chose de complet ! C’est un challenge mais c’est trop kiffant ! Voilà, j’espère pouvoir défendre plein de rôles aussi riches…Oui, je mesure vraiment la chance que c’est que d’avoir accès à cela dans un projet.

 

@ JULIEN PANIÉ / AUTHENTIC PROD / BANIJAY / TF1

 

Il y a, bien sûr, le contexte historique mais avec beaucoup de modernité, dans laquelle le public se retrouvera sans doute…

Bien sûr ! En fait, c’est toujours un choix à faire : est-ce qu’on joue l’époque à 100%, sans aucun anachronisme ? Ou est-ce qu’on s’autorise de la modernité et des écarts ? Là, c’est un peu entre les deux : il n’y a pas des choses flagrantes, il y a un travail d’historien et de recherche qui est fait, il n’y a pas grand monde qui pourra dire que ce n’est pas du tout d’époque ou que c’était 50 ans plus tard…Non, non, c’est vraiment documenté mais, dans la mise en scène, même dans le jeu, il y a un peu de modernité, pour essayer de rendre cela encore plus dynamique, mais en restant fidèle à l’époque, dont il ne faut pas trop s’éloigner non plus. C’est ce qui fait le charme de la série…C’est ce subtile mélange qui, je l’espère, en fait la force !

On sent aussi vraiment beaucoup d’harmonie entre tous les membres de l’équipe…

Oui ! Je pense qu’il y a souvent deux personnes qui permettent de donner un peu le « La » sur un plateau : le réalisateur et le comédien principal. En l’occurrence Louis Choquette et Alice Dufour. A partir du moment où ces deux personnes sont bienveillantes et aidantes, ça apporte une atmosphère, sur le plateau, qui se diffuse pour tout le monde, pour tous les acteurs, pour tous les techniciens. Cette atmosphère permet de tenter des choses, sans crainte. Il y a quelque chose de doux qui se propage sur le plateau et on peut en tirer des bonnes choses !

Merci, Victor, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

TF1 / Montmartre : Axel Mandron nous présente Octave, son personnage dans cette nouvelle mini-série !

Publié le par Julian STOCKY

Copyright JULIEN PANIÉ / AUTHENTIC PROD / BANIJAY / TF1

 

 

Bonjour Axel,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous pourrons vous retrouver, prochainement, dans « Montmartre », la mini-série évènement de TF1. On imagine sans doute la joie que cela a été pour vous de participer à cette belle aventure ?

C’était extraordinaire ! Je reçois régulièrement des castings et des projets…Là, sur ce projet, j’ai tout de suite senti quelque chose d’exceptionnel, un rôle et une partition comme jamais je n’en ai eus. On parle d’un personnage, Octave, qui vient du bas, qui a grandi à la Villette, il ne le sait pas, il a été abandonné par sa mère, il pense qu’elle est morte mais, en fait, il découvre qu’elle est vivante. Il se découvre aussi une relation avec un demi-frère…C’est un gars qui fait des charrettes mais qui, en même temps, fait des combats de boxe, un peu pour s’en sortir et se faire un peu d’argent.

En fait, il a rencontré ce frère et son destin va être complètement chamboulé, transformé. C’est un combattant dans l’âme, c’est quelqu’un qui veut réussir à accomplir des choses mais par la bonne voie. C’est une partition exceptionnelle, je suis trop trop heureux !

Il y a eu une énergie extraordinaire sur ce tournage…On est une génération, comme ça, de jeunes acteurs et on s’est tous tellement bien entendus. On a tous senti qu’on avait quelque chose d’exceptionnel dans les mains et on s’est dit qu’on allait tous mettre les bouchées doubles….Même si je n’aime pas trop cette expression. On a tous senti qu’on avait, dans les mains, quelque chose de puissant, qui pouvait être très grand. On a tous mis le cœur !

Sans doute aussi que les décors et les costumes ont été très aidants…Certes, le contexte était historique mais avec de la modernité…

Exactement ! Je dis toujours les chaussures et le manteau…Oui, parce que les chaussures racontent une démarche et le manteau est ce que l’on va avoir sur les épaules. Florence Clamond, qui a fait les costumes, a fait un travail extraordinaire et exceptionnel. Pour mon personnage, elle a été inspirée notamment par James Dean, elle a ramené le jean qui était courant aux Etats-Unis mais pas forcément en France et elle m’a fait un costume royal. Cela m’a même inspiré pour mon style aujourd’hui, tellement il y avait de la modernité et de la fraicheur dans ce qu’elle a fait ! En même temps, ça reste de l’époque…

Merci, Axel, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

TF1 / Montmartre : Mikael Mittelstadt évoque cette mini-série diffusée très prochainement !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Mikael,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous nous retrouvons dans le cadre de l’édition 2025 du festival de la fiction TV de La Rochelle, où vous venez présenter « Montmartre », une mini-série qui sera prochainement diffusée sur TF1. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Complètement ! En plus, c’est un rêve de gosse : quand on est enfant et qu’on veut être acteur, on rêve de projets d’époque, avec capes et épées, avec un côté un peu épique. Cette série s’inscrit complètement là-dedans.

Ce que disait Alice tout à l’heure est très juste, avec ce côté enfant qui se déguise…On a envie de répondre un peu au désir de l’enfant….On se fait tout petit parce que c’est une chance inouïe de pouvoir participer à un projet comme cela !

Les costumes et les décors ont sans doute été très aidants pour vous projeter dans les intentions de jeu de votre personnage…

Oui, oui ! En plus, tout le monde a tellement assuré, on arrive un peu avant la fin, les costumes sont déjà créés, on est le dernier rempart de la création avant la post-production et c’est vrai que, quand on voit tout ce qui a été fait autour de nous, on se dit que ça ne peut qu’être galvanisant, dans le sens où « Ok, ils ont assuré, maintenant à nous de faire pareil ». Sans pour autant se mettre de la pression, on veut donner le meilleur de soi parce qu’il y a quelqu’un qui s’est fait « chier » à faire cette devanture-là, pour que ça fasse un peu vieillot, alors que l’on ne va certainement pas la voir…Mais, moi, ça va m’aider, j’oublie un peu le côté studio, avec cette porte que quelqu’un s’est embêté à faire mais que l’on ne verra pas, qui est là pour m’aider. C’est vrai que c’est un peu injuste, par moments, pour ces personnes-là mais elles ont travaillé comme des dingues. Je pense qu’elles y ont mis tellement de passion que c’est aussi très contagieux ! Donc on s’est vraiment spontanément laissé embarquer par cela…

Votre personnage vous a permis une palette de jeu qui a dû être très plaisante…

Oui, complètement ! On comprend très vite que c’est un personnage qui n’est pas qui il prétend être mais, là où c’est intéressant, c’est que c’est quelqu’un qu’il a envie d’être. Il est attiré par ce côté bohème, par cette vie simple…Il veut de la simplicité, en fait. Donc la question s’est posée de : est-ce qu’il joue vraiment le jeu ? est-ce qu’il change sa façon de parler ? Mais pas du tout, en fait, parce que son but n’est pas de se déguiser. Il essaie juste de se rapprocher d’une version de lui qu’il aurait peut-être plus aimée, sans vraiment délaisser d’où il vient. Il a de l’argent et, dans son atelier, il donne de l’argent à l’enfant mais dit qu’il est fauché : clairement, on voit très vite qu’il est quand même très généreux pour un artiste fauché et qu’il s’exprime bien pour un peintre de Montmartre. Donc, oui, ça a été vraiment très très chouette !

Et puis, une fois que l’on bascule dans l’univers de la comtesse, là, c’est tout autre chose, on découvre le Charles qu’il est, techniquement, peut-être pas le Charles qu’il a envie d’être mais celui qui est dans son ADN, qu’il le veuille ou non. Après, il y a toute la blessure amoureuse qui l’a poussée à agir et à mentir…

Pour certains aspects de ce personnage, avez-vous eu des sources plus personnelles d’inspiration ?

En fait, je me suis axé vraiment sur la figure romantique et théâtrale, le Célio de Musset, le Lorenzaccio de Musset, …ces personnes très hugoliennes parce que ce sont des romantiques, ce sont des gens qui vivent la passion vraiment à un curseur démesuré et qui sont prêts à mourir pour cela. Je l’ai abordé comme cela…Alors, on se dit que ça peut être vite très théâtral mais ce n’est pas tant dans la forme mais dans le fond…Ce truc de « Ok, je suis prêt à mourir pour elle, c’est elle ou la mort ! ». Alors, ce qui est drôle, c’est que, au moment où je jouais cela, je jouais Célio dans « Les caprices de Marianne » au théâtre. En plus, les costumes étaient très similaires, j’étais toujours habillé en noir donc c’était très étrange parce que, même si ce sont quand même des enjeux qui n’ont rien à voir, et des médiums qui n’ont rien à voir, ça reste quand même, fondamentalement, des traits très similaires. Donc c’était rigolo de faire cela : je quittais le plateau, j’enfilais un pantalon, en plus, qui était très similaire à celui que met Charles en peintre, pour enfiler les vêtements de Célio et d’enchainer avec « malheur à celui qui, au milieu de la jeunesse, abandonne un amour sans espoir ». Donc il y avait beaucoup de Charles là-dedans et beaucoup de Célio dans Charles !

La conférence de presse a montré une très bonne entente entre toute l’équipe, qui a dû être très aidante…

On est très soudés ! J’ai cité la série « Lost », même si elle n’a absolument rien à voir dans les thèmes. Enfin, quoi que, on pourrait peut-être argumenter à quelques endroits mais ce n’est pas l’idée, c’est l’idée de troupe, de groupe. Quand on fait partie d’un projet, ça prend…ou pas. Dans un projet comme celui-là, où il y a beaucoup de personnages et de comédiens, vaut mieux que ça prenne…et c’était le cas ! On est une petite équipe de foot, même deux je pense, on peut monter une équipe B aussi. C’est ça qui est chouette, on a l’impression d’avoir vécu un truc intense ensemble et on est soudés par cela aussi. On est tellement fiers, ensemble, du résultat ! J’ai vu les deux premiers épisodes parce que je ne suis pas dedans…Moi qui ne supporte pas de me voir, je les ai appréciés, j’ai été très très touché et je me suis fait tout petit face à la beauté, l’ampleur et le travail de tout le monde. Je suis vraiment très honoré de faire partie de ce projet !

Chaque téléspectateur pourra se projeter ou se retrouver, soit dans un personnage, soit dans les décors, soit dans la musique…

Oui ! On couvre tout, si le spectateur peut comprendre que tous ces personnages font l’effort de sortir de leurs codes à eux, pour aller vers ce qui les attire ou, peut-être, leur fait peur au final…Arsène, ça le terrifie mais il y a l’appel du cœur, il y a la vocation qui fait que « tiens, j’ai cet appel, j’ai cet élan du cœur et je sais que c’est interdit » mais il va le suivre. Charles, évidemment, sait que ça va contre les envies de sa mère mais il le fait quand même, il va jouer le peintre, il va défier ces codes-là. Si on peut, justement, faire résonner cela chez le spectateur…Je crois fermement que, peut-être, une musique, un accord, une phrase, un personnage, un effet, et tout d’un coup, tu es réconcilié avec ton destin…Je pense que c’est ça le but ultime de la fiction !

Il y a un mélange, également, entre le côté historique de l’époque et la modernité mise…

Toujours ! Je pense que c’est important ! Dans « Les combattantes », par Alexandre Laurent, c’était pareil…Le réalisateur nous l’avait dit, ce n’est pas parce que c’est une série d’époque qu’il faut, tout d’un coup, se mettre à parler ainsi. Non…Certes, ils avaient d’autres expressions, ils parlaient différemment mais, entre eux, c’était moderne, pour eux, à l’époque, parce que c’était d’actualité. Donc on s’est vraiment dit qu’on allait essayer d’adopter quand même quelques formes mais si on est trop dans la forme, si on est trop dans la diction, on essaie de ressembler à un truc et, techniquement, on n’a aucune base à laquelle s’accrocher, à part les experts. Donc autant rester simples et modernes ! Dans « Les combattantes », c’était toujours précisé de parler normalement : même s’il y avait des mots, des expressions, des moments de spontanéité où on était vraiment dans l’élan d’honnêteté de soi et donc que c’était moderne, on les gardait. Même pour des insultes ou « Oui, c’est trop bien, c’est trop cool, c’est très dément »…Ok, ce n’est pas grave, ça va peut-être sonner faux mais, au moins, ce qu’on a ressenti à ce moment-là est vrai…Bon, c’était peut-être sorti faux mais, au moins, c’est vrai !

Hâte, du coup, de pouvoir proposer le programme au plus grand nombre…

Oui, oui, complètement ! Après, c’est tellement énorme, il y a tellement de choses à dire que tout le monde va trouver quelque chose, c’est sûr…Ca va résonner, à un moment donné, chez quelqu’un parce qu’on parle de tout, on couvre tout…J’ai hâte ! Je pense qu’il va falloir un moment pour que ça décante chez les gens, qu’ils restent un peu avec l’univers de Montmartre d’une semaine à l’autre et peut-être, après, l’idée qu’ils y reviennent pour pouvoir vraiment laisser la série agir sur eux et voir comment la fiction les regarde eux, pour vraiment pouvoir exprimer ce que ça a fait chez eux.

Merci, Mikael, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

Luce Mouchel évoque sa belle actualité théâtrale !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Luce,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !

Vous êtes actuellement sur scène, au théâtre du chariot, pour quelques dates exceptionnelles, avec votre spectacle « Faire semblant d’être moi ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui ! On l’avait déjà joué dans un autre théâtre, celui de la flèche, où la directrice, Flavie Fontaine, nous avait demandé de prolonger, tellement ça avait bien marché. On faisait complet tous les jours, ça avait eu beaucoup de succès !

Le metteur en scène, Xavier Maurel, connaissant une personne au théâtre du chariot, il m’a été proposé d’y jouer 8 dates exceptionnelles….Plus on le joue, mieux c’est ! On devrait aussi jouer au festival d’Avignon, en juillet 2026. On a également quelques dates, entre deux, en Belgique, ou encore à la scène nationale de Dieppe. Il est beaucoup question de cette ville dans le spectacle car elle représente mon enfance…Je jouerai devant une salle de 600 places donc j’espère qu’il y aura du monde !

Si l’on en revient à la genèse de ce projet, d’où vous en sont venues l’envie et l’idée ?

Comment vient l’idée de parler de sa vie ? C’est une question à laquelle je n’ai pas répondu encore…Mais je sais que ça a été déclenché par la perte de mes parents. J’ai eu envie de parler, en fait, des vieux et de la vieillesse. Ma mère avait Alzheimer, elle est morte de cela…Cette maladie est une tragi-comédie en permanence…A la fois, je voulais raconter cela, je voulais aussi raconter ce que ça veut dire pour le couple, ensemble depuis 60 ans, quand une personne est malade, entre drame et cocasserie. Mais bon, c’était peut-être trop proche et je n’y arrivais pas…Donc j’ai décidé de parler de mes parents mais quand j’étais petite.

Donc je parle de l’enfance, comme une chronique familiale, avec une certaine folie sous-jacente. Je tire le fil, je parle de l’adolescence puis de la naissance de ma vocation de comédienne dans une famille où strictement rien ne prêtait à ce devenir-là, au contraire. J’utilise une langue particulière pour parler de cela et cette langue évolue : au début, c’est une langue de l’enfance et de l’enfant, même si je ne singe pas l’enfant mais il y a quand même une manière de raconter l’enfance avec des mots d’enfant. Puis ça évolue avec l’adolescence, où toutes les adolescences d’aujourd’hui peuvent se retrouver. Même si la société a bien évidemment évolué, les questions autour des parents, de la sexualité, de ce que l’on va faire plus tard sont toujours les mêmes. C’est amusant d’explorer cela ! Puis de parler du théâtre qui arrive, en même temps qu’arrive un drame dans la famille…Tout cela, concomitant, fait le spectacle !

Au départ, je ne pensais pas en faire un spectacle et, maintenant, j’ai envie d’en faire un vrai roman. Comme Philippe Caubère a fait le roman d’un acteur, je voudrais, modestement, faire le roman d’une vie, à la fois ordinaire et extraordinaire, comme dans beaucoup de familles. Quand on va creuser, il y a toujours des choses un peu folles dans une famille, un peu violentes, un peu aberrantes et pleines d’amour aussi. Donc j’ai envie de faire le roman d’une vie, sous forme de triptyque, avec l’âge adulte puis la vieillesse des parents, où je voulais arriver initialement.

 

 

Ce spectacle vous permet sans doute une palette de jeu large et variée…

Totalement ! Un jour, une spectatrice m’a dit, de manière très juste, que « l’on rit au début d’une phrase et que l’on pleure à la fin ». C’est sans arrêt un mélange, on est chahuté par plein d’émotions, à la fois drôles et, en même temps, toujours un peu tragiques. L’enfance, quand on en parle, a toujours des accents un peu tragiques, parce qu’elle ne dure pas et que c’est là que se forge plus ou moins facilement une personnalité.

Je joue l’enfant, encore une fois sans le singer, j’ai l’enfance dans le corps, dans la voix, dans le phrasé, ce qui donne lieu à une interprétation particulière. Après, il y a l’adolescence puis du tragique au début de l’âge adulte…Donc je peux jouer beaucoup beaucoup de choses ! En tant que comédienne, j’ai toujours eu une palette assez large et, là, je me régale parce que je peux jouer vraiment beaucoup  d’états différents.

Plus globalement, quels autres retours avez-vous déjà pu avoir du public ?

Les gens sont toujours très bouleversés à la fin. C’est marrant, je pense que cette histoire très personnelle, en fait, touche tout le monde et est très universelle, par l’effet boomerang chez chacun. Chacun voit les drames qu’il a pu vivre dans sa famille, les interrogations sur son devenir, les réactions des parents dès fois complètement dingues et, en fait, ça fait ressurgir les familles de chacun. Donc tout le monde est très touché par ce que je raconte, en écho avec sa propre histoire. C’est un pari qui est réussi parce que je ne voulais pas que ce soit ma petite histoire personnelle, où je raconte mes malheurs et mes petits bonheurs. Au début, bien sûr, c’était une nécessité pour moi de parler de cela, pour exorciser peut-être des choses et pour refaire vivre les morts mais, au-delà de ça, j’avais envie que ça devienne l’histoire universelle de comment on grandit, de comment il faut se battre pour faire ce que l’on a envie dans la vie et de comment les envies viennent. Je pense que ça a touché et concerné beaucoup de gens…

Dans quel registre s’inscrit ainsi votre spectacle ?

Je pense que c’est quand même assez léger…Les gens sont bouleversés mais c’est une belle émotion. Le spectacle n’est pas noir du tout, il est lumineux ! En tout cas, c’est virevoltant. Il y a du piano, il y a de la musique et puis, il y a de la continuité, on suit cette petite fille qui grandit et qui va jusqu’à ses 18 ans. Oui, c’est assez léger mais, dans ce léger-là, il y a du lourd ! Je n’aime pas faire du pathos, j’aime faire avec les drames de chacun : mon personnage a une manière assez drôle de les traverser…

Que peut-on, du coup, vous souhaiter pour la suite de cette déjà belle aventure ?

Je voudrais reprendre le spectacle, peut-être dans une salle parisienne avec encore plus de visibilité. Puis partir avec la suite, pour faire le roman d’une vie, pour captiver les gens.

Je ne veux absolument pas m’arrêter, j’ai envie de continuer, je pense qu’Avignon va nous aider pour cela et j’ai vraiment une grande envie de partager avec un maximum de monde. C’est intéressant aussi au niveau de l’époque : je parle des années 80, plein de jeunes sont venus et, en même temps, ils se reconnaissent ! C’est pour cela que je dis qu’il y a vraiment un caractère universel…

Cette belle aventure, en plus, est très complémentaire pour vous de ce que vous faites à la télévision…

Bien sûr ! Depuis que je suis beaucoup à l’image, je n’ai jamais abandonné le théâtre, j’ai toujours fait du spectacle. Là, je dois dire que ce n’est pas du stand-up. Mon metteur en scène a été très vigilant sur le fait qu’il y a quand même un quatrième mur. Je raconte une histoire mais ce n’est pas avec un rapport direct au public. De temps en temps, je m’adresse à lui mais, sinon, c’est un monde que je propose…Je suis dans mon monde, il n’y a pas d’interaction directe ! Il y a très peu de choses : 4 chaises, 1 piano et 1 miroir, tout cela est très artisanal et il fallait vraiment l’œil de Xavier, très averti à la mise en scène, pour arriver à construire une histoire qui se passe sur 15 ans. Il a été très intelligent, pour bien construire le spectacle. J’en profite pour remercier également toutes les autres personnes qui m’accompagnent sur ce projet !

Beaucoup de fans de la série sont venus, c’est toujours bien de voir ce que fait une actrice, ou un acteur, théâtralement avec son corps.

Merci, Luce, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

Partager cet article
Repost0

Publicité

Disney+ / Les disparues de la gare : Yannick Choirat évoque ce programme, ainsi que son rôle de membre du jury au festival de la fiction TV de La Rochelle !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Yannick,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On est au festival de la fiction TV de La Rochelle et cette édition 2025 est un peu spéciale pour vous, puisque vous êtes membre du jury. Qu’est-ce que cela vous a fait quand on vous a proposé de l’être ?

J’étais très flatté et très heureux parce qu’il n’y a pas beaucoup de membres dans le jury, on est seulement 6, ce qui n’est pas énorme. Du coup, quand Sophie Revel m’a téléphoné pour me le proposer, j’étais vraiment très en joie parce que j’adore ce festival, j’adore l’ambiance du festival, j’aime beaucoup La Rochelle, que je connais pour être déjà venu au festival, en 2019, avec « Un homme abimé », pour lequel j’avais reçu un prix d’interprétation. Et je suis venu jouer, il n’y a pas très longtemps, dans la Coursive, avec Joël Pommerat. D’ailleurs, j’avais déjà joué ici deux autres fois, avec deux pièces…Donc, voilà, j’étais trop content !

Au moment de visionner les œuvres, est-ce l’œil du membre du jury qui regarde ? Ou celui du comédien ? Voire celui du téléspectateur ?

Je pense que c’est l’œil, oui, du professionnel…et, quand l’œuvre m’embarque, ça devient l’œil du spectateur. Quand ça se transforme, là, ça veut dire que ça marche…Quand je reste professionnel, ça veut dire qu’il y a peut-être un truc qui pêche et, là, je deviens critique. Mais j’adore regarder, examiner, décortiquer la facture des œuvres qui nous sont proposées et essayer de comprendre aussi quels objectifs ont les diffuseurs quand ils produisent telle ou telle œuvre. C’est assez passionnant, je trouve, pour comprendre l’offre audiovisuelle qu’il y a aujourd’hui !

C’est vrai qu’il y a beaucoup de séries, sur les plateformes ou sur les chaines. Trouvez-vous que la qualité s’en ressent ?

La qualité augmente au fur et à mesure ! Je trouve qu’il y a quelque chose d’assez vertueux quand on fait des festivals comme celui-ci. D’ailleurs, hier, je croisais une productrice qui me disait « Ah, il faut que j’arrête de faire des rendez-vous parce qu’il faut que j’aille voir ce que font les autres » donc j’aime bien : les gens s’alimentent…Si on arrive, de plus en plus, à pousser les diffuseurs à prendre des risques et à proposer des narrations différentes qui amènent le spectateur à vivre d’autres aventures que les standards que l’on connait, ok, je trouve que c’est gagné !

Cette année encore, le jury est composé de profils bien différents, ce qui permet sans doute des échanges très intéressants…

Complètement ! Chacun va arriver avec, effectivement, son histoire, son vécu, son bagage artistique. Je trouve cela super d’avoir une autrice, une productrice, un compositeur de musique, une scénariste, un acteur, une actrice…Je trouve cela assez génial ! Du coup, on se complète mais, en même temps, dans les discussions, je vois que l’on a tous notre sensibilité, nos coups de cœur et que ça fluctue. Mais on est assez raccords, en même temps…C’est assez agréable de parler, il y a un vrai échange !

C’est une belle complicité, c’est regarder les fictions ensemble, partager et, quand c’est fini, peut-être échanger sur ce que l’on a ressenti…

Bien sûr ! Ce qui est assez drôle, c’est que tu sors, tu donnes ta sensation mais tu vois bien si, deux ou trois jours après, tu as oublié ou pas. S’il y a quelque chose qui te reste, c’est qu’il y a vraiment quelque chose…Je trouve que c’est là où c’est le plus compliqué, c’est d’arriver à se dire : mais qu’est-ce que l’on juge et comment on répartit les choses ? Est-ce qu’on juge vraiment par rapport à notre sensibilité, à ce que l’on voudrait défendre ? Ou faut-il faire des compromis et comprendre, je le disais, l’objectif des diffuseurs ? La question, comme cela, est complexe, je trouve…

A la vue du nombre et de la diversité des propositions faites, peut-être avez-vous découvert des œuvres que vous n’auriez pas visionnées en tant que simple spectateur ?

Carrément ! C’est super ! C’est pour cela que de faire partie de jurys est toujours agréable, tu découvres des choses qu’effectivement, tu n’irais pas voir…Là, c’est le cas donc c’est bien ! Je suis très curieux donc j’adore ! Et puis, tu peux même avoir de bonnes surprises dans ces cas-là…

Il y a aussi la fiction, avec cette fameuse soirée évènement pour l’ouverture du festival, avec « Les disparues de la gare ». Un rôle de commissaire pas facile, qui doit chapoter l’enquête…Connaissiez-vous cette histoire ?

Non ! Quand on me l’a proposée, je ne m’en souvenais pas. Je ne regarde pas « Faites entrer l’accusé »…Je sais que des amis regardent mais, moi, ça m’angoisse donc je ne peux pas trop regarder et puis, je trouve que c’est une curiosité un peu « malsaine » mais que l’on adore. Cela dépend comment tu te l’enquilles, toi, personnellement, comment ces histoires-là te touchent ou pas. C’est, justement, je trouve, le sujet de la série : on a tendance à fictionnaliser toutes ces histoires sordides et, du coup, à perdre l’essence même de ce que c’est, c’est-à-dire la souffrance des victimes et ce qu’il y a derrière. Cette série raconte cela, je trouve, au fond, de se dire « quand même, on peut faire de la fiction mais, derrière, il y a des êtres humains qui ont vécu cela, pour qui ce n’est pas de la fiction, c’est la réalité ». On pourra dire que l’histoire est formidable mais, en fait, c’est une histoire vraie ! C’est une histoire foireuse, d’une enquête foireuse. Je trouve cela terrible ! Donc si ça permet aux gens d’avoir encore plus d’empathie envers les victimes, et que ça aide à améliorer les choses et à les faire avancer…Aujourd’hui, on a plus de technologies qu’à l’époque mais je trouve affligeante la manière dont ça s’est passé, notamment la procédure, les dysfonctionnements qui ont eu lieu, les erreurs, …

Donc le commissaire a envie d’aller vite et, à la fin, comment fais-tu amende honorable ? Mais tu ne pourras jamais te faire pardonner, c’est impossible ! Il y a un truc terrible…

Vous êtes bien entouré, d’une super équipe…

Ah oui, une très très belle équipe d’acteurs et d’actrices !

Ça doit être impressionnant de faire une série où chaque personnage est important…

C’est pour cela que j’adore Virginie, parce qu’elle prête une attention particulière, tout le temps, aux seconds rôles aussi, aux petits rôles aussi, à tout le monde. C’est une femme qui est très dure parce qu’elle sait ce qu’elle veut donc elle ne dérogera pas et elle ne fera pas de compromis, elle a envie de créer ce qu’elle a envie de créer à sa manière et, en fait, elle va très vite. Dans sa tête, c’est très rapide donc elle construit les choses et il faut essayer de la comprendre au maximum pour aller avec elle. Moi, j’adore ! Je trouve cela génial, cette détermination-là d’une directrice d’acteurs et d’actrices et ça se voit à l’image ! C’est très réussi, je trouve !

Cela vous donne-t-il l’envie de passer derrière la caméra ?

Ah, oui, oui ! J’y travaille, j’avance doucement mais j’espère que ça va le faire…Le projet commence à prendre forme…Il faut trouver le bon diffuseur, qui aura le courage de se lancer dans cette série à la narration très particulière. C’est pour cela que je parlais de ça tout à l’heure, c’est comment tu exploses un peu ces choses…En tout cas, au moins tu proposes quelque chose de différent…On verra, on va essayer de convaincre !

Les retours suite à la projection ont été très beaux. Comment les avez-vous vécus ?

J’étais très heureux pour l’équipe, pour Virginie aussi, pour les producteurs. Je trouve cela vraiment bien pour eux. C’est très agréable d’avoir des séries de cette qualité-là en France, c’est sûr !

Quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

En ce moment, je suis en train de tourner pour HBO Max, « Alice », sur l’histoire de la première femme réalisatrice, qui a été complètement effacée. Donc on réhabilite ce personnage, en la personne de Bérénice Bejo. Il y a Thibaut Evrard aussi qui joue Léon Gaumont et je fais Charles Pathé…Ils se tiraient la bourre à l’époque et elle était au milieu de ces deux hommes, elle s’est battue pour justement ne pas être effacée…

Merci, Yannick, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

France 2 / Dans de beaux draps : Charlie Bruneau nous parle de Kathy, son personnage dans cette mini-série !

Publié le par Julian STOCKY

© Jean-Philippe BALTEL / FTV /

 

 

Bonjour Charlie,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les téléspectateurs de France 2 peuvent actuellement vous retrouver dans la mini-série « Dans de beaux draps », sous les traits du personnage de Kathy Malinsky. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Ah oui, bien sûr, évidemment ! En plus, je retrouvais Stéphanie Pillonca, qui est une réalisatrice avec laquelle j’avais déjà travaillé et que j’aime beaucoup. Je retrouvais Gil Alma, qui est un comédien que je connais depuis très longtemps et ça faisait un long moment que l’on n’avait pas travaillé ensemble donc on était très contents de se retrouver sur ce projet. Je retrouvais Arié Elmaleh, avec qui j’avais aussi travaillé il y a quelques années et que je n’avais pas recroisé depuis longtemps. Donc c’était un peu les vacances d’aller travailler avec eux !

Ce projet a aussi été l’occasion de tourner dans de belles villes des Hauts de France…

J’ai adoré Lille ! J’étais déjà allée y travailler il y a quelques temps mais je n’avais pas eu l’occasion d’y rester, ni de visiter. Là, « Dans de beaux draps » m’a permis de passer des journées de visite à Lille, de m’y promener et j’ai adoré cette ville. J’ai trouvé qu’elle était vraiment très accueillante, les gens sont hyper sympas, c’est beau, il s’y passe plein de choses culturellement, j’ai vraiment apprécié être à Lille !

Quel regard portez-vous d’ailleurs sur Kathy, votre personnage ?

Je dirais que Kathy est très pugnace, très rentre-dedans, qu’elle n’a pas peur de se tromper, à partir du moment où elle aura un résultat. Même si elle fait fausse route, ça ne lui pose aucun problème, elle repart en arrière. Elle n’a pas d’orgueil mal placé à essayer de trouver la solution, en revanche elle a un orgueil à trouver la solution ! Après, les moyens, les échecs, les erreurs, tout ce qui peut jalonner un parcours ne lui posent pas de problème et elle s’en fiche. Elle a un caractère très affirmé, elle est un peu en autarcie dans sa famille, comme ces gens qui mènent des enquêtes, qui ont la tête prise…Il y a alors très peu de frontières entre leur travail et leur vie privée ! Mais c’est un personnage un peu bulldozer que je n’avais pas encore eu l’occasion de jouer et que j’ai bien apprécié…

Il vous permet, en tout cas, une palette de jeu sans doute plaisante à défendre…

Oui, oui, c’est ça ! De, tout d’un coup, jouer des personnages qui n’ont pas peur, qui ne sont pas encombrés par des choses qui pourraient les freiner et qui avancent bille en tête, oui, c’est assez plaisant, je l’avoue !

Au moment de vous glisser dans sa peau, aviez-vous eu certaines sources particulières d’inspiration ?

Alors, c’est marrant …Autant il y a des personnages où c’est très clair, c’est-à-dire qu’il y a des personnages qui m’évoquent des gens, d’ailleurs pas forcément pour des raisons très évidentes, comme cela, à l’œil nu. Quand je lis un personnage, j’ai souvent plein de personnes de mon entourage qui me viennent en tête. Autant, pour Kathy, bizarrement, ce n’est pas aussi clair, c’est-à-dire qu’elle s’est un peu aussi construite par rapport à Kinsley, qui joue mon adjoint. Au fur et à mesure que l’on avançait dans le travail, je me disais « ah, elle est comme ci, elle est comme ça » mais je n’ai pas d’image claire de gens à qui elle fait référence. Ce qui est assez rare parce que, généralement, je pense à beaucoup de personnes…Mais elle a dû emprunter des petites choses à plein de gens en fait, je pense !

Quels premiers retours avez-vous déjà pu avoir des téléspectateurs ?

Pour l’instant, les retours des gens qui ont vu soit la première soirée, soit la série en intégralité, sont très positifs ! Ils se sont amusés…En fait, c’est vraiment de la comédie et il n’y en a pas tant que cela, de la comédie pure en mini-série. Donc je pense que ça fait du bien de se marrer et de rigoler. C’est un peu haut en couleurs, les curseurs sont un peu hauts donc les retours sont plutôt très positifs. Pas spécialement sur mon personnage, plutôt sur l’ensemble de la série.

Il y a quand même une petite satire sociale, il y a une critique familiale, ce n’est pas de la comédie gratuite, il y a un propos derrière…Je pense qu’elle a réussi à mettre dedans ce que peuvent être les empêchements familiaux, ce que peut être une image sociale, le déclassement, …Il y a aussi du transfuge de classe dans le personnage de Rémi Blanchet donc il y a énormément de sujets de société qui sont abordés.

En complément, quels sont vos autres projets et actualités en cours ou à venir ?

Je serai dans un 6x52, une sorte de comédie d’aventure qui s’appelle « Les aventurières », qui sera également sur France 2 mais, je pense, plutôt pour 2026. Où, là, je joue aux côtés de Fanny Cottençon, Lionel Astier, Thibault de Montalembert, Farid Bentoumi, Bruno Sanches, Charlie Loiselier, …C’est très choral, c’est réalisé par Léa Fazer et c’est vraiment de l’aventure, il y a des cascades, il y a une quête, c’est assez jouissif !

Merci, Charlie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

1 2 > >>