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Le médias blog de Julian

Gabriel Laborde nous dévoile ses projets et envies artistiques !

12 Juillet 2016 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

Gabriel Laborde nous dévoile ses projets et envies artistiques !

Bonjour Gabriel,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

1/ Vous reprendrez, à la rentrée, une pièce que vous avez déjà interprétée, « Les prisonniers du château d’If ». Pour commencer, pourriez-vous rappeler, à ceux qui ne les connaîtraient pas, le contenu et les thématiques de la pièce ?

C’est une adaptation que j’ai faite de l’œuvre « Le comte de Monte-Cristo », plus précisément de la période pendant laquelle Edmond Dantès est emprisonné dans le château d’If et où il y rencontre l’Abbé Faria. C’est un peu comme la genèse du Comte de Monte-Cristo.

Une relation père-fils ; maître-disciple se créée entre eux. Cette transmission des savoirs va permettre à Edmond Dantès de sortir et de se venger.

Ma pièce s’articule donc autours de cette période, illustrée pendant presque 200 pages sur environ 1400 que contient l’œuvre. Il s’agit d’un huit-clos dans un cachot, avec également l’intervention de deux autres personnes, un inspecteur et un geôlier. L’enfermement durant quinze ans, ces deux individus marquent le temps.

L’histoire, notamment le transfert des connaissances entre les deux personnages principaux est un peu à l’image de mon parcours car un ami metteur en scène m’a, à mes débuts, quelque peu pris sous aile et m'a permit de me lancer dans "le grand bain "

L’année dernière, lors d'un festival, cette œuvre a eu la chance d’être reconnue pour trois prix. Dont celui d’interprétation pour l'exceptionnel Thibault Truffert (l'Abbé Faria). Cela m’a incité à reprendre la pièce sur Paris. Des discussions sont en cours pour pouvoir présenter le spectacle à Avignon l’été prochain, à Francfort mais aussi au Liban. Une date est déjà calée, à Bougival, dans le 78, le 13 janvier 2017.

2/ Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de développer ce spectacle ?

Déjà, j'aime cette pièce. Elle est très intéressante, riche avec beaucoup de choses à défendre. La vengeance d’Edmond Dantès se fait par l’intellect et non pas à coups de fusils. De la subtilité se dégage de ce comportement à savoir comment Edmond Dantès est devenue le fameux comte de Monte Cristo. L’abbé, quant à lui, en créateur exceptionnel, fabrique à partir de pas grand-chose de quoi s’occuper pour ne pas se laisser abattre par la situation.

La pièce, d’une heure trente, implique une gestion physique importante pour les comédiens où nous devons y mettre nos tripes.

3/ De façon plus globale, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

J’ai eu la chance, l’année passée, de jouer au Liban un spectacle pour enfants, dans des théâtres de plus de 600 places. Ce fut une expérience folle. Au total, nous avons joué devant près de 12 000 bambins. Nous avions été accueillis comme des rois.

Ce spectacle fonctionne bien et les enfants nous accompagnent dans les chansons. J’espère pouvoir le rejouer, en Ile de France, dans des mairies et dans d’autres salles de spectacle.

Beaucoup de thèmes sont développés dans l’œuvre, principalement orientés sur le développement durable. On y retrouve notamment une fée qui rencontre une boite de lait de deux mètres, une poubelle qui étouffe et une lampe basse consommation qui fait du rap (une vidéo de cette dernière est d’ailleurs prévue à la rentrée car ce rôle fonctionne bien). Nous avons, je pense, réussi à faire un spectacle qui plait à la fois aux enfants mais aussi aux adultes.

En parallèle, « Solaris » est une autre pièce en projet, orientée vers la science-fonction. Sans oublier une nouvelle pièce sur le réchauffement climatique en cours d’écriture que j’aimerais jouer l’année prochaine au Liban.

4/ Vous avez récemment participé à une autre pièce théâtrale ainsi qu’à des comédies musicale. L’un de ces genres artistiques vous attire-t-il davantage ? Ou est-ce la complémentarité qui vous intéresse ?

J’aime un peu tout. J’ai beaucoup d’expériences dans le théâtre mais le cinéma m’attire aussi car c’est une autre façon d’aborder le jeu. Je suis un touche à tout comme je chante et donne aussi des cours. Ce sont de belles expériences également !

Etre actif dans différents domaines permet de s’oxygéner et de ne pas rester statique. Cette diversité me plait beaucoup. Et me permet d'avancer et de progresser

Merci Gabriel pour votre gentillesse et votre disponibilité !

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Franck Breuil, décorateur sur les plateaux de tournage, nous raconte sa passion pour son beau métier !

10 Juillet 2016 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision

Franck Breuil, décorateur sur les plateaux de tournage, nous raconte sa passion pour son beau métier !

Bonjour Franck,

Merci de nous accorder un peu de votre temps !

1/ Vous êtes actuellement chef décorateur sur la série à succès de TMC « Les Mystères de l’Amour ». Pour commencer, de façon simple, comment décririez-vous votre travail ? En quoi consiste-t-il ?

J’accompagne en fait les personnages dans leur vie quotidienne, c’est-à-dire que je les connais personnellement et individuellement jusqu’au fond de chez eux. Même au fond de leurs secrets. Mon travail consiste alors à mettre en avant chaque personnage en fonction de ce qu’il est.

Jean-Luc Azoulay, la direction artistique, parfois la chaîne, me donnent le descriptif du rôle. A moi ensuite de lui apporter des éléments, des couleurs, des matières qui vont pouvoir confirmer ce qu’est le personnage. Voire donner des indications. Parfois il peut être subtil de voir un cadre qui représente telle ou telle chose, que l’on ne voit pas spontanément mais qui fait partie d’un ensemble.

Je cherche à faire une boite au comédien pour qu’il soit beau dedans. Je travaille donc pour les artistes et pour l’image.

2/ Comment se passe l’élaboration d’un nouveau décor en intérieur ? Quelles en sont les principales étapes ?

Je commence par lire le texte, j’en parle ensuite en réunion, notamment avec Jean-Luc Azoulay. Puis vient la réflexion qui se fait plutôt avec la direction artistique, voire avec le diffuseur TMC directement. Je sollicite donc toutes les personnes qui sont censées donner leur avis sur l’image finale.

Je propose, les gens disposent, nous modifions tant que nous voulons car la décoration est quelque chose d’infini.

Une équipe de professionnels procède ensuite à la fabrication, en travaillant le bois et en assemblant pour constituer les volumes. Suivie par des peintres. Il peut aussi y avoir notamment des sculpteurs, et même tous les métiers du bâtiment.

Les objets y sont faits, toutefois, différemment de la vraie vie. Je n’ai pas besoin qu’un tuyau fonctionne, mais simplement qu’il ressemble à un tuyau. Un interrupteur et les traces de doigts sur le mur m’intéressent, les fils derrière ne me concernent plus. Je travaille uniquement sur ce qui se voit. Avant le tournage, les ensembliers viennent mettre les rideaux et les accessoiristes les biblos.

La durée totale de réalisation est très variable. Typiquement, trois mois se sont écoulés entre l’idée du producteur et la première apparition à l’écran du garage, qui a été recomposé par rapport à celui d’origine. A l’inverse, nous avons tourné ce matin une scène dans le bureau de Roger Girard, le papa d’Hélène. La demande a été formulée il y a une semaine seulement. Ce décor était pourtant dans le texte, mais des modifications ont eu lieu dans le plan de tournage.

Quelles en sont vos principales sources d’inspiration ?

Moi, qui je suis, ce que je pense. Je fais ce que j’ai à faire en fonction de ma façon d’imaginer les choses, évidemment contrôlé et recadré par tout un tas de personnes. Pour éviter d’être certainement hors contexte. C’est donc vraiment le travail de toute l’équipe d’images qui permet d’aboutir au résultat final.

Même l’équipe de tournage intervient dans le décor final, en allumant ou non les lumières, ou en mettant des filtres plus ou moins chauds ou froids. Sans oublier l’étalonnage, qui intervient également dans les couleurs.

Je ne suis donc qu’un élément qui, pour simplifier, met les murs et le papier peint. Pour laisser ensuite la place aux autres qui vont y faire plein de choses.

3/ Une fois un décor en place, quel est votre rôle lors d’un tournage ? Quelles améliorations peuvent ensuite être proposées au fur et à mesure des tournages ?

Sauf en cas d’insatisfaction de la part de l’équipe de production, je n’interviens généralement plus sur un décor. Une fois ce dernier livré la veille du tournage, il ne m’appartient plus et je ne reviens donc pas dessus.

Je passe déjà à un autre décor à venir. Je vis dans « Les Mystères de l’Amour ». Je me lève le matin, je me couche le soir avec la série. Il m’arrive même d’en rêver la nuit. Ce programme m’accompagne au quotidien, avec trois unités de temps : la lecture du texte, la date de diffusion et la date de tournage.

4/ Les décors de la série ne sont pas utilisés au quotidien. Ainsi, comment parvenez-vous à les bichonner ?

Je n’ai pas de méthode particulière. A Bezons, de nombreux décors existent encore, sans pour autant être utilisés. Une chambre d’hôpital, les bureaux de la Tchu Corporation notamment. Nous avons même commencé à en démonter des petits bouts pour faire le garage.

Si je dois, à un moment, remonter un décor ayant déjà existé, j’utilise ma bible de plus de 100 décors dans laquelle j’ai tout noté.

Les décors existent donc le temps du tournage puis soit ils disparaissent, soit ils rejouent. Il arrive même que certains disparaissent avant, ensuite, d’être remontés ailleurs.

5/ Une fois qu’un décor n’est plus utilisé, que devient-il ? Conservez-vous tout ou partie des éléments ?

Tous les éléments d’un décor susceptible de rejouer sont précieusement conservés. Ceux d’un décor qui ne fera plus office rejoignent un grand stock. Mais je sais où les retrouver.

Si l’on veut recréer par exemple la chambre de Chloé d’il y a deux ans, je dispose de tous les documents et nous avons conservé l’ensemble des éléments.

6/ Quant aux décors en extérieur, quelles principales différences, notamment en termes d’organisation, y voyez-vous ?

Je situerais au moins deux décors intérieurs différents : celui qui est naturel et celui qui ne l’est pas. A Bezons, nous n’avons que des décors intérieurs non naturels. Le commissariat peut encore ressembler à un commissariat de quartier parisien, mais tout ce qui est présent dans le hangar est au format studio, c’est du décor façon sitcom.

Autrement dit, c’est une scène, faite pour tourner, contrairement au commissariat. A l’extérieur, c’est comme dans un décor intérieur naturel, à part que les volumes ne sont pas les mêmes et qu’il n’y a pas de cadre. Mais, pour moi, cela ne doit rien changer.

Le rapport aux échelles n’est simplement pas le même en extérieur, il est donc nécessaire, en arrivant, d’appréhender la situation. Le moment des repérages est très important, avec le réalisateur, la régie et, si besoin, l’équipe de production. Pour aborder sur le site ce que l’on voit et ce que l’on veut en faire.

Ce fut un plaisir, Franck, d'échanger avec vous !

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Serge Gisquière évoque pour nous son personnage sur TMC, ainsi que ses autres projets !

3 Juillet 2016 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision

Serge Gisquière évoque pour nous son personnage sur TMC, ainsi que ses autres projets !

Bonjour Serge,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog !

1/ Vous interprétez actuellement le personnage de Peter Watson, dans la série à succès de TMC « Les Mystères de l’Amour ». Pour ceux qui ne le connaitraient pas encore, comment le présenteriez-vous de façon simple ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Milliardaire avec un passé pas très reluisant puisqu’il avait fait son apparition dans « Les vacances de l’amour » pour bétonner l’île et embêter tout le monde. Depuis qu’il a rencontré Hélène, il y a huit saisons, il s’est transformé.

De méchant, il est devenu plutôt agréable, gentil, amoureux et prêt à aider son prochain.

2/ Les derniers épisodes de la saison 12 sont sources de nombreux changements pour votre personnage. Changements assez singuliers, comparativement à la vie quotidienne, au travers notamment d’un cryogénisation. Quel regard portez-vous sur cette évolution ?

Au-delà de cet événement ponctuel, Peter est un personnage gâté dans la série. Il a quand même eu pas mal de choses à jouer, il a connu beaucoup de vies différentes, passant par des états cérébraux divers et variés qui m’ont fait aborder la vie sous l’angle de l’adolescence ou bien encore du pervers sexuel.

Cela m’a permis d’avoir une palette de jeu très intéressante. J’aime interpréter mon personnage aussi pour cette raison, il y a pas mal de choses à découvrir et le producteur ne se prive pas de nous faire connaitre des situations loufoques.

L’avenir nous réserve de belles surprises, que j’accueille toujours à bras ouverts. Je ne suis pas sur un fil droit, des virages sont à jouer, ce qui est très intéressant.

3/ Si vous en aviez la totale liberté, comment aimeriez-vous voir évoluer votre personnage ? Quels axes lui donneriez-vous ?

J’apprécierais qu’il soit à nouveau un tout petit peu plus vénéneux. Il l’était déjà à Love Island et l’on peut même dire qu’il n’était pratiquement que ça. A présent, il est transi d’amour depuis plusieurs saisons, ce qui lui a fait perdre son côté dangereux.

On pourrait donc imaginer la chose non pas contre la bande d’amis, mais cette fois-ci plutôt à leur service. Cela me plairait, car j’aime bien jouer des « salauds ».

4/ De façon plus générale, le rythme de tournage est particulièrement soutenu sur la série. Aussi, comment vous préparez-vous en amont pour ensuite être efficace face au réalisateur?

Il n’y a pas de préparation particulière. Quand on tourne une série comme celle-là, depuis autant de temps, on possède le personnage. D’ailleurs, Jean-Luc Azoulay s’inspire aussi pas mal de ce que nous sommes dans la vie réelle.

J’essaie quand même d’imaginer ce que je pourrais faire en fonction des situations. En l’occurrence, lorsque j’ai joué l’adolescent, c’était extrêmement rigolo.

Contrairement à une pièce de théâtre ou à un téléfilm unitaire, nous y allons au feeling. Ce qui est d’autant plus facile que nous jouons avec des gens qui en ont l’habitude et qui rebondissent extrêmement vite à ce que l’on peut proposer.

C’est d’ailleurs l’une des qualités, je trouve, de cette série et de ce rythme de tournage : finalement, nous ne sommes jamais très loin du personnage, quoi que l’on fasse. Nous sommes entourés de gens qui savent ce que l’on doit jouer et qui sont d’autant plus surpris quand on interprète quelque chose d’autre.

Les moments où je jouais l’adolescent avec Hélène étaient purement délicieux, dans ce sens où elle ne s’attendait pas du tout à ce que je fasse de la sorte. Cela l’a surprise, et c’est tant mieux car c’est exactement ce qu’il faut dans une scène. Nous avons eu, avec l’équipe, de nombreux fou-rires pendant ces moments-là.

Il nous arrive quelques fois d’appeler Jean-Luc Azoulay lorsque l’on a une incertitude sur les intentions qu’il veut nous faire donner. Pour être sûrs d’être conformes à ses attentes et à la suite qui sera donnée à l’intrigue concernée.

5/ Les différentes casquettes de votre personnage vous permettent de jouer des scènes très sérieuses au travail, mais aussi d’autres avec les enfants. En tant qu’acteur, avez-vous une préférence particulière ?

Non. Les adolescents ont ceci de bien qu’ils sont extrêmement spontanés. Ils sont rarement inhibés. Ils sont évidemment castés aussi parce qu’ils ont cette qualité. Il est important, sur le tournage, qu’ils soient efficaces. Ils ont une sorte d’aplomb et un bagout qui font qu’ils sont directement dedans.

C’est plus facile avec certains qu’avec d’autres. Mais nous sommes une famille très ouverte, nous les mettons donc directement à l’aise.

Je tourne actuellement avec une nouvelle comédienne, d’une trentaine d’années, qui a parfois des difficultés avec la langue française, parce qu’elle est étrangère. Cela fait aussi un peu partie du personnage. Au début, je l’ai donc rassurée en lui expliquant que ses fautes de français me permettaient d’improviser et de la taquiner. Ce qui rend la scène encore plus réelle.

Les adultes s’inquiètent d’ailleurs davantage que les adolescents. Le paradoxe veut que ces tournages extrêmement rapides, directs et francs peuvent poser des soucis à des comédiens qui ont beaucoup d’expérience. Alors que ceux qui n’en ont pas peuvent se dire que c’est comme cela tout le temps et rentrent plus facilement dans le cadre.

6/ En parallèle de la série, quels sont vos projets et envies artistiques du moment ?

J’écris beaucoup. D’ailleurs, la période pendant laquelle mon personnage était en cryogénisation m’a permise de finaliser plusieurs projets que j’avais dû mettre un peu de côté. J’ai de nombreuses choses dans les tuyaux. Notamment un unitaire et une série, qui ont été optionnés et présentés à des chaines.

Un deuxième unitaire et encore une autre série vont aussi être présentés. Je suis également en contact avec une boite de production qui fait des web-séries de très haute volée. Ils ont aussi la gentillesse d’avoir un intérêt particulier pour quelque chose que j’ai écrit.

L’écriture est un exercice que j’apprécie particulièrement et que j’aimerais développer en parallèle des tournages.

7/ Sans dévoiler de grands secrets, vous n’habitez pas Paris. Parvenez-vous facilement du coup à gérer votre emploi du temps ?

Oui, pour plusieurs raisons. L’équipe de production est rodée, Paris n’est jamais qu’à deux heures et demi de là où j’habite et les tournages sont regroupés, pouvant permettre de tourner le même jour des scènes de cinq épisodes différents.

Ce n’est donc pas si contraignant et c’est aussi l’occasion pour moi, à chaque fois, de revenir sur Paris, une ville que j’adore et dans laquelle j’ai vécu pendant dix-neuf ans.

Ce fut une joie, Serge, d’effectuer cet entretien avec vous !

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