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630 articles avec television

RMC Sport : Interview croisée avec Flora Moussy et Thomas Desson !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Flora, bonjour Thomas,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On peut vous retrouver en duo à l’animation des week-ends de Premier League sur la chaine RMC Sport. Avant de revenir sur ce programme en lui-même, on peut déjà imaginer que la reprise puis le maintien du championnat anglais, certes à huis clos, a été pour vous source de joie et peut-être de soulagement ?

Thomas : C’est même plus que cela ! Là, comme il n’y a effectivement pas de supporter dans les stades, tous les matchs sont mis à disposition. D’habitude, à 16h, il y a bien souvent trois matchs en même temps, en ce moment, nous sommes étalés du vendredi au lundi. On bossait déjà pas mal, on bosse en moyenne 35% de plus depuis le 17 juin, date de la reprise et du « restart ». Parce que l’on essaie de tout couvrir. Le vendredi et le lundi, si l’affiche n’est pas extraordinaire, on ne la fait pas en plateau. Pour le reste, on est en quasi continu, de la première minute du samedi et la dernière du dimanche, avec Salim et son magazine, juste avant le dernier match, pour bien le lancer et pour nous donner tous les rendez-vous. On essaie de faire en sorte que, à chaque fois que quelqu’un vient, à n’importe quel moment, il ait une idée de ce qui s’est passé dans la journée.

Avec l’équipe réduite que l’on est, on réussit un tour de force, par rapport au nombre d’heures, pour pouvoir proposer un contenu dont on est plutôt fiers. Flora le faisait déjà un an avant moi, il y a un binôme homme / femme depuis quatre ans. Une équipe bosse quasiment toute la semaine sur le programme. Quand il y a aussi, au milieu, les rencontres européennes, il faut être un monstre à deux têtes.

Flora : C’est vrai que la charge de travail est d’autant plus importante avec cette configuration-là. Maintenant, ça nous permet de traiter un maximum d’équipes. Au fil de la saison, il y avait souvent les mêmes clubs, il ne faut pas se le cacher, qui étaient diffusés et évoqués. Ça permet d’avoir un traitement encore plus large des clubs de Premier League. On s’est aussi beaucoup adaptés à Emmanuel Petit, qui suit énormément le foot anglais et ce qui se passe en Angleterre à proprement parler. Il nous apporte vraiment cette touche-là, il arrive le matin en nous disant ce qui se passe là-bas, il est vraiment au taquet, il nous apporte un œil en plus. Il était déjà avec nous les saisons passées mais c’est vrai que, cette année, c’est lui le consultant numéro 1 et il a pris à bras le corps ce rôle. Il nous apporte énormément de son expérience et de sa vision d’aujourd’hui, de ce qui se passe dans le foot anglais et dans le pays. 

On le voit régulièrement, votre duo fonctionne très bien. Quelles petites touches personnelles et quelles valeurs ajoutées essayez-vous d’y apporter ?

Flora : On est un duo très complémentaire, je pense, avec Thomas. On a deux personnalités différentes, on a deux façons de présenter relativement différentes. Il va se lâcher beaucoup plus facilement que moi, il va être plus dans l’impro parfois ou dans ce que l’on appelle les happenings. Là où je vais être, au contraire, un peu plus « carrée » ou à remettre dans le droit chemin quand il va s’écarter un peu plus. C’est vrai que c’est très complémentaire et ça nous permet chacun d’apporter une petite touche différente. Thomas a un œil plus tactique et plus foot que moi, du coup on va aller dans ce sens-là avec lui. De mon côté, je vais peut-être plus proposer les à-côtés des joueurs et pas uniquement l’aspect sportif. On met chacun un peu de notre personnalité au final, je pense.

Thomas : Je suis arrivé il y a deux ans, j’avais fait beaucoup de matinales, très infotainment. Ayant vécu sept ans aux Etats-Unis, c’est vrai que le sportainment me plait bien. J’ai 41 ans, je suis passionné mais j’aime bien voir les choses autrement que simplement « centre, tête et but ». Je m’aperçois que j’aime le feel-good, j’aime avoir un rappeur et un homme politique à la même table et qu’ils puissent parler la même langue. Là, on essaye d’apporter quelque chose de sympa, de positif, même pour un match de bas de classement à destination des fans les plus hardcore.

Ça fait dix ans que je suis en binôme avec des consœurs, j’en ai eues qui venaient dans le sport avec l’envie de faire de l’hertzien derrière, c’était un passage pour elles. J’en ai eues qui étaient là depuis 25 ans, je pense à Céline Géraud, qui était très en place et qui avait un style très en place. Flora est comme la couleur de son chemisier (rouge), elle aime un club de foot anglais, elle aime cela intrinsèquement. Donc, effectivement, par rapport à ce qu’elle dit, elle est rarement prise en faute. Je sais qu’elle peut tenir l’émission, ce qui me permet de sortir un peu des sentiers battus. Et, effectivement, quand même, de donner mon avis mais sans que ce ne soit au service de la polémique nécessairement. C’est chouette, on s’amuse bien.

On a l’idée d’amener les téléspectateurs dans les meilleures conditions jusqu’à quelques minutes du match. Si le live impose un peu de sortir du cadre, je sais que Flora va avoir un œil sur le rythme et que l’on peut se permettre de déconner un peu parce qu’elle va nous ramener dans le droit chemin derrière.

Flora : A l’inverse, Thomas me permet aussi de progresser dans le « lâché-prise » à l’antenne. Je déconne beaucoup en dehors mais, quand j’arrive sur le plateau, j’ai cette tendance à moins me lâcher et d’avoir Thomas à côté de moi m’incite à déconner avec lui. Du coup, même si on a chacun son personnage, où quand lui déconne, mon rôle va être de le regarder un peu de travers, genre « mais qu’est-ce qu’il dit ? », ça me permet au final d’avoir quand même un côté un peu moins carré. Je progresse en ce sens-là.

 

 

Animer les week-ends de foot anglais impose un rythme intense. Quelle est, du coup, votre méthodologie de travail entre vous et avec les consultants ?

Thomas : On est vraiment dans l’initiative du conducteur, dans la recherche éditoriale. Dès le lundi, on ne se quitte pas de la journée pour déjà se projeter dans le week-end à venir. Il y a une complexité, c’est que, pour les grosses équipes, il peut y avoir un autre gros rendez-vous en milieu de semaine et que l’on peut être, Flora et moi, sollicités pour le même match mais sur deux antennes différentes. Par exemple, ce jeudi, on va tous les deux à Nice, Flora animera sur RMC Story et je commenterai sur RMC Sport 1. C’est une petite complexité car, d’habitude, le mercredi et le jeudi, on est plein gaz sur la préparation de l’émission du week-end. Il faut que l’on compte sur les gens qui restent à quai pour nous transmettre les infos. Mais on essaie effectivement d’anticiper un peu et toujours d’être dans le live. On ajuste avec l’actualité mais il faut avoir des billes et du biscuit car, mine de rien, sur 8 heures de présence, on a quand même 3 heures de plateau. Où la moitié peut être alimentée par le direct, par les interviews d’après match et une autre moitié où il nous faut un peu de matière pour vendre nos matchs.

Flora : Il y a certes la charge d’antenne le week-end parce que les amplitudes sont très larges mais il y a aussi toute la charge en amont, tout ce travail que l’on fait purement éditorial, de recherche de thèmes. Où, même sur un match peu vendeur, notre boulot est de trouver des choses qui le soient. On cherche à donner les petites infos en plus. C’est un travail de recherche non négligeable. On est encore plus investis cette année sur le côté éditorial où, vraiment, on va aller chercher des idées de sujets et de reportages. Au final, c’est peut-être cela qui nous prend le plus de temps. C’est très dense.

On imagine aussi que vous avez un œil spécial lorsque vous regardez les rencontres, pour déjà anticiper vos interventions à l’antenne ?

Flora : Bien sûr que l’on n’est pas à l’antenne constamment les week-ends, mais on doit regarder tous les matchs. Même en mangeant, j’ai constamment un œil sur la rencontre pour préparer la mi-temps et l’après match. Il faut déjà trouver l’angle d’attaque. On est déjà également dans l’anticipation de la rencontre d’après et de son conducteur. On pense en permanence à ce qui vient après.

Thomas : La promesse de RMC est d’en avoir un peu pour tous. Evidemment que les gros matchs sont les balises des journées. Mais, paradoxalement, un gros choc prend beaucoup moins de temps de préparation qu’une rencontre de bas de classement. Sur ces dernières, on doit être encore plus scrupuleux dans notre regard, là où on est normalement en travail continu, de par notre appétence, pour les gros matchs.

 

 

En parallèle, vous participez aussi pleinement aux rencontres européennes diffusées sur la chaine, en plateau ou aux commentaires. Il s’agit sans doute là d’un autre exercice, à la fois différent mais aussi complémentaire ?

Flora : Ca va dépendre. Cette semaine, nous serons sur le match de Nice en Ligue Europa. Pour le coup, ça va même plus nous déconnecter de ce qui va se passer dans la soirée. Thomas va commenter la rencontre, je serai en bord terrain et, du coup, au final, je vais passer un peu au travers des autres résultats de la soirée d’Europa League. Le lendemain, dans l’avion, je vais regarder ce qui se sera passé la veille au soir, notamment pour les clubs anglais.

Thomas : On retrouve là le côté super carré de Flora, on entend presque une angoisse dans sa réponse de rater la bonne info. Sur ce match, je serai aux commentaires et les deux sont intéressants. J’anime aussi un podcast de sports de combat et, quand un poids lourd est à côté de ses pompes, je peux faire des analogies d’un sport à un autre, notamment le ballon rond. Ça marche car tout le monde a des références foot… J’essaie donc toujours de faire des liens et des parallèles. Cette semaine, j’ai commenté le Bayern, je vais me servir de ce match ce soir pour parler de Liverpool parce que, tiens tiens, l’arbitre en coupe d’Europe avait, à notre gout, sorti des cartons à la volée, lui qui était déjà un peu à côté sur l’histoire de Van Dijk et Pickford. Il y a effectivement toujours un fil rouge et on retrouve des liens dans les histoires. En tout cas, on a le championnat le plus mis en valeur et la plus belle des compétitions de clubs, c’est le bonheur, au niveau des images, pour raconter des histoires !

Flora : Oui, c’est un plaisir !

Merci à tous les deux pour vos réponses !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Marie-France évoque son aventure jusqu'à la réunification !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : Laurent Vu/ ALP /TF1

 

Bonjour Marie France,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

Vendredi dernier a été le théâtre de votre élimination de « Koh Lanta », suite à la réunion des ambassadeurs. Revivre ce moment au travers des images diffusées a-t-il ravivé en vous certains souvenirs ?

C’est sûr que c’est toujours émouvant de revoir des épisodes un an après. J’ai regardé cet épisode avec Hadja, Angélique et Lola, et je leur ai dit que, quand je pars, on a l’impression que tous sont prêts à pleurer. J’ai vu cette émotion, que j’avais déjà vue la première fois avec Dorian, qui avait les larmes aux yeux. Mais de les avoir retrouvés tous comme ça devant moi, émus, Fabrice en particulier, qui a eu un discours assez poignant, j’avais les larmes aux yeux.

Vous avez été désignée par Hadja et Loïc à l’issue des ambassadeurs. Mais sans doute espériez-vous une autre issue ?

Je ne vais pas dire que je suis sereine au moment des ambassadeurs mais je ne pense pas non plus que ça puisse être moi. Je me dis simplement : « là, tu n’as pas pensé que ça pouvait être un vert de l’autre côté ». Je me demandais ce qu’il se passerait alors, si l’alliance des verts tenait toujours, Hadja ayant bien précisé qu’elle n’irait pas à la boule noire, Loïc ayant aussi l’air d’être assez tenace. Dans ma tête, je me suis dit qu’elle éliminerait peut-être un rouge, mais lequel ? Un des plus forts ? Un des plus faibles ? Voilà, la sentence est tombée sur moi, je ne lui en veux pas du tout car jamais une seconde je n’aurais pensé que l’alliance des verts pouvait encore tenir. En fait, j’avais baissé un peu la garde, tellement j’étais sereine dans mon aventure. Ça m’a couté ma place.

Avec le recul, ne regrettez-vous pas de ne pas vous être proposée en tant qu’ambassadrice ?

En fait, ça ne m’aurait pas déranger d’y aller. Personnellement, j’aurais fait comme Hadja, je ne serais pas allée à la boule noire, je n’aurais pas risqué mon aventure. Elle s’est proposée d’y aller, j’étais tellement bien, tellement calme dans ma tête que, par fainéantise, moi qui ai déjà la tête chargée au quotidien, pour une fois que quelqu’un veut se la charger à ma place, j’ai préféré en profiter. Sinon, ce n’est pas quelque chose qui m’aurait dérangé, simplement je n’avais pas envie de charger ma tête avec des négociations pendant des heures.

Quel bilan plus général tirez-vous de votre aventure ?

J’en tire un bilan plus que positif. Je n’ai pas de moment préféré dans cette aventure, je les ai vécus tous comme je voulais les vivre. Je suis arrivée dans l’aventure, je pense, à un âge où j’étais prête dans ma tête. Peut-être que si je l’avais faite il y a dix ans, je ne l’aurai pas vécue comme cela parce que je n’étais pas prête. Je me suis sentie vraiment calme, vraiment sereine, j’avais la tête vide. Si c’est ça le lâché-prise, alors pour la première fois de ma vie, j’ai lâché prise. Je pense que jamais plus je ne retrouverais cet état d’esprit aussi limpide que l’océan pacifique. C’est une aventure merveilleuse, positive, je m’entendais avec tout le monde, il y en a dans la bande qui me manquent, alors que j’avais fait un tri autours de moi depuis des années. Ces gens-là, au final, me manquent quand je ne les vois pas pendant un moment, alors que j’aurais pensé que plus personne ne rentrerait dans ma vie. Je ne l’aurais jamais cru. Je n’étais pas du tout là-bas pour me faire des amis…Comme quoi, sur peu de temps, le fait d’être coupé des réseaux sociaux et du monde actuel peut créer des liens quand même vraiment puissants.

Ce qui s’était passé les premiers jours, avant votre élimination de l’équipe du Nord, vous a-t-il servi pour votre retour dans l’aventure ? Avez-vous appréhendé les choses différemment ?

Dans la première équipe des violets, on ne m’avait laissé le temps de rien. On m’avait dit que j’étais tout de suite sur la défensive. Oui, je l’étais puisque je me défendais, après m’être sentie attaquée. On m’a expliqué que j’étais la moins forte physiquement mais ce n’est pas moi qui ai fait perdre le jeu. Je n’avais jamais dit que j’étais une sportive de haut-niveau. Maintenant, je comprends que, avec mon âge, je pouvais être un handicap pour mon équipe. Je m’étais sentie un peu dans la ligne de mire.

En revenant dans le jeu, je ne savais pas où j’allais et je ne me suis pas posé de question. Je me suis dit que, de toute façon, je resterais moi-même, que je n’allais pas changer ma façon de faire. Je n’étais pas là pour jouer un rôle, je faisais cette aventure pour moi, je ne vois pas pourquoi j’aurais changé ma façon de faire. Simplement, l’accueil a été différent. Sans doute que les oranges me convenaient mieux à moi. Il faut toujours me prendre avec un certain tact. Peut-être que certains violets ne l’ont pas eu, là où tous les oranges l’ont eu. Je le verrais vraiment comme ça.

Globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Je n’en ai pas en particulier. On a tellement déliré avec les aventuriers. J’ai profité de chaque moment. J’ai eu des complicités avec certains. Le moment le plus émouvant est celui où, comme je vous le disais, tous les aventuriers m’ont dit au revoir.

Quels moments de la journée préfériez-vous sur le camp ?

Rien ne me dérangeait. La psychologue nous avait demandé si on était prêt à l’ennui, avec beaucoup de temps morts. Moi qui suis une hyperactive, honnêtement, je ne me suis pas ennuyée une minute. Peut-être seulement les deux jours où on a eu énormément de pluie, où on était prostrés dans la cabane. Mais, sinon, j’allais chercher de l’eau, du bois, des bernard- l’ermite. Ça ne m’a pas pesé du tout, je me suis toujours sentie active… je ne suis pas quelqu’un qui dort beaucoup, la nuit je remettais du bois dans le feu. Franchement, pas le temps à l’ennui.

Vous êtes la première aventurière à rejoindre le jury final. On imagine que ce doit être source de fierté pour vous ?

Oui, quand même. Rares sont les doyennes qui arrivent à ce stade-là de l’aventure. Physiquement, à moins d’être grandes sportives, on ne part pas gagnantes. Quand on voit Fabrice et Laurent sur le parcours du combattant, on voit qu’ils sont à la traine par rapport à Dorian et Brice. Ce n’est pas évident, quand on fait partie des doyens, de faire sa place. Je suis fière de mon parcours, franchement. C’est clair que mon but était d’arriver au bout mais je suis très très contente de là d’où je reviens. J’ai été éliminée la première, j’ai fait trois camps différents, ce n’est pas évident de faire sa place dans trois groupes différents, surtout quand on est quelqu’un d’assez méfiant comme moi. Sans prétention, je suis fière de mon aventure.

Il y a des gens que je n’ai pas spécialement appréciés dans l’aventure et que j’ai adorés en sortant. Par contre, il y a des gens que j’aimais dans l’aventure et qui m’ont un peu gonflée quand on n’était plus dans le jeu. C’est aléatoire…Comme quoi, il faut bien prendre le temps de connaitre les gens à fond. Maintenant, peut-être que ce sont des gens qui ne se sont pas montrés sous leur vrai visage. Peut-être que c’est moi qui ne les ai pas vus comme ça. Peut-être aussi que ça s’est fait à travers les dires des autres.

Au moment de partir, quels sont vos coups de cœur parmi les aventuriers encore présents ?

Je reste sur ceux du début. J’en avais quatre depuis le début de l’aventure, il en reste trois, après le départ d’Hadja : Dorian, Brice et Lola. J’ai envie de les voir arriver très loin, pas seulement pour le côté sportif, ce sont des jeunes qui sont très respectueux de tout le monde, des plus anciens particulièrement. Ce n’est pas monnaie courante. Ils ont une très bonne mentalité, une très bonne éducation, ce sont des personnes loyales.

Merci, Marie-France, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Hadja nous raconte son parcours aux Fidji !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : Laurent Vu/ ALP /TF1

 

Bonjour Hadja,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à nos questions !

Le premier conseil de la réunification a été le théâtre de votre élimination, dans la saison de « Koh Lanta » actuellement à l’antenne sur TF1. A titre personnel, comment avez-vous vécu la diffusion des images ? Ont-elles ravivé en vous certains souvenirs ?

Honnêtement, ça n’a pas ravivé certaines émotions des Fidji. Mais l’épisode m’a bien fait marrer, j’ai bien rigolé, j’ai trouvé cela super super marrant de faire cuire tout le riz, de voir que les gens n’osent pas venir me parler en face et de voir qu’ils font tout en interview.

Si l’on se replonge dans les heures qui ont précédé le conseil, dans quel état d’esprit étiez-vous ? Pensiez-vous être réellement en danger ?

Je savais en fait qu’ils voulaient me faire partir le soir-même. Parce qu’une ancienne jaune était venue me voir pour me dire qu’elle n’avait pas envie de voter contre moi mais que, pour rester dans l’alliance, il fallait qu’elle le fasse. Donc je savais déjà qu’ils allaient voter contre moi. A ce moment-là, mon seul objectif était d’aller manger tout le riz. Le souci est qu’il y avait tout le temps quelqu’un près de la caisse, donc je n’ai pas pu saisir l’opportunité. C’était mon seul but, plutôt que d’aller voir Laurent par exemple, pour le convaincre, comme me l’avait suggéré Bertrand-Kamal. Je n’étais pas là pour lécher les bottes de qui que ce soit pour qu’il ne vote pas contre moi. Les gens qui veulent voter contre moi, qu’ils votent contre moi... Ça ne faisait pas partie de mon plan. Je voulais juste manger tout le riz pour les laisser en galère.

Comment expliquez-vous votre prestation sur le parcours du combattant ?

Si je la fais à la Laurent, à me justifier, j’ai perdu ma semelle dans la boue, j’ai glissé sur la palissade. Oui, mais c’est juste que j’ai été nulle, c’est tout. Ça arrive et puis voilà. Je n’ai pas réussi à passer le mur, je n’avais pas d’accroche au niveau de mes chaussures. Ce sont des faits de jeu, ce n’est pas grave.

Comment se sont passées les premières heures du camp réunifié ?

C’était tranquille, on était là, on discutait un peu, pour ceux qui voulaient discuter. Honnêtement, il n’y avait rien de spécial de mon côté. Ils étaient en train de s’afférer à faire la cabane, moi je savais que ma tête était mise à prix si je ne gagnais pas l’immunité donc, sincèrement, je ne me suis afférée à les aider. Je n’allais pas faire une cabane pour partir le lendemain.

 

Crédits photo : Laurent Vu/ ALP /TF1

 

Un peu plus tôt dans le jeu, vous étiez l’ambassadrice de votre tribu. Racontez-nous cette sans doute longue et intense discussion avec Loïc, qui a mené à l’élimination de Marie-France.

C’était hyper dur. J’ai négocié au maximum. On ne le voit pas sur les images, je suis allée jusqu’au bout, jusqu’à faire semblant de mettre ma main dans le petit pot pour chopper la boule noire. Je savais que Loïc était quelqu’un de parole donc qu’il irait jusqu’au tirage au sort. On a discuté, j’ai essayé de négocier mais c’était très compliqué avec lui. J’avais déjà parlé avec Marie-France, en lui disant que je mettrais son nom si je n’arrivais pas à négocier donc ce n’était pas une surprise pour elle.

Plus généralement, quels principaux souvenirs gardez-vous de votre aventure « Koh Lanta » ?

Il y en a pas mal. En fait, tous les conforts que l’on a eus avec les fidjiens. Ce sont les plus beaux souvenirs sur ce « Koh Lanta ». A l’épisode 4, on gagne le confort et on va manger puis passer une nuit avec eux, c’était juste magnifique. Aussi le confort que l’on a gagné avec les rouges, à l’épisode 7, sur le bateau, c’était l’un de mes plus beaux souvenirs aux Fidji.

Comment se passaient les journées sur le camp ? Quelles étaient vos activités favorites ?

On n’a pas de jus, on n’a rien à manger, l’activité principale est d’essayer d’aller chopper du manioc ou n’importe quoi, des crabes. Il faut aussi aller chercher du bois, on est en mode survie, on n’a pas le temps pour une activité particulière, on cherche à se nourrir et surtout à ce que notre feu reste vivant.

Comparativement à vos attentes, certaines choses ont-elles été plus compliquées à supporter ?

Tout ! On ne s’attend pas à ce que la faim nous fasse aussi mal, on ne s’attend pas à ce que le froid nous fasse aussi mal, on ne s’attend pas à ce que maintenir un feu en vie soit aussi difficile. En fait, on a une idée mais étant donné que l’on ne l’a jamais vécu avant, on ne peut pas savoir que tout cela est super super super dur. Je dirais que le plus dur est la faim.

Au moment de votre départ, qui sont vos coups de cœur parmi les aventuriers encore présents ?

Bertand-Kamal, Joaquina, Brice, Ava, Loïc, ce sont les aventuriers que je souhaite aller voir le plus loin possible. Pour le reste, non mais pour ces gens-là, oui, clairement.

Ce fut un plaisir, Hadja, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Téléfoot, la chaîne du foot : Alicia Dauby évoque ses premières semaines à l'antenne !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Alicia,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Téléfoot, la chaine du foot, fête actuellement ses deux mois d’antenne. A titre plus personnel, on peut imaginer la joie et le plaisir que ce doit être de participer à cette belle aventure, dès son commencement ?

Oui, surtout que c’était une première pour moi puisque je n’ai jamais assisté à un lancement de chaine. Donc c’est vrai que c’est une expérience inédite, c’est une chance de pouvoir être là dès les prémices, dès le début, de vraiment participer de A à Z à ce projet, d’avoir été là avant que la chaine se lance, en se préparant, en se projetant et en travaillant aussi beaucoup. Ça demande beaucoup d’investissement et évidemment qu’après ces deux mois, je suis ravie. Parce que, en deux mois, il s’est déjà passé beaucoup beaucoup de choses, on a pu voir l’évolution, les progrès. A titre personnel, j’ai pu découvrir plein de choses différentes, l’édition, le plateau, le bord terrain. Donc ce n’est que du positif.

Vous qui vivez cette aventure de l’intérieur, comment décririez-vous l’ADN de la chaine ?

Je dirais que notre valeur ajoutée est la relation avec les clubs. C’est là où, vraiment, on se différencie des autres. On a une proximité avec les clubs, on est vraiment très souvent à l’intérieur, on a cette chance avec notamment l’émission du midi de Marina Lorenzo d’être « au cœur des clubs » (évidemment, c’était facile de le dire…J). Avoir cette proximité avec les joueurs et les entraineurs avant ou après les entrainements est vraiment un gros plus. Sauf erreur de la part, je l’ai très rarement vu auparavant. C’est vraiment une nouveauté.

Il y a évidemment l’exigence, on a envie de donner des produits inédits, de l’intérieur. On met de plus en plus en place des reportages, des sujets, des chroniques où l’on est au cœur de l’entrainement, avec des séquences vraiment en live. On n’a même pas besoin de voix, on entend ce que dit l’entraineur, on entend ce que disent les joueurs. C’est assez intéressant.

 

 

Vous avez commencé à l’évoquer, votre palette d’intervention est assez diversifiée, assez large. Peut-être pouvez-vous la repréciser ?

Je pense déjà, pour commencer, que si j’ai été recrutée, c’était pour ce côté polyvalent. C’est un avantage. En tant qu’assistante d’édition, je prépare les émissions, je participe à son élaboration. Il y a aussi le desk, quand on fait des sujets. Ici, j’ai eu la chance de découvrir le bord terrain, qui est pour moi une expérience que je mets tout en haut, une expérience super parce que l’on est vraiment à côté de la pelouse et des acteurs, c’est extraordinaire. Et puis j’ai la chance de remplacer Marine Marck quand elle fait le samedi soir lors des codiffusions. Je la remplace alors en plateau le lundi, dans le « Night Club », aux côtés de Pierre Nigay. J’ai aussi fait des chroniques pour « Culture Foot », une fois par semaine.

C’est vrai qu’il y a énormément de rôles, c’est très diversifié et c’est ce qui me plait. C’est une chance de ne pas être enfermée dans un rôle bien spécifique, je touche à tout.

C’est très diversifié, on l’a dit, mais ces différentes casquettes sont sans doute aussi très complémentaires et très enrichissantes ?

Bien sûr ! C’est hyper enrichissant à tous les niveaux. Comme vous le disiez, ça se complète. Quand je prépare une émission, je travaille ma culture, mes connaissances. Aussi, pour préparer une émission, il faut que je sache faire des montages sur logiciel, c’est pareil lorsque je prépare ma chronique. Comme ça, je suis totalement autonome. Tout se complète. Idem, le travail que je fais de recherche pour mes sujets, pour mes reportages, m’aide pour le bord terrain. Evidemment, ça m’aide pour être plus à l’aise à l’antenne. Donc tout se répond bien, tout se complète bien. Même si je fais des choses très différentes, les tâches sont très complémentaires, ça permet de progresser et de se sentir de plus en plus à l’aise.

 

 

Justement, on imagine que, après deux mois, vous vous servez de votre retour d’expérience pour être toujours plus juste et plus efficace ?

Exactement ! On le sait, les premières sont toujours délicates, on est dans la découverte, on n’ose pas forcément, on veut parfois trop bien faire donc on se refrène un petit peu. Pour le coup, et j’en suis ravie, les retours que j’ai pu avoir évoquent une progression, que ce soit en plateau ou en bord terrain. C’est vrai que, quand on nous donne la chance de refaire, que ce n’est pas un one shot, on constate une progression. Il n’y a que comme ça que l’on peut évoluer dans le bon sens. Semaine après semaine, même à titre personnel, je me sens mieux, je me sens plus à l’aise. Ça se voit aussi nécessairement de l’autre côté. Donc c’est une chance de répéter ces missions et ces rôles différents de façon régulière, c’est un bonheur de voir que l’on va dans le bon sens. C’est très gratifiant et, surtout, rassurant.

On l’a dit, vous êtes amenée à intervenir dans le « Night Club » en fin de soirée mais aussi notamment en access prime time dans « Culture Foot ». Vous adaptez-vous en fonction notamment de la tranche horaire, avec un public peut être différent ou disponible différemment ?

Même si peut-être que, sur le coup, je ne vais pas changer d’identité ou de personnalité, c’est vrai que l’on sent des ambiances ou des atmosphères un peu différentes. Je ne vais pas être totalement pareille sur le « Night Club », certes avec la même exigence, mais il y aura plus de blagues, parfois de rires, de sourires, disons une atmosphère un peu plus détente, qui colle à la fin de soirée, qui colle justement à l’étiquette « Night Club ». On s’amuse un peu plus, on a davantage le temps également de débattre. Il y a beaucoup de sourires, même si je ne dis pas qu’il n’y en a pas d’autres ailleurs.

Par exemple, quand je fais une chronique pour « Culture Foot », avant un match de Ligue des Champions, c’est carré, c’est sérieux, je déroule ma chronique. Ce n’est pas totalement le même ton.

 

 

Nous parlions de vos interventions en bord terrain. On peut penser que la jauge Covid, certes au détriment de l’ambiance dans le stade, vous permet une bien meilleure écoute des consignes de l’entraineur et des messages entre joueurs ?

Comme vous le disiez, il n’y a, à contrario, malheureusement pas l’ambiance habituelle. Notamment au moment d’un but, je ne vois pas tout le stade se lever. C’est le petit regret. Mais en termes de valeur ajoutée pour nous, en bord terrain, c’est absolument énorme parce que, de là où je suis, j’entends vraiment tout ce que dit le coach le plus proche de moi. Parfois même, il m’arrive d’entendre le coach qui est un peu plus loin. Donc c’est extrêmement intéressant parce que, évidemment, on entend toutes les consignes qu’ils donnent en direct aux joueurs. Je ne vais pas tout retranscrire mais je peux intervenir beaucoup plus, je pense, que si le stade était plein. C’est très intéressant, on est au cœur de la tactique. On entend le coach râler, le coach encourager, on ne s’en rend peut-être pas compte mais les entraineurs sont, pour la plupart, énormément derrière leurs joueurs. Un Patrick Vieira était, récemment encore, non-stop en train d’encourager ses joueurs, de leur parler, c’était vraiment hyper intéressant en termes de plus-value. On est donc au cœur du match, c’est super. On entend aussi les joueurs qui se parlent entre eux. Certes, il nous manque les spectateurs et l’ambiance mais, à ce niveau-là, on est gagnant.

Pour terminer, à l’aube de cette aventure Téléfoot, que peut-on vous souhaiter ?

Que ça continue encore longtemps et, surtout, je l’espère, avec ces différents rôles. C’est vraiment un bonheur de pouvoir être en déplacement tous les week-ends, c’est vraiment une chance. Aussi de continuer à apprendre, à découvrir, à emmagasiner un maximum d’expérience pour justement être de plus en plus performante et complète, en bord terrain, en plateau et même en rédaction. Egalement que l’on continue à me faire confiance comme on le fait déjà maintenant, c’est aussi une chance énorme. C’est chouette et j’espère que ça continuera !

Merci, Alicia, pour toutes vos réponses !

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Ici tout commence : Géraldine Rivière évoque Amandine, son personnage guest dans la nouvelle série quotidienne de TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Géraldine,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On pourra vous retrouver en tant que guest, à partir du 2 novembre prochain, dans la nouvelle série quotidienne de TF1 « Ici tout commence ». On peut imaginer votre joie de participer à cette aventure naissante ?

Oui, oui, tout à fait. J’étais très contente d’intégrer l’équipe dès le départ pour ces quelques épisodes. Le personnage est intéressant, j’ai pris plaisir à interpréter le rôle d’Amandine. J’avais autours de moi des acteurs géniaux, ça aide et c’est plaisant car ce n’est pas tout le temps comme cela sur les tournages.

Sans tout en dévoiler, comment présenteriez-vous Amandine, votre personnage ?

On la retrouve dans le cadre de l’école de cuisine, elle est une (ancienne) élève de l’institut. J’avais les indications nécessaires pour me mettre dans le personnage, notamment sa psychologie. Les scènes étaient complètement différentes les unes des autres, c’est à chaque fois une autre interprétation, vous le verrez. Je me nourrissais de tout ce que je savais sur le personnage pour l’interpréter au mieux.

On le sait, le rythme de tournage sur une quotidienne est soutenu. Justement, avez-vous eu une méthodologie particulière de préparation en amont ?

Que ce soit pour cette série, une autre ou un film, j’arrive en connaissant mon texte sur le fil. Si j’ai le droit de le modifier un peu, selon les productions, je me laisse cette liberté. Si jamais je n’ai pas le droit, au moins je suis sûre de ne pas perdre de temps à répéter trop longuement avec mes partenaires. Généralement, on nous indique très bien sur le moment comment faire, les placements, on nous donne les indications nécessaires pour que le travail soit efficace.

Même si ce n’est jamais évident à dire en amont, selon vous, qu’est-ce qui pourra plaire aux téléspectateurs dans cette nouvelle série ?

Certainement la complicité qu’il peut y avoir entre tous ces jeunes, que l’on peut ressentir en jeu comme en dehors des caméras. C’est très important parce que si, quand ça ne tourne pas, il ne se passe rien entre eux, je pense qu’il ne peut pas se passer grand-chose non plus devant la caméra. Donc je pense que cette atmosphère qui régnait dans ce château rendra quelque chose de très intéressant. 

 

 

En parallèle, vous finalisez un court-métrage que vous espérez pouvoir tourner dans les jours à venir. Quels thèmes y sont abordés ?

Je dirais que j’ai eu l’envie d’évoquer un sujet assez particulier, les conséquences des non-dits dans le milieu familial. J’avais envie de montrer à travers ce court métrage qu’on ne sait jamais réellement comment sont les gens intérieurement. Que certaines personnes peuvent laisser penser qu’elles sont heureuses, bien dans leur peau et, finalement, on se rend compte que ce n’est pas le cas et qu’il y a des blessures profondes qui engendrent un vrai mal être.

Comment vous est venue l’envie d’aborder ces sujets-ci ?

La rencontre avec une jeune femme il y a quelques années sur un tournage, avec qui j’ai longuement discuté. Elle s’est confiée à moi et m’a dit des choses de sa vie que je n’aurais pas pu soupçonner après avoir parlé trois heures avec elle. Elle paraissait si heureuse. J’ai eu un déclic pour écrire. Je n’ai pas réécrit son histoire mais je m’en suis beaucoup inspirée. Pour écrire ce court métrage, je me suis inspirée de plusieurs choses en parallèle de l’histoire de cette jeune femme. Notamment des sentiments que j’ai également pu éprouver au cours de ma vie et des histoires de vies de gens que j’ai pu rencontrer.

Pour terminer, peut-on dire un mot sur l’équipe qui va vous accompagner ?

Je vais surtout parler de Jean-Baptiste Chapuis, qui vit à Sète et qui va réaliser ce court-métrage. En qui j’ai une grande confiance professionnelle, c’est très important. Je sais que l’on s’entend bien, on a déjà beaucoup parlé de ce projet, on est sur la même longueur d’ondes. Pour les personnages, je vous laisserai les découvrir.

Merci, Géraldine, pour toutes vos réponses !

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Koh Lanta : Sébastien se remémore sa belle aventure aux Fidji !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : Laurent Vu/ ALP /TF1

 

Bonjour Sébastien,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

L’épisode de « Koh Lanta » diffusé vendredi dernier a été le théâtre de votre élimination au conseil des Sayake. Comment avez-vous vécu la diffusion des images ? Ont-elles ravivé en vous certains souvenirs ?

Oui, c’est vrai que ça remémore quelques souvenirs. C’est vrai qu’on connait la chute donc ça apporte moins son lot de surprises. Oui, ça apporte son lot de souvenirs, de bons souvenirs en règle générale.

Au moment de rejoindre Denis au conseil, dans quel état d’esprit étiez-vous ? Vous attendiez-vous à voir votre nom sur certains bulletins ?

Du tout, du tout. Je me rendais au conseil très très serein, je ne voyais pas la vague arriver. Je n’avais pas particulièrement peur de ce conseil mais, voilà, c’est « Koh Lanta », ce sont des bouleversements, c’est le jeu et c’est ce qui apporte son charme.

On l’a vu lors de la diffusion, les heures précédant le conseil ont été riches en tractations, auxquelles vous avez pris part. Avec le recul, pensez-vous que vous auriez dû aborder les choses différemment ?

Oui…après, avec des « si », on peut refaire l’aventure et la gagner. Je ne regrette pas ce que j’ai fait. Mon champ de sortie était restreint. C’est vrai qu’il y avait des alliances qui se créaient sur le camp avec l’équipe de l’Est, avec Brice et Marie-France, à la vue de tout le monde. C’est vrai que j’avais une fenêtre assez restreinte, je pouvais proposer le nom de Marie-France mais elle était assez liée avec Brice et Hadja. Il fallait en tenir compte. Sachant ses alliés, je ne pouvais pas tout jouer sur le nom de Marie-France.

J’avais proposé le nom de Fabrice, pour plusieurs raisons, notamment la boule noire qui a été évoquée. Concernant le fait d’essayer d’éclater les voix, il en aurait fallu une ou deux sur Fabrice, ce qui aurait affaibli les voix sur moi et je pense que l’on aurait pu éliminer Marie-France de cette manière-là.

L’épreuve d’immunité était un classique de l’aventure. Mais on imagine que ce ne devait pas être évident, pour vos camarades, de casser les structures ?

Non, c’est vrai. Après, j’ai eu encore une fois la malchance de tirer cette malheureuse et foutue boule noire. Je pense que j’aurais, sans trop de prétention, pu être utile à cette équipe. Quand on voit les performances de Brice qui ne sont pas exceptionnelles, j’aurais pu, je parle au conditionnel, apporter ma force à ce jeu-là.

Votre équipe avait remporté le précédent jeu de confort. On a pu voir que la soirée fut intense et rythmée….

Je retiendrai, outre mon élimination, ce moment-là. Ce moment de convivialité, ce moment de partage…C’est ça aussi « Koh Lanta », ce sont des moments difficiles, des éliminations, on sait que l’on est 24 au début, on sait qu’il n’en restera plus que 1 à la fin mais c’est vrai que ces moments-là sont des moments de partage, des victoires. C’est super, c’est ça « Koh Lanta » et je retiendrai particulièrement ce moment-là.

 

Crédits photo : Laurent Vu/ ALP /TF1

 

Vous participiez grandement à nourrir votre tribu. Vous étiez devenus, avec Fabrice, expert en chasse aux crabes ?

Avec Fabrice, malgré la génération qui nous sépare, on défend des valeurs communes. Il est du nord, je suis du sud, on est opposés en termes de points cardinaux mais nos valeurs sont similaires. La valeur travail, la valeur bon papa de famille…on a tous les deux des enfants. On était un peu les papas de cette tribu et on essayait de subvenir aux besoins alimentaires en bons pères de famille. C’est vrai que l’on a des valeurs qui nous correspondent et l’amour de nos régions respectives.

Plus généralement, quelles étaient vos activités favorites sur le camp ?

J’adorais vivre. Je suis papa de deux petites filles, je ne suis pas d’un tempérament passif, à rester sur la plage pour bronzer ou me reposer. Etre hyperactif est ma vie de tous les jours…je suis quelqu’un d’actif qui ne reste pas en place. Le fait d’être actif sur le camp, à chercher à manger, à essayer d’apporter du confort au camp me permettait, un, de bien me faire voir vis-à-vis des autres aventuriers, deux, de vivre une aventure plus confortable et, trois, de mettre un peu le souvenir de mes filles entre parenthèses.

Au quotidien, qu’est-ce qui était le plus difficile à supporter ?

Je suis un homme du bois, je suis un homme de la nature. Tout ce qui est aspect survie ne me faisait pas excessivement peur. C’était plus le côté humain, le côté relationnel. Il faut tout le temps réfléchir à ce que l’on dit, il ne faut pas trop se livrer, il ne faut pas trop parler, il faut faire attention. C’est quelque chose d’assez difficile…C’est vrai que, dans le Sud, on a tendance à beaucoup parler, à parler fort, à parler rapidement donc c’est vrai que le fait de contenir ses mots et ses paroles est usant au quotidien.

Au moment de votre départ, peu de temps avant la réunification, quels sont vos coups de cœur parmi les aventuriers encore présents ?

Je suis attaché, je suis chauvin, j’aime mon sud donc c’est vrai que mon coup de cœur est bleu, ce sont Ava et Alix. Dès le départ de l’aventure, on s’était donnés de mettre dans les meilleures conditions non pas le meilleur physique ou le meilleur stratège mais le plus polyvalent de l’équipe sud. Donc de le mettre en orbite pour qu’il aille au plus loin et qu’il défende les valeurs du sud. Aujourd’hui, je suis à fond derrière Ava et Alix. Ce sont mes deux personnes de cœur.

Mais aussi Fabrice, une personne extraordinaire, attachante, que j’adore. Il est mon compagnon d’aventure, il défend les mêmes valeurs que moi. Les opposés s’attirent, il est du nord, je suis du sud et je lui souhaite bonne chance, je lui souhaite d’aller le plus loin possible.

Merci, Sébastien, pour toutes vos réponses !

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Koh Lanta : Aubin revient sur son beau parcours aux Fidji !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : Laurent Vu/ ALP /TF1

 

Bonjour Aubin,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vendredi dernier a été le théâtre de votre élimination dans la saison actuelle de « Koh Lanta » sur TF1. Comment avez-vous vécu la diffusion des images ? Ont-elles ravivé en vous certains souvenirs ?

Non, pas spécialement. En fait, je m’attendais forcément à mon départ, j’ai eu un peu plus de dix mois pour m’y préparer. Je n’ai pas été déçu de revoir ces images-là, ça fait partie du jeu, ça fait partie de « Koh Lanta ». Après, forcément, on se repose toujours des questions et on se dit que si on avait fait comme ci ou comme ça, si on avait été voir untel, peut-être que…. C’était vraiment très bref, j’ai appris à ne pas trop y penser. Avec des « si », j’aurais fini sur les poteaux.

Au moment de rejoindre le conseil, où vous partiez avec le désavantage d’une voix contre vous, dans quel état d’esprit êtes-vous ? Etiez-vous inquiet pour votre avenir ?

Inquiétude, oui et non. Je pars du principe et je le disais un peu plus tôt dans l’aventure à Denis pendant un conseil que, dans « Koh Lanta », il faut toujours se sentir en danger. Que l’on ait une voix contre soi, qu’on soit le plus fort, qu’on soit le plus faible, qu’on soit le plus ancien, qu’on soit le plus jeune. Il y a toujours plein de surprises. Mais, par contre, j’avais quand même cette petite inquiétude de me dire que j’avais une voix en plus et que si ce que j’avais prévu ne se passait pas comme je l’avais prévu, et ça a été le cas, ça allait me couter cher. C’est exactement ce qui s’est passé. Oui, il y avait cette inquiétude, qui s’est avérée juste.

Lors d’un précédent épisode, sur le camp bleu, vous aviez sorti un collier d’immunité, à juste titre. Aviez-vous fait la démarche d’en chercher un autre pour vous protéger ?

Pas forcément. J’avais cette étiquette qui me collait sur la tête selon laquelle j’avais sorti Mathieu, la tête des bleus. En plus de cela, j’étais persuadé que, sur l’ile des oranges, le collier avait déjà été trouvé par Estelle. Du coup, je m’étais dit que notre ile était vierge de tout collier.

Parmi les évènements marquants du dernier épisode, le coup de fil aux familles a été particulièrement fort. A titre personnel, comment avez-vous vécu ce moment ?

J’avais promis à ma compagne que, s’il y avait des épreuves pour le téléphone ou le courrier, je ferais en sorte de les gagner. Tout simplement parce que j’avais besoin d’avoir des nouvelles et elle aussi. C’est une épreuve que j’avais à cœur de gagner. Au moment où j’arrive à parler avec elle, toutes les craintes que j’avais pu avoir se sont envolées. Mine de rien, elle était toute seule à la maison avec le petit, qui avait 9 mois à ce moment-là. C’était le seul frein que j’avais à « Koh Lanta », de savoir si ça allait bien chez moi, avant de savoir si, moi, j’allais bien là-bas.

Ce coup de fil m’a été totalement bénéfique, il m’a permis de me libérer. Je le dis sur mon interview de sortie, à « Koh Lanta », je n’avais pas faim, je n’avais pas froid, je n’avais pas soif, je me sentais relativement bien, il n’y avait que le manque de mon fils et le manque de nouvelles qui me freinaient. D’avoir eu des nouvelles au téléphone et de me dire que, au bout de quinze jours, ça  allait, m’a incité à penser que je pouvais aller jusqu’au bout tranquillement. Le frein à main était desserré.

Lors de l’épisode précédent, on avait pu voir le regroupement des quatre tribus en deux. Comment se sont passées, justement, vos premières heures dans votre nouvelle équipe ?

Dès le début, avec Alix, on a eu à cœur de faire beaucoup sur le camp, car il était très sommaire. Ils avaient un kit de pêche qu’ils n’avaient jamais utilisé. Moi qui pêche un peu, j’avais fabriqué des cannes à pêche pour que ça puisse nous servir plus tard. Avec Alix, on a fait un agrandissement de la cabane. On a réorganisé l’endroit où placer le feu. On a de suite fait ces choses-là et, après, ça a été beaucoup d’échanges avec les autres, mine de rien il fallait recréer des liens, et aussi je voulais vraiment expliquer aux autres pourquoi j’avais voté Mathieu, afin d’éviter une étiquette de stratège sur la tête.

 

Crédits photo : Laurent Vu/ ALP /TF1

 

Plus généralement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Mon collier, bien sûr. Je suis allé le chercher, j’ai eu une théorie pour le trouver. Je pense que c’est ma plus belle réussite. Il y a eu aussi le premier totem en remportant l’épreuve des flambeaux avec l’équipe des jaunes. C’est aussi un évènement marquant. En troisième position, ce sont les moments la nuit, où les caméras s’en vont, où on est entre nous, où on discute, où les discussions sont un peu plus libérées. Mais on ne parle pas de stratégie, on est tous ensemble, on parle vraiment de tout et de rien. C’est un moment qui est super, on découvre plein de choses sur l’humain et sur les autres. Ce sont des moments magiques.

Lors des premiers jours, le fait de défendre votre région vous avait-il donné un peps et un élan supplémentaire de motivation et de fierté ?

Oui, complètement. On le voit un peu sur la première épreuve, celle des cordes, je me suis donné à fond et je termine cinquième sur vingt-quatre candidats. Alors que j’étais très loin d’avoir le meilleur cardio sur le papier. C’est grâce à ce système-là des régions, qui m’a donné une motivation supplémentaire. Tout simplement parce que, à la base, sur « Koh Lanta, on part pour moi et quand Denis nous annonce sur la plage que l’on allait se battre pour notre région, je me suis dit que j’aurais tout le Gers derrière moi et que le moindre écart allait me retomber dessus. J’avais vraiment à cœur de réussir pour mon département et je le vois pendant la diffusion, la majorité des gersois sont derrière moi et sont quand même contents de ce que j’ai pu faire à « Koh Lanta ». Oui, c’est une pression supplémentaire peut-être mais c’est une pression positive.

Comparativement à l’image que vous en aviez avant l’aventure, certaines choses ont-elles été plus ou moins difficiles à appréhender ?

Rien n’est plus simple qu’à la télé à « Koh Lanta ». Je serais incapable de donner une seule chose qui soit plus simple que ce que l’on peut voir à la télé. Par contre, des plus dures, je peux en donner beaucoup. Même si on se prépare à la faim, à la fatigue, à supporter les autres, …même physiquement. Il y a énormément d’épreuves où on se dit derrière l’écran « mais qu’est-ce que ça a l’air facile et ils n’y arrivent pas », alors que, finalement, une fois que l’on est en plein dedans, on regrette de l’avoir pensé. En fait, tout est multiplié, la difficulté aussi. Sur trois jours condensés en deux heures, c’est vrai que ça a l’air facile. Toutes les personnes qui sont parties à « Koh Lanta », quel que soit le niveau physique, que l’on parle de champions ou des plus faibles, des plus jeunes ou des plus anciens, tout le monde a sous-estimé l’aventure. Sur les vingt-quatre aventuriers, il y a 100% des aventuriers qui vous diront la même chose.

A titre personnel, quelles étaient vos activités favorites sur le camp ?

En fait, sur le premier camp, celui des bleus, il faut savoir que l’on a tous toujours participé. Personne n’a bronzé. Je n’étais pas à l’initiative des choses parce que Sébastien était très manuel, Mathieu également, Ava aussi, du coup j’apprenais beaucoup avec eux. Cela m’a peut-être fait défaut, je disais dans le jeu « ce n’est pas moi qui fait cela ». Alors, si, je le faisais mais je n’étais pas à l’initiative de. Par contre, chez les jaunes, tout cela a basculé et je n’avais pas envie que ça me coute aussi cher que ce que ça avait pu me couter chez les bleus. On le voit, j’ai quand même eu la majorité des votes contre moi chez les bleus et ça n’a pas été le cas chez les jaunes. En fait, en arrivant sur le nouveau camp, j’ai voulu faire plein de choses. C’est ce que l’on disait au tout début avec Alix. Ça m’a plu car, cette fois, c’est moi qui étais à l’initiative. Après, l’activité préférée est, je pense, le moment où on allait chercher les crabes. C’était super. Il faut s’imaginer Sébastien en caleçon, avec un bob sur la tête, couché sous des rochers, en train de gueuler pour essayer de chercher des crabes. Ce sont des images qui sont magiques.

Justement, est-ce cette prise d’initiative un peu plus facile chez les jaunes qui vous a incité, au dernier jeu d’immunité, à vous porter volontaire pour l’ultime tâche, à savoir le lancer, le tir, visant à déverrouiller la structure ?

Quand il a fallu choisir quelqu’un pour tirer, tout le monde parlait un peu chinois. Du coup, je me suis dit que, comme j’avais une voix contre moi, si on réussissait, ça allait être super. Déjà, on ne partirait pas au conseil et, pour le suivant, j’espérais que ça m’aiderait. J’assume toujours tout, je voyais que personne ne voulait y aller, je me suis porté volontaire et, comme je l’ai dit au conseil, même si ça devait me porter préjudice, ce n’est pas grave, au moins je l’aurais assumé. Cette épreuve n’était pas pour moi, surtout quand on voit que, en face, on avait Hadja et Brice qui avaient déjà fait du handball…Mais bon, je pense que cette prise d’initiative était nécessaire à ce moment-là dans l’aventure, d’autant plus que je n’avais pas spécialement brillé sur d’autres épreuves donc il fallait quand même que je me rattrape de cela.

Merci, Aubin, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Charlotte Adrien nous parle de sa belle et riche actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Charlotte,

Quel plaisir d’effectuer ce nouvel entretien avec vous !

Vous avez récemment eu l’agréable surprise d’être confirmée pour deux séries de 6x52 minutes, « Une si longue nuit » et « Plan B » que pouvez-vous nous en dire ?

Oui j’suis ravie, les 2 séries sont vraiment dingues en plus ! Dans « Une si longue nuit » réalisée par Jérémy Minui, je jouerai la petite sœur de Mathilde Seigner. Et l’histoire c’est un étudiant Franco-maghrébin qui fête son diplôme, et rencontre une nana avec qui il passe la nuit. Le lendemain, il retrouve cette femme assassinée dans leur lit. Tout l’accuse, et lui ne se souvient de rien….Personne ne sait ce qui s’est passé cette nuit-là. Et c’est Mathilde Seigner qui va le défendre. C’est une avocate un peu provoc, assez trash, qui défend les « putes et les arabes », qui a plusieurs amants, elle est libre, décomplexée, en dépit des conventions que déploie sa famille, très classique et conventionnelle. Personne ne comprend qu’elle défende ce "jeune maghrébin » que tout accuse, et même sa famille va se mettre contre elle. Moi je jouerai le rôle de Jeanne, sa petite soeur, qui a tout réussi dans la vie, dont l’image est absolument « parfaite » et qui, malgré leur antinomie, adore sa sœur. J’ai une très belle scène avec Mathilde Seigner, que j’ai passée au casting, et quand j’ai su que j’avais été prise, j’ai hurlé de joie !! C’est l’adaptation d’une série anglaise qui s’appelle « Criminal Justice », qui a aussi été adaptée aux Etats Unis sous le nom de « The Night Of ».

Et « Plan B » est l’adaptation d’une série Québécoise, qui sera réalisée par Christophe Campos. C’est l’histoire de Florence, animatrice-star de radio complètement hyper-active (jouée par Julie De Bona), qui ne voit pas que Lou, sa fille de 16 ans, ne va pas bien du tout. Lou finit par se suicider, et Florence s’écroule… quand elle est mise en contact avec l’agence Plan B, une entreprise qui permet de voyager dans le temps, ce qui lui permettra peut-être d’empêcher le suicide de sa fille… Dans cette série, je jouerai le rôle de Suzanne, la psy qui va tenter d’aider Florence et Lou à retrouver une relation mère-fille saine mais évidemment rien ne se passe comme prévu… Ca me fait rire de jouer un rôle de psy, étant donné que j’ai 2 parents psy…! J’ai hâte !

Dans un autre registre, la musique en l’occurrence, vous êtes en préparation d’un EP.

Absolument !

Notre 1er EP : Cardinale, sortira le 16 Octobre 2020 sur toutes les plateformes, on est complètement heureux… enfin la sortie sur Terre !! Enfin le partage de ce qu’on a fabriqué à 4 dans l’ombre… tout en poésie… tout en rock… tout en délicatesse et puissance à la fois… C’est juste un échauffement avant l’album mais c’est déjà une sacrée exposition…!

 

 

Notre 1er morceau, Une Sortie sur la Lune, est sorti en juillet, et on a eu de supers retours, alors ça revigore bien après cette période toute particulière, toute confinée ! C’est un morceau assez psyché, je livre un texte de poésie sur le fait de déborder de désirs grâce auxquels nous pouvons rendre possible l’impossible ! Comme ces hommes qui sont allés sur la lune devant les yeux écarquillés du monde entier qui n’y croyait pas…! Il me semblait juste de sortir ce morceau à une période où, plus que jamais, nous devons croire en nos imaginaires, et les rendre débordants d’inventivité pour créer un monde plus cohérent, et plus juste à tous les niveaux. J’ai monté le clip avec Nicolas Devienne, et je suis très très heureuse de ce travail que je trouve très beau.

Le Concert de sortie d’EP aura lieu le 14 Novembre 2020 au Petit Duc à Aix en Provence, en co-plateau avec Yann Cleary, qui lui sort son 2ème album. La jauge étant évidemment très limitée, le concert sera filmé par 6 caméras et retransmis en live streaming !! Un des rares concerts maintenus du coup, grâce à la mise en place de la captation vidéo par le Petit Duc qui a fait un super boulot !

 

 

Plus généralement, quels sont vos autres projets du moment ?

Alors je suis en train de développer un projet assez passionnant avec Sébastien Benedetto et Renaud Fossard, à propos des conséquences de la publicité sur la population, sur l’écologie et tout ce qui s’y rattache… (en gros l’influence psychologique qu’induit la publicité sur la population, (notamment les enfants), la réquisition des espaces publiques et privés par la publicité, le blanchiment d’image des grandes enseignes, etc). Ce projet découle d’une recherche de 4 années menée par Renaud, mon frère, dont le rapport final est sorti au mois de juin dernier. Il a été relayé dans de nombreux journaux et il est parti à l’Assemblée Nationale, afin d’ouvrir la réflexion sur une façon d’encadrer la publicité, pour pouvoir légiférer. On est donc en écriture sur ce triptyque qui va se déployer sur trois ans. C’est une production du Collectif Animale, en collaboration avec Mozaïc production et avec le Théâtre des Carmes, fidèle poétique et politique compagnon…!

Et sinon, je fais partie des commissions de réflexion des Etats généraux du Festival d’Avignon, pour proposer une nouvelle façon d’appréhender le festival…. L’heure est au changement, profitons-en !!

Merci, Charlotte, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision, Musique

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Demain Nous Appartient : Juliette Tresanini nous parle des différents thèmes abordés au travers de Sandrine, son personnage !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : Emily Zangarelli

 

Bonjour Juliette,

Quelle joie de vous retrouver pour une nouvelle interview !

En cette période de rentrée scolaire, l’activité de Sandrine Lazzari, votre personnage dans « Demain Nous Appartient », sur TF1, est particulièrement chargée. On peut notamment penser à l’arrivée de Lise, l’ex de Morgane, en tant que CPE au lycée. Quel regard Sandrine y porte-t-elle ?

Elle ne voit pas cela d’un très bon œil, clairement. Elle est dubitative quant aux compétences de Lise et elle n’a pas tort parce que les méthodes de la CPE sur les élèves ne rentrent pas du tout dans ses valeurs à elle. Je parle, par exemple, de la gifle donnée à Jules, qui est vraiment la goutte d’eau qui fait déborder le vase pour Sandrine. Parce qu’elle est quand même très proche de ses élèves, très pro donc elle estime que c’est un acte impardonnable.

C’est génial parce que ça crée du jeu très intéressant. Je n’avais pas encore joué la jalousie ni la mauvaise foi, qui sont deux sentiments assez agréables à interpréter, surtout en comédie. Je crois qu'on l'aura bien compris, j'aime la comédie  ...

On voit, du coup, que l’arrivée de Lise perturbe un peu l’équilibre de votre couple. Ces scènes-là de petite tension avec le personnage de Morgane ont dû être intéressantes à jouer, apportant autre chose à l’évolution de ce duo ?

Ah oui, clairement ! Même si on a eu tellement de messages de gens qui adorent ce couple et qui nous disent « nooonnn, ne vous séparez pas ! ». Ça nous fait jouer autre chose. Tant que l’on joue et qu’il y a matière à pouvoir explorer des émotions, des sentiments intenses, quelque que soit le sentiment, c’est agréable pour un acteur. Là, on prend beaucoup de plaisir avec Marie à jouer ces tensions, c’est sûr.

 

Crédits photo : Emily Zangarelli

 

A titre plus personnel, comment aviez-vous réagi à la lecture des scenarii, notamment en voyant les « manigances » de Sandrine en demandant, en douce, la mutation de la nouvelle CPE ?

En fait, je suis très étonnée, les gens disent que Sandrine a bien raison et trouve sa réaction « normale ». Alors que je trouvais que mon personnage était un peu extrême sur ce coup-là. Je m’étais dit que, pour une fois, Sandrine n’était pas « la gentille » de l’histoire. Je me rends compte que les gens sont tellement attachés au couple Morgane / Sandrine qu’ils sont plutôt de leur côté. Ça me fait plaisir, en tout cas, de proposer une version un peu noire de mon personnage. J’ai adoré cette scène où je prends mon téléphone, où j’appelle le rectorat pour faire muter Lise, sitôt qu’elle quitte le bureau. J’avais un petit truc sadique dans mon regard, j’avais l’impression d’être « Meryl Streep » dans « Le diable s'habille en Prada ». La méchanceté peut être agréable à jouer, c'est un exutoire, d'avoir l'autorisation de l'être. C'est pour ça que j'aime mon métier.

Par ailleurs, une autre arrivée est à noter, celle d’une nouvelle professeur d’anglais, interprétée par Camille de Pazzis. L’équipe pédagogique du lycée est donc de plus en plus présente à l’antenne, ce qui doit vous faire plaisir et vous réjouir ?

Vu que Chloé Delcourt quitte le lycée, clairement, je me serais retrouvée un peu seule en conseil de classe (rire) …Je n’avais plus personne, je n’avais plus de professeur et Frédéric Diefenthal, comme on le sait, part sur « Ici tout commence ». Vraiment, j’aurais été « alone ». Il fallait bien renouveler, il n’y avait plus de CPE, il n’y avait plus de professeurs emblématiques. Donc, oui, je me réjouis. Camille est super, on a eu deux trois scènes ensemble, ça se passe très bien. Avec Sara, on adore se détester, nous qui, dans la vie, sommes amies. Et d’autres professeurs vont revenir…Je crois que la production veut remettre un peu de peps dans ce décor qui avait un peu été oublié l’année dernière et qui plaît beaucoup aux ados notamment, car il y a toutes les histoires et les intrigues des jeunes. Pour cela, il faut des profs, des cours et de l’activité.

La rentrée scolaire, quant à elle, a aussi été intense, on peut notamment penser à l’histoire de la fausse sextape de votre fils. Comment Sandrine, en tant que maman mais aussi que proviseur, a-t-elle pris cela ?

Moi-même qui ai un enfant de sept ans dans la vie, j’essaie de me mettre à sa place. C’est l’enfer, c’est clairement diffamatoire…En plus de ça, ce n’est pas lui donc c’est une injustice totale. En jouant, j’éprouvais vraiment cette colère de mère. Je bouillonnais de l’intérieur quand je faisais toutes ces scènes...

Je trouve que c’est vraiment tellement important qu’on en parle dans la série parce que mon Dieu que ça arrive à plein de gens sur les réseaux sociaux. J’ai grandi dans les années 90, où il n’y avait pas cela, on était un peu plus préservés, le harcèlement existait déjà mais bon, ce n’était pas d’ampleur publique. Mais, là, c’est, je crois, la cause numéro un de suicide auprès des adolescents. C’est très important d’en parler et de le prendre très à cœur. Du coup, mon personnage était vraiment très en colère…

 

Crédits photo : Emily Zangarelli

 

Sans tout en dévoiler, à quoi peut-on s’attendre, dans les prochaines semaines, pour votre personnage ?

Il va y avoir du nouveau dans notre vie personnelle, à Morgane et moi, avec l’arrivée de quelqu’un chez nous. On va accueillir une personne dans la famille, qui n’est pas forcément directement liée à celle-ci mais qui va en faire partie un temps.

Là, je m’apprête à tourner une arche principale autour de mon personnage. Je vais avoir beaucoup de travail tout le mois de novembre, je vais tourner presque tous les jours. Il faudra s’attendre à des retours de personnages, à une grosse grosse intrigue extrêmement bien écrite atours de la famille Lazzari.

En parallèle, quels sont vos autres actualités et projets artistiques du moment ?

Je relance ma chaîne Youtube. C’est absolument génial. J’ai rentré deux courts métrages la semaine dernière. L’un parle de la pression que met la société sur les femmes d’être toujours jeunes et fraîches. Quand on dit qu’une femme de trente-cinq ans est périmée, je trouve cela incroyable. J’en ai fait un sketch avec Cyril Garnier, qui joue dedans, « J’ai décidé de ne pas vieillir ». L’autre s’appelle « Bébé au chocolat », sur la pression des femmes à devenir absolument mères. C’est fou de constater que quand une femme ne veut pas d’enfant, on lui demande toujours de se justifier. Pourquoi ? Je ne sais pas. Ce sont donc un peu les injonctions faites aux femmes que l’on évoque. La semaine prochaine, je tourne deux autres courts métrages, un peu plus de science-fiction, toujours pour ma chaîne, avec Audrey Pirault et Nicolas Berno. Je suis très fière de reprendre les vidéos, de créer mes propres projets de A à Z.

On pourra aussi me retrouver dans « Lucas a disparu », aux côtés de Laetitia Milot, prochainement sur M6.

Merci, Juliette, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Demain Nous Appartient : Antoine Cohaut évoque Ben, son personnage dans la série à succès de TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Antoine,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On peut vous retrouver depuis quelques semaines dans la série à succès de TF1 « Demain Nous Appartient ». On imagine la joie et le plaisir que ça doit être pour vous de rejoindre ce beau programme ?

C’est le premier projet professionnel sur lequel je suis pris. C’est, en plus, un rôle récurrent. On fait beaucoup de choses, notre famille semble appréciée. C’est un vrai plaisir de commencer, pour moi, par DNA, c’est une vraie famille de comédiens, tout le monde s’entend très bien. On tourne à Sète, une très belle ville. Pour moi qui suis originaire du Sud, c’est plaisant de jouer là-bas.

C’est une très bonne expérience, c’est une quotidienne, on doit tourner rapidement. Trois équipes tournent en parallèle, à raison de huit séquences par jour, contre quatre au cinéma et l’on fait deux à trois prises seulement, pour entre six à huit en long-métrage. En tant que comédien, c’est une très bonne école, cela m’apprend à être efficace très rapidement. C’est vraiment intéressant pour moi qui débute dans ce métier. Il faut avoir de l’endurance.

Je suis très content d’être là. Mes partenaires me font grandir, je pense notamment à Renaud Roussel, qui joue mon père, il m’aide beaucoup sur le plateau. Sans oublier Linda Hardy. C’est un vrai plaisir de tourner avec eux. J’ai beaucoup de chance, c’est cool, je pense qu’il y a beaucoup de gens qui rêveraient d’être à ma place.

 

 

Avec vos mots, comment caractérisez-vous Ben, votre personnage ?

Ben vient de Bordeaux, il a perdu sa mère, il y a un an. Il en souffre encore, il l’extériorise pas mal vis-à-vis de son père. C’est ce dernier qui conduisait au moment de l’accident. Ben le tient donc pour responsable de la mort de sa mère et du fait que sa sœur soit en fauteuil roulant. Il en veut encore pas mal à son père.

A la différence de sa sœur qui est assez solaire et qui essaie de positiver, il est un peu plus négatif pour le moment. C’est un jeune garçon assez brisé dans la vie. Perdre sa mère à 15 ans est un gros choc pour un adolescent. Il a tout à reconstruire à Sète, une nouvelle ville pour lui.

Il n’accepte pas la nouvelle relation de son père, ce que l’on peut comprendre. Parfois, il peut être amené à faire des bêtises mais c’est un garçon que l’on peut pardonner, en tant que téléspectateur.

 

 

Avez-vous ou avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour son interprétation ?

Pas directement. Je suis une éponge, je prends de tout ce que je vois, j’entends et j’écoute. En tant que très gros cinéphile, je prends aussi inconsciemment de personnages de films. Je joue à l’instinct. Personnellement, je n’ai pas perdu ma maman mais des grands-parents donc je peux comprendre sa douleur.

Ben est un « petit con », je pense que mes parents pouvaient me qualifier, malgré moi, de « tête à claques » quand j’étais petit donc je crois qu’il y a une part de moi qui se reconnait un peu dans ce personnage. J’arrive à comprendre Ben parce que j’ai pu être un peu comme lui à un moment donné. J’étais moi-même un peu renfermé à certains moments, je le redis, je me reconnais un peu en lui. Je pense d’ailleurs que c’est le cas de pas mal d’acteurs de fiction. C’est ce qui fait le petit truc en plus.

Vous l’avez dit, le rythme de tournage est soutenu. Avez-vous une méthodologie particulière de préparation ? Peut-être l’avez-vous déjà peaufinée au fur et à mesure ?

Comme beaucoup d’acteurs, j’aime travailler du jour pour le lendemain, si le nombre de séquences me le permet. J’ai appris à mieux préparer mon texte, à bien mieux maîtriser les mots. Je faisais beaucoup plus, au début, de mise en bouche que maintenant. A présent, je me permets simplement d’adapter certains mots qui ne me correspondent pas trop, pour mieux coller à ma réalité. Je fais plus attention encore à l’apprentissage, pour être plus instinctif sur le plateau. Je suis arrivé avec peu d’expérience, j’écoute les différents conseils que l’on me donne. J’ai travaillé aussi mon articulation, j’ai fait pas mal d’exercices.

Je suis assez instinctif dans le jeu, je n’ai pas trop changé en ce sens. A partir de mi-octobre, on pourra me retrouver dans l’intrigue principale. Mon personnage commencera à prendre plus d’importance. Du coup, j’ai eu plus de séquences à tourner et donc à préparer. J’ai appris à les maîtriser plus tôt. Je pense être plus efficace maintenant qu’au début.

Sans rien en dévoiler, cette arche principale permettra-t-elle de mieux connaitre Ben ?

Oui, on va comprendre ses faiblesses, sa douleur, l’origine de celle-ci. Il va souffrir, beaucoup de choses vont se passer avec son père, avec sa sœur Solène, avec Clémentine aussi. On va en apprendre plus sur lui. On va le voir à nu, clairement. On va le découvrir plus amplement.

 

 

Vous qui vivez cette aventure de l’intérieur, selon vous, quelles sont les principales raisons du succès de ce programme ?

Je pense que le programme cherche à être réaliste, vise à toucher le plus de personnes possibles, de toutes tranches d’âges. Beaucoup les jeunes aussi, au travers des lycéens. Il y a plein d’histoires, de retournements de situation, c’est toujours intéressant à regarder. C’est un rendez-vous quotidien, à 19h 10, pour le public. Ce genre de programmes, on le voit, marche bien. Je pense que la série va durer très longtemps, peut-être même indéfiniment.

La forte présence sur les réseaux sociaux explique aussi le succès.

Vous êtes un jeune comédien, c’est là votre première expérience significative. A termes, quelles seraient vos envies artistiques ?

J’ai 20 ans, c’est mon tout premier projet pro audiovisuel. J’ai comme projet final d’être réalisateur de films. Je regarde des films depuis longtemps, je baigne dedans. J’ai cette envie de percer dans ce milieu qui fait rêver. C’est ma voie, c’est ce qui me plait le plus. J’ai un instinct de meneur, j’aime entreprendre, c’est pourquoi la réalisation et la création m’attirent beaucoup.

L’acting me plait, mais je pense que la réalisation me donnera encore plus d’émotions. C’est un objectif qu’il me tarde de pouvoir atteindre. Je me donne toutes les cartes en ce sens. Je commence par le jeu actuellement et j’espère grandir. Tester le cinéma en tant qu’acteur dans un premier temps serait une étape nécessaire sans doute également.

Il me plairait aussi, pourquoi pas, d’être directeur créatif de jeux vidéo, ces derniers m’attirent beaucoup. J’ai pas mal d’idées à ce sujet, pour créer de A à Z de nouveaux jeux.

Merci, Antoine, pour toutes vos réponses !

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