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Le saut du diable : Maira Schmitt évoque son personnage dans cette création de TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

© NICOLAS GOUHIER / CPB FILMS / TF1

 

Bonjour Maira,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On pourra vous retrouver le jeudi 17 juin prochain, en prime time sur TF1, dans l’unitaire « Le saut du diable ». Vous qui avez vécu cette aventure de l’intérieur, comment présenteriez-vous ce téléfilm ?

Alors, c’est un bon téléfilm d’action, c’est une certitude. Ce sont les retrouvailles d’un père et d’une fille au bout d’un long moment de doutes existentiels du père. Donc ce sont des retrouvailles assez intenses, assez fortes. C’est la relation qui s’installe, tout le passé est vraiment mis à nu au cours du téléfilm. Mais c’est aussi le côté action, aventure, avec le meurtre dont je suis témoin, entre passeurs et migrants. Donc c’est une question d’actualité qui est traitée dans un film d’action et de divertissement, c’est aussi cela que j’ai beaucoup aimé.

Après, c’est une course contre la montre, contre le temps, dans la montagne, avec un mélange de canyon et d’escalade.

Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ? Qui est-il ?

C’est une jeune fille très mature pour son âge, point sur lequel on a vraiment insisté au cours du tournage. On ne voulait pas la rendre ennuyante, ni trop jeune, ni ado typique que l’on peut retrouver dans pas mal de films. Donc on a voulu lui donner un caractère très mature, capable de se poser beaucoup de questions, avec une capacité d’adaptation qui est quand même assez grande puisqu’elle va suivre son père dans cette aventure-là sans se douter de tout ce qui va se passer. Et, pourtant, elle va le faire, elle va descendre des montagnes de 60 mètres de haut, elle va se jeter dans des canyons d’eau glacée, elle va traverser l’orage, la montagne,… Donc c’est vraiment une jeune fille qui a du caractère, qui aime en découdre et qui, malgré tout cela, sait gérer ses relations familiales et est beaucoup à l’écoute de son père pendant toute l’aventure dans laquelle ils s’embarquent.

 

© NICOLAS GOUHIER / CPB FILMS / TF1

 

D’ailleurs, pour son interprétation, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

C’était difficile car ce n’est pas une aventurière dans l’âme. On ne pouvait pas prendre Lara Croft ou n’importe qui puisqu’elle est vraiment une fille qui se retrouve là-dedans un peu par dépit et qui se lance dans cette aventure mais sans le savoir. Donc je n’avais pas forcément de source d’inspiration précise puisque c’était assez original d’avoir un personnage comme cela qui soit pris au dépourvu. Il n’y avait pas besoin d’avoir des capacités sportives ou d’escalade surhumaines, c’est juste une personne normale, une adolescentes normale, qui se lance dans cette aventure.

Par rapport à l’actualité, bien évidemment comme on a tourné à proximité de l’Italie, il y avait beaucoup de centres de migrants à côté de nous. On en a donc beaucoup parlé avec le réalisateur, même si ce n’est pas là l’élément principal du film. Mais ça fait partie de l’actualité et j’ai trouvé très intéressant de traiter cela dans un film de divertissement comme celui-ci. Parce qu’on aurait pu bien sûr faire un autre sujet, avec juste le père et la fille qui partent à l’aventure. Donc j’ai beaucoup aimé mettre de l’actuel dans tout cela et mélanger les genres…cette histoire pourrait finalement presque faire un documentaire.

Face à cette diversité des thèmes et des émotions, vous avez pu utiliser de nombreuses couleurs de votre palette artistique…

Bien sûr ! C’était vraiment génial. Quand j’ai lu le scénario, la première demande que l’on m’avait faite avait été d’écrire toutes les choses d’action que je ne pourrais pas effectuer, pour qu’une doublure s’en occupe. En fait, au fur et à mesure de l’aventure dans la montagne, je me suis rendue compte que j’étais capable de tout faire donc j’étais super contente. Parce que c’était très très physique et je ne pensais pas avoir toutes ces capacités-là, même si je sais que je suis très débrouillarde. J’ai su m’adapter, on n’a eu que trois jours en fait avec les guides de montagne pour s’entrainer au canyoning et à l’escalade. C’est vrai que ça a vraiment élargi ma palette de possibilités au niveau physique. Je trouve que c’est vraiment important d’utiliser le corps quand on joue. Là, c’est vraiment un film qui est centré sur ça, sur comment appréhender une descente en montagne. Cela m’a beaucoup aidé pour le jeu, j’ai eu la chance de ne jamais avoir peur en hauteur, je n’avais pas du tout le vertige. Devoir jouer la peur et l’angoisse liées au scénario a permis d’élargir encore plus la palette des possibilités parce que ce n’était pas juste jouer la peur en étant tétanisée et en tenant debout droite comme un piquet, c’était vraiment la peur profonde d’une situation extrême.

Cela m’a montré aussi que je pouvais résister au froid et à l’eau. Je n’ai pas le vertige mais j’ai assez peur de l’eau, je n’ai jamais été très à l’aise dans ce milieu-là. Je me suis dit que, maintenant que j’ai vu que je pouvais le faire, même physiquement je pourrai m’adapter à d’autres situations extrêmes.

 

© NICOLAS GOUHIER / CPB FILMS / TF1

 

Selon vous, et même si ce n’est pas toujours évident à définir, qu’est-ce qui pourra plaire aux, on l’espère, nombreux téléspectateurs qui suivront ce programme ?

Déjà, j’imagine que ce seront les images parce que c’est vrai que la montagne est extrêmement bien filmée. Les cadreurs et les chefs opérateurs ont fait un super boulot, sous la réalisation d’Abel Ferry. Les images sont vraiment splendides, c’est très original, surtout pour la chaine TF1. J’imagine aussi que ce sera la relation père/ fille qui est toujours assez intéressante, surtout à cet âge-là. En tout cas, j’ai adoré la traiter. Et bien sûr l’aventure et l’action qui, encore une fois, sur des sujets qui sont extrêmement rares sur une chaine de télévision française.

A titre personnel, avez-vous déjà eu la chance de le visionner ?

Oui, oui, je l’ai découvert il n’y a pas très longtemps, c’est pour cela que je parle des images, j’étais vraiment époustouflée et très heureuse de les découvrir. Ça fait toujours une sensation toute drôle, ça m’a rappelé plein de souvenirs du tournage, de comment ça s’était passé, c’était vraiment un grand plaisir de découvrir ce film.

 

© NICOLAS GOUHIER / CPB FILMS / TF1

 

Pour terminer, en quelques mots, que peut-on vous souhaiter avec ce téléfilm ?

Bien évidemment, on peut souhaiter que beaucoup de monde regarde ce beau film parce que ça a été vraiment une aventure tant au niveau scénaristique, qu’humain ou physique. J’espère que tout ce travail sera récompensé parce que, quand on fait des choses comme cela, on a envie de les montrer. Je pense que je ne suis pas la seule à être fière de ce beau projet et de tout ce qu’il apporte finalement. Surtout, encore une fois, j’insiste sur son originalité que je suis très très fière de défendre. Je me dis que ça peut montrer qu’il n’y a pas que les séries policières qui peuvent marcher sur des chaines comme TF1, qui sont très familiales. Je suis très heureuse de montrer aussi cette autre facette de la télévision française, qui est en train de se développer de plus en plus j’ai l’impression.

Merci, Maira, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Roland Garros sur France Télévisions : Inès Lagdiri évoque son premier tournoi en direct à la télévision !

Publié le par Julian STOCKY

@ Nathalie Guyon / France Télévisions

 

Bonjour Inès,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Le tournoi de Roland-Garros est actuellement diffusé sur les antennes de France Télévisions. On imagine  votre plaisir et votre joie de voir cette édition se dérouler, malgré le contexte du moment ?

Tout à fait, je pense que les spectateurs sont heureux de revenir sur les courts, même si la jauge est encore très très limitée. Il y a un petit peu d’ambiance la journée sur les courts et je pense que ça fait plaisir à tout le monde, autant aux spectateurs qu’aux joueurs. D’autant que l’on voit la différence avec les night sessions à huis clos. Même s’il n’y a pas encore beaucoup de monde, un peu de monde c’est déjà mieux que rien.

A titre plus personnel, quelles sensations vous procure votre premier tournoi en direct à la télévision ?

Beaucoup de plaisir ! Un peu de stress aussi, forcément parce que, comme toute première, c’est toujours un peu stressant. Mais, voilà, je fais de mon mieux, je prends du plaisir. C’est vrai que j’avais commenté, l’année dernière, le tournoi sur les antennes numériques, j’avais donc une mini-expérience aux commentaires, quand même assez restreinte. Là, cette année, en direct à la télévision, c’est le grand bain on va dire mais beaucoup de plaisir principalement. J’essaie de profiter au maximum et de prendre de l’expérience aussi avec les consultants et les autres journalistes. J’essaie d’avoir les oreilles bien ouvertes.

Justement, en amont des matchs, quelle est votre méthodologie de préparation ?

Ca dépend. Dès fois, je sais quels matchs je vais faire et, dès fois, comme samedi dernier, en fin d’après-midi, certains commentaires n’étaient pas prévus à mon programme. Alors là, c’est vite vite vite quelques infos…on a des sites de prédilection, ceux de la WTA et de l’ATP, qui sont assez bien faits, avec tous les matchs de la saison de chaque joueuse et chaque joueur, les face-à-face, toutes les infos sur les profils. On a aussi des documents qui sont préparés par le tournoi exprès pour les journalistes. J’utilise tout cela, j’essaie de travailler au maximum pour avoir le plus d’infos et aider les téléspectateurs à comprendre un petit peu les profils de chaque joueuse et chaque joueur, ainsi que les enjeux aussi. Il y en a pas mal que je connais déjà et, pour ceux que je ne connais pas, j’essaie de regarder des images de matchs précédents, sur Youtube notamment.

En plus, on le sait, pendant la quinzaine, le rythme est soutenu pour tout le monde….

Oui, oui, ce sont de longues journées. Samedi dernier par exemple, j’ai commencé à commenter à 11h mais j’étais déjà à Roland-Garros à 9h. A 18h 30, je m’apprêtais à commenter mon dernier match de la journée, mon troisième. Voilà, c’est un rythme intense mais, en même temps, c’est beaucoup de bonheur de pouvoir vivre un tournoi comme cela de l’intérieur, qui me faisait rêver quand j’étais plus petite.

Pendant une rencontre, quelles sont vos préférences personnelles, notamment pour les moments d’intervention ? Aimez-vous privilégier les commentaires entre les échanges ? Ou même pendant ceux-ci ?

Pendant les échanges, j’essaie de ne pas trop parler. Je suis une passionnée de tennis, j’ai beaucoup regardé le tennis à la télé et c’est vrai que je préfère quand on ne parle pas pendant l’échange. Voilà, j’essaie de ne pas trop le faire, sauf si vraiment je suis emballée par quelque chose. J’essaie de plutôt parler entre les échanges. Ca dépend aussi du consultant avec qui je suis, j’essaie de m’adapter, il y en a qui aiment parler tout de suite après le point, d’autres plus tard. Il faut trouver un peu son rythme, ne pas se marcher dessus et laisser la place au consultant qui est quand même la personne la plus habilitée à commenter et à analyser la rencontre.

Cela fait partie de la force de France Télévisions, vous partagez l’antenne avec des consultants de renom.

C’est sûr ! Quand j’ai commenté mon premier match avec Justine Henin, ça m’a fait tout drôle, elle a gagné quatre fois ici, je la regardais, j’avais des posters d’elle dans ma chambre quand j’étais petite. Pareil pour Mary Pierce. C’est vrai que c’est toujours un peu impressionnant. Je pense que je l’étais au début. Ce n’est pas forcément évident de faire de l’antenne la première fois, en plus avec des joueurs et joueuses que l’on admire beaucoup. Dès fois, on a un petit peu peur de ne pas être à la hauteur mais, bon, il faut faire le job quand même, je fais de mon mieux.

 

@ Nathalie Guyon / France Télévisions

 

Quel regard portez-vous sur ce début de tournoi ? On voit notamment de nombreuses surprises pour les têtes de série dans le tableau féminin…

Beaucoup de surprises, oui. On en a l’habitude dans le tennis féminin, c’est vrai que ça fait quelques années que l’on a du mal à avoir des joueuses qui performent régulièrement, comme ça peut être le cas dans le tennis masculin. On a quand même eu Osaka qui a gagné quatre Grands Chelems très récemment mais qui a eu quelques difficultés en dehors du terrain sur ce tournoi. C’est vrai qu’on a l’habitude, à Roland Garros, d’avoir des vainqueurs qui sortent un peu de nulle part, avec Swiatek l’année dernière, avec Ostapenko aussi. On est un petit peu habitué à cela mais les joueuses encore présentes dans le tournoi sont plutôt des joueuses qui ont performé ces dernières semaines ou ces derniers mois. On le sait aussi, c’est une surface très différente des trois autres tournois du Grand Chelem. Les joueuses qui performent sur dur ont souvent plus de difficultés ici, ce n’est pas forcément les mêmes que l’on a l’habitude de voir tout au long de l’année performer sur les autres tournois qui le font ici, ce n’est pas plus mal aussi, ça donne un petit peu l’occasion à d’autres joueuses d’évoluer et d’aller loin dans un tournoi du Grand Chelem.

Je trouve que Swiatek a toute ses chances, vraiment, d’aller loin encore dans le tournoi cette année, elle a gagné l’année dernière, ce serait la première fois depuis longtemps qu’une joueuse, ici, arrive à garder son titre. Voilà, elle m’a fait forte impression pour l’instant sur ce début de tournoi, on verra la suite.

Pensez-vous d’ailleurs que la jauge réduite des spectateurs rebatte certaines cartes ?

Je pense que oui, dans le sens où notamment il y a des français qui ont joué tard, sans public. C’est sûr que le fait qu’il n’y ait pas forcément le soutien habituel peut jouer. Après, ils commencent à être un petit peu habitués, ça fait un peu plus d’un an maintenant que l’on joue la plupart des tournois à huis clos ou avec très peu de spectateurs. Ce n’est pas une bonne chose forcément pour le sport, on a hâte de voir le public revenir.

Du coup, selon vous, à quoi peut-on s’attendre pour la deuxième semaine ?

A voir Rafael Nadal gagnerJ. On verra…mais bon, il est encore impressionnant. Dans le tableau féminin, je vous le dis, j’ai l’impression qu’Iga Swiatek a vraiment de bonnes chances, elle n’a pas perdu un set depuis l’année dernière et c’est toujours le cas depuis le début de ce tournoi. On verra si elle a la maturité nécessaire pour performer. Dans le tableau masculin, on a aussi une nouvelle génération qui arrive, avec des joueurs très talentueux, à l’image de Musetti ou de Berrettini, ou encore de Sinner. Tsitsipas a un tableau ouvert, à voir s’il arrive en finale comme il est supposé le faire, à la vue du tirage au sort. J’ai hâte, en tout cas, de voir ce que ça va donner.

En parallèle, à l’issue du tournoi, où et quand pourra-t-on vous retrouver à l’antenne ?

Très bonne question, je ne sais pas. Pour l’instant, ce qui est prévu, c’est que je retourne à France 3 Lorraine, là où je travaille en CDI tout au long de l’année. Je m’y occupe des sports, c’est mon job à plein temps, là j’ai été détachée pour ces trois semaines à Roland-Garros. C’est mon sport de prédilection et, au service des sports, à Paris, ils le savent. Donc ils ont fait appel à moi cette année pour le linéaire, après avoir fait appel à moi l’année dernière sur le numérique. Donc, voilà, j’espère qu’il y en aura d’autres, j’espère qu’il y aura d’autres occasions, d’autres opportunités pour moi au service des sports. C’est un service que j’aimerais rejoindre à temps plein mais on verra quelles opportunités j’aurai après.

En conclusion, pour boucler la boucle, que peut-on vous souhaiter pour la suite du tournoi ?

De prendre toujours autant de plaisir, de ne pas faire de bourde, ce qui est le cas pour l’instant mais on ne sait jamais donc je reste sur mes gardesJ. Voilà, ce sera déjà pas mal.

Merci, Inès, pour toutes vos réponses !

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Les Mystères de l'Amour : Mathilda Delecroix évoque son personnage dans la série à succès de TMC !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Mathilda,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez rejoint l’aventure « Les Mystères de l’Amour » il y a quelques mois maintenant sur TMC. A titre plus personnel, on imagine la joie et le plaisir que ce doit être de faire partie de cette belle et grande famille artistique ?

Eh oui. Je ne fais pas partie de la génération « Hélène et les garçons », je connaissais de nom mais sans plus, je ne savais pas trop ce qui m’attendait et, dès le début, c’est Lakshan qui m’a accueillie en premier. Adorable, un « bébé chat » si je puis dire et, très vite, je me suis rendue compte que tout le monde, acteurs comme équipes techniques, s’entend très très bien. Je pense que ça fait même partie des codes. Toujours est-il que mon rôle, qui ne devait pas durer à la base, a été prolongé. Je suis contente, c’est que j’ai bien rempli mon rôle, c’est sans doute aussi que je me suis bien entendue avec tout le monde. J’ai rejoint cette grande aventure et je suis très contente aujourd’hui. Ça fait un an et demi, déjà.

Avec vos propres mots, avec votre propre regard, comment caractérisez-vous maintenant votre personnage ?

Elise est plus femme que moi, je pense. J’ai un style très ado, très « street » alors qu’Elise est toujours en talons, avec un petit tailleur. J’ai souvent essayé de demander à la costumière si je pouvais mettre des baskets mais en vainJ. Elle a un côté plus femme que moi mais on nous laisse pas mal libres sur ce que l’on en fait. J’en ai fait un personnage un peu timide mais qui cherche sa force au fur et à mesure. Je cherche malgré tout encore un peu qui elle est. Au fil des textes que l’on m’envoie et que je lis, j’en apprends plus sur elle pour la broder un peu plus.

 

 

Avez-vous ou avez-vous eu des sources d’inspiration pour son interprétation ?

Pas tant. Je travaille les textes chez moi la veille et, après, en fonction de la personne avec qui je joue, il se passe un truc. Je suis quelqu’un de très spontanée en général, je fais avec ce qui se passe au moment présent autours de moi. Je ne vais pas trop chercher à l’extérieur, j’avoue.

On le sait, le rythme de tournage est soutenu. On peut penser que, au fur et à mesure, vous prenez de plus en plus vos marques ?

Oui, très clairement, j’ai beaucoup mieux compris comment ça fonctionnait. Après, j’apprends très vite mes textes, je peux donc très vite imaginer la scène et ce que j’ai envie de faire. De toute façon, sur le plateau, il peut toujours y avoir des changements. J’y vais, je suis une fonceuse.

Vous arrive-t-il de vous servir de la diffusion pour modifier votre jeu ?

Oui, carrément. Même si je n’aime pas du tout me voir… je n’aime pas du tout me regarder, que ce soit à l’écran ou sur scène quand il y a des captations de mes spectacles. Mais je le fais parce que c’est important. Il y a dès fois où je me dis « ce n’était pas top, là », d’autres fois où je me dis « ah, ça c’est bien, c’est juste, ça colle bien avec le personnage, je vais garder cet aspect-là ». Effectivement, je fais attention, par rapport aux diffusions, à voir ce que ça donne, à voir ce que rend Elise.

 

 

Après environ dix-huit mois de présence à l’antenne, quels sont les principaux retours que vous pouvez avoir des fidèles téléspectateurs du programme ?

Au tout début, je sais que les gens n’avaient pas confiance, ils pensaient qu’elle allait elle-aussi rouler Rudy dans la farine. C’est vrai que, au début, ce personnage n’était pas là pour être aimé. Je crois que, au fur et à mesure, les gens ont commencé à vraiment plus l’apprécier. Je vois que les gens apprécient mon duo avec Rudy mais aussi celui avec Guéant. Je pense qu’Elise a gagné la confiance des gens. Après, en fonction de ce qui va se passer plus tard, on verra…

C’est vrai que ce personnage vous permet d’utiliser de nombreuses couleurs de votre palette artistique, que ce soit avec Lakshan ou avec Jean-Luc….

Complètement ! C’est un plaisir de jouer avec l’un et avec l’autre. Ça n’a rien à voir pour le coup. Quand je joue avec les deux en même temps, j’adore, on s’entend tellement bien, on a tous un caractère et des personnages hyper différents, il se passe vraiment quelque chose. Je pense que, à l’écran, ça se voit. Jean-Luc a un côté très théâtre aussi, lui qui en fait beaucoup, du coup, quand on travaille nos scènes, on va parfois chercher quelque chose presque de comédie de boulevard. J’espère que le public aime, en tout cas je prends beaucoup de plaisir. C’est ce qui est bien avec nos textes, on a pas mal carte blanche, on peut proposer, on a une certaine liberté, c’est vraiment un plaisir.

Pour la suite, aimeriez-vous pouvoir aborder et défendre certains thèmes en particulier avec votre personnage ?

Je n’y ai pas tant réfléchi mais j’aimerais bien voir plus le côté davantage comique qu’Elise peut avoir. Je n’ai pas eu beaucoup l’occasion jusqu’à présent. Elle pleure beaucoup, c’est une fille assez torturée mais j’aimerais bien que l’on voit son côté plus joyeuse, plus heureuse et plus drôle. Je pense justement qu’avec Guéant, on peut avoir de belles choses.

 

 

En parallèle, quels sont vos autres projets du moment ?

Je continue à jouer dans « Synthèse », une pièce que j’avais interprétée en 2020 et on va bientôt la rejouer dans le sud de la France. On essaie de continuer à faire vivre cette pièce de science-fiction, qui pose beaucoup la question de la mort. En dehors de cela, je suis élève en comédie musicale, moi qui joue, chante et danse. On est en train de monter, avec mes camarades, une comédie musicale que l’on jouera au théâtre du châtelet. J’écris aussi un peu et j’aimerais bien, un jour, réaliser ou mettre en scène. Mais c’est très loin encore pour l’instant.

En conclusion, pour boucler la boucle, que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre parcours sur LMA ?

Je ne sais pas, j’espère rester heureuse, c’est tout. J’ai un peu cette philosophie-là. Je sais que, quand je vais en tournage sur LMA, je vais rigoler toute la journée. C’est déjà arrivé que j’y aille en étant pas bien et triste, tout le monde m’avait alors donné la pêche. Ce que je veux, c’est juste pouvoir continuer à prendre du plaisir avec tout le monde et faire évoluer mon personnage pour que le public continue à l’apprécier.

Merci, Mathilda, pour toutes vos réponses !

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Koh Lanta : Magali évoque son départ de l'aventure, aux portes de l'orientation !

Publié le par Julian STOCKY

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Magali,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vendredi dernier a été le théâtre de votre élimination de la saison de « Koh Lanta » actuellement en diffusion sur TF1. A titre plus personnel, comment avez-vous vécu la diffusion des images ? A-t-elle ravivé en vous certains souvenirs et certaines émotions ?

Bien sûr que ça fait revivre cet instant qui n’a pas forcément été très agréable. Bien sûr que ça ravive aussi quelques rancœurs et quelques déceptions. Mais le but est de voir les épisodes avec le recul que l’on peut avoir, c’est-à-dire le temps qui est passé et la perception que l’on peut avoir des choses. Même si c’est bien évidemment un peu compliqué à l’instant t.

Au moment de rejoindre le conseil, dans quel état d’esprit étiez-vous ? Inquiète pour votre avenir ou plutôt sereine ?

Je n’ai jamais vraiment eu de sérénité dans toute mon aventure donc encore moins à ce moment-là quand j’ai pu voir un peu la façon de fonctionner et comment ça se passait notamment entre les filles ainsi que l’ambiance qu’il y avait sur le camp. Donc bien évidemment que je n’étais pas du tout sereine.

Votre élimination est le fruit notamment de l’arme secrète de Lucie, sans laquelle vous seriez encore dans le jeu. On imagine que cela a pu accentuer votre déception de devoir partir si près de la finale ?

Alors, effectivement, il y a cette arme secrète sortie par Lucie mais il ne faut pas oublier qu’il y a eu un deuxième facteur, c’est que Laure et Maxine n’ont pas tenu leur promesse faite, selon laquelle elles ne voteraient plus jamais contre moi. Avec leurs larmes de crocodiles…Une nouvelle fois, elles n’ont pas tenu leur engagement. Donc il y a les deux phénomènes car, même s’il y avait eu l’arme secrète, en tenant leur engagement, forcément je ne sortais pas. Les deux facteurs ont donc influencé.

Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

En dehors du fait que ce soit un endroit paradisiaque et de pouvoir profiter de ces iles, ça va être les épreuves en équipe que l’on a gagnées, qui ont quand même procuré de superbes émotions, de superbes sensations. Voilà, je retiendrais ça.

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été plus compliqué à supporter et/ou à appréhender ?

Ça serait plus l’humain, un peu compliqué pour moi, au niveau des différents engagements non tenus. C’est cela qui aura été le plus compliqué.

Sur le camp, quelles tâches aimiez-vous plus particulièrement effectuer ?

J’aimais bien participer à tout, que ce soit d’aller chercher de grosses souches de bois, d’aller à l’eau, je n’avais pas de particularité au niveau des tâches que l’on effectuait.

 

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

Quel regard portez-vous sur ce qui s’est passé après la réunification, avec des jaunes pourtant en majorité qui sont partis les uns après les autres ?

Effectivement, on doit regarder un petit peu et s’adapter vis-à-vis des évènements et de l’aventure. Maintenant, je ne vous cache pas que ça m’a arrangé aussi que chacun se tire dans les pattes chez les jaunes et qu’il y ait un petit peu cette division. Puisque ça m’a permis de ne pas me faire remarquer à cet instant-là et de passer plus facilement entre les gouttes. Après, je n’ai pas de jugement particulier à faire et je serais mal placée parce que, chez les rouges, ça n’a pas été mieux quand même.

Votre aventure a été riche en émotions, vous aviez notamment subi une première élimination avant de revenir quelques heures plus tard dans le jeu. Comment aviez-vous alors appréhendé ce moment ?

Forcément, j’avais un regard encore un peu plus méfiant. Puisque je rerentrais quand même dans une équipe qui faisait tout pour m’éliminer. Il ne faut pas oublier qu’ils ne voulaient pas de moi depuis le départ donc ça a été aussi compliqué à gérer. Il a fallu mettre toutes les rancœurs de côté. Bien évidemment, on a un œil beaucoup plus alerte quand on revient, c’est normal.

A quelques heures de la finale, voyez-vous certains favoris sortir du lot ?

Ce n’est pas une histoire de favoris. C’est sûr que, sur les poteaux, on voit bien Maxine qui est forte en équilibre, Jonathan qui a un gabarit plus fluide. On a vu Arnaud sur les différentes activités et on se dit que, sur les poteaux, ça va être peut-être plus compliqué. Lucie n’a jamais vraiment brillé au niveau des épreuves. Effectivement, quand on fait une analyse de toute l’aventure, on essaie de voir les profils qui pourraient aller le plus loin possible.

Pour terminer et boucler la boucle, si l’on revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incitée à candidater à « Koh Lanta » ?

C’est une aventure que je voulais faire depuis déjà très longtemps, en 2003 et, en fait, j’avais appris que j’étais enceinte et je n’avais pas pu donner suite à ma candidature. C’est ma fille, cette année, qui m’a dit que je m’étais occupée d’elle pendant seize ans, qu’elle est grande aujourd’hui et que je pouvais faire mon rêve, que je pouvais y accéder, que je pouvais, pour une fois, faire les choses pour moi. Gentiment, elle m’a remis le pied à l’étrier pour me réinscrire.

Merci, Magali, pour vos réponses !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Flavio évoque son départ de l'aventure suite à une épreuve éliminatoire !

Publié le par Julian STOCKY

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Flavio,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vendredi dernier a été le théâtre de votre élimination « soudaine » de « Koh Lanta », suite à une épreuve d’immunité éliminatoire. A titre personnel, comment avez-vous vécu la diffusion des images ? A-t-elle ravivé en vous certains souvenirs et certaines émotions ?

Pour vous dire la vérité, je dirais même que le fait de revoir les images me semble plus terrible que la réalité. J’en ai l’impression, on ne va pas se mentir. Quand j’étais à Tahiti, il y avait la pression, il y avait aussi tout cet engouement, j’avais le stress et je n’avais peut-être pas percuté que je venais de perdre. Après, j’ai réalisé quelques minutes plus tard, quand Denis m’a dit « Flavio, vous quittez l’aventure, vous ne passez même pas par le camp ». Ça m’a mis un coup sur la tête.

Le fait de revoir les images, de revoir ma tête, que revoir que j’étais vraiment à deux millimètres de mettre la boule, c’est horrible, je crois que je n’ai même pas de mot. C’est pire qu’un cauchemar, en fait c’est un ascenseur émotionnel. J’ai tellement rêvé de faire cette aventure, je me voyais aller loin, on ne va pas se mentir, je me voyais aller sur les poteaux, je me voyais faire de grandes choses sur « Koh Lanta ». Perdre aux portes de l’orientation, perdre comme ça, ça m’a achevé. Comme je le dis, je ne peux m’en vouloir qu’à moi-même, j’avais les cartes en mains, je n’ai pas su les utiliser, je me suis planté un couteau dans le dos. Le fait de revoir le combat, c’est comme si on remuait le couteau, les images sont plus terribles que la réalité.

Comment aviez-vous réagi à l’annonce de Denis, juste avant de débuter l’épreuve, de son caractère éliminatoire ?

J’ai toujours eu cette volonté de bien faire. Quand Denis dit que le premier a le totem et que le dernier est éliminé sur le champ, à la vue de mon parcours dans ce « Koh Lanta, les armes secrètes », où j’ai toujours été constant, où j’ai toujours été sur le podium, je me dis que, franchement, je ne me voyais pas perdre. Pour moi, soit j’avais le totem, soit j’étais au moins dans les trois premiers car ça avait toujours été comme ça. Juste une fois, j’avais fini avant dernier car j’avais glissé mais, sur toutes les autres épreuves, j’avais fini dans le top 3. Là, à l’inverse, je suis dernier, en plus sur une épreuve accessible à tout le monde. Gagner le totem était l’objectif numéro un…En plus, quand Denis nous annonce que c’est la dernière épreuve avant l’orientation, je me suis dit que j’avais juste à faire cette épreuve et que j’allais à l’orientation. Mais ce fut une cata, tout s’est chamboulé, un rêve est parti, les objectifs sont partis ce jour-là.

A froid, avec le recul, que vous a-t-il manqué pour éviter la dernière place sur ce jeu ?

Je pense que je n’ai pas la réponse et c’est ça qui est vraiment dommage. Je ne sais pas ce qui m’a manqué, c’est pour cela que je n’ai toujours pas fait le deuil de ma défaite, je n’ai toujours pas avalé cette défaite et je pense que je ne l’avalerai jamais. Je ne vais pas vous mentir, « Koh Lanta », c’est l’histoire d’une vie. Avec toutes les personnes qui rêvent de faire ce jeu, j’ai eu l’extrême chance d’y participer.

Pour moi, il y a deux positions qui sont horribles : l’élimination aux ambassadeurs quand on n’a pas pu se défendre et partir sur une épreuve éliminatoire, en plus aux portes de l’orientation. Ce sont les pires sorties, même si d’autres sorties sont aussi dramatiques, quand on est trahi ou que l’on part sur blessure.

A froid, je ne sais pas ce qui m’a manqué et c’est ça le pire. Encore, si ça avait été une épreuve de force musculaire…mais c’était une épreuve adaptée à tout le monde, il ne fallait pas avoir de grandes capacités physiques ni intellectuelles. Donc je ne sais pas ce qui m’a manqué…En tout cas, je pense avoir bien géré le stress…Je me dis que mes adversaires ont été plus forts que moi, je ne vois pas d’autre solution…..

Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Il y en a tellement…Après, même s’il y a eu des tensions chez les jaunes, pour moi cette équipe est formidable. Elle est ce qu’elle est, il y a eu des différences, des tensions mais, pour moi, cette équipe des jaunes est tellement particulière qu’elle est tellement belle aussi. Il y avait tellement de caractères différents, de personnalités différentes que c’était tellement beau. C’était une très très belle partie de mon aventure.

La première fois aussi que je vois Denis, je me dis que c’est tellement beau. Je n’y croyais pas, moi qui suis fan de « Koh Lanta », j’ai vu toutes les arrivées des aventuriers. A chaque fois, on les voyait démarrer l’aventure en sautant dans l’eau, pour nager, sans oublier de récupérer les casseroles, c’est un peu la bataille, ils se mettent directement dans le bain, ce n’est pas forcément les plus belles arrivées en termes d’images. Tandis que notre arrivée…on est arrivés en pirogue, le soleil bleu, l’eau turquoise, on voit Denis au bout, c’est magnifique…pour moi, c’est la plus belle des entrées pour commencer « Koh Lanta ».

Après, j’ai tissé des liens d’amitié, je pense notamment à Vincent. On a vécu une trentaine de jours ensemble, et pourtant on a tissé des liens que je ne tissais pas avec des personnes que je connaissais depuis des années. Ça n’a pas de prix.

 

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été le plus difficile à supporter et/ou à appréhender ?

Je dirais la météo. Franchement, moi qui ne suis pas douillet, qui ai l’habitude d’être mis à l’épreuve notamment par mon activité de sapeur-pompier, j’ai appris à dormir dehors, à mettre la main à la pâte dans des conditions assez rudes…mais, là, la météo m’a fait mal. Je savais que la pluie était un ennemi sur « Koh Lanta » mais un ennemi comme ça…je ne sais pas si c’est parce que nous n’avions pas le feu, je ne sais pas. Pour moi, sur « Koh Lanta », la pluie est la pire des ennemies. J’étais préparé aux tensions, aux stratégies, aux épreuves, à tout ce mélange parfait pour faire un « Koh Lanta » mais la pluie….

Au quotidien, sur le camp, quel rôle diriez-vous avoir eu ? Quelles tâches aimiez-vous plus particulièrement faire ?

Ah clairement, la pêche ! J’ai découvert la pêche à « Koh Lanta ». On ne va pas dire que je suis contre la maltraitance animale mais je ne suis pas non plus fan de ça. Aller la pêche pour se nourrir, ah, c’était un aquarium géant. C’était mon activité favorite.

Quel regard portez-vous sur ce qui s’est passé depuis la réunification, où les jaunes étaient arrivés en majorité avant d’être éliminés presque les uns après les autres ?

Franchement, je me dis que c’est un gag, que ce n’est pas possible. On arrive en supériorité numérique, avec le rôle d’ambassadeur de Vincent, on arrive à sortir Fred, du coup les rouges ne sont plus que six et, au conseil d’après, on arrive à en éliminer encore un, ils sont cinq et on est huit. Après, dégringolade…il y a eu des tensions, il y a eu des mots assez forts qui ont été dits envers Vincent donc je comprends aussi sa réaction. Je comprends également Shanice qui a voulu protéger les jaunes mais elle n’a pas eu forcément la bonne méthode, je comprends tout à fait Vincent qui agit, on est tous humains, tout le monde aurait réagi d’une manière ou d’une autre. Mais, en fait, la conséquence est que l’on est arrivés à huit mais que, à l’orientation, il n’y a plus qu’un seul jaune. C’est dur de se dire que c’est un gag et que c’est pourtant bien réel, tous les jaunes ont été évincés, de par les affinités, de par les stratégies, de par aussi les armes secrètes. Mais si on m’avait dit, avant d’y aller, que l’on serait à huit contre cinq, j’aurais pensé qu’il y aurait eu au moins deux ou trois jaunes à l’orientation…mais il y en a eu qu’un seul, c’est quand même particulier.

A quelques jours du dénouement, avez-vous des favoris parmi les candidats encore dans le jeu ?

J’avoue que c’est quand même assez homogène. Je vais prendre l’exemple d’Arnaud, que je n’ai vu qu’à partir de la réunification, on ne va pas se mentir, il avait quand même un niveau sur les épreuves qui n’était pas des meilleurs. Mais il est monté crescendo, il a fait une remontée qui est fulgurante, qui est impressionnante. L’épreuve de confort, il arrive à finir deuxième, l’épreuve d’immunité, il la gagne en quelques minutes, sur le camp il est vachement actif, il est vachement présent, il pêche. Donc je dirais que ce groupe est fortement homogène. De par les capacités physiques mais aussi de par la hargne qu’ils ont, l’envie qu’ils ont de tous gagner, c’est ça qui est beau, c’est ça qui fait que la magie de « Koh Lanta » opère. Ils sont tous fatigués, ils sont tous à bout, ils sont tous au bout, c’est vachement homogène, tout le monde peut gagner.

Pour terminer et boucler la boucle, si l’on revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous ont incité à candidater à « Koh Lanta » ?

Il y a plusieurs raisons qui m’ont poussé à candidater. La première, c’est que c’est un rêve d’enfant. « Koh Lanta » était un rendez-vous familial, on regardait en famille tous les vendredis. A l’âge adulte, le rêve devient objectif, il faut que je le fasse pour me voir sur telle ou telle épreuve. Quand j’étais assis sur mon canapé, je me disais que ce n’était pas possible qu’ils n’arrivent pas à faire ceci ou cela, pensant que, à leur place, j’aurais gagné. J’ai pris mon courage à deux mains, j’ai envoyé ma candidature et, à ma grande surprise, j’ai été pris et on m’a vu pendant onze semaines sur TF1, je suis vraiment fier. Donc c’est parti d’un rêve devenu un objectif, je ne dirais pas vital mais il fallait que je fasse cette aventure dont je suis tellement fan, je m’y voyais tellement qu’il fallait que je la réalise. Aussi pour me construire, il faut dire ce qui est, « Koh Lanta » procure des sentiments et des choses incroyables. Pour moi, j’avais besoin de partir, pour voir de quoi j’étais capable. Moi qui ai un fort manque de confiance en moi, le fait d’avoir vécu une aventure comme ça, où tout est en accéléré en une trentaine de jours, m’a quelque part aidé à me construire.

Merci, Flavio, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Thomas évoque ses souvenirs d'aventure en Polynésie !

Publié le par Julian STOCKY

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Thomas,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vendredi dernier a été le théâtre de votre élimination de la saison de « Koh Lanta », actuellement en diffusion sur TF1. A titre personnel, comment avez-vous vécu la diffusion des images ? Ont-elles ravivé en vous certains souvenirs et certaines émotions ?

Non, pour ma part, ce n’est pas si loin que ça en fait donc ça ne m’a rien fait. En plus, j’étais bien entouré donc je n’ai pas mal revécu mon élimination. Après, on voit que j’étais très faible, revoir mon malaise fait un peu peur mais j’ai bien vécu cette sortie.

Au moment de rejoindre le conseil, dans quel état d’esprit étiez-vous ? Vous sentiez-vous totalement en danger ? Ou aviez-vous quand même un certain espoir ?

Je savais que c’était mon tour. Ca faisait quelques temps, entre l’élimination de Mathieu, Myriam, Shanice que je savais que j’étais une tête à abattre, j’ai eu un peu de répit avec les destins liés. Je commençais à être apprécié, je commençais à m’ouvrir, il y aurait pu avoir un espoir, il y avait peut-être Magalie et on savait que Flavio n’était pas plus apprécié que cela. Malheureusement, j’ai fait un malaise quelques heures avant le conseil, je pense qu’ils ont eu de la peine et, en quelque sorte, en m’éliminant, ils se sont dit qu’ils me laissaient aller me requinquer à l’extérieur.

Le verdict de la tribu réunifiée est, malheureusement pour vous, sans appel, à en juger par le nombre de voix. Qu’avez-vous ressenti en voyant autant de fois votre nom sur les papiers ?

Je savais très bien qu’ils allaient tous voter contre moi. Ce n’était pas une surprise et je ne l’ai pas mal pris car je savais pourquoi ils faisaient cela. Toute bonne chose a une fin. Maintenant, c’est vrai que c’est un peu frustrant à cinq jours du final. Mais bon, après, on ne peut pas aller contre le corps.

On l’a encore vu sur les images vendredi dernier, vous avez perdu beaucoup de poids. On imagine que le quotidien, après un mois de survie et de privation, ne devait pas être simple pour un grand gabarit comme vous ?

C’est sûr, j’ai perdu 12 à 13 kilos. Je fais beaucoup de sport donc j’ai l’habitude de manger énormément, je mange 4 à 5 fois par jour. Même si je ne mange pas de grosses quantités à chaque fois, je mange souvent. Donc, là, je suis passé de tout à pas grand-chose, voire à rien dès fois. C’est vrai que, au début, avec les jaunes, on a tellement galérés, on n’avait pas de feu, on n’avait pas mangé du tout donc j’ai perdu beaucoup de poids. Après, on avait gagné le riz et je suis parti en confort donc j’ai mangé un petit peu. Mais dans les derniers jours avant l’épisode où je suis éliminé, on voit que l’on n’a plus du tout de riz, on mange une fois sur deux, c’est vrai que, mis bout à bout, ça faisait beaucoup, mon corps n’a pas tenu.

On sent bien, en plus, que vous aviez une « overdose » de noix de coco….

Déjà, je ne suis pas un grand fan de la noix de coco, avant même de partir à « Koh Lanta ». Après, on sait qu’il y en a partout. Au début, on en mange, on en mange, on en mange, après, au bout de 3 à 4 jours, on ne peut plus en voir. Après, on en mange à nouveau parce qu’il n’y a que ça. Quand on a faim, on mange ce qu’il y a. On ne peut pas être difficile à « Koh Lanta ». Mais c’est vrai que, à la fin, on faisait de la frite de coco, des chips de coco et, au final, on a même fait du charbon de bois de coco, tellement c’était brulé. On essayait de trouver des subterfuges pour se dire que ce n’était pas de la noix de coco mais, au final, ça avait le gout de la noix de coco et c’était de la noix de coco. On avait beau la manger dans tous les sens, c’était de la noix de coco.

Dommage d’ailleurs que l’offrande de Denis, au conseil, n’arrive pas un peu plus tôt….

Ah, bah, après c’est sûr que quand Denis nous donne le riz en récompense parce que l’on a très bien géré les rations de riz, c’est sûr que je me dis que c’est bien dommage. Ça serait arrivé quelques jours avant, ou même une journée avant, je pense que je n’aurais pas fait ce malaise. Le peu de riz que j’aurais mangé aurait pu éviter que je fasse ce malaise. Après, on ne peut pas revenir en arrière, c’est fait, c’est fait, malheureusement.

Plus généralement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Ce qui va me rester gravé à jamais, c’est déjà l’arrivée en Polynésie devant Denis, c’est le départ du jeu, j’ai mis un petit peu de temps à réaliser que j’étais devant Denis, en plein milieu de l’océan. Après, il y a les rencontres avec Mathieu, Myriam et Shanice, les fous-rires que l’on a eus, même sous la pluie, les nuits à discuter avec Mathieu sous la pluie. Tous ces moments sont gravés. Comme la première victoire chez les jaunes, en radeau, franchement j’ai adoré faire cette épreuve. Même notre capitaine ne croyait pas en notre radeau, pourtant il était là, il a flotté et on a gagné, c’était une belle victoire d’équipe. Celle aussi où on était avec Flavio, où il devait casser les cibles, franchement celle-là était tellement belle, il y avait de la cohésion et la récompense était énorme. Après, il y a tout eu, même la réunification, franchement. Cette aventure restera gravée à vie dans ma tête et je ne retiens que les bons moments.

Avec le recul, que retenez-vous de ce duel improvisé face à Mathieu, où vous sauvez votre place en réussissant, le premier, à superposer les trois boules sur le support ?

C’est un beau souvenir pour Mathieu et moi car on n’aurait pas pu espérer, lui comme moi, une fin aussi belle. Mais c’est aussi un des plus mauvais moments de l’aventure pour ma part parce que j’élimine mon frère de jeu, mon ami, mon confident. C’est sûr que ça m’a fait un gros vide. Après, comme on se l’est dit, on s’est battus comme des hommes, on a fait un duel comme des hommes, le meilleur a gagné et Mathieu est sorti comme un homme. Sur le duel, on le voit, lui comme moi n’avons pas envie de mettre la dernière boule mais il fallait qu’il en reste un. Je ne veux pas considérer cette victoire comme telle, c’est une victoire parce que je reste mais c’est une défaite parce que, mine de rien, ça me met un coup sur la tête et, après, on le sait, je mets un coup de pression à Vincent à cause de cela. On sait la suite de l’aventure…

 

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

Sur le camp, quelles tâches aimiez-vous faire plus particulièrement ?

Je ne suis pas du genre à rester assis à ne rien faire, je participais à tout sur le camp. On a fait un lotissement tellement on a construit de cabanes. Construire une cabane, aller chercher du bois, couper des arbres, tout ça ne me dérangeait pas du tout. Après, autre chose que j’ai apprécié et que je n’avais jamais fait, c’était la pêche au harpon. Franchement, j’ai pêché mon premier poisson de toute ma vie au harpon. Vraiment, quand on mettait la tête dans l’eau, c’était un aquarium, là j’ai pu vraiment savourer et me dire que j’avais vraiment de la chance de vivre ces moments-là.

A l’inverse, qu’est-ce qui était plus compliqué à appréhender et/ou à supporter au quotidien ?

On va à « Koh Lanta », on sait pourquoi on y va, c’est de la survie, je sais que le plus dur à supporter était la pluie. Il pleuvait souvent la nuit et, malheureusement, on faisait des cabanes à ciel ouvert, on n’avait pas de toit étanche, il pleuvait dans la cabane, ça c’était assez compliqué. Les premiers jours, on n’avait pas de feu, il fallait que l’on se protège de la pluie comme on pouvait, il fallait qu’on protège les vêtements qui étaient humides et, vu que l’on n’avait pas de feu, ça ne séchait pas. Donc, oui, les premiers jours sans le feu étaient vraiment durs à cause de la pluie. Après, ça fait partie de l’aventure et ça reste des moments magiques parce que l’on est restés soudés. Même sous la pluie, même dans la galère, on gardait le sourire.

Quel regard portez-vous sur ce qui s’est passé après la réunification, où les jaunes étaient initialement en majorité ?

Après, il n’y a pas grande chose à dire. On arrive à la réunification où, avec l’aide des rouges, on arrive à en éliminer deux. Aux ambassadeurs, Vincent fait très bien le travail en éliminant Fred. Les filles trahissent leur clan en éliminant Fred et nous donnent un bon coup de pouce. On arrive à 8 contre 5, on se dit que le tapis rouge est déroulé pour éliminer les rouges un par un. Malheureusement, il y a Vincent qui est arrivé et qui a trahi sa famille, les gens qui l’ont emmené jusque-là, je ne peux pas dire le contraire. Ça a été le tournant de l’aventure, on ne s’attendait pas à cela mais c’est le jeu.

Au moment de sortir, difficile de faire un pronostic pour la suite, tellement les rebondissements sont nombreux ?

Je n’ai pas de coup de cœur pour les gens qui restent, après il y a des affinités, il y a des gens que j’apprécie, Arnaud, Jonathan sont des gens hyper biens, ils m’ont tendu la main quand je n’étais pas bien. Après, il y a Flavio avec qui j’ai débuté l’aventure mais, malheureusement, il ne s’est jamais trop imposé dans sa stratégie, on ne sait pas ce qu’il vote. Je lui ai reproché et, à juste titre, je ne suis pas le seul à l’avoir fait. Après, j’apprécie bien aussi Maxine, je suis tombé en binôme avec elle, je n’étais pas un cadeau à ce moment là de l’aventure et elle ne m’a jamais montré qu’elle était déçue, elle ne m’en a jamais voulu, je trouve ça très bien de sa part et je m’en suis excusé aussi. Après, cette épreuve à deux était aussi une bonne partie de rigolade, ils voyaient bien que je n’étais pas un cadeau, je le montrais bien pour Laetitia et Vincent et on a bien rigolé quand même.

Pour terminer, en bouclant la boucle, si l’on revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incité à candidater à « Koh Lanta » ?

J’ai voulu faire « Koh Lanta » pour déjà me défier personnellement, pour me lancer un défi. Aussi parce que mon papa est gravement malade, il est atteint de la maladie de Korsakov, il était tombé malade à 48 ans, je trouve que c’est très très jeune, à 48 ans sa vie s’est arrêtée pour moi, je me suis toujours dit que je vivrais ma vie plus celle qu’il n’a pas vécue. Quoi de plus beau que de croquer la vie à pleines dents et de faire « Koh Lanta », un très très beau défi. Voilà, après je me suis dit que j’avais eu pas mal de difficultés à l’école, moi qui suis dyslexique, à « Koh Lanta », j’ai voulu montrer que, quoi qu’il arrive, on était tous sur le même pied d’égalité, que l’on soit chef d’entreprise, chômeur, chauffeur poids lourd ou professeur d’école voire élagueur, on était tous pareils. Là-bas, il n’y a pas de chef d’entreprise, il n’y a pas quelqu’un qui est plus grand que l’autre, c’est aussi ce que j’ai apprécié sur « Koh Lanta » : on y va, on est tous à égalité et c’est « que le meilleur gagne ». Ce ne sont pas toujours les plus intelligents ou les plus doués à l’école qui réussissent à « Koh Lanta » et c’est ce que j’aime.

Merci, Thomas, pour toutes vos réponses !

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Un Si Grand Soleil : Coline Ramos Pinto évoque Kira, son personnage dans la série à succès de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

@ Fabien Malot

 

Bonjour Coline,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez rejoint l’aventure « Un Si Grand Soleil » il y a déjà quelques mois maintenant. On imagine, à titre plus personnel, le plaisir et la joie que ce doit être de faire partie de cette belle famille artistique ?

C’est vrai que, au début, quand j’ai appris que j’étais prise, cela a été énormément de joie et je me souviendrai toujours de la directrice de casting, au téléphone, qui me dit « tu es sûre que tu es contente ? ». J’étais tellement choquée que je n’arrivais pas à exprimer à quel point j’étais contente. C’est ma première expérience, j’ai attendu de longues années. C’est un vrai vrai plaisir. Parfois, encore aujourd’hui, je ne me rends pas tout à fait compte de la chance, tout simplement. Il y a le avant où je me dis que ce qui va se passer est incroyable et le pendant où j’ai vraiment la tête dans le travail, et où je ne me rends pas du tout compte de ce que je suis en train de faire. Mais c’est formidable, j’adore.

Vous y interprétez le personnage de Kira. Avec vos propres mots, comment la décririez-vous ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Kira, pour moi, est clairement un animal sauvage. C’est un chat des rues qui se ballade et qui, évidemment, est difficile à approcher. Quand on arrive à s’en approcher, c’est là qu’on découvre (derrière sa carapace) une adolescente plutôt tendre. Quand elle est attachée, elle ne fait pas semblant. Il faut quand même rester prudent et ne pas la brusquer sinon, elle prend la fuite. Après, voilà, c’est un personnage, au début, que je trouvais vraiment à l’opposé de moi-même, elle est brute de décoffrage, elle dit tout ce qu’elle pense, elle n’hésite pas à renvoyer les gens, alors que, moi, pas du tout. Au fil du temps, on se rapproche l’une de l’autre, on se ressemble de plus en plus, je dirais que c’est même peut-être plus facile à interpréter. Mais c’est vrai que, au début, c’était hyper intéressant de jouer quelqu’un qui ne vous ressemble pas du tout.

Justement, au moment de l’interpréter, avez-vous ou avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

Au départ, non, pas du tout. C’est justement en commençant le tournage que je me suis aperçue que Kira ressemblait sur beaucoup de point à des personnages de film que j’adorais. Par exemple, « Divines » de Houda Benyamina, où l’actrice principale, Oulaya Amamra, qui joue le rôle de Donia, me fait penser un peu à Kira. Ça m’a fait dire que c’est dans cette direction-là que je devais aller. C’est une fille de la rue, agressive avec tout le monde, un animal sauvage.

En quelques semaines, elle a déjà vécu pas mal de choses. Quel regard portez-vous sur son vécu et son évolution ?

Je porte un regard positif et bienveillant sur elle. Au début, c’était difficile d’être en accord avec ce qu’elle disait mais, aujourd’hui, on la pardonne plus facilement, elle qui fait des erreurs comme tout le monde. En plus, se faire manipuler par quelqu’un est quelque chose qui peut arriver à tout le monde, moi-même je l’ai vécu dans la vie de tous les jours. Elle est quelqu’un comme tout le monde au final.

 

@ Fabien Malot

 

D’ailleurs, regardez-vous les diffusions pour voir le rendu final et ainsi vous en servir sur les tournages suivants ?

En effet, je regarde souvent les diffusions mais je me suis rendue compte que ça n’est pas pour les bonnes raisons. J’ai très souvent une critique négative envers moi-même, et ça ne me sert pas pour m’améliorer. Je pense que ça ne me sert pas plus que ça. Quand les cours de théâtre reprendront, ils m’aideront davantage.

Regarder, c’est bien au début, c’est la première fois que je me vois à l’écran, c’est hyper cool, ça fait bizarre mais, sur le plan du travail, ça ne m’aide pas tant, c’est plus autodestructeur qu’autre chose.

On le sait, le rythme sur une quotidienne est soutenu. A ce titre, avez-vous une méthodologie particulière de préparation en amont ?

Ma technique pour être efficace sur le plateau n’a rien à voir avec le texte, c’est vraiment me défaire du stress. C’est surtout l’hygiène de vie, je ne me couche jamais très tard, depuis que j’ai commencé USGS, c’est sûr que je fais beaucoup moins la fête. Je mange bien, je dors bien, moi qui ai besoin de beaucoup de sommeil et j’ai repris le sport. En ce qui concerne le texte, je le relis toujours trois jours avant pour être sûre de bien le savoir par cœur. Après, c’est vrai que je commence à prendre l’habitude de le remodeler comme je le veux, pour qu’il soit plus facile à dire. Mais, voilà, le gros du travail est plutôt l’hygiène de vie.

Vous qui vivez maintenant cette aventure pleinement de l’intérieur, et même si ce n’est sans doute pas simple à définir, quelles sont, selon vous, les principales raisons de la fidélité des téléspectateurs ?

Je pense que, même s’il y a énormément de personnages, on revoit toujours les mêmes. Et tout simplement, ça me parait logique, les gens s’attachent. C’est une quotidienne, c’est le quotidien, je pense que les gens s’attachent à des choses du quotidien et la série en fait justement partie.

D’ailleurs, quels principaux retours vous fait le public sur Kira ?

J’ai croisé quelques fois des gens dans la rue qui venaient m’adresser la parole et qui étaient surpris de me trouver plus douce que Kira. En fait, les gens ont une vision de Kira, même encore aujourd’hui alors que le personnage a beaucoup changé, de l’animal sauvage. Ça reste encore en tête. Sinon, j’ai eu des retours plutôt positifs. Ça fait plaisir. Après, il y a toujours les gens qui vous connaissent très bien et à qui ça fait bizarre de vous voir à l’écran jouer un personnage.

 

@ Fabien Malot

 

Sans dévoiler de grand secret, on imagine que, dans les semaines à venir, on continuera à suivre Kira dans ses aventures scolaires mais aussi chez Florent et Claire, aux côtés d’Enzo ?

Oui, oui, sa nouvelle vie commence. J’ai hâte de voir moi aussi ce qui va se passer par la suite. Je pense que c’est un personnage qui apporte quand même pas mal de rebondissements.

En parallèle, dans ce contexte peu évident du moment, quels sont vos autres projets artistiques ?

Le contexte fait que je ne peux pas continuer les cours de théâtre, ce que j’aimerais beaucoup car c’est une de mes passions. Je continue par contre les castings. La série me prend la moitié de mon temps, du coup quand j’ai un peu de temps sur Paris, j’en profite pour voir ma famille ou pour rester un peu tranquille à la maison.

Pour conclure, que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre parcours ?

De continuer, même sur d’autres projets, à travailler avec des équipes aussi chaleureuses et bienveillantes que celles de « Un Si Grand Soleil ».

Merci, Coline, pour toutes vos réponses !

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Lisa Jeanpierre évoque sa carrière de sportive de haut niveau ainsi que son projet Intoku !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Lisa,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes internationale française de volley-ball et joueuse dans le club espagnol de La Laguna. Vous qui vous êtes récemment blessée à la cheville gauche, vous n’avez malheureusement pas pu participer au tournoi de qualification aller pour le championnat d’Europe. Comment vous portez-vous ? La guérison se passe-t-elle bien ?

Oui, tout se passe bien. Ca fait maintenant deux semaines que je suis une rééducation au centre sportif de Mulhouse, où, tous les jours, j’ai deux séances de kiné, matin et soir, avec accompagnement physique et je vais à la muscu. Il y a une semaine, j’ai recommencé à toucher le ballon et à faire donc un petit peu de volley.

Ce que j’ai eu, c’était une grosse entorse. Mais la rééducation se passe vraiment bien, on s’occupe vraiment bien de moi. Ça fait deux semaines et j’ai de nouveau des sensations au pied, je peux déjà faire des mouvements et trottiner.

Si tout se passe bien, quand pourrons-nous vous retrouver dans les salles ?

Au mieux, il me reste une semaine et demie, ce qui me permettrait de reprendre en stage avec l’équipe de France à Harnes. Au pire, allez, ce sera au maximum deux à trois semaines. Mais je ne pense sincèrement pas, je me sens vraiment bien, j’ai retrouvé mes sensations avec le pied, l’hématome est parti, tout a désenflé donc on va rester positif et on va imaginer dans la semaine et demie qui vient.

Quels sont vos prochains grands objectifs et principaux défis ?

Tout d’abord, dans moins de deux semaines, il y aurait, comme je le disais, un stage à Harnes avec l’équipe de France. Ce serait aussi, d’une part, d’être sélectionnée pour participer à la Golden League, une échéance européenne pour monter dans le ranking mondial avec les bleues. L’objectif est de revenir en forme pour être sélectionnée sur cette compétition et, par la suite du coup, s’il y a qualification de l’équipe de France pour participer au championnat d’Europe, ce serait d’y participer.

 

 

Si l’on revient à la genèse de votre parcours, comment vous est venue la passion de ce sport ?

Déjà, je n’étais pas dans une famille où il y avait du sport, je n’étais pas du tout dans le monde du volley. En fait, ce qui s’est passé, pour la petite histoire, c’est que j’ai reçu un petit papier dans ma boite aux lettres qui me proposait tous les sports que j’avais dans ma commune. Quand je l’ai lu, je me suis dit que je voulais faire du volley. Je suis donc allée en faire à Kingersheim, mon premier club, à côté de Mulhouse. En fait, j’ai commencé là-bas et je suis tombée amoureuse du volley. J’ai continué, je suis passée par toutes les structures, par tous les pôles, j’en ai fait une passion, je me sentais bien sur le terrain, je me sentais vibrer, je me sentais heureuse sur le terrain, du coup j’ai continué. C’est donc venu par hasard un peu, j’ai choisi de faire du volley mais j’ai été surprise que ça m’ait autant plu et que ç’ait pu devenir un métier aujourd’hui.

Selon vous, quelles sont les principales caractéristiques attendues à votre poste de réceptionneuse attaquante ?

La réceptionneuse-attaquante fait à peu près tout, elle sert, elle réceptionne, elle défend, elle attaque et elle bloque. Elle a un rôle quand même assez important dans l’équipe, c’est celle qui va stabiliser la réception mais qui va aussi mettre les points. En fait, elle est un peu importante sur tous les domaines donc je qualifierais mon poste en fait comme une joueuse omniprésente, multitâches. Après, ce qui est vraiment important en tant que réceptionneuse-attaquante, c’est justement la réception. D’où son nom. Ensuite, il faut mettre les points derrière. Le rôle est donc de stabiliser la réception puis de marquer les points. 

Vous allez avoir bientôt 22 ans mais votre parcours est déjà bien rempli. Quel regard portez-vous justement sur votre début de carrière ?

Je suis contente de mon parcours jusqu’à présent. J’ai eu de bons moments, des moments difficiles, je suis passée par plein plein d’expériences mais qui m’ont toujours beaucoup apporté. Cette année, je suis allée en Espagne et, sincèrement, je suis arrivée à un moment où j’ai envie de continuer à explorer encore plus de pays pour avoir plus d’expérience.

J’ai fait partie de l’équipe de France jeunes, du pôle espoirs puis du pôle France. Je suis passée par pas mal de structures qui m’ont appris beaucoup de choses, autant sur le plan personnel que sur celui du volley-ball. Je ne peux être que fière du parcours pour le moment.

 

 

Quels sont, jusqu’à présent, vos plus beaux souvenirs sportifs ?

J’en ai trois, je vais vous faire un top 3J. Déjà, ma participation avec l’équipe de France juniors aux championnats d’Europe. Ensuite, à Mulhouse, ma première entrée en Champions League contre l’équipe italienne de Busto. Et, bien évidemment, ma première sélection en équipe de France A, notamment le moment où j’ai chanté ma première marseillaise avec cette équipe.  

Sans dévoiler de grand secret, on imagine que la pratique de ce sport de haut niveau nécessite un rythme d’entrainement particulièrement intense et soutenu ?

Oui, c’est clair. Il n’y a pas un jour où l’on ne fait pas de volley. C’est, en plus, une combinaison entre le travail physique intensif et le travail plus technique du volley. En général, en semaine, j’ai une heure de muscu puis un entrainement le matin et un autre le soir, pour une durée de deux heures et demie à trois heures. C’est vrai que c’est un rythme assez difficile parce que, en plus, le week-end, on a les matchs. On a donc un seul jour de repos, le dimanche. Donc, oui, c’est intensif mais aussi, avec le temps, en faisant ça tous les jours, on prend le rythme, on s’adapte facilement. Le début de saison est toujours difficile mais, avec le temps, en fin de saison, on est au top et on se sent beaucoup plus fraiche et beaucoup plus adaptée en fait à l’intensité des entrainements. 

Dans les dernières minutes d’avant rencontre, juste avant de sortir du vestiaire, avez-vous un rituel particulier, sinon une méthodologue type de préparation ?

J’adore la méditation donc j’en fais une petite avant même de venir dans le vestiaire. J’aime bien écouter de la musique, j’aime bien me concentrer aussi. Mais, dans le vestiaire plus particulièrement, j’aime bien parler avec les filles, j’aime bien partager, en fait je ne suis pas forcément dans ma bulle, je regarde bien évidemment mon plan de jeu mais j’aime bien être avec mes copines. Vous savez, nous les filles, on se prépare, on s’attache les cheveux, on est un peu plus coquettes donc on a des moments, dans le vestiaire, plus intimes et j’aime bien partager, en musique, en rigolant. Pour enlever le stress, la pression et pour pouvoir arriver sur le terrain avec le sourire, afin de passer un bon moment parce que c’est ce qu’il y a de plus important finalement.

 

 

Comment qualifierez-vous la place du volley-ball dans notre pays, comparativement notamment à ce que vous pouvez connaitre en Espagne ?

Je pense que, médiatiquement, c’est pareil. Je vois juste certains différences sur le fait que, maintenant, les matchs en Espagne sont diffusés sur Youtube donc tout le monde peut les regarder. Alors que, en France, il faut s’abonner et donc payer. Il y a plus aussi, peut-être, de journalistes en Espagne, de pages facebook ou Instagram qui publient les résultats. On va dire que l’on peut plus nous voir sur les réseaux sociaux en Espagne. Après, je pense que la place du volley, en tant que sport, est plus importante en France. Je suis à Tenerife, ville où il y a beaucoup de beach-volley-ball. Là-bas, mon sport est donc super connu, les gens nous reconnaissent dans les rues de l’ile, on a une certaine notoriété mais, dans l’ensemble de l’Espagne, non, pas forcément.

Quelles seraient vos envies sportives sur le moyen et sur le long termes ?

Sincèrement, à long terme, j’aimerais pouvoir avoir plusieurs expériences dans plusieurs pays. Maintenant que j’ai quitté la France, je me suis rendue compte que, en Espagne, il y avait tout une autre culture, même en termes de personnes en général, pas forcément uniquement dans le volley. Il y a des choses à apprendre de toutes les cultures donc je trouverais sympa de pouvoir choisir des expériences dans d’autres pays pour voir comment ça marche avec le volley mais aussi comment sont les gens autour de nous, juste connaitre plus de cultures en fait.

A long terme, bien évidemment, il y a les JO. C’est un objectif qui est toujours là et qui arrive d’ailleurs très très vite. C’est le plus gros de mes objectifs. Jusqu’à là, j’aimerais y arriver en changeant justement de culture et en ayant différentes expériences dans différents pays. Parce que je pense que c’est comme ça que l’on construit aussi une joueuse.

 

 

Il y a quelques jours, on a pu vous retrouver derrière le micro pour commenter une rencontre. Comment s’est passée cette première expérience ?

J’ai adoré être commentatrice, j’ai vraiment passé un bon moment. En plus, j’étais avec Xavier Richefort qui commente tous nos matchs donc je l’ai entendu, je l’ai vu à la télé ou même quand j’étais sur le terrain pour jouer. Donc c’était vachement marrant en fait d’avoir cette expérience-là. Ça m’a permis aussi d’être près des filles, de pouvoir les voir, de discuter avec elles, je n’étais pas trop en dehors de la bulle de l’équipe de France. C’est quelque chose qui m’a plu, j’ai vu aussi les coulisses d’un match de volley-ball, les choses qu’une joueuse ne peut pas forcément voir. C’était super intéressant, c’était super bien, j’ai adoré.

Vous donne-t-elle peut-être l’envie de la renouveler ?

Oui, pourquoi pas. Après, je vais continuer ma petite carrière de volleyeuse. Peut-être une reconversion pour plus tard ? Mais si, maintenant, on me propose de commenter par exemple un match de l’équipe de France garçons ou autre et que je ne suis pas sur les terrains, bien sûr que j’accepterais car c’est quelque chose que j’ai apprécié faire.

En parallèle, vous avez développé un projet avec une amie, Blanca Izquierdo, autours du « Intoku ». Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

J’ai créé cela avec une amie que j’ai rencontrée à Tenerife. On est en train de commencer, c’est tout nouveau, on s’est mises sur les réseaux sociaux, on est en train de développer un site web, on est en train de créer également tous nos contenus. Notre projet est de créer une assistance envers les joueurs d’abord de volley puis les sportifs en général, pour les accompagner mentalement et psychologiquement, comme des coachs mentaux mais également des coachs spirituels.  On aimerait combiner ces deux choses parce que l’on pense que le mental est quelque chose que l’on peut contrôler mais que c’est aussi une façon de voir les choses. La spiritualité et la psychologie sont deux choses qui pourraient très bien marcher ensemble, c’est ce que l’on aimerait faire avec mon amie. Sachant que je fais des études en psychologie, qu’elle est journaliste et que, aussi, elle a un master dans un cursus psychologique et spirituel.

 

 

Donc c’est un projet qui va permettre de suivre et d’aider les joueurs, les sportifs avant de toucher à l’ensemble de la population, dans des cas de vie différents, pour des problèmes de cœur ou pour accompagner après la perte d’un être proche par exemple. On aimerait donc aider ces personnes mais à travers une association, où l’on va pouvoir partager des expériences de grands sportifs, des expériences de vie, où on va parler des fois de choses qui nous dépassent, des émotions.

On va essayer de véhiculer aussi la méditation dans le sport, en fait c’est un projet qui pourrait aider notamment les sportifs à performer, en étant accompagnés psychologiquement, mentalement, à travers différentes méthodes, que l’on n’utilise pas forcément aujourd’hui, qui sont aussi parfois tabous.

Où en êtes-vous du développement de ce projet ?

Vous pouvez déjà nous suivre sur les réseaux sociaux, sur Instagram, Facebook ou Twitter. C’est toujours le même nom, ça s’appelle « Intoku ». Pour le moment, on poste déjà des contenus qui peuvent aider les personnes, les intéresser. Sur du long terme, je pense que, dans les trois à quatre mois qui viennent, il y aura quelque chose de fixe, avec même des prises de rdv, si les personnes veulent parler avec nous, veulent avoir des consultations avec les sportifs. A date, on est déjà sur Youtube aussi, on partage tous nos contenus là-dessus, notamment les vidéos et interviews que l’on a ou que l’on va avoir de joueurs importants. Je sais que l’équipe de France garçons est présente là où je fais actuellement ma rééducation, donc je vais essayer de les interviewer.

Ce projet est sans doute très complémentaire de votre parcours de sportive de haut niveau ?

Oui, je dirais même que l’un pourrait permettre à l’autre de bien fonctionner. C’est-à-dire qu’une bonne préparation mentale, un psychisme sain permettent bien évidemment d’être performant. Le problème que l’on a beaucoup dans le sport est que l’on est assez contrôlés par notre ego, on passe par des moments compliqués pendant les matchs, on doute, on a des pertes de confiance. On peut dès fois passer par des structures compliquées, rencontrer des gens qui ne nous traitent pas forcément bien en tant que sportif. On peut aussi faire face à du sexisme. En fait, on peut avoir plusieurs problématiques en tant que sportif et ce sont des choses, en plus de la charge intense que l’on a physiquement, que l’on accumule, auxquelles on ne fait pas forcément attention et qui se ressentent en fait sur le terrain. C’est pour cela qu’il y a des blessures, c’est pour ça qu’il y a des burns out, ce sont des choses dont on ne parle pas forcément mais chaque grand sportif est passé par là.

Ce que l’on aimerait faire, c’est dire qu’il est possible d’être accompagné ou, même, qu’il est possible avec certaines pratiques de développement personnel, de s’améliorer là-dessus et d’éviter ces problèmes, ces blessures, ces petits moments compliqués qui se passent. Il est possible d’améliorer la performance, il est possible de s’adapter à toute situation, qu’elle soit bonne ou mauvaise.

 

 

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite de vos parcours ?

On peut me souhaiter que les choses aillent bien. Vous pouvez me souhaiter d’être heureuse dans le volley et de pouvoir aboutir mon projet. On verra avec le temps si ça se passera bien. On peut me souhaiter d’être bien, d’être toujours positive, de toujours entreprendre des choses.

Merci, Lisa, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Laetitia évoque son élimination lors des destins liés !

Publié le par Julian STOCKY

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

 

Bonjour Laetitia,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vendredi dernier a été le théâtre de votre élimination de « Koh Lanta », à l’issue des destins liés. A titre personnel, comment avez-vous vécu la diffusion des images de cet épisode ? Vous a-t-elle rappelé certains souvenirs et certaines émotions ?

A vrai dire, j’ai très bien vécu la diffusion puisque c’est un de mes meilleurs épisodes sur la saison. On a trop rigolés avec Vincent, on s’entend très bien en dehors et, du coup, on était trop fiers. Car c’était un de mes objectifs aussi de trouver un collier. Du coup, pendant cet épisode, je me sentais détendue avec mon collier, je me croyais intouchable. Après, « Koh Lanta » est un ascenseur émotionnel, ça change vite, c’est comme la météo là-bas en Polynésie. Je passe une super journée, arrive le conseil, j’ai cherché le collier depuis le premier jour sur l’ile, j’arrive à le trouver et on me l’enlève en trente secondes. Là, c’est violent en fait, j’ai mon cœur qui palpite à bloc, je suis frustrée, je ne sais pas, c’est indéfinissable. Après, c’est le jeu mais je ne comprends pas non plus Lucie, on était potes de galère, du coup ça me fait mal au cœur pour ça aussi. C’est toujours ma pote car ce n’est qu’un jeu mais ça serait venu d’un Thomas rageur ou de quelqu’un que j’appréciais moins, ça m’aurait fait moins mal au cœur je pense. Voilà, du coup ça met fin à mon aventure alors que je suis hyper en forme à ce moment-là du jeu, je me vois déjà arriver à l’orientation et aux poteaux. Ça me coupe l’herbe sous les pieds mais c’est la règle, c’étaient les armes secrètes. Après, comme je le dis, dans la vie de tous les jours, on m’appelle le chat noir, j’ai attrapé deux boules noires, là j’attrape le bracelet noir… la malchance on va dire.

C’est d’autant plus frustrant que, tout au long de la journée, Vincent et vous aviez parfaitement joué la « comédie » auprès des autres aventuriers, faisant croire à votre tristesse de partir le soir même….

Après, c’est justement ça qui est bien, on s’est pris au jeu, on a joué la comédie comme vous dites. En plus, ça a super bien marché, tout le monde nous a crus, on en a rigolé, on se voyait dans la forêt, on se disait « je joue trop bien, tu joues trop bien ». Voilà, après il y avait un Thomas rageur, le but de « Koh Lanta » est de ne jamais dire que l’on a un collier, j’ai attendu avant de le dire à Vincent, j’avais un peu peur qu’il fasse des boulettes, un peu comme il a fait avec l’arme secrète. J’ai surtout attendu l’épreuve d’immunité car, sportive que je suis, j’aurais préféré gagner sur l’épreuve de sport. Je ne voulais pas qu’il se déconcentre, c’est pour cela que je ne le lui ai pas dit mais j’ai vite vu que, le pauvre, il faisait très chaud, il était épuisé, je n’ai pas voulu jouer avec ses nerfs trop longtemps ou sa forme physique. Du coup, je lui ai dit mais parce que l’on était en binôme. Si j’avais été toute seule, je ne l’aurais dit à personne bien sûr. Dans « Koh Lanta », il ne faut rien dire….

Si l’on revient justement à ces quelques jours en destins liés, comment aviez-vous réagi à l’issu du tirage au sort vous désignant Vincent comme binôme ? Le fait d’être deux ex-jaunes était-il, selon vous, davantage une opportunité ou une contrainte ?

En fait, sur le moment, c’était ou Jonathan ou Vincent. Je m’entendais bien avec Vincent, je n’ai même pas réalisé que c’était dangereux, je ne suis pas du tout stratège, je n’ai même pas réalisé que l’on était deux jaunes. Après, quand Thomas a commencé à dire que le sort était bien fait, ça m’a mis la puce à l’oreille et je me suis dit, c’est vrai, on est deux jaunes, ça va être compliqué, il va falloir chercher ce collier, il va falloir trouver un moyen de se sauver. J’y croyais toujours dans « Koh Lanta », je me disais à chaque fois que ce n’était pas possible, que ça ne s’arrêterait pas là.

Après l’épreuve de confort, sur le camp, je me rends compte, avec un Thomas haineux, qui veut juste se venger, que c’est compliqué. Donc ça me motive encore plus dans mes recherches, pour me dire qu’il faut vraiment que je donne tout, afin de ne pas avoir de regret. Pour essayer de sauver ma peau et celle de Vincent aussi.

D’ailleurs, quel regard portez-vous sur ce qui s’est passé après la réunification, où l’équipe des ex-jaunes, pourtant majoritaire, se réduit petit à petit ?

En fait, je pense que, dans les jaunes, il y avait toujours ce quatuor fort de Shanice, Thomas, Myriam et Mathieu, ils n’ont pas vécu la même première partie d’aventure que nous. Au final, on était autours, on ne s’entendait pas forcément tous très bien, on avait moins d’affinités on va dire, du coup ils ne se sont jamais mis, avant la réunification, dans une position de : je peux sauter au conseil, je suis en danger. Ils n’ont jamais vécu ce que j’ai vécu à plusieurs conseils, où je me suis dit que j’étais en danger et pleine de frustration. Ils se sentaient forts. Après la réunification, il y a eu ce coup de maitre de Vincent. Je n’ai pas eu le courage de le faire, je me suis dit que, si je sortais un membre des jaunes, je sortais en suivant. Donc j’ai pensé à aller plus loin dans le jeu moi. Vincent a fait de bonnes choses, même si, moi, je n’aurais pas voté Shanice car j’avais plus d’affinités avec elle. Mais je trouve qu’il nous aide, dans cet acte, à nous affirmer, ça se voit dans les épisodes qui suivent, je suis une autre Laetitia donc merci Vincent !

Plus généralement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Ça reste le totem, le soulever et, surtout, être immunisée, ne pas se sentir en danger au conseil. On peut enfin voter à l’affect et au mérite, moi qui n’avais pas de stratégie. Voilà, j’ai pu enfin me « rebeller », voter en mon âme et conscience, avec ce plaisir d’être intouchable et d’être fière de soi parce que l’on a gagné une épreuve. Derrière, on pense que l’on peut en gagner plusieurs, ça donne des forces mais bon, voilà, après je ne pouvais pas me douter de la suite. Mais ça m’a reboostée, c’est vraiment le meilleur moment, je me suis lâchée à partir de cette victoire.

 

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

Au quotidien, sur le camp, quelles tâches aimiez-vous tout particulièrement faire ?

Il faut savoir que je suis quelqu’un de super active dans la vie de tous les jours. Je bouge tout le temps donc il n’y avait pas un jour où je ne faisais rien. J’allais chercher du bois, j’adorais chercher le bois, vider le poisson et ouvrir la noix de coco. Tout ce qui était physique en fait parce que j’ai besoin d’évacuer toute mon énergie. Je savais que, si je ne faisais rien, j’allais m’ennuyer donc j’ai fait un peu de tout sur le camp. Dès fois, on ne me voit pas à l’image parce que je suis en train de faire quelque chose dans la forêt. Et je fuyais aussi les stratégies parce que j’étais mal à l’aise à chaque fois qu’il y en avait. Je faisais mon petit bout de chemin, je le faisais pour mon équipe aussi mais également pour mon bien être personnel.

A l’inverse, qu’est-ce qui était le plus difficile à appréhender et/ou à supporter ?

Niveau de la survie, franchement, je me suis adaptée vite. Au début, c’était la faim, quand on n’a pas l’habitude de peu manger, on a des crampes d’estomac pendant trois jours, c’est normal puis on s’habitue et le corps aussi. Le pire que l’on ne pouvait pas maitriser, c’était la météo. Quand on se couchait et que l’on prenait de grosses averses la nuit, avec une cabane pas étanche, on était mouillés et on avait très froid. On faisait avec mais c’était compliqué quand même psychologiquement.

Au début de l’aventure, vous étiez co-capitaine, avec Aurélien, de l’équipe des jaunes. Comment aviez-vous vécu et appréhendé ce rôle ?

Sur le moment, je suis très fière parce que j’arrive dans « Koh Lanta » et, d’entrée, je finis second de la première épreuve avec Aurélien. Sportivement parlant, ça me met en confiance, je suis trop contente. Après, arrivée sur le camp, je me rends compte que je ne suis pas un leader de jeu, sauf quand c’est un terrain que je maitrise, comme les sports co, le foot et le rugby. Là, c’étaient des gens que je ne connaissais pas, dans un milieu compliqué, du coup j’ai vite vu que Aurélien prenait beaucoup de place, qu’il était très pédagogue, qu’il en savait beaucoup. Moi, j’étais plutôt quelqu’un de terrain, une femme active, du coup j’ai senti qu’il avait pris beaucoup de place et que je n’étais pas forcément écoutée. Au début, j’ai essayé de donner des idées, après j’ai arrêté parce que j’ai senti que l’on n’écoutait qu’Aurélien. Là, ça m’a frustrée, c’est pour cela que, à un moment donné, je me renferme et que je suis plus discrète. Ce moment-là était dur, il me tardait juste une chose, c’était d’arriver à la réunification pour voir les rouges et pouvoir m’épanouir avec d’autres personnes arrivées sur le camp. J’ai pris mon mal en patience, finalement je me dis que ce n’était pas une mauvaise méthode puisque j’étais la dernière capitaine à sortir. Ce n’était pas une mauvaise stratégie…

A ce stade-là de l’aventure, comment voyez-vous la suite ? Pleine de rebondissements sans doute encore ?

Je ne souhaite de mal à personne mais c’est sûr que je sors avec la boule au ventre, j’ai mal au cœur contre Lucie, même si, comme je vous le dis, aujourd’hui on s’entend très bien. Et Thomas m’a rendu la journée de l’épisode huit infecte, avec sa haine surdimensionnée. Je ne souhaite voir partir personne mais on va dire que, à ce stade-là du jeu, celui que j’aimerais le plus voir partir, c’est Thomas. Parce que, vraiment, à mon égard, il a été insupportable. Mais je ne suis pas quelqu’un d’haineux, le temps m’a fait penser différemment.

Après, si tous les aventuriers sont là à ce stade du jeu, c’est qu’ils méritent tous d’aller sur les poteaux. C’est beau déjà d’être dans les huit derniers.

Pour terminer et boucler la boucle, si l’on revient à la genèse de votre aventure, quelles principales motivations vous ont incitée à postuler à « Koh Lanta » ?

En fait, dans la vie, je suis casse-cou, je n’ai peur de rien, j’ai un très gros mental, du coup je voulais me mettre dans une situation difficile pour voir comment j’allais réagir et si j’allais surmonter tous ces obstacles de « Koh Lanta ». Je suis quelqu’un de bricolo parce que je travaille dans le muti services, je voulais voir si mon savoir du travail allait me servir sur « Koh Lanta » et si j’allais m’en sortir. Pour moi, « Koh Lanta », c’était le sport où je me débrouille pas mal, la nature que j’adore, ce n’étaient que des choses où je pouvais me sentir bien. En fait, je voulais repousser mes limites pour, personnellement, pouvoir être fière de moi. Je voulais gagner confiance en moi aussi. Je voulais voir si tous mes points de faiblesse dans la vie allaient, dans des milieux difficiles, devenir mes points forts.

Merci, Laetitia, pour toutes vos réponses !

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Un Si Grand Soleil : Constantin Balsan évoque son arrivée dans la série à succès de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Constantin,

Quel plaisir deffectuer cette interview avec vous !

Vous avez rejoint laventure « Un Si Grand Soleil » il y a peu. On imagine votre joie et votre plaisir de faire partie de cette belle famille artistique ?

Oui, complètement ! Cest exactement ce que je me suis dit en arrivant en fait. Il y a un peu cette notion de famille artistique quand on débarque chez eux, on est super bien accueilli, tout le monde vient, se présente. Il y a beaucoup de monde, cest une grosse machine quand même, on est forcément un peu perdu au début mais, très vite, on se sent à laise, tout le monde est hyper bienveillant, hyper accueillant donc j’étais forcément ravi dintégrer l’équipe. Après, je ne connaissais pas très bien la série, jen avais un peu étendu parler et, en fait, quand je my suis forcément un peu plus intéressé lorsquon ma proposé des essais, jai trouvé cela très bien fait, jai trouvé que c’était travaillé. A partir de là, jai commencé à me battre pour le rôle et jai fini par lavoir.

Vous y interprétez le lieutenant Yann Cross. Avec vos propres mots, comment le présenteriez-vous ?

Cest un homme avec des failles, qui a dû souffrir dans son passé et qui, aujourdhui, se lance à corps perdu dans son travail, donc dans ses enquêtes. A mon sens, cest une nécessité pour lui. Cest un personnage assez mystérieux. Quand je suis arrivé, on ma dit que cest une force très tranquille. Il a ce côté d’être à fond dans ses enquêtes et, de lintérieur, on sent quil se retient souvent, quil est sur la réserve donc il est très doux en extérieur, malgré un mal-être à lintérieur.

Au moment de son interprétation, avez-vous ou avez-vous eu des sources particulières dinspiration ?

Non parce que, en général, quand je suis face à un personnage, je rêve tout seul dessus en fait. Je me sers de cela comme support. Donc je ne suis pas allé chercher ailleurs. 

Avant de rejoindre le plateau de tournage pour la première fois, vous étiez vous (re)plongé dans les épisodes en cours de diffusion, non pas pour maitriser lintrigue mais pour vous imprégner pleinement de latmosphère artistique ?

Je ny ai même pas pensé. Je me suis laissé la surprise totale de découvrir sur le moment parce que je pense que cest avant tout cela notre métier, en tant quacteurs. On fait avec ce qui est en train de se passer, on profite du moment présent. En général, en ce qui me concerne, mon travail est dabord le texte et lintrigue, lhistoire (quest-ce que je fais là ? qui je suis ?). Tout le reste, moins je le contrôle, mieux je me porte.

 

 

Dailleurs, vous regardez-vous à limage lors de la diffusion pour apporter ensuite d’éventuelles petites modifications dans votre jeu ?

Oui, bien sûr, je regarde, mais pas tout. Je trouve ça plutôt bien. Je retrouve en tout cas ce côté force tranquille dont on mavait.

Face au rythme de tournage soutenu sur une quotidienne, quelle est votre méthodologie de préparation ?

Plus le temps passe, plus je me sens à laise. Je viens vierge de ce style dexercice et tout saffine au fur et à mesure.

A ce titre, quels premiers retours (internes ou des téléspectateurs) avez-vous déjà pu avoir sur votre personnage ?

Il y a des gens qui m’écrivent sur Instagram et je suis très touché que lon prenne le temps de le faire. Ça me fait très plaisir. Quand je peux, quand jai le temps, évidemment je réponds. Cest assez plaisant de pouvoir échanger car cest aussi ça notre métier. Je viens essentiellement du théâtre où je suis habitué à avoir le retour à la sortie du public, qui nous attend pour nous dire ce quil a adoré et ce qui n’était pas terrible. Il y a un échange qui est super et qui mintéresse énormément. Donc, de pouvoir avoir ces retours par les réseaux sociaux est hyper plaisant, ça maintient la relation.

Sans dévoiler de grand secret, on peut penser que, dans les jours et semaines à venir, on verra votre personnage de plus en plus régulièrement à lantenne ?

Oui, cest ça. Comme je suis arrivé il y a un peu plus de deux mois, ce que jai commencé à tourner alors est diffusé en ce moment. Je suis l’élément au centre de lintrigue, sur une grosse enquête, dont je ne peux évidemment pas révéler tous les tenants et aboutissants. Jai beaucoup de jours de tournage, je suis très content davoir un personnage qui évolue et qui intègre bien lhistoire ainsi que la famille policière de « Un Si Grand Soleil ».

Vous qui vivez à présent cette aventure de lintérieur, et même si ce nest sans doute pas évident à définir, quelles sont les principales raisons qui expliquent la si belle fidélité des téléspectateurs ?

Les énergies de tout le monde convergent dans lidée de vouloir vraiment faire quelque chose de bien. Tout le monde, je pense, se sent bien et a envie de faire bien. Donc, quand des énergies positives se cumulent et vont dans le même sens, ça crée des bonnes choses. Donc j’imagine que quand on voit que quelque chose est fait avec conviction, cest séduisant donc on a envie de regarder.

En parallèle, quels sont vos autres projets artistiques du moment ?

« Mein Bruder », écrit par Grégory Amsis et mis en scène par Olivier Macé, est un projet théâtral que lon a commencé juste avant le premier confinement. Je nen sais pas spécialement plus pour linstant. Ca raconte lhistoire de deux frères que tout oppose, pendant la montée de lAllemagne nazie. Cest daprès une histoire vraie qui est celle des frères Heydrich.

Pour conclure, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure « Un Si Grand Soleil » ?

De prendre toujours autant de plaisir à ce que je fais. En ce qui concerne Yann Cross que lon raconte d’où viennent ses failles.

Merci, Constantin, pour toutes vos réponses !

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