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Anne Bernex évoque pour nous son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Anne,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions pour le blog.

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche de la pièce « Le clan des divorcées », à la Comédie République. Où vous y interprétez le rôle de Stéphanie d’Humilly de Malanpry. Quelle est l’histoire de la pièce ?

Mon personnage revient de l’Ardèche, après y avoir passé cinq années à faire du fromage de chèvre. Stéphanie s’était en fait trompée de vie et se retrouve, après un divorce, à remonter à Paris et à habiter un appartement du 16è arrondissement, qui lui coûte très cher.

Ne voulant pas perdre son standing en quittant ce lieu, elle décide de le sous-louer. Après avoir passé une annonce débarquent alors deux personnalités complètement improbables. Mary, une anglaise très gentille mais complètement évaporée avec un QI d’une huitre et Brigitte, de Tarbes, d’un âge avancé, qui est jouée par un homme. Bien qu’habillé en femme, ce personnage est donc très masculin, ce qui permet des situations très drôles.

Les trois personnages vont alors passer par de multiples sentiments, de la trouille au rire. Stéphane est rassembleuse, bourgeoise mais, en même temps, a de bons « pétages de câbles », qui sont très sympathiques à jouer.

2/ Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ? Comment décririez-vous Stéphanie ?

Elle est issue d’un milieu bourgeois, elle essaie donc de parler propre. Du coup, avec le langage de Brigitte, elle a souvent les oreilles qui vibrent.

Je pense, qu’en fait, elle est une sorte de tampon entre ses deux colocataires car l’anglaise, un peu sotte, agace souvent Brigitte. Elle tente donc de faire la balance entre les deux, d’où, parfois, la goutte d’eau qui fait déborder le vase et qui entraine ses réactions singulières dont je vous parlais avant.

3/ Le rythme de la pièce est soutenu, les rires s’enchainent dans la salle. Comment parvenez-vous à dégager autant d’énergie tout au long de la représentation ? Quelles sont vos petites astuces personnelles ?

La force de cette pièce est d’être un tissu de blagues qui s’enchaînent, qui s’empilent les unes sur les autres et qui reviennent. Il n’y a pas, je pense, un seul moment pendant lequel nous laissons le spectateur tranquille.

Pour ma part, et je crois que cela est commun à beaucoup d’artistes car j’en ai souvent échangé autours de moi, la salle qui réagit est un vrai moteur. Quand on donne de l’énergie et que l’on entend le public rire, cela nous revient et nous sommes alimentés. Il n’y a donc pas de déperdition d’énergie.

Dans cette pièce, le retour énergétique du public est particulièrement fort, ce qui est très appréciable.

4/ De façon générale, juste avant de rentrer sur scène, quels sentiments prédominent en vous ?

Je fais quelques exercices, je me mets dans mon corps et je me rassemble. Au lieu de m’évaporer et de me disperser à droite et à gauche, dix minutes avant d’entrée sur scène, je pense et je me vois en train de jouer.

Je me mets dans la peau de Stéphanie, j’empêche toutes les autres idées de venir et je respire. Je me mets en tête des mots comme dynamisme ou bien encore joie. Qui me boostent. Si je ne fais pas cela, j’ai besoin, une fois sur scène, de cinq minutes avant d’être vraiment dans mon rôle.

5/ Pouvez-vous nous parler de votre dernière comédie, « Chute de star », coécrite avec Julien Sardaigne et jouée cet été au théâtre BO Saint-Martin ?

C’est une pièce à deux personnages, elle aussi en lien avec la colocation. J’y joue Muriel Forestin, l’ex-humoriste préférée des français. Elle est folle, évaporée mais ne fait plus rien depuis cinq ans.

Devant sous-louer une chambre, elle voit débarquer chez elle Alban X, auteur de livres érotiques. Elle lui fait croire qu’elle continue à jouer, partant tous les soirs comme si elle allait sur scène. Mais, un jour, il la démasque. Il va alors la faire travailler sur ses mensonges pour qu’elle puisse remonter.

Mais plusieurs secrets vont se révéler à la fin de la pièce, et ils comprendront qu’ils ne sont peut-être pas là pour ce qu’ils croyaient au départ. Typiquement, Alban n’est peut-être pas sur Paris uniquement pour aller dédicacer des livres dans un salon. Il a une autre idée en tête…

6/ Plus globalement, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

Je souhaiterais partir en tournée avec "Chute de star". Car les français sont friands de comédies de boulevard.

J’ai écrit une autre comédie, « Cette semaine on se trompe », qui n’a jamais encore été jouée. Pascal Légitimus vient de nous rejoindre pour nous aider dans la mise en scène. Nous espérons pouvoir vous la présenter en janvier prochain.

En parallèle, j’avais aussi écrit une autre pièce comique, « En vérité je me mens », jouée sur Avignon puis reprise à Nice. Je suis actuellement en recherche d’une production pour pouvoir, par la suite, proposer ce spectacle dans la capitale.

Ce fut un plaisir, Anne, d’effectuer cet entretien avec vous !

Publié dans Théâtre

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Caroline Laure Dislaire évoque pour nous son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Caroline,

Merci de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche, à la Comédie République, de la pièce « Le clan des divorcées ». Comment présenter simplement l’histoire ? Quelles thématiques y sont mises en avant ?

C’est l’histoire de trois femmes divorcées, qui vivent toutes dans des univers très différents. Une bourgeoise, une anglaise sexy et une un peu plus « crue ». Pour des questions de budget, elles vont  vivre sous le même toit et vont devoir apprendre à se connaitre et à s’apprécier.

Elles n’ont pas vraiment de point en commun, si ce n’est la recherche d’un amoureux. La pièce est drôle, car elle tourne autours de toutes ces différences.

2/ Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ? Comment décririez-vous Mary ?

Elle est extravagante, simple, gentille, légère et drôle et en même temps très charismatique, les gens s'attachent vite à elle, son rêve est de trouver son homme idéal.    

Au contraire de ce que l'on peut penser, ce n'est pas un rôle si facile, parfois les spectateurs ont tendance à ne pas faire de différence entre le personnage fictif et le comédien.

Pour parvenir à une bonne performance, il ne faut pas se poser de question et y aller à fond, car c'est ça le métier, donner son corps à un personnage qui peut être très loin de l'acteur, enfin en tout cas ça a l'air de bien fonctionner.   

3/ La pièce est un carton depuis de nombreuses années. Selon vous, pourquoi ? Quelles sont ses principales clés de réussite ?

Dans le monde entier, près de 9 millions de spectateurs ont vu la pièce. Dans de multiples pays, aux quatre coins de la terre.

C’est une pièce excellente, c’est un moment de détente, les blagues sont légères et bien écrites. Le rythme est présent pour faire rire en permanence, ce qui est l’unique objectif de ce spectacle. La détente est assurée, vous passerez un chouette moment. J’ai même entendu dire que la pièce devrait être payée par la sécurité sociale.

Jouer ce spectacle est un réel bonheur. 

4/ La distribution est alternante. Justement, comment parvenez-vous à vous adapter, selon les partenaires qui vous entourent sur scène ?

Mon jeu est à peu près pareil, même si quelques petits détails changent. Les complicités avec nos partenaires sont différentes. Mais les adaptations sont minimes, elles se retrouvent surtout dans le regard.

5/ De façon plus générale, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

Je suis attirée par des rôles de comédies et j’adore interpréter aussi des femmes fortes mais avec des faiblesses, notamment dans la relation avec les enfants.

6/ Vous êtes aussi, au Brésil, animatrice de télévision. Quelles complémentarités y retrouvez-vous avec votre jeu sur scène ?

Je dirais plutôt que la scène m’aide pour tout le reste. J’ai présenté au Brésil une émission de sport et, devant la caméra, c’est mon expérience sur les planches qui m’a permise d’aller de l’avant. Notamment pour l’expression. Maintenant, je suis moi-même, ce qui n’était pas forcément le cas avant.

Au théâtre, je n’ai pas de stress avant de monter sur scène. Je suis plutôt contente de retrouver le public. C’est un moment très simple et très heureux pour moi.

7/ Pour finir, que dire pour inciter les lecteurs à venir voir la pièce ?

Si vous voulez un moment de détente, de rire, de complicité et d’identification dans la vie quotidienne, venez nous voir ! Vous passerez une bonne soirée.

Si vous voulez déstresser, un bon conseil, assistez à une de nos représentations ! 

Ce fut un plaisir, Caroline, de nous entretenir avec vous !

Publié dans Théâtre

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Benjamin Gazzeri-Guillet nous dévoile son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Benjamin,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

1/ Vous êtes un acteur aux multiples talents, comme le montrent vos expériences notamment sur scène et sur le petit écran. D’où vous vient cette passion pour le jeu ? Qu’est-ce qui vous y plait tant ?

On ne sait jamais vraiment comment vient une passion. Plus petit, je ne me suis pas dit que j’allais faire du théâtre ou de la musique mon métier. Tout cela s’est décidé naturellement. Je jouais simplement dans un groupe de musique.

Après ma majorité, je suis arrivé à Paris et j’ai fait un stage aux cours Florent avant d’y intégrer la classe libre. Sur les conseils de mon entourage.

Je joue de la basse, il m’arrive d’être en même temps comédien et musicien dans un spectacle. Ces différents domaines, selon moi, forment un seul et même ensemble. Mais je ne vais pas mettre l’endroit du jeu à la même place.

Je fais ce métier car, dans mon quotidien, j’ai besoin de dire les choses pour vivre. Je trouve que, quand on rentre dans un projet et que l’on joue avec quelqu’un, la vie est plus légère.

2/ Quel rôle vous a le plus marqué jusqu’à présent ? Pour quelles raisons ?

Tous les rôles marquent. Mais j’avais joué Hamlet de Shakespeare aux cours Florent dans son intégralité. L’investissement personnel était tellement énorme que je me suis fait mal. Je ne faisais pas de différence entre le personnage et moi-même.

3/ Revenons sur les derniers instants avant de monter sur scène. Quels sentiments prédominent alors en vous ?

Tout dépend de la pièce et du rôle. Récemment, je jouais un Victor Hugo à La Pépinière. Il n’y a pas de marge d’erreur, il ne faut pas arriver à la légère. Sur d’autres pièces, l’approche peut parfois être différente, je m’agite un peu plus du fait de l’excitation.

J’essaie de me conditionner en fonction de la partition que j’ai à jouer. Dès fois, je vais faire des exercices pour détendre le corps, pour me recentrer à l’intérieur de moi. Comme ce fut le cas pour la pièce de Victor Hugo. A l’inverse, il peut m’arriver de blaguer avec mes camarades pour rechercher une ambiance différente.

Globalement, avant de monter sur scène, il faut rester joueur.

4/ Sur les plateaux de tournage, face au rythme généralement soutenu, quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

C’est une recherche de tous les jours, pour trouver la méthode parfaite. Au théâtre, je suis beaucoup plus libre. Sur un plateau, il faut être détendu, c’est primordial. J’essaie d’être le plus disponible possible, à l’écoute, de me sentir bien, ce qui n’est pas toujours facile. Car on attend beaucoup et on ne fait pas toujours des choses qui plaisent.

Il faut aussi arriver assez vite pour se remplir sur le moment, pour que l’étincelle vienne sur le plateau.

5/ Plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

Je rentre au conservatoire national d’arts dramatiques pour réapprofondir le corps de l’acteur. J’ai également un projet plus personnel, avec des amis, d’écriture que nous voudrions jouer dans un an. C’est un laboratoire, une expérimentation qui me tient à cœur. Pour explorer les limites du jeu et se demander où est l’endroit du jeu le plus réel.

Sur fond théâtral, il y aura aussi des improvisations filmées. J’en ai marre d’opposer cinéma et théâtre, deux arts que j’aime tant. Les deux sont compatibles et peuvent se rejoindre. 

6/ En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre parcours ?

De jouer des rôles intéressants, avec des gens intéressants et d’être mis à l’épreuve, pour prendre beaucoup de risques. Mais aussi d’aimer au maximum !

Merci, Benjamin, pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Emilie Crubezy : actualités, projets, parcours - elle nous dit tout !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Emilie,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes une jeune artiste, avec déjà plusieurs expériences sur scène et à l’écran à votre actif. D’où vous vient cette passion pour l’art ? Qu’est-ce qui vous y plait tant ?

Cette passion m’est venue assez jeune, comme beaucoup d’enfants j’ai découvert le théâtre à l’école. Lors d’un atelier, en primaire, la professeur m’avait donné l’un des premiers rôles, j’étais flattée et j’avais adoré faire cela. J’ai alors continué à pratiquer, sans me projeter dans l’avenir, mais  pour le plaisir.

A la fin du lycée lorsque j’ai dû m’orienter, j’ai décidé de passer le concours du conservatoire de bordeaux en art dramatique  et d’entrer à la fac en « arts du spectacle » à Bordeaux III.

Mon quotidien, aujourd’hui, n’est pas routinier et j’aime ça. Je vis presque chaque jour de nouvelles expériences et surtout je suis dans une perpétuelle recherche pour « affiner » mes projets.

Lorsque je participe à un projet sur les planches ou que je suis devant la caméra, il y a quelque chose qui me traverse, j’ai l’impression de me dépasser, de vivre des instants très forts. Quand je fais de l’art, j’ai la sensation d’être en vie. Cette sensation vient du fait qu’un acteur travaille sur la « présence », il vit pleinement l’instant.

2/ Retrouvez-vous des complémentarités entre les différents exercices artistiques précédemment évoqués ?

Après plusieurs expériences au théâtre, le travail devant une caméra est assez perturbant. En effet on a d’abord l’impression qu’il ne faut rien faire mais on comprend très vite qu’il s’agit comme au théâtre d’être pleinement présent et de se « laisser traverser ».

Pour ma part ce qui différencie un jeu d’acteur au théâtre ou au cinéma c’est son énergie. Le théâtre et le cinéma demandent de l’intensité mais on ne la canalise pas et on ne la fait pas ressortir de la même façon. Au cinéma, tout se voit, même le moindre détail comme un petit sourire en coin. Il faut donc être plus minimaliste. J’adore cette sensation où rien n’échappe à la caméra.

3/ Quel rôle vous a le plus marqué jusqu’à présent ? Pour quelles raisons ?

Spontanément, je pense à ma première expérience de mise en scène. Cela a été un énorme travail de diriger les acteurs, de créer un espace, de penser le rapport au public. Je me suis interrogée sur la manière de diriger les acteurs. Je voulais absolument qu’ils restent eux même et qu’ils se laissent traverser par le texte. 

Je me suis rendu compte que chaque acteur a ses spécificités et que chacun est un panel différent. Il faut apprendre à chercher et à créer ensemble.

Nous n’avons joué ce spectacle malheureusement qu’une seule fois mais, ce jour-là, j’ai été très fière. Voir tout le travail se concrétiser est transcendant et merveilleux.

4/ Juste avant de rentrer sur scène, quels sentiments prédominent en vous ? Comment vous sentez-vous alors ?

Cela dépend vraiment de chaque spectacle. Il m’est arrivé de jouer des pièces peu préparées, où j’avais énormément d’informations, ce qui est assez stressant.

A l’inverse, lorsque la préparation est intense, avec un travail riche, le stress existe bien sûr mais il y a une joie tellement énorme de partager une création. Après parfois un an de labeur, présenter le fruit de son travail, de quelque chose qui vient de l’intérieur représente beaucoup de bonheur. Souvent, il faut même se réfréner pour ne pas tout lâcher d’un coup et rester concentré.

Cette joie est un moteur au moment de rentrer sur scène et ça change tout. Car on est dans l’instant présent.

5/ Face au rythme soutenu d’un plateau de tournage, comment vous préparez-vous ?

Sur un tournage, il se passe tellement de choses, de nombreuses personnes nous parlent. On peut un peu s’éparpiller, parler avec les gens et être sympathique, mais il faut quand même rester un peu sur soi-même.

Par exemple, quand j’ai envie de boire, je ne prends pas simplement un verre d’eau. Je réalise comment je prends mon verre et comment je le touche. C’est très bête mais cela aide à être au présent, dans l’action. Je ne fais rien de matière inutile, pour rester concentrée sur ce que j’ai à jouer. Si je dois interpréter quelque chose de triste, je prends le verre d’une autre manière que pour un rôle joyeux. Ce simple geste me met dans l’intention dans laquelle je dois jouer. Sinon, au moment de l’action, je suis vide et rien ne se passe.

6/ Plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques du moment ? Quels domaines aimeriez-vous explorer ?

Je travaille avec la compagnie « Les entichés » et nous allons jouer une création qui est en train de se faire : « Le renard envieux qui me ronge le ventre ». Cette création parle de la théorie du genre et de comment un individu se constitue via sa culture et son environnement social.

Je participe à ce projet en tant que comédienne, nous travaillons dessus depuis un an et nous commençons depuis peu la diffusion. C’est ma première expérience dans une compagnie et c’est vraiment chouette. La metteur en scène est incroyable. Elle a écrit le spectacle à partir d’improvisations qu’elle dirigeait. Elle a beaucoup réécrit et elle nous a toujours laissé énormément de liberté.

Jeanne, mon personnage, est une femme qui ne vit qu’à travers son mari et qui n’arrive pas du tout à se détacher de lui, qui va tout faire pour lui plaire. Jusqu’à ce qu’un jour, cet homme la quitte. A ce moment-là, elle est excessivement triste, on la voit sur scène se briser. On peut alors croire qu’elle ne va jamais se relever, mais elle finira par y parvenir et rendre compte à quel point elle était aliénée par cet homme et son système de vie. Elle va se battre pour être libre et devenir une femme indépendante. C’est intéressant de jouer un personnage qui a une telle évolution.

En parallèle, je monte une compagnie, « L’arraché »,  avec des amis/comédiens du sud, où j’ai vécu pendant deux ans. Nous développons une création autours du thème de la folie, en se demandant ce que signifie aujourd’hui dans notre société être « normal ».

J’essaie aussi d’être sur plusieurs tournages. J’adorerais également refaire de la mise en scène, car c’est tellement intéressant. Je n’ai jamais autant appris sur moi-même comédienne qu’en étant metteur en scène. L’acteur évolue énormément au contact de ce dernier. Ce métier permet de se dépasser encore d’une autre manière, car il faut gérer quelque chose d’énorme et des gens. Si cela fonctionne, une force et des sensations incroyables se dégagent, différemment que pour un acteur. Porter un projet en temps que metteur en scène ou en comédien n’est pas la même chose, l’engagement est différent. 

7/ Pour finir, que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre parcours ?

De continuer à faire des projets dans lesquels je crois autant. Pour être heureuse, il est important de défendre des choses qui me tiennent à cœur. Etre intègre en tant qu’artiste, c’est le mieux, pour se sentir à sa place et donc vivant.

Ce fut un plaisir, Emilie, d’effectuer cette interview en votre compagnie !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Jane Resmond nous présente son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Jane,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche, au Café de la Gare, de la pièce « J’aime beaucoup ce que vous faites ». Comment présenter ce spectacle ? Quelle histoire y est mise en avant ?

Ce sont deux couples, amis depuis des années, qui décident de se retrouver à la campagne, dans la résidence secondaire de l’un d’eux. En fait, dans la voiture, un téléphone sonne et il s’avère que l’autre couple entend toute la conversation.

La discussion prend même des proportions pas sympathiques. Du coup, on suit ensuite ces quatre personnages face à ce que les uns savent, ont entendu et ne veulent pas dévoiler, se demandant jusqu’à quel point ils vont être hypocrites.

2/ Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ?

C’est quelqu’un qui n’a malheureusement pas beaucoup de jugeote, qui dit tout ce qu’elle pense et souvent, elle juge mal. Elle est un peu le cliché de la blonde refaite physiquement.

Cette fille a sa logique à elle, elle n’est pas foncièrement méchante, elle peut même être touchante mais, il faut le dire, elle est bête. C’est ce qui fait rire et c’est aussi pour cela qu’on lui pardonne ses horreurs.

Pour l’interpréter, il faut être sincère. Il est important d’essayer au plus d’être premier degré. Il est nécessaire aussi d’aimer son personnage, ce qui est mon cas. Je la trouve touchante, j’ai beaucoup de plaisir à jouer ce rôle.

3/ La distribution est alternante sur la pièce. Quelle valeur ajoutée cela procure-t-il aux représentations ? A titre plus personnel, cela nécessite-t-il des adaptations particulières ?

Nous avons tous l’habitude de jouer ensemble. Personnellement, j’interprète ce rôle depuis près de 4 ans. Mais l’alternance permet de rester sur que le qui-vive. Cela donne un petit souffle, pour ne jamais être vraiment dans la routine. On se surprend les uns les autres, ça aide à être dans le moment présent et dans la sincérité, ce qui fait aussi, je pense, le succès de la pièce depuis tant d’années.

Je joue beaucoup au feeling sur scène, je ne réfléchis pas en amont à une adaptation de mon personnage en fonction de mon partenaire. Mon personnage reste le même. Des petites choses changent, certes, mais de façon mineur. 

4/ La pièce est à l’affiche parisienne depuis de nombreuses années. Quelles en sont, selon vous, les principales clés de succès ?

Les gens s’identifient à ces personnages. Je pense que l’on s’est tous retrouvés à un moment donné à se rendre à une fête, à la rencontre d’autres personnes, de couples d’amis et, avant d’y aller, à ne pas avoir envie et penser tout haut des méchancetés sur ces gens. Car personne ne nous entendant alors, on peut être plus véhément que ce que l’on pense vraiment.

Du coup, chacun serre les fesses dans la salle, en espérant, lors du dernier week-end entre amis, que ces derniers n’aient pas eu cette attitude.

5/ Juste avant de rentrer sur scène, quelles émotions prédominent en vous ?

L’excitation ! Avec les années, au fur et à mesure des représentations d’un même spectacle, c’est génial de voir que le stress disparait. Je ne pensais pas que c’était possible, mais c’est aussi rassurant, au bout de 4 ans et demi pour moi sur ce programme.

Ce n’est donc que du plaisir et de l’instinct. Il n’empêche, suivant les personnes présentes dans la salle, que l’on puisse retrouver un petit stress. Ou après une coupure de quelques mois, comme j’ai pu connaitre suite à l’accouchement. J’ai eu un moment de panique avant mon retour, mais une bonne lecture avec mes camarades m’a fait du bien et m’a permise de me remettre dans l’histoire.

6/ De façon plus générale, quels sont vos projets et envies artistiques du moment ?

J’ai écrit, il y a quelques années, un one woman show que j’ai joué pendant quatre ans. Je vais le reprendre en janvier. Je suis en train de monter une compagnie dans ce but. Je suis très contente de revivre cette aventure.

J’y aborde la mort, mais de façon comique. Le pitch : aujourd’hui, nous sommes 7 milliards sur terre, mais nous en serons 10 en 2050. Ce qui sera trop. J’y apporte donc une solution car, pour moi, il y a une vie après la mort.

Merci Jane pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Théâtre

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Samuel Charle nous présente ses deux spectacles !

Publié le par Julian STOCKY


Bonjour Samuel,

Quel plaisir d’effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche, au théâtre du Marais, de votre on-man show « Samuel Charle- Seul en scène ? ». Pour commencer, comment décrire ce spectacle ? Quels thèmes y sont abordés?

C’est un spectacle qui navigue entre One man show, seul en scène et Théâtre. J’y interprète une galerie de personnages (Pasteur, secrétaire, femme enceinte, paysan…) tous très décalés avec différents thèmes abordés comme le couple, la maternité, la solitude, la mort. J’y parle également de mes origines meusiennes. 

C’est une comédie barrée, lunaire, avec des apparitions de personnages dans les sketchs d’autres personnages. J’ai essayé de trouver un lien, un liant entre tous les personnages pour qu’il y ait une histoire à suivre. C’est un peu comme un puzzle où les choses s'emboîtent petit à petit. Je ne voulais pas faire une suite de sketches sans aucun rapport entre eux.


2/ Comment, d’un point du vue artistique, passez-vous facilement d’un personnage à un autre ?

En répétant beaucoup. Une fois que les choses sont en places, il faut le penser. “Voilà, maintenant je suis une secrétaire de 65 ans” et si tout se passe bien, on le devient. Il y a à chaque fois des ruptures, dans le corps, la voix ou les gestes qui aident à “changer de peau”.


3/ Quelles ont été vos principales sources d’inspiration ? 

Les gens que je croise. Souvent, sans s’en rendre compte, les personnes avec qui je parle me disent des choses très drôles, très touchantes. J’ai juste à être attentif, à l’écoute et ensuite retranscrire leurs paroles. Des fois, il n’y a même rien à changer, c’est déjà un sketche.

Il y a quand même une part d’imagination. Notamment les liens entre les personnages et les
sketches. Je mets en scène mon propre enterrement et ça jusqu’à présent, ça a été imaginé.


4/ Quels sont, selon vous, les clés de réussite de ce spectacle ?

Le fait justement que ça ne soit pas un one-man show classique. Cela sort de ce que l’on a l’habitude de voir. Je ne m’adresse pas directement aux gens, comme dans du stand-up.

C’est un spectacle très loufoque et ce qui le différencie des autres, c’est justement, l’histoire brodée entre les différents personnages.


5/ En parallèle, dans le même lieu, vous interprétez « Les anciennes odeurs », aux côtés de Yannick Debain. Quelle en est l’histoire ?

C’est une très jolie pièce de Michel Tremblay, un très grand auteur québécois. C’est l’histoire d’une passion entre deux garçons qui ont été ensemble pendant 7 ans et qui se retrouvent un soir pour parler de leur relation passée, et de leurs problèmes respectifs. On s’interroge sur comment on réagit soi-même dans la relation après la séparation. Pendant une heure dix, ils se parlent de thèmes très précis, comme la mort, la rupture, la solitude,… c’est très bien écrit.

La sexualité est aussi abordée dans la pièce.


6/ Comment décririez-vous votre personnage ? Quelles en sont ses principales caractéristiques ?

C’est un jeune homme de 28 ans, qui est vedette d’une série populaire, d’une sitcom. Il aimerait bien faire autre chose, notamment jouer des pièces classiques. Il ne se retrouve pas forcément dans son travail, il est frustré par cela. Il a passé 7 ans avec Jean-marc à un âge où on se construit, d’où l’importance de Jean-Marc pour lui. Le soir où se déroule l’action, Luc vient chercher du réconfort chez son ex compagnon, il est dans une période de doutes et de questionnements et comme souvent dans ces cas là, on se tourne vers ceux qu’on aime.


7/ Jouer deux spectacles différents le même jour implique-t-il une organisation et/ou une
préparation particulière ?

Pas tellement. Il faut juste tâcher d’avoir une bonne hygiène de vie, bien dormir, bien manger et ça roule!


Merci Samuel de nous avoir accordé un peu de votre temps !

Publié dans Théâtre

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Magali Perra nous dévoile ses projets et envies artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Magali,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes. Au travers de vos expériences sur scène, en plateau, sur grand écran mais aussi derrière la caméra. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’exercice artistique ?

La création sous toutes ses formes. J’adore créer, que ce soit devant la caméra ou sur scène, au travers de l’écriture scénaristique. Toute petite déjà, et comme tous les enfants qui rêvent d’être dans le milieu du cinéma, je me voyais déjà en haut de l’affiche, pouvoir interpréter de multiples rôles plus variés les uns que les autres, j’aimais créer des histoires, des personnages.

Pour créer, j’aime observer les gens, par exemple dans le métro. Ca va me donner des idées que je vais par la suite retranscrire à ma manière. Que ce soit dans l’absurde, le dramatique, le frisson et dans le décalé. Je m’inspire aussi bien de ma vie que d’un geste que quelqu’un va faire, qui va me donner une idée. Ou bien encore d’une situation inattendue.

2/ Retrouvez-vous ponctuellement une certaine complémentarité entre ces différents domaines ?

Le comédien ne sait pas forcément ce que peut vivre le réalisateur, tout comme le réalisateur ne peut pas forcément comprendre ce que vit le comédien. Avoir la double casquette permet ainsi de mieux s’entendre, de mieux communiquer, de mieux avancer ensemble sur le tournage. Tous deux sont dans la création.  

Toutes ces expériences se rejoignent. 

3/ Le rythme sur un plateau de tournage est soutenu. Aussi, quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

Je commence par apprendre mon texte. J’ai besoin de le travailler pour ensuite mieux le digérer. Ce qui permet de faire des propositions de jeu, d’être à l’écoute des directives du réalisateur et de pouvoir s’adapter lorsque que le rythme du tournage est soutenu, comme par exemple de recevoir le scénario assez tardivement sans avoir le temps de le travailler. Chaque tournage est différent et il faut, comme on peut, garder un certain recul, une décontraction pour être à l’aise. 

4/ Sur scène, quels ressentis avez-vous au moment du lever de rideau ? Quelles sensations prédominent en vous ?

Un mélange d’excitation et de stress., qui disparaîtront lorsqu’on rentre sur scène.

Pour gérer le stress, je ne pense pas avoir trouvé de remède, si vous avez une idée je suis preneuse.

5/ De façon plus générale, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

J’aimerais pouvoir, et avoir la chance, d’avancer un peu plus dans mon parcours d’actrice, notamment au cinéma.

La réalisation m’attire aussi, j’aimerais approfondir ce domaine pour mettre en avant mes idées.

En parallèle, j’ai la chance de faire prochainement partie d’une série, dont le teaser se tournera en 2017. Je suis aussi en post production de mon court métrage « Le mur du son », que j’aimerais proposer aux festivals. Il met en avant les problèmes de communication qui arrivent de plus en plus souvent entre les gens, où comme dans le court, à travers un couple qui ne sait plus discuter que par le biais du portable ou de la tablette, jusqu’au moment où les batteries lâchent et… Pour la suite il faudra attendre, je l’espère si tout se passe bien, la diffusion. 

Ce fut un plaisir, Magali, d’effectuer cette interview avec vous !

Publié dans Télévision

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Marie Facundo cartonne avec son spectacle "Les Coquettes" !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Marie,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche, au Grand Point Virgule, du spectacle « Les Coquettes ». Pour commencer, comment présenter facilement ce programme qui plait beaucoup aux spectateurs ?

C’est un spectacle qui mélange chansons et humour. Cette création a été faite avec Juliette Faucon et Lola Cès, qui sont mes amies. Nous nous connaissons depuis très longtemps, nous nous sommes rencontrées sur « Le soldat rose », en 2008.

Il y a deux ans, nous avons eu envie de faire quelque chose ensemble. Au début, il y a avait beaucoup de chansons puis nous avons souhaité y insérer des sketchs. Il n’y a pas vraiment d’histoire, ce sont vraiment des thèmes qui sont abordés, de l’amitié à l’excision.

Nous avons fait une devanture très léchée, très jolie, des beaux costumes, avec de l’élégance pour pouvoir derrière aborder des thèmes plus tendus, comme la pédophilie ou le djihadisme. Sans jamais tomber dans la vulgarité, nous sommes toujours sur le fil.

Ce spectacle, c’est vraiment l’actualité du moment et j’espère que cela va continuer longtemps.                                                                                                                                    

2/ Vous y êtes à l’affiche depuis de nombreux mois. Quelles sont, selon vous, les clés de réussite ? Qu’est-ce qui plait tant aux spectateurs ?

Pour moi, il n’y a pas vraiment de clés, ce n’est pas nous qui décidons si c’est un succès ou pas. En tout cas, nous travaillons beaucoup, nous sommes très exigeantes et entourées de personnes du même profil. Jean-Marc Dumontet et ses équipes sont vraiment avec nous et nous poussent tout le temps à sortir de notre zone de confort. Alex Lutz nous a aussi accompagnées, il a fait notre regard extérieur. 

Le spectacle évolue beaucoup, il y a six mois ce n’était pas la même chose. On n’hésite pas à enlever des éléments que l’on a plus envie de faire. On essaie d’être toujours dans une qualité et une exigence, sans jamais porter de jugement. Ce qui fait sans doute du bien. Bien sur, les gens savent ce que l’on pense mais on ne le dit pas vraiment.

On essaie d’être joyeuses et positives.

3/ Quelles ont été vos principales sources d’inspiration pour la création de ce spectacle ?

Je dirais que nous avons à trois une fantaisie que l’on a toujours partagée. On ne s’est pas vraiment inspirées de quelqu’un ou de quelque chose, nous sommes parties de nos blagues qui nous font rire, pour se demander jusqu’où on pourrait aller.

Nous avons toujours aimé les gens impertinents qui osent, et nous essayons d’aller dans ce sens-là. 

4/ A titre personnel, comment vous sentez-vous dans les derniers instants juste avant de rentrer sur scène ?

En fait, cela dépend. Quand je suis derrière le rideau, je sais si la salle va être réceptive ou pas, à la manière dont les gens se parlent entre eux. S’ils sont assez calmes, cela va être une représentation calme. J’essaie donc de m’adapter. De toute façon, rien n’est jamais gagné, quelque que soit le public.

Ce qui prédomine, c’est l’envie. Je sais que nous avons beaucoup de chance d’être sur scène, avec un spectacle que l’on a développé. Je suis consciente de ce grand privilège et j’en profite. Je suis donc toujours heureuse de monter sur scène.

5/ Plus globalement, quels sont vos autres projets et envies artistiques du moment ?

Je participe toujours au programme court « Nos chers voisins », sur TF1. Des tournages vont avoir lieu bientôt. Je suis super contente de faire cette série, l’équipe m’a accueillie à bras ouverts et tout le monde s’entend très bien.

Je fais aussi beaucoup de doublages, de dessins animés, de séries, de films. Cela me plait vraiment, je m’amuse énormément, surtout quand je fais du dessin animé. Dernièrement, j’ai doublé des séries américaines avec des enfants, c’était super !

Je me concentre actuellement sur « Les coquettes », car nous voulons élargir le projet au-delà du spectacle. On a plein d’envies ! Nous avons enregistré six titres en studio, nous en sommes très heureuses.

Egalement, j’ai toujours l’envie de tourner, car cela me plait beaucoup. On verra bien…

6/ Vous êtes chanteuse et comédienne. Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces deux exercices ? Etes-vous davantage attirée par l’un d’entre eux ?

En fait, j’ai toujours eu une grande passion pour le théâtre et je me suis toujours sentie comédienne. Mais, plus ça va, plus je me sens aussi chanteuse.

Sur les planches, le fait de m’exprimer est quelque chose de naturel pour moi, car je fais cela depuis longtemps, je n’ai pas de peur. Si ce n’est celle de ne pas être à la hauteur, mais c’est une peur envers moi-même.

Pour le chant, cela a été plus long. La comédie m’a aidé forcément à interpréter les chansons. Cet art m’a appris aussi à plus canaliser mon énergie. Parce que la voix, si tu n’es pas dans la bonne énergie, ne se place pas au bon endroit et peut se perdre. On est obligé d’être centré et d’être calme. Cela m’a permis de me canaliser. 

7/ En conclusion, si ce n’est pas déjà fait, que dire pour inciter les spectateurs à venir vous voir sur scène ?

Vous serez accueillis à bras ouverts ! Nous avons essayé de réaliser quelque chose qui ne se fait pas trop, je pense, en ce moment à Paris, c'est-à-dire de l’humour, en chansons, avec impertinence.

J’ai donc envie de vous inciter à venir nous découvrir sur scène et j’espère que cela vous plaira, que vous passerez un bon moment. Vous êtes les bienvenus ! 

Merci Marie pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Marjorie Falusi nous en dit plus sur son one-woman show et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Marjorie,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions pour le blog.

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche, aux Feux de la rampe, de votre spectacle « Complètement Marjo ». Pour commencer, pourriez-vous nous en présenter le contenu ?

Sur fond comique, ce one-woman show met en avant 7 personnages. La présentatrice complètement déjantée qui vient de se faire larguer en direct de son émission. Mamie Henriette, la mamie sexe drogue et rock’n roll, complètement dévergondée. Ludovic Mignard, une pseudo racaille, l’escroc multimilliardaire. Le grand gourou, un évadé de prison qui dirige la secte « C’est de notre faute ». Sans oublier la psychologue, Madame Tournefolle, nymphomane et internée à l’asile. Cochonetta, la madone de la téléréalité, avec des obus, « A star is burne ». Enfin, Lucie Ditée, la fausse vraie voyante.

L’émission s’appelle « Bonheur Academy ! C’est bonheur dans ta vie, bonheur dans ton lit ». Tous les personnages racontent un témoignage sur une des clés du bonheur, du moins de leur vision. Ce spectacle vise à dénoncer les marchands de rêves, les impostures et les illusions.

2/ Le spectacle plait beaucoup aux spectateurs. Quelles en sont, selon vous, les principales clés de réussite ?

Les gens sont, je pense, surpris des transformations. Me voir en mamie avec un déambulateur ou en racaille doit sans doute les étonner.

3/ D’un point de vue plus personnel, comment parvenez-vous à enchainer sept personnages différents au cours du spectacle ? Comment passez facilement de l’un à l’autre ?

La présentatrice est le fil rouge car elle revient à la fin de chaque personnage, pour faire le lien entre chacune des clés du bonheur. Au rythme de musiques cultes, je me transforme pour interpréter un autre rôle. Juste un accessoire me permet de jouer un nouveau personnage, avec aussi un changement de gestuelle et une adaptation de la voix.

Dans ma tête, je bascule immédiatement. Car les personnages sont tellement différents que je ne peux pas me tromper.

4/ Quelles ont d’ailleurs été vos principales sources d’inspiration pour la création de ces personnages ?

Je suis totalement contre la téléréalité, je trouve cela ridicule, ce qui m’a complètement inspirée. Pour la racaille, j’en ai connues, j’en vois aussi dans la rue, et ce sont des personnages douteux qui me font marrer tellement ils sont à fond dans leur délire. Le gourou, c’est poussé à l’extreme pour les gens qui sont vraiment trop naïfs. Pareil pour la fausse voyante qui raconte n’importe quoi. Mamie Henriette c’est une invention totale, le genre de mamie déjantée qui trainerait dans les bars!

Quant à la psychologue, c’est un métier que j’aurais pu faire si je n’avais pas choisie d’être comédienne.

5/ Juste avant le lever du rideau, comment vous sentez-vous ? Quelles sensations prédominent alors en vous ?

Je suis toujours un peu stressée, je fais une petite méditation juste avant, dans les loges. Mon stress se transforme en énergie positive quand je rentre sur scène.

Après avoir joué le spectacle plusieurs fois, je suis beaucoup moins stressée. Même si ce sentiment reste présent, car le public est différent chaque jour, donc jamais acquis mais souvent conquis quand même ;) 

6/ De faon plus globale, vous êtes une artiste aux multiples casquettes et aux multiples talents. Quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

J’ai créé ma compagnie de théâtre, « Energies en scène ». Aussi, j’ai écris et mis en scène 4 spectacles, qui se sont joués à Paris, Marseille et Nice.

« Adopte un boulet.com », une comédie à trois personnages, pour montrer qu’existent des boulets sur ce genre de sites. J’y joue Fiona. Suivie de mon one-woman show. Puis est venue la comédie musicale « Ailéna », un peu plus fantastique, sur les anges gardiens, mais toujours de façon comique, avec 5 personnages. Enfin, la tragi comédie « Mon destin me déteste », sur la vie d’une comédienne, où le thème du destin est abordé. Encore sur fond de comédie, mais c’est un peu plus sombre.

J’ajoute que j’ai joué, en tout, dans 15 spectacles. Notamment « Le tour du monde en 80 jours », de Sébastien Azzopardi. Pendant 9 mois, j’ai joué du Molière, à la Comédie Saint-Michel, dans « Les femmes savantes » et « Le médecin malgré lui ». J’ai fait aussi « Les montagnes russes » d’Eric Assous.

Sans oublier que je chante et danse également.

Pour l’instant, je me concentre sur mon one-woman show, à l’affiche aux feux de la rampe jusqu’à la fin de l’année 2016.

7/ Pour terminer, que dire à nos lecteurs pour les inciter à suivre votre parcours et à venir vous voir sur scène ?

C’est une heure pour rigoler, pour tout oublier, pour prendre les aléas de la vie plus légèrement.

Concernant les tournages, j’en ai fais quelques uns dont: la serie tv « Duel au soleil », aux côtés de Gérard Darmon sur france 2. Et vous me retrouverez prochainement dans la serie tv  « Petits secrets entre voisins » sur TF1 dans le rôle de Jessica.

J’ai d’autres projets en attente que je vous révélerai par la suite!

Ce fut un plaisir, Marjorie, de nous entretenir avec vous !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Eléa Clair : actualité, projets, parcours - elle nous dit tout !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Eléa,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

1/ Comme en témoigne votre parcours, vous êtes une artiste aux multiples casquettes. Au travers de vos expériences en télévision, au cinéma, mais aussi au théâtre. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’exercice artistique ?

Ce qui me plait, c’est la création. Lorsqu’on reçoit le descriptif d’un rôle, on a généralement que quelques lignes d’information. Il faut ensuite créer toute la vie du personnage, son histoire. J’aime me mettre dans la peau de gens qui sont complètement opposés les uns aux autres. On peut jouer une prostituée puis le lendemain une journaliste puis un pervers narcissique. C’est la diversité et la complexité de chaque rôle qui est captivant.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents domaines ?

Que ce soit au cinéma, à la télévision ou au théâtre, le travail du comédien en amont du tournage ou de la représentation est le même. La complémentarité se retrouve dans la notion du personnage, dans la création de son histoire, de ses envies, ses peurs, ses désirs, sa relation aux autres…

Ce qui diffère ensuite entre un travail sur scène et un travail à l’image est le fait que l’on n’a pas toujours l’occasion d’avoir des répétitions avant de tourner alors que les répétitions au théâtre sont quasi-obligatoires. Du coup, le travail de recherche est plus personnel. On découvre souvent ses partenaires de jeu le jour-même du tournage alors qu’au théâtre on peut répéter la pièce avec les autres acteurs plusieurs mois avant la première.

3/ Sur les plateaux de tournage, le rythme est généralement très soutenu. Aussi, quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

C’est vrai que selon les tournages, il arrive de n’avoir qu’une à deux prises maximum. Il faut être prêt dès la 1ère prise. Je travaille mes personnages énormément en amont. J’écris beaucoup, tout ce qui me passe par la tête, j’imagine leur passé, je remonte jusqu’à leur naissance, puis leur présent, parfois même leur futur, tout ce qui peut me permettre de comprendre la moindre de leurs actions ou paroles à un moment précis. Puis je crée les connexions avec les autres personnages.

Une fois sur le plateau, je relis mes notes juste pour me remémorer mon objectif de scène et l’état de mon personnage juste avant la situation à tourner.

4/ Sur scène, lors des derniers instants avant l’ouverture du rideau, quels sentiments prédominent en vous ?

J’ai eu la chance de jouer deux mois « Cyrano » en Autriche et en Italie. La première semaine, j’étais très stressée, mais aussi très excitée de concrétiser le travail que l’on avait crée tous ensemble.

Au bout de deux ou trois représentations, l’excitation prend généralement le dessus et je me laisse porter par l’instant, par les sensations et émotions que l’on crée avec nos partenaires ou que le public nous donne.

5/ Plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

Côté télévision, je vais tourner dès la fin du mois d’octobre dans une nouvelle série pour France2 au côté notamment de Catherine Marchal. J’ai aussi co-écrit un programme court « Elles » avec trois amies comédiennes Julia Dorval, Diane Dassigny et Perrine Gilbert. Il met en scène quatre femmes trentenaires toutes blondes mais néanmoins très différentes. Très amies, elles n’ont malheureusement jamais le temps de se voir et passent leur temps à communiquer par téléphone. Sur un ton humoristique, nous mettons en avant nos envies de femmes, nos peurs, nos doutes, nos espoirs. Des pilotes ont été tournés et nous démarchons actuellement des diffuseurs.

Côté cinéma, j’ai aussi tourné l’été dernier un film indépendant en anglais « Mothers » avec entre autres Christophe Lambert et Remo Girone. Le tournage a été une expérience incroyable. Dans l’industrie des films indépendants, on peut défendre des choses vraiment fortes, avec des personnages remplis de sens, qui ont des messages à faire passer. C’est réellement ce que j’ai envie de faire.

6/ Pour finir, comment encourager les lecteurs à continuer de s’intéresser à l’art ?

L’art a plusieurs formes, il peut toucher tout le monde. Chacun peut se reconnaitre à un moment donné dans un tableau, une danse, une musique, un personnage.  L’art permet d’ouvrir les esprits et aide parfois à mieux comprendre la société. Par exemple, un fidèle téléspectateur d’une série où le racisme est abordé va peut-être se poser davantage de questions sur ce sujet.

Je pense que l’art est une sorte de vecteur pour être plus aimants et plus tolérants les uns envers les autres. Il permet aussi de rêver, de s’évader d’un quotidien où malheureusement les mauvaises nouvelles ont souvent le monopole sur les bonnes.

J’encourage donc tout le monde à aller voir des expositions, des spectacles, des concerts, des films et à se laisser porter par les émotions que l’art nous procure pour peut-être créer à son tour !

Merci Eléa pour votre disponibilité et votre gentillesse !

Publié dans Télévision, Théâtre

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