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Le médias blog de Julian

Articles avec #theatre tag

Marc Pierret : parcours, souvenirs, projets - il se livre sur tous les sujets !

25 Mai 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

Bonjour Marc,

 

Quel plaisir de nous entretenir avec vous  !

 

1/ Vous êtes un artiste aux nombreuses expériences, comme en témoignent votre parcours notamment sur scène, en publicité, en télévision ou bien encore au cinéma. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique ?

 

Le plaisir est dans le jeu. On joue la comédie, tout simplement. La pièce commence, on a travaillé, on a pensé le personnage, on s'oublie, on joue, on se fait plaisir de manière à ce que les gens prennent du plaisir.

 

L'exercice théâtral et l'image sont bien différents. Il y a plein de choses qui rentrent en compte, la gestuelle, la voix. Quand on passe de l'un à l'autre, comme ce fut mon cas, ayant commencé par plus de théâtre, un temps d'adaptation est nécessaire. On fait beaucoup de bêtises, de gestes malvenus. Tout cela s'apprend et, finalement, on se rend compte que l'on trouve la vérité dans la simplicité. Il ne faut jamais oublier que tout cela n'est juste qu'un jeu.

 

2/ Spontanément, retenez-vous une expérience plus qu'une autre ?

 

Dans le plaisir de jouer, je dirais ma dernière expérience, le tournage de « Caïn », réalisé par Bénédicte Delmas. C'est une très belle rencontre humaine et professionnelle. Je me suis senti bien.

 

La rencontre la plus précieuse à mon cœur fut celle avec Annie Girardot, sur les planches, en 1999, dans « Le sixième ciel ». D'abord sur les Champs Élysées, puis en tournée. Je l'appelais Nanou, c'était une femme humainement géniale. Une intimité s'était créée, bien au-delà du jeu. Voir en vrai une femme que l'on admire est juste un rêve qui devient réalité. Elle avait toujours un regard d'une puissance incroyable. C'était assez troublant.

 

Michel Galabru m'a aussi beaucoup marqué. J'étais jeune comédien, nous jouions « Don Juan », j'étais Don Carlos. Aux répétitions, j'étais totalement en écoute de ses mots, comme un petit fils devant son grand-père. J'en ai même une fois oublié de prononcer ma réplique, tellement c'était fort. Il m'avait alors dit, gentiment « Je crois que c'est à toi ».

 

3/ Comment vous préparez-vous en amont d'un tournage, face au rythme soutenu que celui-ci impose ?

 

Je travaille beaucoup en fait. J'essaie de respecter le texte au maximum. Il y a des réalisateurs qui veulent vraiment que les comédiens soient au couteau, tandis que d'autres vont laisser une certaine liberté.

 

J'essaie de me libérer au maximum du texte, pour être ensuite le plus juste possible. La méthode est assez simple, je lis beaucoup la scène, j'apprends aussi les répliques de l'autre. Je tente de plus en plus d'amener le personnage à moi.

 

Il faut être prêt sur le plateau car il y a quand même une grosse pression. Je ne me donne pas le droit à l'erreur.

 

Pour la préparation à un casting, le costume joue beaucoup. En fonction de la vision que je me fais du personnage, j'adapte le choix de mes vêtements. Le jour J, j'y vais petit à petit, je commence à répéter une nouvelle fois mon texte, je mets mon pantalon, je mets ma chemise et le personnage commence à être là. Puis, si besoin, la cravate, les chaussures, la veste et je me le répète comme je vais être au moment du casting. Je le fais évoluer comme cela.

 

En même temps, en travaillant beaucoup, on peut aussi perdre en spontanéité. Il faut trouver le juste milieu. J'adorerais travailler avec Claude Lelouch car on découvre tout au dernier moment, on ne se pose pas de question et tout part spontanément alors de soi.

 

4/ Juste avant de rentrer sur scène, quelles sensations prédominent en vous ?

 

Le trac ! Ça peut être plus ou moins puissant. J'ai eu les jambes coupées juste avant de rentrer sur scène, même si j'avais bien travaillé. Mais, une fois devant le public on y est vraiment et tout s'efface.

 

5/ Quels sont vos actualités, projets et envies artistiques actuels ?

 

J'adorerais retravailler avec Bénédicte Delmas si l'occasion se présentait et elle se représentera. De manière générale, j'ai de plus en plus envie de travailler avec des femmes aux commandes.

 

L'image me parle beaucoup en ce moment. Je vais faire Monsieur Orangina dans une publicité sur internet pour la célèbre marque de boissons.

 

Je chante, j'écris des chansons, je compose, je joue de la guitare, j'essaie d'écrire aussi.

 

Merci Marc pour votre disponibilité  !

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Audrey Ferin évoque pour nous son parcours et ses projets artistiques !

23 Mai 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

Bonjour Audrey,

 

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

 

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes. Notamment comédienne, sur les planches et à l'écran, mais aussi mannequin, animatrice, chroniqueuse ou bien encore réalisatrice. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique ?

 

Je pense que l'expression artistique m’épanouit et me permet de m’exprimer pleinement. Il faut tendre vers ses désirs profonds pour se sentir en accord avec soi-même.  Avoir plusieurs vies en quelques sortes est une façon de la dévorer et d’être pleinement soi. C’est tout simplement une recherche saine du bonheur, je pense.

 

Je suis passionnée par l’art dramatique depuis que je suis enfant, j'ai commencé toute petite à faire du théâtre, dès l'âge de 6 ans avec mon école.

 

Ma famille n'est pas du tout dans le milieu artistique. Je ne saurais pas vous dire comment est survenue cette passion mais je sais que j'en suis mordue, que je ne pourrais pas vivre sans. J'ai un réel besoin de jouer. C’est sans doute une façon d’exprimer au mieux ma sensibilité et peut-être de ne pas trop grandir.

 

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents domaines ?

 

Aujourd’hui, je suis comédienne et animatrice. Les deux sont très complémentaires. Mon travail d'acting m'aide dans mon travail d'animatrice, même si ce sont deux domaines différents.

 

3/ Êtes-vous davantage attirée par un domaine  ? Ou est-ce la diversité qui vous plaît avant tout ?

 

Mon parcours actuel est aussi, je dois le dire, le fruit des hasards de la vie. Dès 15 ans, je suis venue sur Paris pour prendre des cours de théâtre. J'ai commencé par la comédie, avant de faire une école de journalisme. J’ai commencé par travailler dans des boites de productions avant de me diriger vers l'animation. De là, j'ai quand même continué le théâtre en parallèle, ce qui m'a permis de travailler dans les deux domaines et d’avoir différentes cordes à mon arc pour la suite.

 

4/ Spontanément, de votre riche et diversifié parcours, retenez-vous un moment en particulier?

 

C'est dur à dire ! Toutes mes expériences m’ont enrichie et m’ont amenée à être qui je suis aujourd’hui. Récemment, j'ai joué dans un premier épisode de « Batman » et cela a été une expérience assez riche. C’était un rôle physique dont le plus gros du tournage s’est fait l’hiver dans un froid glacial.

 

5/ Selon vous, quelles sont les clés pour animer avec réussite un programme ?

 

C'est une vaste question mais je pense qu'il faut avant tout aborder des sujets qui touchent les gens dans leur quotidien et qui les divertissent. Il est important de divertir et d’informer. C’est notre rôle en tant que professionnel de la télé.

 

6/ Face au rythme soutenu d'un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie en amont?

 

J'ai la chance d'avoir un coach américain hors du commun qui m’enseigne la méthode de l’Actor Studios. Il est mon maître en la matière, il m'aide énormément dans mes préparations émotionnelles et dans mon jeu d'acting.  

 

Concernant mon apprentissage des textes, j’ai appris à être efficace et à ne pas perdre de temps. J’apprends mes textes à plat. J'enregistre la réplique dans mon téléphone, ce qui me permet d'aller beaucoup plus vite, comme si quelqu'un me faisait répéter.

 

Je m’inspire des grands professeurs comme Stella Adler ou Lee Strasberg pour préparer mes rôles. Je lis très attentivement le scénario, je le décortique, c'est important de bien comprendre l'histoire et de comprendre le personnage, sa psychologie, pourquoi il dit ça, pourquoi il en est là. Je créé son passé, je l'imagine. Ce travail me permet de faire une proposition claire et aboutie au réalisateur. C'est rassurant autant pour moi que pour lui d'arriver sur un plateau et de savoir vraiment où je veux aller.

 

7/ Plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques du moment ?

 

Je suis en pleine création d'une chaîne Youtube, avec un programme qui va être assez décalé, que je vous laisserai découvrir. En même temps, je finis le tournage de « A Knight in Paris », dont je vous parlais toute à l’heure. J'y joue le rôle d’Harley Quinn qui est notamment la fiancée du Joker. Dans le premier épisode, elle est encore psychiatre et va être droguée pour se transformer. 

 

J'ai aussi un projet de théâtre pour 2018. Pour l'instant, c'est tenu secret mais j'ai hâte de vous en parler. J’ai aussi fait une apparition dans « Alice Nevers », vous m'y verrez prochainement. Je continue des projets dans ce sens-là, entre la fiction et l'animation.

 

8/ Pour finir, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

 

J’aimerais beaucoup jouer un rôle dramatique au cinéma car je me sens à l’aise avec ce registre qui me laisse exprimer une grande palette d’émotions.

 

Merci Audrey pour votre disponibilité !

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Léa Malassenet évoque avec nous ses deux actualités théâtrales !

17 Mai 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

Bonjour Léa,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien.

1/ Vous serez à l'affiche, fin mai et début juin, au théâtre Clavel de la pièce «Fragments». Avec la compagnie des hommes papillons. Quelle histoire y est racontée? Quelles thématiques y sont abordées ?

Nous fêtons les 20 ans d’écriture de Christophe Botti, c'est loccasion de réunir plusieurs extraits de ses pièces, 20 plus exactement. Il ny a pas UNE histoire qui est racontée mais une multitude de situations et de personnages qui ne se sont jamais rencontrés en dehors des œuvres de Christophe mais qui se retrouvent ici regroupés sous des thématiques assez fortes, comme la famille, lamour, les démons...

Ces esquisses sont là pour inciter les professionnels à ensuite monter l’œuvre complète.

2/ Comment présenteriez-vous vos personnages? Quelles sont leurs principales caractéristiques?

Une est adolescente, dans un extrait assez sombre de « Au club des enfants perdus ». (Cest la toute première pièce écrite de Christophe). 3 ados se retrouvent dans leur cachette secrète et décident de ne jamais devenir adulte mais Lorive (moi) va venir bousculer leurs règles et semer la zizanie au sein du groupe.

Dans « A consommer avant minuit », je joue une jeune fille, d'une vingtaine d'années, qui veut clairement faire l'amour avant minuit. Elle s'est donnée cet objectif-là après 3 ans dabstinence (..involontaire !) Elle décide donc dorganiser une soirée chez elle entre jeunes, le petit problème cest quelle vit avec son petit frère.... qui pourrait peut-être consommer avant elle.. C'est une chouette comédie.

Beaucoup de sujets sont abordés dans ce spectacle, il y en a forcément un qui va vous interpeller et vous donner l'envie de voir l’œuvre entière.

3/ Vous serez une quinzaine de comédiens sur scène. Cela nécessite-il une préparation et une méthodologie particulières ?

Nous nous retrouvons un week-end sur deux pour les répétitions. Quand les emplois du temps de chacun le permettent on se voit en petit groupe en semaine, surtout pour la dernière ligne droite J Il faut savoir que nous ne jouons jamais tous ensemble sur scène, sauf pendant les transitions qui mettent en évidence tout le groupe.

On est une bonne équipe, on se soutient, on saime bien (je crois), on est des bosseurs, toujours dans la bonne humeur, tout ça cest la base de notre fonctionnement pour avancer dans ce projet.

4/ En parallèle, le jeudi 18 mai prochain aura lieu une représentation unique de «Coeur sauvage», une pièce à 3 comédiens qui raconte la vie d'un jeune homme de 16 ans qui découvre qu'il est gay. Que dire sur ce chouette projet ?

C'est une aventure passionnante. Frédéric Maugey, le metteur en scène, a choisi Ugo Savary pour le rôle de Mathan, Thomas Violleau pour le rôle de François, et moi je jouerai Virginie. Cette représentation sera privée, avec des gens de notre entourage et des professionnels. Nous allons également faire une captation de cette lecture maquette afin de présenter notre projet dans plusieurs lieux pour inciter les directeurs de théâtre à la proposer dans leur salle.

Jai toujours été habituée à être sur scène en troupe ; pour « un cœur sauvage » nous partageons la scène à 3, une nouvelle expérience qui me plait beaucoup.

5/ Quelle suite espérez-vous lui donner ?

Nous aimerions partir en province pour jouer la pièce dans des théâtres locaux. Nous envisageons déjà Bordeaux, la Vendée... L'idée étant de sortir la pièce de Paris pour ouvrir les esprits en dehors de la capitale. Lidée de la jouer pour des écoles et ensuite proposer un débat autour du sujet de lhomosexualité est aussi une dynamique de notre projet.

Bien sûr, nous aimerions ensuite la proposer plus longuement sur Paris, nous sommes actuellement en pleine recherche d'un théâtre.

6/ Plus généralement, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

Toujours le théâtre ! J'aime cette énergie, ce travail de fond et, une fois sur scène, c'est le pied, je me sens vraiment bien..

Evidemment le cinéma me tente beaucoup. Sans oublier le doublage, que je dois découvrir.

7/ En conclusion, que dire aux lecteurs pour les inciter à venir vous voir sur scène ?

Pour « Fragments », nous jouons du jeudi 25 mai au dimanche 4 juin, 8 dates, pas dexcuses pour ne pas venir. C'est une très belle pièce, dont certains sujets vous parleront forcément. Ce sont les vingt ans d'écriture de Christophe Botti, qui peut louper ça ?!

Pour « Un cœur sauvage », rendez-vous à la rentrée !

Merci Léa pour votre gentillesse et votre disponibilité   !

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