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TF1 / Monsieur Parizot : Philypa Phoenix nous présente son personnage, et évoque ses autres actualités à venir !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Philypa,

 

Quel plaisir de vous retrouver pour cette nouvelle interview ensemble !

 

Les téléspectateurs de TF1 pourront vous découvrir, ce lundi 30 mars, en prime-time, dans un nouvel épisode inédit de “Monsieur Parizot”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, cela a été une aventure vraiment extrêmement sympathique ! A la fois, parce que j’ai eu la chance de retrouver des personnes avec qui j’avais déjà travaillé, notamment Aurélien Wiik, Caroline Bourg et Patrick Paroux. Aussi parce que l’on était dans un cadre très très sympa, puisque c'était une thalasso, donc on avait également l’opportunité d’aller se baigner « entre les prises » 🙂, ce qui était plutôt pas mal. 

 

C’était une super ambiance, on a beaucoup beaucoup ri parce qu’on a tous beugué de multiples fois sur notre texte…Cela a donné l’occasion d’avoir des fou-rires assez incroyables. 

 

 

© SWEETPIXEL / SARAH ALCALAY / JLA / TF1

 

 

Le lieu, celui des thermes de Nancy, est presque un personnage à part entière …et l’occasion de très belles images…

 

Complètement ! Ce choix de décor était extrêmement bien et, d’ailleurs, quand on est arrivés, on avait les yeux un peu écarquillés. Visuellement, effectivement, à l’image, avec la  belle lumière qui a été créée par notre chef opérateur, Christophe Soffietti, c’est plutôt joli, cela donne envie d’y aller, cela fait une belle publicité pour le lieu et la ville de Nancy qui nous accueillaient.

 

Je connaissais cette ville pour y être venue il y a très très longtemps, à l’occasion d’une tournée, à l’époque où je chantais des reprises. Mais, entre-temps, la ville a bien changé et je la trouve encore plus belle qu’avant. Il faut souligner qu’elle est extrêmement propre. Quand j’étais sur la place Stanislas, je me disais “Waouh, on pourrait manger par terre!”. 

 

Quel regard portez-vous sur Jasmine, votre personnage ?

 

J’ai aimé sa fonction : je n’avais jamais joué une femme qui tient un spa, qui est dans le bien-être donc, pour moi, c’était aussi nouveau et je trouvais cela vraiment cool de pouvoir aborder un personnage plus léger, avec moins d’enjeux. Et puis, comme vous le savez, je m’attache à changer de look à chaque fois que j’ai un personnage, en essayant de délivrer une énergie complètement différente…Ce rôle m’a plu aussi parce que c’est quelqu’un d’intelligent, avec de l’ambition…

 

 

© SARAH ALCALAY / JLA / TF1

 

 

D’ailleurs, avez-vous eu certaines sources particulières d’inspiration, au moment de vous glisser dans sa peau ?

 

Non…La réalité est que j’ai un attrait pour tout ce qui est bien-être : les massages ou les spas, même si je n’y vais pas tout le temps, sont des choses que je connais et je trouve qu’il y a une énergie très précise. Les personnes qui exercent ces métiers portent toutes cette même qualité, d’écoute véritable et d’une certaine douceur. Donc je me suis vraiment nourrie des gens que j’avais déjà vus. Le lieu était aussi très inspirant, tout comme mon costume…Je trouve qu’avec, de suite, ton corps comprend que tu renvoies autre chose, du coup tu te tiens différemment. Donc je n’ai pas fait de recherches outre mesure, je me suis basée sur la vie, comme d’habitude.

 

C’est une sorte de Cluedo géant, tout le monde devient suspect à un moment donné, ce qui fait que la palette de jeu de chaque rôle était sans doute très plaisante à défendre…

 

Tout à fait ! C’est aussi intéressant de jouer ce que l’on cache, en fait parce que ça se joue ailleurs. Il y a un côté très excitant à jouer la dissimulation, aussi parce que dans la vraie vie, je suis une très mauvaise menteuse !

 

A la fois, le téléspectateur peut se demander qui est le coupable et c’est aussi une sorte de mise en abîme car les personnages, entre eux, s’interrogent également, tout en imaginant que peut-être personne ne saura que c’est lui ou que ce n’est pas lui. Donc, oui, c’est tout à fait ça, un Cluedo géant, vous avez raison !

 

 

© SARAH ALCALAY / JLA / TF1

 

 

Le tout sous fond de comédie, notamment au travers des personnages joués par Patrick et par Aurélien…

 

J’ai des images qui me reviennent d’Aurélien en train de chanter faux alors que, je tiens à le préciser, il est un excellent chanteur. C’est hyper difficile à faire, c’est une vraie performance d’acteur !

 

La comédie est aussi ce qui caractérise “Monsieur Parizot” et je trouve que ça fait extrêmement du bien d’avoir des choses qui sont qualitatives en termes d’images, de lumière, de jeu et de scénario qui ne nous triture pas l’esprit mais qui reste très divertissant. Cette partie comédie merveilleusement bien portée par Patrick Paroux fait que les téléspectateurs passeront un bon moment, comme nous avons passé un super bon moment en tournant. C’est donc le genre de projet qui fait du bien !

 

On vous imagine curieuse de découvrir le rendu final ainsi que les retours du public ?

 

Oui, tout à fait, j’ai hâte ! J’avais déjà eu des retours très positifs de nos amis belges, avec des petits mots extrêmement mignons, comme à chaque fois que je fais des guests. Notamment, on m’a dit que “l’on aimerait me voir plus longtemps à l’écran” mais je réponds toujours que je suis au service de l’histoire. En tout cas, c’est intéressant de savoir comment les gens reçoivent ce qu’on leur offre. 

 

 

 

 

En parallèle, toujours sur TF1, le troisième volet de “Zodiaque” sera diffusé, 20 ans après le précédent. Qu’est-ce qui vous a incitée à y participer ?

 

En fait, c’est assez marrant parce que c’est lors de mon dernier jour de tournage sur “Monsieur Parizot” que j’ai reçu un appel de mon agent, pour m’informer que la production aimerait beaucoup m’avoir sur le troisième opus à venir de “Zodiaque”, en numéro deux, aux côtés de Francis Huster. J’étais hyper heureuse, j’ai surtout pensé, de suite, au fait que j’adore, depuis que je suis enfant, l’acteur qu’est Francis. Je regardais déjà ses captations de théâtre à la télé et j’avais vu “Zodiaque”, je me rappelle du succès incroyable. Tout cela a résonné en moi : c’était trop cool que l’on pense à moi, sans passer d’audition, aux côtés d'un trésor national.

 

J’ai lu, j’ai trouvé cela extrêmement riche, j’ai vu qu’il allait y avoir des décors qui s’annonçaient grandioses. Je savais qu’il y aurait vraiment des choses à jouer avec cette capitaine de police, et différemment que sur “Commandant Saint Barth”, puisqu’on est pas du tout dans un registre comédie. Je sentais que ce serait un bon challenge, sur trois mois bien intenses. J’ai également eu le réalisateur, Bruno Garcia, au téléphone et, de suite, quand j’ai entendu son approche de la série ainsi que sa vision artistique, cela a été déterminant pour moi… et j’ai dit oui !

 

 

@ François Lefebvre

 

 

Sans tout en dévoiler, comment pitcher ce nouvel opus ?

 

C’est un thriller haletant de six épisodes, ancré au cœur de deux puissantes familles : les Escoffier et les Lefur. Cela reste quand même l’ADN, à l’origine, de cette série mais, là, la focale change... Ce qui est super bien, je trouve, c’est que l’on a gardé l’ADN mais qu’on l’a vraiment adaptée à 2026. Je sais que les producteurs avaient très envie de dépoussiérer la franchise et ils ont vraiment réussi !

 

Nadia Roman est une capitaine qui va à l’essentiel, elle est là pour protéger les vivants et faire parler les indices. Au début du premier épisode, il y a un crime qui réveille l’ombre du zodiaque, vingt ans après. Cela rouvre une porte que l’on pensait fermée…On comprend, dans cette nouvelle saison, qu’Antoine Keller, joué par Francis Huster, a été mon mentor mais qu’il a tout lâché. Avec ce crime, qui fait vraiment penser au zodiaque, mon personnage se dit qu’il n’y a qu’une seule personne qui peut l’aider, un spécialiste, à savoir lui et Nadia décide donc de le rappeler. Lui s’est retiré de tout cela depuis longtemps et n’aura pas vraiment envie de la suivre, l’envoyant paître…avant, finalement, de quand même accepter. Ils vont ensuite traverser les secrets de ces deux familles… Autour de ces enquêteurs, l’avocate Garance Lombardi, jouée par la merveilleuse actrice qu’est Erika Sainte, va être le liant entre les familles et ces deux personnages.

 

J’ai déjà vu des extraits à la post synchronisation et j’ai trouvé cela d’une qualité cinématographique ! J’ai envie de dire au futur public : venez pour le frisson, et surtout.. Restez pour les révélations !

 

 

 

 

En complément, vous préparez actuellement un court-métrage, qui sera tourné en Guadeloupe, pour lequel vous serez notamment à la réalisation…

 

Oui, j’ai ouvert ma société de production indépendante pour soutenir la matérialisation de mon film, “Unda”, c’est un court-métrage dystopique, poétique et engagé, qui porte des thématiques environnementales et sociales. Très bientôt, je vais lancer la page Ulule, où vous pourrez avoir toutes les informations nécessaires. Pour être tenu au courant de l’ouverture de la campagne et en découvrir plus, je vous invite d’ailleurs à vous inscrire sur la page de pré-lancement : 

https://www.ulule.com/unda/?ul_campaign=presale_229150&ul_medium=uluid_6860647-unknown-202603251232&ul_source=shared-from-Ulule-project-page-on---http.referer--

 

Pour moi, c’est essentiel que les gens soient impliqués dans ce processus de création… afin de contribuer à une certaine indépendance, autant dans la forme que dans le propos. Surtout parce que le film porte des réalités trop souvent mises à la marge. Et puis aussi parce que ça va être un film vraiment beau et original.

 

Les gens vont même pouvoir découvrir, sur la page, quelques images en avant-première, faites lors de mes nombreux aller-retours sur place. 

 

Voilà, je compte vraiment sur la force du collectif pour que Unda existe !

 

 

 

 

Pour terminer et boucler la boucle, que peut-on vous souhaiter pour la diffusion à venir ce lundi, sur TF1, de “Monsieur Parizot” ?

 

Ce qui nous ferait super plaisir, c’est que les gens soient heureux, que ça leur apporte de la fraîcheur, qu’ils passent un bon moment ! Par capillarité, en recevant leurs messages et leur soutien, qu’on se dise que l’on a bien fait notre travail…

 

 

© SARAH ALCALAY / JLA / TF1

 

 

Merci, Philypa, pour toutes vos réponses !

 

 

 

@ Ghislaine Chaudy Maurey

 

Publié dans Télévision

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TF1 / Monsieur Parizot : Caroline Bourg évoque son personnage, à l'image ce lundi 30 mars !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Caroline,

 

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de TF1 pourront vous retrouver ce lundi 30 mars dans “Cure mortelle”, un nouvel épisode inédit de la série “Monsieur Parizot”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, c’était très chouette de retrouver François Guérin, le réalisateur. C’est quelqu'un qui a ponctué ma carrière, avec qui j’avais tourné une émission de cuisine, aux côtés d’Adeline Blondieau, “Sos Abdel”. On s’était aussi retrouvés sur un pilote de format court, “Ça va pas être possible”, avec Stomy Bugsy et, enfin, j’avais fait un “Section de recherches”. C’est un réalisateur avec qui j’aime beaucoup travailler ! D’ailleurs, j’aimerais bien qu’il m’emmène dans les îles la prochaine fois qu’il y tourne. François, si tu me lis… 🙂

 

Ce qui était sympa, c’est que l’on tournait dans un décor unique, les thermes de Nancy, et c’était juste incroyable ! Quand on ne tournait pas, on avait quand même accès à la piscine, qui était chauffée naturellement à 28 degrés 🙂. Je me rappelle notamment être en train de nager dans la piscine extérieure, pendant que mes camarades tournaient dehors, c’était assez rigolo !

 

Ce projet a aussi été l’occasion de côtoyer un chouette casting…

 

Oui ! J’ai retrouvé Patrick Paroux…J’avais fait un épisode de “Camping Paradis” il y a quelques années maintenant, on n’avait pas eu de scènes en commun mais on s’était croisés sur le tournage. Là, je l’ai découvert et c’est juste formidable de tourner avec lui parce qu’il est hyper généreux et tellement drôle. C’est un bonheur, aussi, de tourner avec Corinne, c’est vraiment une formidable comédienne. Avec Florence, on s’était déjà croisées mais on n’avait pas encore tourné ensemble, contrairement à Philypa Phoenix, avec qui on avait joué ensemble sur “Balthazar”. Je ne connaissais pas Xavier mais nous avons le même agent, on a beaucoup rigolé ensemble ! Et j’étais vraiment très contente de tourner une scène avec Aurélien Wiik, un comédien que j’admire beaucoup. J’étais très heureuse de tourner avec une aussi belle équipe technique et un si beau casting ! L’ambiance était top !

 

…et de découvrir la ville de Nancy…

 

Pour des raisons pratiques, j’ai dû déscolariser mon fils et l’emmener avec moi en tournage. Je n’avais personne pour le garder, mon mari n’était pas disponible donc j’ai demandé, exceptionnellement, à l’école si je pouvais le déscolariser deux jours. Donc l’enfant était évidemment très triste de devoir passer deux jours dans la piscine chauffée à 28 degrés 🙂… En guise de devoir, il devait écrire son journal de bord. Mon personnage avait des scènes de nuit, que l’on tournait le soir donc je commençais ma journée de travail à 19h. Ce qui fait que, sur son journal, mon fils a écrit “Aujourd”hui, je me suis baladé toute la journée à Nancy avec maman, on a fait les musées puis on a été à la piscine, on a fait du toboggan. Et maman a commencé à travailler à 19h”...Je me suis dit “Mais que va penser la maîtresse de ce métier ?”.

 

La production a été hyper accueillante avec mon enfant, c’était vraiment très confortable pour moi, les conditions de tournage étaient optimales. Je remercie sincèrement la production !

 

Je ne connaissais pas Nancy, j’ai découvert une ville très sympa, plaisante et agréable à vivre. Je reviendrai à Nancy Thermal avec grand plaisir !

 

 

 

 

Vous y interprétez la directrice des lieux. Quel regard portez-vous sur ce personnage ?

 

C’est un personnage qui est un peu double, on va dire…Elle a ce côté très froid, très directive, très femme de pouvoir, femme forte, un peu intransigeante et donc mal aimée de son personnel…Comment, d’ailleurs, ne pas comprendre ses employés, parce qu’elle les traite un petit peu mal, il faut le dire. Et, à la fois, il y a l’autre côté, celui de la femme amoureuse, de la femme blessée, je ne vais pas tout révéler mais on découvre au fur et mesure des flashbacks qu’elle avait quand même un coeur, que quelqu’un a brisé…

 

Il faut toujours trouver comment défendre un personnage. Je dois toujours lui trouver « des excuses » parce que, sinon, je ne pourrais pas le défendre. Je ne pourrais pas défendre un rôle qui est méchant gratuitement. Je me suis dit que si elle est comme ça, c’est que, peut-être, elle a été blessée… Est-ce que ça excuse tout ? Absolument pas ! Mais on comprend peut-être un peu mieux, au fur et à mesure de l’épisode, pourquoi elle était aussi dure…

 

La palette de jeu à défendre a certainement été plaisante ?

 

Il n’y a pas eu beaucoup de scènes où on la voit un peu plus douce mais, après, c’est tout le backstory que l’on se raconte, en fait… J’aime bien jouer les femmes de pouvoir donc c’était intéressant. Mais c’était plaisant aussi de montrer, avec parcimonie et juste ce qu’il faut, un peu de faiblesse…Oui, c’était un beau personnage ! 

 

Je ne spoile rien, je suis la victime, on le sait dès les premières minutes de l’épisode. et J’ai exploré une grosse angoisse dans ma vie, c’était, pour le coup, cathartique. J’ai toujours eu, et je ne sais pas d’où ça vient, cette peur de mourir dans un sauna, que la porte du sauna se referme et que j’y reste enfermée. Il m’est arrivé d’aller dans des hôtels avec spa et sauna, et je n’y suis jamais allée seule ! Bon, quand on y réfléchit, cela ne sert à rien non plus d’être à deux, parce que si je reste coincée dedans, l’autre aussi… et on est deux à mourir… dedans ! … 🙂 C’est complètement irrationnel ! Donc, quand j’ai lu le scénario, je me suis dit “Oh là là, le cauchemar !”. Finalement, ça s’est bien passé et je suis toujours en vie ;)

 

D’ailleurs, avez-vous eu certaines sources particulières d’inspiration au moment de vous glisser dans la peau de ce personnage ?

 

Oui ! Je me construis toujours ma backstory. Cela avait d’ailleurs fait rire François. Je réponds à une cinquantaine de questions, un genre de questionnaire du personnage. Ce sont des interrogations du quotidien, par exemple : est-elle végétarienne ? quelle est sa religion ? quelles sont ses pensées politiques ? qu’est-ce qui la fait rire ? C’est quand même une nana qui ne rit pas beaucoup et je m’étais imaginé que ce sont les vidéos de chat sur Youtube qui la font sourire. Pourquoi ? Je ne sais pas … 🙂 Donc ça ne se voit pas à l’image mais il faut savoir que ce personnage rit en regardant ces vidéos de chat sur internet ! 🙂

 

Tout ce travail préparatoire permet de nourrir un personnage, de lui inventer un passé. Ce n’était pas écrit mais, pour moi, elle n’a pas d’enfant, elle n’a jamais été mariée, sa vie sentimentale est un désastre…C’est pour cela qu’elle est d’autant plus déçue de par ce qui lui arrive dans l’épisode.

 

 

 

 

On vous imagine impatiente et curieuse de découvrir le rendu final ainsi que les retours des téléspectateurs ?

 

Oui, j’ai hâte ! Je ne l’ai pas encore vu donc je vais le découvrir en même temps que les téléspectateurs. J’aime bien regarder mon travail parce qu’il y a souvent des différences entre ce que l’on a l’impression de donner et le résultat final. Ça me permet aussi d’affiner mon jeu pour d’autres projets. J’ai eu la chance de voir la scène du sauna, puisque j’ai fait de la postproduction dessus pour améliorer la prise de son des cris. J’ai découvert les images et j’étais contente du résultat. 

 

C’est toujours intéressant de savoir quelle prise qui a été choisie au montage par le réalisateur. J’ai toute confiance en François, je suis sûre que ça va être un bel épisode ! 

 

Il me tarde de savoir ce que vont en penser les gens. J’ai mis beaucoup de cœur sur ce tournage, j’espère que ça se ressentira !

 

C’est la troisième soirée inédite et, à chaque fois, ce Cluedo géant permet à chaque téléspectateur de se prendre au jeu pour essayer de deviner qui est l’assassin…

 

C’est vrai que tout le monde peut être coupable ! Tout le monde a des raisons de vouloir la mort de mon personnage alors qu’en fait, c’est juste une femme au cœur brisé… 🙂. Donc c’est intéressant ! Cela reste, certes, une enquête policière mais avec beaucoup de comédie, apportée surtout par le personnage de Patrick, ainsi que celui d’Aurélien, qui est assez haut en couleurs, il faut le dire. C’est assez malin de lier ensemble l’enquête et la comédie, c’est un exercice pas facile mais qui est, je trouve, plutôt réussi.

 

 

 

 

Il y a quelques semaines, vous avez fait une première apparition dans la quotidienne “Demain Nous Appartient”. Quels souvenirs en gardez-vous ?

 

C’est un peu, j’allais dire, le même profil de personnage…Je devrais peut-être me poser des questions dans la vraie vie, parce qu’on me donne souvent des personnages de méchante🙂. Sur DNA, pareil, j’ai pu construire une backstory énorme pour mon personnage de Karen parce que, pour le coup, elle était vraiment décrite comme malveillante et sans vergogne.

 

C’était un tournage très chouette, j’ai été très bien accueillie, j’ai retrouvé pas mal de gens que j’ai rencontrés au cours de mes 23 ans de carrière. Notamment un réalisateur, Lionel Smila, avec qui j’avais travaillé sur “Sous le soleil”, où il était premier assistant. C’est un petit métier ☺

 

Mais j’ai eu beaucoup beaucoup de plaisir à jouer cette femme parce que, pour le coup, il n’y avait vraiment pas de comédie. On n’a pas vu d’autres côtés, c’était de la méchanceté pure, un peu de sadisme même, et beaucoup de suffisance. Cette prétention et cette assurance étaient plaisantes à jouer. Elle se démonte peu à peu, au fur et à mesure de l’intrigue…Je pense notamment à cette scène de perquisition dans sa maison, où elle perd de sa superbe à ce moment-là. La meilleure défense étant l’attaque, elle s’en prend alors directement aux policiers, alors que, avant, elle faisait semblant de ne pas comprendre ce qui lui arrivait. C’était donc très riche à jouer, j’en garde vraiment un très bon souvenir ! C’était une belle expérience et j’espère que ce personnage reviendra, pour qu’on en découvre un peu plus sur son passé. C’est possible, on peut tout envisager dans cette série.

 

Quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

 

J’ai deux projets en cours, des petites apparitions mais qui, néanmoins, me font très plaisir. Je n’ai pas encore signé donc, par superstition, je ne veux pas en parler mais ce sera dans les deux/trois mois à venir. Sinon, je fais pas mal de doublage donc on entend beaucoup ma voix aussi. 

 

En conclusion, pour boucler la boucle, que peut-on vous souhaiter pour la diffusion à venir ce lundi soir sur TF1 ?

 

Que ce soit un beau succès d'audience ! Je pense que ça ferait plaisir à tout le monde…Ce serait la récompense par rapport à ce tournage qui était vraiment chouette. Mais je suis sûre que ça va marcher, tous les ingrédients sont réunis pour que ça fasse une belle soirée. En tout cas, je vous souhaite une belle soirée, à vous qui regarderez ! 

 

Merci, Caroline, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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France 3 / A priori : Gabriel Caballero évoque la nouvelle saison, prochainement à l'antenne !

Publié le par Julian STOCKY

@ Fabien Malot

 

 

 

Bonjour Gabriel,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de France 3 pourront très prochainement vous retrouver dans la nouvelle saison de “A priori”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, carrément ! Franchement, à chaque fois, c’est un immense plaisir, et de tourner à Montpellier, une ville que je trouve merveilleuse, parce que, du coup, ça me fait une petite bulle, où j’ai ma vie là-bas, qui est plus calme, où je n’ai pas toutes mes obligations que j’ai à Paris, et de retrouver toute l’équipe, des techniciens aux acteurs, avec qui on s’entend vraiment hyper bien. C’est trop chouette de se retrouver tous ensemble et de reprendre la série ! C’est marrant, à chaque fois, ça nous replonge un an en arrière et on se retrouve comme s’il n’y avait pas de temps qui s’était écoulé entre…

 

Dix épisodes sont proposés cette saison et tant les récurrents que les guests permettent d’apporter une certaine fraîcheur mais dans la continuité…

 

C’est clair ! Je tourne un peu moins avec les guests mais c’est toujours un plaisir de rencontrer de nouveaux acteurs, c’est un vent de fraîcheur pour nous aussi, ce sont de nouvelles personnes, de nouvelles manières de jouer et d’appréhender le scénario donc c’est trop chouette ! Et puis, on s’aime trop avec les récurrents…Plus on avance, plus on se connait et plus on sait comment jouer ensemble donc, en fait, on arrive à proposer des choses mais aussi à se surprendre. Donc les deux sont géniaux ! C’est tout le temps du renouvellement, en fait et on se sent aussi de plus en plus à l’aise, ce qui nous permet de nous libérer. C’est hyper agréable !

 

 

@ Fabien Malot

 

 

Vous l’avez dit, le cadre de tournage est particulièrement plaisant…

 

Oui ! Je suis beaucoup au commissariat donc beaucoup en studio et, du coup, je ne vois pas tant que cela cette région magnifique et, à chaque fois, je découvre, en regardant les épisodes, les décors de fou et je me dis que mes camarades ont trop de chance. Mais bon, là, en saison 2, je sors quand même un peu plus…De toute façon, on a l’occasion, les week-ends et les jours off, de découvrir Montpellier et ses alentours donc, oui, c’est très chouette !

 

Quel regard portez-vous sur Jules Ventroni, votre personnage ?

 

C’est vrai pour tous les personnages que j’incarne, il me touche profondément. Je pense que si tu n’arrives pas à trouver, dans chaque personnage, là où ça te touche, sa faiblesse et ce que tu as envie de défendre chez lui, alors ça ne sert à rien de le jouer. C’est mon avis, en tout cas…

 

C’est génial, Jules essaie tout le temps de se faire sa place, il est entouré de gens plus âgés et plus installés, ce qui est aussi mon cas dans le cadre réel. Je suis plus jeune, j’ai un peu d’expérience parce que j’ai fait d’autres choses avant mais je ne suis quand même pas le plus expérimenté donc j’apprends beaucoup de mes collègues, des acteurs et actrices avec qui je joue. La différence est que je n’ai pas de mal à me faire ma place parce que l’on est tous très potes mais je trouve que ce personnage est hyper touchant. A la fois, on sent qu’il a du mal à se faire sa place et, en même temps, il tente de montrer qu’il est sûr de lui…Il arrive également tout le temps à surprendre les gens : ils le prennent un peu pour un mec à côté de la plaque et, en fait, il se montre plus malin qu’ils ne le pensent. Donc il est hyper intéressant et, surtout, c’est un personnage qui est très payant. J’adore jouer ce personnage, je peux tout essayer et beaucoup proposer. Il est une caution humoristique, ce qui est génial : sur chaque scène, j’apporte des idées, j’essaie des choses, qui sont gardées ou non et, en fait, c’est parce que le personnage permet cela.

 

Michael, aussi, peut proposer parce que son personnage est un blagueur. C’est plus compliqué, je pense, pour Lucia car son personnage est très rigide et très fermé. Mais, après, elle a plein d’autres choses à jouer et à défendre. En tout cas, j’adore cela parce que le personnage est hyper drôle et, parfois, malgré lui…Donc, si tu as assez d’autodérision et de recul sur toi-même, tu peux t’éclater et y aller à fond. D’autant que Benoît, le producteur de la série, aime bien la comédie, aime quand on y va, aime qu’on assume les choses donc il ne nous empêche pas d’aller dans des propositions de jeu qui vont dans ce sens. Pour un acteur, je trouve qu’il y a un grand plaisir de jeu !

 

 

@ Fabien Malot

 

 

En revenant pour une saison 2, cela vous permet de travailler le personnage sur la longueur, avec une palette de jeu qui doit être très plaisante…

 

Oui, oui ! Déjà, parce que le public, normalement, connaît le personnage, il sait donc ce qui s’est passé avant, nous évitant de devoir expliquer certaines choses. On peut alors aller plus loin ! Dix épisodes, ce sont dix semaines de tournage pour nous, ce qui laisse le temps de faire durer les choses. Plus tu avances, plus tu peux aller loin, en quelque sorte. Si tu regardes les dernières saisons de “Friends”, il y a des blagues en référence à d’autres blagues faites précédemment…Ils se permettent d’aller super loin, ce qui est très chouette !

 

En plus, j’ai la chance que mon personnage soit un peu plus présent en saison 2 qu’il ne l’était en saison 1. Du moins, il a des intrigues centrées sur lui et donc des sujets qui durent sur un ou plusieurs épisodes, ce qui permet de prendre le temps et d’avoir une certaine liberté.

 

D’ailleurs, avez-vous eu certaines sources particulières d’inspiration au moment de vous glisser dans sa peau ?

 

Toujours ! Les deux principales sont les gens que je vois autour de moi et moi-même. Dès qu’il y a une scène, la première source d’inspiration est mon point d’attache, qui me relie au personnage ou à la situation. Je retrouve le point commun, pour me rappeler ce que j’ai ressenti. Je cherche à trouver là où on est les mêmes pour, ensuite, tirer ce fil, jusqu’à ce que l’on ne fasse plus qu’un. Egalement, je passe mes journées à regarder les gens dans le métro ou dans la rue…Ils sont une source infinie d’inspiration et, en fait, même dans les moments où il ne se passe rien, il se passe quand même un milliard de choses. Il y a tout à apprendre de cela !

 

Les autres sources sont inconscientes. Je suis fan de plein d’acteurs…Là, je pense comédie donc je pense à Jim Carrey. Dans le rôle, il n’y a rien de lui mais peut-être qu’il y a des traits que, inconsciemment, j’ai pris. Mon professeur de théâtre est aussi une source d’inspiration parce qu’il a une personnalité hyper débordante et une manière d’exprimer ses émotions qui est vraiment étonnante. Donc, dès fois, je cherche à faire des choses plus surprenantes que celles que l’on attend de moi et je pense à des personnes qui ont des manières d’être peu conventionnelles. Après, ce sont tous les gens que j’ai croisés, que j’ai rencontrés, c’est toute mon histoire, mes 26 années de films et de séries que j’ai regardés…C’est un mélange de tout cela qui rentre dans mon subconscient et qui ressort.

 

 

@ Fabien Malot

 

 

Cette saison 2 voit l’arrivée du personnage de Jim, joué par Florent Manaudou, ce qui va sans doute modifier certains équilibres entre les personnages…

 

Carrément ! Surtout que, comme je le disais avec mon personnage et sa relation aux autres, là aussi l’arrivée de quelqu’un dans un groupe, ici de Florent sur le tournage, change forcément les dynamiques et il faut du temps pour que ça se rééquilibre. Effectivement, dans le scénario, il y a plein de choses qui sont redistribuées et réévaluées et aussi dans le tournage. Après, je pense qu’on ne s’en rend pas tant compte, Florent et Lucia - et c’était déjà le cas avec Bruno et Lucia - ont beaucoup de scènes à l’extérieur donc ce sont ceux avec lesquels on tourne le moins, nous au commissariat, mais, malgré tout, évidemment ça change beaucoup. Il y a un autre équilibre qui s’est trouvé mais c’est hyper intéressant ! Comme avec les guests, c’est un vent de fraîcheur, Florent amène quelque chose de complètement différent de ce qu’amenait Bruno. Ce dernier est un acteur de haute voltige, avec une expérience énorme, qui était le papa du tournage, alors que Florent est acteur depuis peu de temps donc il amène quelque chose de complètement différent. Et puis, notre relation à lui n’est pas la même…En plus, je pense que, pour lui, ça n’a pas été si facile parce que nous nous connaissons entre nous donc il est arrivé dans un groupe qui existe déjà. Ces dynamiques, autant humaines qu’artistiques, sont hyper intéressantes !

 

On vous imagine impatient de découvrir les retours du public ?

 

Déjà, je suis curieux de voir la série parce que je n’ai encore rien vu donc j’ai hâte de découvrir ce que ça va donner. Et, évidemment, je suis impatient de voir si ça va marcher, ce que les gens aimeront, ce qu’ils aimeront moins…J’espère que la saison 2 sera à la hauteur des espérances des téléspectateurs qui ont regardé la première, j’espère aussi que l’on aura de nouvelles personnes qui vont regarder. J’ai hyper hâte ! 

Si les retours sont bons, ce pourrait être l’occasion d’une saison 3…

 

Exactement ! Il ne nous reste plus qu’à croiser les doigts et espérer que la saison 2 va marcher. 

 

 

@ Fabien Malot

 

 

En parallèle, sur grand écran cette fois-ci, nous pouvons vous retrouver dans “Le rêve américain”...

 

C’est un film qui raconte l’histoire vraie de deux agents français de basket-ball, qui ont voulu s’imposer dans ce milieu, en n’ayant pas de contact et en démarrant de rien. En fait, le centre du film est leur relation à eux deux, une relation de confiance et d’amitié qui est hyper forte, plus forte que tout, qui va vaincre tous les échecs et qui va leur permettre de tout surmonter, pour se battre jusqu’au bout.

 

Mon personnage est un jeune qui repère des talents pour eux. Au début, il est un peu extérieur mais il va, de plus en plus, rentrer dans la dynamique et dans l’entreprise. Au moment où on se parle, ce personnage existe toujours vraiment et travaille encore avec les deux agents…Donc c’est une belle histoire !

 

J’avais déjà tourné avec le réalisateur, Anthony Marciano, j’étais très content qu’il me rappelle et qu’il pense à nouveau à moi.

 

Un court-métrage est également déjà en boîte, avec une technologie de tournage à la pointe …

 

“La cage” raconte l’histoire de cinq personnages qui se retrouvent bloqués dans un ascenseur, avec un chimpanzé dans une cage. En fait, on a eu droit à une plus value technique sur le tournage, d’abord dûe à un problème de timing. Au début, il était prévu que je porte un maquillage de singe fait sur mesure, donc, pendant des mois et des mois, on a pris mes empreintes, un maquilleur a sculpté un corps de singe, on a fait un essayage mais, en fait, la version finale n’a pas été prête à temps, suite à des problèmes techniques. Donc on n’a pas pu l’utiliser, alors que l’on avait investi énormément de temps et d’argent…Au dernier moment, il a fallu trouver une solution et a été retenue celle d’une technologie d’IA qui permet de transformer un corps en un autre. C’est un peu comme la motion capture mais sans les capteurs, juste avec la vidéo ! 

 

Pour terminer, vous êtes également sur scène…

 

C’est génial ! En fait, j’ai deux pièces qui se jouent en ce moment. L’une s’appelle “Violet”, que l’on va jouer le 25 avril à Vesoul, dans laquelle on porte des masques et c’est l’histoire d’ados qui ont un groupe de rock punk…En termes de codes de jeu, c’est complètement différent, c’est du jeu très corporel, c’est un répertoire qui n’a rien à voir avec ce que l’on peut faire à l’image en général. L’autre s’appelle “Tignasse”, on est complètement autonomes, on fait tout, la technique, la lumière, la musique, le chant, les bruitages…On peut jouer n’importe où, dans des endroits qui ne sont pas prévus pour accueillir une pièce de théâtre. C’est top, c’est un défi permanent, c’est une grosse charge mais, en même temps, c’est hyper excitant parce que tu ne joues jamais deux fois la même chose ! C’est beaucoup plus polyvalent que sur un tournage, où chacun est dans son rôle. 

 

 

@ Numa Sarfati

 

 

Merci, Gabriel, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Fabrice de la Villehervé évoque son actualité et ses projets artistiques, dans "Monsieur Parizot" pour TF1 mais aussi sur scène !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Fabrice,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Ce lundi 30 mars, les téléspectateurs de TF1 pourront vous retrouver dans “Cure mortelle”, un épisode inédit de la série “Monsieur Parizot”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, oui ! Les tournages sont toujours super à faire, vraiment ! Là, en plus, même si c’est un petit rôle, j’avais cinq ou six jours. C’était rigolo à faire, avec une équipe artistique et de production vraiment très sympa, donc c’était réellement très agréable ! 

 

L’histoire se passe dans un spa, dans lequel il y a un meurtre et je fais le gardien. J’aurais pu tourner en une journée mais, comme c’est une sorte de Cluedo, on me voit dans plusieurs endroits différents. Du coup, comme j’ai été dans plusieurs décors, j’ai eu plusieurs jours sur le plateau. 

 

C’est une comédie, c’est léger, c’était un rôle marrant à faire, on me voit écouter des conversations et danser la Soyotte !!!

 

Le côté Cluedo permet aussi de côtoyer un chouette casting…

 

Oui , un adorable casting ! On s’est tous bien entendu, avec l’équipe technique aussi…

 

Sur ce programme, ou sur un autre d’ailleurs, aimez-vous regarder le rendu final, notamment pour capitaliser sur votre propre jeu ?

 

Oui…Il y a dès fois où on est déçu, où on se dit “J’aurais dû faire attention à cela”. Après, je suis très mauvais juge parce que je n’aime pas trop me voir. Je suis plutôt dur avec moi-même, c’est assez rare que je me dise “C’est pas mal, ça rend bien!”. Mais c’est vrai aussi que ça ne m’appartient plus. Autant le théâtre, c’est tous les jours, il faut recréer chaque soir, y aller, on est dans l’instant, dans le présent, avec un public différent chaque jour. Autant, à la caméra, la façon dont on est filmé et le montage final sont impactants. Donc je ne me pose pas la question, je fais mon boulot et fais confiance à l’équipe.


 

Cet été, vous serez sur un autre projet, “Les fanfarons”...

 

Il a été écrit par Bérangère Gallot, Estelle Kitzis et Lauriane Lacaze, trois filles qui sont comédiennes, auteurs et metteuse en scène de cette jolie pièce. Elles ont travaillé aux apprentis d'Auteuil, où elles ont fait du théâtre forum et où elles ont rencontré des éducateurs qui accompagnent des jeunes en difficultés. 

 

Elles se sont rendu compte qu’il y avait des professeurs de soutien qui sortaient de polytechnique pour effectuer un stage d’enseignement. Ce sont des personnes qui, certes, suivent de belles études mais qui n’ont pas forcément appris à enseigner et ce sont aussi deux mondes qui se confrontent, qui n’ont rien à voir et qui ont, forcément, du mal à se comprendre.

 

C’est cette confrontation qui est mise en avant et j’y joue le rôle de l’éducateur qui est à fond dans ce qu’il fait. Pour lui, c’est une profession de foi et ils finissent par créer une fanfare avec les jeunes…De là, un lien va se nouer ! C’est une romance sociale, qui est belle et drôle à la fois, mais qui met bien en évidence les difficultés d’enseigner face aux parcours chaotiques de ces jeunes.

 

Suite à une lecture au Lucernaire, des producteurs nous ont suivis et on sera en Avignon, cet été chez Atelier Théâtre Actuel à 17h 30.

 

Sans doute que la palette de jeu associée doit être très plaisante pour vous ?

 

Le premier challenge est d’apprendre le tuba : je chante mais je n’ai jamais fait d’instrument à vent…Honnêtement, j’ai eu une rencontre avec l'instrument, il m’a plu de suite et j’ai rapidement trouvé un professeur, avec qui je m’entends très bien. Je bosse tous les jours mais je ne suis pas le seul dans ce cas, on s’accroche tous à ce projet, les jeunes sont magnifiques, pour certains, c’est leur premier pas sur scène. A leurs côtés, je rajeunis de dix ans, ils sont tous très talentueux et ce sont des bosseurs. J’espère vraiment que la pièce va plaire et que le public prendra autant de plaisir que nous à la jouer.

 

Ce ne sera d’ailleurs pas votre première participation au festival d’Avignon…

 

Mon premier festival date de 1996, j’en ai fait quatre à cinq au total. A l’époque, il y avait déjà 750 spectacles et on trouvait que c’était beaucoup. Il y en a le double actuellement…Il y a de plus en plus de spectacles mais pas plus de spectateurs. Cela reste cependant magnifique parce que le public qui vient à Avignon est un public à part, les gens sont des amoureux du théâtre. 

 

Cette année, ce qui est bien, c’est que l’on y va avec une création et c’est cela la base même de ce festival…Le but n’est pas d’y produire des spectacles parisiens qui se jouent déjà depuis des années…

 

A quelques mois de la première, qu’est-ce qui prédomine dans votre esprit ? L’excitation de rencontrer le public ? Ou la montagne de travail encore restante ?

 

Je suis actuellement dans la fin de la mémorisation du texte, en plus de travailler mon instrument tous les jours. Je suis dans une évolution mentale et physique du personnage tout au long de la pièce et, en revanche, il me tarde que l’on soit ensemble et qu’on rentre dans le vif du sujet, avec la scénographie, les lumières, les costumes…

 

Récemment, vous avez participé à “La vie parisienne”. Quels souvenirs en gardez-vous ?

 

C’était aussi un challenge ! J’aime bien, de temps en temps, ça booste un peu. Je fais beaucoup de chant mais je n’avais pas pratiqué le lyrique depuis longtemps. Le rôle que j’ai défendu m’intéressait depuis un moment, ce fut l’occasion de relever le défi, avec un orchestre. C’est fait ! 

 

Vous pratiquez aussi régulièrement le doublage…

 

Oui, depuis 4 ans ! Cela me plait aussi beaucoup, c’est un nouveau métier pour moi ou plutôt une continuité, et j’adore vraiment !

 

Ces différentes cordes artistiques pourraient paraître très éloignées mais sans doute sont-elles très complémentaires pour vous ?

 

Oui, bien sûr, elles sont complémentaires ! En plus, grâce à cela, j’ai réussi à toujours travailler, moi qui ai navigué entre la comédie musicale, le théâtre, la télé et le cinéma. En ayant plusieurs cordes à mon arc, j’ai pu alterner et j’ai toujours aimé cela, d’ailleurs. Je pense que c’est important, pour un artiste !

 

Enfin, quelles seraient vos envies pour la suite de votre parcours artistique ?

 

De trouver des projets théâtraux ! Et j’aimerais tourner davantage encore, j’aimerais avoir un rôle un peu plus important, au cinéma notamment. Faire un récurrent sur une série me plairait aussi, pour suivre un personnage tout au long d’une histoire. Ce serait génial, j’adorerais vivre cela ! J’arrive à un âge où plein de rôles d’hommes mûrs, dans le répertoire classique, me plairaient également. J’aimerais aussi refaire de la mise en scène. Mais ça prend du temps et on ne peut pas tout faire…Mais, oui, bien sûr, j’ai plein de rêves !

 

Merci, Fabrice, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision, Théâtre

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TF1 / Koh-Lanta : Lionel fait le bilan de son aventure vécue à l'autre bout du monde !

Publié le par Julian STOCKY

@ A.ISSOCK / ALP / TF1

 

 

 

Bonjour Lionel,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

La saison de “Koh Lanta - Les reliques du destin” est actuellement diffusée chaque mardi soir sur TF1.  Justement, les images ravivent-elles en vous certains souvenirs et certaines émotions vécus sur place quelques mois en arrière ?

 

Totalement ! C’est vrai que le tournage a eu lieu, maintenant, il y a quelques mois en arrière, on a eu le temps de digérer un peu l’aventure que l’on a faite et le fait de revoir les images nous ramène directement là-bas, aux Philippines, avec ce que l’on a vécu. J’ai un bilan mitigé sur mon parcours, il y a des choses que je regrette et que j’aurais voulu changer mais ça fait partie de la vie…et puis d’autres dont je suis complètement fier et dont je garde de très bons souvenirs.

 

Si l’on en revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incité à y participer ?

 

En fait, je regarde “Koh Lanta” depuis la création, il y a 25 ans. J’avais un passé en gendarmerie déjà et je ne candidatais pas à l’époque parce que, malheureusement, je n’aurais jamais été en capacité de me libérer 50 jours si j’avais été retenu. Depuis 13 ans, ma vie a changé, vu que, maintenant, je suis devenu commerçant, donc j’ai du temps pour moi puisqu’il y a une équipe avec moi, qui me permet de pouvoir organiser mon planning différemment. Donc j’avais vraiment envie de connaître ce que c’est que cette souffrance que l’on peut voir à la télé. Je ne voulais plus la vivre devant un téléviseur, sur un canapé, à manger des friandises, j’avais vraiment envie de connaître celle que j’allais vivre sur place, avec la souffrance du manque des proches, le fait de dormir à même le sable, d’être confronté à la pluie, de devoir perpétuellement raviver le feu qui va se consumer très rapidement avec une certaine humidité et du vent, de ne pas pouvoir manger à sa faim et de lutter durement pour gagner, justement, un jeu de confort, de créer une certaine sociabilisation avec les équipes pour aller le plus loin possible,...Voilà, c’est cela, vraiment, que j’avais envie de connaître, sachant que j’avais des points forts et des points faibles, comme tous. 

 

Je voulais me tester, mais sans vouloir rendre fier quiconque. Beaucoup de candidats parlent de rendre fièrs leur femme, leurs parents, leur fille, …Moi, ils sont déjà fiers de tout ce que l’on devient, aujourd’hui, dans la vie de tous les jours. J’ai une vie heureuse, je ne manque de rien donc c’était juste pour moi et intégralement pour moi !

 

Le début d’aventure a été riche en rebondissements. Comment aviez-vous réagi en rejoignant, d’entrée, le conseil et en apprenant l’existence, par Denis, des fameuses reliques du destin ?

 

La première fois, quand on arrive, déjà la grande surprise est que l’on débute de nuit puisqu’on ne s’y attendait pas vraiment, même pas du tout. On l’apprend à ce moment-là, quand on part dans la forêt pour se rendre au conseil et que l’on va découvrir Denis pour la première fois. Déjà, c’est très perturbant parce que l’on s’attend tous à partir comme un classique, en pleine journée. Ensuite, on nous expose bien cette nouvelle règle du jeu, cette nouvelle mécanique, où l’éliminé aura potentiellement une chance sur deux et demie de pouvoir inverser la balance et de s’en sortir. Sur le moment présent, je ne réagis pas parce qu’on vient juste d’arriver donc je ne me dis pas “Je vais être en difficulté, demain ça va me servir”. Je me dis “Bon, ben, ok, on va l’intégrer, en plus. Ça fait partie du charme de “Koh Lanta””. 

 

Lors du premier conseil, vous sauvez justement votre place grâce à une victoire sur Françoise lors d’un duel de riposte…

 

Pour moi, c’est peut-être le moment le plus mémorable de mon aventure ! C’est le côté le plus fier que j’ai de moi…Effectivement, on part, après, dans la foulée, faire cette première épreuve. Tout de suite, je sais très bien qu’au niveau du dos, ce n’est pas là où je vais performer le plus, c’est quand même très compliqué. Je serre de tout mon cœur pour ne pas tomber le premier parce que je n’avais pas envie d’être remarqué, bien entendu. Je tiens très peu de temps, je tombe le troisième et je me dis que ça va déjà être compliqué pour moi : on ne se connait pas donc la première impression va être celle que l’on va retenir longtemps. Et puis, de là, il y en a qui prennent beaucoup de place, moi j’ai moins d’aisance relationnelle, ils veulent se montrer tout de suite, ils veulent marquer leur territoire mais je ne suis pas comme ça, je suis, en général, plutôt assez discret, je n’ai pas envie que l’on parle de moi, surtout que je venais de faire une contre-performance. Sauf qu’à vouloir y aller un peu trop discret, ça s’est avéré dans l’extrême, en quelque sorte : je me suis mis des bâtons dans les roues.

 

Après, il y a eu la constitution des équipes où, là, effectivement, il était légitime que je sois choisi en dernier. A ce stade-là, ça ne me dérange pas parce que je n’ai pas la vocation d’être le premier et le dernier, tout va se jouer sur les épreuves et sur la sociabilité et je me dis que ça va intervenir par la suite…Sauf que, à “Koh Lanta”, si vous prenez un départ déjà avec deux mètres de retard, pour rattraper ce retard, il va falloir sortir les rames ! Même si je m’entends assez bien avec l’équipe dans laquelle je suis, il faut bien mettre un nom car on perd cette première épreuve et l’équipe me désigne rapidement comme la personne étant la plus discrète, peut-être la moins sportive à ce stade-là, après trois jours. Donc ils mettent mon nom…On connaît la suite : quand Denis me fait rentrer dans l’antre du destin, j’avais en tête de choisir la quatrième poterie sur les huit, puisque, pour moi, ça allait représenter la composition de mon foyer, à savoir mon épouse et mes deux filles. Une fois de plus, la chance me sourit à nouveau : il y a ce fameux duel, qui dure très longtemps, ça a même été compliqué à un moment donné, au niveau flammes que Françoise pouvait bien mettre en activité. Mais, je pense qu’une de mes plus grosses qualités, que l’on ne voit pas à l'écran, est mon mental, qui est très très fort et je reste concentré tant que je n’entends pas que c’est terminé. Cela me permet de l’emporter sur, je pense, pas grand chose, sur un fil mais de l’emporter. 

 

Votre approche de l’aventure avait-elle, du coup, évolué suite à cela ?

 

Quand j’ai gagné ce collier, déjà j’ai soufflé un bon coup parce que ça me permettait d’avoir six jours minimum de présence sur place. Donc je suis vraiment plus libéré, on le voit, dès fois, plus ou moins à l’image, j’ai pu aller, avec Karine ou d’autres aventuriers, dans les bois chercher du manioc ou de la canne à sucre. J’ai commencé aussi à faire ce que je voulais faire dans mon aventure, à aller chercher du poisson avec les moyens du bord. On n’avait pas gagné le kit de pêche mais il y avait ce fameux marteau qui a fait un peu le tour de la toile, ce qui me plaît beaucoup parce que je trouve très rigolote cette image-là de moi. Je me suis beaucoup amusé, sauf que je prends conscience, à un moment donné, que les quatre hommes, plus deux filles, ont en amont déjà formé une petite alliance, dans le but, pour eux, d’aller le plus loin possible et d’éliminer, au fur et à mesure, les autres aventuriers de l’équipe rouge. Je me dis “On verra où est-ce que ça me mène!”.

 

 

@ A.ISSOCK / ALP / TF1

 

 

Pour en revenir à l’épisode de cette semaine, votre équipe a continué à enchaîner les défaites…Comment expliquer cette spirale ? Est-elle principalement psychologique ?

 

Je l’explique pour deux points, selon l’épreuve que l’on va avoir. Sur la première, l’épreuve de confort, du tir à corde, on le voit, quand on fait les binômes, que l’on est en totale équité : deux binômes de chaque équipe remportent une épreuve mais, maintenant, je pense que, physiquement, quand on est tous regroupés par équipe, les jaunes ont un peu plus de puissance…Si on prend un Ludovic, un Hugo, un Paul, un Guillaume, je pense que, sur la balance, ça pèse quand même plus. Ils ont peut-être aussi mangé un petit peu plus que nous, même si on découvre que le kit de pêche ne leur a pas permis, à ce jour, de s’alimenter comme ils auraient espéré. Je pense quand même qu’ils ont un moral un petit peu meilleur…

 

Et puis, ensuite, il y a cette fameuse épreuve de puzzle aquatique…Antonin nous avait sorti une performance, avec Caroline, sur la deuxième épreuve, où il avait fallu monter cette fameuse colonne avec un handicap de deux pièces. Il se sentait relativement à l’aise et assez avenant pour prendre le lead à nouveau donc, dans cette configuration-là, avec quelqu’un qui est en pleine confiance, même si on avait perdu l’épreuve avant, on lui a donné ce rôle-là. Après, je ne me permettrais en aucun cas de juger sa performance parce que, quand on commence à juger, ça veut dire qu’on peut mieux faire. 

 

Au moment de rejoindre le conseil, dans quel état d’esprit êtes-vous ?

 

En fait, dans ma tête, c’est joué d’avance. Je sais que les votes seront tournés contre moi à 95%, je n’attends pas une surprise, c’est pour cela que, quand je suis devant Denis, je ne tombe pas des nus, je ne suis pas surpris. J’ai croisé les doigts et espéré très très fort que la chance me sourit…Après, ça aurait été très compliqué si ça avait été le cas mais j’ai espéré du fond du coeur avoir la possibilité de changer d’équipe et repartir avec un collier, donc encore minimum 6 jours de plus avec les jaunes, ou alors de choisir le duel face à un autre aventurier. Donc je l’ai espéré de tout coeur mais, à la fois, on ne peut pas non plus toujours profiter de cette chance-là, qui m’avait déjà été offerte au premier conseil…

 

Pour terminer, votre sac est-il déjà prêt, dans un coin de votre chambre, pour repartir à l’aventure si jamais l’opportunité se présentait ?

 

Oui, oui, comme, je pense, tous les aventuriers, je parle en général, à qui on laisse une chance d’y retourner, malgré que ce soient des souffrances à tous niveaux. J’ai perdu 7 kilos et des brouettes en 11 jours donc vous voyez, c’est quand même relativement énorme. Je n’imagine même pas à quel stade je serais arrivé si j’avais fait le double ou le triple. Même si j’avais un peu de surpoids, ce qui m’a permis de taper dans la graisse…

 

Je n’ai pas fait non plus un Top 5 de cette aventure-là mais je me rends compte que, sur les réseaux, globalement les avis que je peux recevoir me touchent beaucoup car c’est vraiment l’image que j’avais envie de dégager prioritairement de moi…Ils sont ultra positifs, de gentillesse et de bienveillance …Si, pour x raison, la production souhaitait me recontacter par rapport à ce profil-là, j’irais avec une attitude totalement différente : là, comme je le disais tout à l’heure, j’aimerais sympathiser et créer des liens rapidement et, même si, à la première épreuve, je faisais une performance ridicule, ce ne serait pas grave, je prendrais l’erreur du passé, pour ne pas la commettre une deuxième fois…Donc c’est une évidence que je n’hésite pas un seul instant et que je dis oui de suite, à 2000%, c’est clair et net, si on me proposait de repartir demain.

 

Merci, Lionel, pour toutes vos réponses !

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TF1 / Monsieur Parizot : Ilona Neimard nous raconte la belle expérience artistique et humaine, qu'elle a vécue sur le tournage !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Ilona,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de TF1 pourront vous retrouver, ce lundi 30 mars, dans une nouvelle soirée inédite de “Monsieur Parizot”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela a dû être pour vous de participer à ce beau projet ?

 

Oui, c’était une magnifique expérience ! Surtout, c’était complètement inattendu puisque je ne comptais pas du tout participer à un tournage comme celui-ci dans ma vie. Donc c’est sûr que c’est une belle attente et une belle expérience que j’ai vécues.

 

Ce fut également l’occasion de côtoyer un chouette casting…

 

C’est vrai ! J’ai vu des visages que j’avais déjà vus à la télé donc, forcément, c’est toujours impressionnant de rencontrer ce genre de personnes mais on m’a accueillie sur le tournage avec bienveillance, vraiment comme si je faisais partie de manière intégrante de tout cela. Donc c’était génial !

 

…et de tourner dans un lieu magnifique…

 

Oui ! En plus de cela, je n’avais jamais été aux thermes depuis leur rénovation. Donc cela m’a permis, premièrement, de voir l’ampleur des travaux qui avaient été réalisés et c’est vrai que c’est un lieu qui est vraiment magnifique et, deuxièmement, de découvrir toute l’organisation qu’il y a autour du tournage. Celle-ci change complètement un lieu et c’est très impressionnant!

 

Vous y interprétez le rôle de Luna Moreau, la fille du personnage incarné par Corinne Touzet. Comment avez-vous abordé son interprétation ?

 

A la base, quand j’ai reçu le scénario, je n’avais pas vraiment bien interprété ce qu’ils voulaient. Je pensais que c’était un personnage qui était vraiment dans une espèce de détresse émotionnelle donc c’est vrai que, pour le casting, j’avais un petit peu, on va dire, surjoué et ils m’ont redemandé de le refaire de manière plus simple, plus légère et plus pesante. Donc, en fait, c’est un personnage qui va être épuisé de son rôle de maman, fatigué un petit peu de tout ce qui se passe au sein de sa famille, et qui fait une action parce qu’il n’a pas le choix.

 

D’ailleurs, au moment de vous glisser dans sa peau, avez-vous eu certaines sources particulières d’inspiration ?

 

Oui, forcément ! C’est une jeune maman, elle gère son enfant toute seule donc c’est vrai qu’en étant moi-même maman de deux jeunes enfants, c’était quelque chose qui pouvait coller à la peau facilement. 

 

On le sait, le rythme de tournage est généralement soutenu sur le plateau….Quelles ont été vos astuces en ce sens ?

 

En fait, c’est vraiment très très ficelé puisque, en tant que comédien, on ne se rend pas compte de toute la machine qu’il y a derrière. On est vraiment aux petits soins avec nous, du matin jusqu’au soir, il y a une personne qui est à côté de nous quasiment toute la journée pour nous préparer et nous dire où il faut aller. Donc on a vraiment un assistant qui est très présent avec nous, qui nous guide et, de par cette personne-là et cette présence-là, on ne sent pas la pression qu’il y a et le nombre de scènes qui sont tournées dans la journée. Une fois qu’ils appellent pour que nous rentrions en plateau, c’est le seul moment où, vraiment, on voit que c’est énorme et qu’il faut aller vite, parce qu’on a cinq minutes pour s’y rendre et deux prises pour jouer bien la scène.

 

Même si, par définition, un guest n’a pas de lien direct avec les précédents épisodes, vous étiez-vous quand même (re)plongée dans les premières diffusions, pour vous imprégner de l’atmosphère ?

 

Pas du tout ! Pour le coup, je ne connaissais pas vraiment tous les épisodes d’avant et je n’ai pas voulu m’imprégner de tout cela…J’ai vraiment voulu jouer comme moi je joue, comme j’aurais pensé l’émotion de mon personnage donc je ne me suis pas inspirée de quoi que ce soit, j’ai fait ce que je savais faire, ce qui a été, pour le coup, assez plaisant !

 

 

 

 

Certainement êtes-vous impatiente de découvrir, si ce n’est pas déjà fait, le rendu final et les retours des téléspectateurs ?

 

J’ai eu la chance de voir le film complet au cinéma donc je connais déjà le rendu. La première fois que je l’ai visualisé, c’était très impressionnant et, forcément, au final, on ne s’attend pas à se voir, comme cela, sur un écran aussi important. Donc cela m’a fait un petit quelque chose ! Là, pour lundi, c’est plus ma famille qui a hâte et, moi, j’ai hâte de découvrir leurs réactions.

 

Quels souvenirs gardez-vous de cette première expérience significative sur un plateau de tournage ?

 

Vraiment, la chose qui m’a le plus impressionnée, c’est toute l’organisation qu’il y avait au sein du tournage. Que ce soient les assistants qui viennent nous guider toute la journée, ou l’ampleur des caméras quand on arrive sur le plateau, où on se sent vraiment comme une fourmie tellement c’est énorme. On ne peut pas se rendre compte du nombre de personnes ni de la taille des caméras, si on n’a jamais vécu cette expérience. Et, à côté de cela, la sympathie que les autres acteurs ont eue envers moi…J’étais très étonnée de me sentir vraiment à ma place et de parler, comme si de rien n’était, avec Corinne Touzet, ou d’autres personnes. Je me suis sentie vraiment à l’aise, et c’est aussi grâce à eux. Sans oublier le réalisateur, qui a été très bienveillant et qui m’a félicitée pour ce que j’avais fait, ce qui est toujours très plaisant.

 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

 

Pour le moment, aucun puisque je n’ai jamais participé à un casting, hormis celui-ci. La manière dont j’ai été un petit peu propulsée sur ce casting-là a été inattendue et au hasard d’une question banale, au croisement de mon boulot avec une dame qui travaille pour TF1. En fait, de fil en aiguille, on m’a proposé de passer le casting pour ce rôle mais, à vrai dire, je ne sais même pas comment on y postule le reste du temps donc c’est assez contradictoire d’avoir réussi à jouer un rôle pour TF1 sans savoir comment faire d’autres castings 🙂. 

 

Cette première expérience aussi significative vous a-t-elle donné l’envie de renouveler l’exercice ?

 

Évidemment, s’il y a d’autres opportunités qui se présentent, j’en serais ravie 🙂 ! Depuis toute petite, je me suis toujours dit que je voulais faire du théâtre ou du cinéma. Très jeune, j’écrivais déjà des textes…Bon, après, mes parents ont préféré que je fasse des études plutôt classiques on va dire mais j’ai ça en moi depuis très jeune. Donc, si les opportunités se présentent, évidemment que je serais toujours partante ! 

 

Merci, Ilona, pour toutes vos réponses !

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TF1 / Monsieur Parizot : Xavier Lemaitre nous en dit plus sur Antoine, son personnage dans l'épisode inédit du 30 mars !

Publié le par Julian STOCKY

© SARAH ALCALAY / JLA / TF1

 

 

 

Bonjour Xavier,

 

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de TF1 pourront vous retrouver ce lundi 30 mars dans “Cure mortelle”, un épisode inédit de la série “Monsieur Parizot”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

C’est toujours un bonheur ! D’abord, parce que c’est de la comédie et que j’ai une appétence particulière pour ce registre…D’ailleurs, je n’en fais pas suffisamment 🙁. 

 

Oui, cela a été un plaisir de tourner. Déjà, il y a beaucoup de fidélité de la part de JLA, notamment des producteurs, Richard Berkowitz et Mathieu Delarive. Deuxièmement, c’était une première collaboration avec François Guérin, le réalisateur, et qui a cette appétence, lui aussi, pour la comédie. J’espère qu’il y en aura d’autres, parce que l’on s’est très bien entendus. Un autre plaisir aussi était le fait de retrouver Patrick Paroux, notre héros monsieur Parizot. J’avais déjà tourné deux fois, précédemment, avec lui, on s’entend particulièrement bien. On s’est revus récemment dans une soirée et il me disait qu’il était content du résultat, qu’il avait vu en avant-première à Nancy. Donc, oui, beaucoup de plaisir à participer à ce tournage, dans un bel endroit d’ailleurs !

 

 

© SWEETPIXEL / SARAH ALCALAY / JLA / TF1

 

 

Ce projet a été l’occasion de côtoyer un chouette casting, vous l’avez dit,…et, effectivement, de tourner dans un chouette décor…

 

La ville de Nancy est incroyable ! Je ne la connaissais pas…Je suis bordelais, j’habite à Paris et, avec beaucoup de chauvinisme, je dirais que je sais ce qu’est une jolie ville 🙂. En tout cas, en France, on a la chance d’avoir des villes magnifiques …et Nancy est somptueuse ! Il y a une diversité d’architecture qui est très importante. C’est le berceau de la fameuse école, l’art nouveau, à la fin du XIXè siècle. C’est un bonheur absolu de se promener dans la ville. Donc, y tourner est génial et, quand on a du temps off, s’y promener est super. Les gens sont très gentils, ils sont adorables, j’ai passé vraiment une quinzaine de jours merveilleux sur place. 

 

Les cures de Nancy, elles-mêmes, en tant que décors, sont géniales. C’est une forme de huis-clos, tout se passe à l’intérieur d’un même lieu, c’est une sorte de Cluedo, avec notre cher Sherlock Holmes alsacien, de Colmar 🙂. On avait quand même une petite contrainte technique, à savoir que l’on tournait dans un univers qui est très minéral et aquatique à la fois, et donc avec ce que l’on appelle des réverbes - des résonances - importantes. Mais je trouve que les techniciens ont fait un travail magnifique parce que l’on avait, finalement, relativement peu de post-synchronisation, à devoir reprendre le son. Avec la présence des curistes, l’eau coulait en permanence, en cascade, cela aurait pu avoir une incidence et il faut saluer le travail des techniciens, qui ont vraiment fait un bon boulot.

 

Le casting était génial ! Je le disais, j’étais très content de retrouver Patrick mais il y avait aussi Corinne Touzet, qui est une comédienne merveilleuse, d’une gentillesse incroyable, et tout un tas de camarades : Florence Coste, Philypa Phoenix, Caroline Bourg, Aurélien Wiik, Emma Grandjean…

 

 

© SARAH ALCALAY / JLA / TF1

 

 

Quel regard portez-vous sur Antoine Pierron, votre personnage ? Il vous permet, en tout cas, une large et belle palette de jeu…

 

J’étais ravi que l’on me propose ce personnage de composition ! C’est un gars un peu particulier quand même 🙂. C’est un ancien champion du monde de ski alpin, qui veut d’ailleurs le faire savoir à tout le monde parce qu’il se trimballe toujours avec sa médaille autour du cou et l’a fait voir à qui le veut. C’est assez drôle ! Et puis, il est égocentré, comme beaucoup de gens qui ont concentré sur eux le regard pendant des années. Il est survolté, monomaniaque, boulimique de l'entraînement, on découvrira pourquoi au cours de cet opus. Il s’est mis en tête de se requalifier, malgré un certain âge quand même, pour ses ultimes championnats du monde. Il y croit, il est à fond et s'entraîne !

 

Par ailleurs, il est en train de vivre un divorce un peu compliqué, c’est un père qui est très aimant mais un peu particulier, on va dire, qui rêve de faire de Chloé, sa fille adolescente, une championne olympique. 

 

Avec tout ce comportement un peu survolté et un peu électrique, il a certainement des choses à cacher. On n’en dit pas plus mais c’est une piste sérieuse pour notre Sherlock de Colmar 🙂… 

 

Certainement avez-vous hâte de découvrir les retours du public ?

 

J’espère que ce sera un divertissement qui aura plu autant qu’on a eu de plaisir à travailler dessus. Vraiment, on a eu une bonne équipe et une bonne osmose, entre les techniciens, l’équipe artistique et puis toute la figuration. Ça a été vraiment très plaisant donc je l’espère de tout coeur ! J’ai beaucoup de passion et de tendresse pour ce divertissement grand public et familial, parce que je trouve qu’il y a quelque chose qui resserre autour d’un objectif commun, celui du plaisir et du temps partagé à être devant la télévision. Donc, oui, je suis impatient, j’espère que ça plaira. Et, si ça ne plait pas, il faudra qu’on en prenne notre parti et que l’on sache ce que l’on n’a pas bien fait, pour progresser et continuer à offrir des divertissements agréables. Bon, une fois que c’est dans la boite, ça ne nous appartient plus…

 

Après, je n’ai pas grand doute parce que le personnage de Parizot est très attachant. Je trouve ce héros moderne merveilleux, il y a vraiment quelque chose qui est de l’ordre de De Funès, en beaucoup plus populaire. Louis De Funès avait cet aspect un peu aristocratique, monsieur Parizot, lui, est le franchouillard tel qu’on l’aime, il porte ses claquettes avec des chaussettes, il est râleur, il est toujours un peu près de ses sous…ll a ce côté que l’on pourrait trouver ringard mais je dirais qu’il y a beaucoup de snobisme à le trouver ringard, parce que je le trouve très attachant. C’est un personnage populaire et j’ai beaucoup de tendresse pour ces personnages-là donc, oui, j’espère que ça plaira !

 

 

© SARAH ALCALAY / JLA / TF1

 

 

En complément, toujours sur TF1, nous pourrons prochainement vous découvrir dans “Missed Call”, un thriller de 5x60 minutes. Serge Henin, votre personnel, y tient l'hôtel du village, lui l’ex-gendarme lié à une affaire de disparition d'adolescente jamais élucidée…

 

A la base, c’est une série anglaise mais produite par une société franco-britannique. Pour moi, ça a été merveilleux ! J’ai eu la chance de travailler avec une metteuse en scène vraiment géniale, très pointue et de collaborer avec des gens incroyables. Cela a été une masterclass ! Oui, l’expérience a été géniale !

 

L’histoire en elle-même est une histoire policière aussi mais beaucoup plus dramatique et qui touche chacun d’entre nous parce que ça a trait à la disparition d’enfants et d’adolescents. Au final, il y a quelque chose d’assez féministe dans cette série et je crois que ça en fait un programme utile, où il y a une leçon à en tirer. Vraiment, c’est quelque chose de bien ! 

 

TF1 a repris cette série et, de fait, je suis curieux de voir ce que ça donnera, parce que nous avons tourné en anglais et donc ce sera doublé en français. J’espère que le public y trouvera son compte car ce sont des projets rares…

 

Encore à l’image, vous serez aussi dans un nouvel épisode inédit de “Cassandre”, sur France 3. Louis Rougerie, que vous incarnez, propriétaire d’une école de vol libre, est l'entraîneur de sa fille, qui devient championne du monde de parapente…Tourner à Annecy a dû être très plaisant ?

 

C’est cela aussi qui rend merveilleux ce métier de comédien, c’est la possibilité de voyager et de découvrir des endroits qui sont incroyables. J’ai eu la chance de tourner dans des endroits fabuleux dans le monde, dans les Caraïbes, en Croatie, …mais qu’est-ce que c’est beau, la France ! Ici encore, c’était somptueux, dans un cadre magnifique !

 

J’ai pu travailler sous la direction de Sophie Boudre, qui est une réalisatrice merveilleuse. Mes partenaires, aussi, étaient géniaux. Je pense, bien entendu, à Gwendoline Hamon, à Alexandre Varga ou encore à Dominique Pinon. C’était une vraie chance ! Donc, oui, beaucoup de plaisir, une fois de plus, sur ce projet-là ! 

 

Jusqu’en 2027, vous êtes en tournée théâtrale, dans “Zourou au-delà des mots”, une œuvre inspirée d’une histoire vraie, qui offre un regard intime, drôle, bouleversant et poétique sur le handicap…

 

C’est encore un projet génial ! C’est une histoire vraie…Nous jouons cette pièce depuis trois ans et il reste encore quelques dates de tournée l’année prochaine. C’est une œuvre utile, qui décrit la vie de Lola, 13 ans, inspirée de la petite sœur de Mélodie Molinaro, l’autrice et metteuse en scène, qui est en situation de handicap, avec un trouble sévère du langage, qui l’empêche de communiquer correctement. Cela en fait un être à part, qui trouve, dans son cas à elle, une résolution de ses problèmes dans la danse. J’interprète son papa, avec qui les équilibres sont modifiés : cet homme, qui vivait seul depuis le décès de sa femme en couche lorsqu’elle a donné vie à Lola, voit cette jeune femme rentrer dans sa vie. Lola a aussi un nouvel orthophoniste, aux méthodes beaucoup plus drôles. 

 

C’est un spectacle que je trouve d’utilité publique. Je suis extrêmement reconnaissant que Mélodie m’ait proposé ce rôle ! C’est un bonheur absolu… Les retours du public sont super étonnants : aucune critique n’est en-dessous de la note maximale possible ! On nous dit que c’est “parfait, utile, touchant, troublant”...

 

Pour finir, quels sont vos autres projets à venir ?

 

Je tournerai, en mai et juin, un téléfilm, “Les mystères de la rose éternelle”, une histoire policière, qui sera dirigée par Lorenzo Gabriele, un réalisateur suisse. 

 

Merci, Xavier, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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France 2 / Tropiques criminels : Hindra Armede évoque le personnage guest qu'elle interprète dans cette nouvelle saison !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Hindra,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de France 2 pourront prochainement vous retrouver dans “Trois rivières”, un nouvel épisode inédit de la série “Tropiques criminels”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Déjà, rien que le fait de revenir à l’écran depuis « OPJ » ! Entre-temps, j’ai commencé les cours Florent, donc, pour le coup, c’était une vraie pause. Et revenir dans les mêmes conditions, sur une île, mais dans un autre environnement, pour faire quelque chose que j’aime profondément, ça m’a fait, c’est vrai, très, très plaisir !

 

En plus, c’était inattendu, parce que j’étais persuadée d’avoir raté le casting. J’en suis sortie avec un gros sentiment d’échec, en me disant que ce n’était peut-être pas ma place, pas l’endroit où je devais aller, et qu’il fallait peut-être arrêter de jouer. Oui, j’en étais à ce stade-là… J’étais dans une phase un peu compliquée !

 

Après tout, ce métier nous fait constamment douter, et le fait d’être dans une école en parallèle nourrit aussi cela : on est dans une étape où l’on travaille beaucoup, où l’on apprend. Et quand on apprend, on est vulnérable, on se questionne énormément, sur tout, et forcément, le doute s’installe.

 

Et c’est « marrant » de voir à quel point ça peut biaiser le regard que l’on porte sur les événements. Parce que le casting s’est très bien déroulé : il y avait une bonne ambiance, la directrice de casting était vraiment super sympa, c’était chaleureux. J’ai passé un bon moment, et pourtant, j’en suis sortie avec ce sentiment désagréable, convaincue de ne pas être à ma place. Comme quoi, c’est bien de se fier à ses ressentis, mais il faut savoir distinguer les bons des mauvais.

 

Donc oui, j’étais très surprise et très contente !

 

Après “OPJ” à la Réunion, vous avez tourné, cette fois-ci, en Martinique. A chaque fois, le cadre et les décors sont très plaisants…

 

Complètement ! Je viens de Nouvelle-Calédonie, donc le fait de tourner sur des îles me ramène un peu à la maison, à l’environnement que j’ai toujours connu. Et c’est, je trouve, une manière douce de s’insérer et de découvrir le milieu. J’aurais pu commencer directement à Paris, avec un environnement et des codes qui m’étaient inconnus. Le job reste le même, mais sur une île, l’ambiance et les rapports sont, pour moi, différents : il y a quelque chose de détendu, de convivial, de chaleureux, de familial, de réconfortant. Personnellement, je m’y sens à l’aise. Donc c’est vrai que tourner en Martinique avec Sonia et Béatrice a été génial ! Un retour comme celui-ci, c’est vraiment chouette !

 

C’est vrai qu’un tel projet est l’occasion de côtoyer un chouette casting de récurrents et de guests…

 

Oui, oui ! Et puis même l’équipe technique… J’ai rencontré de très belles personnes sur ce plateau. Je pense notamment au réalisateur, Julien Séri : il est génial, très solaire, il accompagne et sait te mettre à l’aise. C’est toujours agréable de découvrir de nouvelles personnes avec qui travailler.

 

Le fait de tourner avec une autre équipe, et des personnes que je ne connaissais pas du tout, c’est rafraîchissant et valorisant. 

 

Par définition, un guest n’a pas forcément de lien direct avec les précédents épisodes. Pour autant, en amont du tournage, vous étiez-vous (re)plongée dans les derniers épisodes pour mieux encore vous imprégner de l’atmosphère ? Ou aviez-vous préféré garder une certaine fraîcheur ?

 

Oui, et puis je connaissais déjà le programme. « OPJ » et « Tropiques criminels » sont quand même très similaires. Je me souviens qu’avec ma copine Marielle, qui joue Kelly dans « OPJ », on s’amusait, dans la chambre d’hôtel, pendant le tournage, à regarder la série pour voir comment ils faisaient par rapport à nous. 

 

Après, je n’ai pas spécialement regardé les dernières saisons. Je ne m’y suis pas replongée davantage parce que, en soi, mon personnage n’a pas d’impact sur l’évolution globale du projet : c’est plus une pièce rapportée… Donc, avec cette idée en tête, j’avais envie d’arriver comme le personnage arrive.

 

Plus concrètement encore, comment pitcher l’épisode dans lequel votre personnage intervient ?

 

C’est une enquête comme les autres, où je suis l’une des suspectes, si ce n’est la criminelle… on ne sait pas 🙂. Ce qui est drôle, c’est que je suis née et ai grandi en Nouvelle-Calédonie, mais ma grand-mère est guadeloupéenne et mon grand-père martiniquais… Et c’est grâce à « Tropiques criminels » que je suis allée, pour la première fois, en Martinique !

 

Dans cet épisode, un lien générationnel est abordé pour mon personnage. Et, à travers le rôle et toute cette expérience, j’étais en train de me reconnecter à mes racines sans même m’en rendre compte ! En plus, j’ai constaté qu’un des techniciens portait le même nom de famille que moi… Si ça se trouve, on est peut-être de la même famille !

 

Justement, comment avez-vous abordé l’interprétation de Stacy, votre personnage ?

 

Petite parenthèse : après « OPJ », quand je suis venue m’installer à Paris, j’ai vu à la Fnac, pour la première fois de ma vie, alors que c’est très courant, une rangée de 23 Stabilo pastel, avec différentes nuances… Et j’ai adoré, parce que ce sont des couleurs légères, pas brutes, qui permettent la transparence.

 

Sachez qu’ils sont maintenant posés sur mon bureau comme décoration et qu’ils sont exclusivement destinés à mes futurs rôles. Chaque Stabilo est réservé à un personnage, parce que chaque personnage a sa propre couleur. Je me suis donc donné pour objectif d’avoir 23 rôles ! Et pour l’instant, j’ai déjà utilisé deux Stabilo ! 

 

Pour Stacy, j’ai utilisé une couleur entre le jaune et le vert… Honnêtement, je ne sais pas pourquoi, mais c’est la couleur qu’elle dégage. Pourtant, elle n’était pas particulièrement solaire, mais le fait qu’elle soit nuancée montre, pour moi, qu’elle est en train de mûrir.

 

Donc ma première étape est d’abord de choisir le Stabilo. Ensuite, je lis tout l’épisode et je note toutes les informations que je peux avoir sur mon personnage et son environnement, même lorsqu’il n’est que vaguement mentionné. À partir de là, je me fais un parallèle entre lui et moi… Pour mes scènes, je crée des sous-textes : comment est-ce que, moi, j’aurais dit cette réplique ? Qu’est-ce que je veux vraiment dire par cette réplique ? Tout ça pour comprendre la psychologie du personnage et me l’approprier.

 

Dans les moments où je ne me sens pas proche du personnage, ce qui n’était pas le cas ici, je passe d’abord par le corps, en trouvant une posture et une démarche pour que, peut-être, la psychologie suive ensuite. Je fais encore plus de parallèles avec ma vie personnelle : est-ce que j’ai vécu des situations similaires ? Comment ai-je réagi à ce moment-là ? Et j’incorpore cela au personnage, en fonction de ce qu’il me donne. C’est un véritable échange entre lui et moi, finalement !

 

Certainement avez-vous hâte de découvrir le rendu final ?

 

Complètement ! J’ai déjà vu des extraits parce que, pour la première fois, j’ai fait de la post production, ce qui était génial. Je me suis doublée moi-même, c’est vrai que c’était étrange mais j’ai adoré, c’était très chouette. Donc j’ai hâte de voir les images finales et comment ça rend…

 

Jusqu’à présent, je ne me suis vue qu’à travers le rôle d’Agathe dans “OPJ” et, là, de visionner ce nouveau personnage me permettra de voir aussi ce que je peux faire d’autre. Parce que Stacy n’est pas du tout comme Agathe…

 

D’ailleurs, aimez-vous regarder le rendu final, notamment pour capitaliser sur votre propre jeu ?

 

Je déteste ! C’est une vraie épreuve de se confronter à soi. Je me souviens qu’à la sortie de la première saison de « OPJ », alors qu’on se préparait pour la deuxième, j’étais obligée de regarder le rendu et j’étais très mal à l’aise, au point d’avoir les larmes aux yeux de gêne…Accompagnée, c’était plus simple : du coup, je le faisais uniquement avec la coach.

 

C’est quand même étrange, car moi qui fais de la danse à côté, je me vois très souvent danser, et bizarrement, je suis beaucoup moins gênée. Je ne sais pas pourquoi…

 

En parlant de “OPJ”, vous faites un petit retour, dans la prochaine saison, plus sous forme de clin d'œil…

 

Oui ! Et puis entre la saison 3 et la saison 7, je pense qu’Agathe a mûri aussi. Quand je l’ai quittée, elle avait 18 ans et était une post-ado en crise. Je ne sais pas si l’on verra réellement ce qui a changé chez elle, mais c’était cool, en tout cas, de la retrouver, tout comme de retrouver les copains réalisateurs. C’était chouette !

 

En parallèle, vous suivez les cours Florent et c’est l’occasion, pour vous, de diversifier vos cordes artistiques, notamment en vous lançant dans la création…

 

Tout à fait ! Bien que je n’aie pas encore énormément d’expérience dans l’acting, je pense que c’est un passage obligatoire et nécessaire pour sa construction personnelle et professionnelle. Comme je le disais, c’est un chemin plein de doutes et de remises en question… Et parfois, quand on écoute trop ses doutes, on se renferme et on n’avance plus. Quand ça arrive, je pense qu’il faut simplement sortir et prendre l’air : quitter un temps son statut d’acteur, se tester à autre chose, porter une autre casquette. ça peut donner un nouveau souffle à sa pensée et à son regard : ça permet d’être plus doux avec soi-même, plus indulgent. Mais en plus, ça permet de se découvrir. Et moi, j’ai découvert que j’aimais écrire ! 

 

Et quand tu portes à nouveau ta peau d’acteur, ton regard est différent, rafraîchi. Par exemple, en faisant ce processus, j’ai compris que lorsque tu passes des castings, c’est le rôle qui te choisit et pas l’inverse. J’aime cette idée : il y a une dimension sacrée, presque spirituelle. Maintenant que j’écris et que je crée moi aussi des personnages, je comprends ce qui les rend précieux : créer des personnages, c’est comme créer des âmes en quête d’incarnation.

 

Du coup, c’est vrai que maintenant, avec cette vision, quand je vais au casting, je ne me mets plus la pression pour obtenir le rôle à tout prix, parce que c’est indépendant de ma volonté.

 

Peut-être même que ce spectacle pourrait poursuivre son chemin au-delà du cadre des cours Florent ?

 

Oui je l'espère ! Pour créer ce projet, je me suis inspirée de “Nos amis les humains”, de Bernard Werber. J’aimerais beaucoup qu’il vienne le voir une fois terminé…

 

Plus globalement, quelles seraient vos envies pour la suite de votre parcours ?

En termes de jeu, j’adorerais avoir un rôle qui puisse me challenger dans ma recherche et dans le travail que demande sa préparation, qui pousse ma réflexion. Parce que ce que j’aime profondément dans ce métier, c’est tout le travail en amont avant d’incarner le personnage. C’est cette quête pour trouver le point de rendez-vous entre le personnage et moi, c’est faire sa rencontre. Et plus le personnage est éloigné de moi, plus le travail est minutieux. Et, bien entendu, j’espère utiliser mes 23 Stabilo !

 

J’aimerais également poursuivre l’écriture et la création, pas uniquement pour des pièces de théâtre, mais aussi, par exemple, pour de l’animation. J’ai eu la chance de m’essayer au doublage lors d’un casting, et j’ai adoré l’expérience : ça m’a beaucoup inspirée. J’avais aussi commencé à écrire un roman, et l’objectif serait de le terminer. Mais dans l’idée, j’aimerais créer des opportunités plutôt que de les attendre.

 

Merci, Hindra, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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France 2 / Je sais pas : Loïc Bouadla évoque ce programme inédit, ainsi que ses autres actualités et projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Loïc,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de France 2 pourront prochainement vous retrouver dans “Je sais pas”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Bien sûr ! Encore pour France Télévisions, pour qui j’ai souvent tourné…Donc c’est plaisant de refaire encore un projet pour cette chaine ! D’autant plus que j’ai retrouvé mon amie Lola Dewaere, on avait tourné dans la série “La dernière vague” donc c’était une bonne surprise de la revoir sur ce programme. J’aime bien aussi Fred Grivois comme réalisateur, j’avais vu “L’intervention”, un film sur la première intervention du GIGN. Donc c’était cool de pouvoir se faire diriger par lui !

 

Au-delà du casting que vous évoquiez, ce projet a été l’occasion de tourner dans une chouette région, que vous connaissez bien…

 

On avait même nos loges dans un château…C’était cool ! C’était lors des tournages en forêt, il fallait quand même prendre une voiture pour aller jusque sur le décor mais c’étaient des loges de luxe. Cela m’a permis de découvrir des endroits de la région qui sont un peu cachés. Après, on a fini quand même à Versailles, dans les décors de gendarmerie qui avaient été refaits…

 

Le programme évoque un sujet fort, rarement proposé en prime-time…

 

Bien sûr ! Je pense que France Télévisions ose faire des programmes qui sortent du lot. “Je sais pas” est quand même un truc qui peut être lourd mais qui est bien amené et, en plus, bien tourné. “La dernière vague” était une série fantastique, avec un nuage qui prend des surfeurs, qui reviennent avec des pouvoirs qui les ont changés. Pareil, je trouve que c’est plaisant d’avoir aussi ces propositions-là de la part d’une grosse chaine. C’est sympa, encore plus en prime time sur une chaîne gratuite, c’est cool !

 

Un mot sur votre personnage, le gendarme Moussa ?

 

Il est là pour aider à l’enquête. Après, ça reste un rôle secondaire quand même mais on le voit bien tout le long des quatre épisodes, où c’est un peu, je dirais, non pas le bras droit, mais quasiment, du personnage de Michael. En tout cas, il est là sur des scènes importantes donc c’était plaisant aussi !

 

 

 

 

Avez-vous eu des sources particulières d’inspiration au moment de vous glisser dans sa peau ?

 

Juste moi, parce que je suis gendarme de réserve à côté. Comme cela m’arrive de faire beaucoup de rôles de gendarme, j’ai juste à reprendre ce que je connais, ce qui aide sur le plateau, aussi niveau termes techniques, niveau grades, niveau même manipulation de l’arme. J’aide l’équipe sur ces sujets, quand il n’y a pas de consultant sur place, pour la véracité de l’histoire et pour que ça sonne vrai.

 

Donc c’est un rôle de composition mais sans en être vraiment un …Même les costumières me posent des questions sur comment s’habiller.

 

La palette de jeu a dû, globalement, être très plaisante…

 

Oui, les sujets sont lourds donc il faut le jouer comme dans la vraie vie : à la fois, ne pas montrer la gravité des choses et, en même temps, comprendre les personnes à qui il est arrivé des histoires. Il faut être humain par rapport à cela !

 

J’ai hâte de voir le résultat et d’avoir les retours du public. Je pense que c’est une série qui va plaire. Déjà, Lola et David sont bien connus des téléspectateurs de France Télévisions, ils font partie des têtes d’affiche, le public les aime et veut les voir. Donc ça va marcher ! D’autant plus qu’ils sont super potes…Donc, quand ils jouent un couple, ça marche parce qu’ils se connaissent bien.

 

En complément, vous retrouvez régulièrement les équipes de “Groland”. C’est un peu la famille pour vous…

 

Exactement ! On se retrouve sur le tournage mais aussi en dehors…Ce sont plus que des collègues, ce sont des amis. C’est plaisant ! C’est pour une grosse chaîne mais on travaille comme si on faisait un petit court-métrage entre potes donc l’ambiance est détendue. L’avantage est que l’on se connaît tous donc il n’y a pas de pression. Surtout, Mathieu Felder, le réalisateur, sait comment me diriger. Quand il est en retard, souvent il fait d’abord tourner les comédiens qu’il connaît moins puis il me fait tourner à la fin, parce qu’il sait que je rentre vite les séquences. Je sais ce qu’il veut, il sait ce que je sais faire, c’est plaisant !

 

Les gens sont contents de nous voir. On n’a pas de catering donc on va dans les restos du coin et les gens aiment recevoir les grolandais, c’est toujours sympa !

 

Cette série vous permet sans doute un développement artistique très différent d’un unitaire ou d’une mini-série ?

 

Oui, c’est cela qui est intéressant ! J’ai commencé avec eux en tournant dans “Plus belle l’eau de vie”, c’était mon premier rôle, j’y faisais un publicitaire, aux côtés de Benoît Delépine et Mathieu. Cela a été un coup de foudre au niveau du travail, on s’est bien trouvés. J’ai ensuite pu tourner dans une grosse série, “Télétravailleuses, télétravailleurs”, avec mon ex, Flore Zanni, avec qui on a de très bons rapports. On a fait 25 épisodes, on a vraiment tourné toute une saison avec notre série, où on faisait des grosvillois qui déménageaient à la campagne, où l’on télétravaillait. Je devais faire croire à ma patronne que je télétravaillais toujours à Grosville, alors que j’étais à la campagne. A un moment, j’ai tourné dans une ferme, derrière une table, comme si c’était mon bureau…mais entouré de vaches. C’était très marrant à faire ! J’ai aussi fait “Robin des vignobles”, c’était encore une autre palette. 

 

 

 

 

Ce qui est intéressant avec “Groland”, c’est que l’on peut tout jouer ! C’est sûr qu’au niveau du jeu, je ne vais pas avoir la même interprétation que pour TF1 ou France Télévisions. C’est de la comédie mais en jouant “gras”. Les codes de jeu ne sont pas les mêmes…

 

Vous avez aussi tourné, récemment, dans un court-métrage…

 

“Ma mère est morte en rêvant”, de Behzad Azadi. On a tourné à Poitiers…Lorsqu’il vivait dans un camp d’immigrés, il était tombé sur une personne qui ne parlait que de sa mère, qui ne voyait toute sa vie que sous son prisme. Et elle ne savait pas comment elle allait vivre sans elle…Donc l’histoire commence au moment où la mère meurt et, tout d’un coup, le personnage principal doit apprendre à faire son deuil mais n’y arrive pas forcément. C’est super intéressant ! 

 

Ce sera diffusé sur ARTE et, en attendant, le projet est de le présenter dans de gros festivals. Avec les comédiens, Behzad voulait que ça donne l’impression de gens qui se connaissaient depuis des années. Quand j’ai passé le casting, tout était improvisé…On a même, dans l’équipe, deux talents Adami. L’équipe technique était superbe aussi : notre ingénieur son a participé à un film qui a eu la Palme d’Or en 2024, notre chef opérateur présente des choses aux Oscars donc c’était vraiment une team à festivals et à prix. On verra bien où le projet nous mène mais, en tout cas, c’était une belle expérience. J’ai hâte de tous les revoir, déjà à l’avant-première.

 

En termes de projet, vous écrivez actuellement un long-métrage. C’est encore une autre corde à votre arc artistique…

 

Je pars du principe qu’il ne faut pas se cantonner à ne soit faire que du théâtre, soit ne faire que de la télé. Il faut avoir le maximum de cordes à son arc, déjà pour que ce soit motivant. Là, oui, j’écris un long-métrage sur le tour de France. On est actuellement en recherche de producteurs…Un comédien assez connu nous suit déjà sur le projet, il a accepté un rôle, ça peut aider. En tout cas, le scénario est écrit, le dossier de production est fait, maintenant il faut trouver des producteurs intéressés ! C’est toujours l’inconnue mais j’y crois… Je pense que c’est vraiment un projet qui peut plaire au plus grand nombre, pas uniquement à ceux qui aiment le vélo…Le tour de France parle à tout le monde ! 

 

 

 

 

En plus, c’est un sujet que vous connaissez bien…

 

Le fait d’écrire sur quelque chose que je connais est, effectivement, beaucoup plus facile ! En plus, c’est pour rendre hommage aux gens que je côtoie et au tour de France lui-même, qui m’a appris beaucoup…

 

Merci, Loïc, pour toutes vos réponses !

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TF1 / Monsieur Parizot : François Guérin, le réalisateur, évoque le troisième épisode, qui sera prochainement diffusé !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour François,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Un nouvel épisode de “Monsieur Parizot”, que vous avez réalisé, sera prochainement diffusé sur TF1. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

J’avais réalisé le deuxième épisode, à Aix-en-Provence, et, là, j’ai donc tourné le troisième, à Nancy. Oui, c’était un vrai plaisir de retrouver Patrick Paroux, alias Christian Parizot, avec qui j’avais déjà tourné sur quelques “Camping paradis” il y a une bonne dizaine d’années. C’est un vrai plaisir de travailler avec lui !

 

 

 

 

Patrick est aussi un grand homme de théâtre et sans doute que le côté très rigoureux, sur le texte, qu’impose cet art est aidant pour lui dans sa façon d’appréhender cette série ?

 

Oui, ce que vous dites est vraiment très important. Ce qui fait la particularité de la série “Monsieur Parizot”, c’est ce que j’appelle le grand final, où Parizot réunit tout le monde dans une même pièce, dans un même lieu et où il passe chacun en revue pour expliquer pourquoi untel aurait pu tuer mais n’a pas tué, pourquoi untel aurait aussi pu tuer mais ne l’a pas fait et pourquoi celui auquel on ne pensait pas a tué. A chaque fois, ce sont vraiment des morceaux de bravoure pour Patrick : ce sont des scènes qui durent une dizaine de minutes, que l’on tourne en une journée et c’est vraiment quasiment du monologue. C’est son personnage qui enchaîne les preuves… et Patrick est extrêmement rigoureux. Cela m’avait surpris sur mon premier : quand on avait fait une lecture une dizaine de jours avant le tournage, il connaissait déjà 70% du dialogue de fin du film. Comme son nom l’indique, lors d’une lecture, normalement on lit, lui récitait et jouait. C’est bluffant ! Et la première fois qu’il avait enchaîné toute sa prise, les autres comédiens avaient applaudi parce que c’est vraiment un exercice peu commun. Ces autres artistes, qui savent le travail que ça représente, avaient été bluffés ! 

 

Vous parliez de théâtre, c’est vrai que le principe de cette série est d’être dans un décor unique. C’est un huis-clos, avec un côté “Agatha Christie” ou “Cluedo”, ce qui fait que l’équipe technique et les comédiens travaillons dans le même lieu tous les jours. Cela permet aussi de pouvoir aller répéter, quelques jours avant, ce fameux grand final par exemple. La manière dont j’aime travailler est similaire au théâtre : j’imagine les déplacements, j’imagine l’emplacement des autres comédiens et ça permet, avec Patrick, d’aller voir, quelques jours avant, pour lui montrer comment ça va se passer. Je lui propose, bien sûr, je travaille avec lui et il me fait des propositions complémentaires. Donc c’est vrai que c’est assez génial de pouvoir répéter, à l’avance, dans le décor, ce qui n’est pas courant. Normalement, dans un film, tu restes deux jours dans un décor, trois jours dans un autre et tu ne peux pas, quinze jours avant, emmener un comédien répéter dans un futur décor…Non, souvent ce dernier n’est pas encore construit ou est loin. 

 

A Nancy, c’était encore plus particulier : on tournait dans les thermes de la ville mais on y logeait aussi donc c’était vraiment un huis-clos dans le huis-clos ! On était vraiment proches les uns des autres, c’était vraiment très sympa !

 

 

 

 

Plus globalement, à partir de quel moment votre travail de réalisateur commence-t-il dans le processus de création d’un nouvel épisode de cette série ?

 

J’étais suffisamment impliqué en amont pour aller voir le décor, avant même que le scénario ne soit écrit. J’y étais avec Richard Berkowitz, le producteur, Olivier Guedj et Mathieu Delarive, ainsi que le scénariste Laurent Mondy. Nous avons visité les lieux, des sous-sols au toit et, comme cela, quand Laurent a écrit, il avait déjà le décor…

 

Sur cette série, la particularité est donc que le scénariste écrit pour un décor. Habituellement, un scénariste écrit une histoire et, après, on cherche le décor…Ici, on choisit le décor et, après, l’écriture se fait. C’est-à-dire que, quand le scénariste dit “Il prend l'ascenseur pour aller de là à là” ou “Il va dans tel bassin” ou “Du bassin, il voit le jardin”, comme sur cet épisode, c’est vrai ! C’est extrêmement reposant pour un réalisateur parce que, d’habitude, c’est l’inverse : on prend un scénario et on se demande comment ça va rentrer dans ce décor…Là, non, et c’est génial ! Sur les deux autres épisodes précédents tournés à Aix, il y avait notamment des passages de porte entre deux chambres et, à la lecture, je m’étais dit que ça allait être compliqué mais c’était hyper facile en fait parce que Laurent Mondy avait écrit pour ce décor. Pour en revenir à Nancy, lorsque j’ai reçu le scénario, j’avais déjà les photos du décor sur mon ordinateur. 

 

 

 

 

Le reste du temps, j’ai envie de dire que le réalisateur est le premier technicien qui lit le scénario et c’est à partir de ce moment-là que je décide dans quels endroits on va tourner, comment ça va se passer et puis, plus tard, comment je vais mettre la caméra et comment vont bouger les comédiens.

 

Sur le plateau, au moment du tournage, qu’est-ce qui prime dans votre approche ? La technique ? La bonne ambiance ?

 

L’un ne va pas sans l’autre ! Je ne crée pas dans la douleur et je ne peux pas travailler dans la douleur. Je n’en vois pas l’intérêt…On fait un beau métier, tout va bien, on ne sauve pas des vies, on essaie de donner du bonheur aux gens et j’ai réussi à avoir une équipe technique assez fidèle, je crois, parce que j’essaie de mettre une bonne ambiance sur le plateau. En plus, c’est une comédie, Patrick Paroux est un homme charmant, on essaie de s’entourer de personnes charmantes. Corinne Touzet était très heureuse d’être là, on était tous heureux d’être là, Aurélien Wiik, Caroline Bourg, Philypa Phoenix…Oui, tout va bien, on est dans un joli endroit, le scénario est sympa, il n’y a pas de raison de créer dans la douleur, en tout cas je n’en ai pas. Après, ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas des moments de tension, ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas des moments où quelque chose ne marche pas…

 

Pour revenir un tout peu à ma manière de travailler, en fait quand je vois un décor, je pense à certains axes, à certains plans, à certaines choses que j’ai envie de filmer, à certains effets mais je vais surtout commencer, en lisant une séquence, par me demander ce que vont faire les comédiens. Pour moi, c’est la base : quels vont être les déplacements ? est-ce qu’ils vont être statiques ou en mouvement ? dans quel état d’esprit sont-ils à ce moment-là de l’histoire ? Je crois que ce sont d’abord les placements et déplacements des comédiens puis, ensuite, comment la caméra va mettre tout cela en image… avec une espèce de charte graphique que l’on a créée avec le chef opérateur et les producteurs, où on s’est parlés à l’avance de ce que l’on aimerait faire. Cela passe par un moodboard, par des réunions, où on se demande si ce genre d’images et d'étalonnage nous conviennent, et on se met d’accord sur une liste de matériel, avec les enjeux financiers qui vont derrière, bien évidemment. Puis on essaie de créer une ambiance, je ne sais pas si elle est particulière, en tout cas on essaie de donner un look à la série.

 

 

 

 

Certainement aussi que, sur le plateau, beaucoup de ces comédiens expérimentés sont forces de proposition ?

 

C’est exactement ça ! Je prépare à l’avance, je n’arrive jamais sur le plateau en me disant “Alors, qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire aujourd’hui ?”. Je crois que cela a existé mais que, maintenant, plus grand monde ne fait ça parce que les temps de tournage se sont réduits. Je dis toujours “Cela est mon idée donc c’est la meilleure…jusqu’à ce qu’il y en ait une meilleure qui apparaisse”. J’arrive avec une base et, de plus en plus, elle est faite pour exploser ! J’ai imaginé les déplacements, j’ai imaginé les choses, j’ai imaginé les places de caméras et puis, si, à un moment,....et c’est arrivé…Je pense à une séquence où j’avais imaginé que Patrick serait debout, il a finalement décidé de s’asseoir et il s’est assis…C’est normal : à un moment, il faut qu’il joue donc, si lui sent quelque chose, il le fait ! 

 

C’est vrai que j’aime qu’il y ait des déplacements dans les séquences, on a souvent des scènes un peu longues et je préfère des walking talks à des gens assis dans un canapé. Je trouve cela plus intéressant, c’est mon avis !

 

Une fois le tournage fini et avant la diffusion, il reste encore tout un travail de l’ombre, dans lequel vous avez sans doute un rôle important…

 

C’est ce que l’on appelle la post-production : cela commence avec le montage images et puis, quand il est validé par le producteur et par la chaîne, à ce moment-là, on arrive à un travail avec le musicien. Même si, souvent, il a commencé un peu en amont pour nous aider pendant le montage images…Et puis, il y a le montage son, ainsi que la post synchronisation de quelques voix, sans oublier l’étalonnage. De plus en plus, il y a aussi une partie trucage numérique, qui devient importante. Par exemple, dans l’épisode de Nancy, à un moment, il y a un gros plan sur un thermomètre qui augmente : aujourd’hui, c’est plus rapide de filmer un thermomètre vide et de faire l’aiguille plus tard, à la post production, en la gérant à la vitesse que l’on veut. Toujours à Nancy, il y avait, derrière, un chantier avec une grosse grue donc, dès que l’on faisait un plan large en drône, c’était moche…Eh ben, on vire la grue ! On ne s’embête plus, c’est assez génial, les progrès faits sont super et c’est assez agréable !

 

 

 

 

Dans quel état d’esprit êtes-vous généralement le soir de la diffusion ?

 

Le soir, je suis content parce que je vais montrer le résultat à tous les gens à qui j’ai parlé du film. Souvent, 80% des personnes qui y ont participé ne l’ont pas vu fini donc j’ai envie de leur montrer ! Du chauffeur de la régie au caméraman, en passant par l’ingénieur du son…Certains en ont vu des morceaux, d’autres ont travaillé sur certaines parties, le musicien ne l’a pas vu avec la vraie image donc c’est le moment où je montre à tout le monde le résultat de leur travail. Aussi aux comédiens…Donc c’est agréable ! 

 

 

 

 

Et puis, je le montre aussi au métier, qui sait que j’ai fait quelque chose mais qui ne sait pas ce que c’est et qui va me juger, évidemment…Mais c’est aussi un moment où je revois le film peut-être un peu plus à froid, où je suis déconnecté. Notamment quand ça fait un peu longtemps, je redécouvre le film : quand tu finis un film, tu as été confronté à tous les problèmes et à tous les défauts, tu ne vois que ces derniers, tu te dis que tu aurais pu et dû faire mieux sur certaines scènes, et, quand je revois mes films, je revis aussi le tournage ! Je sais où, comment et presque l’heure à laquelle la scène a été tournée, je me rappelle que, ce jour-là, le projecteur est tombé en panne ou que, ce jour-là, le comédien était malade…Par contre, quand tu revois le film six mois ou même deux ans plus tard, je trouve que c’est à ce moment-là que c’est le plus agréable parce que je le redécouvre, et j’en oublie les problèmes et les défauts. 

 

Sinon, le moment un peu plus angoissant est à 9h03 le lendemain matin, quand je découvre l’audimat….parce que, bien évidemment, on a tous envie que le film ait trouvé son public ! Ce n’est pas parce qu’un film fait de l’audimat qu’il est bon, ce n’est pas parce qu’un film ne fait pas d’audimat qu’il n’est pas bon mais c’est quand même super agréable quand des gens ont vu ton travail. C’est ce qui s’est passé avec “Monsieur Parizot” : ils en ont fait un, ça a plu…Du coup, ils en ont fait un deuxième…puis un troisième… C’est une série que j’aime, avec des gens que j’aime donc, que je fasse le prochain ou que je ne le fasse pas, j’ai envie que ça continue ! 

 

Justement, que peut-on vous souhaiter, ainsi qu’à toute l’équipe, pour cette diffusion à venir ?

 

On peut souhaiter qu’elle ait le même succès que les deux autres. C’est une série qui trouve son public. C’est une série très jeune mais la difficulté, pour ce genre d’exercice, est que le premier fonctionne bien, suffisamment pour que la chaîne signe…puis que le deuxième s’écroule : les gens sont venus voir par curiosité puis n’y sont pas retournés. Il se trouve que, là, non seulement les gens sont venus mais ils sont revenus donc c’est plutôt vachement satisfaisant ! Donc on peut souhaiter que “Monsieur Parizot” trouve son public et qu’il y en ait d’autres. Longue vie à “Monsieur Parizot”, j’ai envie de dire !

 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

 

J’ai beaucoup aimé “Meurtres à Saint-Martin”, que j’avais coécrit et que j’ai tourné il y a déjà quelques temps. J’y avais retrouvé Fabrice Deville, qui était déjà dans le numéro deux, à Aix, de “Monsieur Parizot”. On se connait depuis des années…Quand j’avais discuté avec Richard du casting, je lui avais dit que, pour moi, Fabrice serait parfait dans le rôle de l’écrivain. Cela avait mûri et c’est comme cela que j’avais retravaillé avec Fabrice directement après…

 

 

 

 

Une saga en Martinique verra aussi prochainement le jour, ce sera un 4x52 minutes. 

 

Techniquement parlant, la distance implique-t-elle d’autres contraintes encore ?

 

“Meurtres à Saint-Martin” est un projet que nous avions depuis longtemps et, là aussi, un an avant le tournage, nous avions été sur place, ce qui nous avait aidés à écrire. J’en avais profité pour faire des repérages, ce qui fait que, un an à l’avance, j’avais déjà trouvé la gendarmerie, le lieu du crime, les plages, la ferme…On avait pu écrire, encore une fois, avec les photos devant les yeux, ce qui est quand même génial !

 

Pour la saga, je tourne au printemps et je suis parti en repérages il y a quelques semaines. Mais ce n’est pas plus compliqué : en fait, la source d’un bon tournage est, je pense, la préparation. C’est aussi la source des économies. Il y a trop de tournages où on a les textes au dernier moment et où on est donc obligés de s’adapter au dernier moment, rendant impossible des choses que l’on avait prévues…Quand on prend son temps, je pense que ça ne coûte pas plus cher, ça peut même, parfois, coûter moins cher ! 

 

Merci, François, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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