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Marion Aydalot : "Il n'y a pas assez de joueurs exceptionnels au Psg pour gagner la Ligue des Champions !"

Publié le par Julian STOCKY

Marion Aydalot : "Il n'y a pas assez de joueurs exceptionnels au Psg pour gagner la Ligue des Champions !"

Bonjour Marion,

Merci d’avoir accepté ce nouvel entretien pour notre blog !

1/ Au sortir d’une saison footballistique riche en émotions pour le Psg, que retenez-vous de l’équipe de la capitale ? Le triplé historique dans l’hexagone ? Ou l’élimination en quart de finale de Ligue des Champions ?

Je suis généralement très optimiste, retenant surtout les aspects positifs. Mais il est vrai que l’équipe de la capitale n’a pas eu un tirage facile en Ligue des Champions. Typiquement, celui de la Juventus Turin était beaucoup plus simple.

Cette compétition est très longue et représente un vrai périple. Finaliste une saison, un club peut tout à fait être éliminé dès les huitièmes de finale l’année suivante. Remporter cette compétition est compliqué et je ne crois pas que Laurent Blanc soit l’entraineur pour y arriver. Aussi, je retiendrais surtout cela de la saison du Psg.

Pour autant, de magnifiques moments, notamment au Parc des Princes, restent dans les mémoires. Ils sont toujours très agréables à vivre dans ce stade magnifique.

2/ Globalement, leur saison est-elle réussie ? Peut-on dire que l’équipe a encore progressé?

Un progrès évident est à mentionner. Le seul petit bémol est à lier au géant suédois Zlatan, de part ses blessures, sa baisse de condition et ses coups de gueule. Il a les défauts et les qualités d’une grande star ! Il est une star, il se comporte en star, il vit en star et parle en star. L’équipe en a connu les avantages et les inconvénients tout au long de l’année.

La saison, dans sa globalité, est très réussie. Les résultats parlent d’eux-mêmes.

3/ Laurent Blanc a été confirmé pour un troisième exercice sur le banc parisien. Est-ce, selon vous, le bon choix ? Ou fallait-il le remplacer ?

Laurent Blanc est, selon moi, excessivement bon en championnat. Il l’avait déjà été avec Bordeaux, avec la capacité de faire jouer mieux que quiconque Marouane Chamakh et Yoann Gourcuff. Savoir bien faire jouer les techniciens ensemble est une réelle force.

Il est aussi capable de dominer ses joueurs par un palmarès exceptionnel de footballeur, ce qui est très important ! Ajoutons qu’il les domine aussi physiquement, notamment Zlatan Ibrahimovic d’un ou deux centimètres. A priori sans importance, ce détail est en fait loin d’être négligeable.

Inversement, j’ai toujours été, pour le moment, déçue par son recrutement. Exception faite de David Luiz la saison passée, les arrivées qu’il a suscitées restent, selon moi, ras de plancher.

4/ Le Paris Saint-Germain n’a, pour le moment, annoncé que très peu de recrues pour la saison à venir. Considérez-vous cela comme inquiétant ? Ou est-ce trop tôt ?

Cela est, somme toute, assez logique. L’arrivée imminente d’Angel Di Maria, en plus d’être une réussite, vient étoffer le mercato parisien et surtout l’effectif pour la saison prochaine. Il est parmi les vingt meilleurs joueurs du monde, capable de gagner la Ligue des Champions et d’aller en finale de la Coupe du Monde. Angel est, je crois, d’un niveau encore supérieur à la star suédoise du Psg.

Ajoutons qu’il reste encore de longues semaines avant la clôture des transferts. Mais je ne sais pas si Laurent Blanc est l’homme de la situation pour savoir bien choisir les joueurs. Contrairement à Leonardo et Carlo Ancelotti avant lui.

Plutôt que des recrues comme Benjamin Stambouli, qui possède des statistiques plus faibles que d’autres joueurs français au même poste, je préférerais l’arrivée de joueurs actuellement sur le banc de grandes équipes européennes.

5/ Quels seraient selon vous les apports idéaux ?

A l’image du recrutement de Maxwell il y a quelques années, les remplaçants de clubs comme le Real Madrid, Barcelone ou bien encore le Bayern Munich seraient de très bons profils à intégrer au club de la capitale.

Nombreux sont les noms présents actuellement sur le marché. Comme l’avait été le défenseur central brésilien Alex à Chelsea lorsque Leonardo l’avait convaincu de rejoindre Paris.

Stambouli n’est pas de ce profil. Ce qui m’inquiète un peu.

6/ Nous avons pu constater l’année passé la justesse, au moins en nombre, du banc parisien. Plusieurs joueurs semblent pourtant avoir obtenu leur bon de sortie, notamment Van Der Wiel, Digne ou bien encore Lavezzi. Cela signifie-t-il que le Psg devra recruter massivement pour étoffer son banc, quitte à être moins regardant sur la qualité ?

La qualité est plus importante que la quantité ! Des joueurs de qualité attirent d’autres joueurs du même standing. Si Paris venait à s’orienter davantage sur un recrutement de masse, cela retarderait d’autant la possibilité de gagner la plus belle des compétitions européennes.

D’où mon inquiétude car, exception faite d’Angel Di Maria, aucun des noms évoqués comme recrues potentielles du Psg ne semble être à la hauteur des ambitions du club. Même le lyonnais Lacazette qui, malgré une très belle saison écoulée, n’a pas encore l’expérience d’un très grand club ni même des phases finales de Ligue des Champions. Le recruter serait un gros risque.

Je préférerais, quitte à être plus sélective en nombre, privilégier la qualité à la quantité. La victoire potentielle en coupe d’Europe en serait certes retardée, mais moins qu’en cas d’un recrutement de nature inverse.

7/ Zlatan Ibrahimovic possède encore une année de contrat. Quelle stratégie les dirigeants doivent-ils aborder : le conserver ? le prolonger comme il l’aurait demandé ? profiter de la saison à venir pour préparer sa succession ?

Il est nécessaire de préparer sa succession. Je suis étonnée que cela n’ait pas déjà été fait. Il est un joueur difficile à mettre sur le banc, de part son caractère. Il est une attraction géniale pour notre championnat mais aussi pour la vente de maillots. Pour autant, même si je peux paraitre un peu pressée, j’aimerais voir de plus grands joueurs rejoindre la capitale. Comme par exemple le brésilien Neymar.

Au-delà de son cas personnel, le nombre de stars de l’effectif est insuffisant. D’un ordre de grandeur de treize à quatorze au Real de Madrid, ce chiffre est au moins divisé par deux au Psg. Il est important d’avoir des joueurs exceptionnels en nombre, ce qui n’est pas encore le cas à Paris. Actuellement, tout repose sur les épaules de Zlatan Ibrahimovic. Il serait nécessaire que cette charge soit partagée avec d’autres grands noms.

Il est donc primordial que le club de la capitale recrute des profils similaires, à d’autres postes.

8/ Pour conclure, quel serait un objectif réaliste et réalisable pour les parisiens la saison prochaine ?

Je pense que le Psg gagnera le championnat de France. Je ne vois pas d’autres équipes capables de rivaliser. Bien que certains adversaires possèdent des qualités intéressantes. Je suis par exemple très impatience de découvrir la nouvelle composition monégasque. De même, la future équipe olympienne me rend curieuse.

A l’inverse, je n’aimerais pas que la participation à la Ligue des Champions soit un échec. Il faudra au moins atteindre le même échelon que la saison passée. Il est important qu’une progression soit constatée. Pour autant, les recrutements ne sont pas assez exceptionnels actuellement pour y parvenir.

Ces objectifs correspondent-ils selon vous aux attentes des qataris ?

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ils semblent avoir le temps. Ils en donnent à Laurent Blanc et lui font confiance. Il est clairement le directeur sportif, comme l’a montré son choix de recrutement de Benjamin Stambouli. Il devra par contre montrer aux dirigeants que ses choix sont bons, sinon je crains pour son avenir en fin de saison.

Même si je ne considère pas le champion du monde français comme un bon recruteur. C’est un métier qui ne s’invente pas, de part toutes les qualités qu’il nécessite. Bernard Lacombe est, selon moi, le meilleur dans ce rôle en France. J’avoue ne pas bien comprendre les choix du technicien parisien.

J’espère que l’arrivée potentielle d’Alexandre Lacazette restera au statu de rumeur. Il a en effet un profil similaire à celui de Thierry Henry, fait pour le championnat anglais.

L’aspect psychologique est primordial à Paris. La pression y est excessivement forte, il est donc nécessaire de disposer de joueurs capables d’y résister. A l’image de David Luiz, qui est un vrai guerrier ne tremblant jamais, même lors de son retour en Ligue des Champions après une embêtante blessure.

Plus Paris possédera, dans son effectif, de joueurs ayant remporté la Ligue des Champions, plus le niveau de l’équipe sera élevé. Ce qui attirera davantage d’autres compétiteurs du même standing ! Ce nombre est actuellement insuffisant pour mener le Psg au plus haut.

Ce fut, une fois encore, une joie d’effectuer cette interview avec vous Marion !

Publié dans Télévision

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La comédienne Juliette Chêne nous présente sa pièce de théâtre !

Publié le par Julian STOCKY

La comédienne Juliette Chêne nous présente sa pièce de théâtre !

Bonjour Juliette,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche, au théâtre Les Feux de la rampe, de la pièce « C’est pas gagné ». Pour commencer, pourriez-vous nous en présenter le contenu ? Quelle est l’histoire racontée par la pièce ?

Antoine et Stéphanie ont vécu plusieurs années ensemble, mais cette dernière a décidé, il y a quelques mois, de mettre fin à leur histoire. Mais, pour deux raisons, ils sont contraints de se retrouver le temps d’un diner et ils doivent y faire semblant d’être encore en couple.

Arrive alors la petite sœur qui, en fait, n’est pas présente par hasard et l’on va s’apercevoir que les manipulateurs ne sont pas ceux que l’on croit.

2/ Vous y interprétez le personnage de Stéphanie, qui est séparée, nous l’avons dit, d’Antoine depuis environ six mois. Qui est-elle précisément ? Quelles sont ses caractéristiques ?

Elle est une femme assez moderne, au sens où elle a vraiment envie de s’épanouir dans sa vie professionnelle.

C’est aussi une jeune femme très proche de ses copines, qui apprécie tout autant les tête-à-tête avec son conjoint que passer une soirée avec ses amies. Elle est assez décomplexée, tout en étant une grande sensible qui a toujours rêvé du prince charmant.

Faire face à la réalité en tant que femme et, en même temps, continuer à croire en ses rêves est, je crois, la dualité qui caractérise le mieux Stéphanie dans la pièce.

3/ Quelles sont les principales clés artistiques pour séduire et attirer les spectateurs ?

C’est une comédie romantique plus qu’un Vaudeville avec les portes qui claquent et l’amant dans le placard. Il s’agit d’une tranche de vie d’un couple séparé mais qui doit faire croire que leur idylle dure encore.

Notre pièce n’a pas vocation à donner des leçons sur le couple et ses composants. Au contraire, nous souhaitons être fédérateurs, au travers d’une femme avec toutes ses faiblesses et ses contradictions, face à un « nounours » fan de football qui, en même temps, veut se faire respecter en tant qu’homme.

Les spectateurs rient énormément, beaucoup viennent en couple et se tapent du coude pendant la pièce. En même temps, l’émotion est présente et certains moments sont très touchants.

Dans le deuxième acte, les personnages débarrassent la table d’un diner auquel les spectateurs n’ont pas assisté. Comment, alors, faire le lien avec un instant de la soirée non représenté sur scène ?

J’incite, pour en savoir davantage, vos lecteurs à venir voir la pièce.

Les spectateurs assistent quand même au diner, dans le sens où ils l’entendent. Véronique Genest interprète alors la maman du personnage d’Antoine et Patrick Chêne, l’auteur et le metteur en scène, joue le patron.

4/ Cette pièce a été écrite et mise en scène par votre papa, Patrick Chêne. Vous y êtes accompagnée de votre compagnon. Ressentez-vous en conséquence un impact particulier de ses proches relations dans l’esprit du groupe ? Typiquement, cela a-t-il facilité la préparation des représentations ?

Notre complicité dans la vie nous apporte une certaine facilité sur scène. C’est un luxe, je pense, de pouvoir travailler avec des gens que l’on aime. Le travail en est aussi facilité, chacun étant plus disponible pour l’autre.

Ajoutons toutefois que le rapport de confiance est très grand. Notre proximité nous a également donné une énergie et une force positive pour trouver notamment des lieux de représentations. Il est certain que beaucoup de choses se mettent alors en route et en place nettement plus facilement.

5/ Que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure théâtrale ? De nouvelles dates parisiennes ?

Nous adorerions repartir en tournée. Nous avons précédemment joué sur Bordeaux, Metz et Nancy, nous sommes également allés en Normandie. Ce fut à chaque fois de chouettes moments. Nous serions ravis de reprendre la route.

J’espère sincèrement que la tournée se fera, mais son organisation nécessite un temps de préparation important.

Nous sommes en tout cas très contents du succès actuel de la pièce sur Paris. Etre sur scène en juillet, dans la capitale, est un vrai challenge qui nous plait. La salle est remplie, ce qui est très agréable.

6/ Revenons aux derniers instants avant de monter sur scène, lorsque le rideau est sur le point de s’ouvrir. Quels sont alors les sentiments qui prédominent : l’excitation et l’adrénaline de retrouver le public ? Ou, à l’inverse, l’angoisse et le stress d’avant représentation ?

Le ressenti est sans doute quelque chose de très personnel. Jean-Charles, Pauline et moi-même avons, pour notre part, un stress plutôt positif. Nous sommes à chaque fois très excités de jouer le soir.

Nous avons notre petit rituel, au travers de l’installation du décor, la relecture du texte ou bien encore la préparation dans la même loge. Lorsque des amis sont présents dans la salle, une fébrilité supplémentaire peut se faire ressentir mais chacun a ses propres astuces face à cela.

De façon générale, nous n’avons pas d’angoisse particulière, simplement un petit trac.

7/ Pour conclure, qu’avez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à venir vous voir sur scène, au théâtre Les feux de la rampe ?

Nous avons tous trois eu la chance de tourner dans des séries et des téléfilms populaires. Aussi, nous trouvons super la possibilité offerte, par le biais du théâtre, aux gens de nous découvrir dans d’autres personnages, avec une manière de jouer différente.

Les spectateurs sont très enthousiastes en sortant. Vous allez passer un bon moment, d’autant plus que la salle est magnifique. C’est une bonne sortie pour l’été. En plus, l’histoire se déroule sur une terrasse, vous aurez donc l’impression d’être dehors et de boire un verre avec nous.

Venez vous faire plaisir, en couple, seul ou avec des amis !

Ce fut un plaisir, Juliette, d’effectuer cet entretien avec vous.

Publié dans Théâtre

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La comédienne et auteur Elodie Wallace vous dévoile ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

La comédienne et auteur Elodie Wallace vous dévoile ses projets !

Bonjour Elodie,

Quel plaisir d’effectuer ce nouvel entretien avec vous !

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche, au théâtre « Les feux de la rampe » de la pièce « La sœur du grec ». Pour commencer, pourriez-vous nous en décrire l’histoire ? Quel en est le contenu ?

L’histoire se déroule dans la station de ski des Ménuires, le soir de la Saint-Sylvestre. Camilla et Lucas, en couple, respectivement actrice et auteur célèbres, y débarque pour fêter le réveillon.

Mais ils vont très vite se rendre compte d’un problème, à savoir la location simultanée de l’appartement en timeshare à un autre couple, beaucoup plus populaire et venant du Sud-ouest. S’en suit alors un réel choc des cultures.

Nous allons rapidement nous apercevoir que Lucas est un escroc, mentant sur plusieurs aspects de sa vie, notamment sur l’existence de sa maitresse. Cette dernière vient de découvrir qu’il est marié et décide alors de débarquer à l’improviste pour lui gâcher son jour de l’an. La situation ne fera que s’envenimer.

Sans oublier qu’un meilleur ami, psychanalyste, séparé depuis peu de sa conjointe, se joint au groupe. Aussi, c’est une comédie explosive à six personnages.

2/ Vous y interprétez Carmen, la maîtresse malheureuse d’un autre personnage. Qui est-elle exactement ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Elle est avocate, travaille dans le monde de l’édition et défends des auteurs. Elle a le contrôle sur sa vie, est plutôt rigide et très droite. On peut imaginer que son appartement est très bien rangé, au millimètre près.

Elle n’a pas l’habitude de se laisser aller dans les émotions. La seule fois où elle a craqué correspond à sa rencontre avec Lucas.

3/ Cette comédie délurée et déjantée va à cent à l’heure. Quelles en sont les principales clés artistiques pour faire rire le public ?

Le rythme y est pour beaucoup. Le spectateur n’a pas le temps de souffler qu’un nouveau rebondissement se produit. La pièce se base sur les quiproquos et sur l’arrivée de la maitresse. Même si l’ensemble est plus modernisé, en termes de jeu notamment, qu’un Vaudeville à l’ancienne.

La surprise et le rythme sont donc les arguments majeurs. Une fois les gens captés, nous ne les lâchons plus au travers des nombreux rebondissements proposés.

4/ Une alternance a été mise en place pour les comédiens de la pièce. Quelle valeur ajoutée cela a-t-il créée ? Quels attraits artistiques s’en dégagent ?

Nous avons la chance d’avoir deux équipes vraiment géniales. Certains rôles sont doublés, d’autres pas. Nous formons une troupe très sympathique et, humainement, nous sommes tous contents de nous retrouver le soir pour la représentation. Ce qui est très chouette et très agréable.

La surprise et la diversité que génère cette organisation sont géniales. Typiquement existent deux Camilla complètement différentes mais aussi pertinentes l’une que l’autre, au travers des interprétations de Christine Jarniat et Kim Schwarck.

L’adaptation que cela engendre pour les autres comédiens est appréciable car elle permet de renouveller le plaisir.

5/ En parallèle, vous participez toujours à la pièce « Le mariage nuit gravement à la santé ». Un petit mot peut-être sur ce succès qui ne désemplit pas ?

Nous venons d’entamer la sixième saison et je reste toujours agréablement surprise du succès que nous rencontrons. Pour être complètement honnête, cette année a été plus difficile car naissent de plus en plus de gros spectacles avec des têtes d’affiche.

Mais, pour autant, les spectateurs sont présents. Nous essayons chaque année de moderniser un peu plus la mise en scène et de faire évoluer le texte. Le renouvellement des équipes permet aussi d’apporter du sang neuf.

6/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes. Aussi, vous développez actuellement un projet de série pour le théâtre, une sorte de comédie en plusieurs épisodes qui reprendrait les mêmes codes que les séries américaines. Comment vous est venue l’envie et l’idée de le monter ?

L’idée première était celle d’une pièce se déroulant dans le milieu de l’édition, où un romancier à succès déciderait de tuer son personnage principal. Ce dernier viendrait alors montrer son mécontentement pour éviter que pareille décision ne soit prise.

Puis, après réflexion auprès de Rui Silva avec qui j’écris, nous est venue l’envie d’orienter l’intrigue sur un scénariste de télévision. Entrainant alors l’apparition du fantôme de son père, l’auteur des premiers épisodes.

Le format de la série est une bonne orientation pour traduire et retranscrire l’ensemble des rebondissements que pareil scénario peut générer.

7/ Où en êtes-vous actuellement dans l’avancée de ce projet ? Une concrétisation est-elle proche ?

Il n’est jamais simple d’avoir une bonne pièce de théâtre. C’est encore plus compliqué sur plusieurs épisodes. C’est pourquoi ce projet n’est pas évident à monter. Toutefois, nos dix années d’expérience dans l’écriture ainsi que ma formation sont autant de forces.

Nous avons terminé l’écriture de la première saison, qui a été proposée à plusieurs producteurs. Des réponses sont en attente et nous nous orientons actuellement sur trois dates exceptionnelles au Grand Point Virgule en octobre.

Afin d’améliorer un peu plus encore la version déjà existante, mais aussi de faire venir davantage de professionnels et de gens qui auraient l’envie de partir avec nous dans cette aventure un peu folle.

8/ Ce genre novateur au théâtre requiert quelques spécificités, notamment sur les formules à trouver pour le moyen de fidélisation des spectateurs. Vers quel axe pensez-vous vous tourner ?

Nous souhaitons créer un esprit de rendez-vous. A l’image du « Fieald », au théâtre Trévise, une troupe se réunissant depuis des années, chaque dimanche soir, avec une équipe d’animation pour gérer un fil conducteur autours de différents artistes interprétant des sketchs.

Aussi, au travers de représentations uniquement en fin de semaine, sans doute le samedi et le dimanche en matinée, nous aimerions générer un esprit de communauté, un instant de retrouvailles comme pouvaient l’être les épisodes de la série américaine « Friends » le dimanche à 19h.

Notre premier axe est donc de créer des personnages suffisamment attachants pour que les gens aient envie de venir les revoir. Nous souhaitons aussi utiliser internet et les réseaux sociaux, en s’inspirant des séries américaines, pour faire des teasers et des bandes-annonces. Proposer des abonnements et des tarifs préférentiels pour les spectateurs voulant voir l’ensemble de la saison est aussi une piste en réflexion.

9/ Comment faire pour qu’un spectateur n’ayant pas assisté à un épisode prenne du plaisir à assister au suivant ?

La formule telle que nous l’envisageons aujourd’hui serait, au travers des deux représentations hebdomadaires, de proposer systématiquement des épisodes différents, une fois la série installée.

Typiquement, après deux mois de lancement via le premier épisode, nous pourrions ensuite jouer en parallèle le deuxième opus tout en maintenant à l’affiche le premier. Chaque spectateur pourrait alors y trouver satisfaction.

10/ Quelles sont les prochaines étapes de ce beau projet ? Selon votre souhait, quand pourraient se dérouler les premières représentations ?

Nous ne souhaitons pas faire les choses de façon approximative. Nous sommes parfaitement conscients que nous ne pouvons communiquer autours de ce spectacle comme s’il s’agissait d’une pièce de théâtre normale.

A date, nous essayons de réunir des compétences pour créer le buzz autours de ce projet. Nous avons obtenu le renfort d’un technicien qui a créé l’ensemble des bandes sons, notamment pour les moments de suspens ou bien encore le générique.

Nous recherchons actuellement une personne pour nous accompagner en termes de marketing. Afin de déterminer le meilleur axe à prendre pour attirer un maximum de spectateurs.

11/ Pour conclure, en quelques mots, que dire aux lecteurs du blog pour les encourager à venir vous voir sur scène et aussi à assister à cette aventure théâtrale d’un genre nouveau?

Il s’agit là d’une vraie conviction personnelle, à l’image de mes explications lors du premier entretien, mais je crois que venir voir des artistes sur scène se donnant à fond est quelque chose de très fort.

Certes, il arrive parfois que les spectateurs soient déçus, que les comédiens ne soient pas au mieux ou bien encore que l’histoire ne soit pas crédible. Mais cela reste du spectacle vivant, les artistes y mettent leur cœur.

A titre personnel, à chacune de mes représentations du personnage de Carmen dans « La sœur du grec », que j’adore, je donne mon maximum.

Rien que pour cela, il vaut la peine, de temps en temps, de venir au théâtre.

Un grand merci Elodie pour cet agréable échange !

Publié dans Théâtre

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Agata Siwakowska nous dévoile son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Agata Siwakowska nous dévoile son actualité et ses projets !

Bonjour Agata,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Comme en témoigne votre parcours, vous possédez plusieurs cordes à votre arc artistique. Vous êtes rédactrice, journaliste, animatrice mais encore comédienne. Comment vous présenteriez-vous et vous définiriez-vous ?

Il est vrai que j’ai un parcours assez atypique. J’ai intégré l’Académie Audiovisuelle de Richard Joffo en 2008, me donnant un premier avant-goût du métier mais j'ai trouvé grâce à cette expérience l'envie et surtout la certitude de vouloir évoluer dans le monde des médias.

Au début, j’effectuais des interviews des artistes, en créant "Les Rendez-vous d'Agata", (l'exercice qui est d’ailleurs mon préféré dans ce domaine!) Par la suite, j’ai eu l’opportunité, une année durant, d’être chroniqueuse sur la chaine IDF1, ce fut une expérience passionnante! Sans oublier l'expérience de la radio (sur la web radio: Fréquence Orange), une année encore très riche de belles échanges humaines avec des personnalités, que j’aurais aimé poursuivre ailleurs, dans une autre radio, j'espère un jour!

Quant à mon expérience de comédienne, (mais je ne suis qu'une débutante dans ce domaine) J’ai eu récemment quelques opportunités intéressantes (comme un rôle dans un court- métrage "La vie qui désarme" d'Aurélien Réal, ou encore une petite apparition dans la série "Les Mystères de l'amour") C'est évidemment flatteur que les réalisateurs pensent à moi même si je ne possède pas d'expérience, en tout cas je me prête au jeu car c'est toujours intéressant de "se mettre en danger" et découvrir de choses en soi qu'on ignore totalement...

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents exercices ? En quoi vous aident-ils mutuellement ?

Je crois que ces domaines sont bien différents les uns des autres. Ainsi, à la télévision, bien que je sois en direct, ce qui n’est pas un exercice facile, une part importante de liberté et d’expression nous est offerte (en tout cas dans les émissions mode sur M6 Boutique dans lesquelles j'interviens en qualité de "spécialiste mode") Contrairement à un court-métrage ou un film, dans lesquels nous devons suivre avec précision un texte et incarner un personnage. C'est un exercice fascinant en tout cas. Il faut beaucoup de concentration, de rigueur , être à l'écoute du réalisateur, et savoir apprécier travailler en équipe, c'est peut-être ça les points communs entre ces deux professions!

3/ Votre pluridisciplinarité nécessite très certainement une organisation très minutieuse. Justement, quelle est votre méthodologie de travail ?

J’adapte vraiment ma préparation à l’activité que j’effectue. Pour intervenir sur l’antenne de M6 Boutique, dans le cadre des émissions de télé-achat, j'essaye de suivre scrupuleusement les tendances, j'assiste aux défilés durant la fashion week, pour être toujours au mieux informé, c'est qui me permet ensuite à l'antenne de pouvoir conseillée nos téléspectatrices.

Inversement, en tant que rédactrice pour le Blog Tendance de la chaine, l’organisation est différente. Je prends d’ailleurs beaucoup de plaisir dans cet exercice car j’adore l’écriture. J’ai la liberté de choisir les thèmes qui me plaisent, les tendances du jour ou bien encore les vêtements que j’ai pu découvrir, puis j’essaie d’en raconter une histoire en illustrant avec les photos.

J’aime revenir aux origines de la mode, au commencement d'un vêtement, la naissance d'un style, à travers une référence dans l’histoire, une figure emblématique de l'époque etc...La Mode on peut la raconter de tant de manières!

En parallèle, comment parvenez-vous à passer aussi facilement d’une thématique à une autre ?

Les deux exercices que je viens de vous présenter sont complémentaires au sens où ils mettent en avant le milieu de la mode, mais sous une forme différente. Je m’y retrouve donc facilement.

S’il m’est proposé d’intervenir dans d’autres cadres, en tant que chroniqueuse culturelle par exemple, je m’y sens aussi à l’aise, car la mode n’est pas l’unique intérêt dans ma vie. Elle fait certes partie de moi et représente une de mes passions, mais j’ai aussi d’autres centres d’intérêt au quotidien. J'adore notamment le théâtre, j'aime découvrir les expositions, je m'intéresse à l'art, et je suis une incoditionnelle amoureuse de la nature et des animaux!

Je n’ai donc aucun problème à basculer d’une activité à une autre!

4/ Vous avez démarré récemment une nouvelle collaboration avec le magazine Gourmet Cup. Où l’on peut y retrouver chaque trimestre votre interview d’une personnalité. Comment se passe le démarrage de cette nouvelle aventure ? Quel sera le thème d’un prochain entretien ?

Je suis tout d’abord ravie de cette nouvelle opportunité qui me permettra de revenir à mes premiers amours, à savoir les interviews intimistes.

Le rédacteur en chef m’a contacté, via mon agent, et nous sommes rapidement parvenus à un accord. L’univers du magazine me correspond et me plait, même si j’ai été étonnée à premier abord de sa spécialisation à savoir "l'esprit du café et du thé". Mais cela signifie tout simplement qu'on aborde l'art de vivre au quotidien et l'on peut facilement y associer un entretien intimiste. Ma chronique s'intitulera "Les Rendez-vous gourmands d'Agata"

est l’idée est simplement de prendre une pause avec un invité de marque, d'une manière simple et conviviale, (comme chacun est amené à le faire dans son quotidien), autours d’un thé ou d’un café, pour se raconter des choses. La première interview, qui sera prochainement publiée, a eu lieu lors d’un voyage de presse, en Belgique, encore dans l’univers de la mode, où j’ai eu l’occasion de rencontrer le styliste Jean-Paul Lespagnard. Un artiste très talentueux et populaire, avec une belle personnalité.

J’ai déjà plein d’idées pour la suite, car l’univers et l’ambiance de ces entretiens me plaisent énormément. D'ailleurs mon prochain l'invité sera Antoine de Maximy, que j’apprécie à travers ses émissions "J'irai dormir chez vous". J'ai hâte de bavarder avec lui et partager ce moment avec nos lecteurs. Vous pouvez d'ailleurs trouver ce magazine dans les coffee shops parisiens!

5/ L’année médiatique touche à sa fin. Quel bilan en faites-vous ? Quels principaux souvenirs en retenez-vous ?

Je viens d’effectuer ma troisième année au sein d'M6 Boutique, ce qui me ravit. Je suis désormais à l’aise dans cet exercice. Ma participation cette année au Blog Tendance de la chaine m’a également enchantée, je pense continuer à la rentrée.

Je qualifierais mon année d’intéressante même si je reste encore sur ma faim. Je ne suis pas encore là où j’aimerais être! J’ai d’autres envies que j’essaie d’assouvir. A ce titre, j’ai eu quelques rendez-vous récemment pour lesquels j’attends des réponses...

6/ Aura-t-on la chance de vous retrouver à la rentrée dans ces mêmes exercices ? Avez-vous, en outre, d’autres projets et envies artistiques ?

Puisque je suis en attente de certains retours, je ne peux pas encore vous confirmer mon agenda pour la rentrée de septembre. J’adorerais faire partie d'une émission télé ou radio dans une "bande" de chroniqueurs, j’ai d’ailleurs sélectionné quelques émissions qui me correspondent. Certaines pour lesquelles des contacts sont déjà engagés grâce à mon agent Laure Rebois.

Si j’avais le choix, ce serait l’émission de Stéphane Bern, « Comment ça va bien ! » car j'aime l'esprit positif de cette émission, les chroniqueurs présentes leurs sujets d'une manière ludique mais éducative à la fois et dans une ambiance très conviviale.

Sinon, je me verrais bien, en télévision ou en radio, mener des interviews dans un cadre intimiste, à l’image de ma nouvelle collaboration avec le magazine Gourmet Cup.

7/ Enfin, que souhaitez-vous dire aux lecteurs du blog pour les encourager à vous suivre et à s’intéresser à votre travail ?

Je suis très touchée par ce petit noyau de fidèles lecteurs et téléspectateurs qui me suivent pour certains, depuis IDF1, il y a six ou sept ans!

Je suis ravie des témoignages qu’ils m’envoient et de leurs encouragements. Bien sûr, si ce noyau venait à croitre encore davantage, j’en serais encore plus heureuse. Mais je suis déjà très contente du contexte actuel. Il n’est pas facile en effet de se faire une place dans ce métier et surtout de perdurer!

J'essaye de rester la plus sincère possible dans mes interventions, que ce soit en interview, dans une émission télé ou radio, ou encore dans l'écriture, c'est important à mes yeux. Si j'arrive à apporter un peu de bonheur aux gens et qu'ils passent un bon moment ou s'ils se retrouvent notamment dans mon écriture, c'est déjà une belle récompense!

Ce fut un plaisir d’effectuer cet entretien avec vous Agata.

Publié dans Télévision

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La chanteuse Aude Juncker nous dévoile son premier EP !

Publié le par Julian STOCKY

La chanteuse Aude Juncker nous dévoile son premier EP !

Bonjour Aude,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous venez de sortir votre premier EP en cinq titres, « Le houhouhouhouhou », disponible en téléchargement et streaming. Pour commencer, pourriez-vous tout d’abord nous en décrire les tonalités et les couleurs musicales ?

Ce sont des chansons françaises d’origine très intime. Les histoires sont assez anciennes et inspirées de l’enfance. Au travers du texte, j’essaie de comprendre quelque chose pour en sortir.

C’est une sorte de déroulement pour sortir d’où je suis enfermée.

2/ Etes-vous l’auteur des textes ou bien avez-vous été accompagnée dans cette démarche ?

Je suis l’auteur et le compositeur de ces chansons. J’ai aussi été très bien entourée, notamment de Laurent Brifo et d’Antoine Graugnard, pour les arrangements et la réalisation.

J’écris au quotidien car c’est une nécessité. Sans que cela aboutisse nécessairement à une chanson.

3/ Quelles sont les prochaines étapes souhaitées de cette belle aventure musicale ? La sortie d’un album ? La mise en ligne d’un second EP ?

J’adorerais sortir un album. Mais, pour cela, je souhaiterais être encore plus entourée, notamment d’un label et d’un éditeur. La rencontre de personnes pouvant m’aider à accomplir ce projet serait superbe ! Aussi, je me permets de prendre le temps de les trouver.

Dans le cas contraire, je sortirais quand même un opus mais avec un contexte et un cadre différents. Actuellement, je ne m’interdis rien de son contenu, que ce soit l’utilisation d’une ou plusieurs chansons de l’EP, mais aussi la nouveauté totale.

4/ En parallèle, vous êtes aussi comédienne. Quels sont, à ce titre, vos projets et vos envies artistiques du moment ?

Il est vrai que j’ai l’habitude de mener en parallèle les deux arts. J’ai plusieurs souhaits mais il me faut trouver les personnes qui s’accordent avec. Ce qui n’est pas forcément facile.

J’apprécie tout particulièrement le travail de Luc Bondy, qui laisse une liberté intelligente aux comédiens. Le cadre est borné, mais il y a une juste liberté. On sent quelque chose de vrai et d’honnête. J’adorerais travailler dans pareil contexte.

Récemment, j’ai eu l’occasion d’avoir un petit rôle dans « La femme de la plaque argentique », un long-métrage de Kiyoshi Kurosawa, un réalisateur japonais ayant tourné en France, avec notamment Tahar Rahim. J’ai été ravie de cette expérience.

Un grand merci Aude pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Musique

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La comédienne et auteur Virginie Caren nous présente ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

La comédienne et auteur Virginie Caren nous présente ses projets !

Bonjour Virginie,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Votre parcours met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, via notamment la télévision, la publicité mais aussi l’écriture et la photographie. Simplement, comment présenteriez-vous votre parcours artistique ?

J’ai, comme beaucoup d’artistes, un parcours atypique. Commençant par être danseuse, puis photographe, avant d’être comédienne pour ensuite devenir mannequin. Actuellement, je reviens ponctuellement à la photo, l’un de mes premiers amours.

Depuis toujours, je suis passionnée par l’écriture et cette dernière est devenue ma principale activité.

2/ Quelles complémentarités et, à l’inverse, quelles différences retrouvez-vous entre ces différents arts ?

Tous se complètent, même la danse que j’ai longtemps pratiquée pendant ma jeunesse. Cet art nous apprend en effet le sens du rythme : il faut écouter avant de s’exprimer par le corps. La photo, pour sa part, m’aide au travers de l’impression dégagée par l’image, ce qui devrait d’ailleurs m’apporter beaucoup dans mes projets de réalisation de films.

Enfin, la comédie m’est aussi utile dans mon travail d’écriture puisque, lorsque l’on a été de l’autre côté de la barrière, nous avons alors un certain sens du rythme, notamment pour les dialogues. Il est en général plus facile pour un comédien d’écrire, comparativement à quelqu’un n’ayant jamais joué. Ce dernier va rédiger quelque chose qui sera sans doute logique, mais qui ne sera certainement pas si facile en bouche. A titre personnel, lorsque j’écris un dialogue, je le joue pour essayer d’en trouver la bonne justesse.

Ces différents arts se complètent très bien et m’aident dans mon équilibre personnel.

3/ Vous êtes, cette année, scénariste du court-métrage « 24h/24 » ainsi que d’une web-série. Pourriez-vous nous raconter ces deux beaux projets ?

Le court-métrage fait suite à un long-métrage que j’ai écrit il y a quelques années déjà et qui ne s’est pas encore concrétisé en production.

Forte de cette première expérience axée sur la place des femmes dans le monde actuel, j’ai en fait répondu à un appel d’offre du Ministère des droits de la Femme.

L’exercice du court-métrage est presque plus difficile que celui du film, parce qu’il n’est pas toujours évident de synthétiser les idées et les messages en si peu de temps, quinze minutes dans mon cas.

La web-série, quant à elle, est un projet développé par Richard Pigois. Qui, en plus d’être chanteur, est comédien dans la série de TMC « Les Mystères de l’Amour ». Il m’a proposé d’en être la scénariste, ce que j’ai accepté avec grand plaisir.

Le projet prend forme, nous avons déjà écrit le premier épisode et nous sommes en train de travailler sur les prochains. La première saison devrait être constituée de six opus et, si tout se passe bien, le tournage devrait débuter mi-juin.

Je ne peux pas encore vous dévoiler la thématique mais je vous annonce déjà, en plus du rôle principal tenu par Richard lui-même, la participation du champion du monde de boxe Jean-Marc Mormeck. Nous sommes très contents et très fiers de travailler avec lui.

4/ En parallèle, vous participez aussi activement à l’écriture de trois longs métrages. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Avec l’aide aussi d’un jeune scénariste, qui m’a accompagné dans cette belle aventure, j’ai en effet terminé l’écriture du troisième long métrage il y a quelques semaines seulement. Il est actuellement au CNC (Centre National du Cinéma et de l’image animée).

Quant aux deux autres, je recherche actuellement des producteurs pour pouvoir avancer. Les premiers contacts n’ont finalement pas abouti, du fait principalement d’une divergence artistique.

Un lien commun et involontaire existe entre les trois scénarii, à savoir la présence systématique d’un personnage politique, sans pour autant représenter forcément la thématique principale.

Je trouve les politiques fascinants, ils sont encore plus comédiens que les artistes. Il est à noter une ambivalence chez eux, car ils peuvent être à la fois très gentils, attentionnés ainsi que charmants et être en même temps rusés et manipulateurs. Je trouve donc que ces personnages très riches sont intéressants à intégrer à des scénarii.

En tout cas, ces écritures ont été, pour moi, un vrai bonheur. Les femmes et leur place dans la société d’aujourd’hui sont le sujet premier de l’une d’entre elles. La deuxième est davantage orientée sur un politicien. Quant à la troisième, je ne peux en dire plus pour le moment, du fait de mes démarches actuelles dont je vous ai parlées.

5/ Quelle est votre méthodologie de travail dans pareille situation ? Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Comme beaucoup d’auteurs je crois, il s’agit d’un mélange de choses vécues ou ressenties. Je m’inspire aussi énormément de gens que je connais. Il arrive en effet que je mélange deux amis pour créer un personnage.

A cela s’ajoute l’imaginaire personnel, sans oublier la part d’inconscience. Typiquement, je me suis aperçue, à la fin de la rédaction de mon premier scénario, que l’histoire que je venais de raconter était différente de celle pensée et souhaitée initialement. Ce qui était assez magique !

6/ De façon générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ? Pour la suite, aimeriez-vous vous consacrer à un art en particulier ? Ou, au contraire, la complémentarité que vous pouvez retrouver vous attire-t-elle davantage ?

J’aime bien avoir une palette large. Je pense que ma volonté d’être comédienne était liée à mon incapacité à faire un choix parmi les différents et nombreux métiers que j’aurais aimé exercer. Aussi, en tant que comédienne, il est possible de les vivre par procuration.

Il en va de même lors de la rédaction de scénarii, où je peux m’inventer une vie que je ne vivrais jamais. Le panel est ainsi très large.

Sur le plus long terme, j’aimerais réaliser mes propres films. Ce qui serait alors une vraie complémentarité avec toutes mes expériences artistiques.

7/ Revenons quelques instants sur votre parcours. Comment vous est venue l’envie de devenir comédienne ?

Danseuse semi-professionnelle, j’ai dû, très jeune, me poser des questions sur mon avenir. Il fallait aussi prévoir un plan b, en cas notamment de problème physique.

J’ai alors eu la chance de visiter la maison de Georges Sand, qui a été, pour moi, une totale révélation. Tout y est parfaitement conservé, même la vaisselle. On y retrouve aussi le piano sur lequel a joué Chopin.

Voyant la maison, j’ai alors eu la volonté de vivre comme ces gens-là, car on y ressentait vraiment l’atmosphère qu’il pouvait y avoir. Avec notamment la table dressée dans la salle à manger. J’ai aussi eu une fascination pour la femme qu’a été Georges Sand, car elle était extrêmement moderne. C’est même elle qui, ponctuellement, faisait bouillir la marmite. Elle a choisi et assumé son destin, ce qui force le respect.

Je m’y suis sentie pleinement dans mon élément, notant en moi une âme d’artiste. Sans pour autant être figée dans une case. Je suis donc allée plus loin que la danse, commençant petit à petit à faire de la photo et des dessins, tout en voulant être styliste mais aussi architecte. Souhaitant faire un peu de tout, je suis alors rentrée aux Beaux-arts.

Passionnée depuis toujours par le cinéma, devenir comédienne était alors une suite logique pour connaitre, comme je vous le disais, plusieurs vies. Me permettant d’être une folle, comme Aline dans « Les Mystères de l’Amour », qui pète les plombs, mais aussi une gentille comme Julie dans « L’école des passions », ou bien encore une naïve, une intelligente ou une jalouse. Ceci dans des univers différents.

Ajoutons que j’ai eu la chance de tourner rapidement lorsque je suis arrivée sur Paris. Ce qui m’a beaucoup aidé !

8/ Pour conclure, qu’avez-vous envie de dire aux fidèles lecteurs du blog pour les inciter à suivre votre parcours et votre carrière ?

J’ai un parcours très atypique, comme j’ai pu l’évoquer dans cet entretien. Ce qui en fait sa richesse et sa particularité ! Je me sens seulement depuis quelques années suffisamment expérimentée pour écrire.

Mon parcours me rend heureuse et me permet un épanouissement personnel que j’essaie modestement de vous transmettre et de vous faire partager dans mon travail.

Un grand merci Virginie pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Télévision

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La comédienne Claire Gérard nous dévoile son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

La comédienne Claire Gérard nous dévoile son actualité et ses projets !

Bonjour Claire,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog !

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche, et tout le mois de Juillet à la Grande Comédie, de la pièce à succès « Le Clan des divorcées », où vous y interprétez le personnage de Stéphanie d’Humilly de Malanpry. Pour commencer, pourriez-vous nous raconter le contenu de la pièce et nous présenter votre personnage ?

L’histoire en est très simple. Stéphanie d’Humily de Malanpry a vécu pendant cinq ans avec un berger, en Ardèche, rompant ainsi avec ses valeurs familiales, avant malheureusement de divorcer. Elle revient alors sur Paris, sans un sous en poche. Elle doit donc absolument trouver des colocataires.

Deux personnes radicalement opposées la rejoignent alors. D’un côté, Brigitte, rurale, venant de Tarbes, avec un physique pas réellement à son avantage. De l’autre, Mary Bybowl, une « bimbo » anglaise, très délurée et sexy, beaucoup plus libérée.

Comment ses trois femmes, très différentes et qui ne se connaissent pas au départ, vont-elles réussir à s’apprécier et à cohabiter ? C'est vraiment le sujet de la pièce, c'est une histoire d'amitié. Cette pièce, très drôle à jouer et très agréable, traite aussi bien sûr de la féminité. Toutes les femmes peuvent au moins se reconnaître dans l’une des trois : Brigitte la maman, Stéphanie l’épouse et Mary l’aguicheuse. On pourrait presque les mélanger pour en faire une femme « idéale »!

2/ Cette pièce est un véritable succès depuis de nombreuses années, avec plus de trois millions de spectateurs. Quelles sont, selon vous, les principales clés artistiques de cette réussite ?

L’écriture y est pour beaucoup. La pièce est écrite de telle sorte que les gens rient toutes les 10-20 secondes ! Et puis elle traite d'un sujet universel. Comment se reconstruire après un divorce?

Cela touche beaucoup de gens. Il y a aussi le fait que la complicité et l'humour entre ces trois femmes sont telles que l'on a envie de faire partie de leur histoire, de partager leur amitié. Car tout le monde a envie de sortir de sa solitude et vivre des moments de rire ou de tendresse très forts.

3/ A titre plus personnel, quels sentiments éprouvez-vous à participer à une telle réussite théâtrale ?

J’en suis très fière. Ayant rejoint l’équipe au début de cette belle aventure, j’ai déjà joué cette pièce plus de 1 500 fois et à la demande d'Alil Vardar, formé de nombreux comédiens de la troupe.

Cela me fait réellement très plaisir. J’ai aussi beaucoup appris avec cette pièce. Après une longue expérience en café-théâtre, il m’a fallu, au début, me débarrasser de mes tics pour incarner davantage la comédie de boulevard. Qui génère une technique de travail différente.

Je me suis aussi très vite bien entendue notamment avec Alil Vardar, car nous avons tous deux, le même perfectionnisme. Ce genre de pièce nécessite une grande précision au niveau du rythme, des intentions de jeu. Et nous sommes avec Alil extrêmement exigeants sur ces questions là. Ça a été une grande satisfaction de voir évoluer la pièce depuis la Comédie République jusqu'au Palace, en passant par la Grande Comédie. Nous avons aussi fait de très belles dates de tournée partout en France et à l'étranger. J'ai été très heureuse aussi de tourner la série tv du Clan, qui a été diffusée sur Comédie en 2012.

4/ Après autant de représentations, arrivez-vous encore à vous surprendre, entre comédiens, au travers des évolutions, adaptations et éventuelles improvisations du contenu?

Nous faisons très peu d’improvisation, Alil préférant que nous conservions le texte prédéfini. Toutefois, il arrive ponctuellement que nous proposions des clins d’œil à l’actualité.

De façon générale, nombreux sont les comédiens à revenir jouer la pièce après un intermède pour d’autres aventures. Comme ce fut le cas, me concernant, après deux années à jouer « Le Dalai … et moi ». J’ai pu, à mon retour, mettre mon enrichissement artistique de cet autre spectacle au service du « Clan des divorcées ».

Cette pièce est un peu comme un bébé avec lequel nous grandissons. Ce qui est génial !

L’esprit de troupe est très appréciable également. Nous nous apportons tous mutuellement et nous nous adaptons les uns aux autres. Nous restons donc ouverts. C’est pour cette raison notamment que je ne me lasse pas de jouer cette pièce, bien au contraire. Cela nous permet, au travers des alternances, de découvrir des personnalités différentes ainsi que des façons variantes d’aborder les rôles. L’apport de chacun aide au succès de la pièce, tout en gardant une structure très établie.

5/ En parallèle, vous venez de jouer, pendant deux mois, aux côtés de Julia Dorval, à l’Alambic, dans « Une mémoire d’éléphant dans un magasin de porcelaine ». Quels souvenirs gardez-vous de cette expérience ?

Ce fut une très chouette expérience. J’avais déjà joué cette pièce, avec une autre comédienne, dans une précédente version. J’aime beaucoup cette œuvre, car elle est originale et parle de thèmes très intéressants. Comme les problèmes de mémoire, ou bien encore les tocs. Aussi, j’interprétais une psychorigide ayant de nombreux troubles obsessionnels du comportement.

La pièce raconte l’histoire de deux femmes qui se retrouvent régulièrement dans la salle d’attente de leur psy commun. L’une, complètement extravertie, avec un vrai problème de mémoire immédiate. L’autre, j’en parlais, très rigide, avec de nombreux tocs. Ces deux femmes sont donc complètement opposées, entraînant une relation explosive entre elles au début. Mais, petit à petit, l’une apprend beaucoup à l’autre.

6/ Votre riche actualité vous emmène aussi en tournée avec « Le Dalai … et moi ». Quel en est le contenu ? Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ?

C’est une aventure incroyable ! Je suis en tournée avec ce spectacle depuis plus de deux ans. J’y raconte l’histoire vraie de Sophie Forte, ancienne chronique de Laurent Ruquier et de Christine Bravo. Après de nombreuses années à la télévision, elle a vécu un moment plus difficile, proche de la crise existentielle.

Un jour un conseiller d’agence de voyages lui suggère, du fait de son état, d’effectuer une quête spirituelle. Sophie part alors pour un trek de deux semaines au nord de l'Himalaya. Au travers des huit heures de marche chaque jour, elle se dépasse physiquement. Sans oublier, comme à son habitude, de vivre des moments hallucinants. Sophie voyage beaucoup et à chaque fois il lui arrive des trucs incroyables, un peu à la Pierre Richard.

A son retour, de nombreux amis lui suggèrent de faire de cette aventure une pièce, tellement le récit qu’elle en donne est excessivement drôle. Elle rassemble donc ses notes et photos et écrit la pièce. Quelques années plus tard, elle ressort cette pièce d'un tiroir et me la propose, c'est le coup de foudre immédiat !

Le personnage est agréable à jouer car il est très nature. Il est aussi intéressant d’interpréter quelqu’un qui va au bout de ses limites, puisqu’il en découle systématiquement une sorte de lâcher-prise. C’est un spectacle à la fois profond et léger. A l’image de l’écriture de Sophie qui oscille entre la futilité et l’essentiel. Alternant des scènes très drôles, ou des moments de contemplation intense, d’autres nettement plus tragiques pour elle.

D’ailleurs, le comique provient de l’aspect tragique quand Sophie craque et qu’elle n’en peut plus, n’arrivant plus à marcher. D’autant plus qu’elle se retrouve dans un groupe de gens plutôt singuliers, où elle a du mal à s’intégrer.

Ce spectacle, mis en scène par Eric Bouvron, rencontre un beau succès, avec deux années à Avignon ainsi qu’une très agréable tournée. Il est très original de par son sujet mais aussi de par sa forme car je suis accompagnée par Brock, un bruiteur vocal au talent incroyable, qui recréé en direct toutes les ambiances. Je donne au public les images et Brock donne les sons, cela devient de la 3D !

Pour le plus grand plaisir des spectateurs, comme ils peuvent nous le témoigner à la sortie du théâtre. Ils nous disent avoir été complètement embarqués avec nous à près de 5 000 mètres d’altitude et avoir vécu tout le voyage en direct ! Ils sont très émus à chaque fois de cette aventure humaine si riche. C'est un spectacle qui me tient très à cœur et j'espère avoir l’opportunité de le jouer enfin sur Paris un jour !

7/ D’un point de vue purement artistique, comment parvenez-vous à mener de front ces différentes pièces ? L’habitude et la maitrise de chacune des œuvres prennent-elles le dessus. Ou, à l’inverse, avez-vous besoin, à chaque changement, d’un moment d’adaptation, notamment juste avant de monter sur scène ?

Il m’est arrivé, à plusieurs reprises cette année, de jouer les trois spectacles dans la même semaine. Je trouve cela génial, me permettant de passer d’un univers à un autre, et de connaitre des styles artistiques bien différents. Ce qui est très enrichissant.

J’apprécie aussi de voir que les spectateurs réagissent, quelque soit le style. C’est une ouverture totale et très agréable.

8/ De façon plus générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ?

Je prépare actuellement une pièce sur les Dieux de l’Olympe, qui, je l’espère, pourra se concrétiser. C’est une comédie très bien écrite, pour laquelle nous avons déjà fait une première lecture. Ce projet me tient à cœur, le rôle est très différent de ce que j'ai fait jusqu'à présent et la distribution est superbe, avec plusieurs personnes que j’ai déjà pu croiser dans ma carrière.

J'ai également en projet une comédie produite par Alil Varar pour la rentrée

En parallèle, j’essaie de développer un projet de programme court, qui a été écrit pour moi, sur le thème du journalisme. Mais cela prend du temps, comme bien souvent pour ce type de format. L’écriture est drôle, pertinente et intelligente. Avec un concept original. J’espère sincèrement qu’une concrétisation aura lieu.

9/ Pour terminer, que souhaitez-vous dire aux lecteurs du blog pour les encourager à venir vous voir sur scène ?

J’aime mon métier et j’adore faire plaisir aux gens. Vous entendre rire est un sentiment jubilatoire ! J’apprécie les comédiens généreux et j’espère en faire partie, du moins je fais mon maximum pour y parvenir.

Le théâtre est vraiment un art incroyable ! On est en permanence sur le fil et chaque représentation est différente, nourrie des émotions que l’on a vécues dans la journée...

Ce fut un plaisir, Claire, d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

Publié dans Théâtre

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