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Le médias blog de Julian

Marion Aydalot : "Il n'y a pas assez de joueurs exceptionnels au Psg pour gagner la Ligue des Champions !"

26 Juillet 2015 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision

Marion Aydalot : "Il n'y a pas assez de joueurs exceptionnels au Psg pour gagner la Ligue des Champions !"

Bonjour Marion,

Merci d’avoir accepté ce nouvel entretien pour notre blog !

1/ Au sortir d’une saison footballistique riche en émotions pour le Psg, que retenez-vous de l’équipe de la capitale ? Le triplé historique dans l’hexagone ? Ou l’élimination en quart de finale de Ligue des Champions ?

Je suis généralement très optimiste, retenant surtout les aspects positifs. Mais il est vrai que l’équipe de la capitale n’a pas eu un tirage facile en Ligue des Champions. Typiquement, celui de la Juventus Turin était beaucoup plus simple.

Cette compétition est très longue et représente un vrai périple. Finaliste une saison, un club peut tout à fait être éliminé dès les huitièmes de finale l’année suivante. Remporter cette compétition est compliqué et je ne crois pas que Laurent Blanc soit l’entraineur pour y arriver. Aussi, je retiendrais surtout cela de la saison du Psg.

Pour autant, de magnifiques moments, notamment au Parc des Princes, restent dans les mémoires. Ils sont toujours très agréables à vivre dans ce stade magnifique.

2/ Globalement, leur saison est-elle réussie ? Peut-on dire que l’équipe a encore progressé?

Un progrès évident est à mentionner. Le seul petit bémol est à lier au géant suédois Zlatan, de part ses blessures, sa baisse de condition et ses coups de gueule. Il a les défauts et les qualités d’une grande star ! Il est une star, il se comporte en star, il vit en star et parle en star. L’équipe en a connu les avantages et les inconvénients tout au long de l’année.

La saison, dans sa globalité, est très réussie. Les résultats parlent d’eux-mêmes.

3/ Laurent Blanc a été confirmé pour un troisième exercice sur le banc parisien. Est-ce, selon vous, le bon choix ? Ou fallait-il le remplacer ?

Laurent Blanc est, selon moi, excessivement bon en championnat. Il l’avait déjà été avec Bordeaux, avec la capacité de faire jouer mieux que quiconque Marouane Chamakh et Yoann Gourcuff. Savoir bien faire jouer les techniciens ensemble est une réelle force.

Il est aussi capable de dominer ses joueurs par un palmarès exceptionnel de footballeur, ce qui est très important ! Ajoutons qu’il les domine aussi physiquement, notamment Zlatan Ibrahimovic d’un ou deux centimètres. A priori sans importance, ce détail est en fait loin d’être négligeable.

Inversement, j’ai toujours été, pour le moment, déçue par son recrutement. Exception faite de David Luiz la saison passée, les arrivées qu’il a suscitées restent, selon moi, ras de plancher.

4/ Le Paris Saint-Germain n’a, pour le moment, annoncé que très peu de recrues pour la saison à venir. Considérez-vous cela comme inquiétant ? Ou est-ce trop tôt ?

Cela est, somme toute, assez logique. L’arrivée imminente d’Angel Di Maria, en plus d’être une réussite, vient étoffer le mercato parisien et surtout l’effectif pour la saison prochaine. Il est parmi les vingt meilleurs joueurs du monde, capable de gagner la Ligue des Champions et d’aller en finale de la Coupe du Monde. Angel est, je crois, d’un niveau encore supérieur à la star suédoise du Psg.

Ajoutons qu’il reste encore de longues semaines avant la clôture des transferts. Mais je ne sais pas si Laurent Blanc est l’homme de la situation pour savoir bien choisir les joueurs. Contrairement à Leonardo et Carlo Ancelotti avant lui.

Plutôt que des recrues comme Benjamin Stambouli, qui possède des statistiques plus faibles que d’autres joueurs français au même poste, je préférerais l’arrivée de joueurs actuellement sur le banc de grandes équipes européennes.

5/ Quels seraient selon vous les apports idéaux ?

A l’image du recrutement de Maxwell il y a quelques années, les remplaçants de clubs comme le Real Madrid, Barcelone ou bien encore le Bayern Munich seraient de très bons profils à intégrer au club de la capitale.

Nombreux sont les noms présents actuellement sur le marché. Comme l’avait été le défenseur central brésilien Alex à Chelsea lorsque Leonardo l’avait convaincu de rejoindre Paris.

Stambouli n’est pas de ce profil. Ce qui m’inquiète un peu.

6/ Nous avons pu constater l’année passé la justesse, au moins en nombre, du banc parisien. Plusieurs joueurs semblent pourtant avoir obtenu leur bon de sortie, notamment Van Der Wiel, Digne ou bien encore Lavezzi. Cela signifie-t-il que le Psg devra recruter massivement pour étoffer son banc, quitte à être moins regardant sur la qualité ?

La qualité est plus importante que la quantité ! Des joueurs de qualité attirent d’autres joueurs du même standing. Si Paris venait à s’orienter davantage sur un recrutement de masse, cela retarderait d’autant la possibilité de gagner la plus belle des compétitions européennes.

D’où mon inquiétude car, exception faite d’Angel Di Maria, aucun des noms évoqués comme recrues potentielles du Psg ne semble être à la hauteur des ambitions du club. Même le lyonnais Lacazette qui, malgré une très belle saison écoulée, n’a pas encore l’expérience d’un très grand club ni même des phases finales de Ligue des Champions. Le recruter serait un gros risque.

Je préférerais, quitte à être plus sélective en nombre, privilégier la qualité à la quantité. La victoire potentielle en coupe d’Europe en serait certes retardée, mais moins qu’en cas d’un recrutement de nature inverse.

7/ Zlatan Ibrahimovic possède encore une année de contrat. Quelle stratégie les dirigeants doivent-ils aborder : le conserver ? le prolonger comme il l’aurait demandé ? profiter de la saison à venir pour préparer sa succession ?

Il est nécessaire de préparer sa succession. Je suis étonnée que cela n’ait pas déjà été fait. Il est un joueur difficile à mettre sur le banc, de part son caractère. Il est une attraction géniale pour notre championnat mais aussi pour la vente de maillots. Pour autant, même si je peux paraitre un peu pressée, j’aimerais voir de plus grands joueurs rejoindre la capitale. Comme par exemple le brésilien Neymar.

Au-delà de son cas personnel, le nombre de stars de l’effectif est insuffisant. D’un ordre de grandeur de treize à quatorze au Real de Madrid, ce chiffre est au moins divisé par deux au Psg. Il est important d’avoir des joueurs exceptionnels en nombre, ce qui n’est pas encore le cas à Paris. Actuellement, tout repose sur les épaules de Zlatan Ibrahimovic. Il serait nécessaire que cette charge soit partagée avec d’autres grands noms.

Il est donc primordial que le club de la capitale recrute des profils similaires, à d’autres postes.

8/ Pour conclure, quel serait un objectif réaliste et réalisable pour les parisiens la saison prochaine ?

Je pense que le Psg gagnera le championnat de France. Je ne vois pas d’autres équipes capables de rivaliser. Bien que certains adversaires possèdent des qualités intéressantes. Je suis par exemple très impatience de découvrir la nouvelle composition monégasque. De même, la future équipe olympienne me rend curieuse.

A l’inverse, je n’aimerais pas que la participation à la Ligue des Champions soit un échec. Il faudra au moins atteindre le même échelon que la saison passée. Il est important qu’une progression soit constatée. Pour autant, les recrutements ne sont pas assez exceptionnels actuellement pour y parvenir.

Ces objectifs correspondent-ils selon vous aux attentes des qataris ?

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ils semblent avoir le temps. Ils en donnent à Laurent Blanc et lui font confiance. Il est clairement le directeur sportif, comme l’a montré son choix de recrutement de Benjamin Stambouli. Il devra par contre montrer aux dirigeants que ses choix sont bons, sinon je crains pour son avenir en fin de saison.

Même si je ne considère pas le champion du monde français comme un bon recruteur. C’est un métier qui ne s’invente pas, de part toutes les qualités qu’il nécessite. Bernard Lacombe est, selon moi, le meilleur dans ce rôle en France. J’avoue ne pas bien comprendre les choix du technicien parisien.

J’espère que l’arrivée potentielle d’Alexandre Lacazette restera au statu de rumeur. Il a en effet un profil similaire à celui de Thierry Henry, fait pour le championnat anglais.

L’aspect psychologique est primordial à Paris. La pression y est excessivement forte, il est donc nécessaire de disposer de joueurs capables d’y résister. A l’image de David Luiz, qui est un vrai guerrier ne tremblant jamais, même lors de son retour en Ligue des Champions après une embêtante blessure.

Plus Paris possédera, dans son effectif, de joueurs ayant remporté la Ligue des Champions, plus le niveau de l’équipe sera élevé. Ce qui attirera davantage d’autres compétiteurs du même standing ! Ce nombre est actuellement insuffisant pour mener le Psg au plus haut.

Ce fut, une fois encore, une joie d’effectuer cette interview avec vous Marion !

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La comédienne Juliette Chêne nous présente sa pièce de théâtre !

13 Juillet 2015 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

La comédienne Juliette Chêne nous présente sa pièce de théâtre !

Bonjour Juliette,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche, au théâtre Les Feux de la rampe, de la pièce « C’est pas gagné ». Pour commencer, pourriez-vous nous en présenter le contenu ? Quelle est l’histoire racontée par la pièce ?

Antoine et Stéphanie ont vécu plusieurs années ensemble, mais cette dernière a décidé, il y a quelques mois, de mettre fin à leur histoire. Mais, pour deux raisons, ils sont contraints de se retrouver le temps d’un diner et ils doivent y faire semblant d’être encore en couple.

Arrive alors la petite sœur qui, en fait, n’est pas présente par hasard et l’on va s’apercevoir que les manipulateurs ne sont pas ceux que l’on croit.

2/ Vous y interprétez le personnage de Stéphanie, qui est séparée, nous l’avons dit, d’Antoine depuis environ six mois. Qui est-elle précisément ? Quelles sont ses caractéristiques ?

Elle est une femme assez moderne, au sens où elle a vraiment envie de s’épanouir dans sa vie professionnelle.

C’est aussi une jeune femme très proche de ses copines, qui apprécie tout autant les tête-à-tête avec son conjoint que passer une soirée avec ses amies. Elle est assez décomplexée, tout en étant une grande sensible qui a toujours rêvé du prince charmant.

Faire face à la réalité en tant que femme et, en même temps, continuer à croire en ses rêves est, je crois, la dualité qui caractérise le mieux Stéphanie dans la pièce.

3/ Quelles sont les principales clés artistiques pour séduire et attirer les spectateurs ?

C’est une comédie romantique plus qu’un Vaudeville avec les portes qui claquent et l’amant dans le placard. Il s’agit d’une tranche de vie d’un couple séparé mais qui doit faire croire que leur idylle dure encore.

Notre pièce n’a pas vocation à donner des leçons sur le couple et ses composants. Au contraire, nous souhaitons être fédérateurs, au travers d’une femme avec toutes ses faiblesses et ses contradictions, face à un « nounours » fan de football qui, en même temps, veut se faire respecter en tant qu’homme.

Les spectateurs rient énormément, beaucoup viennent en couple et se tapent du coude pendant la pièce. En même temps, l’émotion est présente et certains moments sont très touchants.

Dans le deuxième acte, les personnages débarrassent la table d’un diner auquel les spectateurs n’ont pas assisté. Comment, alors, faire le lien avec un instant de la soirée non représenté sur scène ?

J’incite, pour en savoir davantage, vos lecteurs à venir voir la pièce.

Les spectateurs assistent quand même au diner, dans le sens où ils l’entendent. Véronique Genest interprète alors la maman du personnage d’Antoine et Patrick Chêne, l’auteur et le metteur en scène, joue le patron.

4/ Cette pièce a été écrite et mise en scène par votre papa, Patrick Chêne. Vous y êtes accompagnée de votre compagnon. Ressentez-vous en conséquence un impact particulier de ses proches relations dans l’esprit du groupe ? Typiquement, cela a-t-il facilité la préparation des représentations ?

Notre complicité dans la vie nous apporte une certaine facilité sur scène. C’est un luxe, je pense, de pouvoir travailler avec des gens que l’on aime. Le travail en est aussi facilité, chacun étant plus disponible pour l’autre.

Ajoutons toutefois que le rapport de confiance est très grand. Notre proximité nous a également donné une énergie et une force positive pour trouver notamment des lieux de représentations. Il est certain que beaucoup de choses se mettent alors en route et en place nettement plus facilement.

5/ Que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure théâtrale ? De nouvelles dates parisiennes ?

Nous adorerions repartir en tournée. Nous avons précédemment joué sur Bordeaux, Metz et Nancy, nous sommes également allés en Normandie. Ce fut à chaque fois de chouettes moments. Nous serions ravis de reprendre la route.

J’espère sincèrement que la tournée se fera, mais son organisation nécessite un temps de préparation important.

Nous sommes en tout cas très contents du succès actuel de la pièce sur Paris. Etre sur scène en juillet, dans la capitale, est un vrai challenge qui nous plait. La salle est remplie, ce qui est très agréable.

6/ Revenons aux derniers instants avant de monter sur scène, lorsque le rideau est sur le point de s’ouvrir. Quels sont alors les sentiments qui prédominent : l’excitation et l’adrénaline de retrouver le public ? Ou, à l’inverse, l’angoisse et le stress d’avant représentation ?

Le ressenti est sans doute quelque chose de très personnel. Jean-Charles, Pauline et moi-même avons, pour notre part, un stress plutôt positif. Nous sommes à chaque fois très excités de jouer le soir.

Nous avons notre petit rituel, au travers de l’installation du décor, la relecture du texte ou bien encore la préparation dans la même loge. Lorsque des amis sont présents dans la salle, une fébrilité supplémentaire peut se faire ressentir mais chacun a ses propres astuces face à cela.

De façon générale, nous n’avons pas d’angoisse particulière, simplement un petit trac.

7/ Pour conclure, qu’avez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à venir vous voir sur scène, au théâtre Les feux de la rampe ?

Nous avons tous trois eu la chance de tourner dans des séries et des téléfilms populaires. Aussi, nous trouvons super la possibilité offerte, par le biais du théâtre, aux gens de nous découvrir dans d’autres personnages, avec une manière de jouer différente.

Les spectateurs sont très enthousiastes en sortant. Vous allez passer un bon moment, d’autant plus que la salle est magnifique. C’est une bonne sortie pour l’été. En plus, l’histoire se déroule sur une terrasse, vous aurez donc l’impression d’être dehors et de boire un verre avec nous.

Venez vous faire plaisir, en couple, seul ou avec des amis !

Ce fut un plaisir, Juliette, d’effectuer cet entretien avec vous.

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La comédienne et auteur Elodie Wallace vous dévoile ses projets !

12 Juillet 2015 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

La comédienne et auteur Elodie Wallace vous dévoile ses projets !

Bonjour Elodie,

Quel plaisir d’effectuer ce nouvel entretien avec vous !

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche, au théâtre « Les feux de la rampe » de la pièce « La sœur du grec ». Pour commencer, pourriez-vous nous en décrire l’histoire ? Quel en est le contenu ?

L’histoire se déroule dans la station de ski des Ménuires, le soir de la Saint-Sylvestre. Camilla et Lucas, en couple, respectivement actrice et auteur célèbres, y débarque pour fêter le réveillon.

Mais ils vont très vite se rendre compte d’un problème, à savoir la location simultanée de l’appartement en timeshare à un autre couple, beaucoup plus populaire et venant du Sud-ouest. S’en suit alors un réel choc des cultures.

Nous allons rapidement nous apercevoir que Lucas est un escroc, mentant sur plusieurs aspects de sa vie, notamment sur l’existence de sa maitresse. Cette dernière vient de découvrir qu’il est marié et décide alors de débarquer à l’improviste pour lui gâcher son jour de l’an. La situation ne fera que s’envenimer.

Sans oublier qu’un meilleur ami, psychanalyste, séparé depuis peu de sa conjointe, se joint au groupe. Aussi, c’est une comédie explosive à six personnages.

2/ Vous y interprétez Carmen, la maîtresse malheureuse d’un autre personnage. Qui est-elle exactement ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Elle est avocate, travaille dans le monde de l’édition et défends des auteurs. Elle a le contrôle sur sa vie, est plutôt rigide et très droite. On peut imaginer que son appartement est très bien rangé, au millimètre près.

Elle n’a pas l’habitude de se laisser aller dans les émotions. La seule fois où elle a craqué correspond à sa rencontre avec Lucas.

3/ Cette comédie délurée et déjantée va à cent à l’heure. Quelles en sont les principales clés artistiques pour faire rire le public ?

Le rythme y est pour beaucoup. Le spectateur n’a pas le temps de souffler qu’un nouveau rebondissement se produit. La pièce se base sur les quiproquos et sur l’arrivée de la maitresse. Même si l’ensemble est plus modernisé, en termes de jeu notamment, qu’un Vaudeville à l’ancienne.

La surprise et le rythme sont donc les arguments majeurs. Une fois les gens captés, nous ne les lâchons plus au travers des nombreux rebondissements proposés.

4/ Une alternance a été mise en place pour les comédiens de la pièce. Quelle valeur ajoutée cela a-t-il créée ? Quels attraits artistiques s’en dégagent ?

Nous avons la chance d’avoir deux équipes vraiment géniales. Certains rôles sont doublés, d’autres pas. Nous formons une troupe très sympathique et, humainement, nous sommes tous contents de nous retrouver le soir pour la représentation. Ce qui est très chouette et très agréable.

La surprise et la diversité que génère cette organisation sont géniales. Typiquement existent deux Camilla complètement différentes mais aussi pertinentes l’une que l’autre, au travers des interprétations de Christine Jarniat et Kim Schwarck.

L’adaptation que cela engendre pour les autres comédiens est appréciable car elle permet de renouveller le plaisir.

5/ En parallèle, vous participez toujours à la pièce « Le mariage nuit gravement à la santé ». Un petit mot peut-être sur ce succès qui ne désemplit pas ?

Nous venons d’entamer la sixième saison et je reste toujours agréablement surprise du succès que nous rencontrons. Pour être complètement honnête, cette année a été plus difficile car naissent de plus en plus de gros spectacles avec des têtes d’affiche.

Mais, pour autant, les spectateurs sont présents. Nous essayons chaque année de moderniser un peu plus la mise en scène et de faire évoluer le texte. Le renouvellement des équipes permet aussi d’apporter du sang neuf.

6/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes. Aussi, vous développez actuellement un projet de série pour le théâtre, une sorte de comédie en plusieurs épisodes qui reprendrait les mêmes codes que les séries américaines. Comment vous est venue l’envie et l’idée de le monter ?

L’idée première était celle d’une pièce se déroulant dans le milieu de l’édition, où un romancier à succès déciderait de tuer son personnage principal. Ce dernier viendrait alors montrer son mécontentement pour éviter que pareille décision ne soit prise.

Puis, après réflexion auprès de Rui Silva avec qui j’écris, nous est venue l’envie d’orienter l’intrigue sur un scénariste de télévision. Entrainant alors l’apparition du fantôme de son père, l’auteur des premiers épisodes.

Le format de la série est une bonne orientation pour traduire et retranscrire l’ensemble des rebondissements que pareil scénario peut générer.

7/ Où en êtes-vous actuellement dans l’avancée de ce projet ? Une concrétisation est-elle proche ?

Il n’est jamais simple d’avoir une bonne pièce de théâtre. C’est encore plus compliqué sur plusieurs épisodes. C’est pourquoi ce projet n’est pas évident à monter. Toutefois, nos dix années d’expérience dans l’écriture ainsi que ma formation sont autant de forces.

Nous avons terminé l’écriture de la première saison, qui a été proposée à plusieurs producteurs. Des réponses sont en attente et nous nous orientons actuellement sur trois dates exceptionnelles au Grand Point Virgule en octobre.

Afin d’améliorer un peu plus encore la version déjà existante, mais aussi de faire venir davantage de professionnels et de gens qui auraient l’envie de partir avec nous dans cette aventure un peu folle.

8/ Ce genre novateur au théâtre requiert quelques spécificités, notamment sur les formules à trouver pour le moyen de fidélisation des spectateurs. Vers quel axe pensez-vous vous tourner ?

Nous souhaitons créer un esprit de rendez-vous. A l’image du « Fieald », au théâtre Trévise, une troupe se réunissant depuis des années, chaque dimanche soir, avec une équipe d’animation pour gérer un fil conducteur autours de différents artistes interprétant des sketchs.

Aussi, au travers de représentations uniquement en fin de semaine, sans doute le samedi et le dimanche en matinée, nous aimerions générer un esprit de communauté, un instant de retrouvailles comme pouvaient l’être les épisodes de la série américaine « Friends » le dimanche à 19h.

Notre premier axe est donc de créer des personnages suffisamment attachants pour que les gens aient envie de venir les revoir. Nous souhaitons aussi utiliser internet et les réseaux sociaux, en s’inspirant des séries américaines, pour faire des teasers et des bandes-annonces. Proposer des abonnements et des tarifs préférentiels pour les spectateurs voulant voir l’ensemble de la saison est aussi une piste en réflexion.

9/ Comment faire pour qu’un spectateur n’ayant pas assisté à un épisode prenne du plaisir à assister au suivant ?

La formule telle que nous l’envisageons aujourd’hui serait, au travers des deux représentations hebdomadaires, de proposer systématiquement des épisodes différents, une fois la série installée.

Typiquement, après deux mois de lancement via le premier épisode, nous pourrions ensuite jouer en parallèle le deuxième opus tout en maintenant à l’affiche le premier. Chaque spectateur pourrait alors y trouver satisfaction.

10/ Quelles sont les prochaines étapes de ce beau projet ? Selon votre souhait, quand pourraient se dérouler les premières représentations ?

Nous ne souhaitons pas faire les choses de façon approximative. Nous sommes parfaitement conscients que nous ne pouvons communiquer autours de ce spectacle comme s’il s’agissait d’une pièce de théâtre normale.

A date, nous essayons de réunir des compétences pour créer le buzz autours de ce projet. Nous avons obtenu le renfort d’un technicien qui a créé l’ensemble des bandes sons, notamment pour les moments de suspens ou bien encore le générique.

Nous recherchons actuellement une personne pour nous accompagner en termes de marketing. Afin de déterminer le meilleur axe à prendre pour attirer un maximum de spectateurs.

11/ Pour conclure, en quelques mots, que dire aux lecteurs du blog pour les encourager à venir vous voir sur scène et aussi à assister à cette aventure théâtrale d’un genre nouveau?

Il s’agit là d’une vraie conviction personnelle, à l’image de mes explications lors du premier entretien, mais je crois que venir voir des artistes sur scène se donnant à fond est quelque chose de très fort.

Certes, il arrive parfois que les spectateurs soient déçus, que les comédiens ne soient pas au mieux ou bien encore que l’histoire ne soit pas crédible. Mais cela reste du spectacle vivant, les artistes y mettent leur cœur.

A titre personnel, à chacune de mes représentations du personnage de Carmen dans « La sœur du grec », que j’adore, je donne mon maximum.

Rien que pour cela, il vaut la peine, de temps en temps, de venir au théâtre.

Un grand merci Elodie pour cet agréable échange !

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