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N'Oubliez Pas Les Paroles : Elodie évoque sa belle actualité et ses chouettes projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Elodie,

C’est toujours un plaisir d’effectuer un nouvel entretien avec vous !

Après quelques dates en streaming, vous avez pu gouter à nouveau au plaisir de retrouver le public lors des concerts avec vos amis maestros. On imagine sans doute la joie et les sensations que cela a dû vous procurer ?

Oui, oui, ouiJ. Le vrai plaisir de la scène, pour moi, c’est le contact avec le public. Donc, en effet, retrouver un public, pour le coup demandeur puisqu’il attendait depuis longtemps, a été une énorme émotion. Il y a eu beaucoup de larmes versées à l’ouverture du concert de Longjumeau en septembre, on a été emportés par un public qui était bouillant, l’émotion nous a vraiment transportés. Je me vois encore tourner la tête vers Hervé à ce moment-là, qui avait les larmes aux yeux. Ça nous a vraiment tous envahis, ces retrouvailles nous ont vraiment fait du bien.

Après, je ne nie pas le plaisir que ça a été de découvrir ce que c’était que de faire du streaming. Evidemment, j’ai une nette préférence pour chanter face à un public et c’est la raison pour laquelle j’aime tant la scène mais ça a été aussi techniquement intéressant d’enregistrer dans un studio cinéma et de découvrir les caméras grues qui nous tournaient autour. Pour aller chercher uniquement l’émotion dans les duos que je partageais avec mes amis. C’était une autre expérience en fait, que j’ai appréciée découvrir mais, effectivement, le public me manquait beaucoup et donc ça a été beaucoup d’émotion de le retrouver, public avec qui on avait dû mettre une certaine distance à contrecœur.

Ces retrouvailles vont se poursuivre, avec plusieurs dates de concert déjà calées, au profit d’associations, notamment ce week-end, chez vous, dans le nord. On vous imagine impatiente du coup de retrouver le public et vos camarades ?

Exactement ! Effectivement, ce sont des concerts qui sont toujours à but caritatif. Nos amis se déplacent bénévolement pour venir chanter dans différents endroits de France. Le week-end prochain à Bailleul sera l’occasion d’une double date, le samedi soir et le dimanche. Le samedi est déjà complet mais il reste encore quelques places pour le dimanche. Ils seront aux profits de l’association Wonder Augustine, qui a beaucoup marqué les gens du coin, on a beaucoup suivi sur les réseaux le parcours de la petite Augustine, qui était malade. Ca a motivé beaucoup de gens, localement, à venir. Ce concert me tient particulièrement à cœur parce que je vais monter sur scène avec mes amis face à des proches. Finalement, quand je suis à d’autres endroits de France, je chante face à des gens que je ne connais pas. Là, je sais que, dans la salle, il y aura au moins 25 personnes qui sont de la famille ou des amis. Ça me met une pression énorme parce que je n’ai pas envie de faire le moindre faux-pas face à eux. Je sais qu’ils viennent pour moi et pour l’association, pas forcément parce qu’ils sont fans de l’émission. Il y a donc une petite pression supplémentaire pour ce concert local. En même temps, je suis fière de chanter dans ma région, c’est une grande fierté d’être coreprésentante du nord, avec Jennifer. Je pense que ce concert va avoir une saveur particulière.

D’autres dates sont prévues, je vais chanter dans quelques semaines à Saclay, avec quelques amis que j’ai rencontrés dans l’émission. Nous en aurons aussi un le 18 décembre à Mont de Marsan. On voyage beaucoup, on en avait déjà fait un l’année précédente et, là, on remet cela, avec la même équipe. Ce sera aux bénéfices de l’association « Le chant de l’herbe » pour aider les familles ayant des enfants autistes. D’autres sont prévus dans différentes villes en France l’année prochaine mais, pour l’instant, je ne peux pas en dire plus. On communique à chaque fois sur nos pages publiques, afin de donner les informations au fur et à mesure.

Ce week-end sera d’autant plus chargé pour vous que, le samedi soir, le prime final de la nouvelle édition des Masters sera diffusé sur France 2. Vous qui pensiez cette aventure terminée, du fait de votre classement en baisse, vous aviez dû être ravie de revenir quand même sur le plateau ?

C’est vrai que ces retours ont une saveur particulière à chaque fois parce que j’ai conscience que je me dirige vers la porte de sortie. Je profite à chaque fois des vibes envoyées par le plateau et, en même temps, le fait d’avoir toujours cette sensation de me dire que c’est la dernière fois me prépare à cette sortie qui sera forcément moins brutale quand elle arrivera pour de bon.

Mais oui, c’est toujours un énorme bonheur, et de retourner tenter ma chance et de vivre des primes. J’ai eu la chance de vivre des primes auxquels je jouais et des primes auxquels j’assistais. Ce prime-là, sans donner l’issue quelconque de ces matchs, est un réel plaisir aussi à vivre dans le public. Avec les amis, on s’éclate, on chante entre copains, on le vit vraiment bien. Donc, finalement, oui, c’est une chance de revivre à chaque fois ces partages humains et j’espère bien les revivre une dernière fois l’année prochaine. J’ai décidé de croire en cette chance, en tout cas je m’accroche à cet espoir et, après, je tournerai la page comme il le faut.

Vous l’aviez dit à l’antenne, malgré l’expérience des années, il y a, à chaque fois, un vrai travail et un vrai investissement en amont. Cet été, notamment, a été l’occasion de révisions intensives…

Oui ! Je n’ai pas encore vécu, depuis l’émission, les grandes vacances comme peuvent les vivre beaucoup de professeurs. Pour moi, juillet et août sont synonymes de révisions très studieuses. On a beau avoir les chansons qui s’accumulent d’année en année, le fait que je travaille beaucoup l’été stimule énormément ma mémoire à court terme et à moyen terme mais sûrement pas à long terme. Donc chaque été, je me retrouve face à des textes que j’avais appris l’année précédente ou l’année d’avant mais que j’avais complètement oubliés parce qu’ils ne font pas partie de ma culture de base. Des chansons qui ont bercé notre enfance restent en nous. Des chansons que l’on a apprises pour deux trois mois et que l’on a ensuite laissées tomber, il faut les retravailler l’année suivante et, parfois, comme s’il s’agissait de chansons inconnues. A cela s’ajoute le fait que le répertoire de l’émission, je pense, a quasiment doublé par rapport à mes premiers passages. Il y a de nouvelles chansons qui arrivent tous les jours, qui sont de nouvelles chansons d’artistes qui sortent en ce moment ou des faces B qui arrivent de nulle part. Le répertoire est de plus en plus complexe et, donc, c’est une source de travail en plus.

Par-dessus ces deux points, il y a le troisième qui est que le niveau des maestros que l’on affronte n’est plus du tout le même. Il y a 5 ans, les gens venaient juste par amour de la chanson française, attention je ne dis pas ça en disant que les nouveaux n’aiment pas la chanson française mais, de surcroit, ils ont énormément travaillé, en plus d’aimer la chanson. Il faut donc travailler un minimum. Je ne dis pas forcément de s’isoler comme je l’ai fait, il y en a qui y arrive très bien en ayant une vie sociale à côté.

 

 

Votre parcours cette année s’est malheureusement arrêté rapidement. Comparativement à tout l’investissement en amont que vous avez évoqué, comment avez-vous réagi ?

J’ai eu plusieurs phases émotionnelles, on va dire. Sur le vif, ma première réaction a été la déception et la frustration. J’ai ressenti cela même dans le fauteuil. J’avais beaucoup échangé avec Renaud, je savais à quel point il était prêt pour cette compétition. Dans le fauteuil, la deuxième fois, j’avais beau essayer de m’accrocher au positif dans tout ce que je vivais, je savais que c’était fini, que je ne pourrai pas chanter. Donc je ne pouvais pas m’empêcher de penser à ma fille, qui m’avait manqué, que j’ai faite garder par ci, par là pour pouvoir travailler, à mes parents que je n’avais pas vus pendant pas mal de temps, à ma sœur, à tous mes proches finalement que j’ai refusé de voir pendant plusieurs mois, au temps que je n’ai pas passé avec mon mari. Avec tout cela, forcément, quand on est sur le vif, on a la boule dans la gorge, on se dit « tout ça pour ça », on aurait aimé avoir une récompense à ce que j’ai appelé plusieurs fois des sacrifices. Ce ne sont pas des sacrifices que l’on m’a imposés, ce sont des sacrifices que j’ai choisi de faire, qui m’avaient réussi précédemment. Donc ça a été douloureux sur le vif, vraiment.

Puis mon mari m’a envoyé un message qui m’a aidé à relativiser les choses en me disant que 6 mois de plus de révision n’auraient rien changé à cela et qu’il ne fallait pas que je m’en veuille. J’ai déjà eu des échecs, ce n’est pas la première fois que je perds au premier tour mais c’est vrai que, paradoxalement, c’est la première fois où je ressors d’un échec aux Masters sans m’en vouloir. Les fois précédentes, c’était de ma faute. L’année dernière, j’ai eu un trou de mémoire. Pour mes tous premiers Masters, en 2017, c’était une bafouille, je repartais avec de l’argent mais j’avais bafouillé dès le premier tour donc je m’en voulais à moi. Cette année, je ne m’en veux pas parce que je suis tombée sur 2 mal-aimées qui n’auraient rien changé au résultat si j’avais révisé six mois de plus. Tout simplement parce que ce sont 2 chansons qui, dans toute l’histoire de l’émission, ne sont tombées qu’une seule fois chacune. Pour moi, la définition des mal-aimées, de ce que j’entendais précédemment, c’étaient des chansons qui tombaient souvent mais qui étaient peu choisies ou pas choisies. Si bien que j’ignorais l’existence de celles-là dans l’émission en fait. Je n’aurais jamais révisé ces chansons, même en travaillant encore plus. En sortant de cette émission, de nombreux maestros m’ont dit qu’ils ne les avaient pas non plus. Je me suis sentie moins seule et, du coup, je n’ai pas eu cette culpabilité que j’ai pu ressentir les années précédentes.

Par la suite, mon mari, qui travaille dans le sport, m’a aussi dit que c’est un peu pareil dans son domaine. « La compétition est ainsi faite, il faut accepter de faire beaucoup de sacrifices dans l’espoir d’une victoire, mais en sachant que tu peux aussi perdre». Ce n’est pas évident, j’ai un peu un rapport à l’erreur qui est compliqué mais, en tout cas, j’essaie de comparer cela au sport et de me dire que ce sera pour la prochaine fois. Je ne m’en veux pas et c’est quelque chose d’appréciable, c’est rare pour quelqu’un qui est très exigeant avec lui-même.

En complément, fin novembre, vous sortez une nouvelle chanson. Comment la présenter ? Quelles sont ses inspirations ? Quels thèmes y sont abordés ?

Cette prochaine chanson, « Tu n’as rien demandé », a une saveur particulière pour moi. Elle est liée à une histoire avec Coralie, la maestro. L’idée de cette chanson est née dans ma tête, pendant le confinement. J’ai voulu commencer à écrire et ce thème m’est très très vite arrivé. Il parle du harcèlement mais j’ai voulu un peu changer les rôles et me mettre dans la peau de celui qui harcèle. Parce que pour avoir vécu des situations pas drôles en étant plus jeune, je suis, aujourd’hui, plus dans une démarche de compréhension de celui qui fait souffrir l’autre. J’essaie, en tout cas, de comprendre pourquoi on veut faire du mal à l’autre. Parce que j’ai pardonné les choses que j’ai vécues étant plus jeune. Peut-être aussi par mon rôle d’enseignante, probablement. Bref, tout ce sujet m’interloquait beaucoup et j’avais envie d’écrire dessus.

J’ai laissé finalement ce thème de côté lorsque Dorian est arrivé avec la chanson « Cliché de fille ». Puis, l’année dernière, aux Masters, avec Coralie, après avoir perdu toutes les deux, on a passé la journée à l’hôtel à discuter de nos vies. Je lui ai expliqué ma curiosité par rapport à ceux qui ont besoin de faire souffrir les autres. Elle a gardé cela en tête, elle savait que j’avais commencé à écrire des choses sur ce sujet et, quelques mois plus tard, elle m’a envoyé un texte d’une chanson. Elle qui a une plume magnifique, cela m’a beaucoup touchée, c’était un énorme cadeau. J’ai donc cherché un compositeur et de là est née « Tu n’as rien demandé ». J’ai décidé de la sortir maintenant parce que c’est une chanson à émotions, qui va donc contrebalancer avec la précédente qui était beaucoup plus dynamique. C’est particulier pour moi parce que ça va être la première chanson qui ne sera pas de Dorian. Je suis aussi curieuse de voir comment le public va l’accueillir.

En plus de cela, le clip a aussi une saveur particulière, je l’ai tourné dans un collège, avec des élèves qui ont travaillé sur le harcèlement, qui se sont investis pendant un mois sur le projet. Il y a donc pas mal de gens qui ont travaillé avec moi autour de cela, le clip a été tourné la semaine dernière et il devrait arriver fin novembre. J’ai hâte de voir ce que ça donnera. On a été sur le terrain et j’espère que ça fera du bien. Pardonner, aller au-delà de ce que j’ai vécu, comprendre l’autre m’a fait du bien, je ne défends personne dans cette chanson mais j’essaie de comprendre en tout cas. Si ça peut aider d’autres personnes à cheminer dans le bon sens, tant mieux.

 

 

Il s’agit de votre septième chanson personnelle. Justement, quelle suite aimeriez-vous pouvoir donner à cette belle aventure ?

Il s’agit effectivement de la septième, j’en ai d’autres qui sont écrites, composées et enregistrées. En tout, j’en ai 13, le projet étant de sortir un album en 2022. Idéalement, si mon calendrier se tient, j’aimerais sortir un dernier clip et, sur ce single, proposer mon album, en support physique et sur les plateformes musicales. Je ne dis pas non à d’éventuels futurs autres clips, j’ai plein d’idées mais, en tout cas, j’aimerais que l’album sorte avec le prochain, idéalement pour mars ou avril.

Mon rêve serait ensuite de pouvoir chanter mes chansons en public. Dans toute cette aventure que je vis, qui a commencé par l’émission mais qui a abouti ensuite à des studios d’enregistrement, des tournages de clips, des séances photos, des interviews, la scène est la chose qui, dans tout cela, m’anime le plus. C’est vraiment l’endroit où je me sens la plus à ma place. Alors, chanter mes propres chansons face à un public serait un honneur pour moi, vraiment.

Oui, c’est un projet que j’ai pour 2022, que j’essaierai d’abord localement avec des musiciens et si je vois que ça fonctionne, alors je tenterai ma chance à une échelle un peu plus large. Ce serait, pour moi, le plus beau des aboutissements et la plus grande des fiertés de pouvoir chanter mes chansons face à des gens et de pouvoir échanger nos émotions à ce sujet. Justement, je trouve que cet album, même parmi les 7 premières chansons, révèle différentes facettes de moi. Je suis quelqu’un, finalement, de très intense. Du coup, ça peut être des émotions très tristes, comme ça peut être des émotions intensément joyeuses. J’aimerais beaucoup, quelles que soient ces émotions, les transmettre au public. Parce que c’est ce qui me procure le plus de plaisir.

Merci, Elodie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision, Musique

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Le Code : Barbara Probst évoque son personnage dans la nouvelle série judiciaire de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Barbara,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On pourra vous retrouver, à partir du 1er décembre prochain, dans la nouvelle série judiciaire de France 2 « Le Code ». On imagine, à titre personnel, la joie et le plaisir que ce doit être de participer à cette nouvelle aventure, dès sa naissance ?

Complètement ! C’est un bonheur pour moi de revenir sur France 2. J’affectionne particulièrement le service public. C’est sur France 2 que j’ai fait mes débuts, à l’âge de 15 ans, dans un téléfilm de Jacques Fansten, « Le frangin d’Amérique ». J’ai eu ensuite la chance d’enchainer avec d’autres très beaux projets France Télévisions. Y revenir est un bonheur à chaque fois. Cette année, c’est avec une nouvelle série sur une idée originale de Lionel Olenga et co-écrit avec Cécile Even et Nicolas Robert. « Le Code » a une grande ambition et dès la lecture, le scénario m’a passionnée. J’ai adoré être entourée de toute cette équipe. Effectivement, être aux prémices de cette série est une grande chance, oui.

Avec vos mots, comment décririez-vous ce nouveau programme ?

On est très habitués par les films, moi la première, à un format judiciaire à l’américaine. Cela m’a permis de me pencher et de découvrir plus en profondeur les dessous de la justice française dont on oublie souvent qu’elle nous appartient énormément. On est peut-être un des pays les plus chanceux à ce niveau-là. J’avais oublié que j’avais pu faire des visites, ado, avec le lycée, pour voir un procès. Dans cette préparation, je me suis tout de suite tournée vers la grande Cité Judiciaire de Paris. Je me suis rendue compte à quel point c’était accessible. On entre facilement de salle en salle, pour passer de procès en procès. C’était fascinant et cela m’a reconnectée avec notre système judiciaire français proche de nous et plutôt sain.

 

 

Pour revenir à la série, et c’est ce qui m’a plu dès la lecture du scénario, on aborde des sujets de société très forts, qui peuvent faire débat, très présents dans notre monde et notre quotidien. On est vraiment, à travers ce cabinet d’avocats avec ses 3 associés et 2 jeunes collaborateurs, en immersion totale pour se poser la question de comment aborder ces sujets fondamentaux, d’un point de vue judiciaire, politique, personnel. Cette bande d’avocats est, je l’espère, chaleureuse, pleine d’humanité et le programme est drôle quand même. Il y a eu aussi un accompagnement par une équipe de vrais avocats pour être au plus près de ce qu’est la justice aujourd’hui. En même temps, on s’autorise parfois cette distance presque poétique que l’on a grâce à la fiction, pour permettre un peu d’humour et de légèreté. Cela reste mine de rien un divertissement. C’est, je crois, la grande réussite, encore une fois, du service public : présenter des sujets très forts mais de façon ludique et joyeuse. J’espère en tout cas que ce sera aussi agréable à regarder que l’a été pour moi le tournage.

Vous y interprétez le personnage de Claire Caldeira. Qui est-elle ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Claire est une jeune avocate qui fait ses premiers pas dans le monde professionnel. Rien n’est vraiment daté exactement mais on comprend qu’elle a terminé ses études assez récemment et que ce sont ses débuts dans le monde pénal. Elle est pétrie de doute, c’est une grande travailleuse, c’est une jeune femme pleine d’ambition, elle se construit en tant que professionnelle et en tant que jeune femme, ce qui n’est pas une mince affaire, pour faire son petit bout de chemin et se rencontrer elle-même aussi.

Une des choses qui m’a toujours plu en regardant, en tant que comédienne, les avocats, c’est que, finalement, je trouve que ce n’est pas un monde très éloigné. Je connais d’ailleurs de nombreux avocats qui sont ensuite devenus comédiens et des comédiens, même si c’est plus rare, qui ont pris le chemin des palais de justice. Une des grandes similarités, au-delà de travailler sur les mots, sur leur justesse, sur la bonne formule à trouver, est que ce sont des métiers de passion, que l’on ne peut pas faire quand on n’en a pas.

 

 

Pour Claire, elle baigne dans ce monde en permanence. Elle vit avec un juge, qui est plus aguerri, plus implanté, plus sûr de lui et son meilleur ami travaille dans le même open-space qu’elle. Les deux ont une complicité extrêmement forte qui, d’ailleurs, n’était pas excessivement difficile à jouer avec Théo Frilet en face de moi. Nous avions déjà tourné ensemble il y a un peu plus de 10 ans, dans une mini-série pour France 3 réalisée par Philippe Venault, qui nous a tristement quittés cette année, « Saigon, l’été de nos 20 ans », dans laquelle nous étions alors mariés ! C’était une joie de le retrouver. Théo est un super comédien et un homme charmant. C’était un des tournages les plus joyeux que j’ai eu depuis longtemps.

 

 

Avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour son interprétation ?

Je considère vraiment notre travail comme un artisanat. J’ai ce besoin de travail et de préparation, j’ai besoin de me plonger dans le personnage. Pour Claire, c’était d’autant plus nécessaire que je connaissais très peu ce monde judiciaire, pénal, je n’en avais pas le jargon. A la fois, ça me semblait proche, j’en avais une idée au travers des séries que j’avais pu voir et, en même temps, j’avais envie de me rapprocher plus d’une réalité que d’un imaginaire préétabli. Donc je suis allée au tribunal pour voir un maximum de procès, c’était excessivement intéressant d’être dans les salles de projection pour voir, en direct, les retransmissions.

Concernant Claire plus précisément, ce qui m’a le plus aidé, c’était d’aller voir des comparutions immédiates où sont souvent assignés les jeunes avocats. C’était fascinant ! C’est bête mais j’ai commencé par observer leur façon de porter la robe, comment certains retroussent les manches, j’essayais de décrypter les tenues civiles sous ces robes. J’ai aussi regardé, en fonction des différentes générations, comment certains placent leur voix, comment certains jouent sur le rythme. C’est aussi ce vers quoi nous a amené le réalisateur Jean-Christophe Delpias, vers ce réalisme où, justement, tout n’est pas grandiloquent, tel qu’on l’imagine parfois. Surtout que, aujourd’hui, beaucoup ont des micros dans les salles d’audience, il y a une proximité beaucoup plus présente. J’ai aussi pu parler avec de jeunes avocates et une amie magistrate qui m’ont beaucoup aidée en partageant avec moi leurs expériences personnelles. C’était une grande chance pour moi.

 

 

Rappelons que le programme a été récompensé au dernier Festival Séries Mania. On vous imagine curieuse et impatience de découvrir les réactions des téléspectateurs de France 2 ?

Évidemment ! Quel que soit le projet sur lequel on travaille, il est d’abord pour le public. J’adore être sur un plateau, c’est ma vie mais ça ne serait rien si, à un moment, on ne délivre pas notre travail au public. C’est vrai que j’ai hâte d’avoir ces retours. C’était extrêmement galvanisant d’aller à Séries Mania, un très beau Festival qui prend chaque année une ampleur magnifique. On était au milieu de formidables séries du monde entier et cette première projection en public était fantastique. C’était génial de pouvoir recevoir les réactions, c’est assez rare pour nous, en télévision, d’avoir cette immédiateté de réaction. Après un tournage en plein Covid, c’était un cadeau de pouvoir retrouver mes collègues de jeu, Naïdra, Daniel, Christiane, Théo et tous les autres pour partager un moment ensemble. On est une bande, presque une troupe théâtrale, c’était joyeux de pouvoir se retrouver et de fêter ce prix. J’espère que cette récompense incitera aussi le public à nous retrouver sur France 2 le 1er décembre.

On a eu un moment d’échange avec le public à la fin, c’était très intéressant de pouvoir répondre aux différentes questions. Notamment en lien avec le scénario et son écriture, c’était d’ailleurs chouette de le faire parce que, sans les scénaristes, les comédiens ne seraient pas grand-chose.

Je commence aussi à recevoir des petits mots sur mon Instagram @babprobst. Cela réchauffe le cœur ! J’espère que ça suivra au moment des diffusions.

Merci, Barbara, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Karine Ventalon évoque sa belle actualité, sur grand écran et sur scène !

Publié le par Julian STOCKY

crédit photo # Philippe Vermale

 

 

Bonjour Karine,

Quel plaisir d’effectuer ce nouvel échange avec vous !

On pourra vous retrouver sur grand écran, à partir du 24 novembre prochain, au Saint-André des Arts. On peut penser que, dans le contexte actuel, pouvoir proposer quelque chose d’inédit au public doit être un vrai plaisir et une vraie joie ?

Oh oui ! Cela fait vraiment plaisir d’avoir un film qui sort au cinéma au vue de la conjoncture actuelle. Tout est très compliqué avec la crise sanitaire, il y a beaucoup de diffusions reportées. Je suis donc ravie que ce joli film foncièrement dans l’air du temps sorte enfin sur les écrans puisqu’il a été tourné il y a trois ans maintenant.

Avec vos mots, comment le présenteriez-vous ?

Tout d’abord, j’imagine que vous vous demandez ce que signifie « Hikikomori » !

Il s’agit d’un mot japonais qui peut paraitre un peu compliqué comme ça mais il désigne un véritable problème de société au Japon donc, qui concerne essentiellement les jeunes qui craignent de vieillir et de se confronter au monde des adultes et de ses responsabilités. Au départ, cela « touchait » principalement les hommes mais cela s’étend aussi aux femmes. Souvent, ces personnes restent enfermées dans leur chambre, se réfugient dans le monde virtuel des jeux vidéo et s’habillent comme dans les mangas avec des tenues très colorées, des tutus, des ailes de fées, des chaussettes à paillettes …c’est ce que l’on appelle la mode Kawaii… Ils vivent dans un monde très décalé de jeux vidéo, de mangas, de réseaux sociaux. Ces jeunes refusent de se confronter aux problèmes d’adultes, de vivre sous les règles de la société, de travailler… souvent ils mangent même dans leur chambre pour éviter d’avoir des réflexions de leur parents si ceux-ci leur font des remarques ou les poussent à se responsabiliser. Ils développent donc de gros problèmes relationnels, ils n’arrivent plus à communiquer avec les autres. Même sortir de chez eux peut-être une angoisse, cela leur devient impossible d’aller boire un café avec quelqu’un.

 

 

Dans le film, il s’agit d’une famille composée de trois femmes, de trois générations différentes, qui vivent sous le même toit. Il y a donc Camille, l’héroïne de 18 ans (interprétée par Coline Chantrel), qui vit avec sa maman Annie (moi-même) qui l’a eue très jeune et sa grand-mère Rose (Colette Roche). Elles ont peu de moyens, la maman, Annie donc, cumule plusieurs boulots, elle essaie d’élever sa fille comme elle peut. En même temps, elle doit s’occuper de sa mère Rose dont elle a la charge et ce n’est pas chose facile car celle-ci ne parle plus et n’est plus autonome, il faut lui faire sa toilette, l’habiller etc…

Camille, jeune adulte hikikomori, ne se sent pas bien dans ce monde qu’elle ne comprend pas et décide d’en finir avec la vie. Pour cela, elle doit sortir pour se procurer une arme car c’est le moyen qu’elle choisit pour attenter à ses jours. Cela va être compliqué pour elle de sortir mais elle va se faire violence et lors de sa quête pour chercher comment mettre fin à ses jours elle va rencontrer sur son chemin des personnes plus ou moins sympathiques, comme une sorte de parcours initiatique jusqu’au dénouement final.

Ce qui contribue également à l’originalité du film c’est le côté dessin-animé qui est suggéré. A un moment, c’est comme si on passait dans l’esprit de Camille, on se retrouve dans un univers manga-dessin animé, un peu comme dans le film « Roger Rabbit » où l’acteur principal rencontre des personnages de dessin-animés. On oscille entre la dure réalité de la vie et un univers onirique fantasmé.

Vous y interprétez la maman de Coline. Pour son interprétation, vous êtes-vous plongée dans la documentation de cet univers ?

Je me suis bien évidemment renseignée mais je ne me suis pas « plongée » dans la documentation de cet univers pour préparer le rôle puisque mon personnage est dépassé par l’attitude de sa fille qu’elle ne comprend pas. Il fallait donc que je me laisse totalement porter par la situation et que mon approche du rôle soit instinctive. Le personnage d’Annie est complètement perdu par rapport à sa fille et quand elles se croisent dans l’appartement c’est pour se disputer. D’ailleurs à un moment elle rentre dans une colère noire contre Camille et lui pose un ultimatum :« soit tu te bouges soit je te mets à la porte ». C’est une maman qui a plusieurs petits boulots, qui essaie de maintenir sa famille à bout de bras, elle ne connait pas ce monde des Hikikomoris.

Avez-vous une anecdote particulière de tournage ou quelque chose que vous aimeriez dire au sujet de ce film ?

Effectivement, je connaissais la réalisatrice, Sophie Attelann, avant le tournage, car Sophie a été comédienne avant de se lancer dans la réalisation et nous nous étions rencontrées lors d’un stage. Je connaissais également Gigi Ledron avec qui j’ai déjà tourné, Séverine Berthelot, Chantal Baroin et Marianne Chevallier.

Vous allez me dire qu’il n’y a que des femmes ? Non je vous rassure il y a également de très beaux rôles masculins ! Même s’il est vrai que cela reste l’histoire de trois femmes de trois générations différentes, que le film a été réalisé par une femme et que la première assistante Olivia Yahiel est donc également une femme.

Être entre femmes pour aborder parfois des thèmes qui nous sont propres a permis de pouvoir s’exprimer sans retenue ni pudeur. Dans l’histoire, elles ont une vie difficile donc elles sont natures, il y a beaucoup de vérité dans ce film et certains personnages lorsqu’ils s’expriment c’est un peu comme s’ils poussaient un cri, nous sommes dans des émotions brutes parfois contrebalancées par le côté onirique de l’image et des effets spéciaux.

Je profite d’ailleurs que vous me donniez la parole pour remercier Sophie pour m’avoir choisie pour ce joli rôle. Elle nous a dirigés avec intelligence et bienveillance et j’ai éprouvé beaucoup de plaisir à travailler avec elle.

 

 

On l’a dit, le film a été tourné il y a trois ans. Avec tout ce qui s’est passé depuis, notamment le confinement et l’enfermement liés à la crise Covid, pensez-vous que le regard du public sera différent ?

Tout à fait ! D’ailleurs, des psychologues vont intervenir et des débats seront organisés après certaines séances. Le film sera diffusé à partir du 24 novembre au Saint-André des Arts à 13h.

Avec le confinement, beaucoup de jeunes ont développé un peu ce syndrome à travers l’Europe et le monde d’ailleurs, ils n’osent plus sortir de chez eux, ils sont habitués à communiquer par Zoom, à vivre en regardant Netflix, à développer un imaginaire grâce aux séries télé… Donc nous pouvons établir des points communs avec le thème majeur de notre film.

En effet, certains jeunes ont été privés de beaucoup de contacts humains et ont du mal à retrouver une vie sociale. J’en connais dans mon entourage, qui appréhendaient la rentrée des classes, de revoir des gens, des profs, même de se lever, d’avoir des horaires, de devoir respecter des règles de vie pour vivre en communauté tout simplement.

Vous n’avez pas encore vu le rendu final. On vous imagine impatiente de le découvrir et même presque de le redécouvrir, trois ans après le tournage ?

Oui je suis effectivement impatiente ! Mais je dois vous avouer que j’ai toujours une appréhension lorsque je découvre un film dans lequel j’ai joué au cinéma en même temps que le public, j’ai toujours peur ! Mon premier regard est toujours critique sur moi-même et ma prestation. J’ai donc besoin de le voir deux ou trois fois avant de lâcher prise. Et puis on a cette envie que le film plaise, que les personnes soient contentes de l’avoir vu donc nous attendons les réactions du public dès la première projection le 24 novembre prochain.

A qui ce film s’adresse-t-il ?

Ce film s’adresse vraiment à tout le monde. Dans notre entourage, on a souvent des enfants ou des adolescents que l’on ne comprend pas. Du coup, si cela peut aussi éclairer et permettre d’aborder les choses différemment, c’est une bonne chose.

A titre personnel, j’ai été touchée par ces trois destins de femmes, qui s’adorent mais qui n’arrivent pas à communiquer. La jeune de 18 ans est complètement perdue, elle vit recluse mais a la danse comme exutoire, ainsi que les jeux vidéo. La grand-mère attend la mort, il faut la laver, la nourrir, la coucher. Et Annie, la mère, que j’ai eu beaucoup de plaisir à interpréter car c’est un rôle de femme forte un peu au bout du rouleau mais qui se dit qu’elle n’a pas le droit de s’écrouler, c’est une guerrière.

On peut s’aimer, vivre ensemble mais ne plus se supporter par manque de communication.

Enfin, Camille va rencontrer des personnages hauts en couleur, chacun aura son histoire…Donc je pense que tout le monde peut se retrouver dans un personnage du film.

 

crédit photo # Philippe Vermale

 

En parallèle, sur les planches, vous poursuivez votre tournée avec la pièce « Des plans sur la comète » dans laquelle vous jouez deux rôles en alternance. C’est une joie et un plaisir de sillonner la France à la rencontre du public…

Effectivement quel bonheur d’être sur scène ! Les dates de tournée que l’on fait depuis la rentrée sont des dates de report, nous aurions dû les jouer il y a un an mais elles ont été décalées à cause du covid. Nous avons déjà repris cet été puisque nous avons fait le festival d’Avignon et à présent nous sommes en tournée jusqu’en mars. Nous ne devrions pas tarder à avoir des dates supplémentaires qui découleront du festival d’Avignon justement. J’interprète en ce moment le rôle d’Estelle, la cosmologue. A partir de janvier, je repasse sur le rôle de Garance, la productrice de télévision.

Merci, Karine, pour toutes vos réponses !

 

Hikikomori 

Première : le 24 novembre à 13h au Saint-André des Arts

Du 24 novembre au 6 décembre (sauf le 30) et les 14 et 21 décembre à 13h

Genre : drame social/fantastique

Durée : 75 mins

30 rue Saint-André des Arts 75006 Paris

Publié dans Théâtre, Télévision

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Koh Lanta : Alexandra revient sur son aventure en Polynésie, pour la saison anniversaire du jeu de TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

A.ISSOCK/ALP/TF1

 

Bonjour Alexandra,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

Vous participez à la saison anniversaire de « Koh Lanta » actuellement sur TF1. La diffusion des images chaque mardi soir ravive-t-elle certains souvenirs et émotions de ce que vous avez vécu en Polynésie il y a quelques mois ?

Clairement ! En fait, quand je regarde l’émission, j’ai l’impression de ressentir vraiment tout ce que je ressentais mais genre puissance 1000. Donc c’est vrai que ce n’est pas évident tout le temps parce que, forcément, quand on est là-bas, on a nos souffrances, nos difficultés par rapport à tout, le stress sur les épreuves, la faim, les relations avec les autres aventuriers. Ce n’est pas si évident à revivre et c’est vraiment prenant.

Quelles principales raisons et motivations vous avaient incitée à repartir à l’aventure, peu de temps après votre victoire ?

Je pense que l’on a toujours besoin de faire ses preuves. J’étais tellement fière de faire passer le message qu’avec la détermination, la volonté, les efforts, on peut gagner « Koh Lanta ». C’était tellement improbable pour moi, quand je repense à l’époque où je postulais avec acharnement. Tout ce que j’ai appris, tout ce que m’a apporté l’aventure, d’être plus courageuse, plus fonceuse, d’aller plus vers les autres, d’être moins timide, j’arrive beaucoup mieux à m’exprimer, à parler…enfin, des choses qui paraissent simples mais, pour moi, j’ai vraiment évolué grâce à cette aventure. Je me suis dit que j’allais pouvoir me resservir de tout ce que ça m’avait apporté pour refaire mes preuves, peut-être sur d’autres choses. Je voulais montrer que l’on peut se surpasser et réussir. J’ai cette image quand même d’outsider, même en ayant gagné « Les 4 terres », je savais que, dans « Les légendes », il fallait ressortir les rames pour montrer que je pouvais être à la hauteur sur les épreuves et sur tout. Je n’ai pas cette image de leader, de sportive de haut niveau, …donc, oui, ce sont encore des défis en fait, avec toujours cette volonté de montrer que l’on peut réussir des choses, malgré les préjugés que je subis au quotidien ou dans le jeu. Ce sont mes petits combats….

Forte de votre première expérience, comment vous étiez-vous préparée pour cette édition « All stars » ?

Quand on fait « Les 4 terres », on se découvre des forces, on se découvre aussi des faiblesses. Je me suis surprise à réussir des choses, paradoxalement il y en a eu d’autres où je me suis demandée pourquoi j’avais failli. Du coup, dans mon entrainement, j’ai essayé de penser à tout cela et, forcément, on revient plus fort.

On imagine aussi sans doute la fierté et la joie que ça a dû être de faire partie de ce casting anniversaire pour les 20 ans du jeu ?

C’est clair que j’étais super fière de faire partie du casting. Il y a des candidats, des aventuriers emblématiques, que je ne connaissais pas, qui impressionnent, qui enrichissent aussi dans l’aventure. Certains sont hyper forts en survie donc on apprend beaucoup. Sur les épreuves, ils sont épatants. Donc c’est clair que c’est une grande fierté, j’étais super heureuse de faire l’aventure avec ces candidats, pour « Les légendes ».

Au premier jour, quelle avait été votre réaction à la découverte des 19 visages des autres aventuriers ?

C’est vrai que ça met la pression quand on voit les aventuriers arriver un à un le premier jour, on se dit « ouh là, il y a un niveau, ça va être chaud ». Comme je vous le dis, je suis plutôt du côté des outsiders, même si je fais beaucoup d’efforts de préparation physique et que j’ai envie d’être performante sur les épreuves, ça met une grosse pression quand même. Je me suis dit qu’il fallait vraiment sortir les rames et se battre pour montrer que je pouvais être à leur niveau.

Globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette édition anniversaire ?

Déjà, j’étais super heureuse de partager à cette saison avec Alix et Loïc. Alix qui, pour moi, est une grande guerrière. Loïc, quand il me choisit en premier dans son équipe ou qu’il m’immunise, ça m’a beaucoup touchée, ça m’a rappelé « Les 4 terres », qui était une saison pour moi très forte en émotions. Aussi hyper fière de performer sur le paresseux par exemple, où j’ai eu le record féminin, d’aider mon équipe à gagner avec les sacs ou de gagner dans l’arène face à Coumba et Clémence qui sont hyper fortes. Je voulais montrer que je pouvais être là sur les épreuves physiques et pas seulement être Miss Puzzle. J’avais vraiment envie de cela donc, pour moi, ce sont mes plus beaux souvenirs.

Avec le recul, la jugez-vous plus compliquée encore que votre première saison ? En termes de dureté de la vie sur le camp ? En termes de gestion de la stratégie ?

Même en ayant le recul et l’expérience d’une première édition, déjà j’avais moins d’expérience que beaucoup qui en avaient trois ou quatre. Mais, surtout, il faut dire que cette saison était upgradée au niveau des épreuves, de la survie. On n’avait rien pour la survie, les épreuves étaient encore plus dures, la stratégie était très intense. Tout le monde avait fait plusieurs « Koh Lanta » ou au moins un, il y avait un niveau de dingue donc c’est clair que c’était le plus dur des « Koh Lanta ». D’autres filles ont dit que c’était même plus dur que tous les autres « All stars ». Même si j’en ai tiré de l’expérience la première fois, c’était vraiment vraiment très dur.

Au quotidien, sur le camp, quelles étaient vos activités et occupations favorites ?

J’allais dire chercher de la nourriture mais il n’y avait pas grand-chose. Sur le camp, en fait, on essaie de trouver de la nourriture ou un collier. Et puis j’aimais bien papoter avec les gens que j’appréciais parce que ça fait du bien au moral et ça permet de tenir le coup. Avec Loïc, dès fois, on s’isolait, on parlait de nourriture, voilà, quand il n’y en a pas, ça aide à se remonter le moral, ça réconforte, c’est le seul réconfort en fait. Parce que, quand on passe des heures et des heures à chercher, que l’on ne trouve rien, que l’on est épuisé, que l’on manque de s’évanouir, je ne vais pas dire que ce sont mes moments favoris. Donc je dirais parler de nourriture avec mes amis, Alix, Loïc, ….

Comment se sont d’ailleurs déroulés les quelques jours en solo sur l’ile des bannis ?

Au début, quand je suis arrivée sur l’ile des bannis, je me suis sentie soulagée du poids de la stratégie car il n’y en avait plus. Ca commençait à me peser depuis le conseil de Namadia. C’était vraiment tendu donc ça m’a libérée de tout ça, ça m’a apaisée. Mais, après, quand je me suis retrouvée toute seule, au début, je faisais la maline, je me disais « je suis toute seule, je fais ce que je veux », j’étais contente de me débrouiller par moi-même, j’aimais bien, ça permet de se tester aussi, de tester ses angoisses, car on doit dormir toute seule la nuit et gérer en autonomie le feu. J’ai passé trois jours et trois nuits vraiment toute seule. Finalement, j’étais plutôt fière de moi. Mais, par contre, au bout de 24 heures, le temps commence vraiment à être long, ça commence à être terrible. A un moment, ça démotive même à faire des choses. Au début, j’ai pêché et quand on est seule, à un moment, oui, ça devient un peu dur quand même.

Quid de la relation entre Coumba et Clémence sur cette ile ?…on peut dire que vous avez été le tampon entre les deux….

C’est vrai que c’était vraiment tendu entre les deux quand Clémence est arrivée. Du coup, les deux me parlaient, j’étais un peu leur intermédiaire. Après, je ne pouvais pas trop me mêler de leur conflit, c’était entre elles deux. Mais voilà, j’essayais de faire le lien, même si ce n’était pas évident. Du coup, ça mettait une pression en plus pour l’épreuve.

Cette victoire sur l’épreuve, pleine de brio, a sans doute été également l’un des moments marquants de votre aventure…

C’est clair que cette victoire face à Clémence et Coumba était, dans ma tête, improbable. C’est vrai qu’elles étaient tellement remontées au niveau gnaque que, quand j’ai vu l’épreuve, je me suis dit que ça allait être tellement tellement compliqué. Mais j’ai réussi à me conditionner correctement pendant l’épreuve. C’est vrai que la façon dont on appréhende les épreuves joue énormément. Certaines se font très rapidement et, si on n’est pas dedans directement, c’est là que l’on fait n’importe quoi. Là, je me suis vraiment focalisée en me disant que c’était facile, que je pouvais le faire. Je me suis vraiment mise dans ma bulle, c’est ce qui a fait que j’ai réussi. C’est clair que j’étais hyper fière. Je pense que l’on ne m’attendait pas sur cette épreuve…J’étais trop fière car les deux sont très très fortes.

Mais, sur l’épreuve d’après, vous avez définitivement quitté le jeu suite à votre défaite face à Christelle dans l’arène. Sur un puzzle en plus, un de vos points forts…

Il y a plusieurs choses, après je ne me trouve pas d’excuse. Je n’ai pas été assez réactive, je n’étais pas dedans je pense, j’ai trainaillé. Mais Christelle a été hyper rapide, on ne peut que la féliciter, franchement elle a été incroyable, elle l’a fait en deux secondes. Mais, du coup, d’avoir gagné face à Coumba et Clémence, de savoir que c’était un puzzle, d’être restée quand même trois jours et trois nuits toute seule sur l’ile, est-ce que ça ne m’a pas ramollie un peu dans ma gnaque ? Alors que Christelle était bien remontée de son élimination, ça doit aussi jouer. Mais, en tout cas, elle était hyper forte. Donc on ne peut pas se trouver de raison mais on ne peut que la féliciter pour sa rapidité. Après, c’est un peu drôle aussi de finir sur un puzzle, moi qui voulais justement casser cette image de Miss Puzzle et réussir des trucs physiques, je sors du coup sur le puzzle. Finalement, ça me fait presque rire on va dire, c’est le destinJ.

Peu de temps avant, vous étiez partie suite à une défaite sur une épreuve éliminatoire. Comment aviez-vous vécu ce départ qui n’était pas lié à des votes contre vous au conseil ?

C’est clair que, là, on ne peut s’en vouloir qu’à soi-même. J’ai fait n’importe quoi sur l’épreuve donc voilà…Après, au conseil, je savais que j’allais être visée comme pas possible donc ce n’est pas plus mal que je n’ai pas eu à subir ça. Mais je n’ai pas pu, du coup, me défendre. Je n’ai pas eu cette chance on va dire. Mais je pense aussi, sans me trouver d’excuse, que je n’étais pas dans mon assiette sur cette épreuve. Je sentais aussi que j’étais visée depuis le dernier conseil. Comme je le disais, la façon dont on appréhende l’épreuve joue énormément. Je pense que c’est le destin, j’ai fait n’importe quoi, j’assume avoir raté l’épreuve et, finalement, ça m’a évité d’aller au conseilJ. Les conseils, je n’aime pas trop ça, c’est terrible comme moment, c’est horrible. Mais bon, voilà, c’est le destin, c’est comme ça, on ne peut s’en prendre qu’à soi-même, ça c’est clair…

Merci, Alexandra, pour toutes vos réponses !

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L'art du crime : Dounia Coesens évoque la nouvelle saison de la série à succès de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Dounia,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les lundis 22 et 29 novembre prochains, on pourra vous voir dans la saison 5 de « L’art du crime » sur France 2. On imagine sans doute la joie et le plaisir que cela a dû être pour vous de retrouver toute l’équipe ?

Oui, oui, tout à fait ! J’adore tourner pour « L’art du crime », j’adore vraiment les comédiens, je les trouve autant talentueux que humainement agréables. C’est une série que je regardais déjà avant de l’intégrer, vraiment je trouve cela bien écrit, bien joué. Les réalisateurs sont, je trouve, très bien choisis. Ils sont très proches des comédiens, ça se sent à l’image, ils nous accompagnent vraiment, ils nous dirigent vraiment, c’est hyper agréable. Là, on avait Léa Fazer, une super réalisatrice qui, vraiment, nous emmène assez loin dans le jeu. Je trouve cela chouette donc c’est vrai que c’est un plaisir d’y aller à chaque fois.

La saison 4 avait rassemblé en moyenne 5 millions de téléspectateurs, pour 19,3% de PdA. Cela a sans doute dû vous procurer beaucoup de fierté et on vous imagine impatiente de découvrir les réactions et retours du public pour cette nouvelle saison inédite ?

Oui, oui, quelque soit le programme, c’est vrai que l’on attend avec plaisir les retours des téléspectateurs. Parce que c’est d’abord pour cela qu’on le fait, pour essayer de toucher les gens. J’ai hâte, à chaque fois, d’avoir les retours des gens, surtout que, en plus, ce personnage-là est beaucoup plus dur, beaucoup plus femme, beaucoup plus dans l’action que ce que je peux faire d’habitude. C’est vrai que, du coup, ça me fait plaisir que les gens me voient dans ce genre de rôle aussi.

D’ailleurs, quels principaux retours pouvez-vous avoir des téléspectateurs ? Qu’est-ce qu’ils apprécient particulièrement dans ce programme ?

Je pense que c’est déjà le duo Nicolas-Eléonore qui est, je trouve, topissime. Ils sont aussi drôles que touchants. Leur jeu d’acteurs est vraiment très bon. Le programme s’articule autour de l’art français, je pense que ça fait du bien aux gens, même moi je trouve cela agréable à regarder. Parce qu’on plonge dans la psychologie d’artistes, c’est intéressant, c’est vraiment chouette, c’est une belle idée et je pense que c’est pour cela que ça plait aux téléspectateurs. Aussi, les retours que l’on a sont que la réalisation est top. Il y a un mélange, à chaque fois je me marre à regarder les épisodes, notamment les derniers. Du coup, c’est un policier mais avec de la comédie, des histoires sentimentales, de l’art, il y a un mélange de tout.

 

 

Après, je ne suis pas le personnage le plus aimé par les fans de la série, ils ont très envie de voir Florence et Antoine ensemble. Je n’ai pas l’habitude d’avoir un personnage que l’on n’apprécie pas forcément. Quand je lis certains commentaires, je me dis que ça marche, que ça fonctionne, que l’effet désiré est atteint, avec ce triangle amoureux. Il fallait qu’il y ait un personnage qui arrive, qu’Antoine ait ainsi des projets de vie avec quelqu’un pour que Florence n’ose pas lui dire qu’elle l’aime. Ça fonctionne, je me dis que, certes, mon personnage n’est pas très aimé mais c’est signe que ça marche et ça, c’est chouette.

Vous y interprétez toujours le personnage de Juliette Mariton. Sans dévoiler de grand secret, dans quels contextes allons-nous la retrouver pour cette nouvelle saison où les deux épisodes seront respectivement consacrés à Camille Claudel et Eugène Delacroix ?

En gros, elle va participer à l’enquête, avec sa collègue. Il y aura, en fait, deux duos de flics sur la même enquête. Du coup, elle va travailler aussi avec son amoureux. Je ne peux pas en dire plus J

Quel regard portez-vous d’ailleurs sur elle, son parcours et son évolution ces dernières saisons ?

Ce que j’aime bien chez elle, ce que j’ai toujours aimé et ce qui, je trouve, monte crescendo jusqu’à cette saison, c’est que Juliette est arrivée femme assez dure, flic et, en fait, elle est assez ferme mais avec une grande sensibilité derrière. C’est une femme très volontaire, je l’adore, elle y va pendant les interrogatoires, même face à de grands bandits elle n’a pas peur mais dès qu’on la retrouve dans son milieu sentimental, elle devient fragile et douce. Du coup, j’aime bien cette complexité-là chez elle. Je lui écris un peu des failles aussi, j’imagine un peu son passé. Je la trouve assez complète, c’est une femme très forte qui a dû se protéger de plein de choses, je pense, en travaillant dans la police, dans un milieu d’hommes, qui a dû faire ses preuves mais qui cache de grande fêlures. Je trouve que ça monte progressivement et on le voit très bien dans l’épisode du 22.

 

 

Avez-vous eu ou peut-être avez-vous encore des sources particulières d’inspiration pour son interprétation ? Peut-être avez-vous dû aller chercher en vous des choses que vous ne connaissiez pas ?

Oui, tout à fait. Je suis allée chercher des choses en moi, pas trop non plusJ. Effectivement, je travaille beaucoup là-dessus en ce moment, pour ne pas aller vers l’évidence de ce que nous aurions ressenti à ce moment-là. On peut être très juste dans le jeu mais ça restera nous. En fait, là, vraiment, comme c’est quelqu’un qui est assez éloignée de moi, c’est marrant, j’ai dû parfois régler des choses chez moi pour pouvoir essayer d’aller toucher quelque chose qui va la toucher elle. Je sais que je réagis d’une certaine façon face à ces situations et j’ai dû aller chercher des réactions qui n’étaient pas instinctives chez moi. C’était hyper intéressant… en faisant grandir un personnage, parfois on grandit soi-même aussi, on comprend mieux les autres, ceux qui nous entourent. Donc, oui, je fais un peu ce travail-là avec Juliette.

En parallèle, quels sont vos autres projets du moment ? Vous venez de finir le tournage du deuxième épisode de « La doc et le véto », le téléfilm de France 3 avec Michel Cymes…

On a fini le tournage fin septembre et, normalement, si tout va bien, on fera deux autres épisodes au printemps 2022. Pour le coup, c’est un personnage très très différent de Juliette. Ça a été chouette, cette année, de faire ces deux personnages complètement opposés.

J’ai très très envie de retourner au théâtre en ce moment, après, il faut être libre pendant des mois…Si j’ai un peu de disponibilité à la rentrée 2022, j’essaierai d’y retourner.

Merci, Dounia, pour toutes vos réponses !

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Audrey Ferin évoque ses beaux projets artistiques actuels !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Audrey,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

Vous êtes actuellement en tournage d’un long-métrage qui sera présenté en Festival prochainement. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être d’avoir rejoint ce projet ?

Oui, tout à fait ! Tous les projets sont toujours très excitants, encore plus un long-métrage. J’aime beaucoup le rôle qui m’est attribué parce que c’est un rôle d’espionne, c’est une femme complexe et c’est le genre de rôle que j’aime beaucoup. Donc je suis très heureuseJ.

Justement, comment avez-vous préparé ce rôle très différent de la personne que vous êtes dans la vie de tous les jours ?

J’ai été formée principalement par l’Actor Studio, ce qui m’aide beaucoup pour pouvoir m’imprégner et jouer un rôle qui est très loin de moi. On peut appeler cela un rôle de composition. Je me suis aussi inspirée d’actrices, comme Charlize Theron ou Angelina Jolie. J’ai regardé des films avec des actrices que j’aime beaucoup sur ce type de rôles. C’est un vrai plaisir, en tout cas, de jouer un personnage très loin de soi.

Dans les derniers instants avant de tourner vos séquences, juste avant d’entendre « action », dans quel état d’esprit êtes-vous alors ?

C’est toujours une joie de rejoindre l’équipe de tournage, de jouer sa scène. Après, il y a toujours une petite pression quand même, on est là pour un travail et il faut accomplir sa tâche. Mais, oui, c’est très excitant d’être là où on se sent bien dans la vie, là où on est alignée. C’est toujours un grand plaisir.

Vos jours de tournage sur ce long-métrage ne sont pas consécutifs. Comment appréhendez-vous cela ?

C’est souvent comme cela dans ce métier, il faut alors se remettre dans le personnage. Je dirais que ça fait partie du job, de retravailler à chaque fois son texte, son personnage pour essayer d’être le plus juste possible. Mon personnage pourrait apparaître dans la suite du film pour un rôle plus conséquent.

 

 

On vous imagine impatiente de découvrir le rendu final à l’image ?

Oui, même si ce qui m’importe le plus c’est le travail en amont et sur le tournage. Je ne suis jamais trop pressée de me voir et de voir le résultat. Je suis contente mais ce qui m’intéresse, c’est vraiment le travail en soi, l’amont, la présence sur le plateau. Après, c’est toujours un plaisir de voir le final mais je ne suis pas encore là-dedans, je suis vraiment dans le travail à faire.

En parallèle, on pourra vous retrouver prochainement sur scène, à l’image. D’ailleurs, considérez-vous la scène et l’image comme deux métiers différents ? Ou comme un seul et même ensemble ?

Pour moi, c’est le même métier. Après, ce n’est pas le même travail… Les exigences sont pour certaines différentes. Bien sûr, il faut apprendre son texte, être à l’heure, il faut essayer de bien jouer. Par contre, sur scène, il n’y a pas de seconde prise, il faut être là, il faut être en forme, il faut donner la même chose aux gens tous les soirs. Ce travail est très exigeant mais très excitant, pour moi le théâtre reste l’origine de ce métier. Je suis très admirative des comédiens et pour moi, vraiment, le jeu commence par le théâtre. Bien que j’aime faire les deux, autant du cinéma que du théâtre, sur les planches j’ai l’impression de revenir à la petite fille et à ce qui a fait que j’ai été passionnée par ce métier.

En plus, au théâtre, les représentations sont principalement en soirée. Donc, en tant que comédienne, vous arrivez sur scène remplie de toutes vos émotions personnelles de la journée.

Totalement ! Quoi qu’il arrive, il faut jouer un personnage qui a ses propres énergies, il faut avoir sa positive attitude ou sa négative attitude mais qui n’est pas nous. Du coup, c’est sûr qu’il faut faire abstraction de tout. Avec la répétition des représentations tous les jours, il y a une véritable exigence, une véritable intransigeance, oui.

Où en êtes-vous dans la préparation de ce nouveau rôle sur scène ?

J’en suis à la phase d’apprentissage du texte. J’ai vraiment ma méthodologie, je prends scène par scène, je le fais tous les jours et, en fait, j’enregistre dans un dictaphone les répliques, ce qui marche super bien. Parfois, je fais exprès de laisser un blanc très court pour dire le texte très vite, ce qui montre que je l’ai vraiment bien assimilé.

Je peux déjà vous dire que ce sera une pièce comique, du théâtre de boulevard.

Après la période que l’on vient de connaitre, on vous imagine impatiente de pouvoir retrouver le public ?

Totalement ! C’est vraiment un plaisir de retravailler, de retrouver son public, j’avais hâte, je suis contente.

En complément, on le sait, vous êtes très active sur les réseaux sociaux, notamment Instagram.

On est à l’heure des réseaux sociaux, avec tous les débats que l’on peut avoir autour. Avec les pour et les contre. En tout cas, je prends beaucoup de plaisir à travailler sur Instagram, moi qui suis journaliste de métier, à diffuser de l’information et parler de mode, beauté et lifestyle. Je trouve que c’est sympa, c’est agréable, c’est un complément qui me permet d’aborder plein de sujets que j’aime, de rencontrer des gens intéressants. En tant que comédienne, je ne travaille pas forcément tous les jours, ce qui me laisse du temps pour cette autre activité, qui est un métier à part entière. On ne se rend pas forcément compte des coulisses mais c’est beaucoup de boulot, que je fais avec grand plaisir.

 

 

En amont, comment faites-vous le choix des sujets abordés et mis en avant ?

D’un côté, il y a ma vie de comédienne. Je raconte un peu ma vie de comédienne au quotidien. De l’autre, je parle d’une autre passion qui est les cosmétiques, la mode, les voyages… Il y a un vrai échange avec les gens qui me suivent, qui sont très sympas, très gentils, très bienveillants en règle générale.

Votre emploi du temps est donc particulièrement chargé en ce moment…

Oui, tout à fait ! J’aime cela, j’aime bien être active et avoir plein de projets dans la tête. C’est agréable mais ça demande une vraie organisation. J’ai tout plein de couleurs dans mon agendaJ. Dans mes autres actualités, j’ai aussi fait une rencontre extraordinaire avec Gérard Sallé, un des plus grands chefs cuisinier. On s’associe et on va faire une chaine Youtube. On est en partenariat avec une épicerie fine, dont je présenterai aussi des produits sur Instagram. C’est un beau trio. Moi qui adore la gastronomie, moi qui adore manger, c’est un véritable plaisir et un grand honneur. Mon rêve serait d’ailleurs d’avoir une grande cuisine, avec un ilot central. J’adore cuisiner, je peux rester des heures en cuisine, c’est thérapeutique pour moi. Je m’évade, je crée, je trouve qu’il y a quelque chose de profondément artistique dans la cuisine. C’est également un acte généreux, c’est agréable de faire quelque chose pour les autres et de les voir contents de manger ce que l’on a fait. J’adore cuisiner pour les autres, c’est un vrai plaisir.

Cela vous laisse-t-il le temps de réfléchir à d’autres projets ?

Ce sont des métiers où il faut tout le temps être dans l’après, j’y pense tout le temps. J’espère en tout cas que les gens aimeront cette nouvelle pièce de théâtre autant que je l’aime, j’espère aussi que mon compte Instagram continuera son chemin.

Merci, Audrey, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Théâtre Montmartre Galabru : Marina Gauthier évoque la programmation en cours et à venir !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Marina,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

Depuis quelques temps, vous êtes à la direction artistique du théâtre Montmartre Galabru. En quelques mots, comment décririez-vous ce rôle ? En quoi consiste-t-il au quotidien ?

Tout simplement, cela concerne la communication, la programmation et la partie marketing du théâtre. J’aspire à trouver une cohérence dans la qualité des spectacles. J’affectionne aussi l’accompagnement de nos artistes pendant la période d’exploitation, pour qu’ils puissent détenir les quelques atouts pour le développement de leur spectacle.

 

 

On peut penser que vos expériences personnelles au théâtre précédemment vous aident ?

Forcement ça aide. J’ai pu monter trois pièces de théâtre dont deux ici, j’ai été confronté à toutes les difficultés et toutes les étapes d’un projet. Je crois profondément au pouvoir de la transmission. Aujourd’hui j’apprécie donner quelques conseils et aider les jeunes compagnies pour qu’ils aillent au bout de leur projet.

Ce théâtre est chargé d’histoire, on sent et ressent toute l’âme du lieu dans les coursives et dans la salle…

Totalement ! Souvent, quand j’arrive étant souvent la première, je ressens une présence. Cela m’inspire et m’encourage de me dire que c’est Michel Galabru. Ce théâtre a vraiment une histoire, c’était anciennement le conservatoire Renée Maubel, là où les plus grands artistes venaient répéter, Brasseur, Fresnay etc… Michel Galabru a tenu à en faire un lieu fort de partage. C’est ce que la plupart de nos compagnies disent, ce théâtre a quelque chose et on s’y sent bien.

 

 

Une quinzaine de spectacles sont à l’affiche. Les genres sont-ils similaires ou, à l’inverse, très variés ?

Je n’ai pas de ligne de programmation précise. Je suis ouverte à tout type de thème, mon seul objectif à long terme est la qualité dans la diversité. J’aspire à proposer des spectacles qui pourront plaire à tous les goûts. Actuellement du classique, contemporain, comique, du drame, comédie dramatique, seul(e)s en scènes, créations originales et des stand-ups.

Quels sont justement les principaux spectacles actuellement à l’affiche ?

Pour commencer, nous avons le spectacle « Coming out », de Medhi Djaadi, qui cartonne. Il est complet déjà jusqu’à début décembre, on est très contents pour lui. C’est un superbe seul en scène.

 

 

Nous avons également  une divine pièce musicale « L’empereur des boulevards » qui se termine bientôt et « Monsieur Chasse » Feydeau revisité en comédie pétillante qui prolonge en 2022.  

 

 

Nous avons aussi « Il s’est arrêté de pleuvoir », une pièce contemporaine assez poétique qui parle de la conscience humaine. Sans oublier « Mademoiselle », un des premiers boulevards qui a été écrit dans les années 30. C’est fin, c’est léger et intelligent, mené par une troupe de vrais amateurs de théâtre qui jouent chez nous depuis plusieurs années déjà.

 

 

En complément, des showcases et représentations exceptionnelles sont à venir prochainement…

Prochainement en 2022, la sulfureuse troupe burlesque des « Olala girls » qui arrive avec « Cabaret Olala ! » dirigé par la grande Emilie Loison, elle même enseigne des cours de burlesque et d’effeuillage. On peut apercevoir aussi dans les showcases à venir Alain Turban, un très bon chanteur pianiste, on est ravis de le recevoir. A nouveau du Feydeau, avec « On purge bébé » menée par une troupe dynamique. Le retour de « l’Envie d’avant » les anciens élèves des cours Florent dans un doux drame sociale. Mais aussi avec les comédies phares de Fabrice Blind, avec chaque mois une nouvelle. Ce sera les Mardis en 2022.

 

 

En lien avec votre rôle, vous arrive-t-il d’échanger avec le public à la sortie des spectacles pour avoir leur ressenti ?

C’est parce que nous souhaitons avoir cet échange avec le public que nous avons créé une sorte de partenariat de confiance et de partage avec le restaurant « Le café qui parle », qui est juste à côté du théâtre. Le propriétaire adore l’art et les compagnies, il les accueille à la sortie du spectacle, pour qu’ils puissent y retrouver leur public et échanger dans la convivialité. C’est important pour moi aussi d’être présente la journée et en billetterie, le plus que possible pour établir un réel contact avec le public.

Dans cet agenda bien rempli, avez-vous quand même le temps de développer des projets purement artistiques ?

Je fais de la peinture à l’occasion et je continue d’écrire. Également de la direction et coaching d’acteurs pour leur projet personnel ou pour les préparer à des castings.

 

 

Justement, en complément des spectacles évoqués plus haut, on imagine que la programmation 2022 est déjà bien avancée ?

A partir de la rentrée 2022, nous aurons aussi « Le tartuffe », avec une mise en scène originale et moderne. On aura également « Pour l’amour », une comédie dramatique, « mélancomique »  et bien d’autres surprises…

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure ?

Ce que l’on peut me souhaiter personnellement, c’est de garder mon âme d’enfant, ma créativité et ma curiosité. Ce que l’on peut souhaiter au théâtre Galabru, tout simplement, un peu la même chose, que le public continue de venir nous voir, il a autant besoin de nous que nous avons besoin de lui. Il y a de l’humain et du partage dans l’art, je pense que le théâtre est essentiel pour tous. Donc ce que l’on souhaite, c’est d’avoir des sièges remplis et de la bonne humeur.

Merci, Marina, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

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France 2 - Le bruit des trousseaux : Saida Jawad évoque son personnage dans ce téléfilm inédit !

Publié le par Julian STOCKY

@ Raoul Gilibert

 

Bonjour Saida,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Ce lundi 8 novembre, nous pourrons vous retrouver, en prime, sur France 2, dans le téléfilm inédit « Le bruit des trousseaux ». Avant de s’intéresser au programme en lui-même, on imagine sans doute le plaisir et la joie que ça doit être, dans le contexte actuel, de pouvoir proposer au public un contenu inédit ? D’autant plus sur un tel sujet de société…

Oui, surtout je dirais que c’est important dans le contexte actuel. C’est avec grand plaisir que j’ai interprété ce rôle et c’était une grande fierté de retravailler avec Philippe Claudel, quelqu’un de fort intéressant, très cultivé, qui maitrise parfaitement ses sujets. C’est ma deuxième collaboration avec lui, j’avais déjà tourné dans un de ces longs-métrages « Tous les soleils ». Là, c’est sa première fiction télé, qu’il a faite avec beaucoup d’enthousiasme. Il est très attaché aux sujets sociétaux et je suis dans la même veine, j’écris aussi des films et c’est ce qui m’intéresse de développer. On fait vraiment partie d’une famille, si je puis dire. Donc, oui, très heureuse et contente de faire partie de ce film chorale, on est quand même pas mal de personnages, chacun amène sa petite pierre à l’édifice. Je suis très heureuse qu’il ait pu mettre une femme prof, c’est la seule. Ce n’est pas évident d’être une femme et d’aller enseigner en prison…

Très contente aussi qu’il y ait un débat qui suive, que France 2 en fasse une soirée spéciale. Ce n’est pas un documentaire, c’est complètement autre chose, on prend le point de vue de quelqu’un qui entre dans l’univers des détenus. Parce que ça a été son expérience à Philippe, il a vraiment donné bénévolement des cours de français en prison. Ce film est donc issu de son expérience, de son ressenti, de ce qu’il a vu. Il en a fait d’abord un livre puis une fiction.

Je l’ai vue évidemment, je l’ai trouvée très juste, on n’est pas dans l’exagération, c’est très sensible et humain. On pourrait croire que faire un film dans l’univers carcéral induit des personnages odieux mais pas du tout, ça reste très humain, très sensible, il y a même des moments d’émotion et de rire. Philippe a fait un subtil mélange de tous ces sentiments.

Surtout, je trouve que c’est un sujet dont on ne parle pas assez, trop peu en fiction ou en film. C’est un sujet quand même très sensible, il faut du courage car ce n’est pas forcément ce thème que le public veut voir d’emblée. Mais, en réalité, j’ai vu que la critique a été très positive. Ce n’est pas évident de traiter un sujet pareil sans tomber dans les travers et Philippe l’a soigneusement traité dans une forme de vérité et de sincérité. Ce qui fait que, oui, on suit le film, on suit ces personnages, on est touchés, on rit parfois et, pourtant, on est quand même en prison. Je trouve que c’est un coup de maitre quelque part. Je suis contente d’avoir participé à ce projet fort, sur un sujet très sensible.

 

@ Raoul Gilibert

 

Au moment de l’interprétation, avez-vous eu des sources particulières d’interprétation ? Peut-être aviez-vous lu le livre du même nom, écrit et publié en 2002 ?

En fait, je ne connais pas la prison, je n’y ai jamais été, je n’ai pas fait cette démarche, contrairement à d’autres personnages. Pour une bonne et simple raison, je ne voulais pas avoir une idée préconçue du personnage. Je voulais jouer sur l’instant, c’était donc un autre travail et une autre façon de travailler. On a tourné dans une vraie prison, je voulais ressentir les choses de l’intérieur et non pas les lire. Ensuite, me faire une idée et transformer ma lecture, en invitant le personnage à entrer dans ce que j’avais pu voir. Je voulais être à l’instant T chaque jour. Je voulais vivre l’expérience au sein de l’univers du tournage. J’ai donc lu le livre après. J’ai d’abord voulu ressentir puis seulement ensuite lire les mots. C’est un autre monde, c’est étrange de voir toutes ces cellules alignées, d’entendre tous ces bruits de trousseaux.

C’est pour cela que je l’ai faite ainsi, elle n’a pas froid aux yeux, elle ne se laisse pas faire, elle se défend. On a toutes des petites partitions et c’est ce qui fait le grand film. J’ai puisé sur mon tempérament, Philippe a écrit aussi un peu en ce sens. Je me suis laissée porter par l’ambiance, par l’isolement, par la direction d’acteurs, par les échanges avec les autres comédiens.

 

@ Raoul Gilibert

 

On vous imagine très curieuse de découvrir les réactions du public lundi soir ?

Oui, bien sûr ! J’ai été invitée au Festival de Colmar où a été présenté le film. J’ai eu la chance de le voir avec du public justement. Un petit débat a suivi à l’issue de la projection et, ensuite, on a encore échangé avec le public derrière.

Honnêtement, quand j’ai vu le film, j’ai été un peu sonnée, j’ai mis du temps à réaliser ce qu’est vraiment la prison. Ça m’a fait comme une claque, pourtant j’y avais joué. Il m’a fallu quelques instants pour répondre aux questions et j’ai remarqué que tous avaient ressenti ça, ils ont trouvé le film très très juste et ça les a bouleversés de prendre cette réalité en plein visage. Finalement, on a tous ressentis la même chose ! Il n’y a de caricature de rien, il y a une vraie réalité. C’est pour cela que l’échange a été très intéressant. C’est très riche et très étrange à la fois. Ce film remet les choses en place dans son cerveau, on ne voit plus les choses de la même façon et j’ai décidé que la vie était belle, pour nous qui sommes en liberté de l’autre côté de la barrière. Je suis donc très contente que ça existe, que l’on en parle, qu’il y ait un débat derrière. Ce film devrait presque passer dans les écoles pour prévenir.

Merci, Saida, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Julie, aventurière emblématique du programme de TF1, nous donne son avis sur la saison anniversaire actuellement à l'antenne !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Julie,

C’est toujours une joie de vous retrouver pour une nouvelle interview !

La saison anniversaire de « Koh Lanta » est actuellement à l’antenne chaque mardi soir sur TF1. On imagine que, à titre personnel, ce doit être un plaisir de suivre semaine après semaine cette saison pleine de rebondissements ?

Ah oui, tout à fait, je me régale vraiment à suivre l’aventure de mes « Kohpains ». J’avoue qu’il y a plein de rebondissements sur cette saison anniversaire. J’aurais beaucoup aimé être avec eux et, à l’inverse, parfois, je me dis que c’est mieux d’être à la maison, au chaud, en train de regarder tout ce qui leur arrive, je n’oublie pas que c’est une aventure très difficile également.

Ces derniers jours, les évènements ont été nombreux. On peut notamment penser au dernier épisode diffusé, fort en émotions, avec les lettres offertes à quatre des aventuriers. La lecture des mots des proches, après près d’un mois d’aventure, est un moment toujours rempli d’émotion pour les candidats ?

Oui, j’ai moi-même eu cette chance de lire la lettre des proches, c’est vrai que c’est fort en émotions, ça fait beaucoup de bien de lire nos proches qui nous encouragent, qui nous disent des mots gentils, des mots sincères, sans stratégie et remplis d’amour. C’est toujours une séquence d’émotion, avec des pleurs, c’est inévitable. Même Loïc qui a dit qu’il ne pleurait pas a fini par craquer et c’est normal parce que c’est un jeu rempli de stratégie, où tout le monde est gentil devant mais fait plein de complots par derrière. En recevant les lettres, on sait que c’est de l’amour sincère, ça fait plaisir. Voilà, c’est la séquence émotion à ne pas louper et qui aura toujours lieu dans « Koh Lanta ».

 

 

D’ailleurs, on imagine que, pour Claude et Laurent, le choix de la récompense, entre nourriture et lettres n’a pas dû être simple…

Ouh là là, c’est vrai que c’est compliqué de choisir et d’être responsable comme eux. Mais bon, là, ils ont eu un avantage stratégique donc, pour le coup, ça a été un peu plus facile pour eux, surtout qu’ils ont monté un petit stratagème entre eux pour pouvoir s’en sortir. Ils auraient sans doute aimé avoir également les lettres, ce qui est tout à fait normal. C’est un moment assez difficile et un peu cruel finalement parce que l’on aimerait tous avoir les lettres et, en même temps, gagner de la nourriture.

Juste avant, c’est la fameuse épreuve des bambous sur la tête qu’ont dû affronter les candidats. Cela vous a sans doute rappelé quelques souvenirs ?

Ah, complètement, ça me rappelle ma deuxième saison, lorsque j’étais au « Combat des héros » sur l’ile de l’exil où j’ai dû affronter, lors de mon premier duel, Chantal, la grande boxeuse. J’avais cette épreuve du bambou à mettre sur la tête et c’est incroyable, je l’avais remportée. Quand je les ai regardés faire cette épreuve, je me suis totalement projetée en arrière, lors de ma saison, effectivement.

On ne dirait pas quand on regarde à la télévision mais, finalement, ce n’est pas si évident que cela. Le bambou est très long, il a son poids et, surtout, il doit être maintenu tout droit, sur la tête, posé sur quelques centimètres. On n’a pas le droit de bouger, sinon il tombe et c’est fini. C’est dur de le maintenir du bout des doigts finalement, même si on a la paume de la main qui peut aider. Mais vu que les poignets sont courbés, c’est très compliqué. En fait, il faut prendre la bonne position dès le départ mais ce n’est pas évident, surtout que là, ils ont eu du vent. Je félicite les gagnants, c’était particulièrement difficile cette fois-ci.

Les duels dans l’arène sont un des autres moments marquants de cette saison anniversaire. Duels qui ont été les témoins de l’élimination d’Alexandra, une candidate que vous appréciez particulièrement…

J’avoue, j’adore Alexandra, j’ai eu d’ailleurs le plaisir de la croiser une fois sur Paris, elle était de suite venue me saluer, ce qui m’avait fait plaisir. J’affectionne particulièrement cette candidate car je la trouve sincère, honnête, vraie. Quelque part, dans certains traits de caractère, je me retrouve aussi. J’étais un petit peu triste qu’elle sorte. Mais je suis quand même contente pour Christelle, qui est restée.

 

 

Alexandra qui, après avoir battu Clémence et Coumba s’était retrouvée seule pendant trois jours, jusqu’à l’arrivée de Christelle et Teheiura. Selon vous, comment a-t-elle appréhendé cette solitude ?

Je me souviens, pour ma part, avoir vécu huit jours toute seule. C’est vrai que c’est très long, d’ailleurs Alexandra l’a dit. Pendant tout ce temps, j’avais essayé de trouver à manger, d’améliorer mon camp et mon abris. J’avais beaucoup beaucoup beaucoup de Bernard l’Hermite présents sur l’ile de l’exil, c’était rigolo, ils venaient me tenir compagnie, ils n’avaient aucune crainte de moi, ils venaient me voir, j’étais l’animation et la curiosité de l’ile. C’était rigolo, ils venaient vraiment m’observer. Ça m’avait tenu un peu compagnieJ, ça m’avait beaucoup amusé.

En tout cas, l’ile des bannis est une formidable opportunité de revanche pour tous les candidats éliminés…

C’est extraordinaire ! On ne l’avait jamais vu. En 2018, dans ma deuxième édition, je crois que c’était la première fois qu’ils créaient l’ile de l’exil. Mais ce n’était pas aussi loin dans l’aventure, là c’est la première fois où ça se poursuit au-delà de la réunification et c’est juste extraordinaire de penser que l’on peut retourner sur l’orientation. C’est juste incroyable. Pour le coup, j’aurais bien aimé être dans ce cas-là et dire, à l’orientation, « coucou, me voilà » sous les yeux surpris des autres candidats.

 

 

Précédemment, nous avons eu droit aux célèbres épreuves en binôme. Avec les affinités existantes, cela doit être un choix bien compliqué au moment de voter ?

Le choix est cornélien, il y en a toujours un des deux, forcément, avec lequel on a plus d’affinités. Donc c’est très compliqué. A la fois, il faut sauver sa peau et on n’a pas le choix que de choisir un binôme dans lequel il y a un copain ou une copine. Il ne faut pas oublier que, à la fin, il n’en reste plus qu’un. Il faut donc sauver sa peau. A ce stade de l’aventure, c’est compliqué de toute façon.

J’en ai de très bons souvenirs, j’avais fait un duo avec Freddy, on n’avait pas été éliminés. Freddy avait été tellement gentil, on avait fait ensemble une sorte de parcours du combattant à l’aveugle et, même si on avait été les derniers, il avait été adorable jusqu’au bout, un vrai gentleman. J’avais eu cette petite phrase d’encouragement de sa part « Julie, je sais que tu aimes aller jusqu’au bout donc, pour toi, on va aller jusqu’au bout. Même si on est dernier, on va y aller ». J’étais très contente de cela et on n’avait pas été éliminés certainement grâce à notre sympathie.

 

 

A ce stade du jeu, quels sont vos favoris et vos chouchous pour la suite ? Vous êtes très admirative notamment du parcours d’Ugo…

Ugo est vraiment mon favori pour une double raison. Premièrement, il est extraordinairement fort, il réussit tout ce qu’il fait, tout en restant humble et tranquille. C’est la force tranquille du coup. Il ne fait aucune stratégie malsaine, il s’entend bien avec tout le monde. Deuxièmement, comme il vient de Perpignan, forcément je ne peux que le choisirJ. Quelque part, il me fait penser un petit peu à moi, de suite il a été sur l’ile des bannis, il est aussi très gentil avec tout le monde, il ne dit jamais de mot méchant, il reste fidèle à lui-même, toujours souriant. Je l’aime beaucoup et j’ai hâte de le revoir sur Perpignan. Au dernier épisode, on entend Claude et Laurent qui discutent sur lui, je crains un petit peu pour lui, j’espère qu’il ne va pas sortir. En tout cas, je vais y croire jusqu’au bout.

J’aime bien Loïc aussi, c’est le même style de caractère, il est très gentil, il est fort également.

Vous faites partie, Julie, des aventurières emblématiques de « Koh Lanta », à tel point que de nombreuses personnes semblent tristes de ne pas vous voir participer aux 20 ans du programme…

Oui, c’est vrai, je reçois encore des messages et je lis encore des commentaires sur les réseaux sociaux, me disant qu’ils auraient vraiment aimé me revoir dans cette édition des 20 ans. Ça me fait vraiment plaisir, ça me réchauffe le cœur. C’est adorable mais le niveau sportif est vraiment très élevé, je n’aurais pas duré longtemps à mon avis.

J’avoue, je n’en reviens pas que, encore à ce jour, on parle de moi et que l’on me réclame dans « Koh Lanta ». Pourquoi pas une troisième édition…même si je ne sais pas, je ne pense pas malgré tout, il faut être très fort sportivement parlant pour refaire d’autres éditions… mais pourquoi pas, allez, je suis tellement encouragée que ça me donne envie de dire oui. On ne sait jamais.

 

 

Enfin, à titre plus personnel, les choses bougent beaucoup ces derniers temps et certains projets sont sur le chemin de la concrétisation…

Effectivement, je viens de trouver un travail de spa-praticienne au Club Med. En d’autres termes, je serai masseuse de bien-être dans le monde de la thalasso et du spa. C’est une nouvelle aventure qui commence pour moi, c’est un contrat d’un an où je vais partir dans des destinations inconnues, que je découvrirai au fur et à mesure. Quelque part, je reste une aventurière, je voyage, je fais un nouveau métier, je vais rencontrer plein de nouvelles personnes, je suis ravie de ce qui m’attend. En plus de cela, je vais également animer et participer aux spectacles de soirée, chanter, danser. Ça sera mon petit moment de « Danse avec les stars » le soir et j’en suis plus que ravie. Après, on verra là où la vie me mènera mais je ne perds pas espoir d’avoir un enfant et de rencontrer l’amour de ma vie.

Merci, Julie, pour toutes vos réponses !

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Influences : Thalya Raymond évoque son personnage dans la nouvelle série quotidienne de NRJ12!

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Thalya,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Depuis quelques semaines, on peut vous retrouver dans la nouvelle série de NRJ12 « Influences ». On imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être de faire partie de cette nouvelle aventure, dès son commencement ?

Absolument ! Je ne sais pas s’il y a beaucoup de nouveaux programmes qui sortent mais être dans les tous débuts, dans le commencement, dans les balbutiements d’un programme est un privilège. C’est une expérience dont je me souviendrai toute ma vie en tout cas. C’est assez fou, d’entendre parler d’une idée, et de la voir se concrétiser en images. Quand on passe dans un programme déjà établi, on a déjà une idée de ce que ça va donner. Là, c’est assez mystérieux, il y a un côté « création en équipe », on fait quelque chose de nouveau tous ensemble, c’est assez dingue, et c’est une chance d’expérimenter ça à cette échelle.

Avec vos mots, comment décririez-vous cette nouvelle série ?

Je dirais que l’idée de base est à fort potentiel. C’est une série qui se veut moderne, dans l’air du temps. Parler du monde de l’influence à la télévision est quelque chose qui n’a pas encore été fait en France, je crois. Donc je trouve que ça a une fraicheur, une certaine originalité. Tout cela lié au classicisme des histoires amoureuses et des intrigues policières.

Mais pour la décrire brièvement, Influences ça parle d’Alexandra Grand-Girard, directrice d’une agence d’influence, qui va tout mettre en œuvre pour faire grandir sa société mais qui doit se confronter à un grand nombre d’obstacles. La série est pleine de suspense et de fraîcheur.

Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ? Quel regard portez-vous d’ailleurs sur tout ce qu’il a déjà pu vivre depuis le début de la diffusion ?

Mon personnage, qui a le même prénom que moi d’ailleurs, est quelqu’un qui peut paraitre, je pense, très froid, peut-être un peu dur mais qui est surtout quelqu’un de très sérieux, et de travailleur. Il a de grosses ambitions et tient absolument à les mener à bout. Son travail, c’est toute sa vie. Mais, évidemment, je ne voulais pas qu’on la perçoive uniquement que comme cela, ça aurait été dommage, je voulais que l’on ait de l’empathie aussi pour elle. Ce qui est intéressant avec elle, c’est que l’on a ce côté couche de marbre, ce côté un peu glacial et, petit à petit, avec les intrigues, on va voir qu’elle a des fêlures assez importantes, beaucoup d’humanité et les qualités et défauts qui peuvent aller avec.

 

 

En ce moment par exemple, il y a l’arrivée de Dylan Amaro, photographe influenceur, et Thalya Dupré le signe à l’agence parce qu’elle craque pour lui. C’est une action qui m’a d’abord beaucoup étonnée en lisant le scénario, je me suis dit qu’elle était trop intelligente pour se laisser séduire si facilement. Et en fin de compte j’ai trouvé cela hyper intéressant en fait : elle se sent flattée, regardée et c’est tellement rare et plaisant qu’elle s’ouvre un peu et qu’elle relâche la pression. C’est cette évolution-là que je trouve intéressante dans le personnage, de passer du côté bosseur, froid au côté un peu plus humain. C’est ce qui m’intéresse dans le métier de comédienne : la complexité psychologique, et l’idée que nous avons tous des fragilités et qu’il y a de la beauté là-dedans. J’ai hâte de voir la progression, je découvre petit à petit, je ne sais pas ce qui va se passer de semaine en semaine. En tout cas, la découverte progressive de mon personnage me permet de varier les émotions et de prendre beaucoup de plaisir dans le jeu.

Avez-vous ou avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour l’interprétation de votre personnage ?

Je n’ai pas de source particulière d’inspiration, je ne m’inspire pas d’une actrice ou d’un autre personnage, je crée plutôt des ponts avec moi-même. J’ai quand même pas mal de points communs avec elle, même s’il y a également pas mal de différences mais je m’inspire de ce que j’aurais pu devenir si je n’avais pas été comédienne, et si je n’avais pas travaillé mon lâcher-prise. A l’école j’étais du genre première de la classe, à constamment vouloir être excellente, et je m’inspire de cet état d’esprit. J’ai un carnet où j’écris plein de choses sur mon personnage, j’imagine quel a pu être son passé, ou des détails de son intimité, de ses rêves.

Sur une quotidienne, le rythme de tournage est particulièrement soutenu. Comment l’avez-vous appréhendé ?

Je crois que je n’imaginais même pas que ça allait être aussi intense avant de commencer, moi qui avais été habituée à des rythmes plus lents en fiction. Disons qu’on a dû s’adapter rapidement. On s’est tous rencontrés en lecture trois jours avant le début du tournage, du coup on a juste dû se faire confiance sans se connaître. C’est vraiment ce qui a aidé je crois, l’implication et l’enthousiasme de chacun, l’envie sincère que ça se passe bien. Et surtout on a une équipe extrêmement bienveillante à la production comme à la technique, qui nous encourage, et qui nous met en confiance.

 

 

Même si j’étais une habituée des tournages auparavant, j’ai été surprise, par le rythme, par l’intensité, par le fait d’avoir des textes parfois très longs et surtout par l’enchainement des scènes. Il m’est arrivé de faire douze séquences d’affilée dans une journée. Je ne savais pas, au début, comment gérer, et en même temps je n’avais pas le choix. Donc j’ai été un peu déstabilisée mais je me suis dit que mon rôle était de donner mon maximum face à ce rythme, sans répétitions, et avec peu de temps pour changer d’état entre des séquences très différentes. Finalement, maintenant, je n’ai plus que la partie plaisir. Je donne le meilleur de moi-même et je m’amuse.

Ce rythme, certes très soutenu, est une très bonne école artistique avec, en plus, une palette de jeu très large…

C’est ça, il y a presque un côté apprentissage physique. Je sais que, avant, les journées de tournage pouvaient me fatiguer, si je faisais trois jours d’affilée par exemple. Là, je me suis prouvée à moi-même que je pouvais me donner à fond tout en tenant le rythme sur plusieurs mois. Il y a des semaines où je fais cinq jours d’affilée avec beaucoup beaucoup de séquences. C’est une bonne école surtout pour cela en fait, on apprend à se gérer. Mon corps est mon outil, je sais qu’il peut être à ma disposition quand j’en ai besoin, mais j’apprends aussi à me préserver, entre les prises j’apprends à souffler, à aller écouter de la musique ailleurs, à déconnecter ou à rire avec mes partenaires. C’est aussi mon premier rôle récurrent, c’est la première fois que je peux développer un personnage sur la durée et j’adore apprendre à faire ça.

Vous arrive-t-il de regarder la diffusion pour capitaliser sur les points de jeu à renforcer et ceux à corriger concernant votre personnage ?

Totalement ! C’est toujours étrange, quand on est comédien, de se voir à l’écran, il y a quelque chose d’assez insupportable mais je regarde quand même, déjà pour avoir une idée de comment rend la série et aussi pour analyser mon travail. Je vérifie que je nuance assez, que je suis assez impliquée, que mon personnage est réaliste. Ce qui fait peur, quand on a un rythme aussi intense, c’est de vivre les choses trop en bloc, que mon personnage ne soit pas assez humain, qu’il n’ait pas assez d’enjeu. Parce que mon métier est en partie de le rendre le plus concret possible. Donc, oui, je regarde pour me corriger, c’est important, et pour imaginer la suite de mon jeu sur les prochains épisodes aussi. Je m’assure qu’il y ait une progression cohérente du personnage, en tout cas ce que je fais me plait.

 

 

Quels premiers retours avez-vous déjà pu avoir depuis le début de la diffusion ?

Le retour que j’ai le plus, qui me fait très plaisir évidemment, est que mon personnage est apprécié, et que je gère bien mon rôle. C’est un soulagement. J’ai aussi la chance d’avoir un personnage de femme intelligente, indépendante et bosseuse. Ça fait plaisir d’avoir des retours de personnes qui trouvent mon personnage charismatique grâce à son intelligence, et non pas grâce à son apparence. C’est assez nouveau pour moi.

Dans votre emploi du temps très chargé, avez-vous l’occasion de développer d’autres projets ?

J’essaie de trouver de la disponibilité même si, honnêtement, je prends aussi du temps pour moi, pour respirer, pour prendre de la distance. J’ai quand même fait, en parallèle, de la publicité et un court-métrage. Ça me fait du bien de varier. J’espère, par la suite, pouvoir continuer à diversifier mes projets, en télé mais aussi au cinéma, un art qui me passionne.

Merci, Thalya, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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