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Le médias blog de Julian

Jane Resmond nous présente son actualité et ses projets artistiques !

24 Octobre 2016 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

Bonjour Jane,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche, au Café de la Gare, de la pièce « J’aime beaucoup ce que vous faites ». Comment présenter ce spectacle ? Quelle histoire y est mise en avant ?

Ce sont deux couples, amis depuis des années, qui décident de se retrouver à la campagne, dans la résidence secondaire de l’un d’eux. En fait, dans la voiture, un téléphone sonne et il s’avère que l’autre couple entend toute la conversation.

La discussion prend même des proportions pas sympathiques. Du coup, on suit ensuite ces quatre personnages face à ce que les uns savent, ont entendu et ne veulent pas dévoiler, se demandant jusqu’à quel point ils vont être hypocrites.

2/ Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ?

C’est quelqu’un qui n’a malheureusement pas beaucoup de jugeote, qui dit tout ce qu’elle pense et souvent, elle juge mal. Elle est un peu le cliché de la blonde refaite physiquement.

Cette fille a sa logique à elle, elle n’est pas foncièrement méchante, elle peut même être touchante mais, il faut le dire, elle est bête. C’est ce qui fait rire et c’est aussi pour cela qu’on lui pardonne ses horreurs.

Pour l’interpréter, il faut être sincère. Il est important d’essayer au plus d’être premier degré. Il est nécessaire aussi d’aimer son personnage, ce qui est mon cas. Je la trouve touchante, j’ai beaucoup de plaisir à jouer ce rôle.

3/ La distribution est alternante sur la pièce. Quelle valeur ajoutée cela procure-t-il aux représentations ? A titre plus personnel, cela nécessite-t-il des adaptations particulières ?

Nous avons tous l’habitude de jouer ensemble. Personnellement, j’interprète ce rôle depuis près de 4 ans. Mais l’alternance permet de rester sur que le qui-vive. Cela donne un petit souffle, pour ne jamais être vraiment dans la routine. On se surprend les uns les autres, ça aide à être dans le moment présent et dans la sincérité, ce qui fait aussi, je pense, le succès de la pièce depuis tant d’années.

Je joue beaucoup au feeling sur scène, je ne réfléchis pas en amont à une adaptation de mon personnage en fonction de mon partenaire. Mon personnage reste le même. Des petites choses changent, certes, mais de façon mineur. 

4/ La pièce est à l’affiche parisienne depuis de nombreuses années. Quelles en sont, selon vous, les principales clés de succès ?

Les gens s’identifient à ces personnages. Je pense que l’on s’est tous retrouvés à un moment donné à se rendre à une fête, à la rencontre d’autres personnes, de couples d’amis et, avant d’y aller, à ne pas avoir envie et penser tout haut des méchancetés sur ces gens. Car personne ne nous entendant alors, on peut être plus véhément que ce que l’on pense vraiment.

Du coup, chacun serre les fesses dans la salle, en espérant, lors du dernier week-end entre amis, que ces derniers n’aient pas eu cette attitude.

5/ Juste avant de rentrer sur scène, quelles émotions prédominent en vous ?

L’excitation ! Avec les années, au fur et à mesure des représentations d’un même spectacle, c’est génial de voir que le stress disparait. Je ne pensais pas que c’était possible, mais c’est aussi rassurant, au bout de 4 ans et demi pour moi sur ce programme.

Ce n’est donc que du plaisir et de l’instinct. Il n’empêche, suivant les personnes présentes dans la salle, que l’on puisse retrouver un petit stress. Ou après une coupure de quelques mois, comme j’ai pu connaitre suite à l’accouchement. J’ai eu un moment de panique avant mon retour, mais une bonne lecture avec mes camarades m’a fait du bien et m’a permise de me remettre dans l’histoire.

6/ De façon plus générale, quels sont vos projets et envies artistiques du moment ?

J’ai écrit, il y a quelques années, un one woman show que j’ai joué pendant quatre ans. Je vais le reprendre en janvier. Je suis en train de monter une compagnie dans ce but. Je suis très contente de revivre cette aventure.

J’y aborde la mort, mais de façon comique. Le pitch : aujourd’hui, nous sommes 7 milliards sur terre, mais nous en serons 10 en 2050. Ce qui sera trop. J’y apporte donc une solution car, pour moi, il y a une vie après la mort.

Merci Jane pour votre gentillesse et votre disponibilité !

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