Overblog Tous les blogs Top blogs Célébrités Tous les blogs Célébrités
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

TF1 / Demain Nous Appartient : Adrien Rob revient sur ce qu'a récemment vécu Damien, son personnage !

Publié le par Julian STOCKY

© TELSETE / TF1

 

 

 

Bonjour Adrien,

 

Quelle joie d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !

 

Les téléspectateurs de TF1 vous retrouvent, depuis plusieurs années, dans la quotidienne “Demain Nous Appartient”. A titre personnel, on imagine que le plaisir que vous prenez à participer à cette belle aventure ne cesse de grandir ?

 

Oui, c’est clair ! Surtout que ça va de surprises en surprises…Comme vous avez pu le voir, il s’est passé plein de choses pour Damien ces dernières semaines. Quand j’ai découvert les textes et les scènes, j’étais très très heureux de voir qu’il y a encore des rebondissements et encore des choses à découvrir sur mon personnage et sur ses familles, sa famille de sang et puis sa famille d’amour. C’est génial ! 

 

 

© TELSETE / TF1

 

 

Damien, votre personnage, vit, vous l’avez dit, une période riche en émotions. Il l’a d’ailleurs très bien expliqué à Audrey il y a quelques épisodes, les récents événements familiaux l’ont fait se questionner sur sa place dans cette famille…

 

Exactement ! C’est au fur et à mesure des tournages que j’ai réalisé que j’en apprenais plus sur mon personnage…Finalement, c’est quelqu’un de très entouré, mais qui est quand même assez seul. A certains moments, il peut se retrouver un peu mis à l’écart, comme, par exemple, dans la scène avec les Julliard devant le commissariat : Charles signe sa déposition puis retrouve Philippine, Violette et mon personnage…mais Damien reste un peu à l’écart, avant de rentrer. Cela montre sa place dans la famille, il est un peu mis à l’écart ! 

 

L’arrivée des deux papas, quelques mois avant, a aussi questionné sa position dans la famille, même s’il est très aimé, qu’il se sent aimé et qu’il n’y a que de l’amour. 

 

Ce sont des bonnes questions à soulever et des choses, peut-être, à creuser. C’était hyper intéressant, cela apporte un peu plus de nuances.

 

 

© TELSETE / TF1

 

 

Pour autant, on a le sentiment que les activités qu’il a faites pour son plaisir personnel, et qu’il a cachées à sa femme, ne remettent absolument pas en cause l’amour qu’il porte à cette dernière…

 

C’est un sas de décompression, c’est clair mais ça ne remet en aucun cas en question l’amour entre Audrey et Damien. S’ils se sont mariés, c’est pour les bonnes raisons. Ils s’aiment, pour de vrai. C’est un couple sain et on espère que ça le restera. Après, cette problématique ne concerne pas que les Roussel et ce n’est pas que fictionnel, je pense qu’il y a vraiment cette question dans chaque foyer, de comment on accepte que quelqu’un ait une passion qui sorte un peu des sentiers battus. C’est une forme aussi de respect de laisser privé ce jardin personnel. Ce sont des questions à aborder et c’est chouette qu’on puisse le faire dans un format de quotidienne.

 

 

© TELSETE / TF1

 

 

Au commissariat, Damien s’est retrouvé dans une situation plus que compliquée, au moment d’apprendre par le commandant que son frère avait probablement tué deux personnes…et c’est lui qui a fait “craquer” ce dernier…A jouer, cela a certainement été un moment fort ?

 

Oui ! La particularité est que Roberto et moi savions que nous arrivions à une de nos dernières séquences tous les deux, donc on avait vraiment envie de la réussir. Pour le coup, toutes ces scènes étaient à enjeux forts donc on avait cette excitation de jouer quelque chose d’intense. On savait que ce sont des moments clés dans une arche donc il y avait beaucoup de plaisir mais aussi d’exigence de notre part, et de la part de tout le monde. 

 

Après, la séquence du commandant, quand Martin vient annoncer les choses, est, je trouve, une belle scène entre Damien et Martin, parce qu’on rentre un peu dans le côté privé, hors travail, même si ça concerne le travail quelque part. Il vient chez lui donc ce n’est pas un rapport commandant / technicien scientifique, c’est un rapport d’humain à humain. De toute façon, Franck a cette bienveillance et cette sérénité, il apporte quelque chose de très doux et de très rassurant. C’était une belle scène aussi !

 

En tout cas, ces derniers mois à l’image ont certainement été l’occasion, pour vous, d’étoffer un peu plus encore la palette de jeu et de couleurs du personnage ?

 

Oui, exactement ! J’en ai encore appris un peu plus sur mon personnage, c’est vraiment une énorme chance, après 5 ans, de pouvoir continuer. Je sens que j’ai encore plein de choses à jouer avec Damien, on a encore plein de choses à creuser. Là, comme vous le dites, ça étoffe encore un peu plus ce personnage et je prends tout cela en compte. Je me sers de ce qu’il vit, après, pour la continuité. Même si ce sont des scènes anodines qui ne concernent pas forcément la vie de mon personnage…Dans une scène anodine mais très informative au commissariat, dans sa gestuelle, dans son attitude, dans son débit, peut-être que je peux modifier certaines choses. 

 

 

© TELSETE / TF1

 

 

Ces dernières semaines plus particulièrement ont-elles été l’occasion de retours et de commentaires plus spécifiques de la part des fidèles téléspectateurs de la série ?

 

On a une chance, c’est d’avoir une communauté qui est quand même très très présente et qui nous soutient beaucoup. J’ai reçu énormément de messages d’encouragement et de félicitations, mais pas pour moi tout seul, sur les scènes en entier : “Bravo, c’étaient de super scènes”, “Vous étiez super, avec Roberto et avec Charlotte”. Cela fait plaisir de voir que le public a reçu correctement les scènes que l’on a interprétées, parce que c’était notre but, finalement…On veut divertir les gens au maximum et leur provoquer des choses. Ils sont là, ils sont présents donc pourvu que ça dure ! On les aime fort !

 

Que peut-on vous souhaiter, à présent, pour la suite de cette belle aventure ?

 

A moi, je vais dire de garder cette joie de tourner, de vivre de ma passion et de ne plus avoir l’impression de travailler depuis bientôt cinq ans. A mon personnage, d’aller vers ces endroits un peu inconnus… On a découvert que le striptease était quelque chose qu’il apprécie, c’est son sas de décompression, pourquoi pas, dans quelques temps, aller chercher de ce côté-là : est-ce que c’est quelque chose qu’il faisait quand il était étudiant ? Je n’en sais rien…Est-ce qu’il a gardé des contacts dans ce milieu-là ? Je ne sais pas…Il y a plein de questions, en fait ! Libre aux auteurs d’aller chercher dans leur imaginaire, je suis là pour interpréter. Je sais qu’ils ne manquent pas d’idées donc je leur fais confiance ! En tout cas, j’ai hâte de savoir ce qui l’attend, chez les Julliard aussi, de voir comment Audrey et Damien vont surmonter les prochains obstacles et épreuves qu’ils vont avoir…Ils forment une belle équipe tous les deux, ils sont très soudés donc je pense que rien ne les fera chavirer. A Damien, on peut lui souhaiter de garder la tête sur les épaules et de ne pas faire un burn-out parce qu’il y a plein de choses qui lui arrivent, quand même…Les personnages de DNA sont forts, tous sont de super héros ! 🙂🙂

 

 

© TELSETE / TF1

 

Merci, Adrien, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

Publicité

Le cours de trop : Interview croisée avec Mathilde Morin et Marie Breton-Violet !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Mathilde, bonjour Marie,

 

Quel plaisir de vous retrouver pour effectuer cette nouvelle interview ensemble !

 

Vous êtes actuellement sur scène dans la pièce “Le cours de trop”. À titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Mathilde : Oui, c’est super, d’autant plus qu’on est amies et qu’on s’est rencontrées en école de comédie musicale. C’était notre premier projet professionnel, en plus ensemble, puisqu’on l’avait créé en dernière année de cours. C’était vraiment stimulant de pouvoir commencer à travailler et de jouer cette pièce avant même de sortir d’école. Depuis, elle continue à tourner donc c’est très agréable de retrouver à la fois ce spectacle et ses amies sur scène.

 

Marie : Je suis arrivée en deuxième équipe et j’ai beaucoup aimé rejoindre ce spectacle, que j’avais vu et que j’avais adoré. J’étais très contente quand les filles m’ont proposé de rejoindre l’aventure. C’est, je trouve, facile de jouer ensemble quand on est amies. J’ai été hyper bien accueillie, ça a été fluide et comme c’est un spectacle que l’on joue assez ponctuellement, on est toujours super contentes de renfiler le costume. Il y a quelque chose de vraiment chouette et de plaisant dans cette pièce !

 

Mathilde : C’est une comédie, avec des tableaux chantés et dansés. Et on n’a pas toujours le luxe d’avoir ces trois disciplines dans d’autres pièces, donc on savoure celle-ci d’autant plus ! On adore le fait de jouer du théâtre mais c’est très satisfaisant de se dire que les scènes sont ponctuées de moments où la musique explose et où on danse entre amies. Et c’est satisfaisant d’avoir créé ensemble un projet : on a pu apporter notre touche, il y a de nous dedans ! On s’amuse sur scène et c’est trop cool, à chaque fois, de le redécouvrir. On essaie de se renouveler tout le temps, encore récemment on a ajouté une chanson…

 

Plus concrètement encore, avec vos mots, comment pitcher cette pièce ?

 

Mathilde : C’est un cours de généalogie, avec une professeure complètement passionnée par son sujet, qui n’a qu’une hâte : celle que ça commence. Le public et les élèves sont là pour assister au cours…Chacune des quatre étudiantes a une problématique généalogique différente : l’une a été adoptée, ne sait pas qui sont ses parents et cherche sa famille, l’autre a des ancêtres un peu partout dans le monde... Mais, en fait, ça ne va pas du tout se passer comme prévu. Le cours va exploser et des personnalités extérieures vont également venir déranger le déroulé. Ces petits moments vont donc pimenter ce cours qui n’a aucun sens…

 

Marie : Ce qui est drôle, je pense, avec ce spectacle, c’est que, sur le papier, on se dit que ça va être très scolaire et qu’on pourrait ne pas être concerné si on n’est pas connaisseur, mais c’est abordé de manière très grand public. Donc tout le monde peut s’y retrouver ou apprendre des choses. Les grands connaisseurs de généalogie vont avoir des références que les autres n’auront pas forcément mais ce n’est pas un problème pour la compréhension de l’histoire. Le cours explose, ça part dans tous les sens, c’est surprenant ! Et le public sort en étant ravi de ce moment, surpris d’un tel tourbillon comique et musical. 

 

Quel personnage avez-vous le plaisir de pouvoir défendre ?

 

Mathilde : Je joue, justement, la professeure. Mais ce qui est très plaisant dans ce spectacle, et qui fait que ça m’amuse encore plus, c’est que j’interprète aussi trois autres personnages. Un savant fou qui fait des recherches ADN : il est dans son monde et dans sa tête, c’est une boule d’énergie qui ne s’arrête jamais. Il faut avoir du cardio pour le jouer ! Je suis aussi une psychogénéalogiste, qui est là pour décortiquer l’arbre de chacun et démontrer à quel point les ancêtres, les prénoms et les traumatismes du passé ont une influence sur nous. Et une centenaire qui n’a rien à faire dans ce cours, et qui entre en pensant que c’est encore le restaurant d’il y a cinquante ans. Elle est odieuse mais parvient à nous toucher quand elle raconte ses souvenirs de guerre. C’est génial d’avoir une si grande palette sur une même pièce, et c’est très satisfaisant de passer aussi vite d’un personnage à un autre.

 

 

@ Yann Cado

 

 

Marie : C’est un peu un marathon pour Mathilde, avec des personnages très marqués et très hauts en couleurs ! Les quatre autres, par contre, n’avons pas de multirôles. Astrid est très exubérante, elle prend beaucoup de place, elle veut tout le temps parler et s’exprime très fort. Irina est complètement renfermée, elle ne rigole jamais. Camille est la première de la classe et tente dès qu’elle peut de prendre la place de la prof. Je joue Juliette, qui est un peu le fil conducteur de la pièce. Elle arrive en expliquant être née sous X puis avoir été adoptée. Elle assiste au cours dans l’espoir de trouver enfin une piste. C’est un peu de sa faute si la psychogénéalogiste et le savant arrivent parce qu’elle a donné l’adresse de l’école, au lieu de celle de ses parents adoptifs… Elle est en quelque sorte la caution « normale » du spectacle : les autres personnages sont tellement poussés qu’elle devient celle à laquelle le public s’identifie. Elle est un peu plus calme et mesurée, ce qui n’est pas forcément évident à jouer au milieu de cette explosion d’évènements mais c’est ce qui fait tout le charme ! J’aime jouer ce personnage qui subit un peu tout ce qui se passe et qui ne connait pas grand-chose en généalogie. Elle a du mal à trouver des réponses, à vous de voir si, à la fin, les choses s’arrangent…

 

Effectivement, la palette de jeu et de couleurs doit être très plaisante à défendre…

 

Mathilde : Oui, c’est tellement satisfaisant ! C’est aussi ce qui est jubilatoire dans le fait de jouer des comédies. On est portées alors par les rires du public, on fait participer les gens également, on y intègre des tableaux chantés... À chaque fois que je joue ce spectacle, je me fais la réflexion sur scène que c’est quand même génial de faire ça de sa vie, et en plus avec ses amies ! 

 

La plupart des informations racontées dans la pièce sont vraies. On le précise à la fin parce que c’est assez fou ! Et la mise en scène d’Éléa est très dynamique ! Donc les infos passent comme une lettre à la poste et on s’amuse, en apprenant même des choses sans s’en rendre compte ! C’est très satisfaisant !

 

Marie : Je me rappelle de la première fois que j’avais vu ce spectacle, donc bien avant que je n’intègre l’équipe. Je m’étais laissée embarquer et, à chaque changement de lumière, où l’on savait qu’un nouveau personnage allait arriver ou qu’une musique allait démarrer, j’avais hâte de savoir ce que ça allait être. Les tableaux sont très épurés, l’ambiance change à chaque fois, on passe par plein de palettes, entre des moments très comiques et d’autres plus dans l’émotion. C’est, effectivement, très chouette à faire, on danse, on chante et on joue la comédie, autant de registres sur lesquels on a été formées à l’école. Donc c’est toujours agréable d’avoir un spectacle qui nous permet de montrer l’étendue de tout ce que l’on sait faire. 

 

Ce que j’aime bien également, c’est que l’on est très à l’écoute. On se connait tellement bien, on connait maintenant tellement bien le spectacle aussi qu’on se permet de tester de nouvelles choses et qu’on ressent des moments de grâce de temps en temps. J’ai des frissons en chantant certaines chansons, on vit des instants suspendus… Je suis vraiment trop contente d’être sur ce spectacle !

 

Mathilde : Les chansons sont toutes très différentes. Il y en a deux a cappella, une autre est complètement déjantée, type tango, une encore rappelle les années 20… Il y a plein de styles, qui s’adaptent aux époques que l’on aborde au fur et à mesure. C’est aussi un challenge : on touche à tout !

 

Plus globalement, quels principaux retours du public pouvez-vous avoir ?

 

Marie : Souvent, les gens nous disent que ce spectacle est leur préféré ! Les spectateurs se font embarquer et ressortent boostés pour la semaine ! 

 

Mathilde : On joue également ce spectacle, en tournée, dans des salons de généalogie ou des médiathèques, avec un public pointu. Sans surprise, les gens sont comblés qu’on ait fait quelque chose d’exubérant avec leur passion qui, à première vue, ne semble pas particulièrement drôle et dynamique. Ils sortent ravis et rigolent à des blagues qui leur parlent complètement ! 

 

C’est avant tout une comédie drôle et rafraîchissante, qui parle de généalogie. Les gens aiment beaucoup le dynamisme et les chansons. C’est loufoque, ça plaît à tout le monde ! 

 

Marie : Les spectateurs se font surprendre et, du coup, ça les met de bonne humeur ! Ils passent un bon moment et en sortent ravis.

 

 

 

 

Si l’on revient, Mathilde, à l’origine de ce spectacle, comment en étaient nées l’envie et l’idée ?

 

Mathilde : Il faut savoir que la généalogie est le troisième loisir préféré des Français. Ma mère a commencé la généalogie quand elle avait douze ans, donc elle baigne dedans depuis toujours. Elle connaît tout sur le sujet et elle écrit depuis des années des guides de généalogie pour aider les gens à faire la leur en autonomie. 

 

Quand j’ai commencé à faire du théâtre, elle a eu l’idée de créer une pièce. Elle m’a d’abord écrit un seule-en-scène sur la mémoire familiale, où je dansais également. Puis j’ai eu envie de partager le sujet avec d’autres personnes et c’est alors que ma mère a écrit cette pièce musicale. 

 

Au moment, Marie, de rejoindre l’équipe un peu plus tard, quelles ont été vos éventuelles sources d’inspiration pour vous glisser dans la peau de ce personnage ?

 

Marie : En fait, je pense que ça a été assez simple ! Au moment où j’ai intégré l’équipe, ce personnage était pleinement mon emploi : celui de la jeune première. Sur le papier, je suis moins à l'aise dans les rôles très exubérants et comiques comme, par exemple, Clara qui joue Astrid. C’était le rôle le plus facile pour moi et c’est sans doute aussi pour ça que les autres filles me l’ont proposé. Donc ça a été assez facile de m’intégrer à la troupe et de me glisser dans la peau de ce personnage !

 

Que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette déjà très belle aventure théâtrale ?

 

Mathilde : On adore jouer cette pièce depuis trois ans maintenant et on aimerait qu’elle ait encore une longue vie ! Elle tourne beaucoup en médiathèques ou en archives mais, comme elle est accessible au grand public, on aimerait que ces spectateurs puissent également la découvrir et qu’ils passent la barrière mentale de la généalogie, en y voyant surtout une simple comédie tout public. Cette pièce est tellement satisfaisante à jouer et tellement sympa à regarder que ce serait dommage qu’elle s’arrête en si bon chemin !

 

Marie : On joue assez ponctuellement et ce serait un plaisir, pour nous, de la jouer plus souvent, afin de s’amuser encore plus avec le public !

 

 

@ Nathan Laferrère

 

 

Pour terminer, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

 

Mathilde : Je joue dans “Le loup des archives, un jeune public qui raconte l’histoire d’une jeune orpheline qui, à minuit, s’introduit dans les archives pour essayer de retrouver sa famille. Elle tombe nez à nez avec le loup qui tient l’accueil des archives magiques ! C’est très sympa, ça dure quarante-cinq minutes, c’est à partir de trois ans et la pièce revient à Paris à la rentrée.

 

La même autrice s’est lancée dans l’écriture d’une pièce sur la guerre 14-18 qui sortira à la rentrée, “Par-delà les tranchées”. Elle sera d’un tout autre genre puisque c’est un drame. On sera quatre au plateau : deux hommes et deux femmes. Ce sera très touchant, je pense…

 

Marie : Avec Mathilde et toutes les filles de l’équipe, on est toujours dans la pièce Sortez- moi de là ! qui tourne depuis deux ans maintenant. La tournée continue en province au moins jusqu’en 2027. 

 

Je suis également en train d’écrire une nouvelle pièce avec Éléa… On continue donc à se suivre, on garde le même noyau dur et on a envie de continuer à créer et à travailler ensemble !

 

Merci à toutes les deux pour vos réponses !

Publié dans Théâtre

Partager cet article
Repost0

Aurélien Jacob nous en dit plus sur sa belle actualité télévisuelle !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Aurélien,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de France Télévisions pourront prochainement vous retrouver dans “Les farouches”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Je joue le personnage de Marco, un trafiquant. J’avais été contacté par une directrice de casting lyonnaise, qui m'avait repéré, suite à plusieurs stages. Il faut dire qu’on m’appelle souvent pour des personnages un peu noirs et pas forcément dans les règles…

 

Ce projet a été l’occasion de côtoyer un chouette casting…

 

C’est sûr ! J’ai partagé quelques scènes avec Barbara Schulz, c’était une belle rencontre. C’est resté naturel, on était sur le même plateau donc on était là pour la même chose, avec le même objectif. C’était bien !

 

Quel regard portez-vous sur Marco, votre personnage ?

 

Quand je rentre dans un personnage, en général, je vais beaucoup m’aider de moi-même. C’est-à-dire que je ne vais pas forcément chercher à construire une autre identité, je vais me baser beaucoup sur la mienne. En fonction de l’histoire et de l’objectif de mon personnage, je vais l’habiller…Mais il y a au moins 80% de moi dedans ! Je viens de la méthode Meisner, basée beaucoup sur les souvenirs et sur l’écoute. 

 

Sur le tournage, j’arrive donc déjà avec une idée en tête, qui me vient dès la première lecture du scénario, où des couleurs m’inspirent. Suite à cela, le jour J, je vais beaucoup être à l’écoute, je suis très ancré avec mon partenaire de jeu, permettant de finir l’habillage. 

 

Il faut donc que ce soit organique ! En plus, là, je n’avais pas beaucoup de répliques, c’étaient surtout les yeux et le regard qui jouaient…

 

 

 

 

En parallèle, vous avez tourné dans un 6x52 minutes pour TF1…

 

La série s’appelle “Marie-Line, incognito”, interprétée par Isabelle Nanty et Nicolas Gob. C’est l’histoire d’une espionne, qui veut prendre une pause, après avoir été mise à l’écart, pour s’être trop immiscée dans certaines affaires. Elle en profite pour revenir aux sources dans son village natal, où sa famille n’est en rien au courant de ses activités. 

 

A partir de là, elle va s'immiscer dans les affaires locales, alors qu’elle n’a pas à le faire….Mais c’est plus fort qu’elle et plein de choses vont plus ou moins bien se passer ! 

 

Je joue le chef des stups, personnage qui, à certains moments clés, sera en appui des affaires. C’est un peu lui qui tient les rênes et qui donne les avals… ou pas ! 

 

Le fait que ce personnage soit récurrent vous a sans doute permis une belle palette de jeu ?

 

Dans les séries ou les unitaires, c’est toujours un peu la même approche car il faut toujours développer son personnage. Mais c’est vrai que, quand on a plusieurs jours de tournage, on commence à être plus à l’aise avec son rôle, ce qui nous aide à être encore plus spontané et naturel. Jour après jour, on s’alimente un peu plus encore, on a beaucoup d’interactions avec les autres partenaires, du coup on construit une cohésion.

 

On peut dire que ce personnage-là était un peu une première pour moi : d’habitude, j’ai des personnages un peu farfelus, qui ne sont jamais trop dans les règles, alors que ce rôle de chef des stups était assez cadré, il fallait avoir une posture type, sans pouvoir déborder. Il y avait moins de place pour l’improvisation, ce qui était intéressant pour moi.

 

Justement, avez-vous eu, cette fois-ci, des sources particulières d’inspiration ?

 

Pour un tel rôle, on n’est pas obligé d’aller se renseigner sur un chef des stups. Etant père de deux enfants, cela me force à avoir une posture de cadre. Du coup, je suis allé puiser là-dedans donc vous voyez, je ne suis pas allé bien loin, j’ai été chercher à la maison. D’où ma méthode, basée beaucoup sur les vécus personnels et sur les souvenirs. 

 

J’ai cela en moi, donc je m’en sers tant pour parler à mes enfants que pour qu’un chef des stups passe des informations. 

 

Certainement êtes-vous curieux de découvrir le rendu final ainsi que les retours des téléspectateurs ?

 

C’est vrai que les retours sont toujours intéressants parce qu’on a un métier où on aime bien faire passer des émotions. Quand les gens nous disent avoir ressenti, par exemple, de l’empathie ou de la froideur, c’est bien, ça veut dire que quelque chose est passé. Oui, j’aime bien savoir !

 

D’ailleurs, quels commentaires avez-vous eus suite à la diffusion de la saison 2 de “Flashback” sur TF1 ?

 

J’apparais dans deux épisodes, dans le rôle de Pierrot. Je me suis éclaté dans ce personnage, c’est une petite frappe de la rue, qui a le pouvoir d’avoir des informations. Il est donc, par moment, clé dans l’histoire et c’est pour cela que Josselin, joué par Michael Youn, vient le faire parler, d’une manière un peu clin d'œil au film “La chèvre”, en lui mettant les doigts dans le nez. J’ai bien aimé toucher ce côté humoristique ! J’avais déjà eu un rôle un peu équivalent dans un court-métrage, “Bluff”, donc je me suis inspiré de cette première expérience, en l’habillant avec ce que voulaient les deux réalisateurs. Avec un tel personnage, il y a plus d’ouverture pour l’improvisation, ce que j’aime bien, pour en avoir fait pendant quelques temps !

 

La fidélité des téléspectateurs sur cette saison 2 a certainement dû vous faire chaud au coeur ?

 

C’est vrai ! La saison 1 avait déjà bien marché, il y avait eu vraiment de bons retours et de bons échos, du coup la saison 2 était attendue…et les audiences se sont confirmées, avec plus de 25% à chaque fois. L’intrigue était sympa, tout comme le final, laissant une ouverture sur une possible saison 3. A suivre…

 

En tout cas, c’était un beau cadeau pour tout le monde, d’autant plus que le tournage était intense, sur peu de jours, afin d’être prêts, justement, pour cette diffusion d’avril. La cohésion a bien marché, tant mieux ! Sur le plateau, moi qui suis arrivé sur cette saison 2, j’ai vraiment senti et vu une famille. C’était une belle expérience, peut-être une des meilleures pour moi !

 

 

 

 

Vous avez également tourné pour M6, dans “Scènes de ménages”...

 

Cela s’est fait un peu sur le fil, j’ai été repéré via une photo et ce que je dégageais dessus…Le personnage était celui d’un cantonnier, il est éboueur. Un couple de la série doit s’occuper des tâches extérieures de l’immeuble mais ils prennent trop leurs aises…Mon personnage arrive alors pour essayer de les remettre en place ! J’ai joué d’une manière assez brute, comme ce que je semblais dégager sur la photo.

 

J’avais pu avoir une expérience de quotidienne sur DNA et, là aussi, le rythme était intense. Il faut donc être prêt, il faut être professionnel, pour ne pas faire perdre de temps. C’est une bonne école, pour préparer un rôle rapidement. Il faut aussi être spontané, pour s’adapter aux demandes du réalisateur sur le plateau.

 

Plus globalement, ces différentes actualités vous permettent des registres de jeu très larges et très variés, ce qui doit être très grisant pour vous ?

 

C’est vrai que c’est intéressant, même si, au fond de nous, il y a des personnages que l’on aimerait plus faire que d’autres. Mais le fait de toucher un peu à tout, dans une carrière, est à chaque fois un cadeau, pour essayer des choses nouvelles. Quand on pense à toi pour quelque chose qui te sort un peu de ta zone de confort, ça fait plaisir parce que ça veut dire que tu peux dégager des choses différentes. Après, j’ai envie de dire que, peu importe ce qu’on te propose, c’est toujours intéressant de rentrer dans un imaginaire. C’est ce qui me nourrit ! J’aime rentrer dans des histoires, pour incarner quelqu’un, quelle que soit son identité. 

 

Merci, Aurélien, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

France 2 / L'or bleu : German de Diego nous présente Diego, son personnage dans cette nouvelle mini-série évènement !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour German,

 

Quel plaisir deffectuer cette interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de France 2 pourront très prochainement vous retrouver dans Lor bleu”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui ! Je me suis senti très honoré de pouvoir rentrer dans cette intrigue et de pouvoir développer mon personnage, Diego. Cest le compagnon de Matthias et, en fait, c’était déjà bien que lon puisse voir, dans une série, une relation entre deux hommes. Diego est un peu une pièce rapportée de la famille et il assiste à pas mal d’évènements. C’était un plaisir de faire partie de l’équipe, de rencontrer tous les autres comédiens et comédiennes, mais aussi d’être dans ces magnifiques paysages du Vaucluse et du Lubéron. Jai adoré, c’était trop bien, c’était un plaisir !

 

Dhabitude, je suis beaucoup plus au théâtre et, là, jai apprivoisé le fait d’être dans une aventure à la télé, où les codes et les timings sont différents. Cest un autre monde, un autre univers et c’est un immense plaisir !

 

Vous lavez dit, ce projet a été loccasion de côtoyer un chouette casting, ce qui a certainement été très enrichissant humainement aussi…

 

Tout à fait ! J’ai eu la chance de travailler avec ce chouette casting et on a passé de beaux moments, on était souvent en voiture ensemble pour aller vers les différents décors, on pouvait papoter et rigoler, c’était sympa ! Lors du déjeuner, on passait aussi d’agréables moments. Avec Barbara, très vite, on a dû jouer une scène d’amitié, alors qu’on ne se connaissait pas donc c’est très beau de devoir avoir ce genre d’énergie aussi vite, c’est ça également la magie de la télévision. Cela a été très intense et on s’est apprivoisés au fur et à mesure. C’était fort et très intéressant !

 

Il y a pas mal de séquences daction quand même, c’était, pour moi, un peu comme un jeu. Juste avant la scène, j’étais déjà dans mon personnage…Jai hâte de voir le rendu final, jespère que les téléspectateurs en profiteront également, parce que je trouve la trame très intéressante. Ça parle dun sujet que lon vit tous aujourdhui, la sécheresse au travers du dérèglement climatique. En plus de cela, il y a toute l’émotion des personnages et toute lhistoire.

 

Jai trouvé intéressant que chaque personnage ait un monde émotionnel très fort et très intense. Il y a plusieurs ingrédients : lamour, le meurtre, la comédie, les beaux paysages, les relations humaines, les flashbacks, … Jai dailleurs eu loccasion de rencontrer les comédiens qui jouaient ces flashbacks et c’était très marrant, car on n'était pas habillés de la même façon. On rigolait de nos époques, de nos coiffures et de nos tenues…

 

Quel regard portez-vous sur Diego, votre personnage ?

 

Surtout, je me suis concentré sur sa relation amoureuse avec Matthias, avec lequel jai juste une séquence. Cest mon mari, cest avec lui que je construis une famille et, tout de suite, il se passe beaucoup de choses dans notre relation. Donc toute ma vision était liée à cet axe amoureux…Je me suis également concentré sur ma relation damitié avec le personnage de Barbara mais aussi sur ma place dans la famille. Je suis une pièce rapportée mais qui se trouve au milieu de toute cette salade et, du coup, je dois madapter aux circonstances. Jessaie de le faire comme je peux mais cest vrai que jai une vulnérabilité, que lon va découvrir au fur et à mesure des épisodes, et qui révèle un peu aussi ma situation personnelle, où je passe des moments fragiles.

 

Donc mes intentions personnelles étaient liées à mon amour pour mon compagnon, et à ma détresse personnelle, que je vis en cachette, pleine de solitude. Il va aussi y avoir un impact émotionnel fort pour mon personnage, qui va le porter tout au long de lhistoire.

 

Sans doute que la palette de jeu à défendre a été très intéressante ?

 

Oui…Et même les silences ! Pour moi, cest aussi très intéressant quand on ne parle pas mais quon est là, quon est présent. Parfois, tu dois défendre un texte et, parfois, tu dois défendre un silence, une présence, une connexion avec les autres et jai trouvé cela challengeant. J’étais là, je ne disais rien mais c’était très important. C’était donc aussi un plaisir de jouer cette présence, qui se passe à lintérieur de soi-même. Cest une spécificité qui mattire beaucoup !

 

Jai aimé également lavant et laprès : quand une personne est impactée par un évènement important dans la vie, ça la structure et jai vraiment travaillé cela. Comme je le disais, jai adoré aussi tous les moments daction, où il y avait du physique à mettre en place, c’était très intéressant !

 

Dailleurs, avez-vous eu des sources particulières dinspiration au moment de vous glisser dans la peau de Diego ?

 

Oui, javais regardé quelques films pour me mettre dans l’énergie de son histoire damour. Jai également beaucoup essayé d’être dans la justesse du moment présent parce que le personnage était tellement dépassé par tout ce qui se passait et tout ce qui lui arrivait. 

 

La sécheresse est le thème de départ de la série mais lhistoire va plus loin que ça, en évoquant, notamment, des histoires personnelles et des histoires familiales…

 

Pour moi, la sécheresse était un vrai protagoniste…C’était fou, il y avait comme une métaphore avec tout ce qui se passe dans ces familles. Jai trouvé intéressant de faire le lien entre la terre et les personnes ! Cela mavait plu dès le début…Ce programme parle donc dun sujet qui me touche personnellement et, dans la trame ainsi que dans lhistoire, jai trouvé comme une poésie entre tout ce qui se passait.

 

Ce qui se joue entre les familles est très important dans cette série, on voit comment les choses se dégradent ou, parfois, comment il y a une lueur despoir. On y parle damour mais aussi de soutien et damitié. Grâce à cela, on voit également comment on peut prendre soin de la nature et de lautre…Ce que jai aussi adoré, cest que les personnages féminins soient importants, avec des histoires intéressantes et fortes à développer. 

 

Certainement êtes-vous impatient de découvrir le rendu final et les retours des téléspectateurs ?

 

Oui, jai hâte ! Je nai vu que quelques images au combo mais je ny allais pas très souvent. Javais confiance dans le réalisateur. A Canneseries, les collègues étaient très contents des deux épisodes diffusés donc il me tarde de les voir moi aussi. Je suis curieux également de découvrir les émotions que ressentiront les gens, notamment dans mon couple avec le personnage de Matthias. 

 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

 

Jai écrit un seul en scène, Vies merveilleuses”, je lai joué au Lavoir moderne parisien en octobre 2025. Je le cuisinais depuis quelques temps et, là, ça a été une belle expérience de le partager avec le public parisien. Je vais faire une petite tournée, je vais débarquer, en juin, en Espagne, dans ma ville natale de Barcelone. Ce sera la première fois que je jouerai ce spectacle là-bas, jen suis très ému et jai hâte. Après, je rentrerai en France pour jouer à Sète, toujours en juin. Un festival à Nanterre ainsi que dautres dates sont en attente de confirmation.

 

J’écris déjà le deuxième volet… Les deux univers, de la télévision et du théâtre, me plaisent donc beaucoup ! Et le cinéma évidemment !

 

Merci, German, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision, Théâtre

Partager cet article
Repost0

Publicité

France 3 / A priori : Clara Balmin évoque Camille, son personnage de médecin légiste !

Publié le par Julian STOCKY

@ Fabien Malot

 

 

 

Bonjour Clara,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de France 3 peuvent actuellement vous retrouver dans la nouvelle saison de “A priori”. On imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui ! Effectivement, c’était un vrai plaisir, pour moi, d’incarner un personnage sur toute une saison, en plus un personnage qui me ressemble, il faut le dire. J’ai aimé également travailler avec deux équipes différentes et donc avec deux super réalisateurs, Sébastien Perroy et Laly Perret-Vannucci, le tout dans de superbes lieux. En tant que médecin légiste, j’étais là à chaque fois qu’il y avait un mort et ça se faisait donc toujours en décors extérieurs. J’ai eu la chance de travailler sur dix décors, dans des endroits merveilleux, comme une manade, un stade de rugby ou encore dans une superbe villa près de Montpellier. En tout cas, c’était vraiment super de rejoindre cette équipe !

 

Ce projet a été l’occasion de côtoyer un chouette casting, de guests et de récurrents…

 

Complètement ! C’était un plaisir de rencontrer Lucia et Florent, qui étaient mes partenaires principaux. J’ai surtout travaillé avec ce binôme parce que c’est à eux que mon personnage donnait les informations. Je ne connaissais pas Lucia, je l’ai découverte le premier jour, dans la voiture qui nous a amenées au tournage. C’est quelqu'un de très entier, très professionnel, avec beaucoup de sensibilité. J’avais, d’ailleurs, découvert quelques jours avant le tournage que ce serait Florent à ses côtés. C’est vrai que cela a été une très agréable surprise de travailler avec lui, que j’avais pu voir, comme tous les Français, aux Jeux Olympiques. Donc c’était une super expérience ! Les deux avaient un emploi du temps très chargé, passant chaque jour d’une équipe à l’autre. J’ai aussi pu rencontrer mes dix « morts », un par épisode. Ne vous inquiétez pas, ils vont tous très bien, j’ai d’ailleurs souvent pris la voiture au tournage avec eux.

 

 

@ Fabien Malot

 

 

Quel regard portez-vous sur votre personnage, Camille, médecin légiste ?

 

La production cherchait un personnage « drôle », je me suis demandé ce qu’ils entendaient par là mais je me suis dit que ce serait l’occasion de faire mes propres propositions. En tant que comédien, quand on passe un casting, on nous demande souvent de faire une proposition forte, et là, on nous donnait la possibilité de faire deux propositions. Il faut savoir que j’ai eu deux textes à présenter au casting, dont un était issu du premier épisode, au moment de la rencontre entre Camille, Jim et Iris, où mon personnage dit notamment “Désolée, les seuls corps que je peux toucher, ce sont ceux des cadavres”. J’ai fait une première proposition qui était assez proche de moi, c’est-à-dire une Camille avec une belle énergie, qui est solaire, sympathique, avenante et souriante…Ok, elle est légiste, elle côtoie des morts tous les jours mais ça ne l’empêche pas d’aimer son travail ni d’avoir envie de plaisanter avec ses collègues. Donc je me suis dit qu’après cette première proposition qui me ressemblait, je pouvais en faire une deuxième un peu plus maladroite socialement, une fille pas très tactile ni chaleureuse, qui a un côté un peu geek, qui est très fan de son travail et pour qui les relations avec les êtres humains (vivants) sont un peu plus compliquées et faisant des blagues qui ne marchent pas trop. J’imagine que vous vous doutez quelle proposition a été retenue par la production ? La première, qui me ressemblait davantage !

 

La production m’a demandé de garder ce côté un peu spontané et fun. C’est une série qui passe à une heure de grande écoute, sur France 3. Certes, elle parle de meurtres mais c’est une comédie policière et on ne voit pas de choses trashs car elle est destinée au grand public. La production n’avait pas non plus envie que Camille soit trop « détente » à côté du mort, même si elle aime son métier. Il m’a fallu jongler entre ces deux aspects : garder un côté très solaire, sympathique et détente, tout en respectant la situation et le fait qu’il y ait, à côté d’elle, une personne décédée, ce qui fait partie de son quotidien.

 

Quels retours du public avez-vous déjà pu avoir ?

 

Des personnes, qui avaient déjà regardé toute la saison sur la plateforme, avant la diffusion sur France 3, m’ont dit que cette deuxième saison leur avait donné l’envie de regarder la première. J’ai aussi eu des retours selon lesquels les téléspectateurs croisent les doigts pour une saison 3 et pour que Camille soit de retour avec, ils l'espèrent, plus de scènes. Cela fait plaisir d’avoir ces supers retours ! 

 

Forcément, on fait attention aux audiences et c’est vrai qu’elles sont très très bonnes, comme pour la saison 1. En plus, face à “Koh Lanta”, programme qui a été, pour moi, un rendez-vous très fort pendant des années…C’est vraiment une super récompense d’avoir été devant ce programme et d’avoir été vus par près de 3 millions de téléspectateurs ! Je suis très heureuse de voir que notre travail a été récompensé. 

 

 

@ Fabien Malot

 

 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

 

C’est une question toujours particulière pour les acteurs, dans le sens où, dans notre travail, il y a des périodes où l’on tourne et où l’on est rémunéré pour cela, et le reste du temps où l’on travaille pour pouvoir développer notre carrière et décrocher de nouveaux tournages. Notre métier de comédien est souvent mis en lumière lorsqu’il y a des tournages et des diffusions, c’est la partie émergée de l'iceberg. Sauf que, tout le reste de l’année, même quand on ne tourne pas ou qu’on n’a pas un projet en diffusion, on continue à travailler ! Ce mois d’avril, pour moi, est très rempli, de par, déjà, toute la communication que je fais autour de la diffusion de la série. C’est aussi l’occasion pour moi de continuer à faire ce travail de l’ombre, pas forcément connu du grand public, la partie immergée de l'iceberg, en entretenant mes relations avec les directeurs de casting, pour les inciter à me découvrir ou me redécouvrir dans “A Priori”. J’en profite également pour contacter des agents, pour me faire connaître auprès d’eux, dans le cadre d’une potentielle collaboration. 

 

Je pense que c’est important de se diversifier dans ce métier, pour ne pas se mettre trop de pression sur les différents castings et je suis justement entre deux formations, dont l’une pour être formatrice. J’ai eu une première vie, dans le domaine de la communication, et je suis comédienne depuis 10 ans. Qui de mieux qu’un comédien pour transmettre et faire monter en compétences les gens sur la prise de parole en public ? L’autre formation pour rencontrer des directeurs de casting et travailler avec eux le jeu face à la caméra. Tout cela permet de planter des petites graines pour que, ensuite, je l’espère, de belles fleurs et de belles plantes puissent en jaillir. 

 

Merci, Clara, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

TF1 / Koh Lanta : Johan revient sur son élimination, après trois semaines d'aventure !

Publié le par Julian STOCKY

©A.ISSOCK/ALP/TF1

 

 

 

Bonjour Johan,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

La saison de “Koh Lanta - Les reliques du destin” est actuellement diffusée chaque mardi soir sur TF1.  Justement, les images ravivent-elles en vous certains souvenirs et certaines émotions vécus sur place quelques mois en arrière ?

 

Complètement ! Chaque mardi, quand on se réunit devant la télé, en famille, entre amis ou avec les collègues, ça nous ramène à ce que l’on a vécu l’année dernière et à cette aventure extraordinaire. Le temps passe et, de voir les images, clairement, ça fait redevenir vivants les souvenirs. On se ressent de nouveau là-bas et l’émotion revient, on se souvient des épreuves, on se souvient des efforts, on se souvient des petits instants partagés donc c’est clairement, chaque semaine, une machine à remonter le temps, on va dire.

 

Si l’on en revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incité à y participer ?

 

Depuis que je suis enfant, j’ai grandi avec “Koh Lanta”. Cela a commencé quand j’avais une dizaine d’années, aujourd’hui j’en ai 37, oui 25 ans d’émission et ça a toujours rassemblé ce qui me plait le plus dans la vie : le sport, le dépassement de soi, l’aventure, les liens sociaux…Voilà, c’est vraiment un mélange de tout ce qui me plait au quotidien donc c’était une évidence, un jour, de pouvoir candidater et ça a été une chance de pouvoir participer, et de pouvoir réaliser un rêve. J’avais deux rêves dans ma vie : faire de l’avion de chasse et participer à “Koh Lanta”, j’ai eu la chance de réaliser les deux, c’est assez énorme !

 

Le début d’aventure a été riche en rebondissements. Comment aviez-vous réagi en rejoignant, d’entrée, le conseil et en apprenant l’existence, par Denis, des fameuses reliques du destin ?

 

Au début de notre aventure, avec l’existence des reliques et la cinématique de jeu qui va être la nôtre pendant ce “Koh Lanta - Les reliques du destin”, je suis un petit peu partagé : d’un côté, il y a de l'excitation parce que c’est une nouveauté, et ça semble un peu fou mais, de l’autre, je me dis “Mince, les stratégies qu’on va pouvoir mettre en place et tout ce que j’avais imaginé vivre vont peut-être être chamboulés par tous ces pouvoirs et toutes ces reliques”. Donc c’est un mélange d’excitation et d'incertitude liées au pouvoir des reliques. 

 

La réunification avait eu lieu il y a peu. Comment aviez-vous vécu ces premières heures tous ensemble ?

 

La réunification est clairement une première étape que j’espérais vivre et quand elle arrive, je l’accueille avec beaucoup de plaisir. Pourquoi ? Parce que, en plus, on a réussi à revenir à égalité les rouges et les jaunes, où tout est possible. On sait que, dans “Koh Lanta”, les couleurs ont la vie dure, même quand on est en tribu réunifiée. J’ai hâte, surtout, que l’aventure prenne une dimension individuelle, avec des épreuves individuelles, où on est seul responsable de ses victoires et de ses défaites. C’est aussi quelque chose, je pense, que l’on vient chercher dans “Koh Lanta”. C’était très bien de vivre ces moments d’équipe mais ça fait plaisir de basculer sur des épreuves qui sont un peu plus individuelles.

 

Pour en revenir à l’épisode de cette semaine, l’épreuve du tir à l’arc a été, comme à l’habitude, forte en émotions, pour tout le monde…

 

Tout à fait ! Ces deux épreuves individuelles que l’on a pu voir sur le dernier épisode sont clairement, je pense, parmi le top 5 des épreuves mythiques de “Koh Lanta”. Si on ne met pas la course d’orientation ni les poteaux, ce sont clairement les deux qui me tenaient le plus à cœur. Ce sont les deux que je me voyais, en plus, en capacité de gagner et ce sont les deux que je voulais remporter. Donc les vivre, c’est déjà une chance ! Bon, je vous avoue qu’avec le scénario, il y a beaucoup de frustration parce que, sur l’épreuve du tir à l’arc, au confort, je n’ai malheureusement pas l’occasion de m’exprimer longtemps puisque les jaunes, dès qu’ils remportent une salve, cassent ma flèche. Je suis le premier et le seul rouge éliminé, après les jaunes sont éliminés un par un…C’est assez frustrant ! Je pense qu’ils avaient vu que je tirais pas trop mal et ils ont préféré tout de suite m’éliminer. C’est stratégiquement bien joué de leur part mais c’était frustrant pour moi !

 

L’épreuve d’immunité a été celle du parcours du combattant. Avec le recul, qu’est-ce qui vous a manqué pour l’emporter ?

 

Le parcours du combattant, clairement, est mythique ! En arrivant en tête sur le dernier obstacle, ne pas réussir à monter au poteau et à attraper cet anneau qui m’aurait permis de sauver ma place et qui, en plus, m’aurait apporté une victoire individuelle dans l’épreuve phare, c’est la frustration au carré avec la première épreuve. C’est assez difficile, personnellement, à ce moment-là ! Même s’il y a un beau vainqueur avec Daniel, je suis très déçu de ma performance à ce moment-là….

 

Au moment de rejoindre le conseil, dans quel état d’esprit êtes-vous ?

 

A l’approche du conseil, à l’issue de ces deux épreuves mythiques, je me sens quand même un petit peu en danger. Même si on est en supériorité numérique, les jaunes ont un collier et je me doute qu’ils peuvent le jouer de manière fine. Je pense, à ce moment-là, qu’ils n’ont qu’une chance sur cinq de protéger le bon aventurier mais je me dis qu’ils peuvent être capables de réduire la liste avec un petit peu d’analyse. Je sens qu’eux vont me viser moi…Pourquoi ? Parce que Daniel est protégé par son totem et quitte à revenir à égalité, autant taper un grand coup et éliminer un aventurier fort chez les rouges. Je me dis qu’entre Caroline et moi, ça va se jouer là et je sens, avec les regards des uns et des autres, que je suis en danger. Donc je pars à ce conseil quand même inquiet !

 

Quand j’entends Jade qui donne son collier à Hugo, je sais que vais rentrer dans l’antre du destin parce que je suis persuadé, intimement à ce moment-là, que c’est mon nom qui est sur les papiers côté jaunes. Donc je me prépare à la suite, je commence à calculer quelles sont les chances de tomber sur les poteries qui peuvent me sauver tout de suite, la poterie duel ou la poterie truel, et je me dis que, même si je n’attrape pas une de ces deux-là à ce moment-là, il restera quand même la poterie truel qui pourrait me sauver la prochaine fois. Donc je me dis qu’il y a encore des chances de rester dans l’aventure, même si c’est moi qui vais me diriger dans l’antre à ce moment-là. 

 

Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

 

Alors, j’ai deux gros souvenirs qui me reviennent en tête tout de suite…Le premier, c’est le confort que l’on a gagné en équipe, avec les rouges, qui nous a permis enfin de manger et, en plus, de découvrir la culture locale, chez Nané, avec le tressage avec les fils de nénuphares …C’est un moment exceptionnel parce qu’on avait traversé beaucoup de défaites et c’est le moment où l’équipe rouge renaît un petit peu, se nourrit à nouveau le corps et l’esprit, c’est un moment de cohésion énorme. Donc c’est clairement le premier souvenir qui me revient en tête ! Le deuxième est un mélange de toutes ces excursions qui nous ont permis de trouver de la nourriture, comme la fois où on est partis avec Zak pour trouver des bananes ou, dans l’épisode de cette semaine, l’excursion que l’on a faite avec Guillaume, Hugo et Caroline, qui nous ont permis de ramener à manger un peu de tout pour tout le monde. C’est quelque chose que j’étais venu aussi chercher sur “Koh Lanta” et c’est quelque chose que j’ai adoré vivre.

 

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été le plus compliqué à appréhender ?

 

Surtout avec le recul, maintenant, ce qui était difficile, c’était la gestion de l’énergie. Subir la faim et faire avec, ça, finalement, j’ai réussi à le faire…Par contre, gérer ses ressources énergétiques pour être performant pendant les épreuves, je pense que j’aurais dû le faire différemment et un petit peu mieux, à savoir peut-être, justement, moins d’excursions, moins de débauche d’énergie pour trouver à manger pour tout le monde et garder un petit peu d’énergie sous la pédale pour remporter les épreuves dans les moments clé. 

 

Pour terminer, votre sac est-il déjà prêt, dans un coin de votre chambre, pour repartir à l’aventure si jamais l’opportunité se présentait ?

 

Je vous confirme que le sac n’est pas forcément prêt dans le coin de la chambre mais que je suis prêt en moins de cinq minutes à repartir sur “Koh Lanta”. J’en rêve !

 

Merci, Johan, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

France 3 / Les mystères des grottes du Régulus : Romane Raffin Delys nous présente Morgane, son personnage dans ce téléfilm unitaire !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Romane,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de France 3 pourront vous retrouver le samedi 2 mai prochain, en prime-time, dans “Les mystères des grottes du Régulus”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, oui, tout à fait ! C’était hyper agréable, notamment parce que c’est la région dans laquelle mes parents s’étaient installés pendant mes années au lycée. Donc c’était aussi un bel hommage à ce niveau-là. Et le personnage en question était assez intéressant, dans sa complexité !

 

Ce projet a été l’occasion de côtoyer un chouette casting…

 

C’était très riche en bonheur, surtout. Lorie était une chanteuse que j’adorais quand j’étais plus jeune, du coup c’était beau pour moi !

 

 

 

 

…et de tourner dans de magnifiques décors…

 

Totalement ! Ce programme met en lumière des régions que l’on connait que trop peu mais qui sont tout aussi jolies et sauvages.

 

Quel regard portez-vous sur Morgane, votre personnage ?

 

Ce que je trouve beau dans ce personnage, ce sont les traits de famille qui sont mis en avant, donc cette loyauté qu’il y a et ce lien qui perdure malgré les dix ans passés dans le silence. C’est vraiment quelque chose qui me touche personnellement et que je trouve très important à mettre en lumière. Donc cet aspect-là du personnage m’a beaucoup plu et même émue. Je me suis collée à sa peau, à ce niveau-là ! Tout coïncidait, ça a été assez facile, il n’y a pas eu beaucoup d’imagination à faire parce que tout était déjà présent de manière réelle et sincère.

 

Sans doute que la palette de jeu a dû être plaisante à défendre ?

 

Oui ! Morgane est atteinte de mutisme, ce n’est pas mon cas mais j’ai pas mal de difficultés à exprimer mes émotions, notamment quand il y a quelque chose qui ne va pas. J’apprends énormément à le faire et de plus en plus avec l’expérience…Avec le temps, on prend plus soin de soi mais c’est vrai que j’ai eu des périodes plus difficiles à ce sujet et c’est pour ça que j’avais commencé le théâtre et le cinéma. Cela m’a permis de m’exprimer sous la couverture d’un personnage.

 

Morgane est très sensible, ça la submerge mais, malgré tout, elle a une grande force et un grand courage donc c’est un très beau personnage, je trouve !

 

 

 

 

D’ailleurs, au moment de vous glisser dans sa peau, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

 

Oui, pour être tout à fait honnête ! La vie est parfois bizarre, elle peut surprendre dans le bien comme dans le mal. Je venais de vivre un évènement avec lequel j'ai pu faire un parallèle.

 

Certainement avez-vous hâte de découvrir le rendu final, ainsi que les retours des téléspectateurs ?

 

Je n’y pense pas encore plus que ça mais, en vrai, je serai curieuse de voir les retours. Ça va être sympa de savoir !

 

Si je suis toute seule, je vais réussir à me regarder et, même, je vais le faire parce que je trouve ça important. Justement, je vois alors plein de choses. On nous avait appris cela en cours, quand on se regarde, il ne faut pas regarder de façon superficielle, il faut simplement regarder son jeu et la façon dont on dit les choses, pour voir si on était vraiment dedans. C’est hyper intéressant de voir son reflet, ça permet d’évoluer dans son jeu ensuite. Parfois, on avait l’impression d’être à fond dedans et on se rend compte qu’à l’image, c’est peut-être un peu trop ou pas assez. On peut vivre certaines scènes de manière très forte intérieurement, pour autant, à l’image, ça va peut-être moins se retranscrire. Donc c’est un bon exercice ! Par contre, en public, je déteste le faire…

 

En parallèle, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

 

Un clip de Myth Syzer va sortir sous quelques semaines, que j’affectionne particulièrement parce que j’aime beaucoup l’artiste, humainement et musicalement parlant. En plus, c’était super ! 

 

Je devais aussi tourner dans un film mais il a été repoussé. J’avais d’ailleurs passé le permis moto exprès pour ce projet…

 

En conclusion, afin de boucler la boucle, que peut-on vous souhaiter pour la diffusion de samedi soir ?

 

J’espère que les téléspectateurs vont rentrer dans l’intrigue et qu’elle va les happer rapidement. Cela ne peut que résonner, je trouve, et j’y reviens, sur la famille…

 

Merci, Romane, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

France 3 / Les mystères des grottes du Régulus : Shemss Audat nous en dit plus sur ce téléfilm inédit, qui sera diffusé le samedi 2 mai prochain !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Shemss,

 

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !

 

Les téléspectateurs de France 3 pourront vous retrouver le samedi 2 mai prochain, en prime-time, dans “Les mystères des grottes du Régulus”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Tout à fait ! Oui, j’étais très heureuse de travailler, de nouveau, avec Flach Film Production. Quand Sylvette Frydman, la productrice, m’a appelée pour me proposer ce projet, j’étais ravie ! C’est la cinquième fois que nous collaborons ensemble. J’ai tourné dans 2 films et une série réalisés par Lorenzo Gabriele, et là, c’est lui qui a écrit le scénario de ce nouveau téléfilm. Donc c’était un bonheur de retrouver cette production, de retrouver Lorenzo cette fois-ci en tant que scénariste et de découvrir Laure en tant que réalisatrice !

 

Et puis j’étais ravie de me voir confier le premier rôle, aux côtés d’Antoine, dans cette belle région de Charente-Maritime.

 

Ce projet a été, effectivement, l’occasion de tourner dans de magnifiques lieux…

 

C’est une région que je connais plutôt bien mais je ne connaissais absolument pas les grottes du Régulus. Je les ai découvertes à cette occasion, et effectivement, c’est un lieu qui est très cinématographique. Ça a été un plaisir de tourner dans cette région ! Les gens étaient adorables et les équipes formidables.

 

Grâce, la capitaine de gendarmerie que vous incarnez, est chargée de l’enquête, après qu’un homme ait été retrouvé poignardé près des grottes troglodytes …

 

Oui, c’est le lieu de départ de l’intrigue ! Grâce est tout récemment revenue dans cette région où elle a grandi… Elle est désormais Capitaine de gendarmerie et un cadavre est retrouvé à la sortie de ces grottes. 

 

Il se trouve que ça fait écho à une affaire qui a eu lieu dix ans plus tôt, dans laquelle un autre cadavre avait été retrouvé dans ces mêmes grottes. L’officier qui a enquêté à l’époque est une personne que Grâce a très bien connu lorsqu’elle était enfant et adolescente….

 

 

 

 

Grâce va effectivement faire appel à Alex, son ancien ami d'enfance, devenu expert en livres anciens…

 

Ils étaient d’abord amis puis ils sont tombés amoureux à l’adolescence. Ils ne se sont pas vus pendant vingt ans, puisque Grâce avait quitté la région précipitamment pour s’installer près de Lyon. Elle revient des années plus tard, et la découverte de ce cadavre va l’amener à retrouver son premier amour puisque c’est lui qui a enquêté sur cet autre crime commis dans ces mêmes grottes. Ils vont donc faire équipe pour investiguer sur cette mort suspecte, qui rappelle l’affaire sur laquelle Alex s’était cassé les dents. Ils vont essayer de comprendre ce qui s’est passé et si ces deux meurtres sont liés.

 

…et ils vont faire face à une affaire qui ravive le passé et des vérités qu’ils auraient préféré laisser enfouies…

 

Il y a un grand trouble chez l’un et chez l’autre lorsqu’ils se retrouvent… Il y a eu des non-dits et donc il y a beaucoup de sentiments en jeu. On va comprendre, au fur et à mesure, ce qui s’est joué entre eux. Je n’en dirais pas davantage parce que c’est quelque chose que l’on comprend à la fin du film mais, pour un certain nombre de raisons, leurs rapports ont été distendus et ils ne se sont pas donné de nouvelles du tout pendant vingt ans. Le fait de retomber l’un sur l’autre et de devoir travailler ensemble va réveiller chez eux beaucoup de sentiments enfouis, de la colère chez Grâce, de l’incompréhension chez Alex et, aussi, du trouble amoureux. On a quand même un peu le sentiment qu’ils n’ont jamais cessé de s’aimer, en tout cas de penser l’un à l’autre.

 

Sans doute que ce personnage vous a permis une palette de jeu plaisante à défendre ?

 

Oui, c’était très intéressant ! Grâce est un personnage qui est assez loin de moi, contrairement, par exemple, à une Jade, dans “Un Si Grand Soleil”, qui me ressemble davantage, qui est, on va dire, un peu plus funky et drôle. Grâce a un côté très sérieux, peut-être, du fait, justement d’être gendarme et d’avoir eu cette formation militaire. De par l’endroit d’où elle vient et la vie qu’elle a pu avoir, peut-être a-t-elle un besoin de prouver beaucoup de choses aux autres et à elle-même. Donc elle est très sérieuse, elle est très tenue, elle a des objectifs très clairs. Elle était, en tout cas, très sympathique à incarner, il y avait cette ligne à tenir, de quelqu’un qui ne me ressemble pas forcément, ce qui était très intéressant. 

 

 

 

 

Au moment de vous glisser dans sa peau, aviez-vous d’ailleurs eu certaines sources particulières d’inspiration ?

 

Pas forcément ! C’est la manière dont je l’ai imaginée, c’est aussi le scénario qui m’a donné cette direction, ainsi que le personnage écrit par Lorenzo. Le fait de l’imaginer militaire, avec cette formation-là, m’a aidée, et le fait également d’être une femme dans ce milieu-là, soulève, je pense, un certain nombre de questions. Il faut se faire sa place en tant que femme dans un monde majoritairement masculin.

 

Se retrouver capitaine de gendarmerie, avoir cette responsabilité, demande, d’après moi, d’être extrêmement sérieuse, posée, d’avoir une certaine autorité naturelle et donc de ne pas montrer ni des failles, ni trop de légèreté. Il fallait, ainsi, qu’elle soit quand même assez droite ! C’est comme cela, en tout cas, que je l’ai imaginée, à travers son parcours et son background sur lequel on a pu réfléchir et travailler avec Laure, Sylvette et Lorenzo.

 

Sans doute avez-vous hâte de découvrir les retours des téléspectateurs ?

 

Ah oui, j’ai hâte d’avoir leurs retours ! Notamment des gens qui me suivent sur les réseaux et qui me font régulièrement des commentaires sur les téléfilms qui sont diffusés, voire rediffusés. C’est toujours très agréable d’avoir ces retours, ainsi que ceux des gens qui m’abordent dans la rue. Sans oublier le retour de mes proches, qui est toujours celui qui inquiète le plus. Donc je suis impatiente et j’espère que le film sera bien accueilli !

 

J’ai eu la chance que trois projections en public aient déjà eu lieu en Charente-Maritime, on a donc déjà pu présenter le film aux gens de la région, on a pu avoir leurs retours. Le programme a été très bien accueilli, les spectateurs étaient vraiment très enthousiastes de voir un film tourné dans leur région, de découvrir les paysages et l’intrigue. 

 

 

 

 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

 

Je suis en train de tourner actuellement dans une série pour France 2, réalisée par Jérôme Cornuau, qui s’appelle “Plus fort qu’elle”, avec notamment Dounia Coesens, Sonia Rolland, Emilie Gavois Khan et Antoine Hamel, que je retrouve. Le casting est génial et le tournage est extrêmement agréable. On tourne en Aquitaine, une région que je connais bien et dans laquelle j’ai toujours plaisir à travailler.

 

En parallèle, je tourne sur une autre série, cette fois-ci pour TF1, “Robin”. C’est une adaptation contemporaine de l’histoire de Robin des bois.  

 

Par ailleurs, j’ai écrit un court-métrage, je suis à la recherche de productions qui pourraient être intéressées. J’espère pouvoir le réaliser très prochainement et passer, ainsi, de l’autre côté de la caméra.

 

Merci, Shemss, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

Publicité

France 3 / Les mystères des grottes du Régulus : Sacha Vanbockestal évoque ce téléfilm inédit, ainsi que la pièce de théâtre qu'il jouera au festival d'Avignon!

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Sacha,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de France 3 pourront vous retrouver le samedi 2 mai prochain, en prime-time, dans “Les mystères des grottes du Régulus”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Exactement ! En plus, c’était mon premier projet télévisuel donc c’était un peu le téléfilm baptême, on va dire. Quand j’ai passé les auditions, en vidéo dans un premier temps, je ne savais pas que c’était Lorie qui allait réaliser donc, quand je l’ai vue en présentiel au call back, j’étais très heureux de découvrir que c’était elle. Quand mon agent m’a appelé pour me dire que j’étais pris, je me réjouissais de partir sur le tournage faire cette aventure !

 

Je ne connaissais pas encore Shemss ni Antoine, j’étais vraiment comme un jeune acteur qui démarrait dans le milieu de la télé et je n’ai pas été déçu. J’ai été bien accueilli et bien reçu. Antoine, Shemss et Lorie, qui ont une expérience du milieu artistique, m’ont beaucoup aidé sur mes deux jours de tournage. C’était donc un vrai plaisir !

 

Le cadre global de tournage a certainement dû accentuer le plaisir pris ?

 

Oui, c’est ça ! On était à Rochefort…J’ai tourné dans un bâtiment désaffecté et dans un commissariat, ce n’étaient donc pas forcément les plus beaux décors de la ville 🙂 mais la production nous avait mis dans un bel hôtel près des bâteaux. C’était très agréable de démarrer la journée en passant devant, c’était vraiment chouette, oui !

 

Quel regard portez-vous sur Théodore, votre personnage ?

 

Là où ça a été “facile”, c’est que c’était un peu mon emploi ! On m’associe souvent au côté bad boys, un peu rebelle…C’est un peu paradoxal, je fais souvent des castings de voyou ou…de flic. Du coup, quand j’ai vu que Théodore devait être désagréable, nonchalant et pas commode, cela me parlait tout de suite ! C’est vrai qu’il y a un plaisir à se dire “Ok, avec ce personnage, tu as le droit d’être désagréable et de mal parler”. Lorie, d’ailleurs, m’a bien aidé, elle était très bienveillante, ce qui m’a permis de me sentir bien dans la peau de ce gars-là.

 

Sans doute que la palette de jeu associée a été plaisante à interpréter ?

 

En fait, ce qui était très plaisant, c’est de jouer un gars qui pouvait, à l’écran, passer pour le coupable aux yeux des téléspectateurs, mais qui devait se défendre auprès de la police pour convaincre que ce n’est pas lui. Il y avait un peu ce double-jeu, qui était vraiment très intéressant à incarner.

 

 

 

 

Avez-vous d’ailleurs eu certaines sources particulières d’inspiration au moment de vous glisser dans sa peau ?

 

Pour ma part, je dirais qu’il faut jouer simple, ce qui veut dire aussi ne pas trop se tourmenter la tête. Il faut rendre le personnage complexe mais ne pas non plus en faire une équation impossible à résoudre. Quand j’ai vu Théodore, je me suis dit qu’il fallait penser basique donc j’ai pensé vraiment aux petites frappes, dans les films, ces bras droits qui font un peu le sale boulot. En partant de là, j’ai rajouté ma touche personnelle, en y mettant ma sévérité et mon côté pas très sympa. Ce qui m’a amené rapidement à Théodore…Je n’ai pas dû chercher trop longtemps pour y arriver.

 

Certainement êtes-vous impatient de découvrir le rendu final mais aussi les retours des téléspectateurs ?

 

Oui, c’est toujours plaisant de montrer un produit au public et d’avoir un retour. Mais j’ai un peu triché : je suis belge, je rentre régulièrement en Belgique et le film est déjà passé sur la RTBF donc j’ai pu le voir. J’étais très content de découvrir le produit fini et ce qui a été joué. 

 

S’agissant d’une de vos premières expériences significatives à l’image, comment avez-vous appréhendé cet exercice de vous voir à l’écran ?

 

Là où ça a été plus facile, c’est que je suis créateur de projets. Pendant mes trois ans de cours, j’ai eu la chance de rencontrer un très bon ami, Adrian Vanouche, qui, d’ailleurs, a gagné le Nikon Film Festival l’année passée et, ensemble, on avait envie de faire. Donc on tournait beaucoup et, du coup, dès le début, je me voyais déjà à l’image. Je suis donc habitué à avoir ce regard sur moi-même, du coup ce n’est pas nouveau, déstabilisant ou inconnu, pour moi, de me voir sur un écran. C’est toute cette expérience de faiseur de projet qui me permet de ne plus voir uniquement mes défauts…Non, je sais que je suis un personnage, je sais qu’il faut faire confiance au réalisateur et je suis donc très à l’aise avec cela, clairement.

 

Ce projet vous a-t-il donné envie de faire toujours et encore plus d’image ?

 

Bien sûr ! L’acting est un vrai plaisir…Tous les acteurs et actrices vous le diront, le chemin est très difficile mais, une fois que l’on a touché au plaisir de la caméra, on en redemande ! Si je continue à faire mes propres projets, c’est aussi pour avoir le plaisir de continuer à jouer…

 

En parallèle, vous serez sur les planches du festival d’Avignon, en juillet prochain…

 

C’est une pièce sur Jeanne d’Arc, qui raconte l’histoire de son procès. Ce spectacle dénonce l’injustice, qu’il peut encore y avoir aujourd’hui, de ces faux-procès, comme on les appelle et qu’elle a subi. C’est, en fait, un ancien avocat, qui s’est reconverti dans la mise en scène de théâtre, qui a écrit cette pièce. Lui qui connaît les rouages de la justice, avait envie de raconter cette histoire mais de façon décalée, en version comédie. Du coup, on suit Jeanne d’Arc depuis son arrestation jusqu’à sa fin tragique, dans tout le chemin qu’elle a dû traverser, en passant par un avocat, des experts, des gendarmes…

 

Je joue divers personnages qui accompagnent cette aventure : un avocat, un des experts, un juge d’instruction. C’est surtout de la comédie mais qui n’enlève en rien le fond dramatique. Certaines scènes le rappellent, on est un peu dans la veine de “Kaamelott”. 

 

On sera en plein air, à la cour de la Reine, au théâtre du Roi René, à 20h55, en Avignon.

 

L’exercice artistique, pour vous, doit être imposant…

 

Exactement ! C’est ultra plaisant mais ultra difficile parce que, quand on sort d’une scène, qu’on est en plein dans un personnage et que, dix secondes après, il faut y retourner pour en faire un totalement opposé, c’est de l'entraînement et de la concentration. Il faut, pour autant, garder une sincérité, tout en changeant d’univers de personnage…sans surjouer.

 

Au début des répétitions, mes personnages n’étaient pas encore assez marqués. Du coup, j’ai dû apprendre à mettre des gros traits pour démarquer chaque rôle. Mais c’est vraiment super plaisant à travailler !

 

 

 

 

D’ailleurs, vous êtes-vous documenté aussi sur le contexte de l’époque, pour mieux encore le maîtriser ?

 

Même quand on me donne, lors d’exercices, une scène issue d’un film, je ne regarde jamais ce dernier avant. Sinon, je sais que ça peut m’influencer…Ici, évidemment, je me suis renseigné sur l’époque et sur, notamment, la façon de parler mais je ne me suis pas plongé non plus à 100% dans le chemin suivi par Jeanne d’Arc, pour les mêmes raisons. En plus, la pièce est très informative… J’ai donc préféré créer de moi-même, avec l’appui et les conseils du metteur en scène.

 

A quelques semaines de la première, que peut-on vous souhaiter pour cette belle aventure naissante ?

 

Une cour bien remplie chaque soir, que les gens se marrent et apprennent ! On peut également nous souhaiter que l’on arrive à s’amuser quotidiennement sur scène pour que le public s’amuse aussi et qu’il demande à nous revoir, afin de jouer encore, encore et encore.

 

L’idéal serait que des directeurs de théâtre soient intéressés et nous programment à Paris. D’ailleurs, avant Avignon, on sera à l’Apollo théâtre, les 6, 11, 20 et 27 mai prochains, à 19h30.

 

Merci, Sacha, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

Partager cet article
Repost0

Grand vide, au théâtre de Belleville : Interview croisée avec Gary Guénaire et Mélanie Robert !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Gary, bonjour Mélanie,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous deux !

 

Vous serez, du 4 au 31 mai prochain, sur la scène du théâtre de Belleville, dans “Grand vide”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Gary : Carrément ! Oui, c’est excitant ! C’est chouette de travailler ensemble, avec Mélanie, sur ce projet. On a une super équipe, je suis content parce que j’ai réuni pas mal de personnes avec lesquelles j’avais déjà travaillé, que ce soient Damien, Louise et Alexiane, ou Vincent, avec qui je collabore à la mise en scène. Ensemble, il y a une alchimie assez géniale donc c’est très excitant de se dire que, dans moins de deux semaines, on démarre cette exploitation. C’est un spectacle que j’ai beaucoup rêvé pendant deux ans et d’être dans le concret est chouette !

 

Mélanie : Ce qui est bien aussi, c’est qu’on est tous un peu différents et, en même temps, complémentaires. Cette pièce est, bien sûr, unique par son écriture et par ce que ça engendre mais, ce qui est intéressant à voir, c’est qu’on vient tous de différents endroits, du théâtre, de la télé, du cinéma et, qu’en même temps, ce spectacle nous rassemble et crée quelque chose d’assez chouette. On a, je pense, surtout très hâte que les gens découvrent l’univers de Gary, qui est quand même assez particulier, il faut bien le dire. C’est un humour que j’adore ! Souvent, les gens me disent “Ah, mais il est comme ça, en fait ?”...Oui, il est comme ça et cela se retranscrit dans son écriture ainsi que dans cet humour très noir.

 

Plus concrètement encore, sans tout en dévoiler, comment pitcher cette pièce ?

 

Gary : En une phrase, je dirais que c’est un drame burlesque, sur une satire du monde de la télévision que j’ai bien connu plus jeune. Plus concrètement, dans l’histoire, Eva, une jeune dealeuse, se retrouve être l’intruse, un matin, dans une réunion d’une grande chaîne de télévision, alors que les audiences de la série à succès vont tomber. Elle est donc entourée de personnages qui, eux, font partie de la chaîne et qui vont se révéler quasiment monstrueux. Contrairement à Eva, ils n’ont pas de prénom, ils sont représentés par leur fonction : la directrice, le secrétaire, l’artiste,...Au fur et à mesure de la réunion, Eva va se rendre compte que c’est une sorte de cauchemar et on va se demander si elle va réussir à sortir de cette salle, elle qui est venue par ambition, afin d’atteindre le milieu de la télévision, qui fait tant rêver. Mais ce dernier va se révéler bien plus sombre qu’elle ne l’aurait imaginé.

 

Quel personnage aurez-vous plaisir, chacun, à défendre ?

 

Gary : Je joue le rôle du secrétaire. Il est méchant avec ceux qui sont en-dessous de lui, écrasé par ceux qui sont au-dessus et il est vraiment représentatif de ce système dans lequel il est. Parfois, il se rebelle puis, à un moment, il reboote, il revient au niveau 0, avant de se rebeller à nouveau puis de se rééteindre. C’est comme un symbole de ce système et de cette chaîne qui se renouvellent perpétuellement. 

 

Mélanie : Je joue deux rôles. Au début, on me découvre en femme de ménage qui parait toute gentille et assez classique. Le deuxième est un enfant, qui débarque dans cette fameuse réunion et que personne n’attendait. On ne sait pas si c’est un garçon ou une fille, on ne sait pas réellement quel âge il a donc on ne sait pas qui il est ni ce qu’il fait là. On apprend, plus tard, que son père travaille dans l’entreprise et que lui est en stage…

 

Certainement que la palette de jeu doit être très plaisante à défendre ?

 

Gary : Il y a un registre qui m’intéresse beaucoup, celui dit burlesque. C’est aussi un endroit de recherche dans mes courts-métrages, dont “Indomptables”. Je l’ai réalisé avec le soutien de l’Adami et de France Télévisions Studio, c’est un peu dans la même veine que “Grand vide”. J’appelle cela de la comédie physique : le travail du corps est très assumé, les corps sont très présents dans la direction d’acteurs, c’est un comique sec et quasiment froid, parfois. J’aime bien prendre cette référence de Jim Carrey, qui n’est pas un acteur naturaliste mais qui est profondément juste. C’est là où je veux emmener les acteurs et les actrices avec moi, en allant vers des choses grandioses, qui sortent physiquement de l’ordinaire mais en ayant un jeu profondément juste. C’est ce qui m’intéresse, c’est ce que l’on développe et c’est ce qui est en jeu. C’est également ce qui rend l’explication des personnages plus compliquée parce que ce ne sont pas des personnages psychologiques, ils représentent un peu plus des entités. Ils ne sont pas classiques, ce sont des thèmes en eux-mêmes. C’est ce qui est assez particulier dans la pièce mais qui est chouette à voir !

 

Mélanie : C’est particulier pour moi parce que je n'ai pas fait de théâtre depuis dix ans donc je me remets dans le bain de quelque chose qui est complètement différent de la télé ou du cinéma. Là, il y avait plein de nouvelles choses : se remettre dans le théâtre, se faire diriger pour la première fois par Gary, comprendre son écriture qui n’est, comme il vient de le dire, pas toujours simple. On fait, je pense, ce métier aussi pour ça, pour travailler, pour découvrir, pour chercher et c’est ce qui est très intéressant dans les répétitions actuelles. C’est très plaisant de chercher sur le plateau ce que l’on doit faire, où aller, comment se déplacer, comment parler…Le costume entre aussi en jeu. J’aime tellement avoir plusieurs personnages à jouer donc, là, d’en interpréter deux est parfait !

 

De devoir switcher, Mélanie, dans une même pièce, entre deux personnages très différents doit être très riche artistiquement et très plaisant personnellement ?

 

Mélanie : Totalement !

 

Gary : J’invite vraiment les gens à venir découvrir le travail de Mélanie. On avait fait une lecture publique au début de l’année et certaines personnes n’avaient pas remarqué que ce n’était pas la même personne qui jouait l’enfant et la femme de ménage. Donc c’est assez chouette, oui ! Il y a quelque chose de très intéressant dans le travail de ces deux rôles ! 

 

D’ailleurs, avez-vous eu, Mélanie, des sources particulières d’inspiration pour vos deux personnages ?

 

Mélanie : Je les ai surtout prises dans les retours de Gary et de Vincent, qui nous aide pour la mise en scène. Je sais que je psychologise beaucoup les choses, j’ai toujours besoin de poser mille questions et de comprendre. En fait, ce qui est plus difficile là, c’est quand Gary me demande de jouer la réalité de la situation. 

 

Gary : L’endroit de recherche, pour moi, est qu’il n’y a pas de personnage. On ne va pas créer des choses avec. On est nous, on se glisse dans la peau et on rencontre une identité écrite, en fait. Mélanie, comme elle le disait, n’a pas fait de théâtre depuis un bout de temps et revenir comme cela est particulier, c’est hyper dur car la scène a vraiment une grammaire particulière. 

 

Pour la femme de ménage, il y avait le film “Ouistreham” et, pour l’enfant, “Charlie et la chocolaterie”.  

 

Mélanie : Oui, il y a plein d’inspirations mais ce qui est plus complexe, en tout cas avec mes personnages, c’est d’essayer de copier un phrasé. A un moment, je faisais des propositions de gestuelles de l’enfant mais ce n’est pas pareil quand vous êtes sur un plateau, où les choses sont décuplées et où on peut se permettre de faire des choses que l’on ne pourrait pas faire au cinéma. Pour le coup, ce que j’apprécie là, c’est de me laisser totalement diriger, je fais des propositions mais moins que d’habitude, dans le sens où j’ai plus besoin qu’on m’emmène quelque part. Chacun son métier, je ne suis pas metteuse en scène, je laisse ça à Gary et à Vincent 🙂.

 

 

 

 

Si l’on en revient, Gary, à la genèse de ce projet, comment vous en sont venues l’envie et l’idée ?

 

Gary : Quand je travaille en écriture, je travaille pas mal en ramifications, avec plein d’univers et de thèmes différents, que j’aime ramener ensemble. Ce qui me permet de créer quelque chose qui me plait et qui est original. Dans “Grand vide”, il y a, d’une part, le côté formel, avec le comique burlesque et, d’autre part, le grand thème de l’ambition, en se demandant jusqu’où on est prêt à aller par ambition. Il y avait aussi, encore plus concrètement, le parcours d’une amie, qui était dealeuse quand elle est arrivée à Paris, pour financer ses études de cinéma. Cela m’avait un peu fasciné de me dire qu’elle avait toujours frôlé de se faire prendre, sans jamais que ce ne soit le cas. Au début de l’écriture, je me suis demandé ce qui se passerait si ça tournait mal pour elle…

 

C’est l’univers de l’entreprise et j’ai aimé vouloir le situer dans le monde de la production de la télé, que je connais bien mais ça aurait pu être également dans le monde de la banque ou dans n’importe quel autre système capitaliste, avec des hiérarchies, pour raconter la violence sourde et les rapports absurdes. C’était tout aussi passionnant de raconter les coulisses de la télé, notamment des chiffres d’audiences et de comment sont gérées les statistiques. En fait, ces dernières sont derrière tout, notamment dans le fait qu’une série continue ou non, ou qu’un personnage soit développé ou pas. 

 

A quelques jours de la première, dans quel état d’esprit êtes-vous ?

 

Mélanie : J’ai cette hâte de revenir sur scène, j’adore le projet mais Gary a quand même plus de stress à mon avis, c’est son bébé, il l’a écrit et il joue dedans. En tout cas, c’est marrant, je pensais que je serais méga stressée (bon, on s’en reparle quand même deux heures avant la première 🙂) mais, là, j’ai surtout hâte. Cela fait longtemps que l’on est en répétition donc il me tarde que le public découvre la pièce. On en fait la promotion sur les réseaux, avec des photos notamment mais avant d’avoir vu cette pièce, je pense qu’on ne peut pas la comprendre. Du coup, j’ai très envie que les gens se projettent et qu’en sortant, ils nous disent avoir compris. C’est vraiment ce moment-là que j’attends donc je suis actuellement plus dans l’impatience et l’excitation !

 

Gary : Je dirais que je ne m’en rends pas compte, pour l’instant, parce qu’en fait, il y a encore tellement de travail. On est dans un process de création qui est particulier puisqu’on va travailler jusqu’à la veille de la première. On est encore dans les découvertes avec les costumes de Jules, il y a des éléments de scénographie qui sont en fin de construction avec Margot, il y a toute la création lumière qui va être faite avec Enzo. Donc ce n’est tellement pas palpable pour l’instant que je n’ai pas encore de stress. Même si c’est demain, je sais…

 

Que peut-on vous souhaiter pour ce premier mois de distribution ?

 

Mélanie : Du rire, du soutien du public, de l’amour !

 

Gary : Des salles pleines et des gens qui sont heureux ! Avant tout chose, c’est une comédie et, dans le monde dans lequel on vit, pour moi la comédie a une forte résonance. Par son biais, on peut dénoncer et raconter plein de choses, ce n’est pas un art gratuit et mineur et c’est très exigeant comme travail. Donc j’espère que ça va toucher les gens à cet endroit-là et, surtout, j’espère que ce ne sera que le début. 

 

Mélanie : Comme je le disais, j’ai envie que les gens s’approprient la pièce, qu’ils en ressortent en ayant découvert un humour qu’ils ne connaissent peut-être pas et en se disant que ça leur a fait du bien, dans ce monde complexe. Je me souviens avoir voulu faire ce métier en découvrant Louis de Funès, en découvrant “Le père Noel est une ordure”, en découvrant “Le dîner de cons”, des comédies et comédiens qui m’ont donné envie de faire rire. Je nous souhaite donc que les gens ressortent avec la banane et qu’ils aient envie d’en parler autour d’eux. 

 

En complément, quels sont vos autres projets et actualités ?

 

Gary : “Indomptables” est un projet sur lequel je travaillais depuis longtemps, c’est une comédie en duo, avec Louise Massin. C’est un film de comédie burlesque qui vient de se finir, on a fait la projection équipe il y a deux semaines donc c’est tout neuf. On commence à l’envoyer en festivals ! Je suis vraiment très content de ce film, tourné à la Grande-Motte, une ville que j’aime beaucoup et qui est architecturalement assez dingue. J’espère que ce sera la version courte de quelque chose de plus long…

 

Il y a également “Vents contraires”, un autre court-métrage, qui est en préparation. On vient de recevoir le soutien de la région Pays de la Loire. Le projet est quasiment en fin de financement et on tournera cet automne. Mélanie fera, à priori, partie du casting. Le thème est plus dramatique, cela retrace un peu mes derniers moments d’amitié avec mon meilleur ami, que j’ai perdu il y a huit ans, à la sortie du lycée. Ce projet est donc beaucoup plus intime et me tient très à cœur. Il est hyper excitant à faire !

 

Personnellement, en plus de “Grand vide”, je vais jouer dans “Alpenstock”, au théâtre du Funambule, tout le mois de mai ! Je suis très heureux de tous ces projets, dans un monde culturel secoué. D’avoir du travail n’a pas de prix donc c’est trop chouette, je me sens privilégié !

 

Mélanie : J’ai tourné, fin 2025, dans un téléfilm pour France Télévisions, “Triple peine”, de Noémie Kocher. Cela parle d’une histoire vraie et assez dure, d’harcèlement sexuel qu’ont vécu de jeunes actrices. Fleure Geffrier, une comédienne que j’aime beaucoup et mon amie dans la vie, a le premier rôle. 

 

Merci à tous les deux pour vos réponses !

Publié dans Théâtre

Partager cet article
Repost0

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 200 > >>