Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le médias blog de Julian

Karine Lyachenko évoque son actualité et ses projets artistiques !

29 Août 2016 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

Karine Lyachenko évoque son actualité et ses projets artistiques !

Bonjour Karine,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche, au Grand Point Virgule, de la pièce « Divorce au scalpel ». Quelle histoire y est mise en avant ? Quelles en sont les principales thématiques ?

C’est une histoire très moderne, qui touche pas mal de monde. Elle met en avant un couple qui vient de divorcer depuis trois mois, mais qui est contraint, pour des problèmes financiers, de vivre encore sous le même toit.

Viennent se greffer des personnages secondaires complètement déjantés, dont une ex-femme. La distribution totale est ainsi de cinq rôles.

2/ Comment décririez-vous votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques?

Machiavélique, timbré, très porté sur le sexe, drôle.

3/ Selon vous, qu’est-ce qui fait le succès de cette pièce ? Pourquoi plait-elle aux spectateurs ?

Il y a, je pense, un propos qui est définitivement très moderne et une écriture ciselée. La mise en scène est également excellente.

Tous les comédiens s’entendent très bien, nous sommes tous farfelus, la mayonnaise a pris très vite et cela se ressent sur scène. Pourtant, il y a des alternances, mais nous nous apprécions tous. L’énergie qui ressort de ce mélange est très réussie.

L’alternance dans la distribution demande d’ailleurs beaucoup d’écoute. Je ne réponds pas au même comédien de la même façon.

La pièce est très précise, nous connaissons nos déplacements et savons ce que nous devons jouer. En revanche, la personnalité d’un artiste influe forcément. L’écoute est la base de tout.

4/ En parallèle, vous êtes en tournée avec votre one-woman show « Rebelles ». Comment présenter ce spectacle ?

C’est une invitation à la désobéissance festive et à la rébellion joyeuse. Je me suis inspirée de femmes célèbres de l’histoire qui se sont rebellées à un moment donné de leur vie, pour diverses raisons. C’est souvent une question de tempéraments.

Je joue Cro-Magnon, Marie-Antoinette, Bardot, Kennedy… des figures, des icônes. J’y ai mis également ma touche personnelle « déglingo », c’est donc aussi une grande fantaisie. Mais il y a un fond valable pour les hommes aussi, ce n’est pas un spectacle féministe : à quel moment dire non ? A quel moment se défendre de quelque chose au lieu de le supporter ? C’est donc aussi une invitation à la liberté.

5/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ce seul en scène et cette pièce de troupe?

J’aime les deux. Mais j’ai un attachement tout particulier à « Rebelles » qui est un spectacle très personnel.

Le point commun est la folie que j’apprécie amener sur scène. Mêlée à de la fragilité et de la drôlerie.

6/ De façon plus générale, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

Des pièces m’ont été proposées, pour des rôles principaux, début 2017, toujours dans la comédie. J’ai aussi une forte envie d’aller jouer des grands textes, pour honorer la belle littérature.

Je suis également en train d’écrire l’adaptation d’un roman. L’histoire d’une femme qui vit un drame absolu au Brésil. Je suis tombée en amour de ce roman. J’aimerais beaucoup en faire un seul en scène, plus sombre, mais avec un peu d’humour quand même.

Vous pouvez aussi me retrouver sur M6, dans « Scènes de ménages » où j’interprète le personnage de Fabienne, une femme touchante et drôle.

Ce fut un plaisir, Karine, de nous entretenir avec vous !

Lire la suite

Pierre Deny : parcours, coulisses, actualités, projets - il nous raconte tout !

28 Août 2016 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

Pierre Deny : parcours, coulisses, actualités, projets - il nous raconte tout !

Bonjour Pierre,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes et multiples talents. Votre longue et belle carrière vous a mené en télévision, au cinéma mais aussi sur les planches. Que retenez-vous principalement de votre parcours jusqu’à présent ?

Vaste question ! Je retiens d’abord que j’arrive à travailler et à vivre de mon métier depuis 1978. C’est ma plus grande fierté. Pendant ces presque 40 ans, en effet, il y a eu un peu de tout : de l’image, du théâtre, mais aussi de la radio, de la synchro, de la publicité. Puisque notre métier est fait de plein de petits métiers.

Mais ce que je retiendrais surtout, ce sont les pièces de théâtre que j’ai jouées. J’ai dû participer à 33 ou 34 œuvres et chacune d’entre elles m’a pris plusieurs mois. Beaucoup de mon temps, de mon implication et de mon investissement y ont été consacrés. Je m’en souviens et cela me laisse des traces plus profondes que des tournages. Même si j’ai eu des rôles principaux pendant plusieurs semaines sur les plateaux, l’investissement d’un acteur au théâtre est, la plupart du temps, supérieur.

Pour autant, malgré cette expérience, l’inquiétude et le stress subsistent au moment de démarrer une nouvelle aventure. C’est un peu normal et en même temps salutaire. Je serais inquiet si je ne ressentais aucun stress. En fait, c’est aussi ce qui nous fait avancer, à condition que ce stress nous porte plutôt que nous détruise. Je suis à chaque fois raisonnablement inquiet, préoccupé, confiant puis de plus en plus confiant, optimiste puis de plus en plus optimiste, positif puis de plus en plus positif. Et, finalement, cela se passe toujours très bien.

Mais parfois, en répétition, on traverse des périodes de doute, de déprime, de stress, d’inquiétude sur comment le public va recevoir la pièce, sur comment on va s’en sortir, sur comment on va trouver sa place et sur son parcours dans tel ou tel personnage. Parfois, comme il s’agit d’humains, il y a des problèmes d’entente et de camaraderie. Dès fois, on est très bien avec un comédien sur scène, mais il ne pourrait par exemple jamais devenir un ami dans la vie. Il faut faire avec pour essayer de monter ce petit puzzle, de manière à ce que la pièce prenne vie et qu’elle rende les spectateurs heureux.

2/ Retrouvez-vous des complémentarités entre les différents exercices artistiques précédemment évoqués ?

Oui et non. On m’a proposé une variété de rôles beaucoup plus étendue au théâtre qu’à la télévision. Parce que sans doute qu’au théâtre, on a le temps de modeler un personnage un peu plus loin de ce que l’on représente au départ. Et de travailler des rôles peut-être plus en profondeur.

A la télévision et au cinéma, on est un peu dans le royaume de l’instantané. Par manque de temps, d’argent ou parfois d’imagination, les réalisateurs et les producteurs vous attribuent des rôles qui correspondent d’une manière immédiate à ce que vous dégagez dans la vie.

Donc, comme je peux supposer que je dégage une image relativement saine et positive, d’un quinquagénaire en bonne santé, on m’a fait jouer, au cinéma et à la télévision, une foule de médecins, d’avocats, de notaires, de professeurs, de juges d’instruction, de gendarmes, de policiers, de préfets de police, … Tous ces gens représentant une certaine autorité, avec quand même un côté sympathique et jovial. Que je dois sans doute représenter au départ.

Je ne m’insurge pas contre cela, c’est très bien mais, au théâtre, on peut demander aux acteurs de jouer des choses plus loin d’eux, d’aller chercher des émotions et des sensations qui leur sont plus étrangères, d’aller trifouiller dans des parties plus intimes. Les cinq à huit semaines de répétition permettent tout cela.

A la télévision, quand on est un acteur de ma catégorie, qui doit encore faire des castings, des essais, rencontrer des metteurs en scène, on va souvent au plus rapide.

3/ Les rythmes sur les plateaux de tournage sont généralement très soutenus. Aussi, quelle est votre méthodologie de travail en amont, pour ensuite être efficace face au réalisateur ?

J’ai une petite qualité, si j’ose dire, à savoir que j’ai une excellente mémoire depuis toujours. Donc l’apprentissage des textes, de théâtre ou de tournage, ne m’a jamais posé problème. J’ai une mémoire assez rapide et assez immédiate.

Après, en ce qui concerne la densité du rôle et la manière de l’aborder, je m’y prépare en observant les gens, je m’y prépare dans le métro, je m’y prépare en regardant mes semblables à une terrasse de café, je m’y prépare en piquant une petite manie, un tic à quelqu’un, une démarche à quelqu’un d’autre. Et en me nourrissant tous les jours du scénario et du rôle.

Evidemment que ce travail est passionnant, mais il l’est d’autant plus que le rôle demande un investissement et requiert d’aller chercher des choses assez lointaines.

4/ Au théâtre, comment vous sentez-vous juste avant de rentrer sur scène ? Quels sentiments prédominent en vous à ce moment-là ?

Pour le coup, avec un peu d’expérience grâce à mes quarante années de pratique, une excitation et un stress mais très très maitrisés bien sûr. Mais surtout un bonheur absolu. Etre derrière un rideau quand un théâtre est plein - même s’il ne l’est pas d’ailleurs, entendre l’annonce de bienvenu au public, sentir que trois minutes après tout commence, c’est une sensation inégalable et formidable.

Une espèce d’engloutissement intérieur, une énergie qui va et qui vient, de l’inquiétude, du stress mais en même temps du bonheur absolu, de l’exaltation. Mais, quoi qu’il arrive, se dire que, dans quelques secondes, le rideau va s’ouvrir et que le public est à moi.

5/ De façon plus générale, quels sont vos projets et envies artistiques du moment ?

Je vais commencer une tournée fin septembre, jusqu’à mi-février, avec Sylvie Vartan et Isabelle Mergault. Pour la pièce « Ne me regardez pas comme ça », que nous avons jouée au théâtre des Variétés la saison écoulée.

Dans l’immédiat, je vais tourner quelques jours dans une minisérie pour TF1 qui s’appelle « La mante ». Avec Carole Bouquet et Fred Testot. Pour l’année prochaine, même si cela est encore un peu en suspens pour le moment, nous avons une pièce sous le coude, avec son auteur, Marc Quentin, « Présence d’esprit ». Une œuvre à trois personnages, avec Catherine Marchal, Elizabeth Bourgine et moi-même, que nous avons toutes les chances de monter sur Paris.

En ce qui concerne mes rêves d'acteur, comme beaucoup de mes camarades, je pense, l'âge aidant, aux beaux rôles du répertoire, de Molière, Shakespeare ou Edmond Rostand..!

Il me plairait également d’interpréter, en télévision, des personnages un peu plus compliqués. Sur la centaine de tournages faite depuis 40 ans, j’ai dû jouer seulement 2 à 3 contre-emplois. Je rêverais d’en faire plus, de représenter des gens plus troubles.

Merci Pierre pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Lire la suite

Laetitia Fourcade nous dévoile son actualité et ses projets !

25 Août 2016 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision

Laetitia Fourcade nous dévoile son actualité et ses projets !

Bonjour Laetitia,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous avez achevé, il y a quelques mois, le tournage, pour France 3, d'un nouvel épisode de la série à succès "Magellan". Aux côtés notamment de Line Renaud. Sans tout dévoiler de l'intrigue, quelle en sera la thématique ?

L’intrigue tourne autours du meurtre d’un prêtre. Ce dernier étant lié à une famille très bourgeoise, à la tête de laquelle l’on retrouve le personnage de la mère interprétée par Line Renaud et dont je joue la fille.

De nombreux rebondissements sont au programme, dans la recherche du criminel. L’épisode devrait être diffusé à la rentrée.

2/ Comment décririez-vous votre personnage ? Quelles en sont ses principales caractéristiques ?

C’est un personnage que j’ai travaillé en fonction de l’écriture. J’ai en fait l’habitude de travailler mes rôles en amont avec une coach, Anastasia Zagorskaya. Que j’adore et qui est à mes côtés depuis plus de deux ans.

Ce qui m’a aidé, je crois, à rendre mon personnage intéressant, crédible, empathique et avec une sensibilité. Je voulais lui amener une légitimité, une sensibilité et une sincérité. J’ai développé son côté bipolaire, avec une grande fragilité qui l’amène à se conduire de la sorte.

C’est, pour moi, un personnage très riche qui m’a demandé pas mal de travail et que j’ai adoré développer et interpréter. Il est important d’aimer son personnage. Qu’il soit gentil, du bon coté ou pas. Il faut lui donner un univers qui touchera ou interpellera le spectateur.

3/ Intégrer, en tant que guest, une série où l’organisation est rodée n’est sans doute pas un exercice facile. Quelles sont, selon vous, les principales clés pour y parvenir ?

Tout se joue au casting. Il est alors important d’arriver avec une vraie proposition. Même si, pour un directeur de casting, existe une évidence de rôle et de personnalité, quand il voit le comédien.

Typiquement, pour un casting d’une historienne, je me suis suffisamment documentée sur ce que peuvent être ses principales caractéristiques et compétences, ce qui m’a permis d’arriver chargée.

Une fois sur le plateau, il faut rester suffisamment concentrée et à l’écoute du réalisateur, des techniciens et des partenaires de jeu. Pour un acteur, il ne faut jamais oublier que la cible, c’est l’autre. C’est ce qu‘il dira qui me fera réagir.

4/ Nous en avons déjà un peu parlé, quelle est votre méthodologie de travail en amont des plateaux, pour ensuite être efficace face au réalisateur ?

J’ai vraiment besoin d’être reposée et en forme physiquement. Il me faut aussi avoir préparé mon personnage pour savoir qui je suis. Mon instinct ne me suffit pas, comme certains acteurs, j‘ai vraiment besoin de l’avoir préparé.

5/ En parallèle, vous serez prochainement à l’affiche, au cinéma, du long-métrage « En ground and pound ». En lien avec le monde de boxe, ce film indépendant a été possible grâce notamment à la participation contributive des internautes. Racontez-nous cette belle aventure humaine.

Ce film indépendant n’a pas de distributeur, il a été tourné avec les moyens des réalisateurs Sabrina Nouchi et Milo Chiarini. Grâce également aux crowdfunding, certains internautes ont participé au financement, ce qui nous a beaucoup aidé pour la réalisation de ce projet.

C’est l’histoire d’un combattant de MMA qui a un peu laissé sa passion et sa vie entre parenthèses. Quitté par sa femme dix ans auparavant, il a élevé seul sa fille et habite avec son père. Il travaille la nuit, s’entraine le jour .

Son ex-femme, que j’interprète, une ancienne danseuse partie pour un grand chorégraphe, revient dans sa vie et ce retour va le faire réagir.

J’aime ce film sans aucun jugement. Aucun des personnages n’y est jugé et chacun, petit à petit, retrouve sa place.

6/ Quels sont les principaux axes artistiques qui vont plaire aux spectateurs ? Qu’est-ce qui fera le succès de ce film ?

Le destin un peu tragique et philosophique de chacun va sans doute toucher les spectateurs. L’univers de chaque personnage amène quelque chose au film, ce qui les rend attachants et incite à les suivre pour savoir jusqu’où ils vont.

Une projection privée aura lieu sans doute en fin d’année. A laquelle seront conviés des distributeurs et des producteurs.

7/ Pour conclure, que dire aux lecteurs du blog pour les inciter à continuer de s’intéresser à l’art ?

Nous sommes dans un monde où plein de choses sont à découvrir. L’art est un accès à la liberté, à l’imagination et à la créativité.

Malgré tous ces événements tragiques qui nous entourent, il faut continuer à s’ouvrir sur ce monde et ne pas avoir peur de le découvrir, en voyageant, en sortant.

L’art est pour moi, une possibilité de s’évader et de rêver à nouveau.

Ce fut un plaisir, Laetitia, d’effectuer cette interview en votre compagnie !

Lire la suite
1 2 > >>