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Alan Sorano, comédien, nous présente son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Alan Sorano, comédien, nous présente son actualité et ses projets !

Bonjour Alan,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

1/ Votre CV met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, au travers principalement du théâtre et de la comédie en télévision. Quelles expériences vous ont le plus appris ? Pour quelles raisons ?

Je retiens, pour commencer, ma formation théâtrale au cours Simon, qui m’a vraiment appris le jeu et m’a donné le plaisir d’être sur scène. J’ai aussi eu l’opportunité ensuite d’effectuer une tournée, entouré de comédiens avec qui j’ai pu acquérir de belles notions.

D’un autre côté, mes expériences face à la caméra m’ont été très utiles. Je pense notamment aux séries de scripted reality diffusées le matin, qui m’ont appris à être rapidement efficace face à la caméra. C’est grâce à cela que j’ai pu appréhender mes tournages sur la série « Plus belle la vie » de façon plus sereine et pertinente.

2/ Quelles complémentarités et, à l’inverse, quelles principales différences retrouvez-vous entre ces différents arts ?

Le théâtre est un art nous permettant notamment de maitriser la prise d’indication. En apprenant en fait à retranscrire les souhaits du metteur en scène.

Ce qui aide, sur les plateaux de tournage, à être très réactif face aux désirs de l’équipe technique. Dans cette optique, les comédiens expérimentés en théâtre sont des profils de plus en plus appréciés par la production en charge de séries télévisées.

3/ Vous avez tourné cette année dans la série à succès de France 3 « Plus Belle la Vie », où le rythme de tournage est généralement très soutenu. Quelle est alors votre méthodologie de travail ? Comment vous préparez-vous en amont du plateau ?

Je m’efforce de connaitre et de maitriser mon texte à la virgule près. Ce qui permet alors de l’oublier pour le réinventer. Même si ce n’est pas toujours simple car nous recevons parfois le texte seulement quelques temps avant le tournage.

Bien évidemment, je n’oublie pas la situation. Je n’apprends pas simplement des phrases pour les connaitre. Je cherche à les placer dans un contexte. Ce travail en amont facilite notre aisance sur le plateau, ce qui est très important !

Selon la situation, si du temps est disponible, il peut m’arriver de faire des propositions au réalisateur. L’implication associée plait généralement à ce dernier. L’échange et les dialogues n’en sont alors que plus instructifs.

4/ Revenons sur ces derniers instants au théâtre, juste avant la représentation, lorsque le rideau est encore fermé mais que vous entendez le bruit de la salle. Comment vous sentez-vous ? Dans l’excitation et le plaisir de monter sur scène ? Ou dans le stress, compréhensible, d’avant représentation ?

Dans pareil moment, je pense souvent à mon grand-père, Daniel Sorano, qui, lorsqu’il jouait devant 2 200 spectateurs au Théâtre de Chaillot, expliquait qu’il avait alors l’impression de tomber du septième étage.

Je partage pleinement ce sentiment car je crois toujours perdre pied avant de démarrer une nouvelle représentation. Il est alors génial de ressentir, dès l’ouverture du rideau, le changement radical de sensation, pour laisser place à une certaine magie, peu évidente à expliquer.

5/ De façon plus générale, quelles sont vos envies et vos projets artistiques du moment ? Par la suite, aimeriez-vous vous consacrer à un art plus en particulier ? Ou la complémentarité des deux vous attire-t-elle davantage ?

Il est important, je crois, de se diversifier. Se mettre des barrières serait dommage. Avoir plusieurs cordes à son arc est toujours intéressant et important. Aussi, j’aimerais beaucoup continuer à pratiquer les deux arts évoqués précédemment.

La caméra permet de grandir et de se faire connaitre, ce qui est fabuleux. La scène, quant à elle, procure d’autres sensations complémentaires.

Je travaille actuellement sur un spectacle en lien et en hommage à mon grand-père, que j’aimerais beaucoup pouvoir présenter au Festival 2016 d’Avignon. Ce projet me tient particulièrement à cœur.

En parallèle, j’espère multiplier les tournages pour des séries de télévision. Passer du temps sur un plateau m’attire grandement. Mon objectif étant d’y obtenir un rôle récurrent.

Notons que j’ai eu l’opportunité de tourner deux nouveaux épisodes, en tant que policier, pour la série de TMC « Les Mystères de l’Amour ». Je me suis vraiment très bien entendu avec l’équipe, qui est très sympathique. A l’image de « Plus Belle la Vie », la volonté d’intégrer les nouveaux comédiens, quel que soit le nombre de jours de tournage, est particulièrement marquante. Ce qui facilite beaucoup notre travail.

6/ Pour conclure, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs de cet entretien pour les encourager à suivre votre parcours et votre actualité ?

Je suis particulièrement touché par votre soutien car je n’en suis encore qu’au début de ma carrière. Votre accompagnement aide à monter les marches et à avancer. Merci à vous !

Si je peux me permettre un conseil aux jeunes comédiens démarrant dans le métier, ne lâchez rien car le jeu en vaut vraiment la chandelle.

Merci beaucoup Alan pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Marion Ossent, artiste aux multiples casquettes, nous dévoile son actualité ainsi que ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Marion Ossent, artiste aux multiples casquettes, nous dévoile son actualité ainsi que ses projets !

Bonjour Marion,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog !

1/ Votre parcours met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, au travers notamment de la comédie, de la publicité ou bien encore des voix-off et du mannequinat. D’où vient votre passion pour l’exercice artistique ? Qu’est-ce qui vous y plait ?

J’apprécie la diversité des rencontres permises au travers de ces différents arts. Même s’il peut y avoir une part importante de stress, j’en retiens surtout l’amusement.

Je n’ai pas l’impression de travailler mais plutôt de me faire plaisir !

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différentes thématiques ?

Mon parcours est, je crois, une suite logique. J’ai démarré avec le mannequinat, où les ressentis s’expriment en façade. Voulant ensuite aller davantage dans la profondeur de l’art, je me suis orientée vers la comédie. Où l’exercice se prolonge au travers d’un personnage.

Même si ces exercices sont différents, ils permettent la découverte et donc l’enrichissement professionnel.

3/ De multiples clichés très agréables sont visibles sur internet. Quelles sont, selon vous, les clés d’une photo réussie ?

La lumière est un élément très important. C’est la base de la réussite ! Sans oublier bien sûr la photogénie, pas forcément en lien direct avec la beauté d’ailleurs. C’est plutôt un côté magique difficilement explicable mais que la lumière aide à mettre en avant.

L’originalité d’une photo peut également attirer ainsi que l’art qui y est représenté.

4/ De même, la publicité n’est pas un exercice facile car il faut attirer et convaincre en peu de temps. Comment y parvenir avec succès selon vous ?

Il faut arriver à donner l’envie au consommateur, notamment en le rapprochant de nous. Pour qu’il se sente concerné et pris dans le spectacle.

L’aspect psychologique est donc loin d’être négligeable, bien au contraire.

5/ Le rythme sur un plateau de tournage est généralement très soutenu. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail en amont ? Comment vous y préparez-vous ?

J’aime vivre l’instant présent, au sens où j’appréhende les scènes les unes après les autres. Dès la fin d’une prise, je l’oublie de façon volontaire pour me focaliser uniquement sur la suivante sans penser immédiatement à celles qui seront à tourner ensuite.

Je cherche à rester au plus proche possible du moment présent.

6/ De façon plus générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ?

Je continue certes le mannequinat mais ce n’est plus ma cible prioritaire. Je me tourne à présent principalement vers la comédie. Dans cette optique, je suis très régulièrement à Los Angeles où je dispose de nombreux contacts. Mon souhait serait de m’orienter vers des rôles drôles .

En parallèle, des projets en télévision se concrétisent.

7/ Vous alternez les projets entre la France et les Etats-Unis. Constatez-vous des différences marquantes du contenu et du mode de fonctionnement selon le pays ?

L’ouverture d’esprit diffère entre les deux pays. En France, il est nécessaire de se concentrer sur un art en particulier, pour être plus crédible. A l’inverse, aux Etats-Unis, la diversité professionnelle est fortement appréciée.

Les contacts sont plus nombreux à Los Angeles, comme je vous le disais, car c’est un lieu majeur pour les comédiens. C’est la ville où il est important d’être présent !

A titre personnel, la volonté de réussir à l’étranger est sans doute aussi liée à un souhait de me prouver à moi-même que j’en suis capable. Je m’y sens d’ailleurs plus forte.

8/ Pour finir, que souhaiteriez-vous dire aux lecteurs du blog pour les encourager à suivre votre parcours et vos projets ?

M’intéressant de plus en plus à la comédie, je pense pouvoir vous proposer, par la suite, des choses encore plus drôles et différentes. Merci aussi pour votre soutien, qui m’est précieux !

Ce fut un plaisir, Marion, d’effectuer cette interview en votre compagnie !

Publié dans Télévision

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Saverio Maligno, artiste aux multiples casquettes, nous dévoile son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Saverio Maligno, artiste aux multiples casquettes, nous dévoile son actualité et ses projets !

Bonjour Saverio,

Merci d’avoir accepté notre invitation à répondre à quelques questions pour le blog.

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes : comédien, acteur et auteur. Depuis plus de vingt ans sur les planches, vous avez aussi tourné dans plus d’une vingtaine de téléfilms. Qu’est-ce qui vous plait tant dans votre métier ?

La multiplicité des univers me plait beaucoup. Je prends autant de plaisir à diriger les enfants en atelier théâtre qu’à être sur un plateau de cinéma ou de publicité.

Les énergies y sont partout différentes, ce qui est très plaisant. Typiquement, une publicité ou un téléfilm présentent des rythmes très condensés, de quelques jours seulement. Contrairement à une pièce de théâtre où l’aventure peut durer près d’une année, si l’on prend en compte les préparatifs.

L’éclatement de ces espaces temps m’intéresse beaucoup, ainsi que l’univers de chaque personne et les énergies de chaque art.

2/ Nous l’avons dit, vous possédez plusieurs cordes à votre arc artistique. Quelles complémentarités y retrouvez-vous ?

En tant qu’artiste, je suis multiple : je prête mon physique en tant que comédien et ma voix lorsque j’effectue des doublages. Tout se sert et se nourrit : le phrasé du doublage peut m’aider à faire une proposition au théâtre ou sur un plateau de tournage.

Aussi, j’ai récemment doublé, dans le huitième épisode de la saison 3 de "House of cards", l’adolescent de 14 ans qu’était Barack Obama. La petite voix aigue que je suis allé chercher pourra sans doute m’inciter à suggérer un personnage de théâtre. J’emmène les univers les uns dans les autres, j’ai envie que tout se mélange !

3/ Vous avez aussi géré une compagnie théâtrale à votre nom, avec une programmation très riche. Pourriez-vous nous en présenter le principe et le contenu ?

J’ai effectivement réduit ma participation dans cette compagnie depuis quelques mois pour pouvoir réaliser d’autres envies car celles-ci évoluent avec le temps. Même si je continue à mener des projets avec cette compagnie.

Les passerelles ne s’arrêtent pas là. Le théâtre et le terrain me passionnent. Aussi, j’effectue beaucoup d’actions artistiques, culturelles et de sensibilisation avec mon ami Stéphane Ropa. C’est l’occasion de transmettre ce que j’ai pu apprendre et dont j’ai pu profiter.

La compagnie, quant à elle, s’efforce de créer à la fois des œuvres contemporaines ainsi que des spectacles plus classiques mais avec un point de vue et des éléments actuels.

Typiquement, pour la représentation des « Fourberies de Scapin », les deux valets Sylvestre et Scapin étaient bien présents sur les planches, tandis que les maitres étaient en vidéo. Ajoutons que la voix-off était celle d’Homer Simpson.

4/ Intéressons nous à l’artiste que vous êtes. Les rythmes de tournage sur les plateaux sont généralement intenses. Aussi, comment vous y préparez-vous ? Quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

C’est une question très intéressante ! En effet, il n’y a pas de petit rôle ni de petite journée. Même si une phrase seulement doit être prononcée en tournage, la préparation et la projection restent intensives. Je m’efforce également de prévoir au personnage un petit passif.

Notamment pour une prestation de bijoutier face à Anne Parillaud, où seulement quelques phrases constituaient mon intervention. Le travail que j’ai pu faire en amont sur la gestuelle a été particulièrement remarqué. Alors que, à l’inverse, les dix journées de tournage d’un professeur aux côtés notamment de Miou-Miou sont restées plus discrètes.

Quel que soit le contexte, je donne systématiquement le meilleur de moi-même.

5/ Vous étiez, avant l’été, en écriture de nouvelles comédies avec Maria Ducceschi. Ces projets avancent-ils selon vos souhaits ?

Nous avons travaillé, il y a peu, une première lecture du texte « Les plongeurs de l’extrême », écrit par Maria Ducceschi. Une mise en chantier va prochainement être faite, au travers de modifications ou bien encore d’ajouts.

La première représentation aura lieu le 21 novembre prochain, à Courrières, dans le Pas-de-Calais. Avant d’essayer de produire ce spectacle dans d’autres théâtres, au niveau national. Nous serons aussi sans doute présents au Festival d’Avignon 2016.

En parallèle d’une autre pièce de théâtre de Maria, « Le miracle », avec Taira Borée et Marie-Borowski, dont je parlerai peut-être plus tard.

6/ De façon plus générale, quels sont vos envies et vos projets artistiques actuels ?

J’ai envie d’images. Art que j’ai découvert bien après le théâtre, au début des années 2000 et dans lequel il faut être le plus naturel possible. Contrairement à la scène, où il est nécessaire de parler très distinctement, à haute et intelligible voix.

D’ailleurs, je vais prochainement tourner une séquence avec Kad Merad pour « Baron noir », une nouvelle série pour Canal +.

7/ Pour conclure, que souhaiteriez-vous dire aux lecteurs du blog pour les encourager à suivre votre parcours et votre riche actualité ?

Soyez attentifs à tout ! Aux affiches de théâtre, mais aussi aux voix françaises et aux comédiens des films, téléfilms ou bien encore séries. Ne zappez pas pendant les publicités.

Soyeux curieux de la vie et de tous les artistes en général. Mon rêve, jusqu’à mon dernier souffle, est d’œuvrer dans le milieu artistique. J’ai envie de continuer à vous faire rêver et à rêver avec vous.

Appréciez aussi les livres ainsi que les autres œuvres artistiques ! Et, surtout, parlez-vous et parlez-nous, c’est important de nos jours !

Ce fut un plaisir, Saverio, d’échanger avec vous !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Elsa Morizot, comédienne, évoque pour nous son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Elsa Morizot, comédienne, évoque pour nous son actualité et ses projets artistiques !

Bonjour Elsa,

Quel plaisir d’effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Vous avez, au mois de juillet denier, fait partie de la distribution de la pièce « Cyrano de Bergerac » au Vingtième théâtre. Quels souvenirs en gardez-vous ?

J’en garde un très bon souvenir ! L’équipe du Vingtième théâtre nous a très bien accueillis. Nous avions en plus la chance d’être le seul spectacle alors en représentation, augmentant d’autant la disponibilité de l’équipe technique pour notre troupe. Nous nous sommes réellement installés, un mois durant, dans ce bel endroit.

L’expérience artistique fut superbe, le rôle de Roxane est très agréable à travailler ainsi qu’à jouer. L’œuvre est très belle, ce fut un réel plaisir de l’interpréter.

En commençant l’aventure « Cyrano de Bergerac » en début d’année, je ne vous cache pas avoir eu de l’appréhension, ayant peur de ne pas être à la hauteur de ce magnifique texte. Mais très vite la fierté d’interpréter un tel rôle s’est ajoutée puis, deux mois après le début des répétitions, l’impatience des premières représentations s’est alors ressentie.

2/ La distribution est alternante. Aussi, en fonction des comédiens présents sur scène, des adaptations artistiques ont-elles été nécessaires ?

Même si nous avions tous répété de la même manière, des différences sont naturellement apparues. Je suis certes restée, avec Amélie - la comédienne en alternance sur mon rôle, dans les mêmes marques de mise en scène. Mais nous avons été très différentes pour les autres aspects artistiques.

Ce fut en fait le cas pour les trois rôles en alternance. Typiquement, j’ai eu l’opportunité d’avoir face à moi deux interprètes différents du personnage de Christian et j’ai pu constater que chacun des comédiens a réagi différemment, corporellement notamment. Pour autant, cela n’a pas bouleversé le jeu des autres participants. L’adaptation a été facile, les marques restant identiques.

L’alternance permet d’éviter une certaine routine, nous étions obligés d’avoir une vigilance encore plus importante, ce qui est très enrichissant !

3/ Aimeriez-vous reprendre une nouvelle fois cette pièce, à Paris ou en tournée provinciale?

C’est un désir commun à la troupe. Bien que certains aient, en parallèle, d’autres projets qui les empêcheraient peut-être de poursuivre l’aventure.

Nous avons effectué une vingtaine de représentations et nous aimerions aller encore plus loin. Rejouer sur Paris serait vraiment formidable. Quant à la tournée, des démarchages ont été entamés dans ce sens. Pour autant, le nombre important de comédiens, huit en l’occurrence, ainsi que l’ampleur des décors et des costumes rendent l’organisation et le financement de dates provinciales plus compliqués.

4/ De façon plus générale, vous possédez déjà plusieurs expériences théâtrales. Notamment dans « Il y a foutrement longtemps » ou bien encore, plus récemment, « La putain respectueuse ». Qu’aimez-vous dans cet art si attachant ?

Chaque soir est différent. Les réactions changeantes, d’une représentation à la suivante, du public et des autres comédiens sont magiques.

Ajoutons l’intérêt pour la longue préparation en amont, que ce soient les répétitions mais aussi les mises en place, les tests sons et lumières ainsi que les essayages des costumes. Sans oublier bien sûr l’atmosphère si particulière du théâtre.

Comment vous est venue l’envie de devenir comédienne ?

Mon papa a été comédien et ma famille travaille dans différents domaines artistiques. Du coup, j’ai été baignée très tôt dans ce milieu. L’envie m’est donc venue très jeune.

Le choix de l’option théâtre au lycée n’a fait que renforcer ce souhait. Avant d’intégrer une école de théâtre à l’issue de mon baccalauréat.

5/ Un spectacle en particulier vous a-t-il plus marqué que les autres ? Le cas échéant, pour quelles raisons ?

J’ai eu la chance, à l’âge de 19 ans, de travailler, pour mon premier spectacle professionnel, aux côtés notamment de Robert Hossein. Pour « Ben-Hur » au Stade de France. J’en garde un souvenir mémorable, accompagnée par trois cents autres comédiens et près de deux cents membres de l’équipe technique, dans ce lieu grandiose.

Mes représentations de « Antigone » d’Anouilh furent de très bons moments également, de part la beauté de la pièce et de son texte. Mais aussi parce que le personnage est très fort à interpréter. Grâce notamment à ma collaboration avec le metteur en scène Frédéric Desbordes, ce rôle m’a particulièrement marqué.

Tout comme celui de Lizzie dans « La putain respectueuse » ou bien encore Roxane dans « Cyrano de Bergerac ». Ils sont superbes à travailler et merveilleux à interpréter

6/ Revenons quelques instants à ces derniers moments avant de monter sur scène, alors que le rideau est encore fermé mais que vous entendez déjà le bruit de la salle. Quel sentiment prédomine alors ? La joie et le plaisir d’aller retrouver le public ou, au contraire, l’inquiétude et l’angoisse d’avant spectacle ?

Il y a, je crois, un mélange des deux. L’excitation est à lier à la joie de retrouver la scène, pour passer encore une à deux heures très agréables, complétées des réactions changeantes du public et des comédiens, comme je vous l’expliquais précédemment, comparativement à la veille.

L’appréhension vient de l’incertitude face au jugement et justement aux réactions des spectateurs. Je suis sur scène depuis près de dix ans maintenant et ce sentiment reste inchangé. La peur au ventre est toujours présente.

J’apprécie arriver tôt en amont de la représentation. C’est alors l’occasion, pour la troupe, de se retrouver avant de se coiffer et se maquiller. Créant alors un moment de détente bien agréable avant de monter sur scène. Ce n’est par contre pas systématiquement faisable selon le nombre de spectacles à l’affiche.

7/ Quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ? Aimeriez-vous vous tourner vers d’autres arts, tels la télévision ou le cinéma ?

Il est vrai que j’ai eu l’opportunité de participer à de nombreuses aventures théâtrales. Notamment au travers de la troupe créée avec quelques camarades de promotion. Les contacts y sont donc plus faciles.

Je vais d’ailleurs jouer « Les bonnes » de Jean Genet, en mars 2016 au théâtre Les 50, à Saint-Jean de Gonville. Une autre date est programmée, en juin l’année prochaine, à Fort-L’Ecluse, en extérieur, dans ce magnifique lieu.

Pour autant, j’aimerais faire de la télévision et du cinéma. N’ayant pas d’agent, il m’est cependant plus compliqué d’avoir accès aux castings associés. Toutefois, l’envie d’y effectuer quelques expériences est particulièrement grandissante depuis le début de l’année. Découvrir l’envers du décor et le fonctionnement d’un plateau de tournage m’attire de plus en plus.

8/ Pour finir, que souhaiteriez-vous dire aux lecteurs du blog pour les encourager à suivre votre parcours ?

Je vous incite à continuer à aller au théâtre et au cinéma ! Je vous invite aussi à suivre ma compagnie, « Les dix sous de l’heure », avec laquelle plusieurs dates de tournée sont actuellement en discussion. Nous aimerions aussi beaucoup faire un spectacle pour enfants l’année prochaine.

Merci aussi pour votre soutien et votre fidélité !

Merci beaucoup Elsa de nous avoir accordé quelques instants !

Publié dans Théâtre

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Allan Duboux, comédien, met en avant son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Allan Duboux, comédien, met en avant son actualité et ses projets !

Bonjour Allan,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Les téléspectateurs de France 3 peuvent actuellement vous retrouver dans la série à succès « Plus Belle la Vie », où vous y interprétez le personnage de Bryan. Celui-ci vient semer la panique à quelques jours du mariage annoncé de Mélanie Rinato, jeune serveuse au Mistral.

Qui est-il exactement ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Bryan est fortement poussé par l’ambition de réussir et d’avoir une brillante carrière. Au point qu’il accepte d’effectuer un acte machiavélique et méchant pour obtenir un stage dans une entreprise renommée.

Plus précisément, sa cousine Juliette lui offre l’opportunité de travailler pour une société attrayante, à la condition qu’il l’aide à casser le mariage de son cousin Etienne avec Mélanie.

Bryan n’a pas beaucoup de scrupules et le respect s’arrête tôt. Il est aussi égoïste, par sensibilité ou par naïveté. Il est prêt, coûte que coûte, à tout pour satisfaire ses objectifs.

2/ Si vous en aviez la liberté, comment aimeriez-vous voir évoluer votre personnage ? D’ailleurs, apprécieriez-vous d’incarner un personnage récurrent de la série ?

J’aime interpréter des personnages intéressants, dans le sens où ils ne subissent pas. Je n’apprécie que peu jouer une personne molle aux côtés « lover ».

C’est pourquoi je ne souhaite pas que Bryan devienne plus sage. J’apprécierais qu’il ait du caractère, avec une sagesse associée. Car il a sans doute un bon fond, c’est un gentil dans l’âme.

Ayant une culture artistique américaine, la récurrence du personnage m’intéresserait car elle serait l’opportunité de continuer à apprendre en travaillant sur un rythme soutenu, avec une équipe technique nouvelle. L’expérience serait très intéressante !

3/ Le rythme de tournage est généralement très soutenu sur le plateau. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail ? Comment vous préparez-vous ?

Il est excessivement important, pour un comédien, de connaitre son texte et d’en avoir fait une première analyse. Pour, une fois sur le plateau, avoir une disponibilité maximale pour le réalisateur et les autres comédiens.

Connaitre son personnage est nécessaire aussi, au travers de ses motivations, de son passé et des risques associés à sa situation notamment.

Même si j’essaie de réfléchir, en amont, à quelques petites suggestions scéniques et corporelles, l’appréhension sur le plateau, associée au timing, aux aléas de tournage et à la forte affluence technique, inhibe parfois les idées.

Dans ce sens, l’accumulation d’expériences, je l’espère, me permettra d’être plus efficace encore sur la concrétisation effective des astuces trouvées en amont.

4/ En parallèle, vous interprétez Eric Fava, jeune producteur à succès, sur TMC, dans la série culte « Les Mystères de l’Amour ». Votre personnage est actuellement aux Etats-Unis pour accompagner sa chanteuse Fanny Greyson. Serez-vous prochainement de retour à l’antenne ?

Je pense qu’Eric Fava est aujourd’hui très bien installé aux Etats-Unis et qu’il a pour objectif d’y rester. Il s’est acheté une jolie maison sur les routes de Malibu, a rencontré une femme formidable lui ayant permis d’oublier ses multiples chagrins. Il a aussi compris qu’il pouvait s’autoriser à aimer une femme lui donnant la même chose en retour.

Il s’est à présent concentré sur le jazz et le blues. Son bonheur et son épanouissement sont tels que je ne pense pas qu’il revienne en France.

5/ De façon plus générale, quels sont vos envies et vos projets artistiques actuels ?

Je travaille actuellement sur une pièce en anglais. Que j’aimerais pouvoir présenter au festival d’Edimbourg. Ayant fait toutes mes études à New-York, j’ambitionne de travailler à nouveau dans la langue de Shakespeare.

J’avais déjà eu, aux Etats-Unis, l’opportunité de jouer, huit mois durant, dans « Sleep no more ». Cette expérience fut fabuleuse et m’avait donné le goût du jeu en anglais.

Le projet actuel est, plus précisément, un one-man show sous forme d’une pièce de théâtre, d’un auteur que j’apprécie énormément. J’étais, il y a longtemps, tombé sous le charme de cette œuvre avec laquelle j’avais, malheureusement, rencontré par la suite quelques péripéties. Je souhaite à présent renouer ce lien si fort avec cette pièce.

Sous le souffle de Virginie Caren, une web-série avec Richard Pigois est également en projet. L’idée est fabuleuse et me plait énormément. Il nous faut à présent financer la série et créer un intérêt autours de cette dernière pour pouvoir lancer le premier épisode.

L’équipe est très motivée, le travail réalisé autours de cette série est superbe et j’attends celle-ci avec impatience. Je serais d’ailleurs ravi de donner à nouveau la réplique à Richard, avec qui l’échange sur le tournage de TMC avait été très agréable.

6/ Revenons quelques instants sur votre parcours. Vous avez membre notamment de l’équipe de Suisse de ski Freestyle, participant même à la coupe du Monde 2006. Avant de vous pour les Etats-Unis suivre une formation intensive de comédien. Comment vous est venue l’envie d’exercer ce beau métier ?

La vie est un théâtre ! J’aime et j’ai besoin de me « donner en spectacle », ce qui me remplit de bonheur ! Mettre en scène, faire rire ou pleurer, étonner sont autant de sentiments qui m’attirent.

Né en Suisse, je m’étais des lattes pour aller à l’école. J’ai appris à skier comme un enfant apprend à respirer sur le ventre de sa maman. J’adorais pratiquer ce sport car je le rapproche du cirque. Beaucoup de travail et de concentration sont nécessaires pour plaire et intéresser le public présent.

J’étais d’ailleurs toujours plus performant en compétition qu’à l’entrainement, du fait de la présence de spectateurs et du plaisir que je pouvais leur transmettre. Le soutien de la foule générait aussi une adrénaline très plaisante.

Par la suite, les huit mois passés à l’armée ont été un révélateur car ils m’ont permis, chaque fin de semaine, de me présenter face à un public de plus de deux cents personnes. Il fallait en effet résumer à tous la semaine écoulée, ce que j’adorais effectuer au travers principalement de mimes et d’imitations.

Les rires des gens me rendaient vivant, me procurant alors une sensation de grand plaisir. Ajoutée à cela ma passion, depuis mon plus jeune âge, pour la scène où règne une atmosphère si particulière, tout était alors réuni pour que je me lance dans l’apprentissage du théâtre.

Les Etats-Unis, de part les formations qui y sont dispensées, étaient sans doute le meilleur endroit pour cela. Pour être le plus intéressant, le plus beau et le plus pertinent possible dans l’interprétation de mes rôles.

7/ Pour conclure, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à suivre vos différentes prestations ?

J’ai simplement envie de leur dire que je n’existerai pas sans eux ni sans toutes les personnes qui me soutiennent. J’en retire énormément de bonheur et je m’efforce d’exercer mon métier aussi pour eux. Votre soutien m’est précieux.

J’espère en tout cas que mon travail continuera à générer de l’enthousiasme, du plaisir et de la passion.

Ce fut un plaisir, Allan, d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

Publié dans Télévision

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Le comédien François-Marie Nivon nous présente son actualité et ses envies artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Le comédien François-Marie Nivon nous présente son actualité et ses envies artistiques !

Bonjour François-Marie,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Votre parcours atypique vous a mené du design à l’architecture puis à la comédie. Comment s’est effectuée la bascule entre les deux ? Quel a été le déclic ?

Le déclic a eu lieu lors de ma dernière année d’études. Où je devais analyser un film, en partant du visionnage de quelques séquences pour ensuite imaginer une maison de laquelle nous n’avions pu seulement voir que quelques éléments.

La dessiner et en faire les plans était la première étape avant, par la suite, de créer une histoire associée. Il s’agissait alors de mes premiers pas dans le domaine du cinéma, concernant la gestion et la maîtrise notamment de la lumière, des espaces et des mouvements. S’en est alors suivie la réalisation d’un vrai film.

L’expérience fut très intéressante, m’ayant permise de découvrir une nouvelle passion.

2/ Votre premier métier vous aide-t-il aujourd’hui sur les plateaux, notamment pour mieux appréhender et maîtriser l’espace ?

La théorie est certes très importante, mais le projet précédemment expliqué fut l’occasion de passer à la pratique. Je me suis alors mis en situation, d’abord en finalisant (plans de maison, scénario, story-board, casting etc) puis en jouant dans l’œuvre. Une semaine a été nécessaire à cela.

Puis, sur l’aide d’un professeur de cinéma nous ayant apporté son savoir-faire, une projection a été effectuée. Aussi pour mettre en avant les forces et les faiblesses de l’œuvre. Cela m’a permis d’avoir un regard beaucoup plus ouvert sur ce milieu artistique. Cette expérience m’a également apporté un plus au niveau technique.

3/ Vous avez participé à de multiples tournages pour la télévision (publicités, séries et téléfilms) ou bien encore notamment sur divers courts-métrages et longs-métrages... Une expérience vous a-t-elle davantage marquée ? Le cas échéant, quelles en étaient les raisons ?

Il m’est difficile de faire ressortir un tournage plus qu’un autre. C’est plutôt l’ensemble qui me marque. Ces expériences, quelques soient leurs visibilités, sont, pour moi, autant de cadeaux de la vie car je n’avais initialement pas vocation à exercer ce métier.

Je mettrais surtout en avant les belles rencontres que j’ai pu effectuer. Les rapports humains sont très importants pour moi. Rencontrer des gens, d’origines différentes, était un souhait personnel de longue date.

4/ Vous projetez actuellement la réalisation d’un film. Pouvez-vous déjà nous en dire davantage sur ce beau projet, sur son contenu et son avancée ?

Mon parcours, je vous l’expliquais, par le hasard des choses, m’a amené à être acteur. La multiplication des expériences en plateau m’a permis d’en découvrir l’envers. Les attentes sont parfois longues entre deus scènes, ce sont alors pour moi autant d’opportunités d’apprendre et de mieux comprendre le fonctionnement. Ces expériences permettent aussi de multiplier les rencontres.

Lorsque l’on avance dans la vie, l’on se découvre de nouveaux challenges et de nouveaux désirs. Etre artiste, c’est avoir des choses à raconter.

Le projet que vous évoquez m’a été proposé récemment afin d’en reprendre conjointement le scénario. Ainsi, je suis amené à y être coscénariste. Ce long-métrage me tient à cœur car il me permet non seulement de me faire plaisir mais c’est aussi l’opportunité – et même un luxe – de pouvoir m’écrire un rôle sur mesure. Ce dernier est un vrai cadeau artistique car il passe à travers toutes les émotions possibles.

Nous en sommes actuellement à la finalisation de l’écriture. Le scénario, d’environ 100 pages, a été finalisé sur un à deux mois seulement. Le film sera, je pense, d’une durée d’une heure trente à une heure quarante.

Nous faisons actuellement des rencontres et des castings pour les rôles principaux. Nous espérons vraiment travailler avec des acteurs déjà connus du public. Ce qui est très important aussi pour le financement.

Le projet avance bien et nous espérons pouvoir effectuer le tournage l’année prochaine.

5/ Quelles ont été vos sources d’inspiration pour l’écriture de ce long-métrage ?

N’étant pas directement porteur du projet, un traitement plus ou moins approfondi m’avait été amené. Il m’a simplement été demandé de collaborer sur l’écriture au travers des dialogues et d’apporter mes idées. J’en suis arrivé à une première version scénarisée de 70 pages. Suivi d’une version encore plus détaillée, à travers de nouvelles idées et un rythme dialogué plus travaillé.

Ce film sera très réaliste, à la fois social et dramatique, ancré sur la réalité d’aujourd’hui. Deux amis d’enfance y sont, par les aléas de la vie, séparés. Par le hasard des choses, ils se retrouveront au même endroit, là où ils ont grandi… un regard sur soi-même et sur l’autre… je ne puis vous en dire plus pour l’instant…

6/ Quelle date serait un souhait réaliste pour la première projection ?

Il faudra, je pense, compter au moins six mois, après le tournage, pour la postproduction. Si tout se passe bien, notre ambition est de montrer ce long-métrage au courant de l’année 2017.

L’on a toujours une idée précise d’un projet lorsqu’il commence et nous espérons que la finalité de ce film sera compatible à nos attentes et conforme à nos idées. Nous espérons aussi que tout le monde sera content.

7/ De façon plus générale, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

Le projet précédemment évoqué me permet de découvrir le rôle de scénariste, que je ne connaissais pas vraiment jusqu’à présent. Ce qui est une autre étape et un autre échelon dans ma vie.

J’espère, à son issue, pouvoir réaliser mon propre film. Tout en restant humble, car c’est un métier que je découvre encore. Une fois que l’on a goûté aux plateaux, l’on a ensuite, je crois, l’envie de tout y faire.

C’est aussi l’occasion d’être ensuite un meilleur acteur. Avoir la connaissance du travail de chacun est une aide précieuse.

8/ Pour conclure, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs de cet entretien pour les inciter à suivre votre actualité ainsi que l’avancée de vos projets ?

Faire un film est toujours très difficile, les risques pris sont importants. Sans oublier les attentes fortes des collaborateurs travaillant avec nous. Aussi, vos encouragements et votre soutien me sont précieux !

Ce projet a aussi une autre raison d’être, celle de mettre en avant d’autres talents. Nombreux sont les artistes doués mais à qui la chance de se montrer n’a pas encore été donnée. Aller voir ce film encouragera certainement les producteurs à investir davantage sur ces profils.

Le cinéma d’aujourd’hui se diversifie davantage mais pas assez encore à mon goût... Notre ambition est vraiment d’ouvrir d’autres portes. Nous espérons donc que les spectateurs nous accompagneront au maximum. Permettant ensuite, je le souhaite, à d’autres acteurs asiatiques ou d’origines différentes de foncer. Ce serait là une grande source de satisfaction personnelle.

Ce fut un plaisir, François-Marie, d’échanger sur votre parcours et vos projets !

Publié dans Télévision

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François Nambot, comédien, nous dévoile son actualité ainsi que ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

François Nambot, comédien, nous dévoile son actualité ainsi que ses projets artistiques !

Bonjour François,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie.

1/ Les téléspectateurs de TMC peuvent vous retrouver, depuis fin août, dans la série à succès « Les Mystères de l’Amour ». Où vous y interprétez un lieutenant de police. Qui est-il exactement ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Mon personnage apparait en fait en remplacement d’un collègue. Il connait d’ailleurs très bien Marie, avec laquelle l’on peut penser qu’il a eu une aventure sentimentale par le passé.

Leurs retrouvailles créent une complicité et une proximité immédiates, ce qui est plaisant. En effet, le jeu, en tant que comédien, ne s’est pas arrêté à un échange entre deux simples collègues.

Je me suis d’ailleurs très vite entendu avec Magalie Semetys, qui interprète Marie dans la série, nous permettant de crédibiliser plus facilement le lien proche entre nos personnages respectifs.

2/ Si vous en aviez la liberté, comment aimeriez-vous voir évoluer votre personnage ? Souhaiteriez-vous qu’il puisse s’épanouir ailleurs qu’au commissariat ?

J’apprécierais en effet jouer quelques séquences dans d’autres lieux. Pour, pourquoi pas, mieux comprendre la proximité existante avec Marie. D’autant plus que cette dernière a malheureusement perdu son ex-mari.

Un rapprochement entre nos deux personnages serait donc une voie possible, je pourrai être une sorte de soutien affectif.

J’ai en tout cas très envie de poursuivre l’aventure sur cette série !

3/ Le rythme de tournage est généralement très soutenu sur la série. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail ? Comment vous organisez-vous en amont des plateaux ?

La liberté est trouvée en travaillant énormément en amont. Aussi, arriver sur le plateau en connaissant son texte au rasoir est évident. Permettant d’être souple et de jongler avec les demandes du réalisateur.

En plus de l’apprentissage du texte, j’aime, à la maison, en amont des tournages, essayer quelques interprétations et idées sans pour autant m’enfermer dans une situation ou un ton. Pour m’en servir le moment venu, sur demande éventuelle de l’équipe technique.

4/ De façon plus générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ?

J’ai tourné, au mois d’août, un premier rôle dans un film d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau. Cette expérience magnifique a été ma première occasion d’un rôle aussi important au cinéma. Le film devrait sortir en salles en février 2016.

Une histoire d’amour y nait mais elle est entachée par le Sida. Je suis très fier de la qualité du travail effectué, malgré une économie et un timing très tendus.

En parallèle, je continue à développer des projets avec ma compagnie de théâtre, ce qui me rend très heureux. Nous jouerons à partir du mois de mars 2016, au Théâtre du Lucernaire à Paris, Le jeu de l'amour et du hasard de Marivaux. C'est une mise en scène très rock et colorée que nous proposons de la pièce, et c'est une très bonne manière de découvrir, pour ceux qui ne la connaisse pas encore, cette magnifique comédie de Marivaux.

Je souhaite également continuer à multiplier les rencontres, en télévision, au cinéma et au théâtre. Cela est très excitant et passionnant.

5/ Votre parcours met en avant les différentes cordes de votre arc artistique. Au travers notamment du théâtre, des courts-métrages, de la publicité et de la télévision. D’ailleurs, quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents exercices ?

Le théâtre, art dans lequel j’ai suivi une formation au conservatoire, est une très bonne école car il apporte une rigueur dans la façon de travailler et de respecter les textes ainsi que les auteurs. Il est suffisamment exigeant pour structurer correctement un comédien.

Aussi, cette expérience nous renforce en arrivant au cinéma ou en télévision, deux domaines où notre travail est davantage morcelé et effectué dans un ordre différent. Le théâtre nous aide alors à ne pas se laisser piéger ni à se perdre.

Le cinéma, pour sa part, permet de jouer des sentiments et des sensations plus intimes. De façon générale, les différents arts évoqués sont complémentaires et parallèles, car le fond reste le même.

6/ Revenons quelques instants à ces derniers moments, au théâtre, avant de monter sur scène, lorsque le rideau est encore fermé mais que l’on entend le bruit des spectateurs. Quel est alors le sentiment qui prédomine en vous : l’excitation de retrouver le public ? ou l’angoisse, bien compréhensible, de monter sur scène ?

Je ressens un mélange de ces différents sentiments. La peur est très excitante, chaque soir étant différent. Un grand vide se fait dans les dernières secondes avant le début de la représentation, ce qui est très plaisant !

L’on oublie alors tout, même son texte, mais une fois sur scène, les éléments se remettent instantanément en place dans notre esprit.

7/ Pour finir, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à suivre votre parcours et votre actualité ?

Je suis quelqu’un de très curieux, beaucoup de choses m’intéressent. Me permettant ainsi de participer à des projets bien différents.

Je peux donc vous proposer un panel large. Avec sincérité, honnêteté et passion.

Merci François pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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La comédienne Fabienne Tendille évoque pour nous son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

La comédienne Fabienne Tendille évoque pour nous son actualité et ses projets !

Bonjour Fabienne,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche, à la Grande Comédie, de la pièce « Familles (re)composées » aux côtés notamment de son auteur, Alil Vardar. Quelle en est le contenu? Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ?

L’histoire met en avant Marie et Jean-Claude, un couple divorcé depuis trois ans, avec un enfant en commun. Chacun a, depuis, refait sa vie. Mais ils continuent bien sur de se fréquenter pour régler les questions du quotidien concernant leur enfant

Sans tout dévoiler, j’interprète Michelle, la nouvelle compagne de Marie. Mon personnage a envie de révéler cette relation pour pouvoir vivre son amour au grand jour. Marie, quant à elle, souhaite garder secret cet idylle, par peur de la réaction de son ex-mari et craignant que celui-ci ne lui enlève la donation de l’appartement qu’il est censée lui faire. La pièce se déroule donc sur ce fil tendu.

Concernant l’interprétation de mon personnage, j’ai souhaité éviter de tomber dans le cliché d’une lesbienne enragée contre les hommes. Pour aborder le rôle, il a fallu ne pas tomber dans la caricature et simplement jouer une femme amoureuse d’une autre femme.

2/ La distribution est alternante. A ce titre, cela implique-t-il des adaptations artistiques particulières, en fonction des comédiens sur scène avec vous ?

Nous essayons de garder des équipes fixes. Pour autant, des chassés-croisés peuvent avoir lieu selon les emplois du temps et les projets de chacun. Aussi, des adaptations sont nécessaires.

Pour autant, Alil Vardar met un point d’honneur à ce que les interprétations soient faites proprement par chacun, même si nous sommes parfois sur un autre style de jeu et que nous jouons différemment. Des points de repères fixes existent dans la pièce et nous aident à cela.

Nous permettant de ne pas être déstabilisés et donc de continuer à nous amuser en permanence !

3/ Cette pièce, tout en rebondissements et quiproquos, fonctionne très bien. Quelles en sont, selon vous, les principales clés artistiques ?

Elle est avant tout très bien écrite, à laquelle l’on peut ajouter un réel travail de jeu propre à la comédie. C’est une technique précise à laquelle nous nous soumettons et qui fait ses preuves. Nous nous amusons aussi beaucoup sur le plateau et une grande complicité se ressent entre nous. Le public ressent cet amusement et s’amuse aussi

Ajoutons que le sujet est très actuel et très moderne, malgré une popularité dans l’écriture. L’évolution des mentalités y est transcrite, au sens où nous n’avons plus forcément qu’un seul amour dans nos vies respectives. Et on tombe sous le charme avant tout d’une personne avant de tomber amoureux d’un sexe. Faire partie de cette aventure et défendre cette thématique me tient particulièrement à cœur.

4/ En parallèle, vous allez reprendre, au théâtre « Les blancs manteaux », la pièce «Superstichieuses». Pouvez-vous nous en présenter la thématique ? Quelle est l’histoire racontée par la pièce ?

Les relations hommes-femmes y sont là aussi présentées, mais dans un registre bien différent. Présentant l’archétype masculin qui aime les femmes et qui a l’habitude d’en inviter régulièrement chez lui.

En train justement de préparer l’une de ces soirées dont il a le secret, le personnage principal voit alors débarquer la caissière du Monoprix situé en bas de chez lui. Car elle est persuadée qu’il est l’amour de sa vie. Le rdv attendu arrivant peu de temps après, les deux femmes se confrontent mais finalement se liguent contre lui.

De nombreuses surprises sont aussi à découvrir sur la relation entre les personnages féminins, qui sont très intéressantes.

Les représentations ont lieu à 21h les jeudis, vendredis et samedis. J’aurai la chance de participer à cette belle aventure à partir de début octobre jusqu’à fin décembre au moins. Avec, à mes côtés, Antoine Bernard et Sheraze Said.

5/ A l’affiche depuis plusieurs semaines, vous reprenez un rôle déjà bien ancré. A ce titre, quelle attitude avez-vous adopté ? Avez-vous dupliqué ce qui existait jusqu’à lors ou amenez-vous quelques petites touches personnelles ?

J’y interprète une « bourge » très truculente. Elle a confiance en elle, est quelque peu folle et toujours « borderline ». On peut même se demander si elle ne va pas tomber dans l’hystérie.

La comédienne Julie Schotsmans, première interprête du rôle, a fait un travail excellent, trouvant cette sorte de folie tout en restant très droite, avec parfois le ton parfois sec et percutant que le personnage demande. Maroussia Henrich, qui a interpretée le rôle cet été à garder ces éléments dans son jeu. Quand on reprend un rôle, on veut rester fidèle à la manière dont il a été crée tout en y apportant sa propre couleur, et c’est toujours une approche riche et intéressante.

6/ Revenons sur ces derniers instants avant de monter sur scène, lorsque le rideau est encore fermé mais que l’on entend le bruit de la salle. Quel est alors le sentiment principal en vous : l’excitation de retrouver le public ? Ou le stress, bien compréhensible, d’avant représentation ?

Je ressens un mélange simultané des deux ! L’excitation est liée au plaisir que j’ai d’exercer un métier qui me plait.

Je suis aussi une personne très stressée, aussi j’essaie de me faire confiance en me rappelant que les répétitions et le travail en amont vont m’aider à effectuer une belle représentation. Mon petit rituel : me frotter contre une feuille de bananier et me parfumer d’huiles essentielles (rires)

7/ Dans un autre registre, vous écrivez actuellement un one-woman show, qui mélange stand up et sketch de situations. Pouvez-vous déjà nous en dire plus ?

Ce beau projet, très personnel, n’est pas encore finalisé. J’espère pouvoir l’aboutir en janvier de l’année prochaine. Il me reste encore une quinzaine de minutes à parfaire. Notamment en ce qui concerne les transitions.

Ce spectacle me tient réellement à cœur car il me représente et caractérise vraiment toute ma folie intérieure. Je suis d’ailleurs fan de l’humour absurde.

Etant également musicienne, j’ai également pu intégrer de multiples chansons composées au ukulélé. Bref, j’y présente une galerie de personnages et de thèmes dont j’ai envie de parler, avec de la folie et de l’absurde.

Les deux show cases effectués cette année, en mars et en juin, se sont extrêmement bien passés. J’y ai pris un plaisir énorme, me confortant dans ma volonté d’aboutir ce projet.

8/ Quelles sont vos sources d’inspiration pour l’écriture ? De façon plus générale, quand aimeriez-vous pouvoir le présenter sur scène ?

Ces idées me viennent de thèmes que j’aime. J’adore parler des femmes car je suis fière d’en être une. Il me plait aussi d’évoquer des sujets aussi variés que l’amour, le corps féminin, ma maman, la musique, l’astronomie ou bien encore le métier de comédienne.

D’ailleurs, mon personnage de comédienne existe déjà au travers de trois ou quatre sketchs. Elle est persuadée, à tort, d’être immensément connue. Sa conviction d’être la reine du monde la rend complètement lunatique, se mettant elle même dans des situations improbables. Mais elle est en même temps très attachante car très simple, ne voulant pas écraser les autres.

Je ne travaille pas seule, Antoine Bernard que j’ai cité plus haut co écrit le spectacle avec moi. Nous aimons beaucoup travailler ensemble et nos créativités se complètent. Au delà de l’effet ping pong nourricier que cela apporte, il arrive a cerner parfaitement ce que j’essaye de dire de manière percutante et toujours originale

Aussi, les différents thèmes du spectacle me ressemblent, sans forcément m’obliger à parler précisément de ma vie. Je parle en fait de moi-même au travers d’un large panel de sujets et de personnages.

9/ Pour finir, qu’avez-vous envie de dire aux lecteurs de cette interview pour les inciter, si ce n’est pas déjà fait, à venir vous voir sur scène, dans l’un des projets mis en avant ?

N’hésitez pas à venir voir les pièces évoquées. Elles sont modernes et actuelles. Les deux parlent d’homosexualité, de manière légère et sans vulgarité. Vous passerez un bon moment !

Ce fut un plaisir, Fabienne, d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

Publié dans Théâtre

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