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Lace Hoffmann évoque pour nous ses projets artistiques et sa passion de son métier !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo: Rameen Eggspulher
Crédit photo: Rameen Eggspulher

Bonjour Lace,

Quel plaisir d’effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, comme en témoigne votre parcours. Au travers notamment du théâtre, de la télévision, de la publicité, du cinéma mais aussi de la présentation et de la réalisation. D’où vous vient cette passion ?

Ma passion première est le jeu, même si mon parcours n’a pas été linéaire. J’ai d’abord intégré une école de commerce pour aboutir à un Master. J'ai fait du théâtre pour la première fois à 8 ans. On avait le choix de notre rôle, j'ai choisi de jouer une patronne de restaurant! En école de commerce, j'adorais les cours de mise en situation et les jeux de rôles. Les commerciaux doivent savoir jouer la comédie

Etre sur les planches n’était, pour moi, pas du travail, c’était surtout un plaisir. Mais je ne me rendais pas compte alors que je pouvais faire cela au niveau professionnel. Avant d’avoir un déclic. Maintenant je peux le dire, ce métier est un travail de tous les jours.

Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’art ?

J’aime m’y amuser, ce qui est très important, et aussi m’évader. Je me lasse très vite, aussi mon métier me permet facilement de passer d’une casquette à une autre, et j’aime toucher à tout. Chaque jour est différent.

Je réalise parce que j’ai l’envie de raconter une histoire. Pour transmettre quelque chose, évoquer une sensation ou un moment de vie. Faire partager cela est important pour moi. Lorsque j’ai réalisé un petit court-métrage, l’année dernière, dans le cadre du Nikon Festival, j’ai eu la chance d’avoir de bons retours, très positifs, des émotions que j’ai voulues y transmettre.

Avoir réussi, en deux minutes, à partager avec les gens et à leur faire comprendre mon message est très encourageant. Pourquoi ne pas d’ailleurs développer ce projet en allant plus loin dans la réflexion.

J’ai également été, en télévision, chroniqueuse mode, l’une de mes passions. La concilier avec le travail face à la caméra fut extrêmement important pour moi et a été très formateur. Cet exercice permet de travailler à la fois sa posture ainsi que l’interactivité avec les invités. Dans un cadre et un contexte bien différents de celui des plateaux de tournage en comédie. Les deux sont passionnants.

Le côté informatif que permet la télévision m’a beaucoup plu pendant mes deux années de pratique. J’aimerais d’ailleurs, si l’occasion se présente, pouvoir renouveler l’expérience.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents exercices ?

La transmission, le fait de donner du plaisir et des envies en sont. J’aime beaucoup le travail approfondi de mes personnages en amont. En imaginant leur vie passée, leur façon de voir l’avenir ainsi que leurs relations familiales et amicales notamment.

Sur un plateau de télévision, j’apprécie pouvoir travailler le parcours de l’invité. Pour réussir, en cinq minutes, à créer un échange pour que quelque chose se passe à l’écran.

Que ce soit en télévision ou pour les tournages, ce qui est vécu sur les plateaux se ressent souvent différemment à l’écran. Au travers du montage ou du choix des plans ou des scènes notamment. C’est pourquoi j’ai toujours une hâte particulière de découvrir le rendu final.

3/ Les rythmes sur les plateaux de tournage sont généralement très soutenus. Comment faire alors pour être prêt face au réalisateur ?

Pour commencer, il est nécessaire d’apprendre son texte sur le bout des doigts. Afin ensuite de pouvoir le sortir sans difficulté. Pour y parvenir, je le répète dans n’importe quelle situation, en faisant les courses par exemple ou bien encore sous ma douche.

Petit-à-petit, on s’aperçoit que le texte va nous venir comme si l’on fredonnait une chanson. Même si l’on n’a pas forcément l’envie particulière de le dire, il arrive de lui-même car on l’a dans la tête. Il faut donc pouvoir apprendre le texte mais aussi le digérer. Afin de faire ensuite ce que l’on veut avec.

Le cinéma, contrairement à la série télé qui demande des exigences de timing plus que serré, me permet plus facilement de travailler et de développer mon personnage. En fonction soit de ma propre expérience, sinon du fruit de mon imagination. La simple lecture du texte permet rapidement de m’en faire une première idée plutôt précise. En termes de démarche, de gestes, de langage et d’intonation principalement. Le travail ultérieur avec le réalisateur permet d’affiner ces différents points.

J’ai d’ailleurs eu la chance de travailler avec Jean-Pierre Larcher, en tant que réalisateur, pour un court-métrage qui sera diffusé sur France 2 d’ici quelques semaines. Il est aussi un grand photographe et est donc très visuel. Nous avons fait un énorme travail sur les costumes, le maquillage, la coiffure et les accessoires. Aussi, je me suis facilement imprégnée de mon personnage. La démarche et l’esthétisme du rôle ont également été des axes forts.

L’occasion s’est aussi présentée de voir le réalisateur Christophe Barratier en plein travail. C’est un réalisateur exceptionnel, il a une douceur qui met directement en confiance. Il laisse une belle liberté à ses comédiens, sans pour autant hésiter à leurs dire où il veut aller et comment il souhaite y parvenir.

4/ Concernant la réalisation évoquée précédemment, quelles sont vos principales sources d’inspiration ?

Ca peut n’être que des sensations, que je n’arrive pas à expliquer avec des mots mais qui pourraient être comprises via les images. Elles ne sont pas palpables mais ont souvent été vécues.

Je n’ai pas forcément envie de parler d’une situation bien précise, typiquement les aléas d’une vie de couple. Je m’oriente plutôt vers ce que chacun peut ressentir sans réellement l’évoquer. Par exemple les pensées intimes.

Typiquement, dans « Je suis un manque », une fille y comble un manque affectif par de la nourriture. Ce qui est difficilement explicable. Les sous-entendus et les sensations profondes mises en avant, sans être explicites, visent à y transmettre cette idée.

J’aime bien ressortir d’un film avec une forte émotion, quelle qu’elle soit. Ce que j’ai pu connaitre à l’issue du film argentin « Dans ses yeux », de Juan José Campanella, où j’ai été bouleversée. Au travers de ce qu’a pu ressentir le personnage.

5/ Comment vous sentez-vous d’ailleurs juste avant de monter sur scène, quelques instants avant l’ouverture du rideau. Ravie de retrouver le public pour une nouvelle représentation? Ou anxieuse d’une nouvelle date ?

Tout dépend en fait de ce que j’ai pu vivre dans la journée. Je peux être excitée et impatiente, ou à l’inverse extrêmement stressée. Les sensations diffèrent donc systématiquement. Je n’ai jamais le même stress ou la même excitation.

Mais une fois arrivée sur scène, en pleine lumière, tout s’oublie, même si je me sers inconsciemment de ce que j’ai vécu. L’énergie fournie est d’ailleurs identique quelque soit l’affluence dans la salle.

A l’issue du spectacle arrive toujours le même ressenti, celui de me dire que j’ai vraiment de la chance de faire ce que j’aime. Recevoir autant d’énergie du public fait un bien fou. J’y pense dès le matin, en me levant, impatiente déjà de retrouver les spectateurs.

6/ De façon plus générale, quels sont vos projets et envies artistiques du moment ?

J’ai fait jusqu’à présent beaucoup de théâtre. Mais j’ai l’envie de retrouver davantage le travail avec la caméra, dans le cinéma notamment. J’adore les deux exercices et passer de l’un à l’autre ne me fait pas peur.

Je souhaiterais aborder de nouveaux personnages, non encore travaillés jusqu’à présent. Par le passé, j’ai eu la chance de jouer une infirmière folle, une journaliste, une grande enfant perdue, une femme amoureuse et une extraterrestre mangeuse d’homme. A présent, l’action me tente, au travers pourquoi pas d’un flic ou d’une guerrière.

Tout en reprenant, comme je vous le disais, des chroniques sur le petit écran. Un projet est d’ailleurs en cours, qui mélange cinéma et plateau de télévision.

7/ Pour finir, qu’avez-vous envie de dire aux lecteurs de cet entretien pour les inciter à continuer de s’intéresser à l’art ?

Je vous incite déjà à continuer de lire ce blog. Car il permet aux personnes interrogées de parler de leur travail, de ce qu’elles aiment et d’évoquer l’art en général.

Aussi, je vous encourage à sortir des sentiers battus. Allez voir ces choses que vous n’iriez pas voir d’habitude. Testez des nouveautés. De nombreuses petites pièces méconnues se jouent à Paris et sont bien souvent des pépites. En plus, les prix sont souvent attractifs, à moins de dix euros. Les thèmes abordés sont, en plus, très vastes. Du classique, de l’absurde ou du boulevard.

Allez voir tous ces films d’auteurs qui ne sont pas connus, notamment français, qui sortent dans de petites salles mais qui méritent vraiment d’être mis en avant.

Merci Lace pour cet agréable échange !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Claude Jan, artiste aux multiples casquettes, nous dévoile ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Claude Jan, artiste aux multiples casquettes, nous dévoile ses projets !

Bonjour Claude,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Votre parcours met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, au travers notamment de la télévision, du cinéma, du théâtre, de la publicité ou bien encore de l’animation. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’art ? D’où vous vient cette passion ?

Ma passion pour ce métier me vient certainement de mon grand-père, que je n’ai d’ailleurs jamais connu. Qui était comédien italien et qui a tourné de nombreux rôles assez importants dans les années 70 et 80.

J’ai presque toujours fait du théâtre, en démarrant sur les planches à l’âge de 10 ans. En amateur au début, mais j’écrivais déjà mes sketchs et j’étais responsable d’un groupe à Montreux, ma ville de naissance.

Le fait d’être en représentation, face à un public, m’a très vite attiré. La scène a donc été mon premier amour, bien avant d’enrichir ensuite ma palette. Mais je pense être avant tout un comédien de théâtre.

2/ Quelles complémentarités y retrouvez-vous ?

Le théâtre nous apprend à bouger et à placer notre voix. Il est l’art de base. C’est ensuite plus simple pour faire de la télévision et de la publicité.

Mon expérience m’aide également pour l’écriture. J’ai ainsi rédigé un programme court, « Le chien des Robert », qui devrait être produit par TF1. Où l’on comprendra ce que pense cet animal. Je viens de tourner le pilote avec Danielle Evenou, qui interprète ma maman.

Aujourd’hui, même pour des shootings photos, il est attendu que la personne soit expressive. Ce qui n’était pas forcément le cas plusieurs années en arrière. Le théâtre est donc, je le crois, la corde la plus utile pour espérer réussir dans le milieu artistique.

3/ Le rythme sur les plateaux de tournage est généralement très soutenu. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail en amont pour ensuite être efficace face au réalisateur ?

Le réalisateur Henri Bargès m’a dit, il y a quelques mois, lors du tournage d’une publicité, d’une durée de cinq jours, n’avoir jamais tourné avec un comédien aussi précis. Ce qui m’a fait chaud au cœur.

J’aime bien apprendre mon texte à l’avance et j’ai la chance d’être plutôt à l’aise dans cet exercice. Pour les séries où les rythmes sont particulièrement intenses, il est aussi nécessaire de se l’imprégner, pour qu’il fasse partie de nous. Pour cela, répéter ses phrases en se lavant ou en faisant la cuisine est souvent très ludique.

Je suis très à cheval sur l’exactitude de l’interprétation, du texte et du placement. Quand je fais quelque chose, je m’efforce de le faire bien.

4/ Revenons quelques instants sur ces derniers instants, au théâtre, avant de monter sur scène. Lorsque le rideau est encore fermé mais que vous entendez déjà le bruit de la salle. Quel sentiment prédomine alors en vous ? L’excitation ou l’angoisse ?

Je ne ressens pas de la peur, je dirais plutôt que c’est de l’adrénaline. Typiquement, j’ai le souvenir d’avoir joué devant 1 000 personnes, au Palais des Congrès à Lyon, la pièce « Les monologues du pénis ». L’excitation et l’adrénaline ressenties étaient alors très fortes. Ces instants sont intenses, rares et précieux.

Contrairement à la télévision ou au cinéma, le théâtre est sans filet. Il n’y a pas le droit à l’erreur. En plus, l’échange avec le public est instantané. Au travers notamment des rires, des larmes ou bien encore des applaudissements.

5/ De façon plus générale, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ? Aimeriez-vous vous orienter vers une thématique plus précisément ? Ou la diversité des compétences vous attire-t-elle davantage ?

J’ai récemment participé aux premières lectures de la pièce « La goutte ». Avec notamment le petit-fils de Louis de Funès. Il est possible que l’œuvre se joue dans un grand lieu parisien dans les mois à venir.

Même si l’emploi du temps qui va avec ne permet pas facilement d’associer des tournages en journée. D’autant plus que je travaille beaucoup en province et à l’étranger. Un choix fort est donc à faire.

6/ Pour finir, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs du blog pour les encourager à continuer de s’intéresser à l’art ?

S’intéresser à l’art permet une certaine ouverture d’esprit et aide à s’intéresser à la vie. L’art, c’est le cinéma, la télévision, les livres ou les monuments.

Il faut être curieux de thèmes qui, à première vue, ne nous passionnent pas particulièrement. Pour découvrir de nouvelles choses.

L’art, c’est la vie !

Ce fut un réel plaisir, Claude, d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Le comédien Pierre Rousselet nous présente sa nouvelle pièce de théâtre !

Publié le par Julian STOCKY

Le comédien Pierre Rousselet nous présente sa nouvelle pièce de théâtre !

Bonjour Pierre,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

1/ Vous serez à l’affiche, à partir du 4 février, de la pièce «Je crois qu’il aime ma femme», aux côtés de Elodie Colin et Farid Omri. Quelle en est la thématique ? Quelle histoire y est racontée ?

L’histoire met en avant un couple qui essaie désespérément d’avoir un enfant, sans succès. Ils ont même tenté d’adopter, mais cela n’a pas fonctionné. Aussi, ils décident d’inviter quelqu’un pour le désigner comme géniteur, sans l’en informer.

Mais la soirée ne va pas se passer comme prévue et partira un peu dans tous les sens.

2/ Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage de Sam ? Comment l’abordez-vous en termes de jeu ?

Sam est le gendre idéal. Il est délégué ministériel et travaille pour l’éducation nationale. C’est quelqu’un de bien.

Il habite Bordeaux et est de passage sur Paris afin de faire une formation sur la laïcité. C’est d’ailleurs à cette occasion qu’il a rencontré Marie, la femme du couple évoqué précédemment.

Sans tout dévoiler de l’intrigue, il faut savoir que Sam est assez déprimé. Il vient récemment de se séparer de Camille, ce qui le rend très triste.

3/ Quelles sont, selon vous, les clés artistiques de la pièce pour plaire au public ?

Farid Omri, l’auteur de la pièce, avait déjà écrit, il y a quelques années, le succès « Couscous aux lardons ». Il a don de savoir rédiger et mettre en scène des pièces qui sont très drôles et très distrayantes.

Sur de vrais sujets de fonds, avec de fortes questions, permettant une certaine remise en cause. L’analyse qui en est faite de la société est très pertinente.

La pièce est dans l’air du temps, basée sur des sujets d’actualité. J’espère que vous passerez un bon moment. Les premiers retours, lors des répétitions, sont en tout cas très positifs.

A quelques jours du démarrage, nous sommes tous excités. C’est une création, nous sommes, si je puis dire, sur le point d’accoucher. Cette œuvre est un peu notre bébé, nous nous sommes beaucoup investis, avons travaillé les textes, les costumes et les décors.

Nous avons tous envie de découvrir le retour du public.

4/ Revenons sur ces deniers instants avant de monter sur scène, alors que le rideau est encore fermé mais que vous entendez déjà le bruit de la salle. Comment vous sentez-vous alors ? Excité et impatient de retrouver le public ? Ou angoissé d’une nouvelle représentation ?

L’angoisse est présente, il y a toujours cette petite boule au ventre que l’on ne maitrise pas. Alors en pleine concentration, on espère que tout va bien se passer, sans trou de mémoire ou couac dans la mise en scène.

Une fois une scène, ce sentiment s’oublie et l’on est vraiment dans le personnage. On embrasse alors plutôt les craintes et les peurs de ce dernier.

5/ De façon plus générale, quels sont vos autres projets et envies artistiques du moment ?

J’ai hâte de découvrir plusieurs films dans lesquels j’ai tourné. Comme « Hôtel occidental », où j’interprète un enquêteur de police. Le tournage a eu lieu au début 2015 et sa diffusion en salle est attendue prochainement.

En parallèle, j’ai également eu la chance d’avoir un rôle dans « Mon nom à Pigalle », aux côtés de Reda Kateb, sous la réalisation de Hamé et Ekoué.

6/ Vous évoquiez les plateaux de tournage. Les rythmes y sont généralement soutenus. Aussi, quelle est votre méthodologie de travail en amont pour ensuite être efficace face au réalisateur ?

J’apprends beaucoup les textes et je relis régulièrement le scénario. Je cherche ensuite à m’imprégner du personnage, notamment en m’habillant comme ce dernier pourrait le faire, selon mon imaginaire. Pour l’inclure dans mon quotidien, quelques jours avant l’arrivée sur le plateau.

Il se passe toujours, sur un tournage, des choses imprévues. Ce qui fait la magie de ces moments. J’ai déjà pu penser à plusieurs orientations, qui finalement ont totalement différé le jour J. Certains moments, ainsi, nous échappent et cela donne, au final, des scènes souvent magnifiques.

7/ En conclusion, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs pour, si ce n’est pas déjà fait, les inciter à venir voir la pièce ?

Si vous avez envie de passer un bon moment et une bonne soirée, en couple, en famille ou avec des amis, n’hésitez pas à venir au théâtre Montorgueil pour rire avec nous.

C’est une pièce pour tous les publics.

Merci Pierre pour cet agréable échange !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Renaud Le Bas, artiste aux multiples casquettes, évoque son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Renaud Le Bas, artiste aux multiples casquettes, évoque son actualité et ses projets !

Bonjour Renaud,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à notre sollicitation.

1/ Vous êtes, comme en témoigne votre parcours, un artiste aux multiples casquettes. Au travers notamment du cinéma, de la télévision, du théâtre, de la publicité, de l’écriture et de la réalisation. D’où vous vient cette passion pour l’art, au sens général du terme ? Qu’est-ce qui vous y plait tant ?

Le cursus initial n’était pas prévu ainsi. Je n’avais jamais fait de théâtre avant de rentrer à l’école de la comédie de Saint-Etienne. Les rencontres m’ont beaucoup aidé à avancer. A l’époque, je ne le percevais pas encore mais, aujourd’hui, j’en suis intimement convaincu, le besoin de dire quelque chose est à l’origine de mon parcours.

Que ce soit le jeu ou l’écriture, c’est l’apprentissage des techniques qui m’ont le plus intéressé, mieux comprendre le processus artistique pour transformer une émotion en un outil permettant de dire quelque chose. Il est important de composer avec soi-même mais également d’acquérir de la distance pour parler aux autres.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents exercices ?

Si je n’avais pas été acteur, je n’aurai peut-être pas écrit de pièce.

Je n’ai pas envie de raconter ma vie, je souhaite que mon expérience personnelle soit mise au service de quelque chose de plus important. En l’occurrence le vivre ensemble. Dans « un visible Théo », pièce éditée au cahier de l’égaré j’ai voulu trouver un angle où tout un chacun peut se reconnaitre, parler des points communs plutôt que stigmatiser les différences, je souhaitais raccourcir la distance, entre deux communauté de parents : ceux vivant avec le handicap et ceux ne le connaissant pas pour parler à tous.

Au-delà de cela, la pratique du jeu m’aide aussi à me rendre compte de la meilleure façon d’écrire et de construire un personnage.

3/ Quelles sont généralement vos principales sources d’écriture ?

Elles sont diverses et variées. Pouvant être des auteurs, des films ou bien encore des réalisateurs. Les réalisateurs anglais tout particulièrement, qui sont souvent « dans l’humain ».

Mais de façon générale, elles sont empreintes de comédie.

4/ Les rythmes sur les plateaux sont souvent très soutenus. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail en amont pour ensuite être efficace face au réalisateur ?

La base est de savoir son texte. Le casting en amont aide aussi à comprendre le fonctionnement et les attentes théoriques. Je viens avec une ou deux propositions, tout en restant ouvert.

L’autre pilier : être à l’écoute de ses partenaires.

5/ Quels sentiments prédominent en vous au moment de monter sur scène, avant une représentation théâtrale ? L’excitation de retrouver le public ? Le stress d’une nouvelle date ?

Tout dépend des spectacles. J’ai beaucoup travaillé avec Frédéric Andrau, que j’admire beaucoup, et qui a l’habitude de me mettre sur le plateau avant même l’arrivée des spectateurs. Je compte alors les gens et cela m’aide à me concentrer, à m’oublier moi-même.

Il n’y a pas, je crois, de méthode. Certains acteurs ont besoin de se concentrer, d’autres pas. Le trac est une sensation qui vient, qui part et que je ne recherche pas.

Le plus important est d’être dans le moment, quel que soit l’état dans lequel l’on se trouve. Il faut accepter d’être dans l’instant.

6/ De façon générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques actuels ?

Ma grande envie est de réaliser « A l’air libre », long-métrage pour lequel je suis accompagné par « Les films de la butte » pour la production et que j’ai coécrit avec Serge Hazanavicius.

L’histoire d’un homme qui à la naissance de son fils a décidé de rayer le mot rêver de sa vie pour le remplacer par le verbe gérer. Huit ans après, en bon scaphandrier, il a construit un bulle autour de sa famille, Claire son épouse et son fils Théo, une bulle qui étouffe, qui empêche de vivre à l’air libre et qui déjà se fissure de l’intérieur. Il va lui falloir réapprendre à rêver, à vivre aussi pour lui s’il ne veut pas tout perdre.

Tous, nous pouvons nous retrouver dans Massimo. La seule différence, c’est que Théo est handicapé mental, ce qui ne l’empêche pas d’aller bien. Avec humour et bienveillance, mais aussi sans édulcorer la réalité, j’ai voulu raconter que mes interrogations de père d’un grand gars de 21 ans handicapé sont finalement très proches de n’importe quel papa. Finalement, qu’est-ce que c’est être père ? Et qu’ai-je à transmettre ?

A titre personnel, sur ce deuxième point, je me suis rendu compte que la seule chose que je peux transmettre à mon fils, puisque je ne pourrai pas lui apprendre à écrire ou à jouer au théâtre, c’est sa propension à être heureux dans sa vie. Et si moi-même je ne le suis pas, comment pourrai-je lui transmettre ?

Je viens également de terminer le tournage de mon premier court-métrage en coréalisation avec Yves Legrain : « Intérieur nuit ». L’histoire d’une serveuse un peu fatiguée qui va rêver la fermeture de son bar.

7/ Pour finir, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs de cet entretien pour les inciter à continuer de s’intéresser à l’art ?

L’art est un dialogue. Il ne faut jamais se dire que c’est quelque chose d’hermétique qui n’est pas pour vous. Par contre, vous avez le droit de ne pas aimer ce qui vous est dit dans cet échange.

Ce qui est important, c’est de rester ouvert et de se laisser surprendre.

Bref, laissez-vous tenter, vous ne savez pas ou cela peut vous emmener.

Effectuer cette interview avec vous, Renaud, fut une joie !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Jérémy Martin, artiste de talent, nous dévoile son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Jérémy Martin, artiste de talent, nous dévoile son actualité et ses projets !

Bonjour Jérémy,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions pour le blog.

1/ Votre parcours met en avant les différentes cordes de votre arc artistique. Au travers notamment du théâtre, de la télévision, du cinéma, du doublage, de la musique mais aussi de la mise en scène. D’où vous vient cette passion si prononcée pour l’art ?

La passion a commencé alors que j’étais encore tout petit, avec des oncles musiciens. Je me rappelle des soirées de Noel, où la musique avait une place importante. J’ai débuté en effectuant quelques petits spectacles dans la cave puis ma maman ayant ouvert un cours de théâtre, je m’y suis inscrit vers l’âge de 9 ou 10 ans.

Je suis donc sur les planches depuis déjà 26 ans maintenant et la passion reste intacte. Les cours Florent puis le studio théâtre d’Asnières m’ont permis d’en faire mon métier.

C’est un vrai plaisir d’échanger et d’offrir du divertissement aux gens. La notion de partage me plait. J’aime aussi interpréter différents rôles et personnages.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre les différents exercices artistiques évoqués ?

Tout se rejoint, et je le remarque de plus en plus. J’ai ainsi le sentiment d’être autonome avec la compagnie que je dirige. Que ce soit pour les montages musique, au travers de mes expériences dans ce domaine, ou bien encore pour savoir quand et comment placer sa voix en tant qu’acteur. Dans ce cadre, les cours de chants m’ont beaucoup aidé.

La mise en scène est aussi facilitée, notamment dans le rapport avec les acteurs, car je sais me mettre à leur place.

Adolescent, j’ai grandi aux rythmes des prestations de De Funès et Belmondo, qui m’ont tous deux donné un peu plus encore l’envie de faire ce métier. Puis j’ai découvert l’humour de films comme « Les Bronzés » ainsi que « Le Père Noel est une ordure ». Je ressens ces influences-là dans mon travail d’aujourd’hui.

J’aime aussi la diversité, il me plait de faire rire mais j’apprécie aussi d’émouvoir les gens, au travers de sentiments plus tristes et plus profonds. J’essaie donc de mélanger les deux dans mes travaux.

3/ Le rythme, sur un plateau de tournage, est généralement très soutenu. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail en amont pour ensuite être efficace face au réalisateur ?

Je crois que travailler son texte est la chose la plus importante. Le savoir sur le bout des doigts permet d’être beaucoup plus décontracté sur le plateau. Pour être plus à même de répondre aux sollicitations de l’équipe technique.

Il est possible que l’interprétation attendue soit différente de ce qui avait pu être initialement prévue. Ce qui est d’ailleurs la force de textes bien écrits ou le problème de ceux qui ne le sont pas. Il est donc important d’y avoir réfléchi en amont.

4/ Revenons quelques instants sur les derniers instants, au théâtre, avant de monter sur scène, lorsque le rideau est encore fermé mais que vous entendez déjà le bruit de la salle. Quel sentiment prédomine alors en vous : l’excitation ou l’inquiétude ?

C’est très variable ! Au fur et à mesure des représentations, l’aisance grandit. Même s’il faut rester vigilant à ne pas dévier. Le jeu se bonifie après cinq à six représentations, lorsque la détente grandit. Le plaisir et l’amusement prennent alors le pas.

Il est important aussi d’évacuer l’humeur de la journée. La concentration joue un rôle majeur. La connaissance et la maitrise des différents leviers nécessaires au jeu de la bonne partition sont aussi des éléments clés.

5/ De façon plus générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ?

J’aimerais bien tourner davantage. Après m’être beaucoup investi dans des projets pour ma compagnie, repasser devant la caméra me plairait réellement.

Je souhaiterais aussi développer de manière plus intense mes compétences et expériences de doublage et de voix.

En parallèle, je prends toujours autant de plaisir à mettre en scène et à jouer les différentes pièces pour jeune public autours du personnage de Gabilolo. Les spectacles sont visibles sur Paris, à l’Alambic Comédie, ainsi qu’à Nantes, au théâtre de Jeanne.

Sans oublier quelques dates de tournée, notamment à Genève, avec la pièce « Après le mariage… les emmerdes ». Le spectacle pourrait d’ailleurs reprendre ensuite sur Paris, des discussions sont en cours.

6/ En conclusion, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs du blog pour les inciter à continuer de s’intéresser à l’art ?

Permettez-moi de citer Schopenhauer, qui disait : « Ne pas se rendre au théâtre, c’est comme faire sa toilette sans miroir ».

L’art permet de partager des émotions. C’est aussi l’occasion d’échanges, comme je vous le disais lorsque j’évoquais mes motivations pour ce métier.

C’est aussi l’ouverture sur les autres et le monde, à l’image des voyages. L’enrichissement y est permanent et cela aide également à affiner son sens critique, pour s’affirmer et savoir ce que l’on veut dans la vie.

Ce fut une joie, Jérémy, d’effectuer cette interview en votre compagnie !

Egalement pour moi !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Jules Vallauri, artiste aux multiples casquettes, nous présente son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Jules Vallauri, artiste aux multiples casquettes, nous présente son actualité et ses projets !

Bonjour Jules,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes, comme en témoigne votre parcours, un artiste aux multiples casquettes. Au travers notamment du cinéma, de la télévision, du théâtre, de l’écriture et de la mise en scène. D’où vous vient cette passion pour l’art, au sens général du terme ? Qu’est-ce qui vous y plait tant ?

C’est très simple : si je devais me définir en un mot, je dirais que je suis un créateur. C’est ce qui me fait le plus vibrer.

La création artistique peut passer par n’importe quel vecteur. A la base et à l’origine, celui de l’acteur. Mais aussi ceux du chanteur, de l’auteur et du metteur en scène.

Les techniques diffèrent certes, mais on y retrouve la même couleur et la même énergie.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents exercices ?

Comme je vous le disais, je suis, à la base, acteur. Du moins, j’interprète des personnages du mieux que je peux. Cette connaissance pour interpréter des rôles m’oblige inévitablement à une maitrise de moi-même. A partir du moment où cette dernière me relie à quelque chose de centré, il suffit alors d’aller piocher dans les bonnes compétences.

Typiquement, lorsque j’écris, je me sers de l’imagination que je mets au service de mes propres personnages. En tant que metteur en scène, j’ai une passion pour l’artiste et l’être que j’ai en face de moi, car j’occupe aussi ponctuellement cette fonction. Ce qui m’aide à le comprendre et le diriger.

Le vecteur initial de l’acteur m’a demandé une grosse introspection. Qui m’a permise d’aborder sereinement l’écriture et la mise en scène. Comme je me définis, je suis acteur par passion et auteur par nécessité.

3/ Quelles sont généralement vos principales sources d’écriture ?

J’ai une expérience de l’écriture assez courte. Je ne dirais pas récente car la gestation d’un écrit prend du temps. Parfois cinq ou six ans sont nécessaires. Je pars donc du principe que les premiers écrits sont toujours autobiographiques.

Dans le sens où, dans un premier temps, mon écriture est née d’une frustration. Celle de l’acteur qui n’a pas eu le rôle attendu.

Mes premières compositions sont liées au théâtre et je viens d’aborder le roman. Je me suis rendu compte que la liberté y est plus importante.

Pour revenir à votre question, j’écris sur des thématiques qui me touchent. Je commence d’ailleurs à peine à me libérer de ce côté revendicatif de l’auteur. Je fais aussi dire à un personnage ce que la vie ne permet pas d’exprimer.

A noter que mon premier écrit fut la pièce « L'anniversaire » (www.lanniversaire-lapiece.com) éditée aux éditions Publibook, créée à l'espace Pierre Cardin avec Patrick Préjean et Christian Vadim.

4/ Les rythmes sur les plateaux sont souvent très soutenus. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail en amont pour ensuite être efficace face au réalisateur ?

Une seule technique existe, qui résume tout et rien à la fois, à savoir la disponibilité sur un plateau. Il faut y arriver en ayant digéré, car il n’y a pas de répétition, les côtés artistiques et techniques du personnage. Ainsi que sa propre motivation, car se retrouver dans pareille situation n’est pas un contexte naturel.

Il faut s’y présenter sans n’avoir plus aucune question à se poser. D’autant plus que le metteur en scène va orienter les comédiens dans un sens différent de ce qui avait pu initialement être envisagé. Il ne faut pas être figé et il est important de se mettre à nu.

Si le metteur en scène juge que la proposition faite par le comédien ne lui convient pas et qu’il exige autre chose, alors il est bon car il sait ce qu’il veut. Nait alors une relation de confiance et de pertinence. Dans la situation inverse, on pourrait croire que la liberté accordée aux acteurs est intéressante, mais ce n’est pas forcément la meilleure solution. Car les repères viennent à manquer.

Aussi, je m’efforce d’être disponible et à l’écoute.

5/ Quels sentiments prédominent en vous au moment de monter sur scène, avant une représentation théâtrale ? L’excitation de retrouver le public ? Le stress d’une nouvelle date ?

Je pars du principe que l’on parle de jeu d’acteur. Il n’y a donc pas de stress, mais de l’excitation. Dont les symptômes sont d’ailleurs les mêmes, en l’occurrence le cœur qui bat vite et les poils qui s’hérissent. J’aime ce moment où l’envie d’aller communier avec le public se fait particulièrement ressentir.

Là encore, la disponibilité est prépondérante. Un acteur, une fois sur scène, ne doit plus réfléchir, mais jouer. Ce sont les émotions qui doivent le guider et non pas son cerveau.

A noter que, contrairement aux plateaux, même si le fond reste le même, la technique nécessaire y est différente. Une caméra est très introspective car elle vient chercher les sentiments, en zoomant comme un scan. Au théâtre, il faut aller vers les spectateurs.

6/ De façon générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques actuels ?

J’ai très envie de travailler avec Jean-Jacques Beineix, pour développer des projets sur l’image. Que ce soit en télévision ou au cinéma. J’aimerais approfondir des personnages plus conséquents et des thématiques encore plus marquantes.

En parallèle, le roman m’attire de plus en plus. Je viens de terminer un essai, qui s’apparente à quelque chose d’autobiographique, sans l’être. En effet, à l’occasion d’un anniversaire, j’ai écrit le roman de la vie de la personne, en l’occurrence ma maman.

Même si je la connais bien, j’ai effectué, dans ce cadre, une vraie démarche journalistique. En contactant, par les réseaux sociaux, la famille italienne d’où est originaire ma mère. En me replongeant dans l’histoire, j’y ai trouvé un vrai ton, une vraie liberté et un vrai plaisir. Contrairement aux trois premières pièces que j’avais précédemment écrites, il n’y a pas de dialogue entre les personnes. Un autre effort artistique était donc attendu car, dès le premier squelette, il était nécessaire de rendre vivante l’histoire.

L’excitation de la création m’a beaucoup plu, motivé et intéressé. Les sensations y sont différentes de la satisfaction de l’acteur ou bien encore du metteur en scène. L’objet final de l’œuvre romanesque est d’une représentation plus concrète.

Enfin, je suis actuellement en tournée théâtrale avec " Madame est morte" de Michel Heim, en région paca. La pièce est d’ailleurs sélectionnée au festival d'Avignon. Plus d’informations sont à retrouver sur le site : www.billetreduc.com

7/ Pour finir, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs de cet entretien pour les inciter à continuer de s’intéresser à l’art ?

La connaissance est l’attrait premier de l’art. Aujourd’hui, les budgets associés sont malheureusement revus à la baisse. Je crois que le potentiel générateur et transgénérateur de l’art est malencontreusement sous-estimé. En effet, un enfant va être ramené, devant un projet, à sa propre vibration artistique, le formant à ses émotions. Sans être imposé par la hiérarchie parentale notamment.

L’art génère ainsi de la liberté.

Ce fut un plaisir, Jules, d’effectuer cet entretien avec vous !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Alexandra Campanacci, comédienne de talent, nous dévoile son actualité ainsi que ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Alexandra Campanacci, comédienne de talent, nous dévoile son actualité ainsi que ses projets artistiques !

Bonjour Alexandra,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, au travers notamment de la comédie et du mannequinat. D’où vous vient cette passion pour l’art ? Qu’est-ce qui vous y plait tant ?

Depuis toute petite, j’aime jouer la comédie, avec mes proches. Adolescente, lorsque je regardais la télévision, je refaisais déjà les répliques.

Pour autant, j’ai développé ma formation il y a peu de temps seulement. Je fais du mannequinat depuis cinq ans et de la comédie ainsi que du théâtre depuis simplement une année. Je n’avais pas osé franchir le cap précédemment mais, à force de lui parler tout le temps de cela, mon compagnon Nathan Dellemme (www.nathan.book.fr) a décidé de nous inscrire à des cours de théâtre pour développer ma passion.

2/ Quelles complémentarités y retrouvez-vous ?

Ces deux exercices sont effectivement complémentaires, notamment parce qu’il y est nécessaire d’adopter une attitude. Que ce soit face à un objectif ou une caméra.

Mon expérience dans le mannequinat m’a aussi aidé pour mes débuts en comédie, car cela m’a apporté de la confiance. J’ai été, du coup, plus à l’aise sur les plateaux de tournage.

3/ De nombreux clichés sympathiques vous concernant sont visibles sur la toile. D’après vous, comment réussir une photo ?

La réussite d’un cliché n’est pas liée à la beauté du modèle, mais à l’attitude de ce dernier. A titre personnel, j’essaie de ne pas y penser, pour rester la plus naturelle possible.

4/ Le rythme sur le plateau de tournage est généralement soutenu. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail en amont pour être efficace face au réalisateur ?

Je commence par apprendre mon texte sur le bout des doigts puis je le révise dans différentes situations. Par exemple lorsque je fais la vaisselle.

Par la suite, mon ami, étant comédien, me donne la réplique et je me filme. Pour pouvoir, en regardant le rendu, affiner ma préparation.

J’imagine aussi plusieurs scénarii et je réfléchis aux différentes façons d’aborder le texte pour m’adapter, en plateau, aux demandes du réalisateur. Cela me permet aussi de lui faire des propositions, si le temps le permet.

5/ Vous interprétez actuellement le rôle de Vronz, dans la web-série « B2i ». Quelle histoire y est racontée et quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ?

C’est une série où les intrigues sont principalement axées directement sur les personnages. Autours de thèmes comme la famille ou bien encore l’amour.

Le lieutenant Vronz, que j’interprète, est découvert, dans les trois premiers épisodes, dans son environnement de travail. Mais, prochainement, sa vie personnelle sera davantage développée.

Le programme est visible sur Youtube, sur les réseaux sociaux ainsi que le site internet de la B2i http://www.b2iwebserie.com.

Les trois premiers épisodes ont été autofinancés. Nous recherchons actuellement un producteur pour nous accompagner. A terme, nous sérions très heureux d’être diffusés en télévision.

6/ Plaire aux internautes sur des formats aussi courts n’est pas toujours évident. Aussi, quelles sont, selon vous, les principales clés artistiques du succès de ce programme ?

Le programme, d’une fréquence hebdomadaire, dure 10 minutes environ. Il est donc possible de le regarder facilement, dans n’importe quel endroit.

Ce sont des histoires du quotidien, qui parlent à tous et qui aident à réfléchir sur soi-même. La fin de chaque épisode laisse planer un doute qui vous donnera certainement l’envie de découvrir la suite de l’aventure.

7/ De façon plus générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques actuels ?

J’aimerais tourner davantage dans des séries tv et dans des longs métrages pour le cinéma, afin de m’impliquer dans l’interprétation plus approfondie d’un rôle. D’ailleurs, mon frère, Guillaume Campanacci, qui est acteur et réalisateur à Hollywood (www.guillaumecampanacci.com) m’a casté pour ses deuxième et troisième longs-métrages qu’il réalisera cet été avec sa coréalisatrice Vedrana Egon.

Je continue à passer des castings pour augmenter ma visibilité et je profite de mes venues sur Paris pour rencontrer des agences de publicité afin de trouver des opportunités.

Par ailleurs, je suis à la recherche d’un agent, ce qui est tout de même gage de crédibilité dans le milieu.

8/ Pour conclure, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à s’intéresser à l’art, au sens général du terme ?

Cela vous permettra de découvrir de nouveaux univers, qui sortent du quotidien. Vous passerez aussi de bons moments de détente, sans prise de tête.

Ce fut un plaisir, Alexandra, d’effectuer cette interview en votre compagnie !

Publié dans Télévision

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Romain Duquesne met en avant son actualité et ses nombreux projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Romain Duquesne met en avant son actualité et ses nombreux projets artistiques !

Bonjour Romain,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Votre parcours met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, au travers notamment du théâtre, de la publicité et de la télévision. D’où vous vient cette passion ?

J’ai été amené au théâtre par l’université, ayant commencé par un Master II en art du spectacle. Au départ, je ne voulais pas jouer, je souhaitais enseigner. Mais le lien a été vite fait car la théorie est certes quelque chose d’extraordinaire mais la pratique l’est au moins autant. Les deux s’accumulent et le plaisir en devient encore plus grand.

Je fais aussi de la mise en scène avec ma compagnie. La cie du 7ème Etage Dans ce cadre, deux spectacles ont déjà vu le jour et un troisième est en préparation. Nous serons sur scène, en mai prochain, à Bruxelles (au théâtre des Riches Claires) avec Septième étage, le spectacle, qui a déjà pas mal tourné et notamment à l’international.

En parallèle, j’ai souvent l’opportunité de faire du théâtre avec d’autres Cies, comme ce fut le cas dernièrement avec le personnage de D’Artagnan, dans un spectacle parrainé par Stéphane Bern (le dernier bal de la reine de France). Cette pièce était une première en France, avec quinze comédiens qui jouaient en simultané dans la totalité d’un château. Les spectateurs, habillés et costumés intégralement, étaient immergés au coeur de l’intrigue.

J’ai commencé à faire de la télévision bien après mes débuts au théâtre car, avec le temps et l’expérience, je me suis aperçu qu’il était important d’avoir plusieurs casquettes.

Enfin, je constitue actuellement une bande démo vocale en lien avec mon cursus lyrique et j’espère pouvoir intégrer une comédie musicale. C’est donc un métier très riche et diversifié !

2/ En avril prochain, la compagnie du 7è étage proposera, au théâtre La Loge, la pièce «Carter est un porc», une farce contemporaine dont vous êtes l’auteur. Pouvez-vous nous en dire davantage sur ce beau projet ?

J’ai fait, il y a trois ans, une capsule de ce projet, un format court d’environ trente minutes dans le cadre d’un festival parisien (Les mises en capsules). Nous avions beaucoup rigolé et les retours étaient plutôt positifs.

L’histoire? C’est un petit garçon rouquin et obèse dont les parents vont lui apprendre ses véritables origines. En l’occurence, l’union de la plus grosse de leurs truies du temps où ils étaient fermier en Bretagne et d’un clochard roux vif vagabond. Le tout est encastré dans une trame judéo-chrétienne un peu folle. Je le répète, c’est une farce.

Nous nous réunissons tous dans la joie et la bonne humeur pour nous moquer d’un individu qui est vraiment clownesque et absurde. En soit ce n’est pas sympathique, mais les ressorts comiques viennent interrompre le flux tragique de l’histoire. C’est ça la définition de la farce. On vient se moquer de pauvres bougres, et on adore ça.

Je suis très fier de l’équipe et du projet. C’est un véritable ovni. Je me suis inspiré de «South Park», mais l’univers est plus franchouillard.

3/ De façon plus générale, quels sont vos autres projets et envies artistiques du moment ?

Comme je vous le disais, je suis en train de m’intéresser un peu plus au chant. J’ai, dans ce cadre, déjà effectué trois années de formation. J’ai l’envie d’accentuer ce trait pour être en mesure d’être force de proposition. Je pourrai sans doute m’appuyer sur quelques amies chanteuses qui me conseilleront.

J’ai aussi l’envie de passer un Doctorat d’artiste, qui a trois ans d’ancienneté, via le Conservatoire National d’Art Dramatique de la ville de Paris, pour travailler sur les nouvelles écritures et l’improvisation. J’apprécie tout particulièrement ce dernier exercice, que j’ai connu au travers des deux premiers spectacles de ma compagnie, construits sur cette base.

Un éventuel futur nouveau projet est en réflexion actuellement. Nous essayons aussi d’installer, avec la compagnie, des ateliers pédagogiques dans la région dans laquelle nous sommes implantés, près de Poitiers.

Sans oublier quelques dates en province à venir avec le personnage de Lancelot (Lancelot, le chavalier de Merlin), mais ça c’est autre chose, ça ne concerne pas directement ma Cie.

4/ Revenons sur ces derniers instants avant de monter sur scène, lorsque le rideau est encore fermé mais que vous entendez déjà le bruit de la salle. Quel est alors, à titre personnel, le sentiment qui prédomine en vous ? L’excitation et la joie de retrouver le public pour une nouvelle représentation ? Ou l’angoisse et le stress d’avant spectacle ?

La réponse ne peut être générale. Je me suis déjà surpris à rentrer sur scène en n’ayant aucun trac. A l’inverse, existent des spectacles générant de l’inquiétude en amont car ils demandent des choses tellement précises ne permettant pas l’erreur, qu’ils impliquent une concentration extrême.

Ajoutons que les petits rôles sont encore plus difficiles à gérer car il faut être présent et efficace au bon moment. L’on n’a pas le temps de rattraper un éventuel problème.

L’excitation, la peur et la joie sont autant de sentiments qui, forcément, se mêlent. Mais quoiqu’il arrive, un comédien, une fois sur scène, se doit d’être constant dans sa rigueur.

5/ Sur les plateaux de tournage, les rythmes sont généralement très soutenus. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail en amont pour ensuite être efficace face au réalisateur ?

Il existe différents types de réalisateurs, de ceux qui aiguillent les artistes à ceux qui ne leur disent absolument rien. Un réalisateur, n’est pas nécessairement quelqu’un qui connait la méthodologie de l’acteur; et déjà il faudrait pouvoir la définir simplement pour en parler ainsi.

Certaines séries permettent de travailler le background d’un personnage, lui donnant une origine, un statut et une personnalité. Consciemment ou non, le comédien s’approprie alors le rôle, employant le « je » plutôt que le « il ».

Pour d’autres, à l’inverse, il est alors important d’être capable de s’accommoder des conditions et du rythme. La maitrise du texte est essentielle à cela.

6/ Pour conclure, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs de cet entretien pour les inciter à continuer de s’intéresser à l’art ?

Personne n’est insensible à l’art, nous sommes tous happés à un moment donné. Il suffit de s’arrêter un peu pour trouver autours de soi du beau ou du moins beau, et y découvrir un intérêt.

L’art donne des points de vue, pas des réponses. Avoir des multitudes de points de vue permet ensuite de faire la part des choses. Pour avoir une dialectique entre ce qui est bien et ce qui ne l’est pas.

Un véritable artiste rend simple d’exécution les choses lointaines difficiles à appliquer. C’est beau à voir !

Ce fut un plaisir, Romain, d’effectuer cette interview en votre compagnie !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Florian Hessique, artiste aux multiples casquettes, nous dévoile son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Florian Hessique, artiste aux multiples casquettes, nous dévoile son actualité et ses projets !

Bonjour Florian,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions pour le blog.

1/ Les téléspectateurs de MCE, la chaine câblée des étudiants, peuvent actuellement vous retrouver dans la série courte « A votre service ». Quel en est le principe ?

J’y incarne Paul, un chauffeur de VTC, quelque peu ringard, légèrement porté sur la bouteille et qui a de grandes idées sur tout. Il accueille dans son véhicule à la fois des clients, mais aussi des amis qui viennent le saluer. Il reçoit même parfois des personnalités.

Mais les courses ne se passent jamais bien. Paul confond les gens et ne peut s’empêcher d’engager la conversation pour donner son avis. Au final, il ne démarre jamais et l’échange se finit souvent très mal.

Vous pouvez d’ailleurs nous suivre sur la page officielle de la série : https://www.facebook.com/A-Votre-Service-847999621985114/

2/ Vous y interprétez, nous l’avons dit, le personnage de Paul, un chauffeur privé de berline. Qui est-il ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Paul est quelqu’un de gentil, mais il est sans filtre et naïf. En plus, il pense, à tord, tout connaitre. Si je puis dire, c’est un personnage attachant mais à qui l’on a envie de mettre des claques.

3/ De nombreux guests vous accompagnent dans cette chouette aventure. Citons notamment Samy Naceri, Géraldine Lapalus ou bien encore Didier Gustin. Quels souvenirs gardez-vous des tournages ?

Nous nous amusons beaucoup, malgré un rythme soutenu. Nous tournons en effet quatre à cinq épisodes par jour.

Tous les comédiens apportent leur maximum à la série et leurs expériences nous permettent parfois de nous écarter du scénario initial, pour partir sur plusieurs versions, certaines déjantées. Pour, à la fin, choisir la plus pertinente.

4/ Plaire au public sur une durée courte n’est pas un exercice facile. Aussi, quelles sont, selon vous, les principales clés artistiques de ce programme pour attirer les téléspectateurs?

La diffusion est hebdomadaire. Chaque mardi soir à 20h 30 sont proposés quatre épisodes, pour une durée totale de 12 à 15 minutes. Evitant ainsi de lasser les gens et, à l’inverse, générant de l’impatience de découvrir la suite.

Sur une durée courte, il est important que les épisodes soient efficaces et que les choses ne soient pas trop attendues.

Je souhaitais aussi que ce programme raconte une vraie histoire, contrairement à pas mal de séries courtes. Chaque participant est présent pour quelque chose de précis, permettant d’engager une conversation sur un sujet ou un problème. Pour ensuite dériver sur d’autres thèmes.

Quelles sont vos sources d’inspiration pour définir le contenu des épisodes ?

Pour que le téléspectateur puisse à chaque fois se reconnaitre dans un ou deux sketchs, je m’inspire beaucoup de la vie de tous les jours. L’humeur du moment est importante aussi, orientant le programme dans des axes différents.

J’aime mettre les comédiens dans des rôles de composition et leur faire incarner des personnages dans lesquels le public ne les attend pas. Par exemple, le très bon acteur Sami Naceri a joué un gendarme.

5/ Quelle suite aimeriez-vous donner à ce programme ?

Le tournage de la saison 2 débute en décembre, pour une diffusion à partir du 15 mars. Vous retrouverez à nouveau Géraldine Lapalus, Miko, Jean-Christophe Bouvet ou bien encore Alexandre Pesle. D’autres guests nous rejoignent à cette occasion, notamment Gérard Klein, Patrick Puydebat et Gérard Hernandez.

Une saison 3 est déjà en préparation. Notons aussi la sortie en DVD, le 1er mars prochain, de la première saison. Que vous pouvez commander via le lien suivant : http://www.harmattantv.com/videos/film-(vod-dvd)-3131-A-VOTRE-SERVICE-SAISON-1-FICTIONS.html

6/ De façon plus générale, quels sont vos autres projets et envies artistiques du moment ?

Je développe actuellement mon deuxième long-métrage. Le premier, « Le casse des casses », était sorti en février 2014 avec Jean-Pierre Castaldi et Philippe Vasseur. Que vous pouvez retrouver en Dvd, au travers du lien suivant : http://video.fnac.com/a8688081/Le-casse-des-casses-DVD-Florian-Hessique-DVD-Zone-2

D’une thématique bien différente, sur un profond drame familial, je le prépare avec Miguel Alexandre. Nous avançons bien et j’espère démarrer le tournage d’ici un an et demi à deux ans.

Pour être informé de l’avancée de ce projet, je vous invite à rejoindre ma page Facebook : https://www.facebook.com/Florian-Hessique-Official-520500581394282/

7/ En conclusion, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs de cet entretien pour les inciter à s’intéresser à l’art, au sens global du terme ?

Je pense que l’art, dans sa globalité, permet de s’ouvrir l’esprit à plein de choses que l’on ne connait pas et que l’on ne soupçonne pas.

Quelque soit la forme artistique, l’on y retrouve toujours des choses que l’on comprend de suite et d’autres qui nécessitent plus de temps pour être assimilées. Ce second message est souvent le plus intéressant.

L’art regorge de subtilités et c’est très instructif de s’y intéresser.

Cet échange, Florian, fut un réel plaisir !

Publié dans Télévision

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Anton Yakovlev nous dévoile son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Anton Yakovlev nous dévoile son actualité et ses projets artistiques !

Bonjour Anton,

Quel plaisir d’effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Votre parcours met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, au travers notamment de la télévision, du cinéma mais aussi du théâtre. D’où vous vient cette passion par les métiers artistiques ? Qu’est-ce qui vous y plait tant ?

Cette passion est venue très jeune, à Saint-Saint-Pétersbourg, en Russie. J’y ai commencé, à 10 ans, ma première université artistique, une grande école de danse classique. C’est le premier institut d’art dans lequel les enfants peuvent approcher les grandes scènes.

Ces huit années de formation ont été très intenses mais aussi très enrichissantes. Citons notamment la danse, le jeu d’acteur, l’art dramatique, l’escrime, le piano, l’histoires des costumes ou bien encore celle du théâtre. Cette formation était très complète.

Après de nombreuses représentations ensuite sur scène, j’ai eu la chance de venir en France pour une tournée. Le théâtre Chatelet m’avait alors donné l’occasion d’intégrer son spectacle. La situation compliquée dans mon pays natal m’avait définitivement convaincu de rester à Paris.

Passionné par le théâtre et le cinéma, j’ai approfondi mes cours dans ce domaine et ma carrière a réellement commencé lors de ma rencontre avec Jacques Audiard.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents exercices ?

J’ai eu la chance, sur petit et grand écrans, de faire de nombreuses cascades. Comme ce fut le cas dans le légendaire film « De battre mon cœur s’est arrêté », pour la grande scène de bagarre dans les escaliers. Malgré des conditions peu favorables, le rendu est très bon. Grâce, je le crois, à mes formations antérieures. J’ai ensuite obtenu d’autres propositions intéressantes.

J’effectue également des chorégraphies pour le cinéma. La principale chaîne russe m’a ainsi engagé pour un grand film saga, au nom de « Mata Hari », dont le rôle principal est tenu par Vahina Giocante, accompagnée de Christophe Lambert, sans oublier sans doute Kevin Costner et John Malkovich. J’y ai déjà monté cinq ballets, avant prochainement de me rendre au Portugal, pour le sixième. Il s’agit du plus grand film de l’année en Russie !

3/ Vous alternez, de part vos origines, les tournages entre la Russie et la France. Aussi, quels sont vos autres projets et vos envies artistiques du moment ?

Dernièrement, je suis retourné à Saint-Saint-Pétersbourg, pour un blockbuster, où j’y interprète le rôle d’un français méchant.

En parallèle, je vais prochainement jouer dans le film « Francisco Miranda », mettant en avant cette importante figure latino-américaine. Où j’y interpréterai un autre grand personnage, régulièrement présent aux côtés de la tsarine Catherine II.

Dans ce long métrage sont montrés les liens faits par Francisco Miranda entre l’Amérique Latine, la France et la Russie. Ce dernier y est en fait l’amant de Catherine II et mon personnage l’aide à rencontrer la tsarine.

4/ Vous serez prochainement de retour, sur TMC, dans la saison 11 de la série à succès « Les Mystères de l’Amour », où vous y interprétez le personnage de Anton. Pouvez-vous nous en dire davantage sur cette aventure?

En parallèle de mon actualité évoquée dans la question précédente, j’interviens en effet ponctuellement dans cette série. Il faut le reconnaître, le rythme de tournage est très rapide. Nous avons tourné jusqu’à douze scènes par jour. Ce qui n’est pas toujours évident pour un acteur étranger comme moi.

Mais j’ai pris beaucoup de plaisir avec toute l’équipe.

5/ Les rythmes, sur les plateaux de tournage, sont généralement très soutenus. Dans ce cadre, quelle est votre méthodologie de travail en amont pour ensuite être efficace face au réalisateur ?

Le jeu se travaille ! J’ai déjà interprété plus de 60 rôles différents. En russe, en français, en anglais, en espagnol mais aussi en allemand. Bien que je ne parle que certaines de ces langues.

Je commence d’abord par bien maîtriser le texte. Des amis comédiens et des coachs m’aident dans ce sens, pour soigner le moindre détail.

6/ Pour finir, que souhaiteriez-vous dire aux lecteurs du blog pour les encourager à s’intéresser à l’art, quelle qu’en soit la forme ?

Chacun ressent et interprète l’art à sa façon. Typiquement, certaines personnes vont être émerveillées par un tableau alors que d’autres ne s’arrêteront même pas devant. Soyez donc libre avec l’art !

Merci Anton pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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