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Ariane Zantain nous présente son actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Ariane,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

1/ Vous êtes actuellement sur les planches, au théâtre Edgar, dans la pièce « Oui ! ». Comment la présenteriez-vous ? Quelle histoire y est mise en avant ?

C’est l’histoire d’un couple qui a décidé de se marier. Cette union est très importante pour la jeune femme. Elle veut un grand mariage et ressent un certain stress. Mais elle n’est pas très douée en organisation.

Aussi, le couple décide de faire appel à un wedding planner. Survient alors un malentendu car le recruté ne s’est jamais occupé que de mariages entre hommes. Il se retrouve donc confronté à ce couple et aux désidératas de cette jeune femme un peu hystérique.

En quelque sorte, c’est la rencontre de deux mondes : d’un côté, ce couple simple et, de l’autre, une personne sophistiquée et snobe, incarnée par Pascal Rocher. La pièce met donc en avant bien sûr cette rencontre mais aussi l’avancée de leurs échanges. Par tableaux, au fur et à mesure de l’année, de novembre à juillet, le jour J.

2/ Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ?

Elle est une jeune femme enthousiaste, assez rêveuse et à qui le mariage tient vraiment à cœur. Elle est très stressée et se retrouve vite dépassée par les évènements. Elle veut bien faire, mais n’y arrive pas. Ce qui apporte le comique de la situation.

Angoissée, elle en est même, il faut bien le dire, un peu hystérique.

3/ La pièce plait beaucoup aux spectateurs. Quelles en sont, selon vous, ses principales clés artistiques ?

Je trouve la pièce très bien écrite, avec beaucoup de finesse. L’auteur, Pascal, avait écrit pendant trois années des sketchs pour l’émission de France 2 « On n’demande qu’à en rire ». Il y a une empathie pour les personnages. On peut s’y reconnaître, ils ont des failles et sont plein de bonnes volontés. Mais ils restent pour autant maladroits.

J’ai l’impression que les gens s’identifient. Nombreux sont les spectateurs à venir nous voir après le spectacle pour nous dire qu’ils se sont projetés dans l’histoire.

4/ Quelles sensations prédominent en vous juste avant de monter sur scène ? Comment vous sentez-vous à ce moment-là ?

Je suis joyeuse et excitée à l’idée de jour. Cela me plait, ça m’amuse, c’est ma récréation. Je ne suis pas stressée, au contraire je suis contente d’aller m’amuser avec mes partenaires.

Le théâtre est, pour moi, un plaisir ! Notamment la comédie qui a un côté très communicatif. Je trouve cela joyeux de faire rire les gens et de recevoir, en retour, leurs réactions et leurs émotions. On s’amuse tous ensemble.

5/ En parallèle, on peut aussi vous retrouver dans le succès « J’aime beaucoup ce que vous faites », au Café de la Gare. Que dire de ce véritable carton théâtral ?

Ce blockbuster théâtral est à l’affiche depuis treize ans. J’y suis en alternance depuis trois années. Ce qui permet, en parallèle, de mener d’autres projets. C’est une pièce que j’ai vraiment grand plaisir à jouer.

J’y interprète le rôle de Marie, une sympathique cruche. Ce rôle est très bien écrit, ce qui n’est pas toujours le cas, le personnage de l’idiote étant un archétype de la comédie. Marie est décalée, mais elle évolue dans la pièce. J’essaie d’y mettre un peu de poésie.

Je défends ce personnage car je considère que nous avons tous une part de Marie en nous. Nous avons tous des moments où nous sommes à côté de la plaque, où l’on se trompe de mots. Marie le fait certes plus que les autres mais je crois qu’il faut aborder ce type de personnage avec beaucoup de bienveillance. Pour cela, je surligne volontairement à outrance une partie de moi.

6/ Comment passez-vous facilement d’une pièce à l’autre ?

Je considère les deux pièces comme très distinctes. Elles ne racontent pas la même histoire et l’on n’y retrouve pas les mêmes personnages. Je n’ai donc pas trop de soucis, je ne me mélange pas les pinceaux.

Ajoutons que le fait d’être en alternance, autrement dit de ne pas jouer non stop, me procure à chaque fois un certain plaisir  de revenir.

7/ De façon plus générale, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

J’ai tourné avant l’été, notamment un rôle dans « Plus belle la vie ». Sans oublier un programme court qui a été présenté à La Rochelle, "Faites des gosses". 

J’avoue avoir plaisir à travailler à l’image car c’est assez différent du théâtre. Il y a quelque chose de plus naturaliste, de plus simple et finalement de plus proche de moi. J’aimerais explorer davantage cette voie-là.

Par ailleurs, j’ai aussi des projets d’écriture. Je viens de finir la co-rédaction d’une pièce, avec une amie comédienne et auteur. Nous sommes en relecture actuellement.

8/ Pour finir, si ce n’est pas déjà fait, comment inciter les lecteurs à venir voir les pièces ?

Si vous voulez vous amuser, n’hésitez pas à venir nous voir. Avec chacune de ces pièces, vous passerez un bon moment.

Merci Ariane pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Marion Aydalot : "Emery est à peine mieux que Blanc"

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Marion,

Quelle joie de vous retrouver pour un nouvel entretien !

1/ Le Paris Saint-Germain a recruté cet été un nouvel entraineur, en la personne d’Unai Emery. Selon vous, est-ce un bon choix ? Que peut-il apporter à l’équipe de la capitale ?

J’ai été un petit peu étonnée de ce choix. Pour moi, cela ressemble clairement à une sélection par défaut, car Paris n’a pas pu avoir Simeone, Guardiola ou Mourinho. Plutôt qu’un vainqueur de la Ligue des Champions, le Psg a dû se contenter de recruter un gagnant de la Ligue Europa.

Selon moi, Emery est à peine mieux que Laurent Blanc. Au moins en termes de titres. Toutefois, penser que, sous prétexte d’avoir gagné la petite coupe d’Europe, il va pouvoir facilement remporter la grande, me semble naïf et faux. Tout le monde n’est pas Mourinho.

Ajoutons que ces deux compétitions ne représentent pas le même exercice. La coupe aux grandes oreilles est, elle, un évènement médiatique majeur. L’autre compétition n’est suivie que par les supporters des clubs qui y participent. L’ambiance, la musique d’accueil n’ont pas le même impact, il y a un stress beaucoup moins grand et moins fort. Je ne sais pas si Emery est prêt à affronter cela.

Aussi, l’entraineur espagnol a beaucoup insisté sur le collectif. Mais je crois que le Psg n’en est pas un, contrairement à l’Atlético Madrid. Paris se rapproche davantage du Real ou de Barcelone : qu’on le veuille ou non, l’équipe joue pour une star à vocation offensive. On l’a vu avec Rai, Pauleta et Zlatan, c’est vraiment un club qui a besoin d’être tiré vers le haut par un homme, parce que c’est la culture de Paris.

Enfin, beaucoup insistent sur la pertinence tactique d’Emery. Mais tous les entraineurs, même ceux d’un niveau moyen, sont bons dans ce domaine. On attend davantage qu’il soit un manager, pour faire face à des timidités, à des gens nerveux et des egos surdimensionnés. Typiquement, je n’ai pas aimé l’humiliation vécue par David Luiz. Ni même le traitement du cas Matuidi. Il ne faut pas, dans un club comme le Psg, mettre tous les joueurs au même niveau, car ce n’est pas vrai. Le turnover est trop marqué et les joueurs ont du mal à s’y retrouver. Je n’ai pas compris non plus les tests de Verratti en 10. Il va falloir que l’entraineur s’adapte vite aux joueurs car, même si le départ de Zlatan a handicapé l’équipe, le groupe reste très bon. Il a entre les mains des joueurs presque d’exception. L’Atletico a un groupe moins intéressant que le Psg et pourtant va plus loin.

Emery a voulu marquer son empreinte en changeant un système de jeu qui fonctionnait bien, il aurait peut-être dû se contenter d’apporter une petite touche personnelle. A un certain niveau, c’est à l’entraineur de s’adapter aux joueurs et pas l’inverse.

2/ Aucun « grand » nom du football n’a rejoint le club rouge et bleu cet été. Quel regard portez-vous sur cette stratégie ?

Ils n’ont pas réussi à attirer de grand nom. Je pensais, naïvement, qu’ils avaient fait le choix de se débarrasser de Zlatan parce qu’il y aurait ensuite une immense star qui arriverait. Le Psg s’est appauvri, c’est dommage.

Je ne suis pas sûre que les choix des recrues aient été très judicieux. Je le dis toujours, je préfère aller chercher des joueurs qui s’ennuient sur le banc de Madrid ou de Munich, plutôt que ceux qui ont réussi dans un club plus moyen. Le choix de Jese me semble plutôt pas mal.

3/ Comment jugez-vous et qualifiez-vous le début de saison des parisiens ? Pourquoi l’équipe a-t-elle plus de mal que l’année dernière à « tuer » un match lorsqu’elle mène au score ?

Déjà parce que Paris a perdu l’un des meilleurs buteurs au monde. Ensuite, même si je n’étais pas, au départ, favorable à l’arrivée de Blanc, n’oublions pas qu’il a quand même été capable de mener Bordeaux en ¼ de finale de la Ligue des Champions. Je me pose une question : ne faut-il pas mieux un coach qui connaisse cette compétition plutôt que quelqu’un qui a gagné la Ligue Europa ?

Quelles ambitions peuvent légitimement avoir les joueurs du Psg ? Sous quelles conditions pourrions-nous dire, dans 10 mois, que la saison sera réussie ?

Selon moi, Paris aura réussi sa saison si le championnat est gagné et si le cap du quart de finale est passé en coupe d’Europe. J’espère  que  le PSG d’Emery nous réserve cette bonne surprise.

4/ La concurrence dans les buts semble plus forte que jamais. Kevin Trapp a débuté la saison comme titulaire mais l’entraineur parisien, par la suite, a titularisé le jeune Alphonse Areola. Est-ce là un choix opportun ?

J’aimerais qu’il y ait un titulaire indiscutable. Je souhaiterais savoir de qui il s’agit. C’est peut-être un peu vieillot comme pensée, mais je ne suis pas convaincue par la gestion actuelle. Pour l’instant Areola semble être le préféré.

5/ Il en va de même pour le reste de l’équipe. Concurrence et rupture des hiérarchies semblent les maitres mots d’Unai Emery, dans un nouveau système tactique. Croyez-vous ainsi à l’émergence de belles surprises dans l’équipe ?

Kurzawa est l’avenir du Psg et de l’Equipe de France. S’il ne fait pas de bêtise, il peut devenir l’un des meilleurs au monde à son poste. Cavani est un très grand joueur mais il n’est pas l’avenir du Psg, il a quand même 29 ans. C’est un très bon joueur de transition.

Je trouve positive la montée en puissance d’Aréola et Kimpembe.

6/ Pour conclure, un mot peut-être sur l’arrivée de Patrick Kluivert dans la cellule parisienne. Est-il le bon choix ?

Je pense que Kluivert n’est pas encore totalement libre de faire ses choix. Il cohabite avec Olivier Letang et, selon moi, il y en a un de trop. Ce qui n’était pas le cas de Léonardo, qui était la star du club à l’époque. 

Je ne serais pas allée chercher Kluivert, je me serais davantage tournée vers Vieira, Maldini, Cannavaro ou Figo. Qui, eux, ont le carnet d’adresses. Mais peut-être que Kluivert va être une bonne surprise….

Merci Marion de nous avoir accordé un peu de votre temps !

Publié dans Télévision

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Maeva Pasquali - actualité, projets, parcours, elle nous dit tout !

Publié le par Julian STOCKY

Maeva Pasquali - actualité, projets, parcours, elle nous dit tout !

Bonjour Maeva,

Quel plaisir d’effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Vos diverses et nombreuses expériences au théâtre, au cinéma et en télévision témoignent de la diversité de vos cordes artistiques. Qu’est-ce qui vous plait tant dans ce métier ?

C’est justement la diversité, qui permet de travailler sa voix différemment. Le travail n’est pas le même au théâtre ou devant une caméra, ni même en radio. C’est enrichissant !

Cela permet de moduler un peu son jeu et l’approche, du coup, n’est pas la même selon le domaine. Les personnages ne sont jamais écrits de la même façon, que ce soit en radio ou bien encore en doublage. Il faut essayer, dans ce cas, de s’approprier le rôle bien qu’il ait déjà été interprété.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre les différents exercices artistiques évoqués ?

Tout sert, évidemment. Mais je ne pourrais pas vous dire quels sont les liens. Ce sont des choses que l’on intègre, que l’on a au fond de soi, qui d’un seul coup ressortent.

Les différentes expériences nourrissent l’acteur.

3/ Le rythme sur un plateau est généralement très soutenu. Comment vous préparez-vous en amont pour ensuite être efficace face au réalisateur ?

Je lis le scénario plusieurs fois, pour avoir une chronologie. D’autant plus pour les séries, où les scènes ne sont jamais tournées dans l’ordre. Surtout, j’ai la chance d’apprendre très rapidement, j’ai une mémoire photographique. Typiquement, pour une scène, j’arrive à me souvenir du texte après deux à trois lectures seulement.

Le travail, je pense, est aussi inconscient : au cours de la journée, je pense à des choses qui serviront ensuite à l’interprétation du rôle. Il y a donc une grande part de travail en amont. Souvent, je cherche un parfum qui m’aide ensuite à trouver le caractère du personnage.

Je ne juge jamais ce dernier, même quand il est un peu border line. Pour justement être libre dans l’interprétation.

4/ Sur les planches, quelles sensations vous gagnent juste avant de monter sur scène ?

Beaucoup d’angoisse et de peur ! Pour tout vous dire, j’ai une petite voix dans la tête qui me fait espérer l’annulation de ma participation. Mais, une fois rentrée sur scène, je suis très très heureuse, évidemment.

Malgré l’expérience, je n’ai pas de petites astuces personnelles pour limiter ce stress.

5/ Plus globalement, quels sont vos actualités, vos projets et envies artistiques actuels ?

Je suis ravie d’avoir eu une année chargée. J’ai joué une pièce en alternance avec Jessica Borio, au Palace et au Gymnase : « Hier est un autre jour », avec Laurent Gamelon notamment. Puis « Les égoïstes anonymes », de Jérôme de Verdière, avant d’enchainer une autre œuvre du même auteur, « Un banc pour deux ».

J’ai également tourné avec Stéphanie Clavier, sans oublier bien entendu la poursuite de la série de TF1 « Clem ».

Nous allons essayer de vendre les deux dernières pièces citées à des festivals, pour continuer à les faire vivre. En parallèle, j’ai racheté les droits d’une pièce américaine sur la vie d’Henry Miller, que j’ai traduite et que j’aimerais monter. Mais c’est compliqué, car il y a beaucoup de personnages.

6/ Pour finir, que dire à nos lecteurs pour les inciter à continuer de s’intéresser à l’art ?

L’art et la culture sont synonymes d’ouverture d’esprit, de richesse et de découverte de ce qui se passe ailleurs. Sans ces deux domaines, nous ne sommes rien.

Merci Maeva pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Elodie Bouleau, une artiste aux multiples casquettes

Publié le par Julian STOCKY

Elodie Bouleau, une artiste aux multiples casquettes

Bonjour Elodie,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, au travers de vos expériences notamment au théâtre, en publicité, mais aussi en réalisation. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’art ?

J’aime changer de casquette, ainsi, les jours se suivent mais ne se ressemblent pas. Je me lève chaque jour avec le sourire, avec un programme bien précis en tête et je sais déjà que, dès le lendemain, j’aurai la chance de faire encore autre chose. Des nouveaux rôles, travailler sous la direction d’un nouveau metteur en scène, appréhender de nouveaux textes et une autre rigueur de travail. La remise en question est quotidienne et prendre ce risque est parfois éprouvant mais tellement enrichissant.

En tant que comédienne et d’une manière générale, j’aime aussi dire des textes qui ne sont pas les miens. C’est comme cela que je suis tombée amoureuse du théâtre. Petite, j’avais de grosses difficultés à parler, et m’exprimer avec d’autres mots que les miens me plaisait et me rassurait

La création me séduit aussi beaucoup, j’ai d’ailleurs réalisé mon premier-court métrage qui sera bientôt projeté en festival. Sans oublier l’écriture de ma première pièce.

Oui, l’intermittence nous offre, selon moi, ce temps libre pour créer et mener à bien nos propres projets et qui parfois demandent beaucoup de temps et d’investissement personnel. Mon premier court-métrage intitulé « Démence Passagère » que j’ai écrit, réalisé et produit aura mis près de 2 ans pour voir le jour. Sa première projection privée aura lieu le 12 décembre prochain à La chapelle des Lombards pour après concourir différents festivals dès 2017. L’écriture de ma pièce est également bien avancée, mais une chose après l’autre.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous au travers de ces différents exercices ?

Chaque expérience permet d’apprendre un peu plus sur soi-même, l’enrichissement est permanent. Par de nouveaux collègues par exemple, lorsque l’on passe d’une troupe à une autre. L’humain est le plus dur à gérer, notamment les problèmes d’égo. Mais ces difficultés existent dans tous les métiers.

Pour m’accomplir davantage, j’ai décidé, comme je vous l’expliquais, de développer de mes propres mains et de créer mes propres projets. C’est comme cela que j’ai encore plus appris. De l’humain mais surtout de moi-même. Je voulais surtout me lancer ce défi de savoir jusqu’où je pouvais aller seule, et comment gérer, en tant que réalisatrice, une équipe entière. Cela m’a vraiment aidé à grandir, sur de nombreux points.

3/ Vous êtes actuellement, aux Blanc Manteaux, dans la pièce « APRES LE MARIAGE … LES EMMERDES ». écrit par Sophie Depooter. Quel est le pitch de la pièce ?

C’est l’histoire d’un couple, au bord de la rupture. Ensembles depuis dix ans, ils ne savent plus communiquer ni même se séduire. Ils décident alors de faire appel à un coach de couple. Un sujet universel ; transgénérationnel et qui cartonne depuis près de 3 ans et dans divers lieux comme au théâtre de la grande Comédie et dernièrement aux feux de la rampe comme en tournée.

4/ Comment qualifierez-vous votre personnage ? Qui est-il ?

Isabelle est une femme qui se sent complètement abandonnée par son mari qui ne la regarde plus. Elle fait pourtant des efforts mais rien n’y fait et lui prouve par A + B qu’ils ont besoin d’être aidé pour retrouver une complicité et réanimer cette flamme qui s’est éteinte.

Isabelle accepte donc de se prêter aux différents exercices de coaching, qui mettront son couple à rude épreuve, notamment par la « battle » ou le jeu du miroir qui consiste à imiter son conjoint pour prendre conscience de ses propres défauts et peut-être comprendre ce que subit l’autre et qui bien évidemment sera très révélateur des failles de leur couple.

5/ Lors des derniers instants juste avant de rentrer sur scène, quel est alors le sentiment qui prédomine en vous ? La joie ou l’angoisse ? Ou un mélange des deux ?

C’est un mélange des deux. Ce métier nous donne la chance de vivre chaque soir des moments différents. Il y a bien évidemment la peur d’oublier son texte dans les premières représentations, la crainte que le spectateur n’adhère pas à la pièce, à l’histoire ou à votre personnage, mais si l’on fait ce métier, c’est majoritairement, car la scène nous procure surtout de la joie, de l’adrénaline et un partage entre comédiens sur le plateau. Que ce soit par la transmission d’un message fort ou par le rire avec des sujets plus légers, l’enjeu est de conquérir et de divertir un public et de rentrer en communion avec lui. Il ne faut pas oublier qu’il s’agit de spectacle vivant.

Ajoutons l’incertitude des réactions du public. Une salle moins remplie est parfois plus chaleureuse qu’une salle comble, comme un public peu réactif n’est pas forcément déçu, mais peut être plus à l’écoute de l’histoire ou tout simplement moins expansif. Chaque représentation est donc différente, c’est la magie du spectacle vivant et il n’y pas de règles.

6/ En parallèle, vous êtes aussi en tournée, depuis le 5 octobre, avec une autre pièce, « LE BON PLAN » écrit par Bruno Bachot Pouvez-vous nous en dire davantage sur cette belle aventure ?

Après le succès théâtral du « Coach » puis adapté au cinéma avec Richard Berry et Jean-paul Rouve, Bruno Bachot s’impose avec sa deuxième pièce « Le Bon Plan ». Philippe est au chômage et criblé de dettes et son propriétaire le menace de le jeter à la rue. Sa vie se transforme le jour où, sur un malentendu, ses voisins lui prêtent des talents de guérisseur, sauf qu’à 50 euros la séance, son éthique en prend un coup. Il se rapproche même de sa jolie voisine qu’il aime en secret. Au début, ça à l’air d’un bon plan.

Une pièce Burlesque au rythme effréné, ou j’ai la chance d’interpréter 3 rôles totalement différents. Celui de Madame Igor, concierge nymphomane ; celui de Madame Smith, une comptable sur vitaminée qui entend des voix puis Mylène, la charmante voisine du 1er qui rêve de danser à nouveau. 3 personnages de composition où je dois me grimer, transformer ma voix, mon phrasé et ma gestuelle. Et si les spectateurs ne reconnaissent pas la même comédienne entre ces 3 personnages, alors j’ai tout gagné !

7/ Plus globalement, quels sont vos envies artistiques du moment ?

Après avoir foulé les planches des Folies Bergères, j’ai évidemment l’envie de réitérer l’expérience sur d’autres scènes et aussi mythiques. Inconditionnelle de comédies de boulevards, J’aimerais tant jouer les textes de Ray Cooney comme également revenir à mes premières amours et pouvoir osciller entre Le café théâtre et le répertoire classique. Je cherche également à tourner davantage pour la télévision car jongler entre le cinéma et le théâtre est ce que l’on peut espérer de mieux pour un artiste, non ?!

Merci Elodie pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Théâtre

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Isabelle Rocher revient sur son parcours et nous dévoile ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Isabelle Rocher revient sur son parcours et nous dévoile ses projets !

Bonjour Isabelle,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vos nombreuses et multiples expériences sur les planches montrent votre passion pour le théâtre. Justement, qu’est-ce qui vous plait tant dans cet art ?

J’aime être sans filet, sur scène, en contact direct avec le public. Chaque jour est différent ; certains soirs les spectateurs sont très réactifs et parfois il faut plutôt aller les chercher. Les réactions, les rires permettent de ressentir le public..

C’est pour toutes ces sensations que je fais autant de scène, pour avoir cette adrénaline ; c’est ma drogue à moi !

2/ Quelle expérience vous a le plus marqué et pour quelles raisons ?

Ma rencontre avec Vincent Azé (comédien et auteur) a été très importante pour moi, il m’a vraiment mis le pied à l’étrier... Mais mes deux dernières expériences théâtrales ont vraiment été un tournant ! J’ai beaucoup travaillé, jusqu’à jouer, pendant une période, deux pièces en même temps (« Dix ans de mariage » et « Familles Recomposées »). Il m’est même arrivée d’enchaîner quatre représentations à la suite certains weekend ; c’est du sport !

Et bizarrement c’était plutôt facile de basculer d’une pièce à l’autre. C’est un peu comme si l’on mettait un costume différent mais que notre apparence ne changeait pas vraiment. On ne peut pas confondre ; on ne se dit pas « Voilà maintenant tu es cette personne dans telle situation », ça vient naturellement, ça fait partie de notre métier. C’est même parfois le quotidien de certains artistes.. Je pense notamment à Alil Vardar, qui enchaine les représentations et ce depuis des années ! D’ailleurs je ne sais toujours pas comment il arrive à tenir ce rythme de dingue !!

J’ai eu la chance de jouer à ses côtés durant 1 an. C’est un féru de travail, un amoureux des planches axé sur le détail de ses pièces. Je me suis moi-même découverte plus rigoureuse, plus professionnelle et aussi beaucoup plus exigeante. Bref, j’ai grandi ! (rires)

Et pour finir, toujours grâce à « Familles Recomposées », j’ai découvert aussi la joie des tournées ; aller à la rencontre des gens dans différentes villes ou pays. J’ai même eu droit à mon 1er passage sur TF1 au JT de 13h.. Ça marque tout ça !!

3/ Vous avez participé à plusieurs pièces où existait une alternance entre les comédiens. Qu’apporte ce genre d’organisation ? Comment s’adapter facilement aux partenaires de jeu respectifs ?

J’adore changer de partenaires ! On ne joue pas de la même façon selon la personne que l’on a en face de soi. La palette est différente, on adapte notre jeu et ça nous permet de découvrir de nouveaux axes et de nouvelles couleurs. Personnellement, j’aime vraiment le fait de varier mais je peux comprendre que ça puisse aussi déstabiliser.

Dans « 10 ans de Mariage » par exemple où nous formions un couple sur scène, il peut y avoir une réelle complicité qui s’installe au fil des représentations. C’est quelque chose qu’on construit à deux du coup c’est un exercice complètement différent.

4/ Les émotions juste avant de rentrer sur scène doivent être nombreuses et variées. A ce titre, comment vous sentez-vous à ce moment-là ?

Ça dépend.. Quand il y a des proches, je suis beaucoup plus angoissée comme si je jouais la pièce pour la première fois. Autrement, le stress se transforme en excitation et je n’ai qu’une hâte, retrouver la scène et le public !

A chaque fois que je joue, je suis heureuse, je me rends compte de la chance que j’ai. C’est un vrai bonheur de partager ça avec les gens mais aussi avec ses partenaires. La scène a le don de me rappeler pourquoi je fais ce métier. On se sent tellement libre, ce sont des sensations très fortes !

J’avoue j’ai même mon petit rituel avant de jouer ; je fais les 100 pas sur scène tout en récitant mes premières répliques de différentes manières. J’aime ressentir le public avant même que le rideau se lève..

5/ De façon plus générale, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

Je vais enfin réaliser ma première bande démo afin d’avoir plus d’ouverture au niveau des castings. Ensuite, j’aimerais beaucoup entrer dans le monde du doublage/voix off. J’ai fait pas mal de stages et j’adore !

Évidemment continuer à être sur scène.. Je pense que je n’arriverai jamais vraiment à m’en passer! J’aimerais aussi aller vers des rôles plus graves, plus dramatiques. Incarner quelqu’un d’abominable doit être jouissif !! (rires)

Même si il faut quand même rester réaliste, aujourd’hui ce sont les comédies qui cartonnent ! Les gens ont envie et surtout besoin de rire !! Et c’est bien normal, c’est tellement bon !

Bref, j’ai envie de faire tellement de choses.. On a la possibilité d’interpréter toute sorte de rôles, de personnalités plus ou moins proches de nous. J’ai pu constater que, même après des centaines de représentations, il y a toujours de nouvelles facettes à découvrir sur nos personnages. On peut se remettre en question, nuancer son jeu pour ne pas tomber dans une espèce de routine..

J’aime aussi le fait de prendre des risques et de me surprendre sur scène !

6/ Pour terminer, comment inciter nos lecteurs à venir au théâtre ?

Allez-y, vraiment !! Le théâtre est accessible et il y a tellement de spectacles sur Paris, pour tous les goûts et toutes les envies ! Vivre une histoire en live avec les comédiens, c’est une expérience inédite et incomparable !!

Ce fut un plaisir, Isabelle, d’effectuer cette interview en votre compagnie !

Publié dans Théâtre

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Amandine Noworyta revient pour nous sur son parcours et évoque ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Amandine Noworyta revient pour nous sur son parcours et évoque ses projets !

Bonjour Amandine,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien avec vous !

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, au travers de votre parcours sur grand écran, sur les planches mais aussi derrière un objectif. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’art ?

Je pense que c’est quelque chose que l’on a en soi, d’inné, que l’on ne choisit pas forcément. Je n’étais pas nécessairement prédestinée à être dans le milieu de l’art, j’ai un parcours plutôt très classique et très scolaire. J’ai étudié le droit et la communication, mais le destin en a voulu autrement et sur son passage j’ai rencontré des personnes qui m’ont permise d’évoluer dans le milieu artistique.

J’ai démarré très jeune par le mannequinat avec le concours « Elite » puis très rapidement on m’a conseillée de m’inscrire au cours Florent : j’ai donc sauté sur l’occasion … une occasion de m’exprimer d’une autre façon …

De fil en aiguille , le cinéma , puis le théâtre se sont ouverts à moi pour ma plus grande joie . Je suis, je crois , enfin je pense être « multi-facettes ». De nos jours, les artistes ont besoin d’être polyvalents …

2/ Quelles complémentarités pouvez-vous retrouver entre ces différents exercices ?

Les arts que nous avons évoqués sont, je pense, différents.

Et sans parler véritablement de complémentarité entre ces deux arts, je pourrais plutôt dire qu’il y a beaucoup d’interdisciplinarité entre le cinéma et le théâtre. En jouant dans ces deux catégories, on acquiert beaucoup de connaissances de compétences et d’expériences..Le jeu de la caméra reste malgré tout beaucoup plus intime.

Sur les planches, c’est différent : nous sommes en permanence en interactivité avec le spectateur. On écoute, on observe et on réagit au quart de tour pour donner le meilleur de nous même …

3/ Face au rythme soutenu des plateaux de tournage, comment vous préparez-vous en amont ?

J’ai un côté très lunaire et très artiste, mais j’ai quelque chose en moi de très cartésien. Sûrement à cause de mon parcours classique et de mon bac S. Il existe en moi une sorte de paradoxe : j’ai besoin de «rigueur et de fantaisie ». J’analyse énormément les choses, j’essaie de comprendre au mieux le rôle et de me poser un maximum de questions, j’en pose aussi au réalisateur ou au metteur en scène, tout simplement pour vivre et être le personnage.

Mais il me faut aussi un moment de « lâcher prise » total ...un moment hors du temps … ou je ne suis plus Amandine mais l’artiste… d’où le paradoxe. « Tout » comprendre et en même temps, ne plus chercher à comprendre.

Pendant le tournage, j’ai besoin alors de beaucoup de concentration pour devenir cette personne.

4/ En parallèle, quelles sont, selon vous, les clés d’une photo réussie ?

C’est tout bête, être à l’aise, être naturelle, être spontanée. Etre soi …

Je pense qu’il se passe quelque chose de magique, au-delà de la photogénie, quand il y a un bon feeling avec les personnes avec qui on bosse … ça s’appelle la magie ... ca va au delà de la technique, on ne peut pas tout expliquer et tant mieux ….

Que ce soit dans la photo, au cinéma ou au théâtre, c’est un travail d’équipe. Il n’y a pas de bon ou de mauvais acteur, c’est la communauté, qui permet de créer des films magnifiques ou de faire que des pièces de théâtre sont juste fantastiques …

5/ Au théâtre, quelles sont vos petites astuces, avant la représentation, pour limiter le stress éventuel ?

C’est très difficile de trouver et de mettre un mot précis sur une émotion. Je pense qu’elles sont multiples et qu’elles changent à la vitesse de la lumière.

Etre acteur c’est finalement « être une émotion », il y a des tonnes d’émotions qui arrivent dans tous les sens, qui sont d’ailleurs très difficiles à gérer parfois.

C’est un challenge permanent. En quelques mots : beaucoup d’excitation mais beaucoup de peur, mais une belle peur, celle qu’on aime … qui nous fait frémir … qui nous donne des ailes et qui nous fait battre le cœur … celle qui s’apelle « vivre ».

Je pense être, de base, une fille plutôt timide mais sur scène, ma timidité s’envole comme par enchantement …. grâce au public … grâce aux autres … J’ai appris à ne plus l’être ou à l’être de façon différente. La photo m’a beaucoup aidée dans ce sens. Le théâtre permet aussi de gagner en confiance en soi et le public nous le renvoie bien … Merci encore d’ailleurs.

Dans un premier temps avant de rentrer sur scène, j’ai un trac incroyable, et ce n’est pas près de changer. C’est une grande émotion, une envie de pleurer et une forte adrénaline. Mais la peur disparaît dès que je rentre sur scène, pour laisser place au plaisir … Pour limiter ce phénomène, nous avons tous nos petits trucs …comme « mettre une paire de boucles d’oreilles qui nous plaît ou appeler son compagnon, sinon sa maman, boire un grand verre d’eau, se calmer, se détendre, peut-être éventuellement réciter une phrase de son texte, comme un porte-bonheur ».Plein de petites choses en somme… Je suis, quelque part, assez superstitieuse, j’ai donc besoin d’un rituel, d’être dans un cadre, de me préparer tranquillement, d’être zen, de boire ma petite tasse de thé notamment. Oui j’adore le thé...

Et de crier intérieurement « tu es forte : résiste, prouve que tu existes ». J’adore France Gall et ses chansons au passage. C’est une autre de mes petites astuces …… Avant de rentrer, et pour que tout se passe bien.

D’ailleurs, on sait rapidement si c’est le cas, le théâtre ayant cette capacité de nous donner rapidement le ton. On ressent rapidement ce que le public pense de nous .. de la pièce … on ajuste en fonction … c’est comme un énorme « one to one ».

Au cinéma, c’est très différent … notre point de repère c’est le réalisateur et l’image. Dans ce sens, le théâtre est plus difficile, émotionnellement car c’est du direct. On n’a pas le droit à l’erreur d’une certaine façon.

Le public change en permanence, ce qui est une difficulté supplémentaire. Au cinéma, on peut se permettre de recommencer, de se concentrer de se recentrer.

D’ailleurs, ma dernière expérience sur les planches dans la pièce « A vos souhaits » de Pierre Chesnot et mise en scène par Luq Hamet aux côtés notamment de Bernard Menez, Virginie Stevenoot, Vincent Azé , Gwenola de Luze et beaucoup d’autres que j’adore énormément m’a beaucoup aidé. Il faut avouer que de Travailler avec des comédiens expérimentés permet d’avancer et de grandir plus vite. Je tiens à remercier le théâtre du Gymnase et particulièrement Mr Dominique Coubes et Mr Carlos Bedran qui ont toujours cru en moi.

6/ Plus globalement, quels sont vos envies et vos projets artistiques actuels ?

J’adore le théâtre et j’y ai peut-être d’autres pistes pour l’année prochaine. Dans le style « boulevard ». Ce n’est pas encore fait, mais c’est sur la bonne voie.

J’avoue que j’aimerais bien faire un peu de cinéma et que j’apprécie les films plutôt à caractère dramatique. Les longs-métrages nostalgiques, mélancoliques, dramatiques me plaisent. J’aime l’univers de « Lars von Trier, de Sofia Coppola, Xavier Dolan ou Abdellatif Kechiche…

J’aime un film particulièrement « Loin de la foule déchainée » de Thomas Vinterberg.

Je pense pouvoir avoir la possibilité d’interpréter ce genre de rôle. Je peux très bien jouer la jolie blonde mais je peux aussi avoir l’air d’une fille très fragile. Tout comme je peux être une fille banale qui sort dans la rue et qui passera inaperçue. C’est mon travail de comédienne de pouvoir être « caméléon » et différente.

Je suis actuellement en négociation avec un agent et j’espère, par la suite, pouvoir trouver un rôle qui me correspond au mieux. Il y a quelques pistes, pour des personnages dramatiques, qui me plaisent énormément et avec lesquels je pourrais montrer une autre facette de ma personnalité.

7/ En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

Tout simplement le bonheur, la réussite, que la vie soit belle. De réaliser mes rêves les plus fous. D’être heureuse ! Et d’oser …. Vivre , rêver …. Et de croquer la vie à pleines dents…

Merci Amandine pour votre disponibilité et votre gentillesse !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Miglé Rimaityté nous présente son personnage sur TMC et évoque sa passion pour son métier !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Miglé,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes. Comme en témoignent vos expériences au théâtre, en télévision, en publicité, au cinéma et en tant que modèle. Que retenez-vous principalement de votre parcours jusqu’à présent ?

Je retiens spontanément le théâtre, c’est ce qui me plait le plus. Ma formation en Conservatoire Nationale était d’ailleurs basée principalement sur cet art et sur la méthode Stanislavski. Il faut y être juste, vrai et vivre son personnage. Sinon ce n’est pas intéressant.

Il est nécessaire de se baser sur ce qui est écrit, et en partant de cela développer la psychologie du personnage. Le théâtre permet également d’explorer différents univers. Par exemple, j’ai déjà joué un rôle masculin. Ce fut une expérience intéressante et très enrichissante.

2/ Quelles complémentarités artistiques retrouvez-vous entre les différents exercices évoqués ?

Dans chacune des ses domaines il y a un rôle à créer, que ca soit le théâtre, le cinema, la TV ou même une publicité. Je pense que le travail sur la recherche du personnage et son caractère réunit tous ses domaines.

3/ Le rythme sur les plateaux de tournage est généralement soutenu. Aussi, quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

Le Français n'est pas ma langue maternelle, il faut donc que je me prépare un peu plus que les autres. Une fois le texte bien maitrisé, je me sens plus libre pour jouer. Ceci dit il faut parfois faire vite, donc je m'adapte...

4/ Sur scène, comment vous sentez-vous juste avant le début de la représentation ? Quelles sensations l’emportent ?

L’excitation ! J’ai envie de retrouver le public. Il m'envoie beaucoup d’énergie, cela me nourrit. Les spectateurs sont ma force. Même si chaque fois est différente, car les réactions des gens varient systématiquement.

5/ Les fidèles téléspectateurs de TMC peuvent actuellement vous retrouver dans la série à succès de TMC « Les Mystères de l’Amour ». Comment présenteriez-vous votre personnage ?

C’est une coach russe qui travaille dans l’un des meilleurs centres de rééducation au monde, à Moscou. Elle est très efficace, précise et professionnelle.

Valentina est une femme intelligente qui est prête à tout pour réussir (arriver à son but c'est son métier d'ailleurs):)) Elle a peut-être une double-vie….Elle est en en fait un peu manipulatrice, mais...c'est comme dans la vraie vie, tout n'est pas tout blanc ou tout noir. Elle a ses bonnes raisons d’être comme cela.

J’essaie de mettre une diversité de couleurs dans mon personnage. Pour la rendre, malgré tout, aussi honnête que possible.

6/ De façon plus générale, quels sont vos autres projets et envies artistiques du moment ?

En ce moment je travaille sur une pièce de théâtre de Guy Foissy «Le cimetière des maris» ainsi que sur un projet photo et vidéo de Jacques Rouquette «Variations sur Carmen de Bizet».

J'ai aussi prévu de travailler sur une performance vidéo associée à Anatoli Karaev, 1er violon solo à l'Orchestre Nationale de Bretagne sous la direction de la chorégraphe américaine Katleen Reynolds.

Ce fut un plaisir, Miglé, d’effectuer cette interview avec vous !

Publié dans Télévision

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Emilie Lecouvey - Actualité, projets, parcours, elle nous dit tout !

Publié le par Julian STOCKY

Emilie Lecouvey - Actualité, projets, parcours, elle nous dit tout !

Bonjour Emilie,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

1/ Artiste aux multiples casquettes, comédienne, metteur en scène et professeur d’art dramatique, qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans votre parcours jusqu’à présent ?

Je retiens spontanément mes expériences de comédienne, car il s’agit de ma casquette principale. C’est pour être sur scène, y vivre des émotions et transmettre au public que j’ai voulu faire ce métier.

Il s’agit donc de ma corde artistique préférée.

2/ Quelles complémentarités partagent ces différents domaines artistiques ?

La complémentarité me sert beaucoup dans l’enseignement. Si un professeur ne joue pas lui-même, il est ensuite très difficile de se mettre à la place des élèves. Il faut, je pense, rester en contact avec le milieu professionnel pour pouvoir bien enseigner. C’est plus sain.

Le fait d’enseigner aide également à la mise en scène, car l’on sait alors mieux parler aux comédiens. On les dirige de façon plus fine et plus profonde. L’adaptation psychologique aux différents acteurs est ainsi plus simple.

3/ Etes-vous principalement attirée par l’un d’entre eux en particulier ou est-ce plutôt l’ensemble qui vous plait ?

Je ne sais pas si j’ai des plans précis sur cela. Je fonctionne plutôt aux opportunités, à l’envie du moment. Mais je pense que si je devais faire des choix, je privilégierais plus le côté comédienne.

Cependant, en ce moment par exemple, du côté de l’enseignement, je suis curieuse en ce qui concerne l’art-thérapie. Travailler dans une notion d’aide aux personnes par le biais du théâtre doit sans doute être passionnant. Un projet pour l’avenir pourquoi pas?

4/ Au théâtre, juste avant de rentrer en scène, que ressentez-vous ? Quels sentiments vous animent ?

Toujours le stress. Je suis une traqueuse. Au fil des représentations, ce sentiment diminue mais il y a, je trouve, toujours quelque chose qui peut stresser. Par exemple la présence dans la salle d’un critique, d’un journaliste, d’un professionnel ou d’amis. Ces situations où nous sommes jugés sont plus anxiogènes que les autres.

Chaque représentation est, je trouve, un challenge. Mais il faut arriver à se détendre et à profiter. Ce qui est le cas lorsque le spectacle est commencé.

Avant le début, je me dis qu’il faut que je m’amuse. C’est la condition principale. Je pense au fait qu’il faut que je lâche prise. J’y arrive plus ou moins facilement selon les jours.

5/ Vous êtes une habituée des planches, avec plusieurs spectacles différents notamment cette année. Comment passe-t-on facilement d’un rôle à un autre ?

C’est une bonne question ! Mais je crois que cela se fait assez naturellement. On ne se comporte pas de la même façon quand on va écouter un concert de rock ou un concert classique, car ce sont deux choses différentes.

J’essaie de cloisonner car je sais que les spectacles sont tous singuliers. Je les aborde donc de façon différente.

6/ De façon plus globale, quels sont vos projets et envies artistiques du moment ?

A partir du mois d’octobre, je vais avoir la chance de jouer trois spectacles. Deux comédies de Feydeau, un de mes auteurs fétiches : « La dame de chez Maxim » et « Le dindon ».

Dans le premier, j’y interprète une prostituée qui a un accent titi parisien, avec une petite chanson pas piquée des hannetons que je vous invite à découvrir. Dans l’autre, je suis Lucienne, une femme trompée par son mari, qui veut se venger de lui.

Enfin, « Les entretiens d’embauche », un spectacle de café-théâtre, est dans un registre bien différent. Il s’agit d’une suite de sketchs sur le thème, où je joue tour à tour une recruteuse ou la candidate. C’est davantage de l’humour absurde, écrit par Mathias Sénié.

En parallèle, je vais faire un stage de chant, et j’en suis très contente. A plusieurs reprises, j’ai eu la chance de chanter pendant mes spectacles et ces expériences m’ont bien plu. M’orienter vers la comédie musicale est quelque chose qui m’intéresse tout particulièrement.

7/ Pour conclure, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs pour les encourager à continuer de s’intéresser à l’art et la culture, quelle qu’en soit la forme ?

A notre époque, la culture est quelque chose de nécessaire. C’est un moyen d’éducation, une lutte contre l’obscurantisme. Le théâtre en particulier, où l’on parle directement aux gens, est l’espace privilégié de la liberté d’expression. La scène est à la fois une source de divertissement, mais aussi d’apprentissage, d’éducation et de réflexion.

Merci Emilie pour votre gentillesse et votre disponibilité !

ACTUS

Les Entretiens d'Embauche, les 6, 13, 15, 16, 22, 23 octobre; les 5, 6, 19, 20, 26, 27 novembre; les 3, 10, 17, décembre au café-théâtre le Soum-soum

La Dame de chez Maxim, le 9 octobre, 27 novembre, les 4,11 et 18 décembre au Théo Théâtre

Le Dindon, le 15 octobre, les 5 et 19 novembre, et le 10 décembre au Théo Théâtre

Renseignements www.billetreduc.com

Publié dans Théâtre

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Eléonore Sarrazin évoque pour nous son personnage dans "Plus Belle La Vie" !

Publié le par Julian STOCKY

Eléonore Sarrazin évoque pour nous son personnage dans "Plus Belle La Vie" !

Bonjour Eléonore,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog !

1/ Vous avez rejoint, il y a quelques mois, le casting de la série à succès de France 3 « Plus Belle la Vie », où vous y interprétez la nouvelle serveuse du célèbre bar du Mistral. Comment décririez-vous votre personnage ?

Sabrina est très spontanée, très drôle et très libre. Elle vivait dans sa voiture mais vient de rejoindre la nouvelle colocation.

Elle est dans une énergie qui est décalée totalement du reste de la place du Mistral. Notamment dans sa façon de s’exprimer et de s’habiller. C’est entre autres pour cela que les gens la remarquent. Justement, elle aime cela, elle voudrait être célèbre.

Du coup, dans le jeu, je commence par un grand sourire et une bonne inspiration, pour retirer toutes les marques de pression du tournage. Je ne veux garder que l’excitation et l’amusement.

2/ Votre personnage aime les selfies. D’ailleurs, il y a même une connexion qui s’est faite sur internet pour crédibiliser et accentuer le rôle. Notamment une page Facebook. Qu’est-ce que ce côté particulier et singulier apporte comme valeur ajoutée à Sabrina et à la série?

Sabrina s’adresse, je pense, à une génération qui n’était pas encore très représentée dans la série. Cette génération qui est tout le temps sur instagram, qui ne cesse de prendre des selfies, qui documente toute sa vie sur internet.

Généralement, ce sont nos amis qui nous suivent sur les réseaux sociaux. Du coup, avec cette page internet, Sabrina devient en quelque sorte l’amie des téléspectateurs. En plus, les fans peuvent y découvrir, avec quelques heures d’avance, ce que Sabrina aura fait dans la journée. Avant de le voir plus en détails dans l’épisode en access prime-time.

3/ Quelles ont été vos petites astuces pour vous intégrer facilement lors de votre arrivée ?

J’ai essayé - et j’essaie toujours - d’être gentille avec tout le monde. C’est assez simple, nous sommes très facilement pris en charge à la fois par les équipes techniques mais aussi par les anciens.

Pour être totalement honnête, j’appréhendais un peu de me retrouver face à des acteurs qui tiennent la série sur leurs épaules depuis plus de dix ans pour certains. Au contraire, j’ai remarqué avec joie que l’équipe prend vraiment chaque personnage pour ce qu’il est, même s’il ne reste que deux jours.

Depuis, il m’est arrivé d’avoir ce même rôle avec des guests, ce qui incite chacun à travailler le plus efficacement et le plus vite possible certes, mais toujours dans la bonne humeur. Tout le monde est dans le même état d’esprit, ce qui est très agréable.

4/ Le rythme sur le plateau de tournage est très soutenu. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail en amont pour ensuite être efficace face au réalisateur ?

Avant d’arriver le premier jour, je me suis documentée autant que possible sur mon personnage, au travers de toutes les informations qu’avait alors pu me donner la production. Pour m’en imprégner.

A présent, mon stress n’est plus le même. Je ne suis pas angoissée lorsque je rentre sur le plateau. Sur ce dernier, nous sommes aidés et accompagnés. Il m’arrive parfois d’être corrigée sur l’intensité de mon jeu.

En amont, j’apprends mon texte et j’essaie de coller chaque ligne à une pensée de Sabrina.

5/ Pour la suite, quels nouveaux horizons et axes aimeriez-vous que l’on montre de Sabrina?

Elle a enfin réglée son vrai problème, qui était de dormir dans sa voiture. L’esprit libre, elle va pouvoir, je l’espère, voguer vers de nouvelles voies. J’aimerais bien à présent qu’elle tombe amoureuse, situation qu’elle n’a pas encore connue dans la série.

6/ De façon plus générale, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

Mon principal problème est de ne pas savoir choisir. Je danse depuis l’âge de 4 ans et j’ai des projets dans cet art.

Je souhaiterais aussi faire plus de théâtre. Des discussions commencent à voir le jour dans ce sens. Le cinéma m’attire également. J’aimerais bien chanter, si on me le demande.

Tout ceci en parallèle bien sûr de mon personnage dans « Plus Belle la Vie » que j’adore. Je me sens bien dans cette série !

7/ Pour conclure, que dire, si ce n’est pas déjà fait, pour inciter les lecteurs à vous suivre, du lundi au vendredi, à 20h 20 sur France 3 ?

C’est une série devant laquelle se retrouver tous les soirs. Les personnages et les intrigues sont nombreux, vous allez tous vous identifier dans l’un d’entre eux.

Aussi, vous pourrez vous distraire à l’heure de l’apéro, du diner ou après avoir couché les enfants, en fonction de votre organisation familiale.

Ce fut un plaisir, Eléonore, d’effectuer cet entretien avec vous !

Publié dans Télévision

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Quentin Demon évoque son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Quentin Demon évoque son actualité et ses projets artistiques !

Bonjour Quentin,

C’est une joie pour nous d’effectuer cette interview avec vous !

1/ Les fidèles téléspectateurs de TMC peuvent actuellement vous retrouver dans la série à succès « Les Mystères de l’Amour », où vous y interprétez le rôle de Renaud. Comment décririez-vous ce jeune homme ?

Pour l’instant, nous n’avons pas encore vu beaucoup de choses sur Renaud car il n’est apparu que dans deux épisodes. Il reste assez discret et semble déjà très attaché à Gwen. On a pu constaté qu’ils sont très proches et qu’existe une relation de tendresse entre les deux.

Il est aussi sensible et spontané.

2/ Pour le moment, la plupart de vos scènes laissent apparaitre majoritairement de jeune comédiens. Ressentez-vous cela lors du tournage ?

Il est vrai que l’équipe, dans sa majorité, se connait depuis plusieurs années. Lorsque je suis arrivé sur le plateau de tournage, j’ai essayé de m’intégrer au mieux dans ce groupe soudé, de faire connaissance et de discuter.

J’ai rapidement trouvé des points communs avec les autres jeunes comédiens. Il y avait une ambiance très agréable.

Au début de journée, c’est un peu la gêne, bien naturelle, de la rencontre. Mais au fur et à mesure du tournage, on se décomplexe et on se rapproche, d’autant plus qu’on doit jouer des scènes d’amour. La proximité des personnages aide à nous rapprocher nous, en tant qu’ acteurs. Ce qui se ressent, à la fois sur le tournage, mais aussi à l’écran.

3/ Comment aimeriez-vous voir évoluer votre personnage ? Quels axes souhaiteriez-vous mettre davantage en avant ?

J’aimerais bien que l’on sorte de l’intrigue amoureuse, pour développer davantage d’interactions avec les autres personnes. Par exemple les parents de Gwen.

Ca me plairait de savoir mon personnage pas complètement honnête, qu’il cache des choses. Je suis attiré par des rôles mystérieux, renfermés, torturés.

4/ Le rythme, sur le plateau, est très soutenu. Aussi, quelle est votre méthodologie de travail en amont pour ensuite être efficace face au réalisateur ?

Je commence par un gros travail d’analyse de texte. Je viens d’une école où l’on travaille énormément sur les intentions, sur ce que cachent les mots, ce qui est écrit entre les lignes. Je vais chercher à définir les actions et les émotions sous chacune des phrases du scénario.

Après tout, qu’est ce qu’un personnage ? C’est selon moi un être humain, ou du moins un être doté de raison, qui va agir ou réagir en fonction de sa personnalité, dans des situations données. Et sa personnalité se définit en fonction de son passé, de son éducation, de sa culture, etc. Il est primordial de comprendre et d’analyser le comportement humain pour pouvoir être au plus proche de la sincérité. Pour cela, je cherche en moi des situations que j’ai moi-même vécues, ou alors imaginées, pour être au plus proche de ce que peut ressentir le personnage à ce moment-là. Il faut aussi s’attacher à définir précisément le passé du personnage, ça peut être les événements principaux de sa vie, aussi bien que le passé immédiat, pour être le plus juste et le plus sincère possible.

Sur le tournage, il faut se concentrer, se remémorer le travail fait en amont, pour se laisser emporter par les émotions et les sensations. Je ne cherche pas à jouer, je ne cherche pas forcement à atteindre telle ou telle émotion, mais plutôt à être vivant, à me concentrer sur l’instant présent et réagir comme un être humain réagirait dans cette situation.

Je considère que l’émotion est comme une ampoule, ce n’est pas en la touchant directement qu’on va l’allumer mais en appuyant sur l’interrupteur. Mon travail vise à trouver cet interrupteur.

5/ De façon plus générale, quels sont vos projets et envies artistiques ?

J’adorerais travailler au cinéma. Récemment, j’ai tourné dans le film « Eternité » en tant que doublure. Ce qui m’a permis de découvrir l’univers du grand écran, notamment l’organisation et le rythme sur le plateau. Cela m’a conforté dans mon envie d’y vivre d’autres expériences.

Je suis particulièrement attiré par des films d’auteurs à grands budgets réalisés par des artistes. Pas forcément destinés au grand public, ils sont généralement plus riches en symbolique, en sens, en portée émotionnelle et en valeurs artistiques.

6/ Revenons quelques années en arrière. Comment avez-vous eu l’envie de devenir comédien ?

J’ai commencé le théâtre à l’âge de 10 ans, après avoir joué, en famille, une petite saynète, où je me suis senti libre et heureux. Le conservatoire m’a permis ensuite d’être sur scène et de développer ma passion.

Je suis actuellement dans une école d’acteurs à Paris pour enrichir ma formation.

Merci Quentin pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision

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