Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le médias blog de Julian

Maud Forget revient sur son parcours et évoque ses projets !

30 Septembre 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

 

Bonjour Maud,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

 

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, comme en témoignent vos expériences, notamment au théâtre, au cinéma ou bien encore en télévision. Qu'est-ce qui vous attire tant dans l'exercice artistique ?

 

J'ai commencé à l'âge de 16 ans, par le long métrage « Mauvaises fréquentations ». Au moment de me lancer dans les castings, j'étais surtout attirée par la vie derrière les caméras. J'ai toujours été intriguée par la caméra, par un travelling, par les making of. Cela me fascine.

 

Je me suis laissée pousser des ailes, alors que j'étais très introvertie. Le fait d'être devant une caméra, de parler avec des adultes pendant deux mois m'a fait me sentir en sécurité, à ma place. Ce fut une sorte de déclic, de révélation, ce que l'on appelle une vocation.

 

Maintenant, avec le temps, j'aime comment l'on cherche et l'on creuse un rôle, parce que l'on parle d'êtres humains. Je recherche la vérité la plus juste et je vais donc passer beaucoup de temps à travailler en amont, à construire le personnage structurellement. Jusqu'à retracer son passé pour comprendre comment cela l'influence ensuite dans l'histoire que l'on raconte.

 

Je ne laisse pas de message, l'acteur se doit de laisser une empreinte avec ses interprétations, par rapport à son point de vue sur le monde, par rapport à ce qu'il vit et par rapport à ce qu'il est. C'est pour cela aussi que l'on est touché par certains acteurs, qui nous transmettent leur humanité et leurs émotions. Un acteur, c'est un mélange assez paradoxal entre une part de soi et une part qui n'est pas soi même. Cela permet de rassembler les gens.

 

2/ Retrouvez-vous certaines complémentarités entre ces différents domaines ?

 

Ce n'est vraiment pas le même travail. J'arrive surtout à associer ce que je vous expliquais précédemment, cette espèce de catharsis que l'on arrive à créer en télé ou au théâtre. Pour ce dernier, c'est fait de façon immédiate, au cinéma à posteriori. Mais le public, dans les deux cas, ressent cela de façon immédiate.

 

Mais le travail est différent. Le théâtre est une longue aventure, un rôle peut se faire sur trois ans et peut tellement évoluer en fonction de ce que l'on vit. L'acteur se construit chaque jour. Avec le cinéma, le travail est condensé, il demande beaucoup de concentration aussi, nous avons une journée pour faire une séquence. C'est beaucoup d'intériorité, avec les plans l'émotion est concentrée alors que le théâtre investit le corps de manière plus forte et plus large.

 

J'aime les deux, tout m'apporte des choses. Ces arts peuvent m'emporter très loin.

 

3/ Dans les derniers instants juste avant de rentrer sur scène, quelles sensations et quels sentiments prédominent en vous ?

 

Avant la première, j'ai évidemment un stress immense car je ne sais pas comment le public peut recevoir le spectacle et le rôle. Par la suite, quand je suis un peu plus rassurée sur cela, j'en encore un peu de stress car j'ai envie de faire exister le personnage de la façon la plus sincère et profonde possible. Ce stress là m'apporte aussi un peu d'excitation. Une fois le spectacle lancé, je n'ai plus trop d'appréhension, j'essaie de m'écouter, de me faire confiance le plus possible pour être sincère, avec le plus de vérité possible. C'est le plus difficile, il faut être à l'écoute de soi mais aussi des autres.

 

4/ Spontanément, retenez-vous une expérience plus que toutes les autres ?

 

Mais toutes, pour des raisons différentes. Ma première expérience m'a révélé en tant que personne, m'a faite grandir. J'ai fait après un film avec Isabelle Huppert qui m'a révélée en tant qu'actrice. J'ai alors appris à composer un personnage, à avoir une part de moi et une part de l'autre. Ce film m'a beaucoup enseigné sur mon métier d'actrice. Il y en a plein d'autres, j'ai la chance, dans ma petite carrière, d'avoir fait des rôles totalement différents, qui n'ont rien à voir les uns des autres, ne serait ce que corporellement et émotionnellement. Ce sont des supers opportunités, qui m'ont apporté des choses différentes, j'ai appris énormément.

 

5/ Plus généralement, quels sont vos actualités et projets ?

 

Je travaille sur plusieurs projets de théâtre, je ne peux encore vous en dire plus. Mais il y en a un dont j’ai proposé le sujet à un metteur en scène, c'est quelque chose que j'ai en tête depuis un petit moment, sur quelqu'un qui a existé. C'est un personnage hyper fort. Il est en cours d'écriture, ce devait être un seul en scène mais selon le point de vue du metteur en scène, nous nous adapterons peut-être. Un moment particulier de la vie du personnage est mis en avant. Bref. Tous ces projets vont prendre du temps mais ils sont tous aussi excitants et passionnants.

 

Je me suis lancée dans la réalisation, j'avais déjà fait un premier court métrage primé notamment au Festival de Saint Jean de Luz 2015, le prix du jury jeune. J'en développe actuellement un deuxième.

 

Ce fut un plaisir, Maud, de nous entretenir avec vous !

Lire la suite

Leilani Lemmet évoque son actualité artistique !

30 Septembre 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

 

Bonjour Leilani,

 

Quel plaisir d'effectuer cette interview avec vous !

 

1/ Vous serez à l'affiche, à partir de novembre, au théâtre Clavel, de la pièce « Noël le grand Déballage », de et mis en scène par Romaric Poirier. Quelle histoire y est racontée ? Quelles thématiques y sont abordées ?

 

C'est une comédie dramatique, mélangeant humour et émotion. Six amis fêtent Noël ensemble chez l'un d'entre eux, ils se connaissent de longue date, depuis quinze ans. Ce qui devait être une super soirée tourne au règlement de compte. Les rancœurs, les secrets, les vieilles rancunes vont éclore et provoquer une cascade d’engueulades.

 

La maîtresse de maison, que j'interprète, est très organisée, à fond dans les codes et dans les traditions. Pour elle, Noël, c’est sacré, elle a mis les petits plats dans les grands, tout est minuté et elle veut que ça se passe exactement ainsi. Comme ce n'est pas le cas, elle part de plus en plus en vrille et en crise de nerf. Les problèmes qui jaillissent dans les relations entre les amis ainsi que l'angoisse que cela procure chez la maîtresse de maison amplifient les disputes.

 

Mais cela reste quand même sur un ton léger, avec des passages très drôles entremêlés de moments plus émouvants, dans la difficulté des relations.

 

2/ Comment présenter votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

 

C'est une jeune femme mariée depuis quelques années, qui a un certain vécu que l’on découvre plus tard dans la pièce.

 

Au départ, elles et son mari sont un peu les personnages comiques du spectacle. Elle est psychorigide, très stricte, très à cheval sur les traditions, elle va à la messe de minuit, à Noël la dinde est le plat principal, elle a fait un plan de table, elle s'est habillée spécialement pour l'occasion, il faut vraiment que les convives prennent bien le champagne au bon moment, qu'ils s'assoient à la place qui leur est assignée. Et si ça ne se passe pas comme prévu, cela lui procure une angoisse immense car elle veut tout contrôler.

 

Son mari est aux petits soins, c'est un couple qui s'aime mais, pour leur équilibre, c'est elle qui mène et lui qui suit. Elle le gronde tout le temps.

 

Elle a un côté autoritaire, mais elle n'est jamais méchante, jamais agressive, elle est assez naïve, pensant que la vie peut être planifiée comme un menu. Elle est d'humeur très changeante, elle peut être joyeuse, légère, inconsciente et, d'un coup, basculer dans une crise de nerfs, pour ensuite se remettre à rire.

 

3/ Selon vous, quelles seront les clés du succès de cette pièce ? Pourquoi va-t-elle plaire aux spectateurs qui viendront vous voir ?

 

Le mélange des genres, le fait que ça soit drôle et émouvant. On passe du rire à l'émotion. Vous aurez l'impression de quelque chose de complet, en ayant parcouru des sentiments très contrastés. Cela peut faire du bien.

 

Les thématiques abordées peuvent intéresser, elles sont assez actuelles. L'univers de la mise en scène sera anachronique, cela fera penser à une certaine époque sans être officiellement située. Il y aura une inventivité assez originale pour le décor et les vêtements. La période est suggérée sans être précisée. Le parti pris visuel est très intéressant, ça crée un univers.

 

4/ Plus généralement, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

 

Pour la période de Noël, je vais reprendre, pendant un mois et demi, un spectacle musical jeune public, « Aurore », mis en scène par Gaëlle Hispard. Il a été créé à l'Essaion il y a un an et demi, avant d'être présenté au Jardin Shakespeare. Une tournée s'en était suivie un peu partout en France. Nous revenons pour le coup à l'Essaion.

 

C'est un spectacle que j'aime beaucoup, il s'agit d'une adaptation assez libre de «  La belle au bois dormant  ». La princesse se pique le doigt, mais elle ne s’endort pas. Elle se retrouve au milieu d'un château endormi et doit trouver une solution toute seule. C'est un spectacle sur le passage à l'âge adulte, comment prendre conscience de qui l’on est et apprendre à faire des choix. Et il y a toutes sortes de personnages burlesques, on s’amuse beaucoup.

 

5/ En conclusion, très simplement, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

 

De trouver toujours autant de beaux projets, de continuer à travailler dans le théâtre, à l'image, en musique, de continuer à rencontrer des gens dont le travail me plaît et avec qui j'aime travailler.

 

Merci Leilani pour votre disponibilité !

Lire la suite

Emilie Mazoyer évoque sa nouvelle émission musicale sur Europe 1 !

30 Septembre 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Radio

 

Bonjour Émilie,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog !

 

 

1/ Vous êtes, depuis la rentrée, à l'antenne d'Europe 1, du lundi au jeudi, de 21h à 22h, en direct avec « Shuffle ». Quel est le principe de l'émission ? Quel en est le contenu ?

 

Quand j'ai trouvé le titre, j'ai réussi à vraiment cerner mon contexte. Je fais des émissions de musique depuis 15 ans donc je sais le genre de musiques que j'ai envie de passer, je sais à qui j'ai envie de parler. Mais il fallait définir comment articuler justement ces musiques.

 

Je me suis souvenue de l'ipod Shuffle, dans lequel on rentrait 100 à 200 titres qui étaient ensuite diffusés de manière aléatoire. J'ai trouvé sympa de proposer aux auditeurs des titres qu'ils aiment mais articulés bizarrement. La première chanson est basée sur mon humeur du jour ou sur l'actualité. Se suivent ensuite trois chansons en rapport les unes avec les autres. On part alors sur un album de la semaine, sur une chanson qui ne vient ni de France, ni d'Angleterre, ni des Etats Unis, on essaie de surprendre avec des musiques chiliennes, portugaises, roumaines. On finit par un slow.

 

Ces balises sont présentes chaque jour et, à l'intérieur, ça peut changer, je peux avoir envie de parler d'une chanson en particulier, d'un artiste. C'est quand même assez souple.

 

2/ Être à l'antenne en fin de journée implique-t-il une adaptation particulière, notamment en termes de rythme ou de  dynamique ?

 

J'avais fait l'été précédent une émission de rock avec Philippe Manœuvre en plein après-midi. A ce moment là, on ne peut pas tout diffuser. Donc, oui, on s'adapte en termes de programmation. Dans le cas de ma nouvelle émission, on gagne en liberté.

 

On sait aussi que, le soir, les gens écoutent un peu plus longtemps, on peut donc installer des choses un peu plus lentes, ce qui est très agréable aussi. Il y a moins d'enjeux d'audiences à 21h, on est plus libre.

 

La manière de parler aux gens le soir est bizarrement assez proche de celle du matin parce que, à priori, on est chez eux. En journée, on est dans la voiture ou sur le lieu de travail. Je me permets d'être un peu plus proche, d'être davantage notamment sur la confidence.

 

3/ Quelles petites touches personnelles essayez-vous d'apporter à l'émission ?

 

Je choisis tous les disques, je ne travaille pas avec un programmateur. Je suis plutôt dans la bonne humeur, dans le sourire, je suis assez marrante, ça s'entend dans l'émission.

 

Je ne mens pas à l'auditeur, je ne fais pas semblant. S'il y a un problème technique je le dis, si j'ai perdu le fil je le dis aussi. Je n'ai pas une voix spéciale pour la radio, je reste naturelle. C'est plus sympa et ça plaît aux auditeurs. Je suis là pour partager ce que j'aime. Pour faire passer aux gens un bon moment, il faut que, moi aussi, je passe un bon moment.

 

4/ Comment préparez-vous l'émission ? Comment se font les choix des thèmes et des thématiques ?

 

Tout à l'humeur, à l'impro, au dernier moment. Ce qui rend dingue les patrons. Je donne ma programmation à 20h 15. C'est une émission sur l'immédiateté, on ne peut pas prévoir à l'avance.

 

C'est au coup de cœur, à l'envie. Je n'ai pas vraiment de filtre non plus. Cela vient du fait que j'ai appris mon métier à Radio France, sur Le Mouv' notamment. La direction d'Europe 1 me permet, et j'en suis très heureuse, de garder ma liberté de ton. Sous réserve bien sûr que j'ai les arguments en face. J'en suis ravie.

 

5/ Plus généralement, pourquoi aimez-vous tant ce domaine si particulier de la radio ?

 

Ça doit remonter, je pense, à l'adolescence. J'ai commencé à écouter des émissions au tout début des années 90, notamment sur Skyrock puis Fun Radio. J'ai senti une passion, j'avais envie de faire partie de leur bande. On avait l'impression d'une famille qui écoute du rock toute la journée, je trouvais cela formidable.

 

J'adorais leur façon d'apporter de la chaleur et un peu de présence à mes jeunes oreilles. J'étais bien consciente que l'on ne se connaissait pas dans la vraie vie mais, pourtant, j'avais l'impression qu'ils me comprenaient, que nous avions des points communs. Cela m'a apporté beaucoup de bonheur et de réconfort d'écouter de la radio pendant mon adolescence.

 

De là m'est venue l'envie de faire la même chose. Pendant mon parcours scolaire, j'ai même pu partir aux Etats Unis, une vraie belle période pendant laquelle j'ai commencé mes premières chroniques sur la vie d'un campus américain.

 

6/ Un petit mot, pour finir, sur votre rubrique matinale aux côtés de Patrick Cohen ?

 

Quelle fierté ! Patrick m'avait rencontré sur Radio France et c'est une joie de le retrouver. Il y a deux formats, une chronique culturelle le vendredi à 7h 20, pendant trois minutes, où je présente un disque ou une interview.

 

Dans « Melting Pop », de 9h à 9h 30, j'interviens les lundis, mardis et vendredis. Je parle de projets un peu plus confidentiels ou de découvertes. C'est très excitant d'être à l'antenne le matin. Je suis fière aussi que Patrick ait eu envie de m'avoir à ses côtés, c'est comme un petit diplôme:))

 

 

Ce fut un plaisir, Émilie, d'échanger avec vous !

Lire la suite
1 2 3 4 5 6 7 8 9 > >>