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Koh Lanta : Alexandra évoque son parcours jusqu'à l'orientation !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : PH LE ROUX/ALP/TF1

 

Bonjour Alexandra,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez quitté l’aventure « Koh Lanta » sur décision médicale, lors de l’épreuve de l’orientation. Comment avez-vous vécu la diffusion des images ? Ont-elles ravivé en vous certains souvenirs ?

Oui ! En fait, ce qui se passait, c’est que, chaque vendredi, on était en famille, à regarder et j’étais contente parce que je savais le dénouement et que j’étais sauvée, que je n’allais pas partir au conseil. Mais, là, ce vendredi-là, je n’ai vraiment pas eu faim, j’avais la boule au ventre, je savais que mes enfants et mon entourage allaient découvrir que je partais sur décision médicale. Honnêtement, j’appréhendais beaucoup leur réaction en fait.

Que s’est-il exactement passé ? La fatigue, l’émotion ont-elles eu raison de plus de trente jours d’aventure ?

Oui, je l’explique comme cela en fait. Je n’avais pas gagné de confort donc, forcément, je n’avais pas eu d’énergie. Le manque de sommeil aussi. Il faisait très très chaud, ça a duré très longtemps, mon corps, au bout d’un moment, a lâché. J’ai essayé de résister, résister, j’avais mal à la tête. Quand le médecin a vérifié mon état, il m’a dit que je n’étais pas apte à reprendre le jeu. Très très grosse frustration bien évidement d’arriver à ce stade et de ne pas pouvoir aller plus loin. Ca y est, je voyais les poteaux, c’était mon rêve…bon, je garde le côté positif, je suis très très contente de mon parcours. L’orientation, je voulais la faire, je l’ai vue. Je sais ce que c’est. Maintenant, je n’ai pas de regret.

Avec le recul, qu’est-ce qui vous a manqué sur cette épreuve ?

Une côte de bœufJ. Non, je pense qu’il me manquait de la nourriture, tout simplement, c’est tout, en fait. J’aurais eu quelque chose dans le ventre, ça m’aurait redonné de l’énergie. Il me manquait simplement de la nourriture, la motivation était là, l’envie était là. J’avais besoin de nourriture….

Plus généralement, quels resteront vos plus beaux souvenirs sur place ?

Je pense à un en particulier, sur une épreuve sportive : d’avoir réussi à tenir aussi longtemps au paresseux. Pour moi, je me suis découverte un mental d’acier en fait. Il n’y a que « Koh Lanta » qui peut nous faire vivre de telles choses, un tel dépassement. Je me suis dit « waouh, tu es capable de résister ». Je me suis mise dans ma bulle et je ne pensais plus à rien. C’est le mental qui a pris le dessus et j’ai tenu. J’aurais aimé être la meilleure de toutes les femmes….bon, j’ai quand même eu un très très beau record.

Aussi le côté humain, j’ai fait de magnifiques rencontres et ce sont des choses qui resteront gravées tout le temps.

 

Crédits photo : PH LE ROUX/ALP/TF1

 

Comment se passaient vos journées sur le camp ? Aviez-vous, à titre personnel, des occupations préférées ?

On avait nos petits rituels quand même. En plus de l’épreuve, il fallait bien manger, donc on allait chercher le manioc. En général, on y allait à deux ou trois, on discutait en même temps. Il fallait aller chercher l’eau, le bois. Donc, en fait, les journées sont longues mais, en même temps, on est très occupé. On arrivait des épreuves, on allait se rincer, on se séchait comme on pouvait. Non, vraiment, on a l’impression que les journées peuvent paraitre très très longues mais on est occupé. Honnêtement, je ne me suis jamais ennuyée. Si ce n’est une fois, où on a quand même eu des pluies tropicales. Là, les journées sont longues, il pleut tout le temps, il fait froid, on est autour du feu, c’est là où on se raconte nos vies, on connait la vie des uns et des autres par cœur je crois. Voilà, il faut s’occuper quoi…mais, bonnement, ça ne m’a jamais paru trop trop long.

Comparativement à la vision que vous en aviez avant de partir, certaines choses ont-elles été plus compliquées ? A l’inverse, d’autre furent-elles plus simples ?

C’est marrant, ça fait longtemps que je regarde « Koh Lanta » et je m’attendais exactement à ce que j’ai vécu. Ça parait incroyable. Je pensais que ma cohabitation avec les araignées allait être plus dure que cela, quand j’en vois une en France, chez moi, je saute au plafond. Je ne sais pas, j’ai l’impression que l’on se conditionne et que l’on accepte plus de choses que chez nous. Donc je n’ai pas eu de grosse grosse surprise. Je m’attendais à avoir des difficultés pour la nourriture, je savais que mes enfants allaient me manquer mais je m’étais conditionnée. A tel point que ça ne m’a pas paru si insurmontable que cela.

Quelle place pensez-vous avoir eu sur le camp jaune ? Et après la réunification ?

Même si on ne me voyait pas beaucoup à l’écran avant la réunification, j’étais quand même bien présente. On a réussi à former une bonne équipe jaune. Même après la réunification, notre relation n’a pas vraiment changé. On est resté soudé. Moussa avait de l’expérience, il nous guidait peut-être un peu plus mais on était tous pareil en fait.

Je me mettais moins en avant que les autres, je pense peut-être à Inès qui est plus une grande bouche, ce n’est pas méchant quand je dis ça. Je parlais peut-être un peu moins, mais je racontais des blagues, je prenais soin des autres, je faisais un peu la maman parce que j’étais la plus âgée. On a tous trouvé notre place très rapidement, il n’y avait pas de chef en particulier. C’était une équipe soudée et égalitaire, il n’y avait pas vraiment de différence entre nous.

Quelques jours après le début, vous aviez vu débarquer cinq héros dans l’aventure. Quelle avait alors été votre réaction ?

Pour être honnête, je n’étais pas contente. Quand je les ai vus, je me suis dit « oh là là, ce n’est pas juste, ils l’ont déjà fait et nous n’allons pas être sur la même longueur ». J’ai trouvé ça, au début, non pas injuste mais pas équitable. Quand, après, Moussa est venu sur le camp, il nous a montré des choses et je me suis dit que, là, quand même, l’expérience est importante. Finalement, j’ai pensé qu’il fallait trouver le côté positif à leur arrivée. Sarah, aussi, nous avait trouvé du manioc. Après, pour les épreuves sportives, je pense que c’était quand même un handicap pour nous. Même si ce n’est pas un héros qui a gagné…

Naoil a été sacrée grande vainqueur de cette édition. Quel regard portez-vous sur sa victoire ?

Je suis extrêmement contente. Bon, j’aurais préféré que ce soit moi, évidemment mais, voilà, par contre, s’il y avait eu une deuxième personne, j’aurais voulu que ce soit Naoil. Elle était méritante, elle était géniale sur le camp. Je trouve qu’elle était complète, c’était la femme et la personne que je voulais voir gagner. Je suis ravie, ça ne pouvait pas mieux tomber.

Merci, Alexandra, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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N'oubliez pas les paroles : Elodie évoque le tournoi des maestros, actuellement diffusé sur France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Elodie,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous participez, en ce moment, chaque samedi soir, en prime, à une nouvelle édition du tournoi des Maestros de « N’oubliez pas les paroles », sur France 2. On imagine le plaisir que ce doit être, pour vous, à chaque fois, de revenir ?

Oh oui ! Chaque année et chaque retrouvaille sont un plaisir, c’est l’occasion de retrouver les anciens et de découvrir les nouveaux. Bien que cette année ait été un peu particulière en termes de retrouvailles avec la distanciation sociale et le protocole sanitaire mis en place. Je suis quelqu’un d’ordinaire très tactile, j’aime serrer mes amis dans mes bras et, là, ça a été très très frustrant de pouvoir démontrer cette joie de les retrouver que par les yeux. Mais, voilà, c’est toujours un réel plaisir de retrouver mes camarades parce que de belles amitiés nous lient.

D’autant plus que, cette année, vous bénéficiez d’un positif concours de circonstances pour être présente…

Cette histoire est complètement inespérée. En toute honnêteté, depuis le mois de septembre, c’est-à-dire depuis mes dernières diffusions des masters, où j’étais déjà 16è sur 16, je m’étais bien préparée à ce que ce soit mes derniers. Finalement, je me suis faite doubler assez tardivement, ce n’est arrivé qu’en janvier avec Margaux. Mais je l’ai très bien vécu. Il y a eu ensuite trois nouvelles entrées dans le classement, dont la dernière étant Maureen. En étant 20è, je me faisais très très peu d’illusions sur le fait que je sois appelée pour ce tournoi.

La formule des tournois a changé, passant de 16 à 18. Deux personnes, Kevin et Aline, n’ayant pas pu venir, j’ai été appelée. Clairement, je mets vraiment des guillemets autours du mot « chance » car je sais que j’ai de la « chance » de revenir, mais leur absence m’a pennée, évidemment. J’ai notamment beaucoup communiqué avec Kevin et j’aurais aimé qu’il soit là. Mais bon, le contexte est particulier et j’ai eu la « chance » de pouvoir remonter sur ce plateau, alors que c’était inespéré.

Cette année, vous êtes en trio et jouez pour des associations. Qu’est-ce que cela change pour vous, comparativement à un tournoi en individuel, où les gains vous sont directement reversés ?

Il y a plusieurs émotions qui sont liées à ce système de jeu. Je préfère participer finalement à des tournois qu’à des masters. On a une énorme pression parce que l’on a envie de gagner pour les associations. En parallèle, on se sent plus fort parce que l’on a deux partenaires dans notre équipe qui sont très forts, on se sent surpuissant entourée de camarades avec une culture qui complète la nôtre finalement. Donc c’est un double sentiment : d’un côté, on se met moins la pression parce que l’on a des géants de la connaissance de la chanson française avec nous et, d’un autre côté, on se dit qu’il ne faut surtout pas se planter car on joue pour des associations. On s’en voudrait de ne pas réussir à décrocher 100 000 € pour ces dernières. Mais on passe vraiment de bons moments et l’ambiance équipe rend très joviale l’ambiance sur le plateau.

 

 

Pour cette nouvelle participation, comment vous êtes-vous préparée ?

Ça a été complètement à l’opposé de ma méthodologie traditionnelle. Puisque, comme je le disais précédemment, je n’étais absolument pas préparée à retourner sur le plateau. J’avais fait le deuil en fait de ce retour. Je m’étais dit que, peut-être, il y aurait un absent mais pas deux. Donc, pour moi, j’y allais en tant que remplaçante, en tant que 19è mais pas en tant que 18è. J’ai été prévenue seulement une semaine avant les tournages que j’étais de la partie. Au préalable, je savais seulement que j’allais me déplacer là-bas mais je ne savais pas que j’allais jouer. Donc je n’avais pas repris du tout les révisions. Parce que reprendre les révisions est un énorme sacrifice personnel, il faut en prendre conscience, on le fait au détriment d’autres choses dans sa vie quotidienne. J’avais sacrifié du temps de famille, justement, pour mes derniers masters afin de réviser et, là, je m’étais dit que, tant que l’on ne m’annoncerait pas officiellement que je monte sur ce plateau, je ne me lancerais pas dans des heures et des heures de révision. Sachant que ça pourrait être inutile. Et que je n’y croyais pas.

Quand j’ai été appelée, j’ai eu une semaine pour me préparer à cela, donc j’ai fait de mon mieux, mais ce n’était pas comme à mes habitudes. D’habitude, je m’organise pour pouvoir travailler, en me libérant du temps, notamment en faisant garder ma fille par la famille. Là, je travaillais à l’école car cette dernière avait repris, j’essayais de faire cours en même temps à ma fille qui, elle, n’a pas repris l’école. Du coup, c’était compliqué de réviser la journée, donc j’essayais de réviser le soir. J’ai eu une semaine vraiment de très très courtes révisions et j’y suis allée un peu avec mon bagage des révisions des années précédentes.

Au fur et à mesure des tournois, l’expérience sur le plateau  vous aide-t-elle ? Ou, à l’inverse, vous donne-t-elle une pression particulière ?

En toute honnêteté, je suis arrivée avec une énorme pression. Liée au fait que je n’avais pas révisé et aussi parce que j’avais, pour moi, tellement bien fini cette aventure avec les derniers masters 2019, en finale contre Kevin, ce qui était l’idéal. J’étais assez fière de mon dernier parcours. J’avais peur d’y aller en faisant moins bien, surtout pour des associations et j’avais peur de mal terminer l’histoire en fait. Donc c’est une pression que je m’étais mise en arrivant, qui m’a beaucoup angoissée durant toute la semaine avant que les tournages n’arrivent. Parce que j’ai ce côté perfectionniste, à toujours vouloir mieux faire qu’avant.

En même temps, cette expérience sur le plateau est un énorme point fort. Ca fait quatre ans que cette aventure dure maintenant. J’allais dire que je suis moins impressionnée par le public mais, là, nous n’en avions pas donc ça simplifie les choses. Disons que l’on prend nos habitudes physiques sur le plateau, on est moins stressé par les caméras, on se familiarise aussi avec la présence de Nagui. La première fois qu’on le voit, on est hyper impressionné puis, nos liens changeant, on se sent beaucoup plus à l’aise, d’émission en émission, à ses côtés.

J’adopte aussi certaines stratégies, en me disant : « la dernière fois, j’étais tellement concentrée sur la rythmique de la chanson qui allait vite que j’ai bafouillé, du coup maintenant, tant pis pour la rythmique, je vais bien hacher chaque mot pour m’assurer d’avoir la bonne prononciation et ne pas être coupée à ce moment-là ». Donc on adopte certaines stratégies en fonction des erreurs que l’on a faites sur ce plateau précédemment. Le stress descend aussi parce que l’on a plus l’habitude des lieux.

 

 

Vous êtes entourée de nombreux camarades, hommes et femmes. Lesquels vous impressionnent le plus ?

Tous m’impressionnent. On a vraiment des profils différents. Il y en a qui m’impressionnent de par leur culture musicale de base, je pense notamment à Denis ou Hervé, qui connaissent des musiques que l’on appelle des faces B. Voire des faces C parfois. Parce que ce sont des musiques qui sont peu connues du grand public. On sent que ce sont vraiment des amoureux de la chanson française qui vont écouter l’album en entier et peut-être préférer une chanson qui n’a pas été célèbre par rapport à des singles qui ont fait des grands tubes. Cette culture de base m’impressionne, elle est très étendue et très surprenante.

Après, effectivement, on a la nouvelle génération des maestros qui arrive en ce moment, qui font preuve d’une capacité de mémorisation incroyable. Quand on voit les quatre entrées de cette année, Margaux, Arsène, Mickael et Maureen, ce sont des bosseurs, ils ont travaillé, ils ont été très efficaces dans leurs révisions, ce sont des candidats qui sont très peu déstabilisés sur une même chanson, tant ils ont révisé et se sont concentrés pour aller jusqu’au dernier mot de chaque chanson. Donc, forcément, ils sont très redoutables par le travail qu’ils ont fourni. Ce sont des maestros aussi qui m’impressionnent.

Dans le troisième profil, il y a aussi des maestros dont j’ai suivi le parcours avant de passer à l’émission, que j’ai un peu adulés. Je pense à Lucile notamment, qui, pour beaucoup d’entre nous, a été un modèle. Lucile a été première pendant pas mal de temps, elle a passé la barre des 100 000 euros à l’époque, nous étions tous impressionnés par son parcours. La première fois que je l’ai rencontrée, j’étais impressionnée et admirative de son parcours. Donc, finalement, ils m’impressionnent tous. Kevin également, c’est un génie, il est incroyable dans sa capacité à mémoriser très vite quelque chose. C’est flatteur de se retrouver dans un groupe comme celui-ci.

Si on revient un peu à la genèse de votre participation à ce programme, comment vous en est venue l’envie ?

L’envie n’est pas venue de moi. En fait, j’ai tendance à beaucoup douter de mes capacités. J’avais conscience d’avoir une culture assez élargie de la chanson française. De par déjà ce que mes parents écoutaient. J’avais ma culture de jeunesse et puis, après, il y a eu ma culture adolescente, où j’ai été plongée dans l’univers des chanteuses françaises à voix. J’ai une culture Disney aussi assez implantée en moi. Donc j’avais tous ces domaines qui étaient déjà là mais pas forcément l’envie d’aller à cette émission. Que, en plus, je suivais peu car je regarde très peu la télé.

De temps en temps, quand on tombait dessus par hasard, je voyais les candidats qui hésitaient sur des chansons, alors que les réponses me semblaient plutôt évidentes. J’étais surprise que les candidats qui allaient se présenter à cette émission ne sachent pas y répondre. Je me disais : « c’est quand même « N’oubliez pas les paroles », elle est assez connue cette chanson, comment se fait-il que la candidate ne connaisse pas la réponse ? ». Mon mari me disait que, non, ce n’est pas si facile que cela. Et que je ne me rendais pas compte que je connaissais pas mal de choses. M’incitant à tenter ma chance, plutôt que de commenter devant mon écran. Mais je ne voulais pas, ça ne m’intéressait pas de passer à la télé, je ne me voyais pas prétendre connaitre des paroles, je doutais beaucoup de moi.

D’année en année, ça continuait, mon mari me voyait, de temps en temps, donner les réponses à la place des candidats. Un jour, il en a eu marre de me voir parler devant mon écran et m’a appelé en me disant : « bon, ben, je t’ai inscrite, alors prépares toi à recevoir un coup de fil, tu vas devoir chanter dans le téléphone. Si tu chantes bien et si t’es assez joviale, naturellement, tu pourras participer au casting ». J’ai eu une pression monumentale quand il a franchi le pas pour moi.

L’appel téléphonique s’est très bien passé, je suis allée au casting. J’étais impressionnée, j’ai pu aller jusqu’à la dernière étape, celle en vidéo. J’ai eu, quelques semaines plus tard, une réponse négative. J’avais déjà commencé à réviser des choses et, maintenant que l’aventure avait commencé, je ne pouvais pas abandonner. Donc j’ai prévenu mon mari, je lui ai dit  « attention, tu m’as lancée dans une sacrée aventure, maintenant je vais réviser comme une malade ». L’année suivante, j’ai retenté le casting et je n’ai toujours pas été prise à la troisième étape. J’ai re-révisé encore une fois, pendant un an et, la troisième année, j’y suis retournée et j’ai été prise, me permettant de faire mes premiers tournages.

 

 

Lorsque la situation sanitaire et les règles gouvernementales le permettront, auriez-vous l’envie de revenir sur une scène, pour un événement particulier, entourée de vos amis de l’émission ?

Oui, c’est en projet. On avait quelques dates prévues de mars dernier à juin. Trois concerts étaient calés. Certains ont été annulés, certains ont été reportés et, effectivement, on a déjà un concert en projet sur Argelès-sur-Mer, en septembre. Il y en aura un autre prévu fin septembre sur Brest. Un nouveau est en projet à Leuville, en région parisienne. Là, en fait, on enchaînera trois voire quatre dates début octobre. Donc on a quelques dates qui sont déjà fixées mais on verra l’évolution du protocole et des permissions que l’on aura pour faire ces spectacles. On publie, au fur et à mesure, les affiches sur nos réseaux sociaux respectifs, pour pouvoir accéder à la vente des billets.

Après, j’ai bien conscience que je suis 20è et que, même si mes amis aiment chanter avec moi, que j’aime chanter avec eux, ils ne peuvent pas prendre les trente premiers maestros non plus. Parce qu’il faut que les associations caritatives gagnent un maximum. J’ai bien conscience que ces concerts auront une durée éphémère, même si ça fait maintenant deux ans que j’ai la chance d’en faire. Je sais bien qu’un jour, ça s’arrêtera. Le but est de pouvoir continuer la scène après, pourquoi pas pour moi, si j’y arrive. En attendant, je continue l’aventure avec les maestros, tant qu’ils sont d’accord pour que je sois de la partie. Si, un jour, je ne le suis plus, je comprendrais tout à fait, il y a des choix à faire, le but est de remplir la salle, c’est normal.

Justement, quelles seraient vos envies artistiques pour la suite ?

Lié à cette aventure, comme je le disais, j’ai tissé de très belles amitiés avec des maestros. L’un des anciens, Dorian Bedel, est auteur compositeur et, pendant le confinement, à la suite justement de la rediffusion des Masters 2019, il m’a écrit et composé une chanson, à mon sujet et pour moi. Ça s’est fait très vite, l’enregistrement a déjà eu lieu et j’ai tourné le clip la semaine dernière. La chanson, qui est donc mon premier titre, sera publiée le 14 juin prochain. C’est un peu une autre aventure qui commence à se dessiner pour moi, grâce à cet énorme tremplin qu’est « N’oubliez pas les paroles ».

Merci, Elodie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Moussa se souvient de son parcours jusqu'en finale !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : PH LE ROUX/ALP/TF1

 

Bonjour Moussa,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vendredi dernier, vous avez été éliminé à l’orientation, pour votre troisième participation à « Koh Lanta ». A titre personnel, comment avez-vous vécu la diffusion des images ? Ont-elles ravivé en vous certains souvenirs ?

Revoir les images, forcément, nous replonge dans l’aventure qu’est « Koh Lanta ». J’ai été totalement en immersion face à cet épisode de l’orientation. Je me souviens d’un Moussa qui était fatigué, d’un Moussa qui avait perdu quinze kilos, qui mangeait cinquante grammes de nourriture par jour, qui avait cherché pendant plus de cinq heures en plein cagnard ce poignard. Au final, je ne l’ai jamais trouvé. J’aurais aimé le trouver, pourtant je n’étais pas loin, Naoil a été meilleure que moi et je leur souhaite à tous une bonne finale et à moi un bon retour.

Avec le recul, qu’est-ce qui vous a manqué sur cette épreuve ?

Je pense, avec le recul, que ce qui m’a manqué, c’était surement le calme et le temps. J’aurais dû utiliser mon temps différemment, avec moins de stress, et surtout être calme. C’est une épreuve de vitesse alors, forcément, le temps joue en notre défaveur mais si j’avais pris le temps de revenir à la table afin de voir si j’étais sur le bon repère, je pense que ça m’aurait servi. En tout cas, ça m’aurait aidé à trouver mon repère, la balise derrière et mon poignard.

On ne le voit pas forcément à la télé, je suis resté sur la zone à chercher trois heures non-stop, alors que, à un moment donné, j’aurais dû dire stop et changer de stratégie tout simplement.

Que retenez-vous spontanément ? Une élimination la veille des poteaux ? Ou un magnifique parcours qui vous a mené jusqu’à la finale à cinq ?

Bien évidemment, je ne retiens que le côté positif. Je me suis donné jusqu’à la fin de l’aventure. J’avais promis à l’équipe jaune de les emmener le plus loin possible, objectif atteint. Je suis quand même en final de « Koh Lanta » et ce n’est pas rien. J’ai laissé sur le terrain mes quinze kilos perdus. « Koh Lanta » reste une aventure extraordinaire, à vivre au moins une fois dans sa vie et je ne retiens que le positif.

J’ai un slogan : machine un jour, machine à jamais. La résultante est de ne jamais abandonner, même s’il y a plus fort que soi en face. Donc de ne jamais abandonner et d’aller au bout quoi qu’il arrive. Quoi qu’il arrive, vous n’en sortirez que du positif et ça vous fera avancer. Personnellement, « Koh Lanta » m’a fait grandir. Je me suis assagi surement avec le temps. Dans chaque aventure que j’ai faite, j’ai l’impression d’avoir laissé mes démons sur place et de sortir grandi.  

De façon plus générale, en quoi vos deux premières expériences sur cette aventure vous ont-elles aidé ?

Aujourd’hui, par rapport à mes précédentes aventures, j’ai l’expérience. « Koh Lanta », je connais. Lors de ma première aventure, j’étais un gamin, je venais chercher la découverte. Sur la deuxième aventure, je connaissais plus ou moins « Koh Lanta » mais, là, je venais chercher la revanche. Cette année, j’ai cherché la gagne mais avec l’expérience. Ce que j’ai gagné à « Koh Lanta », c’est que j’ai réalisé que « Koh Lanta », je le connais, j’ai l’expérience sur le camp, j’ai l’expérience sur les épreuves, je pouvais apporter beaucoup à mon équipe. Qui, pour le coup, cette année, était en vraie demande. Faire une aventure comme « Koh Lanta », en tant que héros, face à de nouveaux aventuriers et pouvoir leur apporter de la bienveillance et surtout les conseils d’un aventurier aguerri, c’est un kif immense. C’est déjà une petite victoire de transmettre ce que l’on m’avait transmis lors de mes précédentes aventures.

Comment décrieriez-vous le rôle et la place que vous avez eus sur le camp jaune ?

J’étais dans mon rôle de grand frère protecteur. D’un côté, il y avait le sentiment profond de leur voler un bout de leur aventure en arrivant en tant que héros avec les autres. Mais je leur avais dit que, eux aussi, pouvaient faire leur aventure, pouvaient vivre leur « Koh Lanta » et qu’il ne fallait pas que je sois un poids pour eux mais un avantage. En tout cas, j’ai été pris d’affectation pour l’équipe jaune, ils m’ont fait un accueil chaleureux. Pas comme les rouges. Peut-être que j’aurais pensé différemment si j’étais tombé dans une équipe rouge, comme Claude. Finalement, chez les jaunes, ils ont été bienveillants à mon égard et il fallait que je leur rende. La meilleure manière de leur rendre était effectivement de les accompagner le plus loin possible. Alors, c’est vrai, tout le monde n’est pas d’accord avec cela, « Koh Lanta » est juste un jeu et rien d’autre. En tout cas, ma stratégie aussi nous a permis d’aller en majorité, nous les jaunes, au bout de l’aventure. Quoi qu’il arrive à l’orientation, on arrivait à quatre jaunes et un ex black.

 

Crédits photo : PH LE ROUX/ALP/TF1

 

A la place des aventuriers jaunes et rouges, comment auriez-vous réagi en voyant débarquer cinq héros ?

Si j’avais été à leur place, ça aurait été très compliqué. En leur disant aux héros, « vous êtes bien gentils mais nous aussi avons envie de vivre notre propre Koh Lanta ». Je n’en sais rien mais peut-être que j’aurais agi comme Ahmad…Ou pas, peut-être que, dans ma personnalité, je les aurais accueillis comme chez les jaunes. En fait, je suis mitigé. J’ai un sentiment partagé de me dire que, en tant que nouvel aventurier, il faut que je vive ma propre expérience, mais ce n’est pas plus mal aussi de se faire aider pour pouvoir vivre pleinement cette expérience. Donc, oui, mes sentiments sont partagés, c’est compliqué de répondre à une question comme ça finalement.

Globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs aux Fidji ?

Ah la la, il y en a tellement. Avant tout, une équipe de production au top, des aventuriers, des rencontres inoubliables. Au départ, on rencontre des aventuriers, finalement ils deviennent des membres de ta famille. Des épreuves magnifiques aussi. C’est un tout, « Koh Lanta ». Vous savez, quand on y va, c’est comme dans la série « Lost », on est toujours attiré par cette ile. Pourtant, quand on revient d’une aventure comme « Koh Lanta », on se dit à chaque fois : plus jamais. Alors voilà, j’ai lâché mes démons, j’ai l’impression d’être le Moussa non pas 2.0 mais 3.0 après trois aventures. J’ai l’impression d’avoir le besoin de vivre mes rêves, au lieu de rêver ma vie. Ce qui fait que, cette aventure-là, à chaque fois que j’en rentre, je me dis « plus jamais » mais, quand on me rappelle, je replonge dans l’aventure. On est attiré comme des aimants par cette ile, alors que c’est la misère là-bas. Ça peut être le paradis d’un côté, quand il fait beau, avec de belles épreuves et que vous avez à manger. Et l’enfer de l’autre côté, quand la pluie tombe trois jours d’affilé et que vous n’avez toujours rien à manger. C’est ce qui crée des liens familiaux, c’est ce qui crée cette aventure extraordinaire qu’est « Koh Lanta ». Bientôt, je crois que je vais mettre une bannière sur les réseaux sociaux, « Je suis Koh Lanta ». Je ferai une photo en mode totem…non, je plaisanteJ.  

Quelles ont été vos principales occupations sur le camp ?

Personnellement, j’ai trouvé les journées courtes parce que j’ai été actif toute la journée. Alors, c’est vrai, à la télé, on me voit avec la team bronzette. Malheureusement, quand je parlais avec les filles, elles étaient posées sur la plage, donc je me posais avec elles. Mais je vous rassure, en tant que black, je n’ai plus besoin de bronzer. Oui, je partageais la journée avec Claude, avec Teheiura, on échangeait beaucoup avec Sam, lui le grand fan de « Koh Lanta ». Je me rappelle que, au début de l’aventure, c’est moi qui l’ai intégré. On a passé énormément de nuits à discuter autour du feu.

Ca dépendait des jours mais, en général, les journées étaient courtes. Sauf quand la pluie tombait. A part Teheiura qui se croyait dans la pub pour « Tahiti douche », qui se lavait les cheveux avec de la noix de coco, pour nous c’était l’enfer. En tout cas, je fais partie des gens qui trouvaient les journées courtes.

A quelques heures du dénouement final, qui est votre favori ?

Je leur souhaite vraiment, parce que j’apprécie les trois, un bon courage. Ils ont tous des chances d’y arriver. Claude parce qu’il l’a prouvé à plusieurs reprises sur les épreuves, c’est une machine. Naoil parce qu’elle a un mental d’acier, comme moi, en tant que boxeur. Et Inès, qui n’a jamais gagné épreuve, ce sera peut-être l’épreuve ultime qu’elle pourrait remporter. Ça lui permettrait de dire à tous ses détracteurs : certes, je n’avais pas remporté d’épreuve, mais j’ai remporté la dernière, celle des poteaux.

En conclusion, êtes-vous resté en contact avec certains de vos camarades aventuriers, quelle que soit la couleur initiale de leur équipe ?

Je rassure tout le monde, quelle que soit la couleur initiale, nous avons de bons rapports avec presque tous les aventuriers. J’ai Sam tous les deux jours au téléphone, je parle avec Claude et Teheiura aussi, Jessica est également une belle personne, même si nous n’avions pas d’affinité sur l’ile. On a un petit groupe sur Whatsapp, on discute beaucoup, parfois on s’engueule mais tout va bien.

Juste une dernière chose, si je puis me permettre, on a sorti un clip qui s’appelle « Aventuriers ». Pendant le confinement, on a demandé à tout le monde à la maison de faire une vidéo, avec des images de l’aventure « Koh Lanta », pour partager ce beau projet autours de la musique. Le single est aussi disponible sur toutes les plateformes de téléchargement.

Merci, Moussa, pour toutes vos réponses !

 

Le lien du clip est disponible ci-dessous :

https://www.youtube.com/watch?v=_Y7X_BIA35M

Publié dans Télévision

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