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Quelques mots de présentation...

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour à toutes et à tous,

En dehors de ma passion pour mon métier d'ingénieur, je suis également intéressé par les médias auxquels je consacre ce blog pour mettre en avant mes coups de cœur artistiques.

Aussi, au travers d'interviews exclusives, j'aime à partager l'actualité, les projets et les envies d'animateurs de télévision, de journalistes de radio, de comédiens de théâtre et de musiciens.

C'est aussi l'occasion de mieux comprendre leur organisation de travail ainsi que les coulisses de leur métier.

Retrouvez ainsi tout au long de ce blog les entretiens que j'ai pu mener par passion, mais aussi avec plaisir !

Bonne lecture à tous.

Julian

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Koh Lanta : Julie, candidate en 2016 et 2018, se remémore ses deux aventures et en profite pour évoquer la saison anniversaire actuellement en diffusion !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Julie,

Quel plaisir de vous retrouver pour cette nouvelle interview !

La saison anniversaire « Koh Lanta, la légende » est actuellement en cours de diffusion sur TF1. Avant de s’intéresser plus en détails à son contenu, revenons sur vos deux expériences dans le jeu. On imagine sans doute la fierté, le plaisir et la joie que ce doit être, pour vous, d’avoir participé à deux reprises à cette formidable aventure ?

Oui, tout à fait, c’est vraiment une chance extraordinaire d’avoir pu participer à deux saisons de « Koh Lanta ». J’ai conscience qu’il y a des milliers de personnes qui rêvent de faire cette grande et belle aventure. C’est extraordinaire d’avoir pu le faire deux fois ! Comme quoi, les vœux se réalisent…

A l’origine, la première fois, en 2016, qu’est-ce qui vous avait incité à candidater ?

Je suivais l’émission avec mon ex-mari, qui est lui aussi fan et, pour la première fois, j’avais regardé une saison dans son intégralité. Comme, je suppose, tous ceux qui regardent « Koh Lanta », on a tendance à se mettre dans la peau des aventuriers que l’on regarde à la télévision. A la fin de la saison, Denis a dit que, si l’on voulait nous aussi y participer et être l’un des aventuriers, c’était le moment de s’inscrire. Il y avait alors eu une petite page de publicités, j’étais allée me rafraîchir dans le jardin et j’avais vu une étoile filante passer dans le ciel. Je m’étais dit que c’était peut-être un signe, qu’il fallait peut-être que je m’inscrive à « Koh Lanta », on ne sait jamais. Effectivement, je suis allée sur mon ordinateur pour m’inscrire parce que je me voyais à la place des aventuriers. Comme quoi, l’étoile filante a réalisé mon vœu, moi qui ai été prise du premier coup et qui ai ainsi eu beaucoup de chance d’ailleurs.

Je crois que, comme dans le casting, j’ai fait quelques petites chansons Disney, ça leur a bien pluJ. Ils se sont dit que c’était assez inédit.

D’ailleurs, spontanément, quels principaux souvenirs gardez-vous de cette édition de « L’ile au trésor » ?

Tout d’abord, quand on met le premier pied sur la terre de l’aventure « Koh Lanta », là on réalise que l’on est dedans. C’est assez incroyable, on se regarde tous dans les yeux, on ne se connait pas, c’est le mystère, on sent l’euphorie, le stress et l’inconnu. Il y a quelque chose d’indescriptible qui se passe entre nous, aventuriers et je m’en souviendrai toute ma vie. On était tous des nouveaux aventuriers et on a tous ressenti ce bonheur de participer à l’aventure. Quand j’ai vu Denis apparaitre, je me suis dit « oui, ça y est, tu es dans « Koh Lanta » », j’avais le sourire jusqu’aux oreilles, on ne pouvait plus me l’enlever.

Après, plein plein plein de souvenirs, notamment j’ai eu ce que je ne voulais pas, à savoir affronter mes plus grosses peurs. Aussi être ambassadrice parce que je ne suis pas du tout stratège et que j’avais très peur de l’être, je l’ai été et j’ai eu la chance de piocher la boule blanche.

En deuxième partie, le parcours du combattant, moi qui ne suis pas sportive, parcours que j’ai finalement fait jusqu’au bout. Ce sont de gros évènements que je n’oublierai jamais, sans compter tout le reste de l’aventure.

Un mot sur le « message caché » que vous aviez trouvé, avant de le perdre lors d’un regroupement dans l’eau ?

Alors, j’avoue que j’ai été douée, dans cette aventure, pour trouver les messages cachés et les colliers cachés. Mais bon, je n’avais pas d’autre endroit que le soutien-gorge de mon maillot de bain pour cacher le mot que j’avais trouvé. Comme j’avais minci, forcément, quand on cache un petit papier dans son soutien-gorge et que l’on se baigne, on perd alors le papier…Donc Benoit l’a trouvé et j’avoue que tout le monde a éclaté de rire. C’est tellement inédit…C’est vrai que c’est un sacré souvenir et il y en a d’autres comme cela, assez rigolos, tel que le fameux plat que j’ai fait lors de l’épreuve où on doit courir sur la plateforme sur l’eau pour attraper un bambou. Là, j’arrive au bord de la plateforme, j’essaie de prendre mon élan mais c’est trop tard, je saute et …boum, le plat mais avec la forme du totem s’il vous plaitJ. Ca a fait le buzz…

 

 

Vous avez commencé à l’évoquer, quels souvenirs gardez-vous de votre rôle d’ambassadrice face à Jérôme ?

Etre ambassadrice, comme je l’ai dit, c’était pour moi la bête noire et, d’ailleurs, j’avais passé toute la nuit à pleurer, avant d’aller rencontrer mon adversaire. Je ne savais pas que ce serait Jérôme et, d’ailleurs, j’avais été très contente de le voir face à moi parce que c’est quelqu’un que j’adore, qui est très gentil et bienveillant. A la fois, ça m’agaçait parce que je ne voulais pas qu’il sorte, si jamais il devait piocher la boule noire. Malheureusement, ça lui est arrivé. Je suis assez fière de moi parce que j’ai affronté mes peurs. Je n’en suis ressortie que plus forte, finalement parce que, au début, j’y suis allée en pensant y être influencée, moi qui ne suis pas stratège. J’avais peur de mettre le nom d’un de mes camarades sur le papier. Finalement, à ma grande surprise, j’ai tenu bon, je n’ai finalement pas éliminé quelqu’un de mon équipe, ni de l’équipe adverse et j’ai eu le courage d’aller jusqu’à la boule. Je me suis dit que, finalement, la destinée était écrite et que si je devais sortir, je sortirais la tête haute. La chance et la bonne étoile ont été de mon côté, j’ai sorti la boule blanche. Donc tout est bien qui finit bien pour moi.

Un autre moment marquant est celui de votre retour en solo sur le camp rouge, où vous ravivez le feu…

Ah là, là...c’était terrible, je suis revenue toute seule sur l’ile. Les deux nouvelles équipes formées pour le jeu étaient alors en train de se battre l’une contre l’autre, pendant que je regagnais l’ile toute seule. Là, il avait plu, le feu s’était quasiment éteint, j’ai réussi à le rallumer, j’étais euphorique, ce qui a valu une petite chanson. Ce qui a aussi valu de crier le fameux « Je suis le maitre du monde », qui a fait aussi le buzz, j’avoue et qui a fait le tour des réseaux sociaux. Je n’avais pas vu qu’il y avait un drone au-dessus de ma tête, ça m’a valu une vue en hauteur de ce fameux cri, bras ouverts. Je me suis régalée, j’étais seule au monde, c’était un petit instant de bonheur, où je pouvais crier tout ce que je voulais, sans penser être vue mais, finalement, tout le monde l’a entendu et l’a vu à la diffusion de l’épisode.

Par la suite, pourquoi avoir répondu favorablement à l’invitation du « Combat des héros », en 2018 ?

D’abord pour tous les fans de « Koh Lanta » qui m’avaient envoyé des messages positifs, d’amour et très encourageants à mon égard. Véritablement, c’est pour eux que j’ai décidé d’y retourner, pour une deuxième édition. Ces messages m’avaient touchée, comme par exemple de personnes malades qui m’avaient remerciée de leur avoir redonné le sourire et la force de guérir. Ou de jeunes étudiants qui me prenaient pour modèle, en reprenant mes mots selon lesquels il faut se battre, toujours. Voilà, j’avais eu plein de messages positifs de personnes qui m’avaient dit avoir l’envie de me revoir à la télévision. Je me suis dit, allez, ils ont été tellement gentils que je vais y retourner.

Aussi, je ne peux pas ne pas le dire, j’adore « Koh Lanta », c’est une aventure extraordinaire et si on a la chance de la faire deux fois, on ne dit pas non, bien sûr. Mais c’est une aventure très très dure quand même, j’ai réfléchi avant d’y aller. Mais je ne regrette en rien cette deuxième édition, inédite.

 

 

Vous aviez été éliminée par les Wakai après quelques heures seulement de jeu. Comment aviez-vous appréhendé la nouvelle ?

Je n’ai pas du tout été surprise de voir mon nom à l’unanimité puisque un « Combat des héros » ne réunit normalement que des personnes très fortes sportivement parlant ou très stratèges. Et je ne suis ni l’un ni l’autre. Je me suis dit « c’est dommage, ça fait un petit peu court mais bon, tant pis, rentrons en France ». C’est là que j’ai eu la fameuse surprise de découvrir l’ile de l’exil, je ne m’y attendais pas du tout et c’était juste extraordinaire.

Vous aviez alors inauguré l’ile de l’exil. Vous y étiez restée 8 jours et 7 nuits, avant de vous incliner lors de votre deuxième duel, face à Raphaëlle. Quelles sensations vous avait procuré ce séjour sur cette ile un peu particulière ?

A la base, si je me suis inscrite à « Koh Lanta », c’est aussi pour vivre l’expérience de Robinson Crusoé. Là, j’ai trouvé, sur cette ile de l’exil, exactement ce dont je rêvais. Du coup, la sensation, extraordinaire, de vivre comme une survivante sur une ile déserte. J’étais chez moi, en fait, je me suis aménagé mon petit coin, j’ai fait vraiment ma survie, tout ce dont je rêvais. C’était incroyable, vraiment ! Après, on se sent un petit peu seule, même si le caméraman vient nous filmer. Donc j’étais contente, j’avoue, de voir que des aventuriers arrivaient au fur et à mesure pour faire des duels. Sinon, c’était un petit peu long.

D’ailleurs, ce principe de jeu est de retour pour cette saison anniversaire. Cela a dû vous remémorer certains souvenirs et certaines émotions ?

Oui, je me suis dit que cette idée de l’ile de l’exil avait bien plu autant à la production qui l’avait mise en place qu’aux téléspectateurs puisqu’on la retrouve à nouveau pour cette saison anniversaire. C’est vrai que le principe est super sympa, finalement c’est une double aventure, il y a celle traditionnelle et une autre en parallèle. La chance qu’ils ont cette année est d’arriver à deux, au moins ils peuvent se tenir compagnie. Tant mieux pour eux…

Encore aujourd’hui, vous faites partie des candidats emblématiques qui ont marqué l’histoire de « Koh Lanta », comme en témoigne votre présence récente sur la photo d’anniversaire. Cela doit vous faire chaud au cœur ?

Ah oui, complètement ! Quand la production m’a téléphoné pour me faire monter à Paris afin de participer à cette photo de groupe, en m’expliquant que je faisais partie des aventuriers les plus emblématiques, je n’en revenais pas. Je me suis dit que ce n’était pas possible, que c’était extraordinaire. C’est une fierté quelque part, bien entendu. C’est très touchant, j’ai eu les larmes aux yeux quand on m’a appris cela, je n’en revenais pas. Certainement, cela fait suite aux retours des téléspectateurs fans de l’émission. Cela m’a énormément touchée d’avoir été classée parmi les aventuriers les plus emblématiques et les plus appréciés. Vraiment, c’est une fierté que de représenter les couleurs de ma régionJ.

 

 

D’ailleurs, êtes-vous restée en contact avec certains de vos camarades aventuriers ?

J’ai contact avec tous les anciens aventuriers de toutes les saisons confondues, grâce à un compte Facebook que l’on a créé. Une fois par an, on se réunit également entre aventuriers, autour d’un week-end festif où l’on organise de petites épreuves à la mode de « Koh Lanta ». Egalement, lors de ces rencontres, j’ai sympathisé avec quelques aventuriers de différentes saisons, que je continue à voir individuellement ou avec lesquels on s’appelle, on s’écrit. Dont notamment Kunlé, que j’apprécie beaucoup, qui est ami avec Claude. Il est adorable, vraiment et il m’a d’ailleurs donné des conseils diététiques, lui qui est coach sportif et alimentaire. J’ai aussi gardé contact notamment avec un autre aventurier, Simon, candidat en 2007, qui habite près de ma région. On n’est vraiment pas très loin, du coup on peut se voir un peu plus régulièrement. Tout récemment, entre les aventuriers du sud de la France, on s’est organisé une rencontre pour faire une via ferrata, c’était super sympa. Donc on continue à se voir et ça fait vraiment plaisir !

On garde de vous notamment l’image d’une candidate joyeuse, pétillante et chanteuse. Il s’agit là sans doute de caractéristiques que l’on retrouve en vous dans la vie de tous les jours ?

Oui, tout à fait, j’ai voulu absolument rester naturelle et moi-même dans les deux aventures. Lorsque l’on me voit avec le sourire aux lèvres non-stop et chantant des chansons, c’est que ça fait vraiment partie de ma personnalité. Je n’ai pas voulu être différente car, après tout, si on doit m’aimer, on m’aimera telle que je suis. Je n’ai pas menti sur celle que je suis, ça n’a que payé positivement puisque j’ai eu tous ces retours de ces gens qui m’ont suivie dans les aventures.

Sur les deux aventures en elles-mêmes, qu’est-ce qui, pour vous, avait été le plus compliqué à appréhender au quotidien ?

Bonne question…alors, les premiers jours, c’est la nourriture mais, par la suite, le plus difficile, finalement, est la vie en communauté. Car on est avec des aventuriers complètement différents de notre personnalité et avec qui on ne serait pas forcément amis dans la vie de tous les jours. Mais bon, j’avoue qu’il y a eu des moments de l’aventure où je me suis sentie très seule, je n’avais pas de binôme en fait. Je m’entendais avec tout le monde, tout le monde s’entendait avec moi, d’ailleurs c’est ce qui fait que l’on n’a jamais voté contre moi lors de la première aventure. Mais le plus dur a été cette vie de groupe. Même si je m’adapte très bien, j’ai eu, oui, de grands moments de solitude. J’étais un peu l’électron libre qui s’entend avec tout le monde mais qui, finalement, est un petit peu seule. Ce n’est pas évident, je le reconnais.

 

 

A l’inverse, comparativement à l’image que vous pouviez en avoir avant, certaines choses avaient-elles peut-être été plus simples à supporter ?

Oui, comme par exemple, ma peur des bestioles, des araignées en particulier. Avant de partir, je m’étais demandé comment j’allais faire. Finalement, ça s’est très bien passé, tous les insectes m’ont piquée des pieds à la têteJ. J’ai vu de tout, avec des tailles mille fois plus grosses qu’en France. Ça s’est très bien passé sur place, j’étais dans leur milieu naturel et il fallait s’y fondre. Mais, finalement, maintenant, j’ai moins peur, comme quoi…

Sur le camp, quelles étaient vos activités et occupations préférées ?

C’était d’aller chercher à manger. Notamment, je suis contente parce que j’ai quand même été la première à trouver, en 2016, un bénitier. Il y a une scène que l’on voit d’ailleurs dans un épisode, où je sors de l’eau en poussant un cri, avec la fameuse machette avec, au bout, un gros bénitier. J’étais tellement fière, je me suis dit « yes, on va enfin pouvoir manger autre chose que de la noix de coco ». Ensuite, j’ai été complètement euphorique, je passais tout mon temps à aller chercher à manger. Ca ne s’est pas vu forcément, sauf le passage du bénitier. On peut voir quand même que je suis une bonne vivante, j’ai des rondeurs, j’aime manger donc il fallait nourrir la tribu et moi-même. Du coup, j’ai passé tout mon temps à faire cela…

Pour en revenir à l’édition de « Koh Lanta, la légende », les premiers épisodes ont montré l’absence de jeu de confort. Comment auriez-vous réagi dans pareille situation ?

J’ai envie de dire que, en 2016, l’équipe dans laquelle j’étais perdait quasiment tout le temps, on n’a jamais gagné de confort, à part sur l’épreuve du paresseux, que j’ai gagnée avec Candice. On avait remporté une salade de fruits, une douche et un lavage de dents. Mais, sinon, on perdait tout le temps. Donc, niveau confort, j’ai l’habitude de ne pas en avoir eu. Là, ça ne m’aurait pas changé…à part manger de la noix de coco, c’est tout ce que l’on avait fait en 2016, jusqu’à la réunification, où on avait pu bénéficier du kit de pêche de l’autre équipe et enfin se nourrir de poissons, sans oublier le partage du riz qu’ils avaient gagné. Cette année, ils n’ont rien mais ça ne m’aurait pas changé de ma première saison….

Les hommes vivent, pour le moment, ensemble sur une ile et les femmes sur une autre. Selon vous, qu’est-ce que cela peut changer dans la vie du camp ?

C’est une question un peu délicate…C’est assez intéressant au niveau analyse psychologique de voir comment agissent les femmes et comment agissent les hommes. J’avoue que je préfère l’équipe des hommes parce que c’est plus cool, il y a moins d’histoires on va dire. C’est bien connu, dans un groupe de femmes, oui il y a des affinités mais, souvent, il y a des chamailleries. On a vu, dès le premier conseil, que ça a claché de suite chez les femmes donc je ne fais que dire et constater ce que j’ai vu. A ce moment-là, j’aurais, je pense, préféré être un homme…je suis désoléeJ. Mais bon, peut-être que l’on aura des surprises et qu’il y aura des disputes chez les hommes.

En conclusion, avez-vous, à ce stade-là du jeu, un favori ou un candidat préféré ?

Oui, j’ai déjà mes aventuriers favoris, qui sont absolument différents de ceux des autres années. Le perpignanais Hugo, actuellement sur l’ile de l’exil, qui est de ma région et qui est très fort, très discret, très humble…je l’adore. Ainsi que Maxime, qui est un petit peu réservé également mais je sais que, au niveau survie, c’est quelqu’un de passionné, avec qui j’ai de très bons contacts aussi. Chez les filles, plus Alexandra parce qu’elle a ce côté « wonder woman », dont je me souviens dans sa saison et que j’avais bien aimé.

Merci, Julie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Demain Nous Appartient : Clémentine Verdier évoque son arrivée dans la série à succès de TF1 et en profite pour nous présenter ses autres actualités !

Publié le par Julian STOCKY

@ Frédéric Vignale

 

Bonjour Clémentine,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous rejoignez le casting de la série à succès de TF1 « Demain Nous Appartient ». On imagine sans doute la joie et le plaisir que ça doit être pour vous de faire partie de cette belle et grande famille artistique ?

Oui, effectivement ! Déjà, j’ai des amis qui en font partie donc il y avait la joie de savoir que j’allais les rejoindre. Après, tant que l’on n’y est pas allé, on ne se rend pas compte de ce que c’est. Vous parlez à juste titre de « famille ». Quand on fait différents projets, certes il y a la notion de famille le temps du tournage, mais l’organisation du tournage fait que souvent on se croise peu, c’est très dispersé. Hors, là, effectivement, la chose qui m’a le plus frappée sur DNA, c’est que l’on sent pleinement cette famille. Dans les acteurs qui travaillent dessus depuis longtemps, qui accueillent les nouveaux arrivants avec beaucoup de générosité et de convivialité, insufflent confiance et plaisir, mais aussi avec tout le cadre logistique, qui est totalement dingue. Oui, c’est une organisation de malade ! On nous annonce que ça va aller très vite, bon, mais curieusement, on n’a pas une sensation de précipitation, tout est encadré, les équipes ont une belle intelligence de travail et relationnelle, qui donne cette impression d’arriver dans une famille en effet. C’est très agréable.

En plus, le cadre de tournage est plutôt très agréable…

Oui, oui, oui. Après, je connaissais déjà bien Sète. J’y suis beaucoup allée. D’abord pour le théâtre, lors de ma toute première tournée. J’avais découvert cette ville et j’en étais tombée amoureuse,  j’étais restée à Sète pendant quelques jours avant les dates suivantes. Pendant plusieurs années, chaque été j’y repassais et j’avais très envie d’y aller aussi pour une série pour y passer plus de temps. Curieusement, le tournage de DNA est la période où j’ai le moins profité de Sète, parce que l’on est sur le travail, on est concentré. C’est un travail efficace, on ne va pas s’attarder des heures car c’est une grosse machine à plein de têtes qui avance, et il faut que, tous, on avance ensemble. Ce qui crée une forme d’excitation, comme on a au théâtre, par exemple, avant de rentrer sur scène. C’est très stimulant ! Ça demande de la préparation et de la concentration, pour se faire plaisir quand on tourne.

C’est totalement dingue quand on y pense : c’est une ruche et ils ont littéralement recréé une ville de personnages ! Ce dont je n’avais pas eu conscience jusqu’à présent, c’est que quel que soit le personnage que l’on rencontre, il trimballe une histoire complète avec lui. Ce que l’on ne retrouve pas dans d’autres types de formats où les rôles principaux ont clairement plus d’histoire que les « petits rôles ». Là, chacun est animé par toute son histoire et c’est très porteur.

 

@ Sarah Robine

 

Dans quel contexte arrive votre personnage ?

Il y a pas mal de changements sur cette rentrée, avec une volonté de continuer tout en ouvrant de nouvelles histoires et intrigues. Il y a notamment l’arrivée d’un nouveau directeur d’écriture, Marc Kressmann, et vous avez forcément entendu parler des nouveaux arrivants. Par exemple, il y a un nouveau décor, le lycée Agnès Varda, où un des personnages phare de la série est muté avec une nouvelle position. Donc certains des personnages existants vont être intelligemment mêlés à pas mal de nouveaux. Notamment, la nouvelle CPE, Irène Lopez Diallo, qui arrive avec sa famille. Je suis la meilleure amie d’Irène, mon personnage s’appelle Laetitia Lefranc. C’est une femme seule qui a un fils, Clément. Elle est très proche de lui et s’en occupe du mieux qu’elle peut, ils ont vraiment une relation fusionnelle. Elle habitait à Agde et vient s’installer à Sète sur l’invitation d’Irène. Son fils a fait quelques « bêtises », on va dire, et en plus il a une santé très fragile, il a besoin d’aide pour intégrer le lycée. Irène va aider Clément en ce sens.

Au moment de rejoindre le tournage, avez-vous visionné des épisodes pour vous imprégner de l’esprit et de l’ambiance du programme ?

Oui, absolument ! J’ai regardé en quelques jours tout un mois de diffusion ! Vraiment c’était très important pour moi. C’est sûr que l’on passe plein de castings dans l’année donc on essaie de regarder plein de choses, c’est le quotidien d’un acteur de regarder quasi tout ce qui se crée. Forcément, quand j’avais été appelée pour le casting, j’avais regardé un bon paquet d’épisodes pour comprendre les intrigues et connaître les personnages. C’est concret alors, on sait de qui on parle. Quand j’ai su que je rejoignais la série, j’ai tout regardé entre la période que j’avais déjà visionnée et le moment de la diffusion, j’ai tout rattrapé pour être bien au clair de toute l’histoire, connaître les acteurs que j’allais peut-être rencontrer, et également pour en profiter, c’était un vrai plaisir. Chaque épisode est construit intelligemment de plusieurs intrigues qui évoluent sur pas mal de semaines, donc il était très important de comprendre comment ça fonctionne. Toutes les intrigues sont importantes les unes par rapport aux autres et vu qu’on ne tourne rien dans l’ordre naturellement, mais parfois avec plusieurs semaines d’écart, il faut être très au clair mentalement. C’était très enrichissant, avant d’avoir les textes, d’avoir été dans la peau des téléspectateurs.

 

@ Frédéric Vignale

 

Avez-vous ou avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour l’interprétation de votre personnage ?

J’ai la chance d’avoir beaucoup d’éléments dans les scènes, vraiment. Mon personnage est relativement présent quand il arrive et tout était assez clair. Elle n’a pas vraiment de vie professionnelle parce que la santé de son fils nécessite une grande disponibilité donc tout est centré sur le rapport familial. J’ai beaucoup aimé l’écriture, pleine de finesse, donc j’ai beaucoup travaillé sur la matière. Assez vite, j’ai eu en globalité l’arche sur laquelle j’arrive, qui m’a permis de travailler dessus, d’écouter beaucoup aussi les partenaires plus anciens qui sont pleinement dans le plaisir de la transmission. Et puis il y a toute une armée extraordinaire de coachs sur DNA, qui connaît la série et le public, qui prépare, voit les rushes et est en lien avec l’écriture, la réalisation et la postproduction, ce qui est formidable. J’ai pas mal écouté et beaucoup suivi mon instinct. Je crois que mon personnage est assez clair et je l’aime beaucoup… Vous me direz !!

On le sait, le rythme de tournage est soutenu sur une quotidienne. Comment avez-vous appréhendé ce rythme et cette organisation ?

Effectivement, c’est la chose la plus effrayante quand on débarque dans l’aventure. Je suis actrice, la « minute utile » ne me parle pas trop, c’est pas concret. En revanche, le nombre de séquences par jour et le nombre de pages à apprendre, ça, c’est très concret, et pourrait faire flipper… Et c’est là où je trouve que la machine DNA est fascinante. On est accueilli, encadré chaleureusement, on peut poser toutes les questions aux coachs, présents en amont et pendant le tournage, il y a toujours un ou une répétitrice, on comprend qu’il y a des gens qui sont là pour nous accompagner. Et, en fait, je n’ai jamais senti ce rythme « soutenu ». Je savais qu’il existait mais on est tellement encadré que tout se passe bien et même agréablement.

Par exemple, je voulais être tranquille avec le texte et j’ai trouvé un système très simple : démarrer chaque semaine, systématiquement, après avoir tout balayé avec le répétiteur, la veille de mon 1er jour, parfois le dimanche, afin d’arriver sereinement au plateau. Et aussi rester pas mal focus. C’est pour ça que je disais que je n’ai pas du tout profité de Sète. J’ai quand même mis six semaines avant d’aller me baigner ! En plein été !!! On sait que tout le monde a envie de faire du bon travail, on a envie de défendre les personnages et les enjeux qui nous sont proposés. Qui sont très riches, au niveau narratif, au niveau émotionnel, avec de beaux enjeux.

J’ai tourné avec sept ou huit réalisateurs et réalisatrices différents, ce sont des manières différentes de travailler, des rythmes différents, des équipes différentes. C’est formidable. Quand on travaille au studio, par exemple, le décor est très connu des équipes et il y a généralement beaucoup de séquences. Quand on est sur un nouveau décor, il y a des choses nouvelles qui arrivent. On sait que certains jours vont être durs, par exemple parfois on est de toutes les séquences de la journée !! Mais je pense que, inconsciemment, on se prépare pour que ça se passe bien, on a envie de ne rien laisser derrière soi. Et on a été suffisamment rassuré par l’organisation pour que ça ne soit pas un problème. Les gens savent tous que ça va sûrement être fatiguant mais que ça ne sert à rien de le dire, c’est pas constructif. Il y a une vraie énergie positive dans les équipes où tout le monde essaie de travailler au mieux, ensemble, et donc une grande fierté de savoir que l’on a, en faisant le meilleur travail possible, réussi à rentrer toutes les séquences en fin de journée.

En parallèle, la nouvelle saison de la série « Les Engagés » sera bientôt visible, avec un nouveau format, de 3x45 minutes…

Oui. C’est un personnage très différent. Je suis arrivée en saison 2, Virginie Tellier, mon personnage, est une femme politique, maire d’arrondissement de Lyon. Thibault, l’un des personnages principaux avec Hicham, avait un peu déconné dans son engagement militant et se retrouvait convoqué dans le bureau de madame la maire, qui lui tirait les oreilles et après, quand même, lui sauvait les fesses. Elle lui arrangeait le coup mais avait aussi ses intérêts politiques derrière. Elle revient avec un parcours très intéressant, à plus grande échelle, dans « Les Engagés XAOC », avec ce nouveau format qui s’apparente à un final.

 

@ Jo Voets

 

C’est une série incroyable, qui a développé un grand nombre de personnages, avec un cœur immense et c’est ce qui a, je crois, fait son succès. Sur des problématiques importantes, militantes, notamment les questions LBGT (première série française LGBT !), mais aussi plus universelles, sur la militance, l’entraide, le lien entre l’intime et le politique, le fait de travailler ensemble. Le créateur de la série, Sullivan Le Postec, était toujours écartelé parce qu’il a développé beaucoup de thématiques et de personnages que le public a aimés mais il était un peu à l’étroit narrativement. Ce nouveau format lui offre plus de place. Une intrigue sort de Lyon, devient plus nationale, voire même internationale. Les deux personnages centraux, Hicham et Thibault, ont chacun leur histoire, qui vont se retrouver peut-être un peu mêlées... Thibault est un personnage avec des valeurs, c’est un militant, un combattant. Il va avoir un de ses amis, Anzor, réfugié tchétchène encadré par le centre LGBT, attaqué pour ses choix d’identité personnelle. C’est une affaire politique et Thibault va se lancer dans la défense d’Anzor. Hicham, lui, va devoir affronter son passé parce qu’un membre de sa famille va avoir besoin d’aide. On lui demande de revenir sur les lieux qu’il avait quittés au tout début de la série. Ce sera un retour aux origines.

Pour terminer, quels sont vos autres projets ?

J’ai tourné cet été dans trois autres projets. Une série, « Visions », réalisée par Akim Isker. C’est une très belle série pour TF1, avec un très beau scenario et un super casting. « Pavillon RDC », le premier court métrage de Maryline Nobili, que j’avais rencontrée en tant qu’assistante réalisatrice sur un précédent tournage, une aventure très familiale. Et le prochain film de Jean Becker, « Les volets verts », où j’ai une séquence avec Gérard Depardieu.

Pour la rentrée, il y aura bientôt la projection à Paris d’un court-métrage qui avait obtenu le Grand Prix du Festival de Cognac 2020 et pour lequel je viens d’avoir mon premier prix d’interprétation : « Une Partie en l’air », de Geoffrey Fighiera. C’est, disons, un polar féministe, avec un rôle comme on en rencontre quand même peu, un vrai cadeau ! Et il est possible que je sois au théâtre, en décembre, à la Porte Saint Martin… Même s’il est très difficile de se projeter avec ce que nous traversons. Et puis j’espère que plein de belles surprises vont arriver !!

Merci, Clémentine, pour toutes vos réponses !

Merci à vous.

Publié dans Télévision

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