Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

radio

RMC : Jean-Christophe Drouet évoque ses émissions à l'antenne le week-end !

Publié le par Julian STOCKY

(c) ABACA

 

Bonjour Jean Christophe,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On peut vous retrouver chaque week-end, sur les antennes de RMC, à l’animation de différents programmes, « Les Grandes Gueules du sport », « Les paris RMC » et « Le Blind Test RMC ». On imagine que pour le passionné de sport que vous êtes, ce doit être une joie d’animer ces émissions ?

Oui, complètement, c’est une joie d’autant plus que ce sont trois émissions totalement différentes. Il y a « Les Grandes Gueules », basées sur le débat, sur la confrontation, toujours bienveillantes j’insiste avec cela car je trouve que c’est l’essence de cette émission. C’est-à-dire qu’il faut que l’on s’engueule dans la joie et la bonne humeur, c’est le principe des « GG » que l’on a remodelé pour cette saison, avec chacun, on va dire, qui a son rôle, avec des personnalités totalement différentes, qui viennent de sports différents, collectifs, individuels, c’est ce qui donne la richesse, évidemment, de cette émission. Avec des débats où, justement, on n’est pas obligés d’être dans le purement sportif, on peut être dans le sociétal, on peut être parfois dans la politique, avec la politique des vaccins des sportifs, on ne s’interdit aucun sujet. C’est ce qui est bien, on n’est pas spécialistes du foot, on n’est pas spécialiste du rugby, du basket ou je ne sais quoi. On peut être pointus mais on ne s’interdit rien. Forcément, il y a une large palette de sujets que l’on ne ferait pas dans d’autres émissions et c’est ce qui est bien, c’est aussi ce qui fait la réussite de cette émission et sa longévité. J’ai repris le programme il y a un an mais il existe depuis de nombreuses années, avec des personnages différents et excellents.

Ensuite, il y a « Les paris RMC », qui est une émission évidemment totalement différente. Elle s’adresse bien sûr aux parieurs mais tous ceux qui nous écoutent ne sont pas des parieurs, donc il faut essayer d’intéresser un petit peu les auditeurs avec des côtes, en ne faisant pas que de la côte, mais en essayant peut-être parfois de les faire rêver, avec certaines personnes qui peuvent gagner beaucoup d’argent. C’est pour cela que l’on a le grand gagnant de la semaine. Récemment, une personne a joué 600 euros, ce qui est beaucoup d’argent, sur une côte à 25, elle a pris 15 000 € et elle était dans l’émission. Tout de suite, on se projette, on se demande ce que l’on ferait si nous aussi gagnions cette somme à un jeu. Forcément, c’est un équilibre difficile à trouver, il faut que l’on concerne les parieurs mais il faut aussi que l’on concerne tous les auditeurs de RMC. C’est toute la difficulté mais c’est ce qui rend cette émission aussi très intéressante à imaginer, il faut essayer de concerner un large public.

Enfin, il y a une émission totalement différente qu’est « Le Blind Test RMC ». On va dire que c’est mon bébé, clairement. J’ai toujours aimé tenter de créer, chercher des concepts différents, des choses différentes. Je suis très dans le divertissement, j’adore le jeu et je voulais un jeu sur RMC. Sauf que je viens de la télé et, pour moi qui avait déjà bossé sur des projets télé avec des boites de production, j’avais plus la mécanique en moi, c’était plus dans ma zone de confort. Je me suis dit que, pour la radio, il fallait que je trouve quelque chose. C’est venu assez naturellement assez bizarrement, je savais que j’avais ça en tête et, un jour, en me levant, je me suis dit : « RMC, c’est quoi ? Les auditeurs et les matchs ». Les commentaires de matchs sont une mine d’or chez nous mais on ne les utilise quasiment jamais, on ne les réécoute que très peu, à la marge. Je me suis dit que ce pourrait être bien de tenter de réunir les deux. J’ai écrit quelque chose, je l’ai proposé et ça a été mis à l’antenne l’année dernière.

Voilà, trois émissions différentes mais, au moins, je ne me répète jamais, je prends des plaisirs différents.

Bien que très différentes, ces trois émissions doivent sans doute être, pour vous, très enrichissantes journalistiquement parlant ?

Oui, totalement. C’est aussi un peu à la fois schizophrène. A un moment donné, je suis animateur de jeu, après organisateur de débat. Quand je dis schizophrène, c’est plus de l’humour qu’autre chose. C’est toujours comme cela que j’ai vu mon métier, moi qui suis passionné de sport, en fait, j’aime l’animation avant tout. Evidemment, le sport est une passion mais, demain, je peux très bien faire quelque chose de totalement différent. Ce que j’aime, c’est animer. Animer une émission de débat ou animer un jeu, évidemment la mécanique est différente mais c’est ce que j’aime. Au final, je m’y retrouve tous les week-ends.

On le retrouve dans la plupart de vos émissions et c’est aussi une des marques de fabrique de l’antenne RMC, une belle équipe de consultants d’horizons différents vous accompagne chaque week-end.

C’était le but, lorsque l’on a repris cette émission des « GG », avec Pierre Ammiche le producteur. Christophe Cessieux, qui animait cette émission, est passé éditorialiste et ce costume lui va comme un gant, je serais incapable de faire ce qu’il fait, il a une vraie opinion, il sait la retranscrire et puis il sait jouer le jeu de la radio. Il est dans un personnage parfois, il pense vraiment ce qu’il dit mais il sait le mettre en forme. En fait, on était arrivés au constat qu’il ne fallait pas que les mêmes personnalités de RMC soient partout. J’avais dit qu’il fallait refaire le casting, pour apporter autre chose. Sinon, on a toujours les mêmes personnes et, forcément, elles s’épuisent. Il n’y a plus de nouveauté pour les auditeurs. Il fallait apporter du sang neuf, c’est pour cela que l’on est allés chercher Marc Madiot, Pascal Dupraz, Henri Lecomte, David Douillet. Il était important que ces personnes s’intègrent aussi à la bande déjà constituée. Ce que je leur ai dit, pour les convaincre aussi, c’est : « Venez dans cette émission parce que vous allez vous amuser, parce que vous allez pouvoir débattre, parce que l’on va s’engueuler mais ce ne sera jamais de l’attaque personnelle pour faire mal gratuitement ». On est tous dans le même mode, on a tous envie de faire une belle émission, de rire, de s’engueuler mais tout ça dans un très bon esprit. Je pense que, aujourd’hui, on a trouvé cet équilibre d’échanges. C’est ce qui me plait, c’est de mener une troupe.

A titre plus personnel, il y a un vrai travail de coordination, de relance, de timing, qui doit être un vrai exercice, en lien avec l’équipe en régie ?

Exactement ! C’est ce que j’aime dans l’animation. L’auditeur ne se l’imagine pas, on n’est pas juste spectateur de la discussion qu’il y a, il faut pouvoir l’amener pour que les consultants se sentent bien et pour que leurs paroles soient libérées. Il faut amener une certaine chaleur pour qu’ils se sentent comme chez eux et qu’ils puissent vraiment dire ce qu’ils ont envie de dire. Ça ne marche pas toujours mais le but est celui-ci. Après, évidemment, là il faut être schizophrène, il faut toujours penser aussi à ce que le producteur vient de dire et on sait que l’on a d’autres choses à gérer que du débat pur. Voilà, il faut gérer toute cette gymnastique qui est très excitante. C’est vrai que, au début, ça peut paraitre impressionnant mais c’est comme tous les métiers, ça s’apprend, ce n’est pas inné. Il n’y a que le temps qui fait que l’on y arrive.

Avez-vous du coup une méthodologie particulière de préparation en amont de ce marathon ?

Oui, c’est pour cela que j’ai deux jours de préparation, pour ces sept heures de direct en cinq émissions différentes. Ce n’est pas toujours le même profil d’émission, la mécanique est totalement différente. C’est assez simple, le jeudi, avec Christophe et Pierre, on s’appelle, on passe beaucoup de temps à trouver les bons sujets avec le bon casting. C’est pour cela aussi que l’on veut nous gérer le casting. On sait les associations qui marchent et celles qui marchent moins bien. Il faut des profils différents. On essaie d’aborder les questions différemment. On a créé notre canevas en début de saison et, là, on rentre dans les tiroirs. Dès que l’on est sûrs tous les trois de notre programme, je l’envoie aux consultants sur notre groupe Whatsapp et je leur demande de me répondre oui ou non sur chaque débat. Parce que je veux avoir une tendance et, si tout le monde est d’accord, ce n’est pas une bonne question, en tout cas elle n’amènera pas de contradiction ou de confrontation. Dans ce cas, on la modifie. Le vendredi est jour de l’écriture, notamment de mes petites introductions, pour que ce soit clair et que les auditeurs soient bien au courant de ce que l’on va faire. On s’attache aussi à la mise en forme, sur les sons ou musiques qui seront diffusés.

Notamment pour les émissions du dimanche, on peut penser que la forte actualité de la veille impacte aussi et nécessite une vraie mise à jour et une vraie actualisation du programme ?

C’est sûr ! Il n’y a pas de débat évident, parfois on se laisse une case vide où l’on sait qu’il y aura forcément quelque chose le week-end qui la remplira. Mais, et c’est déjà arrivé, on sait parfois que l’on traitera un club le dimanche qui joue le samedi, du coup on sait que le débat est totalement différent selon le résultat du match. Il faut donc se réadapter à l’actualité. Celle-ci change parfois tout, balaie tout. Du coup, le samedi, après les émissions, on réécrit au besoin. Parfois, notamment lors d’un match du tournoi des six nations à 21h le samedi, on échange jusqu’à minuit avec le producteur, par texto, pour finaliser la question du débat du lendemain matin. C’est ce qui fait aussi le charme de ce métier, il faut s’adapter aux résultats.

Sur les paris, comment vous organisez-vous ?

C’est Arthur Perrot, le producteur, qui s’occupe vraiment de tout cela. En début de semaine, il prévient l’équipe des paris des matchs qui seront abordés et demande à chacun de réfléchir à ses pronostics et ses arguments. Tout au long de la semaine, il est en communication avec eux pour connaitre leurs sensations aussi. Quand j’arrive, je sais du coup qui pense quoi et qui va faire quoi. On s’adapte, si tout le monde est d’accord sur un match, on traite d’une ou deux bonnes côtes puis on passe, pour prendre le temps de débattre sur d’autres rencontres divergentes. C’est l’ADN de RMC, « Info, Talk, Sport », il y a Talk, donc débat…

Concernant l’émission du « Blind Test », quels premiers retours avez-vous pu avoir des auditeurs sur cette émission différente de ce que l’on connaissait précédemment à cette heure-là ?

Là, pour le coup, c’est l’ADN de RMC, sans l’être. C’est l’ADN parce que ça intègre les commentateurs et les auditeurs. Mais ce n’est pas l’ADN car c’est un jeu à part entière. On connait le jeu dans une émission mais pas un jeu à proprement parler qui occupe une case, qui plus est, le week-end. Mais il y a des cases dans la journée plus propices pour cela, notamment celle de 14h le samedi après-midi. Il y a alors moins d’évènements sportifs à ce moment-là et rien n’empêche, dans ce jeu, de faire des allers retours avec des directs.

Franchement, j’ai constaté que les auditeurs avaient très envie de jouer, je pense qu’ils sont très heureux de pouvoir jouer sur des choses qui leur rappellent des souvenirs. En plus, je ne pense pas qu’aux joueurs, je pense à tous les auditeurs. Je me dis que, dans ma voiture, ou ailleurs, si j’écoute un son, ça me rappelle un évènement, je sais où j’étais, du coup j’ai envie de jouer, de deviner. C’est comme cela que je vois le jeu. Je trouvais que c’était ludique pour jouer, notamment dans sa voiture, sans obligatoirement participer. Après, tous ceux qui participent sont à fond, évidemment parce qu’il y a séjour à l’ile Maurice à gagner mais je suis persuadé quand même qu’ils joueraient même pour un cadeau de moindre importance parce qu’ils ont envie d’être sur RMC, la radio du sport, pour se confronter à eux-même. Je pense que le retour est très bon, je le vois par l’enthousiasme des joueurs. Il y a énormément d’auditeurs aussi qui envoient des SMS pour participer, c’est un très bon retour.

A l’approche d’un été particulier chargé, dans quels programmes pourrons-nous vous retrouver à l’antenne de RMC ?

Pendant l’Euro, je reste sur « Les Grandes Gueules du sport », il y aura beaucoup de sujets sur l’actualité de la compétition mais beaucoup d’autres choses se joueront aussi en parallèle, dans d’autres sports. Je pense qu’il faut des repères, je fais les « GG » toute l’année, il est important que l’on reste sur ce programme avec beaucoup d’actualités et notamment l’Euro. Pour les Jeux Olympiques, la grille va évidemment être bouleversée, les « GG » seront toujours là mais je ferai aussi des tranches de direct, le matin, tout au long de la semaine, pendant les 15 jours.

Merci, Jean-Christophe, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio

Partager cet article
Repost0

RMC : Marie Martinod évoque ses interventions à l'antenne ainsi que son nouveau projet Bleu métal !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Marie,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On peut vous retrouver très régulièrement sur RMC, dans « Les Grandes Gueules du sport », aux côtés de Jean-Christophe Drouet et de toute sa bande. On imagine, à titre plus personnel, le plaisir et la joie que ce doit être pour vous de partager et d’échanger avec eux et les auditeurs autour de thèmes du sport ?

Oui, effectivement, ce sont de bons moments. Je ne le ferai pas sinon, moi qui viens à chaque fois de Savoie pour cela. On s’amuse bien, on n’est pas d’accord, on s’étripe mais ça reste bon enfant. Jamais personne ne m’a expliqué les règles mais je les ai vite comprises en arrivant : en fait, sur le plateau, on peut se dire les choses, on peut se balancer des arguments, on n’est pas toujours d’accord comme je le disais mais, n’empêche, une fois l’émission terminée, on ressort et tout reste sur le plateau, il n’y a pas de rancune, on est vraiment amis à côté de cela. C’est vraiment chouette d’avoir cette liberté de ton et, en même temps, de n’être pas d’accord, je trouve que ça élève le débat. C’est une belle émission de talk.

Avec vos propres mots, comment qualifieriez-vous votre rôle et votre place dans ce programme ?

En fait, aucun de nous n’est spécialiste de tous les sports. Il y en a qui ont plus de culture sportive que d’autres, je pense que je fais partie de ceux qui ont le plus besoin de travailler les sujets parce que je ne suivais ni le rugby ni le vélo avant. Mais si on est là, c’est qu’il y a quelque chose qui a fait que l’on a la légitimité d’être présents. J’ai eu du mal au départ à concevoir que je puisse être légitime à parler d’autres sports que le mien et Pierre, le producteur, m’a beaucoup aidée là-dessus. Il m’a fait comprendre que je suis légitime parce que j’ai connu le sport de haut niveau, j’ai connu l’olympisme, j’ai connu tout plein de facettes. Même si, évidemment, je suis plus à l’aise lorsque l’on se met à parler de ski, de sports free-style ou d’olympisme, il n’empêche que j’ai un avis lorsque l’on parle d’autres sports qui me sont un peu moins proches. Je ne suis pas là pour être spécialiste de cela, je suis là pour apporter un éclairage différent, pour angler autrement, pour faire en sorte que le débat puisse quand même se faire.

Donc, oui, à la base, j’ai quand même plus d’appétence pour certains sports, ceux dont je viens de parler, mais ce n’est pas pour autant que je ne suis pas légitime sur les autres. Par mon vécu, j’ai un avis qui peut être intéressant, qui est toujours défendable. L’intérêt est que, par notre vécu, on puisse ne pas être forcément d’accord avec ce qui peut paraitre le plus évident comme ça. Mais il n’y a jamais personne qui a raison ou tort, on en débat.

 

 

Une fois que le conducteur vous est donné, avez-vous une méthodologie particulière de préparation en amont de l’antenne ?

Ca dépend des sujets. Il y en a où je sais que j’ai des connaissances dans mon calepin qui vont pouvoir m’aider ou me dire ce qu’ils en pensent eux personnellement. Donc je ne vais pas me gêner pour les appeler et qu’ils me donnent leur avis. Ce qui est, à la base, le plus cool car, dans le contact humain, je sais à qui je parle, je sais ce que vaut ce qui m’est dit, c’est intéressant de le placer sur l’échiquier. Je vais aussi sur internet pour voir ce qui s’est dit dans la presse. Souvent, après, j’en parle avec Pierre car c’est un peu le patron, il est vraiment le maitre d’œuvre, je passe facilement 30 à 45 minutes au téléphone avec lui avant l’émission du lendemain, pour le débriefer, lui dire ce que j’ai trouvé, là où je veux aller, là où je pense que j’ai des choses intéressantes à raconter. Il me conforte. Ça reste quand même un exercice compliqué de se dire que l’on va ouvrir la bouche et qu’environ un million d’auditeurs vont nous écouter. En plus, on vit à l’époque des réseaux sociaux donc, dès que l’on dit quelque chose qui déplait, on nous le fait remarquer. Au final, Pierre me conforte simplement dans l’idée que je peux dire ça ou ça. Pour être très honnête, il y a des fois où je suis vraiment sèche sur un sujet, où je ne trouve pas, il me tuyaute, comme il le fait avec tous les autres.

Votre parcours d’ancienne sportive de haut niveau vous aide sans doute aussi à mieux comprendre certaines réactions d’athlètes et certaines émotions ?

Autours de la table, on est souvent des anciens athlètes et des journalistes. C’est marrant de voir, quand quelqu’un n’a pas fait de compétition, n’a pas vécu certaines pressions, certains moments de doute, que l’avis est facilement très tranché. Je dirais que j’ai une tendance à être défenseuse des athlètes qui, souvent, sont des personnes intelligentes, très sensibles, qui restent humaines, avec des réactions qui s’expliquent. C’est vrai que j’ai peut-être cette étiquette plus humaniste et plus tolérante qu’un Christophe, qui va « rentrer dans le lard ».

A titre plus personnel, comme vous l’avez rapidement évoqué, ce programme vous permet d’enrichir, de diversifier et d’étendre votre culture sportive…

Clairement, je ne m’en cache pas. Il y a vraiment plein de sports que je ne suivais pas ou alors très ponctuellement, sur les JO ou des championnats du monde. Du coup, maintenant, je m’amuse à vraiment suivre toute la saison. Du reste, comme je pars de loin, ça me demande un boulot de fou. En vélo, j’ai vu passer Jalabert ou Indurain dans une étape du Tour de France, chez moi, quand j’avais 10 ans, c’était à peu près tout ce que je savais du vélo. Là, j’ai dû apprendre les équipes, qui est un sprinteur, qui est un puncheur, qui est un rouleur, qui est un grimpeur, quels sont les classements dans chaque équipe, pourquoi telle équipe va rouler à tel endroit, qui va rouler sur qui, toutes ses stratégies…ça m’a passionné, j’ai kiffé, c’est long mais j’apprends au fur et à mesure, je trouve ça plutôt excitant. A l’inverse, j’ai plus de mal avec le rugby, il y a beaucoup de règles, beaucoup de championnats. Pour autant, comme je le disais, j’ai le droit parfois de dire que, là, je ne sais pas ou que je n’ai pas d’avis et je crois que ce n’est pas grave en fait.

En parallèle, vous avez lancé récemment « Bleu métal », sous format de podcasts. Comment vous sont venues l’envie et l’idée de de projet ?

La base de la base est que j’ai découvert la radio à RMC, ce format de raconter des histoires. Ca a conforté l’amour que j’avais de simplement l’écouter dans la voiture ou chez moi. C’est un média qui me parle vraiment, je trouve que, si l’on est attentif, on ressent plein de choses dans la façon dont les gens s’expriment, on ressent la joie, la tristesse, il n’y a pas besoin des images. Je dirais même que le fait d’être privé des images donne encore plus de relief à ce que l’on peut ressentir lorsque l’on écoute quelqu’un. J’adore la radio et, à RMC, j’ai découvert l’envers du décor, comment est montée une émission, qu’est-ce qui fonctionne, qu’est-ce qui ne fonctionne pas. Tout cela m’a vachement intriguée.

 

 

Avec la vague des podcasts, c’est devenu possible de créer un contenu sans être une radio. Partant de là, je me suis dit que ce serait chouette de faire quelque chose. Mais je me voyais tout en bas de l’échelle et, comme très souvent, je ne me voyais pas forcément capable. Mais Pierre m’a confortée dans l’idée que j’étais capable, qu’il fallait tenter, qu’il fallait bien y réfléchir, bien cadrer les choses, savoir où je voulais aller, savoir quel ton je voulais donner. De fil en aiguille, j’ai créé « Bleu métal », jusqu’au jour où j’ai pris le téléphone pour aller Pierre Vaultier, que j’avais identifié comme le premier invité potentiel, qui serait certainement le plus à même de m’aider à arriver au résultat que je voulais. Vu que je viens du sport de haut niveau, j’ai des attentes vis-à-vis de moi-même qui sont juste énormes. Je voulais que ce soit très bien, très bien cadré, je voulais que le ton soit bon, je voulais que ce soit nickel, je ne m’autorise pas l’erreur. Je savais que Pierre Vaultier serait la bonne personne car ça reste un milieu que je maitrise. J’essaie de trouver des gens qui sont proches de l’invité, en amont, pour me faire raconter des anecdotes, je savais que ce ne serait pas trop compliqué, pour un premier, de trouver les bons numéros dans le milieu du ski.

Après, c’était parti et je ne veux pas perdre le rythme, d’où l’idée d’en sortir un par mois, quasiment. Par les temps qui courent, en plus, ce n’est pas simple car on ne peut pas trop se déplacer mais, au final, ça suit son rythme. Ce qui est chouette, c’est que ce n’est pas routinier. D’un invité à l’autre, les histoires ne sont pas les mêmes. J’arrive à m’amuser autant avec Alain Bernard récemment qu’avec Pierre Vaultier la toute première fois.

Quels premiers retours avez-vous déjà pu avoir ?

J’ai eu des commentaires très gentils, de gens qui ont pris le temps soit de me faire un e-mail, soit de m’appeler. Ils ont aimé le ton de ma voix, ma façon de mettre les gens à l’aise, de les faire parler d’eux.

L’idée est qu’ils doivent se raconter eux, si ma mission est remplie, si on a fait un bon boulot, je ne suis qu’un distributeur de paroles, je ne suis qu’un facilitateur d’accès à l’émotion. Je suis censée, quelque part, ne pas exister. A moins qu’il y ait une anecdote qui fasse écho à quelque chose que j’ai pu vivre et, là, c’est intéressant d’échanger avec l’invité. Sinon, c’est vraiment d’eux dont on doit parler. J’ai eu des retours me disant que c’était chouette d’entendre les athlètes parler d’autre chose que « on a pris les trois points » ou « oui, j’ai fait un bon chrono ». C’est exactement ce que je cherchais. J’ai la chance de connaitre plein d’athlètes, je trouve que ce sont des personnes tellement inspirantes, tellement intéressantes à connaitre. C’est ça l’idée, de démocratiser cela, pour faire écouter au plus grand nombre possible de personnes que ses athlètes ont des choses géniales à raconter, qui font envie et qui font du bien.

Oui, j’ai eu des retours sympas aussi de gens qui m’ont trouvée à ma place, ce qui est agréable à entendre et qui m’encouragent à continuer. Ils me donnent aussi de petites idées, c’est chouette, ça veut dire qu’ils ont aimé et qu’ils veulent en entendre d’autres. Ca fait son petit bout de chemin et j’espère que cela va durer.

 

 

Sans doute aussi que lorsqu’un sportif parle à un autre sportif, les angles, les approches et les visions sont différentes d’un exercice classique avec un journaliste ?

C’est ce que j’espère. Je crois que, oui, il y a peut-être une façon de se sentir plus à l’aise face à quelqu’un qui n’est pas journaliste de métier. Après, c’est aussi beaucoup une question de tempérament. Il y a des gens qui se racontent facilement, avec moi ou un journaliste et il y a des gens qui sont beaucoup plus hermétiques, qui ont du mal à faire tomber les barrières. Il faudrait presque que je rajoute une corde à mon arc et que je devienne psychologue. Mais ce n’est pas grave, il y a toujours des choses intéressantes, toujours des choses inédites.

Pour la suite, auriez-vous des envies particulières concernant des athlètes avec lesquels vous aimeriez échanger ?

Oui, après il y a la réalité et les rêves. En cette saison 1, j’ai l’idée de couvrir des profils et des sports vraiment différents. Des gens qui ont un parcours exceptionnel et, à côté de cela, qui ont un profil enrichissant pour les autres, il y en a vraiment beaucoup. Je fais des choix aussi en fonction de ma possibilité à le faire. Cela prend du temps aussi pour préparer, même si l’idée est de faire parler les invités, il faut que je maitrise leurs parcours, leurs moments de haut, leurs moments de bas pour arriver au but recherché.

En tout cas, j’ai des aspirations de fou, j’aimerais faire Thierry Dusautoir, Sébastien Loeb, Marie-Jo Pérec. Mais je ne veux pas me brûler les ailes, j’essaie d’être honnête avec moi et avec les gens, je les interviewerai au moment où je serai sûre que j’aurai les épaules pour le faire.

Merci, Marie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio

Partager cet article
Repost0

Trina Mac Dinh évoque sa belle et riche actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Trina,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On peut vous retrouver du lundi au vendredi, de 16h à 17h, sur Sud Radio, à l’animation de « C’est votre avenir ». Quel est le principe de cette émission quotidienne ?

C’est une émission qui est, à la fois, psy et parapsy. Le but est d’apporter de l’aide aux auditeurs, avec des médiums, des coachs intuitifs, des numérologues, des voyants, des gens très calés en développement personnel et en coaching. On a des auditeurs qui nous appellent, qui ont besoin d’avoir des prédictions et des conseils. Ils sont un peu perdus, ils ont besoin d’être guidés, on est là pour ça, pour les écouter, pour leur donner des pistes, pour leur apporter un regard extérieur neutre. Charge à eux, ensuite, avec leur libre arbitre, de prendre leur décision.

Quels principaux retours vous font les auditeurs ? Quelles principales raisons expliquent leur fidélité à ce programme ?

Je pense que, déjà, le sujet même de l’émission est un sujet dont on parle très peu, en radio, en média, et même dans la vie de tous les jours. En croyant en certaines choses, les gens ont parfois peur d’être pris pour des dingues. Ca suscite donc une sorte d’engouement. Il y a le fait aussi que beaucoup de gens sont seuls, bien plus que l’on croit, ou sont en conflit avec des membres de leur famille. Toutes ces conditions réunies, plus notre empathie, notre bienveillance, jouent. Beaucoup d’auditeurs nous remercient à l’antenne de notre écoute.

Je sélectionne aussi des histoires qui parlent aux autres. Par exemple, « ma femme est partie avec le voisin » est bien plus intéressant que « je n’arrive pas à trouver quelqu’un, est ce que je vais y parvenir bientôt ? ». On ne va pas se mentir, en radio il y a un certain voyeurisme et encore plus dans des émissions de libre antenne. C’est pour cela que je choisis des témoignages forts, des vraies histoires, qui parlent au plus grand nombre. On s’intéresse aussi à des procédures, que ce soit avec des patrons ou des exs. Il y a vraiment des détresses absolues. Cela peut toucher tout le monde, et on a tous connu une situation difficile à un moment donné, de près ou de loin.

On suit les auditeurs, ils nous font des retours sur leurs prédictions. On fait le lien entre celles-ci et le moment où ça s’est réalisé. On leur demande s’ils avaient fait le rapprochement directement ou pas. Il s’avère que c’est systématiquement le cas !

 

 

Vous avez rapidement commencé à en parler, quelle est votre méthodologie de préparation en amont de l’antenne ?

J’ai un service casting, qui m’envoie une sélection d’auditeurs. J’en choisis cinq dedans pour l’émission du jour. En fonction des histoires notamment. A l’antenne, je « tease » avant la publicité l’histoire à venir, il faut donc que j’ai les infos en amont pour écrire ces petits teasers. Il faut que je sache de quoi l’histoire parle, pour donner envie aux auditeurs de rester, et pour créer ce suspense. Maintenant, on a aussi beaucoup d’appels entrants pendant l’émission, et on les intègre dès que l’on peut.

Je n’ai pas d’assistant prod, je dois donc écrire mon émission en fonction des auditeurs, travailler avec mon intervenant en fonction du sujet et du thème traités. Je fais aussi la voix-off des horoscopes, et mes promos au quotidien.

Il y a également les aléas du direct à gérer. Les gens ont tendance à croire, à tort, que l’exercice radio est beaucoup plus simple que l’exercice télé. Mais non, c’est beaucoup plus technique, à cause de ces aléas du direct justement. A la télé, en cas d’incident, le téléspectateur peut quand même se raccrocher à l’image, on peut donc rester plusieurs minutes sans parler, ce n’est pas grave. Mais, en radio, un blanc de dix secondes est suffisant pour perdre l’auditeur. On ne peut pas avoir une seule minute sans parole. En plus, on est beaucoup moins entouré qu’en télé. L’animateur radio porte tout, il a juste un réalisateur avec lui, il gère tout et tout le monde. Mon cerveau ne s’est jamais autant partagé que depuis que je fais de la radio. C’est d’ailleurs, je trouve, bien plus formateur. Pendant une heure, je ne respire pas, mais qu’est-ce que je m’éclate !

En plus, les gens peuvent plus ou moins bien réagir. Quand les appelants fondent en larmes, ils arrêtent de parler, il faut donc prendre le relai et ce n’est pas évident de le faire dans des situations comme cela. Il faut savoir quoi dire.

Je suis un peu comme leur psy, j’essaie de faire parler les auditeurs. On a aussi beaucoup d’appels d’auditeurs ayant un lourd passif (victime de manipulations, de pervers narcissique, de viol, de harcèlement, ou lourd passé familial…) Quand arrive le moment où l’auditeur l’évoque à l’antenne, il va forcément avoir un temps de silence, pour encaisser ce qu’il est en train de dire. Je pense que c’est ce qu’il y a de plus difficile : trouver les mots dans ces moments-là. Il faut faire en sorte que ce ne soit pas trop pathos, pour ne pas perdre les auditeurs, mais en même temps, il faut que ça reste attractif, intéressant, et accrocheur. Mais on aime ce métier justement pour cette adrénaline du direct, et chaque émission est un challenge.

En parallèle, toujours sur Sud Radio, vous animez le week-end un best-of des programmes de la semaine. C’est un exercice certes différent mais sans doute complémentaire ?

C’est très différent parce que je n’ai pas d’interaction avec les auditeurs. Mais je dois évidemment m’adresser à eux. C’est même frustrant pour un animateur radio de ne pas avoir de retour. On ne sait pas si ce que l’on dit est en train de plaire! En même temps, c’est très épanouissant de faire autre chose. C’est un best-of de tous les meilleurs moments de la semaine, une sorte de panaché. On extrait des moments marquants des émissions de la grille de programmes. Notamment les gros invités et les instants qui ont fait le buzz. La préparation est longue, je dois réécouter énormément de programmes pour faire mon choix. Je fais aussi, à chaque fois, le lien avec l’actualité. Je raconte également l’histoire des différentes musiques que je lance.

Je trouve que ce sont deux exercices très différents mais qui, curieusement, se complètent. De toute façon, le fait d’être passionnée donne l’envie de tout animer !

 

 

Au-delà de ces deux programmes, quels sont vos autres actualités et projets artistiques actuels ?

J’ai commencé l’écriture d’un livre, je ne vais pas en dire trop pour le moment mais, en gros, je parle de mon expérience dans les médias, sans en faire une autobiographie. Peut-être un peu dans le but de transmettre mon expérience et mon vécu à ceux qui aimeraient en faire ce métier. Il est exceptionnel et vraiment épanouissant, mais, attention, il n’est pas tout beau tout rose, il est éphémère. Il est extrêmement difficile d’y entrer, et tout autant difficile d’y rester.

J’écris aussi pour « Crush Magazine », un magazine qui est axé mode, luxe, beauté et qui n’est distribué que dans les établissements hauts de gamme. Je fais l’interview ou le portrait de la personnalité qui est en couverture.

Je suis aussi la journaliste officielle d’une plateforme de partage de contenus, qui s’appelle « Lykhubs ». C’est une sorte de LinkedIn mais spécialisée dans les médias et l’artistique. Chacun expose sur sa page tout ce qu’il fait, et des professionnels peuvent les repérer. Je fais une émission qui s’appelle “fréquence média”, je suis suivie dans les coulisses de pièces de théâtre, de films, où je vais interviewer des personnalités.

Je suis également membre, depuis deux ans, du jury du “Concours des Jeunes Talents de la Radio, de la Télé et du Net”, créé par Rémi Castillo. Ça me tient beaucoup à cœur, parce que c’est un concours que j’ai gagné en janvier 2018, dans la catégorie chroniqueuse radio, parmi des centaines de participants. Jean-Luc Reichmann en est le parrain, mais on a aussi eu Laurence Boccolini. De nombreuses personnalités ont été lancées grâce à ce concours : Jeff Panacloc, Florent Peyre ou encore Caroline Vigneaux… Le directeur d’antenne de Sud Radio, Bruno Dubois, était déjà dans le jury en 2018, et c’est comme cela qu’il m’a proposé l’animation d’une émission.

Toujours avec Rémi Castillo, j’ai co-animé le concours des “Jeunes Talents du rire”. On a fait cela sur scène (au Théâtre de Gagny, ndlr), avec plein d’humoristes, et on a réalisé une captation pour en faire un pilote, qui a été proposé à différentes chaînes tv.

 

 

J’ai aussi créé une chaîne Youtube, qui s’appelle « Les enquêtes de Trina », moi qui ai fait des études de profilage criminel. En fait, je rêve d’avoir ma propre émission de faits-divers en télé. J’avais envie de me servir de cette plateforme aux milliards de vues dans le monde comme une sorte d’appel à témoins. Je reviens sur des affaires non élucidées, de disparitions, de meurtres. Je relate des faits rendus publics, en évitant cependant les affaires trop médiatisées. Cela n’a jamais été fait en France. Je suis inondée de mails de proches de victimes, qui me disent que je suis leur dernier espoir. La plupart de ces anciennes affaires sont classées sans suite depuis des années, et les familles se sentent totalement abandonnées par la justice. Je “travaille” avec les familles sur les affaires, elles me donnent des éléments qu’elles n’avaient donnés qu’à leur avocat. C’est quelque chose que j’ai envie d’adapter en télé, en créant quelque chose d’incarné. J’ai besoin de m’investir, je veux aller sur le terrain, aller vers les gens, les aider, enquêter avec les journalistes d’investigation, je veux rencontrer les témoins. Et faire ensuite un débat en plateau, en deuxième partie de soirée, avec des spécialistes. Quoiqu’il en soit, il faut renouveler ce genre, qui a vraiment su trouver son public.

Merci, Trina, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio

Partager cet article
Repost0

M Radio : Ombeline évoque son émission quotidienne, de 13h à 16h !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Ombeline,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

On peut vous retrouver, du lundi au vendredi, de 13h à 16h, sur l’antenne de M Radio. Très simplement, comment présenteriez-vous ce programme ?

Un début d’après-midi 100% détente, comme le nom de l’émission. Vraiment à la cool, où on profite de l’après-midi tous ensemble, avec des informations sur les artistes, avec des bonnes nouvelles. Aussi, on reparle de ce qui s’est passé le matin, des invités que vont recevoir Sophie Davant, Jérôme Anthony et Vincent Cerutti. Vraiment, le mot clé est : détente.

L’horaire peut correspondre à une partie de la pause déjeuner ou au moment de la digestion. Pour vous, cela implique-t-il des adaptations dans la façon d’animer le programme ?

Beaucoup plus posée. Certains auditeurs nous écoutent au travail, d’autres en faisant le ménage à la maison, ça peut être aussi en faisant du sport. Il faut donc s’adapter à tout le monde. Après, ça serait mentir que de dire que je fais en fonction de la tranche. C’est l’après-midi, c’est à la cool.

Avez-vous une méthodologie particulière de préparation en amont de l’antenne ?

Dès qu’il y a une info qui tombe, forcément, il faut être au taquet et creuser. Notre cible est très à cheval là-dessus et aime bien les infos, on va vraiment se baser sur ça.

On a un programmateur musical, les choix des chansons sont travaillés très longuement pour plaire à un large public. Ce n’est pas du tout mon domaine. A titre plus personnel, j’adore quand il y a des nouveautés. Mais un bon Gold de temps en temps fait toujours plaisir. On s’adapte. Je pense que je pourrais faire sans soucis « N’oubliez pas les paroles », je connais tout par cœur. Ne serait-ce que Louane en ce moment avec « Donne-moi ton cœur », je mets le son à fond dans le studio et je chante, je hurle mêmeJ.

En studio, je suis seule, je suis à la réalisation de l’émission, à la préparation, à l’animation, je gère mes timings, je fais tout. Je suis sur cette radio depuis cinq ans, il n’y a pas une année où j’ai fait la même tranche horaire ou le même programme. Ca varie tout le temps. J’ai beaucoup appris, accompagnée au début puis en solo ensuite.

J’adore être seule, je suis maitre à bord. Je sais à quel moment je dois rendre l’antenne, je sais à quelle seconde près je dois me taire et envoyer la prochaine musique.

Quelques jours après la rentrée, quels premier retours avez-vous déjà pu avoir ?

Les gens sont très contents de retrouver toute la grille à l’antenne, ils nous envoient des messages d’amour, c’est adorable. J’étais hyper excitée de reprendre le direct, les horaires ont changé et tout le monde s’habitue tranquillement.

A l’aube de cette nouvelle saison, que peut-on vous souhaiter ?

Que les audiences soient bonnes, ce serait déjà bien. Que l’on continue de monter. On a explosé les scores pendant le confinement, c’est cool, et pourtant, j’étais en direct de la maison. Oui, voilà, que ça monte, que ça plaise, que la nouvelle grille soit aux attentes de nos auditeurs et auditrices, que tout le monde soit content. Il y a une super entente dans l’équipe, on est tous hyper complices, c’est très important de venir avec le sourire. On fait un métier que l’on aime, il faut que ça se ressente dans notre manière d’animer, avec le smile.

Ce fut un plaisir, Ombeline, d’échanger avec vous !

Publié dans Radio

Partager cet article
Repost0

Téléfoot : Jimmy Algerino évoque ses premiers jours à l'antenne !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photos : Sindy Thomas

 

Bonjour Jimmy,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

On peut vous retrouver depuis quelques jours sur « Téléfoot », la chaine du football. Avant de rentrer plus en détails dans le contenu de vos interventions, on imagine déjà la joie et la fierté que ce doit être d’avoir rejoint cette belle famille du football, dès la naissance de la chaine et des programmes ?

Content de rejoindre le monde de la télé et du journalisme. Le monde du foot, je le connais, pour y avoir été pendant plus de vingt ans. Oui, je suis très content d’avoir été retenu pour intégrer l’équipe et de rejoindre ce monde des médias, du visuel, du journalisme, tout ce domaine que je voyais de l’autre côté de la barrière. Surtout, c’est le fait de faire partie d’un projet qui commence de zéro, c’est comme une naissance. Il sera intéressant, en fin de saison, de voir tout le chemin parcouru.

A titre personnel, comment se sont passés les premiers jours ? Avez-vous déjà pris vos marques ?

Oui. Il y a d’abord eu la rencontre avec Jean-Michel Roussier, Marc Benoit et Johnny Séverin puis, après, avec l’équipe un peu administrative et le directoire de la chaine. Après, les autres consultants et journalistes lors de la présentation et lors des essais. Ça s’est fait très naturellement. J’allais dire, entre footballeurs ou personnes travaillant dans le monde du football, ça s’est fait assez rapidement.

Dans quels programmes intervenez-vous du coup ?

J’interviens le samedi soir dans l’émission « Night Club », l’après début de journée de Ligue 1 et l’après journée de Ligue 2. Avec des images des matchs, des interviews, des échanges avec des joueurs et des entraineurs.

Il y a aussi l’émission du dimanche matin, « Ligue 2 Exclusif », où avec Saber Desfarges, je me retrouve à débriefer la journée de championnat de Ligue 2, avec toutes les images et tous les buts et, là aussi, des intervenants.

Egalement un autre programme fort passionnant et fort intéressant, « Le Multi Vintage », en retrouvant les précédentes saisons de Ligue 1, aux côtés de Smail Bouabdellah. Avec les commentaires des journalistes de la chaine, pour se remémorer ce fabuleux championnat qui a débuté il y a bien des années. On commence par la saison 2001/2002 qui, je pense, s’appelait encore la D1.

Pour ce programme-ci, avez-vous une méthodologie particulière de préparation, peut-être en vous remémorant le contexte de l’époque ?

Ça se fait plus spontanément, je connais les joueurs, je me rappelle bien du contexte, j’étais encore en activité et, à la mi saison, je revenais à Sochaux. J’ai une mémoire sur le moment qui me permet d’y aller plus décontracté.

Pour les deux autres émissions, surtout celle du dimanche, c’est vrai que ça me demande un peu plus de travail de recherche, d’information. Beaucoup de choses ont changé, les coachs, les joueurs et même les stades. Aussi le contexte. Il y a un travail de recherche qui est un peu plus prépondérant.

 

Crédit photo : Sindy Thomas

 

Lorsque vous regardez un match avant de le débriefer à l’antenne, quel œil essayez-vous d’avoir ?

Une partie bienveillante, en essayant de comprendre ce que peut vivre le joueur, même si les mentalités ont changé depuis mon époque. J’essaie de voir plutôt l’information positive, plutôt que le côté négatif ou encore l’aspect buzz pas très bienveillant vis-à-vis du championnat et des joueurs.

Après quelques jours à l’antenne, quels premiers retours avez-vous pu avoir ?

Les retours sont bons. On essuie les plâtres, il y a tout un travail à faire et un feeling à trouver avec les journalistes, ce qui se fait petit à petit, dans de bonnes conditions. Pour moi, je retrouve la Ligue 2, je trouve le niveau très intéressant, les joueurs sont de qualité, ils sont bien préparés, ils ont un niveau physique et technique très intéressant. Je me familiarise avec les joueurs et les visages, notamment les jeunes joueurs.

Concernant la Ligue 1, à quoi peut-on s’attendre ? Les favoris seront-ils au rendez-vous ?

Ils devraient l’être à partir du moment où il n’y a pas de problématique liée au Covid. Paris a des cas, Marseille aussi, Lyon n’a pas eu ces problèmes et est bien entré dans la compétition. Je pense que ce sera un championnat plus serré, avec des matchs intéressants. Les prétendants aux places européennes seront beaucoup plus en concurrence. Peut-être, on l’espère, que ce sera aussi le cas vis-à-vis du Psg, qui truste les titres depuis pas mal d’années maintenant.

Dans un autre registre, vous intervenez aussi sur Europe 1. Sur cet autre support, tout passe par la voix. Du coup, abordez-vous l’exercice différemment ?

On analyse les matchs en direct, on a les ralentis, on commente pleinement le match ou, du moins, ce qui se passe. Alors que, à la télé, on débriefe ce qui s’est passé une heure voire une journée après, ce qui nécessite davantage de travail de recherche et d’informations. A la radio, ça demande un travail plutôt d’observation et de ressenti footballistique, qui est très intéressant pour les auditeurs, quel que soit le consultant. On peut voir l’action, on peut ressentir le but,  on peut se demander pourquoi tel geste a été fait à ce moment précis.

Les gens ne voient pas ce qui se passe, ils sont dans la voiture, dans le train, au travail ou ailleurs. C’est la voix qui compte. Je ne sais pas si la mienne peut être reconnaissable et appréciée mais, effectivement, tout se passe dans le ton, dans les expressions - toulousaines, parisiennes ou footballistiques, qui peuvent apporter un plus aux commentaires des journalistes sur place.

Ces deux médias sont, du coup, très complémentaires ?

Oui, ils sont complémentaires. D’ailleurs, les deux entités n’ont pas vu de problème à ce que je puisse le faire. C’est complémentaire, c’est intéressant. Sur « Téléfoot », je suis sur de la Ligue 2 et du Vintage, à Europe 1, je suis sur de la Ligue des Champions, une belle compétition que je connais et que j’apprécie. Je suis multi tâches et multi cartes. Qui sait, après, je pourrais faire du commentaire de match ? En tout cas, ce sont de très bonnes expériences à vivre et à peaufiner.

Pour terminer, très simplement, que peut-on vous souhaiter pour cette nouvelle saison ?

Pour la télé, souhaiter que les gens adhèrent pleinement à la philosophie de la chaine « Téléfoot ». Il y a vraiment de bonnes intentions, des gens vraiment compétents. Je n’oublie pas non plus Jérôme Revon, qui fait cela depuis l’époque Canal, aux côtés de Charles Biétry. J’espère que les gens viendront voir une approche différente de ce qui a été fait jusqu’à présent. Aussi que nous ayons une belle saison, avec pas mal de rebondissements. Ce serait une belle première année pour la chaine.

Ce fut un plaisir, Jimmy, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision, Radio

Partager cet article
Repost0

Fausse Note : Interview croisée avec les deux comédiens de la pièce !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Pierre Deny, bonjour Pierre Azéma,

 

Merci de m'accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

 

Vous serez à l'affiche, au Festival d'Avignon, du 5 au 28 juillet prochain, à 15h 20, au théâtre Barretta, de la pièce «  Fausse Note  ». Très simplement, comment présenteriez-vous ce spectacle  ?

 

Pierre D  : C'est un spectacle dont il est difficile de parler, pour une raison simple, à savoir que c'est une pièce à suspense. On ne peut dévoiler que le pitch de manière très superficielle parce que, si on rentre dans les détails, on va spoiler un petit peu la suite.

 

Pour résumer, on peut dire que c'est l'histoire d'un chef orchestre mondialement connu, joué par Pierre Azéma, qui sort de scène après un concert à Genève. Il reçoit la visite d'un admirateur, qui se fait de plus en plus pressant, qui lui demande un autographe, une photo, des détails,... Petit à petit, le public va comprendre que cet admirateur ne vient pas uniquement parce qu'il est fan mais parce qu'il y a une blessure commune à ces deux hommes. Il est là en souvenir d’un passé qui va progressivement remonter à la surface jusqu'au dénouement final.

 

Quelles sont les principales caractéristiques de vos personnages respectifs ?

 

Pierre A  : Ce chef d'orchestre est un artiste mondialement connu, avec tout ce que ça amène comme ego, un peu développé, et comme sensibilité, toute aussi développée. Je crois qu'il a les deux et il est à un moment charnière de sa vie. Il est un artiste déjà bien accompli mais il a encore une étape à franchir.

 

Pierre D  : L'admirateur que je joue est un admirateur que l'on peut supposer, au début, un peu lourd, un peu collant. Mais on va s'apercevoir petit à petit qu'il dissimule une brûlure, une blessure du passé qu'il n'a jamais pu refermer. Cette soirée, pour lui, est une soirée qu'il a réfléchie depuis des dizaines d'années. Il a enfin envie de régler ses comptes avec le chef d'orchestre.

 

Il est important de dire aussi que la pièce se passe en 1990. Nous sommes au moment où le mur de Berlin vient de tomber. C'est un détail important.

 

Pierre A  : Mon personnage est allemand et il joue à l'orchestre philharmonique de Genève.

 

La pièce se déroule donc en une seule et même soirée  ?

 

Pierre D  : Tout à fait  ! Il y a une unité de temps, de lieu et d'action. Tout se passe entre 23h et minuit, à la fin du concert, lorsque cet admirateur fait irruption dans la loge du chef d'orchestre. Tout se passe en temps réel.

 

 

Vous évoquiez chacun votre personnage. En termes d'appropriation, avez-vous eu des sources particulières d'inspiration pour aller «  chercher  » en vous ces rôles-ci  ?

 

Pierre A  : Très concrètement, cela s'est passé après avoir discuté avec Didier Caron, l'auteur, après une première salve de répétitions où nous avons traversé tout le spectacle, autant au niveau des actions que des psychologies. Cela a permis d'avoir une idée de ce que voulait Didier, d'en avoir une de son partenaire et une autre de son personnage. A partir de là, j'ai caractérisé ce chef d'orchestre surtout sur des aspects physiques, sur des actions que je ne fais pas personnellement tous les jours, en lien avec son métier.

 

Donc, d'abord, je me suis concentré sur la bulle dans laquelle il évolue et, ensuite, je me suis intéressé à lui, à son métier.

 

Pierre D  : De mon côté, je ne peux pas dire que je dois aller rechercher des exemples. Car mon personnage se distingue surtout par ce qu'il vient chercher pour cette soirée. Il est ingénieur au centre archéologique de Liège mais cela n'intervient pas tellement dans le déroulé du personnage. En revanche, je fais confiance complètement à Didier et au regard de mon partenaire pour avancer petit à petit et mettre en place le puzzle de la pièce.

 

Selon vous, qu'est-ce qui pourra plaire aux, on l'espère, nombreux spectateurs qui viendront vous voir sur scène  ?

 

Pierre A  : Je pense à la retenue à laquelle on doit être vigilant, c'est-à-dire au suspense très fort. On ne sait pas ce que veut cet admirateur. Tout l'intérêt de la pièce réside dans cette incertitude. Une fois qu'on le sait, on voit que c'est assez costaud et je pense que les gens seront curieux de savoir comment ça va se finir. La pièce est très bien construite en cela.

 

Pierre D  : C'est aussi le principe du huis-clos, il marche toujours sur le spectateur parce que l'on est dans une petite loge de 10 m² et que l'atmosphère va devenir étouffante entre ces deux personnes. Comme l'a dit très justement Pierre, je pense aussi que le public va être attiré par la montée du suspense. Jusqu'à deux pages de la fin, on ne sait pas ce qui va se passer.

 

Nous sommes à moins de deux mois du Festival d'Avignon. Où en êtes-vous dans la préparation  ?

 

Pierre D  : Nous avons fait une première période de répétitions de quinze jours il y a peu et nous ré-attaquons quasiment tout le mois de juin. Avec deux représentations à Paris, les 23 et 24, pour se mettre en jambes, à la Contrescarpe.

 

Pierre A  : Nous sommes très excités et impatients à l'idée de reprendre les répétitions parce que la première salve était très encourageante, très euphorisante. J'ai hâte que l'on soit de nouveau sur le plateau, pour aller au fond et aller chercher tout ce qui se passe dans cette pièce passionnante.

 

Pierre D  : Cette première salve était tellement intense que je suis en manque maintenant. Ça me manque de ne pas voir Pierre et Didier tous le jours. Il faut bien savoir que, lorsque l'on est enfermé 8 heures par jour dans un théâtre, surtout pour une pièce à deux, on est sur le feu en permanence. Une espèce d'addiction se crée alors qui donne envie d'y retourner le lendemain, puis le surlendemain et ainsi de suite. J'ai le texte sur ma table de chevet et je le regarde tous les jours, il fait partie de moi maintenant.

 

Pierre A  : C'est délicat de laisser reposer le texte entre deux répétitions. Cela permet de mieux le retrouver, certes, mais ces moments sont aussi l'occasion de bien l'avoir en bouche avec les indications connues de ce que veut en faire Didier. C'est une période très excitante.

 

Nous le disions au début de l'entretien, vous serez à l'affiche au Barretta.  Un mot peut-être sur ce lieu  ?

 

Pierre A  : Il est tout récent, il a deux ans. C'est sur une place magnifique, la place Saint-Didier, l'une des plus belles d'Avignon. Avec un très bel arbre qui trône. Le lieu est très beau, en pierres, avec 120 places, ce qui est parfait dans le cadre du Festival, pour une pièce à deux sur scène.

 

 

Justement, le Festival est encore plus intense cette année, avec près de 1 600 spectacles. Comment réussir à se distinguer et à sortir du lot  ?

 

Pierre D  : Sur 1 600 spectacles, il faut savoir que la moitié environ sont des comédies pures à 2 ou 3 personnages. Pour des raisons économiques. Mais il y a aussi des pièces classiques, des pièces contemporaines comme la nôtre. Il y a donc un public pour des pièces plus recherchées, plus denses, plus riches et on espère que ça va jouer pour nous, bien sûr.

 

Pierre A  : Au final, si vous voulez voir une pièce à 2, forte, contemporaine, il n'y a qu'une trentaine de choix. Dont le nôtre :)  Le théâtre est central, bien placé, il est à la croisée de plusieurs chemins, l'horaire est adapté, l'affiche est réussie.

 

Cette pièce avait déjà été montée avec une autre distribution il y a trois ans. L'aviez-vous vue à l'époque  ?

 

Pierre D  : Pour ma part, je l'avais vue à Paris, au théâtre Michel et je l'avais déjà trouvée formidable. C'est pour cela que j'ai été d'autant plus enchanté quand Didier m'a proposé de reprendre le rôle de Christophe Malavoy. Dans une carrière d'acteur, quand on se retourne sur toutes les pièces que l'on a faites, on s'aperçoit que l'on en a fait beaucoup pour simplement jouer et que certaines autres vont nous chercher un peu plus en profondeur. Celle-là en fait partie, à mon avis. C'est une pièce que je suis très heureux de jouer, qui soulève des problèmes, qui ouvre plein de petits tiroirs intérieurs intéressants.

 

Pierre A  : Je l'avais vue aussi à Paris. J'avais déjà eu la chance de travailler avec Didier sur d'autres projets, c'est donc un vrai plaisir de le retrouver.  J'aime son univers, son écriture. C'est là sa première pièce dramatique et je trouve que, pour un galop d'essai, c'est très réussi. Quand je l'ai vue, je m'étais dit que ce devait être un pied énorme de jouer dedans. J'étais donc super étonné, super flatté et super heureux quand Didier m'a proposé ce rôle.

 

Pierre D  : Ce sont des personnages profonds, forts, touchants, ça peut parler aux gens. Il y a des histoires de secrets, de culpabilité, d'honnêteté intellectuelle, d'usurpation d'identité, de rapport au père, de blessure, de rédemption, de résilience, de vengeance. Tout ça touchera complètement, je l'espère, le public.

 

Pierre A  : Là, c'est une situation extrême mais je crois que ce sont des sentiments auxquels on est confronté tous les jours. Je pense que, si les gens arrivent à sentir cela, ça pourra leur permettre de faire éclater quelques bulles à l'intérieur et, du coup, de ressortir plus légers. Ils comprendront quelque chose de l'âme humaine et, de fait, d'eux mêmes.

 

Ce fut un plaisir d'échanger avec vous deux  !

 

Publié dans Théâtre, Radio

Partager cet article
Repost0

Romain Ogerau nous présente sa belle et riche actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Romain,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

 

Vous êtes depuis peu, sur France 2, en access prime time, dans «  Un Si Grand Soleil  », où vous interprétez le prêtre Corentin. Très simplement, comment présenteriez-vous ce nouveau personnage  ?

 

C'est la première fois à l'écran que je joue un prêtre. Le personnage n'a pas quelque chose d'extrêmement caractéristique dans les situations qu'il joue, il est plutôt dans l'accompagnement d'Inès, jouée par Maeva El Aroussi, qui souhaite se faire baptiser. Il est dans l'écoute, il essaie d'apaiser, il répond aux questions spirituelles et aux doutes d’Inès. Il est aussi médiateur avec les parents de cette dernière, l'un étant assez réfractaire, l'autre étant dans le questionnement.

 

C'est vraiment la ligne que j'ai défendue pour ce personnage. Dans l'écoute, dans l'accompagnement, dans le non jugement. J'ai demandé à un prêtre que je connais les différences entre un enfant et un adolescent. C'est très différent, pas dans le sacrement mais dans le lien qui se créé entre le prêtre et le futur baptisé car, dans le cas joué, c'est une démarche personnelle, et non pas celle des parents.

 

La spiritualité, pour moi, n'a pas de religion. Au delà de la connaissance des rituels et de la symbolique, les points d'appuis sont les mêmes. Ce qui est très chouette.

 

 

On sait que le rythme de tournage est plutôt soutenu sur une série quotidienne. A ce titre, avez vous eu une méthodologie particulière de préparation  ?

 

Oui et non. C'est soutenu mais ce n'est pas l'enfer. Il y a trois équipes de tournage en même temps, ce qui sépare le temps utile et la quantité. Mais, de toute façon, je travaille pas mal en amont, d'abord sur le texte, pour l'apprendre le plus vite possible, pour en être débarrassé et ainsi pouvoir travailler en dehors de celui ci.

 

Ensuite, il est important de faire son travail de comédien en amont, en se demandant ce que l'on peut proposer, ce que l'on peut amener qu'un autre n'amènerait pas. Pour choisir des directions assez précises. L'aide d'amis comédiens peut être très utile à ce moment-là.

 

Plus le travail en amont est important, plus cela est libérateur sur le tournage ensuite. On peut alors mieux rentrer en contact avec ses partenaires et les écouter plus facilement.

 

Si le scénario le permet, aimeriez-vous prolonger l'aventure  ?

 

Carrément  ! C'est un plaisir à chaque fois. Si la production veut faire revenir le prêtre, je suis partant. Ce qui est sympa aussi, c'est que ce programme permet une grande latitude aux personnages. Même si je ne pense pas que l'on s'oriente sur son histoire plus personnelle mais pourquoi pas, je suis à l'écoute.

 

En parallèle, la saison 3 de la série «  Les engagés  » est en cours d'écriture. Quel regard portez-vous sur ce programme, vous qui aviez déjà participé aux deux premières saisons  ?

 

C'est une série écrite par Sullivan Le Postec, un super scénariste. C'est lui qui porte ce projet depuis toujours. Elle est réalisée par Jules Thènier et Maxime Potherat (saison 1) et Slimane-Bapriste Berhoun (Saison 2). C'est un projet important pour moi, c'est la première série LGBT produite en France. Nous sommes diffusés sur Studio 4,Amazone prime, TV5 monde et la plateforme Slashtv.

 

Ce programme évoque la communauté LGBT, dont on parle parfois peu et souvent mal, avec des clichés qui réduisent les personnes à n'être que des membres de cette communauté. Alors que ces personnes ont aussi une vie, avec des sentiments, des sensations, des émotions. Justement, ce programme parle de la vie au sein d'une association, Le point G. Avec toutes les intrigues que l'on peut y avoir parc que, finalement, une association est aussi quelque chose de très politique.C’est vraiment une série chorale avec une super équipe de comédiens : Denis D’Arcengelo, Pierre Cachia, François-Xavier Phan, Nanou Harry, Claudine Charreyre….sur la deuxième saison, nous étions 28 personnages.

 

 

Dans la première saison, il y a pas mal de choses qui sont axées sur cette lutte d'influence. Mon personnage, Laurent Roussel, avocat, est membre de l’association. Il est en conflit ouvert avec un des personnages principaux, Thibault, joué par Eric Pucheu. Ils se battent, entre autres, pour la présidence de l'association.

 

Il y a aussi l'accueil d'un jeune homme, Hakim, beur, qui fuit la banlieue de Saint-Étienne, pour venir vivre son homosexualité à Lyon, en retrouvant Thibault, qu'il avait connu il y a très longtemps. Autours de son parcours initiatique, on y retrouve d'autres intrigues, notamment l'agression d'un jeune homme que l’association va aider à retrouver l'auteur de cet acte.

 

Sur la deuxième saison, un comédien transgenre, Adrian de la Vega, est présent mais il n'est pas là pour être son propre rôle. Il est là parce que le personnage a un combat à mener, des choses à dire et une histoire personnelle.

 

 

Cette série s'attache donc à la vie des gens et non pas aux clichés véhiculés, c'est extrêmement important. Cette deuxième saison s'intéresse aussi à la transphobie qui existe au sein de la communauté LGBT. On évoque également les épreuves, les obstacles, les injustices liés à une transition. Notamment la difficulté de changement de carte d'identité.

 

La troisième saison est en écriture, on ne connaît pas encore les principaux thèmes.

 

Dans un autre registre, toujours artistique, on pourra vous retrouver, à la rentrée, sur scène, au théâtre Lepic, dans la reprise de « La petite sirène ». Comment décrire ce spectacle jeune public  ?

 

C'est la version adaptée d'Andersen, celle qui se finit mal, comme souvent avec cet auteur. Qui joue beaucoup plus sur les peurs des enfants.

 

Cette pièce a été montée par la compagnie «  Parciparlà  », avec laquelle je travaille depuis une dizaine d'années maintenant. Nous faisons beaucoup de choses, principalement du jeune public, avec quatre à cinq pièces différentes. Nous sommes tous les ans sur scène, à Paris, sans oublier de régulières tournées.

 

Sur ce spectacle, nous sommes tous sur scène en permanence, nous alternons entre différents rôles et de la narration. Les changements de costumes se font à vue. C'est un vrai parti pris. La choralité et le rythme de la narration sont hyper intéressants et fonctionnent très bien. Ce code là a été très bien compris par les enfants, ils se l'approprient tout de suite et rentrent immédiatement dans l'histoire.

 

Nous serons à l'affiche de mi septembre à mi novembre.

 

Pour terminer, parmi vos nombreuses cordes artistiques, vous adorez faire de la motion capture...

 

C'est top, il y a plein d'application différentes, pour les jeux vidéos, les publicités, les documentaires notamment. Je travaille surtout avec la société MocapLab pour entre autres Ubisoft. J'adore !

 

Ce fut une joie, Romain, de nous entretenir avec vous  !

Publié dans Télévision, Radio

Partager cet article
Repost0

Margaux Billard revient sur son parcours et évoque ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Margaux,

 

Je vous remercie de bien vouloir maccorder un peu de votre temps, cest un plaisir que de partager avec vous ces quelques instants.

 

Vous êtes une artiste aux différentes cordes artistiques, notamment limage et la radio. Quest-ce qui vous plaît dans votre quotidien ?

 

Les rencontres, de personnes fondamentalement différentes. A la radio, je parle de ma passion, la musique, j'évoque son influence dans le cinéma jy suis tombée par hasard, par contact. Je venais de la voix off. Jai rencontré un manager de voix off quand j'étais barmaid à Londres.

 

En étant actrice, je change de peau. Je sers une histoire, en équipe, avec le réalisateur qui a une vision.

 

Entre ces différentes domaines, voyez-vous des liens, des complémentarités ?

 

Oui, tout est lié. Le jeu est lié à la voix, notamment. La radio, cest le jeu dans la voix. Le jeu, quant à lui, est plus complet. Dans mon travail de présentatrice, je suis plus en contact avec les gens : jaide des musiciens à faire découvrir leur travail à dautres, je tâche de connecter le public avec linvité.

 

Mon expérience de comédienne maide pour tout. Le fait d'être à la radio et d'être présentatrice nourrit mon travail de comédienne. La complémentarité des trois au quotidien me plaît profondément.

 

Mon but est d'être comédienne, pour laspect artistique notamment visuel et parce que jaime lidée de véhiculer une histoire.  

 

Avez-vous été plus marquée par une expérience en particulier ?

 

Je nai pas été marquée par une expérience spécifique mais par toutes ! Elles sont uniques et mont apportée quelque chose dinédit. Je les mets au même niveau. Je ne juge pas mes expériences, elles sont les bienvenues (sourire).

 

 

Quels sont vos projets du moment ?

 

Jai une publicité qui va bientôt être tournée pour Eurostar. Je dois aussi finir un long-métrage avec un réalisateur italien à Londres. Du coup, je fais des aller-retours, ça me permet de passer des castings avec mon agent là-bas.

 

J’écris un seule-en-scène aussi. Je my mets en fonction de mon inspiration.

 

J'ai animé trois masterclasses musicales en tant que présentatrice pour des musiciens qui travaillent avec des artistes internationaux : Drake, Nicky Minaj et Dua Lipa. Nous avons fait une émission spéciale avec eux à la radio VL Média.

 

Quelles sont vos envies au long terme ?

 

Jaimerais beaucoup jouer des personnages complexes, à plusieurs facettes. Je recherche le grain de folie.

 

Je voudrais m'écarter de la superficialité. Le règne de la beauté et de lapparence ne minspire pas. Je comprends quun directeur de casting doive se baser sur un physique mais jaimerais bien aller au-delà du cast-type donné au premier abord.

 

Merci à vous pour cet excellent moment. 

Publié dans Radio

Partager cet article
Repost0

Marion Aydalot : Ce ne sont pas de jeunes joueurs qui feront gagner la Ligue des Champions au PSG !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Marion,

 

C'est un plaisir de vous retrouver pendant la trêve internationale pour évoquer l'actualité du ballon rond, autours d'un petit café en terrasse.

 

1/ Quelques jours après l'élimination du Psg en 1/8è de finale de Ligue des Champions contre le Real de Madrid, quel regard portez-vous sur cette double confrontation ?

 

Je pense que, tout simplement, le Real était meilleur et qu'il faut arrêter d'en vouloir aux joueurs. Les parisiens ne sont pas au niveau des madrilènes. A chaque poste, intrinsèquement, chaque joueur était en dessous. Le Real est une machine de guerre, c'est peut-être l'une des plus belles équipes de tous les temps. Depuis le grand Milan, on n'avait pas vu cela, une équipe capable d'enchaîner deux Ligues des Champions et, pourquoi pas, une troisième, un coach Zidane qui marche sur l'eau, qui avait déjà un palmarès en tant que joueur et qui en a maintenant un en tant qu'entraîneur.

 

Il faut arrêter à tout prix d'en vouloir aux parisiens. Mais il faut à présent progresser, il faut prendre des joueurs dignes de ce nom, un entraîneur digne de ce nom. C'est-à-dire des joueurs sans doute qui ont gagné la Ligue des Champions capables d'affronter des grands rendez-vous comme celui-là.

 

2/ Lors du match retour à domicile, on a pu penser que des joueurs parisiens n'étaient pas forcément dans le bon rythme. Les avez-vous sentis présents, au moins psychologiquement ?

 

A la différence de beaucoup de gens, je les ai trouvés là mais pas au niveau. Sans Neymar c'était compliqué, d'autant plus qu'il a d'abord fallu digérer le 3 à 1 de l'aller. Le Real est arrivé en patron, avec l'expérience, face à beaucoup de jeunes joueurs parisiens. On demande à Mbappe d'avoir l'expérience de joueurs madrilènes mais c'est trop tôt, on sait très bien que Cavani, même si c'est un uruguayen qui est rude et fort, n'a pas le niveau d'autres. C'est un peu en dessous, je le comparerais à Higuain ou encore Aubameyang. On demande trop à ce genre de joueurs. Psychologiquement, on ne les a pas sentis là mais c'est peut-être parce qu'ils savaient que, physiquement, ils n'avaient pas le niveau de leurs adversaires.

 

Il ne faut pas oublier que c'est une histoire de talent. Quand Paris rencontre Marseille deux fois en trois jours et gagne 3 à 0 à chaque fois, beaucoup de gens ont dit que les marseillais n'ont pas joué. Mais ils n'ont pas pu jouer. Psychologiquement, ils étaient atteints et, physiquement, ils sont beaucoup moins bons que les joueurs du Psg. On ne peut pas demander à Amavi ou Payet d'avoir le niveau des parisiens, je le dis très sincèrement. Même chose quand l'OM rencontre Metz. C'est toujours comme cela, c'est pourquoi il ne faut pas en vouloir aux joueurs. En tout cas, on peut en vouloir un peu plus à l’entraîneur Emery qui ne leur a pas donné durant ses deux ans l'esprit de la gagne.

 

3/ Justement, revenons sur les choix forts qu'il a eu le mérite de faire notamment au match aller. Sur le moment, qu'en avez-vous pensé ?

 

Sur le moment, j'ai trouvé la composition ridicule, pensant de suite que Paris donnait le match au Real. Je me suis dit que c'est un mauvais coach, comme je l'ai toujours pensé. J'ai déjà eu l'occasion de le dire ici, la Ligue Europa n'est pas la Ligue des Champions, ce n'est pas le même rendez-vous médiatique, ce n'est pas le même rendez-vous tout court. Lo Celso et Berchiche sont des choix discutables. Kurzawa est beaucoup plus offensif, il trouve mieux ses coéquipiers, n'en déplaise à certains. Kimpembe, même si je l'aime beaucoup, est encore trop jeune pour des rendez-vous comme cela. Sortir des jeunes pour un match contre le Real est suicidaire, cela n'a pas de sens.

 

De toute façon, on pense toujours, bêtement, que les joueurs Made in Paris, comme Rabiot et Kimpembe, sont exceptionnels et extraordinaires. Il faut laisser le temps et, pourquoi pas, les vendre. Je le dis sans aucune gêne. Beaucoup de gens vont dire le contraire mais je pense qu'il y a beaucoup de joueurs à vendre à Paris, même des joueurs très bons. C'est dommage d'avoir mis Rabiot autant en avant alors qu'il y avait Blaise Matuidi, pareil pour Kimpembe alors qu'il y avait David Luiz. Je trouve qu'il y a beaucoup d'erreurs comme cela. Il faut avoir des joueurs qui ont gagné la Ligue des Champions pour la gagner. Ce ne sont pas de jeunes joueurs qui feront gagner cette compétition à Paris, je le signe.

 

4/ Pour la suite, Emery est en fin de contrat. Selon vous, qui pourrait, qui devrait entraîner les parisiens ?

 

Je sais, de source sûre, que Neymar aime beaucoup Tite. Comme il aime beaucoup Luis Enrique. Ces noms sont les plus logiques et les plus probables. Peut-être aussi Carlo Ancelotti. Je pense que Neymar ira vers ce genre d’entraîneurs puisque c'est lui choisira, comme c'est Ronaldo qui a souvent choisi et comme c'est Messi qui a toujours changé les coachs depuis des années.

 

5/ Pour terminer sur Paris, le triplé national semble s'offrir au Psg. Avez-vous des inquiétudes particulières ?

 

Normalement c'est fait, à part gros accident. Parce que Paris est exceptionnel et fantastique en championnat. Les supporters, évidemment, sont devenus des enfants gâtés, ils en veulent toujours plus et je les comprends. Cette équipe est folle, elle est dingue. Le budget aussi est fou. C'est un club qui, chaque année, se retrouve en Ligue des Champions et passe le premier tour tranquillement. Il n'y a pas d'énorme lutte. Je rappelle que l'Atletico Madrid se retrouve en Ligue Europa.

 

Il faut aussi être conscient que ce que fait Paris est bien, que c'est une belle construction. Ça stagne, c'est pour cela que c'est fatiguant. On est à peu près au même niveau qu'avec Carlo Ancelotti, c'est-à-dire que ça n'a pas progressé mais ça n'a pas régressé non plus. Neymar et Dani Alves sont arrivés en effet et le tirage n'a pas toujours été simple. Huitième ou quart, c'est pratiquement pareil. Le but de la manœuvre est d'être en demi et, surtout, de la gagner.

 

J'ajoute un point important concernant les budgets. Que ce soit en championnat ou en Ligue des Champions, les résultats suivent le budget. Les clubs les plus riches aujourd'hui sont le Barca et le Real, aux alentours de 800 à 900 millions, contre 500 à Paris. La logique veut que ce soient ces deux clubs espagnols qui aillent plus loin. En championnat, c'est exactement pareil. Paris a le plus gros budget, suivi de Monaco puis Lyon et Marseille se tirent la bourre. A l'inverse, Metz, Amiens et Troyes ont les budgets les plus faibles. Il y a finalement une logique en fin de saison, il ne faut jamais l'oublier. Je sais que les gens aiment voir du romantisme et de la poésie dans le football mais, à part catastrophe industrielle, il n'y a jamais de grosse surprise. C'est très triste mais c'est comme cela.

 

6/ Intéressons nous au championnat de France. Les deux premières places semblent acquises. Pour les autres places européennes, quel est votre sentiment, notamment entre les deux Olympique ?

 

Je trouve que, pour être très franche, quel que soit le club qui finira troisième, il n'ira sans doute pas plus loin que les phases de poules, s'il a passé le tour préliminaire. Là aussi, c'est une construction. Avec le budget de ces deux clubs, on ne va pas loin en Ligue des Champions. Je pense que ce sont deux équipes différentes, mais, à la lumière de ce que j'ai vu toute la saison, Marseille mérite d'être troisième. Parce qu'il y a des internationaux intéressants, parce qu'il y a un entraîneur qui me paraît plus intéressant. Et aussi un gardien plus intéressant. Nombreux sont les joueurs qui font une saison pertinente, notamment Amavi et Gustavo. Je signerai quand même plus pour l'OM. Exception faite de l'erreur de communication autours du Champions Project, la saison me paraît pas trop mal pour ce club. Lyon, en revanche, avec un nouveau stade et des achats intéressants, n'a pas tenu ses objectifs. J'ai peur que la culture trop club et trop centre de formation finisse par tuer à petit feu l'OL. Ce club est trop tenu par des jeunes, beaucoup trop, depuis des années. Certes, Lyon sort des jeunes mais pour un Tolisso au Bayern, un Lacazette à Arsenal ou un Benzema il y a quelques années, il n'y a pas eu grand chose d'autre. Monaco reperd les jeunes et les revend plus cher, c'est bien plus intéressant, ce que n'arrive pas à faire Lyon.

 

7/ Pour finir, à quoi pouvons-nous nous attendre pour le bas du classement ?

 

Je pense quand même, là encore je me repose sur le budget et sur l'histoire des clubs, que le Losc et Toulouse s'en sortiront. Je me dis que Imbula et Delort sont des joueurs intéressants de Ligue 1, cela va aider le TFC à se maintenir. Quant au Losc, il y a quand même 90 millions de budget et Galtier qui tient les reines. C'est fini, à mon avis, pour Metz. Troyes me semble mal parti, le niveau est assez faible. J'imagine que ce sera également très dur pour Amiens.

 

Mais c'est difficile, bien plus qu'en haut du classement. A part pour Metz, cela va sans doute se jouer à la dernière journée.

 

Grâce au Multiplex d'Europe 1 le samedi soir, je vois souvent des équipes séduisantes. On dit qu'il y a le Psg et les autres, mais Paris a plutôt tiré vers le haut toutes ces équipes. Quand je les vois jouer aujourd'hui, ça joue bien plus et bien mieux qu'il y a 10 ans, c'est grâce à des Zlatan, des Neymar, des Balotelli. S'il n'y avait pas le Psg, Ranieri ne serait pas revenu en Ligue 1, Balotelli et Sneijder n'auraient pas rejoint Nice. Le Psg tire vers le haut. Je parle beaucoup de Toko Ekambi à Angers et de la défense de Montpellier. Il y a quand même des équipes intéressantes dans notre championnat, beaucoup plus que ce que l'on peut imaginer.

 

Merci, Marion, pour cet agréable échange !

Publié dans Radio

Partager cet article
Repost0

Emilie Mazoyer évoque sa nouvelle émission musicale sur Europe 1 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Émilie,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog !

 

 

1/ Vous êtes, depuis la rentrée, à l'antenne d'Europe 1, du lundi au jeudi, de 21h à 22h, en direct avec « Shuffle ». Quel est le principe de l'émission ? Quel en est le contenu ?

 

Quand j'ai trouvé le titre, j'ai réussi à vraiment cerner mon contexte. Je fais des émissions de musique depuis 15 ans donc je sais le genre de musiques que j'ai envie de passer, je sais à qui j'ai envie de parler. Mais il fallait définir comment articuler justement ces musiques.

 

Je me suis souvenue de l'ipod Shuffle, dans lequel on rentrait 100 à 200 titres qui étaient ensuite diffusés de manière aléatoire. J'ai trouvé sympa de proposer aux auditeurs des titres qu'ils aiment mais articulés bizarrement. La première chanson est basée sur mon humeur du jour ou sur l'actualité. Se suivent ensuite trois chansons en rapport les unes avec les autres. On part alors sur un album de la semaine, sur une chanson qui ne vient ni de France, ni d'Angleterre, ni des Etats Unis, on essaie de surprendre avec des musiques chiliennes, portugaises, roumaines. On finit par un slow.

 

Ces balises sont présentes chaque jour et, à l'intérieur, ça peut changer, je peux avoir envie de parler d'une chanson en particulier, d'un artiste. C'est quand même assez souple.

 

2/ Être à l'antenne en fin de journée implique-t-il une adaptation particulière, notamment en termes de rythme ou de  dynamique ?

 

J'avais fait l'été précédent une émission de rock avec Philippe Manœuvre en plein après-midi. A ce moment là, on ne peut pas tout diffuser. Donc, oui, on s'adapte en termes de programmation. Dans le cas de ma nouvelle émission, on gagne en liberté.

 

On sait aussi que, le soir, les gens écoutent un peu plus longtemps, on peut donc installer des choses un peu plus lentes, ce qui est très agréable aussi. Il y a moins d'enjeux d'audiences à 21h, on est plus libre.

 

La manière de parler aux gens le soir est bizarrement assez proche de celle du matin parce que, à priori, on est chez eux. En journée, on est dans la voiture ou sur le lieu de travail. Je me permets d'être un peu plus proche, d'être davantage notamment sur la confidence.

 

3/ Quelles petites touches personnelles essayez-vous d'apporter à l'émission ?

 

Je choisis tous les disques, je ne travaille pas avec un programmateur. Je suis plutôt dans la bonne humeur, dans le sourire, je suis assez marrante, ça s'entend dans l'émission.

 

Je ne mens pas à l'auditeur, je ne fais pas semblant. S'il y a un problème technique je le dis, si j'ai perdu le fil je le dis aussi. Je n'ai pas une voix spéciale pour la radio, je reste naturelle. C'est plus sympa et ça plaît aux auditeurs. Je suis là pour partager ce que j'aime. Pour faire passer aux gens un bon moment, il faut que, moi aussi, je passe un bon moment.

 

4/ Comment préparez-vous l'émission ? Comment se font les choix des thèmes et des thématiques ?

 

Tout à l'humeur, à l'impro, au dernier moment. Ce qui rend dingue les patrons. Je donne ma programmation à 20h 15. C'est une émission sur l'immédiateté, on ne peut pas prévoir à l'avance.

 

C'est au coup de cœur, à l'envie. Je n'ai pas vraiment de filtre non plus. Cela vient du fait que j'ai appris mon métier à Radio France, sur Le Mouv' notamment. La direction d'Europe 1 me permet, et j'en suis très heureuse, de garder ma liberté de ton. Sous réserve bien sûr que j'ai les arguments en face. J'en suis ravie.

 

5/ Plus généralement, pourquoi aimez-vous tant ce domaine si particulier de la radio ?

 

Ça doit remonter, je pense, à l'adolescence. J'ai commencé à écouter des émissions au tout début des années 90, notamment sur Skyrock puis Fun Radio. J'ai senti une passion, j'avais envie de faire partie de leur bande. On avait l'impression d'une famille qui écoute du rock toute la journée, je trouvais cela formidable.

 

J'adorais leur façon d'apporter de la chaleur et un peu de présence à mes jeunes oreilles. J'étais bien consciente que l'on ne se connaissait pas dans la vraie vie mais, pourtant, j'avais l'impression qu'ils me comprenaient, que nous avions des points communs. Cela m'a apporté beaucoup de bonheur et de réconfort d'écouter de la radio pendant mon adolescence.

 

De là m'est venue l'envie de faire la même chose. Pendant mon parcours scolaire, j'ai même pu partir aux Etats Unis, une vraie belle période pendant laquelle j'ai commencé mes premières chroniques sur la vie d'un campus américain.

 

6/ Un petit mot, pour finir, sur votre rubrique matinale aux côtés de Patrick Cohen ?

 

Quelle fierté ! Patrick m'avait rencontré sur Radio France et c'est une joie de le retrouver. Il y a deux formats, une chronique culturelle le vendredi à 7h 20, pendant trois minutes, où je présente un disque ou une interview.

 

Dans « Melting Pop », de 9h à 9h 30, j'interviens les lundis, mardis et vendredis. Je parle de projets un peu plus confidentiels ou de découvertes. C'est très excitant d'être à l'antenne le matin. Je suis fière aussi que Patrick ait eu envie de m'avoir à ses côtés, c'est comme un petit diplôme:))

 

 

Ce fut un plaisir, Émilie, d'échanger avec vous !

Publié dans Radio

Partager cet article
Repost0

1 2 3 4 > >>