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Le médias blog de Julian

Michel Pilorgé, comédien de talent, nous raconte sa passion pour son métier et nous dévoile son actualité !

29 Novembre 2015 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

Michel Pilorgé, comédien de talent, nous raconte sa passion pour son métier et nous dévoile son actualité !

Bonjour Michel,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Votre riche parcours met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, au travers notamment du théâtre, de la télévision et du cinéma. D’où vous vient cet amour pour l’art ? Qu’est-ce qui vous y plait tant ?

Enfant, la mer était ma première passion et je voulais être amiral de la Royal Navy. Ayant ensuite vu les difficultés que génère le parcours scolaire associé, j’ai revu mes ambitions pour assouvir un autre talent et un autre désir. Celui de devenir clown.

Dans les années 50, j’aimais aller très souvent au cirque car j’ai, depuis toujours, une passion prononcé pour ce milieu et ces membres. Petit à petit, de clown, j’ai voulu devenir comédien pour notamment interpréter des rôles de cow-boys.

Je n’ai donc jamais songé faire autre chose qu’artiste. Sans prétention aucune, j’ai très vite parlé juste. La base m’était donc facile mais il me restait tout à faire et tout à prouver.

Ma formation aux côtés de Jean-Laurent Cochet m’a ensuite appris à parler vrai. Je tiens d’ailleurs à saluer le travail de ce dernier, notamment auprès de Gérard Depardieu. D’un homme timide, il en a fait un artiste qui s’exprime et qui invente.

Le supplément d’âme ainsi généré est, je crois, très important. Pour faire des comédiens non pas des marionnettistes mais des « marionnetteux ». C’est-à-dire des gens qui ne se contentent pas simplement de mettre en application mais qui enrichissent le contenu de leur propre créativité.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre les différents arts évoqués précédemment ?

C’est un tout qu’il ne faut pas confondre. L’on peut marier les choses mais pas les mélanger.

J’ai toujours eu l’impression d’être un sculpteur. Je joue, en ce moment, dans la pièce «L’Alouette», où j’y interprète trois rôles. Un moine très lumineux ayant défendu Jeanne d’Arc, un grossier personnage qu’est La Hire, ainsi que le bourreau. Pour montrer ces différents personnages et donc ces caractères bien opposés, il faut, quelque part, les sculpter dans l’espace. Ce qui prend un temps important.

3/ Vous êtes, nous l’avons dit, actuellement sur scène, au théâtre du Nord-Ouest, avec la pièce « L’Alouette » de Jean Anouilh. Quelle histoire y est racontée et quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ?

Il s’agit en fait du procès de Jeanne d’Arc, dans une interprétation très rigoureuse du texte, où l’on y retrouve les minutes de l’audience. Dans le principe, les comédiens arrivent sur scène, montent le décor puis commencent le procès.

Martha Corton Viñals, qui interprète le personnage principal, est magnifique de justesse et de pertinence.

Si je pouvais, j’interpréterais mon deuxième personnage, celui de La Hire, comme marchant dans l’air. Car c’est une véritable apparition. J’ai peiné à trouver le juste crédit du personnage, mais j’y suis parvenu, en proposant au public quelque chose de surprenant.

4/ Le spectacle dure deux heures trente cinq environ. Quelles sont, selon vous, ses principales clés artistiques pour maintenir le plaisir du public tout au long de la représentation ?

La clé est le personnage de Jeanne d’Arc. Le reste est une somme d’épiphénomènes permettant de mieux faire ressortir l’héroïne.

L’attrait de la pièce est lié à la faculté qu’a Martha de faire jaillir Jeanne. Elle fait d’ailleurs passer des choses faisant penser qu’elle est une sainte.

Les mots qu’elle dit au procès sont très surprenants et hors norme. Typiquement, lorsque l’inquisiteur lui demande si elle se croit en état de grâce, elle répond « si je n’y suis, qu’il m’y mette, si j’y suis, qu’il m’y garde ». A l’époque, cette réponse a arrêté le procès, de part sa fulgurance. Ce qui n’est pas le cas dans la pièce.

Cette dernière plait par l’intelligence dans laquelle Anouilh l’a fabriquée. Notamment au travers de la force du personnage de Jeanne d’Arc. Ajoutons, bien entendu, l’importance de la qualité de son interprétation.

A titre plus personnel, comment parvenez-vous à garder votre concentration et votre énergie ?

C’est une question très intéressante car j’ai dû beaucoup travailler en amont pour y parvenir. Au travers notamment de l’orientation que je souhaitais donner à mes différents personnages.

Je voulais que le premier soit bienveillant, ce qui n’était pas forcément le cas dans l’histoire. J’essaie de le rendre profondément spirituel, de lui donner une part de masculinité et de le rendre solidaire de Jeanne. Il n’y a pas longtemps que ses mots sont nourris du feu de ma propre prière. La concentration associée est donc d’ordre spirituel. Ce n’est pas mon cerveau qui me guide, mais mon cœur.

Le deuxième personnage, La Hire, la colère en vieux français, est haut en couleurs. Il a tout pour être un saint mais il a été dirigé vers les armes et la violence. Au contact de Jeanne, il chante le grégorien, avant d’aller à la bataille. Je me sers alors de ce que m’a appris mon vieil ami Gérard Depardieu. Une énergie forte et une dose de spiritualité naïve sont nécessaires pendant cette période très intense de dix minutes.

Quant au bourreau, je me suis approprié le personnage assez rapidement. Dans lequel je me fais le marionnettiste de moi-même. Je lui ai imaginé un passé de soldat à qui l’on a cassé la jambe.

Jouer des rôles, c’est aussi inventer. Comme me le disait Jean-Laurent Cochet, il ne faut pas hésiter à inventer des sous-textes pour mieux contextualiser.

5/ Revenons quelques instants sur les derniers moments avant de monter sur scène, lorsque le rideau est encore fermé mais que vous entendez déjà le bruit du public. Quel sentiment prédomine alors en vous ? L’excitation et la joie d’une nouvelle représentation ? Ou l’inquiétude et le stress d’avant spectacle ?

J’ai toujours le trac, et spécialement dans cette pièce. Car il faut changer d’énergie à plusieurs reprises. D’un premier personnage proche de moi, je passe à un rôle dégageant une forte intensité. Pour finir par un troisième, moins difficile et plus proche de mes expériences artistiques passées, dans lequel je m’amuse aussi beaucoup.

Je finirai par citer Steven Spielberg qui a dit, dans une interview, que l’angoisse, le stress et l’inquiétude sont ses principaux moteurs.

Ce fut un plaisir, Michel, d’effectuer cette interview en votre compagnie !

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Bruno Forget, artiste de talent, nous dévoile son actualité et ses projets !

28 Novembre 2015 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

Bruno Forget, artiste de talent, nous dévoile son actualité et ses projets !

Bonjour Bruno,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog !

1/ Votre parcours met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, au travers notamment du théâtre, de la télévision, de la radio mais aussi des voix-off et de la publicité. D’où vous vient cette passion pour l’art au sens général ? Qu’est-ce qui vous y plait tant ?

Je suis cinéphile depuis toujours, je regardais déjà beaucoup de films lorsque j’étais plus jeune. J’ai toujours eu cette envie de m’amuser et de divertir les autres. Pour autant, j’étais assez timide, donc mon envie de devenir comédien ne s’est révélée que tardivement, vers l’âge de 16 ans.

Le jeu a agi pour moi comme une thérapie, me permettant de me décomplexer, de m’affirmer et de m’extérioriser. Ce fut notamment le cas après le bac, pendant mes trois années de théâtre amateur en jouant des pièces comiques dans des foyers, des salles de spectacles et des écoles.

Ceci m’a incité à intégrer ensuite le cours Florent, avant de signer mon premier contrat en théâtre à 25 ans. Quelques années plus tard, j’ai pu étoffer mon parcours au travers de mes premières participations à des courts-métrages. Pour ensuite faire quelques publicités puis quelques rôles au cinéma et à la télévision.

L’envie est donc, pour résumer, venue du cinéma mais le plaisir du jeu s’est révélé par la pratique du théâtre.

2/ Le rythme sur les plateaux de tournage est généralement assez soutenu. Aussi, quelle est votre méthodologie de travail pour ensuite être efficace face au réalisateur ?

Il est important de maitriser parfaitement son texte. Je travaille peut-être plus que d’autres comédiens car je ne pense pas avoir une très bonne mémoire. Je suis une sorte de diesel. J’aime revoir le texte plusieurs fois par jour, pour m’en débarrasser rapidement et ne plus avoir d’écran quand je joue, afin de gagner ma liberté et de me permettre ensuite d’essayer de trouver plus facilement des idées de mise en scène. Le rythme, la densité et les axes de caméra sont autant alors d’éléments de réflexion.

3/ Revenons quelques instants sur les derniers instants, au théâtre, avant de monter sur scène. Lorsque le rideau est encore fermé mais que vous entendez le bruit de la salle. Comment vous sentez-vous alors ? Excité à l’idée de retrouver le public ou angoissé d’une nouvelle représentation ?

C’est, je pense, une conjugaison des deux. Il est vrai que les quelques minutes précédant la représentation correspondent au moment le plus stressant. Mais, en même temps, l’excitation de savoir que la barre est haute et qu’il va falloir donner le meilleur de soi-même est stimulante.

Il est important également d’être bien concentré sur son texte et sur le fil conducteur de son personnage. L’excitation est aussi liée au fait que chaque représentation est différente, en fonction notamment de l’énergie qu’envoie chaque membre de la troupe. Il faut donc être le plus possible dans le présent.

J’aime à la fois être surpris mais aussi étonner les autres. Tout en respectant la base et les fondamentaux définis lors des répétitions, il me plait d’aller plus loin.

4/ De façon plus générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ?

Un réalisateur ayant une belle expérience à la télévision m’a sollicité pour participer à un projet en lien avec la guerre au Congo, au début du vingtième siècle. Il a pensé à moi pour un rôle dans ce téléfilm en six parties.

Les recherches de financement avancent, les deux tiers de l’objectif sont atteints mais le budget n’est pas encore complètement bouclé. Nous espérons pouvoir débuter le tournage en milieu d’année prochaine.

En parallèle, je viens de tourner une publicité pour la marque Mousline, qui sera visible courant du mois de janvier.

Sans oublier mon goût prononcé pour le théâtre. J’ai eu la chance, cet été, de jouer en Bretagne, dans des villages, en extérieur, pour aller à la rencontre du public. Ce fut une belle expérience.

J’ai pris aussi beaucoup de plaisir à jouer dans « La Cantatrice chauve », d’Ionesco, fin septembre, début octobre. J’espère que d’autres dates seront programmées, nous développons actuellement des pistes pour la province.

5/ Pour conclure, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à s’intéresser à l’art, que ce soit au travers du cinéma, du théâtre, de la télévision ou bien encore des spectacles vivants ?

Il est important d’être curieux ! Soyez ouverts et disponibles à ce qui peut se passer dans l’art. N’hésitez pas non plus à vous fier à vos intuitions.

Si je puis dire, gardez la fenêtre ouverte !

Ce fut un plaisir, Bruno, d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

Merci Julian.

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Christian Abart, artiste aux multiples casquettes, nous dévoile son actualité et ses projets artistiques !

24 Novembre 2015 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

Christian Abart, artiste aux multiples casquettes, nous dévoile son actualité et ses projets artistiques !

Bonjour Christian,

Quel plaisir d’effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Vous êtes un artiste aux multiples talents, comme en témoigne votre parcours. Au travers notamment de la télévision, du cinéma, du théâtre, des voix-off ou bien encore des publicités. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’art ? D’où vous vient cette passion ?

C’est la diversité qui me plait beaucoup. Sans oublier, à la base, le plaisir de l’interprète. Cela permet de chercher et de travailler différents horizons, de parcourir différentes émotions avec ces personnages qui vivent ou qui chantent à travers vous.

La découverte de l’univers de chaque auteur est passionnante, pour pouvoir nourrir ensuite chaque rôle de notre propre personnalité.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre les différents arts évoqués ?

Le plaisir de jouer est le lien commun à tous ces exercices. On est toujours en train de rechercher les raisons pour lesquelles, à un moment donné, dans une grotte préhistorique, un des habitants s’est dressé devant le feu et s’est mis à raconter des histoires aux autres !

J’aime ce plaisir de faire naître un imaginaire. Celui que l’on peut avoir avec un enfant, en lui racontant une histoire le soir, pour l’endormir. Puis j’ai eu l’envie d’aller plus loin, d’utiliser non seulement ma voix, mais aussi mon corps pour enrichir les personnages et faire vivre la fiction.

J’aime aborder des univers différents. J’ai besoin de faire des choses variées, car je me nourris de cette diversité. C’est aussi l’opportunité d’alterner les méthodes. La technique de jeu au théâtre n’est pas tout à fait la même que celle du cinéma. Arriver à trouver la justesse du jeu, adaptée au bon contexte, est un vrai bonheur !

3/ Vous êtes actuellement à l’affiche, au théâtre des Variétés, du spectacle jeune public « La revanche du Capitaine Crochet ». Quelle en est l’histoire racontée et quels sont les principales caractéristiques de votre personnage ?

C’est une vraie comédie musicale, écrite par Ely Grimaldi et Igor de Chaillé qui se sert des personnages créés par Barrie et imagine le retour du Capitaine Crochet. Un spectacle mis-en-scène par Ned Grudjic, avec de superbes musiques de Raphael Sanchez. Très ludique, elle s’adresse à un public familial.

J’y interprète Mr Mouche, qui est en quelque sorte l’assistant du Capitaine. Un second pas très crédible, car il fait un piètre pirate. Mais il est tellement sympathique que même Peter Pan l’aime beaucoup !

4/ Quelles sont, selon vous, les principales clés du succès de ce spectacle ?

Le succès de la pièce est lié, je crois, au plaisir de l’interprétation et du jeu. C’est du théâtre très simple, qui permet aux spectateurs de voir l’histoire se créer devant eux, comme par magie ! Avec tout le charme des lanternes magiques et des ombres chinoises d’autrefois !

Mettant en avant des personnages connus de tous, ce spectacle est aussi plein d’émotion, de tendresse et d’humour, de danses et de chants. Les nombreux enfants jouent le jeu à fond et nous accompagnent tout au long des représentations… notamment quand Peter Pan s’envole !

Si vous souhaitez obtenir davantage d'informations, je vous invite à consulter le lien suivant :

http://www.theatre-des-varietes.fr/spectacles/la-revanche-du-capitaine-crochet.html

5/ En parallèle, nous pourrons prochainement vous retrouver dans le long-métrage « Le périple ». Pourriez-vous nous raconter cette belle aventure ?

D’une thématique totalement différente, il s’agit d’un film de zombies. C’est un long-métrage « de genre », pour faire peur…

Un village y subit en effet une pollution de ses nappes phréatiques, qui va empoisonner sa population. Et provoquer bien des catastrophes : des morts vont y revenir pour dévorer les vivants!

J’aime passer d’un personnage sympathique et naïf comme Mr Mouche à Bernard, un jardinier un peu perdu dans ce village où se réveillent de vieilles pulsions tribales.

Malgré l’horreur de ce qu’il raconte, ce long-métrage réalisé par Vincent Orst a été tourné dans de très beaux paysages de l’arrière pays niçois, entre autres. La sortie en salles est prévue pour le printemps 2016.

Une page officielle est d'ailleurs en ligne sur Facebook

https://www.facebook.com/leperiple.lefilm/?pnref=story

6/ De façon plus générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ?

J’aime me laisser guider par les projets qui me sont proposés. Ce qui permet de voguer vers des univers que je n’aurai, sans doute, jamais abordés autrement !

En avril prochain, je serai sur scène, au théâtre Essaïon avec le spectacle « Mazel tov, tout va mal! ». C’est une adaptation pleine d’humour de nouvelles d’un auteur yiddish. Une sorte de Woody Allen du siècle passé !

Un univers et un humour tellement réjouissants que j’ai hâte d’aller au bout de cette belle aventure. Un nouveau pari, une nouvelle équipe et de nouvelles émotions en vue. Il s’agit là, je crois, de l’un des plaisirs premiers pour un artiste !

Pour suivre mon actualité, retrouvez-moi sur mon site : http://abart.monsite-orange.fr/

7/ Pour finir, que souhaiteriez-vous dire aux lecteurs de cet entretien pour les encourager à s’intéresser à l’art ?

Je crois que dans la situation actuelle de notre société, assister à des spectacles est un acte positif de résistance, en plus d’être l’occasion de vrais moments de plaisir et de partage.

Sortez, vous connaîtrez des émotions diverses qui vous toucheront pleinement ! L’art, quelle que soit sa forme, c’est d’abord une ouverture au monde. Pour découvrir et vivre des sensations fortes!

Merci Christian pour votre gentillesse et votre disponibilité !

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