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Le médias blog de Julian

Anne Bernex évoque pour nous son actualité et ses projets !

26 Octobre 2016 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

Bonjour Anne,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions pour le blog.

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche de la pièce « Le clan des divorcées », à la Comédie République. Où vous y interprétez le rôle de Stéphanie d’Humilly de Malanpry. Quelle est l’histoire de la pièce ?

Mon personnage revient de l’Ardèche, après y avoir passé cinq années à faire du fromage de chèvre. Stéphanie s’était en fait trompée de vie et se retrouve, après un divorce, à remonter à Paris et à habiter un appartement du 16è arrondissement, qui lui coûte très cher.

Ne voulant pas perdre son standing en quittant ce lieu, elle décide de le sous-louer. Après avoir passé une annonce débarquent alors deux personnalités complètement improbables. Mary, une anglaise très gentille mais complètement évaporée avec un QI d’une huitre et Brigitte, de Tarbes, d’un âge avancé, qui est jouée par un homme. Bien qu’habillé en femme, ce personnage est donc très masculin, ce qui permet des situations très drôles.

Les trois personnages vont alors passer par de multiples sentiments, de la trouille au rire. Stéphane est rassembleuse, bourgeoise mais, en même temps, a de bons « pétages de câbles », qui sont très sympathiques à jouer.

2/ Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ? Comment décririez-vous Stéphanie ?

Elle est issue d’un milieu bourgeois, elle essaie donc de parler propre. Du coup, avec le langage de Brigitte, elle a souvent les oreilles qui vibrent.

Je pense, qu’en fait, elle est une sorte de tampon entre ses deux colocataires car l’anglaise, un peu sotte, agace souvent Brigitte. Elle tente donc de faire la balance entre les deux, d’où, parfois, la goutte d’eau qui fait déborder le vase et qui entraine ses réactions singulières dont je vous parlais avant.

3/ Le rythme de la pièce est soutenu, les rires s’enchainent dans la salle. Comment parvenez-vous à dégager autant d’énergie tout au long de la représentation ? Quelles sont vos petites astuces personnelles ?

La force de cette pièce est d’être un tissu de blagues qui s’enchaînent, qui s’empilent les unes sur les autres et qui reviennent. Il n’y a pas, je pense, un seul moment pendant lequel nous laissons le spectateur tranquille.

Pour ma part, et je crois que cela est commun à beaucoup d’artistes car j’en ai souvent échangé autours de moi, la salle qui réagit est un vrai moteur. Quand on donne de l’énergie et que l’on entend le public rire, cela nous revient et nous sommes alimentés. Il n’y a donc pas de déperdition d’énergie.

Dans cette pièce, le retour énergétique du public est particulièrement fort, ce qui est très appréciable.

4/ De façon générale, juste avant de rentrer sur scène, quels sentiments prédominent en vous ?

Je fais quelques exercices, je me mets dans mon corps et je me rassemble. Au lieu de m’évaporer et de me disperser à droite et à gauche, dix minutes avant d’entrée sur scène, je pense et je me vois en train de jouer.

Je me mets dans la peau de Stéphanie, j’empêche toutes les autres idées de venir et je respire. Je me mets en tête des mots comme dynamisme ou bien encore joie. Qui me boostent. Si je ne fais pas cela, j’ai besoin, une fois sur scène, de cinq minutes avant d’être vraiment dans mon rôle.

5/ Pouvez-vous nous parler de votre dernière comédie, « Chute de star », coécrite avec Julien Sardaigne et jouée cet été au théâtre BO Saint-Martin ?

C’est une pièce à deux personnages, elle aussi en lien avec la colocation. J’y joue Muriel Forestin, l’ex-humoriste préférée des français. Elle est folle, évaporée mais ne fait plus rien depuis cinq ans.

Devant sous-louer une chambre, elle voit débarquer chez elle Alban X, auteur de livres érotiques. Elle lui fait croire qu’elle continue à jouer, partant tous les soirs comme si elle allait sur scène. Mais, un jour, il la démasque. Il va alors la faire travailler sur ses mensonges pour qu’elle puisse remonter.

Mais plusieurs secrets vont se révéler à la fin de la pièce, et ils comprendront qu’ils ne sont peut-être pas là pour ce qu’ils croyaient au départ. Typiquement, Alban n’est peut-être pas sur Paris uniquement pour aller dédicacer des livres dans un salon. Il a une autre idée en tête…

6/ Plus globalement, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

Je souhaiterais partir en tournée avec "Chute de star". Car les français sont friands de comédies de boulevard.

J’ai écrit une autre comédie, « Cette semaine on se trompe », qui n’a jamais encore été jouée. Pascal Légitimus vient de nous rejoindre pour nous aider dans la mise en scène. Nous espérons pouvoir vous la présenter en janvier prochain.

En parallèle, j’avais aussi écrit une autre pièce comique, « En vérité je me mens », jouée sur Avignon puis reprise à Nice. Je suis actuellement en recherche d’une production pour pouvoir, par la suite, proposer ce spectacle dans la capitale.

Ce fut un plaisir, Anne, d’effectuer cet entretien avec vous !

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Caroline Laure Dislaire évoque pour nous son actualité et ses projets !

25 Octobre 2016 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

Bonjour Caroline,

Merci de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche, à la Comédie République, de la pièce « Le clan des divorcées ». Comment présenter simplement l’histoire ? Quelles thématiques y sont mises en avant ?

C’est l’histoire de trois femmes divorcées, qui vivent toutes dans des univers très différents. Une bourgeoise, une anglaise sexy et une un peu plus « crue ». Pour des questions de budget, elles vont  vivre sous le même toit et vont devoir apprendre à se connaitre et à s’apprécier.

Elles n’ont pas vraiment de point en commun, si ce n’est la recherche d’un amoureux. La pièce est drôle, car elle tourne autours de toutes ces différences.

2/ Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ? Comment décririez-vous Mary ?

Elle est extravagante, simple, gentille, légère et drôle et en même temps très charismatique, les gens s'attachent vite à elle, son rêve est de trouver son homme idéal.    

Au contraire de ce que l'on peut penser, ce n'est pas un rôle si facile, parfois les spectateurs ont tendance à ne pas faire de différence entre le personnage fictif et le comédien.

Pour parvenir à une bonne performance, il ne faut pas se poser de question et y aller à fond, car c'est ça le métier, donner son corps à un personnage qui peut être très loin de l'acteur, enfin en tout cas ça a l'air de bien fonctionner.   

3/ La pièce est un carton depuis de nombreuses années. Selon vous, pourquoi ? Quelles sont ses principales clés de réussite ?

Dans le monde entier, près de 9 millions de spectateurs ont vu la pièce. Dans de multiples pays, aux quatre coins de la terre.

C’est une pièce excellente, c’est un moment de détente, les blagues sont légères et bien écrites. Le rythme est présent pour faire rire en permanence, ce qui est l’unique objectif de ce spectacle. La détente est assurée, vous passerez un chouette moment. J’ai même entendu dire que la pièce devrait être payée par la sécurité sociale.

Jouer ce spectacle est un réel bonheur. 

4/ La distribution est alternante. Justement, comment parvenez-vous à vous adapter, selon les partenaires qui vous entourent sur scène ?

Mon jeu est à peu près pareil, même si quelques petits détails changent. Les complicités avec nos partenaires sont différentes. Mais les adaptations sont minimes, elles se retrouvent surtout dans le regard.

5/ De façon plus générale, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

Je suis attirée par des rôles de comédies et j’adore interpréter aussi des femmes fortes mais avec des faiblesses, notamment dans la relation avec les enfants.

6/ Vous êtes aussi, au Brésil, animatrice de télévision. Quelles complémentarités y retrouvez-vous avec votre jeu sur scène ?

Je dirais plutôt que la scène m’aide pour tout le reste. J’ai présenté au Brésil une émission de sport et, devant la caméra, c’est mon expérience sur les planches qui m’a permise d’aller de l’avant. Notamment pour l’expression. Maintenant, je suis moi-même, ce qui n’était pas forcément le cas avant.

Au théâtre, je n’ai pas de stress avant de monter sur scène. Je suis plutôt contente de retrouver le public. C’est un moment très simple et très heureux pour moi.

7/ Pour finir, que dire pour inciter les lecteurs à venir voir la pièce ?

Si vous voulez un moment de détente, de rire, de complicité et d’identification dans la vie quotidienne, venez nous voir ! Vous passerez une bonne soirée.

Si vous voulez déstresser, un bon conseil, assistez à une de nos représentations ! 

Ce fut un plaisir, Caroline, de nous entretenir avec vous !

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Benjamin Gazzeri-Guillet nous dévoile son actualité et ses projets artistiques !

25 Octobre 2016 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

Bonjour Benjamin,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

1/ Vous êtes un acteur aux multiples talents, comme le montrent vos expériences notamment sur scène et sur le petit écran. D’où vous vient cette passion pour le jeu ? Qu’est-ce qui vous y plait tant ?

On ne sait jamais vraiment comment vient une passion. Plus petit, je ne me suis pas dit que j’allais faire du théâtre ou de la musique mon métier. Tout cela s’est décidé naturellement. Je jouais simplement dans un groupe de musique.

Après ma majorité, je suis arrivé à Paris et j’ai fait un stage aux cours Florent avant d’y intégrer la classe libre. Sur les conseils de mon entourage.

Je joue de la basse, il m’arrive d’être en même temps comédien et musicien dans un spectacle. Ces différents domaines, selon moi, forment un seul et même ensemble. Mais je ne vais pas mettre l’endroit du jeu à la même place.

Je fais ce métier car, dans mon quotidien, j’ai besoin de dire les choses pour vivre. Je trouve que, quand on rentre dans un projet et que l’on joue avec quelqu’un, la vie est plus légère.

2/ Quel rôle vous a le plus marqué jusqu’à présent ? Pour quelles raisons ?

Tous les rôles marquent. Mais j’avais joué Hamlet de Shakespeare aux cours Florent dans son intégralité. L’investissement personnel était tellement énorme que je me suis fait mal. Je ne faisais pas de différence entre le personnage et moi-même.

3/ Revenons sur les derniers instants avant de monter sur scène. Quels sentiments prédominent alors en vous ?

Tout dépend de la pièce et du rôle. Récemment, je jouais un Victor Hugo à La Pépinière. Il n’y a pas de marge d’erreur, il ne faut pas arriver à la légère. Sur d’autres pièces, l’approche peut parfois être différente, je m’agite un peu plus du fait de l’excitation.

J’essaie de me conditionner en fonction de la partition que j’ai à jouer. Dès fois, je vais faire des exercices pour détendre le corps, pour me recentrer à l’intérieur de moi. Comme ce fut le cas pour la pièce de Victor Hugo. A l’inverse, il peut m’arriver de blaguer avec mes camarades pour rechercher une ambiance différente.

Globalement, avant de monter sur scène, il faut rester joueur.

4/ Sur les plateaux de tournage, face au rythme généralement soutenu, quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

C’est une recherche de tous les jours, pour trouver la méthode parfaite. Au théâtre, je suis beaucoup plus libre. Sur un plateau, il faut être détendu, c’est primordial. J’essaie d’être le plus disponible possible, à l’écoute, de me sentir bien, ce qui n’est pas toujours facile. Car on attend beaucoup et on ne fait pas toujours des choses qui plaisent.

Il faut aussi arriver assez vite pour se remplir sur le moment, pour que l’étincelle vienne sur le plateau.

5/ Plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

Je rentre au conservatoire national d’arts dramatiques pour réapprofondir le corps de l’acteur. J’ai également un projet plus personnel, avec des amis, d’écriture que nous voudrions jouer dans un an. C’est un laboratoire, une expérimentation qui me tient à cœur. Pour explorer les limites du jeu et se demander où est l’endroit du jeu le plus réel.

Sur fond théâtral, il y aura aussi des improvisations filmées. J’en ai marre d’opposer cinéma et théâtre, deux arts que j’aime tant. Les deux sont compatibles et peuvent se rejoindre. 

6/ En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre parcours ?

De jouer des rôles intéressants, avec des gens intéressants et d’être mis à l’épreuve, pour prendre beaucoup de risques. Mais aussi d’aimer au maximum !

Merci, Benjamin, pour votre disponibilité !

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