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Europe 1 : Caroline Roux évoque pour nous sa chronique politique !

Publié le par Julian STOCKY

Europe 1 : Caroline Roux évoque pour nous sa chronique politique !

Bonjour Caroline,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions pour le blog.

1/ Vous animez, chaque matin, à 7h 25, « Les secrets politiques » sur Europe1. Pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore, pourriez-vous tout d’abord nous en rappeler le principe?

C’est une chronique politique qui revient aux sources de ce qu’est mon métier, à savoir chercher des informations exclusives. Que vous n’avez, la plupart du temps, entendues nulle part ailleurs.

C’est vraiment le prisme par lequel je regarde l’actualité politique. Je ne cherche pas à être dans l’analyse de ce qui s’est produit, je souhaite plutôt apprendre des choses aux auditeurs, en ayant un temps d’avance sur ce qui va se passer.

2/ Les médias sont la source de nombreuses réflexions politiques. Aussi, quelle valeur ajoutée essayez-vous d’apporter à votre programme pour captiver et intéresser les auditeurs?

Lorsque vous allumez votre radio le matin, vous n’avez pas lu ailleurs ce que vous entendez. Contrairement à ce que vous pouvez trouver toute la journée en cliquant sur internet, où il existe des réécritures ou des analyses d’évènement connus.

C’est un choix fort que nous avons fait en début de saison avec Fabien Namias. Nous sommes partis du constat que les gens sont vraiment surinformés toute la journée. Ils ont accès aux informations sur leur téléphone et sur leur ordinateur, ils sont donc abreuvés de news. Nous nous efforçons donc d’être singuliers en leur apportant quelque chose de neuf chaque matin.

3/ Mener une chronique aussi fine et précise, dans un temps imparti aussi rapide, 2 minutes 30 environ, impose une grande rigueur et de la précision. Justement, quelles sont, selon vous, les principales clés pour mener à bien cet exercice ?

Il faut vraiment garder la pulpe. Il est nécessaire de nettoyer l’écriture de tout ce qui peut être superflu. Le format est fait de telle manière que je n’ai pas le choix. Si je veux tenir en 2 minutes 30, il faut que j’aille à l’essentiel.

Chaque soir, j’envoie une première version d’environ 3 minutes. Le lendemain matin, avec les idées un peu plus claires, je retaille encore mon texte, pour aboutir finalement au temps imparti.

4/ Quelles est d’ailleurs votre méthodologie de travail en amont de l’antenne ? Préparez-vous votre intervention la veille ou bien le matin même ?

C’est beaucoup de travail pour très peu de temps à l’antenne. Je commence dès la veille, en sortant d’Europe1, avec la lecture de la presse dans le détail. L’idée étant d’apporter de la nouveauté, il est nécessaire que je sache ce qu’ont fait les autres.

Tout au long de la journée, je tire sur des fils, je déroule la pelote pour arriver, aux alentours de 18h, à faire une proposition au directeur de la rédaction. Avec lui, nous passons en revue tout ce que j’ai pu récolter, comme il le dit, dans mon cabas. Pour savoir ce qui peut s’inscrire dans la matinale. Il faut que je sois en complément de ce qui est traité dans le news, comme on dit.

C’est donc un travail de passage au tamis de toute l’actualité, pour arriver chaque matin à avoir trois petites pépites. Correspondant à des éléments non entendus ailleurs et qui auront du sens politique. Il ne faut pas tomber dans l’anecdotique.

5/ Le fait d’intervenir en matinale nécessite-t-il une adaptation particulière du contenu de la chronique ? Notamment dans sa forme ?

Je crois que j’écrierais la chronique de la même manière, quel que soit l’horaire de diffusion. Nous l’avons vu, le format est très puissant, ce ne peut être une conversation. La chronique doit être ciselée et précise. Il n’y a pas de fioriture.

Ma nature voudrait que je mette parfois un peu d’humour et de malice dans ce que j’écris, mais je ne peux pas. C’est un exercice assez contraint, du fait de la puissance du format.

6/ A titre personnel, n’est-il pas trop difficile, physiquement notamment, de se lever à l’aube chaque jour ?

Je termine chaque soir assez tard. J’envoie mon papier vers 22h 30 voire 23h. Parce que j’aime que l’actualité soit faite et qu’elle soit arrêtée pour être persuadée que je ne suis pas trop décalée. J’ai du mal à écrire une chronique à 18h, à l’envoyer et à penser que tout va bien. Je suis très mal à l’aise avec cette manière de travailler.

En revanche, je me lève « assez tard » par rapport à ceux qui font la matinale. Eux se lèvent à 2h du matin, tandis que je me réveille seulement à 6 heures moins le quart. C’est plutôt tranquille et raisonnable, en comparaison.

7/ En parallèle, nous pouvons vous retrouver chaque dimanche soir, à 18h, sur France 5, dans « C politique », programme dans lequel vous interviewez un acteur important du monde politique. Quelles complémentarités et, à l’inverse, quelles différences principales y retrouvez-vous avec votre chronique matinale sur Europe 1 ?

C’est quelque peu la même matière, car ce que je fais la semaine me nourrit pour mes interviews du dimanche. Mais, en même temps, c’est un exercice beaucoup plus personnel et plus signé.

Les deux exercices se nourrissent. Souvent, en sortant de l’émission le dimanche, j’ai mon information politique pour le lendemain matin. J’ai mis le doigt sur un sujet et je vais pouvoir tirer, comme je vous l’expliquais, sur ma pelote. A l’inverse, certaines chroniques en matinale me servent pour mon échange à la télévision. Comme ce fut le cas récemment avec Claude Bartolone.

La gestion du temps diffère: mon intervention est courte sur Europe1, tandis que mon entretien sur France 5 est long et posé. Je passe du sprint la semaine au marathon le dimanche. Il faut être capable de gérer le temps sur la durée, à ne pas ennuyer, à relancer et à susciter de l’intérêt.

8/ Cette émission est un exercice sans filet, en direct. Comment parvenez-vous à mener cela à bien ?

Je n’ai, dans ma carrière, jamais fait autre chose que du direct. Donc je serais malheureuse si l’on me demandait d’enregistrer un programme.

Gérer le direct est naturel pour moi ! C’est d’autant plus agréable que c’est sans filet. Ce qui exige d’être totalement présente dans le moment. Je ne pourrais pas faire autrement.

Je ne conçois pas l’exercice de l’interview autrement qu’en direct. Je ne saurais pas faire.

9/ Pour finir, qu’aimeriez-vous dire aux différents lecteurs du blog pour les inciter à suivre vos émissions et votre parcours ?

Je suis totalement passionnée par ce que je fais et totalement gourmande des matières que je traite. Si vous aimez la politique, nous partageons alors la même passion et la même appétence.

J’exerce mon métier avec cœur et conviction. Surtout je le fais avec, je crois, une vraie exigence. Bref, je suis consciencieuse et passionnée !

Un grand merci Caroline pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision

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La comédienne Marion Christmann nous dévoile son actualité théâtrale !

Publié le par Julian STOCKY

La comédienne Marion Christmann nous dévoile son actualité théâtrale !

Bonjour Marion,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche de la pièce « Les contes défaits », à la comédie des 3 bornes. Pour commencer, pourriez-vous nous décrire l’œuvre ?

C’est une comédie complètement déjantée ! Contrairement à ce que le titre pourrait laisser croire, C’est un conte pour adulte, déconseillé au moins de 10 ans.

La pièce raconte ce que sont devenus notamment Blanche-Neige et Cendrillon, en 2015. Plus précisément, Cendrillon, bien qu’achetant à présent ses habits chez Zadig & Voltaire, subit toujours son sort, avec la transformation, à minuit, de ses vêtements en guenilles. Elle en a marre de cette situation et ne comprend pas pourquoi le sort continue de s’acharner.

Aussi, elle décide d’aller voir tous les autres personnages des contes de fées, pour savoir ce qu’ils sont devenus.

C’est une pièce complètement folle, dans laquelle nous n’avons volontairement pas de décor. Tous les codes y sont cassés. Tout est défait et c’est très drôle !

Nous jouons chaque jeudi, vendredi et samedi à 20h à La Comédie de Trois Bornes (République/Goncourt/Parmentier)

2/ Le théâtre est un art passionnant mais aussi très intense. Comment vous préparez-vous avant d’entrer sur scène ?

Je me concentre généralement seulement quelques minutes avant le début. Par contre, j’ai quelques petits rituels, notamment le fait systématique de grignoter avant de jouer.

Pour la pièce que nous avons précédemment évoquée, j’aime à rentrer dans ma concentration environ dix minutes avant de monter sur scène, lorsque je suis en costume et maquillée.

Mais la pièce étant, nous l’avons dit, complètement folle et dingue, nous aimons, avec l’équipe faire les fous et danser sur des musiques improbable que seul notre metteur en scene connais, pour nous mettre dans l’energie du spectacle

3/ De plus, avez récemment fait partie de la belle aventure « Début de fin de soirée » au petit théâtre des Variétés. Quels souvenirs gardez-vous de cette expérience ?

Ce fut réellement une très belle expérience, avec une superbe équipe ! J’ai vraiment pris beaucoup de plaisir sur scène.

De plus j’adore l’écriture de Clément michel, qui est tres cinématographique.Mon rôle était profond, présentant une véritable rupture. Quel plaisir alors de l’interpréter !

4/ L’histoire se déroulait en plein milieu de la nuit. Que faut-il alors faire pour réussir, selon vous, à retranscrire cette situation sur scène ?

La musique de fond avant d’entrer sur scène aidait en cela. Nous permettant de « faire les fous», de crier et de s’exciter juste avant le début de la représentation.

Quant à mon personnage, il était frustré et lassé au moment d’arriver sur scène. Je crois que l’interprétation de cet état est indépendante du moment de la journée. Aussi, je n’avais alors pas besoin d’accentuer le trait du milieu de la nuit.

5/ En parallèle, vous participerez prochainement à une autre pièce, « La sœur du grec ». Pourriez-vous nous présenter ce nouveau challenge : quelle en sera le contenu ? Quel personnage allez-vous y interpréter ?

Le mot challenge est parfaitement adapté, en effet, pour décrire cette nouvelle aventure. C’est une très belle production, menée par Eric Delcourt, qui se jouera aux Grands Feux de la rampe, une très belle salle.

L’histoire met en avant deux couples, qui ont loué en même temps le même appartement de vacances. Créant alors une série de quiproquos. Ces deux couples sont en parfaite opposition : les parisiens d’un côté, qui ont beaucoup d’argent, avec une femme comédienne et, de l’autre côté, un couple venant de la campagne.

J’interprète la femme de ce dernier couple cité. un duo très drôle.D’autres personnages viennent aussi se greffer à l’histoire, mais je ne vous en dis pas plus. C’est une vraie comédie de boulevard, avec toutes les caractéristiques que l’on connait.

6/ Pouvez-vous nous indiquer les dates et lieu des représentations ?

Nous démarrons le 18 juin, jusqu’au 18 septembre, et nous jouerons les jeudis, vendredis et samedis. Une représentation aura lieu à 21h 30 et il est à noter que nous serons aussi sur scène à 18h 30 le samedi.

7/ Pour terminer, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs du blog pour les encourager à venir vous applaudir sur scène ?

Si vous avez envie de folie dans vos vies, n’hésitez pas à venir voir ces deux pièces complètement déjantées ! Vous y rigolerez beaucoup, sans prise de tête.

Les comédiens prennent du plaisir et essaient de vous transmettre de la bonne humeur.

Un grand merci Marion pour le temps que vous nous avez accordé !

Publié dans Théâtre

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La comédienne Charlotte Noiry évoque son actualité ainsi que ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

La comédienne Charlotte Noiry évoque son actualité ainsi que ses projets !

Bonjour Charlotte,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous interprétez actuellement Alex dans la série à succès de TMC « Les Mystères de l’Amour ». Pour commencer, pourriez-vous nous présenter cette jeune demoiselle ?

Alex est une jeune femme qui paraît très sure d’elle. Elle vient d’une famille aisée. La vie semble lui sourire.

En réalité elle est assez perdue. Elle ne fait pas grand-chose de ses journées, elle s’ennuie beaucoup en l’absence de Chloé, sa petite amie. Elle a besoin de la sœur d’Hélène pour ne pas sentir qu’elle tourne en rond. Sa famille est souvent absente et elle n’a aucune idée de ce qu’elle veut faire dans la vie.

On peut d’ailleurs noter qu’elle est systématiquement dans la séduction, dès lors qu’une nouvelle personne arrive dans son entourage. C’est une sorte de prise de pouvoir, en l’absence de certitude sur elle-même, sur son propre chemin et sa propre vie.

2/ Nous l’avons dit, votre personnage aime les femmes. Aussi, avez-vous eu une appréhension particulière au moment d’embrasser, sur le plateau, une partenaire féminine?

Pas du tout ! L’appréhension était en fait la même qu’au moment d’embrasser un partenaire masculin. Il n’y a pas eu d’accentuation particulière. Son homosexualité a été l’une des raisons qui m’a donné envie de jouer ce rôle. Cela, son côté sûre d’elle et ma partenaire de jeu, Marion Huguenin qui est une fille super.

3/ Les derniers épisodes de la saison 8 sont actuellement en cours de diffusion. Aimeriez-vous revenir pour la saison 9 ? Le cas échéant, comment souhaiteriez-vous voir évoluer votre personnage ?

J’aime bien le personnage d’Alex, j’adorerais d’ailleurs en découvrir davantage sur lui. Mais je ne sais pas, pour le moment, ce qui va se passer pour la suite.

Je souhaiterais qu’Alex grandisse, qu’elle ait une prise de conscience. Il lui faudrait comprendre l’importance des relations. Elle est actuellement trop joueuse. Elle tient à Chloé, mais ne prend pas assez soin de leur relation. C’est aujourd’hui une fille libérée, ce qui est très bien, mais il serait bon qu’il se passe quelque chose dans sa vie, pour qu’elle ait un chemin plus constructif.

Alex a l’air sûre d’elle, aussi une péripétie nous permettrait de voir ses fêlures et donc d’avoir accès à quelque chose de plus intime.

4/ En parallèle, vous sortez d’un beau succès théâtral, qui pourrait se poursuivre au travers d’une tournée. Voulez-vous nous en dire davantage sur ce beau projet : Comment s’est-il déroulé ? Quels souvenirs en gardes-tu ? Quelles opportunités espères-tu pour la suite ?

Il s’agit d’un spectacle tout public qui s’appelle « Le Yark », tiré d’un best-seller de l’enfance écrit par Bertrand Santini et mis en scène par Elodie Ségui. C’est un très beau texte poétique, accompagné d’une sublime mise en scène.

Nous sommes trois sur scène, avec pour seuls accessoires et décors des tréteaux, des tables en bois, de la matière, des paillettes, de l’argile, des couleurs et des micros. Nous créons alors tout un univers autours de nous, en sortant de nos boites toutes ces matières. J’adore défendre cette histoire qui raconte l’aventure du Yark, un monstre qui mange des enfants gentils car allergique aux méchants.

Nous jouerons bientôt au Maroc et à Marseille. C’est un vrai coup de cœur !

5/ Lorsque l’on regarde votre CV, on peut noter avec plaisir que vous possédez plusieurs cordes à votre arc artistique. Via notamment la télévision, le cinéma, le théâtre et les court-métrages.

Quelles complémentarités et, à l’inverse, quelles différences retrouvez-vous dans ces différents exercices ?

En fait, l’essence du jeu reste la même. Nous jouons avec ce que nous sommes, avec notre corps, notre voix et notre sensibilité. C’est cette dernière qui s’exprime au travers des textes ou de l’improvisation.

Il va y avoir surtout une différence entre les arts vivants – le théâtre – et les images, via la télévision, le cinéma et les courts métrages.

La différence va être surtout technique. Il est important, au théâtre, de parler fort, pour être entendu de tous. Il faut aussi que les mouvements soient clairs et suffisamment amples pour que tout le monde puisse les recevoir. Au cinéma, le moindre petit mouvement va être zoomé par la caméra. Tout est donc question de millimètres.

Le plaisir du jeu est le même. Il y a, au théâtre, particulièrement la notion de troupe. Au cinéma, les expériences sont très intenses mais beaucoup plus ponctuelles.

6/ Nous évoquions le théâtre, tu seras justement de retour sur les planches à partir du mois d’avril, à la Comédie Nation. Pourrais-tu nous en dire davantage ?

C’est un projet tout neuf pour moi, s’intitulant « Au-delà les étoiles sont notre maison ». C’est un très beau texte de l’auteur portugais Abel Neves. C’est une écriture très ciselée, très poétique et très précise, qui donne accès à tout un imaginaire allant, comme l’indique le titre, au-delà des étoiles. En même temps, c’est très concret et très actuel.

J’ai vraiment hâte de travailler sur ce projet. Ce n’est pas exactement une pièce de A à Z, ce sont des scénettes et nous allons en travailler une vingtaine. Chaque soir la composition proposée de ces dernières sera différente. C’est donc du théâtre mélangé avec des concepts d’improvisation. Des touches musicales seront également apportées de façon improvisées pendant et entre les scènes. Des voix, de la guitare, du piano, de la harpe…

Nous serons une petite dizaine sur scène, certains viennent du monde de l’impro, d’autres du théâtre classique ou contemporain…

Nous serons sur scène chaque mardi à la Comédie Nation, à 20h30.

7/ Quel serait votre souhait pour la suite de votre carrière : axer celle-ci davantage sur un art en particulier ou bien, au contraire, continuer à vous épanouir au travers de ces différents exercices ?

Comme je vous l’expliquais précédemment, il me plait, en tant que comédienne, de pouvoir toucher à de nombreux axes, d’interpréter des personnages, des époques, des situations et des ambiances totalement différents. J’ai la chance d’avoir un profil choisi à la fois au théâtre mais aussi à l’image. L’idéal pour moi serait de continuer les deux.

8/ Quels sont vos projets et vos envies pour 2015 ? Qu’avez-vous envie de faire ?

Il me faudra dans un premier temps effectuer tous les projets en cours dont je viens de vous parler. J’ajouterais à cela la préparation d'un court-métrage.

En l'occurrence, "Les rêves", dans lequel j’incarne une danseuse qui se bat pour devenir professionnelle. J’ai toujours rêvé d’avoir un rôle dans lequel je puisse exercer cet art car je voulais, à la base, être danseuse. Je vais pour cela accentuer les cours de danse que j’ai repris il y a peu.

En parallèle, "Bébés requins", réalisé par Agathe Jobert, est un court-métrage dans lequel j’ai tourné récemment. D’une durée de vingt-minutes, il est diffusé en premier lieu dans le cadre du festival d’Aubagne.

9/ A titre personnel, comment organisez-vous votre travail ? Quelle est votre méthodologie en amont des plateaux ou de la scène ?

Ma préparation est assez instinctive, elle est toujours fonction du projet, du texte, du personnage et des gens avec qui je travaille. Ce qui est, je pense, finalement assez logique.

10/ Pour terminer, qu’aimeriez-vous dire aux fidèles lecteurs du blog pour qu’ils continuent à suivre votre carrière et votre parcours ?

Je tiens à remercier les personnes qui m’ont suivi jusqu’à présent. Les lettres et les mots reçus après mes interprétations notamment de Lilou dans « Plus belle la vie » mais aussi d’Alex dans « Les mystères de l’amour » m’ont beaucoup touché. Merci pour cela, c’est un très joli cadeau.

Sachez que le texte et la pièce que je vais interpréter à partir d’avril me touchent énormément. De façon plus globale, je ne peux qu’inciter les gens à aller voir des projets, à regarder des films au cinéma, mais aussi à se rendre au théâtre. Il est important de soutenir les acteurs aussi dans cet art, c’est un métier de partage et de rencontres !

Un grand merci Charlotte pour cette interview.

Publié dans Théâtre, Télévision

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Le comédien Franck Jouglas évoque pour nous son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Le comédien Franck Jouglas évoque pour nous son actualité et ses projets !

Bonjour Franck,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes actuellement en répétition du nouveau spectacle de Xavier Lemaire, avec Isabelle Andréani, « Zig Zag », qui se jouera au festival d’Avignon en juillet prochain. Plus précisément, au théâtre de la Luna, du 3 au 26 juillet, à 11h 01. Pour commencer, pourriez-vous tout d’abord nous présenter ce projet ?

C’est un projet difficilement classable, il s’agit en fait d’une sorte de conférence sur l’art de la mise en scène.

Nous utilisons pour cela la première scène du « Médecin malgré lui », où Sganarelle et Martine s'amusent à se quereller et se frappent mutuellement. Nous montons cette scène de trois façons différentes ce qui permettra alors au metteur en scène Xavier Lemaire de démontrer qu’à partir d’un même texte nous pouvons raconter une histoire totalement différente, tout est question point de vue, de choix artistiques.

S’ajoutent à cela des interventions de clowns, par deux techniciens, pour mettre en avant cet art si particulier.

Nous parlerons aussi du casting et de la difficulté de composer une belle distribution artistique ainsi que la direction d’acteur.

C’est un spectacle de théâtre sur le théâtre mettant en exergue les choix qui lui incombe .Cette création est ludique et joyeuse et permettra, je l espère aux spectateurs novices ou avertis d’entendre ou de réentendre Molière autrement.

J’y interprète Sganarelle, ainsi que, nous l’avons dit, un personnage de casting mais aussi un technicien.

2/ Des représentations à Paris de « Zig zag » sont-elles prévues ?

Je ne sais pas encore. Cela dépendra notamment du succès de la pièce en Avignon. Notre présence à ce festival nous permet aussi de vendre des dates de tournée pour la suite.

Mais j’espère en tout cas que cette opportunité se concrétisera !

3/ Quel est actuellement votre sentiment prédominant : l’excitation de démarrer cette nouvelle aventure ? Ou l’anxiété, bien compréhensible, à quelques semaines de se lancer dans le grand bain ?

Je suis, pour l’instant, plutôt dans l’excitation de la répétition. J’adore bien évidemment jouer et le rapport direct avec le public mais ce moment si particulier des répétitions me tient vraiment à cœur. J’apprécie en effet ce travail de recherche. C’est aussi la période où l’on essaie de créer un tout avec ses partenaires. Ce moment est très important mais aussi très intéressant.

Une fois que l’on sera dans le jeu, d’autres éléments seront trouvés, notamment grâce aux apports et aux réactions du public. Un travail de gestation s’opérera alors.

4/ La pièce « Les coquelicots des tranchées », à laquelle vous avez participé, a reçu récemment le Molière 2015 du meilleure spectacle de théâtre public. Quelles sensations cette récompense procure-t-elle ?

Nous étions vraiment fous de bonheur ! Ce fût une grande joie collective. Ce n’est pas un Molière personnel mais une récompense d’équipe.

Nous sommes une troupe de douze comédiens, à laquelle il faut ajouter l’auteur, le metteur en scène mais aussi les trois techniciens. Nous travaillons sur ce spectacle depuis environ quatre ans. Aussi, nous donner ce Molière fût, pour nous tous, un vrai moment fort d’émotion. Comme vous l’avez peut-être constaté lors de la remise officielle.

C’est sans doute une source d’espoirs pour toutes les troupes peu connues, qui travaillent dans l’ombre et qui se démènent pour trouver des budgets.

Une tournée va démarrer en septembre prochain. Nous sommes aussi en discussion pour reprendre la pièce sur Paris certainement pour 2016, rebondissant ainsi sur la récompense précédemment évoquée.

C’est un spectacle conçu comme une saga cinématographique, très spectaculaire ou l'humanité de tous les personnages contribue a rendre un vibrant hommage à nos ancêtres qui ont connu les tranchés. Il est plaisant de voir un spectacle sur cette thématique, avec une distribution talentueuse et peu connue.

Cette récompense nous rend très fiers.

5/ De façon générale, quels sont vos envies et vos projets artistiques actuels ?

Je fais beaucoup de théâtre depuis près de onze ans. J’ai aussi un peu tourné au cinéma et à la télévision. Aussi, j’ai entamé, depuis un petit moment, un travail avec des réalisateurs et des directeurs de casting pour pouvoir être davantage présent sur grand et petit écrans.

Je trouve en effet que les deux approches de ce métier sont complémentaires, les émotions à faire passer n’étant pas de même nature ni de même origine.

C’est pourquoi je viens de rejoindre une nouvelle agent, Caroline Dynam qui travaille avec Cédric Pourcher dans l’agence CINETEA. Nous allons travailler ensemble pour essayer d’élargir le champ de vision. Même si, en France, le cloisonnement est fort, je crois que l’on peut être un très bon comédien à la fois au théâtre mais aussi au cinéma. Il faut savoir doser son jeu face au contraintes liées à l'outil camera.

6/ Revenons quelques instants à votre parcours. Comment vous est venue l’envie de devenir comédien ?

Lors de mon retour en France, un événement douloureux m’a permis de me rendre compte que la vie ne tenait qu’à un fil. J’exerçais, à ce moment là, un tout autre métier, dans lequel je n’éprouvais plus réellement de plaisir.

J’ai alors pris conscience de la fragilité de la vie et je me suis dit qu’il fallait que je fasse ce que je souhaitais. Je me suis donc inscrit dans un cours de théâtre, par curiosité tout d’abord, j'y ai découvert un univers qui me correspond totalement. Ce fut, au début, un passe-temps, mais je me suis vite pris au jeu, je me suis inscrit au conservatoire et j’en ai fait mon nouveau métier.

7/ Pour terminer, qu’avez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les encourager à venir vous voir sur scène ?

Nous sommes, dans la troupe, des témoins, des passeurs et des passionnés. Peu connus du grand public pour le moment, même si ce n’est pas là notre but premier.

Si vous avez l’envie de venir découvrir des jeunes ou moins jeunes metteurs en scène, des comédiens talentueux et généreux, ou bien encore des artistes ayant des choses à dire, sachez que l’art scénique est et reste un des derniers endroits ou l'expression et la parole sont encore libre; c'est précieux, rare et dans les temps tourmentés que nous vivons actuellement je crois que nous n avons jamais eu autant besoin de théâtre pour nous élever, nous exprimer, éveiller les consciences et surtout se divertir …

La compagnie des larrons et moi même serons ravi de partager un moment de théâtre avec vous et d’échanger à l’issue de l’une de nos représentations en Avignon ou ailleurs.

Un grand merci Franck pour cet agréable échange !

Publié dans Théâtre

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La comédienne Emilie Marié nous présente son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

La comédienne Emilie Marié nous présente son actualité et ses projets !

Bonjour Emilie,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche, à la Comédie République, de la pièce « Adopte un Jules. com ». Pour commencer, pourriez-vous tout d’abord nous présenter le contenu de la pièce ?

La pièce s’articule autours de trois copines, dont l’une, Clara est la plus neutre. Elle gère ses deux amies qui sont chacune très différentes.

D’un côté, Kitty, mon personnage, qui est la blonde un peu folle et « cruche », mais très attachante. De l’autre, une catholique coincée, mais qui se lâche et pète complétement les plombs par moment.

La thématique de la pièce est alors à lier avec les différentes étapes nécessaires pour adopter un homme. On y évoque notamment le premier rendez-vous. Chaque personnage étant complètement différent, s’en suivent alors de nombreuses situations cocasses et marrantes.

2/ C’est une pièce à 3 personnages féminins. Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ?

Kitty est complètement folle, ce que j’apprécie beaucoup ! Elle est certes très orientée vers le sexe, mais elle est aussi très touchante et donc particulièrement attachante.

Elle est pleinement dans le cliché de la blonde : tout est rose et beau, à l’entendre. Elle pense aussi pouvoir sortir avec n’importe qui. Elle est bourrée de féminité et s’assume complétement et c’est ça que j’aime sachant que je ne suis pas du tout comme ça dans la vraie vie, moi sans mes nikes et en robe je suis perdue !

J’essaie d’y apporter une petite touche personnelle, notamment lors de l’imitation d’un garçon venant de banlieue.

3/ Sans tout dévoiler, quelles sont, selon vous, les principales clés de la pièce ?

C’est une pièce très actuelle car elle évoque notamment la rencontre sur internet. Qui est en fait la méthode utilisée par les trois personnages de l’œuvre pour essayer de trouver le bon compagnon.

Il est très intéressant de voir comment ces trois copines réagissent chacune aux péripéties. Elles sont certes très différentes mais copines et soudées quoiqu’il arrive. Les spectateurs se retrouvent aussi facilement dans l’histoire.

La pièce se joue du lundi au samedi à 20h, ainsi que le dimanche à 18h. Je suis sur scène chaque lundi et mardi jusqu’à juin. Et cet été je jouerai tous les soirs en aout.

4/ La distribution est alternante. Aussi cela implique-t-il une adaptation particulière, notamment de votre jeu, en fonction de vos complices vous accompagnant sur scène ?

Le trio est, il est vrai, est complètement différent lorsque les alternances s’effectuent. Il est donc important d’être à l’écoute de ses partenaires.

Ce qui permet alors de donner une autre couleur et une nouvelle ambiance. C’est une bonne chose !

5/ En parallèle, vous intervenez aussi sur Radio VL, avec la chronique « Pensée philosophique d’une blonde ». Quel en est le principe ?

Je cherche à me poser un problème existentiel de blonde, que l’on pourrait croire un peu débile, mais qui ne l’est pas réellement. Tout en intégrant l’invité dans la réflexion pour, à la fin, lui demander conseil.

Récemment, « comment choper de la particule ? » a été mon interrogation lorsque nous avons reçu Vinvin, qui a pour vrai nom Cyrille de Lasteyrie du Saillant de Comborn de Saint Viance.

6/ Quelles sont vos sources d’inspiration ? Comment préparez-vous vos billets ? Quelle est votre méthodologie de travail en amont de l’antenne ?

Il n’y a pas de règle générale, tout dépend en fait de mon inspiration du moment. Je puise souvent mes idées dans mes lectures, au travers des trois à quatre livres pour lesquels je me passionne chaque semaine.

La chronique dure trois minutes, ce qui m’oblige souvent à modérer le développement de ma réflexion car je suis généralement trop généreuse. C’est pourquoi, afin de respecter le timing, je m’efforce de rédiger complètement mon texte. Sans m’interdire d’improviser face aux réactions de l’invité.

7/ Enfin, nous pouvons aussi vous retrouver aux côtés de « Tonton Big Mac », dans des petits épisodes de 4 minutes environ visibles sur Youtube notamment. Un petit mot sur ce projet ?

Au travers de mon one-woman show « Internez-là » que je jouais sur scène et avec lequel je participais à des concours, j’ai eu l’opportunité de rencontrer Joaquim Tivoukou.

Ce dernier a un talent immense et il m’a alors inclus dans sa bande, qui fait notamment des courts-métrages et des web-séries. Tous ses membres sont, en plus d’être de grands travailleurs talentueux, des amours humainement. C’est un réel plaisir de travailler avec ces gens de qualité. Je les adore !

C’est ainsi que je participe, depuis, aux épisodes de « Tonton Big Mac ».

8/ De façon générale, quels sont vos envies et vos projets artistiques du moment ?

Je suis actuellement très orientée vers le comique et l’humour, mais mon rêve serait de jouer du classique. C’est un domaine que j’adore et qui serait aussi un retour aux sources artistiques !

Dans cette optique, j’envisage de monter quelques pièces, en vers.

9/ Pour terminer, qu’auriez-vous envie de dire aux fidèles lecteurs du blog pour les inciter à venir vous voir sur scène ou bien encore à vous écouter à la radio ?

Si vous avez envie de passer un bon moment, en oubliant vos soucis quotidiens, venez voir la pièce « Adopte un Jules. com ».

L’équipe est très sympathique et nous serons ravis de vous rencontrer !

Un grand merci Emilie pour cet échange très intéressant !

Publié dans Théâtre, Radio

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Patricia Kell nous dévoile les secrets de la pièce de théâtre "La plume de Maât" !

Publié le par Julian STOCKY

Patricia Kell nous dévoile les secrets de la pièce de théâtre "La plume de Maât" !

Bonjour Patricia,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog !

1/ Vous serez prochainement au théâtre au centre culturel « Le Chêne », aux côtés de Florian Guillaume, dans la pièce « La plume de Maât ». Pour commencer, pourriez-vous nous en présenter le contenu?

La pièce met en avant une relation très conflictuelle entre une mère et son fils. Leur amour est quasi-impossible, du fait d’un secret inavouable que la mère garde au fond de son cœur.

L’histoire est très forte et très belle car elle va emmener les deux personnages vers un règlement de compte qui débouchera sur une réconciliation. Pour y parvenir, beaucoup de conflits et d’incompréhension de part et d’autre seront à noter. Ainsi que de la mauvaise foi de la part de mon personnage, car il n’est jamais facile de révéler à son fils un secret aussi terrible.

Tout cela se passe à un moment très particulier de leur vie.

2/ Vous y incarnez donc la maman. Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Elle s’appelle Jeanne, c’est quelqu’un de dynamique, sensuelle, vivante, empreinte d’un grain de folie et à priori très forte. Mais elle reste fragilisée à cause, justement, de ce secret.

Nous l’avons dit, elle est de mauvaise foi. Ajoutons qu’elle est difficile d’accès. Elle n’a pas l’habitude d’être affectueuse ni maternelle, elle est assez dure.

Paradoxalement, elle aime faire la fête et se moque de ce que l’on pense d’elle. C’est un personnage bouillonnant !

3/ Ce conte tragi-comique, nous l’avons dit, raconte une relation mère/ fils rendue quasi impossible par un inavouable secret. Quelles sont les clés artistiques pour retranscrire avec brio pareille situation ?

Je ne sais pas s’il existe réellement de clés artistiques. Pour moi il est surtout important de faire venir à soi toutes les caractéristiques du personnage, pour pouvoir les retranscrire sur scène. J’aborde toujours un personnage un peu comme le sculpteur aborde sa matière.

A titre personnel, je n’ai pas connu ce qu’a vécu mon personnage de Jeanne. Mais, en étant comédienne et en comprenant très bien ses failles, ses défauts et ses qualités, je pense arriver à retranscrire ses émotions, qui sont très fortes.

Pour être honnête, je m’inspire aussi de moi-même en me demandant ce qui se serait passé si j’avais vécu quelque chose de similaire. Mais ma principale inspiration reste des femmes que j’ai connues et qui ont vécu des situations pas forcément identiques mais du moins semblables. Ce qui permet d’observer des comportements et des réactions face à ces situations et ces drames.

4/ Peut-on rappeler les dates et horaires des représentations. Une reprise à la rentrée est-elle envisagée ?

Elles se dérouleront au centre culturel Le Chêne, à Villejuif (131 avenue de Paris), proche du métro Villejuif – Léo Lagrange. Nous serons sur scène du mardi 9 juin au samedi 13, à 20h. Peut-être y aura-t-il une représentation supplémentaire le dimanche 14 dans l’après-midi, mais ce n’est pas encore sûr.

Je tiens à rappeler que « La plume de Maât » est une pièce écrite et mise en scène par Daniel Charlier. C’est une très belle œuvre ! Une création originale, avec un décor singulier, une musique originale signée par David Venitucci, et des costumes créés pour la pièce par le styliste Tim Bargeot

J’espère que nous reviendrons à l’affiche au-delà des dates évoquées, car la pièce a réellement sa place dans un théâtre parisien.

5/ A quelques jours de la première, vous êtes en pleines répétitions. Comment se déroulent-elles ?

Tout se passe bien ! Nous avons beaucoup de travail à effectuer, car c’est une pièce très physique. En plus du texte relativement imposant, je travaille quelques petits instants de chorégraphie et de chants.

Nous avons la chance d’avoir en Daniel, un excellent metteur en scène, assisté par Nawel Debbagi, qui nous encadrent dans la préparation de cette création d’une heure quarante environ.

6/ Quel est actuellement le sentiment qui prédomine en vous, avant de vous lancer dans cette nouvelle aventure : l’excitation et l’envie d’arriver rapidement à la première, ou bien, au contraire, l’inquiétude et l’angoisse légitimes avant tout lancement d’une nouvelle œuvre ?

Il y a, je crois, un mélange des deux. Existent effectivement l’angoisse et le trac d’être bien préparée et ne pas avoir de trou de mémoire. Plus les jours avancent et plus le trac grandit en moi.

En parallèle, l’excitation d’être vite à la première est bien présente, pour accoucher de ce magnifique bébé qu’est la pièce.

7/ Pour finir, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à venir vous voir sur la scène du théâtre Le Chêne ?

C’est très sincèrement un thème magnifique ! La relation filiale est une très belle histoire.

Ce n’est pas uniquement un drame : sur un sujet sérieux viennent s’ajouter de vrais moments drôles, avec de l’humour et de l’autodérision de la part des personnages, des moments décalés dans leurs comportements.

Avec une thématique aussi intelligente, si bien écrite et développée par le metteur en scène Daniel Charlier, il ne faut pas hésiter à venir. Vous allez, je le crois, être à la fois touchés et émus, tout en passant par des moments de rigolades.

Un grand merci Patricia pour ce nouvel entretien !

Publié dans Théâtre

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Le comédien Philippe Cheytion évoque son parcours et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Le comédien Philippe Cheytion évoque son parcours et ses projets !

Bonjour Philippe,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

Croyez bien que je partage amplement le plaisir de votre retour de téléspectateur assidu qui est, en ce qui me concerne, suffisamment rare pour que je l’apprécie à sa juste valeur. Merci, donc, à vous pour l’intérêt que vous avez porté à mon travail de comédien.

1/ Vous avez participé, sur TMC, à la série à succès « Les Mystères de l’Amour ». Quels souvenirs gardez-vous de cette expérience ?

J’en conserve un excellent souvenir. Le réalisateur, Dan Occo, est quelqu’un de très sympathique et l’équipe s’est avérée à son image : chaleureuse et extrêmement efficace. En bref, le tournage s’est déroulé dans les meilleures conditions et dans une excellente ambiance.

Le décor de la cellule de prison, dans laquelle se déroulait l’action, a fait l’objet d’un très beau travail de «reconstitution» de la part de toute l’équipe de décoration. D’ailleurs, celle-ci s’est beaucoup amusée à recréer ce décor et a, même, poussé le «vice» jusqu’à peindre quelques tags scabreux ainsi que quelques graffitis sordides pour renforcer le côté lugubre et glauque de ce lieu.

Pour finir, c’était la première fois que je tournais dans ce lieu qui faisait office, dans le passé, de décor au tournage de toutes les scènes de commissariat de la série « Navarro ». D’ailleurs, je dois avouer que cela m’a fait quelque chose de l’apprendre et de m’imaginer Roger Hanin hanter de sa haute stature et du poids colossal de son talent cet endroit improbable et singulier d’une ville de banlieue parisienne. J’ai déambulé dans ce studio désaffecté comme je l’aurai fait dans un musée.

2/ Le rythme de tournage sur la série est généralement très soutenu. Justement, quelle est, dans pareille situation, votre méthodologie de travail en amont du plateau ?

J’ai beaucoup tourné, récemment, dans pareille situation, où il nous faut être efficace de suite. Que ce soit avec AB Productions il y a quelques années, ou, plus récemment, avec TF1 Productions, Serenity Prod., La Concepteria, JLA Prod., 909 Prod., Telfrance, …

J’ai, donc, participé à tous ces formats de productions audiovisuelles, appelés script-reality, qui se tournent extrêmement vite et qui retranscrivent sous un format d’une vingtaine de minutes des évènements, ou des histoires, qui se sont réellement passés. D’ailleurs, j’ai comme l’impression que mon physique un peu «passe-partout» est plutôt un atout pour participer à ces programmes.

Hors cette considération subjective, en tant qu’acteur, je «fonctionne» comme un moteur diésel : j’ai, toujours, besoin d’un «petit» temps de chauffe avant de pouvoir me lâcher. Autant dire que la première séquence à tourner est souvent synonyme de trac pour moi. Ceci étant, le rire et l’humour, hors plateau, me servent beaucoup pour me tranquilliser et me libérer petit à petit.

Dans la mesure où je n’avais là, pour cette série, qu’une seule scène à tourner, je suis, donc, arrivé avec cette «tension» habituelle avec laquelle j’ai composé très rapidement. A ce sujet, j’ai profité de ma «promenade méditative» dans le décor vide et nu du commissariat de Navarro pour effectuer, très tranquillement, quelques exercices de respiration afin de finir de me relaxer.

Je me suis, enfin, servi du fait de commencer ma séquence par un plan sur lequel je n’étais qu’en amorce de caméra pour achever de me préparer mentalement et me concentrer sur ma scène.

Ceci fait, je retournerai, bien évidemment, avec grand plaisir dans cette série même si je suis loin d’ignorer que la « vie» de mon personnage n’était liée qu’à un seul et unique épisode.

3/ Votre CV met en avant de nombreux rôles dans des séries françaises, au travers de participations ponctuelles. En tant que comédien, quelles sont les principales clés pour parvenir à être efficace dans ces rôles-ci ?

Etre efficace est, certes, très important mais cela ne devrait pas être, selon moi, la seule qualité à prendre en compte pour un comédien. D’ailleurs, elle ne lui est pas propre. En effet, cette notion d’efficacité est une notion que l’on retrouve dans tous les secteurs d’activité quels qu’ils soient.

Toutefois, il est vrai qu’il faut savoir être efficace et travailler vite, voire même très vite, sur un plateau de tournage : «Time is money». C’est pourquoi la première clé de l’efficacité, qui est de loin la plus importante, est la connaissance de son texte au «rasoir». Le savoir (plus) que par cœur pour en être totalement «débarrassé» et être prêt à «jongler» avec. A titre personnel, je travaille mon texte partout et plus particulièrement, dans un endroit bruyant et très fréquenté, qui, a priori, ne devrait pas s’y prêter, le métro. Paradoxalement, j’aime beaucoup travailler dans ce lieu qui se rapproche, à quelques détails près, de l’effervescence bruyante et désorganisée qui règnent sur un plateau de tournage juste avant que les célébrissimes «moteur» et «action» du réalisateur n’y mettent un terme.

Dans mon travail de mémorisation, j’essaie, petit à petit, de rentrer dans la structure de la pensée de l’auteur en me répétant inlassablement ses mots, en tâchant de ressentir et d’affiner les intentions de mon personnage et en essayant de comprendre où se situent les enjeux de la scène. Je vais, même, jusqu’à être «regardant» avec la ponctuation pour nourrir autant que possible mon imagination. Tout l’objectif de mon travail de préparation mentale sert à donner le plus de vie et le plus de sens possibles à mon personnage au travers de ses mots et de ses actions. J’essaye, de cette façon, d’imaginer toutes les «pistes» éventuelles d’interprétations possibles afin de me tenir prêt et disponible pour toutes les directions artistiques du réalisateur.

4/ Vous avez aussi une riche expérience sur les planches. Quelles complémentarités et, à l’inverse, quelles principales différences y retrouvez-vous avec le monde audiovisuel ?

Le plaisir du théâtre est physique, palpable et immédiat, notamment, à travers les réactions, bruyantes ou pas, du public. A l’inverse de l’ambiance d’un plateau de tournage où se doit de régner un silence total pendant les prises. Le rapport au plaisir y est radicalement différent, de fait.

Au théâtre, nous réinventons, chaque soir, la même histoire pour un public sans cesse différent. L’investissement du corps, de l’énergie et de la voix peuvent légèrement fluctuer en fonction de paramètres aussi intangibles que peuvent l’être les sensations, physique et émotionnelle, que nous pouvons ressentir de la salle.

En revanche, au cinéma, ce sont les obligations techniques qui prennent le pas sur tout le reste. Si l’acteur trouve plus de liberté et de confort qu’au théâtre pour travailler, du fait de ne pas avoir à porter sa voix, par exemple, il est obligé de se soumettre aux impératifs directs du réalisateur ainsi qu’à ceux très contraignants de la technique au risque de voir son travail artistique invalidé.

Bref, s’il y a du plaisir dans ces 2 formes de travail, différentes mais complémentaires, le vrai plaisir reste, au final, celui de pouvoir exercer son métier et de JOUER !

5/ De façon plus générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ?

J’ai la chance de faire pas mal d’essais, ces derniers temps, que ce soit pour le pilote d’une nouvelle série sur TF1 ou pour des projets de longs-métrages. La balle est, donc, en partie dans mon camp même si je sais que de bons essais ne sont jamais garants d’un succès final. Nombreux sont les paramètres ou critères, objectifs comme subjectifs, qui conditionnent le choix d’une production.

Pour autant, je travaille aussi, parallèlement, beaucoup en entreprise, dans le cadre de mises en situations ayant pour objet la prise de parole en public, la gestion de situations difficiles, l’animation de réunions, l’affirmation de soi, etc…

6/ Pour conclure, qu’aimeriez-vous dire aux différents lecteurs du blog pour les encourager à suivre votre parcours ?

Je tiens, pour commencer, à remercier très sincèrement tous ceux qui m’auraient fait la faveur, tout comme vous l’avez fait, d’apprécier mon travail et de le remarquer. Et je leur dirai, pour finir, que je vais tâcher à travers mes futures prestations de continuer à mériter leur attention.

Un grand merci Philippe pour ce bel échange !

Un grand Merci à vous, surtout, pour la passion, l’énergie, le temps et le travail formidables que vous consacrez à l’entretien de ce blog !

Publié dans Télévision

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Frédéric Attard nous parle de ses projets et de ses envies artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Frédéric Attard nous parle de ses projets et de ses envies artistiques !

Bonjour Frédéric,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog !

1/ Votre parcours de comédien met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, au travers notamment du théâtre, du cinéma et de la télévision. Simplement, comment décririez-vous votre carrière artistique jusqu’à ce jour ?

C’est un parcours, je crois, assez classique. J’avais très envie de faire du théâtre, je suis pour cela entré au conservatoire d’Avignon, avant de monter sur Paris, où j’ai intégré «Les enfants terribles».

Par la suite, j’ai commencé à jouer dans des compagnies, tout en me perfectionnant en faisant des stages de comédien.

Aujourd'hui, j’aime toujours jouer, mais, en soi, ce n’est plus une finalité. Je retiens davantage le contexte dans lequel je me trouve et ce que le jeu m’apporte à titre personnel pour me connaitre moi-même. L’expérience humaine prédomine donc actuellement à mes yeux.

Lorsque j’ai commencé au théâtre, j’acceptais mal les critiques et les consignes des metteurs en scène. J’avais beaucoup de mal à être dirigé. Aujourd'hui je suis davantage ouvert et j'accepte plus facilement les conseils et les remarques. Ce qui est très intéressant !

Lors de ma dernière expérience théâtrale, « L’avare », à Tarbes, j'ai pu constaté que j'étais plus souple qu'avant lorsque le metteur en scène me dirigeait. J’étais aussi moins angoissé et moins dans l'autocritique au sortir de la scène.

Je retiens donc mon évolution personnelle, mais aussi ma plasticité psychologique et donc ma capacité d’adaptation à un nouvel environnement. Je suis, actuellement, moins intéressé par le théâtre qu'autre fois. Seuls les projets avec des amis m'intéressent vraiment à l'heure actuelle, en tous cas pour ce qui est de la scène.

2/ Vous êtes aussi réalisateur. Citons notamment « Fortune cookies », court métrage primé récemment au Festival de Bordeaux. Quelles complémentarités y retrouvez-vous avec votre métier de comédien ?

Mon expérience de comédien m’aide, en tant que réalisateur, dans la direction des acteurs. J’essaie de recréer sur le tournage le monde dans lequel j’aimerais, à titre personnel, être employé comme comédien. Je m’efforce donc de traiter l’équipe comme je souhaiterais l’être lorsque je joue.

J'essaie d'être souple avec eux et de m’adapter à leurs différentes personnalités.

3/ De façon générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ? Aimeriez-vous privilégier un art ou un métier en particulier ? Ou leur complémentarité vous plait-elle davantage ?

Je ne sais pas, mais je suis de plus en plus attiré par la réalisation. Même si c’est difficile, car il faut notamment trouver les budgets, les financements et constituer l’équipe, j'y trouve une liberté que je n'ai pas en tant qu'acteur. Nous avons la possibilité d’écrire un scénario, sans avoir rien de concret au départ. Seul, sans engagement ni signature, je peux commencer à écrire une histoire. En gros, c'est une position dans laquelle je ne dépends par du désir des autres pour être créatif, et ça c'est une vraie soupape quand on est acteur .

4/ Quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ?

Je viens de terminer le scénario de mon prochain court-métrage, j’en suis à la deuxième version. Je recherche actuellement des financements, tout en étant déjà en négociation avec une importante société de production.

Contrairement à « Fortune Cookies », qui est dans un mood plutôt sombre avec une texture brut, ce nouveau projet appartient à l’univers du fantastique et de l’absurde. Même si la thématique reste finalement la même, à savoir les rapports hommes-femmes.

Plus que le couple, qui est certes nécessaire pour la narration, ce sont les pôles d’énergies qui m'intéressent surtout. Nous avons tous en nous, autant les hommes que les femmes, une part masculine et une part féminine. Donc dans mes scénario, je mets en scènes des personnages avec des déséquilibres psychologiques, des êtres humains quoi! Ensuite je regarde s'il vont réussir à rétablir leur équilibre, et les conséquences pour eux en cas d’échec ou de succès.

Comme le disait le psychanalyste Carl-Gustav Jung, « ce que l’on ne veut pas voir de soi-même finit par nous arriver de l’extérieur comme un destin ». C’est un peu le leitmotiv de mon travail !

De plus, j’ai coécrit un autre court-métrage, mais que je ne vais pas réaliser moi-même. Enfin, je commence actuellement l’écriture d’un scénario de long-métrage.

5/ Vous interprétez aussi, en parallèle, Anthony, dans la série à succès de TMC « Les Mystères de l’Amour ». Qui est-il ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

C’est un flic, apparu dans la série en tant que collègue du personnage interprété par Jérémy Wulc. Tous deux formaient un duo, j’interprétais le policier un peu plus agressif, Jérémy jouant le flic plus sympathique.

Notre relation s’est établie naturellement et l’équilibre a très vite été trouvé dans cette orientation, de part nos personnalités. Nous formions même un trio avec la comédienne Magalie Semetys. Nos retrouvailles sur le plateau étaient toujours très agréables.

J'y tourne actuellement de façon ponctuelle et c’est toujours un plaisir de retrouver l’équipe.

6/ Comment aimeriez-vous le voir évoluer dans la suite de la série ?

Je fais confiance à l’auteur, Jean-Luc Azoulay. Il a beaucoup d’imagination et écrit d'une manière très spontanée, je ne sais donc jamais à quoi m’attendre, et ça me convient parfaitement !

7/ Le rythme de tournage sur ce genre de séries est généralement très soutenu. Aussi, quelle est votre méthodologie de travail en amont ? Comment vous préparez-vous avant d’arriver sur un plateau ?

Quelque soit le tournage, il est important de connaitre son texte le mieux possible. Mais là, tout va très vite. Il n’y a en conséquence que très peu de temps pour l’improvisation, en raison du faible nombre de prises.

8/ Pour conclure, qu’auriez-vous envie de dire aux fidèles lecteurs du blog pour les encourager à suivre votre parcours ?

J’ai surtout envie de leur dire qu’ils sont libres. Si mon travail leur plait, c'est tant mieux et je les encourage bien évidemment à le regarder.

Je crois que ce dernier est nourrit d’une vraie réflexion, permettant, à ceux qui le souhaitent, de regarder mes réalisations avec un œil analytique.

Quoi qu’il en soit, je fais les choses avec passion et j’essaie de donner toutes leurs chances à mes rêves.

Un grand merci Frédéric de nous avoir accordé un peu de votre temps !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Hélène Zélany nous raconte les coulisses de la matinale d'Europe 1 !

Publié le par Julian STOCKY

Hélène Zélany nous raconte les coulisses de la matinale d'Europe 1 !

Bonjour Hélène,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous présentez, chaque matin de la semaine, les journaux d’informations de 6h et 7h 30 dans la matinale d’Europe 1 animée par Thomas Sotto. Pour commencer, pourriez-vous nous décrire les grandes lignes éditoriales de cette matinale ?

Nous nous efforçons d’être au plus près de l’information récente, c’est-à-dire de donner les nouveautés de la nuit et de faire avancer le contenu des news par rapport au 20 heures de la veille. Nous continuons aussi à développer des thématiques ayant commencé une ou deux journées avant.

C’est donc un panachage et un mixte entre un partage de l’information très immédiate, qui vient de se dérouler, et un suivi des sujets de fond déjà débutés précédemment.

Nous sommes à la radio, un média rapide, c’est pourquoi il ne faut pas donner aux auditeurs l’impression d’un « robinet » d’informations. Aussi, la rédaction vise le renouvellement permanent, pour éviter la redondance. La matinale est extrêmement mouvante, d’un journal à l’autre et d’un quart d’heure au suivant.

En parallèle de cette rigueur journalistique se dégage aussi de la décontraction, qui est très importante car nous avons le rôle crucial de réveiller les gens le matin. Bien souvent, nous sommes la première voix entendue par l’auditeur. C’est, je trouve, une chance et une fierté énormes !

Aussi, nous nous devons d’être sérieux, tout en gardant de la décontraction dans l’ambiance générale.

2/ Les auditeurs qui vous écoutent, pour la plupart, se réveillent à peine et se préparent à aller travailler. Aussi, cela implique-t-il une forme ou une tonalité particulière comparativement à des journaux diffusés à d’autres moments de la journée ?

Bien sûr ! Je crois qu’il est très important, pour nous, journalistes travaillant aussi tôt le matin, d’avoir toujours en tête le fait que nous accompagnons les auditeurs au réveil. Ce qui signifie qu’ils n’ont peut être pas l’esprit aussi ouvert qu’au moment de prendre leur voiture pour aller travailler ou bien qu’en fin de journée.

Du fait de toutes les distractions extérieures que peuvent connaitre les gens, comme le bruit de la cafetière ou bien encore l’occupation des enfants, nous nous devons d’être très clairs, pédagogiques et de décrypter l’information de la manière la plus simple et la plus intelligible possible. Tout en ayant l’obsession, je le disais, de réveiller les auditeurs dans une bonne ambiance, avec un certain sourire. Même si, bien souvent, nous sommes convoyeurs de mauvaises nouvelles.

3/ L’information, quelle qu’elle soit, doit être précise mais aussi compréhensible. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail en amont de l’antenne ? Comment préparez-vous vos interventions ?

Comme tout journaliste de la station, un travail personnel en amont est nécessaire. Aussi, je me dois de rester informée, jusqu’au moment du coucher la veille. Ce qui sous-entend aussi de regarder les réseaux sociaux, notamment Twitter.

En arrivant le matin, je débute ma journée en passant en revue les dépêches, pour commencer à mettre en ordre, dans ma tête, à la fois ce qui va être l’information du jour mais aussi les news que je souhaite présenter seulement sous forme de brèves.

Très concrètement, en lisant les dépêches parues depuis environ 18h la veille au soir, j’en profite pour effectuer un premier classement, tout en surlignant les éléments importants et en prenant des notes. De plus, j’écoute attentivement l’ensemble des sujets préparés, pour la matinale, la veille en soirée. Sous forme de papier, de son ou bien encore de reportage. Représentant 30 à 45 minutes d’écoute.

Ce travail me permet d’arriver à la conférence de 4h avec une bonne connaissance de l’actualité et une première idée de construction des journaux. C’est alors l’occasion pour tous de partager les points de vue, pour aboutir à une matinale cohérente, avec le souci, comme je vous l’expliquais, de ne pas se répéter. C’est un mécano extrêmement compliqué, avec de nombreux paramètres à prendre en compte !

4/ D’un point de vue purement personnel, n’est-il pas trop difficile de se lever aussi tôt chaque matin ?

Dire le contraire serait vous mentir. Il est évidemment difficile de se lever chaque matin à 2h après avoir dormi seulement pendant trois heures. Mais je considère que le jeu en vaut la chandelle car réveiller les auditeurs est un privilège.

Cette hygiène de vie nous oblige à renoncer à beaucoup de choses, notamment les sorties et la vie sociale en semaine. Mais je me rattrape le week-end.

5/ L’actualité bougeant et évoluant en permanence, il peut arriver que des évènements viennent chambouler l’ordre prédéfini et établie en amont. Comment gérez-vous alors pareille situation ? Quelles sont les clés pour y parvenir ?

C’est dans pareils moments qu’effectuer de la radio prend tout son intérêt ! Quelque soit la nature de l’évènement, une catastrophe ou, à l’inverse, une bonne nouvelle comme la naissance du bébé royal en Angleterre, nous sommes prêts, habitués et même friands de ce genre de situation.

Tout peut en effet être bousculé en une minute seulement et nous sommes alors en roue libre, naviguant quelque peu à vue. Il nous arrive parfois simplement de devoir changer l’ordre, mais nous devons aussi quelques fois ajouter des sujets ou bien enlever des éléments.

La radio est un média très appréciable dans pareille situation car nous avons alors une marge de manœuvre énorme. Des changements de dernière minute sont possibles et, je l’espère et je le crois, apparaissent comme transparents pour les auditeurs.

La cohérence est le maitre-mot et le plus important réside dans la fluidité que les gens retrouvent à l’antenne, indépendamment de nos arrangements par exemple avec la technique lorsqu’un correspondant n’est pas joignable ou qu’une ligne est coupée, comme ce fut le cas avec le Népal.

6/ Aimeriez-vous animer d’autres émissions, déconnectées de l’actualité pure ? Le cas échéant, quelles thématiques pourraient vous intéresser ?

J’aimerais beaucoup, si j’en avais le temps et la possibilité, effectuer des interviews de longs termes. C’est-à-dire pouvoir rester une heure avec la même personne, connue ou non, pour avoir une parole complètement déconnectée de la montre.

Ce serait alors un exercice bien différent de celui de la matinale, où le timing est toujours très serré. Mais cela n’est pas prévu pour le moment.

7/ Pour terminer, qu’auriez-vous envie de dire aux fidèles lecteurs du blog pour les inciter à vous écouter chaque matin sur Europe 1 ?

Sans vouloir nous lancer des fleurs, je pense sincèrement que nous offrons, sur le fond et la forme, une matinale de grande qualité.

La rédaction s’implique tellement et se donne à son maximum qu’elle mérite au moins que les gens essaient d’écouter la matinale. Les présentateurs et journalistes veillent à la mettre en valeur autant que possible et Thomas Sotto est, je pense, un excellent maitre de cérémonie.

Bref, notre matinale mérite le détour !

Un grand merci Hélène pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Radio

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Le comédien Jean-Baptiste Sagory nous dévoile son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Le comédien Jean-Baptiste Sagory nous dévoile son actualité et ses projets !

Bonjour Jean-Baptiste,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Votre parcours met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, via notamment le théâtre, la télévision, le cinéma mais aussi les publicités. Simplement, comment résumeriez-vous votre parcours artistique jusqu’à ce jour ?

Originaire de Bretagne, je suis arrivé à Paris à l’âge de 16 ans. J’ai eu la chance de travailler de suite dans l’audiovisuel. De fil en aiguille, j’ai passé des castings qui ont plutôt bien fonctionné.

Commençant par des courts-métrages et des mises en scène au théâtre qui m’ont aidé à me former, enchainant ensuite par des publicités. Pour m’orienter peu à peu vers la télévision et le cinéma.

Il s’agit là, je crois, d’un parcours assez classique pour un comédien.

2/ Vous faites partie intégrante du casting de « L’impasse », la première pièce de Julien Romano. Quelle en est l’histoire ? Pouvez-vous aussi nous présenter votre personnage ?

Le rôle est très dur, à vif et, on peut le dire, presque glauque. Il est totalement déconnecté de la réalité et la société. Un espèce de chien fou.

C’est une pièce à quatre personnages, où j’interprète le cadet des deux frères présents dans l’histoire. Pour ne pas personnaliser les individus, Julien, qui est d’ailleurs un ami proche, a décidé de ne pas leur donner de noms.

Au fur et à mesure commence à s’installer un malaise entre les deux frères. On sent dès le début que quelque chose ne va pas.

Voici le synopsis :

Ce qui nous arrive est-il écrit d'avance, ou est-ce que nos choix peuvent changer notre vie ?

"Ce sont nos choix qui doivent définir notre vie et notre vie qui doit définir nos choix."

Inspirée d'une histoire vraie qui pourrait l'être, "L'Impasse" relate un fait divers mettant en scène deux frères et une femme que tout oppose mais que le destin a décidé de réunir pour la seconde fois de leur vie.

Manque d'amour, fautes inavouées, destins bousculés. Entre maladresse, incompréhension, rancunes, violence et désarroi, cette pièce est une invitation à la remise en question. La remise en question de nos valeurs, de ce que nous sommes et surtout, elle nous fait nous poser une question essentielle : Ce qui nous arrive est-il écrit d'avance, ou est-ce que nos choix peuvent changer notre vie ?

3/ Peut-on rappeler la distribution, ainsi que le lieu et les horaires des représentations ?

Je suis accompagné par Emma Chaïbedra et Julien Romano. Nous jouons vendredi 15 mai au Théâtre de Ménilmontant. En attendant une présence récurrente chaque mardis et mercredis à 20h, de 3 novembre prochain au 27 avril 2016, au théâtre Clavel.

4/ Revenons quelques instants sur ces dernières secondes avant la levée du rideau. Quelle est alors le sentiment qui vous prédomine ?

Il y a un mélange de plusieurs sentiments. Non pas l’angoisse de perdre son texte mais notamment le trac, au sens de la peur de décevoir. Ce phénomène est d’ailleurs accentué lorsque des amis sont présents dans la salle. A cela s’ajoute la peur que l’atmosphère et le message ne passent pas.

Ajoutons, juste avant d’entrer sur scène, l’adrénaline qui est une sorte de drogue. Monter sur les planches est, je crois, une preuve de courage.

5/ En parallèle, vous serez à l’affiche, en septembre prochain, du long-métrage « Les rois du Monde » réalisé par Laurent lafargue et produit par Mezzanine Films, dans lequel jouent également, entre autres, Eric Cantona et Romane Bohringer. Pouvez-vous nous en dire davantage sur cette belle aventure ?

Notons aussi la présence de Sergi Lopez et de Céline Sallette. Cette dernière a vraiment quelque chose de fabuleux en elle et m’a beaucoup appris sur ce tournage. Romane Bohringer est magnifique, Eric Cantona est superbe et Sergi Lopez est très généreux. Nous avons beaucoup rigolé.

Sans oublier bien sûr Guillaume Gouix ainsi que mes deux compères, Roxane Arnal et Victorien Cacioppo. L’ensemble du film a été tourné dans le sud-ouest, à Castel-Jaloux dans le Lot-et-Garonne puis à Bordeaux.

L’histoire racontée s’inspire en bonne partie de celle du réalisateur, Laurent Laffargue.

A Castel-Jaloux, petit village du Lot-et-Garonne les hommes sont les rois du monde. Amitié, violence, ivresse, plaisir du verbe. Le destin de Romain, 17 ans, amoureux de Pascaline et apprenti comédien croise celui d’un ami de sa mère, Jeannot, 47 ans, qui sort de prison avec une seule idée en tête : récupérer Chantal, une parisienne échouée là, qui s’est installée avec le boucher du village. C’est aussi improbable que si Pagnol et Tarantino décidaient d’écrire une comédie noire ensemble. Quoi que…

6/ Quels ressentis avez-vous eus au moment de participer à votre premier long métrage, avec, en plus, d’aussi jolis noms du cinéma ?

C’était magnifique ! Pour tout vous dire, j’ai pleuré lorsque Laurent le réalisateur m’a appelé pour m’annoncer que j’étais retenu pour le rôle.

J’avais alors d’ailleurs davantage conscience de l’histoire ainsi que de la chance qui m’était offerte, que des noms de mes prestigieux partenaires. Le cinéma est en effet davantage dans la vérité, comparativement à la télévision qui est nettement plus dans l’image que dans l’être.

Travailler avec des jolis noms a été également du pain béni, car l’on s’inspire d’eux. D’autant plus qu’ils ont tous été superbes et très agréables. Ils sont restés simples.

7/ De façon globale, quelle est votre méthodologie de travail ? Comment vous préparez-vous en amont du tournage ?

Je n’ai pas réellement de méthode, étant donné que j’ai appris mon métier en travaillant, sans donc prendre de cours en amont. Tout dépend en fait du contexte. Il est évident que je me renseigne lorsque le personnage a existé.

Dans le cadre du long-métrage « Les rois du monde », les personnages ont quelque pars une existence réelle. Aussi, une discussion avec le réalisateur a été nécessaire pour mieux les comprendre.

D’une manière générale, j’ai toujours un peu de mal avec le texte au début. C’est pourquoi je lis beaucoup le scénario, jusqu’à le maitriser. Je cherche ensuite à donner une couleur aux mots. Je me laisse une part d’ouverture, pour essayer d’arriver neutre sur le tournage. En ayant simplement deux à trois idées, que j’adapte en fonction de la générosité de mes partenaires mais aussi de la manière de travailler du réalisateur.

8/ Les fidèles téléspectateurs de TMC peuvent aussi vous retrouver dans la série à succès « Les Mystères de l’Amour », où vous y interprétez le petit ami du fils de José. Quelles sont, selon vous, les principales clés d’interprétation de ce rôle ?

J’apprécie beaucoup l’ouverture d’esprit laissée par les réalisateurs sur mon personnage de Sylvain. Me permettant, en tant que comédien, d’apporter un petit plus et d’orienter mon personnage dans une direction souhaitée.

On se rend compte, au fur et à mesure des épisodes, que la relation de Sylvain avec Julien, le fils de José, est assez ambiguë. Ils sont ensemble sans vraiment l’être. Comme beaucoup de jeunes de notre époque, ils sont dans ce que l’on appelle une union libre. Aussi, avec Elliot Delage, mon partenaire, nous avons décidé de développer pleinement cet axe-ci.

Sylvain n’est, en fait, ni homo, ni bi, ni hétérosexuel. Il est lui-même : sa personnalité prime avant sa sexualité. Ce qui me plait beaucoup !

9/ Pour conclure, qu’aimeriez-vous dire aux fidèles lecteurs du blog pour les inciter à vous suivre, sur scène, sur grand et sur petit écran ?

Je suis ravi si les gens apprécient mon travail. Cela me fait d’autant plus plaisir que je suis assez jeune dans ce métier.

Nous faisons, en tant que comédien, ce travail pour exprimer des sentiments. Si nos expressions ne plaisent pas et ne sont pas mises en valeur par les gens, elles ne servent que très peu. Donc ma situation actuelle est, pour moi, un vrai bonheur !

Mon ambition n’est pas de m’arrêter à un seul art, mais de tout faire, sans préférence aucune pour le moment. J’ai pas mal de choses à développer et quelques bonnes idées mais ce ne sera pas pour tout de suite. Je préfère, pour le moment, me concentrer et évoluer sur ce que j’essaie modestement d’effectuer, mon métier de comédien.

Ce fut un plaisir Jean-Baptiste d’effectuer cet entretien !

Publié dans Télévision, Théâtre

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