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Le médias blog de Julian

Marion Aydalot : "J'ai très peur des choix de Laurent Blanc pour le recrutement"

31 Janvier 2016 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Radio

Marion Aydalot : "J'ai très peur des choix de Laurent Blanc pour le recrutement"

Bonjour Marion,

C’est une nouvelle fois un plaisir de vous retrouver en interview sur notre blog !

1/ Le Psg a réalisé une première partie de saison magnifique et a démarré la seconde de la meilleure des façons possibles. Quel regard portez-vous sur le début de campagne de l’équipe parisienne ?

Je retiens avant tout les vingt points d’avance sur Monaco. Sans oublier des victoires acquises sur des scores fleuves tels que 5 à 0 ou bien encore 5 à 1. A l’image notamment du Bayern Munich.

Le Psg est capable de tout en championnat, même si les joueurs semblent actuellement se préserver pour la Ligue des Champions.

Il est d’ailleurs évident qu’en cas d’élimination prématurée dans cette compétition, l’équipe se rattrapera en championnat, au moins pour se faire plaisir.

2/ Quelle est la principale satisfaction du début de saison ? A l’inverse, quel joueur vous a le plus déçu ?

Je pense qu’Angel Di Maria impressionne tout le monde. Je n’avais pas de doute car un joueur venant du Real Madrid, même s’il n’a pas réussi à s’acclimater à Manchester United, n’a pas peur de la pression parisienne.

Le club de la capitale convient bien aux joueurs sud-américains. Aussi, Angel Di Maria s’est complètement intégré dans l’effectif, s’est fait des amis et Laurent Blanc compte sur lui. C’est parfait pour lui et cela le change peut-être de Van Gaal et de la Premier League qui n’est sans doute pas faite pour lui.

Quant aux déceptions, beaucoup disent Cavani. Mais j’attends encore un peu de mon côté avant de me prononcer sur son cas. Il suffit qu’il marque un but important en quart ou demi finale européenne pour être alors pleinement relancé. Tout va très vite.

En revanche, Kevin Trapp est une réelle désillusion. Il y a un problème au poste de gardien de but à Paris. Aucun des deux n’a l’envergure suffisante ni les épaules suffisamment solides. Le club n’a malheureusement pas réussi à attirer Neuer, Courtois ou bien encore Cech.

On dit que, psychologiquement, il faudrait laisser Sirigu partir pour permettre à Trapp de s’exprimer. C’est peut-être possible. D’après mes informations, l’italien met de vrais bâtons dans les roues de l’allemand, entre autres à l’entrainement. Quant au niveau de ce dernier, n’oublions pas qu’il n’est que le cinquième gardien allemand et qu’il vient de Francfort. Ce recrutement de Laurent Blanc m’a déçu.

Comment aviez-vous réagi, il y a quelque semaines, aux réactions de l’agent d’Adrien Rabiot, réclamant plus de temps de jeu sous peine d’un départ au mercato hivernal ?

Contrairement à ce que beaucoup de gens croient, la maman du joueur le pousse à rester à Paris. Il y est bien et le Psg est son club formateur. Adrien a l’ambition de devenir l’un des meilleurs au monde à son poste. Pourquoi pas.

Je pense qu’il n’a jamais été question qu’il parte. Même s’il a reçu des propositions, il voulait en fait avant tout retrouver du temps de jeu à Paris. Il a réussi. Au Psg, il faut aussi taper du poing sur la table pour se faire respecter. C’est ce qu’il a fait.

J’irai même plus loin, je le vois intégrer l’équipe de France après l’Euro 2016. Il pourrait même, pourquoi pas, devenir capitaine du Psg dans quelques temps. Il ferait du coup une grosse erreur en quittant le club et je crois qu’il l’a compris.

3/ Comment imaginez-vous leur fin de saison ? Combien de titres l’équipe peut-elle remporter ?

Le championnat semble bien parti. J’imagine aussi une victoire dans une coupe nationale. Mais pas les deux. En effet, si une rencontre se dispute non loin d’un gros match de C1, l’un des trophées peut effectivement être mis de côté.

A la différence d’autres, j’ai un peu peur de Chelsea. Même si Paris possède un niveau bien supérieur, n’oublions pas que l’équipe anglaise a l’expérience de la Ligue des Champions. Ce qui n’est pas encore le cas des rouges et bleus. Même si j’imagine une qualification parisienne.

Tout sera ensuite fonction du tirage. Mais il ne faudra pas dire que le Psg a raté sa saison en cas d’une éventuelle élimination au même stade que l’année dernière, encore une fois face à Barcelone.

4/ Vous nous expliquiez, lors de l’entretien précédent, ne pas croire à un sans faute des rouges et bleus en championnat. Etes-vous toujours du même avis ?

La saison parfaite semble bien partie en championnat, mais je reste quand même sur mon idée de départ. Il pourrait y avoir une défaite lors d’une rencontre où Laurent Blanc ferait réellement tourner son effectif, se privant de nombreux cadres.

Mais je n’imagine pas plus d’une seule contreperformance.

5/ Laurent Blanc semble sur le point de prolonger son contrat pour deux saisons supplémentaires. Est-ce le bon moment pour cela ? N’est-ce pas un peu prématuré dans la saison ?

Pour donner confiance, ce n’est pas prématuré. Je crois que Nasser Al-Khelaifi est un président qui aime justement donner confiance à son entraineur, à son staff ainsi qu’à ses joueurs. Le cas Adrien Rabiot, précédemment évoqué, en est l’exemple. Dans pareille situation à l’Olympique Lyonnais, le joueur se serait très certainement fortement fait rappeler à l’ordre par Jean-Michel Aulas, comme l’a été Claudio Beauvue.

Le président parisien veut de la tranquillité et aime savoir ses équipes sereines. Même si je trouve que l’annonce de cette prolongation arriverait un peu tôt dans la saison, celle-ci donnerait confiance à Laurent Blanc. Donc pourquoi pas.

6/ Quels choix forts devra faire le technicien français en termes de recrutement cet été ?

J’ai très peur des choix de Laurent Blanc. Il s’agit là du seul domaine dans lequel je ne lui fais pas confiance. Le recrutement de Stambouli est un bon exemple. Meilleur joueur aurait pu être trouvé, sur le banc du Real Madrid, du Bayern Munich ou du FC Barcelone. L’arrivée de Kevin Trapp était aussi une erreur l’été dernier.

Je sais que Tremoulinas est toujours dans les petits papiers de l’entraineur parisien et son arrivée m’ennuierait. Bien qu’il s’agisse d’un bon joueur.

Il va falloir penser à l’après Zlatan Ibrahimovic, même si le suédois est très bon actuellement. Typiquement, Neymar ou Ronaldo seraient des successeurs idéaux. Mais cela sera-t-il possible ? Je crains que finalement l’encadrement parisien ne se rabatte sur Aubameyang ou Aguero.

Merci Marion pour votre gentillesse et votre disponibilité !

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Lace Hoffmann évoque pour nous ses projets artistiques et sa passion de son métier !

17 Janvier 2016 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

Crédit photo: Rameen Eggspulher
Crédit photo: Rameen Eggspulher

Bonjour Lace,

Quel plaisir d’effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, comme en témoigne votre parcours. Au travers notamment du théâtre, de la télévision, de la publicité, du cinéma mais aussi de la présentation et de la réalisation. D’où vous vient cette passion ?

Ma passion première est le jeu, même si mon parcours n’a pas été linéaire. J’ai d’abord intégré une école de commerce pour aboutir à un Master. J'ai fait du théâtre pour la première fois à 8 ans. On avait le choix de notre rôle, j'ai choisi de jouer une patronne de restaurant! En école de commerce, j'adorais les cours de mise en situation et les jeux de rôles. Les commerciaux doivent savoir jouer la comédie

Etre sur les planches n’était, pour moi, pas du travail, c’était surtout un plaisir. Mais je ne me rendais pas compte alors que je pouvais faire cela au niveau professionnel. Avant d’avoir un déclic. Maintenant je peux le dire, ce métier est un travail de tous les jours.

Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’art ?

J’aime m’y amuser, ce qui est très important, et aussi m’évader. Je me lasse très vite, aussi mon métier me permet facilement de passer d’une casquette à une autre, et j’aime toucher à tout. Chaque jour est différent.

Je réalise parce que j’ai l’envie de raconter une histoire. Pour transmettre quelque chose, évoquer une sensation ou un moment de vie. Faire partager cela est important pour moi. Lorsque j’ai réalisé un petit court-métrage, l’année dernière, dans le cadre du Nikon Festival, j’ai eu la chance d’avoir de bons retours, très positifs, des émotions que j’ai voulues y transmettre.

Avoir réussi, en deux minutes, à partager avec les gens et à leur faire comprendre mon message est très encourageant. Pourquoi ne pas d’ailleurs développer ce projet en allant plus loin dans la réflexion.

J’ai également été, en télévision, chroniqueuse mode, l’une de mes passions. La concilier avec le travail face à la caméra fut extrêmement important pour moi et a été très formateur. Cet exercice permet de travailler à la fois sa posture ainsi que l’interactivité avec les invités. Dans un cadre et un contexte bien différents de celui des plateaux de tournage en comédie. Les deux sont passionnants.

Le côté informatif que permet la télévision m’a beaucoup plu pendant mes deux années de pratique. J’aimerais d’ailleurs, si l’occasion se présente, pouvoir renouveler l’expérience.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents exercices ?

La transmission, le fait de donner du plaisir et des envies en sont. J’aime beaucoup le travail approfondi de mes personnages en amont. En imaginant leur vie passée, leur façon de voir l’avenir ainsi que leurs relations familiales et amicales notamment.

Sur un plateau de télévision, j’apprécie pouvoir travailler le parcours de l’invité. Pour réussir, en cinq minutes, à créer un échange pour que quelque chose se passe à l’écran.

Que ce soit en télévision ou pour les tournages, ce qui est vécu sur les plateaux se ressent souvent différemment à l’écran. Au travers du montage ou du choix des plans ou des scènes notamment. C’est pourquoi j’ai toujours une hâte particulière de découvrir le rendu final.

3/ Les rythmes sur les plateaux de tournage sont généralement très soutenus. Comment faire alors pour être prêt face au réalisateur ?

Pour commencer, il est nécessaire d’apprendre son texte sur le bout des doigts. Afin ensuite de pouvoir le sortir sans difficulté. Pour y parvenir, je le répète dans n’importe quelle situation, en faisant les courses par exemple ou bien encore sous ma douche.

Petit-à-petit, on s’aperçoit que le texte va nous venir comme si l’on fredonnait une chanson. Même si l’on n’a pas forcément l’envie particulière de le dire, il arrive de lui-même car on l’a dans la tête. Il faut donc pouvoir apprendre le texte mais aussi le digérer. Afin de faire ensuite ce que l’on veut avec.

Le cinéma, contrairement à la série télé qui demande des exigences de timing plus que serré, me permet plus facilement de travailler et de développer mon personnage. En fonction soit de ma propre expérience, sinon du fruit de mon imagination. La simple lecture du texte permet rapidement de m’en faire une première idée plutôt précise. En termes de démarche, de gestes, de langage et d’intonation principalement. Le travail ultérieur avec le réalisateur permet d’affiner ces différents points.

J’ai d’ailleurs eu la chance de travailler avec Jean-Pierre Larcher, en tant que réalisateur, pour un court-métrage qui sera diffusé sur France 2 d’ici quelques semaines. Il est aussi un grand photographe et est donc très visuel. Nous avons fait un énorme travail sur les costumes, le maquillage, la coiffure et les accessoires. Aussi, je me suis facilement imprégnée de mon personnage. La démarche et l’esthétisme du rôle ont également été des axes forts.

L’occasion s’est aussi présentée de voir le réalisateur Christophe Barratier en plein travail. C’est un réalisateur exceptionnel, il a une douceur qui met directement en confiance. Il laisse une belle liberté à ses comédiens, sans pour autant hésiter à leurs dire où il veut aller et comment il souhaite y parvenir.

4/ Concernant la réalisation évoquée précédemment, quelles sont vos principales sources d’inspiration ?

Ca peut n’être que des sensations, que je n’arrive pas à expliquer avec des mots mais qui pourraient être comprises via les images. Elles ne sont pas palpables mais ont souvent été vécues.

Je n’ai pas forcément envie de parler d’une situation bien précise, typiquement les aléas d’une vie de couple. Je m’oriente plutôt vers ce que chacun peut ressentir sans réellement l’évoquer. Par exemple les pensées intimes.

Typiquement, dans « Je suis un manque », une fille y comble un manque affectif par de la nourriture. Ce qui est difficilement explicable. Les sous-entendus et les sensations profondes mises en avant, sans être explicites, visent à y transmettre cette idée.

J’aime bien ressortir d’un film avec une forte émotion, quelle qu’elle soit. Ce que j’ai pu connaitre à l’issue du film argentin « Dans ses yeux », de Juan José Campanella, où j’ai été bouleversée. Au travers de ce qu’a pu ressentir le personnage.

5/ Comment vous sentez-vous d’ailleurs juste avant de monter sur scène, quelques instants avant l’ouverture du rideau. Ravie de retrouver le public pour une nouvelle représentation? Ou anxieuse d’une nouvelle date ?

Tout dépend en fait de ce que j’ai pu vivre dans la journée. Je peux être excitée et impatiente, ou à l’inverse extrêmement stressée. Les sensations diffèrent donc systématiquement. Je n’ai jamais le même stress ou la même excitation.

Mais une fois arrivée sur scène, en pleine lumière, tout s’oublie, même si je me sers inconsciemment de ce que j’ai vécu. L’énergie fournie est d’ailleurs identique quelque soit l’affluence dans la salle.

A l’issue du spectacle arrive toujours le même ressenti, celui de me dire que j’ai vraiment de la chance de faire ce que j’aime. Recevoir autant d’énergie du public fait un bien fou. J’y pense dès le matin, en me levant, impatiente déjà de retrouver les spectateurs.

6/ De façon plus générale, quels sont vos projets et envies artistiques du moment ?

J’ai fait jusqu’à présent beaucoup de théâtre. Mais j’ai l’envie de retrouver davantage le travail avec la caméra, dans le cinéma notamment. J’adore les deux exercices et passer de l’un à l’autre ne me fait pas peur.

Je souhaiterais aborder de nouveaux personnages, non encore travaillés jusqu’à présent. Par le passé, j’ai eu la chance de jouer une infirmière folle, une journaliste, une grande enfant perdue, une femme amoureuse et une extraterrestre mangeuse d’homme. A présent, l’action me tente, au travers pourquoi pas d’un flic ou d’une guerrière.

Tout en reprenant, comme je vous le disais, des chroniques sur le petit écran. Un projet est d’ailleurs en cours, qui mélange cinéma et plateau de télévision.

7/ Pour finir, qu’avez-vous envie de dire aux lecteurs de cet entretien pour les inciter à continuer de s’intéresser à l’art ?

Je vous incite déjà à continuer de lire ce blog. Car il permet aux personnes interrogées de parler de leur travail, de ce qu’elles aiment et d’évoquer l’art en général.

Aussi, je vous encourage à sortir des sentiers battus. Allez voir ces choses que vous n’iriez pas voir d’habitude. Testez des nouveautés. De nombreuses petites pièces méconnues se jouent à Paris et sont bien souvent des pépites. En plus, les prix sont souvent attractifs, à moins de dix euros. Les thèmes abordés sont, en plus, très vastes. Du classique, de l’absurde ou du boulevard.

Allez voir tous ces films d’auteurs qui ne sont pas connus, notamment français, qui sortent dans de petites salles mais qui méritent vraiment d’être mis en avant.

Merci Lace pour cet agréable échange !

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Claude Jan, artiste aux multiples casquettes, nous dévoile ses projets !

10 Janvier 2016 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre, #Télévision

Claude Jan, artiste aux multiples casquettes, nous dévoile ses projets !

Bonjour Claude,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Votre parcours met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, au travers notamment de la télévision, du cinéma, du théâtre, de la publicité ou bien encore de l’animation. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’art ? D’où vous vient cette passion ?

Ma passion pour ce métier me vient certainement de mon grand-père, que je n’ai d’ailleurs jamais connu. Qui était comédien italien et qui a tourné de nombreux rôles assez importants dans les années 70 et 80.

J’ai presque toujours fait du théâtre, en démarrant sur les planches à l’âge de 10 ans. En amateur au début, mais j’écrivais déjà mes sketchs et j’étais responsable d’un groupe à Montreux, ma ville de naissance.

Le fait d’être en représentation, face à un public, m’a très vite attiré. La scène a donc été mon premier amour, bien avant d’enrichir ensuite ma palette. Mais je pense être avant tout un comédien de théâtre.

2/ Quelles complémentarités y retrouvez-vous ?

Le théâtre nous apprend à bouger et à placer notre voix. Il est l’art de base. C’est ensuite plus simple pour faire de la télévision et de la publicité.

Mon expérience m’aide également pour l’écriture. J’ai ainsi rédigé un programme court, « Le chien des Robert », qui devrait être produit par TF1. Où l’on comprendra ce que pense cet animal. Je viens de tourner le pilote avec Danielle Evenou, qui interprète ma maman.

Aujourd’hui, même pour des shootings photos, il est attendu que la personne soit expressive. Ce qui n’était pas forcément le cas plusieurs années en arrière. Le théâtre est donc, je le crois, la corde la plus utile pour espérer réussir dans le milieu artistique.

3/ Le rythme sur les plateaux de tournage est généralement très soutenu. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail en amont pour ensuite être efficace face au réalisateur ?

Le réalisateur Henri Bargès m’a dit, il y a quelques mois, lors du tournage d’une publicité, d’une durée de cinq jours, n’avoir jamais tourné avec un comédien aussi précis. Ce qui m’a fait chaud au cœur.

J’aime bien apprendre mon texte à l’avance et j’ai la chance d’être plutôt à l’aise dans cet exercice. Pour les séries où les rythmes sont particulièrement intenses, il est aussi nécessaire de se l’imprégner, pour qu’il fasse partie de nous. Pour cela, répéter ses phrases en se lavant ou en faisant la cuisine est souvent très ludique.

Je suis très à cheval sur l’exactitude de l’interprétation, du texte et du placement. Quand je fais quelque chose, je m’efforce de le faire bien.

4/ Revenons quelques instants sur ces derniers instants, au théâtre, avant de monter sur scène. Lorsque le rideau est encore fermé mais que vous entendez déjà le bruit de la salle. Quel sentiment prédomine alors en vous ? L’excitation ou l’angoisse ?

Je ne ressens pas de la peur, je dirais plutôt que c’est de l’adrénaline. Typiquement, j’ai le souvenir d’avoir joué devant 1 000 personnes, au Palais des Congrès à Lyon, la pièce « Les monologues du pénis ». L’excitation et l’adrénaline ressenties étaient alors très fortes. Ces instants sont intenses, rares et précieux.

Contrairement à la télévision ou au cinéma, le théâtre est sans filet. Il n’y a pas le droit à l’erreur. En plus, l’échange avec le public est instantané. Au travers notamment des rires, des larmes ou bien encore des applaudissements.

5/ De façon plus générale, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ? Aimeriez-vous vous orienter vers une thématique plus précisément ? Ou la diversité des compétences vous attire-t-elle davantage ?

J’ai récemment participé aux premières lectures de la pièce « La goutte ». Avec notamment le petit-fils de Louis de Funès. Il est possible que l’œuvre se joue dans un grand lieu parisien dans les mois à venir.

Même si l’emploi du temps qui va avec ne permet pas facilement d’associer des tournages en journée. D’autant plus que je travaille beaucoup en province et à l’étranger. Un choix fort est donc à faire.

6/ Pour finir, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs du blog pour les encourager à continuer de s’intéresser à l’art ?

S’intéresser à l’art permet une certaine ouverture d’esprit et aide à s’intéresser à la vie. L’art, c’est le cinéma, la télévision, les livres ou les monuments.

Il faut être curieux de thèmes qui, à première vue, ne nous passionnent pas particulièrement. Pour découvrir de nouvelles choses.

L’art, c’est la vie !

Ce fut un réel plaisir, Claude, d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

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