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RMC : Flora Moussy nous parle de son émission de radio diffusée chaque week-end !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Flora,

Quelle joie d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Depuis la rentrée, nous pouvons vous retrouver chaque week-end sur les antennes radio de RMC, à l’animation d’« Intégrale sport ». A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que cela doit être pour vous de participer à cette nouvelle aventure, après plusieurs années de télévision ?

Oui ! Alors, c’est beaucoup de joie maintenant. Au début, quand on me l’annonce, c’est un peu de stress quand même parce que je n’avais jamais fait de radio. C’était un média que je ne connaissais pas du tout, je n’étais vraiment pas familière à cet univers-là. On travaille tous ensemble dans le même lieu, je connaissais un peu les personnes de loin mais on découvre un autre univers, une autre façon de travailler. Ce n’est pas du tout le même fonctionnement que la télé, ce ne sont pas les mêmes automatismes, ce n’est pas la même façon de parler, ce n’est pas la même façon d’écrire, il y a plein de choses à réapprendre. Quand ça fait dix ans que l’on bosse à la télé, d’un coup ça fait un peu bizarre, on repart sur de nouvelles bases mais il y a un côté challenge qui est super intéressant. Parce que, justement, quand on est habitué à faire tout le temps les mêmes choses, c’est bien aussi, à un moment donné, d’avoir un petit peu de challenge et de se dire que l’on va changer. Il y a aussi ce côté diversification, on sait que l’on est capable de faire plein de choses différentes et cela également est vraiment cool. Maintenant je suis très heureuse de le faire, au début c’était beaucoup de stress quand même.

Vous parliez de diversification de supports, il y a également une diversification à l’antenne des sports abordés, en fonction de l’actualité des week-ends. Cela fait sans doute partie de l’ADN de ce programme ?

Vous avez tout à fait raison. Même si j’ai fait principalement du foot, j’ai quand même fait énormément de choses différentes, de l’athlétisme, de la gym, du rugby, du tennis…Là, tous les week-ends, il y a du foot évidemment avec la Ligue 1 mais il y a beaucoup de TOP 14. Donc, oui, on s’intéresse à plein d’autres sports. On a parfois du cyclisme qui rentre, là ça va être le début de la saison des sports d’hiver donc il y a beaucoup de ski et de biathlon qui vont rentrer. C’était aussi cela qui me plaisait dans le fait de venir à la radio, moi qui suis, de base, très omnisports. J’aime beaucoup le foot mais, à très haute dose, ça veut vite devenir une overdose donc j’aime bien faire autre chose et c’était vraiment aussi le petit plus de la radio. C’est aussi pour cela que j’étais vraiment contente de le faire. Cela me manquait de ne pas parler d’autre chose que juste du foot, ça me manquait vraiment de juste regarder autre chose. Quand on faisait « PL Live », c’était dix heures d’antenne le samedi et pareil le dimanche. On ne voyait que la Premier League et, même si j’adore ça, du coup maintenant c’est l’inverse, je ne vois plus les matchs de Premier League, ou très peu donc ça inverse totalement les choses.

Face à cette pluridisciplinarité sportive, en amont de l’antenne, dans la semaine, la charge de travail pour la préparation doit sans doute être importante, en plus de tous les lives pendant l’émission ?

Exactement ! En fait, «Intégrale sport » est principalement basée sur les lives. Maintenant, on est tributaire principalement de ce qui se passe pendant les matchs mais il y a tout un contexte, il faut connaitre les enjeux, il faut connaitre l’arrière-plan qui se passe autour des deux équipes, du contexte et cela se travaille évidemment en amont. Après, je n’ai pas que la radio, j’ai des semaines bien remplies, surtout les semaines européennes donc, du coup, je n’ai pas forcément toujours beaucoup de temps pour préparer les week-ends de radio. C’est pour cela que c’est important de travailler avec les producteurs que l’on a, qui vous nous aiguiller et nous aider. Sans oublier les reporters qui sont sur les matchs, on passe un petit coup de fil, « dites-moi quels sont les enjeux principaux autour de ce match là », on les détermine avec eux. Cela nous aiguille et nous fait gagner un peu de temps sur la préparation de l’émission parce que ce sont tellement de choses différentes. Il y a, par exemple, quatre affiches sur un multi de TOP 14 donc il y a huit équipes à préparer, ça fait beaucoup. Après, ce sont un petit peu tout le temps les mêmes qui reviennent donc, au final, c’est actualiser au fur et à mesure des semaines les résultats des équipes, les principaux enjeux, c’est lire « L’Equipe » tous les jours, c’est être informé de tout mais c’est vrai que, dès fois, c’est compliqué. Si on lâche une journée, on a d’un coup un retard et on se dit que ce n’est pas possible.

Pendant les heures d’antenne, vous devez sans doute avoir les yeux partout. Ce qui amplifie l’importance de l’interaction forte avec la régie ?

Totalement ! C’est vrai que c’est très important. On essaie d’avoir les yeux partout mais, dès fois, c’est compliqué. Sur le multiplex TOP 14, il se passe tellement de choses rapidement que c’est très compliqué d’avoir des yeux partout. Surtout pour un sport comme cela où il y a parfois des arrêts de jeu, des vérifications, des checks vidéo. Là, c’est vraiment le travail du producteur, qui est en régie et dans notre oreille, d’avoir lui les yeux partout. En plus, il est en contact avec les reporters qui sont sur place qui commentent les matchs. Ce sont souvent eux qui vont lui dire qu’il y a eu un essai ou encore un carton rouge. On va alors les voir en fonction de cela. C’est vraiment eux, pour le coup, qui nous aiguillent ou qui entrent dans le live. Par exemple, je suis sur la Ligue 1 et il y a un essai au Stade Français, le reporter crie « essai au Stade Français » et, tout de suite, c’est lui en fait qui me coupe la parole à ce moment-là. On fait vivre le live selon les priorités et c’est vrai qu’avoir les yeux partout nous fait ressortir des trois heures en étant bien essoré.

 

 

Vous évoquiez précédemment les différences dans la façon de parler entre la télévision et la radio. Justement, est-ce aussi votre rôle d’adapter vos mots et votre intonation à ce qui se passe dans le live ? Ou êtes-vous davantage dans la coordination et charge au reporter sur place d’être en phase avec ce qui se passe au stade ?

Il y a les deux. Mon rôle est une espèce de travail de chef d’orchestre où c’est évidemment moi qui donne le ton. Il faut évidemment prendre conscience de l’évènement qui est en train de se passer, de est-ce que ça nécessite d’avoir un ton plus grave, d’avoir un ton plus enjoué, d’avoir un ton plus interrogateur. En fait, il faut avoir conscience de cela mais on se repose, quoi qu’il en soit, sur les reporters et sur ceux qui commentent. Après, si eux ne sont pas au ton imposé par le live, c’est à moi effectivement de le donner et à eux de suivre derrière. Mais c’est moi qui mène et gère tout. Parfois, c’est compliqué, on est bercé par ce que le reporter nous dit et on a tendance, comme on gère plusieurs choses en même temps, à ne pas forcément avoir le recul sur l’instant. Parce que la radio, c’est aussi plein de mécaniques que l’on a en tête en permanence, de timing ou d’heure de pubs, de JT avec les infos…il y a plein de trucs à avoir en tête et, parfois, ça empiète un peu sur notre perception des choses, de l’instant et du live. Là, c’est vraiment au reporter et au producteur en régie de nous aiguiller. Mais, principalement, oui, quand on est à cette place, c’est à nous de vraiment mener les choses.

En ce début de saison, certains moments d’antenne, plus encore que les autres, vous ont-ils particulièrement marquée ?

C’est une bonne question. Il y a dès fois où ça peut être très compliqué s’il ne se passe rien sur le match que l’on couvre. Le dimanche, je fais le 13h-15h, le match de Ligue 1 de 13h n’est, de très loin, généralement pas la meilleure affiche du week-end. Ça peut arriver, parfois, que les matchs ne soient vraiment pas dingues. Dans ces cas-là, ça peut être très très long, pour moi, pour le consultant ou la personne qui commente. C’est vrai que, à ce moment-là, il faut avoir la dérision de dire « oui, on ne s’éclate pas, ce n’est pas la folie » mais, en même temps, il faut aussi se rendre compte qu’il faut combler l’antenne à ce moment-là. S’il ne se passe rien sur le match, on ne peut pas continuer à le commenter. Il faut avoir le recul de se dire qu’il faut passer à autre chose. Ce qui me marque plus dans ces antennes-là, c’est ça, c’est d’avoir en même temps la tête au live, à ce qui suit derrière, d’avoir conscience de ce qui est en train de se passer devant mes yeux,…il y a tellement de choses à penser en même temps. C’est donc plus un ensemble que je retiens. Quand on se dit qu’on se laisse porter par le live, il y a toujours ce doute de se demander ce que l’on fait s’il ne s’y passe rien.

Parmi les évènements marquants à venir, n’oublions pas bien sûr la coupe du monde de football au Qatar qui va sans doute bouleverser l’antenne et les programmes de la radio ?

Totalement ! L’antenne va être complètement axée sur cette coupe du monde. Il y a des matchs toute la journée, RMC voulait qu’il y ait une antenne presque globale de football et, du coup, en fait, ils gardent la grille normale et ont créé une radio digitale qui va venir combler les moments d’antenne qui ne sont pas du sport. Ceux qui voudront du sport H24 iront sur cette radio digitale, sur laquelle je vais travailler. Je serai notamment sur une matinale, ce sera encore un autre rythme de vie à appréhender. C’est vrai que la coupe du monde est le moment le plus important. Pour un journaliste de sport qui aime le foot, ça reste un évènement qui est absolument énorme. Il faut être à la hauteur de cet évènement-là, beaucoup de gens partiront sur place, RMC a vraiment mis l’évènement au cœur de tous les débats, on commence d’ailleurs à en parler au fur et à mesure. Pendant ce mois-là, ça va être le principal thème sur toutes les antennes, c’est sûr.

Merci, Flora, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio

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Virgin Radio : Fabien Delettres évoque le nouveau morning de la station !

Publié le par Julian STOCKY

@ Jack Tribeca / Bestimage / Virgin Radio

 

Bonjour Fabien,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Depuis la rentrée, nous pouvons vous retrouver dans le nouveau morning de Virgin Radio, « Le Morning sans Filtre ». À titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que cela doit être pour vous de faire partie de cette belle nouvelle aventure ?

Vous avez très bien résumé ce que je ressens, c’est vraiment un énorme plaisir de me lever, ce qui est peut être un petit peu curieux quand on se lève aussi tôt. C’est vraiment du plaisir parce que je m’amuse énormément. J’avais eu une expérience du morning il y a dix ans, avec Cyril Hanouna, je savais comment ça se passait. Déjà à l’époque, j’avais pris beaucoup de plaisir mais je l’avais un peu oublié. J’ai beaucoup muri aussi, avant j’étais un peu un fou-fou, maintenant je ne me suis pas forcément calmé mais déjà je suis beaucoup moins stressé, pour ne pas dire pas du tout. Donc j’aborde les émissions complètement différemment et j’ai la chance aussi d’avoir un rôle qui est vraiment cousu main pour moi. On est trois, il y a Guillaume Genton, qui est le leader et Diane Leyre, Miss France 2022 actuellement en règne, qui est beaucoup plus que la touche féminine. Elle est une co-animatrice vraiment dans l’air du temps, qui, malgré le titre et l’image qu’elle doit faire valoir, est vraiment bien ancrée dans la réalité, elle est une femme moderne, féministe et elle est vraiment là pour apporter un équilibre dans toutes nos discussions. J’ai le rôle que j’adore, à l’époque on disait un snipper, celui du rigolo de la bande, je n’ai pas la pression de ce que je vais dire, de savoir si ce que je vais apporter comme argument va faire bouger les choses. La seule mission que l’on me confie et qui me va tout à fait, c’est de faire rire, d’être drôle et, surtout, d’apporter de la légèreté à n’importe quel sujet.

Cette matinale est construite de manière un peu originale par rapport à ce qui se fait actuellement, le pari a été fait de tenter une matinale beaucoup plus portée sur l’actu, le direct, le débat et donc, dès fois, il y a des sujets qui peuvent être non pas lourds mais un peu sérieux et dans lesquels, tout de suite, je suis là pour amener une légèreté et rappeler que l’on est le matin, que l’on doit se divertir, que l’on peut apprendre plein de choses mais surtout pour que ça se fasse dans la bonne humeur.

Justement, quand on est à l’antenne le matin, de 6h à 9h 30, face à des auditeurs qui, pour la plupart, sont en train de se réveiller, de prendre leur petit-déjeuner ou déjà de travailler, adaptez-vous votre ton ? Ou pourriez-vous avoir le même ton à midi et à 18h ?

Vous avez parfaitement raison, on s’adapte. Je vais même vous dire, on s’adapte à chaque heure parce que l’on sait, par des études faites par des spécialistes, ce que font les gens à chaque heure. Déjà, on ne crie pas, mais on met de la bonne humeur, sans hurler. On sait que l’on s’adresse à un public qui se situe entre 25 et 50 ans. Donc, lors du choix des sujets, on va aller plus vers des sujets d’actu pour adultes, dans lesquels il peut avoir aussi bien de la profondeur que de la vie quotidienne. Ça peut être des sujets pour les parents car nous sommes écoutés par beaucoup de mamans.

Je vous disais que l’on adaptait aussi en fonction des horaires. Par exemple, tous les sujets qui vont concerner la famille pure vont être placés entre 7h et 8h parce qu’on sait que c’est le moment où les parents sont en train de s’occuper de leurs enfants. On fait aussi des infos si possible assez courtes parce qu’on sait que ça passe de la salle de bain au petit déjeuner, tout en allant très vite. Entre 7h 45 et 8h 15, on est sur le trajet du boulot ou de l’école donc on adapte les messages et les infos par rapport à cela. On adapte aussi naturellement notre façon de parler, on fait attention au choix des thèmes et des mots. Il n’y aura rien sur la séduction ou sur des sujets qui pourraient être un peu grivois. Ce sont des choses très drôles que l’on peut s’autoriser en matinal mais à d’autres moments, par exemple « 6 personnes sur 10 ont déjà eu une relation intime au bureau » est un thème qui sera traité entre 6h et 7h ou 8h et 9h.

C’est donc une manière de parler, mais aussi une manière de réfléchir différemment en fonction de l’heure.

Après ces premiers temps d’antenne, quels principaux retours pouvez-vous avoir des auditeurs notamment ?

Tous les retours que l’on a en interne sont très bons, je pense que l’on a réussi à faire ce que l’on annonçait, c’est-à-dire apprendre en s’amusant. Quand vous écoutez chaque intervention des animateurs entre 6h et 9h 30, vous apprendrez quelque chose. Vous aurez ri (je l’espère) et quoi qu’il arrive, vous aurez appris quelque chose. Cela était très important pour nous. En moyenne, on développe 6 sujets par heure, on a énormément d’intervenants. Dès que l’on parle d’un sujet, on essaie d’avoir ou la célébrité qui est concernée ou un expert, voire même il peut être sympa de mettre en relation un auditeur qui n’est pas d’accord avec la célébrité. C’est vraiment un objectif que l’on a réussi à atteindre et on en est très content.

Pour vous redonner l’historique, il y a eu pendant 7 ans Camille Combal, ce qui est énorme, l’habitude d’écoute est très grande, un lien s’est tissé entre les auditeurs et l’équipe. Camille est parti mais la totalité de son équipe est restée, il a été remplacé par Manu Payet. Donc même si les gens ont été tristes du départ de Camille, ils ont sentis une certaine continuité avec Manu et tout le reste de l’équipe. Après deux années animées par Manu, nous arrivons avec une vraie cassure, Virgin Radio a fait ce choix éditorial de changer complètement. On arrive sur un poste occupé précédemment par des gens qui avaient établi un vrai lien avec les auditeurs, avec un programme qui n’a rien à voir avec ce qu’il y avait avant. Donc on a la responsabilité de ne pas faire partir les auditeurs qui étaient là avant, qui sont encore dans les réflexes d’écoute que l’on avait avant et, surtout, d’accueillir des nouveaux. En revanche, ceux qui étaient là, et je le comprends, sont perturbés et ne reconnaissent plus leur émission. Mais, il faut le savoir, c’est le cas de toute nouvelle émission qui arrive. En moyenne, on estime qu’il faut entre 3 et 6 mois pour que ces gens-là s’adaptent et trouvent leur compte.

 

@ Jack Tribeca / Bestimage / Virgin Radio

 

Après ces premières semaines, vous n’êtes plus en phase de rodage mais vous continuez sans doute à affiner, à peaufiner, émission après émission, le contenu pour être toujours plus précis et plus lisibles pour les auditeurs ?

Vous avez tout à fait raison, ce que vous dites est pertinent, c’est exactement ce que l’on est en train de faire. On a ajusté beaucoup de choses, notamment au niveau du contenu. Par exemple, le premier jour, on s’est nous-même dits que nos sujets étaient peut-être trop sérieux et, très vite, on a pris un virage, on ne s’interdit de ne parler de rien mais si le sujet n’apporte aucun côté divertissant, on l’élimine. On s’adapte également à l’actualité. Je pense par exemple au décès de la reine d’Angleterre, où notre émission était déjà prête pour le lendemain au moment de l’annonce. Mais il ne faut pas que l’on se trompe, nous ne sommes pas sur une ligne éditoriale d’info pure mais comme on annonce que l’on est dans l’actu, on ne peut pas faire l’impasse sur LE sujet dont tout le monde a parlé. Mais toujours en restant dans notre ton. Donc nous avions décidé, avec notre équipe de 8 à 10 personnes, de venir encore plus tôt le lendemain avant l’émission pour la préparer différemment. Nous avions conservé quand même tous nos rendez-vous mais on avait consacré, je crois, 12 minutes par heure non pas à parler de la reine en elle-même et de son décès mais à écouter et commenter comment avait été traitée l’annonce de son décès par tous les médias. On avait aussi voulu vraiment rester sur de la légèreté : qu’est-ce que la reine avait changé ? Qu’est-ce qu’elle avait d’original ? Pourquoi est-ce un évènement historique ?

Evidemment, pendant tous ces moments-là, je ne me suis autorisé aucune vanne, aucune ironie, par respect pour la personne. Je ne suis pas là pour choquer, on peut être impertinent mais pas sur un sujet aussi lourd que le décès d’une personne la veille au soir. Donc on n’avait pas changé toute l’émission mais on avait quand même consacré un long moment à cette actualité, en essayant de le faire différemment des matinales d’infos.

Sans dévoiler de grand secret, quelle est une journée type de travail pour la matinale ?

L’émission finit à 9h 30. On s’autorise 10 minutes pour boire un café et rigoler, avant un débrief pendant 25 minutes avec le nouveau directeur d’antennes, qui nous dit ce qui a été, ce qui n’a pas été et qui peut être amélioré. Tout de suite après, pendant une heure et demie à deux heures, on discute avec les équipes (journalistes, auteurs, producteur, animateurs) pour se mettre d’accord sur ce que l’on va faire le lendemain. Là, on se répartit les tâches, une partie des équipes cherche les sons qui vont agrémenter les sujets, on lance les thèmes sur les réseaux afin d’avoir des auditeurs pour le lendemain, je réfléchis à ce qui peut être rigolo, par exemple un défi téléphonique, en testant des choses que l’on peut lire. C’est quelque chose qui m’amuse pas mal.

Par exemple, le premier jour, des gens disaient que tout le monde pouvait s’inscrire sur Doctolib. Je m’étais dit que c’était rigolo et que j’allais le faire. En faisant cette blague, ça a marché, en 30 minutes j’étais naturopathe, ça a fait sourire, ça a mis le bazar et je ne l’ai pas fait pour rien, Doctolib a dit qu’ils allaient changer leurs méthodes d’admission des praticiens. Ou encore j’avais lu et moi-même constaté en Bretagne que les toilettes des gares SNCF étaient devenues toutes payantes. En plus, ils ont fait des choses qui paraissent assez dingues, comme des cartes de fidélité. Pour 10 pipis payés, 2 sont offerts, ce qui est assez incroyable. Typiquement, cela m’a fait rire et je me suis dit que j’allais appeler la SNCF pour leur demander si c’était pareil quand on fait un petit pipi, un gros pipi…Le journal 20 Minutes a enquêté après nous, pensant que nous faisions une blague. Effectivement, la SNCF a confirmé et, avec le recul, ils se sont dit que c’était un peu invraisemblable et ont décidé de retirer cette tarification pour réfléchir à une autre manière de proposer ce service. Donc, en faisant une blague, tout en parlant de l’actualité, on a fait bouger quelques petites lignes. C’est assez rigolo et ça me plait vraiment. C’est de la blague intelligente, qui va tout à fait bien dans l’esprit de notre émission.

Pour en revenir à notre journée de travail, en tant que coordinateur artistique, je vérifie ensuite que tout est bien calé, je valide ce que l’on fait avec les invités. On aime bien leur offrir des petits cadeaux donc on se renseigne sur ce qu’ils aiment. Par exemple, Juliette Armanet est venue et on savait qu’elle aime bien écrire ses chansons en Bretagne. Cela tombe bien, je suis breton donc je lui ai préparé un cadeau avec un pack 100% breton : un ciré, un bol à son prénom… Pareil, on avait lu qu’elle aimait les Danette donc, pour rigoler, on en avait pour l’accueillir. Tout cela met l’artiste dans une bonne ambiance, ça lui montre que l’on s’intéresse à lui donc il se sent bien accueilli, ce qui l’incite à être généreux à l’antenne. Ceci préparé, il est 14h, chacun rentre chez soi et fait une sieste. Vers 18h 30, d’un commun accord, tout le monde se reconnecte, on rediscute des éventuelles nouveautés de l’après-midi et on vérifie que tout est ok. Il faut dire la vérité, c’est vraiment un très gros boulot, c’est arrivé que l’on continue à s’échanger des messages avec les équipes jusqu’à 22 ou 23h, alors que l’on conseille vraiment à tout le monde de stopper tout à 22h. Mais il y a une telle énergie, une vraie bonne ambiance, tout le monde a envie que ça cartonne, que, pour le moment, on ne compte pas nos heures. Parce qu’à 5h du matin, tout le monde est présent, une heure avant l’émission, pour relire une dernière fois tout ce que l’on va faire ensemble. On laisse place évidemment à la bonne humeur et au naturel mais il faut être préparés.

Malgré ce rythme intense, cela doit être un vrai plaisir de tous vous retrouver chaque jour ?

Vous avez tout à fait raison, s’il n’y a pas une bonne ambiance ni une confiance les uns envers les autres, ainsi qu’un investissement à chaque poste, c’est très compliqué. Sur une matinale, il faut trouver un équilibre parce que c’est très fatigant. A l’antenne, il faut être très performant et, effectivement, si on sent des gens qui ne sont pas aussi investis les uns que les autres, ça peut être compliqué. Surtout quand on parle d’actu comme nous, il faut être dans le chaud, tout en étant dans le showJ. On est obligés d’être sur le qui-vive de ce qui se passe, on ne peut pas prendre beaucoup d’avance. Le rythme est en train d’être trouvé progressivement. J’ai muri par rapport à il y a 10 ans, j’ai plus confiance, j’ai plus d’expérience, je connais les réflexes donc je suis moi-même mieux organisé, à l’antenne et hors antenne. J’arrive à un moment de ma vie où je pense être mûr pour faire ce que je fais et j’ai de la chance d’être tombé sur cette radio qui cherchait à renouveler ses animateurs, j’ai passé les essais, j’ai été pris, j’ai une bonne étoile… l’étoile Virgin Radio J.

En conclusion, à l’aube de cette nouvelle saison et de cette nouvelle aventure, que peut-on vous souhaiter ?

Ce que l’on peut nous souhaiter, c’est que l’on trouve nos marques, que les nouveaux auditeurs s’intéressent à nous, que l’on continue à avoir des reprises, à arriver à créer de l’information – on ne parle pas que d’actu, on fait l’actu. Il y a quelques jours, 9 minutes après la sortie d’une info dans la presse, nous avons réussi à faire réagir l’intéressé (Jean-Pierre Foucault en l’occurrence) pour démentir l’info de l’article. C’est quelque chose d’assez exceptionnel et les gens ont repris Virgin Radio ainsi que l’émission sur ce sujet. La présence de Miss France 2022 nous aide, dès que Diane dit quelque chose, ça devient une information : quand elle dit qu’elle est en couple, tout de suite une reprise est faite.

Donc ce que l’on peut nous souhaiter, c’est que l’on trouve notre public, que l’on continue à être vecteur d’informations, créateur d’informations. Il y a quelque chose de très important pour le groupe, c’est que, au 1er janvier, Virgin Radio va redevenir Europe 2. C’est un passage toujours compliqué pour une marque, les études disent que, quand une marque change, les gens pensent que c’est un nouveau média. Donc il va falloir que l’on ait les reins solides et que l’on croie en nous.

Je nous souhaite aussi de continuer à prendre autant de plaisir entre nous, je suis très heureux, chaque matin, de retrouver Guillaume et Diane, on s’entend vraiment très très bien, pourtant on a des personnalités complètement différentes mais on a réussi cette alchimie, c’est top. A titre personnel, à côté de la radio, j’écris des livres, des BD notamment et je me souhaite la sortie du tome 2 de « Tout est bon dans le breton ! ». Je sors également un livre de contes pour les enfants, où de façon humoristique, je détourne les contes, comme s’ils se passaient en Bretagne. Mon actualité littéraire est intense, j’ai également un autre livre qui va sortir l’année prochaine pour la Saint-Valentin, qui s’appelle « Pourquoi les femmes tombent toujours sur des connards ? » et j’ai également un jeu de société, « Tuikroiz », qui devrait sortir d’ici quelques mois et que j’espère pouvoir faire gagner sur Virgin Radio. Donc je me souhaite également de m’amuser autant à la radio qu’en dehors car j’ai toujours aimé diversifier mes activités, que je kiffe à fond.

Merci, Fabien, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio

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M Radio : Julie Keukelaere évoque ses nouvelles émissions et en profite pour nous raconter sa passion du métier !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Julie,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Depuis la rentrée, on peut vous retrouver 7 jours sur 7 sur les ondes de M Radio, de 13h à 16h en semaine et un peu plus tard dans l’après-midi le week-end. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que cela doit être pour vous ?

Ah oui, c’est un plaisir d’être sur M Radio parce qu’il y a vraiment une ambiance particulière et puis les auditeurs sont très présents. Il y en a certains qui nous retrouvent sur les réseaux sociaux. M Radio a vraiment sa propre marque et nous laisse libre d’être qui on est. Du coup, on passe vraiment un bon moment avec les auditeurs et les auditrices, c’est particulier, c’est un échange, on n’est pas juste la voix machinale qui va lancer des titres puis revenir pour en annoncer des nouveaux, on est là pour partager de vrais moments, c’est vraiment sympa.

Vous retrouvez donc les auditeurs en semaine mais aussi le week-end. Adaptez-vous votre ton et les thèmes abordés en fin de semaine notamment ?

Dans le style en lui-même, je reste la même, ma personnalité ne va pas changer. Après, ce qui va changer, c’est certainement au niveau des infos. En week-end, on va être plus léger, on est moins redirigé vers les cadeaux à gagner, c’est plus détente, il faut apporter des petits sujets brefs et légers. La semaine, on a toujours ces sujets légers mais il y a quand même pas mal d’actualités qui se passent à l’antenne, qu’il faut évoquer. Comme par exemple Patrick Bruel qui est passé il y a quelques jours, ou encore Kendji. C’est dense mais, après, il n’y a pas non plus une nette différence. On n’a pas les mêmes auditeurs, ce n’est pas le même audimat mais, sensiblement, ça reste la même chose.

Justement, comment se fait les choix des thèmes et, ensuite, comment préparez-vous leur contenu ?

Dans ma façon de travailler, je laisse vraiment place à la spontanéité. C’est vraiment super important pour moi. Si j’écris tout ce que je vais dire, on va s’ennuyer, ça va juste être dit et ce ne sera pas partagé. Donc ce qui est important pour moi, c’est que les auditeurs et auditrices se sentent interpellés par ce que je dis. Du coup, vraiment, c’est comme si je les avais en face de moi. Quand je suis derrière mon micro, j’ai l’impression d’avoir les gens en face de moi et c’est une discussion qui va s’installer. Je pose régulièrement des questions, je les interpelle sur certaines choses.

Concernant les thèmes, selon la musique, il peut y avoir un titre qui va m’évoquer une idée. Et je vais par exemple ressortir un chiffre que j’ai entendu le matin. C’est vraiment comme une discussion, quand on voit des personnes on ne sait pas auparavant ce que l’on va dire et puis, au final, ça vient naturellement. C’est un peu la même chose. C’est quelque chose qui est important pour moi. C’est une méthodologie de travail qui a été longue à mettre en place, au début je n’étais pas comme cela, mais qui devient très importante parce que c’est plus sympa pour moi. Je pense que, pour les auditeurs et auditrices, c’est plus sympa aussi.

D’ailleurs, quels sont les premiers et principaux retours que vous avez pu avoir sur cette nouvelle programmation ?

J’ai quelques personnes qui m’ont contactée sur les réseaux sociaux et les gens qui m’écoutaient tous les soirs sont déçus parce qu’ils ne peuvent pas m’écouter l’après-midi. Après, il y en a qui savent exactement ce que je fais, ils m’avaient remarquée le matin cet été, j’ai des petites remarques dans la bienveillance, les gens sont toujours sympas. Mais c’est vrai qu’on les sent attachés, je ne suis pas juste la voix qui va leur parler. Mais cela reste une petite poignée d’auditeurs. Pour les autres, c’est dans leur cours de journée et, oui, ils étaient attachés à cet horaire-là et, maintenant, je pense qu’il faut le temps que ça se remette en place. Il y en aura certainement des nouveaux et des nouvelles qui vont être curieux de savoir qui se cache derrière la voix.

Plus globalement, c’est vrai que la radio est un média de voix mais aussi de rendez-vous et de fidélité pour les auditeurs…

Oui, c’est pour cela que, nous, en tant qu’animateur et animatrice, on se doit de ne pas copier-coller nos émissions, jour après jour. J’essaie de varier un peu et d’avoir un rendez-vous différent tous les jours. La journée est différente pour tout le monde chaque jour…On parle de soi aussi, on le dit quand on ne s’est pas réveillé à l’heure, ça peut être sympa aussi d’avoir ce partage, il faut que les auditeurs se retrouvent dans ce que nous vivons aussi, c’est important.

En termes d’organisation, comment procédez-vous ?

Ce que je fais, c’est que je vais recevoir les programmations et je ne vais pas enregistrer une émission puis arrêter. Il faut absolument, pour moi, que je sois dans l’univers M Radio, c’est super important. Non pas que je change de personnalité à chaque fois mais, en fait, si on veut se plonger dedans, il faut absolument en faire plusieurs. Je suis en voice-track, du coup j’enregistre deux à trois émissions d’affilé mais pas toute la semaine d’un coup, sinon ça devient trop rébarbatif. Deux à trois, c’est très bien, on a le temps d’être à l’aise et, après, je passe à autre chose, comme ça je prends du plaisir en enregistrant avec une autre radio.

En plus de M Radio, on peut vous retrouver à d’autres endroits de France, pour un panel radiophonique assez diversifié et élargi pour vous.

Oui, j’ai des radios qui n’ont pas toute le même format, ni la même région. En fait, selon les régions, alors c’est peut-être un peu cliché de dire cela, mais il y a quand même des choses à respecter. Le pain au chocolat, la chocolatine alors que, nous, dans le nord de la France, on dit le petit pain au chocolat…Après, on en rigole. Je ne cache jamais mes origines du nord parce que mon accent, par moment, s’entend quand même.

Chaque radio est différente et a des règles différentes. La programmation l’est aussi. Après, il y a des choses qui se ressemblent. Ma personnalité reste la même mais je m’adapte à ce que l’on me demande.

 

 

Même si c’est un vrai exercice de jonglage, ce doit être très enrichissant d’avoir ce panel-là de jeu ?

J’aime beaucoup cette façon de travailler et je pense que j’aurais du mal à décrocher. Mon conjoint m’a déjà demandé, si un jour où on me proposait une super émission, si j’arrêterais tout. Franchement, ce serait compliqué pour moi parce que le voice track n’est pas juste une façon de gagner ma vie, c’est aussi une façon de faire de la radio. Alors, n’en déplaise à certaines personnes qui ne supportent pas les animateurs et animatrices en voice track, il y en a quand même beaucoup qui pensent que nous sommes des sous-animateurs. Ce n’est pas vrai, quand on entend la radio, on se rend compte que nos émissions sont mieux préparées, on est plus dedans.

Après, du coup, je ne voudrais pas revenir en direct, le voice track est vraiment super riche. J’ai plusieurs interlocuteurs, plusieurs façons de travailler, plusieurs façons de voir, il faut toujours se remettre en question, c’est super important. Le fait de travailler avec autant de personnes différentes permet de vraiment capitaliser d’une station à une autre. J’aime vraiment cet enrichissement, je pense que j’aurais peur de m’ennuyer si je ne faisais qu’une radio, c’est même sûr je m’ennuierai. Ca deviendrait beaucoup plus monotone.

En tout cas, la radio et vous, c’est une longue histoire…Ce média est une vraie passion pour vous…

Ah oui, ça a commencé toute petite. J’avais 8 à 9 ans, j’ai commencé à écouter la radio le soir, en me disant que c’est génial. Je me souviens que j’écoutais aussi bien Skyrock que RTL, j’écoutais « Les grosses têtes », j’avais 8 ans, en faisant mes devoirs. A 9 ans, j’ai dit à ma mère que je serai animatrice radio. Je m’en souviens encore, elle était en train de repasser dans le scellier et elle m’a dit « oui, oui, on verra plus tard ». Et puis, tous les ans, je lui redisais, jusqu’au jour où, au lycée, il faut choisir. Mon père m’a alors dit de lui montrer ce que je savais faire, lui qui ne m’avait jamais entendue derrière un micro. J’ai trouvé une petite radio locale, à l’époque « Radio Banquise Isbergues ». J’ai commencé comme cela, je me suis dit que c’était quand même super stressant. J’étais en 1ère, je préparais plus mes émissions de radio du vendredi soir que mon Bac, je l’ai quand même eu mais disons que ça m’a plongé encore plus dedans. Il faut dire que, avant cela, à 12 ans, on avait un animateur de centre aéré qui avait fait le Studio Ecole de France, c’était mon mono préféré et il avait monté une radio dans le centre aéré. Du coup, comme je voulais déjà faire cela, j’ai commencé à ce moment-là et il m’avait même emmené dans sa radio locale, où j’avais pu voir l’envers du décor.

J’ai fait ma première antenne à l’âge de 15 ans, j’en ai 38 aujourd’hui. Après, il y a eu des hauts et des bas, il y a eu des moments où je n’ai quasiment rien fait, notamment une année en particulier.

Dans cet emploi du temps bien chargé, vous réalisez même d’autres activités, plus sportives mais qui, dans le fond, restent une sorte d’animation…

C’est vrai que j’adore l’animation. Pourtant, au départ, j’étais plutôt timide, plutôt introvertie et, en fait, ça m’a permis de m’ouvrir petit à petit. D’abord derrière le micro, où personne ne me voit, où je suis tranquille. Petit à petit, moi qui faisais quand même pas mal de sport, je commençais à m’y ennuyer et j’ai passé ma formation pour être coach sportive. Au final, je me suis rendue compte que c’était de l’animation. J’ai les gens en face de moi cette fois-ci, je les fais transpirer en même temps mais, pour moi, c’est super important que l’on passe un moment ensemble. Ça se rejoint, c’est, au final, exactement le même métier que ce que je fais à la radio. La racine est toujours la même, c’est toujours le même métier mais on transpire un peu plus.

Tout cela doit nécessiter sans doute une vraie rigueur d’organisation, dans un agenda bien chargé ?

Je suis un peu bordélique mais organiséeJ. Dans mon travail, par contre, je ne suis pas du tout bordélique, je sais ce que je dois faire et à quel moment je dois le faire. J’ai fait le Studio Ecole de France à 17 ans, une super école qui m’a permis d’apprendre beaucoup de choses radiophoniquement parlant, mais faute d’expérience et de confiance en moi, j’ai repris mes études pour devenir chef de projet Internet. En fait, ce côté chef de projet me permet de gérer tout d’une main de maitre. Je sais ce que je dois faire et quand, si je ne le fais pas, je sais que ça va déborder et qu’il va falloir que je rattrape. C’est vrai qu’il y a une organisation avec les radios et je pense qu’elles apprécient bien parce qu’elles savent qu’il n’y aura pas de mauvaise surprise. Cette organisation est super importante en tout cas !

En conclusion, à l’aube de cette nouvelle saison, que peut-on vous souhaiter ?

De m’amuser toujours autant !

Merci, Julie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio

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Radio, télé,... : Joris Crolbois évoque ses différentes casquettes de journaliste sportif !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Joris,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes un jeune journaliste sportif et l’on peut vous retrouver dans différents médias, on aura l’occasion d’en parler. Pour en revenir à la genèse de votre parcours, d’où vous vient cette passion ?

Elle me vient de loin, j’ai une famille de footeux, mon père et mon frère sont dingues de foot donc ils m’ont transmis cette passion-là. J’ai toujours aimé jouer au journaliste, au commentateur. Quand j’étais petit, je jouais à FIFA et je commentais moi-même mes propres matchs, j’adorais cela. Cette passion-là m’est venue, j’ai beaucoup étudié le foot, j’ai surtout connu beaucoup de clubs, je regardais beaucoup de matchs, je regardais énormément aussi la coupe de France, ce qui me permettait de découvrir des clubs même inconnus. J’ai toujours aimé connaitre beaucoup de choses sur le foot, j’ai toujours aimé jouer au journaliste, les deux passions se sont jointes.

Ce qui est marrant aussi, c’est que je ne me suis jamais dit que, un jour, je serai journaliste sportif, ça n’a jamais été un but, j’ai toujours été dans le « on verra». Et, au moment de choisir, je me suis tourné vers STAPS. Peut-être parce que je pensais que le journalisme n’était pas pour moi, qu’il fallait que j’oublie et que je passe à autre chose. Au final, à un moment donné, ça m’a rattrapé et je me suis dit « allez, je vais tenter ». Ça vient de loinJ.

A l’heure actuelle, que ce soit au travers de vos différentes casquettes de journaliste ou pour votre plaisir personnel, combien de matchs regardez-vous chaque semaine ?

Beaucoup, beaucoup ! Ca varie en fonction de ce que je prépare mais je pense que je regarde entre une vingtaine et une trentaine de matchs par semaine. Parce que j’ai un rôle particulier, celui de l’analyse tactique donc je dois beaucoup regarder. Je regarde beaucoup le championnat anglais, le championnat italien, la Ligue des Champions, la Ligue 1. Ma priorité est la Ligue 1, je suis un amoureux de ce championnat, je regarde les six matchs en intégralité et le multi pour voir le plus de choses possibles. Il suffit d’une semaine de coupe d’Europe pour que je regarde aussi six matchs le mardi, six le mercredi et pareil le jeudi. Je regarde énormément de matchs par semaine parce que c’est indispensable pour mon travail et parce que, au-delà de ça, je le faisais même avant de travailler. Aujourd’hui, je suis payé pour le faire donc pourquoi se priver ?

 

 

Vous occupez différents rôles en fonction du média sur lequel vous intervenez. Sans doute sont-ils complémentaires les uns avec les autres ?

Oui, c’est ça. En fait, j’ai un chef qui m’a dit, quand je suis arrivé en stage à RMC, que si je voulais être face à la caméra, il fallait que je vois ce qui se passe derrière. Je n’étais alors pas forcément d’accord, je pensais savoir très bien comment fonctionne un plateau mais, en fait, pas du tout. Pour savoir comment faire, il faut savoir effectivement ce qui se passe derrière. J’ai commencé en tant qu’assistant d’édition, c’est celui qui prépare l’émission, les images, les stats, les résumés,…En fait, de voir cela, ça me permet aujourd’hui quand je suis en plateau, de me dire qu’il va falloir que je le fasse comme ça parce que, derrière, ils vont le faire comme ça. C’est important !

En tant qu’assistant d’édition, je veillais à être le plus efficace possible pour toucher à mon premier but, celui d’être commentateur. Beaucoup de commentateurs de RMC sont partis à Téléfoot et je me suis engouffré dans la brèche. C’était mon rêve depuis petit, c’était le moment d’y aller. J’ai demandé, j’ai fait des tests, ils étaient concluants, j’ai fait un premier match de coupe d’Europe puis un deuxième, puis un troisième, puis un quatrième…et c’est venu comme ça. A RMC aujourd’hui, je ne commente plus beaucoup parce que l’on m’a mis dans un autre rôle, qui est celui de la tactique. Je fais beaucoup beaucoup de tactique parce que j’ai toujours adoré cela. Dans ma jeunesse, j’ai eu la chance d’avoir beaucoup d’entraineurs qui étaient partis sur la tactique et qui me mettaient au centre de ce projet. Cela m’a permis d’avoir un œil tactique peut-être plus avisé que d’autres parce que je joue au foot depuis que j’ai cinq ans.

Aujourd’hui, le côté tactique me parle. Quand je vous disais que je regarde trente matchs par semaine, je ne les regarde pas de façon traditionnelle, je les regarde en me demandant pourquoi untel est positionné à droite, pourquoi lui joue à trois derrière et non pas en 4-4-2, pourquoi la possession est laissé à l’adversaire. C’est cette analyse constante qui me fait progresser petit à petit. Je pense que j’avais une bonne solidité, on m’a mis dans ce rôle-là, j’ai montré que j’étais capable d’avoir des discussions avec des anciens pros, des Balzaretti, des Anelka, des Djourou, des Saha. D’avoir fait cela m’a amené en plateau cette année, j’ai ma chronique « Séance vidéo », qui permet de décrypter une équipe, d’analyser comment elle joue, avec différents thèmes.

Chaque chose que j’ai faite m’a amené ailleurs. L’assistanat d’édition m’a amené au commentaire, le commentaire m’a amené à Amazon, aujourd’hui je commente sur Amazon parce que j’ai commenté à Téléfoot, j’ai commenté à Téléfoot parce que j’ai commenté à RMC. Aujourd’hui, je fais des palettes tactiques parce que j’ai montré, un jour, à Balzaretti, que je n’étais pas d’accord avec lui sur une analyse. Après que je lui ai expliqué, il m’a dit que j’avais raison. A partir de là, on a bossé ensemble, on s’est échangés nos points de vue, on a fait une super saison à RMC l’année dernière en Ligue des Champions parce que l’on apportait cette analyse, parce que l’on faisait ce duo qui marchait très bien. Cela m’a amené en plateau aujourd’hui.

 

 

J’aime me diversifier, j’ai toujours envie de me diversifier. Cet été, j’ai fait du reportage radio, au lieu de partir en vacances comme tout le monde. Cela me permet d’avoir une assise partout où je passe, ça me permet aussi de me rendre important, de pouvoir travailler souvent, beaucoup, j’adore travailler. D’ailleurs, ce que je fais, ce n’est pas un travail, c’est une passion. Je me régale tellement dans ce que je fais que, au final, la diversité vient naturellement.

Concernant le commentateur de matchs en général, en ce moment, il y en a de plus en plus en cabine. Justement, comment l’abordez-vous, avec une vision sans doute différente de celle au stade ?

Avant mon premier commentaire télé, je ne commentais qu’au stade, pour la radio, France Bleu notamment. C’est vrai que, quand je suis arrivé en cabine, j’avais peur de ne pas voir ce que je pouvais voir au stade. Au final, ça ne change pas grand-chose. Evidemment que c’est beaucoup mieux d’aller au stade, évidemment que je m’y régale. Sur Amazon, je fais de la Ligue 2, c’est à chaque fois au stade, c’est génial, tu vois des stades nouveaux, tu vois des équipes nouvelles, tu vois des choses que tu ne verrais pas forcément en cabine. Tu as tout, tu as la vision globale et, en plus, tu as des écrans face à toi. Alors que, en cabine, tu as seulement les écrans face à toi, tu es dans une mini cabine, c’est un peu différent. On est moins dans l’ambiance aussi. Du coup, au début, lors des premiers matchs en cabine, c’était un peu plus dur de s’ambiancer, de vraiment mettre de l’énergie. Parce que, en fait, tu n’es pas là. Au fur et à mesure, tu trouves un rythme. J’ai eu la chance de faire des matchs d’Europa League toutes les semaines, du coup tu trouves un rythme rapidement, tu comprends la mécanique, tu essaies de voir des choses que tu ne voyais peut-être pas avant. Tu oses un peu plus, tu te crées ton propre style. Ça reste en tout cas un plaisir, en cabine ou au stade.

 

Justement, au stade, en fonction du rythme du match et de l’ambiance, êtes-vous amené à adapter votre ton, votre élan et vos mots ?

Les joueurs progressent grâce à leur entraineur, les commentateurs progressent grâce aux joueurs je pense. Plus ton match va être bon, plus tu vas être bon. Plus ton match va être rythmé, plus tu vas être bon. Parce que tu n’as pas de rustine. Ça va aller d’un but à l’autre, tu vas élever la voix, tu vas la rebaisser quand ça revient au milieu de terrain puis tu la relèves devant le but adverse. En fait, cela te permet d’avoir un rythme. Quand tu as un rythme élevé, ça peut soit fatiguer les gens parce que tu parles beaucoup, soit les emporter avec toi. Je prends ce risque d’ennuyer les gens. Je fais des matchs en intégralité en Ligue 2, peut-être que les supporters de Valenciennes, de Toulouse, de Dunkerque, et je m’en excuse, sont saoulés parce que je parle beaucoup. Mais je prends ce risque car si, à côté j’emporte des supporters avec moi, si j’arrive à les appâter, j’ai tout gagné. De toute façon, je pars du principe réaliste que l’on ne peut pas plaire à tout le monde. Peut-être que certains vont couper le son mais si j’arrive à en emporter avec moi, j’ai tout gagné. Je fais le match pour mon plaisir personnel mais ça passe après le plaisir personnel de ceux qui regardent.

Même quand un match est moyen, tu peux être bon. Cela passe par la préparation. Je sur-prépare même mes matchs, je cherche des petites histoires sur chacun, même sur les joueurs qui ont peu de chance de rentrer.

J’ai regardé des milliers de matchs dans ma vie, il y a des commentateurs qui m’emportent quand même. Trois ans après un 1/8è de finale de coupe du Monde, le « second poteau, Pavard » de Grégoire Margotton est encore en tête, idem pour le « après ça, on peut mourir tranquille » de Thierry Roland.

 

 

En complément de la préparation des matchs que vous évoquiez, sans doute que, au stade, vous avez l’opportunité de récupérer quelques petites informations complémentaires, directement auprès des différents interlocuteurs ?

Oui, exactement ! Il y a une règle d’or, celle de contacter l’attaché de presse. Pour avoir les infos essentielles, que l’on doit absolument savoir car on est les seuls à pouvoir les dire aux téléspectateurs. Typiquement, une minute de silence, une absence de kops pour grève…On contacte aussi parfois les entraineurs. A force de les côtoyer au stade, ils me connaissent et me délivrent de plus en plus de choses, notamment sur les systèmes. Je comprends alors parfois pourquoi, par exemple, ils jouent à trois derrière ce jour-là, ce qui va permettre ensuite de le dire au commentaire. Donc il y a une préparation hyper complète et on ajoute des petits zestes dans la recette, des petites choses dites directement par les acteurs. Le supporter est au paradis quand tu expliques à l’antenne que c’est le coach lui-même qui t’a fourni l’information. Je vous parlais d’emporter le supporter avec moi, c’est dans le rythme mais dans les infos aussi. C’est important, on est là pour ça. Ma priorité est de rendre contents les supporters, pour qu’ils passent une bonne soirée.

Pour terminer, sportivement parlant, quel regard portez-vous sur la première partie du championnat de Ligue 1 ?

C’est une très belle saison mais au niveau du jeu seulement. Parce que ce qui se passe en tribunes est malheureux. Franchement, même nous sommes touchés. C’est fatiguant. La Ligue 1 a souvent été décriée mais, aujourd’hui, tu as de beaux matchs, tu as peu de 0-0, tu as des équipes offensives, tu as du jeu, tu as du spectacle et c’est gâché. Donc mon bilan est, je dirais, mitigé. Il y a encore beaucoup de travail à faire, évidemment que c’est compliqué mais je n’ai pas l’impression que chacun fasse ce qu’il a à faire. On dégoute du foot la nouvelle génération qui arrive dans les stades. Donc on ne gagne rien.

Sur le jeu, je pèse mes mots, c’est vraiment l’une des meilleures saisons de l’histoire de la Ligue 1. C’est l’une avec le plus de spectacle. Quand tu vois Lens jouer, quand tu vois comment Kombouaré fait jouer Nantes maintenant, que tu vois le promu Clermont décomplexé. Lyon est en difficulté, quatre à cinq équipes se battent pour l’Europe, six à sept équipes se battent pour ne pas descendre. Sur le plan sportif, la saison est géniale. Mais globalement, pareil je pèse mes mots, la saison est pourrie. Après un an et demi de huis clos, c’est encore plus triste. Même les derbys sont maintenance gâchés suite à l’interdiction de déplacement des supporters adverses…On pourrait baptiser cette saison la Jérémy Menez : un énorme potentiel mais il y a ce truc qui ne va pas. Ou Hatem Ben Arfa si vous préférez : un énorme potentiel mais avec un petit grain de sable dans la machine.

Merci, Joris, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio, Télévision

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Europe 1, Prime Video, Mobility TV : Lionel Rosso évoque ses nombreuses actualités !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Lionel,

Quel plaisir d’effectuer ce nouvel entretien avec vous !

Vous animez, du vendredi au dimanche soir, l’émission de radio « Europe 1 Sport ». A titre personnel, on imagine sans doute que ce doit être à chaque fois une joie et un plaisir de retrouver les auditeurs et l’antenne ?

Oui, d’autant plus que c’est la huitième saison à la présentation de cette émission. Au cumul, cela fait dix-huit ansJ. C’est d’autant plus réjouissant parce que l’on a récupéré le vendredi que l’on avait perdu il y a trois saisons. Là, vendredi samedi dimanche nous semble plus cohérent et plus légitime aussi par rapport à l’actualité foot notamment, puisque c’est vraiment 90% de notre matière première. Donc, oui, c’est une joie, c’est un bonheur, c’est aussi le plaisir de la fidélité. On sait, par rapport à nos chiffres d’audiences et aux retours que l’on peut avoir notamment sur les réseaux sociaux, que nous avons des auditeurs fidèles. Certains, nouveaux, arrivent aussi. On est très heureux de les accueillir.

C’est un rendez-vous familier, entre habitués. Ce n’est pas l’enthousiasme ou la joie d’une première rencontre, d’une découverte qui peut provoquer beaucoup d’adrénaline. En revanche, c’est un moment de familiarité, dans le bon sens du terme, avec les auditeurs, avec aussi les gens qui composent l’émission, qui participent, les commentateurs, les envoyés spéciaux, les experts, les consultants, les chroniqueurs dont on peut disposer.

Justement, la transition est toute trouvée, c’est vrai que la présence de consultants de renom fait partie des forces et de l’ADN de cette émission.

Oui, ce que l’on souhaite, c’est vraiment jouer sur la complémentarité, avoir des différences de tons. On peut tout dire, tant qu’on le justifie élégamment, dans la bonne ambiance, la bonne humeur, sans agressivité, avec du sens. Chacun, avec sa personnalité, son parcours, son expérience apporte sa pierre à l’édifice. C’est une petite famille qui s’agrandit de temps en temps, on a un vivier d’une quinzaine de personnes qui viennent régulièrement dans l’émission. Guy Roux est un incontournable, on tient absolument à continuer à travailler avec lui, c’est une légende, il a traversé tellement de générations, il connait tellement bien le football que, pour nous, c’est un peu notre guide en fait sur certains sujets.

Cette famille nous permet de garder un ton qui nous est propre et de donner du sens, de l’information dans une forme de décontraction, de bienveillance et d’enthousiasme.

Par définition, une émission sportive, en soirée, le week-end permet de débriefer et d’analyser beaucoup d’informations et d’évènements. La préparation en amont doit être particulièrement intense…

Pas tant que ça, à dire vrai. En fait, la préparation se fait tout le temps, au quotidien, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, en se nourrissant de lectures de quotidiens, en étant toujours en éveil, en échangeant avec les collègues. La fabrication devient assez simple le jour J, lorsque vous devez composer les différentes thématiques de l’émission. Il y a des choses qui s’imposent, notamment la place au direct du soir. Mais aussi dans les débats, où on a nos petites habitudes, où on a des angles que l’on aime bien travailler en particulier. On sait aussi ce que vont nous donner nos experts, ce dont ils sont capables. On se laisse porter par l’actualité, la préparation est totale, permanente, on est connectés du lundi au dimanche, du matin au soir. Il y a bien sûr un conducteur, avec le respect des publicités et des thèmes qui sont timés, sur 15 minutes environ en général. Mais c’est à géométrie variable, on est en direct, tout peut arriver, la radio permet justement de s’ouvrir à des évènements. On casse l’antenne, on est vraiment sur le direct, on interagit et on informe, en fonction de ce que l’on reçoit.

 

 

La radio est un média de voix, d’émotion et d’intonation notamment….

On est de plus en plus filmés mais je trouve que c’est bien de respecter cette magie, avec tout l’imaginaire que cela suscite. Guider par la voix, raconter des histoires réelles, être dans la narration, c’est intéressant. C’est un plaisir sans cesse renouvelé. C’est aussi une habitude, des choses sont installées. Il n’y a plus de protocole, c’est spontané, naturel, on se sent bien quand cette émission commence.

Face à la richesse de l’actualité sportive, des choix sont malgré tout sans doute nécessaires parfois dans le contenu de l’émission ?

Oui mais on en discute avec toute l’équipe du service. Comme je vous le disais, on se laisse aussi bercer par l’actualité. Il nous arrive de faire des sujets très personnels et de choisir des angles qui nous ressemblent. Mais la réflexion se fait de manière très collégiale et amicale, c’est agréable de pouvoir continuer à composer les émissions de cette façon.

Quels principaux retours pouvez-vous avoir des auditeurs concernant ses soirées du VSD ?

Pour le vendredi, c’est un peu tôt pour le dire. Ils regrettaient en tout cas que cette case ait disparu. Les retours sur le samedi et le dimanche sont particulièrement intéressants. Je note que l’on a des auditeurs qui nous ressemblent, ils sont polis et élégants. Ils sont fidèles et nombreux également. Ils ne sont jamais dans la controverse ou dans l’agressivité. L’idée est d’avoir une vraie relation avec nos auditeurs qui, visiblement, sont satisfaits de ce que nous proposons.

Vous l’avez dit, c’est principalement l’actualité football qui est traitée dans l’émission. Quel regard portez-vous d’ailleurs sur ce début de saison de Ligue 1, marqué notamment par le retour du public dans les stades ?

Le regard est provoqué par l’actualité, le retour du public dans les stades mais sur les pelouses aussi, avec de plus en plus d’envahissements de terrains. C’est un peu dommageable, c’est une vraie réflexion sur notre société aussi, pas seulement sur les clubs de foot, les stades ou les supporters. Ce regard est, pour l’instant, un peu critique, un peu inquiet aussi sur ces phénomènes-là. On est à l’écoute, on transmet par le son, par la parole et on essaie de répercuter le plus fidèlement possible.

D’un point de vue footballistique, j’observe que ce que l’on vit cette année en Ligue 1 est quand même formidable. Avec notamment les meilleurs joueurs de la planète, à part Cristiano Ronaldo, qui sont en France. C’est quand même assez inattendu, on en profite pleinement. On avait déjà un rendez-vous pour Neymar, on a créé un rendez-vous spécifique à Messi, avec toute l’actualité autour de lui car il est un sujet à lui tout seul. Donc on se réjouit de cette actualité, des matchs, de l’ambiance mais, surtout de la présence de ces stars et de toute l’animation que ça peut susciter. On a l’impression d’être un peu à Hollywood.

 

 

En parallèle, vous avez rejoint aussi les équipes du Pass Ligue 1, pour Prime Video. Participer à une aventure dès son commencement doit être très stimulant et très enrichissant…

Oui, oui, c’est très stimulant. En même temps, c’est bien aussi de se mettre un peu en danger, c’est en effet une aventure nouvelle, la manière de travailler est complètement différente, on est sur une plateforme et non sur une chaine avec une grille de programmes. On est sur une politique d’abonnement, de consommation à l’instant T et, surtout, une animation qui se fait intégralement au stade. Avec tous les impondérables et les fameux aléas du direct que cela peut comporter. Mais, oui, c’est une aventure intéressante, c’est plaisant d’être aussi avec les acteurs du moment de la Ligue 1. C’est quelque chose qui est très utile également pour moi pour la radio. Aller sur le terrain retrouver les acteurs du foot, être en prise direct est un plaisir avec Prime Video mais c’est nécessaire aussi pour un ressenti encore plus renforcé pour l’émission de radio du soir.

L’emploi du temps, en week-end, doit être très riche…

C’est un emploi du temps chargé, une journée qui commence très tôt et qui se termine très tard. Tant que l’on a la chance de pouvoir le faire, je ne rechigne pas. Je n’ai déjà pas l’impression de travailler, et ça fait déjà des années que je suis dans ce milieu 7 jours sur 7. C’est une habitude très plaisante qui s’est installée. C’est génial de pouvoir sortir d’un programme au stade, le dimanche, au contact des joueurs et de pouvoir, le soir, orienter en conséquence de la meilleure des manières les experts dont on parlait tout à l’heure.

En complément, vous vous êtes lancé il y a peu dans la production et l’animation de « Mobility TV ». Quelle est la genèse de ce projet ?

Elle est très simple. Pierre Mercier est un peu l’inventeur du podcast avant le podcast. Il y a 35 ans, il a créé des émissions de radio à destination des personnalités et entreprises du marché de l’automobile. Ca a plutôt bien réussi, il a développé le format en émissions de télé et m’a demandé de m’associer avec lui il y a quelques mois pour continuer notre collaboration. On ouvre les fenêtres, on va au-delà de l’automobile, vers la mobilité d’aujourd’hui, vers la technologie et les domaines d’avenir. Il a un carnet d’adresses qui permet de faire des programmes assez variés, on innove pour concerner un maximum de personnes. C’est intéressant de pouvoir produire à destination d’un public d’avertis mais aussi, par l’intermédiaire de notre association avec le groupe Reworld Media, à destination d’un public plus large.

Merci, Lionel, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio, Télévision

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RTL - Virginie Guilhaume évoque l'émission estivale qu'elle coanime chaque matin !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Virginie,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

Vous animez, jusqu’au 20 août prochain, « Le Grand Quiz RTL », avec Eric Jean-Jean, du lundi au vendredi, de 9h 15 à 11h. On imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être de retrouver, chaque matin de la semaine, le micro et les auditeurs de la station ?

C’est une toute première pour moi en radio, c’est une vraie découverte. J’ai eu la chance de faire effectivement de la télé, en animation, aussi de fouler les planches, de devenir comédienne mais je n’avais pas encore testé cette expérience-là, mise à part en tant qu’invité, ce qui n’a rien à voir. C’est une superbe expérience, vraiment, que m’offre RTL. En plus, aux côtés effectivement d’Eric Jean-Jean, qui est très doué, qui connait par cœur la mécanique de la radio, qui connait très bien les anecdotes sur tous les artistes, qui raconte ça d’une manière formidablement intéressante. En plus, c’est un type bien, bienveillant, chouette donc j’ai beaucoup de chance. Pour moi, retrouver les auditeurs est une vraie joie, c’est un moment de partage, ils sont tous très sympathiques, très positifs, je suis là pour leur offrir des cadeaux, donc c’est plutôt sympa.

Comment décririez-vous cette émission ? Quel en est le principe ?

L’idée est de faire gagner aux auditeurs des cadeaux RTL, à la fois la fameuse montre que l’on adore depuis toujours et un séjour à Disneyland Paris, avec une nuit dans un hôtel, plus les attractions, le petit déjeuner et le diner offerts. C’est un super séjour pour 4 personnes. Celui qui répond à 10 questions d’affilée peut aussi gagner un IPhone 12. Ce sont, je trouve, de supers cadeaux. C’est vraiment chouette de pouvoir offrir cela aux auditeurs. Toute l’émission est basée sur eux, j’avais très envie d’avoir ce lien-là, de ne pas être dans l’entre soi mais d’être aux plus près de nos auditeurs, de ceux qui nous écoutent. Donc c’est grâce à eux que l’on fait l’émission, c’est avec eux qu’on l’a fait. On s’intéresse à ce qu’ils nous racontent, à ce qu’ils nous disent, c’est un véritable échange. Au milieu de cela, on parle de musique, on parle de nous, on rit beaucoup et c’est plutôt très bon enfant.

On peut effectivement entendre que les échanges avec les auditeurs sont plutôt exhaustifs, pour mieux les connaitre et apprendre à les découvrir….

Oui…alors, ce n’est pas toujours évident de se livrer comme cela en moins de 30 secondes ou d’une minute sur une grande station…on est toujours un peu fébrile. Je crois qu’avec Eric et l’équipe, on amène ce côté bienveillant, bon enfant, sympathique, on essaie de jouer ensemble. Moi-même, j’essaie de répondre aux questions pendant que je les pose, je ne dis pas que c’est toujours évident. Franchement, avec le stress en plus…Voilà, on est là pour partager, pour s’amuser. Si les auditeurs gagnent, tant mieux on est d’autant plus contents. Tout se fait avec eux.

Nous l’avons dit, vous animez le programme en duo. Justement, quelle est la répartition des rôles entre vous ?

Il n’y a pas vraiment de répartition, j’avoue que ça se fait naturellement. Eric est là depuis toujours donc il connait par cœur le mécanisme. Je suis la petite nouvelle, je me glisse un peu dans ses chaussons. Après, j’ai la chance de pouvoir être spontanée et de donner un maximum. Je dois vous avouer que nous ne nous sommes même pas posé la question lui et moi.

En amont de l’antenne, comment préparez-vous vos interventions ?

On regarde ensemble les quiz, on regarde ensemble les petites fiches qui ont été préparées par la production - Véronique, Amandine et Valentin - des auditeurs qui seront avec nous, pour un peu nous imprégner de leurs univers, de là où ils habitent, de ce qu’ils aiment faire…pour être au plus près d’eux. Rien de plus, on laisse le naturel agir…

 

 

Quelle petite touche personnelle essayez-vous de mettre dans votre animation ?

Je ne l’ai pas analysé, je ne sais pas. Je crois que l’avantage de l’âge est que plus on vieillit, plus on est soi et plus on a envie d’être simple dans les liens et rapports. Je me fie aux auditeurs, ce sont eux qui me guident dans cette expérience. Je ne suis qu’un passeur en fait, c’est ça être animateur, c’est être un passeur.

D’ailleurs, le fait que ce soit une émission diffusée en été influe-t-il notamment sur le ton et l’entrain de l’animation ?

Je n’ai pas vécu d’autres périodes de l’année mais, en revanche, j’ai écouté d’autres périodes parce que j’écoute beaucoup la radio. Oui, je pense que c’est aussi pour cela que RTL me l’a proposé l’été, forcément c’est beaucoup plus décontracté, plus détendu. Certains sont en vacances, d’autres sont au travail mais c’est une période estivale donc le rapport et le lien sont un peu différents. Le rapport au temps aussi. On est avec tous ceux qui sont sur les routes, les routiers qui travaillent, les vacanciers, les gens qui vont faire les courses, ceux qui partent à la plage, ceux qui partent au boulot. On était récemment avec quelqu’un qui fait les marchés et qui partait dans un camping, dans le sud, pour vendre ses petits bijoux. Ce sont vraiment des moments de vie que chacun connait. Quand je me prépare le matin, je prends ma douche et je mets RTL aussi. On est là ensemble…Le stress monte pour tenter de répondre aux questions et remporter le cadeau mais c’est aussi et surtout l’occasion de partager ce moment-là ensemble et de vivre un peu le quotidien des français.

Vous avez commencé à l’évoquer, auriez-vous été en mesure de répondre à la plupart des questions qui sont posées dans les quiz ?

Elles ne sont pas évidentes, elles sont très bien rédigées. J’avoue que je ne suis pas trop mauvaise sur certains quiz et, pour d’autres, c’est la cata. Donc ça dépend sur quelle année on tombe, ça dépend sur quelles questions on peut vriller. Encore une fois, je n’ai pas la même position, l’auditeur est dans un stress terrible, il n’a pas l’habitude de parler en radio, il est stressé par le temps, par le chrono, par le fait de pouvoir gagner des cadeaux, avec souvent la pression des enfants derrière qui veulent aller à Disney. Ce n’est pas toujours évident mais oui, oui, bien sûr que l’on joue, autant Eric que moi.

Après quelques jours d’antenne, on vous sent très heureuse de vivre cette aventure radiophonique ?

Oui, j’adore ça. Je ne savais pas du tout, ça faisait des années que j’avais envie de faire de la radio, on me l’avait proposé à l’époque de « Nouvelle Star », sur une radio musicale, pour une matinale et c’est vrai que je ne pouvais pas tout cumuler. Depuis, l’occasion s’est présentée plusieurs fois, sans que ça ne se fasse. Là, c’est une vraie découverte pour moi, c’est vrai que, en deux ans, j’ai fait deux grandes découvertes que sont la comédie, avec le théâtre, la fiction et peut-être le cinéma, puis la radio maintenant. Je prends un plaisir fou, c’est vraiment très excitant, c’est un médium qui vraiment est passionnant. Tout change d’un instant à l’autre, on est dans un rapport beaucoup plus direct, beaucoup plus naturel avec les auditeurs, il y a beaucoup plus de contenu, même si ça reste divertissant. C’est une découverte pour moi.

En complément, quels sont vos projets et envies pour la rentrée ?

J’ai des projets de comédie, au cinéma mais le temps est long, vous savez, dans ces cas-là, encore plus quand la Covid vient de passer par là. Des projets, j’en ai mais à savoir quand ils vont se réaliser, je n’ai pas encore d’idée.

Merci, Virginie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio

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Moundir nous présente son nouveau livre et évoque sa belle actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Moundir,

Quelle joie d’effectuer cet entretien avec vous !

On vous retrouve ici, au Festival « Des livres, des stars » et on peut imaginer sans doute le plaisir et la joie que ce doit être de pouvoir échanger à nouveau avec le public et d’avoir un semblant de normalité ?

Oui, vous le dites si bien, c’est un semblant de normalité…on est plus dans la normalité que dans le semblant. C’est une première pour moi d’être invité, c’est un bel honneur et c’est vrai que de revoir un peu des choses qui bougent fait plaisir. Aussi lutter contre l’illettrisme fait plaisir, il y a un peu de tout dans ce Festival, tant mieux.

Avec vos mots, comment décriviez-vous le livre que vous y présentez ?

Tout simplement, c’est un récit, dont l’auteur est Olivia Karam, ça parle de la transmission des valeurs de père en fils et je raconte le parcours de mon père à travers ceux de mes frères et du mien, comment on a pu évoluer avec le socle familial, entre la France et l’Algérie.

Comment vous est venue, justement, l’envie de ce thème ?

L’envie de cette écriture est juste l’histoire d’une belle rencontre qui n’était pas prévue. Je rencontre lors d’un diner la directrice d’édition des éditions Laffont et, en discutant, en partageant nos histoires communes, elle m’a demandé d’écrire un bouquin. Voilà comment ça s’est fait, tout simplement…

 

 

Ici ou précédemment, quels principaux retours avez-vous pu avoir de vos lecteurs ?

Je ne peux pas mieux rêver que la promo que j’ai actuellement pour le livre…les mots qui ressortent en ce moment sont « sincère » et « touchant ». C’est l’un des meilleurs salaires que je puisse recevoirJ.

Pour terminer, en complément, quels sont vos autres projets ?

Je continue toujours, à long terme, la radio sur RMC, je représente la marque Winamax et je suis toujours animateur pour des émissions d’aventure.

Merci, Moundir, pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Radio

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RMC : Jean-Christophe Drouet évoque ses émissions à l'antenne le week-end !

Publié le par Julian STOCKY

(c) ABACA

 

Bonjour Jean Christophe,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On peut vous retrouver chaque week-end, sur les antennes de RMC, à l’animation de différents programmes, « Les Grandes Gueules du sport », « Les paris RMC » et « Le Blind Test RMC ». On imagine que pour le passionné de sport que vous êtes, ce doit être une joie d’animer ces émissions ?

Oui, complètement, c’est une joie d’autant plus que ce sont trois émissions totalement différentes. Il y a « Les Grandes Gueules », basées sur le débat, sur la confrontation, toujours bienveillantes j’insiste avec cela car je trouve que c’est l’essence de cette émission. C’est-à-dire qu’il faut que l’on s’engueule dans la joie et la bonne humeur, c’est le principe des « GG » que l’on a remodelé pour cette saison, avec chacun, on va dire, qui a son rôle, avec des personnalités totalement différentes, qui viennent de sports différents, collectifs, individuels, c’est ce qui donne la richesse, évidemment, de cette émission. Avec des débats où, justement, on n’est pas obligés d’être dans le purement sportif, on peut être dans le sociétal, on peut être parfois dans la politique, avec la politique des vaccins des sportifs, on ne s’interdit aucun sujet. C’est ce qui est bien, on n’est pas spécialistes du foot, on n’est pas spécialiste du rugby, du basket ou je ne sais quoi. On peut être pointus mais on ne s’interdit rien. Forcément, il y a une large palette de sujets que l’on ne ferait pas dans d’autres émissions et c’est ce qui est bien, c’est aussi ce qui fait la réussite de cette émission et sa longévité. J’ai repris le programme il y a un an mais il existe depuis de nombreuses années, avec des personnages différents et excellents.

Ensuite, il y a « Les paris RMC », qui est une émission évidemment totalement différente. Elle s’adresse bien sûr aux parieurs mais tous ceux qui nous écoutent ne sont pas des parieurs, donc il faut essayer d’intéresser un petit peu les auditeurs avec des côtes, en ne faisant pas que de la côte, mais en essayant peut-être parfois de les faire rêver, avec certaines personnes qui peuvent gagner beaucoup d’argent. C’est pour cela que l’on a le grand gagnant de la semaine. Récemment, une personne a joué 600 euros, ce qui est beaucoup d’argent, sur une côte à 25, elle a pris 15 000 € et elle était dans l’émission. Tout de suite, on se projette, on se demande ce que l’on ferait si nous aussi gagnions cette somme à un jeu. Forcément, c’est un équilibre difficile à trouver, il faut que l’on concerne les parieurs mais il faut aussi que l’on concerne tous les auditeurs de RMC. C’est toute la difficulté mais c’est ce qui rend cette émission aussi très intéressante à imaginer, il faut essayer de concerner un large public.

Enfin, il y a une émission totalement différente qu’est « Le Blind Test RMC ». On va dire que c’est mon bébé, clairement. J’ai toujours aimé tenter de créer, chercher des concepts différents, des choses différentes. Je suis très dans le divertissement, j’adore le jeu et je voulais un jeu sur RMC. Sauf que je viens de la télé et, pour moi qui avait déjà bossé sur des projets télé avec des boites de production, j’avais plus la mécanique en moi, c’était plus dans ma zone de confort. Je me suis dit que, pour la radio, il fallait que je trouve quelque chose. C’est venu assez naturellement assez bizarrement, je savais que j’avais ça en tête et, un jour, en me levant, je me suis dit : « RMC, c’est quoi ? Les auditeurs et les matchs ». Les commentaires de matchs sont une mine d’or chez nous mais on ne les utilise quasiment jamais, on ne les réécoute que très peu, à la marge. Je me suis dit que ce pourrait être bien de tenter de réunir les deux. J’ai écrit quelque chose, je l’ai proposé et ça a été mis à l’antenne l’année dernière.

Voilà, trois émissions différentes mais, au moins, je ne me répète jamais, je prends des plaisirs différents.

Bien que très différentes, ces trois émissions doivent sans doute être, pour vous, très enrichissantes journalistiquement parlant ?

Oui, totalement. C’est aussi un peu à la fois schizophrène. A un moment donné, je suis animateur de jeu, après organisateur de débat. Quand je dis schizophrène, c’est plus de l’humour qu’autre chose. C’est toujours comme cela que j’ai vu mon métier, moi qui suis passionné de sport, en fait, j’aime l’animation avant tout. Evidemment, le sport est une passion mais, demain, je peux très bien faire quelque chose de totalement différent. Ce que j’aime, c’est animer. Animer une émission de débat ou animer un jeu, évidemment la mécanique est différente mais c’est ce que j’aime. Au final, je m’y retrouve tous les week-ends.

On le retrouve dans la plupart de vos émissions et c’est aussi une des marques de fabrique de l’antenne RMC, une belle équipe de consultants d’horizons différents vous accompagne chaque week-end.

C’était le but, lorsque l’on a repris cette émission des « GG », avec Pierre Ammiche le producteur. Christophe Cessieux, qui animait cette émission, est passé éditorialiste et ce costume lui va comme un gant, je serais incapable de faire ce qu’il fait, il a une vraie opinion, il sait la retranscrire et puis il sait jouer le jeu de la radio. Il est dans un personnage parfois, il pense vraiment ce qu’il dit mais il sait le mettre en forme. En fait, on était arrivés au constat qu’il ne fallait pas que les mêmes personnalités de RMC soient partout. J’avais dit qu’il fallait refaire le casting, pour apporter autre chose. Sinon, on a toujours les mêmes personnes et, forcément, elles s’épuisent. Il n’y a plus de nouveauté pour les auditeurs. Il fallait apporter du sang neuf, c’est pour cela que l’on est allés chercher Marc Madiot, Pascal Dupraz, Henri Lecomte, David Douillet. Il était important que ces personnes s’intègrent aussi à la bande déjà constituée. Ce que je leur ai dit, pour les convaincre aussi, c’est : « Venez dans cette émission parce que vous allez vous amuser, parce que vous allez pouvoir débattre, parce que l’on va s’engueuler mais ce ne sera jamais de l’attaque personnelle pour faire mal gratuitement ». On est tous dans le même mode, on a tous envie de faire une belle émission, de rire, de s’engueuler mais tout ça dans un très bon esprit. Je pense que, aujourd’hui, on a trouvé cet équilibre d’échanges. C’est ce qui me plait, c’est de mener une troupe.

A titre plus personnel, il y a un vrai travail de coordination, de relance, de timing, qui doit être un vrai exercice, en lien avec l’équipe en régie ?

Exactement ! C’est ce que j’aime dans l’animation. L’auditeur ne se l’imagine pas, on n’est pas juste spectateur de la discussion qu’il y a, il faut pouvoir l’amener pour que les consultants se sentent bien et pour que leurs paroles soient libérées. Il faut amener une certaine chaleur pour qu’ils se sentent comme chez eux et qu’ils puissent vraiment dire ce qu’ils ont envie de dire. Ça ne marche pas toujours mais le but est celui-ci. Après, évidemment, là il faut être schizophrène, il faut toujours penser aussi à ce que le producteur vient de dire et on sait que l’on a d’autres choses à gérer que du débat pur. Voilà, il faut gérer toute cette gymnastique qui est très excitante. C’est vrai que, au début, ça peut paraitre impressionnant mais c’est comme tous les métiers, ça s’apprend, ce n’est pas inné. Il n’y a que le temps qui fait que l’on y arrive.

Avez-vous du coup une méthodologie particulière de préparation en amont de ce marathon ?

Oui, c’est pour cela que j’ai deux jours de préparation, pour ces sept heures de direct en cinq émissions différentes. Ce n’est pas toujours le même profil d’émission, la mécanique est totalement différente. C’est assez simple, le jeudi, avec Christophe et Pierre, on s’appelle, on passe beaucoup de temps à trouver les bons sujets avec le bon casting. C’est pour cela aussi que l’on veut nous gérer le casting. On sait les associations qui marchent et celles qui marchent moins bien. Il faut des profils différents. On essaie d’aborder les questions différemment. On a créé notre canevas en début de saison et, là, on rentre dans les tiroirs. Dès que l’on est sûrs tous les trois de notre programme, je l’envoie aux consultants sur notre groupe Whatsapp et je leur demande de me répondre oui ou non sur chaque débat. Parce que je veux avoir une tendance et, si tout le monde est d’accord, ce n’est pas une bonne question, en tout cas elle n’amènera pas de contradiction ou de confrontation. Dans ce cas, on la modifie. Le vendredi est jour de l’écriture, notamment de mes petites introductions, pour que ce soit clair et que les auditeurs soient bien au courant de ce que l’on va faire. On s’attache aussi à la mise en forme, sur les sons ou musiques qui seront diffusés.

Notamment pour les émissions du dimanche, on peut penser que la forte actualité de la veille impacte aussi et nécessite une vraie mise à jour et une vraie actualisation du programme ?

C’est sûr ! Il n’y a pas de débat évident, parfois on se laisse une case vide où l’on sait qu’il y aura forcément quelque chose le week-end qui la remplira. Mais, et c’est déjà arrivé, on sait parfois que l’on traitera un club le dimanche qui joue le samedi, du coup on sait que le débat est totalement différent selon le résultat du match. Il faut donc se réadapter à l’actualité. Celle-ci change parfois tout, balaie tout. Du coup, le samedi, après les émissions, on réécrit au besoin. Parfois, notamment lors d’un match du tournoi des six nations à 21h le samedi, on échange jusqu’à minuit avec le producteur, par texto, pour finaliser la question du débat du lendemain matin. C’est ce qui fait aussi le charme de ce métier, il faut s’adapter aux résultats.

Sur les paris, comment vous organisez-vous ?

C’est Arthur Perrot, le producteur, qui s’occupe vraiment de tout cela. En début de semaine, il prévient l’équipe des paris des matchs qui seront abordés et demande à chacun de réfléchir à ses pronostics et ses arguments. Tout au long de la semaine, il est en communication avec eux pour connaitre leurs sensations aussi. Quand j’arrive, je sais du coup qui pense quoi et qui va faire quoi. On s’adapte, si tout le monde est d’accord sur un match, on traite d’une ou deux bonnes côtes puis on passe, pour prendre le temps de débattre sur d’autres rencontres divergentes. C’est l’ADN de RMC, « Info, Talk, Sport », il y a Talk, donc débat…

Concernant l’émission du « Blind Test », quels premiers retours avez-vous pu avoir des auditeurs sur cette émission différente de ce que l’on connaissait précédemment à cette heure-là ?

Là, pour le coup, c’est l’ADN de RMC, sans l’être. C’est l’ADN parce que ça intègre les commentateurs et les auditeurs. Mais ce n’est pas l’ADN car c’est un jeu à part entière. On connait le jeu dans une émission mais pas un jeu à proprement parler qui occupe une case, qui plus est, le week-end. Mais il y a des cases dans la journée plus propices pour cela, notamment celle de 14h le samedi après-midi. Il y a alors moins d’évènements sportifs à ce moment-là et rien n’empêche, dans ce jeu, de faire des allers retours avec des directs.

Franchement, j’ai constaté que les auditeurs avaient très envie de jouer, je pense qu’ils sont très heureux de pouvoir jouer sur des choses qui leur rappellent des souvenirs. En plus, je ne pense pas qu’aux joueurs, je pense à tous les auditeurs. Je me dis que, dans ma voiture, ou ailleurs, si j’écoute un son, ça me rappelle un évènement, je sais où j’étais, du coup j’ai envie de jouer, de deviner. C’est comme cela que je vois le jeu. Je trouvais que c’était ludique pour jouer, notamment dans sa voiture, sans obligatoirement participer. Après, tous ceux qui participent sont à fond, évidemment parce qu’il y a séjour à l’ile Maurice à gagner mais je suis persuadé quand même qu’ils joueraient même pour un cadeau de moindre importance parce qu’ils ont envie d’être sur RMC, la radio du sport, pour se confronter à eux-même. Je pense que le retour est très bon, je le vois par l’enthousiasme des joueurs. Il y a énormément d’auditeurs aussi qui envoient des SMS pour participer, c’est un très bon retour.

A l’approche d’un été particulier chargé, dans quels programmes pourrons-nous vous retrouver à l’antenne de RMC ?

Pendant l’Euro, je reste sur « Les Grandes Gueules du sport », il y aura beaucoup de sujets sur l’actualité de la compétition mais beaucoup d’autres choses se joueront aussi en parallèle, dans d’autres sports. Je pense qu’il faut des repères, je fais les « GG » toute l’année, il est important que l’on reste sur ce programme avec beaucoup d’actualités et notamment l’Euro. Pour les Jeux Olympiques, la grille va évidemment être bouleversée, les « GG » seront toujours là mais je ferai aussi des tranches de direct, le matin, tout au long de la semaine, pendant les 15 jours.

Merci, Jean-Christophe, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio

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RMC : Marie Martinod évoque ses interventions à l'antenne ainsi que son nouveau projet Bleu métal !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Marie,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On peut vous retrouver très régulièrement sur RMC, dans « Les Grandes Gueules du sport », aux côtés de Jean-Christophe Drouet et de toute sa bande. On imagine, à titre plus personnel, le plaisir et la joie que ce doit être pour vous de partager et d’échanger avec eux et les auditeurs autour de thèmes du sport ?

Oui, effectivement, ce sont de bons moments. Je ne le ferai pas sinon, moi qui viens à chaque fois de Savoie pour cela. On s’amuse bien, on n’est pas d’accord, on s’étripe mais ça reste bon enfant. Jamais personne ne m’a expliqué les règles mais je les ai vite comprises en arrivant : en fait, sur le plateau, on peut se dire les choses, on peut se balancer des arguments, on n’est pas toujours d’accord comme je le disais mais, n’empêche, une fois l’émission terminée, on ressort et tout reste sur le plateau, il n’y a pas de rancune, on est vraiment amis à côté de cela. C’est vraiment chouette d’avoir cette liberté de ton et, en même temps, de n’être pas d’accord, je trouve que ça élève le débat. C’est une belle émission de talk.

Avec vos propres mots, comment qualifieriez-vous votre rôle et votre place dans ce programme ?

En fait, aucun de nous n’est spécialiste de tous les sports. Il y en a qui ont plus de culture sportive que d’autres, je pense que je fais partie de ceux qui ont le plus besoin de travailler les sujets parce que je ne suivais ni le rugby ni le vélo avant. Mais si on est là, c’est qu’il y a quelque chose qui a fait que l’on a la légitimité d’être présents. J’ai eu du mal au départ à concevoir que je puisse être légitime à parler d’autres sports que le mien et Pierre, le producteur, m’a beaucoup aidée là-dessus. Il m’a fait comprendre que je suis légitime parce que j’ai connu le sport de haut niveau, j’ai connu l’olympisme, j’ai connu tout plein de facettes. Même si, évidemment, je suis plus à l’aise lorsque l’on se met à parler de ski, de sports free-style ou d’olympisme, il n’empêche que j’ai un avis lorsque l’on parle d’autres sports qui me sont un peu moins proches. Je ne suis pas là pour être spécialiste de cela, je suis là pour apporter un éclairage différent, pour angler autrement, pour faire en sorte que le débat puisse quand même se faire.

Donc, oui, à la base, j’ai quand même plus d’appétence pour certains sports, ceux dont je viens de parler, mais ce n’est pas pour autant que je ne suis pas légitime sur les autres. Par mon vécu, j’ai un avis qui peut être intéressant, qui est toujours défendable. L’intérêt est que, par notre vécu, on puisse ne pas être forcément d’accord avec ce qui peut paraitre le plus évident comme ça. Mais il n’y a jamais personne qui a raison ou tort, on en débat.

 

 

Une fois que le conducteur vous est donné, avez-vous une méthodologie particulière de préparation en amont de l’antenne ?

Ca dépend des sujets. Il y en a où je sais que j’ai des connaissances dans mon calepin qui vont pouvoir m’aider ou me dire ce qu’ils en pensent eux personnellement. Donc je ne vais pas me gêner pour les appeler et qu’ils me donnent leur avis. Ce qui est, à la base, le plus cool car, dans le contact humain, je sais à qui je parle, je sais ce que vaut ce qui m’est dit, c’est intéressant de le placer sur l’échiquier. Je vais aussi sur internet pour voir ce qui s’est dit dans la presse. Souvent, après, j’en parle avec Pierre car c’est un peu le patron, il est vraiment le maitre d’œuvre, je passe facilement 30 à 45 minutes au téléphone avec lui avant l’émission du lendemain, pour le débriefer, lui dire ce que j’ai trouvé, là où je veux aller, là où je pense que j’ai des choses intéressantes à raconter. Il me conforte. Ça reste quand même un exercice compliqué de se dire que l’on va ouvrir la bouche et qu’environ un million d’auditeurs vont nous écouter. En plus, on vit à l’époque des réseaux sociaux donc, dès que l’on dit quelque chose qui déplait, on nous le fait remarquer. Au final, Pierre me conforte simplement dans l’idée que je peux dire ça ou ça. Pour être très honnête, il y a des fois où je suis vraiment sèche sur un sujet, où je ne trouve pas, il me tuyaute, comme il le fait avec tous les autres.

Votre parcours d’ancienne sportive de haut niveau vous aide sans doute aussi à mieux comprendre certaines réactions d’athlètes et certaines émotions ?

Autours de la table, on est souvent des anciens athlètes et des journalistes. C’est marrant de voir, quand quelqu’un n’a pas fait de compétition, n’a pas vécu certaines pressions, certains moments de doute, que l’avis est facilement très tranché. Je dirais que j’ai une tendance à être défenseuse des athlètes qui, souvent, sont des personnes intelligentes, très sensibles, qui restent humaines, avec des réactions qui s’expliquent. C’est vrai que j’ai peut-être cette étiquette plus humaniste et plus tolérante qu’un Christophe, qui va « rentrer dans le lard ».

A titre plus personnel, comme vous l’avez rapidement évoqué, ce programme vous permet d’enrichir, de diversifier et d’étendre votre culture sportive…

Clairement, je ne m’en cache pas. Il y a vraiment plein de sports que je ne suivais pas ou alors très ponctuellement, sur les JO ou des championnats du monde. Du coup, maintenant, je m’amuse à vraiment suivre toute la saison. Du reste, comme je pars de loin, ça me demande un boulot de fou. En vélo, j’ai vu passer Jalabert ou Indurain dans une étape du Tour de France, chez moi, quand j’avais 10 ans, c’était à peu près tout ce que je savais du vélo. Là, j’ai dû apprendre les équipes, qui est un sprinteur, qui est un puncheur, qui est un rouleur, qui est un grimpeur, quels sont les classements dans chaque équipe, pourquoi telle équipe va rouler à tel endroit, qui va rouler sur qui, toutes ses stratégies…ça m’a passionné, j’ai kiffé, c’est long mais j’apprends au fur et à mesure, je trouve ça plutôt excitant. A l’inverse, j’ai plus de mal avec le rugby, il y a beaucoup de règles, beaucoup de championnats. Pour autant, comme je le disais, j’ai le droit parfois de dire que, là, je ne sais pas ou que je n’ai pas d’avis et je crois que ce n’est pas grave en fait.

En parallèle, vous avez lancé récemment « Bleu métal », sous format de podcasts. Comment vous sont venues l’envie et l’idée de de projet ?

La base de la base est que j’ai découvert la radio à RMC, ce format de raconter des histoires. Ca a conforté l’amour que j’avais de simplement l’écouter dans la voiture ou chez moi. C’est un média qui me parle vraiment, je trouve que, si l’on est attentif, on ressent plein de choses dans la façon dont les gens s’expriment, on ressent la joie, la tristesse, il n’y a pas besoin des images. Je dirais même que le fait d’être privé des images donne encore plus de relief à ce que l’on peut ressentir lorsque l’on écoute quelqu’un. J’adore la radio et, à RMC, j’ai découvert l’envers du décor, comment est montée une émission, qu’est-ce qui fonctionne, qu’est-ce qui ne fonctionne pas. Tout cela m’a vachement intriguée.

 

 

Avec la vague des podcasts, c’est devenu possible de créer un contenu sans être une radio. Partant de là, je me suis dit que ce serait chouette de faire quelque chose. Mais je me voyais tout en bas de l’échelle et, comme très souvent, je ne me voyais pas forcément capable. Mais Pierre m’a confortée dans l’idée que j’étais capable, qu’il fallait tenter, qu’il fallait bien y réfléchir, bien cadrer les choses, savoir où je voulais aller, savoir quel ton je voulais donner. De fil en aiguille, j’ai créé « Bleu métal », jusqu’au jour où j’ai pris le téléphone pour aller Pierre Vaultier, que j’avais identifié comme le premier invité potentiel, qui serait certainement le plus à même de m’aider à arriver au résultat que je voulais. Vu que je viens du sport de haut niveau, j’ai des attentes vis-à-vis de moi-même qui sont juste énormes. Je voulais que ce soit très bien, très bien cadré, je voulais que le ton soit bon, je voulais que ce soit nickel, je ne m’autorise pas l’erreur. Je savais que Pierre Vaultier serait la bonne personne car ça reste un milieu que je maitrise. J’essaie de trouver des gens qui sont proches de l’invité, en amont, pour me faire raconter des anecdotes, je savais que ce ne serait pas trop compliqué, pour un premier, de trouver les bons numéros dans le milieu du ski.

Après, c’était parti et je ne veux pas perdre le rythme, d’où l’idée d’en sortir un par mois, quasiment. Par les temps qui courent, en plus, ce n’est pas simple car on ne peut pas trop se déplacer mais, au final, ça suit son rythme. Ce qui est chouette, c’est que ce n’est pas routinier. D’un invité à l’autre, les histoires ne sont pas les mêmes. J’arrive à m’amuser autant avec Alain Bernard récemment qu’avec Pierre Vaultier la toute première fois.

Quels premiers retours avez-vous déjà pu avoir ?

J’ai eu des commentaires très gentils, de gens qui ont pris le temps soit de me faire un e-mail, soit de m’appeler. Ils ont aimé le ton de ma voix, ma façon de mettre les gens à l’aise, de les faire parler d’eux.

L’idée est qu’ils doivent se raconter eux, si ma mission est remplie, si on a fait un bon boulot, je ne suis qu’un distributeur de paroles, je ne suis qu’un facilitateur d’accès à l’émotion. Je suis censée, quelque part, ne pas exister. A moins qu’il y ait une anecdote qui fasse écho à quelque chose que j’ai pu vivre et, là, c’est intéressant d’échanger avec l’invité. Sinon, c’est vraiment d’eux dont on doit parler. J’ai eu des retours me disant que c’était chouette d’entendre les athlètes parler d’autre chose que « on a pris les trois points » ou « oui, j’ai fait un bon chrono ». C’est exactement ce que je cherchais. J’ai la chance de connaitre plein d’athlètes, je trouve que ce sont des personnes tellement inspirantes, tellement intéressantes à connaitre. C’est ça l’idée, de démocratiser cela, pour faire écouter au plus grand nombre possible de personnes que ses athlètes ont des choses géniales à raconter, qui font envie et qui font du bien.

Oui, j’ai eu des retours sympas aussi de gens qui m’ont trouvée à ma place, ce qui est agréable à entendre et qui m’encouragent à continuer. Ils me donnent aussi de petites idées, c’est chouette, ça veut dire qu’ils ont aimé et qu’ils veulent en entendre d’autres. Ca fait son petit bout de chemin et j’espère que cela va durer.

 

 

Sans doute aussi que lorsqu’un sportif parle à un autre sportif, les angles, les approches et les visions sont différentes d’un exercice classique avec un journaliste ?

C’est ce que j’espère. Je crois que, oui, il y a peut-être une façon de se sentir plus à l’aise face à quelqu’un qui n’est pas journaliste de métier. Après, c’est aussi beaucoup une question de tempérament. Il y a des gens qui se racontent facilement, avec moi ou un journaliste et il y a des gens qui sont beaucoup plus hermétiques, qui ont du mal à faire tomber les barrières. Il faudrait presque que je rajoute une corde à mon arc et que je devienne psychologue. Mais ce n’est pas grave, il y a toujours des choses intéressantes, toujours des choses inédites.

Pour la suite, auriez-vous des envies particulières concernant des athlètes avec lesquels vous aimeriez échanger ?

Oui, après il y a la réalité et les rêves. En cette saison 1, j’ai l’idée de couvrir des profils et des sports vraiment différents. Des gens qui ont un parcours exceptionnel et, à côté de cela, qui ont un profil enrichissant pour les autres, il y en a vraiment beaucoup. Je fais des choix aussi en fonction de ma possibilité à le faire. Cela prend du temps aussi pour préparer, même si l’idée est de faire parler les invités, il faut que je maitrise leurs parcours, leurs moments de haut, leurs moments de bas pour arriver au but recherché.

En tout cas, j’ai des aspirations de fou, j’aimerais faire Thierry Dusautoir, Sébastien Loeb, Marie-Jo Pérec. Mais je ne veux pas me brûler les ailes, j’essaie d’être honnête avec moi et avec les gens, je les interviewerai au moment où je serai sûre que j’aurai les épaules pour le faire.

Merci, Marie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio

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Trina Mac Dinh évoque sa belle et riche actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Trina,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On peut vous retrouver du lundi au vendredi, de 16h à 17h, sur Sud Radio, à l’animation de « C’est votre avenir ». Quel est le principe de cette émission quotidienne ?

C’est une émission qui est, à la fois, psy et parapsy. Le but est d’apporter de l’aide aux auditeurs, avec des médiums, des coachs intuitifs, des numérologues, des voyants, des gens très calés en développement personnel et en coaching. On a des auditeurs qui nous appellent, qui ont besoin d’avoir des prédictions et des conseils. Ils sont un peu perdus, ils ont besoin d’être guidés, on est là pour ça, pour les écouter, pour leur donner des pistes, pour leur apporter un regard extérieur neutre. Charge à eux, ensuite, avec leur libre arbitre, de prendre leur décision.

Quels principaux retours vous font les auditeurs ? Quelles principales raisons expliquent leur fidélité à ce programme ?

Je pense que, déjà, le sujet même de l’émission est un sujet dont on parle très peu, en radio, en média, et même dans la vie de tous les jours. En croyant en certaines choses, les gens ont parfois peur d’être pris pour des dingues. Ca suscite donc une sorte d’engouement. Il y a le fait aussi que beaucoup de gens sont seuls, bien plus que l’on croit, ou sont en conflit avec des membres de leur famille. Toutes ces conditions réunies, plus notre empathie, notre bienveillance, jouent. Beaucoup d’auditeurs nous remercient à l’antenne de notre écoute.

Je sélectionne aussi des histoires qui parlent aux autres. Par exemple, « ma femme est partie avec le voisin » est bien plus intéressant que « je n’arrive pas à trouver quelqu’un, est ce que je vais y parvenir bientôt ? ». On ne va pas se mentir, en radio il y a un certain voyeurisme et encore plus dans des émissions de libre antenne. C’est pour cela que je choisis des témoignages forts, des vraies histoires, qui parlent au plus grand nombre. On s’intéresse aussi à des procédures, que ce soit avec des patrons ou des exs. Il y a vraiment des détresses absolues. Cela peut toucher tout le monde, et on a tous connu une situation difficile à un moment donné, de près ou de loin.

On suit les auditeurs, ils nous font des retours sur leurs prédictions. On fait le lien entre celles-ci et le moment où ça s’est réalisé. On leur demande s’ils avaient fait le rapprochement directement ou pas. Il s’avère que c’est systématiquement le cas !

 

 

Vous avez rapidement commencé à en parler, quelle est votre méthodologie de préparation en amont de l’antenne ?

J’ai un service casting, qui m’envoie une sélection d’auditeurs. J’en choisis cinq dedans pour l’émission du jour. En fonction des histoires notamment. A l’antenne, je « tease » avant la publicité l’histoire à venir, il faut donc que j’ai les infos en amont pour écrire ces petits teasers. Il faut que je sache de quoi l’histoire parle, pour donner envie aux auditeurs de rester, et pour créer ce suspense. Maintenant, on a aussi beaucoup d’appels entrants pendant l’émission, et on les intègre dès que l’on peut.

Je n’ai pas d’assistant prod, je dois donc écrire mon émission en fonction des auditeurs, travailler avec mon intervenant en fonction du sujet et du thème traités. Je fais aussi la voix-off des horoscopes, et mes promos au quotidien.

Il y a également les aléas du direct à gérer. Les gens ont tendance à croire, à tort, que l’exercice radio est beaucoup plus simple que l’exercice télé. Mais non, c’est beaucoup plus technique, à cause de ces aléas du direct justement. A la télé, en cas d’incident, le téléspectateur peut quand même se raccrocher à l’image, on peut donc rester plusieurs minutes sans parler, ce n’est pas grave. Mais, en radio, un blanc de dix secondes est suffisant pour perdre l’auditeur. On ne peut pas avoir une seule minute sans parole. En plus, on est beaucoup moins entouré qu’en télé. L’animateur radio porte tout, il a juste un réalisateur avec lui, il gère tout et tout le monde. Mon cerveau ne s’est jamais autant partagé que depuis que je fais de la radio. C’est d’ailleurs, je trouve, bien plus formateur. Pendant une heure, je ne respire pas, mais qu’est-ce que je m’éclate !

En plus, les gens peuvent plus ou moins bien réagir. Quand les appelants fondent en larmes, ils arrêtent de parler, il faut donc prendre le relai et ce n’est pas évident de le faire dans des situations comme cela. Il faut savoir quoi dire.

Je suis un peu comme leur psy, j’essaie de faire parler les auditeurs. On a aussi beaucoup d’appels d’auditeurs ayant un lourd passif (victime de manipulations, de pervers narcissique, de viol, de harcèlement, ou lourd passé familial…) Quand arrive le moment où l’auditeur l’évoque à l’antenne, il va forcément avoir un temps de silence, pour encaisser ce qu’il est en train de dire. Je pense que c’est ce qu’il y a de plus difficile : trouver les mots dans ces moments-là. Il faut faire en sorte que ce ne soit pas trop pathos, pour ne pas perdre les auditeurs, mais en même temps, il faut que ça reste attractif, intéressant, et accrocheur. Mais on aime ce métier justement pour cette adrénaline du direct, et chaque émission est un challenge.

En parallèle, toujours sur Sud Radio, vous animez le week-end un best-of des programmes de la semaine. C’est un exercice certes différent mais sans doute complémentaire ?

C’est très différent parce que je n’ai pas d’interaction avec les auditeurs. Mais je dois évidemment m’adresser à eux. C’est même frustrant pour un animateur radio de ne pas avoir de retour. On ne sait pas si ce que l’on dit est en train de plaire! En même temps, c’est très épanouissant de faire autre chose. C’est un best-of de tous les meilleurs moments de la semaine, une sorte de panaché. On extrait des moments marquants des émissions de la grille de programmes. Notamment les gros invités et les instants qui ont fait le buzz. La préparation est longue, je dois réécouter énormément de programmes pour faire mon choix. Je fais aussi, à chaque fois, le lien avec l’actualité. Je raconte également l’histoire des différentes musiques que je lance.

Je trouve que ce sont deux exercices très différents mais qui, curieusement, se complètent. De toute façon, le fait d’être passionnée donne l’envie de tout animer !

 

 

Au-delà de ces deux programmes, quels sont vos autres actualités et projets artistiques actuels ?

J’ai commencé l’écriture d’un livre, je ne vais pas en dire trop pour le moment mais, en gros, je parle de mon expérience dans les médias, sans en faire une autobiographie. Peut-être un peu dans le but de transmettre mon expérience et mon vécu à ceux qui aimeraient en faire ce métier. Il est exceptionnel et vraiment épanouissant, mais, attention, il n’est pas tout beau tout rose, il est éphémère. Il est extrêmement difficile d’y entrer, et tout autant difficile d’y rester.

J’écris aussi pour « Crush Magazine », un magazine qui est axé mode, luxe, beauté et qui n’est distribué que dans les établissements hauts de gamme. Je fais l’interview ou le portrait de la personnalité qui est en couverture.

Je suis aussi la journaliste officielle d’une plateforme de partage de contenus, qui s’appelle « Lykhubs ». C’est une sorte de LinkedIn mais spécialisée dans les médias et l’artistique. Chacun expose sur sa page tout ce qu’il fait, et des professionnels peuvent les repérer. Je fais une émission qui s’appelle “fréquence média”, je suis suivie dans les coulisses de pièces de théâtre, de films, où je vais interviewer des personnalités.

Je suis également membre, depuis deux ans, du jury du “Concours des Jeunes Talents de la Radio, de la Télé et du Net”, créé par Rémi Castillo. Ça me tient beaucoup à cœur, parce que c’est un concours que j’ai gagné en janvier 2018, dans la catégorie chroniqueuse radio, parmi des centaines de participants. Jean-Luc Reichmann en est le parrain, mais on a aussi eu Laurence Boccolini. De nombreuses personnalités ont été lancées grâce à ce concours : Jeff Panacloc, Florent Peyre ou encore Caroline Vigneaux… Le directeur d’antenne de Sud Radio, Bruno Dubois, était déjà dans le jury en 2018, et c’est comme cela qu’il m’a proposé l’animation d’une émission.

Toujours avec Rémi Castillo, j’ai co-animé le concours des “Jeunes Talents du rire”. On a fait cela sur scène (au Théâtre de Gagny, ndlr), avec plein d’humoristes, et on a réalisé une captation pour en faire un pilote, qui a été proposé à différentes chaînes tv.

 

 

J’ai aussi créé une chaîne Youtube, qui s’appelle « Les enquêtes de Trina », moi qui ai fait des études de profilage criminel. En fait, je rêve d’avoir ma propre émission de faits-divers en télé. J’avais envie de me servir de cette plateforme aux milliards de vues dans le monde comme une sorte d’appel à témoins. Je reviens sur des affaires non élucidées, de disparitions, de meurtres. Je relate des faits rendus publics, en évitant cependant les affaires trop médiatisées. Cela n’a jamais été fait en France. Je suis inondée de mails de proches de victimes, qui me disent que je suis leur dernier espoir. La plupart de ces anciennes affaires sont classées sans suite depuis des années, et les familles se sentent totalement abandonnées par la justice. Je “travaille” avec les familles sur les affaires, elles me donnent des éléments qu’elles n’avaient donnés qu’à leur avocat. C’est quelque chose que j’ai envie d’adapter en télé, en créant quelque chose d’incarné. J’ai besoin de m’investir, je veux aller sur le terrain, aller vers les gens, les aider, enquêter avec les journalistes d’investigation, je veux rencontrer les témoins. Et faire ensuite un débat en plateau, en deuxième partie de soirée, avec des spécialistes. Quoiqu’il en soit, il faut renouveler ce genre, qui a vraiment su trouver son public.

Merci, Trina, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio

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