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Marion Aydalot : "J'ai très peur des choix de Laurent Blanc pour le recrutement"

Publié le par Julian STOCKY

Marion Aydalot : "J'ai très peur des choix de Laurent Blanc pour le recrutement"

Bonjour Marion,

C’est une nouvelle fois un plaisir de vous retrouver en interview sur notre blog !

1/ Le Psg a réalisé une première partie de saison magnifique et a démarré la seconde de la meilleure des façons possibles. Quel regard portez-vous sur le début de campagne de l’équipe parisienne ?

Je retiens avant tout les vingt points d’avance sur Monaco. Sans oublier des victoires acquises sur des scores fleuves tels que 5 à 0 ou bien encore 5 à 1. A l’image notamment du Bayern Munich.

Le Psg est capable de tout en championnat, même si les joueurs semblent actuellement se préserver pour la Ligue des Champions.

Il est d’ailleurs évident qu’en cas d’élimination prématurée dans cette compétition, l’équipe se rattrapera en championnat, au moins pour se faire plaisir.

2/ Quelle est la principale satisfaction du début de saison ? A l’inverse, quel joueur vous a le plus déçu ?

Je pense qu’Angel Di Maria impressionne tout le monde. Je n’avais pas de doute car un joueur venant du Real Madrid, même s’il n’a pas réussi à s’acclimater à Manchester United, n’a pas peur de la pression parisienne.

Le club de la capitale convient bien aux joueurs sud-américains. Aussi, Angel Di Maria s’est complètement intégré dans l’effectif, s’est fait des amis et Laurent Blanc compte sur lui. C’est parfait pour lui et cela le change peut-être de Van Gaal et de la Premier League qui n’est sans doute pas faite pour lui.

Quant aux déceptions, beaucoup disent Cavani. Mais j’attends encore un peu de mon côté avant de me prononcer sur son cas. Il suffit qu’il marque un but important en quart ou demi finale européenne pour être alors pleinement relancé. Tout va très vite.

En revanche, Kevin Trapp est une réelle désillusion. Il y a un problème au poste de gardien de but à Paris. Aucun des deux n’a l’envergure suffisante ni les épaules suffisamment solides. Le club n’a malheureusement pas réussi à attirer Neuer, Courtois ou bien encore Cech.

On dit que, psychologiquement, il faudrait laisser Sirigu partir pour permettre à Trapp de s’exprimer. C’est peut-être possible. D’après mes informations, l’italien met de vrais bâtons dans les roues de l’allemand, entre autres à l’entrainement. Quant au niveau de ce dernier, n’oublions pas qu’il n’est que le cinquième gardien allemand et qu’il vient de Francfort. Ce recrutement de Laurent Blanc m’a déçu.

Comment aviez-vous réagi, il y a quelque semaines, aux réactions de l’agent d’Adrien Rabiot, réclamant plus de temps de jeu sous peine d’un départ au mercato hivernal ?

Contrairement à ce que beaucoup de gens croient, la maman du joueur le pousse à rester à Paris. Il y est bien et le Psg est son club formateur. Adrien a l’ambition de devenir l’un des meilleurs au monde à son poste. Pourquoi pas.

Je pense qu’il n’a jamais été question qu’il parte. Même s’il a reçu des propositions, il voulait en fait avant tout retrouver du temps de jeu à Paris. Il a réussi. Au Psg, il faut aussi taper du poing sur la table pour se faire respecter. C’est ce qu’il a fait.

J’irai même plus loin, je le vois intégrer l’équipe de France après l’Euro 2016. Il pourrait même, pourquoi pas, devenir capitaine du Psg dans quelques temps. Il ferait du coup une grosse erreur en quittant le club et je crois qu’il l’a compris.

3/ Comment imaginez-vous leur fin de saison ? Combien de titres l’équipe peut-elle remporter ?

Le championnat semble bien parti. J’imagine aussi une victoire dans une coupe nationale. Mais pas les deux. En effet, si une rencontre se dispute non loin d’un gros match de C1, l’un des trophées peut effectivement être mis de côté.

A la différence d’autres, j’ai un peu peur de Chelsea. Même si Paris possède un niveau bien supérieur, n’oublions pas que l’équipe anglaise a l’expérience de la Ligue des Champions. Ce qui n’est pas encore le cas des rouges et bleus. Même si j’imagine une qualification parisienne.

Tout sera ensuite fonction du tirage. Mais il ne faudra pas dire que le Psg a raté sa saison en cas d’une éventuelle élimination au même stade que l’année dernière, encore une fois face à Barcelone.

4/ Vous nous expliquiez, lors de l’entretien précédent, ne pas croire à un sans faute des rouges et bleus en championnat. Etes-vous toujours du même avis ?

La saison parfaite semble bien partie en championnat, mais je reste quand même sur mon idée de départ. Il pourrait y avoir une défaite lors d’une rencontre où Laurent Blanc ferait réellement tourner son effectif, se privant de nombreux cadres.

Mais je n’imagine pas plus d’une seule contreperformance.

5/ Laurent Blanc semble sur le point de prolonger son contrat pour deux saisons supplémentaires. Est-ce le bon moment pour cela ? N’est-ce pas un peu prématuré dans la saison ?

Pour donner confiance, ce n’est pas prématuré. Je crois que Nasser Al-Khelaifi est un président qui aime justement donner confiance à son entraineur, à son staff ainsi qu’à ses joueurs. Le cas Adrien Rabiot, précédemment évoqué, en est l’exemple. Dans pareille situation à l’Olympique Lyonnais, le joueur se serait très certainement fortement fait rappeler à l’ordre par Jean-Michel Aulas, comme l’a été Claudio Beauvue.

Le président parisien veut de la tranquillité et aime savoir ses équipes sereines. Même si je trouve que l’annonce de cette prolongation arriverait un peu tôt dans la saison, celle-ci donnerait confiance à Laurent Blanc. Donc pourquoi pas.

6/ Quels choix forts devra faire le technicien français en termes de recrutement cet été ?

J’ai très peur des choix de Laurent Blanc. Il s’agit là du seul domaine dans lequel je ne lui fais pas confiance. Le recrutement de Stambouli est un bon exemple. Meilleur joueur aurait pu être trouvé, sur le banc du Real Madrid, du Bayern Munich ou du FC Barcelone. L’arrivée de Kevin Trapp était aussi une erreur l’été dernier.

Je sais que Tremoulinas est toujours dans les petits papiers de l’entraineur parisien et son arrivée m’ennuierait. Bien qu’il s’agisse d’un bon joueur.

Il va falloir penser à l’après Zlatan Ibrahimovic, même si le suédois est très bon actuellement. Typiquement, Neymar ou Ronaldo seraient des successeurs idéaux. Mais cela sera-t-il possible ? Je crains que finalement l’encadrement parisien ne se rabatte sur Aubameyang ou Aguero.

Merci Marion pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Radio

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Lace Hoffmann évoque pour nous ses projets artistiques et sa passion de son métier !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo: Rameen Eggspulher
Crédit photo: Rameen Eggspulher

Bonjour Lace,

Quel plaisir d’effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, comme en témoigne votre parcours. Au travers notamment du théâtre, de la télévision, de la publicité, du cinéma mais aussi de la présentation et de la réalisation. D’où vous vient cette passion ?

Ma passion première est le jeu, même si mon parcours n’a pas été linéaire. J’ai d’abord intégré une école de commerce pour aboutir à un Master. J'ai fait du théâtre pour la première fois à 8 ans. On avait le choix de notre rôle, j'ai choisi de jouer une patronne de restaurant! En école de commerce, j'adorais les cours de mise en situation et les jeux de rôles. Les commerciaux doivent savoir jouer la comédie

Etre sur les planches n’était, pour moi, pas du travail, c’était surtout un plaisir. Mais je ne me rendais pas compte alors que je pouvais faire cela au niveau professionnel. Avant d’avoir un déclic. Maintenant je peux le dire, ce métier est un travail de tous les jours.

Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’art ?

J’aime m’y amuser, ce qui est très important, et aussi m’évader. Je me lasse très vite, aussi mon métier me permet facilement de passer d’une casquette à une autre, et j’aime toucher à tout. Chaque jour est différent.

Je réalise parce que j’ai l’envie de raconter une histoire. Pour transmettre quelque chose, évoquer une sensation ou un moment de vie. Faire partager cela est important pour moi. Lorsque j’ai réalisé un petit court-métrage, l’année dernière, dans le cadre du Nikon Festival, j’ai eu la chance d’avoir de bons retours, très positifs, des émotions que j’ai voulues y transmettre.

Avoir réussi, en deux minutes, à partager avec les gens et à leur faire comprendre mon message est très encourageant. Pourquoi ne pas d’ailleurs développer ce projet en allant plus loin dans la réflexion.

J’ai également été, en télévision, chroniqueuse mode, l’une de mes passions. La concilier avec le travail face à la caméra fut extrêmement important pour moi et a été très formateur. Cet exercice permet de travailler à la fois sa posture ainsi que l’interactivité avec les invités. Dans un cadre et un contexte bien différents de celui des plateaux de tournage en comédie. Les deux sont passionnants.

Le côté informatif que permet la télévision m’a beaucoup plu pendant mes deux années de pratique. J’aimerais d’ailleurs, si l’occasion se présente, pouvoir renouveler l’expérience.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents exercices ?

La transmission, le fait de donner du plaisir et des envies en sont. J’aime beaucoup le travail approfondi de mes personnages en amont. En imaginant leur vie passée, leur façon de voir l’avenir ainsi que leurs relations familiales et amicales notamment.

Sur un plateau de télévision, j’apprécie pouvoir travailler le parcours de l’invité. Pour réussir, en cinq minutes, à créer un échange pour que quelque chose se passe à l’écran.

Que ce soit en télévision ou pour les tournages, ce qui est vécu sur les plateaux se ressent souvent différemment à l’écran. Au travers du montage ou du choix des plans ou des scènes notamment. C’est pourquoi j’ai toujours une hâte particulière de découvrir le rendu final.

3/ Les rythmes sur les plateaux de tournage sont généralement très soutenus. Comment faire alors pour être prêt face au réalisateur ?

Pour commencer, il est nécessaire d’apprendre son texte sur le bout des doigts. Afin ensuite de pouvoir le sortir sans difficulté. Pour y parvenir, je le répète dans n’importe quelle situation, en faisant les courses par exemple ou bien encore sous ma douche.

Petit-à-petit, on s’aperçoit que le texte va nous venir comme si l’on fredonnait une chanson. Même si l’on n’a pas forcément l’envie particulière de le dire, il arrive de lui-même car on l’a dans la tête. Il faut donc pouvoir apprendre le texte mais aussi le digérer. Afin de faire ensuite ce que l’on veut avec.

Le cinéma, contrairement à la série télé qui demande des exigences de timing plus que serré, me permet plus facilement de travailler et de développer mon personnage. En fonction soit de ma propre expérience, sinon du fruit de mon imagination. La simple lecture du texte permet rapidement de m’en faire une première idée plutôt précise. En termes de démarche, de gestes, de langage et d’intonation principalement. Le travail ultérieur avec le réalisateur permet d’affiner ces différents points.

J’ai d’ailleurs eu la chance de travailler avec Jean-Pierre Larcher, en tant que réalisateur, pour un court-métrage qui sera diffusé sur France 2 d’ici quelques semaines. Il est aussi un grand photographe et est donc très visuel. Nous avons fait un énorme travail sur les costumes, le maquillage, la coiffure et les accessoires. Aussi, je me suis facilement imprégnée de mon personnage. La démarche et l’esthétisme du rôle ont également été des axes forts.

L’occasion s’est aussi présentée de voir le réalisateur Christophe Barratier en plein travail. C’est un réalisateur exceptionnel, il a une douceur qui met directement en confiance. Il laisse une belle liberté à ses comédiens, sans pour autant hésiter à leurs dire où il veut aller et comment il souhaite y parvenir.

4/ Concernant la réalisation évoquée précédemment, quelles sont vos principales sources d’inspiration ?

Ca peut n’être que des sensations, que je n’arrive pas à expliquer avec des mots mais qui pourraient être comprises via les images. Elles ne sont pas palpables mais ont souvent été vécues.

Je n’ai pas forcément envie de parler d’une situation bien précise, typiquement les aléas d’une vie de couple. Je m’oriente plutôt vers ce que chacun peut ressentir sans réellement l’évoquer. Par exemple les pensées intimes.

Typiquement, dans « Je suis un manque », une fille y comble un manque affectif par de la nourriture. Ce qui est difficilement explicable. Les sous-entendus et les sensations profondes mises en avant, sans être explicites, visent à y transmettre cette idée.

J’aime bien ressortir d’un film avec une forte émotion, quelle qu’elle soit. Ce que j’ai pu connaitre à l’issue du film argentin « Dans ses yeux », de Juan José Campanella, où j’ai été bouleversée. Au travers de ce qu’a pu ressentir le personnage.

5/ Comment vous sentez-vous d’ailleurs juste avant de monter sur scène, quelques instants avant l’ouverture du rideau. Ravie de retrouver le public pour une nouvelle représentation? Ou anxieuse d’une nouvelle date ?

Tout dépend en fait de ce que j’ai pu vivre dans la journée. Je peux être excitée et impatiente, ou à l’inverse extrêmement stressée. Les sensations diffèrent donc systématiquement. Je n’ai jamais le même stress ou la même excitation.

Mais une fois arrivée sur scène, en pleine lumière, tout s’oublie, même si je me sers inconsciemment de ce que j’ai vécu. L’énergie fournie est d’ailleurs identique quelque soit l’affluence dans la salle.

A l’issue du spectacle arrive toujours le même ressenti, celui de me dire que j’ai vraiment de la chance de faire ce que j’aime. Recevoir autant d’énergie du public fait un bien fou. J’y pense dès le matin, en me levant, impatiente déjà de retrouver les spectateurs.

6/ De façon plus générale, quels sont vos projets et envies artistiques du moment ?

J’ai fait jusqu’à présent beaucoup de théâtre. Mais j’ai l’envie de retrouver davantage le travail avec la caméra, dans le cinéma notamment. J’adore les deux exercices et passer de l’un à l’autre ne me fait pas peur.

Je souhaiterais aborder de nouveaux personnages, non encore travaillés jusqu’à présent. Par le passé, j’ai eu la chance de jouer une infirmière folle, une journaliste, une grande enfant perdue, une femme amoureuse et une extraterrestre mangeuse d’homme. A présent, l’action me tente, au travers pourquoi pas d’un flic ou d’une guerrière.

Tout en reprenant, comme je vous le disais, des chroniques sur le petit écran. Un projet est d’ailleurs en cours, qui mélange cinéma et plateau de télévision.

7/ Pour finir, qu’avez-vous envie de dire aux lecteurs de cet entretien pour les inciter à continuer de s’intéresser à l’art ?

Je vous incite déjà à continuer de lire ce blog. Car il permet aux personnes interrogées de parler de leur travail, de ce qu’elles aiment et d’évoquer l’art en général.

Aussi, je vous encourage à sortir des sentiers battus. Allez voir ces choses que vous n’iriez pas voir d’habitude. Testez des nouveautés. De nombreuses petites pièces méconnues se jouent à Paris et sont bien souvent des pépites. En plus, les prix sont souvent attractifs, à moins de dix euros. Les thèmes abordés sont, en plus, très vastes. Du classique, de l’absurde ou du boulevard.

Allez voir tous ces films d’auteurs qui ne sont pas connus, notamment français, qui sortent dans de petites salles mais qui méritent vraiment d’être mis en avant.

Merci Lace pour cet agréable échange !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Claude Jan, artiste aux multiples casquettes, nous dévoile ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Claude Jan, artiste aux multiples casquettes, nous dévoile ses projets !

Bonjour Claude,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Votre parcours met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, au travers notamment de la télévision, du cinéma, du théâtre, de la publicité ou bien encore de l’animation. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’art ? D’où vous vient cette passion ?

Ma passion pour ce métier me vient certainement de mon grand-père, que je n’ai d’ailleurs jamais connu. Qui était comédien italien et qui a tourné de nombreux rôles assez importants dans les années 70 et 80.

J’ai presque toujours fait du théâtre, en démarrant sur les planches à l’âge de 10 ans. En amateur au début, mais j’écrivais déjà mes sketchs et j’étais responsable d’un groupe à Montreux, ma ville de naissance.

Le fait d’être en représentation, face à un public, m’a très vite attiré. La scène a donc été mon premier amour, bien avant d’enrichir ensuite ma palette. Mais je pense être avant tout un comédien de théâtre.

2/ Quelles complémentarités y retrouvez-vous ?

Le théâtre nous apprend à bouger et à placer notre voix. Il est l’art de base. C’est ensuite plus simple pour faire de la télévision et de la publicité.

Mon expérience m’aide également pour l’écriture. J’ai ainsi rédigé un programme court, « Le chien des Robert », qui devrait être produit par TF1. Où l’on comprendra ce que pense cet animal. Je viens de tourner le pilote avec Danielle Evenou, qui interprète ma maman.

Aujourd’hui, même pour des shootings photos, il est attendu que la personne soit expressive. Ce qui n’était pas forcément le cas plusieurs années en arrière. Le théâtre est donc, je le crois, la corde la plus utile pour espérer réussir dans le milieu artistique.

3/ Le rythme sur les plateaux de tournage est généralement très soutenu. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail en amont pour ensuite être efficace face au réalisateur ?

Le réalisateur Henri Bargès m’a dit, il y a quelques mois, lors du tournage d’une publicité, d’une durée de cinq jours, n’avoir jamais tourné avec un comédien aussi précis. Ce qui m’a fait chaud au cœur.

J’aime bien apprendre mon texte à l’avance et j’ai la chance d’être plutôt à l’aise dans cet exercice. Pour les séries où les rythmes sont particulièrement intenses, il est aussi nécessaire de se l’imprégner, pour qu’il fasse partie de nous. Pour cela, répéter ses phrases en se lavant ou en faisant la cuisine est souvent très ludique.

Je suis très à cheval sur l’exactitude de l’interprétation, du texte et du placement. Quand je fais quelque chose, je m’efforce de le faire bien.

4/ Revenons quelques instants sur ces derniers instants, au théâtre, avant de monter sur scène. Lorsque le rideau est encore fermé mais que vous entendez déjà le bruit de la salle. Quel sentiment prédomine alors en vous ? L’excitation ou l’angoisse ?

Je ne ressens pas de la peur, je dirais plutôt que c’est de l’adrénaline. Typiquement, j’ai le souvenir d’avoir joué devant 1 000 personnes, au Palais des Congrès à Lyon, la pièce « Les monologues du pénis ». L’excitation et l’adrénaline ressenties étaient alors très fortes. Ces instants sont intenses, rares et précieux.

Contrairement à la télévision ou au cinéma, le théâtre est sans filet. Il n’y a pas le droit à l’erreur. En plus, l’échange avec le public est instantané. Au travers notamment des rires, des larmes ou bien encore des applaudissements.

5/ De façon plus générale, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ? Aimeriez-vous vous orienter vers une thématique plus précisément ? Ou la diversité des compétences vous attire-t-elle davantage ?

J’ai récemment participé aux premières lectures de la pièce « La goutte ». Avec notamment le petit-fils de Louis de Funès. Il est possible que l’œuvre se joue dans un grand lieu parisien dans les mois à venir.

Même si l’emploi du temps qui va avec ne permet pas facilement d’associer des tournages en journée. D’autant plus que je travaille beaucoup en province et à l’étranger. Un choix fort est donc à faire.

6/ Pour finir, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs du blog pour les encourager à continuer de s’intéresser à l’art ?

S’intéresser à l’art permet une certaine ouverture d’esprit et aide à s’intéresser à la vie. L’art, c’est le cinéma, la télévision, les livres ou les monuments.

Il faut être curieux de thèmes qui, à première vue, ne nous passionnent pas particulièrement. Pour découvrir de nouvelles choses.

L’art, c’est la vie !

Ce fut un réel plaisir, Claude, d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Le comédien Pierre Rousselet nous présente sa nouvelle pièce de théâtre !

Publié le par Julian STOCKY

Le comédien Pierre Rousselet nous présente sa nouvelle pièce de théâtre !

Bonjour Pierre,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

1/ Vous serez à l’affiche, à partir du 4 février, de la pièce «Je crois qu’il aime ma femme», aux côtés de Elodie Colin et Farid Omri. Quelle en est la thématique ? Quelle histoire y est racontée ?

L’histoire met en avant un couple qui essaie désespérément d’avoir un enfant, sans succès. Ils ont même tenté d’adopter, mais cela n’a pas fonctionné. Aussi, ils décident d’inviter quelqu’un pour le désigner comme géniteur, sans l’en informer.

Mais la soirée ne va pas se passer comme prévue et partira un peu dans tous les sens.

2/ Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage de Sam ? Comment l’abordez-vous en termes de jeu ?

Sam est le gendre idéal. Il est délégué ministériel et travaille pour l’éducation nationale. C’est quelqu’un de bien.

Il habite Bordeaux et est de passage sur Paris afin de faire une formation sur la laïcité. C’est d’ailleurs à cette occasion qu’il a rencontré Marie, la femme du couple évoqué précédemment.

Sans tout dévoiler de l’intrigue, il faut savoir que Sam est assez déprimé. Il vient récemment de se séparer de Camille, ce qui le rend très triste.

3/ Quelles sont, selon vous, les clés artistiques de la pièce pour plaire au public ?

Farid Omri, l’auteur de la pièce, avait déjà écrit, il y a quelques années, le succès « Couscous aux lardons ». Il a don de savoir rédiger et mettre en scène des pièces qui sont très drôles et très distrayantes.

Sur de vrais sujets de fonds, avec de fortes questions, permettant une certaine remise en cause. L’analyse qui en est faite de la société est très pertinente.

La pièce est dans l’air du temps, basée sur des sujets d’actualité. J’espère que vous passerez un bon moment. Les premiers retours, lors des répétitions, sont en tout cas très positifs.

A quelques jours du démarrage, nous sommes tous excités. C’est une création, nous sommes, si je puis dire, sur le point d’accoucher. Cette œuvre est un peu notre bébé, nous nous sommes beaucoup investis, avons travaillé les textes, les costumes et les décors.

Nous avons tous envie de découvrir le retour du public.

4/ Revenons sur ces deniers instants avant de monter sur scène, alors que le rideau est encore fermé mais que vous entendez déjà le bruit de la salle. Comment vous sentez-vous alors ? Excité et impatient de retrouver le public ? Ou angoissé d’une nouvelle représentation ?

L’angoisse est présente, il y a toujours cette petite boule au ventre que l’on ne maitrise pas. Alors en pleine concentration, on espère que tout va bien se passer, sans trou de mémoire ou couac dans la mise en scène.

Une fois une scène, ce sentiment s’oublie et l’on est vraiment dans le personnage. On embrasse alors plutôt les craintes et les peurs de ce dernier.

5/ De façon plus générale, quels sont vos autres projets et envies artistiques du moment ?

J’ai hâte de découvrir plusieurs films dans lesquels j’ai tourné. Comme « Hôtel occidental », où j’interprète un enquêteur de police. Le tournage a eu lieu au début 2015 et sa diffusion en salle est attendue prochainement.

En parallèle, j’ai également eu la chance d’avoir un rôle dans « Mon nom à Pigalle », aux côtés de Reda Kateb, sous la réalisation de Hamé et Ekoué.

6/ Vous évoquiez les plateaux de tournage. Les rythmes y sont généralement soutenus. Aussi, quelle est votre méthodologie de travail en amont pour ensuite être efficace face au réalisateur ?

J’apprends beaucoup les textes et je relis régulièrement le scénario. Je cherche ensuite à m’imprégner du personnage, notamment en m’habillant comme ce dernier pourrait le faire, selon mon imaginaire. Pour l’inclure dans mon quotidien, quelques jours avant l’arrivée sur le plateau.

Il se passe toujours, sur un tournage, des choses imprévues. Ce qui fait la magie de ces moments. J’ai déjà pu penser à plusieurs orientations, qui finalement ont totalement différé le jour J. Certains moments, ainsi, nous échappent et cela donne, au final, des scènes souvent magnifiques.

7/ En conclusion, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs pour, si ce n’est pas déjà fait, les inciter à venir voir la pièce ?

Si vous avez envie de passer un bon moment et une bonne soirée, en couple, en famille ou avec des amis, n’hésitez pas à venir au théâtre Montorgueil pour rire avec nous.

C’est une pièce pour tous les publics.

Merci Pierre pour cet agréable échange !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Renaud Le Bas, artiste aux multiples casquettes, évoque son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Renaud Le Bas, artiste aux multiples casquettes, évoque son actualité et ses projets !

Bonjour Renaud,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à notre sollicitation.

1/ Vous êtes, comme en témoigne votre parcours, un artiste aux multiples casquettes. Au travers notamment du cinéma, de la télévision, du théâtre, de la publicité, de l’écriture et de la réalisation. D’où vous vient cette passion pour l’art, au sens général du terme ? Qu’est-ce qui vous y plait tant ?

Le cursus initial n’était pas prévu ainsi. Je n’avais jamais fait de théâtre avant de rentrer à l’école de la comédie de Saint-Etienne. Les rencontres m’ont beaucoup aidé à avancer. A l’époque, je ne le percevais pas encore mais, aujourd’hui, j’en suis intimement convaincu, le besoin de dire quelque chose est à l’origine de mon parcours.

Que ce soit le jeu ou l’écriture, c’est l’apprentissage des techniques qui m’ont le plus intéressé, mieux comprendre le processus artistique pour transformer une émotion en un outil permettant de dire quelque chose. Il est important de composer avec soi-même mais également d’acquérir de la distance pour parler aux autres.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents exercices ?

Si je n’avais pas été acteur, je n’aurai peut-être pas écrit de pièce.

Je n’ai pas envie de raconter ma vie, je souhaite que mon expérience personnelle soit mise au service de quelque chose de plus important. En l’occurrence le vivre ensemble. Dans « un visible Théo », pièce éditée au cahier de l’égaré j’ai voulu trouver un angle où tout un chacun peut se reconnaitre, parler des points communs plutôt que stigmatiser les différences, je souhaitais raccourcir la distance, entre deux communauté de parents : ceux vivant avec le handicap et ceux ne le connaissant pas pour parler à tous.

Au-delà de cela, la pratique du jeu m’aide aussi à me rendre compte de la meilleure façon d’écrire et de construire un personnage.

3/ Quelles sont généralement vos principales sources d’écriture ?

Elles sont diverses et variées. Pouvant être des auteurs, des films ou bien encore des réalisateurs. Les réalisateurs anglais tout particulièrement, qui sont souvent « dans l’humain ».

Mais de façon générale, elles sont empreintes de comédie.

4/ Les rythmes sur les plateaux sont souvent très soutenus. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail en amont pour ensuite être efficace face au réalisateur ?

La base est de savoir son texte. Le casting en amont aide aussi à comprendre le fonctionnement et les attentes théoriques. Je viens avec une ou deux propositions, tout en restant ouvert.

L’autre pilier : être à l’écoute de ses partenaires.

5/ Quels sentiments prédominent en vous au moment de monter sur scène, avant une représentation théâtrale ? L’excitation de retrouver le public ? Le stress d’une nouvelle date ?

Tout dépend des spectacles. J’ai beaucoup travaillé avec Frédéric Andrau, que j’admire beaucoup, et qui a l’habitude de me mettre sur le plateau avant même l’arrivée des spectateurs. Je compte alors les gens et cela m’aide à me concentrer, à m’oublier moi-même.

Il n’y a pas, je crois, de méthode. Certains acteurs ont besoin de se concentrer, d’autres pas. Le trac est une sensation qui vient, qui part et que je ne recherche pas.

Le plus important est d’être dans le moment, quel que soit l’état dans lequel l’on se trouve. Il faut accepter d’être dans l’instant.

6/ De façon générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques actuels ?

Ma grande envie est de réaliser « A l’air libre », long-métrage pour lequel je suis accompagné par « Les films de la butte » pour la production et que j’ai coécrit avec Serge Hazanavicius.

L’histoire d’un homme qui à la naissance de son fils a décidé de rayer le mot rêver de sa vie pour le remplacer par le verbe gérer. Huit ans après, en bon scaphandrier, il a construit un bulle autour de sa famille, Claire son épouse et son fils Théo, une bulle qui étouffe, qui empêche de vivre à l’air libre et qui déjà se fissure de l’intérieur. Il va lui falloir réapprendre à rêver, à vivre aussi pour lui s’il ne veut pas tout perdre.

Tous, nous pouvons nous retrouver dans Massimo. La seule différence, c’est que Théo est handicapé mental, ce qui ne l’empêche pas d’aller bien. Avec humour et bienveillance, mais aussi sans édulcorer la réalité, j’ai voulu raconter que mes interrogations de père d’un grand gars de 21 ans handicapé sont finalement très proches de n’importe quel papa. Finalement, qu’est-ce que c’est être père ? Et qu’ai-je à transmettre ?

A titre personnel, sur ce deuxième point, je me suis rendu compte que la seule chose que je peux transmettre à mon fils, puisque je ne pourrai pas lui apprendre à écrire ou à jouer au théâtre, c’est sa propension à être heureux dans sa vie. Et si moi-même je ne le suis pas, comment pourrai-je lui transmettre ?

Je viens également de terminer le tournage de mon premier court-métrage en coréalisation avec Yves Legrain : « Intérieur nuit ». L’histoire d’une serveuse un peu fatiguée qui va rêver la fermeture de son bar.

7/ Pour finir, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs de cet entretien pour les inciter à continuer de s’intéresser à l’art ?

L’art est un dialogue. Il ne faut jamais se dire que c’est quelque chose d’hermétique qui n’est pas pour vous. Par contre, vous avez le droit de ne pas aimer ce qui vous est dit dans cet échange.

Ce qui est important, c’est de rester ouvert et de se laisser surprendre.

Bref, laissez-vous tenter, vous ne savez pas ou cela peut vous emmener.

Effectuer cette interview avec vous, Renaud, fut une joie !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Jérémy Martin, artiste de talent, nous dévoile son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Jérémy Martin, artiste de talent, nous dévoile son actualité et ses projets !

Bonjour Jérémy,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions pour le blog.

1/ Votre parcours met en avant les différentes cordes de votre arc artistique. Au travers notamment du théâtre, de la télévision, du cinéma, du doublage, de la musique mais aussi de la mise en scène. D’où vous vient cette passion si prononcée pour l’art ?

La passion a commencé alors que j’étais encore tout petit, avec des oncles musiciens. Je me rappelle des soirées de Noel, où la musique avait une place importante. J’ai débuté en effectuant quelques petits spectacles dans la cave puis ma maman ayant ouvert un cours de théâtre, je m’y suis inscrit vers l’âge de 9 ou 10 ans.

Je suis donc sur les planches depuis déjà 26 ans maintenant et la passion reste intacte. Les cours Florent puis le studio théâtre d’Asnières m’ont permis d’en faire mon métier.

C’est un vrai plaisir d’échanger et d’offrir du divertissement aux gens. La notion de partage me plait. J’aime aussi interpréter différents rôles et personnages.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre les différents exercices artistiques évoqués ?

Tout se rejoint, et je le remarque de plus en plus. J’ai ainsi le sentiment d’être autonome avec la compagnie que je dirige. Que ce soit pour les montages musique, au travers de mes expériences dans ce domaine, ou bien encore pour savoir quand et comment placer sa voix en tant qu’acteur. Dans ce cadre, les cours de chants m’ont beaucoup aidé.

La mise en scène est aussi facilitée, notamment dans le rapport avec les acteurs, car je sais me mettre à leur place.

Adolescent, j’ai grandi aux rythmes des prestations de De Funès et Belmondo, qui m’ont tous deux donné un peu plus encore l’envie de faire ce métier. Puis j’ai découvert l’humour de films comme « Les Bronzés » ainsi que « Le Père Noel est une ordure ». Je ressens ces influences-là dans mon travail d’aujourd’hui.

J’aime aussi la diversité, il me plait de faire rire mais j’apprécie aussi d’émouvoir les gens, au travers de sentiments plus tristes et plus profonds. J’essaie donc de mélanger les deux dans mes travaux.

3/ Le rythme, sur un plateau de tournage, est généralement très soutenu. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail en amont pour ensuite être efficace face au réalisateur ?

Je crois que travailler son texte est la chose la plus importante. Le savoir sur le bout des doigts permet d’être beaucoup plus décontracté sur le plateau. Pour être plus à même de répondre aux sollicitations de l’équipe technique.

Il est possible que l’interprétation attendue soit différente de ce qui avait pu être initialement prévue. Ce qui est d’ailleurs la force de textes bien écrits ou le problème de ceux qui ne le sont pas. Il est donc important d’y avoir réfléchi en amont.

4/ Revenons quelques instants sur les derniers instants, au théâtre, avant de monter sur scène, lorsque le rideau est encore fermé mais que vous entendez déjà le bruit de la salle. Quel sentiment prédomine alors en vous : l’excitation ou l’inquiétude ?

C’est très variable ! Au fur et à mesure des représentations, l’aisance grandit. Même s’il faut rester vigilant à ne pas dévier. Le jeu se bonifie après cinq à six représentations, lorsque la détente grandit. Le plaisir et l’amusement prennent alors le pas.

Il est important aussi d’évacuer l’humeur de la journée. La concentration joue un rôle majeur. La connaissance et la maitrise des différents leviers nécessaires au jeu de la bonne partition sont aussi des éléments clés.

5/ De façon plus générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ?

J’aimerais bien tourner davantage. Après m’être beaucoup investi dans des projets pour ma compagnie, repasser devant la caméra me plairait réellement.

Je souhaiterais aussi développer de manière plus intense mes compétences et expériences de doublage et de voix.

En parallèle, je prends toujours autant de plaisir à mettre en scène et à jouer les différentes pièces pour jeune public autours du personnage de Gabilolo. Les spectacles sont visibles sur Paris, à l’Alambic Comédie, ainsi qu’à Nantes, au théâtre de Jeanne.

Sans oublier quelques dates de tournée, notamment à Genève, avec la pièce « Après le mariage… les emmerdes ». Le spectacle pourrait d’ailleurs reprendre ensuite sur Paris, des discussions sont en cours.

6/ En conclusion, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs du blog pour les inciter à continuer de s’intéresser à l’art ?

Permettez-moi de citer Schopenhauer, qui disait : « Ne pas se rendre au théâtre, c’est comme faire sa toilette sans miroir ».

L’art permet de partager des émotions. C’est aussi l’occasion d’échanges, comme je vous le disais lorsque j’évoquais mes motivations pour ce métier.

C’est aussi l’ouverture sur les autres et le monde, à l’image des voyages. L’enrichissement y est permanent et cela aide également à affiner son sens critique, pour s’affirmer et savoir ce que l’on veut dans la vie.

Ce fut une joie, Jérémy, d’effectuer cette interview en votre compagnie !

Egalement pour moi !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Robin Mayeur, artiste aux multiples talents, nous dévoile ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Robin Mayeur, artiste aux multiples talents, nous dévoile ses projets !

Bonjour Robin,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes mannequin et comédien. D’où vous vient cette passion pour l’art, au sens général du terme ? Qu’est-ce qui vous y plait tant ?

Tout le monde pense qu’il s’agit d’un milieu très simple, plein de facilités. Où l’argent coule à flot. Mais un gros travail y est attendu. A titre personnel, trois années ont été nécessaires avant d’intégrer une agence. J’y suis parvenu il y a peu seulement. De nombreuses rencontres sont utiles, pour avoir le réseau et les contacts appropriés.

La concurrence dans le mannequinat est très rude sur Paris, il n’est donc pas facile de se différencier. Cela vient avec le temps, en essayant de se rendre un peu différent.

J’essaie aussi, progressivement, de faire ma place en comédie. Dans des projets qui me plaisent et qui me font plaisir.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces deux exercices ?

Le mannequinat nécessite de travailler ses émotions et ses expressions. Ce qui implique une forte énergie. Un travail en amont, face à sa glace, est utile.

Rejoignant en cela la méthodologie en comédie. Tout ce que j’apprends dans le mannequinat me servira, je le crois, pour évoluer en tant qu’acteur.

3/ De nombreux clichés de vous sont visibles sur internet. Selon vous, quelles sont les clés d’une photo réussie ?

Je pensais, au début, qu’une photo représentait simplement l’image de quelqu’un. Dans le stéréotype de la personne parfaite, en termes d’apparence.

Mais je me suis rendu compte que la personnalité était en fait prépondérante. Le physique est certes important, mais ce que l’on dégage l’est encore plus. Une photo faisant ressortir de l’émotion est, selon moi, plus sympathique qu’un cliché d’une personne torse nu.

4/ Les rythmes sur les plateaux de tournage sont généralement soutenus. A titre personnel, quelle est votre méthodologie de travail en amont, pour ensuite être efficace face au réalisateur ?

Je m’efforce d’être le plus naturel possible. J’essaie de ne pas arriver stressé, mais d’être le plus à l’aise possible.

Je me donne au maximum pour satisfaire les demandes de l’équipe technique, malgré ma faible expérience.

5/ De façon plus générale, quelles sont vos envies et vos projets artistiques du moment ?

J’aimerais vraiment pouvoir intégrer de grandes agences de mannequinat. C’est pourquoi j’essaie de perdre un peu de poids. En liant cela à des projets personnels pour y arriver plus facilement. Notamment au niveau sportif, comme le marathon. Le travail mental existe alors, mais de façon différente et plus stimulante.

En complément de la poursuite du handball, ma passion, qui me donne le corps que j’ai aujourd’hui.

6/ Aimeriez-vous, par la suite, vous orienter vers un domaine en particulier ? Ou souhaiteriez-vous maintenir ces différentes casquettes artistiques ?

Ce n’est pas une question évidente. Je m’efforce avant tout de m’investir à fond dans ce que je fais et de mettre toutes les chances de mon côté.

Je commence petit pour tenter de devenir plus grand par la suite. Je n’ai pas encore fait de choix entre ces thématiques mais je sais que les deux m’apportent et sont complémentaires. Un vrai mannequin est acteur. De part ce qu’il dégage et transmet. J’aimerais aussi approfondir mes compétences théâtrales.

Mon métier est, pour moi, une passion plus qu’autre chose et, si je ne parviens pas à concrétiser mes envies, je voguerai sur un autre chemin, plus équilibré. Car je pense avoir la tête sur les épaules.

7/ En conclusion, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à s’intéresser à l’art ?

L’art, ce n’est pas uniquement physique. Il y a tout un travail autours. Pour y réussir, il est important de bien s’entourer et de participer à des projets plaisants.

Quand l’on fait quelque chose que l’on aime, la notion de travail existe peu. Diversifier les expériences est aussi agréable.

Ce fut un plaisir d’effectuer cette interview avec vous Robin !

Publié dans Télévision

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Jules Vallauri, artiste aux multiples casquettes, nous présente son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Jules Vallauri, artiste aux multiples casquettes, nous présente son actualité et ses projets !

Bonjour Jules,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes, comme en témoigne votre parcours, un artiste aux multiples casquettes. Au travers notamment du cinéma, de la télévision, du théâtre, de l’écriture et de la mise en scène. D’où vous vient cette passion pour l’art, au sens général du terme ? Qu’est-ce qui vous y plait tant ?

C’est très simple : si je devais me définir en un mot, je dirais que je suis un créateur. C’est ce qui me fait le plus vibrer.

La création artistique peut passer par n’importe quel vecteur. A la base et à l’origine, celui de l’acteur. Mais aussi ceux du chanteur, de l’auteur et du metteur en scène.

Les techniques diffèrent certes, mais on y retrouve la même couleur et la même énergie.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents exercices ?

Comme je vous le disais, je suis, à la base, acteur. Du moins, j’interprète des personnages du mieux que je peux. Cette connaissance pour interpréter des rôles m’oblige inévitablement à une maitrise de moi-même. A partir du moment où cette dernière me relie à quelque chose de centré, il suffit alors d’aller piocher dans les bonnes compétences.

Typiquement, lorsque j’écris, je me sers de l’imagination que je mets au service de mes propres personnages. En tant que metteur en scène, j’ai une passion pour l’artiste et l’être que j’ai en face de moi, car j’occupe aussi ponctuellement cette fonction. Ce qui m’aide à le comprendre et le diriger.

Le vecteur initial de l’acteur m’a demandé une grosse introspection. Qui m’a permise d’aborder sereinement l’écriture et la mise en scène. Comme je me définis, je suis acteur par passion et auteur par nécessité.

3/ Quelles sont généralement vos principales sources d’écriture ?

J’ai une expérience de l’écriture assez courte. Je ne dirais pas récente car la gestation d’un écrit prend du temps. Parfois cinq ou six ans sont nécessaires. Je pars donc du principe que les premiers écrits sont toujours autobiographiques.

Dans le sens où, dans un premier temps, mon écriture est née d’une frustration. Celle de l’acteur qui n’a pas eu le rôle attendu.

Mes premières compositions sont liées au théâtre et je viens d’aborder le roman. Je me suis rendu compte que la liberté y est plus importante.

Pour revenir à votre question, j’écris sur des thématiques qui me touchent. Je commence d’ailleurs à peine à me libérer de ce côté revendicatif de l’auteur. Je fais aussi dire à un personnage ce que la vie ne permet pas d’exprimer.

A noter que mon premier écrit fut la pièce « L'anniversaire » (www.lanniversaire-lapiece.com) éditée aux éditions Publibook, créée à l'espace Pierre Cardin avec Patrick Préjean et Christian Vadim.

4/ Les rythmes sur les plateaux sont souvent très soutenus. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail en amont pour ensuite être efficace face au réalisateur ?

Une seule technique existe, qui résume tout et rien à la fois, à savoir la disponibilité sur un plateau. Il faut y arriver en ayant digéré, car il n’y a pas de répétition, les côtés artistiques et techniques du personnage. Ainsi que sa propre motivation, car se retrouver dans pareille situation n’est pas un contexte naturel.

Il faut s’y présenter sans n’avoir plus aucune question à se poser. D’autant plus que le metteur en scène va orienter les comédiens dans un sens différent de ce qui avait pu initialement être envisagé. Il ne faut pas être figé et il est important de se mettre à nu.

Si le metteur en scène juge que la proposition faite par le comédien ne lui convient pas et qu’il exige autre chose, alors il est bon car il sait ce qu’il veut. Nait alors une relation de confiance et de pertinence. Dans la situation inverse, on pourrait croire que la liberté accordée aux acteurs est intéressante, mais ce n’est pas forcément la meilleure solution. Car les repères viennent à manquer.

Aussi, je m’efforce d’être disponible et à l’écoute.

5/ Quels sentiments prédominent en vous au moment de monter sur scène, avant une représentation théâtrale ? L’excitation de retrouver le public ? Le stress d’une nouvelle date ?

Je pars du principe que l’on parle de jeu d’acteur. Il n’y a donc pas de stress, mais de l’excitation. Dont les symptômes sont d’ailleurs les mêmes, en l’occurrence le cœur qui bat vite et les poils qui s’hérissent. J’aime ce moment où l’envie d’aller communier avec le public se fait particulièrement ressentir.

Là encore, la disponibilité est prépondérante. Un acteur, une fois sur scène, ne doit plus réfléchir, mais jouer. Ce sont les émotions qui doivent le guider et non pas son cerveau.

A noter que, contrairement aux plateaux, même si le fond reste le même, la technique nécessaire y est différente. Une caméra est très introspective car elle vient chercher les sentiments, en zoomant comme un scan. Au théâtre, il faut aller vers les spectateurs.

6/ De façon générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques actuels ?

J’ai très envie de travailler avec Jean-Jacques Beineix, pour développer des projets sur l’image. Que ce soit en télévision ou au cinéma. J’aimerais approfondir des personnages plus conséquents et des thématiques encore plus marquantes.

En parallèle, le roman m’attire de plus en plus. Je viens de terminer un essai, qui s’apparente à quelque chose d’autobiographique, sans l’être. En effet, à l’occasion d’un anniversaire, j’ai écrit le roman de la vie de la personne, en l’occurrence ma maman.

Même si je la connais bien, j’ai effectué, dans ce cadre, une vraie démarche journalistique. En contactant, par les réseaux sociaux, la famille italienne d’où est originaire ma mère. En me replongeant dans l’histoire, j’y ai trouvé un vrai ton, une vraie liberté et un vrai plaisir. Contrairement aux trois premières pièces que j’avais précédemment écrites, il n’y a pas de dialogue entre les personnes. Un autre effort artistique était donc attendu car, dès le premier squelette, il était nécessaire de rendre vivante l’histoire.

L’excitation de la création m’a beaucoup plu, motivé et intéressé. Les sensations y sont différentes de la satisfaction de l’acteur ou bien encore du metteur en scène. L’objet final de l’œuvre romanesque est d’une représentation plus concrète.

Enfin, je suis actuellement en tournée théâtrale avec " Madame est morte" de Michel Heim, en région paca. La pièce est d’ailleurs sélectionnée au festival d'Avignon. Plus d’informations sont à retrouver sur le site : www.billetreduc.com

7/ Pour finir, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs de cet entretien pour les inciter à continuer de s’intéresser à l’art ?

La connaissance est l’attrait premier de l’art. Aujourd’hui, les budgets associés sont malheureusement revus à la baisse. Je crois que le potentiel générateur et transgénérateur de l’art est malencontreusement sous-estimé. En effet, un enfant va être ramené, devant un projet, à sa propre vibration artistique, le formant à ses émotions. Sans être imposé par la hiérarchie parentale notamment.

L’art génère ainsi de la liberté.

Ce fut un plaisir, Jules, d’effectuer cet entretien avec vous !

Publié dans Télévision, Théâtre

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