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Le médias blog de Julian

Christine Lemler, comédienne, nous présente son actualité et ses projets !

25 Août 2015 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

Christine Lemler, comédienne, nous présente son actualité et ses projets !

Bonjour Christine,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche, à la Comédie Caumartin, de la pièce « Ma belle-mère, mon ex et moi ». Pour commencer, pourriez-vous nous raconter l’histoire de la pièce ? Quel en est le contenu ?

Nous avons débuté les représentations parisiennes le 24 septembre l’année dernière et nous espérons y être à l’affiche un long moment encore.

L’histoire se déroule dans l’appartement de Julien, interprété par Olivier Benard ou Franck Leboeuf. Il est un présentateur de télévision à qui tout réussit, gagnant beaucoup d’argent et collectionnant les conquêtes féminines. Il est même accompagné d’un homme à tout faire, en charge notamment de son emploi du temps.

Tout va pour le mieux, jusqu’au jour où revient son ex belle-mère. En forte difficulté financière, elle va essayer, par tous les moyens, de soutirer de l’argent à son ex-gendre. Semant alors la pagaille. Pour y parvenir, elle va se servir de tout et de tout le monde, même de sa fille que j’interprète avec plaisir.

Zoé, mon personnage, avait quitté Julien pour un autre, mais s’est rendu compte ensuite être toujours amoureuse de son ex-mari. Elle va donc tenter de le récupérer.

2/ Vous y interprétez le personnage de Zoé, bien décidée à reconquérir son ancien mari. Qui est-elle exactement ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Elle a une admiration sans borne pour sa maman. De plus, Zoé subit tout le monde et se fait aussi manipuler.

Je dirais que c’est une gentille fille.

3/ La pièce connait un franc succès depuis plusieurs mois maintenant. Quelles en sont, selon vous, les principales clés artistiques ?

C’est une comédie de boulevard, sans prise de tête. Je crois que les gens ont besoin de rire, dans une période sociétale compliquée. Notre pièce est une bouffée d’air frais.

Notre quatuor fonctionne à merveille et les spectateurs le ressentent. Ils sont d’ailleurs très nombreux à nous le faire remarquer à l’issue des représentations.

Nous sommes très heureux, le public se lâche et rit. Certains spectateurs reviennent même pour revoir la pièce.

Avant de débuter sur Paris, nous avions effectué une première tournée, en 2012. Les salles étaient complètes sur l’ensemble des villes et le gens prenaient plaisir à venir nous voir. Incitant les directeurs de théâtre à nous solliciter. Ce qui nous avait alors permis de lancer une seconde tournée l’année suivante.

Avec notamment un mois de représentations au Trianon de Bordeaux, un public pas toujours évident à conquérir. Ce fut un réel succès et nous avons même eu la chance d’avoir M. Alain Juppé comme spectateur.

Nous nous sommes accrochés, tout n’a pas systématiquement été simple et cette belle aventure se poursuit encore aujourd’hui.

4/ La distribution est alternante sur la pièce. Cela implique-t-il des adaptations particulières selon les partenaires avec lesquels vous jouez ?

Pas du tout. C’est une comédie de boulevard, nous permettant donc d’apporter des évolutions et d’aller plus loin que la démarche initiale. Les personnages s’adaptent à la personnalité de chacun et à la façon de jouer du comédien.

Les spectateurs qui ont déjà vu notre œuvre à plusieurs reprises nous disent avoir l’impression systématique d’assister à une autre pièce.

Nous rigolons toujours autant et prenons un plaisir énorme. Quelques surprises viennent aussi agrémenter l’ensemble.

5/ Revenons quelques instants à ces derniers moments avant de monter sur scène, lorsque le rideau est encore fermé mais que vous entendez le bruit de la salle. Quel est alors le sentiment qui prédomine en vous : l’excitation de retrouver le public ? ou l’angoisse, bien compréhensible, d’une nouvelle représentation ?

Ecouter le bruit de la salle avant la représentation procure un sentiment génial. D’ailleurs, entendre les spectateurs échanger entre eux avant l’ouverture du rideau est souvent le signe d’une bonne salle et d’un bon public. Les gens vont sans doute se lâcher et rire facilement.

A l’inverse, lorsque l’ambiance est très calme, l’on s’attend à un public plus difficile à emmener avec nous.

Nous, comédiens, venons au théâtre le sourire aux lèvres, heureux de faire ce beau métier et impatients de retrouver les spectateurs. Nous avons la chance de faire un métier formidable et de l’exercer avec bonheur et passion.

Bien entendu, une petite appréhension personnelle existe toujours avant de monter sur scène. Car le public est différent chaque soir et que nous sommes nous-mêmes dans un état et une condition autres chaque jour.

Nous avons effectué plus de 300 représentations et, très honnêtement, je ne pensais pas initialement avoir encore ce petit stress après autant d’expérience sur la pièce.

A l’inverse, cela permet une remise en question permanente. Il s’agit là, je crois, d’une autre clé du succès de cette pièce : nous ne fonctionnons jamais sur des acquis. Nous essayons en permanence de nous améliorer.

6/ De façon plus générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ?

Nous espérons jouer jusqu’en décembre à Paris, avec les retours de Franck Leboeuf et de Sylvie Huguel fin septembre. Une nouvelle tournée est ensuite prévue avec le même quatuor, à partir de janvier 2016, pendant cinq mois.

Pour autant, les représentations parisiennes ne s’arrêteront pas, Olivier Benard et Sonia Dubois notamment reprenant alors leur rôle respectif.

En parallèle, j’ai très envie de participer à de beaux projets en télévision, avant, pourquoi pas, de repartir dans une nouvelle belle aventure théâtrale. C’est un art vraiment génial !

7/ Pour terminer, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à venir vous voir sur scène à la Comédie Caumartin ?

Vous passerez un bon moment ! Les rires s’enchaînent pendant une heure trente.

Si vous avez envie de vous détendre, venez nous voir sur scène, à la Comédie Caumartin !

Ce fut un plaisir, Christine, d’effectuer cette interview en votre compagnie.

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Séverine Ferrer, comédienne, nous dévoile son actualité et ses projets !

23 Août 2015 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

Crédit photo : Micky Clément
Crédit photo : Micky Clément

Bonjour Séverine,

Quel plaisir d’effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Vous serez à l’affiche, en septembre prochain, au théâtre Dejazet, de la pièce « Je ne veux pas mourir idiot », de Wolinski. Pour commencer, pourriez-vous nous en raconter le contenu ? Quelle est l’histoire mise en avant par l’œuvre ?

Il s’agit avant tout d’une très belle aventure humaine. C’est une histoire d’amitié, permettant de recréer ce beau projet. La pièce avait en effet déjà été jouée en septembre 1968, suite aux évènements du moi de mai de la même année.

L’œuvre est une adaptation, au théâtre, des dessins de Georges Wolinski. La première version avait été créée par une bande d’amis, notamment Claude Confortès à la mise en scène, Georges Beller dans le rôle du jeune ouvrier et Philippe Ogouz.

Suite au décès de Georges Wolinski en début d’année, dans l’attentat contre Charlie Hebdo, tous se sont dits, en se retrouvant place de la République le 11 janvier, qu’il serait génial de remonter cette pièce en hommage à leur ami.

Cette belle aventure est remplie d’amitié et d’humanité, ce qui me ravit.

La pièce évoque les évènements de mai 68, la révolution faite dans un premier temps par les étudiants, rejoints ensuite par les ouvriers. Cette période importante de l’histoire de notre pays continue malheureusement à résonner très fort car la pièce est encore d’actualité.

La jeunesse d’aujourd’hui doit beaucoup à celle de mai 68 et je trouve chouette qu’ils puissent voir cette pièce pour comprendre et vivre l’espace d’un instant ce que leurs ainés avaient connus à l’époque. Pour, pourquoi pas, pouvoir retrouver leur espoir et leur fougue.

2/ Vous y interpréterez plusieurs personnages, dont une étudiante ou bien encore Miss Univers. Qui est cette étudiante ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

La jeune étudiante est celle présente en 68 sur les barricades, avec l’envie de voir le monde changer. Elle est revendicative, avec des valeurs et des notions à défendre. Elle a la force, l’énergie et l’envie de faire bouger les choses.

C’est un rôle qui ne m’est pas étranger car je pense être comme cela dans la vie en plus la thématique de l’œuvre correspond à une période qui m’a toujours fasciné.

3/ Cette pièce est, nous en avons parlé, l’adaptation des dessins de Wolinski. Cela implique-t-il une adaptation particulière, en termes de jeu, de mise en scène ou de lexique notamment, comparativement à une œuvre plus traditionnelle, écrite directement pour le théâtre ?

La pièce est le prolongement de celle interprétée il y a plusieurs dizaines d’années, avec quelques petites modernisations. Notamment en termes de rythme.

Le piège aurait été de vouloir en faire une pièce nouvelle, plus actuelle et plus innovante. Sa force est justement de la garder telle qu’elle était déjà à l’époque, pour rentrer à nouveau dans l’univers de 1968.

4/ Quelles sont, selon vous, les principales clés artistiques visant à plaire au public ?

La pièce n’est pas conventionnelle. C’est une comédie satyrique, à la fois drôle et dénonciatrice. L’œuvre se compose de multiples scénettes, toutes inspirées des dessins de Wolinski. Basculant d’un instant à l’autre, passant d’un colloque à une barricade.

Ce spectacle, complètement atypique, est un joyeux tourbillon. Toutes les scènes sont très fortes et tous les goûts peuvent s’y retrouver. La pièce peut attirer un large public car elle résonne pour tout le monde, le message étant universel.

Le contenu pourrait certes refroidir certains spectateurs potentiels, mais je les incite à venir quand même voir une représentation car ils vont être vraiment surpris. Comme j’ai pu l’être à la première lecture de la pièce. J’avais alors pris une véritable claque : quarante sept années se sont écoulées et j’ai presque envie de dire que nous avons fait un pas en arrière.

5/ Nous sommes à quelques jours des premières représentations. Quel sentiment prédomine en vous actuellement ? L’excitation de présenter aux spectateurs le fruit de votre travail ? Ou l’inquiétude, bien compréhensible, avant le démarrage d’un nouveau projet ?

Le sentiment est d’autant plus fort que la pièce est rejouée en hommage à Wolinski. Nous avons tous l’envie que ce dernier soit toujours aussi fier de son spectacle.

La troupe a aussi le souhait de refaire vivre dignement cette période forte de l’histoire aux spectateurs qui l’ont connue et vécue. S’ajoute aussi le poids de faire découvrir cette époque à la jeunesse d’aujourd’hui. Ce qui me tient très à cœur. Pour leur redonner l’espoir ainsi que l’envie de déplacer des montagnes.

Nous avons vraiment hâte de commencer les représentations car nous nous amusons réellement. Nous prenons déjà beaucoup de plaisir pendant les répétitions. Les émotions ressenties sur scène sont tellement fortes que nous espérons vivement qu’elles puissent aussi atteindre les spectateurs. Le partage sera fort et le public sera aussi acteur que nous du spectacle.

6/ Vous étiez cet été, dans ce même théâtre, aux cotés notamment de Georges Beller dans la pièce « Enfer et contre tout ». Quels souvenirs gardez-vous de cette belle aventure ?

Cette aventure a été vraiment géniale !J’ai tout de suite été séduite par cette pièce déjantée et le rôle génial qui m’était proposé. C’était aussi l’occasion de partager la scène avec Georges Beller. Un homme vrai, réel, sympathique, généreux et sincère. Il m’a beaucoup appris, notamment dans son travail de mise en scène et je lui en suis très reconnaissante. Travailler à ses côtés fut un bonheur, tant en tournée qu’à Paris.

Cette rencontre fut magnifique et comptera à coup sûr dans mon parcours de vie. Je suis sincèrement ravie de prolonger notre collaboration au travers des représentations de « Je ne veux pas mourir idiot ».

Jouer au Dejazet, le théâtre des enfants du paradis, est aussi un vrai bonheur, augmentant d’autant mon plaisir.

7/ De façon plus générale, quels sont vos envies et vos projets artistiques pour la suite ?

Une prochaine pièce est déjà prévue et un rôle que j’adore. « Ay, Carmela ! », de José Sanchis Sinisterra, est une magnifique pièce sur l’époque des franquistes.

J’aurai la chance de jouer cette œuvre superbe avec Jacques Dau. C’est une prochaine étape à laquelle je me prépare déjà car c’est un rôle très fort qui, lui aussi, demande beaucoup d’énergie.

Je suis consciente de la chance qu’est la mienne de me voir proposer d’aussi beaux projets. Je savoure la vie et la croque à pleines dents. Merci à elle de m’offrir tout cela !

Un grand merci Séverine pour cet agréable échange !

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Pauline Bression, comédienne, nous dévoile son actualité et évoque ses envies artistiques !

16 Août 2015 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

Pauline Bression, comédienne, nous dévoile son actualité et évoque ses envies artistiques !

Bonjour Pauline,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous étiez sur les planches du théâtre Les feux de la rampe, au mois de juillet, pour la reprise de la pièce « C’est pas gagné ». Où vous y avez interprété le personnage de Marie, aux côtés de Juliette Chêne et Jean-Charles Chagachbanian. Quels souvenirs gardez-vous de cette belle expérience ?

Pleins de souvenirs me reviennent. Les représentations se sont déroulées sur un mois, nous espérons en faire davantage mais déjà en quinze dates il y a beaucoup de bons moments.

Je retiendrais avant tout mon intégration à cette chouette aventure, que j’ai apprise seulement deux semaines avant la première. Augmentant d’autant mon excitation car j’adore ce genre de chalenge.

J’avais très envie de travailler avec Jean-Charles, que je connaissais via la série «Plus Belle la Vie», et Juliette que j’avais déjà rencontré mais avec qui je n’avais pas travaillé. Ajoutons que ce fut aussi un réel plaisir de travailler avec le metteur en scène Patrick Chêne.

Il m’est donc impossible de ne retenir qu’un seul souvenir, je suis plus marquée par la globalité de l’aventure qui s’est très bien déroulée professionnellement et humainement. J’espère que l’histoire continuera.

2/ Souhaiteriez-vous poursuivre les représentations à la rentrée, que ce soit à Paris ou en tournée, en province ?

Nous aimerions tous beaucoup ! J’aime beaucoup le principe de la tournée, permettant d’aller à la rencontre d’un public que nous n’avons pas eu l’occasion de voir sur Paris. Nombreuses sont d’ailleurs les demandes de passionnés dans ce sens.

Une telle organisation est complexe à mettre en place mais nous serions tous les quatre ravis si une concrétisation pouvait avoir lieu.

3/ Revenons quelques instants à ces derniers instants avant de monter sur scène, lorsque le rideau est encore fermé et que l’on entend l’ambiance de la salle. Quel est alors le sentiment qui vous prédomine ? L’excitation de démarrer la représentation ? Ou bien l’angoisse et le stress, qui seraient bien compréhensibles ?

C’est un mélange des deux. Le stress se fait toujours ressentir car il n’est jamais anodin de monter sur scène face à un public s’étant spécialement déplacé pour assister à la représentation. Mais bien sur cette sensation n’est pas contreproductive, elle est même plutôt stimulante.

L’excitation ressentie est à lier à l’impatience de découvrir les réactions du public. Aucun soir ne ressemble au précédent ni même au suivant. La sensibilité des spectateurs varie systématiquement, ce qui est passionnant et ludique.

4/ En parallèle, les téléspectateurs de France 3 peuvent vous retrouver dans la série à succès « Plus belle la vie » avec le personnage d’Emma. Une jeune adolescente qui a eu des relations compliquées avec sa maman, qui vit actuellement avec son beau-père mais qui a, semble-t-il, trouvé l’amour. Racontez nous cette chouette aventure qui a démarré, vous concernant, en fin d’année dernière ?

Ma première journée de tournage a eu lieu effectivement le 24 novembre dernier, avec Mélanie Guth qui interprète ma mère, et Jean-Charles qui interprète mon beau père que j’ai ensuite retrouvé comme mon beau-frère au théâtre.

Cette expérience est fabuleuse et merveilleuse ! Il faut être sur place pour se rendre réellement compte de l’organisation incroyable que génère cette série.

Après avoir précédemment tourné des publicités et quelques films institutionnels, il s’agit là de ma première expérience sur une série aussi bien rôdée. N’ayant appris que trois jours avant mes premiers pas en plateaux que j’étais retenue pour le rôle, je ne me suis pas posée de question.

J’apprends beaucoup aussi au travers de l’organisation des tournages. Il n’y a pas de place pour l’à-peu-près, tout est calé au millimètre. Les onze années d’ancienneté de la série aident à cela.

5/ Si vous en aviez la liberté, comment aimeriez-vous voir évoluer votre personnage ?

Depuis qu’Emma a trouvé l’amour, son côté rebelle un peu excessif a été gommé. A juste titre d’ailleurs, se sentant mieux dans sa peau et étant à présent davantage intégrée parmi les habitants du quartier.

Il sera important pour autant, je pense, de veiller à ne pas effacer totalement cet aspect de sa personnalité. Les six mois déjà passés au Mistral ne peuvent suffire à inhiber pleinement un trait de caractère aussi important. Plusieurs années sont sans doute nécessaires pour cela. Les auteurs y sont d’ailleurs attentifs, ce que j’apprécie.

Je trouverais pertinent d’approfondir le contenu littéraire des études suivies par Emma. Comme ce fut déjà le cas au travers du concours de nouvelles au début de l’été. Sans oublier l’intérêt de mon personnage pour la boxe. Le parallélisme des deux serait, je pense, très intéressant à mettre en avant.

6/ A titre plus personnel, comment avez-vous réussi à mener de front, en juillet, la poursuite des tournages sur Marseille ainsi que les représentations théâtrales à Paris ?

Le train est devenu mon meilleur ami… J’ai eu la chance de ne pas avoir de tournage début juillet, me permettant de rester sur Paris pour la fin des répétitions et les premières représentations. Ce confort fut très appréciable.

Une fois les séquences de « Plus Belle à vie » à nouveau au programme, la production a fait en sorte de me libérer en fin de semaine pour que je puisse remonter sur Paris. L’ensemble s’est bien passé et j’ai ainsi pu rester pleinement concentrée à la fois sur les plateaux de tournage et sur scène.

7/ Le rythme de tournage est généralement très soutenu. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail ? Comment préparez-vous votre texte avant d’arriver sur le plateau de tournage ?

Chacun a sa propre organisation. A titre personnel, j’utilise systématiquement un support de texte imprimé. J’aime pouvoir y gribouiller et surligner mes répliques.

Je ne cherche pas à apprendre mes textes dès leur réception. Je commence par une première lecture pour en maitriser le contexte. J’apprends le contenu plus en détails deux à trois jours avant, et plus méticuleusement la veille. Afin de respecter au plus juste les mots choisis par les auteurs.

Une marge de liberté nous est laissée, dans la mesure du respect du sens et de la volonté des rédacteurs. Typiquement, il m’est arrivé de substituer des termes d’adolescents que je ne connaissais pas, tout en gardant l’idée initiale.

8/ De façon plus générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ? Aimeriez-vous poursuivre, en parallèle, ces différents arts que sont le théâtre et la télévision ? Ou, à l’inverse, souhaitez-vous vous concentrer davantage sur l’un d’entre eux?

Mes envies sont nombreuses. J’adorerais poursuivre l’aventure sur les planches, un art qui me passionne. Sans oublier les tournages, car le mélange des deux domaines est nécessaire à mon épanouissement.

Participer à une série populaire qui accompagne le quotidien des spectateurs me plait énormément, j’en suis fière. En parallèle, je souhaiterais défendre des causes qui me touchent et auxquelles je suis sensible. Comme j’ai pu le faire récemment sur un court métrage traitant de l’homophobie. La défense des femmes battues, est un thème par exemple que j’ai étudié lors de mon master de droit et que j’aimerais pouvoir traiter à l’écran.

J’apprécierais tourner aussi sur des moyens ou longs métrages. L’esthétique y est différente, les comédiens ayant plus de temps. L’idée artistique du réalisateur y est ainsi davantage approfondie.

L’image travaillée pour défendre une cause est donc, vous l’aurez compris, une envie forte !

9/ Vous évoquiez le master de droit que vous avez précédemment effectué. Comment êtes-vous ensuite devenue comédienne ? Quel est le lien entre les deux ?

J’ai toujours beaucoup aimé les études, et dans le droit les causes à défendre sont nombreuses, ce qui me plaisait énormément. Alors j’ai été jusqu’au master.

Je n’oubliais pas pour autant, à cette période, mon amour pour l’art. Assistant à de nombreux spectacles et participant à de multiples cours de danse. Aussi, la passion a pris le déçu. J’ai cédé à la comédie.

10/ Pour finir, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à suivre votre parcours et à vous retrouver sur France 3 mais aussi, par la suite, dans vos futurs projets ?

La variété de mon travail et de mes envies me permet de participer à de beaux projets. Il est, je crois, agréable de suivre un comédien ayant le souhait de faire des choses différentes les unes des autres.

J’ai eu la chance, au théâtre, de prendre part à une comédie romantique, après avoir joué dans un drame familial. La série de France 3 touche beaucoup de personnes et en parallèle, d’autres causes profondes me tiennent également à cœur.

La diversité de mes envies, je l’espère, vous plaira. D’autant que j’y reste moi-même car ce sont autant de thématiques qui m’intéressent.

Ce fut un plaisir, Pauline, d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

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