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Le médias blog de Julian

Emmanuelle Boidron présente la pièce "Bonjour ivresse !"

27 Février 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

 

Bonjour Emmanuelle,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche, au théâtre Daunou, de la pièce « Bonjour ivresse ! ». Quelle histoire y est racontée ?

Certaines thématiques font référence aux années 80 et 90. C’est une pièce qui raconte l’histoire de Benoit, un garçon qui fête ses 30 ans et je suis sa sœur Marie, un peu coincée, un peu nunuche qui lui apporte une boite de souvenirs qu’il avait faite quand il était enfant.

Il découvre une liste qu’il avait mise dans cette boite et il se rend compte qu’il n’a rien fait de qu’il avait noté quand il était plus jeune. Il décide alors de tout faire dans la soirée. L’ivresse et la folie aidant, cela conduit à des situations assez cocasses et drôles.

2/ Comment présenteriez-vous votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

J’aime beaucoup ce personnage de Marie parce qu’il est vraiment à double facette. Elle arrive, elle est tout de suite très coincée, nunuche, presque une petite fille. Puis, l’alcool aidant, elle devient un peu folle.

C’est ce revirement qui m’a intéressé quand j’ai vu la pièce, d’avoir ces deux facettes complètement opposées dans ce personnage.

3/ La pièce cartonne depuis de nombreuses années. Quelles sont, selon vous, les raisons de ce succès ?

Les références aux années 80, les Titi, les Bisounours, la bande originale des chansons qui passent et que j’adore. Elles me manquent quand je ne joue pas, j’aime ces musiques, cela me rappelle plein de belles choses.

A un moment donné, il y a aussi un flashback dans les années 80, je pense que cela parle à beaucoup de gens. Ce sont des thèmes assez universels, l’amitié, la famille aussi, la folie, les soirées, le tout avec beaucoup d’humour.

Cette pièce est vraiment très drôle, c’est sa force. Certaines répliques font mouche à chaque fois, ce qui est un réel plaisir pour nous.

4/ La pièce est à l’affiche depuis 7 saisons maintenant. Vous avez pris la succession de comédiennes qui ont interprété le rôle avant vous. Est-ce simple de prendre la suite de quelqu’un ?

J’avais vu la pièce avec Léa François qui jouait ce rôle de Marie, j’avais trouvé cela super. Elle était très drôle et très bien dans son rôle. Quand Franck Le Hen m’a proposé de les rejoindre, j’ai tout de suite sauté sur l’occasion, parce que le personnage m’intéressait.

On peut se servir de ce qui fonctionne et de ce que les précédentes comédiennes ont apporté, il ne faut pas rejeter forcément tout ce qui a été fait. Tout en apportant sa personnalité, avec son physique, son passé, son expérience, son envie. J’ai donc essayé d’apporter aussi ma touche personnelle.

A l’inverse, l’arrivée de nouveaux camarades de jeu implique-t-elle, pour vous, une adaptation sur scène ?

Bien sûr ! Cela m’était arrivé dans « Les monologues du vagin » où, même s’il s’agissait de parties assez individuelles, nous étions tout de même trois sur scène et nous changions beaucoup de partenaires.

On s’adapte, cela change forcément un peu le jeu parce que les Wanda, l’autre personnage féminin, auxquelles j’ai affaire dans cette pièce ont été interprétées par plein de comédiennes différentes, notamment Princess Erika en ce moment. Ou bien encore, précédemment, Karine Duberney qui a complètement une autre morphologie et qui est blanche de peau. Forcément, cela apporte des changements dans notre façon à nous de jouer, ce qui est intéressant. C’est aussi pour cela que l’on ne se lasse pas non plus, il y a un renouveau à chaque fois.

Franck, l’auteur de la pièce qui joue aussi le rôle de Benoit, est très fort pour cela. Il est sans arrêt dans la recherche, même après 6 à 7 ans de jeu, il est toujours en train d’écouter les réactions. On s’adapte, il improvise beaucoup aussi, cela change les représentations d’un soir sur l’autre. Tout cela apporte une certaine mouvance agréable.

5/ Des évolutions sont-elles proposée, dans le contenu, au fur et à mesure des représentations ?

Je suis assez carrée, mais Franck aime beaucoup l’improvisation. Nous sommes complètement libres de faire ce que l’on veut. Tout en restant drôle pour que le public participe à cet humour. Nous aimons aussi nous imposer certains mots obligatoires de temps en temps.

Franck improvisant beaucoup, je lui laisse cette partie-là car il adore ça et qu’il le fait très bien. Je reste souvent dans mes marques car sinon, à trop improviser, il y a un risque de perdre le fil conducteur. 

6/ Vous évoquiez précédemment le flashback dans les années 80. A titre artistique, cette partie vous impose-t-elle certaines particularités, comparativement au début de la pièce qui est beaucoup plus contemporain ?

Nous essayons de prendre une voix un peu plus adolescente. Typiquement, Fifou, le deuxième personnage masculin, prend une voix d’un garçon qui mut. C’est très léger, nous avons des costumes qui rappellent bien les années 80 et des perruques qui nous aident.

C’est une partie où l’on peut davantage se lâcher, on fait un peu ce que l’on veut, c’est la récréation, c’est chouette.

7/ Plus généralement quels sont vos autres actualités, projets et envies artistiques actuels?

La pièce m’occupe quand même du mardi au samedi, tous les soirs. Nous sommes aussi de temps en temps en tournée, de nombreuses dates sont prévues également pour l’année prochaine. D’ici là, nous jouerons à Nantes au mois d’avril.

J’ai un film qui sort en mai, qui va s’appeler « Vive la crise ». Avec Jean-Marie Bigard, Dominique Pinon, Rufus,… une belle pléiade d’acteurs. Sans oublier mon ouvrage « Un père pas comme les autres », que j’ai toujours en salon du livre les dimanches où je ne joue pas. Il marche bien, j’en suis très contente, cela a été une première expérience très intéressante.

En parallèle, je suis marraine de la Fondation Claude Pompidou, je suis ambassadrice pour Ela, je suis maman aussi, j’aime lire, voyager, cuisiner, etc… Donc les semaines sont bien remplies.

8/ Pour conclure, que dire pour inciter nos lecteurs à venir vous voir sur scène ?

Je répéterais simplement ce que les gens nous disent en sortant, que la pièce leur a fait du bien, qu’ils ont rigolé comme des baleines.

Vous passerez un bon moment, détendu, plein de légèreté, de folie et d’ivresse, cela fait du bien !

Ce fut un plaisir, Emmanuelle, de nous entretenir avec vous !

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Interview des comédiens de la pièce "La fève du samedi soir" !

21 Février 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

Bonjour Justine, Patrick et Renaud,

Merci de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche, au théâtre de Dix heures, de la pièce « La fève du samedi soir ». Quelles en sont les thématiques ?

Justine : C’est l’histoire d’une jeune femme qui s’enferme sur son pallier. Elle est en robe de chambre et demande à son amoureux de venir lui apporter les clés. En attendant, puisqu’elle est peu vêtue, elle décide d’aller sonner chez son voisin pour squatter chez lui. Quand arrive enfin son compagnon, elle va les faire tourner en bourrique tous les deux.

Patrick : Elle est présentatrice météo et son voisin est en fait son plus grand fan. C’est un détail qui a toute son importance…

2/ Comment présenteriez-vous vos personnages respectifs ? Quelles sont leurs principales caractéristiques ?

Justine : Je suis une Miss Météo, une femme très féminine qui aurait aimé peut-être être actrice. Elle est très farfelue et excentrique.

Renaud : Je joue le personnage d’Andréas, un reporter de guerre qui voyage sur tous les terrains et tous les conflits. Il est très amoureux de cette Miss Météo, il va faire 600 kilomètres en jet pour lui ramener un double de ses clés. Ca doit être sans doute une relation malgré tout un peu compliquée entre eux deux. C’est quelqu’un aussi de viril.

Patrick : Pierre est un agent du trésor public, plutôt rigide, vieux garçon qui n’a de contact féminin qu’avec sa mère. Il a une vie bien organisée et bien rangée. Ca va donc être un peu le bazar quand il va voir débarquer chez lui ces deux énergumènes.

3/ La pièce fonctionne bien, les rires sont nombreux. Quelles sont, selon vous, les clés de réussite de ce spectacle ?

Justine : C’est une question de bonne humeur et d’énergie ! On s’amuse beaucoup.

Renaud : La pièce est bien écrite. Il y a aussi une belle osmose et une belle complicité entre nous. Le public le ressent.

Patrick : Je pense que les gens se moquent aussi un peu du physique de mes deux camarades (rires). Je suis bien habillé, en chemise, eux sont habillés n’importe comment.

Renaud : C’est vrai, j’ai des trous sur ma chemise et mes poils dépassent.

4/ La pièce est à l’affiche depuis un mois maintenant. Vous permettez-vous déjà quelques petites improvisations pour vous surprendre les uns les autres ?

Justine : Rarement. Il y en a parfois mais nous essayons de nous tenir au texte car on est encore dans les débuts.

Renaud : Effectivement, on peut se permettre quelques fantaisies mais de temps en temps seulement. Nous restons très précis sur le texte.

Justine : La comédie est quelque chose de très réglé. Eric, le metteur en scène, nous a appris à fixer.

Patrick : Ce soir, il y en a eu quelques unes, ca commence.

5/ Juste avant de rentrer sur scène, quelles sensations prédominent chez vous après un mois de représentations ?

Justine : J’avais beaucoup de stress au début, lors des deux à trois premières semaines. Là, cela s’apaise un peu, ça commence à aller mieux. J’ai plus envie de faire rire mes partenaires, de rire avec eux, de faire rire le public. J’ai très envie que l’on soit dans une bonne ambiance et que le public ressente la complicité. Pour cela, nous essayons de nous connecter tous les trois dès le début.

Patrick : Il faut aussi dire que Justine est de plus en plus attirée par nous deux (rires).

6/ Revenons aux préparatifs de la pièce. Comment se sont déroulées les répétitions ?

Renaud : On ne s’entend que depuis ce soir (rires). Pire, dès que l’interview est finie, nous repartirons chacun de notre côté.

Justine : Comme nous sommes expérimentés, c’était assez studieux. Nous étions moins dans la légèreté de la jeunesse, mais plutôt rigoureux et à l’heure.

Renaud : Travailler avec Eric Delcourt est quelque chose de particulier, c’est quelqu’un de très exigeant. Il a fallu que nous-mêmes ayons une forme de discipline parce que la comédie en demande effectivement énormément pour avoir cette légèreté sur scène. Ce qui recquiert énormément de travail, de concentration et d’exigence.

7/ Vous êtes à l’affiche jusque fin avril pour le moment. Jusqu’où aimeriez-vous emmener la pièce ?

Patrick : L’idée est de remplir cette salle le plus possible pour passer ensuite dans un plus grand lieu. Nous allons commencer à tourner en province assez rapidement, dès le mois de mai. Pour aller à la rencontre d’autres publics. Renaud et Justine font de la télévision, c’est intéressant d’aller vers un public qui les connait.

Renaud : On sait, en tout cas, qu’il y a une belle attente. Les gens sont assez excités par l’idée que l’on vienne les voir pour jouer devant eux. Ce n’est pas tout à fait le même public, c’est un public encore plus enthousiaste. Cela va être un immense plaisir !

Justine : J’ajouterais que ce n’est pas non plus, pour nous, exactement le même travail.

8/ Pour finir, si ce n’est pas déjà fait, que dire aux lecteurs pour les inciter à venir vous voir sur scène ?

Patrick : Il n’y en a pas beaucoup mais c’est une pièce tous publics. C’est-à-dire pour les enfants, les jeunes, les anciens, les parisiens, les provinciaux. Il n’y a pas de limite. C’est assez rare. Je crois pouvoir dire que nous touchons un large public.

Justine : Tout simplement, venez partager nos rires !

Ce fut une réelle joie de nous entretenir avec vous trois !

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Benoit Denis revient sur son parcours et évoque ses projets !

21 Février 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

Bonjour Benoit,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

1/ Vous êtes un jeune artiste mais déjà aux nombreuses expériences, notamment sur scène. D’où vous vient cette passion ?

J’ai commencé le théâtre à 12 ans, dans un atelier amateur dans ma ville natale, Vichy. “Euphoric Mouvance”, C’est une compagnie assez grande avec des groupes de tous les âges. Nous étions 150 membres.

Le créateur a réussi à nous transmettre une réelle passion, et un réel enjeu de la scène, elle était sacré. Nous avions un spectacle par an, comme toute compagnie. Mais aussi, en janvier, un système nommé « Trace ta route », où la scène nous était laissée libre. Nous avions le droit de préparer une scène de 10 minutes avec n’importe quel autre membre de la compagnie. Nous choisissions les comédiens, la mise en scène et la musique.  C’était une chance incroyable, un espace de liberté total.

Vers mes 18 ans, ma passion avait pris tellement de place que je suis monté à Paris, suivre des cours de théâtre professionnel. J’ai commencé par n’être que comédien, j’ai eu quelques expériences dans ce sens. Mais, rapidement, je me suis rendu compte que cela ne me suffisait pas, que ce qu’il y avait autour du théâtre et du spectacle vivant m’intéressait aussi. J’ai donc élargi à ce moment-là mes ambitions professionnelles.

 

2/ Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’exercice artistique ?

Chaque métier est différent. Au théâtre, ce qui me plait le plus est de choisir un thème qui n’est pas forcément proche de moi. Puis, tout d’un coup, de s’y plonger et de s’y intéresser. Que ce soit en tant que comédien, metteur en scène ou assistant metteur en scène, un sujet devient d’un coup le centre de ma vie et va être source de recherches et de discussions.

Tout va s’imbriquer petit à petit pour comprendre, avant d’être même dépassé et de sortir de là où je suis et de qui je suis. Ce genre d’activité est assez rare. Je ne sais même pas si c’est ce que j’aime ou ce qui me manque lorsque je n’en fais pas. En tout cas, je ne suis plus totalement moi-même dans ce manque.

 

3/ Retrouvez-vous une certaine complémentarité entre les différents domaines abordés ?

J’ai aussi une activité moins artistique, dans l’administratif, c’est une autre partie de moi. Dans la gestion administrative d’une boite de création lumière et vidéo pour les concerts. J’accompagne des amis techniciens qui ont monté leur entreprise. D’abord dans la compta, alors que je n’y connaissais rien. Avant, petit à petit, de gérer un peu d’administratif.

Cela me plait énormément aussi, c’est l’occasion de découvrir tout un milieu de la technique, de la lumière, de la scénographie et de la musique. Et, en même temps, un milieu très administratif donc très mathématique. De logiques et de choses que je ne gère pas du tout dans ma vie personnelle. Ce côté très terre à terre et cartésien m’intéresse.  

 

4/ Quelles sensations prédominent chez vous juste avant de rentrer sur scène ?

C’est assez marrant car ce sentiment a beaucoup évolué. Au tout début, c’était toujours un énorme stress et une panique totale. Je me demandais à chaque fois pourquoi je faisais ce métier. Petit à petit, au fur et à mesure des projets et de l’expérience professionnelle, je sais où je vais; je connais le parcours, le chemin du rôle. Je me connais mieux, je suis dans une concentration différente car je sais où mon personnage commence et je sais où il va finir. Je connais tout le chemin intérieur que cela va prendre donc il y a un stress qui n’est plus absurde. Ce n’est plus un saut dans le vide.

 

5/ Plus généralement, quels sont vos projets actuels ? Vers quels domaines aimeriez-vous vous tourner ?

De l’écriture et de l’assistanat. L’écriture parce que c’est quelque chose que j’ai toujours fait, qui permet de lancer de nouveaux projets. Qu’ils se concrétisent ou pas, ce n’est pas le plus important. Créer des envies, inventer des histoires et des personnages compte plus.

De l’autre côté, être assistant me plait énormément. Je travaille en ce moment avec une metteur en scène qui m’a fait souvent jouer par le passé. Je peux être créatif, inventif et complètement libre. C’est elle qui tient la baraque, moi je ne fais que rebondir. Nous traitons ensemble des thèmes que je n’aurais jamais abordés seul en mise en scène.

A (très) long terme, je pense à la programmation, ou à la direction d'un théâtre. Je vais tout le temps au  théâtre et j'aimerais, plus tard, mettre en avant des spectacles qui me touche et accompagner de jeunes talents  dans lesquels je crois.

Ce fut un plaisir, Benoit, de nous entretenir avec vous !

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