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Plus Belle La Vie : Jeanne Pajon évoque son personnage et aborde ses autres projets !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo Natacha Lamblin

 

Bonjour Jeanne,

Quel plaisir deffectuer cette interview avec vous !

 

On peut vous retrouver, depuis peu, dans la série à succès de France 3 « Plus Belle La Vie », où vous incarnez le personnage d’Angèle. On imagine que rejoindre cette grande et belle famille est source, pour vous, de joie et de fierté ?

C’est effectivement une joie d’avoir rejoint l’aventure « Plus Belle La Vie ». Sachant que la série existe depuis quinze ans, j’ai l’impression un peu d’appartenir à une grande entité. C’est mon premier tournage, j’apprends avec eux et c’est une très très bonne école. C’est une vraie famille en fait, tous les corps de métiers s’entendent bien, l’ambiance est très conviviale. Dès mon arrivée, je me suis sentie à ma place. C’est agréable de travailler dans ces conditions.

 

On n’a pas énormément de prises, on apprend ainsi à être performant, à être immédiatement dans l’émotion s’il faut en avoir bien sûr, à être rapidement dans le résultat.

 

Les téléspectateurs sont nombreux à nous suivre chaque soir, c’est agréable de faire partie de leur vie, on sait qu’on est là pour eux et qu’ils sont là pour nous aussi. C’est super !

 

Avant de rejoindre le programme, connaissiez-vous la série ? Peut-être avez-vous regardé plus en détails les épisodes pour mieux maitriser lenvironnement ?

Oui, jai regardé quelques épisodes en famille et je me suis rendue compte que la série évoque des sujets très actuels. Cest génial quun programme quotidien traite de cela même si certains sujets peuvent être assez durs voire dramatiques.

 

Comment caractérisez-vous Angèle, votre personnage ? Comment la présenter ?

Angèle est arrivée assez pimpante, c’est une jeune fille naturelle, forte, qui a de la répartie et de l’humour. Depuis son arrivée au lycée, elle a traversé plusieurs drames. Le premier était l’éboulement du gymnase, où elle s’est retrouvée enfermée et où elle a cru mourir. A peine sortie de là, elle rentre dans l’intrigue « MeToo », une intrigue très forte et qui prend toute sa dimension en ce moment. Il faut en parler, il faut libérer la parole. Le fait que la série développe une intrigue sur ce thème pourra sans doute faire avancer certaines choses. Espérons-le, cela pourrait peut-être même éduquer certaines personnes. Je l’espère fortement en tout cas.

 

Le harcèlement sexuel ou scolaire est, malheureusement, très fréquent. C’est important pour moi de contribuer à cette intrigue, c’est quelque chose qui me tient à cœur et je suis heureuse de pouvoir défendre ce sujet. Pour, peut-être, donner la parole à des femmes qui n’arrivent pas encore à parler.

 

C’est très intense à jouer, on a toujours peur de faire le faux pas, la chose de trop, l’émotion de trop. J’espère interpréter cela avec beaucoup de respect pour ces femmes- là, je ne voudrais pas les blesser ni les faire se sentir jugées. J’ai eu le privilège de jouer avec Aurélie Vaneck, une partenaire incroyable avec qui j’ai passé de superbes moments, très intenses et très beaux aussi devant la caméra. C’est une chance, en tout cas, de pouvoir parler de ce thème devant un si large public.

 

Pour pouvoir défendre et interpréter ce thème très fort, avez-vous eu une méthodologie particulière de préparation ? Vous êtes-vous renseignée à titre personnel sur ce sujet ? Avez-vous lu des témoignages ?

J’ai lu beaucoup d’interviews de femmes qui libèrent la parole quelques années après leur agression. J’ai aussi lu des articles sur les victimes de harcèlement sexuel ou de viol, je me suis également renseignée sur les chiffres, j’ai regardé les lois dans lesquelles on joue beaucoup sur les mots. Malheureusement, notre système n’est pas encore assez efficace dans sa lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants et il y a encore beaucoup de travail à accomplir pour assurer une protection efficace aux femmes et aux enfants qui sont victimes de violences. Les victimes ne sont pas souvent au courant de toutes les aides que l’état peut leur apporter après un viol ou une agression sexuelle par exemple. Des centres (même s’il en manque) existent pour les héberger, pour les cacher, pour les aider à se reconstruire loin des agresseurs.

 

Et cette ordonnance de protection pendant 6 mois par l’Etat est peu appliquée en France et méconnue des Français. En Espagne -pays reconnu pour son efficacité dans sa lutte contre les violences faites aux femmes et enfants, il y a près de 40 000 femmes par an qui demandent à être protégées et logées dans ces centres de reconstruction, contre seulement 3 000 en France. Les chiffres parlent d’eux-mêmes.

 

Je me suis aussi renseignée sur les suites données aux procès, souvent ces derniers ne mènent à rien, ou sont minimisés en requalifiant le crime de viol en délit d’agression sexuelle.

 

Du coup, j’insiste, je trouve très intéressant que « Plus Belle La Vie » parle de cela, c’est vraiment l’un des sujets les plus importants du moment, je crois.

 

Le hashtag « MeToo », « Balance ton porc » ou encore « NousToutes » apparait sous forme de vagues alors qu’il devrait être, à mon sens, quotidien. C’est le quotidien des victimes après tout, alors pourquoi cette lutte ne serait-elle pas quotidienne aussi pour l’Etat?

 

Pour la suite, si le scénario le permet, aimeriez-vous pouvoir développer dautres thématiques, plus joyeuses, au travers d’Angèle ?

J’adorerais ! Je pense, en plus, qu’Angèle peut vraiment être une source de joie et un rayon de soleil. Jaimerais beaucoup aller plus vers de lhumour, du léger, il me plairait quelle développe ça avec ses amis et, pourquoi pas, ses parents, sils venaient à arriver dans la série.

 

Crédit photo Natacha Lamblin

 

 

Vous êtes une artiste aux multiples cordes artistiques. En complément des plateaux, vous êtes une habituée des planches. Vous revenez dun Festival franco-allemand à Berlin, où vous avez joué une pièce. Quels souvenirs en gardez-vous ?

C’est vrai que je viens du monde du théâtre. Jai eu la chance de faire les Cours Florent et d’y intégrer la Classe Libre. Là-bas, j’ai eu énormément de professeurs qui m’ont appris diverses façons d’appréhender les textes, l’espace. J’ai pris un peu de tout le monde pour faire ma sauce.

 

Nous étions à Berlin, effectivement, avec ma compagnie « Le peuple aveugle », où nous avons joué « Hysterikon », une pièce d’Ingrid Lausund, une auteure allemande. Cette dernière est d’ailleurs venue à la représentation! C’est une pièce fantastique, on passe vraiment du chaud au froid en termes d’émotions, de vraies montagnes russes! C’est très drôle et très touchant à la fois. C’est une satire de notre société qui se passe dans un supermarché du rêve.

 

Ce Festival fut l’occasion, bien sûr, de découvrir la ville mais surtout de tester une nouvelle mise en scène, qui a très bien marché. Maintenant, nous espérons jouer la pièce un peu partout en France, à Paris et en province. Nous sommes à la recherche d’une production et ne fermons pas notre porte à des dates à l’international.

 

En complément, vous préparez actuellement un concours théâtral, pour lequel une lecture est prévue le 12 décembre prochain. Que pouvez-vous nous en dire ?

C’est un projet immense, nous sommes nombreux sur scène. C’est une pièce écrite par Marc Tournebœuf, qui s’appelle « Astrid ou l’acerbe comédie ». En cinq actes, en alexandrins, c’est une pièce épique, où on relate l’histoire d’un jeune roi dont le père vient de mourir et qui n’est pas sûr de vouloir prendre le pouvoir, parce qu’il est amoureux d’une femme et qu’il aimerait la suivre.

 

Ça pose des questions, notamment si un roi peut abandonner son devoir, ou bien, si né roi, il est obligé de l’accepter. C’est très très drôle, on part même, à un moment donné, dans le fantastique. On prépare ça pour le concours du Théâtre 13, avec une lecture le douze décembre, en espérant pouvoir, au final, la jouer dans ce même lieu.

 

Pour finir, quelles sont vos autres envies artistiques ?

Mon objectif pour 2020, c’est de jouer dans un film. J’en rêve. J’aimerais aussi me remettre plus sérieusement à la danse et au chant. Continuer de jouer! Surtout! C’est le plus important pour moi.

 

Ce fut un plaisir, Jeanne, d’échanger avec vous 

Publié dans Théâtre, Télévision

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Demain Nous Appartient : Elisa Sergent évoque son arrivée dans la série de TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : Sarah Robine

 

Bonjour Elisa,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

On peut vous retrouver, depuis quelques semaines, dans la série à succès de TF1 « Demain Nous Appartient ». Faire partie de cette belle famille doit être, pour vous, un plaisir et une joie ?

C’est clair. C’est une grande joie, j’apprécie énormément d’être arrivée dans cet univers, il y a une troupe et une équipe adorables. Les tournages sont très agréables, l’ambiance est super entre les comédiens et avec l’équipe technique. En plus, je suis gâtée par la famille dans laquelle j’arrive, mes deux talentueux partenaires Frédéric Diefenthal, qu’on ne présente plus, et mon fiston Dembo Camilo, c’est un vrai plaisir de les retrouver pour jouer avec eux.

Vous qui vivez cette aventure de l’intérieur, quelles sont, selon vous, les clés de ce beau succès ?

Je pense que les téléspectateurs sont très attachés aux personnages. Tous ces personnages représentent l’humain, dans ce qu’il a de positif et de négatif. Comme dans la vie, on s’attache à un personnage pour ses qualités et aussi pour ses défauts. Il y a plusieurs familles dont les histoires sont développées avec, évidemment, beaucoup de rebondissements.

J’ai l’impression que ces personnages sont presque devenus des amis pour les gens qui les suivent. Ils dialoguent sur les réseaux pour résoudre leurs différentes histoires. Et les scénaristes amènent régulièrement de nouvelles intrigues captivantes.

Votre personnage a déjà vécu beaucoup de choses, sur les plans personnel et professionnel. Quel regard portez-vous à présent sur Valérie ?

J’adore mon personnage. Elle a un caractère affirmé, elle est volontaire, elle adore son métier, et ce n’est pas une femme au foyer, elle a besoin de bosser pour s’épanouir. C’est une femme qui représente beaucoup de femmes d’aujourd’hui, finalement. Elle aime son fils par-dessus tout, ce fut un parcours du combattant pour l’adopter et il représente tout à ses yeux.

 

Crédits photo : Sarah Robine

 

Elle a eu une grande complicité avec son mari, mais là, ce bouleversement professionnel remet tout en cause. On peut penser qu’elle n’est pas aimable, qu’elle s’exprime de façon trop revêche mais certaines personnes sont comme ça. Son mari s’en trouve frustré, il est là pour son travail, il a demandé à Valérie de le suivre mais elle, elle est paniquée à l’idée de ne plus travailler. Au milieu, on retrouve notre fils qui s’intègre beaucoup plus facilement à la situation mais qui subit de plein fouet l’ambiance familiale. J’aime Valérie parce qu’elle elle est honnête et assume ses envies professionnelles, même si cela crée des difficultés.

Le retour des spectateurs est hyper agréable et touchant. Je rencontre des femmes et aussi des hommes et des plus jeunes très chaleureux, ils comprennent ce personnage, ça fait plaisir.

Avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour l’appropriation de ce personnage ?

La vie de tous les jours, la rue, l’entourage, et l’observation, pour le point de vue professionnel, du monde de la restauration où les gens n’expriment pas forcément leurs sentiments, à certains postes. C’est aussi cela qui fait que, dans sa vie personnelle, Valérie est parfois directe.

Et au moment d’arriver sur le programme, évidemment, j’ai regardé plus encore la série pour mieux connaitre les personnages et observer le rythme des histoires.

On le sait, le rythme de tournage est soutenu sur un programme quotidien. Au fur et à mesure, affinez-vous votre propre méthodologie de travail pour être toujours plus efficace et disponible ?

Il faut arriver en sachant exactement ce que l’on vient jouer, texte et contexte, ce qui s’est passé avant, ce qui va se passer après. Parce que les épisodes sont tournés dans le désordre pour les besoins du tournage. Et on a une super équipe de coachs et répétiteurs, on peut s’adresser à eux, si besoin.

C’est hyper agréable de voir l’investissement de tout le monde. C’est un rythme soutenu mais ça se fait très bien. Tout le monde sait exactement ce qu’il a à faire. C’est un plaisir de retrouver ses partenaires et d’en découvrir de nouveaux.

Et puis côté cadre, on est gâté, la région est belle. Les gens sont chaleureux et on est super bien accueillis. C’est un plaisir de descendre au soleil.

En parallèle, vous allez prochainement tourner un téléfilm pour France 2, « Faux semblants ». Pour ce que vous pouvez en dire, comment présenteriez-vous ce programme et votre personnage ?

C’est un téléfilm qui est en préparation, je ne peux pas encore trop en parler. Ce sera avec Noémie Schmidt et Thierry Godard et le réalisateur Akim Isker. Je serai assistante de rédacteur en chef. C’est une ambiance policière. Je suis très heureuse de participer à cette nouvelle aventure.

Pour la suite, quelles sont vos envies artistiques ?

L’image ! J’ai fait beaucoup de théâtre mais, maintenant, j’ai envie d’être surprise par de beaux projets à l’image. J’ai envie de me promener dans différents univers artistiques, de rencontrer des réalisateurs, de cinéma et de télé. Chaque tournage est un plaisir et un cadeau. C’est toujours agréable de jouer des partitions qui ne sont pas complètement nous comme le personnage de Valérie. Dans la vie, je suis nettement plus douce qu’elle.

Ce fut un plaisir, Elisa, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Un Si Grand Soleil : Olivier Benard évoque son arrivée dans la série et nous parle de ses autres actualités !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Olivier,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

Vous avez rejoint, depuis quelques jours, la grande famille d’ « Un Si Grand Soleil », la série à succès de France 2. Faire partie de cette chouette aventure doit-être, pour vous, une joie et une fierté ?

Je suis très content, évidemment. J’avais passé les essais à la volée, on m’a appelé au dernier moment et je me suis fait une self tape que j’ai envoyée à la directrice de casting, Joanna Delon. J’ai été validé deux à trois jours après.

Pour être honnête, je ne regardais pas la série avant et, en la découvrant, j’ai été très surpris par la qualité d’image. Je suis donc enchanté d’intégrer l’équipe.

Pour ce que vous pouvez en dire, comment présenteriez-vous votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Daniel est le copain de Sabine et le beau-père d’Enzo. C’est quelqu’un de très gentil, qui entoure ses proches, qui s’occupe très bien de sa femme et qui a énormément de bienveillance envers Enzo.

Je suis papa, même si mon fils est grand, je sais ce que c’est que d’avoir un ado à la maison. J’ai retrouvé Gaëla, qui avait déjà joué ma femme dans un autre programme. Cela a facilité énormément mon approche du personnage, nous ne nous sommes pas cherchés, nous nous sommes trouvés de suite. Teilo, qui joue Enzo, est un super gamin, donc ce fut assez facile aussi avec lui.

On le sait, le nombre de minutes utiles à défendre au quotidien est important. Pour autant, avec quatre équipes, le temps est pris pour faire de la qualité.

Oui, il y a vraiment une recherche de qualité d’image. On y apporte du soin, ainsi qu’au jeu. Du temps est pris pour cela. C’est ce qui m’a agréablement surpris. J’ai fait, par le passé, d’autres séries où on abat du minutage, par contrainte de couts.

C’est super, cela nous laisse la possibilité de faire de belles choses.

Nombreux sont les comédiens de la série à l’avoir dit, il y a une vraie belle ambiance de travail.

Nous sommes une vraie troupe. Il y a une vraie bienveillance, on est super bien accueillis sur le plateau. Pourtant, je suis quand même le 234è comédien, en à peine un an. Il y a une réelle envie de mettre les gens à l’aise pour que tout le monde travaille bien, ensemble. Le temps est pris, dans une humeur agréable et avec de l’humour.

C’est d’ailleurs le cas dès les essayages costume, où tout le monde prend soin de nous.

 

 

Quelques jours après votre arrivée à l’antenne, avez-vous déjà eu des premiers retours de téléspectateurs ou de membres de la production ?

La production est très contente du travail fait, ce qui est assez plaisant. J’ai aussi pu voir sur quelques sites de fans que ces derniers cherchent à découvrir qui est vraiment Daniel et comment va évoluer l’intrigue. Cela m’a fait sourire car ça va très vite en fait.

Votre arche se terminera courant décembre. Si le scénario le permet, reviendrez-vous avec plaisir ?

Ah oui, bien sûr, avec plaisir. J’ai vraiment passé un super moment là-bas. En plus, j’ai retrouvé de vraies potes, notamment Aurore Delplace ou Tonya Kinzinger.

En parallèle, pour France 3, vous avez achevé, il y a quelques mois, le tournage de « Meurtres en Corrèze ». Que pouvez-vous déjà nous en dire ?

Ce sera diffusé en mars. Au casting, on retrouve Arié Elmaleh, Carole Bianic, Joyce Jonathan. Je joue un adjudant, je suis le numéro 3 de l’équipe. Je suis très content, j’ai vu le film, il est très joli. J’adore le travail qui a été fait. Là aussi, l’équipe nous a accueillis avec énormément de tendresse et d’affection. J’ai passé un super moment.

Toujours à l’image, on pourra vous retrouver prochainement dans d’autres projets.

Oui, j’ai fait quelques interventions récemment, notamment sur « H 24 » et « Balthazar ».

Dans un autre registre, vous êtes aussi toujours très présent sur les planches.

Je suis en tournée avec « Ben Hur, la parodie ». En septembre 2020, j’entamerai une autre tournée, avec une pièce de boulevard. Je repartirai en Avignon en 2021 avec « Bien au-dessus du silence », une reprise. Il y a donc des projets sur la longueur, c’est cool.

Il vous est même arrivé, notamment cet été, de combiner les deux arts que sont l’image et les planches. Comment passez-vous facilement d’un domaine à un autre ?

On fait la même chose, cela reste du jeu. Après, c’est juste la démarche des textes qui est différente. Au théâtre, on travaille le rôle bien en amont alors que, à l’image, on reçoit les textes assez tardivement.

Le travail reste le même, les enjeux différents certes parfois mais on fait notre boulot de comédien.

Merci, Olivier, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Cyril Garnier évoque sa belle et riche actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Cyril,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre site.

Vous avez tourné récemment un épisode de la série de France 3 « La stagiaire », aux côtés notamment de Michèle Bernier. Sans tout en dévoiler, quel personnage y interprétez-vous ? Quelle est son interaction à l’intrigue ?

Mon personnage est masseur dans un spa, il est soupçonné d’être l’assassin. Je ne vous en dirais pas plus, par contre, sur sa culpabilité éventuelle. Il est arrêté par la Police puis interrogé par le procureur et sa stagiaire.

Pour l’interprétation de ce personnage, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ? Peut-être avez-vous-même échangé avec des personnes qui exercent ce métier ?

Sincèrement, non. J’ai eu quelques jours de tournage et il n’y a pas d’action directement liée à son métier. Il peut arriver de se préparer à un rôle avec des gens qui exercent le métier quand c’est vraiment primordial. Là, il n’y a aucune scène de massage, c’est le costume qui fait le boulot. On est davantage sur l’intrigue policière que sur l’aspect technique du massage.

Mais, effectivement, il m’est arrivé de préparer des personnages très en amont, lorsqu’ils ont une fonction bien particulière. Et que cela a de l’importance à l’image. Car, si on ne voit jamais le personnage exercer son métier ou son art, au final, peu importe. Chaque acteur fait comme il veut, je fais les choses assez simplement. Je ne suis pas du genre à aller m’enfermer six mois en pleine montagne pour jouer un hermite.

La diffusion aura lieu lors de la prochaine saison de la série mais la date exacte n’est pas encore connue.

En parallèle, vous tournez actuellement un pilote pour France Télévisions, avec Clémentine Célarié notamment au casting. Comment présenter ce projet ?

La série s’appelle « Poquelin », ça se passe dans le Nord, à Lille, où une policière assez brute de décoffrage, avec une grande gueule, populaire, se retrouve en binôme avec un autre policier, interprété par Joffrey Platel. Qui, lui, est un châtelain, un peu désargenté, mais très classique, passionné de littérature et qui pense que l’on peut résoudre des affaires en s’intéressant à la psychologie des personnages de littérature. Ils forment un binôme assez étonnant, assez mal assorti et donc assez drôle.

J’incarne le compagnon de Clémentine, le patron du bar où le duo de policiers se retrouve à manger à midi. Ce sera un format de 90 minutes, nous tournons actuellement le pilote, nous ne savons pas encore si une série en découlera.

 

 

Selon vous, même si ce n’est pas évident de le deviner, qu’est-ce qui pourra attirer les spectateurs dans ce programme ?

Je pense que le personnage de Joffrey détonne pas mal avec les flics que l’on a l’habitude de voir. Aujourd’hui, tous sont des mecs un peu badasses, en cuir, avec beaucoup de virilité. Là, c’est quelqu’un de très précieux, de très élégant, tout en retenue, un peu vieille famille. C’est vraiment la clé, avec quelqu’un en opposition du personnage de Clémentine, haut en couleurs, avec une gouaille, très vivant, comme elle sait l’être. L’association est vraiment bien trouvée.

Nous évoquions votre méthodologie de préparation. Y voyez-vous une différence entre ce type de format ancré dans le temps et, par exemple, une série quotidienne comme « Demain Nous Appartient » où vous avez davantage la place de développer un personnage sur la durée ?

Cela dépend vraiment de la consistance du personnage, de ce que l’on sait de lui. Il y a, par exemple, des personnages récurrents de policiers mais dont on ne sait rien. Ils sont souvent les sparring-partners des acteurs principaux. Ils sont un peu là pour donner l’information, pour enquêter, mais ils ne vivent pas de drames personnels.

Quand on a un personnage plus construit, comme sur l’épisode de « Alex Hugo » qui a été récemment rediffusé, qui avait un vrai passé, un vrai background, on a des objectifs très précis et tout un parcours pour les atteindre ou pas. Il y a alors plus de préparation sur le personnage, sur sa façon de bouger, de parler, sur ses rapports avec les uns et les autres. On ne peut pas faire ce que l’on veut, c’est l’écriture qui dirige un peu le personnage. Alors que, dans d’autres formats, on amène un peu ce que l’on veut. Par exemple, dans « Poquelin », si ce n’est que c’est un patron de bar et qu’il est avec une femme qui a vingt ans de plus, on ne sait pas grand-chose d’autre sur mon personnage. J’amène du coup un peu ce que je veux. D’ailleurs, on a réécrit, j’ai apporté beaucoup de touches d’humour au moment du tournage, sur la façon de le jouer, sur la taquinerie.

Après, sur une série quotidienne comme « Demain Nous Appartient », quand on commence le tournage, les auteurs ne savent pas ce qui va arriver au personnage car l’écriture se fait au fur et à mesure. Particulièrement pour Thomas Delcourt, le personnage n’était pas très défini au départ, ils ont eu beaucoup de mal à faire un casting car c’était encore assez flou dans leurs têtes. J’ai mis, là aussi, ma touche personnelle et, petit à petit, ça a été un aller-retour entre ce que je donnais au personnage, ce que les auteurs voyaient que je donnais et ce qu’ils pouvaient rendre. Ils ont senti les deux humours que je pouvais avoir, au début, c’était surtout l’histoire d’amour avec le personnage d’Anne Caillon qui était mise en avant puis je suis arrivé au Spoon et le binôme avec Tristan a commencé à se créer. Ils ont senti que ça marchait, ils ont appuyé ce curseur de l’humour, jusqu’à cette intrigue Lazzari. Là, le travail est très différent.

 

 

Avec Tristan, j’avais surtout des scènes d’humour assez courtes, nous n’étions pas sur des choses vraiment de fond, on était davantage sur le rythme, plutôt que sur la profondeur. Quand l’intrigue Lazzari m’a été annoncée, on en a beaucoup parlé avec les producteurs, pour savoir ce qui allait se passer, pour connaitre tout le parcours du personnage pendant ces six semaines. Il y a alors un vrai travail à faire, surtout que l’on était sur le passé de Thomas, qui n’existait pas au moment de commencer la série. Il a donc fallu raccorder ce passé avec ce que j’avais déjà proposé, avec ce que j’avais déjà joué. Il a aussi fallu s’interroger sur le parcours à donner pendant l’intrigue et sur ses réactions aux différentes situations, en fonction de ce que l’on avait déjà créé autour de lui mais aussi en fonction de ce que l’on allait encore apprendre de lui, sans trop en dévoiler. Vraiment, je me suis posé avec mes feuilles, face à tous mes épisodes, pour réfléchir, scène par scène, à ce que j’allais jouer et dévoiler. Dans le but d’égrener le personnage et de laisser aux téléspectateurs le plaisir de découvrir, petit à petit, ce qui lui était arrivé.

En termes de rythme sur le plateau, avez-vous là aussi vu des différences ?

Bien sûr ! C’est très très différent. On a plus de temps sur une série de 90 minutes que sur une quotidienne. Cette dernière est le format le plus rapide, ça va très vite, les mises en place sont très courtes, on tourne constamment à deux caméras, on se met en place et on finit souvent champ contre champ. Il y a très peu de scènes avec de grands mouvements car on est conditionné par le temps. On tourne entre sept à dix scènes par jour. A peine une terminée que l’on va se changer et que l’on reprend la suivante. Il faut vraiment se préparer bien en amont, il est nécessaire de bien connaitre son texte pour ne pas perdre de temps. Parce que toute l’équipe attend et qu’elle est sous pression. 13 à 15 minutes utiles sont tournées avec une équipe chaque jour.

Sur « Poquelin », on est toujours avec le même réalisateur, contrairement à DNA, on a plus le temps de construire, les choses se font au fur et à mesure, sur le plateau, avec le réalisateur (Gabriel Aghion dans ce cas précis). C’est un travail commun, qui prend plus de temps mais qui nous permet plus de liberté pour tenter des choses. Sur d’autres tournages, notamment au cinéma, on est à 3 minutes utiles par jour, ce n’est pas du tout le même rythme de travail, il y a énormément de temps prévu pour la lumière, pour les cadres, afin de vraiment travailler l’esthétisme. Ce n’est vraiment pas la même concentration, ni la même préparation. On peut presque découvrir le texte entre deux scènes, ce qui permet davantage de fraicheur.

En parallèle, vos précédentes expériences vous ont amené sur les planches. Y voyez-vous là un métier différent d’avec les caméras ?

On utilise les mêmes outils, notre corps, le travail que l’on a fait sur nos émotions, sur la diction, sur un rythme, sur un phrasé, sur l’analyse d’un personnage et de son caractère. En revanche, comme ce n’est pas du tout le même média, ce n’est pas du tout la même façon de les exprimer. A la caméra, il faut que les choses soient très rentrées, très petites, très intimes. Alors que, au théâtre, tout est très exacerbé. Il y a une autre grosse différence, en tournage, une scène peut être jouée jusqu’à dix fois, entre les différentes prises, les différents axes sans que l’on connaisse forcément son partenaire, alors que, au théâtre, une intimité se crée en amont avec les répétitions.

Ce n’est donc pas le même rapport au partenaire, ni même au texte d’ailleurs. Sur les planches, on le connait sur le bout des doigts, là où les différentes prises sur un plateau impliquent des variations. Seulement ensuite, au théâtre, on peaufine, c’est proche de l’artisanat, où l’on passe et repasse sur un objet pour en faire un petit bijou. A l’image, on va plus être sur une création spontanée et instinctive, plus brute.

 

 

Aimeriez-vous d’ailleurs remonter sur les planches ?

J’ai très envie de revenir au théâtre, où je n’ai pas joué depuis un an et demi. C’est quelque chose que j’aime beaucoup, j’ai besoin du contact avec le public, de sentir la salle, de voir se créer ces relations d’intimité avec mes partenaires. Ce sont à chaque fois des petites familles. Je suis très attaché au théâtre, c’est là que j’ai commencé et j’ai très envie d’y retourner. On a vraiment les sensations du live, avec une petite dose de stress et d’adrénaline. C’est hyper grisant.

Pour terminer, vous avez animé le 14 octobre dernier une soirée d’humour, au Grand Point Virgule, à but caritatif. Quelques mots pour nous parler de ce beau projet ?

Oui, pour la seconde fois l’association Skin m’a confié la mise en scène de sa soirée humour. Cette association aide les personnes qui sortent de leur traitement contre le cancer à reprendre pied. Pendant les traitements, leur vie est très rythmée par les soins et l’entourage qui se rapproche. Puis soudain, lorsqu’on estime que la personne est guérie, tout s’arrête, et les patients sont à la merci du « cancer blues » induit par une grande solitude et une vie à reconstruire. C’est pour beaucoup encore plus dur que le combat contre la maladie, car il n’y a plus d’ennemi à vaincre.

Skin leur redonne des objectifs de dépassement de soi, à travers le sport ou de nombreuses formes d’art. Et, à chaque fois, les patients sont accompagnés, personnellement, par des professionnels. Beaucoup d’amis ont répondus à l’appel pour cette édition 2019, Isabelle Vitari, Booder, Matthieu Madenian… même Ariane Seguillon, qui n’est pourtant pas une humoriste, a pris le temps de travailler pour écrire et monter un sketch avec une patiente, en plus des tournages, ça m’a beaucoup touché. C’était une soirée riche en rires et en émotions, tout ce que j’aime.

Ce fut un plaisir, Cyril, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Ishtvan Nekrasov nous parle de ses beaux et nombreux projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Ishtvan,

C’est un plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Ce lundi 28 octobre est diffusé sur TF1 un épisode inédit de « Joséphine Ange Gardien », spécial Halloween, dans lequel vous avez tourné. Quels souvenirs en gardez-vous ?

C’était vraiment un formidable tournage. Il a commencé d’une manière assez drôle. La fiction se passe fin octobre, du coup nous sommes très habillés. Sauf que nous avons commencé le tournage en juin, au premier jour de la canicule. Il faisait très chaud, quelque chose comme 35 degrés à l’ombre, alors que nous portions vestes et pulls. Je ne sais pas si c’est la chaleur mais nous étions tous devenus comme fous sans beaucoup de filtre et les liens se sont faits très vite.  Un peu comme quand il fait très froid dans l’hiver canadien, les gens vont avoir tendance à se soutenir dans ces conditions extrêmes. Là, c’était pareil. Mais heureusement que ce premier jour, nous étions en tournage de nuit !

Ce fut de magnifiques rencontres. Il y avait un véritable esprit de famille, très vite on connaissait tout le monde. Les 3 comédiens jeunes avec qui j’ai partagé la plupart des scènes sont devenus de très bons amis.

On a tourné de belles scènes, dans un épisode plutôt horrifique. Les références sont entre « Stranger Things » et « Conjuring ». Du coup, il y avait quelque chose de fort et de rythmique à construire dans les scènes.

Le réalisateur nous diffusait de la musique pendant que l’on tournait, surtout lors des séquences non dialoguées. Ce qui nous plongeait directement dans la bonne atmosphère, c’était très plaisant comme méthode.

Pour ce programme, le scénario complet est connu avant de commencer, avec un début, un milieu et une fin. Contrairement à une série quotidienne comme « Un Si Grand Soleil », dans laquelle vous jouez également. Quelles différences cela implique-t-il pour vous ?

C’est assez différent dans l’appréhension du personnage. On sait où il démarre, on sait comment il va finir dans le laps de temps raconté par la fiction. Du coup, on peut s’imaginer, dès le début, pourquoi le personnage répond de telle manière, on comprend le sous texte d’une scène par rapport aux suivantes. Il faut donc prendre en compte toute la psychologie du personnage, du début à la fin, pour rester cohérent.

Ce qui est de suite très important dans ce travail là, c’est de comprendre qu’elle est la lignée principale du personnage. Pour définir le pourquoi il existe dans la fiction et ce qu’il défend.

Dans un autre registre, on peut vous retrouver sur les planches, à Paris et en province, avec la pièce « Sedruos - Paroles de femmes sourdes ». Comment la présenteriez-vous ?

C’est un duo de comédiens, dont une femme sourde, c’est une pièce engagée qui défend le droit, qui parle de la condition et de la vie des femmes sourdes. Ces sujets ne sont pas souvent abordés sur scène, c’est une pièce que je qualifierai de féministe. Thumette, la comédienne avec qui je joue est formidable.

La pièce est très intéressante à travailler, j’y incarne une dizaine de personnages différents, les switchs se font très rapidement, d’une scène à l’autre. Je passe d’un inventeur anglais à un père de famille qui bat sa femme. On joue en français et en langue des signes, il m’a fallu apprendre cette dernière pour cette pièce bilingue. C’est aussi pour moi la découverte d’une culture, la culture sourde, qui est extrêmement riche et dont j’ignorais presque tout avant.

Il existe du « chant-signe », pour les curieux je conseille de jeter un coup d’œil et d’oreille à « Monsieur Firmin » d’Albaricate que l’on peut trouver sur YouTube.

Il y a aussi de la « poésie signe », si on peut en parler ainsi, par exemple dans la pièce lors d’un monologue extrêmement lyrique, proche de la danse.

Nous avons déjà joué sur Paris, Rennes et Nantes notamment. Plusieurs dates sont programmées en France pour cette année, la prochaine étant le 23 novembre à Bordeaux, et on espère que plein d’autres suivront. C’est quelque chose que j’aimerais pouvoir encore beaucoup partager.

 

 

Vos casquettes artistiques sont diverses et variées, vous vous êtes lancé récemment dans la réalisation.

Effectivement, l’année dernière, j’ai réalisé « Barbara », un court métrage de vidéo-danse, une adaptation cinématographique du poème de Jacques Prévert. J’y évoque la seconde guerre mondiale, l’amour et la séparation d’un couple à Brest.

Récemment, ce court métrage a été sélectionné par l’« American International Film And Art Festival », j’ai été ravi de voir mon film projeté sur grand écran aux Etats Unis.

Et cette année, je viens de réaliser un autre court-métrage, « Toy Stories », qui parle de l’amour à la parisienne. Ce sont deux monologues de deux filles qui ont une conception de ce sentiment disons, différente.

Pour la suite, quelles seraient vos envies artistiques ?

Je suis très heureux de faire ce que je suis en train de faire, aussi bien en tant que comédien de théâtre, que comédien à l’image, que réalisateur. Mon envie est de travailler toujours plus dans des domaines qui me demandent de sortir des sentiers battus. J’ai la vingtaine et j’en veux !

Merci Ishtvan pour cet agréable échange !

Publié dans Télévision

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Un Si Grand Soleil : Interview croisée avec Christophe Favre et Ishtvan Nekrasov !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Christophe, bonjour Ishtvan,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

On peut vous retrouver depuis quelques mois dans la série à succès de France 2 « Un Si Grand Soleil ». Cela doit être, pour vous, une grande joie et une grande fierté de faire partie de cette belle et grande famille ?

Christophe : Complètement ! Comme vous le dites, c’est une joie, et une fierté, ça fait plaisir d’avoir autant de téléspectateurs chaque soir. D’autant plus que ce chiffre ne tient pas compte des replays.

Ishtvan : Pour moi, c’est quelque part aussi un peu surprenant. Je ne connaissais pas du tout les chiffres de l’audience télévisuelle et, si je fais une comparaison avec le nombre de spectateurs du Stade de France, ce sont finalement plusieurs dizaines d’enceintes remplies. Quand on y pense, c’est un peu vertigineux. Donc, oui, c’est magnifique.

Christophe : C’est une énorme visibilité pour chacun de nous. Mais un tel succès n’est pas étonnant, c’est une très très bonne maison, on s’y sent très bien, je suis très content d’en faire partie, d’autant plus que mon personnage était, au départ, juste de passage. Je suis très heureux que l’on m’ait demandé de revenir.

Quels principaux retours vous font les gens sur ce programme ? Que vous en disent-ils ?

Christophe : Ils sont heureux de nous voir, c’est un rendez-vous chaque soir avec les familles de la série et les téléspectateurs, ils sont ravis de nous retrouver. Je sais qu’ils aiment beaucoup nos personnages, plusieurs fois on m’a dit que des pères comme cela existent. Ça fait plaisir de savoir que les gens apprécient.  Quand on nous croise ensemble, on me demande d’être plus gentil avec mon fils. Ça me fait beaucoup rire, car juste après, on me dit « mais vous êtes gentil en fait dans la vraie vie ! ».

Ishtvan : Ma cousine qui a commencé à regarder « Un Si Grand Soleil » juste pour me voir à l’écran est devenue, au fur et à mesure, complètement accro. La série a titillé son imaginaire et l’a faite rêver. D’ailleurs, un ami comédien, un jour, doutait du bien fondé de notre métier et je lui ai répondu que l’on travaille dans l’industrie du rêve. Notre but est de faire rêver les gens et, si ça les rend un peu heureux, c’est que l’on a accompli notre métier.

Quelques mois après vos arrivées respectives dans ce programme, quel regard portez-vous à présent sur vos personnages ?

Ishtvan : Haut en couleurs. Dylan est un personnage extrêmement colérique mais aussi aimant et j’espère aimable (en vrai j’adore jouer les méchants). Je suis très content d’avoir une palette de jeu très intéressante, j’ai été lycéen, graffeur, lascar, j’ai failli tuer un camarade, je suis passé au tribunal, à présent je travaille sur les chantiers. Les rebondissements ne manquent pas. Il est aussi très intéressant de rentrer dans l’intimité de cette famille ordinaire et touchante par sa simplicité.

Christophe : Mon personnage me touche beaucoup, c’est une personne qui n’arrive pas à dire « Je t’aime » à son fils, alors qu’il est profondément aimant et qu’il fait tout cela pour le bien de son fils. Mais il ne va pas le manifester d’une façon évidente, il va se cacher derrière des obligations de métiers et de codes d’honneur. Je suis sûr que si, un jour, un drame arriverait à son fils, il serait totalement démoli. Il est brut de décoffrage, il est à fleur de peau, c’est un personnage très intéressant à jouer.

Ishtvan : Cela me fait penser au moment où j’avais une intrigue avec le personnage d’Inès peu avant la séparation de nos personnages. Je discutais avec le réalisateur et on se posait la question de ce que défendait Dylan au plus profond de ses tripes, lui qui est très colérique et parfois bête dans ses agissements. On est finalement arrivé à la conclusion que pour Dylan, le plus important était l’amour.

Par rapport à ces différentes couleurs artistiques que nous venons d’évoquer, avez-vous des sources particulières d’inspiration pour votre interprétation ?

Ishtvan : J’avais regardé le film « La Haine », peu avant de commencer le tournage. Je pense que Vinz a eu un certain impact sur mon imaginaire.

Christophe : Quand je suis arrivé sur ce programme, le but de mon personnage était de montrer pourquoi mon fils réagissait comme ça. C’était mon cahier des charges. Il fallait que l’éducation et l’amour que je donne à ce fils expliquent ou justifient son comportement. Ne vivant pas exactement comme ça, je me suis inspiré d’autres personnes qui m’entourent, d’autres situations que l’on voit au quotidien. J’adore observer les gens, leur façon de vivre, quel que soit mon personnage d’ailleurs. Et puis, je me suis construit une histoire, et donc un personnage puis je me suis posé la question « pourquoi je dis ça ? », et j’ai trouvé des réponses.

Mais il y a aussi de l’amour entre ces deux personnages. Je suis donc allé chercher des choses qui m’appartiennent. Dès les premières séquences, les téléspectateurs écrivaient sur les réseaux des commentaires comme : « tu as vu comment est le père ? Ça ne m’étonne pas que son fils soit comme ça ». Donc le pari était gagné quelque part.

 

 

Je me suis aussi demandé ce que j’aimerais dire ou ne pas dire avec mon fils et c’est là où j’ai trouvé certains chemins. Je puise dans ma vie personnelle pour être juste. Avec Ishtvan, on s’est très vite accordés sur la couleur de nos personnages, c’est pour cela que ça répond bien aussi, on est devenu très complice. Cela rend les personnages beaucoup plus touchants.

Pour la suite, à titre personnel, aimeriez-vous pouvoir approfondir certaines couleurs ? Peut-être même en explorer d’autres ?

Ishtvan : J’adorerais approfondir un côté comique, un certain clown triste que j’entre-aperçois mais que je n’ai pas eu beaucoup l’occasion d’explorer. Dans la série, il y a des séquences proches du film d’action, il me plairait d’avoir de la matière là-dedans (De la bagarre et des explosions. J’adore les explosions).

Christophe : Ah oui, d’accord, donc tu veux faire courir papa ? Merci !

Je ne sais pas trop ce que j’aimerais ou pas. Je suis toujours en attente d’être surpris de ce qui va nous arriver. On n’a pas beaucoup de visibilité sur ce qui va s’écrire donc, contrairement à un scénario de film, qui permet de savoir où l’on va, là, on ne connait pas l’avenir. C’est une surprise à chaque fois de lire la suite. On a l’information un mois avant le tournage, donc trois mois avant la diffusion.

Pour l’instant, nos personnages n’ont pas de grosses intrigues, on est en filigrane, on alimente les histoires des autres. En ce moment par exemple, on alimente Eliott pour les travaux de son bar. Donc, du coup, tout est possible. Peut-être que je pourrais maintenant être plus exposé dans une histoire de truands, ou vendre des glaces sur la plage…non je rigole !

Ishtvan : En fait, avec Christophe, on s’est un peu inventé une histoire de truands justement.

Christophe : C’est surtout toi qui voulais ça, les truands, on se chamaille même dans la vie. « Rire ».

Moi, je disais que Mon personnage était contre la bourgeoisie, il fallait donc que je trouve quelque chose qui me donne la haine de cette dernière. Comme sa maman n’existe pas, j’ai supposé que, peut-être, elle était bourgeoise, que je l’avais tuée dans un accident de voiture et que cette bourgeoisie de Montpellier m’en voulait en m’en rendait responsable. C’est pour cela que, depuis le début, j’incite mon fils à ne pas parler aux bourgeois. Ishtvan en a rajouté une couche, en se disant que, peut-être, nous sommes des truands qui cachons un trafic derrière tout cela. « Rire »

Ishtvan : J’aimerais aller encore plus dans l’intimité de ces personnages.

Christophe : Qu’est-ce que je te donne à manger par exemple ? Est-ce que papa est bon cuisinier ou pas ?

Ishtvan : Est-ce que l’on mange des coquillettes pendant des semaines ? Est-ce que l’on galère un peu ? Comment vit-on cette éventuelle galère ?

Christophe : Est-ce que je t’emmène au cinéma ? Est-ce que je te fais manger des glaces ? Je te vois venir, tu veux un cadeau d’anniversaire, des choses comme cela. C’est vrai que, en plus, à Noel, je ne t’avais pas gâté, je t’avais fait travailler.

On pourrait peut-être te faire arriver une maman ou pour moi une femme, après tout tu as une copine, tu es le bourreau des cœurs et moi je n’ai personne. Mais, au-delà de tout ce que l’on dit, les histoires sont surtout une volonté de la chaine et des créateurs. Je leur fais confiance. Je suis sûr que l’on va avoir de belles surprises.

On le sait, le rythme de tournage sur une quotidienne est soutenu, au travers du nombre de minutes utiles à défendre chaque jour. Au fur et à mesure, adaptez-vous votre méthodologie pour être toujours plus efficaces et disponibles ?

Ishtvan : Effectivement, le rythme est soutenu, il faut être efficace, on n’a pas le droit d’être malade ou d’être fatigué. Il faut toujours être au top et c’est quelque chose qui se travaille aussi.

J’avais surtout travaillé précédemment au théâtre, art dans lequel on a plusieurs semaines, voire mois, de préparation. Là, le fait de n’avoir que quelques minutes de répétition juste avant de tourner était complètement déconcertant. Finalement, j’ai pris le rythme. C’est à nous de nous adapter. Il faut faire vite et bien.

Christophe : Je ne l’ai pas vécu comme cela à ce niveau-là. Oui, c’est rapide mais ce n’est pas sur ça que j’ai changé certaines choses. En fait, c’est plutôt dans la méthodologie de travail que l’on a avec eux, en termes d’organisation. Elle est différente comparativement à des longs métrages ou des téléfilms. Par exemple, je ne connaissais pas le poste de planneur, une personne avec qui on parle de nos disponibilités. On est en dialogue direct avec la production, ça ne passe plus par notre agent.

J’ai aussi dû m’adapter à la rotation. On peut tourner pendant un mois avec une équipe puis, après, avec une autre. Alors que, sur un film, on a la même équipe du début à la fin.

La vitesse de tournage est plus un bouton que l’on règle. On doit apprendre plus vite, être efficace plus vite, mais c’est juste une vitesse je dirais car apprendre nos textes et être efficaces sur un plateau est quelque chose que l’on connait déjà.

C’est une autre façon de travailler, et c’est très intéressant, ça nous permet de nous sortir de notre petite zone de confort. Cela nous nourrit aussi car chaque réalisateur va avoir une vision et une façon de travailler différentes. C’est très intéressant.

 

 

Ishtvan : Je te soutiens complètement sur ce point. Les réalisateurs ont des approches différentes, certains vont guider davantage, d’autres vont être plutôt concentrés sur le cadre et la lumière.

Christophe : La sensibilité de nos personnages va être donnée différemment aussi. Les réalisateurs n’ont pas tous la même vision de nos rôles. On doit s’adapter au vocabulaire de la personne, cela nourrit également. C’est un très bon exercice.

Pour terminer, un petit mot sur ce vrai bon esprit de famille, sur cette vraie bonne entente, sur cette vraie complicité entre tout le monde.

Christophe : Ah oui ! Aussi bien côté artistique, côté technique que côté production. L’ambiance est joyeuse et amicale. C’est un gros paquebot extrêmement bien huilé, extrêmement bien organisé. Avec une bienveillance permanente, ils veulent que l’on soit bien. A tous les niveaux, le logement, les transports, tout est organisé pour que l’on se sente à l’aise. Chacun a son poste et ses attributions, c’est une magnifique machine, je suis épaté, je trouve cela formidable.

Ishtvan : Ta métaphore du paquebot marche très bien. Nous avons chacun notre place et nous voulons tous que ce paquebot arrive à destination. Nous avançons tous dans la même direction, on a envie de se soutenir vers une ascension.

Christophe : On ne joue pas tous ensemble, il y a plein d’acteurs qui ne se connaissent pas physiquement et, quand on se retrouve, on est tous contents de se rencontrer. Ça prouve bien que, à la base, il y a quelque chose de très solaire. Quelque chose nous réunit. C’est comme une grande famille. C’est vraiment très agréable. D’ailleurs, je l’ai redit à la production récemment, cela pourrait être formidable de faire une scène collégiale avec tout le monde. Ça ferait beaucoup de monde mais ça serait très plaisant.

Ce fut une joie d’échanger avec vous deux !

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Demain Nous Appartient : Christiane Ludot évoque son personnage et en profite pour aborder ses autres actualités artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Christiane,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre site.

On peut vous retrouver depuis quelques mois dans la série à succès de TF1 « Demain Nous Appartient ». Quel regard portez-vous sur votre personnage ?

C’est un personnage plutôt riche. Au départ, elle apparait comme une grand-mère jeune, dynamique, qui ne se laisse pas faire et qui a l’habitude de tout réglementer. Elle ne fait pas confiance à sa fille.  Petit à petit, au fil du temps, on voit le lien avec sa fille s’enrichir et devenir plus complexe. Elle est alors en empathie avec cette dernière et va jusqu’à aller s’accuser à sa place.

Le personnage était, au début, plutôt léger et, petit à petit, il devient un peu plus dramatique, un peu plus lourd, un peu plus grave. Avec plus d’émotions et de sentiments. Cette évolution est, je trouve, intéressante. La palette de jeu est large, en un mois et demi de diffusion.

En plus, on ne sait pas ce qui va arriver au personnage. C’est aussi plaisant d’être dans un certain inconfort. Quand je suis arrivée sur la série, j’avais peu d’indications sur le passé du personnage. Ce qui m’a permis de proposer des choses.

Justement, quelles ont été vos principales sources d’inspiration pour l’appropriation du personnage ?

J’ai pensé avant tout que sa petite fille était quelqu’un de très important pour elle. Evidemment, elle aime sa fille mais, au début, elle est dévouée à sa petite fille. Elle s’est donnée comme une mission. C’est quelqu’un qui a une certaine expérience de la vie, qui est assez sure d’elle. Ce qui peut avoir aussi un côté rassurant.

Ce qu’elle va vivre au travers de Justine va la bousculer, la déstabiliser et remettre en cause ses certitudes mais elle va rebondir pour aider sa fille et sa petite fille.

Vous qui vivez cette aventure de l’intérieur, selon vous, quelles sont les principales raisons du succès de ce programme ?

Je crois que les téléspectateurs arrivent à se projeter dans les personnages. Ces derniers sont assez proches des gens, qui peuvent donc s’identifier : il y a un éventail très large de personnages, de toutes les générations et ces derniers sont ancrés dans une réalité sociale (dans un bar, un lycée, par exemple. Il y a un souci sur TF1 de réalisme : on est dans des situations de tous les jours, on aborde des problèmes de société et ce sont des choses qui touchent les gens.

 

 

On le sait, le rythme de tournage sur un programme quotidien est soutenu. Vos précédentes expériences vous ont-elles aidée dans ce sens ? Avez-vous même peut-être des petites astuces ?

Je pense qu’un comédien qui arrive pour la première fois sur ce programme peut effectivement avoir quelques difficultés car il y quand même beaucoup de textes. On les a un peu à l’avance mais il faut les apprendre très vite. Il est important d’avoir une grande souplesse, avec les réalisateurs et les coachs, il faut être ouvert. Mon parcours en télévision notamment m’a aidé, du coup, sur ce tournage.

La clé est vraiment d’apprendre son texte au cordeau. Même si on peut ensuite être appelé à changer des choses en plateau. Le but est d’en être libéré. Je travaille souvent au crayon pour l’articulation, pour me débarrasser de ce souci-là, pour me libérer des mots, ne pas buter dessus et, ainsi, être plus disponible pour le jeu.

Pour la suite, à titre plus personnel, aimeriez-vous pouvoir développer certains thèmes en particulier au travers de votre personnage ?

L’arche vient de se finir, du coup la suite dépend beaucoup de ma fille. Je suis un personnage satellite, je suis donc au service de l’arche de Justine. Mais je sais qu’il a été évoqué de former une famille à trois, avec Tristan, ma petite fille et moi-même. Une sorte de famille atypique. Cela pourrait être, je pense, intéressant. Cela pourrait donner lieu à des situations aussi un peu comiques et à des quiproquos, notamment parce que Tristan n’a pas de lien direct avec nous. Il y a, je pense, quelque chose à exploiter dans ce sens.

En parallèle, dans un autre registre, vous avez joué pendant près de deux ans la pièce « Le Jardin d’Alphonse ». Une tournée devrait être programmée prochainement. Quels souvenirs gardez-vous de cette belle aventure ?

Ce fut vraiment une belle aventure, une vraie rencontre avec Didier Caron, un auteur que je connaissais peu. Le rôle est très intéressant, c’est une pièce chorale, à neuf sur scène. Dans l’histoire, une famille recomposée se réunit pour l’enterrement du grand-père, des secrets de famille remontent alors à la surface et des règlements de compte en découlent.

Chaque personnage a une trajectoire et une couleur différentes, il faut être à l’unisson dans la partition, comme un orchestre. Mon personnage est, au départ, assez doux et veut arrondir les angles. Petit à petit, on découvre que cette femme a aussi une histoire, une vie amoureuse. Elle est en contre point des autres, c’est intéressant de garder cette retenue.

 

 

C’est une belle aventure humaine, c’est une pièce qui touche tout le monde, toutes les générations, mêmes les enfants. Ce mélange de comédie et d’émotion est plaisant. Le jeu est proche du cinéma, on cherche toujours une vérité chez les personnages.

A titre plus personnel, considérez-vous les planches et l’image comme un seul et même métier ? Ou la variation du support en fait-elle deux entités différentes ?

Pour moi, c’est le même métier, ça fait appel aux mêmes qualités et au même travail. Sauf que, effectivement, le support est différent donc l’approche l’est aussi. Au théâtre, le public renvoie la balle, chaque soir est différent et on peut aussi changer des choses. Sur un tournage, on a deux à trois essais puis, après, ça ne nous appartient plus. Les deux nourrissent en tout cas, même si les techniques et les plaisirs différent. Quoi qu’il arrive, c’est le même métier et je ne conçois pas l’un sans l’autre.

En parallèle, vous développez actuellement des projets d’écriture et de réalisation, pour un court et un long métrages. Pour ce que vous pouvez en dire, comment les présenteriez-vous ?

Je suis venue à l’écriture il y a sept à huit ans. Comédienne, j’ai toujours aimé regarder la technique. J’aime beaucoup aussi la photo, j’aime donc cadrer. En venant à l’écriture, je me suis aperçue que j’écrivais plutôt en images. J’imagine déjà le film à ce moment-là.

J’ai, précédemment, tourné deux courts métrages. Un au travers d’un stage de réalisation, « Il va faire jour mon amour », d’une durée de cinq minutes. Un autre qui s’appelle « Viens regarder la mer », plus ambitieux, d’une durée de vingt-minutes, avec les aides de la région Poitou Charentes notamment. Il est allé dans quelques Festivals.

 

 

Je continue sur cette lancée, j’adore cela et mon expérience de comédienne m’aide dans la direction d’acteurs. Là, j’ai écrit un scénario qui s’appelle « Le voyage de Jeanne », d’une durée de vingt minutes, qui a été sélectionné dans le cadre d’une résidence musicale, « Trio », où chaque réalisateur rencontre des compositeurs. J’ai terminé l’accompagnement au scénario, le bébé est prêt, je n’ai plus qu’à le présenter aux producteurs, ce que je suis en train de faire actuellement.

Ça se passe dans une petite île, où une femme d’une cinquantaine d’années vient rechercher sa fille qu’elle avait abandonnée il y a longtemps. Le film interroge le lien maternel, qu’est-ce que réellement aimer son enfant ? 

Parallèlement, j’écris « Hanami – Ou contempler la beauté des fleurs », un long métrage, littéralement « La fête du printemps », une fête du renouveau et de la renaissance au Japon, pendant laquelle toutes les familles vont pique-niquer. C’est l’histoire d’une femme, de plus de cinquante ans, qui va renaitre à elle-même d’une manière pas voulue, plutôt inconsciente. Un jour, elle s’évanouit devant un tableau, ce qui déclenche plein de choses chez elle. Elle va alors redécouvrir un secret de famille et surtout reprendre sa vie en main. C’est en développement, je finalise le scénario actuellement.

Ce fut un plaisir, Christiane, d’échanger avec vous !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Christophe Favre évoque sa belle et riche actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Christophe,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez participé récemment au Festival Polar de Cognac, dans une région que vous connaissez bien et qui vous tient à cœur. Comment cela s’est-il déroulé ?

Très bien. C’est la 2éme fois que je suis dans une ouvre en compétition, l’année dernière, c’était pour le téléfilm de Delphine Lemoine, « Jusqu’à ce que la mort nous unisse », avec lequel nous avions eu un prix. Cette fois-ci, on présentait « Crimes parfaits », une série diffusée sur France 3 et réalisé par Nicolas Herdt. Nous étions très heureux de le présenter car ce film a été une très belle rencontre, grâce à laquelle nous tournons à nouveau ensemble pour la série « Nurses » sur TF1.

Nous avions tourné à La Rochelle, ville où j’ai fait mes années de lycéen, car je suis né à Royan. C’était vraiment formidable, pour moi l’enfant du pays.

Ce Festival est très bon enfant, il regroupe vraiment des passionnés du Polar. L’organisateur Bernard Bec nous accueille très chaleureusement. Que ce soit la littérature, les BD, les films, les courts métrages. On est entre nous, on se rencontre, on peut prendre le temps de discuter de cette passion commune. C’est très intéressant.

Justement, vous avez commencé à en parler, quel est le pitch de l’épisode de « Crimes Parfaits » dans lequel vous avez tourné ?

Cette série est construite de telle façon à ce que, dès le début, on puisse voir le meurtre et en connaitre l’auteur. Mais on n’en découvre pas alors les raisons. Un peu comme « Columbo ». Là, ce sont Julie Ferrier et Wendy Nieto qui sont chargées de l’enquête, elles interrogent toutes les personnes dans l’entourage du mort, dans le milieu des maraichers.

Sans rien spoiler, il y a trois meurtriers. Pour ma part, je joue un ami du défunt et je vais devoir, à plusieurs reprises, témoigner et donner des impressions sur ce que j’ai vu et entendu. Vous le verrez, par ma faute, l’enquête va un peu s’embourber. Cet épisode est vraiment très chouette, très rock n’roll, très frais.

Cela a été une très belle rencontre, nous avons vécu entre nous. Quand on tourne un film en dehors de Paris, ça a une autre saveur. Puisqu’on passe plus de temps ensemble, on devient encore plus complices et proches, ce qui est vraiment intéressant pour nos personnages.

Pour France 2, vous venez de finir un autre tournage, « Il a déjà tes yeux », la suite du long métrage du même nom. Comment la décrire ?

C’est une aventure formidable. Sur le long-métrage, le réalisateur Lucien Jean Baptiste jouait le mari et, avec sa femme Aïssa Maiga, ils voulaient adopter un enfant, ils sont noirs et nous leur avions donné un enfant blanc.

La série, c’est la suite, 13 ans plus tard. Je suis très reconnaissant envers Lucien car travailler avec lui est un réel bonheur. Il a une énergie formidable, il sait nous emmener très loin dans les personnages et leurs situations, c’est très gratifiant.

En plus de l’équipe artistique, j’ai retrouvé toute l’équipe technique, c’était réconfortant de revoir cette belle famille. Cette comédie est drôle et émouvante.

On peut actuellement vous retrouver à l’image, dans « La Mante », sur Netflix. Que dire sur cette autre aventure artistique ?

Le casting est dingue et l’équipe technique magnifique. C’est un cadeau d’avoir eu ce rôle parce que des personnages de psychopathes, ça ne court pas les rues, et je remercie le producteur Anthony Lancret d’avoir pensé à moi et de m’avoir confié ce personnage. J’ai fait ainsi la connaissance du réalisateur Alexandre Laurent, il est exceptionnel et ça a été un incroyable voyage, je me suis tellement amusé. Le personnage est complètement à l’opposé de moi-même, c’est formidable de pouvoir se lâcher dans quelque chose qui ne nous appartient pas. Du coup, on cherche et on y trouve une sensibilité, une raison d’être et d’exister. Il a fallu que j’apprenne à aimer mon personnage, alors qu’il ne résonne pas comme moi. Il a donc fallu que je le construise. J’ai pu vivre et jouer par ce biais des choses que je ne vis pas au quotidien. C’est une des passions du métier d’acteur.

La proposition du personnage que je leur ai faite a été validée et ils m’ont laissé dérouler le fil. Il est complètement intriguant, il peut faire peur, dans la vraie vie on n’a pas forcément envie d’avoir un ami comme lui. Je me suis régalé et j’étais loin de penser que ce serait un de ces rôles qui marquent énormément. La première diffusion a eu lieu sur TF1 en 2017, le succès a été immédiat et le personnage détonnant. On m’en a encore reparlé à Cognac. Et aussi parce que nous avons la chance d’être sur Netflix, dans le catalogue monde. Ce qui nous a même valu un tweet de Stephen King. Et nous avons aussi eu un prix un an après à l’international.

L’équipe est revenue vers moi récemment pour un autre projet, dans un autre style, de la comédie policière. Je suis très heureux d’être convoité par des projets de genres différents, de la comédie, du polar, du thriller, de la série, des téléfilms, des films.

Merci, Christophe, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Un Si Grand Soleil : Emma Colberti évoque la série à succès de France 2

Publié le par Julian STOCKY

© Fabien MALOT - FTV

 

Bonjour Emma,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien avec vous !

La série de France 2 « Un Si Grand Soleil » est à l’antenne depuis un peu plus d’un an maintenant, avec le succès d’audience que l’on connait. Faire partie de cette belle aventure doit être, pour vous, source de joie et de fierté ?

Oui, évidemment. On espérait un démarrage en trombe mais on ne s’attendait pas à ce que ce soit aussi efficace tout de suite. La fierté est là, on est très contents des résultats et de faire partie du coup de cette belle aventure.

En plus, on est dans une forme de continuité vis-à-vis des autres quotidiennes, on arrive à la fin. Des gens font la boucle en terminant par nous, c’est vraiment chouette également.

Quels sont les principaux retours que peuvent vous faire les téléspectateurs ? Qu’est-ce qui leur plait dans ce programme, expliquant cette très belle fidélité ?

C’est marrant que vous me posiez cette question, j’ai justement eu récemment une discussion dans ce sens avec une autre personne, en faisant mes courses. J’ai trouvé l’analyse de la dame assez intéressante, elle me disait qu’il se passe certes énormément de choses dans la série au niveau des personnages, des histoires et des intrigues mais que l’on tente toujours de trouver des solutions, même à travers des difficultés d’ordre psychologique notamment.

Elle note que l’on parle beaucoup entre nous et que l’on ne subit pas les choses. Elle voit beaucoup d’humanité dans les personnages et dans ce qui leur arrive. Je suis assez d’accord avec cela, quelles que soient les intrigues que l’on a pu connaitre, même celles avec braquage et décès, on est toujours à fond dans l’humain et dans les émotions. On touche des choses assez profondes et je crois que la série est riche de cela. Même lorsque mon personnage est tombé amoureuse d’un bad boy, Bruno Serrat, nous sommes allés plus loin que cela, cette relation a permis de raconter la part d’humanité de ce dernier.

Tout est en place par rapport à cette action-là, les musiques sont choisies dans ce sens, la réalisation aussi. Il y a parfois de vrais partis pris, qui accompagnent notre volonté de montrer l’être humain dans ses failles, dans ses mauvais côtés mais aussi dans ses bons côtés. En fait, on y va, comme s’il n’y avait pas de tabou.

Sans vouloir m’aventurer, je crois que l’on est dans un moment singulier de notre société où, plus que jamais, on a besoin de voir cela à l’écran.

Votre personnage, Eve, a déjà vécu de nombreuses choses, tant dans sa vie personnelle que dans sa vie professionnelle. Quel regard portez-vous à présent sur elle ?

Je pense qu’Eve nous cache beaucoup de choses, je pense que c’est une femme qui, même si elle a un côté très classique, très propre sur elle, bien en place, équilibré, n’a pas forcément connu que des moments évidents dans sa vie. J’ai ma petite idée là-dessus mais c’est moi, Emma, en tant que comédienne qui me suis construit quelque chose dans ce sens. On n’a pas encore toutes les clés de ce personnage, je sais qu’elles vont venir au fur et à mesure.

 

© Fabien MALOT - FTV

 

Je crois qu’il y a en elle une part d’ombre, une part sombre, pas forcément « dark » mais un secret un peu enfoui qui fait partie d’elle et dont on ne sait pas trop où il se situe. En tout cas, elle nous donne la possibilité de penser à cela justement en se mettant dans des situations un peu rocambolesques, pas évidentes à résoudre, notamment en tombant amoureuse d’un braqueur. On se dit qu’il y a quelque chose chez elle qui n’est pas si net ou clair que cela.

Je me pose sincèrement cette question, j’ai ma petite idée, encore une fois c’est ma cuisine personnelle mais je pense que c’est quelqu’un qui en a sous le pied et qui a des ressources. Elle a beaucoup encore à nous apprendre sur sa vie, sur ce qu’elle est, sur d’où elle vient. Elle a déjà annoncé des choses mais elle a beaucoup à raconter encore.

Avez-vous des sources particulières d’inspiration pour son interprétation ? Peut-on, parfois, retrouver de vous en elle ?

Je rejoins Eve dans son immense part d’empathie, qui la symbolise beaucoup. De façon logique, elle est du coup victime de gens manipulateurs, pervers narcissiques, notamment le père de son fils. Pour le reste, j’ai plutôt été vers un rôle de composition. Ne serait-ce que parce que je ne m’habillerai jamais comme elle, je suis peut-être un peu plus rock n roll qu’elle.  J’ai un fils de l’âge d’Elliott, j’ai la chance qu’il soit génial et qu’il n’ait pas de problème. Si cela n’avait pas été le cas, je ne suis pas sûre que j’aurais fait comme elle, je ne pense pas que je me focaliserai sur lui ainsi. Dans la vie, je n’aurais pas les mêmes réactions qu’elle.

Du coup, cela m’intéresse d’autant plus d’adopter son attitude, de voir où elle va pour comprendre un peu plus, justement, d’où elle vient. Elle est donc ma principale source d’inspiration.

On le sait, le rythme de tournage sur une quotidienne est élevé, au travers du nombre de minutes utiles à défendre chaque jour. Au fur et à mesure, affinez-vous votre propre méthodologie de préparation pour, ensuite, être toujours plus efficace et disponible sur le plateau ?

Je connaissais déjà un peu le monde de la série. Paradoxalement, je ne trouve pas que ça aille si vite que cela, je ne trouve pas que l’on soit dans les starting-blocks en permanence. Parfois, nous avons 8 à 9 séquences par jour, c’est chargé mais c’est comme une bonne journée de sport. Il faut enchainer, en étant dans l’ascenseur émotionnel toute la journée, en allant chercher en nous ce qu’il faut mais je trouve franchement que l’on prend le temps du jeu. Une vraie mise en place est faite. Je suis rarement sortie frustrée alors que j’avais pu le vivre sur d’autres séries par le passé.

En revanche, j’affute vraiment le physique. Chacun de nous qui a tourné une intrigue ou une arche qui lui ont été propres en est sorti les défenses immunitaires à plat, malade, HS. Il faut donc une bonne hygiène de vie, on ne peut pas se permettre de sortir le soir, de faire la fête et d’enquiller le lendemain une journée. La condition physique doit vraiment être au top. Comme les sportifs, il faut bien dormir, bien manger, s’entretenir sur l’endurance.

 

© Fabien MALOT - FTV

 

Pour le reste, savoir son texte en arrivant est juste la base du travail d’un comédien donc la question ne se pose même pas. Il y a une super ambiance générale, c’est vrai que parfois on se laisse aller à la rigolade, pour relâcher la pression, mais on n’a pas tellement le temps pour cela. En effet, je pense notamment à nos amis techniciens qui font un travail souvent plus physique que le nôtre, avec une amplitude horaire encore plus élevée. Ne serait-ce que pour eux, on se doit de finir à l’heure notre propre travail. Même si nous sommes de grands enfants, nous avons du respect pour cela.

Pour terminer, très simplement, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure ?

Que ça continue le plus longtemps possible. J’en ai envie, j’espère pouvoir justement aller le plus loin possible à la rencontre de mon personnage que j’adore. J’aime beaucoup Eve, j’ai hâte de découvrir plus ce qu’elle est, qui elle est.

Je souhaite une longue vie à cette série qui est partie, je l’imagine, pour une longue aventure.

Merci, Emma, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Éloïse Valli évoque son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Eloïse,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

On pourra prochainement vous retrouver sur France 2, dans un nouveau programme, « Une Belle Histoire ». Très simplement, comment le présenteriez-vous ?

C’est une série sur l’histoire de quatre couples, qui sont aussi des amis. Dont un qui a perdu sa femme lors d’une randonnée. J’y joue le rôle d’une fée assez barrée mais très connectée aux enfants, très maternelle. Je ne vous explique pas la suite, il faut vraiment que vous regardiez la série.

La réalisation est superbe, j’ai hâte que ça soit à l’antenne. Frédérique Krivine, scénariste, qui avait fait précédemment écrit « Un village français », vient de remporter le prix de la meilleure série française au Festival d’Angoulême.

Avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour l’interprétation de ce personnage singulier ?

Ah oui, totalement. Avant d’être comédienne devant les caméras, je l’étais avec les enfants, où j’organisais des anniversaires dans lesquels je pouvais me déguiser notamment en fée ou en Blanche-Neige, en fonction du thème choisi par l’enfant. Je gérais de 10 à 20 enfants, pendant près de quatre heures. C’était très plaisant de travailler avec les enfants. Donc, pour la série, c’était un rôle que je connaissais du coup bien dans la vraie vie.

Pour en revenir au programme en lui-même, selon vous, qu’est-ce qui pourra plaire aux téléspectateurs ?

L’amour ! Et l’envers de son décor. Le côté sombre et le côté solaire de la série, des personnages. Je ne fais pas de plan sur la comète, je touche du bois. En tout cas, il y a plein d’interaction et plein d’histoires dans l’histoire. Ce sera une belle histoire, c’est le cas de le dire.

 

 

En parallèle, sur M6 cette fois-ci, vous participerez à « Scènes de Ménage », un programme à succès de la chaine depuis dix maintenant. Quel rôle allez-vous y incarner ?

C’est une amie du jeune couple, interprété par Claire Chust et Vinnie Dargaud. Je ne peux pas trop en dire pour le moment. En tout cas, je peux vous glisser que je vais me faire draguer et que ce sera assez drôle.

Le tournage à la Cité du Cinéma était top.

Toujours à l’image, vous accompagnez un artiste dans un clip. Que dire sur cette autre aventure artistique ?

C’était parfait, nous sommes partis en petit comité avec Andy Maistre, un réalisateur formidable, qui a le sens de la caméra et une vision de la nature que j’adore. Nous avons tourné dans le désert espagnol, pour Théophile, un artiste engagé et sublime, parrainé par Vanessa Paradis, digne des anges. J’étais très heureuse d’avoir été choisie pour « Pars ». Je vous invite vraiment à découvrir ce chanteur.

Plus généralement, quelles sont vos autres envies pour la suite ?

D’autres projets arrivent. Pour le moment, devant la caméra, pour y être toujours plus à l’aise et pour comprendre l’envers du décor. Bien évidemment, dans le but, à terme, de pouvoir réaliser. J’écris aussi mon seule en scène, j’en avais déjà joué un par la passé, venant des planches. Mais je ne me précipite pas, le temps fait son œuvre et, petit à petit, l’oiseau fait son nid.

Ce fut un plaisir, Eloïse, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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