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Serge Gisquière évoque la sortie de son livre, Hors Séries !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Serge,

Quel plaisir d’effectuer ce nouvel entretien avec vous !

Vous publiez actuellement « Hors Séries », un livre de 276 pages d’entretiens et de photos personnelles. Comment le présenteriez-vous ?

On va dire que l’idée était la suivante : on se connait tous depuis 20 ans mais on ne se connait pas vraiment. A certains moments, ça m’avait un petit peu démangé de savoir ce que tout le monde avait été avant de se rencontrer par le biais de cette série. J’ai donc demandé à tout le monde s’ils étaient prêts à répondre à quelques questions. Ils ont tous dit oui. Pour résumer ce bouquin, je pense que c’est une sorte de recueil de confidences que l’on donne tous aux gens qui nous suivent, qui nous aiment et qui voulaient peut-être un petit peu plus savoir ce que l’on est dans le quotidien, derrière l’écran. Je dirais que c’est un livre un peu confidence, collectif, même si c’est moi qui ai tenu la plume.

Au moment d’effectuer ces entretiens, on imagine que votre longue amitié avec les personnes interrogées vous a aidé à une certaine sincérité et une certaine authenticité ?

Je pense, oui. Nous sommes tous très proches, ce n’est pas exagéré de dire que l’on forme vraiment une sorte de tribu, presque de famille. Je pense que c’est ce qui fait aussi que tout le monde s’est prêté à l’exercice, notamment ceux qui sont parfois les plus réticents pour se confier, je pense par exemple à Hélène. Je dirais presque que c’étaient des discussions entre potes, où on se parlait, où moi-même je confiais mes expériences d’enfance quand j’essayais de recueillir les leurs. Cela a vraiment été des conversations très agréables, menées effectivement en toute amitié, en toute confiance surtout. Il était évident que je n’allais pas essayer de chercher la petite bête quelque part et que tout ça se ferait dans le respect que l’on se porte déjà depuis tant d’années. Il n’y avait pas de raison que le livre trahisse cela. Donc ce fut des entretiens qui ont été très agréables pour tout le monde, pour moi évidemment qui les ai recueillis mais aussi pour les gens qui se sont confiés.

 

 

Nombre de fois, ils m’ont dit après « ah ça fait du bien de parler », à tel point que Laly m’a dit qu’elle avait tellement aimé qu’elle aimerait le faire avec moi. C’est elle qui a du coup guidé mon entretien. Mais d’autres personnes m’ont dit qu’elles aimeraient bien savoir de moi ce qu’elles me confiaient sur elles. Ce qui a été très drôle, comme chacun n’avait relu que son passage, c’est que tout le monde était très très curieux de lire le passage des autres. Parce que, finalement, de l’aveu général, on se connait tous mais on ne se connait pas bien. On se connait depuis des années, ça fait plus de 20 ans, voire même 30 pour certains, que l’on travaille ensemble mais, à de rares exceptions près, on ne connait pas ceux que l’on était avant. Ou ceux que l’on est encore maintenant, dans le présent : quels sont nos sentiments sur ce qui se passe actuellement, sur la vie en générale, sur ce que l’on aime, sur ce que l’on n’aime pas, sur ce qui nous tient à cœur, sur les valeurs et les principes que l’on défend….voilà, il s’agissait en fait de faire un peu le tour de tout cela. C’est vrai, pour le coup, que la complicité que l’on se porte, et l’amitié pour certains, a beaucoup aidé à ce que ces entretiens soient authentiques, honnêtes et, surtout, très détendus. Certaines personnes qui ont lu le bouquin m’ont dit « c’est drôle, on a l’impression d’être là pendant que vous en parlez ». C’étaient vraiment des discussions de potes en fait, c’est ce que j’ai essayé de retranscrire aussi dans les mots, en toute simplicité.

D’ailleurs, vous le dites, certains des comédiens avouent s’être, eux aussi, un peu plus découverts….

Oui, qu’il s’agisse des autres comédiens ou d’eux-mêmes parfois. Il y a certaines réflexions d’Hélène qui étaient drôles, elle me disait « c’est incroyable, je me rends compte maintenant que j’ai passé mon temps à essayer de fuir ce que l’on me proposait ». D’autres aussi, comme Philippe Vasseur, qui faisait des confidences, lui qui est quelqu’un d’assez réservé, d’assez taciturne, là il s’est pris au jeu à dire des choses que, finalement, il ne pensait pas pouvoir dire ou qu’il n’a jamais pu dire dans sa vie en général. Ca fait aussi la richesse, je pense, de ce livre et la richesse de ce moment que j’ai vécu avec eux. C’est un vrai moment d’amitié, de complicité, c’était bien. Je pense que l’on était tous contents, au final.

Justement, pour préparer ces moments, avez-vous eu une méthodologie particulière en amont ?

Il y avait une logique à suivre, d’où l’on venait, où on était né, comment on avait grandi, quels étaient nos rêves d’enfance,….Tous ont commencé, à de rares exceptions près, très très jeunes dans ce métier. Non, il n’y a pas eu de méthodologie, je pense qu’il y avait un fil conducteur qui consistait à faire les choses de manière à peu près chronologique mais c’était agréable car, justement, on se connait tellement bien que je pouvais aussi rebondir sur des silences notamment. Ca a aidé à ce que ce ne soit pas formaté, au sens journalistique du terme. Evidemment, il y a avait une logique, une chronologie et, à la fin, il y avait ce petit portrait chinois où je posais de petites questions rapides. Ce qui a de drôle, ce n’est pas tant pour ce qu’ils disent sur les couleurs, les animaux, les sentiments ou autres, c’est que, parfois, des questions comme celles-ci, jetées très rapidement, font ressortir quelque chose auquel on ne pense pas. Tout d’un coup, on a abordé des chapitres que l’on n’aurait pas pu aborder peut-être par le biais d’une question classique parce que l’on n’y aurait pas pensé.

J’avais à peu près en tête ce que je voulais savoir d’eux mais ce n’était pas du tout formaté, ça s’est fait, on va dire, au fil de la discussion.

 

 

Quels premiers retours avez-vous déjà pu avoir suite à la parution de ce livre, de la part des comédiens interrogés ou des lecteurs ?

Pour les comédiens, comme je le disais, ils étaient tous très curieux de savoir ce que l’autre avait pu dire, à quoi l’autre ressemblait aussi, quelles confidences il avait pu faire. C’était plutôt drôle.

Côté lecteurs, il y a un petit peu de tout, des gens qui avouent ne pas lire beaucoup ont reconnu s’être jetés là-dessus, ça fait toujours plaisir de savoir que l’on peut amener des gens à la lecture par ce biais-là. Les commentaires sont toujours très émouvants, ils disent « ne pas imaginer que quelqu’un ait pu être comme cela ». Ca rapproche encore, je pense, les comédiens des téléspectateurs qui les regardent toutes les semaines. Parce que, finalement, ils s’identifient à tel ou tel personnage et, là ils peuvent aussi s’identifier à telle ou telle personne. Cela devient très drôle.

D’autres retours aussi m’ont fait bien plaisir car ce n’était pas le but premier de ce bouquin, certaines personnes m’ont dit « tiens, c’est marrant, c’est au-delà du portrait des gens, c’est un peu le portrait d’une époque où tout était finalement peut-être un peu plus simple que maintenant ». Aujourd’hui, on a à notre disposition des tas de choses qui nous ouvrent sur le monde et, finalement, on se rend compte que l’on fait peut-être beaucoup moins que ce que l’on pouvait faire à l’époque. Ce livre est une sorte de madeleine de Proust, ce sont les sentiments d’enfance qui rejaillissent.

Il y a des tas de gens d’horizons très différents qui ont atterri dans cette aventure, ça a été on va dire le coup de génie de Jean-Luc Azoulay, d’avoir réuni des gens qui venaient de tous bords, qui se sont entendus à merveille et qui ont créé cette ambiance, qui fait que la série dure encore maintenant. Sinon, je pense que ça fait longtemps que ça aurait explosé.

Vous l’avez dit, vous êtes, vous aussi, passé de l’autre côté, au travers de l’échange avec Laly. Quelles sensations, quels sentiments cela vous a-t-il procurés ?

J’ai éprouvé ce que les autres m’avaient dit avoir éprouvé, c’est-à-dire la joie de se confier à des gens que l’on aime, que l’on côtoie souvent et qui n’en savent pas beaucoup sur nous finalement, sur notre passé ou sur nos pensées. Ça m’a surpris aussi de me prendre au jeu, de me raconter. Je l’ai fait avec Laly, une personne avec qui je suis extrêmement proche, avec qui je m’entends à merveille, c’était pareil, c’était une discussion où l’on rebondissait, où on se taquinait. Le fait de se moquer gentiment de l’autre amène aussi un ton. C’était vraiment une discussion agréable.

Les entretiens, plus généralement, duraient entre une heure à deux heures et demie. Parce que, au-delà de ce qui est retranscrit dans le bouquin, on parlait de tout. C’était un moment qui était consacré à cela, sans qu’il n’y ait autre chose pour l’interrompre. C’était drôle….

 

 

Cette parution vous donne-t-elle l’envie de renouveler l’expérience, peut-être même dans un registre bien différent ?

J’ai un certain goût pour l’écriture. Par le biais aussi des scénarios, j’aime bien écrire. Oui, pourquoi pas, j’ai des tas de choses qui sont en gestation, ou bien des scénarios, ou bien des synopsis, ou autres et je me dis parfois que ce serait drôle d’en faire un roman.

En parallèle, quels sont vos autres projets en ce moment ?

Comme mon personnage est un peu entre parenthèses parce qu’il est parti en vacances à l’autre bout du monde et qu’il n’est pas revenu, Jean-Luc Azoulay m’a gentiment proposé de réaliser des épisodes. J’ai commencé il y a un peu plus d’un mois, c’est un exercice qui me plait vraiment beaucoup, ce n’est pas de tout repos mais j’ai aimé. C’est très dense, autant qu’on est comédien, on fait uniquement ses scènes, autant un réalisateur fait les scènes de tout le monde. C’est un exercice que j’ai apprécié et que je vais recommencer le mois prochain. Si tout se passe bien, je devrais le refaire plus souvent.

Pour le reste, des tas de choses avancent en parallèle. Et mon personnage n’est vraiment pas à l’abri d’un retour, il peut revenir d’un moment à l’autre.

Merci, Serge, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Hervé évoque son élimination au premier conseil de la réunification !

Publié le par Julian STOCKY

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Hervé,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vendredi dernier a été le théâtre de votre élimination de « Koh Lanta », actuellement en diffusion sur TF1, à l’issue du premier conseil de la réunification. A titre personnel, comment avez-vous vécu la diffusion de ces images ? Ont-elles ravivé en vous certains souvenirs et certaines émotions ?

Des souvenirs et des émotions, oui. Parce que j’ai quand même la faculté de me souvenir énormément de ce que je vis, en tout cas de ce qui me passionne. Je dois avoir une mémoire un peu sélective, c’est-à-dire que ce qui ne m’intéresse pas, je le mets de côté et ce qui vraiment marque, reste. Cet épisode-là, je m’en souvenais presque dans les moindres détails donc ça a ravivé pas mal d’émotions, des bonnes et des mauvaises bien entendu mais c’était plutôt un épisode que j’attendais énormément, surtout à cause du moment du parcours du combattant.

Au moment de rejoindre le conseil, on a cru comprendre que vous vous sentiez déjà en danger, notamment depuis le départ de Frédéric lors des ambassadeurs ?

Je le savais plus que je ne le savais. J’étais certain que l’équipe jaune voulait ma tête, c’était même un peu calculé d’avance depuis que l’on était partis de notre ile. Puisque, en fait, on voulait concentrer les votes sur moi pour que je puisse jouer le collier d’Arnaud et éliminer un jaune. Par contre, quand j’arrive au conseil, je sais que le plan n’a pas fonctionné à 100% et que c’est sûr que c’est moi qui sort ce soir-là, c’est sans surprise.

On l’a vu, Arnaud vous avait même cédé initialement son collier d’immunité. On imagine que ce geste fort de sa part vous avait particulièrement touché ?

Bien sûr ! Qu’Arnaud me donne son collier, ça m’a touché. C’était convenu depuis qu’il l’avait trouvé. Il l’avait dit à l’un d’entre nous. En arrivant sur le camp des jaunes, on avait vraiment en tête que je l’utilise moi. Donc ce n’était pas une surprise qu’il me le donne puisque c’était calculé. Ce qui n’était pas calculé, c’est que je sois obligé de lui rendre puisque Magali nous avait court-circuité le plan à la dernière minute.

A froid, avec le recul, selon vous, quelles principales raisons expliquent votre élimination ?

En tout cas, j’espère que j’étais, parmi les rouges, celui qui faisait le plus peur, physiquement. Le fait que je sois le chef d’équipe des adversaires me mettait inévitablement en danger et je le savais depuis le départ. Le fait peut-être aussi qu’Aurélien me connaissait d’un autre « Koh Lanta »… il ne m’avait certainement pas fait de cadeau dans son équipe. Comme moi je ne lui avais pas fait de cadeau dans la mienne. Et puis après il s’est ajouté à cela des filles rouges qui n’étaient plus en confiance malgré tout ce que je leur disais, et ça a été peut-être le coup de trop, ce qui a fait tout basculer.

D’ailleurs, pour en revenir aux ambassadeurs, avez-vous compris le choix qui avait été fait de sortir Frédéric ?

Cela m’a plus ou moins étonné parce que l’on s’y attendait un petit peu. On les sentait un petit peu amers vis-à-vis de nous mais, par contre, déçu parce que je pensais vraiment que le plus important était d’avancer en équipe. Depuis le début, j’essayais de fédérer une équipe et se rendre compte que, en fait, l’équipe se désolidarise comme ça, d’un coup, était le plus difficile à encaisser…En même temps déçu que ce soit Frédéric et, en même temps, heureux que ce ne soit pas mon tour.

Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Le premier jour, quand on arrive. Déjà, c’est magique d’arriver sur l’ile, de voir Denis Brogniart et de comprendre que ça y est, « Koh Lanta » commence vraiment. Dans les premières minutes où il nous parle, on comprend tout de suite que ça y est, le rêve devient réalité. Après, je dirais gagner la première épreuve. Devenir chef d’équipe est magique parce que c’est une place que je voulais. C’était important pour moi d’avoir cette place-là parce que je voulais me tester ailleurs dans ce que je fais tous les jours. Et puis après un évènement qui, pour moi, est le plus grand, c’est de gagner le parcours du combattant. En plus, je viens d’apprendre que je détiens le record du plus âgé qui gagne cette épreuve donc ça rajoute encore un plaisir à cette victoire qui est mythique, c’est top.

 

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été particulièrement compliqué à supporter ?

Il n’y a pas eu grand-chose qui, pour moi, était difficile à supporter. Je crois que le plus difficile à supporter pour moi, ce n’était pas la faim, ce n’était pas la fatigue, ce n’était pas la vie de camp, ce n’était pas la vie en groupe, tout ça se passait super bien, en tout cas ça me plaisait, c’est peut-être l’attente sur l’ile quand on n’avait plus grand-chose à faire ou que l’on avait un coup de mou. Le moins évident à vivre était cette attente parce que je ne suis pas quelqu’un qui aime rester sur place, à attendre et à ne rien faire. Pour moi, c’était ça le plus lourd.

Au premier jour, vous devenez co-capitaine des rouges. Comment avez-vous appréhendé ce rôle ? Quel capitaine avez-vous essayé d’être ?

Comme je l’ai dit, c’était vraiment une place que je voulais. J’ai l’habitude dans mon métier, je côtoie et je dirige une trentaine de personnes tous les jours, ils ont tous les âges, du jeune au plus âgé. C’était vraiment une place que je voulais, c’était pour moi l’occasion de me tester avec d’autres personnes dans une configuration qui y ressemble, même si le lieu était complètement différent. J’ai essayé de diriger mon équipe de la même manière, en étant posé, en essayant d’éviter les clashs entre les gens, en essayant de les lier un maximum, j’espère avoir réussi. A ce que j’entends, à ce qu’ils disent, ils étaient plutôt contents de ce que j’ai fait. Les messages que j’ai des gens, qui disent que j’étais un bon capitaine et que ça s’était vu, me rendent positif sur ce que j’ai fait. Mais, au final, quand je vois que l’on vote quand même contre moi, je me pose des questions, je me demande ce que j’ai loupé.

Sur le camp, au quotidien, quelles étaient vos activités favorites ? Quelles tâches aimiez-vous particulièrement effectuer ?

Déjà, je m’étais engagé à faire une belle cabane puisque je m’étais entrainé chez moi pour une armature et des nœuds. Cette cabane me tenait à cœur, ça a été rondement mené. Après, j’aimais bien partir à la pêche, on ramenait souvent des bénitiers. Cette partie de pêche qui nourrissait pas mal la tribu était aussi un moment où l’on s’évadait, c’était sympa.

Pour en revenir à la genèse de votre aventure, quelles principales motivations vous ont incité à candidater ?

En fait, « Koh Lanta » c’est plusieurs choses qui se mettent en place en même temps. C’est du sport, de l’adrénaline, une vie en collectivité, une vie dans un milieu hostile, une vie sans luxe, sans superflu…C’est un peu cet ensemble-là qui m’attirait, c’est ce que j’avais envie de vivre au moins une fois dans ma vie.

Au moment de votre départ, quel regard portez-vous sur la suite de l’aventure ?

Quand je pars, très franchement, je suis très en soucis pour mes camarades rouges, je suis un peu cartésien, pour moi 8 jaunes contre 6 rouges, ça ne peut pas passer. Donc ça m’inquiète un petit peu parce que je me dis qu’ils vont se faire décimer les uns après les autres. Je m’attends tout à fait à voir mes coéquipiers garçons arriver en premier. Bien sûr, je leur souhaite d’y arriver, je leur souhaite des retournements de situations mais je suis particulièrement inquiet pour eux.

Merci, Hervé, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Eurosport : Louis-Pierre Frileux évoque la coupe de France de football, à l'antenne cette semaine !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Louis Pierre,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les 20 et 21 avril prochains, Eurosport 2 diffusera les ¼ de finale de la coupe de France de football. On imagine votre joie et votre plaisir de retrouver cette belle compétition, quelques jours seulement après les 1/8è ?

C’est vrai que tout s’enchaine cette année. Le 1/8è de finale entre le Psg et Lille avait été avancé mais les tours s’enchainent, on a l’impression d’avoir du foot pratiquement tous les quinze jours cette saison, avec le calendrier et le format de la compétition qui ont été un peu modifiés. Tout s’enchaine et c’est un vrai plaisir parce que, dès qu’un tour se termine, on sait que, quinze jours plus tard, on se retrouve tous sur le terrain pour vivre un nouveau tour de coupe. Franchement, cette année, c’est une grande joie, avec un format un peu particulier mais qui nous permet aussi de raconter des histoires un peu différentes et de retrouver des équipes. Je pense notamment à Canet en Roussillon, que l’on retrouve face à Montpellier et que l’on avait eu la chance de voir face à l’OM il y a quelques semaines.

Tout le monde n’est pas fan du format de la compétition mais ça reste malgré tout une très belle coupe de France, une très belle édition. En tout cas, nous nous régalons tour après tour et on sait que l’on va à nouveau se régaler pour les ¼ de finale.

Le dispositif pour ces quatre rencontres est assez classique avec notamment « Soir de coupe »…

Exactement ! On aura la chance d’être sur deux matchs avec toute l’équipe de « Soir de coupe ». On sera mardi soir à Perpignan, au stade Gilbert Brutus, pour Canet en Roussillon – Montpellier. On avait vécu une sacrée soirée sous la pluie, il y a quelques semaines de cela, lorsque Canet en Roussillon avait battu l’OM, c’était une ambiance complètement folle, c’était vraiment l’ambiance coupe de France je dirais. Avec des scènes de joie à la fin qui étaient tout simplement dingues, qui étaient tout ce que l’on aime dans la coupe de France. Le lendemain, nous serons au Parc des Princes puisque la rencontre entre le Psg et Angers sera à suivre en exclusivité sur Eurosport 2. Nous prendrons l’antenne à 18h 15. Ce sont vraiment deux histoires très différentes.

D’ailleurs, il y aura également le match entre GRA Rumilly-Vallières et Toulouse qui sera juste avant nous. On aura vraiment les deux équipes de niveau inférieur mardi et les deux chocs mercredi avec Psg – Angers puis Lyon- Monaco, tous à suivre sur Eurosport 2.

Comment qualifierez-vous la touche Eurosport sur cette compétition ?

J’ai la chance de présenter « Soir de coupe » depuis quatre saisons maintenant. Je prends un plaisir monstre, vraiment. J’ai commencé par le cyclisme, où j’ai la chance de présenter depuis quelques saisons maintenant « Les rois de la pédale ». C’est vrai que c’est un ton particulier, assez léger, sans prise de tête, sans course au scoop. On n’est pas à la recherche du sensationnel et on a réussi, je trouve, à instaurer un petit peu le même ton, assez léger, parfois décalé, que l’on a dans « Les rois de la pédale » sur « Soir de coupe ». Les joueurs et les coachs savent qu’ils vont passer un bon moment.

J’ai plein d’exemples en tête, je me rappelle de chacune des fois où l’on recevait Thomas Tuchel. La saison dernière, on avait l’immense privilège de travailler avec Gérard Houiller et c’est vrai que les coachs restaient toujours une dizaine de minutes. Parfois, en arrivant, on nous dit que l’on aura droit à seulement trois questions mais les coachs restent et ce sont même eux qui relancent la conversation. On a toujours des échanges qui sont très sympas, qui sont dans la bonne humeur, avec le sourire. On est sur de l’humain avant tout et c’est, je pense, ce qui fait la force de « Soir de coupe ».

Plus récemment, on a fait Red Star – Lyon, au tour précédent, on nous avait demandé de faire rapide avec Rudi Garcia parce qu’il devait repartir mais, finalement, il a échangé pendant plusieurs minutes avec Alain Boghossian et Benjamin Nivet. Il est resté au total une dizaine de minutes avec nous. On a vraiment réussi à faire que les acteurs viennent avec plaisir dans l’émission.

Quelle est votre méthodologie de préparation en amont d’une prise d’antenne pour un nouveau tour ?

C’est assez simple. Je travaille d’abord sur chaque club. Sur l’historique du club, les performances, la saison du club dans sa globalité, les résultats, les dynamiques, je récolte ainsi un maximum de données sur le club en championnat. Puis en coupe, pour savoir le parcours, les résultats,…je note un maximum d’informations que je synthétise ensuite. Je cherche aussi à connaitre le passé des clubs, leur historique, les épopées en coupe de France notamment et les éventuelles confrontations entre les deux équipes. Ensuite, je me focalise aussi sur les joueurs.

On a la chance d’avoir une très belle équipe, Thomas Bihel qui commente les matchs va aussi les préparer très minutieusement, notamment les joueurs. Erwan Geloen, notre responsable d’édition, est un maillon plus qu’essentiel, il fait un travail monstre également en amont des tours. Il va aller ressortir des archives, il va retrouver une image d’un joueur lorsqu’il avait joué son premier match en coupe. On arrive comme cela à retrouver plein de petites histoires et à les raconter, parfois même avec les acteurs. C’est vrai que l’on a des joueurs qui arrivent parfois sur le plateau en pensant aller simplement répondre à trois questions et, au final, ils ont le sourire car on arrive toujours, grâce à Erwan et à l’équipe, à leur montrer la petite image sympa de leur début en pros ou de leur premier but en coupe de France. On a toujours des moments très chouettes grâce à cela.

Cela demande beaucoup de préparation, beaucoup de synthèse aussi mais pour un super résultat.

Sportivement parlant, selon vous, à quoi peut-on s’attendre pour ce nouveau tour de la compétition ?

On a vraiment deux journées très très différentes, avec le mardi les deux clubs de Nationale 2. Honnêtement, au niveau des surprises, je pense que Canet en Roussillon est capable de le faire à nouveau. Ils ont battu l’OM et, récemment, Boulogne. Je pense que, face à Montpellier, ils vont jouer comme ils l’ont fait les tours précédents, sans la moindre retenue. C’est une équipe qui a beaucoup de talent, qui a des individualités mais aussi un collectif solide. Pour faire tomber l’OM et pour confirmer au tour suivant, il faut quand même avoir des ressources. Je pense que le club est capable d’aller chercher une place dans le dernier carré. Maintenant, Montpellier sera prévenu aussi, ce sera plus difficile pour Canet en Roussillon.

Toulouse est troisième de Ligue 2 actuellement, je me dis que c’est la montée qui va les préoccuper évidemment en cette fin de saison. Mais aller chercher une demi-finale de coupe de France est quelque chose qui va les intéresser aussi donc je pense que ce sera compliqué pour GFA Rumilly Vallières. Le lendemain, on a les quatre clubs de Ligue 1 qui s’affrontent. A voir dans quel état d’esprit sera le Psg face à Angers. Ils ont encore évidemment le titre en ligne de mire et la double confrontation face à City en Ligue des Champions se profile. Malgré cela, je pense que, face à Angers, les parisiens, au parc des princes, auront à cœur de faire un match référence. Je pense que l’on a tous compris qu’ils ont envie de faire une grosse fin de saison. Le titre est loin d’être acquis donc la coupe de France reste, je pense, très importante. On l’avait d’ailleurs compris dans « Soir de coupe », Mauricio Pochettino nous l’avait dit à plusieurs reprises, la coupe de France est très très importante pour le club. Le dernier match est très difficile à pronostiquer, entre Lyon et Monaco. Parce que Monaco fait une année 2021 incroyable. C’est très très séduisant à regarder jouer, on avait eu la chance de les faire face à Nice et face à Metz. C’est très plaisant, c’est tactiquement au point, Niko Kovac fait un travail incroyable. Difficile, honnêtement, de pronostiquer cette rencontre mais je pense que l’on va avoir un très très beau match parce que Lyon a bien compris également que la coupe de France est très importante. Rudi Garcia ne cesse de le répéter. Ce seront vraiment des rencontres sympas, je pense que l’on est vraiment gâtés par toutes ces affiches.

A titre plus personnel, quels sont vos plus beaux souvenirs, de passionné de ballon rond, dans cette belle épreuve ?

C’est très simple, c’est un match qui s’est joué en 2003, un Laval – Psg, puisque c’est le premier match que j’ai eu la chance d’aller voir. J’étais tout jeune, j’avais 12 ans, c’était mon premier match dans un stade de foot, en plus à Laval, d’où je suis originaire. Si je ne dis pas de bêtise, c’était en 1/8è de finale, il y avait un gros niveau d’écart et, pourtant, Laval avait tenu tête au Paris Saint Germain. Il y avait une ambiance complètement dingue au stade Francis Le Basser. Pour moi, c’était fou, avec Ronaldinho sur la pelouse, Jérôme Alonzo dans le but, Gabriel Heinze jouait aussi, tout comme Mauricio Pochettino, que j’ai maintenant la chance de rencontrer dans « Soir de coupe ». C’est aussi ça la coupe de France, je suivais Laval en championnat bien sûr mais voir le Psg se déplacer chez nous était quelque chose d’incroyable, dans un stade plein à craquer. C’était une vraie ambiance de coupe.

Ça reste mon plus beau souvenir de coupe de France. Après, j’ai eu la chance d’en vivre également beaucoup professionnellement. Quand Rennes bat le Psg en finale il y a deux ans, c’était quelque chose de grand aussi. On a eu la chance de suivre les exploits des Herbiers, de Chambly, ce fut de grands moments également, on a vraiment vibrés avec ces équipes, on les retrouvait tour après tour et c’était forcément particulier. On a plein de souvenirs comme ça….j’avais eu la chance de faire aussi des matchs en bord de terrain où je me suis également régalé. Saison après saison, la coupe de France nous offre des émotions incroyables.

Merci, Louis-Pierre, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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N'oubliez pas les paroles : Elodie évoque le concert en streaming du 17 avril ainsi que la sortie de son nouveau titre !

Publié le par Julian STOCKY

@aurelia_c_photographies sur instagram / www.mesplusbeauxsouvenirs.com

 

Bonjour Elodie,

C’est toujours une joie de vous retrouver pour un nouvel entretien !

Ce samedi 17 avril, à 20h 30, vous participerez, aux côtés de vos amis maestros, à un concert diffusé en streaming. On imagine votre joie et votre plaisir de vous retrouver pour proposer ce spectacle au public ?

Oui, effectivement, ça a été une grande joie d’avoir été invitée sur ce projet. D’une part parce que je suis toujours flattée et honorée de pouvoir faire partie de cette équipe malgré ma place au classement, qui descend d’année en année. C’est une preuve de confiance de la part des organisateurs, Dorian et son épouse Mérav, et ça me touche, par conséquent. J’étais d’autant plus heureuse parce que c’était une nouvelle expérience de concert que je n’avais pas vécue avant. Comme beaucoup d’artistes je pense, qui innovent en ces temps particuliers. Donc c’était l’occasion d’expérimenter une nouvelle formule, d’expérimenter un nouveau rapport à la chanson, cette fois-ci face à des caméras et des techniciens. Voilà, c’était complètement différent de concerts classiques.

En plus de cela, ça a été un peu comme un soulagement par rapport aux autres concerts reportés. Plusieurs concerts avaient été reportés au fur et à mesure, moralement c’était difficile, on le savait, on le voyait arriver mais, bon, on s’accrochait parce qu’il y avait certains concerts qui avaient réussi à passer entre les mailles du filet. Alors quand on a su qu’il y avait cette organisation qui nous était proposée, l’opportunité a été saisie. Cette nouvelle expérience a été très positive.

Même si le format est différent, du fait du contexte sanitaire du moment, il présente l’avantage d’être accessible au public aux quatre coins de la France….

Exactement ! C’est vrai que chaque maestro, dès qu’il partageait un petit extrait de concert ou dès qu’il partageait une information au sujet d’un concert à venir, recevait des petits commentaires sous les publications, du genre : « mais quand est-ce que nous aurons un concert dans notre coin ? ». On a eu des réclamations notamment du côté de Saint-Etienne et d’Orléans, dans des endroits où il était très compliqué d’organiser des évènements. On était toujours un peu gênés de ne pas pouvoir répondre présents au près des spectateurs qui souhaitent nous voir et des gens qui nous suivent. Là, ça a été avec une grande joie que l’on a annoncé que tout le monde pourrait suivre ce concert.

 

 

Sans tout en dévoiler, comment présenteriez-vous cet évènement ? Quels registres musicaux seront proposés, sous quels formats ?

Je vais faire attention de n’oublier personne, il y aura Margaux, Kévin, Jérémy, Gauthier, Alessandra, Hervé, Franck, Dorian et Violaine. Nous allons chanter des chansons de répertoires assez variés, puisqu’il y aura des chansons récentes et des chansons plus classiques, plus anciennes, qui font partie du répertoire traditionnel français. Et puis nous aurons aussi des chansons de variété internationale. Voilà, un petit peu de tout même si, évidemment, la dominante sera quand même la chanson française puisque c’est « N’oubliez pas les paroles » qui nous a, à la base, réunis sur cette aventure. Mais on se permettra de faire aussi des chansons en anglais pour le plaisir de pouvoir écouter de la variété internationale et de pouvoir l’interpréter.

Nous avons enregistré le concert au Studio GSL. C’est via leur plate-forme internet qu’il sera diffusé.

Sur combien de titres pourrons-nous vous retrouver, en solo ou accompagnée ?

Je pense que je chante sur cinq morceaux. Après, il y a plusieurs autres morceaux sur lesquels je suis choriste ou alors figurante, avec un petit rôle visuel, sur certaines chansons plus accessoirisées, sous forme de petits tableaux. On a aussi des collégiales, des trios et des duos.

 

 

Nous évoquions ce format spécifique. Justement, quelles adaptations, dans la préparation et sur scène, implique-t-il ?

On a des avantages et des inconvénients. Sur cette forme de concert, les gens peuvent nous voir de près parce que l’on a vraiment différents points de vue, différentes caméras, on a notamment une caméra un peu girafe qui se balade autour de nous. On a de jolis points de vue, des plans variés qui rendent plus dynamiques que quand, je pense, on est au fond d’une salle de concert. On a l’avantage de pouvoir régler plus facilement les balances, il y a moins de problèmes techniques sur ce genre d’organisation. Il y a un montage qui est fait, les aléas du direct sont moins gênants.

L’inconvénient du studio est évidemment et avant tout l’interaction avec le public, que nous n’avons pas. C’est ce qui m’a manqué le plus. Après, en contrepartie, j’ai donc donné deux fois plus dans les yeux des personnes avec qui je chantais parce que j’ai besoin d’une interaction. C’est très difficile d’en avoir une avec une caméra, alors j’ai plongé mes inspirations d’interprétation dans les yeux de mes camarades. Un autre inconvénient aussi que nous avions était que nous étions tenus par le temps, le concert a été tourné en une courte journée, nous n’avions la possibilité que de faire une fois une répétition puis la suivante était enregistrée. S’il y a des couacs, tant pis, c’est dans la boite. Donc il y a finalement un côté un peu direct qui ne nous laissait pas trop le droit à l’erreur et, d’ailleurs, il y aura parfois, je pense, de petits sourires en coin de choses qui n’étaient pas forcément prévues, sur lesquelles nous avons rebondi, un peu comme lors d’un concert en fait. C’est un peu ça aussi le jeu quand on veut donner l’impression d’être en direct. Là, c’est un peu ce qui s’est passé….

Comme il n’y avait pas de public, nous avons fait le choix de transitions entre chaque chanson parce qu’on ne se voyait pas utiliser de faux applaudissements ou de faux cris de spectateurs, ni laisser de gros blancs sonores. Alors les organisateurs ont eu l’idée de nous faire un peu raconter notre vie à chacun, il y aura donc de petites anecdotes qui seront racontées par les maestros, sous forme d’interviews, entre chaque chanson, pour en savoir un peu plus sur les petites anecdotes du plateau et sur celles des concerts.

 

 

En tout cas, on imagine que vous avez hâte de pouvoir retrouver vos fans en live, dans une salle de concert remplie ?

Oh là là, oui ! Qu’est-ce que l’on a hâte ! On a tellement hâte ! Le prochain concert qui est maintenu est celui de Loudun, en mai. On prie pour pouvoir y participer. Evidemment, la première raison est parce que l’on a envie de retrouver notre public. On a vraiment la chance qu’il soit fidèle, on a eu déjà des surprises incroyables lors de certains concerts avec des gens qui ont parcouru la France pour venir nous voir, et ce n’est pas arrivé qu’une seule fois. On a beaucoup de chance d’avoir des gens si fidèles. Ils nous manquent beaucoup. Je suis quelqu’un qui a vraiment besoin d’être en interaction avec un public quand je chante, c’est vrai que, là, ça nous manque énormément. En plus de cela, ça nous manque aussi parce que l’ambiance d’un concert est particulière entre les maestros, il y a, à chaque fois, quelque chose qui nous rapproche et qui enrichit notre histoire, notre vécu. Il y a une adrénaline qui est tellement particulière sur scène que ça nous crée toujours de nouveaux liens encore plus forts et c’est vrai que la scène nous manque à tous, vraiment. Donc on a vraiment hâte de pouvoir remonter sur scène, de pouvoir faire le concert de Loudun et les suivants. On croise les doigts.

En parallèle, vous avez dévoilé il y a peu votre nouveau titre « Ca suffira ». Quels thèmes y sont abordés dans cette chanson pleine de douceur et de tendresse ?

Pour raconter un peu son histoire, je voulais au départ une chanson qui changeait un peu. Je venais d’en enregistrer une assez douce qui n’est pas encore sortie d’ailleurs et, à l’issue, j’avais appelé Dorian en lui disant que je souhaiterais quelque chose de dynamique, quelque chose qui donne envie de danser, avec un message positif dans cette ambiance un peu morose actuelle. Je voulais répandre de la bonne humeur. Commande passée et puis voilà que Dorian m’envoie cette chanson, « Ca suffira », toute douce, toute légère. Alors double réaction : « ce n’est pas du tout ce que j’ai commandé » et, en même temps, « mais qu’est-ce que c’est beau, qu’est-ce que c’est mignon ». J’étais très émue car je sentais bien que chaque phrase me correspondait et qu’elle avait été écrite pour moi. Elle fait vraiment partie de mon quotidien, par exemple j’ai toujours un petit flacon d’huiles essentielles sur moi, comme dans la chanson. C’était vraiment inspiré de choses de mon quotidien, cela m’a beaucoup touchée.

Du coup, j’ai repassé cette commande à Dorian pour avoir cette chanson dynamique mais je lui ai bien dit que je ne pouvais pas laisser passer non plus « Ca suffira ». J’aurais eu du mal à l’entendre chanter par quelqu’un d’autre que par moi car je sais que l’on parle de moi dedans. Cela m’a énormément touchée, j’insiste car cela a montré à quel point Dorian me connaissait et connaissait ma vie. En même temps, ça a été une très bonne surprise…

Il y a un côté répétitif et assez entêtant, sur le « oh oh oh » qu’avait imaginé Dorian et je me suis dit que ça ferait super joli d’y ajouter des voix d’enfants. M’est venue l’idée d’une petite chorale d’enfants. En décembre, j’ai lancé un appel au casting pour enregistrer ces cœurs. Tout le monde avait, le jour J, des paillettes dans les yeux autant que moi. Au moment de la répétition guitare-voix, quand j’ai entendu ces enfants chanter ma chanson, j’ai eu les larmes aux yeux, vraiment. Ca procure une telle émotion d’entendre plein d’enfants qui chantent un titre pas encore sorti ni connu. Entendre des voix aussi pures et aussi douces chanter en cœur le texte de ma chanson a été une immense émotion. Il a fallu que je reprenne mes esprits avant de passer à l’enregistrement, on a alors passé une demi-journée à enregistrer ces cœurs. C’était une superbe aventure, j’étais aussi émue que les enfants en fait, ça a été un très très beau partage. Je suis très heureuse du rendu que ça donne grâce à eux, je les remercie encore d’ailleurs de leur participation. Je ferai prochainement un making-of pour montrer leurs jolies visages lors de leur participation parce qu’ils méritent vraiment qu’on voit leur investissement.

Le clip est un peu unique aussi….

Tant qu’à faire, je me suis dit « soyons complètement fous ». On est sur une chanson très simple, pure, qui parle du quotidien donc je voulais un clip dans ce même esprit. J’ai demandé à Jérémy, qui fait mes clips depuis le départ, à ce que, cette fois-ci, il n’y ait pas de stabilisateur, ni de drone non plus. Je voulais qu’il y ait des secousses tout le temps. En plus, sur la qualité de l’image, je voulais qu’elle fasse très vieille, très ancienne, presque 0 qualité. Complètement en décalage et à l’opposé de ce que l’on peut connaitre d’habitude. J’ai toujours de drôles d’idées….

On a innové, il fallait trouver un moyen de coller la caméra sur les yeux de mon conjoint. On voit ses mains dans le clip et Jérémy fixait la caméra sur ses yeux pour donner vraiment l’impression que la caméra était mon conjoint et que donc, du coup, les gens qui regardent ce clip s’immiscent dans ma vie intime. C’est vraiment cette impression que je voulais donner. Je voulais vraiment que ceux qui regardent ce clip aient la sensation d’avoir piqué mes vidéos de caméscope cachées dans mon placard pour regarder à quoi ressemble mon quotidien.

Voici d’ailleurs le lien direct pour le visionner : https://www.youtube.com/watch?v=MzdwG269aK4

Quels premiers retours avez-vous déjà pu en avoir ?

J’ai eu plein de retours très positifs. Je m’attendais à en avoir vraiment beaucoup par rapport aux chœurs d’enfants, j’en ai eus effectivement. Les deux autres points très positifs mis en avant sont au sujet du clip et des paroles de la chanson. J’ai beaucoup de gens qui m’ont dit que cet appel au quotidien est un moment hors du temps, apaisant, où ils avaient l’impression de passer une bonne journée en ma compagnie. J’ai une de mes amies qui m’a écrit : « ça y est, ça donne envie de vivre avec toi maintenant, je pense que je vais m’installer chez toi ». J’ai senti que le bien-être du quotidien transmis dans cette chanson a réussi à avoir des conséquences pendant quelques secondes sur leur bien-être à eux, cela m’a beaucoup touchée. Je pense que les paroles de Dorian y sont pour beaucoup. Le clip a bien plu aussi parce que c’est du bonheur en tout simplicité, finalement il ne faut pas de grands éléments fastueux pour faire du bonheur, les petits bonheurs du quotidien suffisent à faire un grand bonheur dans la vie, c’est un peu ça l’idée de cette chanson et c’est ce que les gens m’ont renvoyé.

La chanson a pu les ressourcer et ça me touche énormément quand ils me transmettent leurs émotions une fois qu’ils l’ont écoutée. C’est le plus beau des cadeaux quand une chanson a des conséquences sur leur bonheur à eux, c’est génial quand une chanson peut faire du bien aux autres. Les retours sont très positifs, je suis ravie aussi du nombre de vues du clip, je suis dans une période où je ne suis pas du tout diffusée sur France 2 et on approche les 6 000 vues, c’est un très bon départ, je suis vraiment contente de l’évolution de cette chanson et des retours très positifs que j’en ai.

D’autres titres sont-ils déjà en préparation ?

Oui, tout à fait ! J’en ai enregistré deux autres depuis, que je ne sortirai pas tout de suite. Je laisse le temps à mes chansons de vivre un peu. L’air de rien, faire des clips, travailler sur la communication sont des choses qui prennent du temps. Entre deux, il y aura le making-of que j’évoquais. J’en ai aussi deux autres en préparation, qui sont écrites et composées, je suis en travail sur l’arrangement. L’une a été écrite par Coralie, la maestro de « N’oubliez pas les paroles », qui est une auteure extraordinaire, qui écrit depuis des années des textes sublimes et qui va d’ailleurs bientôt sortir son EP. Voilà, ces cadeaux, forcément, m’ont beaucoup touchée.

Du coup, quand je commence à faire le calcul, je me dis que j’en ai déjà sorties 5, que 2 sont enregistrées et que 2 à 3 vont arriver. On s’approche de la dizaine. Les choses se faisant progressivement, je pense que je suis en train de me diriger vers un album. Je vais faire attention car j’ai bien conscience que je chante des chansons complètement différentes à chaque fois, d’un point de vue musical on est sur des styles bien variés. Je veille toujours, lors des enregistrements et des arrangements, à ce que l’on retrouve mon identité vocale. C’est important pour moi qu’on puisse me retrouver dans ma façon d’articuler les mots ou dans ma façon d’interpréter une chanson ou même dans ma façon de porter ma voix. C’est vraiment une priorité pour moi, je suis quelqu’un de très pluriel, pourtant j’ai envie que l’on reconnaisse quelque chose qui m’appartient.

 

 

Pour terminer, aura-t-on la chance de vous retrouver dans le tournoi 2021 des maestros de « N’oubliez pas les paroles » ?

Malheureusement pour moi, je n’y serai pas. Effectivement, inconsciemment, pendant quelques mois après les derniers masters, une petite voix me chuchotait que j’étais censée ne pas y aller l’an dernier mais que j’y étais allée, que j’étais censée ne pas être non plus au tournage des masters mais qu’ils se sont passés sur une formule à 32 donc peut-être qu’il y aura encore un autre changement ? Mais non, ils ont bien maintenu la formule à 18 pour les associations. Cette année, je n’y ai donc pas participé. J’ai transmis toutes mes bonnes ondes à mes amis qui m’ont aussi d’ailleurs envoyé toutes leurs pensées, ce qui m’a beaucoup touchée.

Je serai ravie de revenir pour les masters 2021 avec la formule à 32. Je suis encore 25è donc, normalement, je serai encore dans le classement. Ce sera un immense plaisir de revenir.

Merci, Elodie, pour cet échange très agréable !

Publié dans Télévision, Musique

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Koh Lanta : Aurélien revient sur son aventure et son rôle de capitaine !

Publié le par Julian STOCKY

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Aurélien,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vendredi dernier a été le théâtre de votre élimination de « Koh Lanta », actuellement en diffusion sur TF1. Personnellement, comment avez-vous vécu la diffusion des images ? Ont-elles ravivé en vous certains souvenirs de ce qui s’était passé en Polynésie ?

Non, c’était plus l’occasion d’une remise en question. J’avais vraiment plus regardé comme une analyse, en me demandant où est ce que ça a « merdé », qu’est-ce que je n’ai pas fait comme il fallait, à quel moment je n’ai pas été bon parce que pas assez à l’écoute de ce qui pouvait se passer sur le camp. J’en ai plus profité pour faire mon autocritique que pour remuer le couteau dans la plaie ou autre, ce n’est pas du tout comme cela que je fonctionne. Mon élimination était déjà digérée depuis un petit moment, forcément. Ça n’a pas ravivé de souvenirs désagréables, je l’ai intégrée, je l’ai acceptée, ça fait partie du jeu. Mais, voilà, j’ai plus essayé de me dire : regarde bien à quel moment tu as laissé échapper ta continuité d’aventure.

Au moment de rejoindre le conseil, dans quel état d’esprit étiez-vous ? Sentiez-vous un risque d’être éliminé ? Ou étiez-vous totalement confiant ?

Je pense que je ne connais personne, ou alors c’est qu’il est totalement fou, qui peut dire qu’il est allé à un conseil les mains dans les poches, sans avoir amené son sac parce qu’il savait qu’il ne partirait pas. Ça reste « Koh Lanta » et, en ça, c’est génial aussi à vivre et à regarder, tout peut arriver. Donc, évidemment, que je n’étais pas serein à 200%. Par contre, je pense que je paie un excès de confiance, je sentais bien qu’avec Shanice, le vent commençait un peu à tourner mais je ne pensais pas qu’elle réussirait. Dans mes calculs, elle ne pouvait pas aller chercher autant de personnes. Après, ce n’est pas non plus une élimination écrasante, ça reste un 5 contre 4. Mais, là où ça m’a le plus surpris, c’est vrai, c’est le vote de Thomas. C’est celui sur lequel je n’avais absolument pas tablé et c’est celui qui fait la différence. Je m’étais dit que 3 votes seraient envisageables, Vincent peut-être, Myriam potentiellement et Shanice je comptais dessus. Je m’étais fixé aux alentours de 3 mais, en aucun cas, je ne pensais que je pourrais en avoir 5 contre moi.

Selon vous, quelles principales raisons sont à l’origine de votre départ ?

Je pense qu’il y a une chose qui, à mon avis, mais une fois de plus ce n’est que mon ressenti, est primordiale, c’est le fait que l’on se rapprochait quand même dangereusement de la réunification. Certains se sont dit que, de toute façon, ce n’est pas trop grave de retirer l’élément central de la nourriture parce que, d’un autre côté, il est aussi très fort sur les épreuves, il est assez fort sur la logique, il a l’équilibre, il a le mental. Je l’avais montré sur l’épreuve juste avant, du paresseux, où l’on tient, Flavio et moi, vraiment au mental parce que, à partir de dix minutes, ça devient insupportable. Donc je pense qu’il y avait aussi une idée de se dire que ce serait peut-être le moment de tenter un putsch et d’enlever Aurélie de l’équation.

Après, je ne peux pas nier que, en effet, j’avais tendance à être un peu, je ne dirais pas directif, mais dynamique sur le camp. C’est en tout cas comme cela que je le voyais. Je voulais vraiment que l’on vive le mieux possible sur le camp, que toute l’équipe se sente bien, que l’on soit dans la meilleure forme possible avec ce qui nous était possible de chasser ou de pêcher. Certains l’ont vu comme une volonté de se mettre en avant alors que absolument pas, c’était juste la volonté de faire vivre mon équipe de la meilleure façon qui soit.

On l’a vu vendredi soir, l’épreuve d’immunité du paresseux a été particulièrement compliquée, avec des conditions climatiques dantesques. Racontez-nous ces instants de résistance sans doute extrême…

Ce n’est pas compliqué, au bout de dix minutes, mon corps a commencé à me signifier que la douleur était tellement insupportable dans les bras qu’il fallait lâcher. J’ai eu cette chance, c’est que mon cerveau a pris le relai et m’a dit « mais non, c’est impossible que tu lâches à ce moment-là, ce n’est pas même envisageable donc tu tiens ». Le sang a commencé à quitter progressivement les jambes et les bras, de façon à ce que, au moment, où vous lâchez, vous ne sentez plus vos membres. Il faut savoir qu’il y a un petit moment, quand je descends, où je ne sens quasiment plus mes mains. C’est assez désagréable d’ailleurs comme sensation.

C’est vraiment la tête qui a pris le relai. Toutes les deux à trois minutes, je jetais un petit coup d’œil sur les rouges qui restaient encore en place et je me disais que je devais me débrouiller, trouver une solution pour pousser un peu plus loin. Malheureusement, ça ne l’a pas fait. Je crois que l’on a tenu, de mémoire, quelque chose comme 45 minutes. Les 35 dernières minutes n’ont été que souffrance.

 

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

Au premier jour de l’aventure, vous devenez co-capitaine des jaunes. Comment avez-vous appréhendé ce rôle ? Cela vous a-t-il fait plaisir de l’endosser ?

Pas du tout ! Absolument pas ! En fait, dans mon idée, je m’étais dit que, en arrivant sur « Koh Lanta », il faudra quand même réfléchir au fait de ne pas être chef, faire en sorte de ne pas endosser ce rôle-là. Qui est trop compliqué, trop exposant. Si vous n’êtes pas assez directif, on va vous le reprocher parce que certains ont besoin que vous leur donniez des directives. Si, au final, on est trop directif, certains vont dire « pour qui il se prend à me donner des ordres comme cela ? » donc ça ne va pas le faire. Au fur et à mesure de l’aventure, on le voit bien d’ailleurs. Parce que, au départ, ils sont très très contents d’apprendre plein de choses avec moi, de discuter de tout ce qui fait la vie d’un aventurier, d’avoir de petites astuces,… Au fur et à mesure, je continue sur cette idée-là mais eux, finalement, ça finit par les saouler, par les gaver. On voit bien donc que c’est un rôle hyper compliqué. Moi, en arrivant, je m’étais dit « surtout, surtout, pas de chef de tribu, on sera un peu plus en sous-marin et on verra ce qui se passe ».

Voilà, je deviens chef par la force des choses parce que l’on remporte la première épreuve avec Laetitia. En fait, ce qui se passe, c’est que cette victoire-là est presque maudite, à plusieurs aspects. Je deviens chef alors que j’avais prévu de ne surtout pas l’être. Je deviens chef avec Laetitia, en discutant avec elle je me rends compte qu’elle n’est pas vraiment portée sur la stratégie et le fait de voir loin, ce n’est pas vraiment son domaine de prédilection. On le voit bien d’ailleurs avec ma sortie où elle ne se dit pas que, au final, elle perd aussi la puissance du talisman contre les rouges. En outre, je me retrouve avec un talisman qui, en plus de pouvoir servir en tant que collier, peut aussi servir en tant qu’attaque, c’est-à-dire un double pouvoir. Il faut imaginer un peu dans ma tête comment ça part dans tous les sens en me demandant un peu quels sont les différents chemins possibles. C’est un peu comme ce livre dont vous êtes le héros où, en fait, vous prenez les décisions au fur et à mesure. C’est exactement la même chose, je tournais de page en page, j’essayais de voir un peu loin mais j’avais un peu l’impression d’avancer seul dans ce domaine.

On vous voit particulièrement actif sur le camp et lors des épreuves, en plus d’être bon conseiller pour vos camarades. D’ailleurs, quelles étaient les activités sur le camp que vous adoriez tout particulièrement faire ?

Très franchement, je n’avais pas d’activité qui me déplaisaient. Aller chasser les crabes, aller pêcher au harpon, aller chercher du bois, aller chercher à manger aussi dans la forêt, aller chercher de la canne à sucres, c’est vraiment des trucs qui me passionnaient. De toute façon, j’étais là pour ça, j’étais là pour vraiment vivre l’aventure à 200%. Je m’étais dit, entre le moment où je mets le pied sur l’ile et celui où je la quitte, il faut que chaque minute soit la plus remplie possible. C’est un peu comme cela que je fonctionne d’ailleurs dans la vie, je fais en sorte de toujours être très actif, à toujours lancer 10 000 dossiers en même temps. J’ai besoin de cela pour me sentir vivant. Donc j’ai vraiment appliqué cela sur l’ile aussi. Je n’ai du coup pas franchement eu d’activités qui me déplaisaient. Par contre, c’est vrai que j’avais une forme de fierté de nourrir mon équipe. Quand on s’est mis en tête, avec Flavio, de ramener un poisson par personne, c’était vraiment quelque chose d’hyper agréable.

Les premiers jours ont été vécus sans le feu pour les jaunes. Comment se sont-ils passés ?

On le voit bien, on est quand même dans des conditions qui sont beaucoup beaucoup plus dures que celles des rouges. Ils sont dans une forme qui est forcément meilleure que la nôtre. C’est vrai que ça nous a quand même, malgré tout, soudés tous parce qu’on avait vraiment vécu des phases très très difficiles. Tant mentalement que physiquement. On le voit bien avec mon passage à l’infirmerie après la rencontre avec Gabin, c’est bien représentatif de la difficulté que l’on avait à se nourrir sur le camp et à être dans de bonnes conditions physiques.

Donc c’est sûr que quand on a vu les deux allumettes brandies par Denis au moment de l’épreuve de l’élastique et de la visée, ça nous a redonné une énergie phénoménale. On savait qu’il nous fallait absolument ce feu pour pouvoir changer un peu notre façon de vivre dans l’aventure.

Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Je pense que mon meilleur souvenir est mon tout premier poisson, au harpon. Dans l’aventure, ça a une saveur vraiment particulière d’être le premier, d’être celui qui avait réussi à attraper le premier poisson, même si je savais qu’on allait en avoir beaucoup d’autres. A titre personnel, ce que j’avais potassé là-dessus a payé, les différentes choses que j’ai pu lire sur comment bien pêcher au harpon, comment bien se positionner ont payé. C’est vraiment mon plus beau souvenir on va dire. Après, pareil, le moment de l’annonce d’une victoire sur une épreuve est quelque chose d’incroyable à vivre.

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été particulièrement difficile à appréhender et/ou à supporter ?

Je dirais que, globalement, la vie en communauté, lorsque vous avez faim, lorsque vous ne dormez pas très très bien, lorsque vous sentez que votre organisme est loin d’être au top, est quelque chose d’un peu plus compliquée à vivre. C’est vrai que, mine de rien, dans mon éviction, il y a certaines choses qui ont pu être dites ou faites qui me restent un peu en travers de la gorge. Je n’ai pas de véhémence, je ne garde pas de griefs envers mes petits camarades mais c’est vrai que mon éviction me laisse un gout amer.

Pour en revenir à la genèse de votre aventure, qu’est-ce qui vous a motivé à candidater ?

En fait, je me suis dit, de façon un peu présomptueuse, que je peux y aller parce que je représente un peu tous les éléments qui pourraient faire de moi un bon aventurier. Le côté sportif, le côté logique, le côté stratégique / tactique. Pour le côté survie, je me disais que c’était quelque chose d’appréhendable, en tout cas je comptais aussi un petit peu sur un retour de la jugeote que l’on peut avoir dans la vie de tous les jours qui peut nous être utile en mode survie. C’est ce qui m’a fait dire que c’était peut-être le bon moment pour aller se frotter à cette expérience incroyable qu’est « Koh Lanta ».

Vous êtes-vous préparé d’une façon particulière ?

Oui, physiquement, je me suis vraiment entrainé sur ce que je pensais être mes lacunes. J’ai beaucoup beaucoup bossé sur l’équilibre, la force statique et puis j’ai essayé de travailler aussi un peu le mental pour supporter des moments désagréables. C’est-à-dire de tenir par exemple avec un haltère de 10 à 15 kilos au-dessus de la tête le plus longtemps possible. Après, d’un point de vue survie, c’était essentiellement beaucoup de lecture, aussi des tutos sur internet, pour essayer d’avoir des premiers éléments une fois arrivé sur l’ile.

A ce stade-là du jeu, comment voyez-vous l’horizon pour vos anciens camarades jaunes ?

Au moment où je sors, je n’ai aucune idée de l’instant exact où arrivera la réunification. Mais je me dis « quelle hérésie, quelle bêtise, quelle connerie de me sortir à ce moment-là ». Dans la logique de « Koh Lanta », qui n’était pas forcément la leur, on ne vire surtout pas un élément « fort » (sur les épreuves, le camp, l’esprit de groupe, la nourriture,….) avant la réunification. Après la réunification, ça devient en mode solo, à la limite j’aurais pu être un fusible pour les ambassadeurs. Mais, au moment où je sors, je me dis que ça va être galère pour eux. Je me dis aussi que, comme ce n’est pas une sortie à 8 votes contre 1, ça peut peut-être générer chez eux une distension et ne pas permettre à l’unité de se maintenir.

Merci, Aurélien, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Gabin revient sur son départ pour raisons médicales !

Publié le par Julian STOCKY

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Gabin,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien avec vous !

On l’a vu vendredi dernier, vous avez dû quitter prématurément l’aventure « Koh Lanta » sur décision médicale. A titre personnel, comment avez-vous vécu la diffusion de l’épisode de votre départ ? Celle-ci a-t-elle ravivé en vous certaines sensations et certaines émotions vécues en Polynésie ?

Non, pas forcément. En fait, la diffusion fait juste revivre l’aventure différemment. Mon aventure a été déjà faite, elle est dans ma mémoire, je l’ai vécue pleinement, j’ai les souvenirs dans ma tête. Là, c’est plus comme quand on regarde une cassette de nos souvenirs d’enfance, c’est plus un souvenir que l’on revit pleinement.

A froid, cette sortie est-elle pleinement digérée ? Ou reste-t-il malgré tout une petite part de regrets ?

Non, je n’ai aucun regret sur mon aventure. Je n’ai pas triché, je me suis donné pleinement, corps et âme, à cette aventure. Même quand je suis parti, sur le moment j’étais forcément déçu car sortir comme cela n’est pas plaisant mais je n’avais aucun regret, j’étais resté moi-même et j’avais tout donné. Donc c’était très facile à gérer, j’étais très lucide sur la situation, je voyais bien l’état de mon genoux, je n’avais pas du tout d’espoir. Avant même l’annonce officielle, je m’étais déjà protégé et j’avais déjà digéré la nouvelle.

Cela a été expliqué dans l’épisode, cette blessure n’était pas soudaine, vous aviez déjà ressenti quelque chose bien plut tôt dans l’aventure….

Oui, effectivement, c’est arrivé dès la première épreuve, lorsque nous avons jeté les sacs à dos. Ma jambe s’est bloquée dans l’eau, on voit brièvement sur les images que je tombe et, en fait, ma jambe fait une hyper extension et mon genou claque en arrière. Depuis le début de l’aventure, j’ai donc une certaine gêne.

Sur le camp des rouges, comment se passait la vie au quotidien ? D’ailleurs, quelles étaient les tâches que vous aimiez tout particulièrement faire ?

Ce qui était bien sur le camp, c’est que l’on faisait tout tous ensemble. On allait chasser ensemble, on allait couper du bois ensemble, on allait chercher du bois ensemble, on avait vraiment une grosse cohésion en début d’aventure. C’était assez plaisant d’avoir cette communion et cet esprit d’équipe.

Vous l’avez expliqué à l’image, vous avez grandi entouré notamment de vos sœurs, du coup, sur le camp, vous sembliez proche de tout le monde, des garçons et des filles….

Effectivement ! Je pense que c’est beaucoup dû à mon éducation, j’ai toujours été élevé comme cela, à être proche des gens, à être attentifs aux gens, à leurs besoins, à leurs ressentis. C’était tout naturel pour moi d’être proche de tout le monde, c’est quelque chose que je fais dans la vie de tous les jours, du coup je voulais que mon aventure ressemble à ce que je fais.

Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de « Koh Lanta » ?

Déjà, l’aventure en soi. Avoir pu partir dans des conditions sanitaires compliquées est une chance, ça reste quand même un souvenir, il y a très peu de monde qui peut dire être parti à Tahiti en plein Covid. Juste cela est merveilleux.

Et spécialement le confort chez Teheiura. On sort d’une épreuve où toute l’équipe permet de remporter la victoire. L’accueil que nous fait Teheiura est juste exceptionnel, il nous ouvre ses bras, sa famille aussi, alors que nous sommes de parfaits inconnus. Ca fait chaud au cœur et ça fait plaisir de rencontrer d’autres traditions que l’on n’a pas l’habitude de voir en métropole.

Parmi les épreuves, forcément le fugitif restera l’épreuve que j’ai la plus appréciée. C’était un domaine que je connaissais et j’ai pu aider mon équipe, en prenant de l’avance, à rattraper Aurélien. Forcément, c’est un moment marquant. En revoyant les images, moi qui ne voyais pas sur place ce que faisait mon équipe car j’étais devant, j’ai pu vivre pleinement leur exploit aussi derrière d’attraper Aurélien. C’était très agréable de vivre ce moment à la télé.

 

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

A l’inverse, qu’est-ce qui a été peut-être plus compliqué à appréhender ou à supporter ?

L’attente ! On découvre que les journées sont ultra longues en fait. Dans la vie de tous les jours, même si on n’a rien à faire, on peut lire ou on trouve toujours quelque chose pour s’occuper. Là, dès que l’on avait fini la cabane, que l’on avait le feu, que l’on avait pêché, on n’avait plus rien à faire en attendant les épreuves. Donc les journées sont extrêmement longues. On se lève en même temps que le soleil et on se couche en même temps aussi. Donc on a vraiment toute la journée pour attendre.

Je n’avais pas trop peur pour les restrictions alimentaires. Je suis de nature à ne pas manger beaucoup, du coup je n’avais aucune appréhension sur cela. Je savais de toute façon que, quand on part sur une aventure comme ça, on en profite pour perdre un peu tous les kilos.

Si l’on revient à la genèse de votre aventure, qu’est-ce qui vous a poussé à candidater ?

Je sortais de championnats du monde en Suède, sous forme d’une course de 24 heures dans les bois, par moins 20. Je me disais que j’arrivais en 2020 sans vraiment d’objectif et que j’aimerais faire quelque chose de plus dur, pour franchir un cap. Malheureusement, avec le Covid, c’était compliqué de se projeter sur des courses, je me suis dit pourquoi ne pas postuler à « Koh Lanta », qui pouvait être l’objectif idéal de l’année.

Vous êtes-vous préparé d’une matière spécifique ?

Pas spécialement ! J’ai continué les entrainements comme je le faisais déjà, moi qui, de base, m’entraine beaucoup. Après, j’ai essayé de combler quelques lacunes en natation en prenant des cours avec une amie nageuse. J’ai aussi regardé quelques tutos pour le feu et la cabane. On se renseigne, je pense, tous avant pour ne pas arriver sur l’ile et tomber des nues on va dire.

A ce stade-là du jeu, quel regard portez-vous sur la suite ?

Je suis confiant pour les rouges, je crois beaucoup en cette équipe que j’aimais beaucoup. Ça m’a plus embêté de les quitter et de les laisser que moi de devoir partir. Je pense que, s’ils retrouvent la cohésion du début, ça peut bien redémarrer pour la suite.

Merci, Gabin, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Canal + : Julien Fébreau évoque la nouvelle saison de Formule 1 !

Publié le par Julian STOCKY

Stéphane Grangier / Canal+

 

Bonjour Julien,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous ! 

 

La Formule 1 a fait son grand retour, pour le lancement de la saison, à Bahreïn. En tant que passionné de ce sport et commentateur emblématique de Canal +, on imagine la joie et le plaisir que cela a été pour vous ?

 

" Très grand plaisir de voir la saison 2021 débuter, on est toujours en manque de Formule 1 pendant l'hiver, donc on était tous, dans l'équipe F1, très impatients que ça reprenne. On savait qu'il y allait avoir beaucoup de changements chez les pilotes en termes de changement d'écurie, qu’on allait assister - on l'espérait - à des beaux combats, notamment entre Mercedes et Red Bull, donc oui il y avait beaucoup d'excitation à l'idée de voir la saison redémarrer après la saison assez incroyable qu'on a vécu en 2020 sur les antennes de Canal+. "

 

 

Comment décririez-vous la « touche » Canal+ sur la Formule 1 ?

 

" Je dirais que la touche Canal+ tient au fait que l’immersion est notre leitmotiv, et que c’est le maître mot de notre dispositif depuis 2013 que la Formule 1 est sur Canal+. On en est à la 9e saison, et c'est vrai que l'immersion est extrêmement importante pour nous. On veut que l'abonné se sente complètement dans le dispositif, sur place comme s'il était dans le paddock, sur la voie des stands, sur la grille de départ, avec les pilotes et même en embarqué avec les pilotes, notamment grâce à l'émission Onboard. Donc, c'est ça la touche Canal+, c'est apporter le plus d'expertise possible pour immerger les gens, pour que tout le monde ait les clés, que chaque abonné ait toutes les clés pour se faire sa propre vision de ce qu'il est en train de voir, et le faire dans une ambiance la plus agréable possible - j'ai envie de dire détendue, drôle par moment. On essaye avec Jacques d'apporter un brin de légèreté quand le moment s'y prête, notamment pendant les essais libres. Je crois qu'on est une belle équipe et qu’il y a une très grande entente entre toutes les personnes de l'équipe. C'est comme une bande et les abonnés font partie intégrante de la bande Canal+ F1. "

 

 

Vous retrouvez, comme chaque saison depuis 2013, Jacques Villeneuve à vos côtés. Son expérience et son palmarès permettent un regard complémentaire sur la course et les pilotes…

 

" Oui. Jacques Villeneuve est un élément extrêmement précieux du dispositif à Canal+, il ne faut pas oublier qu’il remporté le championnat IndyCar qui à l'époque s'appelait « CART », il a remporté les 500 miles d'Indianapolis, il est champion du monde de Formule 1, donc c'est quelqu'un qui sait de quoi il parle, qui suit avec beaucoup d'intensité et de précision ce qu’il se passe dans l'univers de la F1. Il a toujours évidemment des portes ouvertes, ses contacts en F1, et ça fait de lui un consultant redoutable, de par la précision de ce qu'il explique, c'est quelqu'un qui n'a pas sa langue dans sa poche, donc la liberté de ton à laquelle on tient sur Canal+, Jacques Villeneuve l'incarne parfaitement. Il fait réagir, qu'on aime ou qu'on n'aime pas ce qu'il dit, qu'on soit d'accord ou pas, en tout cas il donne des avis très tranchés et c'est ce qu'on aime. "

 

 

23 grands prix sont prévus au calendrier. Quels seront vos secrets et astuces pour tenir le rythme ?

 

" Il n’y a pas de secret, ni d’astuce, on tient parce qu'on aime ça et que c'est la passion qui nous porte. On aime plus que tout vivre la Formule 1 avec les abonnés, donc ce ne sera pas difficile de tenir ces 23 Grands Prix. Je ne vais pas dire que plus il y en a, plus on aime ça, parce que je pense qu'il y a un certain nombre de Grands Prix à respecter pour que ça garde un côté assez exclusif et exceptionnel, mais c'est simplement l'amour qu'on a de ce sport qui fait que chaque week-end de Grand Prix on est content de se retrouver avec toute l'équipe et on a hâte de voir ce qu’il va se passer, quelle nouvelle histoire il va se créer, quelle nouvelle bataille va surgir. Voilà il n’y a pas de secret, Jacques Villeneuve est un gros consommateur de café et comme c'est un consultant adorable, c'est souvent lui qui m'offre le café, donc ça c'est la petite dose de caféine qui nous fait du bien avant la prise d'antenne, mais pour le reste voilà on tourne au café et à la passion. "

 

 

Cette année, les FP1 et FP2 sont raccourcies de trente minutes. On peut penser que cela va dynamiser un peu plus encore ces deux sessions ?

 

" Oui c'est vrai que ça rend ces deux sessions plus dynamiques, d'abord pour les pilotes et les écuries qui n'ont absolument plus le temps de rester au garage attendre notamment que les petites écuries nettoient la piste, là ils sont obligés de sortir vite, ils sont obligés de raccourcir leur nombre de tours. C’est-à-dire que le travail sur les longs relais pour préparer le Grand Prix du dimanche d’habitude ils le faisaient sur de nombreux tours, là ils sont obligés de raccourcir ce travail parce qu’ils n’ont plus le temps de faire tout ce qu’ils avaient à faire avant. Donc ça donne beaucoup plus de rythme aux sessions et ça nous donne à nous beaucoup plus de rythme aux commentaires, mais ça nous laisse le même plaisir d’expliquer des choses, de sourire de certaines choses. Mais oui, ça a beaucoup rythmé les Grands Prix cette demi-heure en moins de session et je trouve que ce n’est pas mal, parce que ça oblige les écuries à être dans le feu de l’action tout de suite, et c’est ce qu’on aime voir en Formule 1. "

 

 

Cette nouvelle saison s’annonce passionnante. Peut-on s’attendre à quelques surprises ? On pense notamment à Red Bull dont les premiers tours de pistes s’annoncent encourageants….

 

" Oui c’est sûr que Red Bull ce serait pas vraiment une surprise parce qu’ils travaillent vraiment dur pour revenir sur Mercedes depuis des années, ils mettent tellement de choses en œuvre pour y parvenir, ils ont un pilote extraordinaire qui est Max Verstappen, ils ont un autre pilote Sergio Pérez qui est très expérimenté ; donc les voir aux avant-postes ce n’est pas une surprise, ça reste quelque chose d’agréable à observer parce qu’on a envie de voir de la bataille, que ce soit Mercedes, Red Bull, Ferrari ou n’importe quelle autre équipe, on a envie de voir plusieurs équipes se battre les unes contre les autres. Red Bull je pense est une demi-surprise parce qu’on les voyait préparer leur saison de manière impressionnante et effectivement ça a l’air de plutôt fonctionner pour l’instant. Les belles surprises ce serait peut-être, Alpha Tauri l’écurie de Pierre Gasly, qui est vraiment très bien partie cette saison, peut-être mieux que ce qu’eux-mêmes n’imaginaient. Puis l’autre bonne surprise c’est peut-être McLaren qui confirme que malgré le changement de moteur cet hiver, en passant du moteur Renault au moteur Mercedes, ils ont parfaitement réussi à mettre tout ça en place, à intégrer ce paramètre extrêmement important qu’est le moteur dans la nouvelle voiture, intégrer également Daniel Ricciardo à l'écurie qui vient d'arriver et c'est assez prometteur. Voilà la demi-surprise Red Bull et les belles surprises peuvent être Alpha Tauri et McLaren. "

 

 

Stéphane Grangier / Canal+

 

 

Mercedes a su briller à Bahrein, en remportant la victoire. Est-ce finalement étonnant, comparativement à ce qui s’est passé en avant-saison et aux essais d’avant grand prix ?

 

" C’est vrai qu'on s'attendait plus à une victoire peut-être de Red Bull parce qu'ils avaient dominé les essais, les qualifications et une partie de la course, mais il ne faut pas oublier que Mercedes est Mercedes, que Mercedes est sept fois champion du monde pilote et constructeur, pilote avec Hamilton et Rosberg et constructeur depuis 2014. C’est une écurie qui, même si elle n'avait pas la meilleure voiture à Bahreïn, a su stratégiquement mettre la pression sur Red Bull, tenter un pari d'arrêt au stand anticipé, et ça a fonctionné. Donc je ne suis pas complètement surpris, ce n’est pas parce que pour l'instant ils ont une voiture qui est un peu moins performante que la Red Bull, qu’ils vont facilement laisser les victoires à leurs adversaires. Helmut Marko le patron de Red bull l’a d’ailleurs dit : « il nous faudra de notre côté des week-ends parfaits pour être en mesure de battre Mercedes, même si notre voiture est un peu meilleure que la leur pour l'instant ». Donc ce n’est pas étonnant de les avoir vu gagner, maintenant ce qui fait plaisir c'est de voir à quel point ça va être serré entre eux et que ça va se jouer vraiment sur des détails entre Mercedes et Red Bull, Grand Prix après Grand Prix. "

 

 

Côté français, à quoi peut-on s'attendre pour Pierre Gasly et Esteban Ocon ?

 

" Pour Pierre Gasly on voit qu’il a une Alpha Tauri très performante cette année, avec un moteur Honda qui a beaucoup progressé, et puis lui il est en pleine progression dans son pilotage, dans sa maturité de pilote, il a remporté son premier Grand Prix l'année dernière ce qui change complètement l'approche d'un pilote, en tout cas ça apporte une confiance, une forme de sérénité de l'avoir fait et ce n'est plus à faire, même s'il veut répéter des victoires. Au moins il a montré qu'il pouvait le faire donc c'est un poids en moins, ça apporte normalement confiance et sérénité à un pilote et puis voilà il est complètement intégré à cette équipe comme le pilote numéro un, celui qu'on écoute le plus, celui qui doit fédérer l'équipe autour de lui, donc si en plus la voiture est au niveau, vous pouvez compter sur Pierre Gasly pour faire de très belles choses cette année. Malheureusement ça n’a pas bien débuté à Bahreïn sur une toute petite erreur, ça se joue au centimètre près mais ça ne remet en rien en cause tout ce qu'il a pu mettre en place jusqu'ici pour être solide, il va être très solide cette année. Pour Esteban Ocon c'est une année importante parce qu’il arrive en fin de contrat à la fin de l'année 2021, il doit tout de suite montrer à l'équipe Alpine qu'il a le niveau, l'engagement pour lutter face notamment à Alonso son coéquipier, pour que la prolongation de son contrat soit quelque chose d’actée assez rapidement. Mais lui n’a pas la voiture aussi performante que Pierre Gasly maintenant, il a une année d'expérience déjà avec cette équipe qui s'appelait encore Renault l'année dernière et qui est devenu Alpine cette année, il a Fernando Alonso à ses côtés avec lequel il doit réussir à bien travailler, bien cohabiter, ne pas se laisser impressionner, par l'aura du double champion du monde Espagnol, se concentrer sur son propre travail. Il a un état d'esprit très bon cette année, encore meilleur que celui de l'année dernière, une bonne approche, il y a eu un peu de changement dans son équipe autour de lui, son ingénieur de piste, son ingénieur performance, sa préparation physique n’est plus assurée par la même personne, donc il a mis des éléments en place autour de lui pour pouvoir encore passer un palier cette année et je pense qu'il va y arriver. "

 

 

Pour terminer, que peut-on souhaiter à toute l’équipe F1 de Canal+ pour cette nouvelle saison ?

 

" On peut se souhaiter à tous et aux abonnés que l’on vive une année où il y a de la bataille, où les victoires sont disputées, où on ne connaît pas avant le départ le vainqueur, et je crois qu'on est complètement dans cette optique cette année. Qu'on ait des belles surprises, des beaux moments, on a vibré l'année dernière avec la victoire de Pierre Gasly, on a tremblé avec Romain Grosjean et heureusement ça s'est bien terminé, donc si on peut vivre de nouvelles émotions fortes et uniquement dans des émotions positives, et bien c'est tout ce qu'on peut se souhaiter à l'équipe Canal+ F1 et surtout aux abonnés de Canal+. "

 

Merci, Julien, pour toutes vos réponses ! 

Publié dans Télévision

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Plus Belle La Vie, album solo, tournages : David Ban évoque sa belle et riche actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

@ Monsieur Roni

 

Bonjour David,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Ce lundi soir, vous avez effectué votre retour dans la série à succès de France 3 « Plus Belle La Vie », où vous y interprétez le rôle de Valentin. On imagine votre joie et votre plaisir d’avoir retrouvé l’équipe et les studios ?

Oui ! On a tendance à le dire facilement, c’est une vraie famille, il y a une très belle énergie positive, on est très bien accueillis. Que ce soient par les autres comédiens, les coachs, les techniciens ou les réalisateurs notamment. On est entourés d’une équipe pour être dans les meilleures conditions, c’est vraiment top ! Ma petite cerise sur le gâteau est que, à la base, mon rôle ne devait apparaitre que sur une première intrigue, en formant un duo avec le personnage de Laetitia Belesta, joué par Caroline Riou, dans une intrigue un peu à la « Pretty woman » où le riche milliardaire rencontre une femme de ménage, qui devient un peu Cendrillon. C’était une petite bouffée d’air pour le personnage de Laetitia qui a traversé beaucoup d’épreuves. Cela a fait rêver un peu les téléspectateurs qui, sur les réseaux, ont fait savoir leur plaisir de revoir Valentin Carrier. Avec beaucoup de bonheur, la production m’a rappelé et les auteurs ont décidé de le réintégrer dans les intrigues, c’est super !

On image que les retours très positifs et très nombreux du public ont dû vous faire chaud au cœur ?

C’est sûr que, quand on arrive sur une quotidienne comme cela, c’est un peu quitte ou double. Soit le personnage plait, soit il ne plait pas et on imagine bien la suite…Maintenant, ce personnage est tellement singulier, c’est un électron libre, il est particulier, même de par sa condition. C’est un riche milliardaire un peu aristo, avec une manière de parler un peu précieuse, il est vraiment très très singulier. Cela aurait pu ne pas plaire. Mais ce n’est pas du tout l’idée du riche qui peut prendre les gens de haut, il est hyper simple et, surtout, il est tombé très amoureux de Laetitia, c’est le conte de fée. Encore une fois, je pense que c’est cela qui a fait rêver. Par les temps qui courent, ça a fait du bien, ça a apporté du positif dans un contexte un peu morose.

 

@ Monsieur Roni

 

Sans dévoiler de grand secret, dans quel contexte revient votre personnage ?

La fin de la première intrigue marquait la fin de l’histoire d’amour entre Laetitia et Valentin. Elle avait déjà quelqu’un dans sa vie, Sébastien, sans que ça soit tout à fait confirmé, quelqu’un du même niveau social qu’elle. Laetitia l’avait choisi lui, plutôt que la richesse dans laquelle elle ne se sentait pas forcément à l’aise. Valentin avait alors décidé de s’éclipser.

Cette fois-ci, ils se retrouvent dans une maison domotique. Il s’avère que, justement, Laetitia et Sébastien ont été installés par la mairie de Marseille dans une maison domotique, suite à l’effondrement du gymnase, dans lequel elle avait perdu son mari. Leur maison est hyper moderne, complètement connectée, avec une voix, celle de l’intelligence artificielle. C’est d’ailleurs très drôle, cette voix est celle de l’actrice qui double Julia Roberts.

C’est assez cocasse. Laetitia comme Sébastien ne sont pas du tout habitués à toute cette modernité, ça crée des situations rocambolesques. En contrepartie d’être dans cette maison, ils doivent faire des visites à des investisseurs. En fait, il s’avère que l’un des promoteurs qui fait visiter est Valentin. Il est aussi un investisseur qui se lance dans différents secteurs et il s’intéresse notamment à la domotique. Il tombe nez-à-nez, par hasard, avec Laetitia, le jour où il vient faire visiter la maison. A partir de là, ça recrée une espèce de triangle amoureux entre Valentin, Laetitia et Sébastien. Mon personnage revient mettre le bazar dans l’histoire.

A l’image de ce que l’on a vu dès les premières scènes, on imagine que cette nouvelle intrigue sera marquée par un ton un peu léger, un peu décalé ?

On est clairement dans le registre de la comédie, comme on l’était déjà dans la première intrigue. Pour autant, il y a certes des touches de romance mais aussi de belles touches d’émotion. Il y aura de la jalousie entre ces deux coqs qui se retrouvent à convoiter la même femme. Laetitia ayant perdu son mari, elle est très très fragile par rapport à cela, tous ces sentiments l’a remuent aussi. Ce qui est assez drôle, c’est que tous les personnages se retrouvent dans cette situation presque malgré eux. Valentin, quand il vient faire visiter la maison, ne sait clairement pas qu’il va retrouver Laetitia. Elle ne sait pas du tout non plus qu’elle va retomber sur lui. Sébastien ne sait pas du tout non plus que Valentin va arriver et, à nouveau, semer la zizanie dans l’histoire. Il y a vraiment cette volonté d’être très léger. On peut penser que, dans la maison, les choses ne vont pas se passer comme ils le voudraient, avec tout le système connecté. Ce sera très drôle, en tout cas on a énormément ri à tourner certaines scènes et j’espère que le public prendra autant de plaisir.

 

@ Monsieur Roni

 

En parallèle, dans un autre registre, vous sortez fin avril votre album « 3,2,1,… ». Comment le présenteriez-vous ?

C’est mon deuxième album solo. Il a, je pense, muri. Le premier album était sorti en 2017 et j’ai écrit ces nouvelles chansons, entre temps, au fur et à mesure. « Encore plus fort », une première chanson, était déjà sortie et avait commencé à faire son petit chemin. Je travaille avec Pierre Baslé, en tant que réalisateur son. Je l’avais rencontré sur un des mes précédents spectacles. Par rapport au premier album, les sons sont beaucoup plus modernes. Mes textes sont toujours aussi sincères. Je pense à « Ce qu’on laissera », où je parle de l’inquiétude du temps qui passe et de ce qu’on laissera aux générations à venir. Il y a des chansons purement d’amour aussi. Certaines chansons, comme « Encore plus fort » sont hyper festives. Je m’adresse à toutes les générations et, surtout, je m’amuse aussi dans les styles. On a vraiment une même couleur au niveau des arrangements, il y a même des sons un peu électro mais il y a quand même toujours une base solide d’éléments organiques, comme des guitares ou des batteries.

Il y a 15 titres dont un titre piano voix car j’aime cette notion d’acoustique. J’y fais aussi un duo avec Emji, la gagnante de « La nouvelle star », qui avait travaillé avec moi sur « Les trois mousquetaires ». Elle a une voix incroyable, sur un de mes titres très rock. Il y a aussi un duo avec Sarah Caillibot, qui jouait ma femme dans « Bernadette de Lourdes ». Et la grosse surprise est que, de cette aventure de « Plus Belle La Vie » et de ce lien d’amitié que j’ai avec Caroline Riou, est née une invitation sur une des chansons. Elle n’est pas chanteuse mais je l’ai coachée sur « On se dit vous, on se dit tu ». Dont un clip sort mi-avril, tourné à Marseille. Cette chanson est une belle surprise que je vais faire découvrir aux fans prochainement. C’est assez drôle, j’avais écrit ce texte il y a quelques années, il y a plus de 10 ans même et il colle complètement à l’histoire de ces deux personnages dans la série. C’est une chanson un peu jouée, un peu théâtrale, c’est pour cela que c’était intéressant d’avoir une actrice qui soit en duo dessus.

Mon album "3,2,1..." sera disponible en physique en commande sur mon site officiel www.davidban.com puis par la suite sur toutes les plateformes de téléchargement.

 

 

Notons, entre autres, la chanson « Elle », sur les violences faites aux femmes, mais interprétée par un homme….

Oui, c’est vrai que c’est une chanson qui me tient à cœur. Dans un contexte où l’on parle beaucoup des violences faites aux femmes, je trouvais cela important de les dénoncer. Comme les violences en général. Mais c’est vrai que j’ai été interpellé aussi parce que j’ai rencontré, via des associations, des femmes qui sont passées par ce calvaire. Cela m’a donné envie d’en parler. On voit beaucoup de femmes chanter ce thème, je trouvais intéressant de donner un texte avec des mots d’homme pour montrer aussi que nous sommes touchés également.

Ce qui m’a vraiment d’autant plus touché, c’est que j’ai déjà eu beaucoup de messages, suite au clip sur internet, notamment de femmes passées par cette situation. Elles m’ont vraiment dit à quel point elles s’étaient reconnues dans cette chanson. J’ai voulu mettre l’accent sur le fait qu’une femme ne doit jamais oublier qu’elle est belle. C’est vrai que les hommes qui font subir ces violences ont tendance à vouloir rabaisser la condition des femmes pour qu’elles s’oublient complètement. Dans le refrain, je dis « elle oublie qu’elle est belle, elle oublie qu’elle est reine ». J’essaie de leur redonner cette place pour qu’elles se sentent simplement aimées.

En complément, quels sont vos autres projets du moment ?

J’ai tourné notamment dans « Clem », « Candice Renoir » et « Luther ». Dans celui-ci, je joue le rôle du commandant de la BRI. Actuellement, je tourne dans un gros film avec de grosses stars françaises que je ne peux malheureusement pas dévoiler, ça va arriver prochainement et j’aurai l’occasion d’en reparler.

Merci, David, pour toutes vos réponses !

Publié dans Musique, Télévision

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Phany Brière Marret nous parle de son actualité et de ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

@ Anthony Massart

 

Bonjour Phany,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Dans le cadre du Festival Nikon 2021, vous avez participé au court-métrage « Vermillon » (https://www.festivalnikon.fr/video/2020/960). Comment le présenteriez-vous ?

Ce film vise à lever un tabou sur un orgasme masculin, en l’occurrence l’orgasme prostatique. C’est un tabou, souvent les gens mélangent cela avec de l’homosexualité ou y voient plutôt le côté médical. Il n'y a pas d’orientation sexuelle pour le pratiquer, peu importe ! Je pense qu’il est important d’en parler. J’ai été ravie dès la lecture du scénario, j’ai dit oui de suite. Le réalisateur, Geoffrey Virgery, m’avait prévenue que ce pourrait être difficile à porter mais je savais que c’était pour moi, moi qui avais déjà parlé de ce sujet avec mon compagnon de l'époque.

Le cadre est idyllique, amoureux, il y a un parti pris avec la lumière et les images. Sans en dévoiler trop, si on regarde bien et que l’on écoute bien, on se rend compte qu’il y a un réel point de vue, que je vous laisse découvrir.

Le plus drôle pour moi a été le rapport avec le comédien. Effectivement, on ne se connaissait pas et on a eu la chance de très bien s’entendre très vite. Même moi, je lui posais des questions. Je lui demandais si je pouvais oser faire telle ou telle chose. Il m’a répondu que oui, sans soucis, car c’est le jeu. On a pu avoir ce lâché-prise où on a réussi à s’apprivoiser l’un l’autre. Tout s’est très bien passé, j’ai eu la chance d’avoir un super partenaire.

Comme chaque année, près de 1 600 films sont en compétition pour une cinquantaine seulement retenus. Selon vous, en quoi ce court-métrage pourrait-il faire la différence ?

C’est vrai qu’il y a de très beaux projets, j’en ai vus pas mal. Je dirais simplement : le sujet, qui n’est jamais abordé mais qu’il faut aborder. C’est fait un peu comme un tableau imaginé. Je pense qu’il a toute sa place, pour notamment lever les tabous.

 

@ Serge Uzan

 

En parallèle, vous faites partie du casting de « Amour-Eux ». Que dire sur cette autre aventure artistique ?

C’est un long-métrage réalisé par Alexandre Laugier, avec Jessica Errero (La Vraie Vie des Profs) ou encore Thibaud Vaneck (Plus Belle La Vie, Mon Chien Stupide). Evoquant un sujet puni parfois par la loi, à savoir une relation entre un professeur et son élève. J’ai un rôle clé dedans, dont je ne peux même pas parler, sinon je dévoile trop de choses. On ne s’attend pas à ce qui va se passer.

On peut le retrouver ce moment sur TV5 Monde et prochainement sur Filmo TV. Une sortie DVD est également prévue.

Quels premiers retours avez-vous déjà pu avoir sur ce film ?

On a eu de bons retours. D’ailleurs, certains comédiens camarades de Thibaud dans « Plus Belle La Vie » sont venus le voir et ont beaucoup aimé. Notamment Pierre Martot. Ça fait très plaisir.

Je le place dans un teen movie, il plait beaucoup aux jeunes, notamment à la communauté de PBLV et à celle de Jessica. Je trouve ça bien d’évoquer ce sujet parce que l’amour n’a pas d’âge ou de situation, il vient tel qu'il est. Je suis bien placée pour le savoir parce que mes parents avaient un certain écart.

Dans un autre registre, vous êtes aussi égérie pour les BB Crèmes Garnier. On imagine la joie et la fierté que cela doit être pour vous ?

Surtout, j’étais très étonnée quand j’ai su que j’étais prise. J’utilise cette crème depuis huit ans, n’importe où et n’importe quand. J’ai eu un très très bon feeling avec l’équipe. Le tournage était juste incroyable, Clémence et Maréva, les deux autres ambassadrices du produit, sont juste merveilleuses. Nous sommes restées en contact. C’est une très belle aventure, qui a démarré fin 2020 et qui durera toute l’année 2021.

Un spot télé a été tourné en octobre, la diffusion est étalée par période de trois semaines, quatre à cinq fois dans l’année. J’y vante les mérites de cette magnifique crème. Il y a notre prénom sur la pub, c’est notre texte aussi, ce n’est pas quelque chose qui a été écrit. En amont, on a travaillé pour cela avec un journaliste, afin de trouver nos mots. BB Crème m’appartient depuis des années donc ça a été assez simple. Cette crème est mon allier depuis toujours, comme je le dis dans la pub, elle est ma petite coquetterie.

 

@ Garnier

 

J’adorerais prolonger l’aventure, même sur d’autres produits, tels que la coloration ou les shampoings, moi qui utilise, je le reconnais, tout Garnier. J’en profite pour passer le message, j’aime beaucoup tous vos produitsJ.

Pour finir, quels sont vos autres projets du moment ?

On a pu me voir aux côtés de Léa Francois (Plus Belle La Vie, Meurtres en Contentin), Liam Baty (Demain Nous Appartient, Alice Nevers), Alix Benezech (Nina, Bis, Pygmalionnes) dans le film de Loic Jaquet « Pitfall » dans lequel j’interprète Nathalie, une flic. Ce rôle donne une petite pincée d’humour à ce drame. Je vais reprendre bientôt une série qui s’appelle « Blacky », dans laquelle je joue un lieutenant. C’est une femme forte, assez puissante. C’est sympa de se mettre dans ce rôle-là, moi qui suis plutôt d’un tempérament doux et dans la rigolade. En parallèle, je vais bientôt partir sur Marseille pour un nouveau spot publicitaire. Quelques projets sont en pourparlers pour mon retour à Paris. Enfin, j’espère tourner de nouveau des sketchs pour YaceTom (duo comique composé de Yacim Djabali & Thomas Soler). Je lance un nouvel appel (rires).

Merci, Phany, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Sylvie Filloux évoque sa belle actualité télévisuelle !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Sylvie,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On pourra vous retrouver sur TF1 le 12 avril prochain, dans « Le remplaçant », aux côtés notamment de Joey Starr. Quel en sera le thème ?

C’est une série qui porte sur une classe de seconde, dans un lycée en banlieue. Joey Starr joue le rôle principal, celui d’un prof de français qui débarque au lycée en tant que remplaçant. Les deux premiers épisodes tournent autour des pratiques éducatives peu conventionnelles de ce professeur et de la relation spéciale qu’il entretient avec une des élèves. Le remplaçant bouleverse les codes et ne respecte pas la hiérarchie. Il va notamment proposer à sa classe de participer à un concours de plaidoirie. Il va être capable de motiver une classe qui était pourtant perçue comme la moins bonne du lycée, comme celle vouée à l’échec. Il va parvenir à inspirer le respect à un groupe difficile et permettre à certains élèves de se révéler.

Je trouve cela très intéressant, on voit toute l’opposition entre la classe qui va être la plus privilégiée et la nôtre. Et toute cette tension, entre les autres professeurs et le nôtre qui ne rentre pas du tout dans le cadre. Il va avoir du mal à se faire accepter par les autres professeurs et par les autres classes. C’est tout une réflexion sur l’acceptation, sur la capacité de chacun des individus à pouvoir briller et savoir se faire écouter aussi.

Le sujet de l’art oratoire comme tremplin social est en vogue, j’avais vu récemment un reportage dessus. On s’interroge sur comment on arrive à débloquer des choses chez des élèves qui, de base, sont en difficulté et qui ne vont pas forcément y arriver parce qu’ils n’ont pas eu la socialisation qu’il fallait et parce qu’ils n’ont pas été élevés dans le bon contexte. Par la voix, ils vont réussir à mieux se vendre dans le milieu du travail et à prendre confiance en eux

J’ai découvert que Joey Starr avait beaucoup contribué au choix du sujet de la série et qu’il était très tourné vers la littérature. L’une des premières choses qu’il nous a dites était qu’il avait demandé à la production de distribuer un livre aux acteurs. Je pense que les thématiques sociales abordées pendant la série le touchent aussi beaucoup peut-être représente-t-il le professeur qu’il aurait voulu avoir ?

Vous y interprétez l’une des élèves de cette classe. Comment présenteriez-vous votre personnage ?

C’est un peu difficile car ce sont eux aussi des personnages qui sont à découvrir et je pense que la série joue sur cela. On est cinq élèves à jouer les rôles principaux dans cette classe turbulente de seconde. Je suis très typiquement la bonne élève, blonde, au premier rang, avec des lunettes. Sage en classe mais qui est quand même dans le groupe d’amis que l’on voit principalement, qui sont des gens turbulents. Elle s’intègre bien avec eux, elle n’est pas coincée, elle veut réussir, elle a de l’ambition, on sent au fond d’elle qu’elle a des choses à revendiquer. On voit des choses qui sortent de temps en temps, elle a besoin d’extérioriser quelque chose, on voit qu’elle est touchée par le sujet de l’égalité femme / homme. D’ailleurs, à travers ce concours d’art oratoire, elle va être amenée à aborder ce sujet. Oui, on voit que c’est quelqu’un qui a du potentiel et qui a juste besoin de faire exploser sa rage à un moment. On sent que ça sortira, plus tard peut-être.

 

 

Le réalisateur nous a laissé pas mal de liberté. C’était intéressant, j’apprenais à apprivoiser le rôle au fur et à mesure que je le jouais et à lui donner une substance au cours du mois de tournage. Je sais que, au début, j’avais du mal à définir ce qu’était le personnage d’Elsa, je la voyais à la fois comme quelqu’un de sage mais qui arrivait aussi à bien se sociabiliser avec les gens. Même si elle pouvait être de temps en temps en retrait, elle avait une bonne personnalité, qui faisait que, oui, avec son petit égo, elle voulait s’imposer. C’était un peu ambivalent. On tombe facilement dans des clichés quand on veut jouer un rôle, là, du coup, c’était sensible, le jeu était subtile.

Selon vous, qu’est-ce qui pourra plaisir aux téléspectateurs ?

Je pense que tout le monde peut se retrouver dans le programme. Il y a une classe, des histoires d’amour, des engueulades, plein de rebondissements ce qui plait beaucoup. Joey Starr va découvrir, dans la classe, sa fille cachée… Il se passera énormément de choses.

La série est dynamique, positive et joyeuse. Elle laisse un message d’espoir, avec une grande diversité aussi dans les profils proposés.

En parallèle, toujours à l’image, on pourra vous retrouver prochainement sur France 2 dans la deuxième saison de « Astrid et Raphaëlle ». Sans tout en dévoiler, dans quel registre interviendrez-vous pour ces nouveaux épisodes ?

Je joue Astrid plus jeune, quand elle a 16 ans. Le rôle à l’âge adulte étant interprété par Sara Mortensen. J’apparais quand il y a une réflexion sur la personne d’Astrid, qui va expliquer ses réactions d’aujourd’hui. Ce qui est intéressant, c’est que, à chaque fois que j’apparais, on rentre un peu plus dans l’intériorité d’Astrid. Mon rôle est de dévoiler des petites clés sur elle. Là, on va encore approfondir quelques éléments, qui ont pu la traumatiser quand elle était plus jeune. Il y a toute une thématique avec ses parents, sa mère notamment. Il y a aussi la question de son acceptation au milieu des autres élèves, avec son autisme et son hyper intelligence.

La saison 2 est davantage orientée sur le moment où elle découvre sa passion pour la criminologie et où elle va pouvoir découvrir ce monde. C’est là qu’elle va se révéler. On sait que, souvent, ce qui permet aux autistes d’Asperger d’exister ou au moins de trouver un bonheur, c’est un sujet très précis dans lequel ils vont tellement se passionner qu’ils vont en devenir des experts. Même si, au départ, les gens ne vont pas croire en ses capacités, elle va se révéler être très talentueuse et finira par épater les adultes.

 

 

Quelle est votre méthodologie de préparation pour interpréter ce rôle, en lien avec Sara et/ou avec l’autisme ?

Pour le coup, je pense que c’est le rôle qui me demande le plus de travail. Sara a effectué un gros gros travail auprès des autistes. Elle a rencontré des autistes, leurs parents et des professionnels de santé. Elle est très impliquée et je dialogue beaucoup avec elle. On s’appelle avant que je joue. Elle m’explique comment je devrais m’exprimer, comment elle interpréterait la réaction d’Astrid. Je sais que mon rôle est de lui ressembler, c’est limite du calquage, c’est impressionnant. Je dois lui ressembler trait pour trait, jusque dans la gestuelle et la manière de marcher. La manière de parler est aussi très spécifique, il faut prendre les respirations à des moments différents de ceux des neurotypiques, avec des accélérations et des pauses. Souvent, elle m’envoie des vocaux de mon texte, que j’écoute en boucle. C’est intéressant, ce n’est pas une question personnelle d’interprétation d’un rôle, je dois vraiment copier quelqu’un. C’est passionnant et extrêmement challengeant.

C’est une cause qui me touche beaucoup et je suis ravie de pouvoir en parler.

Si le scénario le confirme, on imagine votre impatience de retrouver l’équipe pour une éventuelle troisième saison ?

Oui ! L’ambiance est très sympa, je suis très contente d’être sur cette série aussi pour ça. Ça se passe bien avec tout le monde, réalisateurs, acteurs, régie !

Merci, Sylvie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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