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Radio, télé,... : Joris Crolbois évoque ses différentes casquettes de journaliste sportif !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Joris,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes un jeune journaliste sportif et l’on peut vous retrouver dans différents médias, on aura l’occasion d’en parler. Pour en revenir à la genèse de votre parcours, d’où vous vient cette passion ?

Elle me vient de loin, j’ai une famille de footeux, mon père et mon frère sont dingues de foot donc ils m’ont transmis cette passion-là. J’ai toujours aimé jouer au journaliste, au commentateur. Quand j’étais petit, je jouais à FIFA et je commentais moi-même mes propres matchs, j’adorais cela. Cette passion-là m’est venue, j’ai beaucoup étudié le foot, j’ai surtout connu beaucoup de clubs, je regardais beaucoup de matchs, je regardais énormément aussi la coupe de France, ce qui me permettait de découvrir des clubs même inconnus. J’ai toujours aimé connaitre beaucoup de choses sur le foot, j’ai toujours aimé jouer au journaliste, les deux passions se sont jointes.

Ce qui est marrant aussi, c’est que je ne me suis jamais dit que, un jour, je serai journaliste sportif, ça n’a jamais été un but, j’ai toujours été dans le « on verra». Et, au moment de choisir, je me suis tourné vers STAPS. Peut-être parce que je pensais que le journalisme n’était pas pour moi, qu’il fallait que j’oublie et que je passe à autre chose. Au final, à un moment donné, ça m’a rattrapé et je me suis dit « allez, je vais tenter ». Ça vient de loinJ.

A l’heure actuelle, que ce soit au travers de vos différentes casquettes de journaliste ou pour votre plaisir personnel, combien de matchs regardez-vous chaque semaine ?

Beaucoup, beaucoup ! Ca varie en fonction de ce que je prépare mais je pense que je regarde entre une vingtaine et une trentaine de matchs par semaine. Parce que j’ai un rôle particulier, celui de l’analyse tactique donc je dois beaucoup regarder. Je regarde beaucoup le championnat anglais, le championnat italien, la Ligue des Champions, la Ligue 1. Ma priorité est la Ligue 1, je suis un amoureux de ce championnat, je regarde les six matchs en intégralité et le multi pour voir le plus de choses possibles. Il suffit d’une semaine de coupe d’Europe pour que je regarde aussi six matchs le mardi, six le mercredi et pareil le jeudi. Je regarde énormément de matchs par semaine parce que c’est indispensable pour mon travail et parce que, au-delà de ça, je le faisais même avant de travailler. Aujourd’hui, je suis payé pour le faire donc pourquoi se priver ?

 

 

Vous occupez différents rôles en fonction du média sur lequel vous intervenez. Sans doute sont-ils complémentaires les uns avec les autres ?

Oui, c’est ça. En fait, j’ai un chef qui m’a dit, quand je suis arrivé en stage à RMC, que si je voulais être face à la caméra, il fallait que je vois ce qui se passe derrière. Je n’étais alors pas forcément d’accord, je pensais savoir très bien comment fonctionne un plateau mais, en fait, pas du tout. Pour savoir comment faire, il faut savoir effectivement ce qui se passe derrière. J’ai commencé en tant qu’assistant d’édition, c’est celui qui prépare l’émission, les images, les stats, les résumés,…En fait, de voir cela, ça me permet aujourd’hui quand je suis en plateau, de me dire qu’il va falloir que je le fasse comme ça parce que, derrière, ils vont le faire comme ça. C’est important !

En tant qu’assistant d’édition, je veillais à être le plus efficace possible pour toucher à mon premier but, celui d’être commentateur. Beaucoup de commentateurs de RMC sont partis à Téléfoot et je me suis engouffré dans la brèche. C’était mon rêve depuis petit, c’était le moment d’y aller. J’ai demandé, j’ai fait des tests, ils étaient concluants, j’ai fait un premier match de coupe d’Europe puis un deuxième, puis un troisième, puis un quatrième…et c’est venu comme ça. A RMC aujourd’hui, je ne commente plus beaucoup parce que l’on m’a mis dans un autre rôle, qui est celui de la tactique. Je fais beaucoup beaucoup de tactique parce que j’ai toujours adoré cela. Dans ma jeunesse, j’ai eu la chance d’avoir beaucoup d’entraineurs qui étaient partis sur la tactique et qui me mettaient au centre de ce projet. Cela m’a permis d’avoir un œil tactique peut-être plus avisé que d’autres parce que je joue au foot depuis que j’ai cinq ans.

Aujourd’hui, le côté tactique me parle. Quand je vous disais que je regarde trente matchs par semaine, je ne les regarde pas de façon traditionnelle, je les regarde en me demandant pourquoi untel est positionné à droite, pourquoi lui joue à trois derrière et non pas en 4-4-2, pourquoi la possession est laissé à l’adversaire. C’est cette analyse constante qui me fait progresser petit à petit. Je pense que j’avais une bonne solidité, on m’a mis dans ce rôle-là, j’ai montré que j’étais capable d’avoir des discussions avec des anciens pros, des Balzaretti, des Anelka, des Djourou, des Saha. D’avoir fait cela m’a amené en plateau cette année, j’ai ma chronique « Séance vidéo », qui permet de décrypter une équipe, d’analyser comment elle joue, avec différents thèmes.

Chaque chose que j’ai faite m’a amené ailleurs. L’assistanat d’édition m’a amené au commentaire, le commentaire m’a amené à Amazon, aujourd’hui je commente sur Amazon parce que j’ai commenté à Téléfoot, j’ai commenté à Téléfoot parce que j’ai commenté à RMC. Aujourd’hui, je fais des palettes tactiques parce que j’ai montré, un jour, à Balzaretti, que je n’étais pas d’accord avec lui sur une analyse. Après que je lui ai expliqué, il m’a dit que j’avais raison. A partir de là, on a bossé ensemble, on s’est échangés nos points de vue, on a fait une super saison à RMC l’année dernière en Ligue des Champions parce que l’on apportait cette analyse, parce que l’on faisait ce duo qui marchait très bien. Cela m’a amené en plateau aujourd’hui.

 

 

J’aime me diversifier, j’ai toujours envie de me diversifier. Cet été, j’ai fait du reportage radio, au lieu de partir en vacances comme tout le monde. Cela me permet d’avoir une assise partout où je passe, ça me permet aussi de me rendre important, de pouvoir travailler souvent, beaucoup, j’adore travailler. D’ailleurs, ce que je fais, ce n’est pas un travail, c’est une passion. Je me régale tellement dans ce que je fais que, au final, la diversité vient naturellement.

Concernant le commentateur de matchs en général, en ce moment, il y en a de plus en plus en cabine. Justement, comment l’abordez-vous, avec une vision sans doute différente de celle au stade ?

Avant mon premier commentaire télé, je ne commentais qu’au stade, pour la radio, France Bleu notamment. C’est vrai que, quand je suis arrivé en cabine, j’avais peur de ne pas voir ce que je pouvais voir au stade. Au final, ça ne change pas grand-chose. Evidemment que c’est beaucoup mieux d’aller au stade, évidemment que je m’y régale. Sur Amazon, je fais de la Ligue 2, c’est à chaque fois au stade, c’est génial, tu vois des stades nouveaux, tu vois des équipes nouvelles, tu vois des choses que tu ne verrais pas forcément en cabine. Tu as tout, tu as la vision globale et, en plus, tu as des écrans face à toi. Alors que, en cabine, tu as seulement les écrans face à toi, tu es dans une mini cabine, c’est un peu différent. On est moins dans l’ambiance aussi. Du coup, au début, lors des premiers matchs en cabine, c’était un peu plus dur de s’ambiancer, de vraiment mettre de l’énergie. Parce que, en fait, tu n’es pas là. Au fur et à mesure, tu trouves un rythme. J’ai eu la chance de faire des matchs d’Europa League toutes les semaines, du coup tu trouves un rythme rapidement, tu comprends la mécanique, tu essaies de voir des choses que tu ne voyais peut-être pas avant. Tu oses un peu plus, tu te crées ton propre style. Ça reste en tout cas un plaisir, en cabine ou au stade.

 

Justement, au stade, en fonction du rythme du match et de l’ambiance, êtes-vous amené à adapter votre ton, votre élan et vos mots ?

Les joueurs progressent grâce à leur entraineur, les commentateurs progressent grâce aux joueurs je pense. Plus ton match va être bon, plus tu vas être bon. Plus ton match va être rythmé, plus tu vas être bon. Parce que tu n’as pas de rustine. Ça va aller d’un but à l’autre, tu vas élever la voix, tu vas la rebaisser quand ça revient au milieu de terrain puis tu la relèves devant le but adverse. En fait, cela te permet d’avoir un rythme. Quand tu as un rythme élevé, ça peut soit fatiguer les gens parce que tu parles beaucoup, soit les emporter avec toi. Je prends ce risque d’ennuyer les gens. Je fais des matchs en intégralité en Ligue 2, peut-être que les supporters de Valenciennes, de Toulouse, de Dunkerque, et je m’en excuse, sont saoulés parce que je parle beaucoup. Mais je prends ce risque car si, à côté j’emporte des supporters avec moi, si j’arrive à les appâter, j’ai tout gagné. De toute façon, je pars du principe réaliste que l’on ne peut pas plaire à tout le monde. Peut-être que certains vont couper le son mais si j’arrive à en emporter avec moi, j’ai tout gagné. Je fais le match pour mon plaisir personnel mais ça passe après le plaisir personnel de ceux qui regardent.

Même quand un match est moyen, tu peux être bon. Cela passe par la préparation. Je sur-prépare même mes matchs, je cherche des petites histoires sur chacun, même sur les joueurs qui ont peu de chance de rentrer.

J’ai regardé des milliers de matchs dans ma vie, il y a des commentateurs qui m’emportent quand même. Trois ans après un 1/8è de finale de coupe du Monde, le « second poteau, Pavard » de Grégoire Margotton est encore en tête, idem pour le « après ça, on peut mourir tranquille » de Thierry Roland.

 

 

En complément de la préparation des matchs que vous évoquiez, sans doute que, au stade, vous avez l’opportunité de récupérer quelques petites informations complémentaires, directement auprès des différents interlocuteurs ?

Oui, exactement ! Il y a une règle d’or, celle de contacter l’attaché de presse. Pour avoir les infos essentielles, que l’on doit absolument savoir car on est les seuls à pouvoir les dire aux téléspectateurs. Typiquement, une minute de silence, une absence de kops pour grève…On contacte aussi parfois les entraineurs. A force de les côtoyer au stade, ils me connaissent et me délivrent de plus en plus de choses, notamment sur les systèmes. Je comprends alors parfois pourquoi, par exemple, ils jouent à trois derrière ce jour-là, ce qui va permettre ensuite de le dire au commentaire. Donc il y a une préparation hyper complète et on ajoute des petits zestes dans la recette, des petites choses dites directement par les acteurs. Le supporter est au paradis quand tu expliques à l’antenne que c’est le coach lui-même qui t’a fourni l’information. Je vous parlais d’emporter le supporter avec moi, c’est dans le rythme mais dans les infos aussi. C’est important, on est là pour ça. Ma priorité est de rendre contents les supporters, pour qu’ils passent une bonne soirée.

Pour terminer, sportivement parlant, quel regard portez-vous sur la première partie du championnat de Ligue 1 ?

C’est une très belle saison mais au niveau du jeu seulement. Parce que ce qui se passe en tribunes est malheureux. Franchement, même nous sommes touchés. C’est fatiguant. La Ligue 1 a souvent été décriée mais, aujourd’hui, tu as de beaux matchs, tu as peu de 0-0, tu as des équipes offensives, tu as du jeu, tu as du spectacle et c’est gâché. Donc mon bilan est, je dirais, mitigé. Il y a encore beaucoup de travail à faire, évidemment que c’est compliqué mais je n’ai pas l’impression que chacun fasse ce qu’il a à faire. On dégoute du foot la nouvelle génération qui arrive dans les stades. Donc on ne gagne rien.

Sur le jeu, je pèse mes mots, c’est vraiment l’une des meilleures saisons de l’histoire de la Ligue 1. C’est l’une avec le plus de spectacle. Quand tu vois Lens jouer, quand tu vois comment Kombouaré fait jouer Nantes maintenant, que tu vois le promu Clermont décomplexé. Lyon est en difficulté, quatre à cinq équipes se battent pour l’Europe, six à sept équipes se battent pour ne pas descendre. Sur le plan sportif, la saison est géniale. Mais globalement, pareil je pèse mes mots, la saison est pourrie. Après un an et demi de huis clos, c’est encore plus triste. Même les derbys sont maintenance gâchés suite à l’interdiction de déplacement des supporters adverses…On pourrait baptiser cette saison la Jérémy Menez : un énorme potentiel mais il y a ce truc qui ne va pas. Ou Hatem Ben Arfa si vous préférez : un énorme potentiel mais avec un petit grain de sable dans la machine.

Merci, Joris, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio, Télévision

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Europe 1, Prime Video, Mobility TV : Lionel Rosso évoque ses nombreuses actualités !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Lionel,

Quel plaisir d’effectuer ce nouvel entretien avec vous !

Vous animez, du vendredi au dimanche soir, l’émission de radio « Europe 1 Sport ». A titre personnel, on imagine sans doute que ce doit être à chaque fois une joie et un plaisir de retrouver les auditeurs et l’antenne ?

Oui, d’autant plus que c’est la huitième saison à la présentation de cette émission. Au cumul, cela fait dix-huit ansJ. C’est d’autant plus réjouissant parce que l’on a récupéré le vendredi que l’on avait perdu il y a trois saisons. Là, vendredi samedi dimanche nous semble plus cohérent et plus légitime aussi par rapport à l’actualité foot notamment, puisque c’est vraiment 90% de notre matière première. Donc, oui, c’est une joie, c’est un bonheur, c’est aussi le plaisir de la fidélité. On sait, par rapport à nos chiffres d’audiences et aux retours que l’on peut avoir notamment sur les réseaux sociaux, que nous avons des auditeurs fidèles. Certains, nouveaux, arrivent aussi. On est très heureux de les accueillir.

C’est un rendez-vous familier, entre habitués. Ce n’est pas l’enthousiasme ou la joie d’une première rencontre, d’une découverte qui peut provoquer beaucoup d’adrénaline. En revanche, c’est un moment de familiarité, dans le bon sens du terme, avec les auditeurs, avec aussi les gens qui composent l’émission, qui participent, les commentateurs, les envoyés spéciaux, les experts, les consultants, les chroniqueurs dont on peut disposer.

Justement, la transition est toute trouvée, c’est vrai que la présence de consultants de renom fait partie des forces et de l’ADN de cette émission.

Oui, ce que l’on souhaite, c’est vraiment jouer sur la complémentarité, avoir des différences de tons. On peut tout dire, tant qu’on le justifie élégamment, dans la bonne ambiance, la bonne humeur, sans agressivité, avec du sens. Chacun, avec sa personnalité, son parcours, son expérience apporte sa pierre à l’édifice. C’est une petite famille qui s’agrandit de temps en temps, on a un vivier d’une quinzaine de personnes qui viennent régulièrement dans l’émission. Guy Roux est un incontournable, on tient absolument à continuer à travailler avec lui, c’est une légende, il a traversé tellement de générations, il connait tellement bien le football que, pour nous, c’est un peu notre guide en fait sur certains sujets.

Cette famille nous permet de garder un ton qui nous est propre et de donner du sens, de l’information dans une forme de décontraction, de bienveillance et d’enthousiasme.

Par définition, une émission sportive, en soirée, le week-end permet de débriefer et d’analyser beaucoup d’informations et d’évènements. La préparation en amont doit être particulièrement intense…

Pas tant que ça, à dire vrai. En fait, la préparation se fait tout le temps, au quotidien, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, en se nourrissant de lectures de quotidiens, en étant toujours en éveil, en échangeant avec les collègues. La fabrication devient assez simple le jour J, lorsque vous devez composer les différentes thématiques de l’émission. Il y a des choses qui s’imposent, notamment la place au direct du soir. Mais aussi dans les débats, où on a nos petites habitudes, où on a des angles que l’on aime bien travailler en particulier. On sait aussi ce que vont nous donner nos experts, ce dont ils sont capables. On se laisse porter par l’actualité, la préparation est totale, permanente, on est connectés du lundi au dimanche, du matin au soir. Il y a bien sûr un conducteur, avec le respect des publicités et des thèmes qui sont timés, sur 15 minutes environ en général. Mais c’est à géométrie variable, on est en direct, tout peut arriver, la radio permet justement de s’ouvrir à des évènements. On casse l’antenne, on est vraiment sur le direct, on interagit et on informe, en fonction de ce que l’on reçoit.

 

 

La radio est un média de voix, d’émotion et d’intonation notamment….

On est de plus en plus filmés mais je trouve que c’est bien de respecter cette magie, avec tout l’imaginaire que cela suscite. Guider par la voix, raconter des histoires réelles, être dans la narration, c’est intéressant. C’est un plaisir sans cesse renouvelé. C’est aussi une habitude, des choses sont installées. Il n’y a plus de protocole, c’est spontané, naturel, on se sent bien quand cette émission commence.

Face à la richesse de l’actualité sportive, des choix sont malgré tout sans doute nécessaires parfois dans le contenu de l’émission ?

Oui mais on en discute avec toute l’équipe du service. Comme je vous le disais, on se laisse aussi bercer par l’actualité. Il nous arrive de faire des sujets très personnels et de choisir des angles qui nous ressemblent. Mais la réflexion se fait de manière très collégiale et amicale, c’est agréable de pouvoir continuer à composer les émissions de cette façon.

Quels principaux retours pouvez-vous avoir des auditeurs concernant ses soirées du VSD ?

Pour le vendredi, c’est un peu tôt pour le dire. Ils regrettaient en tout cas que cette case ait disparu. Les retours sur le samedi et le dimanche sont particulièrement intéressants. Je note que l’on a des auditeurs qui nous ressemblent, ils sont polis et élégants. Ils sont fidèles et nombreux également. Ils ne sont jamais dans la controverse ou dans l’agressivité. L’idée est d’avoir une vraie relation avec nos auditeurs qui, visiblement, sont satisfaits de ce que nous proposons.

Vous l’avez dit, c’est principalement l’actualité football qui est traitée dans l’émission. Quel regard portez-vous d’ailleurs sur ce début de saison de Ligue 1, marqué notamment par le retour du public dans les stades ?

Le regard est provoqué par l’actualité, le retour du public dans les stades mais sur les pelouses aussi, avec de plus en plus d’envahissements de terrains. C’est un peu dommageable, c’est une vraie réflexion sur notre société aussi, pas seulement sur les clubs de foot, les stades ou les supporters. Ce regard est, pour l’instant, un peu critique, un peu inquiet aussi sur ces phénomènes-là. On est à l’écoute, on transmet par le son, par la parole et on essaie de répercuter le plus fidèlement possible.

D’un point de vue footballistique, j’observe que ce que l’on vit cette année en Ligue 1 est quand même formidable. Avec notamment les meilleurs joueurs de la planète, à part Cristiano Ronaldo, qui sont en France. C’est quand même assez inattendu, on en profite pleinement. On avait déjà un rendez-vous pour Neymar, on a créé un rendez-vous spécifique à Messi, avec toute l’actualité autour de lui car il est un sujet à lui tout seul. Donc on se réjouit de cette actualité, des matchs, de l’ambiance mais, surtout de la présence de ces stars et de toute l’animation que ça peut susciter. On a l’impression d’être un peu à Hollywood.

 

 

En parallèle, vous avez rejoint aussi les équipes du Pass Ligue 1, pour Prime Video. Participer à une aventure dès son commencement doit être très stimulant et très enrichissant…

Oui, oui, c’est très stimulant. En même temps, c’est bien aussi de se mettre un peu en danger, c’est en effet une aventure nouvelle, la manière de travailler est complètement différente, on est sur une plateforme et non sur une chaine avec une grille de programmes. On est sur une politique d’abonnement, de consommation à l’instant T et, surtout, une animation qui se fait intégralement au stade. Avec tous les impondérables et les fameux aléas du direct que cela peut comporter. Mais, oui, c’est une aventure intéressante, c’est plaisant d’être aussi avec les acteurs du moment de la Ligue 1. C’est quelque chose qui est très utile également pour moi pour la radio. Aller sur le terrain retrouver les acteurs du foot, être en prise direct est un plaisir avec Prime Video mais c’est nécessaire aussi pour un ressenti encore plus renforcé pour l’émission de radio du soir.

L’emploi du temps, en week-end, doit être très riche…

C’est un emploi du temps chargé, une journée qui commence très tôt et qui se termine très tard. Tant que l’on a la chance de pouvoir le faire, je ne rechigne pas. Je n’ai déjà pas l’impression de travailler, et ça fait déjà des années que je suis dans ce milieu 7 jours sur 7. C’est une habitude très plaisante qui s’est installée. C’est génial de pouvoir sortir d’un programme au stade, le dimanche, au contact des joueurs et de pouvoir, le soir, orienter en conséquence de la meilleure des manières les experts dont on parlait tout à l’heure.

En complément, vous vous êtes lancé il y a peu dans la production et l’animation de « Mobility TV ». Quelle est la genèse de ce projet ?

Elle est très simple. Pierre Mercier est un peu l’inventeur du podcast avant le podcast. Il y a 35 ans, il a créé des émissions de radio à destination des personnalités et entreprises du marché de l’automobile. Ca a plutôt bien réussi, il a développé le format en émissions de télé et m’a demandé de m’associer avec lui il y a quelques mois pour continuer notre collaboration. On ouvre les fenêtres, on va au-delà de l’automobile, vers la mobilité d’aujourd’hui, vers la technologie et les domaines d’avenir. Il a un carnet d’adresses qui permet de faire des programmes assez variés, on innove pour concerner un maximum de personnes. C’est intéressant de pouvoir produire à destination d’un public d’avertis mais aussi, par l’intermédiaire de notre association avec le groupe Reworld Media, à destination d’un public plus large.

Merci, Lionel, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio, Télévision

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RTL - Virginie Guilhaume évoque l'émission estivale qu'elle coanime chaque matin !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Virginie,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

Vous animez, jusqu’au 20 août prochain, « Le Grand Quiz RTL », avec Eric Jean-Jean, du lundi au vendredi, de 9h 15 à 11h. On imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être de retrouver, chaque matin de la semaine, le micro et les auditeurs de la station ?

C’est une toute première pour moi en radio, c’est une vraie découverte. J’ai eu la chance de faire effectivement de la télé, en animation, aussi de fouler les planches, de devenir comédienne mais je n’avais pas encore testé cette expérience-là, mise à part en tant qu’invité, ce qui n’a rien à voir. C’est une superbe expérience, vraiment, que m’offre RTL. En plus, aux côtés effectivement d’Eric Jean-Jean, qui est très doué, qui connait par cœur la mécanique de la radio, qui connait très bien les anecdotes sur tous les artistes, qui raconte ça d’une manière formidablement intéressante. En plus, c’est un type bien, bienveillant, chouette donc j’ai beaucoup de chance. Pour moi, retrouver les auditeurs est une vraie joie, c’est un moment de partage, ils sont tous très sympathiques, très positifs, je suis là pour leur offrir des cadeaux, donc c’est plutôt sympa.

Comment décririez-vous cette émission ? Quel en est le principe ?

L’idée est de faire gagner aux auditeurs des cadeaux RTL, à la fois la fameuse montre que l’on adore depuis toujours et un séjour à Disneyland Paris, avec une nuit dans un hôtel, plus les attractions, le petit déjeuner et le diner offerts. C’est un super séjour pour 4 personnes. Celui qui répond à 10 questions d’affilée peut aussi gagner un IPhone 12. Ce sont, je trouve, de supers cadeaux. C’est vraiment chouette de pouvoir offrir cela aux auditeurs. Toute l’émission est basée sur eux, j’avais très envie d’avoir ce lien-là, de ne pas être dans l’entre soi mais d’être aux plus près de nos auditeurs, de ceux qui nous écoutent. Donc c’est grâce à eux que l’on fait l’émission, c’est avec eux qu’on l’a fait. On s’intéresse à ce qu’ils nous racontent, à ce qu’ils nous disent, c’est un véritable échange. Au milieu de cela, on parle de musique, on parle de nous, on rit beaucoup et c’est plutôt très bon enfant.

On peut effectivement entendre que les échanges avec les auditeurs sont plutôt exhaustifs, pour mieux les connaitre et apprendre à les découvrir….

Oui…alors, ce n’est pas toujours évident de se livrer comme cela en moins de 30 secondes ou d’une minute sur une grande station…on est toujours un peu fébrile. Je crois qu’avec Eric et l’équipe, on amène ce côté bienveillant, bon enfant, sympathique, on essaie de jouer ensemble. Moi-même, j’essaie de répondre aux questions pendant que je les pose, je ne dis pas que c’est toujours évident. Franchement, avec le stress en plus…Voilà, on est là pour partager, pour s’amuser. Si les auditeurs gagnent, tant mieux on est d’autant plus contents. Tout se fait avec eux.

Nous l’avons dit, vous animez le programme en duo. Justement, quelle est la répartition des rôles entre vous ?

Il n’y a pas vraiment de répartition, j’avoue que ça se fait naturellement. Eric est là depuis toujours donc il connait par cœur le mécanisme. Je suis la petite nouvelle, je me glisse un peu dans ses chaussons. Après, j’ai la chance de pouvoir être spontanée et de donner un maximum. Je dois vous avouer que nous ne nous sommes même pas posé la question lui et moi.

En amont de l’antenne, comment préparez-vous vos interventions ?

On regarde ensemble les quiz, on regarde ensemble les petites fiches qui ont été préparées par la production - Véronique, Amandine et Valentin - des auditeurs qui seront avec nous, pour un peu nous imprégner de leurs univers, de là où ils habitent, de ce qu’ils aiment faire…pour être au plus près d’eux. Rien de plus, on laisse le naturel agir…

 

 

Quelle petite touche personnelle essayez-vous de mettre dans votre animation ?

Je ne l’ai pas analysé, je ne sais pas. Je crois que l’avantage de l’âge est que plus on vieillit, plus on est soi et plus on a envie d’être simple dans les liens et rapports. Je me fie aux auditeurs, ce sont eux qui me guident dans cette expérience. Je ne suis qu’un passeur en fait, c’est ça être animateur, c’est être un passeur.

D’ailleurs, le fait que ce soit une émission diffusée en été influe-t-il notamment sur le ton et l’entrain de l’animation ?

Je n’ai pas vécu d’autres périodes de l’année mais, en revanche, j’ai écouté d’autres périodes parce que j’écoute beaucoup la radio. Oui, je pense que c’est aussi pour cela que RTL me l’a proposé l’été, forcément c’est beaucoup plus décontracté, plus détendu. Certains sont en vacances, d’autres sont au travail mais c’est une période estivale donc le rapport et le lien sont un peu différents. Le rapport au temps aussi. On est avec tous ceux qui sont sur les routes, les routiers qui travaillent, les vacanciers, les gens qui vont faire les courses, ceux qui partent à la plage, ceux qui partent au boulot. On était récemment avec quelqu’un qui fait les marchés et qui partait dans un camping, dans le sud, pour vendre ses petits bijoux. Ce sont vraiment des moments de vie que chacun connait. Quand je me prépare le matin, je prends ma douche et je mets RTL aussi. On est là ensemble…Le stress monte pour tenter de répondre aux questions et remporter le cadeau mais c’est aussi et surtout l’occasion de partager ce moment-là ensemble et de vivre un peu le quotidien des français.

Vous avez commencé à l’évoquer, auriez-vous été en mesure de répondre à la plupart des questions qui sont posées dans les quiz ?

Elles ne sont pas évidentes, elles sont très bien rédigées. J’avoue que je ne suis pas trop mauvaise sur certains quiz et, pour d’autres, c’est la cata. Donc ça dépend sur quelle année on tombe, ça dépend sur quelles questions on peut vriller. Encore une fois, je n’ai pas la même position, l’auditeur est dans un stress terrible, il n’a pas l’habitude de parler en radio, il est stressé par le temps, par le chrono, par le fait de pouvoir gagner des cadeaux, avec souvent la pression des enfants derrière qui veulent aller à Disney. Ce n’est pas toujours évident mais oui, oui, bien sûr que l’on joue, autant Eric que moi.

Après quelques jours d’antenne, on vous sent très heureuse de vivre cette aventure radiophonique ?

Oui, j’adore ça. Je ne savais pas du tout, ça faisait des années que j’avais envie de faire de la radio, on me l’avait proposé à l’époque de « Nouvelle Star », sur une radio musicale, pour une matinale et c’est vrai que je ne pouvais pas tout cumuler. Depuis, l’occasion s’est présentée plusieurs fois, sans que ça ne se fasse. Là, c’est une vraie découverte pour moi, c’est vrai que, en deux ans, j’ai fait deux grandes découvertes que sont la comédie, avec le théâtre, la fiction et peut-être le cinéma, puis la radio maintenant. Je prends un plaisir fou, c’est vraiment très excitant, c’est un médium qui vraiment est passionnant. Tout change d’un instant à l’autre, on est dans un rapport beaucoup plus direct, beaucoup plus naturel avec les auditeurs, il y a beaucoup plus de contenu, même si ça reste divertissant. C’est une découverte pour moi.

En complément, quels sont vos projets et envies pour la rentrée ?

J’ai des projets de comédie, au cinéma mais le temps est long, vous savez, dans ces cas-là, encore plus quand la Covid vient de passer par là. Des projets, j’en ai mais à savoir quand ils vont se réaliser, je n’ai pas encore d’idée.

Merci, Virginie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio

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Moundir nous présente son nouveau livre et évoque sa belle actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Moundir,

Quelle joie d’effectuer cet entretien avec vous !

On vous retrouve ici, au Festival « Des livres, des stars » et on peut imaginer sans doute le plaisir et la joie que ce doit être de pouvoir échanger à nouveau avec le public et d’avoir un semblant de normalité ?

Oui, vous le dites si bien, c’est un semblant de normalité…on est plus dans la normalité que dans le semblant. C’est une première pour moi d’être invité, c’est un bel honneur et c’est vrai que de revoir un peu des choses qui bougent fait plaisir. Aussi lutter contre l’illettrisme fait plaisir, il y a un peu de tout dans ce Festival, tant mieux.

Avec vos mots, comment décriviez-vous le livre que vous y présentez ?

Tout simplement, c’est un récit, dont l’auteur est Olivia Karam, ça parle de la transmission des valeurs de père en fils et je raconte le parcours de mon père à travers ceux de mes frères et du mien, comment on a pu évoluer avec le socle familial, entre la France et l’Algérie.

Comment vous est venue, justement, l’envie de ce thème ?

L’envie de cette écriture est juste l’histoire d’une belle rencontre qui n’était pas prévue. Je rencontre lors d’un diner la directrice d’édition des éditions Laffont et, en discutant, en partageant nos histoires communes, elle m’a demandé d’écrire un bouquin. Voilà comment ça s’est fait, tout simplement…

 

 

Ici ou précédemment, quels principaux retours avez-vous pu avoir de vos lecteurs ?

Je ne peux pas mieux rêver que la promo que j’ai actuellement pour le livre…les mots qui ressortent en ce moment sont « sincère » et « touchant ». C’est l’un des meilleurs salaires que je puisse recevoirJ.

Pour terminer, en complément, quels sont vos autres projets ?

Je continue toujours, à long terme, la radio sur RMC, je représente la marque Winamax et je suis toujours animateur pour des émissions d’aventure.

Merci, Moundir, pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Radio

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RMC : Jean-Christophe Drouet évoque ses émissions à l'antenne le week-end !

Publié le par Julian STOCKY

(c) ABACA

 

Bonjour Jean Christophe,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On peut vous retrouver chaque week-end, sur les antennes de RMC, à l’animation de différents programmes, « Les Grandes Gueules du sport », « Les paris RMC » et « Le Blind Test RMC ». On imagine que pour le passionné de sport que vous êtes, ce doit être une joie d’animer ces émissions ?

Oui, complètement, c’est une joie d’autant plus que ce sont trois émissions totalement différentes. Il y a « Les Grandes Gueules », basées sur le débat, sur la confrontation, toujours bienveillantes j’insiste avec cela car je trouve que c’est l’essence de cette émission. C’est-à-dire qu’il faut que l’on s’engueule dans la joie et la bonne humeur, c’est le principe des « GG » que l’on a remodelé pour cette saison, avec chacun, on va dire, qui a son rôle, avec des personnalités totalement différentes, qui viennent de sports différents, collectifs, individuels, c’est ce qui donne la richesse, évidemment, de cette émission. Avec des débats où, justement, on n’est pas obligés d’être dans le purement sportif, on peut être dans le sociétal, on peut être parfois dans la politique, avec la politique des vaccins des sportifs, on ne s’interdit aucun sujet. C’est ce qui est bien, on n’est pas spécialistes du foot, on n’est pas spécialiste du rugby, du basket ou je ne sais quoi. On peut être pointus mais on ne s’interdit rien. Forcément, il y a une large palette de sujets que l’on ne ferait pas dans d’autres émissions et c’est ce qui est bien, c’est aussi ce qui fait la réussite de cette émission et sa longévité. J’ai repris le programme il y a un an mais il existe depuis de nombreuses années, avec des personnages différents et excellents.

Ensuite, il y a « Les paris RMC », qui est une émission évidemment totalement différente. Elle s’adresse bien sûr aux parieurs mais tous ceux qui nous écoutent ne sont pas des parieurs, donc il faut essayer d’intéresser un petit peu les auditeurs avec des côtes, en ne faisant pas que de la côte, mais en essayant peut-être parfois de les faire rêver, avec certaines personnes qui peuvent gagner beaucoup d’argent. C’est pour cela que l’on a le grand gagnant de la semaine. Récemment, une personne a joué 600 euros, ce qui est beaucoup d’argent, sur une côte à 25, elle a pris 15 000 € et elle était dans l’émission. Tout de suite, on se projette, on se demande ce que l’on ferait si nous aussi gagnions cette somme à un jeu. Forcément, c’est un équilibre difficile à trouver, il faut que l’on concerne les parieurs mais il faut aussi que l’on concerne tous les auditeurs de RMC. C’est toute la difficulté mais c’est ce qui rend cette émission aussi très intéressante à imaginer, il faut essayer de concerner un large public.

Enfin, il y a une émission totalement différente qu’est « Le Blind Test RMC ». On va dire que c’est mon bébé, clairement. J’ai toujours aimé tenter de créer, chercher des concepts différents, des choses différentes. Je suis très dans le divertissement, j’adore le jeu et je voulais un jeu sur RMC. Sauf que je viens de la télé et, pour moi qui avait déjà bossé sur des projets télé avec des boites de production, j’avais plus la mécanique en moi, c’était plus dans ma zone de confort. Je me suis dit que, pour la radio, il fallait que je trouve quelque chose. C’est venu assez naturellement assez bizarrement, je savais que j’avais ça en tête et, un jour, en me levant, je me suis dit : « RMC, c’est quoi ? Les auditeurs et les matchs ». Les commentaires de matchs sont une mine d’or chez nous mais on ne les utilise quasiment jamais, on ne les réécoute que très peu, à la marge. Je me suis dit que ce pourrait être bien de tenter de réunir les deux. J’ai écrit quelque chose, je l’ai proposé et ça a été mis à l’antenne l’année dernière.

Voilà, trois émissions différentes mais, au moins, je ne me répète jamais, je prends des plaisirs différents.

Bien que très différentes, ces trois émissions doivent sans doute être, pour vous, très enrichissantes journalistiquement parlant ?

Oui, totalement. C’est aussi un peu à la fois schizophrène. A un moment donné, je suis animateur de jeu, après organisateur de débat. Quand je dis schizophrène, c’est plus de l’humour qu’autre chose. C’est toujours comme cela que j’ai vu mon métier, moi qui suis passionné de sport, en fait, j’aime l’animation avant tout. Evidemment, le sport est une passion mais, demain, je peux très bien faire quelque chose de totalement différent. Ce que j’aime, c’est animer. Animer une émission de débat ou animer un jeu, évidemment la mécanique est différente mais c’est ce que j’aime. Au final, je m’y retrouve tous les week-ends.

On le retrouve dans la plupart de vos émissions et c’est aussi une des marques de fabrique de l’antenne RMC, une belle équipe de consultants d’horizons différents vous accompagne chaque week-end.

C’était le but, lorsque l’on a repris cette émission des « GG », avec Pierre Ammiche le producteur. Christophe Cessieux, qui animait cette émission, est passé éditorialiste et ce costume lui va comme un gant, je serais incapable de faire ce qu’il fait, il a une vraie opinion, il sait la retranscrire et puis il sait jouer le jeu de la radio. Il est dans un personnage parfois, il pense vraiment ce qu’il dit mais il sait le mettre en forme. En fait, on était arrivés au constat qu’il ne fallait pas que les mêmes personnalités de RMC soient partout. J’avais dit qu’il fallait refaire le casting, pour apporter autre chose. Sinon, on a toujours les mêmes personnes et, forcément, elles s’épuisent. Il n’y a plus de nouveauté pour les auditeurs. Il fallait apporter du sang neuf, c’est pour cela que l’on est allés chercher Marc Madiot, Pascal Dupraz, Henri Lecomte, David Douillet. Il était important que ces personnes s’intègrent aussi à la bande déjà constituée. Ce que je leur ai dit, pour les convaincre aussi, c’est : « Venez dans cette émission parce que vous allez vous amuser, parce que vous allez pouvoir débattre, parce que l’on va s’engueuler mais ce ne sera jamais de l’attaque personnelle pour faire mal gratuitement ». On est tous dans le même mode, on a tous envie de faire une belle émission, de rire, de s’engueuler mais tout ça dans un très bon esprit. Je pense que, aujourd’hui, on a trouvé cet équilibre d’échanges. C’est ce qui me plait, c’est de mener une troupe.

A titre plus personnel, il y a un vrai travail de coordination, de relance, de timing, qui doit être un vrai exercice, en lien avec l’équipe en régie ?

Exactement ! C’est ce que j’aime dans l’animation. L’auditeur ne se l’imagine pas, on n’est pas juste spectateur de la discussion qu’il y a, il faut pouvoir l’amener pour que les consultants se sentent bien et pour que leurs paroles soient libérées. Il faut amener une certaine chaleur pour qu’ils se sentent comme chez eux et qu’ils puissent vraiment dire ce qu’ils ont envie de dire. Ça ne marche pas toujours mais le but est celui-ci. Après, évidemment, là il faut être schizophrène, il faut toujours penser aussi à ce que le producteur vient de dire et on sait que l’on a d’autres choses à gérer que du débat pur. Voilà, il faut gérer toute cette gymnastique qui est très excitante. C’est vrai que, au début, ça peut paraitre impressionnant mais c’est comme tous les métiers, ça s’apprend, ce n’est pas inné. Il n’y a que le temps qui fait que l’on y arrive.

Avez-vous du coup une méthodologie particulière de préparation en amont de ce marathon ?

Oui, c’est pour cela que j’ai deux jours de préparation, pour ces sept heures de direct en cinq émissions différentes. Ce n’est pas toujours le même profil d’émission, la mécanique est totalement différente. C’est assez simple, le jeudi, avec Christophe et Pierre, on s’appelle, on passe beaucoup de temps à trouver les bons sujets avec le bon casting. C’est pour cela aussi que l’on veut nous gérer le casting. On sait les associations qui marchent et celles qui marchent moins bien. Il faut des profils différents. On essaie d’aborder les questions différemment. On a créé notre canevas en début de saison et, là, on rentre dans les tiroirs. Dès que l’on est sûrs tous les trois de notre programme, je l’envoie aux consultants sur notre groupe Whatsapp et je leur demande de me répondre oui ou non sur chaque débat. Parce que je veux avoir une tendance et, si tout le monde est d’accord, ce n’est pas une bonne question, en tout cas elle n’amènera pas de contradiction ou de confrontation. Dans ce cas, on la modifie. Le vendredi est jour de l’écriture, notamment de mes petites introductions, pour que ce soit clair et que les auditeurs soient bien au courant de ce que l’on va faire. On s’attache aussi à la mise en forme, sur les sons ou musiques qui seront diffusés.

Notamment pour les émissions du dimanche, on peut penser que la forte actualité de la veille impacte aussi et nécessite une vraie mise à jour et une vraie actualisation du programme ?

C’est sûr ! Il n’y a pas de débat évident, parfois on se laisse une case vide où l’on sait qu’il y aura forcément quelque chose le week-end qui la remplira. Mais, et c’est déjà arrivé, on sait parfois que l’on traitera un club le dimanche qui joue le samedi, du coup on sait que le débat est totalement différent selon le résultat du match. Il faut donc se réadapter à l’actualité. Celle-ci change parfois tout, balaie tout. Du coup, le samedi, après les émissions, on réécrit au besoin. Parfois, notamment lors d’un match du tournoi des six nations à 21h le samedi, on échange jusqu’à minuit avec le producteur, par texto, pour finaliser la question du débat du lendemain matin. C’est ce qui fait aussi le charme de ce métier, il faut s’adapter aux résultats.

Sur les paris, comment vous organisez-vous ?

C’est Arthur Perrot, le producteur, qui s’occupe vraiment de tout cela. En début de semaine, il prévient l’équipe des paris des matchs qui seront abordés et demande à chacun de réfléchir à ses pronostics et ses arguments. Tout au long de la semaine, il est en communication avec eux pour connaitre leurs sensations aussi. Quand j’arrive, je sais du coup qui pense quoi et qui va faire quoi. On s’adapte, si tout le monde est d’accord sur un match, on traite d’une ou deux bonnes côtes puis on passe, pour prendre le temps de débattre sur d’autres rencontres divergentes. C’est l’ADN de RMC, « Info, Talk, Sport », il y a Talk, donc débat…

Concernant l’émission du « Blind Test », quels premiers retours avez-vous pu avoir des auditeurs sur cette émission différente de ce que l’on connaissait précédemment à cette heure-là ?

Là, pour le coup, c’est l’ADN de RMC, sans l’être. C’est l’ADN parce que ça intègre les commentateurs et les auditeurs. Mais ce n’est pas l’ADN car c’est un jeu à part entière. On connait le jeu dans une émission mais pas un jeu à proprement parler qui occupe une case, qui plus est, le week-end. Mais il y a des cases dans la journée plus propices pour cela, notamment celle de 14h le samedi après-midi. Il y a alors moins d’évènements sportifs à ce moment-là et rien n’empêche, dans ce jeu, de faire des allers retours avec des directs.

Franchement, j’ai constaté que les auditeurs avaient très envie de jouer, je pense qu’ils sont très heureux de pouvoir jouer sur des choses qui leur rappellent des souvenirs. En plus, je ne pense pas qu’aux joueurs, je pense à tous les auditeurs. Je me dis que, dans ma voiture, ou ailleurs, si j’écoute un son, ça me rappelle un évènement, je sais où j’étais, du coup j’ai envie de jouer, de deviner. C’est comme cela que je vois le jeu. Je trouvais que c’était ludique pour jouer, notamment dans sa voiture, sans obligatoirement participer. Après, tous ceux qui participent sont à fond, évidemment parce qu’il y a séjour à l’ile Maurice à gagner mais je suis persuadé quand même qu’ils joueraient même pour un cadeau de moindre importance parce qu’ils ont envie d’être sur RMC, la radio du sport, pour se confronter à eux-même. Je pense que le retour est très bon, je le vois par l’enthousiasme des joueurs. Il y a énormément d’auditeurs aussi qui envoient des SMS pour participer, c’est un très bon retour.

A l’approche d’un été particulier chargé, dans quels programmes pourrons-nous vous retrouver à l’antenne de RMC ?

Pendant l’Euro, je reste sur « Les Grandes Gueules du sport », il y aura beaucoup de sujets sur l’actualité de la compétition mais beaucoup d’autres choses se joueront aussi en parallèle, dans d’autres sports. Je pense qu’il faut des repères, je fais les « GG » toute l’année, il est important que l’on reste sur ce programme avec beaucoup d’actualités et notamment l’Euro. Pour les Jeux Olympiques, la grille va évidemment être bouleversée, les « GG » seront toujours là mais je ferai aussi des tranches de direct, le matin, tout au long de la semaine, pendant les 15 jours.

Merci, Jean-Christophe, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio

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RMC : Marie Martinod évoque ses interventions à l'antenne ainsi que son nouveau projet Bleu métal !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Marie,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On peut vous retrouver très régulièrement sur RMC, dans « Les Grandes Gueules du sport », aux côtés de Jean-Christophe Drouet et de toute sa bande. On imagine, à titre plus personnel, le plaisir et la joie que ce doit être pour vous de partager et d’échanger avec eux et les auditeurs autour de thèmes du sport ?

Oui, effectivement, ce sont de bons moments. Je ne le ferai pas sinon, moi qui viens à chaque fois de Savoie pour cela. On s’amuse bien, on n’est pas d’accord, on s’étripe mais ça reste bon enfant. Jamais personne ne m’a expliqué les règles mais je les ai vite comprises en arrivant : en fait, sur le plateau, on peut se dire les choses, on peut se balancer des arguments, on n’est pas toujours d’accord comme je le disais mais, n’empêche, une fois l’émission terminée, on ressort et tout reste sur le plateau, il n’y a pas de rancune, on est vraiment amis à côté de cela. C’est vraiment chouette d’avoir cette liberté de ton et, en même temps, de n’être pas d’accord, je trouve que ça élève le débat. C’est une belle émission de talk.

Avec vos propres mots, comment qualifieriez-vous votre rôle et votre place dans ce programme ?

En fait, aucun de nous n’est spécialiste de tous les sports. Il y en a qui ont plus de culture sportive que d’autres, je pense que je fais partie de ceux qui ont le plus besoin de travailler les sujets parce que je ne suivais ni le rugby ni le vélo avant. Mais si on est là, c’est qu’il y a quelque chose qui a fait que l’on a la légitimité d’être présents. J’ai eu du mal au départ à concevoir que je puisse être légitime à parler d’autres sports que le mien et Pierre, le producteur, m’a beaucoup aidée là-dessus. Il m’a fait comprendre que je suis légitime parce que j’ai connu le sport de haut niveau, j’ai connu l’olympisme, j’ai connu tout plein de facettes. Même si, évidemment, je suis plus à l’aise lorsque l’on se met à parler de ski, de sports free-style ou d’olympisme, il n’empêche que j’ai un avis lorsque l’on parle d’autres sports qui me sont un peu moins proches. Je ne suis pas là pour être spécialiste de cela, je suis là pour apporter un éclairage différent, pour angler autrement, pour faire en sorte que le débat puisse quand même se faire.

Donc, oui, à la base, j’ai quand même plus d’appétence pour certains sports, ceux dont je viens de parler, mais ce n’est pas pour autant que je ne suis pas légitime sur les autres. Par mon vécu, j’ai un avis qui peut être intéressant, qui est toujours défendable. L’intérêt est que, par notre vécu, on puisse ne pas être forcément d’accord avec ce qui peut paraitre le plus évident comme ça. Mais il n’y a jamais personne qui a raison ou tort, on en débat.

 

 

Une fois que le conducteur vous est donné, avez-vous une méthodologie particulière de préparation en amont de l’antenne ?

Ca dépend des sujets. Il y en a où je sais que j’ai des connaissances dans mon calepin qui vont pouvoir m’aider ou me dire ce qu’ils en pensent eux personnellement. Donc je ne vais pas me gêner pour les appeler et qu’ils me donnent leur avis. Ce qui est, à la base, le plus cool car, dans le contact humain, je sais à qui je parle, je sais ce que vaut ce qui m’est dit, c’est intéressant de le placer sur l’échiquier. Je vais aussi sur internet pour voir ce qui s’est dit dans la presse. Souvent, après, j’en parle avec Pierre car c’est un peu le patron, il est vraiment le maitre d’œuvre, je passe facilement 30 à 45 minutes au téléphone avec lui avant l’émission du lendemain, pour le débriefer, lui dire ce que j’ai trouvé, là où je veux aller, là où je pense que j’ai des choses intéressantes à raconter. Il me conforte. Ça reste quand même un exercice compliqué de se dire que l’on va ouvrir la bouche et qu’environ un million d’auditeurs vont nous écouter. En plus, on vit à l’époque des réseaux sociaux donc, dès que l’on dit quelque chose qui déplait, on nous le fait remarquer. Au final, Pierre me conforte simplement dans l’idée que je peux dire ça ou ça. Pour être très honnête, il y a des fois où je suis vraiment sèche sur un sujet, où je ne trouve pas, il me tuyaute, comme il le fait avec tous les autres.

Votre parcours d’ancienne sportive de haut niveau vous aide sans doute aussi à mieux comprendre certaines réactions d’athlètes et certaines émotions ?

Autours de la table, on est souvent des anciens athlètes et des journalistes. C’est marrant de voir, quand quelqu’un n’a pas fait de compétition, n’a pas vécu certaines pressions, certains moments de doute, que l’avis est facilement très tranché. Je dirais que j’ai une tendance à être défenseuse des athlètes qui, souvent, sont des personnes intelligentes, très sensibles, qui restent humaines, avec des réactions qui s’expliquent. C’est vrai que j’ai peut-être cette étiquette plus humaniste et plus tolérante qu’un Christophe, qui va « rentrer dans le lard ».

A titre plus personnel, comme vous l’avez rapidement évoqué, ce programme vous permet d’enrichir, de diversifier et d’étendre votre culture sportive…

Clairement, je ne m’en cache pas. Il y a vraiment plein de sports que je ne suivais pas ou alors très ponctuellement, sur les JO ou des championnats du monde. Du coup, maintenant, je m’amuse à vraiment suivre toute la saison. Du reste, comme je pars de loin, ça me demande un boulot de fou. En vélo, j’ai vu passer Jalabert ou Indurain dans une étape du Tour de France, chez moi, quand j’avais 10 ans, c’était à peu près tout ce que je savais du vélo. Là, j’ai dû apprendre les équipes, qui est un sprinteur, qui est un puncheur, qui est un rouleur, qui est un grimpeur, quels sont les classements dans chaque équipe, pourquoi telle équipe va rouler à tel endroit, qui va rouler sur qui, toutes ses stratégies…ça m’a passionné, j’ai kiffé, c’est long mais j’apprends au fur et à mesure, je trouve ça plutôt excitant. A l’inverse, j’ai plus de mal avec le rugby, il y a beaucoup de règles, beaucoup de championnats. Pour autant, comme je le disais, j’ai le droit parfois de dire que, là, je ne sais pas ou que je n’ai pas d’avis et je crois que ce n’est pas grave en fait.

En parallèle, vous avez lancé récemment « Bleu métal », sous format de podcasts. Comment vous sont venues l’envie et l’idée de de projet ?

La base de la base est que j’ai découvert la radio à RMC, ce format de raconter des histoires. Ca a conforté l’amour que j’avais de simplement l’écouter dans la voiture ou chez moi. C’est un média qui me parle vraiment, je trouve que, si l’on est attentif, on ressent plein de choses dans la façon dont les gens s’expriment, on ressent la joie, la tristesse, il n’y a pas besoin des images. Je dirais même que le fait d’être privé des images donne encore plus de relief à ce que l’on peut ressentir lorsque l’on écoute quelqu’un. J’adore la radio et, à RMC, j’ai découvert l’envers du décor, comment est montée une émission, qu’est-ce qui fonctionne, qu’est-ce qui ne fonctionne pas. Tout cela m’a vachement intriguée.

 

 

Avec la vague des podcasts, c’est devenu possible de créer un contenu sans être une radio. Partant de là, je me suis dit que ce serait chouette de faire quelque chose. Mais je me voyais tout en bas de l’échelle et, comme très souvent, je ne me voyais pas forcément capable. Mais Pierre m’a confortée dans l’idée que j’étais capable, qu’il fallait tenter, qu’il fallait bien y réfléchir, bien cadrer les choses, savoir où je voulais aller, savoir quel ton je voulais donner. De fil en aiguille, j’ai créé « Bleu métal », jusqu’au jour où j’ai pris le téléphone pour aller Pierre Vaultier, que j’avais identifié comme le premier invité potentiel, qui serait certainement le plus à même de m’aider à arriver au résultat que je voulais. Vu que je viens du sport de haut niveau, j’ai des attentes vis-à-vis de moi-même qui sont juste énormes. Je voulais que ce soit très bien, très bien cadré, je voulais que le ton soit bon, je voulais que ce soit nickel, je ne m’autorise pas l’erreur. Je savais que Pierre Vaultier serait la bonne personne car ça reste un milieu que je maitrise. J’essaie de trouver des gens qui sont proches de l’invité, en amont, pour me faire raconter des anecdotes, je savais que ce ne serait pas trop compliqué, pour un premier, de trouver les bons numéros dans le milieu du ski.

Après, c’était parti et je ne veux pas perdre le rythme, d’où l’idée d’en sortir un par mois, quasiment. Par les temps qui courent, en plus, ce n’est pas simple car on ne peut pas trop se déplacer mais, au final, ça suit son rythme. Ce qui est chouette, c’est que ce n’est pas routinier. D’un invité à l’autre, les histoires ne sont pas les mêmes. J’arrive à m’amuser autant avec Alain Bernard récemment qu’avec Pierre Vaultier la toute première fois.

Quels premiers retours avez-vous déjà pu avoir ?

J’ai eu des commentaires très gentils, de gens qui ont pris le temps soit de me faire un e-mail, soit de m’appeler. Ils ont aimé le ton de ma voix, ma façon de mettre les gens à l’aise, de les faire parler d’eux.

L’idée est qu’ils doivent se raconter eux, si ma mission est remplie, si on a fait un bon boulot, je ne suis qu’un distributeur de paroles, je ne suis qu’un facilitateur d’accès à l’émotion. Je suis censée, quelque part, ne pas exister. A moins qu’il y ait une anecdote qui fasse écho à quelque chose que j’ai pu vivre et, là, c’est intéressant d’échanger avec l’invité. Sinon, c’est vraiment d’eux dont on doit parler. J’ai eu des retours me disant que c’était chouette d’entendre les athlètes parler d’autre chose que « on a pris les trois points » ou « oui, j’ai fait un bon chrono ». C’est exactement ce que je cherchais. J’ai la chance de connaitre plein d’athlètes, je trouve que ce sont des personnes tellement inspirantes, tellement intéressantes à connaitre. C’est ça l’idée, de démocratiser cela, pour faire écouter au plus grand nombre possible de personnes que ses athlètes ont des choses géniales à raconter, qui font envie et qui font du bien.

Oui, j’ai eu des retours sympas aussi de gens qui m’ont trouvée à ma place, ce qui est agréable à entendre et qui m’encouragent à continuer. Ils me donnent aussi de petites idées, c’est chouette, ça veut dire qu’ils ont aimé et qu’ils veulent en entendre d’autres. Ca fait son petit bout de chemin et j’espère que cela va durer.

 

 

Sans doute aussi que lorsqu’un sportif parle à un autre sportif, les angles, les approches et les visions sont différentes d’un exercice classique avec un journaliste ?

C’est ce que j’espère. Je crois que, oui, il y a peut-être une façon de se sentir plus à l’aise face à quelqu’un qui n’est pas journaliste de métier. Après, c’est aussi beaucoup une question de tempérament. Il y a des gens qui se racontent facilement, avec moi ou un journaliste et il y a des gens qui sont beaucoup plus hermétiques, qui ont du mal à faire tomber les barrières. Il faudrait presque que je rajoute une corde à mon arc et que je devienne psychologue. Mais ce n’est pas grave, il y a toujours des choses intéressantes, toujours des choses inédites.

Pour la suite, auriez-vous des envies particulières concernant des athlètes avec lesquels vous aimeriez échanger ?

Oui, après il y a la réalité et les rêves. En cette saison 1, j’ai l’idée de couvrir des profils et des sports vraiment différents. Des gens qui ont un parcours exceptionnel et, à côté de cela, qui ont un profil enrichissant pour les autres, il y en a vraiment beaucoup. Je fais des choix aussi en fonction de ma possibilité à le faire. Cela prend du temps aussi pour préparer, même si l’idée est de faire parler les invités, il faut que je maitrise leurs parcours, leurs moments de haut, leurs moments de bas pour arriver au but recherché.

En tout cas, j’ai des aspirations de fou, j’aimerais faire Thierry Dusautoir, Sébastien Loeb, Marie-Jo Pérec. Mais je ne veux pas me brûler les ailes, j’essaie d’être honnête avec moi et avec les gens, je les interviewerai au moment où je serai sûre que j’aurai les épaules pour le faire.

Merci, Marie, pour toutes vos réponses !

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Trina Mac Dinh évoque sa belle et riche actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Trina,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On peut vous retrouver du lundi au vendredi, de 16h à 17h, sur Sud Radio, à l’animation de « C’est votre avenir ». Quel est le principe de cette émission quotidienne ?

C’est une émission qui est, à la fois, psy et parapsy. Le but est d’apporter de l’aide aux auditeurs, avec des médiums, des coachs intuitifs, des numérologues, des voyants, des gens très calés en développement personnel et en coaching. On a des auditeurs qui nous appellent, qui ont besoin d’avoir des prédictions et des conseils. Ils sont un peu perdus, ils ont besoin d’être guidés, on est là pour ça, pour les écouter, pour leur donner des pistes, pour leur apporter un regard extérieur neutre. Charge à eux, ensuite, avec leur libre arbitre, de prendre leur décision.

Quels principaux retours vous font les auditeurs ? Quelles principales raisons expliquent leur fidélité à ce programme ?

Je pense que, déjà, le sujet même de l’émission est un sujet dont on parle très peu, en radio, en média, et même dans la vie de tous les jours. En croyant en certaines choses, les gens ont parfois peur d’être pris pour des dingues. Ca suscite donc une sorte d’engouement. Il y a le fait aussi que beaucoup de gens sont seuls, bien plus que l’on croit, ou sont en conflit avec des membres de leur famille. Toutes ces conditions réunies, plus notre empathie, notre bienveillance, jouent. Beaucoup d’auditeurs nous remercient à l’antenne de notre écoute.

Je sélectionne aussi des histoires qui parlent aux autres. Par exemple, « ma femme est partie avec le voisin » est bien plus intéressant que « je n’arrive pas à trouver quelqu’un, est ce que je vais y parvenir bientôt ? ». On ne va pas se mentir, en radio il y a un certain voyeurisme et encore plus dans des émissions de libre antenne. C’est pour cela que je choisis des témoignages forts, des vraies histoires, qui parlent au plus grand nombre. On s’intéresse aussi à des procédures, que ce soit avec des patrons ou des exs. Il y a vraiment des détresses absolues. Cela peut toucher tout le monde, et on a tous connu une situation difficile à un moment donné, de près ou de loin.

On suit les auditeurs, ils nous font des retours sur leurs prédictions. On fait le lien entre celles-ci et le moment où ça s’est réalisé. On leur demande s’ils avaient fait le rapprochement directement ou pas. Il s’avère que c’est systématiquement le cas !

 

 

Vous avez rapidement commencé à en parler, quelle est votre méthodologie de préparation en amont de l’antenne ?

J’ai un service casting, qui m’envoie une sélection d’auditeurs. J’en choisis cinq dedans pour l’émission du jour. En fonction des histoires notamment. A l’antenne, je « tease » avant la publicité l’histoire à venir, il faut donc que j’ai les infos en amont pour écrire ces petits teasers. Il faut que je sache de quoi l’histoire parle, pour donner envie aux auditeurs de rester, et pour créer ce suspense. Maintenant, on a aussi beaucoup d’appels entrants pendant l’émission, et on les intègre dès que l’on peut.

Je n’ai pas d’assistant prod, je dois donc écrire mon émission en fonction des auditeurs, travailler avec mon intervenant en fonction du sujet et du thème traités. Je fais aussi la voix-off des horoscopes, et mes promos au quotidien.

Il y a également les aléas du direct à gérer. Les gens ont tendance à croire, à tort, que l’exercice radio est beaucoup plus simple que l’exercice télé. Mais non, c’est beaucoup plus technique, à cause de ces aléas du direct justement. A la télé, en cas d’incident, le téléspectateur peut quand même se raccrocher à l’image, on peut donc rester plusieurs minutes sans parler, ce n’est pas grave. Mais, en radio, un blanc de dix secondes est suffisant pour perdre l’auditeur. On ne peut pas avoir une seule minute sans parole. En plus, on est beaucoup moins entouré qu’en télé. L’animateur radio porte tout, il a juste un réalisateur avec lui, il gère tout et tout le monde. Mon cerveau ne s’est jamais autant partagé que depuis que je fais de la radio. C’est d’ailleurs, je trouve, bien plus formateur. Pendant une heure, je ne respire pas, mais qu’est-ce que je m’éclate !

En plus, les gens peuvent plus ou moins bien réagir. Quand les appelants fondent en larmes, ils arrêtent de parler, il faut donc prendre le relai et ce n’est pas évident de le faire dans des situations comme cela. Il faut savoir quoi dire.

Je suis un peu comme leur psy, j’essaie de faire parler les auditeurs. On a aussi beaucoup d’appels d’auditeurs ayant un lourd passif (victime de manipulations, de pervers narcissique, de viol, de harcèlement, ou lourd passé familial…) Quand arrive le moment où l’auditeur l’évoque à l’antenne, il va forcément avoir un temps de silence, pour encaisser ce qu’il est en train de dire. Je pense que c’est ce qu’il y a de plus difficile : trouver les mots dans ces moments-là. Il faut faire en sorte que ce ne soit pas trop pathos, pour ne pas perdre les auditeurs, mais en même temps, il faut que ça reste attractif, intéressant, et accrocheur. Mais on aime ce métier justement pour cette adrénaline du direct, et chaque émission est un challenge.

En parallèle, toujours sur Sud Radio, vous animez le week-end un best-of des programmes de la semaine. C’est un exercice certes différent mais sans doute complémentaire ?

C’est très différent parce que je n’ai pas d’interaction avec les auditeurs. Mais je dois évidemment m’adresser à eux. C’est même frustrant pour un animateur radio de ne pas avoir de retour. On ne sait pas si ce que l’on dit est en train de plaire! En même temps, c’est très épanouissant de faire autre chose. C’est un best-of de tous les meilleurs moments de la semaine, une sorte de panaché. On extrait des moments marquants des émissions de la grille de programmes. Notamment les gros invités et les instants qui ont fait le buzz. La préparation est longue, je dois réécouter énormément de programmes pour faire mon choix. Je fais aussi, à chaque fois, le lien avec l’actualité. Je raconte également l’histoire des différentes musiques que je lance.

Je trouve que ce sont deux exercices très différents mais qui, curieusement, se complètent. De toute façon, le fait d’être passionnée donne l’envie de tout animer !

 

 

Au-delà de ces deux programmes, quels sont vos autres actualités et projets artistiques actuels ?

J’ai commencé l’écriture d’un livre, je ne vais pas en dire trop pour le moment mais, en gros, je parle de mon expérience dans les médias, sans en faire une autobiographie. Peut-être un peu dans le but de transmettre mon expérience et mon vécu à ceux qui aimeraient en faire ce métier. Il est exceptionnel et vraiment épanouissant, mais, attention, il n’est pas tout beau tout rose, il est éphémère. Il est extrêmement difficile d’y entrer, et tout autant difficile d’y rester.

J’écris aussi pour « Crush Magazine », un magazine qui est axé mode, luxe, beauté et qui n’est distribué que dans les établissements hauts de gamme. Je fais l’interview ou le portrait de la personnalité qui est en couverture.

Je suis aussi la journaliste officielle d’une plateforme de partage de contenus, qui s’appelle « Lykhubs ». C’est une sorte de LinkedIn mais spécialisée dans les médias et l’artistique. Chacun expose sur sa page tout ce qu’il fait, et des professionnels peuvent les repérer. Je fais une émission qui s’appelle “fréquence média”, je suis suivie dans les coulisses de pièces de théâtre, de films, où je vais interviewer des personnalités.

Je suis également membre, depuis deux ans, du jury du “Concours des Jeunes Talents de la Radio, de la Télé et du Net”, créé par Rémi Castillo. Ça me tient beaucoup à cœur, parce que c’est un concours que j’ai gagné en janvier 2018, dans la catégorie chroniqueuse radio, parmi des centaines de participants. Jean-Luc Reichmann en est le parrain, mais on a aussi eu Laurence Boccolini. De nombreuses personnalités ont été lancées grâce à ce concours : Jeff Panacloc, Florent Peyre ou encore Caroline Vigneaux… Le directeur d’antenne de Sud Radio, Bruno Dubois, était déjà dans le jury en 2018, et c’est comme cela qu’il m’a proposé l’animation d’une émission.

Toujours avec Rémi Castillo, j’ai co-animé le concours des “Jeunes Talents du rire”. On a fait cela sur scène (au Théâtre de Gagny, ndlr), avec plein d’humoristes, et on a réalisé une captation pour en faire un pilote, qui a été proposé à différentes chaînes tv.

 

 

J’ai aussi créé une chaîne Youtube, qui s’appelle « Les enquêtes de Trina », moi qui ai fait des études de profilage criminel. En fait, je rêve d’avoir ma propre émission de faits-divers en télé. J’avais envie de me servir de cette plateforme aux milliards de vues dans le monde comme une sorte d’appel à témoins. Je reviens sur des affaires non élucidées, de disparitions, de meurtres. Je relate des faits rendus publics, en évitant cependant les affaires trop médiatisées. Cela n’a jamais été fait en France. Je suis inondée de mails de proches de victimes, qui me disent que je suis leur dernier espoir. La plupart de ces anciennes affaires sont classées sans suite depuis des années, et les familles se sentent totalement abandonnées par la justice. Je “travaille” avec les familles sur les affaires, elles me donnent des éléments qu’elles n’avaient donnés qu’à leur avocat. C’est quelque chose que j’ai envie d’adapter en télé, en créant quelque chose d’incarné. J’ai besoin de m’investir, je veux aller sur le terrain, aller vers les gens, les aider, enquêter avec les journalistes d’investigation, je veux rencontrer les témoins. Et faire ensuite un débat en plateau, en deuxième partie de soirée, avec des spécialistes. Quoiqu’il en soit, il faut renouveler ce genre, qui a vraiment su trouver son public.

Merci, Trina, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio

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M Radio : Ombeline évoque son émission quotidienne, de 13h à 16h !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Ombeline,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

On peut vous retrouver, du lundi au vendredi, de 13h à 16h, sur l’antenne de M Radio. Très simplement, comment présenteriez-vous ce programme ?

Un début d’après-midi 100% détente, comme le nom de l’émission. Vraiment à la cool, où on profite de l’après-midi tous ensemble, avec des informations sur les artistes, avec des bonnes nouvelles. Aussi, on reparle de ce qui s’est passé le matin, des invités que vont recevoir Sophie Davant, Jérôme Anthony et Vincent Cerutti. Vraiment, le mot clé est : détente.

L’horaire peut correspondre à une partie de la pause déjeuner ou au moment de la digestion. Pour vous, cela implique-t-il des adaptations dans la façon d’animer le programme ?

Beaucoup plus posée. Certains auditeurs nous écoutent au travail, d’autres en faisant le ménage à la maison, ça peut être aussi en faisant du sport. Il faut donc s’adapter à tout le monde. Après, ça serait mentir que de dire que je fais en fonction de la tranche. C’est l’après-midi, c’est à la cool.

Avez-vous une méthodologie particulière de préparation en amont de l’antenne ?

Dès qu’il y a une info qui tombe, forcément, il faut être au taquet et creuser. Notre cible est très à cheval là-dessus et aime bien les infos, on va vraiment se baser sur ça.

On a un programmateur musical, les choix des chansons sont travaillés très longuement pour plaire à un large public. Ce n’est pas du tout mon domaine. A titre plus personnel, j’adore quand il y a des nouveautés. Mais un bon Gold de temps en temps fait toujours plaisir. On s’adapte. Je pense que je pourrais faire sans soucis « N’oubliez pas les paroles », je connais tout par cœur. Ne serait-ce que Louane en ce moment avec « Donne-moi ton cœur », je mets le son à fond dans le studio et je chante, je hurle mêmeJ.

En studio, je suis seule, je suis à la réalisation de l’émission, à la préparation, à l’animation, je gère mes timings, je fais tout. Je suis sur cette radio depuis cinq ans, il n’y a pas une année où j’ai fait la même tranche horaire ou le même programme. Ca varie tout le temps. J’ai beaucoup appris, accompagnée au début puis en solo ensuite.

J’adore être seule, je suis maitre à bord. Je sais à quel moment je dois rendre l’antenne, je sais à quelle seconde près je dois me taire et envoyer la prochaine musique.

Quelques jours après la rentrée, quels premier retours avez-vous déjà pu avoir ?

Les gens sont très contents de retrouver toute la grille à l’antenne, ils nous envoient des messages d’amour, c’est adorable. J’étais hyper excitée de reprendre le direct, les horaires ont changé et tout le monde s’habitue tranquillement.

A l’aube de cette nouvelle saison, que peut-on vous souhaiter ?

Que les audiences soient bonnes, ce serait déjà bien. Que l’on continue de monter. On a explosé les scores pendant le confinement, c’est cool, et pourtant, j’étais en direct de la maison. Oui, voilà, que ça monte, que ça plaise, que la nouvelle grille soit aux attentes de nos auditeurs et auditrices, que tout le monde soit content. Il y a une super entente dans l’équipe, on est tous hyper complices, c’est très important de venir avec le sourire. On fait un métier que l’on aime, il faut que ça se ressente dans notre manière d’animer, avec le smile.

Ce fut un plaisir, Ombeline, d’échanger avec vous !

Publié dans Radio

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Téléfoot : Jimmy Algerino évoque ses premiers jours à l'antenne !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photos : Sindy Thomas

 

Bonjour Jimmy,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

On peut vous retrouver depuis quelques jours sur « Téléfoot », la chaine du football. Avant de rentrer plus en détails dans le contenu de vos interventions, on imagine déjà la joie et la fierté que ce doit être d’avoir rejoint cette belle famille du football, dès la naissance de la chaine et des programmes ?

Content de rejoindre le monde de la télé et du journalisme. Le monde du foot, je le connais, pour y avoir été pendant plus de vingt ans. Oui, je suis très content d’avoir été retenu pour intégrer l’équipe et de rejoindre ce monde des médias, du visuel, du journalisme, tout ce domaine que je voyais de l’autre côté de la barrière. Surtout, c’est le fait de faire partie d’un projet qui commence de zéro, c’est comme une naissance. Il sera intéressant, en fin de saison, de voir tout le chemin parcouru.

A titre personnel, comment se sont passés les premiers jours ? Avez-vous déjà pris vos marques ?

Oui. Il y a d’abord eu la rencontre avec Jean-Michel Roussier, Marc Benoit et Johnny Séverin puis, après, avec l’équipe un peu administrative et le directoire de la chaine. Après, les autres consultants et journalistes lors de la présentation et lors des essais. Ça s’est fait très naturellement. J’allais dire, entre footballeurs ou personnes travaillant dans le monde du football, ça s’est fait assez rapidement.

Dans quels programmes intervenez-vous du coup ?

J’interviens le samedi soir dans l’émission « Night Club », l’après début de journée de Ligue 1 et l’après journée de Ligue 2. Avec des images des matchs, des interviews, des échanges avec des joueurs et des entraineurs.

Il y a aussi l’émission du dimanche matin, « Ligue 2 Exclusif », où avec Saber Desfarges, je me retrouve à débriefer la journée de championnat de Ligue 2, avec toutes les images et tous les buts et, là aussi, des intervenants.

Egalement un autre programme fort passionnant et fort intéressant, « Le Multi Vintage », en retrouvant les précédentes saisons de Ligue 1, aux côtés de Smail Bouabdellah. Avec les commentaires des journalistes de la chaine, pour se remémorer ce fabuleux championnat qui a débuté il y a bien des années. On commence par la saison 2001/2002 qui, je pense, s’appelait encore la D1.

Pour ce programme-ci, avez-vous une méthodologie particulière de préparation, peut-être en vous remémorant le contexte de l’époque ?

Ça se fait plus spontanément, je connais les joueurs, je me rappelle bien du contexte, j’étais encore en activité et, à la mi saison, je revenais à Sochaux. J’ai une mémoire sur le moment qui me permet d’y aller plus décontracté.

Pour les deux autres émissions, surtout celle du dimanche, c’est vrai que ça me demande un peu plus de travail de recherche, d’information. Beaucoup de choses ont changé, les coachs, les joueurs et même les stades. Aussi le contexte. Il y a un travail de recherche qui est un peu plus prépondérant.

 

Crédit photo : Sindy Thomas

 

Lorsque vous regardez un match avant de le débriefer à l’antenne, quel œil essayez-vous d’avoir ?

Une partie bienveillante, en essayant de comprendre ce que peut vivre le joueur, même si les mentalités ont changé depuis mon époque. J’essaie de voir plutôt l’information positive, plutôt que le côté négatif ou encore l’aspect buzz pas très bienveillant vis-à-vis du championnat et des joueurs.

Après quelques jours à l’antenne, quels premiers retours avez-vous pu avoir ?

Les retours sont bons. On essuie les plâtres, il y a tout un travail à faire et un feeling à trouver avec les journalistes, ce qui se fait petit à petit, dans de bonnes conditions. Pour moi, je retrouve la Ligue 2, je trouve le niveau très intéressant, les joueurs sont de qualité, ils sont bien préparés, ils ont un niveau physique et technique très intéressant. Je me familiarise avec les joueurs et les visages, notamment les jeunes joueurs.

Concernant la Ligue 1, à quoi peut-on s’attendre ? Les favoris seront-ils au rendez-vous ?

Ils devraient l’être à partir du moment où il n’y a pas de problématique liée au Covid. Paris a des cas, Marseille aussi, Lyon n’a pas eu ces problèmes et est bien entré dans la compétition. Je pense que ce sera un championnat plus serré, avec des matchs intéressants. Les prétendants aux places européennes seront beaucoup plus en concurrence. Peut-être, on l’espère, que ce sera aussi le cas vis-à-vis du Psg, qui truste les titres depuis pas mal d’années maintenant.

Dans un autre registre, vous intervenez aussi sur Europe 1. Sur cet autre support, tout passe par la voix. Du coup, abordez-vous l’exercice différemment ?

On analyse les matchs en direct, on a les ralentis, on commente pleinement le match ou, du moins, ce qui se passe. Alors que, à la télé, on débriefe ce qui s’est passé une heure voire une journée après, ce qui nécessite davantage de travail de recherche et d’informations. A la radio, ça demande un travail plutôt d’observation et de ressenti footballistique, qui est très intéressant pour les auditeurs, quel que soit le consultant. On peut voir l’action, on peut ressentir le but,  on peut se demander pourquoi tel geste a été fait à ce moment précis.

Les gens ne voient pas ce qui se passe, ils sont dans la voiture, dans le train, au travail ou ailleurs. C’est la voix qui compte. Je ne sais pas si la mienne peut être reconnaissable et appréciée mais, effectivement, tout se passe dans le ton, dans les expressions - toulousaines, parisiennes ou footballistiques, qui peuvent apporter un plus aux commentaires des journalistes sur place.

Ces deux médias sont, du coup, très complémentaires ?

Oui, ils sont complémentaires. D’ailleurs, les deux entités n’ont pas vu de problème à ce que je puisse le faire. C’est complémentaire, c’est intéressant. Sur « Téléfoot », je suis sur de la Ligue 2 et du Vintage, à Europe 1, je suis sur de la Ligue des Champions, une belle compétition que je connais et que j’apprécie. Je suis multi tâches et multi cartes. Qui sait, après, je pourrais faire du commentaire de match ? En tout cas, ce sont de très bonnes expériences à vivre et à peaufiner.

Pour terminer, très simplement, que peut-on vous souhaiter pour cette nouvelle saison ?

Pour la télé, souhaiter que les gens adhèrent pleinement à la philosophie de la chaine « Téléfoot ». Il y a vraiment de bonnes intentions, des gens vraiment compétents. Je n’oublie pas non plus Jérôme Revon, qui fait cela depuis l’époque Canal, aux côtés de Charles Biétry. J’espère que les gens viendront voir une approche différente de ce qui a été fait jusqu’à présent. Aussi que nous ayons une belle saison, avec pas mal de rebondissements. Ce serait une belle première année pour la chaine.

Ce fut un plaisir, Jimmy, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision, Radio

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Fausse Note : Interview croisée avec les deux comédiens de la pièce !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Pierre Deny, bonjour Pierre Azéma,

 

Merci de m'accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

 

Vous serez à l'affiche, au Festival d'Avignon, du 5 au 28 juillet prochain, à 15h 20, au théâtre Barretta, de la pièce «  Fausse Note  ». Très simplement, comment présenteriez-vous ce spectacle  ?

 

Pierre D  : C'est un spectacle dont il est difficile de parler, pour une raison simple, à savoir que c'est une pièce à suspense. On ne peut dévoiler que le pitch de manière très superficielle parce que, si on rentre dans les détails, on va spoiler un petit peu la suite.

 

Pour résumer, on peut dire que c'est l'histoire d'un chef orchestre mondialement connu, joué par Pierre Azéma, qui sort de scène après un concert à Genève. Il reçoit la visite d'un admirateur, qui se fait de plus en plus pressant, qui lui demande un autographe, une photo, des détails,... Petit à petit, le public va comprendre que cet admirateur ne vient pas uniquement parce qu'il est fan mais parce qu'il y a une blessure commune à ces deux hommes. Il est là en souvenir d’un passé qui va progressivement remonter à la surface jusqu'au dénouement final.

 

Quelles sont les principales caractéristiques de vos personnages respectifs ?

 

Pierre A  : Ce chef d'orchestre est un artiste mondialement connu, avec tout ce que ça amène comme ego, un peu développé, et comme sensibilité, toute aussi développée. Je crois qu'il a les deux et il est à un moment charnière de sa vie. Il est un artiste déjà bien accompli mais il a encore une étape à franchir.

 

Pierre D  : L'admirateur que je joue est un admirateur que l'on peut supposer, au début, un peu lourd, un peu collant. Mais on va s'apercevoir petit à petit qu'il dissimule une brûlure, une blessure du passé qu'il n'a jamais pu refermer. Cette soirée, pour lui, est une soirée qu'il a réfléchie depuis des dizaines d'années. Il a enfin envie de régler ses comptes avec le chef d'orchestre.

 

Il est important de dire aussi que la pièce se passe en 1990. Nous sommes au moment où le mur de Berlin vient de tomber. C'est un détail important.

 

Pierre A  : Mon personnage est allemand et il joue à l'orchestre philharmonique de Genève.

 

La pièce se déroule donc en une seule et même soirée  ?

 

Pierre D  : Tout à fait  ! Il y a une unité de temps, de lieu et d'action. Tout se passe entre 23h et minuit, à la fin du concert, lorsque cet admirateur fait irruption dans la loge du chef d'orchestre. Tout se passe en temps réel.

 

 

Vous évoquiez chacun votre personnage. En termes d'appropriation, avez-vous eu des sources particulières d'inspiration pour aller «  chercher  » en vous ces rôles-ci  ?

 

Pierre A  : Très concrètement, cela s'est passé après avoir discuté avec Didier Caron, l'auteur, après une première salve de répétitions où nous avons traversé tout le spectacle, autant au niveau des actions que des psychologies. Cela a permis d'avoir une idée de ce que voulait Didier, d'en avoir une de son partenaire et une autre de son personnage. A partir de là, j'ai caractérisé ce chef d'orchestre surtout sur des aspects physiques, sur des actions que je ne fais pas personnellement tous les jours, en lien avec son métier.

 

Donc, d'abord, je me suis concentré sur la bulle dans laquelle il évolue et, ensuite, je me suis intéressé à lui, à son métier.

 

Pierre D  : De mon côté, je ne peux pas dire que je dois aller rechercher des exemples. Car mon personnage se distingue surtout par ce qu'il vient chercher pour cette soirée. Il est ingénieur au centre archéologique de Liège mais cela n'intervient pas tellement dans le déroulé du personnage. En revanche, je fais confiance complètement à Didier et au regard de mon partenaire pour avancer petit à petit et mettre en place le puzzle de la pièce.

 

Selon vous, qu'est-ce qui pourra plaire aux, on l'espère, nombreux spectateurs qui viendront vous voir sur scène  ?

 

Pierre A  : Je pense à la retenue à laquelle on doit être vigilant, c'est-à-dire au suspense très fort. On ne sait pas ce que veut cet admirateur. Tout l'intérêt de la pièce réside dans cette incertitude. Une fois qu'on le sait, on voit que c'est assez costaud et je pense que les gens seront curieux de savoir comment ça va se finir. La pièce est très bien construite en cela.

 

Pierre D  : C'est aussi le principe du huis-clos, il marche toujours sur le spectateur parce que l'on est dans une petite loge de 10 m² et que l'atmosphère va devenir étouffante entre ces deux personnes. Comme l'a dit très justement Pierre, je pense aussi que le public va être attiré par la montée du suspense. Jusqu'à deux pages de la fin, on ne sait pas ce qui va se passer.

 

Nous sommes à moins de deux mois du Festival d'Avignon. Où en êtes-vous dans la préparation  ?

 

Pierre D  : Nous avons fait une première période de répétitions de quinze jours il y a peu et nous ré-attaquons quasiment tout le mois de juin. Avec deux représentations à Paris, les 23 et 24, pour se mettre en jambes, à la Contrescarpe.

 

Pierre A  : Nous sommes très excités et impatients à l'idée de reprendre les répétitions parce que la première salve était très encourageante, très euphorisante. J'ai hâte que l'on soit de nouveau sur le plateau, pour aller au fond et aller chercher tout ce qui se passe dans cette pièce passionnante.

 

Pierre D  : Cette première salve était tellement intense que je suis en manque maintenant. Ça me manque de ne pas voir Pierre et Didier tous le jours. Il faut bien savoir que, lorsque l'on est enfermé 8 heures par jour dans un théâtre, surtout pour une pièce à deux, on est sur le feu en permanence. Une espèce d'addiction se crée alors qui donne envie d'y retourner le lendemain, puis le surlendemain et ainsi de suite. J'ai le texte sur ma table de chevet et je le regarde tous les jours, il fait partie de moi maintenant.

 

Pierre A  : C'est délicat de laisser reposer le texte entre deux répétitions. Cela permet de mieux le retrouver, certes, mais ces moments sont aussi l'occasion de bien l'avoir en bouche avec les indications connues de ce que veut en faire Didier. C'est une période très excitante.

 

Nous le disions au début de l'entretien, vous serez à l'affiche au Barretta.  Un mot peut-être sur ce lieu  ?

 

Pierre A  : Il est tout récent, il a deux ans. C'est sur une place magnifique, la place Saint-Didier, l'une des plus belles d'Avignon. Avec un très bel arbre qui trône. Le lieu est très beau, en pierres, avec 120 places, ce qui est parfait dans le cadre du Festival, pour une pièce à deux sur scène.

 

 

Justement, le Festival est encore plus intense cette année, avec près de 1 600 spectacles. Comment réussir à se distinguer et à sortir du lot  ?

 

Pierre D  : Sur 1 600 spectacles, il faut savoir que la moitié environ sont des comédies pures à 2 ou 3 personnages. Pour des raisons économiques. Mais il y a aussi des pièces classiques, des pièces contemporaines comme la nôtre. Il y a donc un public pour des pièces plus recherchées, plus denses, plus riches et on espère que ça va jouer pour nous, bien sûr.

 

Pierre A  : Au final, si vous voulez voir une pièce à 2, forte, contemporaine, il n'y a qu'une trentaine de choix. Dont le nôtre :)  Le théâtre est central, bien placé, il est à la croisée de plusieurs chemins, l'horaire est adapté, l'affiche est réussie.

 

Cette pièce avait déjà été montée avec une autre distribution il y a trois ans. L'aviez-vous vue à l'époque  ?

 

Pierre D  : Pour ma part, je l'avais vue à Paris, au théâtre Michel et je l'avais déjà trouvée formidable. C'est pour cela que j'ai été d'autant plus enchanté quand Didier m'a proposé de reprendre le rôle de Christophe Malavoy. Dans une carrière d'acteur, quand on se retourne sur toutes les pièces que l'on a faites, on s'aperçoit que l'on en a fait beaucoup pour simplement jouer et que certaines autres vont nous chercher un peu plus en profondeur. Celle-là en fait partie, à mon avis. C'est une pièce que je suis très heureux de jouer, qui soulève des problèmes, qui ouvre plein de petits tiroirs intérieurs intéressants.

 

Pierre A  : Je l'avais vue aussi à Paris. J'avais déjà eu la chance de travailler avec Didier sur d'autres projets, c'est donc un vrai plaisir de le retrouver.  J'aime son univers, son écriture. C'est là sa première pièce dramatique et je trouve que, pour un galop d'essai, c'est très réussi. Quand je l'ai vue, je m'étais dit que ce devait être un pied énorme de jouer dedans. J'étais donc super étonné, super flatté et super heureux quand Didier m'a proposé ce rôle.

 

Pierre D  : Ce sont des personnages profonds, forts, touchants, ça peut parler aux gens. Il y a des histoires de secrets, de culpabilité, d'honnêteté intellectuelle, d'usurpation d'identité, de rapport au père, de blessure, de rédemption, de résilience, de vengeance. Tout ça touchera complètement, je l'espère, le public.

 

Pierre A  : Là, c'est une situation extrême mais je crois que ce sont des sentiments auxquels on est confronté tous les jours. Je pense que, si les gens arrivent à sentir cela, ça pourra leur permettre de faire éclater quelques bulles à l'intérieur et, du coup, de ressortir plus légers. Ils comprendront quelque chose de l'âme humaine et, de fait, d'eux mêmes.

 

Ce fut un plaisir d'échanger avec vous deux  !

 

Publié dans Théâtre, Radio

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