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Emmanuelle Boidron présente la pièce "Bonjour ivresse !"

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Emmanuelle,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche, au théâtre Daunou, de la pièce « Bonjour ivresse ! ». Quelle histoire y est racontée ?

Certaines thématiques font référence aux années 80 et 90. C’est une pièce qui raconte l’histoire de Benoit, un garçon qui fête ses 30 ans et je suis sa sœur Marie, un peu coincée, un peu nunuche qui lui apporte une boite de souvenirs qu’il avait faite quand il était enfant.

Il découvre une liste qu’il avait mise dans cette boite et il se rend compte qu’il n’a rien fait de qu’il avait noté quand il était plus jeune. Il décide alors de tout faire dans la soirée. L’ivresse et la folie aidant, cela conduit à des situations assez cocasses et drôles.

2/ Comment présenteriez-vous votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

J’aime beaucoup ce personnage de Marie parce qu’il est vraiment à double facette. Elle arrive, elle est tout de suite très coincée, nunuche, presque une petite fille. Puis, l’alcool aidant, elle devient un peu folle.

C’est ce revirement qui m’a intéressé quand j’ai vu la pièce, d’avoir ces deux facettes complètement opposées dans ce personnage.

3/ La pièce cartonne depuis de nombreuses années. Quelles sont, selon vous, les raisons de ce succès ?

Les références aux années 80, les Titi, les Bisounours, la bande originale des chansons qui passent et que j’adore. Elles me manquent quand je ne joue pas, j’aime ces musiques, cela me rappelle plein de belles choses.

A un moment donné, il y a aussi un flashback dans les années 80, je pense que cela parle à beaucoup de gens. Ce sont des thèmes assez universels, l’amitié, la famille aussi, la folie, les soirées, le tout avec beaucoup d’humour.

Cette pièce est vraiment très drôle, c’est sa force. Certaines répliques font mouche à chaque fois, ce qui est un réel plaisir pour nous.

4/ La pièce est à l’affiche depuis 7 saisons maintenant. Vous avez pris la succession de comédiennes qui ont interprété le rôle avant vous. Est-ce simple de prendre la suite de quelqu’un ?

J’avais vu la pièce avec Léa François qui jouait ce rôle de Marie, j’avais trouvé cela super. Elle était très drôle et très bien dans son rôle. Quand Franck Le Hen m’a proposé de les rejoindre, j’ai tout de suite sauté sur l’occasion, parce que le personnage m’intéressait.

On peut se servir de ce qui fonctionne et de ce que les précédentes comédiennes ont apporté, il ne faut pas rejeter forcément tout ce qui a été fait. Tout en apportant sa personnalité, avec son physique, son passé, son expérience, son envie. J’ai donc essayé d’apporter aussi ma touche personnelle.

A l’inverse, l’arrivée de nouveaux camarades de jeu implique-t-elle, pour vous, une adaptation sur scène ?

Bien sûr ! Cela m’était arrivé dans « Les monologues du vagin » où, même s’il s’agissait de parties assez individuelles, nous étions tout de même trois sur scène et nous changions beaucoup de partenaires.

On s’adapte, cela change forcément un peu le jeu parce que les Wanda, l’autre personnage féminin, auxquelles j’ai affaire dans cette pièce ont été interprétées par plein de comédiennes différentes, notamment Princess Erika en ce moment. Ou bien encore, précédemment, Karine Duberney qui a complètement une autre morphologie et qui est blanche de peau. Forcément, cela apporte des changements dans notre façon à nous de jouer, ce qui est intéressant. C’est aussi pour cela que l’on ne se lasse pas non plus, il y a un renouveau à chaque fois.

Franck, l’auteur de la pièce qui joue aussi le rôle de Benoit, est très fort pour cela. Il est sans arrêt dans la recherche, même après 6 à 7 ans de jeu, il est toujours en train d’écouter les réactions. On s’adapte, il improvise beaucoup aussi, cela change les représentations d’un soir sur l’autre. Tout cela apporte une certaine mouvance agréable.

5/ Des évolutions sont-elles proposée, dans le contenu, au fur et à mesure des représentations ?

Je suis assez carrée, mais Franck aime beaucoup l’improvisation. Nous sommes complètement libres de faire ce que l’on veut. Tout en restant drôle pour que le public participe à cet humour. Nous aimons aussi nous imposer certains mots obligatoires de temps en temps.

Franck improvisant beaucoup, je lui laisse cette partie-là car il adore ça et qu’il le fait très bien. Je reste souvent dans mes marques car sinon, à trop improviser, il y a un risque de perdre le fil conducteur. 

6/ Vous évoquiez précédemment le flashback dans les années 80. A titre artistique, cette partie vous impose-t-elle certaines particularités, comparativement au début de la pièce qui est beaucoup plus contemporain ?

Nous essayons de prendre une voix un peu plus adolescente. Typiquement, Fifou, le deuxième personnage masculin, prend une voix d’un garçon qui mut. C’est très léger, nous avons des costumes qui rappellent bien les années 80 et des perruques qui nous aident.

C’est une partie où l’on peut davantage se lâcher, on fait un peu ce que l’on veut, c’est la récréation, c’est chouette.

7/ Plus généralement quels sont vos autres actualités, projets et envies artistiques actuels?

La pièce m’occupe quand même du mardi au samedi, tous les soirs. Nous sommes aussi de temps en temps en tournée, de nombreuses dates sont prévues également pour l’année prochaine. D’ici là, nous jouerons à Nantes au mois d’avril.

J’ai un film qui sort en mai, qui va s’appeler « Vive la crise ». Avec Jean-Marie Bigard, Dominique Pinon, Rufus,… une belle pléiade d’acteurs. Sans oublier mon ouvrage « Un père pas comme les autres », que j’ai toujours en salon du livre les dimanches où je ne joue pas. Il marche bien, j’en suis très contente, cela a été une première expérience très intéressante.

En parallèle, je suis marraine de la Fondation Claude Pompidou, je suis ambassadrice pour Ela, je suis maman aussi, j’aime lire, voyager, cuisiner, etc… Donc les semaines sont bien remplies.

8/ Pour conclure, que dire pour inciter nos lecteurs à venir vous voir sur scène ?

Je répéterais simplement ce que les gens nous disent en sortant, que la pièce leur a fait du bien, qu’ils ont rigolé comme des baleines.

Vous passerez un bon moment, détendu, plein de légèreté, de folie et d’ivresse, cela fait du bien !

Ce fut un plaisir, Emmanuelle, de nous entretenir avec vous !

Publié dans Théâtre

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Interview des comédiens de la pièce "La fève du samedi soir" !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Justine, Patrick et Renaud,

Merci de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche, au théâtre de Dix heures, de la pièce « La fève du samedi soir ». Quelles en sont les thématiques ?

Justine : C’est l’histoire d’une jeune femme qui s’enferme sur son pallier. Elle est en robe de chambre et demande à son amoureux de venir lui apporter les clés. En attendant, puisqu’elle est peu vêtue, elle décide d’aller sonner chez son voisin pour squatter chez lui. Quand arrive enfin son compagnon, elle va les faire tourner en bourrique tous les deux.

Patrick : Elle est présentatrice météo et son voisin est en fait son plus grand fan. C’est un détail qui a toute son importance…

2/ Comment présenteriez-vous vos personnages respectifs ? Quelles sont leurs principales caractéristiques ?

Justine : Je suis une Miss Météo, une femme très féminine qui aurait aimé peut-être être actrice. Elle est très farfelue et excentrique.

Renaud : Je joue le personnage d’Andréas, un reporter de guerre qui voyage sur tous les terrains et tous les conflits. Il est très amoureux de cette Miss Météo, il va faire 600 kilomètres en jet pour lui ramener un double de ses clés. Ca doit être sans doute une relation malgré tout un peu compliquée entre eux deux. C’est quelqu’un aussi de viril.

Patrick : Pierre est un agent du trésor public, plutôt rigide, vieux garçon qui n’a de contact féminin qu’avec sa mère. Il a une vie bien organisée et bien rangée. Ca va donc être un peu le bazar quand il va voir débarquer chez lui ces deux énergumènes.

3/ La pièce fonctionne bien, les rires sont nombreux. Quelles sont, selon vous, les clés de réussite de ce spectacle ?

Justine : C’est une question de bonne humeur et d’énergie ! On s’amuse beaucoup.

Renaud : La pièce est bien écrite. Il y a aussi une belle osmose et une belle complicité entre nous. Le public le ressent.

Patrick : Je pense que les gens se moquent aussi un peu du physique de mes deux camarades (rires). Je suis bien habillé, en chemise, eux sont habillés n’importe comment.

Renaud : C’est vrai, j’ai des trous sur ma chemise et mes poils dépassent.

4/ La pièce est à l’affiche depuis un mois maintenant. Vous permettez-vous déjà quelques petites improvisations pour vous surprendre les uns les autres ?

Justine : Rarement. Il y en a parfois mais nous essayons de nous tenir au texte car on est encore dans les débuts.

Renaud : Effectivement, on peut se permettre quelques fantaisies mais de temps en temps seulement. Nous restons très précis sur le texte.

Justine : La comédie est quelque chose de très réglé. Eric, le metteur en scène, nous a appris à fixer.

Patrick : Ce soir, il y en a eu quelques unes, ca commence.

5/ Juste avant de rentrer sur scène, quelles sensations prédominent chez vous après un mois de représentations ?

Justine : J’avais beaucoup de stress au début, lors des deux à trois premières semaines. Là, cela s’apaise un peu, ça commence à aller mieux. J’ai plus envie de faire rire mes partenaires, de rire avec eux, de faire rire le public. J’ai très envie que l’on soit dans une bonne ambiance et que le public ressente la complicité. Pour cela, nous essayons de nous connecter tous les trois dès le début.

Patrick : Il faut aussi dire que Justine est de plus en plus attirée par nous deux (rires).

6/ Revenons aux préparatifs de la pièce. Comment se sont déroulées les répétitions ?

Renaud : On ne s’entend que depuis ce soir (rires). Pire, dès que l’interview est finie, nous repartirons chacun de notre côté.

Justine : Comme nous sommes expérimentés, c’était assez studieux. Nous étions moins dans la légèreté de la jeunesse, mais plutôt rigoureux et à l’heure.

Renaud : Travailler avec Eric Delcourt est quelque chose de particulier, c’est quelqu’un de très exigeant. Il a fallu que nous-mêmes ayons une forme de discipline parce que la comédie en demande effectivement énormément pour avoir cette légèreté sur scène. Ce qui recquiert énormément de travail, de concentration et d’exigence.

7/ Vous êtes à l’affiche jusque fin avril pour le moment. Jusqu’où aimeriez-vous emmener la pièce ?

Patrick : L’idée est de remplir cette salle le plus possible pour passer ensuite dans un plus grand lieu. Nous allons commencer à tourner en province assez rapidement, dès le mois de mai. Pour aller à la rencontre d’autres publics. Renaud et Justine font de la télévision, c’est intéressant d’aller vers un public qui les connait.

Renaud : On sait, en tout cas, qu’il y a une belle attente. Les gens sont assez excités par l’idée que l’on vienne les voir pour jouer devant eux. Ce n’est pas tout à fait le même public, c’est un public encore plus enthousiaste. Cela va être un immense plaisir !

Justine : J’ajouterais que ce n’est pas non plus, pour nous, exactement le même travail.

8/ Pour finir, si ce n’est pas déjà fait, que dire aux lecteurs pour les inciter à venir vous voir sur scène ?

Patrick : Il n’y en a pas beaucoup mais c’est une pièce tous publics. C’est-à-dire pour les enfants, les jeunes, les anciens, les parisiens, les provinciaux. Il n’y a pas de limite. C’est assez rare. Je crois pouvoir dire que nous touchons un large public.

Justine : Tout simplement, venez partager nos rires !

Ce fut une réelle joie de nous entretenir avec vous trois !

Publié dans Théâtre

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Benoit Denis revient sur son parcours et évoque ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Benoit,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

1/ Vous êtes un jeune artiste mais déjà aux nombreuses expériences, notamment sur scène. D’où vous vient cette passion ?

J’ai commencé le théâtre à 12 ans, dans un atelier amateur dans ma ville natale, Vichy. “Euphoric Mouvance”, C’est une compagnie assez grande avec des groupes de tous les âges. Nous étions 150 membres.

Le créateur a réussi à nous transmettre une réelle passion, et un réel enjeu de la scène, elle était sacré. Nous avions un spectacle par an, comme toute compagnie. Mais aussi, en janvier, un système nommé « Trace ta route », où la scène nous était laissée libre. Nous avions le droit de préparer une scène de 10 minutes avec n’importe quel autre membre de la compagnie. Nous choisissions les comédiens, la mise en scène et la musique.  C’était une chance incroyable, un espace de liberté total.

Vers mes 18 ans, ma passion avait pris tellement de place que je suis monté à Paris, suivre des cours de théâtre professionnel. J’ai commencé par n’être que comédien, j’ai eu quelques expériences dans ce sens. Mais, rapidement, je me suis rendu compte que cela ne me suffisait pas, que ce qu’il y avait autour du théâtre et du spectacle vivant m’intéressait aussi. J’ai donc élargi à ce moment-là mes ambitions professionnelles.

 

2/ Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’exercice artistique ?

Chaque métier est différent. Au théâtre, ce qui me plait le plus est de choisir un thème qui n’est pas forcément proche de moi. Puis, tout d’un coup, de s’y plonger et de s’y intéresser. Que ce soit en tant que comédien, metteur en scène ou assistant metteur en scène, un sujet devient d’un coup le centre de ma vie et va être source de recherches et de discussions.

Tout va s’imbriquer petit à petit pour comprendre, avant d’être même dépassé et de sortir de là où je suis et de qui je suis. Ce genre d’activité est assez rare. Je ne sais même pas si c’est ce que j’aime ou ce qui me manque lorsque je n’en fais pas. En tout cas, je ne suis plus totalement moi-même dans ce manque.

 

3/ Retrouvez-vous une certaine complémentarité entre les différents domaines abordés ?

J’ai aussi une activité moins artistique, dans l’administratif, c’est une autre partie de moi. Dans la gestion administrative d’une boite de création lumière et vidéo pour les concerts. J’accompagne des amis techniciens qui ont monté leur entreprise. D’abord dans la compta, alors que je n’y connaissais rien. Avant, petit à petit, de gérer un peu d’administratif.

Cela me plait énormément aussi, c’est l’occasion de découvrir tout un milieu de la technique, de la lumière, de la scénographie et de la musique. Et, en même temps, un milieu très administratif donc très mathématique. De logiques et de choses que je ne gère pas du tout dans ma vie personnelle. Ce côté très terre à terre et cartésien m’intéresse.  

 

4/ Quelles sensations prédominent chez vous juste avant de rentrer sur scène ?

C’est assez marrant car ce sentiment a beaucoup évolué. Au tout début, c’était toujours un énorme stress et une panique totale. Je me demandais à chaque fois pourquoi je faisais ce métier. Petit à petit, au fur et à mesure des projets et de l’expérience professionnelle, je sais où je vais; je connais le parcours, le chemin du rôle. Je me connais mieux, je suis dans une concentration différente car je sais où mon personnage commence et je sais où il va finir. Je connais tout le chemin intérieur que cela va prendre donc il y a un stress qui n’est plus absurde. Ce n’est plus un saut dans le vide.

 

5/ Plus généralement, quels sont vos projets actuels ? Vers quels domaines aimeriez-vous vous tourner ?

De l’écriture et de l’assistanat. L’écriture parce que c’est quelque chose que j’ai toujours fait, qui permet de lancer de nouveaux projets. Qu’ils se concrétisent ou pas, ce n’est pas le plus important. Créer des envies, inventer des histoires et des personnages compte plus.

De l’autre côté, être assistant me plait énormément. Je travaille en ce moment avec une metteur en scène qui m’a fait souvent jouer par le passé. Je peux être créatif, inventif et complètement libre. C’est elle qui tient la baraque, moi je ne fais que rebondir. Nous traitons ensemble des thèmes que je n’aurais jamais abordés seul en mise en scène.

A (très) long terme, je pense à la programmation, ou à la direction d'un théâtre. Je vais tout le temps au  théâtre et j'aimerais, plus tard, mettre en avant des spectacles qui me touche et accompagner de jeunes talents  dans lesquels je crois.

Ce fut un plaisir, Benoit, de nous entretenir avec vous !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Christophe Denis évoque son parcours et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Christophe,

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

1/ Vous êtes un artiste aux multiples talents, à la fois musicien, photographe et comédien. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’exercice artistique ? Pourquoi prenez-vous chaque jour autant de plaisir à exercer ces métiers ?

J’aime beaucoup la création, que je pratique intensément notamment dans la musique. Pouvoir aussi mélanger passion et travail est plaisant, ce qui m’amène beaucoup de choses. Des rencontres, des réponses à des questions personnelles que je peux avoir.

J’ai toujours beaucoup d’énergie à faire ce métier et cela n’est pas prêt de s’arrêter.

2/ Vous arrive-t-il de retrouver une certaine complémentarité entre ces différents exercices artistiques ?

La comédie, que j’ai découverte bien plus tard que la musique, me permet d’utiliser mon corps. C’est une mise en situations de personnages que je peux utiliser dans mes chansons.

La musique m’amène aussi des choses exploitables en comédie, je ne peux donc qu’inciter les artistes à développer d’autres sensibilités qui ne peuvent être, de toute façon, qu’un plus.

3/ Vous revenez sur le devant de la scène avec deux albums en cours de préparation. Pouvez-vous nous en dire davantage sur ces beaux projets ?

J’ai produit deux albums, le premier sorti en 2006 que j’ai beaucoup joué sur scène. L’autre en 2014, mais celui-ci n’est pas encore fini, il n’est pas sorti dans le commerce car j’ai besoin de repréciser certaines choses au niveau de la voix. J’ai envie de me laisser le temps de le sortir. Mais je le joue déjà sur scène. Un troisième album est un peu dans les tuyaux, vraiment en chantier.

J’ai étudié le jazz, puis j’ai joué beaucoup de funk. Avant de m’orienter vers la musique africaine, une partie de mes origines.

4/ Quels sont vos projets et envies actuelles en tant que comédien ?

J’ai joué dans pas mal de films, des longs métrages et des courts métrages. Je pense notamment au dernier Astérix.

Cette casquette artistique m’apporte beaucoup.

5/ Avant un tournage, comment vous préparez-vous pour être aussi efficace que possible face au réalisateur ?

J’essaie de maitriser le plus possible le texte, mais sans intonation. De façon à pouvoir le teinter de la manière souhaitée par le réalisateur.

Merci Christophe de nous avoir accordé un peu de votre temps.

Publié dans Télévision, Musique

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Cédric Burgle : parcours, projets, envies - il évoque tous les sujets !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Cédric,

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes, comme en témoignent vos expériences notamment sur la scène théâtrale, en publicité, en plateau mais aussi dans la musique. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’exercice artistique ?

J’aime jouer. Quand je suis sur une scène de théâtre, sur un plateau de tournage ou avec un instrument de musique ou encore en chantant, c’est un moment où j’ai le droit de tout dire et de tout faire. On ne jugera jamais mon état, mon attitude car c’est celle du personnage, elle correspond à ce qu’il vit. Dans les films, on gagne au loto, on se marie cinq fois, on divorce, on est un voyou, on est un voleur, un flic, on traverse beaucoup d’émotions. Sur une heure et demie de film, on a le temps souvent de traverser un très large morceau de vie de plusieurs personnages.

C’est cette liberté-là de pouvoir incarner, de pouvoir être quelqu’un d’autre qui me plait. Dans la vie, on ne peut pas faire cela. C’est une passion pour moi d’être sur scène ou sur un tournage.

 En même temps, c’est aussi une course de concentration, comme un pilote de Formule 1. On doit être concentré du début à la fin, sans aucune relâche. Le texte doit faire parti de nous, quand on dit un mot l’on doit donner l’impression de le dire pour la première fois, qu’il est spontané, qu’on vient de l’inventer.

La partie de recherche et de création me plait aussi, elle va dès fois hyper loin. A force de travail, en passant par des choses artificielles ou d’autres déjà ressenties, on construit petit à petit le personnage pour arriver à la fin à quelque chose qui parait naturel.

Pour toutes ces raisons, je ne changerai pour rien au monde de métier.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents domaines ?

Je pense que tous les arts se complètent. Parce que la musique donne le rythme, que la comédie nécessite du rythme. La musique donne des émotions, la comédie en nécessite et en donne. Ce sont des vases communicants, la musique, le théâtre, l’art du corps, la danse, le chant sont liés. Il s’agit d’une alchimie sensible.

J’ai commencé par la musique, j’étais saxophoniste d’orchestres puis saxophoniste chanteur d’orchestres de variétés. Après, j’ai accompagné un peu des artistes, avant que l’on me propose de jouer dans une pièce de théâtre. J’ai trouvé cela super, j’ai alors décidé de prendre des cours. La comédie a pris ensuite petit à petit le pas sur la musique. Même si je continue à en faire par passion et parfois aussi professionnellement.

3/ Juste avant de rentrer sur scène, quelles sensation prédominent en vous ?

C’est plutôt de l’excitation. Je n’ai jamais vraiment eu le trac, j’ai peur de mal faire, de décevoir surtout. Il y a beaucoup d’adrénaline, mais une fois le rideau ouvert et la pièce commencée, tout cela disparait.

Je suis dedans, je me donne à fond. Je suis donc généralement excité mais serein.

4/ Face au rythme soutenu d’un plateau de tournage ou au lancement d’une pièce, quelle est votre préparation en amont ?

Je suis quelqu’un de besogneux. Je travaille beaucoup, je prépare énormément. Au théâtre, la possibilité ne nous est pas toujours donnée mais quand elle l’est, la période des répétitions est formidable.

Je travaille énormément le texte pour qu’il fasse complètement parti de moi. Il faut que je sois capable de le dire en faisant du jogging, la vaisselle, des pompes, du sport ou toute autre chose, en étant perturbé. J’adore apprendre mes textes dans le métro ou en marchant dans la rue.

J’analyse beaucoup aussi les situations, le parcours émotionnel du personnage et ce qu’il vit. Je recréé totalement la vie de ce dernier, ce qu’il a fait juste avant la scène, son métier, ce qu’il a mangé, sa douleur éventuelle. De très nombreux paramètres rentrent en compte.

Au théâtre, avant la représentation, je prends une heure pour un petit travail physique, des étirements, de la respiration pour être bien relâché et pouvoir être dans le corps du personnage. Afin d’incarner complètement l’émotion et qu’elle puisse transparaitre même sur la peau.

C’est pareil à l’écran, même si c’est un petit peu plus compliqué car on reçoit souvent les textes tardivement en télévision. Il faut se préparer pour avoir plusieurs propositions à faire au réalisateur, de manière à ne pas perdre de temps sur le plateau et à rester très concentré. Ce qui est capital c’est l’immédiateté .En ayant le rôle en nous, on peut faire face à toutes les situations.

Lorsque l’on filme un comédien qui est dans le corps, avant même qu’il ne parle, sur sa peau se voit ce qui se passe.

5/ Plus généralement, quel sont vos projets et envies artistiques actuels ?

Je vais faire un film avec les membres de ma compagnie de théâtre. Nous allons commencer par faire un court métrage. J’ai fait appel à un scénariste, en lui demandant d’écrire un film avec un casting imposé. Ce qui est un exercice difficile. Cinq personnages seront concernés et j’espère tourner cela d’ici trois mois.

6/ Pour conclure, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

Que le cinéma fasse un tout petit peu plus appel à moi. J’aimerais bien défendre des rôles de personnages qui sortent de l’ordinaire, qui soient singuliers.

Pour compléter, j’adorerais que le cinéma mettent en avant d’autres comédiens. Parce que nous avons tendance à voir toujours les mêmes acteurs. Il y a, je pense, vraiment de la place pour tout le monde.

Merci Cédric pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Christine Lemler présente la pièce : "Ma belle-mère et moi, 9 mois après" !

Publié le par Julian STOCKY

                                                  Crédit photo : Denis Tribhou

Bonjour Christine,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

1/ Vous êtes de retour sur scène, à la Comédie Caumartin, avec la pièce « Ma belle-mère et moi, 9 mois après ». Quelle en est l’histoire ?

J’ai presque l’impression de ne pas avoir quitté ce lieu, même si nous n’étions pas présents pendant une petite année. Je suis ravie d’être dans cette suite, où il se passe beaucoup de choses.

L’histoire se déroule chez Julien et Zoé, qui viennent d’avoir un enfant. Il est un présentateur très en vogue qui fait de grosses audiences, il ne faut donc pas dévoiler qu’il est papa car cela pourrait nuire à sa carrière. Notamment auprès de la ménagère de moins de 50 ans car elles sont nombreuses à être amoureuses de lui.

Yoann, qui est le confident et un peu l’homme à tout faire de Julien, doit, quant à lui, toucher un gros héritage. Pour pouvoir en bénéficier, il a mis enceinte la maman de Zoé. Celle-ci va débarquer et semer la zizanie. Yoann, un peu gaffeur, va vouloir essayer de rattraper le coup pour sauver Julien et va manipuler Zoé, qui finira par se venger.

De nombreux rebondissements surviennent tout au long de cette comédie très drôle.

2/ Comment votre personnage a-t-il évolué ? Que lui arrive-t-il à présent ?

Zoé est beaucoup plus présente et davantage de facettes sont dévoilées. Elle reste dans la sincérité.

Les rôles sont beaucoup plus homogènes et répartis, cela fonctionne vraiment bien et notre quatuor tourne à merveille.

3/ Quelles sont, selon vous, les clés de réussite de cette pièce ?

Il y a des rebondissements dès le début. Nous emmenons les spectateurs avec nous. C’est une nouvelle histoire et, même si vous n’avez pas vu la première pièce, vous prendrez du plaisir à venir nous voir. Pour les fidèles, des clins d’œil sont aussi à retrouver.

Nous nous entendons très bien, il n’y a pas d’égo, nous sommes heureux d’être ensemble sur scène, de partager. Le public le ressent, il y a vraiment un échange entre la salle et ce qui se passe dans la salle. Des gens qui avaient vu le un nous ont dit que cette suite est encore plus forte, c’est encore plus drôle car cela fuse de tous côtés.

4/ Jouez la suite d’une première pièce implique-t-il des différences particulières, comparativement à une histoire plus singulière ?

Oui et non. Même si nous connaissons nos personnages, c’est une autre histoire. Il y a des caractères qui ressortent plus que d’autres. Je l’aborde comme une nouvelle pièce.

Nous avons une vraie force, celle de tous nous connaitre. Le travail des répétitions a été beaucoup plus rapide qu’on ne le pensait. Nous étions tout de suite dedans.

5/ A long terme, envisagez-vous une tournée pour la pièce ? Ou même un troisième volet de vos aventures ?

Pourquoi pas effectivement une tournée un peu partout puis une suite. Mais nous ne savons pas encore, pour le moment.

6/ Plus généralement, avez-vous d’autres projets qui se dessinent ?

Je me concentre sur cette nouvelle pièce. J’écris aussi, j’espère pouvoir arriver au bout de cette aventure pour que la pièce soit jouée. Je n’ai pas la prétention d’être un auteur, je trouve cela amusant même si c’est un travail de fond et d’orfèvre.  Parfois je passe une journée sur une page.

J’adorerais pouvoir proposer cette comédie à l’équipe avec laquelle je joue actuellement. Nous nous entendons tellement bien que ce serait un vrai bonheur. Nous sommes une vraie famille, un vrai petit cocon.

7/ Que dire, en conclusion, pour inciter les lecteurs à venir voir la pièce ?

Vous allez passer 1h 20 de rire, ce n’est que du bonheur !

Merci Christine de nous avoir à nouveau accordé un peu de votre temps.

Publié dans Théâtre

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Jean-Marie Rollin évoque son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Jean-Marie,

Merci de répondre à quelques questions pour notre blog !

 

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche, au théâtre des Mathurins, de la pièce « Dernier coup de ciseaux ». Quelle en est la thématique ? Quelle histoire y est racontée ?

 « Dernier coup de ciseaux » est une comédie policière interactive. Le public est plongé dans la vie quotidienne d’un salon de coiffure parisien, jusqu’à ce qu’un meurtre soit commis au 1er étage de l’immeuble : La célèbre pianiste Isabelle Cerzni vient d’être assassinée.
 
Tous les personnages présents dans le salon lors de la 1ère partie dite « d’exposition » sont suspects. A l’exception du capitaine de Police et son assistant. Ces derniers vont mener l’enquête avec la complicité des spectateurs qui deviennent alors des témoins, afin de découvrir l’identité du meurtrier.
 
2/  Vous y interprétez le coiffeur. Qui est-il ? Quelles sont ses principales caractéristiques ? Comment l’avez-vous abordé, d’un point de vue artistique ?
 
Le coiffeur est le patron du salon. C’est un personnage haut en couleurs, exubérant, hystérique et obsédé. Il entretient des rapports très conflictuels avec sa proprio qui n’est autre que la fameuse pianiste. Au début de la pièce, on comprend qu’il est à bout, leur conflit est à son paroxysme. C’est un peu le « clown » du spectacle, c’est ainsi que Sébastien Azzopardi, notre metteur en scène, le définit. C’est un personnage sympathique et attachant même s’il peut être irritant par son côté excessif. Interpréter un tel rôle est très jubilatoire : Je peux aller au bout de l’exubérance sans jamais risquer d’en faire trop.
 
Le coiffeur est « too much » par essence ! Au début cela peut être effrayant, mais j’ai découvert un réel plaisir dans ce « lâcher prise ». Tant que tu restes sincère et en situation, tout va bien !
 
3/ La pièce est un succès immense depuis de nombreuses années. Quelles en sont, selon vous, les principales clés de réussite? Qu’est-ce qui plait tant au public?
 
Effectivement, la pièce est un immense succès puisqu’elle est à l’affiche des mathurins depuis juin 2011. Il faut savoir qu’elle se joue depuis plus de 30 ans aux Etats-Unis ! Mais elle se joue aussi dans d’autres pays d’Europe. Le titre original est « Shear Madness ».
 
Ce succès est du à l’originalité de la pièce qui est unique en son genre. Le public assiste à un « Cluedo géant » et mène l’enquête. Il participe activement à la reconstitution des faits, encouragé et guidé par le capitaine de Police, et peut même poser des questions aux suspects.
 
Tout le monde se prend très vite au jeu de l’enquête, le but étant de démasquer le coupable. Mais le coupable d’un soir n’est pas forcément celui de la veille ! C’est ce qui rend chaque représentation unique ! Tout le monde s’amuse vraiment, autant sur scène que dans la salle. Même si la trame est très écrite, il y a une part d’improvisation réelle qui varie d’une représentation à l’autre, selon les spectateurs présents. Ils ont la parole, peuvent influer sur l’action, font partie intégrante du spectacle. C’est ce qui plait tant ! D’ailleurs, la pièce a été récompensée du Molière de la meilleure comédie 2014.
 
4/ Des adaptations et des modifications du contenu sont-elles mises en place au fil des représentations ?
 
Oui, la pièce flirte avec le politiquement incorrect. Des clins d’œil à l’actualité (surtout politique) sont régulièrement ajoutés au texte. Cela renforce la complicité avec le public ! On rit de bon cœur et ça fait du bien.
 
5/ Revenons quelques instants à ces derniers moments avant de rentrer sur scène, lorsque le rideau est encore fermé mais que vous entendez déjà le bruit de la salle. Comment vous sentez-vous alors ? Quel sentiment prédomine en vous ?
 
Lorsque le public entre dans la salle, il assiste à un « pré show » : Le coiffeur et son employée sont en plein exercice de leur fonction. Le public a donc l’impression d’arriver dans un vrai salon de coiffure !
 
Pas le temps de nous préparer derrière le rideau car nous sommes déjà en action, devant les spectateurs.
 
6/ De façon plus générale, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?
 
J'espère avoir la chance de continuer à interpréter de si jolis rôles au theatre ! Sinon, je suis en train de préparer un court métrage que je vais co-réaliser cet été. Une sorte de road movie. J’ai également très envie de tourner en tant qu’acteur, pour la télévision et le cinéma.
 
Dernièrement, j’ai eu la chance de faire partie du casting des saison 1 et 2 de la série « Le Bureau des Légendes » pour Canal Plus, orchestrée par Eric Rochant. La qualité du propos, de l’écriture, de la réalisation et de la distribution , m’ont donné envie de continuer à œuvrer sur de beaux projets, artistiquement ambitieux.
 
7/ En conclusion, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs pour, si ce n’est pas totalement fait, les convaincre de venir voir la pièce ?
 
N’hésitez pas une seconde, vous passerez un moment unique et merveilleux au Théâtre des Mathurins où vous serez spectateurs et acteurs !
 
Ce fut un réel plaisir, Jean-Marie, d’effectuer cet entretien avec vous !

 

Publié dans Théâtre

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Tiphaine Lamblin évoque sa très riche actualité, à la radio et sur scène !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Tiphaine,

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

1/ Vous animez, chaque soir de la semaine, de 20h à minuit, « Les dédicaces de Léa » sur MFM. Quel en est le principe ?

Il faut que ça soit une émission qui puisse être agréable le soir pour les auditeurs. Donc, malgré le fait que je sois parfois trop dynamique, elle détend. Dans le style d’une libre antenne, nous accueillons des auditeurs pour discuter avec nous, ils se sentent alors chez eux.

Si l’auditeur qui appelle a fini sa journée de travail et qu’il en veut à son patron par exemple, on va parler avec lui de son chef, lui passer « Et Alors ! » de Shy’m. Pour qu’il puisse le lendemain commencer sa journée du bon pied.

Je veux que l’on soit tous comme entre copains. Les gens appellent ou nous envoient des textos, pour choisir ensuite une chanson française qui leur tient à cœur, qu’ils aimeraient écouter et la dédicacent à quelqu’un s’ils le souhaitent. Soit cette musique est pour eux, soit pour un proche par exemple. Il nous arrive aussi d’avoir des déclarations d’amour ou, à l’inverse, des ruptures. Ce qui est d’ailleurs un exercice très spécial.

Toutes les tranches d’âges sont présentes, du petit garçon de 7/8 ans qui est hyper spontané, aux adolescents qui demandent Soprano ou Maitre Gims à foison, sans oublier les adultes et les personnes plus âgées qui sont peut-être seules et qui trouvent un peu de réconfort dans cette émission. C’est vraiment pour tous les âges, on essaie de s’adapter. Je reste naturelle et, je pense que cela plait.

2/ Quelles sont vos petites astuces personnelles pour apporter autant de fraicheur dans cette émission ?

Je suis très spontanée, je n’ai pas de filtre. Peut-être que cela joue. Hier soir encore, je disais à l’antenne que j’étais en train de manger mes nouilles chinoises en même temps que j’échangeais avec un auditeur. Ce qui a fait rire.

Je donne mon avis sur tout, c’est vraiment ma propre personnalité qui est dans l’émission. Je ne sais rien de l’auditeur qui appelle, je ne connais que son prénom. Pour laisser libre part à la spontanéité.

3/ Le fait d’être en soirée implique-t-il une adaptation particulière, notamment sur le rythme que vous donnez à l’émission ?

C’est un peu le même style que le matin. Parce que l’on est un peu seul au monde dans l’entreprise, c’est une ambiance très différente et très sympathique aussi. Il faut s’y faire, c’est compliqué dans les deux cas en termes de sommeil.

Mais l’ambiance diffère de celle en journée où tout le monde est présent. C’est vraiment le moment où l’on capte l’auditeur pour lui donner le punch avant la journée pour le morning et la douceur ainsi que le réconfort après la journée pour l’émission du soir.

4/ En parallèle, toujours sur cette même station, vous accompagnez Jean-Pierre le dimanche matin dans « MFM Radio Voyance ». Pouvez-vous nous en dire davantage sur ce programme?

Jean-Pierre, qui a fait pas mal d’émissions en radio et en télévision, est très fort. Il y a énormément d’appels, l’émission cartonne.

Nous passons 11 à 12 auditeurs pendant les deux heures du programme pour répondre à leur question. Jean-Pierre, sur la base de quelques informations seulement, répond de façon hallucinante, avec beaucoup de précision et de pertinence. Jusqu’à évoquer des maux de dos ou de ventre.

Les auditeurs sont généralement très contents, les retours quelques mois après sont vraiment très positifs.

De mon côté, j’accompagne Jean-Pierre et essaie d’apporter une note d’humour à l’émission. Le duo fonctionne très bien.

5/ Toujours en radio, les auditeurs de Générations peuvent vous retrouver le week-end de 16h à 20h. Quel en est le principe ?

C’est du flux, j’accompagne l’auditeur pendant ces quatre heures. De la musique passe, je rappelle les titres, parle un peu des artistes, des opérations antenne (les jeux qui vont se faire et les cadeaux à gagner). C’est vraiment pour teaser sur les programmes de la semaine et pour faire connaitre les titres.

Le style musical est bien différent, notamment Hip Hop, Rap et R&B. Mais cela me convient aussi, c’est complémentaire.

6/ Vous êtes aussi comédienne, actuellement sur les planches dans «Eléonore est partie», le dimanche, au théâtre Darius Milhaud. Quelle histoire y est racontée ?

C’est l’histoire d’un couple, dont la femme a écrit une pièce de théâtre. Mais son compagnon la lui vole et veut la mettre en scène.

Ca part dans tous les sens. Nous sommes sept sur scène. Il y a le couple, Raphael & Léa. Lui rend sa cherie complètement folle, d'ailleurs elle aime beaucoup bouder. Il y a le duo d'amis inséparables, le duo comique, l'un ne va pas sans l'autre. Samuel est le beau gosse de la pièce, il est hilarant, malheureusement un peu bébête (beaucoup même). Mais cela ne dérange pas Sophie, la soeur de Léa, la pin-up très fifille et un peu bébête elle aussi. C'est mon rôle. Et j'adore tellement jouer ce rôle, je m'y éclate ! Et puis sans oublier le directeur du théâtre complètement loufoque et tellement drôle. Le tout fait rire du début à la fin, et d'ailleurs à la fin ca part totalement en live!!! Pièce écrite par les comédiens eux même et par le metteur en scène Marc Liambo

Comment présenteriez-vous votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Elle est marrante, très pétillante, elle s’amuse, se met en soutien gorge et culotte sur la scène sans complexe. Quand je suis dans le personnage de Sophie, je m’oublie car, personnellement, je ne ferais pas cela.

Toute une préparation psychologique a d’ailleurs été nécessaire.

7/ Comment parvenez-vous à gérer votre emploi du temps avec autant d’actualités ?

Je n’arrive plus à vivre normalement. D’autant plus que j’ai pas mal de projets en cours pour la rentrée, des choses vraiment sympas tant en radio qu’au théâtre et au cinéma. Ce qui fera une nouvelle corde à l’arc.

Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différentes casquettes artistiques ?

Les deux s’aident mutuellement. Le théâtre m’a aidé à ne pas être timide, à me laisser aller et à avoir confiance en moi. Mais aussi à être naturelle, pour ne pas jouer un rôle derrière un micro.

Le théâtre est une très bonne thérapie, qui m’a aussi permise de m’accepter telle que je suis.

8/ Pour finir, que dire, si ce n’est pas déjà fait, à nos lecteurs pour les inciter à vous écouter et à venir vous voir sur scène ?

Si vous voulez un peu de fraicheur, de spontanéité, de rigolade, d’authenticité, pour vous retrouver un peu, sans prise de tête, suivez nous chaque soir de la semaine !

Je fais vraiment ce métier par passion. Je ne compte pas les heures, jamais. Pour y arriver, j’ai toujours cru en mes rêves. Je me suis donnée les moyens mais la volonté de le faire est primordiale pour y arriver. Rien n’est inaccessible !

Merci Tiphaine pour votre disponibilité !

Publié dans Radio, Théâtre

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Philippe Nicaud nous présente sa dernière adaptation théâtrale, "Oncle Vania" !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Philippe,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.                                                      

1/ Vous êtes actuellement sur scène, au théâtre Essaion, avec la pièce « Oncle Vania ». Pour commencer, pourriez-vous nous en rappeler les thèmes ?

Ce sont des personnages qui souffrent de ne pas avoir vécu, d’avoir raté leur jeunesse, de ne pas s’être aimés au bon moment, de ne pas avoir fait ce qu’ils auraient voulu. Ils vivent avec leurs regrets, voudraient changer de vie mais ne peuvent pas.

C’est typique du style de Tchekhov, les gens ont une grande volonté de changement et puis, au fil des jours et des années, rien ne change,  tout reste ou revient toujours «comme avant».

C’est drôle tellement cela en est pathétique. Oncle Vania est donc une tragédie-comique.

Dans ce cadre, j’ai voulu que, de temps en temps, Vania ait un nez de clown pour cacher derrière ce masque toute sa fragilité, sa faiblesse, ses désirs, ses frustrations.

Désirs et frustrations, c’est ce que j’ai mis en avant dans ma mise en scène et c’est pour développer ces sentiments que j’ai voulu monter la pièce.

Sonia qui sacrifie sa jeunesse pour le domaine est amoureuse du docteur qui lui est amoureux d'Elena qui n'aime plus son mari qui lui voudrait vivre en ville mais n'en a plus les moyens et Vania qui tombe dans la dépression et ne fait plus rien.

Ces gens qui ont des désirs très forts, très enfouis et qui restent enfouis. C'est névrotique. Désir sexuel, par désir d’amour, par désir de meurtre. J’ai voulu faire exploser ces désirs et les faire éclater au grand jour. Mais après cet éclatement Tchekhov nous dit : « Tout sera comme avant. »

2/ Vous avez recentré ce chef d’œuvre de Tchekhov sur les 5 personnages principaux. Quelles ont été les clés pour y parvenir ?

Dans la version originale il y en a 9. J’ai recentré sur  cinq personnages principaux pour donner une densité émotionnelle plus forte et plus intense. Toutes les actions des personnages principaux s’enchainent beaucoup plus vite.

Le texte est du langage parlé, nous avons retraduit certains passages en partant du texte original, grâce à Céline Spang qui joue Elena qui parle Russe.

J’ai aussi rajouté des chansons, car le docteur est dans la pièce un artiste. Il peint, il écrit des chansons, chante, ce qui rajoute une touche de liberté au personnage. Les chansons sont des pôles de libération, de fraicheur.  Elles permettent aussi de changer les décors à vue.

3/ Selon vous, quels sont les éléments de succès de la pièce ? Pour quelles raisons plait-elle au public et que dire pour inciter les lecteurs à venir voir la pièce ?

Le réalisme. L'intemporalité. L'action se passe ici et maintenant dans une intimité cruelle et sensible. J’aime à penser que le spectateur soit voyeur et s'identifie à cette intimité.

Nous avons eu un coup de cœur en Avignon l’été dernier et le coup de cœur du journal La terrasse en du mois de février 2017. Nous avons un accueil de la presse Parisienne remarquable et magique.

La mise en scène offre un théâtre où les acteurs ne sont plus des acteurs. Ils sont tout simplement. Quand les spectateurs rentrent dans la salle, nous sommes déjà sur scène en train de vivre-jouer, ils deviennent otage de cette intimité.

Ils vivent ce que le personnage vit et c'est dans ce partage que le théâtre nait.  

Ce fut une joie, Philippe, de nous entretenir avec vous !

Publié dans Théâtre

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Marion Aydalot : "Le Psg ne me fait pas rêver cette saison" !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Marion, 

 

Merci, une fois encore, de nous accorder un peu de votre temps.

 

1/ Le championnat de France de football entame sa deuxième partie de saison. Quel bilan tirez-vous de l’exercice en cours ?

 

Comme beaucoup de gens je crois, je suis un peu déçue en ce moment par le projet parisien, qui est un peu au ralenti. Je pense que Nasser Al-Khelaifi et les qataris voulaient relancer le club d’une certaine manière, avec Mourinho et Neymar. Mais que, finalement, ils ont dû se rabattre sur Emery. 

 

Il faut un tournant maintenant pour que Paris puisse progresser, notamment en Ligue des Champions. Je ne suis pas convaincue par le projet très collectif d’Emery mais je sens qu’il est plus à l’aise déjà. Il lui a fallu un temps d’adaptation, cela vient lentement, tranquillement mais je suis impatiente que cela aille plus vite.

 

Monaco m’a aussi beaucoup marqué. C’est une équipe que je suis depuis des années. Quand les russes sont arrivés, je pensais qu’ils allaient faire le même style de projet que les qataris. Mais eux sont allés vraiment dans la construction lente et tranquille, avec toujours un marché estival très animé. On pense à chaque fois qu’ils s’appauvrissent et puis, finalement, ce n’est pas le cas. 

 

Ils ont des patrons sur le terrain, notamment Falcao, contrairement à Paris. Au Psg, on croit qu’il y en a, mais ce n’est pas le cas. Il y avait Zlatan et même, plus tranquillement, David Luiz. 

Les styles de jeu différent aussi. Très collectif à Monaco, beaucoup plus projeté vers l’avant à Paris avec un attaquant charismatique. Comme, par le passé, avec Rai, Pauleta ou Zlatan. Le Psg n’est pas l’Atletico Madrid. 

 

2/ Monaco est, nous l’avons dit, sur une dynamique impressionnante. Croyez-vous que cela puisse durer jusqu’à mai prochain ?

 

Oui, je le pense. Je ne vois pas, en tout cas, comment ils pourraient ne pas être dans les deux premiers. A moins qu’ils aillent très loin en Ligue des Champions, mais je n’y crois pas. S’ils passent Manchester City en 1/8è de finale, ils auront dépensé tellement d’énergie pour y parvenir qu’ils seront épuisés au tour suivant. Le couperet sera alors trop fort. Ce qui restera quand même un beau parcours. 

 

3/ Les difficultés rencontrées par le Psg d’Emery vous surprennent-elles ? Que peut-on attendre du club parisien ?

 

Non, cela ne me surprend pas du tout. Comme je l’avais déjà dit il y a quelques mois, Emery est un entraineur de Ligue Europa, axé sur le championnat espagnol. Ce n’est pas ce que l’on retrouve à Paris, qui travaille pour la C1. Ce n’est pas le même rendez-vous médiatique, ni sportif. Cela n’a strictement rien à voir. Emery est même presque un novice pour la Ligue des Champions

 

Il n’est pas fait pour la Ligue 1, plutôt pour la LigaJ’ai du mal à pardonner l’erreur David Luiz, je ne comprends pas pourquoi le club s’est passé de ce joueur. Je pense que Zlatanétait quand même la carte maitresse pour réussir le championnat. Je n’ai pas trop compris le choix d’Aréola à tout prix. Il est prometteur mais moins bon que Trapp, il n’ira pas si loin que ça je pense. 

 

Il y a des joueurs qui progressent, comme Meunier, mais ils progressent au Psg, ils ne font pas progresser le Psg. C’est vraiment la grande différence aujourd’hui. Il n’y a plus de réel cadre, il y a de moins en moins de joueurs qui ont gagné la Ligue des Champions, trois seulement. Dont Di Maria mais qui ne fait pas la saison qu’il devrait faire. Je ne comprends pas bien le management des joueurs du Psg

 

La saison n’est pas perdue, l’équipe est encore présente dans toutes les compétitions. Paris n’est pas encore fini. Cependant, ce que je vois, c’est que Paris n’a pas été premier. Ce qui est embêtant à ce stade-là de la saison. Paris ne me fait pas rêver cette saison. 

 

Même s’il ne faut pas non plus trop jeter la pierre au Psg, les joueurs font ce qu’ils peuvent, mais le staff n’est pas allé chercher les meilleurs. On pourra dire que le Psg est au top quand il aura deux à trois joueurs nommés pour le Ballon d’Or. 

 

4/ Pour finir, un petit mot sur les changements que la FIFA est en train d’opérer, pour l’organisation de la coupe du Monde notamment. Quel regard portez-vous sur ces sujets ?

 

Cela ne me choque pas, c’est la mondialisation, c’est comme ça. On sait que le football est mondial. Il y a un moment où il faut arrêter l’hypocrisie. On peut penser que la Coupe du Monde doit regrouper uniquement les meilleures équipes du monde et on se limite alors, en gros, à l’Europe et quelques équipes d’Amérique du Sud. Mais il se trouve que, aujourd’hui, existent le marché des pays du Golfe, celui Russe et surtout Chinois. 

 

Il faut donc bien essayer d’attirer tous ces gens et les inclure. Il va donc falloir être un petit peu ouvert, au détriment peut-être d’un côté moins passionnant dans la compétition et le jeu. 

 

Ce fut un réel plaisir Marion de nous entretenir avec vous !

Publié dans Télévision

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