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Fanny Valette évoque sa belle actualité, à l'image et sur scène !

Publié le par Julian STOCKY

*

Bonjour Fanny,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez une belle actualité, à la fois à l’image et au théâtre. Avant d’y revenir plus en détails, on imagine sans doute, dans le contexte actuel, le plaisir et la joie que ce doit être de pouvoir retrouver le public sur scène et par le petit écran ?

Oui, c’est une immense joie parce que c’est vrai que, dans le contexte actuel, on ne sait pas à quelle sauce on va être mangé. J’ai vraiment trouvé que le gouvernement avait mal traité la culture donc ça me touche énormément et ça donne énormément de baume au cœur de voir que le public est présent, que le public continue de soutenir les projets. Parce que, en vrai, c’est pour les gens que l’on fait ce métier. Sur scène, c’est une récompense magnifique de les entendre rire, d’avoir les applaudissements. J’aime, en tout cas, entendre les retours du public. Je les écoute, leurs réactions sont justes, il faut savoir écouter les spectateurs et s’adapter à eux. On ne joue pas pour soi, on joue pour eux.

Le mardi 1er février, vous jouerez le personnage de Chris dans l’épisode « La fille de l’hiver » pour la série « Alex Hugo ». Quelle sera l’intrigue de cet épisode-ci ?

Ce qui est formidable dans cet épisode, c’est que ça se passe à la neige. C’est la première fois qu’Alex Hugo n’est pas dans les montagnes en été. On le voit vraiment, les conditions étaient réelles, les plans sont absolument magnifiques. On a l’impression d’assister à un film de cinéma. Aujourd’hui, en télé, on fait des projets qui sont tout aussi bien que beaucoup de projets de cinéma.

On a aussi un très beau rôle féminin au cœur de l’intrigue, qui est très fort. C’est en huis-clos, on est très peu donc on est vraiment au cœur de l’enquête et des personnages.

Pour l’anecdote, lorsque j’ai passé le casting, je n’avais pas encore mon permis alors que mon personnage devait conduire pendant cet épisode. Donc j’ai dit au réalisateur et au producteur que je l’aurai, alors que tournage était à peine deux semaines plus tard. Ils étaient un peu dubitatifs mais je leur ai demandé de me faire confiance, quand je donne ma parole je la tiens. Je suis très fière au final parce que je l’ai eu.

J’adore ce personnage, il est profond, il est fort, j’avais beaucoup de choses à défendre. C’était un vrai vrai bonheur d’être sur ce tournage, Pierre Isoard est un super réalisateur, j’ai eu un vrai coup de cœur pour lui, il sait super bien diriger une équipe, en plus de cela il a un vrai point de vue. Il sait ce qu’il veut, il est hyper dans l’écoute, dans le partage, c’est une très belle rencontre.

Pour ce rôle de guest, avez-vous, en amont, regardé les précédents épisodes du programme pour vous ré-imprégner de l’atmosphère ? Ou, à l’inverse, avez-vous préféré rester plus neutre ?

Comme il n’y avait pas vraiment de continuité, j’ai regardé simplement quelques épisodes pour voir quels étaient les personnages principaux. Aussi parce que je suis curieuse et que ça m’intéresse. J’avais quelques copains qui avaient eu la chance de faire des guests et j’aime bien voir leur travail. Donc, oui, j’ai regardé, bien sûr, pour savoir ce dont ça parlait. C’était pareil du temps de « Engrenages » pour Canal+, j’avais visionné des épisodes avant d’y aller mais pas toutes les saisons.

Avez-vous déjà eu l’occasion de voir le rendu final qui sera proposé le 1er février ?

Oui, je l’ai vu et je suis super fière. On a eu la chance d’avoir une projection et, visiblement, ils ne le font pas souvent. Le réalisateur s’est battu, je crois que lui aussi était fier de cet épisode, il avait envie de nous le montrer dans de belles conditions. On était dans une salle, j’étais hyper heureuse. Je le trouve formidable, je suis hyper fière, tout est super, l’image est magnifique, mes camarades sont super, j’adore la musique, je trouve que l’intrigue marche du tonnerre. J’ai senti, dans la salle, une vraie sincérité.

 

 

Concernant Chris, qui est-elle ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Elle est extrêmement ambiguë, elle a plusieurs facettes mais je pense qu’on en a tous plusieurs. Après, en fonction de notre éducation, de notre vécu, des angoisses, des peurs, de plein de choses, on développe plus ou moins certaines facettes. Chris est une fille qui a dû apprendre à se débrouiller toute seule, qui n’a pas forcément toujours été aidée, pas forcément toujours été aimée et qui s’est créé une carapace, elle a un instinct de survie hyper développé. Ce n’est pas du tout un personnage qui me ressemble, je suis vraiment très différente d’elle mais j’arrive à la comprendre. De toute façon, il faut toujours trouver une part d’humanité et de touchant dans les personnages que l’on interprète, en tout cas j’en ai besoin. Mais, oui, je trouve que c’est une fille qui, tout au long du film, se révèle, elle révèle ses failles, ses blessures, elle en devient touchante je crois. Je ne pourrais pas dire que c’est une femme forte car toutes les femmes sont fortes, à leur manière.

En complément, dans un registre différent, vous êtes sur scène, dans « L’avare », au théâtre des Variétés. Peut-on dire que c’est une version un peu modernisée ?

Oui, c’est plus moderne. « L’avare » a été faite par d’immenses metteurs en scène, d’immenses acteurs donc c’est vrai que ça n’a aucun intérêt de simplement reproduire. Je l’avais déjà jouée en télé mais pour un autre personnage, avec notamment Michel Serrault, un immense comédien. Donc c’est rigolo pour moi de reprendre la pièce mais cette fois-ci pour le rôle de Marianne. C’est intéressant d’aborder un autre personnage.

On essaie d’y mettre beaucoup d’humour, un peu de modernité, tout en respectant le texte, en respectant l’époque, les costumes mais disons que c’est plus facile pour les gens peut-être. On peut avoir l’impression, au premier abord, qu’une pièce de Molière est très simple mais il y a beaucoup de profondeur derrière ce qu’il dit. Il se raconte d’ailleurs souvent lui.

C’est chouette, on a eu des jeunes qui sont venus voir et qui ont beaucoup aimé. Donc ça veut dire que c’est vraiment pour n’importe quel public, les petits, les grands, les jeunes, les moins jeunes. Le pari a l’air de fonctionner.

 

 

Après ces premières représentations, quels sont les principaux retours qu’a pu vous faire le public ?

Le public est vraiment notre baromètre. Si on fait les choses, c’est pour les gens et c’est à eux de décider. On a une chance folle, les retours sont très bons. Pour l’instant, je touche du bois, on n’a que des merveilleuses critiques, les gens ont vraiment aimé et, grâce à cela, ça fait un vrai bouche-à-oreille, on est complet pour le moment. Donc j’ai l’impression que, pour l’instant, c’est chouette, que ça plait. On va continuer à trouver des choses pour rendre les gens encore plus heureux. On se donne au maximum tous les soirs, les gens sont vraiment très contents, c’est chouette, ça fait du bien. D’avoir une si belle salle qui est remplie, avec les gens heureux à la fin, ça donne envie d’y aller tous les soirs. En plus, on est une chouette troupe, on est contents de se retrouver, je suis très heureuse de travailler avec eux, l’osmose joue aussi.

Dans ce spectacle, qui est Marianne, le personnage que vous interprétez ?

Dans ce spectacle, le metteur en scène est parti du principe de ne pas en faire une ingénue comme souvent ça a pu être le cas. En fait, à la fin, Marianne dit qu’ils ont eu un naufrage, que les corsaires l’ont recueillie avec sa mère, qu’elle y a perdu son père et son frère. Recueillies sur leur vaisseau, après dix ans d’esclavage, elles ont réussi à rejoindre Naples. Mais, là, elles ont trouvé tous leurs biens vendus, les obligeant à vivre dans une certaine forme de pauvreté.

Sauf que l’esclavage à cette époque-là, pour les femmes, s’apparentait à une forme de prostitution et d’exploitation. Donc le metteur en scène a imaginé que cette femme avait vécu ces choses terribles donc il en a fait une Marianne très forte, très digne et pas du tout crédule. Elle est très moderne, ce qui n’était pas le cas des Mariannes précédentes.

La scène de fin, je n’en dis pas plus, est du théâtre dans le théâtre, c’est au douzième degré. On s’amuse avec mes deux partenaires de jeu, Bruno Andrieux et Mathieu Métral, à aller vraiment dans une forme de comédie. Ça fait beaucoup rire les gens, je sais qu’ils adorent cette scène. C’est une vraie surprise, on ne s’attend pas du tout à ce que ces personnages aillent là-dedans. C’est une interprétation, là-aussi, qui n’avait pas forcément été faite de cette manière-là avant, c’est aussi surprenant. C’est chouette, il y a plein de petites choses comme cela qui permettent de voir le texte et cette pièce différemment.

Merci Fanny pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Pass Ligue 1 : Smail Bouabdellah évoque les premiers mois d'antenne du programme de Prime Video !

Publié le par Julian STOCKY

@FEP / Prime Video Sport

 

Bonjour Smail,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

On peut vous retrouver, depuis le début de saison, sur Prime Video via le Pass Ligue 1. On imagine sans doute tout le plaisir et toute la joie que ce doit être pour vous de participer à la naissance et au développement de ce beau projet ?

Oui, c’est même super coolJ. Ça va faire quatre fois de suite que je participe à la création d’une chaine, c’est plutôt sympa. Avec plus ou moins de réussite. Mais j’espère que, là, encore une fois, à l’image de beIN, ce sera une réussite. Ça m’a l’air de suivre son chemin dans le plaisir, dans le bonheur et dans le contenu. Donc, oui, c’est toujours excitant d’être dans une aventure, encore plus quand elle commence à peine. Quoi de mieux que de parler foot toute la journée et de kiffer autour de ce que l’on aime pour bosser ? Oui, tous les voyants sont au vert !

Au-delà de la naissance d’un nouveau projet, c’est aussi un format neuf, novateur, que l’on ne connaissait pas jusqu’à présent…

C’est LA grande nouveauté au niveau support et au niveau technique. J’ai l’impression, en tout cas dans mon entourage, dans les gens que je peux croiser, que ça a l’air d’être une réussite plutôt qu’un échec. Les gens s’abonnent facilement, consomment facilement. Je suis très attaché au match plus qu’au reste donc je trouve cela super. C’est génial de pouvoir naviguer, de pouvoir se balader et d’avoir une infinité de possibilités. Demain, s’il y a trente matchs en même temps, vous pouvez tous les diffuser simultanément, contrairement à une chaine classique où il faudrait trente canaux. Là, vous pouvez avoir trente petites cases, vous cliquez dessus comme sur les services de streaming que l’on peut connaitre, autres que dans le sport, pour le cinéma et les séries.

 

@FEP / Prime Video Sport

 

A l’image, 8 des 10 rencontres sont proposées lors de chaque journée et vous en commentez deux d’entre elles, principalement le vendredi soir, le samedi après-midi, le dimanche midi ou le dimanche soir, en alternance avec Julien.

Franchement, c’est super cool. Pour le coup, faire cela avec Julien, oui c’est bien mais c’est surtout facile. De le faire avec quelqu’un qui est votre copain, c’est génial. Quand tout se passe bien, c’est encore mieux. Je vous disais que tous les voyants étaient au vert, là aussi c’est un vrai kif. Il peut y avoir parfois des rivalités, on peut travailler parfois dans des atmosphères un peu moins faciles et tranquilles, là, au contraire, c’est plus que cool et ça se passe super bien. Donc on kiffe tous les deux…enfin, je pense qu’il kiffe autant que moi, je l’ai lu sur votre site, il a l’air de kiffer aussi.

A titre plus personnel, quelle est votre méthodologie de préparation en amont, dans les jours qui précèdent la rencontre mais aussi à votre arrivée au stade ?

Dans les jours qui précédent les matchs, c’est du travail. C’est de connaitre l’actualité des deux équipes qui vont jouer le match. Mais c’est connaitre aussi toute l’actualité de la Ligue 1 et, en général, le plus possible l’actualité du foot. Il faut être vraiment à jour de l’actualité du foot français en particulier et globalement même du foot mondial. Après, sur du contenu concret, c’est beaucoup de travail, il faut mettre ses fiches à jour. S’il y a un nouveau joueur du centre de formation qui n’a jamais été dans le groupe, je fais sa fiche. Je m’intéresse à son parcours, ses caractéristiques, sa façon de jouer. Ce sont des petites clés pour connaitre tous les joueurs qui vont disputer la rencontre. Je fonctionne aussi assez simplement, je revois au minimum le match précédent de chacune des équipes.

Je parle de travail parce que c’est le mot utilisé mais vous conviendrez que c’est du boulot tranquille, je ne dis pas que l’on est chanceux car la chance, c’est du hasard mais on est des privilégiés. La clé reste pour autant le travail et la rigueur. Travailler, c’est préparer au mieux, être le plus rigoureux possible, ça ne veut pas dire que vous n’allez pas vous tromper sur un corner, lors d’un cafouillage sur le buteur ou sur un nombre de réalisations. En revanche, vous savez que le jeune joueur du centre de formation qui rentre est gaucher, qu’il joue aujourd’hui latéral droit mais qu’il est formé au poste de milieu droit. Voilà, ça c’est du boulot. Mais encore, je le redis, on est dans un domaine agréable, on ne va pas à la mine, on ne travailler pas en plein froid comme certains peuvent le faire. Je dis toujours que l’on n’a pas de gloire à retirer de faire notre travail, c’est juste normal.

Le fait d’être présent au stade permet sans doute aussi des échanges de proximité….

Oui, on échange avec les joueurs, les entraineurs, les staffs, parfois les dirigeants aussi, parfois les gens au stade également, les employés du club. Mais ce n’est pas à se dire que l’on va aller rechercher l’info, c’est plus pour sentir l’atmosphère autour du match. Je n’utilise pas ces moments-là pour avoir l’info sur la compo. Avoir la compo avant qu’elle ne sorte, je m’en fiche, au contraire je vais la découvrir et comme j’ai préparé mon match, quelle qu’elle soit, je vais être prêt.

Après, ce qui fait la grande différence, c’est au moment du match : vous êtes au stade, vous sentez l’odeur des joueurs, l’odeur du terrain, l’odeur de l’huile. J’adore l’odeur de l’huile de camphre. Vous sentez la buvette, ça sent les merguez, ça sent les fritesJ. C’est le kif ! Vous vous imprégnez de tout cela pour commenter et essayer de transmettre au mieux cette atmosphère à l’abonné qui, lui, malheureusement, n’a pas l’opportunité d’être au stade.

Sur la première partie de saison, le retour du public a sans doute dû vous faire particulièrement chaud au cœur ?

Ah, c’est génial. Ça a été gâché par des gens qui ne comprennent rien et qui ne sont pas du tout dans cet esprit-là. Mais je pense qu’ils ne sont pas dans cet esprit ni pour le foot ni pour plein d’autres domaines. Je pense qu’ils sont complètement à côté de leurs chaussures au-delà du foot. Mais oui, quel kif d’aller au stade, de voir les gens, de partager avec eux. Je pars du principe que le foot rend heureux et qu’il donne des émotions. Elles ne sont peut-être pas toujours joyeuses parce que, dès fois, vous perdez ou vous faites match nul mais quel kif de pouvoir partager des émotions avec des gens, tous ensemble, autour de notre passion commune.

D’ailleurs, en fonction du rythme du match et de l’ambiance au stade, adaptez-vous votre commentaire, peut-être sur l’intonation, le dynamiste voire le choix des mots, pour vous mettre en phase ?

Il faut trouver le bon équilibre. Celui-ci est facile quand le match s’enflamme parce que vous avez juste à vous laisser porter par son rythme. En revanche, quand le match est sur une intensité moins importante, si vous vous mettez à son rythme, l’abonné va s’endormir, va s’ennuyer. Vous n’êtes pas là pour lui survendre le match mais vous êtes quand même là pour le divertir. Il y a un juste équilibre. Mais c’est nettement plus facile de commenter un match avec beaucoup beaucoup de rythme qu’un match où il ne se passe pas grand-chose et où l’intensité n’est pas élevée.

 

@FEP / Prime Video Sport

 

Peu de temps après la mi-saison, sportivement parlant, quel regard portez-vous sur le championnat de Ligue 1 ?

J’ai été emballé par le début de saison, oui, emballé ! Emballé par le spectacle, par les buts, par les acteurs, par les entraineurs, par les joueurs, par les arbitres. J’ai trouvé que tout le monde était au niveau, était dans l’esprit, c’était vachement positif. Là, je pense que le froid, la situation Covid, les soucis avec les supporters ont un petit peu mis le couvercle sur la casserole. Mais on va vite l’enlever, ça va vite bouillir à nouveau je l’espère, sur le terrain, dans les tribunes et dans tout ce qu’il peut y avoir autour.

Sur le terrain, j’ai adoré, comme beaucoup, Seko Fofana. J’adore aussi Ludovic Blas, je me régale de Jonathan Clauss, je me régale de Savanier. C’est génial de suivre ces joueurs-là. Je pourrais vous sortir une liste de beaucoup beaucoup de noms. Oui, c’est toujours passionnant. Après, j’entends les gens qui ne sont pas satisfaits de la Ligue 1, oui, mais je ne suis pas sûr qu’un Burnley-Brighton soit toujours très intéressant à regarder. Je ne compare pas aux autres championnats, je ne dis pas que la Ligue 1 est le meilleur championnat du monde, je dis juste que c’est mon préféré. Si votre plat préféré est celui de votre maman, purée et saucisse végétarienne, que vous l’aimez depuis que vous êtes petit, ce le sera à vie. Celui qui dit qu’une blanquette de veau ou qu’un saumon sont meilleurs, on lui répond « oui, si tu veux mais j’ai le droit de préférer le repas de ma maman de quand j’étais petit ». C’est pareil avec le foot…

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure du Pass Ligue 1 ?

Que ça dure et que l’on continue à partager ensemble de belles émotions…voilà, aussi simplement que cela !

Merci, Smail, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Ici tout commence : Catherine Marchal évoque son personnage dans la série à succès de TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Catherine,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

La série "Ici tout commence" a récemment fêté son premier anniversaire à l'image et la fidélité du public chaque soir ne se dément pas. On imagine que cela doit vous faire particulièrement plaisir ?

C'est une série qui a la particularité d'être très populaire auprès de plusieurs générations parfois d'une même famille. C'est très touchant de voir de très jeunes enfants être fans tout autant que leurs parents et leurs grands-parents. 

Ce doit être une joie aussi de retrouver très régulièrement toute l'équipe sur le tournage, tant les comédiens que les personnes de l'ombre ?

Il y a effectivement un réel effet de troupe, un peu comme au théâtre mais en plus grand. 

Le cadre du tournage est également très agréable, donnant de magnifiques images. Cela contribue aussi sans doute au succès du programme ?

Evidemment le décor, et en particulier le château, apporte beaucoup de chic et de réalisme à la série en plus d'être un cadre de travail magnifique. 

Votre personnage, la cheffe Claire Guinot, a vécu, pendant cette première année, pas mal de choses, tant personnellement que professionnellement. Justement, quel regard portez-vous sur ces premiers mois à l'antenne ?

Les personnages de quotidiennes ont la particularité d'avoir des destins et des histoires qui bougent très vite. Plusieurs drames, plusieurs histoires d'amour qui s'enchaînent, c'est comme dans la vie mais en accéléré. 

Au moment de son interprétation, avez-vous eu ou avez-vous peut être encore des sources particulières d'inspiration ?

Oui, je les ai souvent évoquées. J'ai observé les attitudes de femmes cheffes et en particulier Anne-Sophie Pic qui m'a beaucoup inspirée par sa douceur et sa détermination. 

D'ailleurs, concernant les techniques culinaires, comment avez-vous appréhendé l'exercice ?

Comme une actrice, c'est à dire apprendre à faire semblant pour que ça paraisse crédible. 

Plus globalement, quels principaux retours peuvent vous faire les fidèles téléspectateurs du programme ?

Une partie du public me découvre dans ce rôle et certains ont la curiosité d'aller regarder mes autres films et séries. Ceux qui me connaissaient avant sont touchés par ce nouveau personnage. 

En complément, vous mettez en scène la pièce "De quoi je le mêle !", actuellement à l'affiche au théâtre Les Enfants du paradis. Cet exercice, bien que différent, doit sans doute être complémentaire de celui du jeu, pour l'artiste que vous êtes ?

La mise en scène est mon deuxième métier. C'est oublié qu'on est actrice pour se consacrer aux autres et mettre en marche sa créativité. C'est passionnant. 

A ce titre, quelle a été votre méthodologie de travail pour cette mise en scène ?

Je n'ai pas de méthode précise, je me mets au service d'un texte, d'une histoire et j'essaye de lui apporter un maximum de corps. La direction d'acteurs est essentielle dans ce travail. Mes mises en scènes ne sont pas voyantes et restent proches des acteurs et du jeu. 

Pour terminer, très simplement, quels sont vos autres éventuels projets en cours ou à venir ?

Une deuxième mise en scène pour cet été, une comédie décalée à 3 personnages "On ne mange pas de fraises en décembre " de Serge Da Silva. Et remonter sur scène l'année prochaine. 

Merci, Catherine, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Pass Ligue 1 : Benoit Daniel évoque avec nous le nouveau programme de Prime Video !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Benoit,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Depuis le début de saison, vous participez à l’aventure du Pass Ligue 1 sur Prime Vidéo. On imagine sans doute la joie et le plaisir que ce doit être d’en faire partie, dès son commencement ?

Oui, c’est un vrai plaisir de commencer une histoire. On part de rien, ça n’existait pas deux mois avant le début du championnat et il a fallu être prêt à la 1ère journée donc c’est une aventure passionnante. J’ai été embarqué dans le prolongement de Roland-Garros, on avait appris la nouvelle pendant la compétition, on avait tous été surpris et, à la fois, on s’est tous dit que c’était quand même une chance incroyable pour nous. On est passionnés, pour la plupart, de tennis et de foot, c’est vrai qu’il y a pas mal de gens qui avaient bossé sur Roland-Garros et qui ont enchainé sur le foot.

La Ligue 1 est la compétition phare du sport en France, sur laquelle je n’avais encore jamais bossé mais que je suivais bien évidemment. Quand Pedro Garcia m’a appelé, je n’ai pas hésité une seule seconde. C’est passionnant parce que ça s’est construit et que ça continue à se construire. La manière en plus dont c’est construit, la méthode de diffusion, le fait d’être sur les stades…sont hyper intéressants. Pour le coup, on est vraiment au contact des joueurs, des équipes. Donc c’est sûr que, depuis le début, c’est un vrai plaisir, vous pouvez en être certain.

Avec ce nouveau média et cette nouvelle formule, l’accompagnement et l’habillage, sur le terrain et autour, sont plus riches que ce que l’on a l’habitude de connaitre. Dans le dispositif, vous vous inscrivez principalement dans l’animation des rencontres, avec trois moments d’intervention, les 20 minutes d’avant-match, la mi-temps et le debrief bord pelouse d’après match.

Oui, je vois que vous avez bien suiviJ. C’est quelque chose que j’adore, je le faisais déjà pour le tennis à Eurosport, j’étais sur les tournois, j’encadrais les lives, je faisais les avant-matchs, les après-matchs, les interviews et je retrouve cet exercice. Je l’adore, on est au contact des joueurs, on bosse avec des consultants, il y a un travail d’équipe qui est passionnant, avec les équipes techniques, éditoriales, on raconte notre histoire tous ensemble, avec de beaux moyens pour le faire. Oui, c’est un exercice que j’adore, j’aime bosser avec les autres journalistes, avec les consultants qui sont toujours des personnes hyper intéressantes à côtoyer et puis, évidemment, avec les acteurs, joueurs et entraineurs. Je trouve cette formule super intéressante pour nous et, je pense, pour l’abonné. Dès qu’il prend l’antenne, à 20 minutes du match, il est vraiment au bord du terrain, avec nous, il voit l’échauffement, il suit les derniers instants. A la mi-temps, il est encore là. A la fin du match, ils voient les joueurs en plateau, à leur sortie des vestiaires. Cette formule est un peu le coup gagnant de Pedro Garcia et de ses équipes. Autour d’un match, je trouve que c’est ce qu’il y a de mieux, tu es dans l’action, tu es au contact des joueurs, tu prolonges vraiment l’évènement, tu es au stade, tu es là.

 

 

En amont du match, quelle est votre méthodologie de préparation ?

C’est un travail d’équipe. Nous avons un chef d’édition, un présentateur, un commentateur, un consultant et un journaliste bord terrain. Il y a tout un travail collectif de préparation, on construit notre petite histoire, surtout sur l’avant-match, sur comment on amène les gens jusqu’au coup d’envoi. On cherche des infos, on appelle les consultants, les entraineurs si on peut. A partir de là, on construit le petit conducteur qui fait monter la tension jusqu’au match. Donc c’est à la fois collectif mais aussi perso, en préparant les infos sur les joueurs, sur le match, pour arriver armé le jour J.

En étant présent au stade, vous pouvez vous-même voir des choses, avant la prise d’antenne, que vous n’auriez pas vues en plateau, voire même avoir de petits échanges en off.

C’est sûr ! On n’embête pas trop les joueurs avant le match, ils viennent faire leur reconnaissance sur le terrain. Plus les entraineurs. C’est surtout la force des consultants d’ailleurs, qui peuvent davantage se le permettre car c’est un moment quand même assez « compliqué ». Par contre, juste avant le match, aller voir les dirigeants et les journalistes locaux fait partie des possibilités. Le fait d’être dans le stade aide à voir ce qui se passe, à sentir les choses, l’ambiance, les supporters, c’est aussi hyper intéressant.

Pour vos deux autres interventions, à la mi-temps et en fin de match, le fait de vivre la rencontre à quelques mètres de la pelouse vous permet sans doute une vision différente d’un journaliste en plateau ?

C’est l’intérêt, même avant le match. On prépare le conducteur mais on réagit aussi à ce qui se passe. Pas uniquement les blessés, aussi l’ambiance, un geste rigolo, une attitude, …C’est ce qui est évidemment très sympa dans ce genre d’exercice. On est dans le conducteur, tout en étant capable de rebondir sur ce qui se passe. En plateau, en général, on suit les rails et on avance et, sur le site, c’est passionnant de pouvoir réagir, rebondir et de s’adapter à ce qui se passe.

Après ces premiers mois d’antenne, quels premiers retours avez-vous déjà pu avoir ?

Les gens ont l’air hyper contents. J’adore cette formule et je crois que les gens aussi en fait. Ils voient en permanence ce qui se passe, ils ont l’impression d’être au stade avec cette formule. Je pense qu’ils se sentent privilégiés, vraiment, même si on n’est pas les premiers à le faire. Cette formule-là est toujours gagnante, on est au stade, là où ça se passe. Les retours montrent que les gens trouvent cela très bien et c’est hyper positif pour nous. C’est une aventure qui vient de commencer et, dès le début, j’ai l’impression que l’on a trouvé la bonne formule. Même si elle s’adapte au travers de nos réunions hebdomadaires, pour progresser, pour rythmer mieux, pour raccourcir, pour rallonger, pour trouver les bonnes formules. Ce sont des ajustements permanents.

Sportivement parlant, quel regard portez-vous sur la première moitié du championnat ?

J’ai fait beaucoup de matchs plutôt de deuxième partie de tableau et je trouve que ce « championnat-là » est passionnant parce que l’enjeu est presque même plus important. C’est vraiment la survie d’un club qui se joue. Donc on sent la tension, on sent l’importance de chaque point pris. Avant, ça me faisait marrer d’entendre « l’important, c’est les trois points, on prend match après match » mais, en fait, quand tu le vis au contact des joueurs et des entraineurs, tu te rends compte que ce qui compte, ce sont les points. Car ce sont eux qui vont leur permettre de se sauver. Donc prendre trois points permet de faire un pas vers l’objectif du maintien en Ligue 1, synonyme de survie de l’institution, permettant aux supporters de continuer à vivre cette aventure-là et aux salariés de pouvoir rester au club. Les enjeux économiques et humains sont énormes. Au-delà du jeu, je trouve l’intensité émotionnelle énorme. Après, en termes de jeu justement, je trouve que ça joue bien. Il y a plein de bons joueurs que je découvre un peu parce que je ne les connaissais pas tous. Comme Ekitike à Reims, que je trouve vraiment intéressant. Le fait de les avoir sous les yeux nous fait nous rendre compte à quel point ils jouent vraiment bien au foot.

Donc mon regard est hyper respectueux, je me rends compte de la difficulté : les mecs jouent très bien au foot et, à la fois, ils supportent une grosse pression. Pression populaire pour prendre les points du maintien et pression physique avec un engagement fort, c’est rare qu’il y ait un moment où ils peuvent faire un contrôle tranquille, ils n’ont jamais le temps en fait, ils ont un ou deux adversaires sur le dos, ils doivent prendre des décisions à 2000 à l’heure. C’est là où c’est impressionnant : l’intensité, la pression, l’exigence que ça réclame. Quand on est au stade, on s’en rend compte.

Je trouve que chaque match est intéressant, passionnant, même les rencontres avec peu d’actions. Quand on connait l’impact et l’enjeu d’une victoire, d’un match nul ou d’une défaite, finalement chaque geste réussi ou chaque erreur a des conséquences donc je mesure cela encore plus aujourd’hui.

Exception faite des incidents connus, le retour du public dans les stades avait aussi aidé à cette effervescence…

Ah, c’est sûr. J’ai découvert la Meinau cette année, c’est un stade incroyable, avec une ambiance de dingue. C’est vrai que, même quand le match est un peu pourri, l’ambiance dans les tribunes donne du spectacle et des frissons. Ca vibre, c’est ce qui fait la force du foot aussi. Les gens viennent au stade, supportent leur équipe, poussent leurs joueurs donc, avec ou sans public, ça change vraiment tout.

 

 

Avec la jauge actuellement réduite fortement, peut-être captez-vous des choses différentes mais complémentaires, qui peuvent vous aider pendant vos interventions ? Comme notamment les échanges entre le banc et le terrain ?

Oui, c’est vrai. Après, avec le Covid, ce n’est pas toujours évident de rester près des bancs, ça reste quand même un gros souci pour nous. Etre au bord du terrain permet de vraiment bien ressentir les choses, même quand il y a du public d’ailleurs. Il y a de vrais échanges, ça discute beaucoup en fait, un peu comme les mecs le dimanche matin : « vas-y joue, je suis là ». En fait, même les pros font cela. Certains entraineurs gueulent bien aussi, j’ai vu récemment Fred Antonetti à Metz, on l’entend bien. C’est sûr que le son au stade est bien différent.

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette aventure du Pass Ligue 1 ?

De continuer ! De continuer à progresser aussi. Je pense que, avec le temps, ça se fait naturellement. Déjà, en quelques mois, j’ai l’impression de mieux connaitre les équipes. J’avoue que, pour moi, ce qui compte beaucoup, c’est l’humain. Je m’entends bien avec tout le monde, pourvu que ça dure ! De continuer aussi à faire honneur à ce droit, qui est quand même hyper intéressant. Donc, finalement, de faire comme les équipes, les athlètes, les joueurs, de continuer à progresser. On peut aussi souhaiter que les équipes continuent à faire du jeu, elles qui jouent plutôt bien au foot cette saison.

Merci, Benoit, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Radio, télé,... : Joris Crolbois évoque ses différentes casquettes de journaliste sportif !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Joris,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes un jeune journaliste sportif et l’on peut vous retrouver dans différents médias, on aura l’occasion d’en parler. Pour en revenir à la genèse de votre parcours, d’où vous vient cette passion ?

Elle me vient de loin, j’ai une famille de footeux, mon père et mon frère sont dingues de foot donc ils m’ont transmis cette passion-là. J’ai toujours aimé jouer au journaliste, au commentateur. Quand j’étais petit, je jouais à FIFA et je commentais moi-même mes propres matchs, j’adorais cela. Cette passion-là m’est venue, j’ai beaucoup étudié le foot, j’ai surtout connu beaucoup de clubs, je regardais beaucoup de matchs, je regardais énormément aussi la coupe de France, ce qui me permettait de découvrir des clubs même inconnus. J’ai toujours aimé connaitre beaucoup de choses sur le foot, j’ai toujours aimé jouer au journaliste, les deux passions se sont jointes.

Ce qui est marrant aussi, c’est que je ne me suis jamais dit que, un jour, je serai journaliste sportif, ça n’a jamais été un but, j’ai toujours été dans le « on verra». Et, au moment de choisir, je me suis tourné vers STAPS. Peut-être parce que je pensais que le journalisme n’était pas pour moi, qu’il fallait que j’oublie et que je passe à autre chose. Au final, à un moment donné, ça m’a rattrapé et je me suis dit « allez, je vais tenter ». Ça vient de loinJ.

A l’heure actuelle, que ce soit au travers de vos différentes casquettes de journaliste ou pour votre plaisir personnel, combien de matchs regardez-vous chaque semaine ?

Beaucoup, beaucoup ! Ca varie en fonction de ce que je prépare mais je pense que je regarde entre une vingtaine et une trentaine de matchs par semaine. Parce que j’ai un rôle particulier, celui de l’analyse tactique donc je dois beaucoup regarder. Je regarde beaucoup le championnat anglais, le championnat italien, la Ligue des Champions, la Ligue 1. Ma priorité est la Ligue 1, je suis un amoureux de ce championnat, je regarde les six matchs en intégralité et le multi pour voir le plus de choses possibles. Il suffit d’une semaine de coupe d’Europe pour que je regarde aussi six matchs le mardi, six le mercredi et pareil le jeudi. Je regarde énormément de matchs par semaine parce que c’est indispensable pour mon travail et parce que, au-delà de ça, je le faisais même avant de travailler. Aujourd’hui, je suis payé pour le faire donc pourquoi se priver ?

 

 

Vous occupez différents rôles en fonction du média sur lequel vous intervenez. Sans doute sont-ils complémentaires les uns avec les autres ?

Oui, c’est ça. En fait, j’ai un chef qui m’a dit, quand je suis arrivé en stage à RMC, que si je voulais être face à la caméra, il fallait que je vois ce qui se passe derrière. Je n’étais alors pas forcément d’accord, je pensais savoir très bien comment fonctionne un plateau mais, en fait, pas du tout. Pour savoir comment faire, il faut savoir effectivement ce qui se passe derrière. J’ai commencé en tant qu’assistant d’édition, c’est celui qui prépare l’émission, les images, les stats, les résumés,…En fait, de voir cela, ça me permet aujourd’hui quand je suis en plateau, de me dire qu’il va falloir que je le fasse comme ça parce que, derrière, ils vont le faire comme ça. C’est important !

En tant qu’assistant d’édition, je veillais à être le plus efficace possible pour toucher à mon premier but, celui d’être commentateur. Beaucoup de commentateurs de RMC sont partis à Téléfoot et je me suis engouffré dans la brèche. C’était mon rêve depuis petit, c’était le moment d’y aller. J’ai demandé, j’ai fait des tests, ils étaient concluants, j’ai fait un premier match de coupe d’Europe puis un deuxième, puis un troisième, puis un quatrième…et c’est venu comme ça. A RMC aujourd’hui, je ne commente plus beaucoup parce que l’on m’a mis dans un autre rôle, qui est celui de la tactique. Je fais beaucoup beaucoup de tactique parce que j’ai toujours adoré cela. Dans ma jeunesse, j’ai eu la chance d’avoir beaucoup d’entraineurs qui étaient partis sur la tactique et qui me mettaient au centre de ce projet. Cela m’a permis d’avoir un œil tactique peut-être plus avisé que d’autres parce que je joue au foot depuis que j’ai cinq ans.

Aujourd’hui, le côté tactique me parle. Quand je vous disais que je regarde trente matchs par semaine, je ne les regarde pas de façon traditionnelle, je les regarde en me demandant pourquoi untel est positionné à droite, pourquoi lui joue à trois derrière et non pas en 4-4-2, pourquoi la possession est laissé à l’adversaire. C’est cette analyse constante qui me fait progresser petit à petit. Je pense que j’avais une bonne solidité, on m’a mis dans ce rôle-là, j’ai montré que j’étais capable d’avoir des discussions avec des anciens pros, des Balzaretti, des Anelka, des Djourou, des Saha. D’avoir fait cela m’a amené en plateau cette année, j’ai ma chronique « Séance vidéo », qui permet de décrypter une équipe, d’analyser comment elle joue, avec différents thèmes.

Chaque chose que j’ai faite m’a amené ailleurs. L’assistanat d’édition m’a amené au commentaire, le commentaire m’a amené à Amazon, aujourd’hui je commente sur Amazon parce que j’ai commenté à Téléfoot, j’ai commenté à Téléfoot parce que j’ai commenté à RMC. Aujourd’hui, je fais des palettes tactiques parce que j’ai montré, un jour, à Balzaretti, que je n’étais pas d’accord avec lui sur une analyse. Après que je lui ai expliqué, il m’a dit que j’avais raison. A partir de là, on a bossé ensemble, on s’est échangés nos points de vue, on a fait une super saison à RMC l’année dernière en Ligue des Champions parce que l’on apportait cette analyse, parce que l’on faisait ce duo qui marchait très bien. Cela m’a amené en plateau aujourd’hui.

 

 

J’aime me diversifier, j’ai toujours envie de me diversifier. Cet été, j’ai fait du reportage radio, au lieu de partir en vacances comme tout le monde. Cela me permet d’avoir une assise partout où je passe, ça me permet aussi de me rendre important, de pouvoir travailler souvent, beaucoup, j’adore travailler. D’ailleurs, ce que je fais, ce n’est pas un travail, c’est une passion. Je me régale tellement dans ce que je fais que, au final, la diversité vient naturellement.

Concernant le commentateur de matchs en général, en ce moment, il y en a de plus en plus en cabine. Justement, comment l’abordez-vous, avec une vision sans doute différente de celle au stade ?

Avant mon premier commentaire télé, je ne commentais qu’au stade, pour la radio, France Bleu notamment. C’est vrai que, quand je suis arrivé en cabine, j’avais peur de ne pas voir ce que je pouvais voir au stade. Au final, ça ne change pas grand-chose. Evidemment que c’est beaucoup mieux d’aller au stade, évidemment que je m’y régale. Sur Amazon, je fais de la Ligue 2, c’est à chaque fois au stade, c’est génial, tu vois des stades nouveaux, tu vois des équipes nouvelles, tu vois des choses que tu ne verrais pas forcément en cabine. Tu as tout, tu as la vision globale et, en plus, tu as des écrans face à toi. Alors que, en cabine, tu as seulement les écrans face à toi, tu es dans une mini cabine, c’est un peu différent. On est moins dans l’ambiance aussi. Du coup, au début, lors des premiers matchs en cabine, c’était un peu plus dur de s’ambiancer, de vraiment mettre de l’énergie. Parce que, en fait, tu n’es pas là. Au fur et à mesure, tu trouves un rythme. J’ai eu la chance de faire des matchs d’Europa League toutes les semaines, du coup tu trouves un rythme rapidement, tu comprends la mécanique, tu essaies de voir des choses que tu ne voyais peut-être pas avant. Tu oses un peu plus, tu te crées ton propre style. Ça reste en tout cas un plaisir, en cabine ou au stade.

 

Justement, au stade, en fonction du rythme du match et de l’ambiance, êtes-vous amené à adapter votre ton, votre élan et vos mots ?

Les joueurs progressent grâce à leur entraineur, les commentateurs progressent grâce aux joueurs je pense. Plus ton match va être bon, plus tu vas être bon. Plus ton match va être rythmé, plus tu vas être bon. Parce que tu n’as pas de rustine. Ça va aller d’un but à l’autre, tu vas élever la voix, tu vas la rebaisser quand ça revient au milieu de terrain puis tu la relèves devant le but adverse. En fait, cela te permet d’avoir un rythme. Quand tu as un rythme élevé, ça peut soit fatiguer les gens parce que tu parles beaucoup, soit les emporter avec toi. Je prends ce risque d’ennuyer les gens. Je fais des matchs en intégralité en Ligue 2, peut-être que les supporters de Valenciennes, de Toulouse, de Dunkerque, et je m’en excuse, sont saoulés parce que je parle beaucoup. Mais je prends ce risque car si, à côté j’emporte des supporters avec moi, si j’arrive à les appâter, j’ai tout gagné. De toute façon, je pars du principe réaliste que l’on ne peut pas plaire à tout le monde. Peut-être que certains vont couper le son mais si j’arrive à en emporter avec moi, j’ai tout gagné. Je fais le match pour mon plaisir personnel mais ça passe après le plaisir personnel de ceux qui regardent.

Même quand un match est moyen, tu peux être bon. Cela passe par la préparation. Je sur-prépare même mes matchs, je cherche des petites histoires sur chacun, même sur les joueurs qui ont peu de chance de rentrer.

J’ai regardé des milliers de matchs dans ma vie, il y a des commentateurs qui m’emportent quand même. Trois ans après un 1/8è de finale de coupe du Monde, le « second poteau, Pavard » de Grégoire Margotton est encore en tête, idem pour le « après ça, on peut mourir tranquille » de Thierry Roland.

 

 

En complément de la préparation des matchs que vous évoquiez, sans doute que, au stade, vous avez l’opportunité de récupérer quelques petites informations complémentaires, directement auprès des différents interlocuteurs ?

Oui, exactement ! Il y a une règle d’or, celle de contacter l’attaché de presse. Pour avoir les infos essentielles, que l’on doit absolument savoir car on est les seuls à pouvoir les dire aux téléspectateurs. Typiquement, une minute de silence, une absence de kops pour grève…On contacte aussi parfois les entraineurs. A force de les côtoyer au stade, ils me connaissent et me délivrent de plus en plus de choses, notamment sur les systèmes. Je comprends alors parfois pourquoi, par exemple, ils jouent à trois derrière ce jour-là, ce qui va permettre ensuite de le dire au commentaire. Donc il y a une préparation hyper complète et on ajoute des petits zestes dans la recette, des petites choses dites directement par les acteurs. Le supporter est au paradis quand tu expliques à l’antenne que c’est le coach lui-même qui t’a fourni l’information. Je vous parlais d’emporter le supporter avec moi, c’est dans le rythme mais dans les infos aussi. C’est important, on est là pour ça. Ma priorité est de rendre contents les supporters, pour qu’ils passent une bonne soirée.

Pour terminer, sportivement parlant, quel regard portez-vous sur la première partie du championnat de Ligue 1 ?

C’est une très belle saison mais au niveau du jeu seulement. Parce que ce qui se passe en tribunes est malheureux. Franchement, même nous sommes touchés. C’est fatiguant. La Ligue 1 a souvent été décriée mais, aujourd’hui, tu as de beaux matchs, tu as peu de 0-0, tu as des équipes offensives, tu as du jeu, tu as du spectacle et c’est gâché. Donc mon bilan est, je dirais, mitigé. Il y a encore beaucoup de travail à faire, évidemment que c’est compliqué mais je n’ai pas l’impression que chacun fasse ce qu’il a à faire. On dégoute du foot la nouvelle génération qui arrive dans les stades. Donc on ne gagne rien.

Sur le jeu, je pèse mes mots, c’est vraiment l’une des meilleures saisons de l’histoire de la Ligue 1. C’est l’une avec le plus de spectacle. Quand tu vois Lens jouer, quand tu vois comment Kombouaré fait jouer Nantes maintenant, que tu vois le promu Clermont décomplexé. Lyon est en difficulté, quatre à cinq équipes se battent pour l’Europe, six à sept équipes se battent pour ne pas descendre. Sur le plan sportif, la saison est géniale. Mais globalement, pareil je pèse mes mots, la saison est pourrie. Après un an et demi de huis clos, c’est encore plus triste. Même les derbys sont maintenance gâchés suite à l’interdiction de déplacement des supporters adverses…On pourrait baptiser cette saison la Jérémy Menez : un énorme potentiel mais il y a ce truc qui ne va pas. Ou Hatem Ben Arfa si vous préférez : un énorme potentiel mais avec un petit grain de sable dans la machine.

Merci, Joris, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio, Télévision

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Les Mandrakes d'or : Charlotte Bermond évoque la 32è cérémonie, diffusée ce samedi 1er janvier sur C8 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Charlotte,

Quelle joie d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Après une première diffusion sur Olympia TV, on pourra vous retrouver ce samedi 1er janvier 2022 en prime sur C8, aux côtés de Maxime Guény pour la 32è cérémonie des Mandrakes d’Or. On imagine la joie et le plaisir que ce doit être d’animer une nouvelle fois ce bel évènement ?

Oui, oui, c’est toujours un vrai plaisir ! C’est surtout une hâte de découvrir de grands artistes qui, chaque année, nous offrent un spectacle magique riche et varié. Je suis très honorée d’animer ce bel événement depuis plusieurs années maintenant. Avec Maxime nous prenons beaucoup de plaisir !

Pour ceux qui découvriraient ce programme, comment le décririez-vous ?

C’est une soirée exceptionnelle qui réunit chaque année, les plus grands noms de la magie venus des quatre coins de la planète, et à qui nous remettons un « Mandrake d’or » décerné par l’Académie Française des Illusionnistes. C’est la plus haute distinction dans le monde de la magie. Pour remettre ce prix, nous accueillons cinq nouveaux parrains cette année : Rayane Bensetti, l’humoriste Booder, Sheila, l’écrivain Bernard Werber et la chanteuse Priscilla Betty.  

 

 

Entre les différents shows proposés en live, vous intervenez, avec Maxime, pour animer et présenter les numéros.

Absolument, nous animons cette soirée en Maitre et Maitresse de Cérémonie. Nous présentons chaque artiste et leur remettons le Mandrake d’or en présence des parrains de la soirée. Notre but étant de mettre en lumière la performance de chacun d’entre eux, mais également faire découvrir aux spectateurs et téléspectateurs leur parcours avec humeur et légèreté.

Justement, quelle est votre méthodologie de préparation en amont ?

Dès que je reçois la liste des lauréats, je me plonge dans leur parcours, et regarde avec attention les différentes prestations qu’ils ont pu donner à travers le monde. Mon objectif : s’imprégner de leur talent pour mieux les mettre en valeur et surtout les présenter avec le cœur.

 

 

Quelles sont les principales nouveautés que l’on pourra découvrir pour cette 32è cérémonie ?

Déjà, ne ratez pas le début de l’émission ! Une grande surprise vous attend avec Giorda l’hypnotiseuse qui va endormir une partie du public sur la scène du Casino de Paris.

Cette 32ème édition est placée sous le signe du Music-hall. Nous avons donc le plaisir de recevoir cette année la troupe de danseurs du Paradis Latin, venue rendre hommage à Joséphine Baker, une grande artiste, une véritable icône des années folles.

Un Mandrake d’honneur sera décerné à la star de la magie : Criss Angel qui cartonne à Las Vegas. On l’a vu se faire enterrer vivant, marcher sur l’eau et même léviter ! Jusqu'à présent, seulement sept magiciens ont eu la chance de recevoir un Mandrake d’honneur en 32 ans.

Vous qui assistez au spectacle depuis les coulisses, à quelques mètres seulement de la scène, ce doit être un vrai régal ?

Oui c’est génial ! Un privilège je dirais même ! On ressent l’adrénaline, on est au plus près de l’action. Comme une petite souris j’observe, je m’émerveille de tant de travail et de précision. Souvent, j’ai envie de crier, j’ai envie de faire « waouh » mais je me retiens, je ne sais pas si mon micro est encore ouvertJ.

 

 

Ce programme est vraiment familial, il s’adresse à tout le monde, des plus jeunes aux plus anciens…

Tout à fait. « Les plus grands magiciens du Monde » se veut être un programme qui s’adresse à un large public. Les enfants et les « grands » enfants. Il y en a pour tous les gouts et tous les âges.

Nous passons par pleins d’émotions dans ce spectacle ! De la poésie avec Winston Fuenmayor qui nous offre une manipulation de cartes hors du commun ; un numéro à couper le souffle (au sens propre du terme) avec Sabine Van Diemen et son numéro d’évasion. Darcy Oake qui nous prouve que l’impossible devient possible. Aaron Crow qui va donner des sueurs froides à Rayane Bensetti ! L’expérience interdite de Léo Brière, notre ami Fabien Olicard ou encore notre complice de toujours Vincent C qui va encore nous bluffer par le rire !

C’est un évènement festif donc quoi de mieux que de diffuser ce spectacle en fin d’année, à l’heure où l’on a envie de se retrouver en famille et de fêter cette nouvelle année qui arrive. C’est un beau cadeau pour nous d’être diffusés le 1er janvier et je le souhaite, un beau cadeau pour les téléspectateurs.

Peut-être même que vous offrirez, avec Maxime, une petite surprise plus personnelle aux téléspectateurs…

Oui, c’est vrai que l’on a pris l’habitude depuis un an ou deux de se prendre au jeu ! Cette année, effectivement, on va faire apparaitre la première femme sans tête, je vous laisse découvrir la suite…

 

 

Que ce soit à l’issue de l’enregistrement ou des précédentes diffusions, quels principaux retours vous sont faits par le public ?

Les retours sont très bons, vraiment. Que ce soient les spectateurs ou les téléspectateurs, il y a un vrai engouement pour les Mandrakes d’or, et beaucoup de fidèles également puisque l’année dernière encore, il y avait plus de 1,2 million de personnes devant leur écran. Je crois que l’on a besoin aujourd’hui de ces moments suspendus où on arrête de penser aux soucis et où on se laisse un peu porter par la magie des artistes. C’est une émission qui va vous transporter ailleurs pendant 2 heures, loin de la morosité ambianteJ.

Merci, Charlotte, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Loïc nous raconte sa participation à l'édition anniversaire, en Polynésie !

Publié le par Julian STOCKY

A.ISSOCK/ALP/TF1

 

Bonjour Loïc,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel échange !

Vous participez à la saison anniversaire de « Koh Lanta » actuellement sur TF1. La diffusion des images chaque mardi soir ravive-t-elle certains souvenirs et émotions de ce que vous avez vécu en Polynésie il y a quelques mois ?

C’est vrai que, le mardi soir devant notre télé, quand on voit l’épisode, ça nous replonge automatiquement dans l’aventure. Que ce soit au niveau des joies ou des pleurs, je dirais que l’on vit, à travers l’écran, une deuxième fois l’aventure. C’était déjà ce qui s’était passé lors de ma première aventure, « Les 4 terres ». Ça n’a pas changé pour cette édition des légendes, on revit l’aventure à travers la télé mais d’une façon différente car on peut manger quand mêmeJ.

Quelles principales raisons et motivations vous avaient incité à repartir à l’aventure, peu de temps après votre première participation ?

Ce qui m’a poussé à repartir à l’aventure, c’est tout simplement que j’avais adoré ma première participation, c’était une aventure de malade, complètement dingue. J’avais la chance que l’on me propose cette nouvelle aventure, du coup j’avais accepté avec grand plaisir pour vivre de nouvelles choses, partir faire un nouveau voyage, découvrir de nouvelles choses, refaire cette grande aventure.

Fort de votre première expérience, comment vous étiez-vous préparé pour cette édition « All stars » ?

Sur « Les 4 terres », je ne m’étais pas vraiment entrainé. Sur cette saison, c’était encore pire car, un mois avant d’avoir la réponse, on m’avait décelé un petit problème médical au cœur, du coup j’étais parti pour un mois d’examen médicaux à Grenoble, où je n’avais absolument pas le droit de faire de sport. Donc c’est vrai que j’arrive sur l’aventure avec beaucoup de surpoids et pas du tout entrainé. C’était quelque chose que j’appréhendais beaucoup, surtout sur une édition comme cela où il n’y a que des machines surentrainées.

On imagine aussi sans doute la fierté et la joie que ça a dû être de faire partie de ce casting anniversaire pour les 20 ans du jeu ?

C’était un honneur de pouvoir être présent sur une édition qui retrace les 20 ans de « Koh Lanta ». J’avais 20 ans la première fois, c’est un truc de ouf de pouvoir faire deux « Koh Lanta » en si peu de temps, avec justement une édition qui retrace les 20 ans.

Vous étiez réserviste, comment avez-vous appréhendé votre arrivée dans le jeu ?

Je n’étais pas sûr, en arrivant, que j’allais intégrer le jeu donc c’était une aventure en plus, une pression en plus. Au moment où j’intègre l’aventure, j’étais quand même un peu stressé, je ne savais pas trop comment ça allait se passer, si ça allait me porter préjudice d’arriver un jour après les autres. Finalement, j’arrive à gagner la première épreuve d’immunité, ce qui me permet de me sentir plus en confiance et qui m’assure un peu plus ma place. Après, j’ai commencé à me faire des potes sur le camp, c’était parti, le stress était parti aussi.

Quelle a été votre réaction à la découverte des autres noms d’aventuriers participant à cette saison anniversaire ?

C’est vrai que, quand je suis arrivé sur l’ile et que j’ai vu toutes les petites têtes qui me regardaient, c’était impressionnant à voir. On les regardait à la télé, maintenant on les a en vrai et on va être en concurrence avec eux. L’adrénaline coule à flot dans le sang et hâte d’être sur les épreuves pour voir ce que l’on peut valoir face à tous ces personnages.

Globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette édition anniversaire ?

Déjà, un peu comme tous les « Koh Lanta » je pense, les paysages magnifiques et les couchers de soleil sont juste oufissimes. Je me rappelle, le soir, du coucher de soleil sur Bora Bora, voilà c’était une vue paradisiaque en enfer. Après, la découverte aussi de nouveaux aventuriers, Sam, Laurent et j’en passe encore, avec qui on se tapait pas mal de barres de rigolade. On allait à la pêche, on rigolait. Et tout simplement le bonheur d’avoir fait l’édition « Koh Lanta, les légendes ».

Avec le recul, la jugez-vous plus compliquée encore que votre première saison ? En termes de dureté de la vie sur le camp ? En termes de gestion de la stratégie ?

C’est vrai que c’était encore pire que la première édition, que ce soit au niveau stratégie, au niveau de la vie sur le camp. Au niveau stratégie, tout le monde savait ce qu’il faisait et on sait que je ne suis pas le plus fort à ça. C’était la cour des grands et même les grands disaient que c’était compliqué. C’était une aventure très très dure là-dessus.

Au quotidien, sur le camp, quelles étaient vos activités et occupations favorites ?

On aimait bien, avec Sam, notre petit tour du matin, on allait pêcher le poulpe. A la levée du jour, on prenait notre petit bâton et on faisait le tour de l’ile pour en pêcher. C’était un peu notre petite rando matinale. Après, on allait chercher du bois, j’aimais bien aller chercher des gros troncs d’arbres. Ensuite, j’essayais de créer des petits trucs, de bricoler avant de se reposer quand on peut pour pouvoir économiser de l’énergie pour les épreuves.

Que vous a-t-il manqué et lors de l’épreuve de confort qui vous a été fatale et dans l’arène au moment de l’épreuve qui scelle définitivement votre départ ?

Avec le recul, je dirais de l’entrainement sur ce genre d’épreuves. Comme je le disais un peu humoristiquement en story, j’ai recrée le jeu en plus petit, avec des planches en bois, en faisant trois trous. J’ai réussi à m’entrainer avec des billes et ça l’a fait…Peut-être aussi un peu de concentration liée à la surprise car, quand on est arrivés sur le jeu de confort, on ne s’attendait pas à avoir une épreuve éliminatoire, du coup ça a été un stress supplémentaire quand Denis nous l’a annoncé.

On vous a senti à chaque fois très ému….

C’est sûr, surtout sur la première épreuve où je suis parti, celle du jeu de confort. C’était tellement fatal que je ne m’y attendais pas. Je n’avais absolument pas envie de partir maintenant, je pense que personne n’a envie de partir à ce stade-là, il y avait toute mon aventure qui revenait en tête et tout ce que j’avais fait pour venir là s’envolait. C’était un mélange de toutes sortes d’émotions qui m’ont fait, après, m’effondrer en larmes, comme on a pu le voir à l’écran.

Comment avez-vous vécu le fait de ne pas être éliminé lors d’un conseil traditionnel ?

C’est vrai que ça n’a rien à voir avec un départ au conseil. Là-bas, ce sont les personnes qui votent contre quelqu’un donc je pense que ça m’aurait fait beaucoup plus mal au cœur de partir sur un conseil que sur une épreuve éliminatoire, où c’est de notre faute, où on est maitre de notre destin.  

Pour terminer, votre sac est-il déjà prêt pour une 3è aventure ?

Bien évidemment, si on me propose une troisième participation, je continuerais sur ma lancée et, cette fois, j’irais vraiment m’entrainer pour être paré à toute éventualité. Je repartirais avec grand plaisir !

Merci, Loïc, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Caroline Filipek évoque ses actualités, à l'image et sur scène !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Caroline,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes une artiste aux différentes casquettes et cordes professionnelles, comme en témoigne votre parcours. Si l’on revient à son origine, qu’est-ce qui vous avait incité à en faire votre métier ?

C’est très simple, une rencontre au collège, d’une professeur de français tout simplement. Le contexte est important, j’étais notamment en 6è et 5è dans une école de filles, avec un uniforme marine et blanc, très très bien cotée, avec des bonnes sœurs pour professeurs. C’était une école très très exigeante et je n’y étais pas très heureuse, même si les études n’ont jamais été un souci pour moi. Il me manquait plein de choses et une femme est venue de l’extérieur pour remplacer la professeur de français qui était malade. Mme Decker est arrivée en nous expliquant que, bien évidemment, on allait faire le programme mais qu’elle adorait le théâtre. Il y en avait justement un, complètement poussiéreux et, à deux trois mois de la fin de l’année, nous avons monté « Les fourberies de Scapin ». J’étais là, très timide, pas bien dans mes baskets et elle me dit que, dans cette école de fille, j’allais jouer Scapin…je la connaissais à peine, j’étais très mal à l’aise, je n’arrivais pas à parler mais je lui ai demandé pourquoi. Elle m’a expliqué que, les rares fois où je m’exprimais, je faisais voyager les gens. Ça a été LA révélation, elle m’a confié ce rôle sans aucun doute, je l’ai pris à bras le corps, ça a été un bonheur fou, on a joué plusieurs fois tellement ça se passait bien, les parents d’élèves étaient très heureux, j’avais des bulles d’oxygène dans le ventre, je vivais de bonheur sur les planches. Je me suis dit « c’est bon, c’est ça, j’ai trouvé ma vocation, c’est ce que je veux faire, contre vents et marées, je suis heureuse à cet endroit-là ».

Par la suite, quels autres moments vous ont particulièrement marquée ?

Je me suis formée au théâtre national de Marseille, La Criée, pendant trois années intensives. Cette école étant dans un théâtre, on était tout le temps sur scène, soit en allant observer dix fois la même pièce si on voulait soit en montant et jouant des pièces à vau-l’eau, soit par sa formation intensive, c’était un bonheur pur, de gavage, de culture et de rencontres. J’y ai fait ensuite mes premiers pas en tant que professionnelle.  

Ensuite, parmi les expériences marquantes, je pense au travail avec Omar Porras, metteur en scène colombien, basé en Suisse, qui a joué beaucoup de spectacles au théâtre de la ville. J’ai complètement flashé sur un de ces spectacles, à tel point que je lui ai écrit une lettre qui l’a incité à me recevoir. Il m’a fait passer des essais de théâtre et c’était partie pour une longue suite de créations et de tournées, notamment celle sur « Don Quichotte », avec plus de 12 comédiens sur scène. On a joué partout….L’esprit de troupe et l’exigence du travail m’ont beaucoup marquée.

 

 

Après, le fait d’avoir monté ma compagnie a aussi été quelque chose de fort. Je me suis dit, à un moment donné, que j’avais envie de monter des textes par moi-même, sans être dans l’attente. J’aime bien l’idée de choisir et, avec une comédienne, on est tombée sur un texte qui nous a bouleversées, en lien avec les enfants soldats, « Allah n’est pas obligé » d’Ahmadou Kourouma. Nous avons été complètement foudroyées par ce roman, que nous avons adapté au théâtre. On l’a joué en France mais aussi au Kenya, en Tanzanie, en Amérique du Sud,…Ça a duré plusieurs années, entre la création en 2006 et les dernières représentations en 2012. De la contrainte est née la force de ce spectacle, comme nous l’a dit Laurent Maurel, le metteur en scène.

Je parle beaucoup de théâtre mais il y a eu aussi des évènements marquants à l’écran. Mon parcours est arrivé un peu après, avec davantage encore de diversité. Je fais principalement des guests, on est sur des durées plus courtes qu’au théâtre. J’adore la multiplicité. De films d’époque à des séries comme « RIS », « Profilage », « Le passager », « Fais pas ci, fais pas çà » ou encore plus récemment « HPI ». J’ai aussi adoré tourner dans le magnifique film d’auteur « Les Eléphants » réalisé par Emmanuel Saada, un film choral sur des personnages en quête d’amour. Globalement, je porte toutes mes expériences dans mon cœur, elles m’ont toutes marquée à un endroit.

Considérez-vous ces deux domaines comme le même métier et le même exercice ? Ou est-ce que ce sont deux entités qui nécessitent des adaptations ?

Les deux, en fait. Il y a vraiment un socle commun et il y a des divergences, dans la rapidité d’exécution. Le théâtre est en direct, quand ça commence, ça ne s’arrête pas et j’adore cela. J’ai assez rapidement apprécié les bugs au théâtre, ça parait fou de dire cela, non pas que je les cherche mais j’adore l’imprévu qui emmène là où on ne s’y attend pas ! Maintenant, je trouve que les mécanismes, sur les planches ou devant une caméra, sont les mêmes. C’est comme une cuisine que l’on a élaborée, avec le jeu d’acteur. C’est comme un garde-manger avec plein de petits tiroirs qui s’étoffent au fil des années et des rôles. Je viens chercher au besoin.

Au théâtre, il faut porter sa voix mais le fond est le même qu’à l’image, en termes de tambouille d’acteur. Il faut juste adapter son curseur, tout se voit à l’écran, on est plus dans l’intimité, il faut avoir cette conscience de minimalisme. J’aime beaucoup ce travail de caméra, il en dit long.

On pourra vous revoir bientôt sur la série quotidienne de France 2 « Un Si Grand Soleil », après y avoir déjà fait précédemment de premiers passages. Retrouver le plateau et l’équipe a sans doute dû vous faire plaisir ?

Oui, tout à fait, j’étais très contente de revoir tout le monde. On est très très bien accueillis, c’était ma première dans une quotidienne et j’ai vraiment beaucoup aimé cette expérience. Je tiens à le dire, de la production aux scénaristes, en passant par l’équipe casting, l’équipe HMC, les réalisateurs, les comédiens, tout le monde est bienveillant. Le rôle de Mélanie m’a permis de rencontrer des réalisateurs différents, j’en ai souvent changé, j’ai adoré, j’ai dû délivrer la même chose mais par le prisme de personnes différentes. Pour nous, comédiens, il faut s’adapter, j’adore, c’est très riche. Ça m’a fait chaud au cœur de revenir.

Toujours à l’image, sur France 3, vous avez tourné en tant que guest pour la série « Alexandra Ehle ». Un mot sur ce projet ?

« Sans visage » est l’épisode 9, qui sortira à l’hiver. C’est une série policière au format de 90 minutes, où tout est très pointu, le style notamment. On y retrouve énormément d’humour, avec des scènes complètement décalées, c’est très froid et très chaud en même temps. En gros, il y aura une intrigue autour d’un homme qui perd son visage, d’où le nom de l’épisode. Je fais partie de l’univers de cette personne, sans vous dire qui je suis.

 

 

Pour ces deux rôles de guest, en amont, parmi les artifices de la préparation, vous êtes-vous plongée dans certaines diffusions pour mieux appréhender l’univers ?

J’aime bien m’imprégner pour, ensuite, être complètement lâchée. J’aime bien me plonger avant, ça n’empêche pas de garder de la spontanéité, je fouille, je regarde les épisodes et je reçois, tout simplement. Je ne suis pas dans l’analyse, je suis dans le ressenti, comme un spectateur lambda. Je me suis laissée emportée. Ensuite, je me laisse libre dans le personnage, j’aime bien arriver avec une ou plusieurs propositions mais ouvertes. Les choses se font avec le réalisateur et ça ne me dérange pas si on change tout.

Je regarde, au moment de la diffusion, ce que je fais et, là, pour le coup, comme pour « Un Si Grand Soleil », où j’ai tourné à plusieurs mois d’intervalle, je suis critique, je ne suis pas dans l’affect. Je regarde la crédibilité de mon personnage, je regarde où je peux creuser encore plus loin. Je suis dans le détail, je vois ce que j’ai fait, pour les scènes d’après et j’ai un petit cahier d’évolution du personnage, de comment il s’est construit. Un mois ou deux mois après, c’est important de ne pas oublier le leitmotiv de départ.

Pour terminer, en complément, plusieurs projets sont en cours, un long métrage et un seule en scène le 12 décembre…

Le seule en scène se fera à Paris, au théâtre de la boutonnière. C’est un travail autour de Gisèle Halimi, la célèbre avocate décédée en 2020.  Sur quatre de ses procès principaux, pour mettre en avant son parcours remarquable. Elle n’a peut-être pas été assez saluée au moment de sa mort. C’est un rôle que j’endosse avec joie, implication et militance. Je salue le courage de cette femme avocate, mère de famille, elle a un parcours assez troublant, elle a réussi à défendre, au risque de sa vie, autant de femmes et de causes importantes.

Le long-métrage « 4 garçons pleins d’avenir » avait été tourné en 1997, c’était mon premier, je jouais Marie-Odile. C’était une comédie assez potache et une écriture est en cours pour 2022, où on se demandera, 25 ans après, ce que sont devenus ces 4 garçons ainsi que les personnages qui tournaient autour. A suivre….

Merci, Caroline, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Prime Video, Free Ligue 1, Sport en France : Maxime Gras évoque sa belle actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Maxime,

Quelle joie d’effectuer cet entretien avec vous !

On peut vous retrouver depuis le début de la saison sur Le Pass Ligue 1 de Prime Video. On imagine sans doute le plaisir et la fierté que ce doit être d’avoir rejoint cette équipe et de participer à la naissance du projet ?

Clairement ! D’autant plus, comme beaucoup de mes camarades, après avoir vécu les affres de feu « Téléfoot, la chaine ». J’ai quitté un projet qui m’avait embarqué, qui m’avait fait vibrer mais je l’ai quitté avec la fin d’un contrat de droits et, encore plus dur, en plein milieu de saison. Donc aussi courte fut l’expérience, elle est encore plus difficile à digérer quand les acteurs continuent, quand le jeu continue, quand le show continue. L’herbe a été coupée sous nos pieds, pour reprendre une métaphore qui aurait pu se retrouver sur les terrains de foot. C’était assez dur donc c’est vrai que quand Prime Video entre dans la danse à la fin du printemps, il était important de pouvoir s’imaginer dessus, d’avoir un nouveau projet foot sur lequel rebondir. Pour relancer la machine, reprendre confiance. Forcément, on était touché donc retrouver un projet qui refasse vibrer, qui permette de reprendre l’histoire là où elle s’était arrêtée, était très important pour moi. Que cela ait pu se faire in fine, oui, c’est formidable ! Je suis très fier d’être dans cette aventure, de retrouver des camarades et d’être sur ce qui est aujourd’hui le feuilleton le plus vu dans le sport en France. C’est vraiment sympa !

En plus de cela, ce nouveau média est différent des précédents, sous format d’application avec une couverture similaire pour toutes les rencontres, avant, pendant et après le match…

Pour moi, c’est une révolution ! On l’imaginait poindre, on voyait ces nouveaux acteurs être de plus en plus ambitieux, lorgner sur les appels d’offres. C’est désormais concrétisé en France. À l’usage, c’est vrai, j’insiste : c’est une révolution. Aujourd’hui, on a un produit qui est là pour valoriser le cœur des droits, à savoir le match, le direct et uniquement cela. Le match est événementialisé, on se concentre sur le terrain avec des effectifs denses et qui permettent d’offrir, sur le temps des rencontres, des contenus et un rythme inédits.

Cela, évidemment, change la donne, notamment en amenant davantage de justice sur certains matchs et certains clubs, lesquels ne sont plus traités par-dessus la jambe. Désormais, les afficionados des clubs non-historiques ou hors Top5, savent qu’on va parler, pendant deux heures chaque semaine, de leur actualité, de la semaine écoulée. Notre dispositif permet d’avoir les acteurs en longueur avant et après match, on a le temps de faire un traitement exhaustif. Clairement, on peut le dire, c’est inédit !

Pour les clubs et les joueurs, par ailleurs très sollicités, cela délimite assez clairement le cadre de nos demandes et besoins : « Prime Vidéo » est là le jour du match, avec quelques attentes et besoins mais, le reste de la semaine, nous n’avons pas d’antenne à nourrir. Le match est le sacrosaint évènement de la plateforme, avec « Dimanche Soir Football », le produit phare, la vitrine de ce qu’est capable de faire aujourd’hui « Prime Video », avec au-delà d’un casting de consultants XXL, une vraie envie de faire connaître les acteurs de la L1.

 

 

Vos casquettes sont nombreuses et varient en fonction des matchs : journaliste bord terrain, animateur/présentateur, commentateur. C’est très diversifié mais sans doute, en même temps, très complémentaire…

Un jour, Pedro Garcia (NDLR : le directeur de la rédaction) m’a demandé s’il pouvait m’appeler le « couteau suisse ». Pas de problème (rires). Au départ, l’idée était de me proposer de couvrir ces matchs en qualité de journaliste bord terrain. Ce qui était, peu ou prou, une découverte pour moi, j’avais fait seulement deux saisons de coupe de France dans ce registre avec Eurosport. J’avais totalement aimé l’exercice mais je ne m’attendais pas à ce qu’on me le propose dans cette nouvelle aventure. Ce fut le cas et j’en étais évidemment honoré parce que ça voulait dire renouer avec les stades, qui étaient le quotidien de mon début de ma carrière. Y retourner, être aux côtés des acteurs, les faire réagir, aller à la recherche des informations, etc, forcément, c’est un rôle qui me tentait.

Quant au commentaire, j’avais été sollicité par « La Chaîne l’Equipe » qui a débuté l’aventure sur la Ligue 2. Les matchs sont désormais rattachés à Prime Video, il y a donc eu une continuité assez logique. Il m’est aussi arrivé d’effectuer des remplacements dans la casquette d’animateur sur les matchs de Ligue 1. Pour moi, c’est le travail ultime dans la recherche et la procuration d’adrénaline, avec la gestion des directs et des personnes autour de soi, au milieu d’un stade qui vit. C’est le gap au-dessus en termes d’intensité et de plaisir pris. C’est génial, pouvoir à chaque fois se remettre en question, picorer des choses différentes, se challenger, c’est ce que j’aime beaucoup.

En amont d’une rencontre, quelle est votre méthodologie de préparation, dans les jours avant et même au stade ?

C’est assez particulier. J’ai des approches différentes en fonction des casquettes. Concentrons-nous sur le rôle de journaliste bord terrain, qui est quand même 90% de mon activité. De par l’inexpérience qu’était la mienne, je l’ai conçu avec la même rigueur que si j’allais commenter un match. C’est-à-dire que je ne laisse rien passer sur la connaissance des acteurs. Dans la semaine qui précède le match, je crée mes fiches et les peaufine pour avoir les 40 joueurs sous la main, en tête, sur des données, informations qui peuvent apporter de la complémentarité avec le commentateur. Lui a une grosse différence avec moi, je le sais pour l’avoir vécu : il est dans cette adrénaline et peut être emporté par une certaine émotion. Je suis le froid complément (rires). Au plus près du terrain, je vis aussi l’émotion des acteurs, je dois la raconter. Colère, réprimande, joie, les tranches de vie depuis les bancs sont parfois édifiantes.

Je suis assez proactif et m’insère de moi-même entre le commentateur et le consultant. Il y a un équilibre à trouver et ce n’est pas toujours facile. Je vois ce rôle comme celui d’un troisième commentateur, capable de sortir des missions préexistantes (météo, changements, temps additionnel) C’est ce que j’essaye de faire depuis quatre mois.

A l’image d’un commentateur, au-delà des fiches des joueurs, la veille et l’avant-veille, je me plonge dans la presse pour suivre les dynamiques des clubs. Je lis ou regarde également les conférences de presse. C’est assez classique mais ça permet, dans ce rôle tampon entre les acteurs et les téléspectateurs, d’expliquer au mieux les mots et les situations. La connaissance des hommes et des dynamiques des clubs est essentielle, question de crédibilité et de petite valeur ajoutée : connaître l’actualité d’un joueur permet d’orienter une question est d’avoir peut-être une réponse plus intéressante.

Ce bord de terrain que vous retrouvez s’accompagne d’un autre retour, celui du public dans les stades. Ce doit être une joie d’être au cœur de l’arène ?

C’est juste incomparable ! Clairement, on avait vécu le Covid sur « Téléfoot », dans des stades vides, avec des choses assez étonnantes pour les commentateurs, qui étaient devenus des acteurs des huis clos, en laissant vivre finalement non pas l’ambiance mais les interjections des joueurs et coachs. Ca apportait quelque chose de différent, avec une place plus grande donnée aux questions technico-tactiques. Là, nous sommes redevenues des personnes qui travaillons au cœur d’un spectacle, on en a retrouvé l’acteur principal selon moi, à savoir le public. J’ai le souvenir d’un derby entre Strasbourg et Metz, à La Meinau, en septembre, c’était frissonnant, avec des tribunes combles, des chants de soutien, sans hostilité pendant 95 minutes, c’était assourdissant, on ne s’entendait pas parler, on laissait vivre non plus le coaching mais cette ambiance. On s’aperçoit à quel point le public est important dans le rythme qu’il donne au match et aux joueurs. Cet ingrédient est essentiel dans ce spectacle.

 

 

Après un tiers du championnat, quel regard portez-vous sur ce début de saison ?

C’est une Ligue 1 qui, je trouve, sort vraiment par le haut de la crise Covid. Qui l’eût cru après les déboires de l’année écoulée, les difficultés au sommet de la Ligue, avec des détenteurs de droits qui s’avèrent ne pas être de bons payeurs. Avec, par-dessus tout, la crise sanitaire en elle-même évidemment. On a vu des clubs essayer de trouver des solutions, quelque part se réinventer, aidés par l’Etat, avec cette capacité à activer un peu plus le levier des jeunes joueurs, à trouver des solutions dans les financements de transferts. Avec, aussi, cette capacité à se réinventer par le jeu, issue d’une nouvelle génération de coachs et d’une envie aussi peut-être de compenser une baisse d’expérience dans les effectifs. La bascule s’opère vers une qualité et une intensité supérieures, on va vers un football total qui accepte plus volontiers l’erreur individuelle et la prise de risques. On n’a eu que six 0 à 0, le taux de « spectacularité » des matchs est en hausse. De plus en plus d’équipes veulent s’en sortir par le jeu et c’est quelque chose de nouveau. Mon regard est donc assez positif par rapport au contenu des rencontres et à la volonté d’aller de l’avant.

En parallèle, on vous retrouve hebdomadairement en plateau et ponctuellement sur les sites dans le cadre de l’accompagnement aux fédérations, en lien avec l’Olympisme.

Je l’aborde vraiment différemment, j’ai une passion assez globale pour le sport. Mon biberonnage au sport a commencé sur les genoux de mon grand-père, à regarder le Tour de France. Cela m’a amené à être toujours curieux de plein de disciplines, d’avoir une lecture de « L’Equipe » de la page 2 à la page 44 (rires). Cet aspect-là m’a construit et est toujours présent en moi. Ce projet de chaine du Mouvement Olympique, qui a été lancée en 2019, est quelque chose que je trouve assez fort. A l’inverse d’un football qui phagocyte l’attention des médias et des ayant-droits, on se retrouve avec de plus en plus de sports qui sont moins voire plus diffusés. Certaines disciplines n’ont plus voix au chapitre. En complément de ce que les fédérations elles-mêmes tentent de mettre en place, avec du streaming ou des contacts pour des diffusions classiques, le CNOSF a donc décidé, par lui-même, de proposer un canal de diffusion pour toutes ces disciplines qu’elle chaperonne, à savoir plus de 100 fédérations sportives olympiques. « Sport en France » est là pour eux, pour leur proposer un canal de diffusion standard et gratuit, accessible dans tous les foyers. Cela va dans le sens du sport pour tous et avec tous. Dans ma conception des choses, j’aime beaucoup l’idée, j’y suis très sensible.

Je vais à la rencontre de fédérations, pour faire connaitre leur discipline, leurs athlètes, leurs dirigeants, leurs bénévoles. On fait un tour d’horizon. Cette émission est diffusée tous les jeudis à 19h et s’appelle le « Club Sport en France ». Pendant 26 minutes, on décline l’actualité de fédérations. En marge de cela, je fais des commentaires en direct, essentiellement l’escrime, le tennis ou le volley-ball. C’est top, on est avec des gens demandeurs, qui ont un abord simple, avec le souci de l’exposition et non pas de méfiance sur la communication autour de leur sport. C’est un peu différent du ballon rond où, je l’entends, les clubs doivent se protéger d’une sur-sollicitation et faire en sorte que les joueurs et acteurs puissent se concentrer sur le terrain. La démarche n’est pas la même mais le plaisir est réel.

Pour terminer, ponctuellement, vous commentez, en cabine, des matchs pour l’appli Free Ligue 1. Etre en cabine doit être une approche encore différente de la rencontre ?

L’appli Free me ramène à des choses que j’avais aussi faites en début de carrière, avec Orange. Clairement, oui, c’est une autre approche, on est complètement dépendant de la réalisation, on suit véritablement ce qui nous est visible à l’écran. On se sert des réseaux sociaux et des médias pour rapporter les informations qui nous échappent. Il faut faire avec et, en même temps, il faut se dire que l’on est sur du quasi-direct, on doit avant tout être concis, précis. En connaissant ce cahier des charges, on sait que des informations que l’on va chercher en bord de terrain et que l’on va narrer dans l’intégrale d’une rencontre ne sont pas forcément nécessaires sur un quasi-direct, où les gens viennent picorer des infos essentielles. C’est une autre manière, un peu plus mobile, de consommer la Ligue 1. C’est une volonté de la LFP de mettre également en avant le « nomade ». C’est quelque chose qui trouve son public aussi, plus jeune peut-être.

Merci, Maxime, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Influences : Mégane Lemiel évoque Alex, son personnage dans la série de NRJ12 !

Publié le par Julian STOCKY

@ Marc RENAULT

 

Bonjour Mégane,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On peut vous retrouver jusqu’au samedi 18 décembre prochain sur NRJ12 dans la série « Influences ». Avant de s’intéresser au programme en lui-même, on imagine que, dans le contexte actuel que l’on connait tous, proposer un contenu inédit aux téléspectateurs est sans doute source de fierté et de plaisir ?

Oui, c’est vrai que de pouvoir tourner, malgré cette période de Covid, dans de bonnes conditions, pour une série nouvelle et novatrice, a été une super expérience. En plus, de proposer du contenu sur un sujet qui touche toutes les nouvelles générations et de pouvoir en parler selon toutes les visions a aussi été super enrichissant et intéressant. On parle des jeunes, de ceux qui sont à fond dedans, des moins jeunes, qui voient ça comme quelque chose d’un peu négatif, c’est chouette d’avoir une série comme cela en ce moment. 

Avec vos mots, comment présenteriez-vous cette série ? 

A la base, c’est une série qui parle des coulisses de l’influence, c’est en cela qu’elle est novatrice. On y retrouve tous ceux qui incarnent ce métier, ça va des influenceurs aux agents, mais aussi à tous les proches qui gravitent autour. On a des personnes totalement extérieures, comme Tom, comme les parents, comme la sœur qui va intégrer ce milieu mais qui n’en fait pas partie. Tout cela s’entremêle et on voit leur quotidien qui est quand même, il faut le dire, rapidement secoué, comme vous avez pu le découvrir. Il se passe plein de péripéties, sur le métier de l’influence mais aussi sur des questions de vie quotidienne, les amours, les trahisons….

Vous y interprétez le personnage d’Alex. Qui est-elle ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Alex est une nana qui se donne à 200% dans tout ce qu’elle fait. Que ce soit en amitié, professionnellement ou en amour. Après, justement, au fil de la série, on va découvrir ses cassures, ses doutes alors qu’on a l’impression que c’est plutôt un roc. Au fil des aventures, on se rend compte qu’elle remet en question beaucoup de choses et beaucoup de ses principes. Même si elle a la volonté d’avoir de bonnes valeurs, saines, fidèles, tout cela est bouleversé et c’est très intéressant. 

 

@ Julien Jovelin

 

Au moment de l’interpréter, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

Oui ! Avant de commencer la série, je me suis documentée parce que, finalement, même si j’ai un métier d’image proche, que ce soit avec le mannequinat ou la comédie, je n’étais pas très familière avec l’influence. J’ai donc dû me renseigner un petit peu. Mon personnage est inspiré notamment de Magalie Berdah donc, pareil, j’ai fait des recherches sur cette femme qui a tout monté toute seule. Mais aussi sur des influenceurs comme Caroline Receveur par exemple, sur ces gens qui ont su faire un revirement à 90° dans leur carrière. Finalement, je me suis rendue compte que c’étaient de grands bosseurs. 

Ma source d’inspiration a donc été ces personnes-là mais aussi beaucoup quand même tout ce qui est écrit dans le scénario. Je suis très dans le présent, je me suis inspirée au début mais, après, j’ai vraiment fait en sorte de vivre l’instant présent d’Alexandra qui, finalement, est étrangère aussi à ce milieu. Elle le dit, au départ qu’elle n’y connait rien. J’ai aussi voulu partir de cela.

Même si ce n’est pas toujours un exercice facile, avez-vous regardé les premiers épisodes pour vous en servir ensuite sur les tournages suivants ?

C’est vrai que c’est un exercice particulier de se regarder alors que l’on est encore en plein tournage. J’avoue que je ne regardais pas tant pour me voir mais plutôt pour voir comment ça rendait une fois monté. Effectivement, ça réajuste sur la façon dont on va jouer mais c’est plus dans la globalité que vraiment en focus sur mon personnage. Je me suis rendue compte que des tics venaient naturellement. Après, c’est plus sur la façon de jouer avec les autres comédiens que je me suis servie du visionnage. 

Sans rien dévoiler, dans quels contextes allons-nous voir Alex dans les prochains épisodes diffusés ?

Il va avoir un gros effondrement, je ne peux pas en dire plus mais le personnage d’Alex va vraiment connaître un effondrement bien intense. 

D’ailleurs, quel regard portez-vous sur elle et sur ce qu’elle a déjà pu vivre jusqu’à présent ?

Elle a vécu pas mal de choses en même temps, pour un petit bout de femme de même pas 30 ans. Je trouve que l’on voit bien son évolution. Elle commence naïvement, sans connaitre le milieu, il y a ensuite ce coma et, quand elle en sort, on voit la femme qu’elle est devenue en ne lâchant vraiment rien. C’est beau. Des trahisons ont lieu, on est en train de voir comment elle gère cela jusqu’à, justement, s’effondrer un petit peu. Mais c’est intéressant de voir cela ainsi que l’évolution des autres personnages. Romain se transforme complètement, il passe du petit garçon un peu timide à un homme. Tom, aussi, grandit en prenant ses distances, en décidant de ne vivre que pour lui. Thalya, également, n’existait que par l’amour qu’elle portait et on voit comme elle arrive à s’émanciper un peu de tout cela. Et Jade qui explose…il y a vraiment une évolution de tous les personnages et c’est intéressant ! 

Quels principaux retours des téléspectateurs avez-vous pu avoir concernant votre personnage en particulier et la série en général ?

Le premier message que j’ai eu, je l’ai d’ailleurs trouvé trop chou, venait d’une ado qui m’a dit qu’elle avait loupé les cours pour regarder la série. J’ai trouvé cela trop mignon, même si je lui conseillerais de ne pas le faire. Elle était déjà attachée dès le début en tout cas. Après, on a eu plein d’autres retours positifs, notamment des messages privés assez touchants. Beaucoup sur les couples et leurs histoires. J’ai l’impression que ça a touché les gens, ils se sont sentis concernés par ces sujets. On m’a aussi dit que le personnage d’Alexandra avait inspiré dans le côté femme forte. Si ça peut toucher et donner envie aux gens de se donner à 100%, c’est chouette.

 

@ Alex Delamadeleine

 

Le tournage de la saison 1 est à présent achevé. Cela a sans doute dû vous faire chaud au cœur de quitter toute l’équipe ?

C’était touchant, je pense que la moitié de l’équipe a pleuré. On a tourné, en plus, le dernier jour dans un décor récurrent auquel nous étions attachés. Mon dernier plan individuel était trop chou, je devais ouvrir une porte et il y avait toute l’équipe derrière, tous ont été trop mignons. Le tout dernier plan collectif, sans pouvoir le dévoiler, était très touchant, tous les gens sont venus pour le regarder. C’était hyper émouvant !

Depuis, on s’est retrouvés pour la soirée de fin de tournage, c’était bien de se revoir dans un contexte d’après tournage, en ayant pris du recul. On a pu se dire au revoir, c’était la fin de cette aventure-là mais elle m’a permis de faire de belles rencontres. Je sais qu’il y a des gens que j’ai envie de revoir, avec lesquels j’ai tissé des liens. 

En parallèle, quels sont vos autres actualités et projets du moment ?

Un film est en tournage, je ne peux pas trop en parler. Ainsi que des sujets plus derrière la caméra, sur d’autres supports, qui parlent d’autres choses, de sujets qui me touchent. Je fais aussi un travail avec une association qui aide les mannequins : SEAMS. C’est une profession très médiatisée mais qui n’est pas forcément aidée sur le plan santé, il y a plein de choses à construire, je suis contente d’aider en ce sens, il y a plein de choses à faire, on a créé des ateliers de mise en commun, des groupes de parole, des prises en charge individuelles. Sans oublier un groupe de musique, Nyght, notre prochain concert sera en janvier, sur du rock psyché indé. 

Merci, Mégane, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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