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Fort Boyard : Moussa évoque son retour sur le fort et en profite pour glisser un petit message à Alexia Laroche-Joubert !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Moussa,

Quelle joie d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Samedi 20 août prochain, nous pourrons vous retrouver dans la huitième émission de la nouvelle saison de « Fort Boyard », sur France 2. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être pour vous de repartir à l’assaut du mythique fort et de participer à nouveau à cette émission emblématique ?

Bien sûr que ça me fait plaisir de repartir à l’assaut de ce mythique fort, étant donné que je suis « Fort Boyard » depuis que je suis gosse. Forcément, quand on te rappelle, tu dis tout de suite oui. Parce que cette émission, je l’aime. J’ai grandi avec « Fort Boyard » et je suis comme un gosse quand j’y retourne. Donc, oui, ça m’a fait très plaisir que l’on me rappelle.

Nous l’avons dit, ce n’est pas votre première participation. Quels souvenirs gardez-vous de votre premier passage, en 2020 ?

Effectivement, j’ai déjà eu une première participation en 2020. Pour le coup, ça s’était très très bien passé pour moi, étant donné que j’avais fait un sans-faute il me semble. J’espère que ça va se passer de la même manière sur cette deuxième émission, même s’il y a eu quelques complications que je vous laisserai découvrir.

Sur le premier passage, j’étais émerveillé, à la découverte du Père Fouras et de toutes les épreuves mythiques du fort. Ensuite, j’ai passé une super journée avec Enora et tous les collègues, qui étaient bienveillants envers moi. L’idée était de se dépasser, je pense qu’on avait rempli le job, pour une association donc il fallait être deux fois plus motivé. Je me souviens d’un moment qui restera gravé à jamais, c’est l’épreuve de la poutre face à Big Boo. Je crois que j’avais laissé une épaule sur place, j’avais terrassé Big Boo, qui avait une revanche à prendre parce que je crois qu’il n’était pas d’accord.

 

 

Plus personnellement, attendez-vous certaines épreuves avec impatience ?

Effectivement, lors de ce tournage, j’avais en tête cette fameuse revanche avec Big Boo. Il y a Little Boo aussi que je voulais rencontrer, étant donné qu’il est champion de sanda, une discipline que j’ai pratiquée en étant sportif de haut niveau, où j’ai été champion du monde. Je me disais pourquoi ne pas se challenger et voir si, sur une épreuve du fort, Little Boo pouvait me battre.

A l’inverse, en redoutez-vous d’autres plus particulièrement encore, peut-être en lien avec certaines phobies ?

Très simplement, la catapulte infernale…impossible pour moi. Tout ce qui tourne, comme le manège,…c’est la galette, direct. C’est ce genre d’épreuves que je redoute, donc les épreuves dans l’air et qui font tourner la tête, ce n’est pas pour moi.

 

 

 « Fort Boyard », c’est aussi la découverte, chaque année, de nouvelles épreuves concoctées par le Père Fouras, auxquelles on ne peut évidemment pas se préparer…

C’est ça le problème ! Tu te prépares psychologiquement à tomber sur certaines d’épreuves et pas d’autres. Quand tu arrives, le Père Fouras, c’est un magicien, il réussit à te faire tourner sur toutes les épreuves que tu n’attendais pas et tu passes à côté de celles que tu attendais.

Lorsque les caméras ont commencé à tourner, quelles principales sensations ont alors prédominé en vous ?

Une fois que le tournage démarre, c’est le dépassement de soi, il faut se dépasser. Aussi cette sensation de peur, à savoir est-ce que tu vas y arriver ou non sur les épreuves surprises sur lesquelles tu peux tomber ou pas. Tu as cette pression, tout en mélangeant cette adrénaline, qui font que bon, allez, c’est bon, tu y vas. Tu ne peux plus reculer. Tu te prépares psychologiquement comme un sportif de haut niveau à essayer de te dépasser sur ces épreuves et à franchir les étapes une à une, pour tenter de remporter un maximum de boyards pour l’association.

 

 

Un mot, si vous le voulez bien, sur l’association que vous défendez, « laVita » ? C’est sans doute une source supplémentaire de motivation pour vous et toute l’équipe ?

Bien évidemment, c’est une belle source de motivation que de se battre pour une association. Surtout pour ce qu’elle défend. Mon père est mort d’une leucémie, ce qui fait que j’étais touché de plein fouet par cette maladie donc c’est quelque chose que je défends au quotidien. Bien évidemment, ça te permet de te dépasser, tu te dis que la cause est belle et que, si tu peux permettre d’améliorer le quotidien de certains malades, alors tu y vas, tu n’as pas le choix. Et tu défonces tout en mode machine, c’est comme ça, c’est tout !

On imagine que l’ambiance était, malgré les craintes et les peurs de certaines cellules, plutôt joyeuse, à vous encourager les uns les autres…

Effectivement, l’ambiance est incroyable. On connait les personnalités à travers l’écran ou, dès fois, personnellement. Le fait de se retrouver tous au même niveau et de se dire que l’on va tous se dépasser pour la même cause, forcément ça motive. Donc c’est là où on crée des amitiés, des affinités, on a même créé un cri de guerre pour essayer de tout défoncer. Quand il y en avait un qui doutait, c’était à nous de le rebooster. Si, à l’inverse, c’est moi qui doutais, ils me reboostaient. On a passé un super moment tous ensemble, je suis vraiment content d’avoir rencontré tous mes camarades. Sur cette aventure, on a passé un beau moment tous ensemble.

 

 

Cet état d’esprit-là fait sans doute parti des principaux souvenirs que vous allez garder de votre deuxième venue ?

Oui, cet état d’esprit-là, c’est ce que je défends tous les jours, au quotidien, en disant « machine », « battez-vous », « dépassez-vous », « vivez vos rêves au lieu de rêver votre vie ». Toutes ces valeurs-là, je les partage avec cette émission mythique qu’est « Fort Boyard ». C’est vrai qu’ils étaient tous positifs comme moi, toute la journée il ne s’est passé que ça, c’était magique. Sur chaque épreuve, il y avait des difficultés, sur chaque épreuve il fallait y arriver, il n’y avait pas le choix et sur chaque épreuve, tout le monde a essayé de donner le meilleur, c’est ça le plus important, pour une belle cause.

Sans oublier la deuxième partie de soirée « Fort Boyard, toujours plus fort ! ». C’est bien sûr l’opportunité de remporter des boyards supplémentaires, mais aussi, en quelque sorte, de boucler la boucle de cette belle journée sur le fort ?

N’est-ce pas ? Après une grosse journée sur le fort, c’est vrai qu’il y a cette deuxième partie de soirée, « Toujours plus loin, toujours plus fort ». Je pense qu’elle porte quand même bien son nom. En se disant que c’est l’occasion de se rattraper des loupés et de remporter des boyards en plus pour cette association. C’est là où tu arrives, t’es fatigué, parfois même peut-être blessé, tu t’es tellement donné toute la journée que, sur cette deuxième partie de soirée, on est obligés de tous se rebooster. Nous, pour le coup, c’est le cri de guerre qui nous a surtout donné l’énergie et il fallait gratter des boyards en plus, on n’en a jamais assez trop pour une belle cause qu’est cette association. Il fallait donner la dernière force qu’il nous restait pour cette association et on a été au bout.

 

 

Après avoir vu le fort de jour, le découvrir de nuit doit sans doute laisser des souvenirs plein la tête ?

C’est sûr que voir le fort de nuit laisse des images plein la tête. Même si j’ai fait « Fort Boyard » en 2020, le fait de le refaire en 2022, bizarrement, tu découvres, et la journée et la nuit, le fort différemment. Parce que je l’avais peut-être regardé d’un angle en 2020 et d’un autre angle aujourd’hui. Mais je suis comme un enfant quand je suis au fort, on est bien, un bon état d’esprit, l’équipe est au top. Et, pourtant, ils nous font pas de cadeau, d’ailleurs il y en a un ou deux que je déteste sur place, c’est par amour donc tout va bienJ. Ils ont tenté de nous faire la misère, on a vécu des heures dès fois pas faciles. Mais « Fort Boyard » reste mythique, c’est une émission magique, de nuit comme de jour. Quand tu arrives au fort, c’est tout simplement magique. D’ailleurs, je lance un appel à Alexia Laroche-Joubert…oui, j’aimerais être un personnage clé du fort…si, un jour, c’était possible, en tout cas je répondrais présent.

Avec le recul, selon vous, quelles sont les principales caractéristiques nécessaires pour être un bon candidat sur « Fort Boyard » ?

Alors, déjà, il faut vouloir se dépasser. Il faut accepter la souffrance, accepter la dureté des épreuves et n’avoir peur de rien. Le fort regorge de peurs de notre enfance, de plein d’épreuves surprises et il ne faut pas abandonner. Le problème, c’est que, si tu as des phobies, il ne faut surtout pas leur dire quand tu arrives sur le fort parce que tu es sûr de tomber sur une d’elles. C’est à ce moment-là qu’il faut te dépasser parce que tu peux être très vite tétanisé. Donc rester concentré je pense, la concentration est primordiale sur le fort, pour ne pas se laisser déstabiliser. Si on commence à flancher, il faut se reposer sur les collègues pour nous rebooster et se motiver en mode machine.

 

 

En conclusion, si l’opportunité se présentait à nouveau, auriez-vous l’envie de revenir une troisième fois sur le fort ?

Bien évidemment ! On a toujours des comptes à régler sur le fort, internes ou externes. Oui, si on m’invite à nouveau, je reviendrais avec plaisir. Encore une fois, c’est une émission que j’aime, je lui souhaite de vivre encore 50 ans de plus, même 100 ans, donc si on m’invite à nouveau, oui, je serais présent et oui je relèverais les défis comme je l’ai toujours fait.

Merci, Moussa, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Fort Boyard : Caroline Margeridon évoque sa nouvelle venue et en profite pour nous présenter ses autres actualités !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Caroline,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On vous retrouve au Festival « Des livres, des artistes ». On imagine sans doute, à titre personnel, le plaisir que ce doit être pour vous d’y participer et de pouvoir rencontrer votre public ?

C’est surtout un honneur d’avoir été invitée. C’est Michel Drucker qui a créé ce festival « Des livres, des artistes » depuis six ans. C’est surtout un festival contre l’illettrisme parce que l’on se rend compte que, malheureusement, nos jeunes lisent de moins en moins. Bon, maintenant, je suis mal placée, je ne lisais pas beaucoup non plus quand j’étais jeuneJ. Mais c’est bien car quelque part, quand on nous aime au travers d’un petit écran, au travers même d’un grand écran ou dans la vie, ben on a appris aux gens à aimer lire. Quelque part, c’est vraiment un honneur pour moi d’être là et, effectivement, de rencontrer en direct tous les câlinous – parce que je suis « Maman câlinou » dans « Affaire conclue »- tous ceux qui nous aiment, tout simplement.

Un mot peut-être sur votre livre, que vous présentez au festival ?

Ce sont les éditions Plon qui m’ont contactée par l’intermédiaire de Gilles Cohen-Solal, qui n’est juste que le mari d’Héloïse d’Ormesson, donc c’était encore un honneur. Ils m’ont contacté pour me dire, « voilà, on aimerait que vous écriviez un livre ». Je me suis dit : mais un livre sur quoi, sur qui ? « Sur vous ! ». Au début, je trouvais cela hyper prétentieux, je leur ai même dit qu’ils allaient perdre des sous parce que je ne voyais pas l’intérêt, si ce n’est d’en acheter dix pour les offrir à mes copains et mes enfants. Finalement, ils ont eu raison puisque je me suis piquée au jeu, je raconte toute ma vie, depuis le début jusqu’à « Affaire conclue », avec des petites anecdotes très croustillantes, moi qui suis une maman très possessive. Je ne suis pas du tout dans l’excès mais presque. Finalement, ça me réussit plutôt bien, je suis ravie parce que ça m’a permis de montrer un peu aux gens qui j’étais. On n’est pas que du superficiel dans la vie. Mais ce qui est chouette, c’est que ceux qui m’aiment, même mes 120 000 followers, s’en sont rendu compte même avant le bouquin. Ça marche plutôt bien, j’en suis très fière.

Que ce soit au festival ou à d’autres moments, quels principaux retours vous font vos lecteurs ?

C’est étonnant parce qu’ils disent « c’est dingue ». Déjà, il faut savoir que je suis quand même deux heures et demie par jour dans un poste de télévision depuis pratiquement cinq ans, on entame la sixième édition. Les gens pensent que je suis un peu chez eux, je suis leur maman, leur tante, leur grand-mère, leur copine, leur meilleure amie, ça c’est déjà amusant. Et le fait qu’ils lisent ce bouquin, les retours sont incroyables, ils me disent « oh là là, au moins, on connait votre vie, on comprend pourquoi on vous aime ». Lorsque j’ai envoyé la première version aux éditions Plon, ils m’ont dit que c’est exactement ce qu’ils attendaient de moi, « on ne vous lit pas, on vous entend ». C’est un super compliment aussi.

Cela vous a-t-il donné l’envie de renouveler l’aventure par la suite ?

Il y a d’autres maisons d’éditions qui m’ont demandé d’écrire d’autres livres, il faut savoir que je vais avoir 56 ans, j’ai mis 56 ans à en écrire un donc peut-être quand j’en aurai 110J. Alors, je ne sais pas, je crois que le livre que je viens de faire, je l’ai un peu survolé. Est-ce que, un jour, je ne vais pas l’approfondir ? Ou est-ce que je ne vais pas passer à autre chose et raconter ma vie depuis ? Pourquoi pas…Je ne suis pas écrivaine, il ne faut pas l’oublier. J’ai honte quand, parfois, il y a des gens qui font la queue devant mon stand pour que je les dédicace… à côté, il y a de vrais écrivains, je ne me sens pas très légitime, je suis quand même brocanteur à la base. Déjà, je trouve bizarre le succès que j’ai avec ce livre. Je ne me sens pas super légitime, on verra…là, j’ai plein de projets, j’ai le théâtre, j’ai toujours « Affaire conclue » qui cartonne, je fais de plus en plus de primes, j’ai tourné « Fort Boyard » pour la deuxième année, je viens de tourner avec Cyril Féraud une émission qui va s’appeler « 100% logique », en prime sur France 2 à la rentrée, qui sera extraordinaire aussi. Donc je suis touchée un peu partout. Il ne faut pas oublier que je ne suis pas une femme de la télé, j’ai la chance de faire mon métier à la télé et, finalement, je suis en train de devenir une femme de la télé. Alors c’est peut-être logique, quand vous lirez mon livre, vous verrez que je suis fille de journaliste et, quand j’étais enfant, je passais ma vie avec un micro et je parlais à des auditeurs –qui n’existaient pas, on est bien d’accord. Alors, est-ce que ce n’est pas une suite logique de ma vie, on verra…

 

 

Vous parliez effectivement de votre nouvelle participation à « Fort Boyard ». On imagine que cela a été un plaisir d’y retourner ?

Il faut savoir que, l’année dernière, quand j’y suis allée, j’étais inconsciente parce que je ne connaissais pas. Ils m’ont fait la misère... Mais quand je vous dis la misère…Je ne mens pas, je ne fais aucun sport, je traverse la rue avec ma voiture, tout le monde le sait. C’est hyper sportif. Par contre, on a une équipe tellement bienveillante autour qui nous met en confiance. En fait, comme c’est pour une association, on va au bout de soi, on ne peut pas se rendre compte. La première année, ça s’appelait de l’inconscience, la deuxième année, ça s’appelle de la super inconscience parce que, comme je suis prête à tout, ils me font faire n’importe quoi. Je leur ai dit « Adieu, c’est fini, je ne recommencerai pas » et ils m’ont répondu « A l’année prochaine ». Donc jamais deux sans trois, je pense que je recommencerai.

 

 

Y a-t-il certains types d’épreuves qui vous attirent plus que d’autres ? Et, à l’inverse, d’autres que vous craigniez davantage ?

Quand on s’inscrit, on a un questionnaire où ils nous demandent de quoi on a peur. On m’a dit de ne surtout pas dire de quoi j’ai peur. J’ai répondu que je n’avais peur de rien mais, en fait, c’est une horreur, je me rends compte qu’ils me font tout faire et j’ai peur de tout. C’est ça qui est extraordinaire dans cette émission, c’est que, vraiment, on va au bout de soi, on ne se rend pas compte que l’on est capable de faire beaucoup de choses, à partir du moment où c’est pour aider les autres. Parce que si c’est juste pour le fun, sincèrement, je pense que 80% des choses qu’ils m’ont faites faire, je ne les aurais pas faites.

 

 

De toute façon, il y a un vrai esprit d’équipe, 5 autres camarades vous entourent, pour tous se soutenir les uns les autres…

Exactement ! L’année dernière, j’étais avec une équipe formidable, celle de Philippe Etchebest, qui est basque comme moi, déjà on a le même caractère de cochon, Elodie Gossuin, Keen’V… c’était super sympa. En plus, je me suis fait des bandes de copains, c’est vraiment sympa. Cette année, je suis avec Messmer et d’autres artistes incroyables, toujours une Miss France, on s’est marrés. Le problème, c’est que les deux Hulk de l’émission…je ne vous raconterai pas parce que je n’ai pas le droit… mais j’ai dû remplacer pas mal de choses…et là, ça a été très très dur pour moi. En tout cas, c’est vrai que ça nous crée une nouvelle famille, la nouvelle famille de « Fort Boyard ».

 

 

D’après vous, fort de ces deux expériences-là, quelles sont les principales caractéristiques nécessaires pour être une bonne candidate sur le fort ?

Avoir un bon mental, être courageux, se dire « ce n’est pas grave, on est hyper sécurit », même si on pense que c’est de la folie, même si c’est difficile, très très difficile. Il faut avoir confiance en l’équipe de « Fort Boyard » et, moi, j’ai entière confiance en eux…. et allez, on y va, soyons inconscientsJ.

 

 

Merci, Caroline, pour toutes vos réponses !

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Claire Thomas évoque son parcours artistique mais aussi ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Claire,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes une artiste aux différentes cordes et casquettes (mannequinat, comédie, ….), comme le témoignent vos expériences. Si l’on en revient à l’origine de votre parcours, qu’est-ce qui vous a donné l’envie de faire de l’artistique votre métier ?

C’est arrivé très tôt, je me revoie toute petite, en primaire, passer ma main sur les grilles vertes de l’école, en imaginant déjà plein de vies. Donc ça a commencé vraiment très tôt mais étant dans une famille plutôt scolaire où seules les études comptaient, ça a été très compliqué pour moi d’assumer le fait de vouloir être artiste. C’est vrai que c’est quelque chose qui n’a pas été possible au début, en tout cas je ne me suis pas sentie capable de le faire. Donc je l’ai tu pendant longtemps, jusqu’à mes 22 ans finalement et j’ai commencé le mannequinat dans le but d’amener le côté artistique plus facilement dans ma famille. Le mannequinat me permettait de faire des études, rassurant ainsi ma maman mais de moi me respecter dans ce que j’avais envie. Clairement, le mannequinat est quelque chose qui payait bien donc ça me permettait de faire mes à-côtés et de me payer mes études. Ca alliait un peu tout : je commençais à initier le domaine artistique dans ma famille, je m'autonomisais en gagnant de l'argent et aussi je faisais des études pour rassurer maman... maintenant, je peux le dire, c'était pour elle, pas pour moi:)....désolée maman. Au final, en côtoyant des collègues mannequins, j’avais des vies à raconter à ma mère, lui expliquant qu’on pouvait en vivre.

 

 

Ayant justement ensuite pu vivre du mannequinat, un jour, je suis allée au Puy du Fou où j’ai vu une copine que je connaissais. Je me suis dit : si elle est là, pourquoi pas moi ? De là, j’ai postulé. Lorsque ma maman, plus tard, m’y a vue en spectacle, elle a alors compris que j’étais une artiste et que les études, ce ne sera pas pour moi. Ou, en tout cas, pas maintenant. J’y ai donc fait mes premiers pas en tant que comédienne, où j’ai eu la chance de faire tout de suite le rôle principal d’un des spectacles. Rôle qui était assez complet. Cela m’a aidé pour le côté artiste multi disciplinaire puisqu’il y avait autant de la cascade, du combat que de la comédie, sans oublier un côté cavalière. Au Puy du Fou, on doit être un peu partout, on a aussi la logistique à gérer, les accessoires à mettre, il y a vraiment tout à faire, c’était bien, ça m’a permis de me respecter dans mon côté hyperactive.

 

 

Considérez-vous ces différentes casquettes (mannequinat et jeu notamment) comme autant de métiers différents ou, au final, est-ce un tout, avec des tiroirs que vous ouvrez ou fermez au besoin ?

Un peu des deux. Disons que le mannequinat m’a appris beaucoup de choses qui me servent maintenant en tant que comédienne. Mais il y a aussi des choses qui m’empêchent de faire bien mon métier de comédienne. Donc, en effet, il y a ce côté tiroirs que je dois refermer car quand on est comédien, on ne demande pas d’être mannequin. Les deux s’entraident mais j’ai aussi besoin de compartimenter.

 

 

Parmi les différentes expériences que vous avez pu avoir jusqu’à présent, certaines plus que d’autres vous ont –elles particulièrement marquée ?

Oui, pour différentes raisons. Dans le mannequinat, ce qui m’avait marquée et confortée dans l’idée d’évoluer en tant que comédienne, c’est que, dès que je faisais des défilés ou des photos, j’avais plusieurs retours qui me montraient que j’étais à l’aise dans ce que je faisais et que l’on pouvait voir différentes énergies quand j’étais ne serait-ce qu’en photo. Donc ça m’a confortée dans l’idée que je pouvais pousser justement un peu plus l’acting, chose qu’en mannequinat on peut difficilement faire. On peut nous remarquer grâce à cette qualité-là mais on est vite limité car c’est à un instant T et non pas sur la durée.

 

 

Dans la comédie, l’expérience que j’ai eue au Puy-du-Fou m’a permis de voir que j’avais envie de continuer à alimenter ce côté plusieurs casquettes. C’est pour cela que j’ai suivi plusieurs formations dans plusieurs domaines différents et que je souhaite en faire encore d’autres dans encore d’autres disciplines. J’aime bien ce côté multifacette. Je suis contente d’être actuellement au parc Astérix, j’émerveille les gens, j’ai le contact avec le public, ce qui me manquait dans mon expérience précédente, je suis en contact direct avec les visiteurs, je leur donne un peu de bonheur, de sourire. Au final, être acteur, c’est ça, on est le canal pour retransmettre la lumière un maximum. Qu’on puisse leur donner du bonheur, c’est ce qui me plait dans ce métier. Ca me motive à continuer ce métier-là pour essayer de transmettre un maximum de joie, d’amour, de bonne humeur, de lumière…

 

 

En tant que comédienne de plateau, en amont du tournage, avez-vous une méthodologie spécifique de préparation ?

Je ne sais pas encore si je peux parler de routine mais j’ai besoin, selon l’énergie qui va se dégager des scènes que j’ai à tourner, de me mettre la playlist qu’il me faut pour me mettre dans la bonne ambiance et la bonne humeur. Souvent, j’ai la chance de faire des personnages très souriants ou très légers, je me mets des musiques qui correspondent à cela. En tout cas qui vont m’aider à être dans cette humeur-là. J’ai toujours aussi un petit moment où je me recentre pour pouvoir aussi encaisser si j’ai des critiques, qu’elles soient positives ou négatives, pendant le tournage, pour ne pas être déstabilisée et bien les prendre. Donc il y a toujours un petit moment de méditation que je fais avant d’entendre ce fameux mot « action ».

 

 

Concernant le mannequinat, selon vous, existe-t-il des clés pour réussir une belle photo ?

Pour le coup, je pense que c’est assez spontané, il faut être assez naturel. C’est ce qui est aussi assez paradoxal dans le mannequinat, il faut être naturel alors qu’on nous demande des poses totalement inconfortables. Après, à titre personnel, j’ai eu une histoire un peu délicate avec le mannequinat, j’aurais tendance à dire qu’il faut y aller en étant armé parce que, pour le coup, les gens sont beaucoup moins bienveillants que dans la comédie je trouve. On reste dans un monde de mannequinat donc j’ai appris, au bout de 10 ans, qu’il fallait que j’y aille armée, qu’il fallait que j’accepte qu’on me dise que j’étais à la fois trop grosse et trop mince, ça dépendait des clients. Il faut donc être solide pour entendre tout et son contraire et entendre des choses plus ou moins sympas. Mais les choses commencent un petit peu à changer, c’est cool, c’est agréable. En tout cas, je vivais le mannequinat un peu différemment, c’est d’ailleurs ce qui m’a poussée à faire plus de la comédie que du mannequinat puisque je devais aller travailler avec beaucoup plus de forces psychologiques.

 

 

Pour la suite, quels sont vos projets et envies artistiques ?

J’aimerais évoluer encore dans la comédie, en télévision ou au cinéma. Je ne ferme pas la porte au théâtre, même si c’est un exercice, je pense, avec lequel je serais moins à l’aise. Mais, justement, parce que je suis moins à l’aise, ça me tente bien. Il y a peu, j’ai suivi une formation sur les métiers de la voix donc j’aimerais bien essayer de trouver quelque chose à faire avec cela. J’ai envie de faire des podcasts sur ma région natale, celle de Lille. Il y a un petit livre qui explique plein de petites anecdotes sur cette ville, j’aimerais bien les retranscrire en podcast. J’aimerais faire aussi un peu plus de cascades, je pense à me former là-dedans pour l’année prochaine, afin  d’ajouter une nouvelle corde à mon arc et être légitime là-dedans. Et continuer à essayer de faire mon chemin, surtout dans le cinéma et la télé, j’ai une soif assez forte de vivre de ma passion donc je fais tout pour réussir là-dedans et avoir d’autres projets intéressants. Je continue aussi LMA sur TMC, on verra, pour l’instant je suis toujours là…

Merci, Claire, pour toutes vos réponses !

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Fort Boyard : Isabelle Vitari nous raconte sa nouvelle venue dans ce lieu emblématique !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Isabelle,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Samedi 6 août prochain, nous pourrons vous retrouver dans la sixième émission de la nouvelle saison de « Fort Boyard », sur France 2. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être pour vous de repartir à l’assaut du mythique fort et de participer à nouveau à cette émission emblématique ?

Oui, franchement ! C’est la deuxième fois que j’allais sur le fort et c’est toujours aussi impressionnant, c’est toujours aussi magique en fait. Cette arrivée sur le fort, j’ai l’impression, à chaque fois, de rentrer dans ma télé et je me revoie, petite fille, en train de regarder l’émission. En fait, elle n’a pas changé depuis plus de 30 ans qu’elle existe…A chaque fois, c’est la même magie, cette porte qui s’ouvre, l’adrénaline qui rentre et c’est vrai que, quand on regarde l’émission, on a la même adrénaline que le candidat, c’est ça qui est génial. C’est en ça que c’est bien fait, même quand on le fait, on ressent les mêmes émotions que quand on le regarde. C’est vraiment génial, c’est vraiment une aventure incroyable.

Nous l’avons dit, ce n’est pas votre première participation. Quels souvenirs gardez-vous de votre premier passage, en 2018 ?

En fait, cette année, j’étais plus zen. Comme je connaissais un peu mieux la machine, il y avait moins de stress, j’étais plus apaisée, j’abordais peut-être les épreuves avec un peu plus de sagesse. Ça, c’est bien, c’est vrai que c’est un petit luxe en plus par rapport à la première fois où j’étais complètement excitée, complètement paumée. Là, j’étais un peu plus zen et j’en parlais justement avec Camille Cerf qui était dans l’équipe, c’était sa septième participation et elle me disait que, elle aussi, prenait de la bouteille, que, à chaque fois, elle s’éclatait autant et que, en même temps, elle connaissait toutes les petites astuces du fort. C’est rigolo.

 

 

Plus personnellement, attendez-vous certaines épreuves avec impatience ?

Ce pour quoi je vais à « Fort Boyard », c’est pour le dépassement de soi. C’est ça qui me plait, d’aller sauter dans le vide, de faire des choses que je ne ferai jamais dans la vie, des trucs complètement dingues, me retrouver couverte d’un liquide non identifié. Il y a aussi le fait d’avoir un but, d’aller chercher cette clé, on se met dans un état mental très aiguisé. Dans la vraie vie, on n’a pas cela, sauf si on est dans la police ou au GIGN. C’est complètement fou de pouvoir vivre ces moments-là. Donc je préfère les épreuves où c’est complètement flippant. Cela me plait !

A l’inverse, en redoutez-vous d’autres plus particulièrement encore, peut-être en lien avec certaines phobies ?

Oui ! Les insectes n’étaient pas trop ma passion mais je me suis rendue compte qu’en fait, une fois que je suis en mode soldat, en mode warrior, ça me fait moins peur. Comme, une fois, j’avais fait une émission où je devais attraper des poules, chose que je n’avais jamais faite de ma vie, du coup j’en avais attrapées plein, je ne m’étais pas posé de question. Comme quoi le cerveau est assez étonnant. Du coup, ma petite phobie des insectes part assez vite quand même, c’est ça qui est étonnant. En tout cas pour moi…je sais qu’il y en a d’autres pour qui ça s’est beaucoup moins bien passé…

 

 

« Fort Boyard », c’est aussi la découverte, chaque année, de nouvelles épreuves concoctées par le Père Fouras, auxquelles on ne peut évidemment pas se préparer…

Absolument, il y a plein de nouveautés, vous verrez. C’est vrai qu’il y a toujours une petite part de nouveauté, du coup c’est encore plus excitant. Ce qui est génial sur le fort, c’est que l’on est toujours étonné.

Lorsque les caméras ont commencé à tourner, quelles principales sensations ont alors prédominé en vous ?

On était quand même une super équipe, on avait un fort esprit de camaraderie et ça, c’est chouette. Même quand les caméras ont commencé à tourner, on était déjà très unis. On était vraiment tous ensemble, ça aide à se sentir bien. C’est vrai que, quand on rentre dans une salle et que l’on doit aller chercher une clé, le fait de se dire qu’il y aura quand même pas mal de français qui nous regarderont quand ce sera diffusé, ça met un petit truc dans le bide, évidemment.

 

 

Un mot, si vous le voulez bien, sur l’association que vous défendez, « Handi’Chiens » ? C’est sans doute une source supplémentaire de motivation pour vous et toute l’équipe ?

Absolument ! En plus, franchement, cette association permet de former des chiens qui aident des gens en situation de handicap, c’est très beau. Comment ne pas se donner à fond pour cette association, évidemment….

Vous avez commencé à l’évoquer, l’ambiance était, malgré les craintes et les peurs de certaines cellules, plutôt joyeuse, à vous encourager les uns les autres…

Exactement ! Ca a tout de suite pris. On se retrouve en fait la veille et, donc, on dine ensemble, on fait connaissance. Comme sur le fort il n’y a personne qui a le droit de venir, sauf l’équipe technique et les candidats, il n’y a pas d’attaché de presse, il n’y a personne qui gravite autour comme quand on va faire une émission télé, là, on est vraiment tous seuls. Ce qui est génial, c’est que l’on s’est vraiment tous retrouvés ensemble. Du coup, c’était beaucoup plus franc. Dès le début, on a fait connaissance, on a ri, je sais que Cindy avait très peur de certaines épreuves, tout de suite on a voulu l’encourager et, du coup, sur le fort, le lendemain, on était vachement avec elle et elle avec nous aussi. Ca a vraiment tout de suite pris. Théo est un sportif de haut niveau donc il nous a vachement inspirés aussi. Il y avait une énergie dans ce groupe…Damien a été le plus merveilleux des chefs de groupe. Franchement, c’est un très très bon souvenir humain aussi.

 

 

Sans rien en dévoiler, quel principal souvenir gardez-vous du tournage ?

L’esprit de camaraderie qui a été incroyable, l’amitié, la chaleur humaine.

Sans oublier la deuxième partie de soirée « Fort Boyard, toujours plus fort ! ». C’est bien sûr l’opportunité de remporter des boyards supplémentaires, mais aussi, en quelque sorte, de boucler la boucle de cette belle journée sur le fort ?

Absolument ! Comme ça on reste encore un peu ensemble. Le jeu est fini, on est content, on a récolté de l’argent… et ben non, ce n’est pas fini, on continue, on repart encore sur quelques épreuves, on fait un débrief de ce que l’on a vécu, on donne des petites choses que l’on n’a jamais racontées sur le fort, des petites anecdotes que l’on a eues nous personnellement. Donc c’est un moment très sympa, on s’assoie, on est tous ensemble, c’est très sympa avec Olivier qui nous pose des questions. Franchement, c’est très chouette, j’aime beaucoup.

 

 

Après avoir vu le fort de jour, le découvrir de nuit doit sans doute laisser des souvenirs plein la tête ?

C’est magique, franchement ! De toute façon, de jour comme de nuit, il est incroyable, il est tellement imposant et, en même temps, à l’intérieur, il y a tout ce décor de l’émission qui est magnifique et tellement bien fait. Franchement, ce lieu est magique, vraiment, je ne m’y fais pas. A chaque fois, c’est le bonheur !

Avec le recul, selon vous, quelles sont les principales caractéristiques nécessaires pour être un bon candidat sur « Fort Boyard » ?

Déjà, il faut avoir les capacités physiques, il faut, je pense, être bien préparé physiquement. Parce que, sinon, on a vite peur de se blesser. C’est quand même très violent, on tombe, on se cogne, ce n’est pas rien quand même les épreuves. Et puis aussi le mental, il ne faut rien lâcher, il faut se dire que l’on va y arriver, même si ça parait impossible. « Je peux y arriver, allez, je peux y arriver » : ça, c’est le mental. Ensuite, être un bon coéquipier, donner des encouragements à ses copains quand on n’est pas dans les salles, c’est aussi important.

 

 

En conclusion, si l’opportunité se présentait à nouveau, auriez-vous l’envie de revenir une troisième fois sur le fort ?

A chaque fois, je me dis « oh là, là, fini maintenant, j’arrête, je l’ai fait » et à chaque fois qu’on me rappelle, je dis « oh oui, j’arrive tout de suite »J. Je n’arrive pas à résister, c’est tellement une aventure géniale, c’est tellement fou ce que l’on vit là-bas que comment résister, évidemment…

Merci, Isabelle, pour toutes vos réponses !

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Fort Boyard : Clémence Castel fait le bilan de sa participation en tant que guerrière mystère !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Clémence,

Quelle joie d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Samedi dernier, nous avons pu vous retrouver dans « Fort Boyard », sur France 2, masquée dans le rôle de la guerrière mystère. A titre personnel, on imagine sans doute la joie et le plaisir que cela a dû être pour vous d’interpréter ce rôle un peu original ?

Oui, effectivement, c’était très excitant d’interpréter ce rôle et on parle bien de rôle parce qu’il a fallu avoir une posture sûre de soi, je voulais un petit peu en imposer, leur faire peur un petit peu, les impressionner, pour vraiment les mettre dans l’ambiance du fort. Et c’était aussi un honneur pour moi d’être un personnage du fort parce que c’est une émission qui m’a fait rêver. Je la regarde depuis mes 5 ans, je continue à la regarder avec mes enfants et j’y prends beaucoup de plaisir donc c’était un vrai honneur pour moi de pouvoir être un personnage et de faire partie de cette immense équipe.

Vous aviez déjà participé à l’émission mais en tant que candidate. En quoi cela vous-a-t-il aidé ?

D’avoir une petite expérience dans les épreuves. Que ce soit dans « Koh Lanta » ou dans « Fort Boyard », je commence à avoir un petit peu d’expérience. Mon premier « Fort Boyard » était en 2006, je l’ai fait 3 fois donc, voilà, de connaitre un petit peu le lieu, l’environnement, d’avoir cette expérience des épreuves a été un point assez favorable pour moi. Mais, si vous avez vu l’émission, vous avez vu que l’équipe m’a donné du fil à retordre et que ça n’a pas été si évident que cela, ça a été difficile.

 

 

D’ailleurs, comment fait-on abstraction de ces expériences de candidate quand on est dans la peau de cette guerrière, qui doit faire opposition aux nouveaux aventuriers ?

J’ai essayé de jouer mon rôle à fond et je suis une compétitrice née. Ils jouaient évidemment pour la bonne cause et je savais que, sur certaines épreuves, je serai face à la défaite. En tout cas, j’ai donné mon maximum dans chaque épreuve. Il y en a que j’ai réussies, il y en a d’autres qui leur ont permis aussi de gagner des indices et d’avancer dans leur enquête. Mais, voilà, au final, si on regarde l’émission dans sa globalité, il y a eu un équilibre entre les victoires et les défaites. Ils ont réussi à quand même trouver mon identité, ça leur a permis de gagner de l’argent supplémentaire pour l’association. Ça se finit donc bien et ça a été un vrai plaisir.

Avec le recul, selon vous, quelles sont les principales caractéristiques nécessaires pour pleinement remplir ce rôle ?

Je pense qu’il faut arriver à rentrer dans le rôle, justement, de personnage, de compère du Père Fouras et à rentrer dans l’environnement, de jouer le jeu. Moi, c’était mon plus gros défi, dans la vie je suis une personne assez discrète, je ne me mets pas forcément en avant. Là, je me suis dit « Clémence, tu endosses ce costume-là, il va falloir faire aussi ce que la production attend », c’est-à-dire incarner quelque chose et jouer ce rôle-là. Ça a été très excitant et je dois dire que le costume m’a beaucoup aidée, le fait d’être masquée, je me suis surprise à assez facilement jouer le jeu et jouer la comédie, on peut même dire cela. Donc, déjà, il faut savoir jouer la comédie et aussi se dépasser dans les épreuves parce que, à aucun moment, il n’a été convenu de les laisser gagner. Il y avait une vraie compétition, si j’avais pu gagner toutes les épreuves, je les aurais évidemment gagnées. Voilà, il faut quand même aimer la compétition et aimer participer aux épreuves, évidemment.

 

 

On l’a vue sur les images off diffusées lors de la deuxième partie de soirée, vous aviez parfois l’envie de vous exprimer mais cela était impossible, pour ne pas être reconnue avant l’heure par les candidats…

En fait, mon but était en effet de les impressionner et aussi de ne pas me faire découvrir, ce qui passait également par la gestuelle. En effet, ça n’aurait pas été approprié de parler parce que ça aurait pu leur donner plus d’indices. Mon objectif était également de les laisser dans cette position un peu indécise et inconfortable mais, voilà, c’est un jeu, ils l’ont bien compris et, quand j’ai pu me démasquer, ils ont vu que j’étais souriante et gentille en fait.

D’entrée de jeu, vous affrontez Diane, tout en haut du fort, dans l’épreuve des cotons tiges aériens. De quoi se mettre en jambes de suite…

Oui, c’est une épreuve qui est très impressionnante. Je dois dire que, pour les épreuves, et c’était très bien comme cela, je n’ai su qu’au dernier moment celles que j’allais faire, pour garder une certaine équité avec les autres candidats. Ceux qui étaient face à moi connaissaient sur le moment les épreuves, pour moi on m’avait donné le programme quelques heures avant mais je n’ai pas pu m’entrainer spécifiquement sur telle ou telle épreuve. Donc c’était très bien pour l’équité. Je me suis retrouvée, effectivement, face à Diane. Déjà, c’est une épreuve qui est impressionnante et Diane l’est aussi parce qu’elle est très grande, elle est élancée, je pense qu’elle est plus puissante que moi. C’était assez impressionnant, à la fois pour elle et pour moi mais mon but était de ne pas le montrer.

 

 

S’en sont suivies les deux cages, face à Cléopâtre, épreuve que vous connaissiez bien, pour l’avoir faite quelques années auparavant…

Oui ! Là, je peux dire que ma petite expérience dans « Fort Boyard » m’a servie parce que j’avais déjà fait cette épreuve-là, je me rappelais de la technique et de la manière dont il fallait l’aborder. J’avais face à moi une sportive de très haut niveau, gardienne de l’équipe de France de hand, donc je me méfiais quand même mais, voilà, c’est une épreuve qui est assez technique et on a beau être puissante, c’est la technique qui prime. Je dois dire que ma petite expérience m’a beaucoup aidée sur cette épreuve.

On vous a ensuite vue dans la lutte, face à Diane, une nouvelle fois. Là aussi, c’est une épreuve qui ne vous était pas inconnue. Comment l’appréhende-t-on quand on doit cette fois-ci défendre une clé, donc quand on est plus en position défensive ?

Je dois dire que, sur toutes les épreuves, j’ai eu le sentiment d’avoir plus de pression en étant un personnage qu’en étant un candidat. Quand on est candidat, on est là pour gagner et j’étais plus dans la position de ne pas perdre. Notamment sur la lutte dans la boue. Voilà, ça met plus de pression, plus de stress et on représente aussi quelque chose donc le stress était quand même très présent. J’avais, oui, quelque chose à défendre. Surtout, sur cette épreuve, j’avais une revanche à prendre sur Diane et, malheureusement, je n’y suis pas arrivée. Encore une fois, sur cette épreuve, il y avait peut-être une part de technique mais, aussi, la taille et la puissance comptaient. Elle est plus grande que moi de 10 à 12 centimètres, ça s’est senti, elle a réussi à se faufiler, bravo à elle.

Lors des aventures, deux nouvelles oppositions se sont présentées à vous. D’abord le tir à la corde puis le précipice extérieur. Sur ce dernier, on vous a malheureusement vu perdre l’outil…

Ça a été une frustration extrême pour moi, de rater cette épreuve. Parce que, comme je le disais, je suis compétitrice. Quel que soit le contexte, j’aime bien gagner et, là, en plus, en voyant les images, j’étais vraiment en avance sur le parcours, tout se passait bien pour moi et ça a été une erreur pas d’inattention mais de stress je pense, à vouloir faire trop vite. Il faut savoir que, sur le petit outil qu’il fallait récupérer, on pouvait passer le bras dans un lien pour tenir la clé. Tout simplement, j’avais des gants sur mon costume et j’ai pensé que ma main s’était glissée dans le lien pour pouvoir supporter la clé. Mais, en fait, je n’ai pas passé ma main dans le lien et je voulais repartir en ayant l’outil autour de mon bras mais il n’était juste pas attaché…Donc, malheureusement, je suis passée à côté. J’ai lu quelques commentaires sur les réseaux sociaux qui disaient que j’avais fait exprès de perdre…mais jamais de la vie ! Je n’accepterai jamais de faire exprès de perdre, pour une quelconque raison. Là, ça a été une vraie erreur de ma part d’inattention et les candidats, Thomas Thouroude en l’occurrence, en ont profité et ont gagné cette épreuve-là. Quand je suis rentrée, j’ai dit à ma compagne que « j’étais tellement frustrée de cette épreuve », surtout que c’était la dernière et que j’avais à cœur de la gagner. Ça ne s’est pas fait, c’est comme ça et j’ai envie de dire « tant mieux pour les candidats et l’association ».

 

 

Plus globalement, avez-vous dû dépasser certaines peurs ou phobies pour être à l’aise ?

L’épreuve qui m’a la plus impressionnée reste celle du précipice, quand on a évolué sur les parois du fort. Les cales sur lesquelles on met les pieds sont très très fines, on a très peu d’accroche et il y a le vide en dessous donc c’est très impressionnant. C’est peut-être cela aussi qui m’a fait perdre mes moyens à un moment donné. Alors que je pensais être maitre de mes émotions, avec mon expérience…il se trouve que le fort m’a réservé des surprises.

En conclusion, quels principaux souvenirs gardez-vous de ce nouveau tournage sur le fort ?

Déjà l’ensemble des épreuves car ce sont des choses qui me plaisent. D’avoir, malgré tout, gagné une sportive de haut niveau, j’étais assez fière de moi et contente. De pouvoir partager une journée dans les coulisses du fort, à regarder les équipes travailler, évoluer, à voir comment font les costumières, … c’était super intéressant. C’était la première fois que j’endosse un rôle et je dois dire que j’ai pris beaucoup de plaisir à le faire. Donc, voilà, que du positif, vraiment une très très belle expérience de faire partie de ce programme.

 

 

Toute la journée, avec les candidats, c’était le jeu du chat et de la souris, il fallait se montrer très discrète pour ne pas casser le suspens qui m’entourait tout au long de cette émission. Je dois dire que les deux derniers indices qui ont été donnés me concernant les ont pas mal aiguillés. Au départ, ils étaient totalement perdus, ils ont dit plein de noms très différents, qui n’avaient rien à voir avec moi. Au fur et à mesure, la production me disait qu’ils pensaient à telle ou telle personne et on a beaucoup ri parce que, en quelque sorte, le pari était gagné. S’ils m’avaient reconnue tout de suite, il y aurait eu moins d’enjeu et ça aurait été moins rigolo. Là, ils ont un petit peu galéré mais l’indice du manioc les a quand même dirigés vers la bonne réponse malgré tout.

Merci, Clémence, pour toutes vos réponses !

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Fort Boyard : Freddy nous en dit plus sur sa participation ce samedi soir au jeu estival de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Freddy,

Quelle joie d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Samedi 30 juillet prochain, nous pourrons vous retrouver dans la cinquième émission de la nouvelle saison de « Fort Boyard », sur France 2. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être pour vous de repartir à l’assaut du mythique fort et de participer à nouveau à cette émission emblématique ?

Oui, oui ! C’est toujours un rêve de participer à « Fort Boyard », c’est forcément une émission avec laquelle on a tous grandis. D’avoir la chance d’y participer est un rêve de gamin. Donc même si je l’avais fait il y a déjà dix ans, c’est toujours avec le même plaisir que j’ai affronté le fort. En plus de cela, cette année, on est tombé sur une équipe de sportifs bien sympas donc c’était vraiment une super aventure.

Nous l’avons dit, ce n’est pas votre première participation. Quels souvenirs gardez-vous de votre premier passage, en 2012, il y a dix ans déjà ?

2012, c’était le rêve de gamin de découvrir le fort et de pouvoir affronter les différentes épreuves que le fort offre. Là, j’y allais dans le sens « oui, ça va être super, on est avec une super équipe, on y va pour l’association Premiers de cordée, on va s’amuser, on va aider une association donc avec plaisir ».

Fort de cette première expérience, comment avez-vous abordé cette édition 2022 ? Le fait d’avoir déjà participé au programme permet-il de mieux l’appréhender ? Ou, à l’inverse, le fait d’avoir déjà connu l’impact de certaines sensations augmente-t-il l’appréhension ?

Le fait d’y avoir participé ne m’a pas créé d’appréhension particulière. Là, c’est juste que je m’étais blessé dans ma dernière aventure de « Koh Lanta » donc j’avais une appréhension pour mon épaule. Je me disais que si je tombais sur une épreuve où il faut sauter dans le vide et s’agripper à un filet, alors je risquais d’y laisser mon épaule. Donc j’avais plus une appréhension sur ma condition physique de me luxer encore une fois l’épaule que, réellement, sur les épreuves elles-mêmes.

 

 

Plus personnellement, attendez-vous certaines épreuves avec impatience ?

Je ne vous cache pas que je suis un fan des épreuves d’eau. En plus, là, il y a 10 ans, j’avais fait l’épreuve dans les douves, dans le cachot, où il fallait libérer des boules de ping-pong en dévissant des boulons, pour découvrir un code. C’est vraiment le genre d’épreuves dont je suis ultra fan. Là, la variante 10 ans plus tard est celle du métro et je m’étais dit que j’aimerais bien la faire. Parce que ça me correspond bien et que c’est une épreuve sous l’eau. Bon, je n’ai pas eu la chance de la faire, j’en ai faites d’autres donc je suis content tout autant.

A l’inverse, en redoutez-vous d’autres plus particulièrement encore, peut-être en lien avec certaines phobies ?

Comme je le disais, toutes les épreuves où, potentiellement, il y avait des chocs violents pour mes épaules, je m’étais dit que si j’avais moyen de les éviter, ça serait volontiers. Donc je pense, entre autres, à celle où il faut sauter dans le vide puis s’accrocher à un filet. C’était vraiment mon appréhension de tomber sur celle-ci, ce n’est pas nous qui décidons sur quelle épreuve on est. Mais c’est bon, je peux vous rassurer, je suis sorti de « Fort Boyard » avec mes deux épaules en place donc tout va bienJ.

 

 

« Fort Boyard », c’est aussi la découverte, chaque année, de nouvelles épreuves concoctées par le Père Fouras, auxquelles on ne peut évidemment pas se préparer…

Oui et, du coup, en plus de cela, en 10 ans de « Fort Boyard », les choses ont pas mal bougé. Dans ma dernière édition, il y avait encore La Boule, maintenant il y a plein de nouveaux personnages, Rouge, Blanche, Little Boo, Big Boo…oui, il y a plein de choses nouvelles et c’est cela aussi qui fait le succès de « Fort Boyard ».

Lorsque les caméras ont commencé à tourner, quelles principales sensations ont alors prédominé en vous ?

C’était un peu particulier, quand l’émission commence, on se retrouve bloqués à l’extérieur du fort et, avec le système de cartes, on tombe sur l’atout et, finalement, qu’un seul d’entre nous peut rentrer dans le fort pour libérer les autres. Donc, oui, c’était une arrivée un peu spéciale mais toujours avec de l’adrénaline, beaucoup d’envie et de plaisir d’affronter le fort.

 

 

Un mot, si vous le voulez bien, sur l’association que vous défendez, « Premiers de Cordée » ? C’est sans doute une source supplémentaire de motivation pour vous et toute l’équipe ?

Ah ben oui, oui. Là, on ne se bat pas pour nous-mêmes, on se bat pour l’association « Premiers de Cordée », c’est toujours un petit défi en plus de se dire que tout l’argent que l’on va réussir à récolter va vraiment servir aux enfants qui sont hospitalisés. Donc, oui, oui, c’était une petite pression supplémentaire.

On peut penser, à la vue des partenaires qui vous accompagnent, que l’ambiance était, malgré les craintes et les peurs de certaines cellules, plutôt joyeuse, à vous encourager les uns les autres ?

Oui, c’était vraiment LA bonne surprise de cette équipe. Finalement, on était vraiment tous des gros sportifs. Bon, je mets un peu à part Alex GoudeJ…disons que sportif n’est pas vraiment le descriptif qui lui correspond le mieux mais il a apporté tellement de bonne humeur et d’humour sur le tournage que, franchement, c’était super bien de l’avoir avec nous. Autre particularité, nous sommes 7 dans notre équipe, c’est plutôt exceptionnel dans « Fort Boyard », je crois que c’est du jamais vu.

 

 

Sans rien en dévoiler, quel principal souvenir gardez-vous du tournage ?

J’ai été très très très surpris à quel point les épreuves, une en particulier, ont été difficiles. Généralement, les épreuves de « Fort Boyard » sont timées donc ça ne dure que quelques minutes. Là, j’ai eu une épreuve qui a duré plus de 10 minutes, j’ai terminé en âge, je n’en pouvais plus, littéralement je n’aurai pas pu durer 30 secondes de plus. J’étais vraiment surpris à quel point ça pouvait être physique et compliqué.

Sans oublier la deuxième partie de soirée « Fort Boyard, toujours plus fort ! ». C’est bien sûr l’opportunité de remporter des boyards supplémentaires, mais aussi, en quelque sorte, de boucler la boucle de cette belle journée sur le fort ?

Oui, autre nouveauté, cette deuxième partie de soirée où on peut, oui, augmenter encore un peu la cagnotte pour l’association, sur d’autres épreuves du fort. Oui, c’était vraiment sympa aussi.

 

 

Après avoir vu le fort de jour, le découvrir de nuit doit sans doute laisser des souvenirs plein la tête ?

Je ne l’avais pas fait il y a dix ans et je ne vous cache pas que j’ai pu monter tout en haut du fort pendant une pause du tournage, il y a une vue magnifique, vraiment ça fait quelque chose de se retrouver sur le fort et, franchement, c’est quand ils veulent, à France 2, pour une nouvelle édition.

Avec le recul, selon vous, quelles sont les principales caractéristiques nécessaires pour être un bon candidat sur « Fort Boyard » ?

Il n’y a pas de secret, il faut être un peu polyvalent, il faut être un peu sportif, un peu dégourdi et avoir de la jugeote. Franchement, ce sont les clés pour gagner sur « Fort Boyard ».

Merci, Freddy, pour toutes vos réponses !

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Fort Boyard : Alex Goude évoque sa septième participation à l'émission mythique de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Alex,

Quelle joie d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Samedi 30 juillet prochain, nous pourrons vous retrouver dans la cinquième émission de la nouvelle saison de « Fort Boyard », sur France 2. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être pour vous de repartir à l’assaut du mythique fort et de participer à nouveau à cette émission emblématique ?

Oui, vous savez, je commence à devenir un peu un vieux routierJ , je ne vais pas dire que je suis un de ceux qui en a fait le plus, il y en a qui me battent largement comme Bruno Guillon ou Elodie Gossuin, qui en ont encore plus que moi. Mais je commence à être pas mal…si on compte « Fort Boyard » et « Boyard Land », j’approche de la dizaine donc je commence à être rodé. C’est marrant, à chaque fois que j’y vais, c’est un mélange de plaisir et de trouille totale, tu reviens toujours un peu chamboulé de cette expérience donc tu y vas à chaque fois en se disant que ça va aller.

Nous l’avons dit, ce n’est pas votre première participation. Quels souvenirs gardez-vous de vos six premiers passages ?

Plein, franchement ! La première fois que tu y vas, c’est très étonnant. Comme c’est un jeu qui existe depuis que tout le monde est petit quasiment – c’est le plus vieux jeu de la télé française avec « Des chiffres et des lettres » -, tu as plein de souvenirs d’enfance donc tu as l’impression que c’est une madeleine de Proust. Tu as l’impression d’être dans un de tes trucs d’enfant donc c’est très déstabilisant la première fois et puis, après, c’est comme tout, tu t’y fais très vite et ça devient le plaisir de se dire « je suis sur l’endroit mythique de la télévision mythique ». Je retrouve Olivier, je retrouve Passe-Partout, Passe-Muraille, le Père Fouras, tous les personnages emblématiques qui sont là-bas. Donc c’est vraiment toujours plein d’émotions quand tu vas là-bas. C’est plein d’émotions aussi parce que tu vas à la découverte de tes camarades, on ne se connait pas forcément tous avant de partir, c’est aussi la rencontre de plein de gens. Je suis très pote avec Vincent Clerc que je ne connaissais pas, on s’est rencontrés là-dessus. Oui, c’est toujours un moment d’émotion et de vie très intéressant.

 

 

Fort de ces premières expériences, comment avez-vous abordé cette édition 2022 ? Le fait d’avoir déjà participé au programme permet-il de mieux l’appréhender ? Ou, à l’inverse, le fait d’avoir déjà connu l’impact de certaines sensations augmente-t-il l’appréhension ?

C’est exactement les deux ! Vous avez tout comprisJ. En fait, ce sont les deux en même temps. Evidemment, comme j’ai valeur de vieux routier maintenant, c’est sûr que pour tous les gens qui sont dans l’équipe, c’est toujours « ah ça, tu connais, qu’est-ce qu’il faut faire ? C’est quoi l’astuce ? Comment est-ce que l’on va faire ? ». Toi, tu as vu aussi tous tes potes dans les années précédentes se cramer sur certaines épreuves et tu es là, à dire « ce n’est rien, rassures-toi, il faut faire comme cela… ». Si ça te tombe dessus, tu es un peu embêté, tu sais que c’est difficile, que c’est plus ou moins physique. Donc c’est vraiment un mélange des deux. Là, on avait, dans l’équipe, des gens qui n’avaient fait le fort, notamment Juju, ni Perrine. Quand ils découvrent, c’est sûr que les gens te demandent « bon, ça, c’est comment ? » et je dis « Aucun problème ! », alors que je sais que c’est l’horreurJ. Mais je donne une ou deux astuces quand même.

Plus personnellement, attendez-vous certaines épreuves avec impatience ?

Ecoutez, on ne va pas se cacher, j’ai une frousse panique de l’eau donc je sais qu’ils ne prendront jamais le risque de me mettre dans une épreuve avec de l’eau. Pour le reste, je n’aime pas spécialement les bestioles et ils ne se gênent pour me mettre avec à chaque fois. Après, je ne sais pas pourquoi, peut-être parce que Willy est un pote, que j’aurais pu citer d’ailleurs tout à l’heure dans les persos récurrents, c’est vrai que, à chaque fois, j’ai Willy. Peut-être parce que l’on se connait et qu’il prend un malin plaisir à me torturer. Je me retrouve avec mon Willy, je sais que c’est un moment difficile à passer. J’aime bien les épreuves de logique, où mon cerveau travaille plus que mes muscles. Je ne sais pas pourquoi, j’ai un léger avantage de ce côté-là. C’est rigolo d’ailleurs, j’avais cette fois-ci une équipe composée de champions olympiques ou de sportifs de haut niveau et moi j’étais vraiment la tâche au milieu de tout cela. Ils ont décidé de faire un truc un peu particulier cette année, qui s’appelle « L’aventurier solitaire ». Tu arrives, tu es tout content, tu es avec tous tes potes, tu te dis que c’est cool, qu’eux vont assurer comme des bêtes. Et puis, il y a le Père Fouras qui te dit qu’il y a une petite nouveauté cette année, le fort est pour toi tout seul. Je rentre tout seul dans le fort, ce qui évidemment ne m’est jamais arrivé et n’est jamais arrivé à personne. Ils m’ont fait un cadeau, un peu spécial on ne va pas se le cacher. Je rentre tout seul avec Passe-Partout et tant que je ne réussis pas d’épreuve, je ne peux pas libérer les autres. C’était assez, comment vous dire,… flippant !

 

 

 « Fort Boyard », c’est donc aussi la découverte, chaque année, de nouvelles épreuves concoctées par le Père Fouras, auxquelles on ne peut évidemment pas se préparer…

Non, non, bien sûr, ils te font plein d’épreuves à chaque fois que tu ne connais pas, ils te font aussi des variations dans les épreuves, on est à se dire « bon, ben, écoutes, on va voir ce qui te tombe dessus ». Les seuls trucs pour lesquels tu peux un peu te préparer, vous savez, c’est quand on affronte les maitres du temps. Où c’est quand même un peu des trucs de logique, certains jeux que l’on a déjà vus dans des fêtes foraines, où, là, tu peux un peu réfléchir. Par exemple, les bâtons, je les révise chaque année avant d’y retourner, comme ça, si jamais je tombe dessus, je peux gagner. Mais bon, comme ils le savent, ils ne me le donnent plus jamaisJ. Pour le reste, il faut se laisser porter et espérer que ça passe.

Un mot, si vous le voulez bien, sur l’association que vous défendez, « Premiers de Cordée » ? C’est sans doute une source supplémentaire de motivation pour vous et toute l’équipe ?

Bien sûr ! Là, c’est une asso dont Vincent est parrain. On a tous évidemment sauté sur l’occasion, c’est le cas de le dire, pour venir les aider. C’est, à la fois, hyper motivant et hyper stressant. Evidemment, tu es hyper motivé. L’avantage que ça a, c’est que, si on le faisait juste pour nous, quand c’est trop dur, on arrêterait. Là, tu le fais parce que tu penses aux enfants et aux gens que tu défends. Donc tu te dis qu’il faut que tu dépasses tes peurs et il faut que j’y aille. Même si, parfois, c’est très compliqué. Moi, en 7 ans, ça m’est arrivé une fois d’abandonner parce que c’était un truc que je ne pouvais vraiment pas faire. C’était horrible pour moi, c’était un peu une sensation de claustrophobie, je n’ai vraiment pas pu faire l’épreuve. J’ai dû poser le tournage pendant 10 minutes avant d’abandonner, je me disais que je n’y arriverais jamais et qu’il valait mieux que quelqu’un d’autre y aille que moi. C’est hyper difficile parce que tu te dis que, si on se rate – ce qui m’est arrivé une fois en 7 ans-, tu rapporter 3 000 euros à l’association, ce qui, évidemment, est beaucoup moins que si on réussit à rentrer dans la salle et à récupérer les boyards. Donc ça te met quand même une grosse pression parce que tu ne veux pas échouer, juste en pensant à tous les gens que tu vas aider.

 

 

On peut penser, à la vue des partenaires qui vous accompagnent, que l’ambiance était, malgré les craintes et les peurs de certaines cellules, plutôt joyeuse ?

Je t’avoue que, eux, ont été un peu surprisJ. Tu as quand même des champions olympiques, le plus grand Youtubeur de sport de France, un mec qui n’a jamais gagné « Koh Lanta » mais qui l’a fait 127 fois et qui a toujours finit deuxième. Tu as quand même des brutasses et il y a moi au milieu. Donc, quand ils m’ont vu débarquer, ils se sont dit « bon, ok, mais vous êtes sûrs que ce n’est pas le Maillon faible votre truc, là ? ». Mais, bon, ça s’est super bien passé, on s’est super bien entendus, surtout on a beaucoup rigolé. On n’a pas beaucoup dormi la nuit d’après, ça finit tard, on a fait la fête jusqu’à très tard et on s’est levés très tôt le lendemain matin pour prendre le petit déj tous ensemble. Et on communique encore aujourd’hui sur les réseaux sociaux, on se parle donc c’est cool. C’est une aventure humaine à chaque fois, ce jeu, c’est quand même quelque chose.

Sans rien en dévoiler, quel principal souvenir gardez-vous du tournage ?

Je vais être très égoïste, c’est la première fois que quelqu’un rentre tout seul dans le fort et ça, quand même, ça te fait un effet un peu bizarre. Tu te dis « attendez, là, si je n’arrive pas sur les épreuves, il faut que je me coltine tout tout seul ? » Donc, tu es là, tu commences, tu es tout seul, avec André, alias Passe-Partout, que je connais bien maintenant. Je suis rentré tout seul avec lui dans le fort, je me suis dit « qu’est-ce qui m’attend ? qu’est-ce qui va m’arriver ? ». J’ai, comme toujours, bien morflé sur les épreuves, il y en a une où j’ai encore un bleu qui est toujours là aujourd’hui, alors que le tournage a eu lieu il y a quelques semaines. Après, c’est la bonne camaraderie, entente de ces gens qui sont quand même des sportifs de haut niveau. Quand tu as un Alain Bernard avec toi, à côté duquel tu ressembles à un hobbit – le mec fait 12 mètres de haut-, tu te dis que c’est un winner. Pareil pour Vincent, pour Freddy, pour Perrine, pour Thibault et Juju, à leur façon. Donc je me sentais un peu porté par la hargne sportive de ces athlètes.

 

 

Sans oublier la deuxième partie de soirée « Fort Boyard, toujours plus fort ! ». C’est bien sûr l’opportunité de remporter des boyards supplémentaires, mais aussi, en quelque sorte, de boucler la boucle de cette belle journée sur le fort ?

Oui, alors tu finis tard, je ne vous cache pas que la journée est très longue sur le fort. Mais on s’amuse, chacun peut revoir les moments qui l’ont marqué dans « Fort Boyard » en général donc c’est toujours assez chouette. Il y a ces épreuves en plus qui sont toujours un petit bonus supplémentaire. On s’est donnés au maximum, jusqu’à très tard, après tu reprends le bateau pour rentrer à La Rochelle. Tu prends des photos, tu gardes des souvenirs et ce sont des souvenirs que tu auras à vie, c’est ça qui est cool. C’est un endroit un peu mythique quand même, les gens n’ont pas tellement le droit de rentrer dedans, à part les participants du jeu de tous les pays. Donc, encore une fois, tu as la sensation de faire un truc exceptionnel, tu le sais, tu vois le fort dans des ambiances différentes, tout cela est exceptionnel, tu le gardes dans un coin de ta tête et ça sera toujours là, tu l’as fait. Après, tu gardes l’émission, tu la montres à tes enfants, tu es content…

Avec le recul, selon vous, quelles sont les principales caractéristiques nécessaires pour être un bon candidat sur « Fort Boyard » ?

Je pense que, déjà, il ne faut pas penser à sa gueule parce que, quoi que tu fasses, tu as l’air ridicule. Et les images ne sont pas vraiment faites pour te mettre en valeur, on ne va pas se le cacher. Je crois que, dans cette émission – je ne sais pas s’ils vont le garder au montage – je perds carrément tous mes sous-vêtementsJ, sur une épreuve un peu bizarre. Tout le monde m’a dit « oh là, là, on a tout vu ». Je ne sais pas si ça sera gardé…mais il ne faut pas que tu penses à toi, il faut que tu y ailles, il faut oublier maquillage, bon look, tout part à la poubelle en 4 secondes chrono. Ensuite, il faut vraiment un petit peu de courage et de volonté, ce n’est quand même jamais facile, il n’y a pas une épreuve facile en fait. Tu le sais et, à partir de ce moment-là, tu te dis « bon, allez, on y va, on est partis ».

Si l’opportunité venait à se présenter à nouveau, on vous imagine prêt à repartir à l’assaut du Fort ?

Oui, bien sûr, évidemment ! Ils le savent, ils ont bien compris, ils m’appellent à chaque fois, même pour « Boyard Land ». J’y vais bien sûr avec plaisir. Bien sûr, on se fait tous des petites bobos, c’est obligé mais tout cela est compensé par tous les souvenirs que tu gardes, l’asso que tu aides et le bonheur de faire cette émission vraiment emblématique.

Merci, Alex, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Festival d'Avignon 2022 : Pauline Bression évoque son actualité sur place mais aussi ses autres projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Pauline,

Quelle joie de vous retrouver pour cette nouvelle interview !

Vous participez au Festival 2022 d’Avignon, dans un tout nouveau et très beau lieu qu’est La Scala Provence, où vous reprenez une pièce jouée avec succès à Paris, « Une histoire d’amour ». A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être pour vous ?

C’est un IMMENSE plaisir de venir jouer cette pièce, que l’on a quand même jouée à Paris et lors de 80 dates de tournée. Mais on n’était pas venus en Avignon, c’est merveilleux de venir y jouer, en plus dans ce tout nouveau théâtre. Ce sont évidemment les mêmes propriétaires que La Scala Paris, c’est exactement le même lieu, avec encore son bar, son restaurant, ses beaux fauteuils bleus. Il y a quatre salles et on a, du coup, la chance de jouer dans la plus grande salle du OFF d’Avignon. C’était un vrai pari, qui est déjà relevé car pas mal de dates sont complètes pour notre spectacle, mais aussi pour « La machine de Turing » notamment. C’est assez dingue, je suis très heureuse pour tout le monde. En plus, le village du OFF a ouvert cette année sur le trottoir d’en face donc on a quand même une belle visibilité, le programme est très éclectique et très chouette, il y a aussi de la musique, du one-man, du cirque, de la danse, en plus du théâtre. Les choses ont été très bien faites. Au resto et au bar, c’est notre équipe de Paris qui est descendue donc on est à la maison !

 

 

En quelques mots, pour ceux qui ne la connaitraient pas encore, comment présenter cette pièce ?

Ce sont plusieurs histoires d’amour, la première qui forge le reste des histoires est celle entre deux femmes, une qui sait qu’elle est homosexuelle, l’autre qui ne le savait pas. Elles veulent avoir un enfant…Cette histoire forge le cadre de la pièce avec, autour, un tourbillon de plusieurs autres histoires d’amour, de la vie quotidienne. Ça parle évidemment d’amour mais aussi de maladie, d’abandon, …on rit, on ne fait pas que pleurer. C’est vraiment la vie quotidienne. Je trouve que c’est une des pièces qui parle le plus du quotidien des gens.

 

 

Quels principaux retours pouvez-vous d’ailleurs avoir du public ?

On accroche ou on n’arroche pas, 95% des gens accrochent beaucoup parce que vraiment ça touche à l’intime. Tout le monde se reconnait. Les gens aiment, beaucoup pleurent, pour certains énormément et se laissent aller. Mais ils sont contents parce qu’on rit aussi pas mal. C’est très rythmé en tout cas.

En parallèle, à partir de mi-septembre, vous serez sur scène pour un tout autre projet…

Une toute nouvelle création sur laquelle on travaille, « Smile »…Ce sera à la Nouvelle Eve, à 19h30, à partir du 15 septembre. Je suis très heureuse parce que c’est tout nouveau pour plein de gens. C’est une création sur un des rendez-vous qui a changé la vie de Charlie Chaplin, avant qu’il ne devienne Charlot. Ce rendez-vous a vraiment existé, après la pièce ajoute un peu de fiction à tout cela. C’est une pièce en noir et blanc, pour essayer de coller à son univers.

 

 

En complément, vous continuez les tournages pour quelques semaines encore sur « Plus Belle La Vie »…

On a eu un mois de juin très intense, pour faire beaucoup d’épisodes avant le festival d’Avignon. Je crois que l’intrigue a commencé en diffusion il y a quelques jours, une nouvelle intrigue avec Baptiste, Camille, Kévin, un peu à la recherche de César. Je suis très contente de tourner à nouveau avec Théo Bertrand (Kévin), ça faisait un petit moment. C’est une grosse intrigue de l’été, qui sera en diffusion jusqu’à mi-septembre. C’était génial, on a adoré, c’est évidemment ma dernière grosse intrigue sur « Plus Belle La Vie » parce que l’on sait que le tournage s’arrête fin septembre. C’était très très très émouvant, très intense et, honnêtement, c’était encore un tournage génial. « Plus Belle La Vie » est une vraie famille, c’est la première quotidienne et c’est la première et la seule qui a réussi à avoir ce côté un peu famille. Il existe vraiment, ce ne sont pas des mots en l’air sur ce tournage-là. Evidemment que les tournages sont souvent géniaux mais encore plus là-bas. Des gens y travaillent depuis 18 ans, ce n’est pas pour rien, c’est qu’on y est bien.

 

 

Toujours à l’image, vous étiez récemment sur un unitaire pour France Télévisions. Cela annonce-t-il d’autres projets encore ?

Oui, vous m’avez vue dans « L’oubliée d’Amboise », où je jouais l’adjudante, aux côtés de Philippe Bas. Nous avions tourné en octobre, c’était super chouette de camper ce personnage, c’était la première fois que je jouais une gendarme. Ecoutez, si tout va bien, je repars en tournage, une fois que la pièce aura commencé. Les dates coïncident plutôt bien…Ce sera aussi un unitaireJ, le tournage sera en Bretagne, je change encore d’univers.

 

 

Vos actualités et projets traduisent une vraie diversité de choses à pouvoir toucher et proposer…

Honnêtement, je suis très chanceuse cette année, il se passe des choses très intéressantes parce que, en plus, très différentes les unes des autres. J’ai de la chance d’être entourée d’équipes assez formidables. Parfois, c’est dur de changer un peu d’univers mais, à chaque fois, j’ai beaucoup de chance, ça se passe bien car, vraiment, ce sont des équipes bienveillantes. Donc j’ai beaucoup de chance d’avoir été et en fiction et au théâtre. Ce fut une jolie année en termes de rôles et une jolie rentrée très intense m’attend aussi.

Merci, Pauline, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Koh Lanta : François évoque sa victoire finale, à égalité avec Bastien!

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour François,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez récemment participé à la saison de « Koh Lanta, le totem maudit », diffusée chaque mardi soir sur TF1. A titre personnel, les images ont-elles ravivé en vous certaines émotions et certains souvenirs vécus sur place quelques mois en arrière ?

Oui, complètement ! Le fait de visionner les épisodes reprojette dans l’aventure, j’avais l’impression quasiment d’y être, d’y retourner. Quand je gagnais les épreuves, j’en avais des frissons, quand je perdais les épreuves, j’en étais dégouté, derrière l’écran, comme si j’étais là-bas, avec des émotions quasi similaires, même dès fois les larmes aux yeux. Donc c’était assez marrant de revivre cela.

Si l’on en revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incité à candidater ?

Deux principales raisons. Déjà, il y a ma petite sœur et ma chérie qui m’ont poussé à le faire, qui regardaient depuis des années et qui m’ont dit que j’avais les « caractéristiques » d’un bon aventurier. Et, ensuite, à titre plus perso, ça m’a ravivé des souvenirs de jeunesse. Quand j’étais jeune, j’allais camper dans la forêt, j’ai fait les scouts, j’apprenais à chasser, à pêcher, à faire des cabanes. Donc tout cela réuni, j’ai candidaté, je me suis dit que c’était peut-être fait pour moi, l’aspect sportif également qui m’intéressait au plus haut point. Donc j’ai tenté le casting.

Vous étiez-vous préparé d’une manière spécifique avant d’y aller ?

Non, j’avoue. Je fais du sport assez régulièrement donc, sur le plan sportif, je n’ai pas fait de préparation spécifique. Juste, je m’étais préparé à ce que l’aventure soit difficile, je m’étais dit qu’il ne faudrait pas que je craque et que j’essaie de tenir malgré les difficultés. Mais, par contre, non, je n’ai pas fait de préparation ou quelque chose de spécifique avant de partir.

On l’a vu, l’aventure avait démarré pour tous sur les chapeaux de roue, avec l’annonce par Denis, dès les premières minutes, de l’existence du totem maudit. Comment aviez-vous alors réagi ?

En partant à « Koh Lanta », je savais très bien qu’il y avait des rebondissements à tout moment. Là, ça commençait très fort puisqu’on nous annonçait qu’il y allait avoir des difficultés supplémentaires dues à ce totem maudit. Voilà, par contre, je m’attendais à ce qu’il y ait des rebondissements, à ce qu’il se passe plein de choses, c’est aussi la magie de « Koh Lanta », on vit au jour le jour, on ne sait pas trop ce qui va se passer. Et, là, dès les premières minutes effectivement, ça nous a mis directement dans le bain.

Pour en revenir aux derniers épisodes diffusés, notamment à la mythique épreuve des poteaux, qui s’est déroulée à 4 au lieu de 3, on imagine sans doute toute la fierté que ce devait être pour vous d’y participer après ces 38 jours de dur labeur ?

Oui, tout à fait. Au-delà de l’épreuve des poteaux, c’est la fierté d’avoir tenu 39 jours dans des conditions particulièrement difficiles, de faim, de froid, d’humidité extrême, de chaleur par moment. Voilà, sous les cieux des Philippines, c’était surtout la fierté d’avoir pu mener l’aventure d’un bout à l’autre et d’en être arrivé au bout. Participer aux poteaux était le point final de l’aventure et ça marquait surtout la fierté d’avoir tenu et de s’être accroché pour en arriver là.

Comment avez-vous vécu l’épreuve en elle-même ? Comment avez-vous tenu pendant ces longues minutes ?

Je m’étais préparé, en fait, à me dire que c’est la dernière épreuve, qu’il va falloir tenir le plus longtemps possible et ne rien lâcher. Je crois que je tiens quelque chose comme 1 heure 34 ou 1 heure 35 et, malheureusement, je fais une petite erreur d’inattention due à la fatigue, à l’usure aussi de 39 jours d’aventure et je bascule un petit peu vers l’arrière, sans arriver à me rattraper. Je perds la possibilité de garder mon destin en main on va dire.

Justement, quelques dizaines de minutes plus tard, lorsque Géraldine vous désigne comme le candidat l’accompagnant au jury final, quelles sensations et quels sentiments ont alors prédominé en vous ?

Déjà, de la gratitude envers Géraldine, forcément de me choisir pour participer à la finale. De la fierté de pouvoir vivre cette étape de plus et qui est finalement la dernière, qui est la grande finale en direct sur le plateau. La sensation du devoir accompli puisque j’aurai traversé toutes les épreuves, du premier jour au dernier jour, en ayant la possibilité d’aller jusqu’au bout, après l’épreuve des poteaux. J’ai aussi la fierté de ne jamais avoir eu un vote contre moi tout au long de l’aventure et la fierté d’être choisi comme aventurier par Géraldine, notamment pour, je pense, mes qualités humaines.

Ce dernier conseil a sans doute dû être un peu différent des autres, où les aventuriers votaient cette fois-ci pour quelqu’un et non pas contre…

Oui, clairement ! Sur tous les autres conseils, on espère ne pas voir son nom sur le papier. Là, sur le dernier, à contrario, on espère voir son nom le plus possible dessus. C’est la petite différence. Mais, effectivement, ça revêt une intensité particulière, chaque conseil est très intense mais le dernier, en direct sur le plateau, est d’une intensité extrême puisque c’est vraiment la possibilité d’aller chercher la cerise sur le gâteau, de pouvoir remporter « Koh Lanta » et d’inscrire son nom sur le palmarès. Donc c’est vrai que ça avait une intensité particulière…

Maintenant le résultat connu, on vous imagine très heureux du résultat final et de cette victoire partagée avec Bastien ?

Oui, complètement ! Comme je l’ai dit, déjà très heureux et très fier d’avoir pu gagner « Koh Lanta ». Le fait de le gagner à deux, je trouve que ça revêt une saveur particulière puisqu’il y un ancien rouge et un ancien jaune qui, finalement, ont le même nombre de voies. Ça reflète un peu l’aventure aussi, où Bastien était très performant sur les épreuves, très sympa, un excellent aventurier. Donc c’est aussi pour cela que je l’ai choisi, au mérite et je suis content de ce dénouement. Je trouve que c’était une belle finale, un beau dénouement et ça clôture bien la saison.

Quelque part, la boucle est également bouclée avec les 23 autres aventuriers car cette finale était aussi l’occasion de tous vous retrouver…

Oui, complètement ! Alors, il y en avait certains avec qui on avait eu la chance de se revoir entre temps mais, là, c’est vrai que de se retrouver les 24 aventuriers sur le plateau, c’est toujours sympa de se revoir. On se reprojette quelques mois avant aux Philippines, quand on s’est découverts sur le bateau, juste au démarrage des épreuves. Ca nous reprojette une nouvelle fois dans l’aventure et, oui, ça vient effectivement boucler la boucle.

De façon plus générale, quels resteront vos plus beaux souvenirs de ces 39 jours sur place ?

Les souvenirs, j’en ai plein la tête et je pense que j’en aurai à vie. Au-delà de ça, je pense que ce que je vais garder, ce sont surtout des amitiés très fortes avec des gens avec qui j’ai partagé des moments d’une rare intensité. Après, ça restera des bons souvenirs, on n’en garde que le meilleur, on oublie progressivement, avec le recul, toutes les difficultés que l’on a pu avoir et on n’en garde que les bons moments.

Certaines victoires, plus encore que d’autres, vous ont-elles particulièrement marqué ?

Les deux plus belles victoires restent celle sur le tir à l’arc parce que je me retrouve seul face à cinq aventuriers de l’équipe adverse du moment. Et j’arrive quand même à gagner et à emmener mon équipe à l’appel téléphonique, j’ai l’occasion d’appeler ma chérie dont c’est l’anniversaire et ça me touche profondément, c’est un moment intense sur le plan émotionnel, c’était un moment très très fort. Ensuite, la deuxième victoire est celle où j’ai les 18 kilos de sacs sur le dos et où je parviens quand même à faire tous les parcours successifs du combattant et, finalement, à remporter la victoire et à emmener Géraldine à faire quasiment 24 heures dans un confort de luxe. Après 36 jours d’aventure, c’est un grand moment.

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été un peu plus compliqué à supporter ou à appréhender au quotidien ?

Au quotidien, ce sont les conditions de vie qui sont particulièrement difficiles. On n’a aucun confort, on vit dans l’humidité, avec le fait de ne pas pouvoir se doucher à l’eau claire ni de pouvoir se brosser les dents. Tout ce qui est hygiène, forcément, c’est compliqué. Tous ces aspects-là ont été difficiles, il ne faut pas se leurrer, c’est vraiment une aventure qui est particulièrement difficile, on a du mal à pouvoir se la représenter quand on est loin mais je pense qu’on ne peut pas mesurer la difficulté.

Pour terminer, au quotidien, sur le camp, quelles tâches ou activités aimiez-vous plus particulièrement pouvoir faire ?

Pour ma part, ce que j’aimais, c’était aller chercher de la nourriture, donc aller chercher du manioc, de la canne à sucre et, si possible, aller chercher du poisson. Consolider la cabane, essayer de faire l’étanchéité et puis essayer d’améliorer le confort des aventuriers. Voilà les tâches que j’aimais plus particulièrement…

Merci, François, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Bastien se remémore ses 39 jours d'aventure, jusqu'à la victoire finale !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Bastien,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez participé à la saison de « Koh Lanta, le totem maudit », diffusée chaque mardi soir sur TF1. A titre personnel, la diffusion des images a-t-elle ravivé en vous certains souvenirs et certaines émotions vécues sur place quelques mois en arrière ?

Oui, c’est vrai que tous ces souvenirs, on les avait en nous. Mais de revoir ces images, ça extériorise tous ces sentiments, ces émotions et ces frissons que l’on a pu connaitre, épisode après épisode. Il y a même des épisodes où je me suis vu même stressé, bien que je connaissais la fin. Ça a été un plaisir en tout cas, pour moi, de revivre toutes ces émotions, à travers les épisodes.

Pour en revenir à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incité à candidater ?

La principale raison était mon ex copine, qui m’a dit pendant de nombreuses années « Bastien, participes à Koh Lanta, tu gagnerais, évidemment ». Bon, du coup, elle a plutôt visé juste. Donc c’est elle qui m’a incité et qui a insisté pour que je candidate. Voilà, de fil en aiguille, pendant la partie des sélections, je me suis prêté au jeu et, finalement, quand j’ai vu que j’étais aux portes, je me suis mis à fond, motivé et c’était parti.

Vous étiez-vous d’ailleurs préparé d’une façon spécifique ?

Non, pas du tout. Je me suis juste préparé en regardant deux trois tutos sur comment tresser des toiles avec des feuilles de palmier et comment faire du feu avec du bambou. Ce qui, finalement, n’a pas été très efficace pour le feu. Mais ce sont les seules choses pour lesquelles je me suis documenté. Après, pour ce qui est de la part physique, je me suis toujours entrainé, sans savoir que j’allais faire « Koh Lanta », en escalade, en apnée ou dans la course à pieds, au travers de toutes les activités que je fais. Qui ont été très efficaces pendant les épreuves, je connais très bien mon corps donc j’ai pu travailler efficacement avec cela.

L’aventure avait démarré sur les chapeaux de roue avec l’annonce par Denis, dès les premières minutes, de l’existence du totem maudit. Comment aviez-vous alors réagi à cette information ?

Moi qui ne regardais pas trop « Koh Lanta », je n’ai pas été spécialement surpris. On m’avait dit que, parfois, il y avait des armes secrètes ou d’autres choses comme cela mais comme je n’étais pas très bon élève de « Koh Lanta », je n’ai pas été surpris. Mais j’ai vite pris conscience de la pression psychologique que ce totem maudit allait porter pendant toutes les épreuves. Parce que, déjà, rien que sur la première épreuve avec le puzzle, je suis passé à rien d’avoir le bracelet maudit. Donc, à ce moment-là, après l’annonce, c’est quand j’ai vécu la première malédiction, où j’étais presque à deux doigts de l’avoir, que j’ai compris que le totem maudit allait être quelque chose d’assez spécial.

L’avant-dernier épisode diffusé a montré une dure lutte dans la mythique épreuve de l’orientation. Comment l’aviez-vous vécue ? On se rappelle d’ailleurs que vous avez participé successivement aux deux épreuves…

En fait, j’ai appréhendé cette épreuve beaucoup plus que les autres parce que c’est une épreuve qui peut être très longue, usante, elle allie un peu tous les facteurs, c’est physique, mental, il faut beaucoup de persévérance. C’est vrai que j’y suis allé avec assez de stress parce que l’on sait que, à la base, on est 5 et qu’il n’y en a que 3 qui restent. Si on fait un peu les probabilités, ça fait quand même beaucoup de chance de partir…Au début de l’annonce de Denis, quand il dit qu’il y a un quatrième poignard, ça m’a fait un peu redescendre la pression, on savait que l’on serait 4 sur 5 à partir sur les poteaux. Mais, le duel ensuite contre Ambre a été terrible parce que ça a duré très longtemps. Avec Ambre, on a vécu quand même beaucoup de belles choses ensemble, surtout de par les derniers conforts vécus ensemble, où on s’était liés d’amitié. Donc se battre avec elle, au coude à coude, à genoux en train de gratter la terre, c’était un moment difficile à vivre. La victoire était amère. Bien sûr, c’était génial de gagner mais elle aurait gagné le poignard, ça m’aurait aussi soulagé de terminer cette épreuve très longue.

Le lendemain, c’est Géraldine qui remporte les poteaux et vous avez été choisi par François pour les accompagner dans la finale à 3. Quelles sensations avaient alors prédominé en vous ?

Beaucoup de joie, évidemment. Je savais qu’il y avait encore Jean-Charles en course, après avec François, je m’étais dit, dans ma tête, que j’aurais certainement fait le même choix, au mérite. On s’était toujours dit entre nous, avec François, que l’on était nos meilleurs adversaires mais toujours dans la droiture. Ca a toujours été une belle personne, qui m’avait intrigué. Finalement, le fait qu’il me choisisse, je trouve que c’était une très belle preuve de sa droiture. Comme ça, on se départageait au mérite, même si, contre moi, ça allait être peut-être plus difficile que contre Jean-Charles, je ne sais pas. En tout cas, bien sûr, j’ai sauté de joie.

Vous avez ensuite été désigné grand gagnant de cette saison, à égalité avec François. Ce doit être beaucoup d’émotions pour vous ?

On pouvait supposer un peu le sens de certains votes mais on a appris vraiment le jour même les votes de chacun, il y avait des personnes dont on ne savait pas du tout pour qui elles avaient voté. Finalement, voilà, surprise d’avoir 4 votes pour François, 3 pour moi et pour Géraldine et, là, Denis sort un dernier bulletin et boum, c’est un quatrième pour moi. François et moi, je trouve que c’est l’une des plus belles victoires parce que François m’a choisi, donc je suis content qu’il ait gagné et moi aussi. Comme cela, on partage cette belle victoire, qui nous permet de concrétiser un peu toute cette bataille que l’on s’est lancée pendant ce « Koh Lanta ».

La finale a été l’occasion de tous vous retrouver, au complet, à 24. Cela a dû vous faire plaisir de tous vous revoir ?

Exactement ! On a été à 24 seulement trois fois, au début du jeu sur la première épreuve, à l’avant-première et à la finale. Donc seulement trois fois on a été réunis à 24. Et ce sera certainement les seules fois car, après, les destins se séparent, on a d’autres choses à faire. C’était très bien de tous se revoir une dernière fois pour clôturer la boucle de cette belle histoire. Voilà, on est quand même un petit nombre à se revoir, on a créé de nouvelles choses qui donnent une très belle saveur à cet après « Koh Lanta ».

Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Plus le temps passe, plus les mauvais moments deviennent de beaux souvenirs. Donc même ce manque, cette dureté de jeu et ce stress de voir les épreuves arriver restent de bons moments alors que, sur place, ils en étaient peut-être de mauvais. Disons que les plus beaux moments ont été quand même les victoires, qu’elles aient été personnelles, en individuel, ou collectives. Je mettrais même plus en avant celles collectives, quand on gagne ensemble dans la difficulté que l’on connaissait à ce moment-là, c’est un moment où on s’aime tous, on a envie limite de pleurer les uns avec les autres. On a vécu des moments exceptionnels, on a même mangé sur un bateau donc ça fait partie pour moi des meilleurs moments.

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été plus compliqué à vivre ou à supporter ?

En arrivant, on vous aurait tous répondu la nourriture car on savait dans quoi on se lançait. Mais ce dont on n’était pas au courant, c’était vraiment la météo, la pluie. Je pense que l’on doit être plusieurs aventuriers raccords. On s’est tapés la fin d’un typhon, il y a eu de grosses tempêtes, des orages. Les nuits, pour moi, ont été les pires. Il faisait humide, on dormait sur des bambous du coup surélevés à cause des insectes et des serpents… donc très peu de confort, la pluie, le froid, l’humidité, ….ce sont les mots de l’inconfort de « Koh Lanta ».

Sur le camp, au quotidien, quelles principales tâches aimiez-vous plus particulièrement faire ?

Alors, j’en avais beaucoup, j’ai fait énormément de survie sur « Koh Lanta », ce que je ne faisais pas forcément dans la vie de tous les jours. J’ai souvent été dans la montagne, dans la campagne à me débrouiller mais, sur « Koh Lanta », et ça n’a pas forcément été montré à l’écran, pendant toute l’aventure je suis allé dans l’eau pour essayer d’aller pêcher. J’ai construit une nasse au début, je l’ai répétée, je l’ai refaite, je l’ai retravaillée, tous les jours je la déplaçais, je mettais des appâts, je suis allé pêcher, j’ai pêché un poisson au bout du 23è jour, il n’est pas passé à la télé, c’est dommage. Il y avait aussi la construction du camp, l’amélioration du camp, essayer d’avoir le plus de confort possible, donc plein de petites tâches que je faisais au quotidien. Tout ce qui était survie, j’adorais cela et, du coup, quand je m’y mettais, je ne faisais plus que cela.

Merci, Bastien, pour toutes vos réponses !

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