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Koh Lanta : Brice, ancien aventurier, nous donne de ses nouvelles et évoque la nouvelle saison actuellement en diffusion !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Brice,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce deuxième entretien.

La diffusion de cette nouvelle saison de « Koh Lanta », avec d’autres aventuriers, ravive-t-elle en vous certaines émotions et certains souvenirs ?

Oui forcément, ça me replonge dans les souvenirs, c’est certain. Je les envie un petit peu, mais je ne vais pas aller jusqu’à dire qu’il y a de la jalousie, il faut passer à autre chose maintenant. C’est tellement une aventure à part entière que, oui, je les envie. On en parle beaucoup avec les anciens aventuriers, on débat de tous les épisodes tous les vendredis soir et samedis, on réalise que l’on a encore, pour certains, notre tête à « Koh Lanta ». On a du mal encore à couper le cordon, c’est difficile.

Ce qui veut dire que, à titre plus personnel, indépendamment de la diffusion, vous pensez encore souvent à votre saison ?

Oui, bien sûr. Je ne vais pas dire que j’y repense tous les jours mais j’y repense quand même très fréquemment et c’est en partie pour cela que j’avais prévu de partir pour une durée indéterminée à l’étranger, afin de me vider l’esprit par rapport à cela.

De quel aventurier vous sentez-vous le plus proche ?

J’étais très content qu’un aventurier comme Claude refasse ce « Koh Lanta », c’est vraiment l’aventurier par excellence. Il a tout pour aller au bout, il est stratège, il est sportif et, sur le camp, il se donne au maximum. Donc j’étais très content qu’il revienne. Très content aussi pour Teheiura qui mérite de l’emporter mais, à mon avis, ce sera plus compliqué pour lui car il est trop gentil.

Je pense que je me rapprocherais plus d’un aventurier comme Claude. J’aime bien aussi Moussa. On voit que les 5 héros sont des aventuriers de caractère, les fans de « Koh Lanta » savent ce qu’ils ont réalisé par le passé, ils méritent totalement leur place. Ca a amené du piment, à l’émission, selon moi.

J’apprécie aussi plusieurs des nouveaux aventuriers. J’ai deux gros coups de cœur, Pholien et Naoil. J’ai beaucoup aimé, dans le dernier épisode, comment cette dernière a parlé à la fin, c’est une personne entière, qui ne se met pas trop en avant, qui est sportive, qui apporte donc, je pense, beaucoup pendant les épreuves et qui participe aussi à la vie du camp. Idem pour Pholien.

J’aime beaucoup Sam aussi, on sent qu’il est vraiment venu pour l’aventure et pour vraiment se confronter aux meilleurs. Je ne sais pas ce qu’il va donner durant les épreuves, on ne l’a pas encore trop vu, c’est pour cela que j’attends avec impatience les épreuves individuelles. En tout cas, on peut dire que c’est un sacré aventurier. J’aime beaucoup ce profil-là, je pense qu’on se serait très bien entendu.

 

 

Auriez-vous aimé être l’un des cinq héros ?

Bien entendu ! Bien évidemment, j’aurais aimé être à la place de l’un des 5. Si, un jour, on me rappelle, que ce soit tout seul, à 5, à 3, à 10 anciens, je signe direct, c’est certain.

Comment auriez-vous appréhendé votre arrivée sur l’un des deux camps, quelques jours après la constitution des équipes ?

C’est difficile d’appréhender cette situation. Je pense qu’il ne faut pas trop en faire. D’ailleurs, j’ai été surpris car, quand les anciens sont arrivés, comme Moussa ou Teheiura, ils se sont mis rapidement en avant. Ce n’était peut-être pas la stratégie que, personnellement, j’aurais adoptée. Mais ça s’est très bien passé puisque les nouveaux aventuriers ont plutôt bien pris cela. Ils voulaient vraiment apprendre des expériences passées des anciens candidats. Perso, j’aurais eu peur d’en faire trop, je me serais peut-être mis un peu plus en retrait.

Quel moment depuis le début de l’aventure vous a semblé le plus fort ?

Je trouve que ça a commencé sur les chapeaux de roue avec Joseph qui a essayé d’éteindre le feu. C’était un moment exceptionnel. D’un point de vue téléspectateur, je dois dire que ça m’a beaucoup fait rire. Après, si j’avais été sur le camp à ce moment-là, je dois l’avouer, je pense que je l’aurais très mal pris et je crois que je me serais embrouillé, peut-être physiquement, avec lui.

Je trouvais que les dernières émissions étaient un peu plus molles, que le rythme ralentissait un peu mais c’est lié au fait que ça avait commencé vraiment fort au premier épisode. Avec la réunification, c’est reparti vraiment dans tous les sens. Je pense que l’on va assister à de belles semaines.

Un mot peut-être sur le « piège » qui s’est refermé sur Ahmad lors de la réunion des ambassadeurs ?

Je ne sais pas si on peut parler de piège. Il faut dire ce qui est, je trouve que les jaunes ont fait un très bon choix, en mettant Claude et Ahmad. Claude, on le sait, il le dit lui-même, est avec les jaunes. J’étais persuadé qu’Ahmad n’irait jamais à la boule noire. Je m’étais dit que si les jaunes voulaient sortir un rouge, il fallait prendre Ahmad. Je pense donc que les jaunes ont adopté une bonne stratégie. Je pense aussi qu’Ahmad a eu de la chance d’avoir été nommé aux ambassadeurs. Parce que, si ça avait été une Charlotte ou une Alexandra, elles auraient peut-être mis son nom sur le papier.

Donc je trouve qu’Ahmad s’en sort plutôt bien. Après, durant les ambassadeurs, avec trois personnes contre lui, c’était compliqué pour Ahmad. S’il avait essayé d’aller à la boule et qu’il tirait la noire, il se retrouvait en duel face à Claude. Ce dernier est quand même l’un des meilleurs aventuriers de l’histoire de « Koh Lanta » et je pense qu’il n’aurait fait qu’une bouchée d’Ahmad.

Je n’ai jamais eu ce ressenti-là, n’ayant jamais participé aux ambassadeurs mais je pense que ça doit être quelque chose d’assez étrange. Si on ne l’a pas vécu, on ne peut pas comprendre. Mais je crois qu’Ahmad ne peut s’appuyer que sur la stratégie, il n’a pas de côté sportif ni aventurier. Je trouve qu’il s’en est bien sorti sur le coup parce qu’il ne se fait pas éliminer, après il faut voir ce qui va se passer par la suite. Ça va être compliqué mais c’est « Koh Lanta » donc il peut se passer tout et n’importe quoi. Tout peut arriver encore je pense.

Quel regard portez-vous sur la réaction de Delphine quand elle apprend qu’elle est éliminée ?

Je comprends sa réaction, oui et non. Sur le coup, se faire éliminer par quelqu’un de son équipe est juste horrible. Je me souviens du moment, chez les bleus, quand Maxime vote contre Frédéric. C’est sûr que c’est horrible. Après, elle le dit elle-même dans l’épisode, quand elle parle à Charlotte, si Ahmad devait sortir un nom, ce sera le sien.

Je pense qu’elle a vidé son sac vraiment sur le moment. De ce que l’on voit à l’écran, elle a quand même suivi Ahmad dans ses stratégies depuis le départ. Que ce soit l’élimination de Joseph ou celle de Teheiura, il aurait peut-être fallu qu’elle les assume un peu plus. Mais bon, encore une fois, la position dans laquelle était Ahmad, était très difficile de toute façon.

Qui sont vos favoris à ce stade-là de l’aventure ?

Je vois bien aller au bout Naoil, une femme de caractère qui a l’air apprécié de tous. Je vois bien Claude également, je pense qu’il va remporter plusieurs épreuves individuelles, ce qui lui permettra de ne pas être trop en danger jusqu’à l’orientation. Allez, je vais en donner deux autres, je verrais bien Inès également et Moussa. Moussa c’est le bon mec, il est vraiment proche de tout le monde. Quand on a quelqu’un comme ça dans l’équipe, souriant, sympathique, qui donne la banane tous les jours, c’est quand même difficile de voter contre lui.

 

 

Quelques mois après votre participation à cette belle aventure, quels retours et quelles retombées avez-vous pu avoir et avez-vous encore aujourd’hui ?

Déjà, le retour à la réalité, avant que l’émission ne soit diffusée, était vraiment horrible. On devait cacher à tout le monde notre aventure, on ne devait en parler à personne. Nous sommes rentrés en France en pleine période de gilets jaunes, c’était vraiment compliqué pour nous, on n’était au courant de rien. Donc, 8 jours après mon retour, j’étais dans l’avion pour le Cambodge, où je suis resté un mois et demi. Vraiment pour me vider la tête. Je pense aussi que j’avais besoin de prolonger mon aventure. Quand je pars comme ça en Asie, je vais pas mal chez les locaux et je réalise souvent des treks en jungle.

Quand la diffusion est arrivée, c’était vraiment exceptionnel, il n’y a eu que des bons côtés. Le fait de se voir à la télé avec les copains, la famille, le fait de recevoir des centaines de messages, le fait d’être reconnu dans la rue est quelque chose d’incroyable, que je n’avais jamais vécu. Donc c’était super sympa.

Tout le monde a eu des remarques sur les réseaux sociaux, chacun a été critiqué. Pour vous donner une petite anecdote qui m’a beaucoup fait rire, je me suis même fait insulter à plusieurs reprises parce que je chassais des lézards, j’ai trouvé ça incroyable. Quand ça vient de gens que je ne connais pas, ça ne m’affecte pas. En revanche, quand ça vient de gens que j’estime être mes amis, qui me disent que j’en fais un peu trop sur les réseaux parce que je mets trop de contenu par rapport à « Koh Lanta », ça ça me dérange. « Koh Lanta » était mon rêve, je l’ai réalisé, et j’en suis très fier, je ne dois cela qu’à moi. Quand je reçois ce genre de remarques de la part de personnes se prétendant être mes amis, qui, plutôt que de critiquer ce genre de choses devraient être contentes pour moi, ça me dérange, oui. Au début, ça m’affectait beaucoup, au moment de la diffusion. A présent, pour être honnête, je m’en fiche un peu. On va dire que, pour réagir de la sorte, ce ne sont pas vraiment des amis proches, je trouve.

Voilà, c’est vraiment cela qui m’a dérangé. Sinon, il n‘y a que des côtés positifs. Et puis le top du top, c’est vraiment cette famille que l’on s’est créé avec « Koh Lanta ». Je suis toujours en contact avec ceux de ma saison, certains devaient même venir à Bayonne pour la Foire au jambon. En tout cas, on est très souvent en contact, c’est plus que de l’amitié, c’est un amour que l’on voue vraiment à certains aventuriers. Je ne m’y attendais pas, ça m’a mis un gros coup derrière la tête, je n’étais pas venu à « Koh Lanta » pour me faire des amis, ça a été un grand choc pour moi. Je m’en suis créé quand même beaucoup je pense, c’est magnifique.

Pour finir, quels sont vos projets plus personnels pour la suite ?

J’ai totalement changé ma façon de penser depuis « Koh Lanta ». Je venais tout juste de finir une école supérieure de commerce avant de partir aux Fidji, deux semaines avant de décoller. Donc j’étais prédestiné à travailler dans le commerce dès ma rentrée. Comme disent les parisiens, métro boulot dodo. Mais je me rends compte que ce n’est pas du tout ce qui m’attire pour l’instant. J’ai deux passions dans la vie : les voyages et la nature, plus précisément les animaux sauvages. J’ai 25 ans et je me dis que c’est maintenant qu’il faut que je fasse ce dont j’ai envie, avant d’être réellement posé et de construire une famille. J’avais prévu de partir le 16 avril en Colombie, pour descendre toute l’Amérique du Sud jusqu’à Ushuaia. Je ne m’étais pas fixé de dates du tout, je m’étais juste pris un billet aller. Malheureusement, ça ne se fera pas en avril avec tout ce qui se passe en ce moment mais je compte bien partir en septembre. Ça me permettra de faire la saison, ici, au Pays Basque et de partir avec un peu plus de trésorerie, ce n’est pas si mal. Une chose est sûre, j’ai envie de repartir à l’étranger, de rencontrer de nouvelles personnes, de découvrir de nouvelles cultures, de me mettre en danger, bref, de regoûter à l’aventure, c’est certain.

Merci, Brice, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Sara nous parle de son départ pour raisons médicales !

Publié le par Julian STOCKY

crédit photo : PH LE ROUX/ALP/TF1

 

Bonjour Sara,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

Vendredi soir, vous avez dû quitter précipitamment l’aventure « Koh Lanta », une nouvelle fois sur décision médicale, comme lors de votre première participation en 2012. Comment avez-vous vécu la diffusion de l’épisode ? Cela a-t-il ravivé en vous quelques souvenirs ?

Vous m’enlevez les mots de la bouche. Je m’attendais à être replongée dedans et, effectivement, j’ai été beaucoup émue. Du coup, je n’ai pas pu retenir mes larmes et c’est vrai que ça a complètement ravivé des souvenirs. J’ai même mis beaucoup de temps à m’en remettre, le lendemain j’étais encore très perturbée.

Quelques mois après, avez-vous réussi à évacuer cette déception ? Physiquement, comment allez-vous ?

En ce qui me concerne, je ne pardonne pas à mon corps de me faire le coup une seconde fois. Peut-être qu’il m’envoie ces messages-là pour me préserver, je ne sais pas. Mais, en tout cas, la pilule est difficilement ingérable, du coup c’est compliqué de voir ces images, ça perturbe l’esprit et, même si tout est rentré dans l’ordre à l’heure d’aujourd’hui, j’ai effectivement le souvenir que ça m’a valu quand même une hospitalisation, une opération, un mois de convalescence. Je n’étais franchement pas bien fichue pendant cette période-là, j’ai beaucoup souffert de cette opération. Mais, voilà, je suis une battante et, comme une battante qui soit, tout rentre dans l’ordre. Mon chirurgien m’avait dit que je n’aurai plus jamais le ventre que j’avais avant, avec mes plaques de chocolat mais, du coup, j’ai tout retrouvé, j’en suis heureuse et je continue mes abdos aujourd’hui.

Cette blessure est survenue lors d’une magnifique victoire au jeu de confort, offrant sans doute l’une des plus belles récompenses à l’équipe jaune, avec cette nuit chez l’habitant. Quels souvenirs gardez-vous de ces instants de partage ?

Pour moi, ça a été vraiment largement mérité, à la hauteur de l’effort que l’on a tous fourni. D’autant plus chez moi, parce que c’est la première fois, en trois aventures, que je gagnais un confort tel que celui-là. Je n’avais pas eu l’occasion de vivre cela, pour moi ça a été magnifique et magique, j’en ai tellement bien profité que j’ai bien fait car ça aura été la seule.

D’ailleurs, la force, la conviction, la détermination montrées par l’équipe jaune sur cette épreuve mythique de « Koh Lanta » résument-t-elle bien, selon vous, les valeurs de votre tribu et aussi vos valeurs personnelles ?

Complètement ! On a bien pu remarquer, lors de la diffusion, qu’il y avait une belle cohésion d’équipe chez les jaunes, non seulement dans le jeu mais aussi sur le camp, ce qui n’était pas forcément, je dirais, le cas chez les rouges. Cela s’est bien remarqué, la preuve ils perdent ce jeu de confort mais ils perdent aussi le jeu d’immunité précédemment. Sur le camp, on voit bien que ces valeurs-là ne sont pas chez les rouges.

Revenons quelques jours en arrière, lors de l’annonce par Denis de l’équipe noire, composée de 5 héros. Quelle a été votre réaction à ce moment-là ?

Quand on est considéré comme des « héros » et que l’on se retrouve à 5, vous pensez bien que l’on sait de suite que la suite de l’aventure ne va pas se passer à 5, qu’il y a quelque chose qui se trame que l’on va découvrir plus tard. Pour nous 5, c’est déjà perturbant mais on sait très bien que « Koh Lanta » ne vas pas être juste avec 5 héros.

 

crédit photo : PH LE ROUX/ALP/TF1

 

Quelques temps plus tard, vous ne parvenez pas à être dans les deux premiers lors de l’affrontement à 5. On peut imaginer que les jours suivants ont été particuliers et difficiles à vivre, car vous n’étiez pas sûre alors de rejoindre l’une des deux tribus ?

En tout cas, ce que je peux vous dire par rapport à ces trois quatre jours que nous avons vécus seuls tous les 3, c’est que j’étais plus sereine que les 2 autres héros, Jessica et Claude qui, eux, étaient vraiment beaucoup plus stressés que moi à l’idée de vivre seuls un début d’aventure. Mais, moi, je ne sais pas, je n’étais pas du tout en stress, bien évidemment j’étais inquiète sur la suite car l’un de nous 3 allait partir. A côté de ça, j’ai vécu pleinement chaque jour que l’on passait tous les 3. Donc j’ai profité de chaque instant et j’ai fait tout ce que j’avais à faire durant ces trois quatre jours.

Lors de votre arrivée sur le camp jaune, quelle place avez-vous essayé d’avoir ? Celle de la grande sœur, expérimentée de l’aventure, qui conseille ?

Ma priorité était de me faire de suite une belle place au sein de cette équipe jaune. Ma priorité était de les découvrir, d’apprendre à les connaitre le plus vite possible et de voir dans quelle équipe je tombais parce que vous savez que, dans « Koh Lanta », tout peut changer d’une minute à l’autre. Je me suis sentie vraiment bien et très bien accueillie, pour moi ce fut vraiment très facile, je ne sentais pas du tout d’animosité, pas du tout de regard en coin, non non je me suis sentie intégrée de suite de suite dans cette équipe jaune.

J’irais même un peu plus loin, j’étais plus leur maman que leur grande sœur. Parce que, effectivement, avec mon expérience de déjà deux aventures précédentes qui ont été complètement différentes aussi, j’ai essayé de leur demander s’ils étaient d’accord pour que je leur donne des conseils par rapport à mon expérience, mon vécu et surtout la sagesse d’une cinquantenaire. J’ai essayée, en tout cas, d’être la plus posée possible pour leur faire passer des informations qui, dans mes aventures précédentes, avaient été directes et avec moins de gants. Je ne voulais pas reproduire les mêmes erreurs donc j’ai essayé d’être la plus docile possible, pour faire passer les informations vraiment sans agressivité, pour que chacun puisse garder sa place et ne pas me prendre pour le commandant de bord dès mon arrivée.

Sans cette blessure, vous vous imaginiez sans doute déjà aller loin dans l’aventure ?

J’étais tellement bien partie, je me sentais vraiment bien, je me suis sentie bien dès le départ, le seul instant où ce ne fut pas le cas a été le moment de devoir se départager entre les 3 derniers héros pour rejoindre les deux équipes. Mais, autrement, j’étais vraiment bien, comme si j’avais une étoile au-dessus de moi qui me protégeait et qui m’emmenait là où il fallait aller. La preuve, j’ai découvert du manioc en dix minutes. Du coup, je me voyais vraiment aller bien plus loin que là où je suis allée. J’étais vraiment bien pour aller vraiment loin.

Parmi les candidats encore dans le jeu à l’heure actuelle, avez-vous des coups de cœur en particulier ?

S’il fallait que je donne deux noms, j’espère que, dans le carré final, il y aura un héros, j’ose vraiment espérer qu’il y en aura l’un d’entre nous, et, à travers l’équipe jaune, j’aimerais vraiment qu’il y ait Naoil, j’espère qu’elle fera partie de ces derniers survivants.

Ce fut un plaisir, Sara, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Teheiura se remémore son élimination par l'équipe rouge !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : PH LE ROUX/ALP/TF1

 

Bonjour Teheiura,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

On l’a vu lors du dernier épisode de « Koh Lanta », vous avez été éliminé par vos camarades, quelques jours seulement après avoir intégré l’équipe rouge. Comment avez-vous vécu la diffusion des images ? Cela a-t-il ravivé en vous certains souvenirs ?

Ce n’est pas toujours facile de se voir être éliminé. Mais ce n’était pas ma première saison. C’était quand même un bel épisode et j’ai encore plus compris certaines choses. J’ai vu des réactions des aventuriers que je n’avais pas vues sur place.

A froid, quel regard portez-vous sur votre élimination ? Etait-elle finalement plutôt logique ?

Ce n’est pas évident, tout est possible sur « Koh Lanta ». Ce qu’il y a, c’est que, quand on arrive dans un groupe déjà composé quelques jours auparavant, c’est compliqué de s’intégrer totalement. En effet, les alliances se font dès les premiers jours et je suis arrivé au troisième ou quatrième jour de l’aventure. Pour s’intégrer complètement, c’est dur. Mais, bon, après, voilà, sur « Koh Lanta », si on arrive à discuter avec les bonnes personnes, à mettre en place la bonne stratégie, tout est possible. Maintenant, ma personnalité fait que je ne suis pas le plus fort dans la mise en place de stratégies. On va dire qu’il y a une logique, quelque part, sur ma sortie prématurée.

Sur le moment, vous attendiez vous à voir votre flambeau être éteint ?

Oui, oui, bien sûr. Il y avait Jessica et moi dans la balance, en tant que héros, vu que Claude était immunisé  à ce moment-là. Par contre, entre Jessica et moi, celui qui faisait le plus peur pour la suite de l’aventure, c’était moi. Donc je m’y attendais à, on va dire, 90%.

Revenons à ces quelques jours passés aux Fidji. Comment aviez-vous réagi à l’annonce par Denis de la constitution de l’équipe noire des 5 héros ?

On a été tous surpris, les 5. Une fois que l’on a été présentés chacun notre tour avec Denis, il nous a dit tout simplement que l’on était au complet. Là, on ne savait plus quoi dire. Même, je crois que j’ai pensé un peu fort que l’on aurait pu aller directement à l’orientation. Sauf que Denis a enchainé avec le fait que, dans quelques jours, l’un des 5 partirait. On peut dire que c’était flippant.

On imagine aussi l’adrénaline que cela vous a procurée d’affronter des aventuriers aussi aguerris que vos quatre adversaires ? Vous étiez peut-être même revenu tenter votre chance pour vivre des moments comme ceux-là ?

Quand on nous rappelle pour revenir dans l’aventure, c’est forcément pour se confronter à des anciens, à des aventuriers aguerris. Là, Denis nous annonce que l’on est au complet et ça choque. Parce que l’on ne sait pas du tout qui sont les autres aventuriers, forcément. On ne pouvait pas faire un « Koh Lanta » à 5. Il pouvait peut-être y avoir d’autres équipes de 5 ailleurs, on avait d’ailleurs envisagé toutes les combinaisons possibles, sauf celle-là.

On n’était pas vraiment une vraie équipe, on était adversaires d’entrée, donc on partait vers notre campement dans l’idée de se confronter et de rester parmi les 4.

Comment se passait d’ailleurs la vie sur le camp des héros ?

C’était super bien, une bonne ambiance, malgré cet affrontement annoncé par Denis. On était quand même contents de se retrouver. Le montage de la vie de camp s’est très très vite mis en place, chacun avait ses tâches à faire, on savait exactement quoi faire pour gagner du temps et se mettre à l’abri dès la première nuit. Bien que nous étions adversaires, on est resté bons copains, dans une bonne ambiance.

Après votre qualification, vous avez rejoint l’équipe rouge. Quel rôle avez-vous alors essayé d’avoir ? Celui du grand frère, expérimenté ?

On peut dire ça comme ça. Quelque part, j’ai plus de bagages sur l’aventure que l’équipe rouge. Je n’étais pas forcément un grand frère mais un plus pour les aider à améliorer la survie sur le campement et aussi pour les épreuves. J’ai tout donné sur les premiers jours. Quelque part, je pensais aussi que ça pouvait m’aider à m’intégrer plus facilement.

Avec le recul, que feriez-vous différemment ?

Je pense que je ne changerais rien. Ma façon d’être est celle-ci. Je suis arrivé naturellement sur le campement. Même dans les épreuves, je donne toujours le maximum, sans arrière-pensée. Du coup, je referais certainement la même chose à ce moment-là. S’il y avait quelque chose à changer, ce serait forcément une meilleure stratégie pour rester un peu plus longtemps.

Quels sont les principaux souvenirs que vous garderez de cette nouvelle aventure ?

Forcément, les moments de partage par rapport à mon vécu, à mes expériences, que ce soit avec les anciens ou avec les nouveaux. Surtout avec les nouveaux car j’ai partagé beaucoup plus de choses, avec les Rouge en tout cas.

Tous ces bons moments, comme chaque saison que j’ai vécue. Je garde toujours les meilleurs moments en fait de mon aventure. Aussi les erreurs éventuellement à ne plus commettre si, d’aventure, je devais refaire une nouvelle saison.

Votre sac est-il d’ailleurs déjà prêt, si la production vous rappelait ?

Je peux dire que oui, bien sûr. C’est compliqué de dire non à une telle invitation.

Pour finir, à ce stade-là de l’aventure, qui sont vos favoris pour cette édition ?

C’est quand même un peu compliqué de sortir un prénom ou deux, c’est quand même très tôt encore. Souvent, c’est à partir de la réunification que l’on peut voir vraiment qui peut aller plus loin. Mais je peux déjà dire que je donne mon soutien aux héros, forcément, et plus particulièrement à Claude. Je lui souhaite d’aller loin.

Ce fut un plaisir, Teheiura, d’échanger avec vous !

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Juliette Tresanini évoque sa nouvelle vidéo, sur l'éducation des filles en France !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : @Mila Deth

 

Bonjour Juliette,

C’est toujours une joie d’échanger avec vous pour évoquer votre actualité.

Vous mettez en ligne demain une vidéo « Girl’s Education : L’école des filles ». Avant d’en évoquer son contenu, quelle est la genèse de ce projet ?

Il y a quelques mois, Google m’appelle à 8 heures du matin, j’étais en train de manger des céréales au chocolat (c'est pas important dans l'histoire mais, c’est important la précision !) et ils me disent que Michelle Obama a choisi mon profil pour parler de l’éducation des filles en France. Étant donné qu’elle fait une campagne mondiale sur l’éducation des  filles, elle choisit une créatrice par pays.

Google m’a ainsi demandé si j’acceptais de relever le défi lancé. J’ai d’abord cru à un canular. Il faut savoir que je suis fan d’elle, j’ai lu « Devenir », j’assiste pas mal à ses congrès et conférences. J’étais très étonnée qu’elle ait choisi ma chaîne Youtube, étant donné que ce n’est pas la plus grosse de France non plus, en termes de quantité d’abonnés. Mais je pense que mon engagement féministe et le fait que  je suis la créatrice de « Martin sexe faible » ont joué en ma faveur.

Donc je me suis  dit : Yes, I can !

Au-delà de l’étonnement, on peut imaginer la fierté que cela a générée en vous ?

Mais tellement ! Michelle Obama c'est la classe absolue.

Après, le stress est monté, je me suis dit : mais en France, il n'y a plus d'inégalités depuis belles lurettes ! (j'adore les vieilles  expressions), je me suis demandée ce que je pourrais raconter.

C'est vrai, l'école est laïque, gratuite et obligatoire pour les filles comme pour les garçons et pourtant … et pourtant …. et bien je ne vais pas vous spoiler la vidéo non plus:-)

Pour être plus concret encore, comment présenteriez-vous ce programme ? Quel en est le principe ?

C’est de faire prendre conscience qu’il y a encore du travail à effectuer. Que, même si on évolue évidemment vers une plus grande égalité des chances, il y a encore des différences. Il faut se forcer à ne pas reproduire certains mécanismes, certains automatismes que l’on a nous-même appris de nos aînés, il faut essayer d’innover dans l’éducation. Par exemple, on pourrait proposer plus d’autrices en lecture obligatoire.

J’en parle dans la vidéo : il y a cent écrivaines qui sont tombées dans l’oubli, qui n’ont jamais été lues ou imposées en classe. Passons peut-être même, un temps, par les quotas, pour équilibrer. Pour qu’il y ait autant d’autrices que d’auteurs, pour qu’il y ait autant de films faits par des réalisatrices que par des réalisateurs. Dans les manuels d’histoire, on pourrait réhabiliter certaines femmes qui ont fait l’histoire, qui ont accompli de grandes choses. Dans les problèmes de maths, on pourrait arrêter de dire que, pendant que papa fait le plein d’essence, maman fait un gâteau. Ces choses-là sont également de la responsabilité des professeurs. Ça ferait évoluer forcément les comportements et ça aiderait aussi les petites filles ainsi que les petits garçons à se rêver autrement.

Les petites filles auraient plus de « rôles modèles » pour se dépasser, elles se diraient que les maths ne sont pas forcément une matière de garçons. Les petits garçons se diraient aussi qu’il pourrait être chouette d’inviter les filles à jouer au foot avec eux dans la cours de récréation. Ils se diraient également qu’ils ont aussi le droit d’aller en filiale littéraire. Dans les deux sens, ne pas avoir ce modèle patriarcal imposé libérerait les deux genres. Ça ferait du bien à tout le monde et chacun se reconnaîtrait dans ses capacités à lui et non pas dans celles de son genre.

 

Crédit photo : @Mila Deth

 

Quelles ont été vos principales sources d’inspiration et votre méthodologie pour en développer le contenu ?

J’avais fait beaucoup de recherches au moment de « Martin, sexe faible » donc j’avais pas mal déjà sourcé, j’avais lu des livres autour de l’éducation des filles. Notamment « Sorcières » et « Beauté fatale » de Mona Chollet, « Devenir » de Michelle Obama, « V comme Virago » de mon amie Aude Gogny-Goubert, « Le Salon des dames » de Céline Bizière. J’étais déjà dans le bain. J’ai aussi écouté un podcast, « Les couilles sur la table », qui est formidable et qui parle de l’aspect public, notamment de comment les villes sont, en fait, conçues pour les hommes. Montrant que tout y est pensé pour un homme. Certains architectes réfléchissent à rétablir une certaine égalité, même dans l’architecture, c’est intéressant.

En ouvrant les manuels d’histoire tout bêtement, je ne vois quasiment pas de femmes mentionnées, ou alors ce sont des épouses, alors que scoop , il y 'a aussi des femmes qui ont fait l'histoire !

Vous y abordez de nombreux thèmes et y proposez différentes solutions. On imagine que ces sujets vous touchent de près ou de loin ?

Oui, ça me touche parce que, comme je le dis aussi très honnêtement, j’ai été un peu dans le déni. Pour moi, la scolarité s’est extrêmement bien passée donc je ne l’ai pas du tout mal vécue. Ça a été beaucoup plus compliqué après, quand je suis arrivée sur le marché du travail mais de ça, j’en parlerais dans une seconde vidéo. Aussi quand je suis devenue mère, où des réflexions très sexistes m’ont quand même choquées : du genre : oh mais tu recommences les tournages? et qui garde votre enfant ? Jamais on a dit cela à mon compagnon.

J’ai un petit garçon et j’ai cette responsabilité de l’éduquer de la manière la plus féministe possible. C’est-à-dire qu’il ne se comporte jamais mal avec une fille.  Que la manière dont on s’habille ne justifie en aucun cas du harcèlement de la part d’un garçon. J’aimerais que les mamans des petits garçons donnent cette éducation-là : respecter l'égalité des genres.

D’ailleurs, mon fils a vu la vidéo et, le lendemain, m’a dit : « maman, j’ai invité les filles à venir jouer au foot avec nous ». C’était très mignonJ. Bon, il a aussi ajouté : « elles ne sont pas très fortes, on ne va pas se mentir mais on va leur apprendre ! J’ai trouvé ça très chou qu’il ait retenu ce sujet-là, c’est déjà un premier pas vers le dialogue.

Quelles ont été vos petites astuces, vos petites clés personnelles pour réussir cette vidéo ? Qu’est-ce qui peut plaire aux, on l’espère, nombreux internautes qui la regarderont ?

Je pense que c’est une vidéo honnête, c’est la première fois que je parle réellement de moi. Comme vous le savez, je fais beaucoup de fictions, même si je mets beaucoup de moi-même dans mes personnages. J’ai essayé de laisser tomber l’humour pour être au plus près de la sincérité, de la simplicité surtout et d’être la plus humble possible car je sais très bien que je ne suis pas experte. J’ai juste relevé le défi que l’on m’avait lancé parce que c’était un trop beau cadeau. En soi, je me place en simple observatrice à essayer de lancer des pistes, tout en étant complètement ouverte au dialogue. J’aimerais aller plus loin, j’aimerais aider des autrices à parler de leurs livres en écoles, j’aimerais aider les institutrices en ce sens. Parce que l’éducation est un sujet qui me tient à cœur.

J’avoue que c’est un peu ironique que cette vidéo sorte à un moment où plus personne ne va à l’école. Je me faisais la réflexion encore récemment, je sais que ce n’est pas la préoccupation du moment mais, pour moi, cette vidéo est vraiment d’intérêt public car, évidemment, tout va reprendre, je le souhaite, le plus rapidement possible.

Peut-être avez-vous déjà eu des premiers retours ?

Évidemment, j’ai déjà eu le retour de Michelle Obama et de ses équipes de Google. J’ai aussi eu un retour de mamans de filles, qui me disaient « merci » car elles ressentent cette différence, au travers de réflexions de certains professeurs. Le fait que ça puisse être dit et diffusé  sur un média plus grand leur permet de se sentir moins seules face à des réactions où elles se trouvaient un peu démunies finalement.

Dans le même registre d’idées, « le masculin l’emporte sur le féminin » est la première chose que l’on m’ait dite en grammaire. Je pense que ça a joué sur mon problème de légitimité. C’est-à-dire que, quand j’ai une idée, je dis toujours « ce n’est que mon idée, vraiment vous en faites ce que vous voulez ». Je m’excuse mille fois avant de l’affirmer alors que par exemple mon conjoint, qui est scénariste comme moi, va avoir beaucoup plus d’aplomb.

Quelle suite aimeriez-vous voir donner à ce projet ?

J’aimerais que ça touche les professeurs. Il faut savoir quand même que je suis très admirative de tout le « corps enseignant ». Et je sais que beaucoup vont dans le sens de la vidéo. Mais si ça vient aussi d'une envie des élèves, ça sera encore plus facile à faire passer.

Par exemple, typiquement, je trouve très positive la réaction de mon fils de 7 ans. Je me dis que si les petits garçons font attention à cela, si les professeurs se mettent à recommander à leurs élèves certaines autrices, ce serait chouette. J’aimerais que ça change. Pareil pour les réalisatrices, on n’en a pas assez. Ce qui n’inspire pas pleinement les jeunes filles à se dépasser pour la suite.

 

Crédit photo : @Mila Deth

 

Cette première initiative vous a-t-elle donné l’envie de proposer d’autres vidéos sur des sujets différents ?

Oui, je souhaite faire une vidéo sur le harcèlement de rue, car je viens de suivre une formation dessus ! Pareil grosse ironie ! Mais les harceleurs de rue sont au chômage depuis hier car harceler les poteaux c'est quand même vraiment moins marrant (lol) ! Je voudrais aussi faire une vidéo sur le male/ female gaze dans les films et enfin une sur illettrisme. En France, on sous-estime le nombre de personnes qui ne savent pas lire, qui trouvent même des stratagèmes pour ne pas être découvertes. La pression aussi sur les femmes d’être mères. Une femme qui n’est pas maman à 35 ans est interrogée sur les raisons de cette situation, elle est jugée bizarrement, pensant qu’elle doit être hystérique, lesbienne, ou je ne sais quoi.

Il y a plein de choses en fait. Je vais d’ailleurs profiter d’avoir un peu de temps actuellement, avec la situation dans notre pays, pour lire énormément et réfléchir à des sujets que je trouve révoltants.

Pour finir, plus généralement, quels sont vos autres projets et actualités en ce moment ?

Je vais également faire une vidéo sur l’écologie. D’ailleurs, pour moi, comme je l’expliquerai dans la vidéo, ce thème et celui du féminisme sont liés. Je vais sortir aussi trois courts métrages sur ma chaîne ce mois-ci. Notamment un avec Frédéric Bouraly de « Scènes de ménages » et avec Marie-Christine Adam, nommé « La tirailleuse  sénégalaise », réalisé par Laurent Firode, mon acolyte de toujours. Un autre avec Gérard Hernandez, toujours de « Scènes de ménages » qui s’appelle « Corporate ». Je vais aussi tourner sur un unitaire pour TF1, j’ai décroché un très joli rôle dans « Le furet ». Je suis contente que la chaîne me fasse confiance. Je suis très heureuse car j’adore les projets de TF1, que je trouve très qualitatifs en ce moment. Ça me fait plaisir d’y participer. Enfin, dès que les tournages reprendront, vous pourrez me retrouver dans le téléfilm de M6 « Lucas a disparu », aux côtés de Laetitia Milot et d’Assaâd Bouab. 

Merci Juliette pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Marion Aydalot : Je n'espère pas que Tuchel fasse une troisième saison sur le banc parisien !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Marion,

C’est toujours un plaisir de vous retrouver pour évoquer avec vous l’actualité du ballon rond. Vous êtes régulièrement aussi aux côtés de Gilles Verdez dans « Foot Academy ». Sans oublier la chaine Youtube Network Foot et la radio Europe 1.

Quelques jours après la qualification du Psg face à Dortmund pour les ¼ de finale de la Ligue des Champions, quel regard portez-vous sur cette victoire ? Etait-elle simplement normale ? Ou, en comparaison de ce qui s’était passé les trois saisons précédentes au même stade de la compétition, peut-on parler d’un petit exploit ?

Je dirais que c’est plutôt logique que Paris passe face à Dortmund parce que c’est, pour moi, une équipe qui ne m’a jamais particulièrement impressionnée. C’est vrai qu’il y a cette intensité des clubs allemands, c’est vrai qu’il y a ce jeune Haaland qui est génial mais il y a un coach qui reste très faible à Dortmund. Je considère que les joueurs du Psg sont évidemment meilleurs. Lors du tirage au sort, je m’étais dit : « bon, cette année, ça passe. Il y a un moment où ça suffit, cette année le club sera en ¼ ».

Je suis donc très très contente, je suis très heureuse de la manière, surtout sur le deuxième match. Je regrette le premier, que j’ai trouvé catastrophique sur bien des points.

Au final, c’est logique mais ça fait plaisir.

Exception faite de tous les sujets sanitaires en Europe en ce moment, dans la logique d’une reprise dirons-nous normale de la compétition, cette qualification en ¼ de finale peut-elle être un déclic pour permettre à Paris d’aller vraiment loin ? Ou pas forcément ?

Pas forcément. Beaucoup de gens, c’est vrai, ont dit que c’est un déclic mais je ne crois pas que les joueurs étaient si traumatisés que ça par la « remontada ». Des joueurs qui l’ont vécue, il y en a moins, le coach est parti, le directeur sportif n’est plus le même, l’équipe du Barça n’est plus la même. Je pense que c’est resté dans certaines têtes mais je crois surtout que c’est plutôt resté dans celles des supporters et des journalistes. Je pense que les joueurs se posent beaucoup moins de questions que nous, ils sont des compétiteurs et le pas des 1/8è n’est pas quelque chose qui leur faisait peur avant la rencontre.

Pour moi, le rendez-vous des ¼ est important, évidemment, mais n’oublions pas que le Psg est déjà allé en ¼ de finale de la Ligue des Champions.

Sur ce match-ci, quelques titulaires parisiens étaient absents (Thiago Silva, Verratti, Icardi, Mbappé), tout comme lors du match référence en poule face au Real Madrid. Cela a-t-il une signification particulière selon vous ? Peut-on en tirer certaines conclusions ?

C’est vrai que l’on peut se poser la question. Je rappelle la statistique sur Thiago Silva : sur les six matchs de Ligue des Champions qu’il a manqués, cinq victoires parisiennes et un match nul. C’est quand même important. Mais je n’oublie pas le match aller contre Dortmund où il a manqué des joueurs, notamment Icardi. Je reste convaincue que, avec lui ou Cavani à l’aller, ça aurait été plus simple. Que, avec une défense à quatre, ça aurait été plus simple. Que jouer comme Paris a l’habitude de jouer aurait été plus simple. Je me demande si le Psg ne s’est pas un peu emberlificoté pour pas grand-chose. Je reste quand même convaincue que, avec les stars, c’est quand même plus simple.

Mais c’est vrai qu’il faut se poser des questions sur l’absence de Thiago Silva et de Verratti. C’est vrai que ce dernier est merveilleux mais c’est vrai aussi que le fait de prendre des cartons, de ne pas comprendre, à un moment, que la discussion ne sert à rien, me gêne. C’est vrai que j’adore Thiago Silva, pour moi il est l’un des meilleurs défenseurs centraux du monde mais je sais que, psychologiquement, il n’est pas toujours au rendez-vous. Effectivement, il y a un naturel de bâtant chez des joueurs comme Paredes, il est sans doute moins bon mais il a cette grinta dont le Psg a besoin.

C’est vrai aussi que l’arrivée d’Espagnols comme Juan Bernat et Sarabia a fait du bien aussi. C’est un autre caractère, c’est une autre façon de faire et, effectivement, cela donne de la force mentale au Psg, c’est sûr. 

C’est toujours fonction également du tirage au sort, bien évidemment mais voyez-vous le Psg aller loin cette année en Ligue des Champions ?

Je pense depuis l’arrivée de Tuchel que le Psg ne réussira pas avec ce coach-là. Je l’ai beaucoup dit, je prends d’énormes risques en disant ça parce que l’on ne sait jamais à l’avance mais je me lance, je pense que, aujourd’hui, pour gagner la Ligue des Champions, il faut un coach exceptionnel. Je pense que Klopp est un coach exceptionnel, je pense que Zidane est un coach exceptionnel, je pense qu’Ancelotti, Mourinho, Guardiola sont des hommes avec des personnalités aussi exceptionnelles, capables de tenir un vestiaire, d’être des grands managers, d’être des papas, des psychologues, des grands tacticiens. Tout ça mélangé donne un cocktail parfait. Je pense que l’âge aussi est important. Je crois que l’on a plus de chance de gagner cette compétition quand on a autour de 50 ou 55 ans, l’âge d’être le père de ces joueurs plutôt que le frère. Je le pense de plus en plus. C’est le cas de Deschamps aussi. C’est mieux aussi d’avoir de l’expérience en tant que joueur. C’est le cas de tous les noms que je viens de citer.

Le problème de Tuchel est qu’il n’a pas l’expérience ni en tant qu’entraineur ni en tant que joueur. Donc je ne suis pas sûr qu’il ait le respect dans le vestiaire. Les erreurs de Tuchel ont été vues sur le match aller, le club a finalement pu se qualifier car c’était contre Dortmund mais, contre un gros club comme le Bayern, je ne pense pas que ce serait passé.

Je n’ai pas peur pour le Psg car, pour moi, c’est un club qui, de toute façon, gagnera la Ligue des Champions. C’est comme City, ça prendra le temps qu’il faudra mais ça finira par être le cas. Maintenant, je ne pense pas que ce soit le bon coach pour ça et c’est quand même important si le Psg veut aller au bout.

A quelques semaines de la fin des compétitions, Paris semble en bonne voie pour remporter le triplé sur le plan national et est encore qualifié en coupe d’Europe. Pour autant, selon vous, l’avenir de Tuchel reste-t-il incertain ou de bons résultats européens lui permettraient-ils de rempiler une année supplémentaire ?

Je n’espère pas qu’il fasse une troisième saison sur le banc parisien. Tottenham a fait une finale de Ligue des Champions l’année dernière avec Pochettino, il n’empêche que le début de saison a été catastrophique et qu’il a fallu changer bien des choses. Je ne sais pas si Mourinho est l’homme de la situation, je ne le pense pas mais, en tout cas, il fallait un changement. Je pense que si Tuchel arrive à mener le Psg en demi-finale, il ne pourra pas faire mieux derrière. C’est un avis très personnel. On l’a dit, ça s’est bien goupillé récemment car le club affrontait Dortmund. Si, en ¼, Paris joue Leipzig ou l’Atalanta, ce sera plus simple. Mais si, la saison prochaine, le Psg joue Madrid, le Bayern ou Liverpool dès les 1/8è, le club repartira, selon moi, dans les mêmes travers. Je suis pour une progression, pour un entraineur qui a l’habitude des grands rendez-vous, pourquoi pas Allegri, pourquoi pas Simeone, pourquoi pas Zidane, pourquoi pas Klopp. Un coach qui apporte toute son expérience à un club qui n’en a pas.

A quelques semaines du mercato, ce dernier sera peut-être charnière pour le Psg. Beaucoup de joueurs sont en fin de contrat (Thiago Silva, Meunier, Cavani), d’autres ont un avenir incertain, on peut penser à Neymar et Mbappé. A quoi peut-on s’attendre ?

Je ne pense pas que ce sera un mercato si compliqué que cela. Je pense qu’il faudra prendre un défenseur central, je vote pour Koulibaly mais je ne sais pas si Leonardo le voudra pour remplacer Thiago Silva. Je pense qu’il faudra un gardien numéro deux, on a bien vu que c’était compliqué pour Sergio Rico. Pourquoi pas aussi un gardien numéro un ? J’adore Navas mais pourquoi ne pas imaginer encore mieux ?

Je crois qu’il faut un autre milieu de terrain exceptionnel. Je fais confiance à Leonardo pour nous trouver un garçon à qui on ne pense pas encore. Je suis pour la signature d’Icardi au plus vite. Je pense que Cavani a donné le meilleur pour Paris mais je pense que c’est la fin d’une époque. Je pense qu’il ne pourra pas donner mieux. Il a eu quelques blessures ces dernières années. Ce n’est pas que je ne veux plus de lui, c’est dans le sens où il faut faire progresser encore Paris et Cavani ne peut qu’être en déclin dans les années à venir. Ça ne sert à rien de le garder. A titre personnel, il reste l’un des joueurs que j’ai le plus aimés à Paris, il est dans mon Top 3. Il a une abnégation qu’on adore tous, il a l’amour du maillot, il ne joue pas la starlette, ce qui plait beaucoup mais je pense qu’il n’aura pas le niveau pour continuer à progresser et à faire progresser le Psg.

Plus généralement, le Championnat de France, lui aussi, arrive à sa fin. Quelle vision avez-vous sur le haut du classement ? L’OM va-t-il confirmer sa place ?

Je vais me la raconter un peu J J J. Dès que Villas-Boas est arrivé, j’avais dit que c’était la meilleure nouvelle qui puisse arriver à ce club. Pour moi, il est le meilleur coach de Ligue 1. Il n’y a pas de discussion, même si, dernièrement, il a perdu un peu ses nerfs. Mais je crois que c’est l’un des signes des grands coachs. Nombreux sont les grands coachs à s’être retrouvés en tribunes. J’aime beaucoup Villas-Boas, c’est lui la pièce maitresse de l’OM. Il a compris qu’il fallait donner confiance à cette équipe et aux supporters, ce ne sont évidemment pas les joueurs qu’il aurait choisi, on en est tous certains. Mais c’est un très très bon coach pour ce que veut Marseille. Je pense que le club finira deuxième.

Je suis très déçue par Saint-Etienne. Je trouve qu’il y a des joueurs géniaux, qu’il y a plein d’ex joueurs de l’équipe de France. Quand on a Cabaye, Debuchy, M’Vila, Ruffier, tout devrait être plus simple, ce club devrait être troisième.

Concernant l’OL, c’est bien difficile de savoir ce qu’ils vont faire. C’est une année de transition, Aulas l’a vu, l’a compris parce qu’il y a eu les erreurs brésiliennes en début de saison. Ce ne sera pas assez pour être en Ligue des Champions.

Monaco est une autre déception personnelle. C’est dommage, ça aurait pu être mieux mais ils mettent moins de moyens qu’avant.

Merci, Marion, pour toutes vos réponses !

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Astrid et Raphaëlle : Sara Mortensen évoque ce nouveau programme de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Sara,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous.

On peut vous retrouver actuellement sur France 2, dans « Astrid et Raphaëlle », où les deux personnages reviennent à l’antenne après le succès de leur première enquête. Pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore, comment décririez-vous ce programme ?

C’est une série policière tenue par deux femmes, Lola Dewaere et moi-même, nous interprétons Astrid et Raphaëlle, un duo atypique. On y voit l’évolution de leur collaboration professionnelle et de l’amitié qui se lie entre elles, tout au long des enquêtes qu’elles mènent.

Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage, Astrid ?

Astrid est extrêmement organisée, elle a besoin d’un certain cadre pour se sentir bien. C’est quelqu’un de très malicieux, qui a beaucoup d’humour. Elle est dotée d’une intelligence hors norme et d’une mémoire absolument époustouflante. Elle retient quasiment tout ce qu’elle lit.

Grâce à cela, elle arrive souvent sur les scènes de crime à regrouper un faisceau d’indices concordants. Dans sa tête, justement elle regroupe alors différentes enquêtes et différents procès-verbaux qu’elle a lus. Elle y trouve un lien pour y apporter les réponses aux questions qui bloquent pendant l’enquête en cours.

Comment a-t-elle évolué depuis le premier épisode ?

Il y a une évolution incroyable. Déjà, à la base, elle est documentaliste, elle s’occupe de scanner les procès-verbaux, de les ranger, de les trier, elle travaille dans un sous-sol, un lieu clos, peu éclairé, très peu sonore. Elle va être amenée à collaborer de plus en plus avec Raphaëlle, donc à sortir de son cadre et de sa zone de confiance.

Elle va l’accompagner sur des scènes de crime. Astrid sur une scène de crime, c’est comme un enfant à Disney, tellement il y a de choses à voir. En même temps, cela va l’obliger à faire face aux interactions sociales, aux imprévus, à la spontanéité et à l’instinct de Raphaëlle.

Il va y avoir une évolution là-dedans car Astrid a besoin de points de repères, d’ancrage pour se sentir en sécurité et bien. Petit à petit, elle va faire de Raphaëlle un de ceux-ci. Ce sera du coup la première fois qu’elle aura un point de repère aussi imprévisible. Donc on y verra l’évolution d’Astrid dans cette société, face à des situations improbables et aussi l’évolution de son amitié avec sa partenaire.

 

 

Avez-vous eu des nouvelles sources d’inspiration pour l’interprétation de votre personnage sur cette session de tournage ?

Astrid est une boite de pandore, elle est extrêmement mystérieuse, elle est un peu comme une poupée russe, on découvre sans cesse quelque chose. J’avais travaillé évidemment mon personnage pour le pilote et, là, j’ai pu approfondir encore plus. J’ai lu plus, j’ai rencontré encore plus, j’ai creusé encore plus, j’ai tenté de travailler avec encore plus de précision que pour le pilote. Si on continue, j’irai encore plus loin.

Selon vous, qu’est-ce qui plait aux nombreux téléspectateurs qui suivent le programme ?

Je pense que ce duo est attachant. Raphaëlle a une tendresse incroyable envers Astrid. C’est délicieux de tourner avec Lola. En fait, Astrid a autant besoin de Raphaëlle et Raphaëlle a autant besoin d’Astrid que Sara a besoin de Lola et que Lola a besoin de Sara. Ce lien qui s’est tissé dans ce duo est si atypique, si surprenant…on ne va pas allumer sa télé pour voir une nième série policière, on va l’allumer pour suivre un duo féminin atypique et extrêmement attachant.

Je trouve que l’humour, le décalage, le regard qu’elles ont l’une sur l’autre, sont si particuliers et si francs. Ce duo est aussi complètement magnifié par une superbe pléiade d’acteurs. Astrid et Raphaëlle sont servies par de merveilleux partenaires autours.

Pour la suite, que peut-on vous souhaiter pour cette belle aventure ?

Qu’elle continue ! Ce serait formidable.

En parallèle, quels sont vos autres projets ?

A priori, j’ai un très joli rôle de guest qui arrive dans une série que j’adore. Pour le coup, à l’opposé d’Astrid, ce qui sera, je trouve, un beau pied de nez.

Merci, Sara, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Un Si Grand Soleil : Léo Guillaume nous parle de son personnage et évoque aussi son actualité théâtrale!

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Léo,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Moi aussi Julian. Merci d’être là.

On peut actuellement vous retrouver dans la série à succès de France 2 « Un Si Grand Soleil ». Avant de développer votre personnage et son arche, on peut déjà imaginer que rejoindre cette belle aventure est source de joie pour vous ?

Une source de joie, c’est sûr, mais aussi de fierté. Je sens qu’il faut que je développe (rires).

Une source de joie pour toutes les rencontres que j’y ai faites, mes partenaires proches, je pense à Cyril Anrep, Hélène Bizot, Nathan Bensoussan et puis les moins proches, mais aussi toute l’organisation et les gens qui sont au petit soin pour nous. Une vraie joie aussi du travail accompli parce qu’il se fait le plus souvent dans le partage. Même s’il y a toujours un temps compté pour faire les séquences, il y a malgré tout une prise de conscience que l’on va faire une scène tous ensemble. J’ai pu discuter avec les réalisateurs, de mon personnage, de là où il en était, de ce que je voyais, de ce qu’ils voyaient et c’étaient des purs moments de collaboration et de création. C’est plutôt rare, je trouve, aujourd’hui. C’est une valeur ajoutée énorme. Je ne sais pas si ça se sent mais il y a, pour le coup, beaucoup de libertés. Et pour la fierté, et bien je suis plutôt fier de participer à un programme populaire de qualité.

Quel regard portez-vous sur votre personnage ?

Pour moi, c’est un mec qui fait ce qu’il peut. C’est monsieur tout le monde. Il n’est pas super héros, c’est pour cela que je dis qu’il fait vraiment ce qu’il peut… Pour lancer son entreprise, pour vivre avec son fils handicapé … avec sa femme, ils font ce qu’ils peuvent. Quand nous apparaissons avec ma femme et mon frère, nous sommes à un moment de nos vies qui est particulièrement important. Les crédits, les travaux de leur entreprise, leur crédibilité … Ils sont fragiles. Déjà, ils n’ont peut-être pas les épaules pour supporter le projet. Plein de signes incitent à ne pas ouvrir l’escape-game. Pendant le tournage, je n’arrêtais pas de dire à ma famille fictive que je suis le capitaine du Titanic qui voit l’iceberg arriver.

Après tout ça, Sylvain va vivre une tragédie donc il va se révéler d’une autre façon, d’une autre couleur. Il sortira de cette expérience douloureuse, bien amoché dans l’âme mais debout, grâce à la force de l’amour des siens.  

On le sait, vous l’avez dit aussi, le rythme de tournage est soutenu, du fait du nombre de minutes utiles à défendre chaque jour. A titre personnel, avez-vous eu une méthodologie particulière de travail ?

Non pas de méthodologie particulière. Hélène, Cyril et moi n’avons pas eu le rythme que peuvent avoir les récurrents. Notre planning était bien fait, il nous permettait de prendre du temps, de penser au parcours de nos personnages. Tout est relatif quand même, on n’était pas en vacances ! On a eu la chance, c’est plutôt rare, de pouvoir se voir entre nous et, en fait, on a pu répéter, travailler. C’était confortable. Et agréable. Au moment du tournage, quelque part, la moitié du travail est déjà faite. Après, c’est ce qui se passe dans l’instant, ça nous échappe et c’est comme ça.

 

 

Vous êtes un artiste aux différentes cordes artistiques, vous faites notamment de la direction de comédiens sur les planches. Cela vous a-t-il aidé lors de préparation et/ou sur le tournage ?

Oui, bien sûr. On ne peut pas mettre de côté tel ou tel aspect de sa personne et n’être que interprète. Pour la préparation d’un rôle, j’ai toujours un regard d’auteur et de metteur en scène. C’est mon bagage, c’est mon expérience, je ne peux pas faire autrement que  de nourrir mes rôles de cette expérience. Par contre, au moment du tournage, j’oublie tout. Je me laisse guider par la situation, l’état et mes partenaires.

En parallèle, au printemps, 3 dates exceptionnelles du spectacle « 225 000 », déjà joué en Avignon l’année dernière, seront proposées sur Paris, autours de la thématique du féminicide. Que pouvez-vous déjà nous en dire ?

A l’origine, le metteur en scène Guillaume Vatan montait un texte de Nicole Sigal, la transcription scénique de témoignages et de faits divers liés aux agressions physiques et sexuelles sur les femmes, par leur conjoint ou ex conjoint. Il a monté sa production, réunit son équipe … puis devant l’ampleur du projet, Camille Favre-Bulle, comédienne sur "225000", (et qui avait joué, en 2015, dans un spectacle que j’avais mis en scène), nous a présenté. Moi, j’ai adhéré très vite au propos de Guillaume et à sa façon de voir le spectacle. Son univers est très visuel, très onirique avec des brèches absurdes ou burlesques par endroit, bref, un univers qui me parle directement. J’ai donc collaboré à la mise en scène et à la direction d’acteurs. Notre duo a très bien marché, le spectacle a eu un bon succès public, malgré un thème difficile à défendre. Mais le résultat est plus suggestif que démonstratif, ça ne donne pas de leçon non plus. Fort de ce succès, ce spectacle est repris pour 3 représentations exceptionnelles.

En Avignon, quels retours avaient pu justement vous faire les spectateurs ? Comment avaient-ils vécu ces émotions et ce sujet ?

Beaucoup de femmes sont venues nous voir, elles sont ressorties vaillantes, encouragées, révoltées. Les hommes sortaient bouleversés. Quelques uns pleuraient. Nous avons été un des coups de cœur France Inter. Le sujet est terriblement d’actualité, mais il est monté comme une tragédie contemporaine, onirique et sensible, on assiste a ce spectacle sans penser polémique, on suit les personnages, leur égarement, leur violence.

Il est défendu avec justesse, pudeur et sensibilité par des comédiens superbes, Magali Bros, Mathias Marty, Rodolphe Couthouis et Camille Favre-Bulle.

La transition est toute trouvée pour parler d’un autre spectacle, « Lady Agatha », pour lequel vous serez sur scène, aux côtés de Camille, à partir de début juin, au théâtre Montparnasse. Comment présenteriez-vous cette pièce ?

Oui, je retrouve mon équipe chérie, la Cie Team Rocket ! On se connait depuis 10 ans maintenant. On s’est rencontré sur une opérette marseillaise, c’est dire que ça crée des liens ! Là, on va jouer la vie d’Agatha Christie, de sa naissance à sa mort. Cette femme était « féministe » avant l’heure, sans revendication, juste libre. Elle a été l’une des premières femmes à conduire une voiture, une des premières à faire du surf. Sans parler de son indépendance financière. Ça semble anecdotique aujourd’hui, mais pour l’époque, c’était révolutionnaire. Nous parlerons de la liberté, l’aventure et l’imagination, qui seront les trois grandes clés du spectacle et de la vie de cette femme.

Le texte est écrit par Cristos Mitropoulos et Ali Bougheraba, les auteurs d’ « Ivo Livi  ou le destin d’Yves Montand » spectacle qui a reçu un Molière, en 2017.

Nous avons déjà fait un travail à la table, et nous l’avons présenté en lecture à trois théâtres parisiens. Le théâtre Montparnasse nous a dit oui pour tout l’été et plus si affinités.

 

 

Chaque comédien jouera 15 à 20 personnages. Comment gérer cela ?

On le gère bien, ça fait partie du boulot. Après, tous ces changements de personnages participent au rythme du spectacle, à la construction de la mise en scène. Toutes ces traversées de personnages, au final, appartiennent au parcours du comédien et donc presque à celui d’un seul personnage. Même quand on attaque une pièce où l’on joue un seul rôle, on peut presque se dire que l’on va traverser une multitude d’états comme une multitude de personnages à l’intérieur de cet unique personnage. Je ne sais pas si je suis clair ? Il n’y a pas beaucoup plus de difficultés, sinon le rythme et les changements de costumes.

Parmi vos différentes cordes artistiques, vous êtes aussi auteur. Quelles sont alors vos principales sources d’inspiration ?

Je suis comédien, cela m’a amené à l’écriture, qui m’a amené à la mise en scène. Mais c’est un tout. Quand j’écris, j’écris d’abord pour des comédiens, pour que l’histoire puisse être incarnée. Ça, c’est une première inspiration. Faire de sorte que le mot, la phrase, l’intention, tout ce bazar puisse être dit et vécu.  Je n’écris pas pour les livres, j’écris pour eux.

La forme théâtrale est une autre inspiration. J’écris pour le théâtre. Ce qui me trouble au théâtre, ce qui m’intéresse sur un plateau, c’est la question d’une réalité atrophiée. Un rapport au réel acté d’une vision onirique, absurde ou totalement irrationnelle. Je mets en scène ou écris des textes qui me donnent cette possibilité : heurter une situation réelle à un autre monde. C’est pour moi une vision vitale et intrinsèque à la représentation théâtrale que d’en déformer l’image, amplifier le sens parfois jusqu’au surréalisme et offrir une lecture plus large du texte. C’est aussi un axe de travail qui donne naissance à « l’étrange comédie » qui reste pour moi la meilleure façon de donner à voir, à ressentir. Cette vision dénaturée du réel accompagne mon écriture pourtant très ancrée dans une réalité factuelle. Pour cela, l’écriture avance sur des non-dits, sur des cassures de rythmes, des mises en abyme de la pensée …

Une autre forme d’inspiration, c’est le son, la musique. J’écris beaucoup avec un casque sur les oreilles. J’écoute tout. De Berthe Sylva à Brodinski, en passant par Purcell. La musique me guide, me donne des sensations, des images. Depuis trois ans, je me mets à écrire des scénarii. Une autre écriture, l’image. Trouver le charnel dans l’image plus que dans le mot, c’est un drôle de défi.

Et puis je suis du genre observateur, écouteur … je sais pas si ça se dit mais ça se comprend, non ? Donc les autres, ma famille, la société, tout ce qui m’entoure est une source d’inspiration. Parfois, je m’appuie aussi sur des expériences vécues ou ressenties.

J’écris toujours de la comédie qui reste pour moi la meilleure forme pour donner à ressentir la tragédie, c’est aussi une forme polie et pudique pour parler des choses qui font mal. Ce serait presque comme une écriture « clown », en fait.  

Merci, Léo, pour toutes vos réponses !

Je suis trop bavard, c’est ça ?

Publié dans Télévision, Théâtre

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Koh Lanta : Valérie nous raconte son aventure sur le camp jaune !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Valérie,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez été éliminée lors du deuxième épisode de cette nouvelle saison de « Koh Lanta » sur TF1. Comment avez-vous vécu le visionnage des images ? Cela a-t-il ravivé certains souvenirs ?

C’est clair que regarder cela donnait l’impression que ça s’était passé la veille. En revoyant les images, ça ravive tout un tas de souvenirs et on a vraiment le sentiment que ce n’était pas si loin que cela. Donc c’était très agréable et très sympa de revoir toute mon équipe et toute la vie que nous avions.

Au moment des faits, quels sentiments avaient alors prédominé en vous ? De l’étonnement ? De la déception ? De l’incompréhension ?

Le sentiment que c’était dans l’ordre des choses. C’était tout à fait légitime et normal que ce soit moi qui parte. Cela ne m’a pas du tout choqué ni heurté, à la vue de ce qui se passait sur l’ile et surtout à la vue des autres aventuriers, j’ai envie de dire. J’aurais bien continué mais, à la vue de leurs profils, de leurs motivations, de leur détermination, de leurs envies, il n’y avait pas photo, j’étais celle qui était un peu en deçà.

Quelques mois après, avez-vous pu digérer votre élimination précoce ?

Oui, bien sûr. Mais je la digère de suite, je l’accepte, on le voit d’ailleurs, je crois, à l’écran. Je n’étais pas résignée mais compréhensive. J’ai complètement accepté leur décision. Il y a toujours une déception de quitter l’aventure et de quitter quelque chose d’extraordinaire mais c’était, j’insiste, dans la logique des choses.

Le début de l’aventure n’a pas été de tout repos sur le camp des jaunes. Comment aviez-vous vécu ces premières heures de la tribu ?

Les toutes premières heures sont merveilleuses car c’est la découverte d’un endroit magnifique, c’est la découverte de personnalités avec lesquelles vous savez que vous allez passer quelques jours, c’est la découverte de tout l’environnement. Les premières heures sont dingues mais la joie redescend vite, quand on se met en quête de nourriture. Sur l’ile, on est debout dès 4 heures du matin et, quand on ne trouve pas grand-chose, ça tire un peu. C’est là que l’on se rend compte que l’on est arrivé dans l’aventure, qui promettait d’être très rude.

Quelle place aviez-vous réussi à vous faire au sein de l’équipe ?

La même place que les autres, je faisais les mêmes tâches, chacun avait une mission, que ce soit pour la construction de la cabane ou la recherche de l’eau. Sur les premiers jours, on avait tous à peu près notre place et notre rôle, il y avait une bonne harmonie et une bonne entente. On était soudé et proche, ce qui était plutôt agréable.

Quelques jours après le début, des héros sont venus renforcer les équipes initiales. On peut imaginer votre joie d’avoir vu Moussa compléter la tribu jaune ?

Comme je le dis à l’écran, Moussa était ma banane. A peine arrivé sur l’ile, moins d’une heure après, il nous a trouvé de quoi nous alimenter de façon conséquente. C’est quelque chose qui nous a reboostés et qui nous a fait un bien énorme. Cela faisait quatre jours que l’on était sur l’ile et que l’on galérait à trouver quelque chose, si ce n’est de la coco et de la canne à sucre. C’est vrai que, quand il est arrivé, on savait pertinent qu’il allait nous trouver à manger. On était ravi de voir que nous ne nous étions pas trompés. Cela a redonné un gros coup d’énergie et d’activisme à tout le monde.

 

 

L’aventure telle que vous l’avez vécue correspondait-elle à l’image que vous en aviez ?

Ah oui, complètement, si ce n’est que je n’avais peut-être pas forcément anticipé l’aspect survie de l’aventure. Comme Sam l’a beaucoup dit, il s’était vraiment préparé, les autres aussi un peu d’ailleurs, moi je suis peut être venue un peu trop naïvement mais c’est peut-être pour ça aussi que j’ai été choisie et sélectionnée. Je n’avais pas forcément une grosse connaissance de l’aventure « Koh Lanta » et c’est peut-être ça qui a fait que je n’ai pas évalué forcément la dureté du côté survie. C’est vraiment ce point qui prime les premiers jours, pour réussir à s’adapter à l’environnement et à ces conditions de ne manger qu’une fois par jour et très peu, de dormir largement moins de huit heures par nuit. Je ne m’étais pas forcément préparée à cela, c’est ce qui a été le plus dur. J’ai été mise à rude épreuve. Pour le reste, sur la vie du camp, sur l’acceptation des autres, je savais que ça ne me gênerait pas du tout.

Quel restera votre souvenir le plus marquant sur « Koh Lanta » ?

J’ai adoré les sept ou huit jours passés sur l’ile avec mon équipe. J’ai adoré la vie en collectivité, où chacun avait son rôle et sa mission à remplir sur le camp, où chacun amenait sa petite pierre à l’édifice. J’habite en bord de mer, j’ai eu la possibilité de leur ramener des bigorneaux, de les faire cuire, de leur faire gouter. Ce n’était pas grand-chose mais j’ai vu leurs yeux pétiller un peu, cela a mis un peu de joie et de bonne humeur. Je retiens la vie en groupe, où je suis très à l’aise et dans laquelle je me plais beaucoup. J’ai adoré, j’ai pris du plaisir, j’ai rencontré des personnalités vraiment que je garderai près de moi. Je pense notamment à quelqu’un comme Naoil, une personne très attachante. C’est là que l’on se rend compte que, en huit jours, on arrive déjà à créer du lien, à créer quelque chose, à créer une petite histoire. Je crois que j’en garderais un excellent et éternel souvenir.

« Koh Lanta » est vraiment un ensemble en fait, ça commence du début où l’on arrive sur les Fidji, avant même le débarquement, jusqu’à l’après élimination.

Enfin, même si c’est sans doute encore tôt pour le dire, voyez-vous certains aventuriers, quelle que soit l’équipe, aller loin dans le jeu ?

Ah ben oui, oui. Je parlais de Naoil, qui a le mental et le physique pour réussir dans cette aventure. J’aurais eu envie de dire Sam mais je doute et j’ai peur qu’il n’arrive pas forcément à changer de comportement au fil du temps. Je lui souhaite, c’est pour cela que, en partant, je lui ai dit que j’espère qu’il changera. Car c’est quelqu’un qui mériterait. S’il y en avait un de préparé dans le groupe sur le plan logistique, c’est vraiment lui. Il apportait beaucoup à l’équipe, il y avait certes de nombreux commentaires négatifs dans l’équipe sur lui mais je leur disais que tout ce qu’il faisait, il le faisait pour nous. Même s’il le faisait de façon individuelle, il le faisait quand même pour la survie de l’équipe. Je demandais à mes camarades de lui laisser du temps, de ne pas le juger trop vite. J’aimais bien Régis aussi, sa personnalité, j’étais très proche de ce chef d’entreprise papa de quatre enfants.

Merci, Valérie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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