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Quelques mots de présentation...

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour à toutes et à tous,

En dehors de ma passion pour mon métier d'ingénieur, je suis également intéressé par les médias auxquels je consacre ce blog pour mettre en avant mes coups de cœur artistiques.

Aussi, au travers d'interviews exclusives, j'aime à partager l'actualité, les projets et les envies d'animateurs de télévision, de journalistes de radio, de comédiens de théâtre et de musiciens.

C'est aussi l'occasion de mieux comprendre leur organisation de travail ainsi que les coulisses de leur métier.

Retrouvez ainsi tout au long de ce blog les entretiens que j'ai pu mener par passion, mais aussi avec plaisir !

Bonne lecture à tous.

Julian

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Demain Nous Appartient : Yannick Laurent évoque son personnage dans la série à succès de TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Yannick,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On peut vous retrouver depuis quelques mois dans la série quotidienne à succès de TF1 « Demain Nous Appartient ». On imagine sans doute le plaisir et la joie que cela doit être pour vous de faire partie de cette belle famille artistique ?

Oui, oui ! C’est un programme que je connaissais, que j’avais vu évoluer depuis 5 ans qu’il existe. Avec un grand changement l’été dernier, ils ont renouvelé en partie les personnages, les intrigues, l’image. C’est un nouveau souffle et une nouvelle énergie dont je suis heureux de faire partie.

J’ai un rôle de skippeur et pour moi qui suis passionné de voile, j’étais d’autant plus excité parce que ce n’est pas tous les jours que l’on me propose de faire du bateau à la télé J.

 

 

En plus, les lieux de tournage, en intérieur comme en extérieur, sont particulièrement plaisants pour les acteurs …

C’est une magnifique machine. Il y a des extérieurs qui sont superbes, la région est extrêmement photogénique, la qualité de tournage en extérieur est impressionnante. Les gens à Sète sont fiers de la série donc ça s’intègre bien dans le mouvement de la ville. Le port, pour ce qui me concerne, a été un décor important au départ… avant que mon bateau ne coule. La maison de Raphaëlle, jouée par Jennifer Lauret, avec qui je suis en couple, est magnifique, avec vue sur mer. C’est un vrai moment d’évasion. Et puis le studio, vraiment un outil incroyable : un commissariat, un hôpital, une école, un cabinet d’avocat, des cellules de garde à vue, des appartements, il y a eu une multitude de lieux fixes utilisés tout le temps, qui permettent de raconter les histoires avec une grande beauté et avec beaucoup de possibilités. C’est une fourmilière quotidienne qui donne vraiment le sentiment d’un monde, d’une unité. Je ne veux pas être trop shakespearien mais on a l’impression qu’à l’intérieur de ce théâtre, on pourrait raconter un peu toutes les histoires.

Il y a du coup une vraie synergie avec tous les corps de métiers, regroupés en un même lieu, pour faciliter les échanges et les interactions entre tous…

Oui, c’est très vrai ! C’est la dimension studio. J’apprécie beaucoup cette ambiance, aussi parce qu’elle est différente de ce que j’ai l’habitude de faire sur un unitaire. Là, dans le cadre d’une quotidienne, comme on travaille ensemble pendant des mois, ça nous permet à nous aussi, en tant qu’acteurs, de progresser, de regarder plus la technique travailler. A la cantine du studio mange tous les jours une centaine de personnes, à la fois les gens de la production, les techniciens, les gens de l’artistique et on peut prendre le temps d’échanger. On peut ajuster les choses pendant le tournage et trouver un rythme sur-mesure pour ce parcours d’endurance. C’est vraiment appréciable.

 

 

Pour redonner un peu de contexte, comment est arrivé votre personnage ?

Je suis skippeur et j’ai un coup de foudre pour une avocate. Ce qui est drôle, c’est que la rencontre nait d’un accident trottinette contre scooter. On retrouve, dans cette histoire d’amour, tous les ingrédients de la comédie romantique, avec les familles recomposées et le beau-père, le papa de Raphaëlle, joué par Xavier Deluc. J’adore Xavier et j’étais très très content de le retrouver sur cette série, où on a plusieurs scènes ensemble. Dans la série, il ne m’aime pas, en général les pères avec leur fille sont protecteurs, lui il est plus que protecteur : il est procureur !

Il a l’habitude de trancher très rapidement sur les gens et, au premier regard, il ne m’aime pas ! Contrairement à l’ex de Raphaëlle, qui était lui-même procureur… Moi, il me considère un peu comme un punk à chien mais sur l’eau. Il essaie de me chercher des poux et j’essaie, avec humour, de m’intégrer dans la famille. Raphaëlle a deux filles, une est à Toulouse chez son père et je côtoie l’ainée, avec qui je m’entends, pour l’instant, très bien.

Jennifer Lauret est une actrice incroyable, les gens la connaissent depuis qu’elle a 6 ans, elle est extraordinairement gentille, généreuse, talentueuse, j’ai une chance incroyable d’avoir commencé cette aventure DNA avec elle. D’une grande simplicité et d’une grande générosité, elle m’a très vite transmis tout ce que, entre acteurs, on peut se transmettre des codes d’une série comme celle-là. En plus de son talent d’actrice, elle a un savoir-faire sur ce type de programme qui lui permet d’appréhender presque en même temps l’artistique et la technique. De par le placement et la façon dont elle sent le plateau, c’est un plaisir de travailler avec elle, moi qui avais moins l’habitude de voir cela chez d’autres acteurs.

Xavier Deluc joue donc mon beau-père, c’est un acteur totalement différent de Jennifer, c’est un autre acteur emblématique de la télé française. C’est très enrichissant pour le mouvement d’une quotidienne, qui traite un gros volume avec des jours de tournage qui s’enchainent pendant des mois. Xavier, un peu comme moi, était habitué à des rythmes plus d’unitaires, c’est-à-dire plus en à-coups. Même dans la façon de jouer, je suis touché par le fait qu’avec la carrière incroyable qu’il a faite, il soit toujours dans cette recherche, cet abandon de l’instant. Sa fragilité est extrêmement riche et instructive. C’est une chance pour moi de le voir appréhender ce nouveau personnage.

 

 

Elisa Ezzedine complète notre quatuor familial, cette série est une école extraordinaire pour les jeunes, il y en a plein, ils ont leur façon de travailleur à eux. Cette génération a une façon de travailler différente de la mienne. Avec Xavier, je vois plein de choses en commun avec moi, notamment dans la façon de construire les choses. Les jeunes sont complètement différents, c’est la génération des réseaux sociaux, des écrans, des zappings mais ils ont une envie de bien faire, une spontanéité, un abandon, un lâcher-prise, ils ne sont impressionnés par rien ni personne, ça leur donne une force et une belle audace. Ils m’apprennent aussi beaucoup. Avec Elisa, il m’a fallu un temps pour comprendre quelle actrice elle est, au-delà de la très belle personne qui transparaît tout de suite. On se découvre au fur et à mesure.

Et puis je dois dire un mot d’Ingrid Chauvin avec qui je commence à avoir plus de scènes. Son authenticité, son énergie et son état d’esprit portent la série. Elle est aussi intense dans le contre champ que quand la caméra est sur elle. Je la sens là pour la série autant que pour son seul personnage. Et je vois que cela infuse sur toutes les actrices et acteurs avec qui elle joue… c’est à dire la totalité, je crois ?!?

Artistiquement parlant, dans le jeu, vous avez eu un champ des possibles très variés, ce qui doit être très plaisant et très enrichissant ?

Dans une quotidienne, il y a des cycles et de commencer par une comédie romantique est une chance. Je ne peux pas en dire plus sur la suite mais il va y avoir énormément de surprises… et en tant qu’acteur, j’ai la chance d’aller dans beaucoup d’univers de jeu différents.

Dans une quotidienne, on sait juste comment on commence… Ce sentiment de vouloir rester en vie et d’avancer alors que les intrigues se compliquent, est un moteur qui est assez formidable et unique.

 

 

Maintenant que les premières séquences ont déjà été diffusées à l’antenne, regardez-vous le rendu final pour capitaliser les points forts et ceux à corriger ?

Bien sûr ! Il y a un outil incroyable qui est mis à la disposition de tous ceux qui travaillent sur DNA, en l’occurrence une interface en réseau. Cela permet à tous les acteurs d’avoir en direct, l’ensemble des scénarios et des continuités des séquences de son personnage, son calendrier de tournage, les jours à jour, tous les épisodes diffusés depuis le numéro un. On a la possibilité de demander à voir des rushs avant la diffusion deux mois plus tard. Des coachs préparent en amont avec nous des options de jeu pour les séquences à tourner…

Je regarde tous les épisodes dans lesquels j’ai tourné, j’en regarde d’autres pour m’imprégner de ce que les autres personnages disent de moi et de mon environnement, pour voir également comment sont croisées les intrigues. Cela me permet aussi de mieux appréhender le montage, en intégrant cette grammaire d’images, ça me traverse et, inconsciemment, je pense proposer des choses plus justes ou qui pourront davantage coller à l’énergie de la série.

Merci, Yannick, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Anne-Sophie fait le bilan de son aventure !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : © A.ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Anne-Sophie,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vous participez à la saison de « Koh Lanta – Le totem maudit », actuellement diffusée chaque mardi soir sur TF1. Justement, le visionnage des images ravive-t-il certains souvenirs et certaines émotions en vous ?

Complètement ! Par rapport déjà à l’épisode de cette semaine, on était tous en pleurs à la maison. Quand ils ont montré le passage de mes enfants, ça a été très émouvant, je me suis rappelé qu’à ce moment-là, ils commençaient à vraiment beaucoup me manquer. Donc tout est remonté à la surface. Après, il y a eu la stratégie qui n’a pas fonctionné derrière donc toujours un petit peu de regret. Bien évidemment, on revit chaque épreuve, chaque émotion comme si on y était.

Pour en revenir à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incitée à candidater ?

Je suis très sportive, je fais du sport depuis que je suis toute petite. Donc c’était plutôt le côté sportif qui m’avait attirée. Et puis j’avais vraiment besoin aussi de voir de quoi j’étais capable, sans confort, en survie. J’ai un papa qui est militaire, il a fait de la survie pendant des années, pareil pour les parcours du combattant. Je voulais un petit peu gouter à sa vie, faire du sport sans rien, sans confort et puis voir de quoi j’étais capable aussi en survie. Donc c’était vraiment toute l’enveloppe qui m’a attirée sur « Koh Lanta ».

D’ailleurs, vous étiez-vous préparée d’une manière spécifique ?

Je suis coach de sport donc c’est vrai que j’avais une condition physique assez bonne, enfin c’est ce que je pensais, je pensais que sportivement ça allait le faire. En revanche, je me suis rendue compte qu’il y avait quand même beaucoup de technique sur les épreuves de « Koh Lanta » donc, non, je ne me suis pas préparée spécialement pour « Koh Lanta ». Ça fait partie de mes regrets aussi. En revanche, j’avais fait une belle préparation mentale. C’est vrai que le fait de laisser mes enfants, ça me faisait vraiment très peur et, en fait, je trouve que j’ai plutôt bien géré grâce, justement, à toute ma préparation, méditation et tout ça.

L’aventure avait démarré sur les chapeaux de roues avec l’annonce par Denis, dès les premières minutes, de l’existence du totem maudit. Comment aviez-vous réagi à cette information ?

Stressée, beaucoup de pression mais aussi beaucoup d’excitation. C’est encore nouveau, on ne sait pas ce que vont être les malédictions. Déjà, on est sur le bateau, on est tous assez stressés, on voit Denis arriver et il nous balance qu’il y a le totem maudit. On se dit « oh là là, c’est chaud, dès la première épreuve, on peut être en danger avec les bracelets maudits ». Donc beaucoup beaucoup beaucoup d’émotions qui se mélangent mais qu’une hâte, celle de commencer.

Plus tard dans le jeu, vous devenez capitaine de la tribu jaune. Comment aviez-vous appréhendé ce rôle ?

Plutôt bien ! C’est vrai que j’ai une petite âme de leader donc c’est quelque chose qui peut me correspondre. Après, je ne suis pas la cheffe directive qui donne des ordres, pas du tout. Mais ça m’a plu, j’ai pris mon rôle très à cœur, non, non, c’était vraiment cool.

La réunification a eu lieu il y a peu. Comment aviez-vous vécu ce regroupement général et les nouvelles relations sociales associées ?

Il y a eu deux choses, j’avais un peu d’appréhension parce que d’une on était en infériorité numérique et de deux, on allait sur leur camp. C’est vrai qu’il faut se réadapter à tout, il y a un nouveau camp, on ne se sent pas chez nous donc il y a tout de suite beaucoup de nouvelles marques à prendre. C’est quelque chose qui m’a un petit peu déstabilisée. Après, on arrivait aussi à un tournant de l’aventure où on est de plus en plus fatigués. Donc on a plus de mal à aller vers les autres, on a l’envie mais on est moins dans la fougue du début où, vraiment, on veut découvrir tout le monde, où on pose plein de questions. Là, on est un peu fatigués, il y a beaucoup de stratégies qui se mettent en place donc c’est vrai que l’échange est beaucoup moins important qu’au début de l’aventure, à mon sens.

Pour en revenir à l’épisode diffusé ce mardi soir, on vous a vue, et on le comprend aisément, particulièrement peinée de ne pas avoir pu remporter l’épreuve de confort, vous privant de l’appel à vos proches…

Oui, oui, quand Denis nous annonce la récompense, je me dis que j’en ai vraiment besoin. Juste avant, quand on voit l’épreuve des flèches, on se dit que, forcément, c’est lié aux familles. Là, j’ai toutes les émotions qui remontent, je me dis que c’est le moment, j’ai vraiment besoin d’entendre mes enfants, j’ai besoin de savoir comment ça se passe sans moi à la maison. Donc, oui, très émue à ce moment-là. Le fait de ne pas pouvoir remporter le confort, c’est la catastrophe, vraiment. Je vois que, tout de suite, ça me met un coup dur et ça m’affaiblit, ça joue sur mon moral, je ne baisse pas les bras mais c’est le premier jour où, vraiment, je sens que c’est difficile à tous les niveaux.

Au moment, le lendemain, de rejoindre le conseil, dans quel état d’esprit étiez-vous ? En quoi le collier d’immunité trouvé quelques heures auparavant par Olga pouvait-il changer votre stratégie et votre approche ?

Je me sens complètement en danger, c’est entre Olga et moi. Olga a un collier, je n’en ai pas, forcément si c’est mon nom qui sort en majorité, c’est moi qui sors, bien évidemment. Après, je suis très déçue de sortir, j’aurais pu ne pas sortir, j’ai essayé de faire des stratégies mais il y avait Nico qui faisait la taupe donc je pense que c’était difficile de s’en sortir. Mais je pense que j’aurais dû aussi faire sous-entendre à un membre des rouges que j’avais un collier, pour que les votes s’orientent sur Olga, qui allait jouer le sien. Je suis très déçue que le collier, au final, n’ait servi à rien.

Plus généralement, sur le camp, quelles principales tâches aimiez-vous plus particulièrement pouvoir faire ?

Alors, ce n’est pas une tâche que j’aimais faire… j’aime bien manger et c’est vrai que les rouges n’avaient pas pris l’habitude de manger beaucoup de cocos et tout ça…je sais qu’avec Olga, c’était notre principale préoccupation, on s’est dit « bon, allez, il faut ouvrir des cocos ». Du coup, on passait notre temps à ouvrir des cocos, à boire l’eau de coco, …donc coupeuse de noix de coco je dirais.

Quelles resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Nos victoires en équipe, nos conforts partagés et je dirais aussi le fait d’avoir été cheffe des jaunes, ça m’a fait plaisir.

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été le plus compliqué à appréhender ?

Les stratégies, se sentir en danger tout le temps, avoir la boule au ventre parce que c’est peut-être ce soir et puis le regret encore de ma sortie de mardi où je pense que j’aurais dû aussi me battre plus afin de l’éviter. C’est mon plus gros regret !

En conclusion, si l’opportunité venait à se présenter à nouveau, seriez-vous prête à repartir à l’aventure ?

Ah oui, j’ai une revanche à prendre donc bien évidemment, si j’ai l’opportunité, j’y vais en courant !

Merci, Anne-Sophie, pour toutes vos réponses !

 

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Koh Lanta : Yannick nous raconte son départ et ses moments marquants de l'aventure !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : © A.ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Yannick,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vous participez à la saison de « Koh Lanta – Le totem maudit » actuellement diffusée sur TF1. Le visionnage chaque semaine des images ravive-t-il certains souvenirs et certaines émotions vécues sur place ?

Oui, forcément, de revoir toutes les images m’a replongé dans mon « Koh Lanta ». Il y a ce que l’on a vécu tout au long de l’aventure et le story stelling, la manière dont c’est raconté. C’est vrai qu’il y a eu des moments et des instants très très forts. De les revivre, c’est particulier, on le partage aussi avec nos proches. De voir leurs réactions lors de telle ou telle épreuve, ou sur ce qui peut se passer sur le camp ou lors d’un conseil, voilà, c’est génial à vivre et très plaisant, et surprenant aussi.

Si l’on en revient à l’origine de votre parcours, quelles principales raisons vous avaient incité à candidater ?

Le fait d’aimer l’émission, déjà, le fait d’aimer le jeu et cette envie aussi de connaitre mes limites, de les dépasser surtout, de savoir si je pouvais les atteindre. Il n’y a rien de tel que « Koh Lanta » pour cela, c’est un grand terrain de jeu. Voilà, je me suis lancé et c’est passé. J’ai eu la chance de faire partie des élus.

D’ailleurs, vous le grand sportif, vous étiez-vous préparé d’une manière spécifique ?

J’aime bien cette appellation de « grand sportif » mais je ne mange pas encore à la table de Zidane ou JordanJ. Non, je ne me suis pas préparé de manière spécifique, je ne me suis pas préparé du tout en fait. Tout simplement parce que j’ai une double casquette, je suis basketteur professionnel et aussi coach sportif. En juillet, je coachais des basketteurs et, en aout, j’étais avec mon équipe nationale au Rwanda donc je n’ai pas pu avoir une préparation en tout cas propre à l’aventure. Maintenant, j’étais affuté, je cours beaucoup, c’est un entrainement on va dire propre à mes disciplines mais pas d’entrainement spécifique, en tout cas, à l’aventure.

Le début d’aventure avait démarré sur les chapeaux de roues, avec l’annonce par Denis de l’existence de ce nouveau totem inédit. Comment aviez-vous alors réagi à cette information ?

Grosse pression d’entrée ! Il plantait le décor en annonçant cela. C’est « Koh Lanta » en fait, un jeu plein de surprises et ça ne dérogeait pas à la règle donc juste génial. Un peu moins génial après pour moi, pour le coup mais on fait ce jeu pour ça, pour justement être surpris et faire partie intégrante de la surprise.

Vous avez eu successivement deux bracelets maudits. Aviez-vous réussi à en faire abstraction ?

C’est tout à fait ça. Denis me pose la question de « comment vous, le grand sportifJ, vous pouvez justement faire de telles contre-performances et comment vous allez gérer », ben, clairement, « Koh Lanta », c’est un marathon et, pour moi, je savais que j’allais avoir l’opportunité de performer sur certaines épreuves et de montrer de quoi je pouvais être capable. Donc, oui, un échec mais un échec reste un échec si on ne rebondit pas derrière et j’ai pu en tout cas rebondir dans la foulée, à plusieurs reprises.

On l’a vu, la réunification a eu lieu il y a peu de temps. Comment avez-vous vécu ce regroupement général et ces nouvelles relations « sociales » ?

Dans un sens, on a hâte, on se dit que c’est un nouveau jeu qui commence, une nouvelle facette du jeu qui commence. Là, il y a effectivement, en tout cas sur les épreuves, l’aspect individuel qui rentre en compte. J’avais à cœur de montrer réellement ce dont j’étais capable sur le plan individuel, en tout vas je ne vais pas dire faire taire les critiques mais effacer les contreperformances que j’ai pu faire. Je n’y suis pas parvenu donc un peu frustrant à ce niveau-là, maintenant j’avais aussi, forcément, cette envie de rester avec mon équipe et de gagner des épreuves ensemble parce que l’on a montré que, ensemble, on pouvait être forts. Donc, voilà, c’était un sentiment assez mitigé mais à la fois excité. Comme je l’ai dit, « j’adore ce jeu », au moment où Denis annonce la réunification.

Pour en revenir à l’épisode de mardi soir, quel regard portez-vous sur ce qui s’est passé lors de l’épreuve de confort ? Qu’est-ce qui vous a manqué ?

Il m’a manqué l’apprentissage du rétropédalage, tout simplement ! C’est difficile de demander à un bébé de courir quand il ne sait pas marcher. Non, je n’ai jamais appris le rétropédalage et je pense que ça m’aurait aidé à être un peu plus performant. Maintenant, force est de constater qu’un aventurier comme François qui a fait ça toute sa vie, qui a été formé avec, ça aurait été très compliqué de lui prendre la victoire à cette épreuve-là. Mais le rétropédalage m’aurait certainement permis d’éviter de prendre le vote noir.

Dans quel état d’esprit étiez-vous au moment de rejoindre le conseil ?

Forcément, une réelle inquiétude. Denis plaçant mon nom dans l’urne, j’avais déjà un vote contre moi. Forcément, je ne suis pas serein, sachant, en plus, que l’on était en infériorité numérique donc j’étais d’emblée ciblé. Pour les rouges, c’était le parfait prétexte pour pouvoir me sortir de l’aventure. C’est une situation dans laquelle je me suis mis personnellement. Donc, oui, inquiet, maintenant aussi dans l’attente et l’expectative de la décision du conseil parce que rien n’est figé et que tout peut basculer du jour au lendemain. Là, j’attendais de voir en tout cas le dénouement.

Plus globalement, au quotidien, sur le camp, quelles principales activités aimiez-vous plus particulièrement faire ?

Après les reproches de mon inactivité sur le camp, je me suis attelé à aller chercher du bois, tout simplement. C’est la tâche qui m’importait le plus. On avait besoin de bois mort pour entretenir le feu, qui était très important donc, oui, la recherche du bois et aussi, sur le camp violet, moi qui aime la propreté, je faisais en sorte justement de tenir et de nettoyer le camp, de le garder propre. D’ailleurs, Stéphanie m’a surnommé « Tony Micelli », en référence à « Madame est servie » donc c’était assez cocasse.

Quels resteront d’ailleurs vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Il y en a plusieurs, je dirais, dans un premier temps, l’épreuve de la poutre que l’on gagne avec les jaunes, notamment qui fait suite à un conseil houleux et qui clôt un peu la distension qu’il y a eue avec Olga. Avec ce que ça représente, le fait de gagner une épreuve où on a le riz et le poulet, qui nous donne un premier réel repas, et la soirée après où, justement, là on a vraiment passé un moment hors du jeu. Et la sensation que j’ai eue, l’émotion qui a été la mienne lorsque j’ai cassé la dernière poterie sur l’épreuve du même nom, qui a permis à mon équipe de vivre un moment exceptionnel, sachant que je n’avais pas été bon tout au long de l’épreuve. Oui, ces deux moments-là resteront gravés, c’est sûr !

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été plus compliqué à supporter ou à appréhender ?

La faim, l’humidité, la fatigue… et le conseil, mon Dieu, c’est pour moi une épreuve réelle, aussi bien mentalement que physiquement, et le moment, pour ma part, le plus détesté du jeu.

Pour terminer, si l’opportunité se présentait à nouveau, seriez-vous prêt à repartir à l’aventure ?

Quand est-ce qu’on signe ? J J

Merci, Yannick, pour toutes vos réponses !

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Koh Lanta : Pauline revient sur son aventure et son départ instantané après l'épreuve des grappins !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : © A.ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Pauline,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous participez actuellement à la saison de « Koh Lanta, le totem maudit », diffusée chaque mardi soir sur TF1. Les images chaque semaine ravivent-elles en vous certains souvenirs et certaines émotions vécus sur place il y a quelques mois ?

Oui, c’est vrai que je connais l’issue en fait de chaque épisode mais à chaque fois que je regarde, j’ai l’impression de ne pas connaitre la suite ou alors j’espère une fin différente. C’est vraiment bizarre comme sensation parce que je connais du coup la fin de l’épisode et j’espère toujours qu’il y ait un petit rebondissement, un petit truc alors que, non, je sais comment ça se passe.

Pour en revenir à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incitée à candidater ?

La vie de ma famille tourne pas mal autour de la carrière de mon frère, du coup j’avais envie de me lancer un défi à moi. J’ai décidé de participer à « Koh Lanta » mais un petit peu sur un coup de tête, ça fait des années que je regardais l’émission mais je ne m’étais jamais dit que je participerai un jour. Comme ça, un jour, j’ai décidé de pourquoi pas m’inscrire et j’ai été sélectionnée.

D’ailleurs, vous étiez-vous préparée d’une façon spécifique ?

Non, je n’ai pas vraiment fait de préparation spécifique pour l’aventure, j’ai essayé de me préparer physiquement. C’est vrai que je fais du sport assez régulièrement, c’est vrai que j’ai essayé d’intensifier un peu ma préparation. Après, non, je n’ai pas eu de préparation spécifique pour « Koh Lanta ».

Le début d’aventure a démarré sur les chapeaux de roues, avec l’annonce par Denis de l’existence du totem maudit. Comment aviez-vous alors réagi à cette information ?

Du coup, je me suis dit que, oui, ça allait être forcément une pression supplémentaire dans mon aventure. Chaque année, il y a des aventuriers aguerris, je savais que j’allais avoir de la concurrence très très forte en face de moi et le fait qu’il y ait cette annonce de totem maudit, je me suis dit que, potentiellement, il pourrait me viser à plusieurs reprises. On ne savait pas non plus comment, au début, il allait apparaitre ni sous quelle forme. C’est vrai que, avant même de commencer l’aventure, c’est un peu stressant.

Peu de temps après, vous héritez du bracelet maudit de Lili. Comment l’avez-vous appréhendé ?

C’est vrai que, bon, je n’en ai pas voulu personnellement à Lili. On se connaissait depuis 24 heures, il fallait qu’elle fasse un choix et elle l’a très certainement fait un peu au hasard. C’est vrai que je préférais continuer l’aventure avec un bracelet maudit, plutôt que de partir au bout de 24 heures. Donc, bon, finalement, l’un dans l’autre j’ai pris la nouvelle comme il fallait que je la prenne, c’était comme ça et pas autrement. Après, je savais que, pour moi, soit mon aventure allait être très brève, soit qu’elle allait être très longue parce que, avec la pression du bracelet, je savais que la réunification allait se faire attendre.

Au fur et à mesure de l’aventure, l’équipe rouge à laquelle vous faisiez partie a perdu pas mal d’épreuves de confort. Sans doute que cela n’a pas été facile à supporter ?

C’est vrai que, dans ma situation, ça m’arrangeait plutôt que l’on perde les conforts plutôt que les immunités. Parce que, avec cette voie supplémentaire, je me sentais en danger à chaque fois que l’on allait au conseil. Donc moins on y allait, mieux c’était pour moi. Après, c’est vrai que j’aurais aimé avoir un peu plus de confort parce que le climat aux Philippines a été un peu compliqué pour nous, il a beaucoup plu, on a eu du mal à trouver des ressources en termes de nourriture. C’est vrai que j’ai quand même trainé le totem maudit plus le bracelet maudit jusqu’au dernier confort de la réunification…avec les verts, on l’a quand même eu tout le temps, ensuite, chez les rouges, on l’a eu tout le temps jusqu’à presque la réunification donc c’est vrai que la quasi-totalité de mon aventure s’est faite sous totem ou bracelet maudit.

Si on revient à l’épisode diffusé ce mardi et à l’épreuve des grappins, quel regard portez-vous sur ce qui s’est passé ? Selon vous, qu’est-ce qui vous a manqué sur ce jeu ?

Là, j’ai clairement manqué de lucidité. Comme je l’ai dit, le climat aux Philippines a été vraiment horrible, on a vraiment pris de la pluie énorme. Trois jours avant cette épreuve, on avait pris un gros orage sur le camp, un tout petit peu avant la réunification. J’ai passé, je pense, la nuit la plus horrible de mon aventure, j’étais trempée, j’avais très froid, je me répétais que j’allais tomber malade. Effectivement, le lendemain, c’était un petit peu le cas, je n’étais pas très bien, j’avais mal à la tête, mal à la gorge, je sentais que, physiquement, je commençais à arriver au bout. Quand on tombe malade, malheureusement, déjà que l’on est affamé et fatigué, si, en plus, on a ça qui nous tombe dessus, ça nous affaiblit encore un peu plus. Donc je pense que, sur cette épreuve, physiquement, j’étais arrivée au bout, du coup j’ai manqué complètement de lucidité sur la technique à adopter pour pouvoir avoir mes trois palets.

Ce jeu a causé votre départ instantané. On imagine alors que de nombreux sentiments se sont mélangés en vous ?

Oui, c’est vrai que j’étais très déçue de moi parce que, finalement, j’étais dans une bonne stratégie, avec un bon groupe avec lequel on était en majorité numérique. J’avais des affinités particulières avec les ex-verts, c’est vrai que l’on essayait au maximum de se protéger entre nous. Je n’avais jamais fini dernière sur une épreuve individuelle jusque-là, j’étais plutôt milieu de peloton. C’est vrai que terminer dernière sur cette épreuve, j’étais un peu déçue de moi parce que je ne pensais pas que ça allait m’arriver, même s’il y avait toujours une possibilité. Dans ma tête, j’essayais de me dire « calme toi, ça va aller, tu as toujours été plus ou moins au milieu donc il n’y a pas de raison que, aujourd’hui, ça ne le soit pas ».

Sans oublier aussi que nombre de vos camarades d’aventures étaient particulièrement émus de vous voir partir ainsi….

Oui, c’est ça qui m’a un peu réconfortée finalement. Mon aventure se termine mais, du coup, personne n’a éteint mon flambeau, je n’ai pas subi de trahison de la part de mes co-équipiers, je n’ai pas fait les frais de stratégie donc ça m’a rassurée sur le fait que les liens que l’on avait créés ensemble étaient vrais et forts.

Sur le camp, au quotidien, quelles principales activités aimiez-vous plus particulièrement faire ?

Je n’ai pas trop pu vivre sur le camp réunifié. Chez les rouges, les tâches étaient réparties plutôt de manière un peu vieille école je dirais. Parce que les filles étaient plutôt sur le camp à faire « le ménage » et à manger et que les garçons partaient en forêt chercher le manioc. C’est vrai que j’étais plus côté balayage sur le camp parce que l’on était sous un arbre qui perdait pas mal ses feuilles, donc pour garder quand même un camp beau et propre sur lequel il fait bon vivre, je m’attelais au balayage.

D’ailleurs, plus généralement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Mes deux plus beaux souvenirs sont le seul confort que j’ai gagné avec les rouges, quand on a gagné le rôti avec les patates. C’est vrai que manger après 21 jours de privation était quelque chose d’incroyable, c’était une sensation que, je pense, je ne revivrai plus jamais de ma vie, à part en participant à « Koh Lanta ». C’était vraiment une des sensations les plus fortes de l’aventure. Mais aussi tous les liens que j’ai créés avec notamment les ex-verts, durant les premiers jours d’aventure parce qu’on a beaucoup rigolé, malgré les défaites, la pluie et la faim. On essayait de sauver un peu notre moral comme on le pouvait, du coup, on a pas mal raconté nos vies persos, on s’est raconté pas mal de blagues donc c’est vrai que ça nous a vite soudés.

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été, pour vous, le plus compliqué à appréhender ?

Le plus compliqué, pour moi, finalement, aura été ce bracelet maudit parce que, malgré le fait que j’avais super confiance dans les ex-verts, je me rappelais sans cesse que l’on était dans un jeu et que, à tout moment, des stratégies pouvaient me mettre en danger. Donc j’avais confiance en eux et, en même temps, ce bracelet m’oppressait un peu. J’essayais de ne pas trop en dire et de ne pas trop en faire parce que j’avais peur des répercussions que ça pouvait avoir sur mon aventure.

En conclusion, si l’opportunité venait à se présenter à nouveau, auriez-vous l’envie de repartir à l’aventure ?

Oui, je pense que c’est vraiment une question, si on la pose à la majorité des aventuriers, à laquelle ils répondraient oui. Parce que, quand on n’est pas arrivé au bout, finalement que l’on n’a pas gagné l’aventure, on pense toujours pouvoir faire mieux et on a envie de relever le défi. C’est vrai que maintenant que je sais comment mieux préparer mon aventure et comment agir et réagir, je me pense capable de pouvoir faire mieux.

Merci, Pauline, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Elena Lemercier évoque sa nouvelle pièce de théâtre, actuellement à l'affiche !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Elena,

Quelle joie de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

Vous êtes actuellement sur scène, au théâtre Le passage vers les étoiles, avec la pièce « Une variante russe ». Après la période que l’on a connue, ce doit sans doute être une vraie joie et un réel plaisir pour vous ?

Tout à fait ! Oui, oui, ça fait vraiment plaisir de retrouver la scène, surtout que je ne l’ai jamais vraiment connue en tant que comédienne, j’y ai souvent dansée. Donc ça me fait vraiment plaisir de découvrir cela, de l’apprécier et de pouvoir enfin m’exprimer après cette pause cause Covid. C’est une joie énorme de pouvoir s’exprimer, de pouvoir faire ressentir des choses au public et que ce dernier puisse aussi nous en faire ressentir. Quand tu joues et que tu entends sa réaction, c’est incroyable, c’est vraiment ce rendu-là que j’attendais, que j’ai et que j’apprécie.

Avec vos mots, comment pitcheriez-vous ce spectacle ?

Une arme de collection a été volée, « le diamant », le revolver le plus cher du monde. Un journaliste se retrouve bousculé dans ce monde de faux semblant où personne n’est ce qu’il prétend être. Entre mensonges, manipulations et amour naissant, ce thriller théâtral, est à la fois nouveau en son genre, original et totalement barré ! Pour en savoir plus, venez le découvrir directement !

 

 

Vous y interprétez deux personnages. Qui sont-ils ? Quelles sont leurs principales caractéristiques ?

Le personnage important s’appelle Mona et ne comprend rien à ce qui se passe. C’est pour cela que, au début, je ne m’étais volontairement pas intéressée à l’histoire de la pièce. On lui donne des informations mais elle ne comprend rien. C’est une actrice internationale et j’ai choisi de l’interpréter superficielle. On serait dans un registre de cinéma, le texte se suffirait à lui-même pour montrer qu’elle est superficielle, au théâtre je trouve cela beaucoup plus marrant de montrer qu’elle l’est et le public réagit bien. Je trouve cela plus drôle et, même moi, ça m’amuse plus. Elle est contemporaine, est présente sur les réseaux, elle est, comme dit, superficielle mais cherche à défendre sa pureté de cœur.

L’autre personnage est Mylène, son mari travaillait pour la mafia, il était dans le blanchiment d’argent. Sauf qu’elle a subi un traumatisme qui fait qu’elle ne s’exprime plus qu’avec un jouet pour enfant. Donc ce personnage ne me demande pas de m’exprimer avec la voix mais avec le corps, sachant en plus qu’elle est censée être amorphe. Après, j’ai choisi de montrer quand même quelques réactions….

Les personnages sont totalement opposés, physiquement. L’une se tient droite, poitrine en avant tête haute, regard pétillant, et bouche en cul de poule, sans oublier qu’elle se touche tout le temps les cheveux et sa robe. C’est un personnage qui se veut complexé et qui donc en rajoute une tonne pour camoufler son manque de confiance en elle. L’autre a le dos courbé, tété en avant, bouche presque tout le temps ouverte, les yeux qui se ferment, regard éteint, elle marche avec une faible amplitude de hanche, elle fait donc de petit pas, elle titube aussi puisqu’elle est shooté aux médicaments, drogues et alcools en tout genre !

Du coup, à titre personnel, comment passez-vous facilement d’un personnage à l’autre ?

Tout acteur a sa propre façon de se mettre dans un personnage, il y en a qui vont écouter de la musique, il y en a qui vont penser à un animal ou à un objet. Je sais que j’aime jouer avec mon corps et je vais chercher le côté extérieur pour aller trouver le côté intérieur. Quand j’ai mon intérieur, ça se reflète dans mon extérieur. La concentration joue beaucoup aussi, il en faut énormément, sans oublier le travail en amont.

Sur le rôle principal, vous êtes en alternance une semaine sur deux, ce qui n’est pas le cas pour l’autre rôle. Selon le nombre de personnages à jouer, appréhendez-vous différemment les représentations ?

Au final, comme je fais Mylène tout le temps, je n’ai jamais eu à faire Mona sans avoir à préparer Mylène avant. Sachant que les deux sont séparées d’une scène seulement, me laissant peu de temps pour me changer. Je n’ai pas le temps de me reconcentrer dans mon personnage, je suis à peine habillée, coiffée, maquillée que je suis poussée sur scène. Ce qui est marrant aussi, c’est que ce personnage d’actrice a notamment un monologue, je dois donc faire encore un autre personnage, celui dans la peau duquel rentre cette actrice. Mais c’est très sympa à défendre. J’aime ce défi et le fait de m’amuser à trouver ces personnages, même sans préparation sur l’instant, sur le moment. Comme je le disais, c’est une préparation que j’ai faite depuis très longtemps, je sais ce que mes personnages ont en tête, ce qu’ils veulent et comment me reconcentrer là-dessus. Je m’arroche à des pensées et, du coup, le corps suit.

 

 

Neuf représentations sont attendues au total. Jusqu’à présent, quels sont les principaux retours du public à l’issue de la pièce ?

Les gens passent un très bon moment, les scènes comiques plaisent beaucoup, le public est très réceptif. Après, je vais en parler quand même car je trouve ça intéressant, le principal retour est que c’est bien, que l’on ne s’ennuie pas mais que les gens ne comprennent pas ce qui se passe. On a choisi de prendre cette critique négative et d’en faire quelque chose. Même si on avait déjà commencé les représentations, on s’est dit que l’on allait presque tout changer, afin que le public comprenne. On est restés positifs, on a refait les trois quarts pour que ce soit beaucoup plus lisible. On a choisi de réécrire, de réaménager les scènes, de changer l’ordre aussi et on hâte de voir ce que les gens vont en penser.

Que peut-on vous souhaiter alors pour la suite de cette aventure ?

Des retours positifs sur ces modifications mais pas uniquement, pour justement continuer à affiner. Au final, c’est bien d’avoir des retours constructifs, ça booste, c’est stimulant.

Merci, Elena, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

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Elsa Le Forestier évoque son parcours artistique ainsi que ses projets actuels !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Elsa,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes une artiste aux multiples cordes, aux différentes casquettes, citons notamment le chant, la danse, l’interprétation…Si on revient à l’origine de votre parcours, qu’est-ce qui vous avait donné l’envie d’en faire votre métier ?

Cela a commencé vraiment très très tôt ! Ma mère avait même été très surprise. On allait souvent voir ma grand-mère en concert, elle qui appartenait à une chorale. Dès toute petite, j’étais hyper concentrée pendant les spectacles, voire fascinée. Je pense que j’avais 5 ou 6 ans quand ma maman m’avait emmené voir « Carmen », je n’avais pas bougé pendant les 2 heures de représentation. A partir de là, je suis rentrée dans une école de musique, j’ai commencé par le violon. J’étais aussi patineuse artistique. Je suis donc plus ou moins dans la représentation depuis toute petite. J’ai même rejoint une chorale d’adulte, alors que je ne savais pas encore lire. L’artistique est ce qui m’a fait tenir debout, ce qui m’a faite grandir, c’est toute ma vie et c’est venu uniquement de moi. Ce qui est sûr, c’est que ma famille m’a toujours soutenue dans cette voie.

J’ai fait du violon pendant plus de 10 ans, j’ai commencé la danse assez tard, vers mes 14 ans, par pure curiosité, par pure envie. C’est devenu une révélation, j’ai adoré la cohésion du mouvement en rapport avec la musique, cela m’a fascinée. Depuis, je n’ai jamais arrêté cet art. A la même période, j’ai commencé à chanter seule sur scène…J’ai aussi fait du théâtre dès le collège, en parallèle de cours de danse que je donnais ! Je faisais apprendre des chorégraphies, j’avais ma salle de danse, c’était super cool.

 

 

Par la suite, je suis rentrée en lycée artistique, en histoire de l’art. Très rapidement, je me suis tournée vers l’option théâtre, qui m’a beaucoup attirée. On avait des spectacles de fin d’année exclusivement créés par les étudiants, « Le méga show », c’était la coutume du lycée Savina. On avait le droit d’exprimer notre créativité sur un thème général qu’on posait au départ. J’ai donc apporté l’option danse, qu’il n’y avait pas avant. Au moment de quitter le lycée, on passait le flambeau à un ou une élève envers qui on avait confiance pour faire perdurer la coutume. Dans ce lycée, j’ai eu des professeurs absolument géniaux, j’ai beaucoup appris d’eux jusqu’à mon Bac théâtre.

Par la suite, parmi toutes vos expériences professionnelles, on imagine que certaines plus encore que d’autres vous ont particulièrement marquée ?

J’ai fait mon école de comédie musicale tout de suite après avoir eu mon Bac théâtre et, dès ma première année à Paris, j’ai été sur les planches. J’avais fait un spectacle au théâtre du Gymnase avec mon professeur, qui montait « Les Misérables ». Sans me rendre compte de la chance que j’avais de jouer dans ce lieu historique. Du coup, j’ai eu assez rapidement une petite expérience du plateau. Dans le cadre de la formation, on passait des auditons. Notamment celles de Mogador, où tout le monde a sa chance. J’en ai passées pas mal…jusqu’à celle du « Bal des vampires », où on était à peu près 500 danseuses à postuler. J’ai passé 4 ou 5 tours de danse, ensuite des tours de chant pour danser et chanter dans les ensembles. Au final, je n’ai pas été prise…

 

 

Deux mois sont passés, le casting était fait et j’avais été contactée pour être danseuse en événementiel pour la conférence de presse de lancement. C’était un vrai challenge car j’ai changé beaucoup de place, j’ai dû réapprendre rapidement la chorégraphie à plusieurs reprises. En fait, une des danseuses n’a finalement pas accepté le contrat, du coup son action a clairement changé ma vie, on m’a rappelée pour repasser une audition. J’étais blessée, je ne pouvais pas danser mais j’ai tout fait quand même pour y être, voulant absolument le job. Ils ont vu ma détermination, mon envie et j’ai eu la place, je me suis retrouvée avec l’un des rôles les plus importants, avec la capacité à remplacer n’importe qui n’importe quand, à n’importe quel moment du spectacle. J’avais 10 places à savoir par cœur, toutes très différentes. C’est le plus beau projet de ma vie, j’ai participé à une centaine de dates au final. Les conditions de travail à Mogador étaient merveilleuses, j’ai fait des rencontres qui ont changé ma vie….Cela a été un sacré tournant pour ma carrière, cela l’a lancée sur les chapeaux de roues.

Par la suite, j’ai eu la chance de faire plein d’autres projets, d’ampleur et de contenus différents et variables. Tous ont une valeur très importante à mes yeux, ils font partie de ma vie, de mon expérience….les rencontres sont toutes très belles.

En complément, quels sont vos autres projets et envies artistiques du moment ?

J’ai envie de mettre en scène des pièces de théâtre, aussi de me lancer dans l’écriture. Egalement d’être sur scène, pour travailler un personnage, en mettant mes compétences au service du spectacle. Ce challenge de chant, de danse, de théâtre m’attire, j’ai envie d’avoir de la matière à travailler, de découvrir des œuvres, de défendre des projets, de faire de nouvelles rencontres, de vivre des expériences inoubliables. C’est absolument fabuleux d’être sur un spectacle !

Evidemment, j’ai aussi le désir de tenter ma chance dans le milieu de l’audiovisuel…Cela m’attire énormément ! Je sais que j’ai matière à faire, c’est sûr….

 

 

Depuis quelques temps, vous êtes régisseuse au TMG. Cela doit être sans doute très plaisant mais aussi très enrichissant et très complémentaire, comparativement à toutes les autres cordes artistiques que l’on vient d’évoquer ?

Complètement ! Cela a été une des plus belles propositions de travail que l’on m’ait faite. Même si je ne suis pas sur les planches, j’y suis quand même finalement parce que la prolongation de mes mains a un impact sur la pièce et que lumières ainsi que la musique font partie du spectacle. Ce que j’adore dans ce travail, c’est que je garde un éveil artistique permanent, une connexion avec des artistes passionnés de théâtre. Le TMG propose beaucoup de projets originaux, de créations, je suis avec de jeunes troupes, je fais de très belles découvertes. Aussi, ce qui est génial, c’est que je m’enrichis au niveau culturel parce que je retrouve des œuvres classiques que je ne connaissais pas forcément. Je commence à connaitre beaucoup de pièces classiques, cela me baigne dans le théâtre de boulevard, que j’adore. Cela me fascine, me passionne, je découvre ou redécouvre des auteurs, c’est très enrichissant en tant que comédienne de faire ce métier. En plus de cela, il y a cette participation à la création, via la créativité des lumières qui aide à la mise en scène. Ce sont d’autres cordes artistiques, on est sur de la technique pure mais c’est dans la suite logique de ma passion, ce qui est génial !

Merci, Elsa, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision, Musique

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