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Le médias blog de Julian

Jeanne-Marie Ducarre évoque son parcours, ses projets et envies artistiques !

17 Avril 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

Bonjour Jeanne-Marie,

Quel plaisir de nous entretenir avec vous.

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, comme en témoignent vos expériences notamment en télévision, au théâtre, mais aussi en publicité. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’exercice artistique ?

Au théâtre, j’aime le contact avec l’équipe, j’aime créer un spectacle, j’aime passer du temps à construire un personnage pour voir ensuite naitre des représentations avec plein d’autres personnes. J’adore le contact avec le public, qui est très important et qui apporte beaucoup je trouve.

En tournage, un autre exercice, je suis attirée par le côté naturel et spontané que l’on attend. Il y a très peu de préparation en amont, les répétitions sont rares. Nous n’avons souvent que 15 minutes seulement avec le réalisateur et les autres comédiens, en amont, pour voir ce que l’on fait et que l’on nous indique nos places. Cela demande du coup un travail personnel énorme en préparation, qui se fait de manière beaucoup plus solitaire. Ensuite, il faut arriver à se connecter et à se mettre en lien très très vite avec l’autre. C’est très chouette. Les tournages permettent aussi parfois de jouer des scènes d’action, mais aussi de connaitre des décors absolument sublimes dans lesquels je n’aurais jamais pensé être.

Depuis peu, je me suis mise aussi au doublage. Cela me plait beaucoup. C’est encore un autre exercice parce que là il faut se mettre dans la peau d’un autre comédien, il faut rentrer dans sa respiration pour jouer un peu à la manière de. Tout cela doit être fait très vite car il n’y a pas beaucoup de temps. Cela m’amuse énormément.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents domaines ?

Je trouve que ces trois exercices sont différents mais complémentaires. De toute façon, plus l’on a de cordes à son arc, plus l’on va être compétent dans tous les domaines. Le doublage va apporter au tournage car il faut parfois se post synchroniser donc il est important de savoir le faire bien.

Le théâtre apporte à l’image et inversement. Je vais reprendre, fin avril, le rôle d’Angélique dans « Le malade imaginaire », au théâtre Fontaine. Cela fait 3 ans que je ne suis pas montée sur scène et cela fait encore plus longtemps que je n’ai pas joué de théâtre classique, un exercice très particulier. J’arrive avec un petit peu mon expérience de télévision que je n’avais pas du tout avant. Ce qui m’apporte un œil nouveau et des réflexes qui ne sont pas les mêmes. Je trouve que cela me donne plus de naturel et de spontanéité. Des choses ont été apportées et tout se nourrit.

Je trouve d’ailleurs très dommage que, en France, il y ait une espèce de clivage. Quand j’ai quitté Strasbourg pour arriver sur Paris, j’avais fait principalement du théâtre et que peu de tournages. Lors de mes castings, en énumérant mon parcours, les directeurs de castings attendaient davantage d’expérience dans l’image. Heureusement quand même certains on la curiosité de nous rencontrer et nous laisse la chance de passer des castings sur de très beaux projets. Mais de manière générale tout est cloisonné, ce qui est embêtant. Cela ne se passe pas comme ça au Canada, aux Etats-Unis ou bien encore en Belgique. En France, il y a les directeurs de castings images, les directeurs de castings théâtre et il y a les directeurs de plateaux de tournage. C’est bien cloisonné et il faut pouvoir, à chaque fois, y rentrer, ce qui demande une grande énergie. Se faire un réseau nécessite un travail énorme. Il faudrait que les domaines puissent se recouper un peu plus.

3/ Vous avez commencé un peu à en parler, face au rythme soutenu d’un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

Par exemple, pour « Plus Belle la vie », je savais que ça allait être très dense. Plus qu’un téléfilm, 27 minutes utiles sont tournées chaque jour. Je n’avais jamais travaillé aussi vite donc j’ai fait appel à ma coach Ariane Schrack avec qui je travaille régulièrement. Pour me préparer pour le rôle de Maud.

J’avais déjà commencé à apprendre le texte avant de la voir pour décortiquer absolument toutes les scènes. Nous avons créé l’histoire du personnage, avec des parents, une enfance. Cela m’a beaucoup aidé, je savais à chaque scène en plateau exactement où j’en étais. Ce qui m’a permis de passer un tournage vraiment très serein et très agréable. Tout le monde était très content, nous avons même fini une fois avec deux heures d’avance.

4/ Juste avant de rentrer sur scène, quelles sensations et quels sentiments prédominent alors en vous ?

J’ai toujours le trac, mais c’est un bon trac, il me booste. Quand je sors ensuite de scène, j’ai une énergie folle. C’est comme une drogue, une vraie poussée d’adrénaline très agréable.

5/ Plus généralement, quels sont vos projets artistiques actuels ? Vers quels domaines aimeriez-vous vous tourner ?

J’ai un rôle récurrent de doublage, je suis la  voix française d’un nouveau personnage dans «Amour, gloire et beauté». Cela devrait être un travail sur le long terme, ce qui est toujours plaisant.

Comme je vous le disais, je reprends Angélique dans « Le malade imaginaire ». Elle est la fille du personnage principal, elle est amoureuse de Cléante, elle veut l’épouser mais son père, comme dans beaucoup de pièces de Molière, veut la marier à un autre. Avec Toinette, la servante, elles vont essayer de contrecarrer ce mariage prévu. C’est un rôle assez frais, de jeune première. Elle est drôle, a des propos assez féministes car elle est affirmée dans ce qu’elle veut. Il y a pas mal de couleurs différentes, de la fraicheur, de la colère, de la tristesse. Je m’amuse bien.

Je viens de rentrer dans la troupe, ce qui devrait aussi me permettre d’interpréter d’autres rôles dans des pièces classiques.

Je vais prochainement tourner dans un court-métrage, un pilote pour une série. J’espère que cela aboutira.

6/ Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

J’adorerais avoir un rôle récurrent sur une série, pour travailler en longueur le personnage, pour intégrer une famille, pour connaitre un peu de stabilité et de confiance. Sans oublier le cinéma qui m’attire beaucoup.

Merci Jeanne-Marie pour votre disponibilité !

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Baptiste Fache évoque son parcours et son actualité artistique !

9 Avril 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision

 Crédits photo : Aurélien MELAN

Bonjour Baptiste,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes, notamment modèle et comédien. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’exercice artistique ?

Je dirai que c’est quelque chose qui m’a attiré assez jeune, j’ai commencé le théâtre vers l’âge de 10 ans. J’ai arrêté quelques années plus tard, étant alors davantage attiré par les jeux vidéo et les sorties avec les copains. Mais, après le bac, en première année de fac, j’ai repris le théâtre amateur.

Je suis actuellement dans une compagnie 100% amateur. Les metteurs en scène sont eux aussi amateurs, ce qui est très intéressant. C’est une association étudiante où chacun peut amener un projet de théâtre ou de mise en scène. Une présentation des projets a lieu en octobre, suivi de castings pour les comédiens.

Ce qui permet souvent de tomber sur des metteurs en scène vraiment passionnés, qui ont leur projet vraiment bien en tête et qui donc savent nous guider avec précision. C’est très enrichissant pour le jeune comédien que je suis.

En parallèle de mes cours, je suis aussi mannequin, depuis 4 ans. Cela me prend pas mal de temps et j’en suis très heureux. Je suis aussi beaucoup intéressé par la sculpture et l’architecture. Je trouve l’art d’envergure très intéressant.

2/ Retrouvez-vous des complémentarités artistiques entre ces différents exercices ?

C’est très compatible ! Il existe, dans le mannequinat, différents profils et le mien est davantage commercial. Je fais des publicités et des catalogues notamment mais pas que, je fais également de la mode. Dans ce métier, avoir des notions de comédie apporte une aisance à parler avec les gens mais aussi face à l’objectif.

Le mannequinat aide aussi à la comédie car on apprend à se placer, à avoir plus confiance en soi, ce qui est important. La photo est un exercice figé, alors quand dans la vidéo la démarche est plus longue.

Mais je pense que c’est plus la comédie qui apporte au mannequinat que l’inverse.

3/ Selon vous, quelles sont les clés de réussite d’un cliché ?

Principalement la lumière. Même la plus belle des personnes doit être mise en avant par la lumière.

J’aime échanger avant de shooter avec le photographe, pour mieux connaitre la personne et cerner ses attentes. C’est important de capter vite son idée pour pouvoir ensuite s’adapter à ce qu’il veut mais aussi proposer. L’échange est primordial.

4/ Face au rythme soutenu d’un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de préparation en amont ?

Il faut, au minium, apprendre ses répliques. J’aime avoir un texte et m’en séparer un peu. Pour l’adapter et l’interpréter. Il est important également d’être à l’écoute du réalisateur.

5/ Plus généralement, quels sont vos actualités, projets et envies artistiques actuels ?

Je termine actuellement mes cours et j’ai décidé de me lancer pleinement en tant que comédien et mannequin. Mais je souhaite accentuer beaucoup plus le côté comédien. Je vais me constituer une bande démo et je recherche de bonnes collaborations pour participer notamment à des courts métrages. J’ai des idées que je souhaiterais développer avec des amis.

J’adorerais aussi faire des petits stages pour finaliser mon apprentissage. J’aimerais bien partir à l’étranger un peu. Dans le mannequinat, il me plairait de faire une publicité pour un parfum.

Je fais aussi de la radio étudiante, dans mon université où je suis chroniqueur pour une émission qui parle de l’entreprenariat social. C’est un sujet un peu sérieux sur lequel nous essayons d’apporter une certaine pédagogie, pour vulgariser le terme. J’aimerais d’ailleurs, dans le futur, combiner une activité entrepreneuriale et une activité artistique.

Ce fut une joie, Baptiste, d’échanger avec vous !

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Olivia Gotanegre : parcours, projets, envies - elle évoque tous les sujets !

3 Avril 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

Bonjour Olivia,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour le blog !

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes comme en témoignent vos expériences notamment au cinéma, en télévision, mais aussi au théâtre. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’exercice artistique ?

J’adore raconter une histoire au sein d’une équipe et entrer dans un univers. J’aime rencontrer un réalisateur, confronter nos points de vue sur un scénario, être dans l’échange autour du personnage. La collaboration sur un projet artistique est ce que je préfère.

 

2/ Retrouvez-vous certaines complémentarités artistiques entre les différents domaines évoqués ?

Ces domaines sont quand même un peu différents. Je fais moins de théâtre maintenant. Je fais du cinéma, de la télévision et des voix pour des documentaires, des publicités et des jeux vidéos. Je ne réfléchis pas forcément en termes de complémentarités, je me questionne davantage sur l’envie de travailler avec telle ou telle personne ou sur un projet particulier. Parce que c’est une question d’engagement.

 

Ce sont surtout la richesse et la diversité qui me plaisent et c'est assez sympa, c’est vrai, de pouvoir se balader parmi les genres.

 

3/ Face au rythme soutenu d’un plateau de tournage, quelle est votre préparation en amont?

Ca dépend du type de rôle. Dans la série politique irlandaise « Charlie » interprétée par Aidan Gillen, je jouais Anne Pingeot, la maîtresse de François Mitterrand. Il était évident qu’il fallait que je sache qui elle était et, en 1981, ce qui s’était passé précisément en Irlande, au niveau historique et politique. Il y a eu une énorme recherche en amont de qui a fait quoi, de qui était qui, pour comprendre ce qui se joue entre les personnages, et aussi à quel point Anne Pingeot était présente auprès du chef d’état dans le cadre de leur relation cachée du grand public.

 

J’ai donc travaillé là-dessus et sur ce qu’il était possible de faire ou pas à cette époque pour cette femme qui était dans l’ombre. Je me suis aussi demandé quels étaient les enjeux de mon personnage au milieu de ces joutes politiques. Il y avait énormément de choses à jouer, ce qui était très jouissif.

 

Dans « Versailles », je me fais tuer dans une scène. C’était tout une succession d’émotions extrêmement fortes qu’il fallait jouer puisqu’en l’espace de quelques secondes, on passe de la joie à l’inquiétude, puis on tue devant ses yeux son mari, son fils, puis elle reconnait le tueur… Bref je me suis plutôt préparée émotionnellement.

 

Quand on lit un scénario, on a des images, des émotions et une envie de faire aller notre personnage dans un certain sens. Evidemment on en discute avec le réalisateur mais on ne sait pas ce qui va se passer sur le plateau. Il faut donc venir avec sa proposition et pouvoir la moduler pour s’adapter à ce que le réalisateur veut aussi à ce moment-là sur le plateau. Il peut avoir l’envie d’essayer des choses que l’on ne gardera pas forcément et il faut être en mesure de pouvoir les proposer. Il faut aussi croiser les doigts pour que sa vision et la notre se rejoignent.                                                                                                                

4/ Juste avant de rentrer sur scène, quels sentiments et quelles sensations prédominent en vous ?

Le trac. Le mélange d’une énorme envie d’y aller et en même temps une peur farouche. J’adore quand la salle gronde, cette vie, cette attente. On sait que ça va commencer dans peu de temps, que c’est imminent. Notre job est de faire voyager le public, de l’emmener dans l’univers de la pièce.

 

En fait, il y a beaucoup d’attente des deux cotés du rideau et c’est palpable dans l’air.

 

5/ Plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques en ce moment ?

Je travaille souvent sur des projets internationaux et c’est quelque chose que j’aime beaucoup. J’aime ces différentes manières de travailler et notamment celles anglo-saxonnes. Je souhaite vraiment aller davantage dans ce sens.

 

D’ailleurs, il y a de plus en plus de coproductions internationales et ça c’est fantastique parce que ça apporte de la richesse à tous les niveaux.

 

Ce que l’on peut me souhaiter, ce sont de jolis rôles au cinéma et j’aimerais beaucoup aussi jouer un personnage important dans une série courte d’une dizaine d'épisodes, pour avoir tout simplement l’opportunité de le travailler en longueur un rôle. Ces formats permettent de raconter énormément de choses, de voir évoluer son personnage, d’être au cœur de l’humain et de sa complexité. C’est ce qui m’intéresse.

 

6/ Enfin, que peut-on simplement vous souhaiter pour la suite ?

De continuer à travailler sur des projets intéressants, avec des gens talentueux, parce que c’est un pur bonheur et que l’on apprend beaucoup.

 

Ce fut un plaisir, Olivia, d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

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