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Fort Boyard : Isabelle Vitari nous raconte sa nouvelle venue dans ce lieu emblématique !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Isabelle,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Samedi 6 août prochain, nous pourrons vous retrouver dans la sixième émission de la nouvelle saison de « Fort Boyard », sur France 2. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être pour vous de repartir à l’assaut du mythique fort et de participer à nouveau à cette émission emblématique ?

Oui, franchement ! C’est la deuxième fois que j’allais sur le fort et c’est toujours aussi impressionnant, c’est toujours aussi magique en fait. Cette arrivée sur le fort, j’ai l’impression, à chaque fois, de rentrer dans ma télé et je me revoie, petite fille, en train de regarder l’émission. En fait, elle n’a pas changé depuis plus de 30 ans qu’elle existe…A chaque fois, c’est la même magie, cette porte qui s’ouvre, l’adrénaline qui rentre et c’est vrai que, quand on regarde l’émission, on a la même adrénaline que le candidat, c’est ça qui est génial. C’est en ça que c’est bien fait, même quand on le fait, on ressent les mêmes émotions que quand on le regarde. C’est vraiment génial, c’est vraiment une aventure incroyable.

Nous l’avons dit, ce n’est pas votre première participation. Quels souvenirs gardez-vous de votre premier passage, en 2018 ?

En fait, cette année, j’étais plus zen. Comme je connaissais un peu mieux la machine, il y avait moins de stress, j’étais plus apaisée, j’abordais peut-être les épreuves avec un peu plus de sagesse. Ça, c’est bien, c’est vrai que c’est un petit luxe en plus par rapport à la première fois où j’étais complètement excitée, complètement paumée. Là, j’étais un peu plus zen et j’en parlais justement avec Camille Cerf qui était dans l’équipe, c’était sa septième participation et elle me disait que, elle aussi, prenait de la bouteille, que, à chaque fois, elle s’éclatait autant et que, en même temps, elle connaissait toutes les petites astuces du fort. C’est rigolo.

 

 

Plus personnellement, attendez-vous certaines épreuves avec impatience ?

Ce pour quoi je vais à « Fort Boyard », c’est pour le dépassement de soi. C’est ça qui me plait, d’aller sauter dans le vide, de faire des choses que je ne ferai jamais dans la vie, des trucs complètement dingues, me retrouver couverte d’un liquide non identifié. Il y a aussi le fait d’avoir un but, d’aller chercher cette clé, on se met dans un état mental très aiguisé. Dans la vraie vie, on n’a pas cela, sauf si on est dans la police ou au GIGN. C’est complètement fou de pouvoir vivre ces moments-là. Donc je préfère les épreuves où c’est complètement flippant. Cela me plait !

A l’inverse, en redoutez-vous d’autres plus particulièrement encore, peut-être en lien avec certaines phobies ?

Oui ! Les insectes n’étaient pas trop ma passion mais je me suis rendue compte qu’en fait, une fois que je suis en mode soldat, en mode warrior, ça me fait moins peur. Comme, une fois, j’avais fait une émission où je devais attraper des poules, chose que je n’avais jamais faite de ma vie, du coup j’en avais attrapées plein, je ne m’étais pas posé de question. Comme quoi le cerveau est assez étonnant. Du coup, ma petite phobie des insectes part assez vite quand même, c’est ça qui est étonnant. En tout cas pour moi…je sais qu’il y en a d’autres pour qui ça s’est beaucoup moins bien passé…

 

 

« Fort Boyard », c’est aussi la découverte, chaque année, de nouvelles épreuves concoctées par le Père Fouras, auxquelles on ne peut évidemment pas se préparer…

Absolument, il y a plein de nouveautés, vous verrez. C’est vrai qu’il y a toujours une petite part de nouveauté, du coup c’est encore plus excitant. Ce qui est génial sur le fort, c’est que l’on est toujours étonné.

Lorsque les caméras ont commencé à tourner, quelles principales sensations ont alors prédominé en vous ?

On était quand même une super équipe, on avait un fort esprit de camaraderie et ça, c’est chouette. Même quand les caméras ont commencé à tourner, on était déjà très unis. On était vraiment tous ensemble, ça aide à se sentir bien. C’est vrai que, quand on rentre dans une salle et que l’on doit aller chercher une clé, le fait de se dire qu’il y aura quand même pas mal de français qui nous regarderont quand ce sera diffusé, ça met un petit truc dans le bide, évidemment.

 

 

Un mot, si vous le voulez bien, sur l’association que vous défendez, « Handi’Chiens » ? C’est sans doute une source supplémentaire de motivation pour vous et toute l’équipe ?

Absolument ! En plus, franchement, cette association permet de former des chiens qui aident des gens en situation de handicap, c’est très beau. Comment ne pas se donner à fond pour cette association, évidemment….

Vous avez commencé à l’évoquer, l’ambiance était, malgré les craintes et les peurs de certaines cellules, plutôt joyeuse, à vous encourager les uns les autres…

Exactement ! Ca a tout de suite pris. On se retrouve en fait la veille et, donc, on dine ensemble, on fait connaissance. Comme sur le fort il n’y a personne qui a le droit de venir, sauf l’équipe technique et les candidats, il n’y a pas d’attaché de presse, il n’y a personne qui gravite autour comme quand on va faire une émission télé, là, on est vraiment tous seuls. Ce qui est génial, c’est que l’on s’est vraiment tous retrouvés ensemble. Du coup, c’était beaucoup plus franc. Dès le début, on a fait connaissance, on a ri, je sais que Cindy avait très peur de certaines épreuves, tout de suite on a voulu l’encourager et, du coup, sur le fort, le lendemain, on était vachement avec elle et elle avec nous aussi. Ca a vraiment tout de suite pris. Théo est un sportif de haut niveau donc il nous a vachement inspirés aussi. Il y avait une énergie dans ce groupe…Damien a été le plus merveilleux des chefs de groupe. Franchement, c’est un très très bon souvenir humain aussi.

 

 

Sans rien en dévoiler, quel principal souvenir gardez-vous du tournage ?

L’esprit de camaraderie qui a été incroyable, l’amitié, la chaleur humaine.

Sans oublier la deuxième partie de soirée « Fort Boyard, toujours plus fort ! ». C’est bien sûr l’opportunité de remporter des boyards supplémentaires, mais aussi, en quelque sorte, de boucler la boucle de cette belle journée sur le fort ?

Absolument ! Comme ça on reste encore un peu ensemble. Le jeu est fini, on est content, on a récolté de l’argent… et ben non, ce n’est pas fini, on continue, on repart encore sur quelques épreuves, on fait un débrief de ce que l’on a vécu, on donne des petites choses que l’on n’a jamais racontées sur le fort, des petites anecdotes que l’on a eues nous personnellement. Donc c’est un moment très sympa, on s’assoie, on est tous ensemble, c’est très sympa avec Olivier qui nous pose des questions. Franchement, c’est très chouette, j’aime beaucoup.

 

 

Après avoir vu le fort de jour, le découvrir de nuit doit sans doute laisser des souvenirs plein la tête ?

C’est magique, franchement ! De toute façon, de jour comme de nuit, il est incroyable, il est tellement imposant et, en même temps, à l’intérieur, il y a tout ce décor de l’émission qui est magnifique et tellement bien fait. Franchement, ce lieu est magique, vraiment, je ne m’y fais pas. A chaque fois, c’est le bonheur !

Avec le recul, selon vous, quelles sont les principales caractéristiques nécessaires pour être un bon candidat sur « Fort Boyard » ?

Déjà, il faut avoir les capacités physiques, il faut, je pense, être bien préparé physiquement. Parce que, sinon, on a vite peur de se blesser. C’est quand même très violent, on tombe, on se cogne, ce n’est pas rien quand même les épreuves. Et puis aussi le mental, il ne faut rien lâcher, il faut se dire que l’on va y arriver, même si ça parait impossible. « Je peux y arriver, allez, je peux y arriver » : ça, c’est le mental. Ensuite, être un bon coéquipier, donner des encouragements à ses copains quand on n’est pas dans les salles, c’est aussi important.

 

 

En conclusion, si l’opportunité se présentait à nouveau, auriez-vous l’envie de revenir une troisième fois sur le fort ?

A chaque fois, je me dis « oh là, là, fini maintenant, j’arrête, je l’ai fait » et à chaque fois qu’on me rappelle, je dis « oh oui, j’arrive tout de suite »J. Je n’arrive pas à résister, c’est tellement une aventure géniale, c’est tellement fou ce que l’on vit là-bas que comment résister, évidemment…

Merci, Isabelle, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Fort Boyard : Clémence Castel fait le bilan de sa participation en tant que guerrière mystère !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Clémence,

Quelle joie d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Samedi dernier, nous avons pu vous retrouver dans « Fort Boyard », sur France 2, masquée dans le rôle de la guerrière mystère. A titre personnel, on imagine sans doute la joie et le plaisir que cela a dû être pour vous d’interpréter ce rôle un peu original ?

Oui, effectivement, c’était très excitant d’interpréter ce rôle et on parle bien de rôle parce qu’il a fallu avoir une posture sûre de soi, je voulais un petit peu en imposer, leur faire peur un petit peu, les impressionner, pour vraiment les mettre dans l’ambiance du fort. Et c’était aussi un honneur pour moi d’être un personnage du fort parce que c’est une émission qui m’a fait rêver. Je la regarde depuis mes 5 ans, je continue à la regarder avec mes enfants et j’y prends beaucoup de plaisir donc c’était un vrai honneur pour moi de pouvoir être un personnage et de faire partie de cette immense équipe.

Vous aviez déjà participé à l’émission mais en tant que candidate. En quoi cela vous-a-t-il aidé ?

D’avoir une petite expérience dans les épreuves. Que ce soit dans « Koh Lanta » ou dans « Fort Boyard », je commence à avoir un petit peu d’expérience. Mon premier « Fort Boyard » était en 2006, je l’ai fait 3 fois donc, voilà, de connaitre un petit peu le lieu, l’environnement, d’avoir cette expérience des épreuves a été un point assez favorable pour moi. Mais, si vous avez vu l’émission, vous avez vu que l’équipe m’a donné du fil à retordre et que ça n’a pas été si évident que cela, ça a été difficile.

 

 

D’ailleurs, comment fait-on abstraction de ces expériences de candidate quand on est dans la peau de cette guerrière, qui doit faire opposition aux nouveaux aventuriers ?

J’ai essayé de jouer mon rôle à fond et je suis une compétitrice née. Ils jouaient évidemment pour la bonne cause et je savais que, sur certaines épreuves, je serai face à la défaite. En tout cas, j’ai donné mon maximum dans chaque épreuve. Il y en a que j’ai réussies, il y en a d’autres qui leur ont permis aussi de gagner des indices et d’avancer dans leur enquête. Mais, voilà, au final, si on regarde l’émission dans sa globalité, il y a eu un équilibre entre les victoires et les défaites. Ils ont réussi à quand même trouver mon identité, ça leur a permis de gagner de l’argent supplémentaire pour l’association. Ça se finit donc bien et ça a été un vrai plaisir.

Avec le recul, selon vous, quelles sont les principales caractéristiques nécessaires pour pleinement remplir ce rôle ?

Je pense qu’il faut arriver à rentrer dans le rôle, justement, de personnage, de compère du Père Fouras et à rentrer dans l’environnement, de jouer le jeu. Moi, c’était mon plus gros défi, dans la vie je suis une personne assez discrète, je ne me mets pas forcément en avant. Là, je me suis dit « Clémence, tu endosses ce costume-là, il va falloir faire aussi ce que la production attend », c’est-à-dire incarner quelque chose et jouer ce rôle-là. Ça a été très excitant et je dois dire que le costume m’a beaucoup aidée, le fait d’être masquée, je me suis surprise à assez facilement jouer le jeu et jouer la comédie, on peut même dire cela. Donc, déjà, il faut savoir jouer la comédie et aussi se dépasser dans les épreuves parce que, à aucun moment, il n’a été convenu de les laisser gagner. Il y avait une vraie compétition, si j’avais pu gagner toutes les épreuves, je les aurais évidemment gagnées. Voilà, il faut quand même aimer la compétition et aimer participer aux épreuves, évidemment.

 

 

On l’a vue sur les images off diffusées lors de la deuxième partie de soirée, vous aviez parfois l’envie de vous exprimer mais cela était impossible, pour ne pas être reconnue avant l’heure par les candidats…

En fait, mon but était en effet de les impressionner et aussi de ne pas me faire découvrir, ce qui passait également par la gestuelle. En effet, ça n’aurait pas été approprié de parler parce que ça aurait pu leur donner plus d’indices. Mon objectif était également de les laisser dans cette position un peu indécise et inconfortable mais, voilà, c’est un jeu, ils l’ont bien compris et, quand j’ai pu me démasquer, ils ont vu que j’étais souriante et gentille en fait.

D’entrée de jeu, vous affrontez Diane, tout en haut du fort, dans l’épreuve des cotons tiges aériens. De quoi se mettre en jambes de suite…

Oui, c’est une épreuve qui est très impressionnante. Je dois dire que, pour les épreuves, et c’était très bien comme cela, je n’ai su qu’au dernier moment celles que j’allais faire, pour garder une certaine équité avec les autres candidats. Ceux qui étaient face à moi connaissaient sur le moment les épreuves, pour moi on m’avait donné le programme quelques heures avant mais je n’ai pas pu m’entrainer spécifiquement sur telle ou telle épreuve. Donc c’était très bien pour l’équité. Je me suis retrouvée, effectivement, face à Diane. Déjà, c’est une épreuve qui est impressionnante et Diane l’est aussi parce qu’elle est très grande, elle est élancée, je pense qu’elle est plus puissante que moi. C’était assez impressionnant, à la fois pour elle et pour moi mais mon but était de ne pas le montrer.

 

 

S’en sont suivies les deux cages, face à Cléopâtre, épreuve que vous connaissiez bien, pour l’avoir faite quelques années auparavant…

Oui ! Là, je peux dire que ma petite expérience dans « Fort Boyard » m’a servie parce que j’avais déjà fait cette épreuve-là, je me rappelais de la technique et de la manière dont il fallait l’aborder. J’avais face à moi une sportive de très haut niveau, gardienne de l’équipe de France de hand, donc je me méfiais quand même mais, voilà, c’est une épreuve qui est assez technique et on a beau être puissante, c’est la technique qui prime. Je dois dire que ma petite expérience m’a beaucoup aidée sur cette épreuve.

On vous a ensuite vue dans la lutte, face à Diane, une nouvelle fois. Là aussi, c’est une épreuve qui ne vous était pas inconnue. Comment l’appréhende-t-on quand on doit cette fois-ci défendre une clé, donc quand on est plus en position défensive ?

Je dois dire que, sur toutes les épreuves, j’ai eu le sentiment d’avoir plus de pression en étant un personnage qu’en étant un candidat. Quand on est candidat, on est là pour gagner et j’étais plus dans la position de ne pas perdre. Notamment sur la lutte dans la boue. Voilà, ça met plus de pression, plus de stress et on représente aussi quelque chose donc le stress était quand même très présent. J’avais, oui, quelque chose à défendre. Surtout, sur cette épreuve, j’avais une revanche à prendre sur Diane et, malheureusement, je n’y suis pas arrivée. Encore une fois, sur cette épreuve, il y avait peut-être une part de technique mais, aussi, la taille et la puissance comptaient. Elle est plus grande que moi de 10 à 12 centimètres, ça s’est senti, elle a réussi à se faufiler, bravo à elle.

Lors des aventures, deux nouvelles oppositions se sont présentées à vous. D’abord le tir à la corde puis le précipice extérieur. Sur ce dernier, on vous a malheureusement vu perdre l’outil…

Ça a été une frustration extrême pour moi, de rater cette épreuve. Parce que, comme je le disais, je suis compétitrice. Quel que soit le contexte, j’aime bien gagner et, là, en plus, en voyant les images, j’étais vraiment en avance sur le parcours, tout se passait bien pour moi et ça a été une erreur pas d’inattention mais de stress je pense, à vouloir faire trop vite. Il faut savoir que, sur le petit outil qu’il fallait récupérer, on pouvait passer le bras dans un lien pour tenir la clé. Tout simplement, j’avais des gants sur mon costume et j’ai pensé que ma main s’était glissée dans le lien pour pouvoir supporter la clé. Mais, en fait, je n’ai pas passé ma main dans le lien et je voulais repartir en ayant l’outil autour de mon bras mais il n’était juste pas attaché…Donc, malheureusement, je suis passée à côté. J’ai lu quelques commentaires sur les réseaux sociaux qui disaient que j’avais fait exprès de perdre…mais jamais de la vie ! Je n’accepterai jamais de faire exprès de perdre, pour une quelconque raison. Là, ça a été une vraie erreur de ma part d’inattention et les candidats, Thomas Thouroude en l’occurrence, en ont profité et ont gagné cette épreuve-là. Quand je suis rentrée, j’ai dit à ma compagne que « j’étais tellement frustrée de cette épreuve », surtout que c’était la dernière et que j’avais à cœur de la gagner. Ça ne s’est pas fait, c’est comme ça et j’ai envie de dire « tant mieux pour les candidats et l’association ».

 

 

Plus globalement, avez-vous dû dépasser certaines peurs ou phobies pour être à l’aise ?

L’épreuve qui m’a la plus impressionnée reste celle du précipice, quand on a évolué sur les parois du fort. Les cales sur lesquelles on met les pieds sont très très fines, on a très peu d’accroche et il y a le vide en dessous donc c’est très impressionnant. C’est peut-être cela aussi qui m’a fait perdre mes moyens à un moment donné. Alors que je pensais être maitre de mes émotions, avec mon expérience…il se trouve que le fort m’a réservé des surprises.

En conclusion, quels principaux souvenirs gardez-vous de ce nouveau tournage sur le fort ?

Déjà l’ensemble des épreuves car ce sont des choses qui me plaisent. D’avoir, malgré tout, gagné une sportive de haut niveau, j’étais assez fière de moi et contente. De pouvoir partager une journée dans les coulisses du fort, à regarder les équipes travailler, évoluer, à voir comment font les costumières, … c’était super intéressant. C’était la première fois que j’endosse un rôle et je dois dire que j’ai pris beaucoup de plaisir à le faire. Donc, voilà, que du positif, vraiment une très très belle expérience de faire partie de ce programme.

 

 

Toute la journée, avec les candidats, c’était le jeu du chat et de la souris, il fallait se montrer très discrète pour ne pas casser le suspens qui m’entourait tout au long de cette émission. Je dois dire que les deux derniers indices qui ont été donnés me concernant les ont pas mal aiguillés. Au départ, ils étaient totalement perdus, ils ont dit plein de noms très différents, qui n’avaient rien à voir avec moi. Au fur et à mesure, la production me disait qu’ils pensaient à telle ou telle personne et on a beaucoup ri parce que, en quelque sorte, le pari était gagné. S’ils m’avaient reconnue tout de suite, il y aurait eu moins d’enjeu et ça aurait été moins rigolo. Là, ils ont un petit peu galéré mais l’indice du manioc les a quand même dirigés vers la bonne réponse malgré tout.

Merci, Clémence, pour toutes vos réponses !

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Fort Boyard : Freddy nous en dit plus sur sa participation ce samedi soir au jeu estival de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Freddy,

Quelle joie d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Samedi 30 juillet prochain, nous pourrons vous retrouver dans la cinquième émission de la nouvelle saison de « Fort Boyard », sur France 2. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être pour vous de repartir à l’assaut du mythique fort et de participer à nouveau à cette émission emblématique ?

Oui, oui ! C’est toujours un rêve de participer à « Fort Boyard », c’est forcément une émission avec laquelle on a tous grandis. D’avoir la chance d’y participer est un rêve de gamin. Donc même si je l’avais fait il y a déjà dix ans, c’est toujours avec le même plaisir que j’ai affronté le fort. En plus de cela, cette année, on est tombé sur une équipe de sportifs bien sympas donc c’était vraiment une super aventure.

Nous l’avons dit, ce n’est pas votre première participation. Quels souvenirs gardez-vous de votre premier passage, en 2012, il y a dix ans déjà ?

2012, c’était le rêve de gamin de découvrir le fort et de pouvoir affronter les différentes épreuves que le fort offre. Là, j’y allais dans le sens « oui, ça va être super, on est avec une super équipe, on y va pour l’association Premiers de cordée, on va s’amuser, on va aider une association donc avec plaisir ».

Fort de cette première expérience, comment avez-vous abordé cette édition 2022 ? Le fait d’avoir déjà participé au programme permet-il de mieux l’appréhender ? Ou, à l’inverse, le fait d’avoir déjà connu l’impact de certaines sensations augmente-t-il l’appréhension ?

Le fait d’y avoir participé ne m’a pas créé d’appréhension particulière. Là, c’est juste que je m’étais blessé dans ma dernière aventure de « Koh Lanta » donc j’avais une appréhension pour mon épaule. Je me disais que si je tombais sur une épreuve où il faut sauter dans le vide et s’agripper à un filet, alors je risquais d’y laisser mon épaule. Donc j’avais plus une appréhension sur ma condition physique de me luxer encore une fois l’épaule que, réellement, sur les épreuves elles-mêmes.

 

 

Plus personnellement, attendez-vous certaines épreuves avec impatience ?

Je ne vous cache pas que je suis un fan des épreuves d’eau. En plus, là, il y a 10 ans, j’avais fait l’épreuve dans les douves, dans le cachot, où il fallait libérer des boules de ping-pong en dévissant des boulons, pour découvrir un code. C’est vraiment le genre d’épreuves dont je suis ultra fan. Là, la variante 10 ans plus tard est celle du métro et je m’étais dit que j’aimerais bien la faire. Parce que ça me correspond bien et que c’est une épreuve sous l’eau. Bon, je n’ai pas eu la chance de la faire, j’en ai faites d’autres donc je suis content tout autant.

A l’inverse, en redoutez-vous d’autres plus particulièrement encore, peut-être en lien avec certaines phobies ?

Comme je le disais, toutes les épreuves où, potentiellement, il y avait des chocs violents pour mes épaules, je m’étais dit que si j’avais moyen de les éviter, ça serait volontiers. Donc je pense, entre autres, à celle où il faut sauter dans le vide puis s’accrocher à un filet. C’était vraiment mon appréhension de tomber sur celle-ci, ce n’est pas nous qui décidons sur quelle épreuve on est. Mais c’est bon, je peux vous rassurer, je suis sorti de « Fort Boyard » avec mes deux épaules en place donc tout va bienJ.

 

 

« Fort Boyard », c’est aussi la découverte, chaque année, de nouvelles épreuves concoctées par le Père Fouras, auxquelles on ne peut évidemment pas se préparer…

Oui et, du coup, en plus de cela, en 10 ans de « Fort Boyard », les choses ont pas mal bougé. Dans ma dernière édition, il y avait encore La Boule, maintenant il y a plein de nouveaux personnages, Rouge, Blanche, Little Boo, Big Boo…oui, il y a plein de choses nouvelles et c’est cela aussi qui fait le succès de « Fort Boyard ».

Lorsque les caméras ont commencé à tourner, quelles principales sensations ont alors prédominé en vous ?

C’était un peu particulier, quand l’émission commence, on se retrouve bloqués à l’extérieur du fort et, avec le système de cartes, on tombe sur l’atout et, finalement, qu’un seul d’entre nous peut rentrer dans le fort pour libérer les autres. Donc, oui, c’était une arrivée un peu spéciale mais toujours avec de l’adrénaline, beaucoup d’envie et de plaisir d’affronter le fort.

 

 

Un mot, si vous le voulez bien, sur l’association que vous défendez, « Premiers de Cordée » ? C’est sans doute une source supplémentaire de motivation pour vous et toute l’équipe ?

Ah ben oui, oui. Là, on ne se bat pas pour nous-mêmes, on se bat pour l’association « Premiers de Cordée », c’est toujours un petit défi en plus de se dire que tout l’argent que l’on va réussir à récolter va vraiment servir aux enfants qui sont hospitalisés. Donc, oui, oui, c’était une petite pression supplémentaire.

On peut penser, à la vue des partenaires qui vous accompagnent, que l’ambiance était, malgré les craintes et les peurs de certaines cellules, plutôt joyeuse, à vous encourager les uns les autres ?

Oui, c’était vraiment LA bonne surprise de cette équipe. Finalement, on était vraiment tous des gros sportifs. Bon, je mets un peu à part Alex GoudeJ…disons que sportif n’est pas vraiment le descriptif qui lui correspond le mieux mais il a apporté tellement de bonne humeur et d’humour sur le tournage que, franchement, c’était super bien de l’avoir avec nous. Autre particularité, nous sommes 7 dans notre équipe, c’est plutôt exceptionnel dans « Fort Boyard », je crois que c’est du jamais vu.

 

 

Sans rien en dévoiler, quel principal souvenir gardez-vous du tournage ?

J’ai été très très très surpris à quel point les épreuves, une en particulier, ont été difficiles. Généralement, les épreuves de « Fort Boyard » sont timées donc ça ne dure que quelques minutes. Là, j’ai eu une épreuve qui a duré plus de 10 minutes, j’ai terminé en âge, je n’en pouvais plus, littéralement je n’aurai pas pu durer 30 secondes de plus. J’étais vraiment surpris à quel point ça pouvait être physique et compliqué.

Sans oublier la deuxième partie de soirée « Fort Boyard, toujours plus fort ! ». C’est bien sûr l’opportunité de remporter des boyards supplémentaires, mais aussi, en quelque sorte, de boucler la boucle de cette belle journée sur le fort ?

Oui, autre nouveauté, cette deuxième partie de soirée où on peut, oui, augmenter encore un peu la cagnotte pour l’association, sur d’autres épreuves du fort. Oui, c’était vraiment sympa aussi.

 

 

Après avoir vu le fort de jour, le découvrir de nuit doit sans doute laisser des souvenirs plein la tête ?

Je ne l’avais pas fait il y a dix ans et je ne vous cache pas que j’ai pu monter tout en haut du fort pendant une pause du tournage, il y a une vue magnifique, vraiment ça fait quelque chose de se retrouver sur le fort et, franchement, c’est quand ils veulent, à France 2, pour une nouvelle édition.

Avec le recul, selon vous, quelles sont les principales caractéristiques nécessaires pour être un bon candidat sur « Fort Boyard » ?

Il n’y a pas de secret, il faut être un peu polyvalent, il faut être un peu sportif, un peu dégourdi et avoir de la jugeote. Franchement, ce sont les clés pour gagner sur « Fort Boyard ».

Merci, Freddy, pour toutes vos réponses !

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Fort Boyard : Alex Goude évoque sa septième participation à l'émission mythique de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Alex,

Quelle joie d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Samedi 30 juillet prochain, nous pourrons vous retrouver dans la cinquième émission de la nouvelle saison de « Fort Boyard », sur France 2. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être pour vous de repartir à l’assaut du mythique fort et de participer à nouveau à cette émission emblématique ?

Oui, vous savez, je commence à devenir un peu un vieux routierJ , je ne vais pas dire que je suis un de ceux qui en a fait le plus, il y en a qui me battent largement comme Bruno Guillon ou Elodie Gossuin, qui en ont encore plus que moi. Mais je commence à être pas mal…si on compte « Fort Boyard » et « Boyard Land », j’approche de la dizaine donc je commence à être rodé. C’est marrant, à chaque fois que j’y vais, c’est un mélange de plaisir et de trouille totale, tu reviens toujours un peu chamboulé de cette expérience donc tu y vas à chaque fois en se disant que ça va aller.

Nous l’avons dit, ce n’est pas votre première participation. Quels souvenirs gardez-vous de vos six premiers passages ?

Plein, franchement ! La première fois que tu y vas, c’est très étonnant. Comme c’est un jeu qui existe depuis que tout le monde est petit quasiment – c’est le plus vieux jeu de la télé française avec « Des chiffres et des lettres » -, tu as plein de souvenirs d’enfance donc tu as l’impression que c’est une madeleine de Proust. Tu as l’impression d’être dans un de tes trucs d’enfant donc c’est très déstabilisant la première fois et puis, après, c’est comme tout, tu t’y fais très vite et ça devient le plaisir de se dire « je suis sur l’endroit mythique de la télévision mythique ». Je retrouve Olivier, je retrouve Passe-Partout, Passe-Muraille, le Père Fouras, tous les personnages emblématiques qui sont là-bas. Donc c’est vraiment toujours plein d’émotions quand tu vas là-bas. C’est plein d’émotions aussi parce que tu vas à la découverte de tes camarades, on ne se connait pas forcément tous avant de partir, c’est aussi la rencontre de plein de gens. Je suis très pote avec Vincent Clerc que je ne connaissais pas, on s’est rencontrés là-dessus. Oui, c’est toujours un moment d’émotion et de vie très intéressant.

 

 

Fort de ces premières expériences, comment avez-vous abordé cette édition 2022 ? Le fait d’avoir déjà participé au programme permet-il de mieux l’appréhender ? Ou, à l’inverse, le fait d’avoir déjà connu l’impact de certaines sensations augmente-t-il l’appréhension ?

C’est exactement les deux ! Vous avez tout comprisJ. En fait, ce sont les deux en même temps. Evidemment, comme j’ai valeur de vieux routier maintenant, c’est sûr que pour tous les gens qui sont dans l’équipe, c’est toujours « ah ça, tu connais, qu’est-ce qu’il faut faire ? C’est quoi l’astuce ? Comment est-ce que l’on va faire ? ». Toi, tu as vu aussi tous tes potes dans les années précédentes se cramer sur certaines épreuves et tu es là, à dire « ce n’est rien, rassures-toi, il faut faire comme cela… ». Si ça te tombe dessus, tu es un peu embêté, tu sais que c’est difficile, que c’est plus ou moins physique. Donc c’est vraiment un mélange des deux. Là, on avait, dans l’équipe, des gens qui n’avaient fait le fort, notamment Juju, ni Perrine. Quand ils découvrent, c’est sûr que les gens te demandent « bon, ça, c’est comment ? » et je dis « Aucun problème ! », alors que je sais que c’est l’horreurJ. Mais je donne une ou deux astuces quand même.

Plus personnellement, attendez-vous certaines épreuves avec impatience ?

Ecoutez, on ne va pas se cacher, j’ai une frousse panique de l’eau donc je sais qu’ils ne prendront jamais le risque de me mettre dans une épreuve avec de l’eau. Pour le reste, je n’aime pas spécialement les bestioles et ils ne se gênent pour me mettre avec à chaque fois. Après, je ne sais pas pourquoi, peut-être parce que Willy est un pote, que j’aurais pu citer d’ailleurs tout à l’heure dans les persos récurrents, c’est vrai que, à chaque fois, j’ai Willy. Peut-être parce que l’on se connait et qu’il prend un malin plaisir à me torturer. Je me retrouve avec mon Willy, je sais que c’est un moment difficile à passer. J’aime bien les épreuves de logique, où mon cerveau travaille plus que mes muscles. Je ne sais pas pourquoi, j’ai un léger avantage de ce côté-là. C’est rigolo d’ailleurs, j’avais cette fois-ci une équipe composée de champions olympiques ou de sportifs de haut niveau et moi j’étais vraiment la tâche au milieu de tout cela. Ils ont décidé de faire un truc un peu particulier cette année, qui s’appelle « L’aventurier solitaire ». Tu arrives, tu es tout content, tu es avec tous tes potes, tu te dis que c’est cool, qu’eux vont assurer comme des bêtes. Et puis, il y a le Père Fouras qui te dit qu’il y a une petite nouveauté cette année, le fort est pour toi tout seul. Je rentre tout seul dans le fort, ce qui évidemment ne m’est jamais arrivé et n’est jamais arrivé à personne. Ils m’ont fait un cadeau, un peu spécial on ne va pas se le cacher. Je rentre tout seul avec Passe-Partout et tant que je ne réussis pas d’épreuve, je ne peux pas libérer les autres. C’était assez, comment vous dire,… flippant !

 

 

 « Fort Boyard », c’est donc aussi la découverte, chaque année, de nouvelles épreuves concoctées par le Père Fouras, auxquelles on ne peut évidemment pas se préparer…

Non, non, bien sûr, ils te font plein d’épreuves à chaque fois que tu ne connais pas, ils te font aussi des variations dans les épreuves, on est à se dire « bon, ben, écoutes, on va voir ce qui te tombe dessus ». Les seuls trucs pour lesquels tu peux un peu te préparer, vous savez, c’est quand on affronte les maitres du temps. Où c’est quand même un peu des trucs de logique, certains jeux que l’on a déjà vus dans des fêtes foraines, où, là, tu peux un peu réfléchir. Par exemple, les bâtons, je les révise chaque année avant d’y retourner, comme ça, si jamais je tombe dessus, je peux gagner. Mais bon, comme ils le savent, ils ne me le donnent plus jamaisJ. Pour le reste, il faut se laisser porter et espérer que ça passe.

Un mot, si vous le voulez bien, sur l’association que vous défendez, « Premiers de Cordée » ? C’est sans doute une source supplémentaire de motivation pour vous et toute l’équipe ?

Bien sûr ! Là, c’est une asso dont Vincent est parrain. On a tous évidemment sauté sur l’occasion, c’est le cas de le dire, pour venir les aider. C’est, à la fois, hyper motivant et hyper stressant. Evidemment, tu es hyper motivé. L’avantage que ça a, c’est que, si on le faisait juste pour nous, quand c’est trop dur, on arrêterait. Là, tu le fais parce que tu penses aux enfants et aux gens que tu défends. Donc tu te dis qu’il faut que tu dépasses tes peurs et il faut que j’y aille. Même si, parfois, c’est très compliqué. Moi, en 7 ans, ça m’est arrivé une fois d’abandonner parce que c’était un truc que je ne pouvais vraiment pas faire. C’était horrible pour moi, c’était un peu une sensation de claustrophobie, je n’ai vraiment pas pu faire l’épreuve. J’ai dû poser le tournage pendant 10 minutes avant d’abandonner, je me disais que je n’y arriverais jamais et qu’il valait mieux que quelqu’un d’autre y aille que moi. C’est hyper difficile parce que tu te dis que, si on se rate – ce qui m’est arrivé une fois en 7 ans-, tu rapporter 3 000 euros à l’association, ce qui, évidemment, est beaucoup moins que si on réussit à rentrer dans la salle et à récupérer les boyards. Donc ça te met quand même une grosse pression parce que tu ne veux pas échouer, juste en pensant à tous les gens que tu vas aider.

 

 

On peut penser, à la vue des partenaires qui vous accompagnent, que l’ambiance était, malgré les craintes et les peurs de certaines cellules, plutôt joyeuse ?

Je t’avoue que, eux, ont été un peu surprisJ. Tu as quand même des champions olympiques, le plus grand Youtubeur de sport de France, un mec qui n’a jamais gagné « Koh Lanta » mais qui l’a fait 127 fois et qui a toujours finit deuxième. Tu as quand même des brutasses et il y a moi au milieu. Donc, quand ils m’ont vu débarquer, ils se sont dit « bon, ok, mais vous êtes sûrs que ce n’est pas le Maillon faible votre truc, là ? ». Mais, bon, ça s’est super bien passé, on s’est super bien entendus, surtout on a beaucoup rigolé. On n’a pas beaucoup dormi la nuit d’après, ça finit tard, on a fait la fête jusqu’à très tard et on s’est levés très tôt le lendemain matin pour prendre le petit déj tous ensemble. Et on communique encore aujourd’hui sur les réseaux sociaux, on se parle donc c’est cool. C’est une aventure humaine à chaque fois, ce jeu, c’est quand même quelque chose.

Sans rien en dévoiler, quel principal souvenir gardez-vous du tournage ?

Je vais être très égoïste, c’est la première fois que quelqu’un rentre tout seul dans le fort et ça, quand même, ça te fait un effet un peu bizarre. Tu te dis « attendez, là, si je n’arrive pas sur les épreuves, il faut que je me coltine tout tout seul ? » Donc, tu es là, tu commences, tu es tout seul, avec André, alias Passe-Partout, que je connais bien maintenant. Je suis rentré tout seul avec lui dans le fort, je me suis dit « qu’est-ce qui m’attend ? qu’est-ce qui va m’arriver ? ». J’ai, comme toujours, bien morflé sur les épreuves, il y en a une où j’ai encore un bleu qui est toujours là aujourd’hui, alors que le tournage a eu lieu il y a quelques semaines. Après, c’est la bonne camaraderie, entente de ces gens qui sont quand même des sportifs de haut niveau. Quand tu as un Alain Bernard avec toi, à côté duquel tu ressembles à un hobbit – le mec fait 12 mètres de haut-, tu te dis que c’est un winner. Pareil pour Vincent, pour Freddy, pour Perrine, pour Thibault et Juju, à leur façon. Donc je me sentais un peu porté par la hargne sportive de ces athlètes.

 

 

Sans oublier la deuxième partie de soirée « Fort Boyard, toujours plus fort ! ». C’est bien sûr l’opportunité de remporter des boyards supplémentaires, mais aussi, en quelque sorte, de boucler la boucle de cette belle journée sur le fort ?

Oui, alors tu finis tard, je ne vous cache pas que la journée est très longue sur le fort. Mais on s’amuse, chacun peut revoir les moments qui l’ont marqué dans « Fort Boyard » en général donc c’est toujours assez chouette. Il y a ces épreuves en plus qui sont toujours un petit bonus supplémentaire. On s’est donnés au maximum, jusqu’à très tard, après tu reprends le bateau pour rentrer à La Rochelle. Tu prends des photos, tu gardes des souvenirs et ce sont des souvenirs que tu auras à vie, c’est ça qui est cool. C’est un endroit un peu mythique quand même, les gens n’ont pas tellement le droit de rentrer dedans, à part les participants du jeu de tous les pays. Donc, encore une fois, tu as la sensation de faire un truc exceptionnel, tu le sais, tu vois le fort dans des ambiances différentes, tout cela est exceptionnel, tu le gardes dans un coin de ta tête et ça sera toujours là, tu l’as fait. Après, tu gardes l’émission, tu la montres à tes enfants, tu es content…

Avec le recul, selon vous, quelles sont les principales caractéristiques nécessaires pour être un bon candidat sur « Fort Boyard » ?

Je pense que, déjà, il ne faut pas penser à sa gueule parce que, quoi que tu fasses, tu as l’air ridicule. Et les images ne sont pas vraiment faites pour te mettre en valeur, on ne va pas se le cacher. Je crois que, dans cette émission – je ne sais pas s’ils vont le garder au montage – je perds carrément tous mes sous-vêtementsJ, sur une épreuve un peu bizarre. Tout le monde m’a dit « oh là, là, on a tout vu ». Je ne sais pas si ça sera gardé…mais il ne faut pas que tu penses à toi, il faut que tu y ailles, il faut oublier maquillage, bon look, tout part à la poubelle en 4 secondes chrono. Ensuite, il faut vraiment un petit peu de courage et de volonté, ce n’est quand même jamais facile, il n’y a pas une épreuve facile en fait. Tu le sais et, à partir de ce moment-là, tu te dis « bon, allez, on y va, on est partis ».

Si l’opportunité venait à se présenter à nouveau, on vous imagine prêt à repartir à l’assaut du Fort ?

Oui, bien sûr, évidemment ! Ils le savent, ils ont bien compris, ils m’appellent à chaque fois, même pour « Boyard Land ». J’y vais bien sûr avec plaisir. Bien sûr, on se fait tous des petites bobos, c’est obligé mais tout cela est compensé par tous les souvenirs que tu gardes, l’asso que tu aides et le bonheur de faire cette émission vraiment emblématique.

Merci, Alex, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Festival d'Avignon 2022 : Pauline Bression évoque son actualité sur place mais aussi ses autres projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Pauline,

Quelle joie de vous retrouver pour cette nouvelle interview !

Vous participez au Festival 2022 d’Avignon, dans un tout nouveau et très beau lieu qu’est La Scala Provence, où vous reprenez une pièce jouée avec succès à Paris, « Une histoire d’amour ». A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être pour vous ?

C’est un IMMENSE plaisir de venir jouer cette pièce, que l’on a quand même jouée à Paris et lors de 80 dates de tournée. Mais on n’était pas venus en Avignon, c’est merveilleux de venir y jouer, en plus dans ce tout nouveau théâtre. Ce sont évidemment les mêmes propriétaires que La Scala Paris, c’est exactement le même lieu, avec encore son bar, son restaurant, ses beaux fauteuils bleus. Il y a quatre salles et on a, du coup, la chance de jouer dans la plus grande salle du OFF d’Avignon. C’était un vrai pari, qui est déjà relevé car pas mal de dates sont complètes pour notre spectacle, mais aussi pour « La machine de Turing » notamment. C’est assez dingue, je suis très heureuse pour tout le monde. En plus, le village du OFF a ouvert cette année sur le trottoir d’en face donc on a quand même une belle visibilité, le programme est très éclectique et très chouette, il y a aussi de la musique, du one-man, du cirque, de la danse, en plus du théâtre. Les choses ont été très bien faites. Au resto et au bar, c’est notre équipe de Paris qui est descendue donc on est à la maison !

 

 

En quelques mots, pour ceux qui ne la connaitraient pas encore, comment présenter cette pièce ?

Ce sont plusieurs histoires d’amour, la première qui forge le reste des histoires est celle entre deux femmes, une qui sait qu’elle est homosexuelle, l’autre qui ne le savait pas. Elles veulent avoir un enfant…Cette histoire forge le cadre de la pièce avec, autour, un tourbillon de plusieurs autres histoires d’amour, de la vie quotidienne. Ça parle évidemment d’amour mais aussi de maladie, d’abandon, …on rit, on ne fait pas que pleurer. C’est vraiment la vie quotidienne. Je trouve que c’est une des pièces qui parle le plus du quotidien des gens.

 

 

Quels principaux retours pouvez-vous d’ailleurs avoir du public ?

On accroche ou on n’arroche pas, 95% des gens accrochent beaucoup parce que vraiment ça touche à l’intime. Tout le monde se reconnait. Les gens aiment, beaucoup pleurent, pour certains énormément et se laissent aller. Mais ils sont contents parce qu’on rit aussi pas mal. C’est très rythmé en tout cas.

En parallèle, à partir de mi-septembre, vous serez sur scène pour un tout autre projet…

Une toute nouvelle création sur laquelle on travaille, « Smile »…Ce sera à la Nouvelle Eve, à 19h30, à partir du 15 septembre. Je suis très heureuse parce que c’est tout nouveau pour plein de gens. C’est une création sur un des rendez-vous qui a changé la vie de Charlie Chaplin, avant qu’il ne devienne Charlot. Ce rendez-vous a vraiment existé, après la pièce ajoute un peu de fiction à tout cela. C’est une pièce en noir et blanc, pour essayer de coller à son univers.

 

 

En complément, vous continuez les tournages pour quelques semaines encore sur « Plus Belle La Vie »…

On a eu un mois de juin très intense, pour faire beaucoup d’épisodes avant le festival d’Avignon. Je crois que l’intrigue a commencé en diffusion il y a quelques jours, une nouvelle intrigue avec Baptiste, Camille, Kévin, un peu à la recherche de César. Je suis très contente de tourner à nouveau avec Théo Bertrand (Kévin), ça faisait un petit moment. C’est une grosse intrigue de l’été, qui sera en diffusion jusqu’à mi-septembre. C’était génial, on a adoré, c’est évidemment ma dernière grosse intrigue sur « Plus Belle La Vie » parce que l’on sait que le tournage s’arrête fin septembre. C’était très très très émouvant, très intense et, honnêtement, c’était encore un tournage génial. « Plus Belle La Vie » est une vraie famille, c’est la première quotidienne et c’est la première et la seule qui a réussi à avoir ce côté un peu famille. Il existe vraiment, ce ne sont pas des mots en l’air sur ce tournage-là. Evidemment que les tournages sont souvent géniaux mais encore plus là-bas. Des gens y travaillent depuis 18 ans, ce n’est pas pour rien, c’est qu’on y est bien.

 

 

Toujours à l’image, vous étiez récemment sur un unitaire pour France Télévisions. Cela annonce-t-il d’autres projets encore ?

Oui, vous m’avez vue dans « L’oubliée d’Amboise », où je jouais l’adjudante, aux côtés de Philippe Bas. Nous avions tourné en octobre, c’était super chouette de camper ce personnage, c’était la première fois que je jouais une gendarme. Ecoutez, si tout va bien, je repars en tournage, une fois que la pièce aura commencé. Les dates coïncident plutôt bien…Ce sera aussi un unitaireJ, le tournage sera en Bretagne, je change encore d’univers.

 

 

Vos actualités et projets traduisent une vraie diversité de choses à pouvoir toucher et proposer…

Honnêtement, je suis très chanceuse cette année, il se passe des choses très intéressantes parce que, en plus, très différentes les unes des autres. J’ai de la chance d’être entourée d’équipes assez formidables. Parfois, c’est dur de changer un peu d’univers mais, à chaque fois, j’ai beaucoup de chance, ça se passe bien car, vraiment, ce sont des équipes bienveillantes. Donc j’ai beaucoup de chance d’avoir été et en fiction et au théâtre. Ce fut une jolie année en termes de rôles et une jolie rentrée très intense m’attend aussi.

Merci, Pauline, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Festival d'Avignon 2022 : Florence Coste nous présente les deux spectacles dans lesquels elle joue !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Florence,

Quelle joie d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Vous participez actuellement au Festival d’Avignon, avec une double actualité, sur laquelle nous aurons l’occasion de revenir. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être pour vous ?

C’est assez merveilleux ! C’est mon septième festival en tant que comédienne…en tant que festivalière, je ne sais pas, au moins dix…C’est un endroit qui m’apporte vraiment énormément de joie parce qu’on joue pour un public qui est absolument passionné de théâtre. Donc ce sont des gens qui sont hyper enthousiastes. On les rencontre dans la rue, on discute du spectacle avec eux, ils nous disent, le lendemain quand on les croise, à quel point ils ont aimé. On tracte des gens, on les convainc de venir voir notre spectacle, après on a leur retour. Enfin, voilà, on est très proches des gens, il y a beaucoup d’enthousiasme, c’est une effervescence où on voit plein de pièces…je vais aussi en voir en tant que spectatrice donc je me nourris de choses, après je repars sur scène encore nourrie d’autres énergies. J’ai la moitié de mes amis qui sont en Avignon pendant le mois de juillet, je connais tous les bons restos, c’est vraiment un mois de fête, de culture, où on est bouleversé par les spectacles. Je me rappelle que, l’année dernière, c’était vraiment très intense de revenir-là et de revivre ça, je me demandais, cette année, comment j’allais le vivre et je vois que ça m’apporte toujours la même joie. Je pense que je vais passer beaucoup « d’Avignons » et de mois de juillet ici dans ma vieJ.

A 13h, vous jouez dans « Bien au-dessus du silence ». Avec vos mots, comment présentez ce spectacle ?

En fait, c’est un spectacle de poésie, sur les poètes engagés. C’est un montage de textes, on est cinq comédiens sur scène, on dit les mots, on dialogue ensemble à travers les mots de dix-sept poètes différents. On est vraiment sur la crème de la crème du poète, on a Victor Hugo, Aragon, Eluard, Pablo Neruda, …en plus, c’est dans des univers très différents et on aborde plein de thématiques. Ce sont des poètes qui se sont engagés pour lutter contre l’injustice, l’oppression, le racisme…donc des thèmes parfois lourds et forts. Mais, d’un autre côté, ils se battent avec leur plume, avec beaucoup de solidarité, d’entraide et d’espoir aussi. Parce qu’ils ont vraiment l’espoir de faire changer les choses par l’art donc ça questionne aussi le rôle du poète et de l’artiste dans notre société, ça questionne le public lui-même sur son propre engagement également. Donc c’est un très beau spectacle. Et c’est rendu accessible aussi…parfois, les gens peuvent être un peu réfractaires à la poésie, ils ont l’impression que ça ne va pas leur parvenir. Je pense que la force de ce spectacle est que, justement, on incarne ces mots à travers des personnages et des mises en situation. Ce qui fait que l’on y a plus facilement accès et accès aux émotions qui y sont associées. Il y a aussi tout un travail chorégraphique, Violaine Arsac signe une très belle mise en scène. Donc c’est un sujet fort et rendu accessible. C’est vrai que les gens sont touchés en fait. Souvent, dans les pièces de Violaine, ça va toucher à des questions essentielles de nous en tant qu’humain. J’avais fait « Les passagers de l’aube » avec elle avant, là ça parlait d’expériences de mort imminente, de spiritualité, de pourquoi on est là…des vrais sujets de fond, qui sont aussi très émotionnels.

De faire cela est aussi un tout autre exercice. Aller tracter des gens pour leur dire de venir voir un spectacle de poésie n’est pas le tractage le plus facile du monde mais, du coup, quand on a fait cela, quand on a réussi à convaincre les gens et que l’on voit leur réaction, alors qu’ils n’étaient pas particulièrement passionnés de poésie, on se dit que l’on a réussi notre pari. C’est assez satisfaisant.

 

 

Justement, quels sont les principaux retours que vous pouvez avoir du public, à la sortie du théâtre ?

Les gens sont très touchés, justement parce que ce sont des sujets forts. Ces poètes ont écrit des textes magnifiques, interpréter ces mots-là et aller toucher le public avec cela est très beau. Ils sont aussi étonnés de la forme parce que ce n’est pas une pièce qui raconte une histoire mais il y a un fil rouge où on traverse le féminisme, la misère, le racisme, la guerre. Ce qui est fort aussi et qui revient beaucoup de la part des gens, c’est que ce sont des mots qui raisonnent tellement avec l’actualité du moment. Il y a l’Ukraine, il y a ce qui s’est passé sur l’avortement aux Etats-Unis. Quand on dit ensuite des mots d’Anne Sylvestre sur le féminisme, d’un coup ça a une résonnance folle. Donc, oui, je pense que c’est un spectacle qui a sa place et particulièrement en ce moment.

Si on se replonge quelques temps en arrière, lorsque vous avez commencé à préparer ce spectacle, on peut penser qu’il y avait certains textes que vous ne connaissiez pas, que vous avez découverts et qui ont sans doute dû vous marquer, vous interpeller…

Complètement ! Il y en a qui sont très connus, il y en a d’autres qui le sont moins, il y a de la poésie contemporaine. En fait, on a commencé à travailler ce spectacle il y a plus d’un an parce qu’on devait le jouer au dernier festival. Avec les histoires de timing et les horaires qui ont changé à cause du Covid, on n’avait pas l’horaire que l’on voulait…on s’est dit que l’on allait revenir mais au bon horaire. Depuis, il s’est passé des choses, j’ai lu des bouquins entre temps et, maintenant, j’ai un œil différent sur ces poèmes. En fait, c’est tellement riche…Quand on était au lycée, on en faisait des études de texte pendant quatre heures donc c’est sûr que quand on les interprète, au fur et à mesure des représentations, il y a des choses qui nous parviennent, que l’on redécouvre. C’est vrai qu’en tant qu’interprète, c’est un parcours très dense. Et puis c’est très important de rendre cela concret. Ce sont des mots qui, parfois, sont un peu lyriques. De les rattacher à des situations concrètes pour vraiment raconter des choses, pour vraiment faire ressentir des choses aux gens, c’est un travail pour une comédienne qui est très intéressant.

En début de soirée, vous reprenez « Titanic, la folle traversée », également à l’affiche à la Renaissance, à Paris. Ce doit sans doute être une chouette histoire que de poursuivre cette aventure ici, en Avignon ?

Cette aventure est un peu folle. On travaille dessus depuis quatre ans. On est douze sur scène donc ça demandait un gros travail préparatoire. Le Covid est passé par là, ça a été reporté. Ça a été un gros pari parce que c’est une petite compagnie, qui a déjà fait beaucoup de succès, qui est autofinancée. C’est donc un gros pari dans un contexte pas facile. Ce fut vraiment un gros succès l’année dernière, ce qui a fait que l’on se retrouve dans un théâtre parisien sublime et immense, alors que c’est un travail qui est très familial, presque artisanal. C’est très beau, c’est un super bel accomplissement d’arriver dans ce théâtre-là. Et, là, de revenir à Avignon, où, finalement, tout cela a commencé est génial. C’est un festival où c’est presque facile, le bouche à oreilles a été fait, les gens connaissent et, surtout, ils ont un enthousiasme fou, c’est la folie dans la salle. C’est un public très chaleureux. Sur un spectacle d’humour comme cela, où il y a beaucoup d’attente sur les réactions du public, c’est vraiment un bonheur de jouer ici.

 

 

En quelques mots, pour ceux qui ne le connaitraient pas encore, que dire sur ce spectacle ?

C’est une adaptation de l’histoire du Titanic, de la vraie histoire et de celle du film mais en version parodique, détournée. Donc on est vraiment dans de l’humour, avec beaucoup de fantaisie, d’inventivité. Il y a les personnages mythiques, le mien s’appelle Lise maintenant, mais c’est Rose, qui vit une histoire d’amour avec James (Jack). Autour, il y a aussi plein de personnages qui sont inventés, qui sont hauts en couleurs. C’est vraiment un spectacle de troupe, où on chante également, on danse, on a des musiciens sur scène et c’est immersif. Ça joue sur le plateau mais ça joue aussi dans la salle, on fait rentrer les gens par la salle comme s’ils montaient sur le bateau. C’est une vraie expérience ! Et le bateau coule quand même à la fin. Là où on a vraiment réussi notre pari, c’est quand on retourne le truc, après avoir faut rire les gens pendant une heure et demie, on revient au fait que ça a été un drame, que cela s’est réellement passé et que ce n’est pas que rigolo.

Concernant le festival en lui-même, globalement, les journées doivent sans doute être riches, intenses et chargées, dans le bon sens du terme, entre le jeu, le tractage et la découverte d’autres spectacles…

C’est mon grand plaisir ! L’année dernière, j’ai fait vingt spectacles, là je ne sais pas si je vais réussir à en faire autant. De toute façon, nous, pour avoir après des choses à donner sur scène, il faut aussi que l’on aille se nourrir ailleurs. C’est un vrai lieu de rencontres…Je sais que je suis sur « Titanic » parce que, il y a cinq ans, le metteur en scène était venu me voir sur un autre spectacle. On rencontre des gens dont on a été voir le travail, on les rencontre dans la rue, on parle, ils viennent te voir sur scène. Donc, en fait, là où à la télé et au cinéma, ça se passe vraiment par les agents, le monde du théâtre est vraiment un monde de relationnel. Avignon est le meilleur endroit pour cela, pour découvrir les gens avec qui tu as envie de travailler plus tard, les rencontrer, qu’ils viennent te voir jouer. C’est vraiment là que beaucoup de choses se font. C’est vraiment là que les succès de l’année prochaine commencent…C’est « The place to be », je vous le disJ.

 

 

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite du Festival ?

A ce moment-là du festival, les choses sont un peu jouées, les spectacles ont démarré, on a du monde, on voit que la réception est bonne. Maintenant, juste de profiter…On va continuer le tractage, c’est important mais les grosses périodes sont derrière nous. Le festival est lancé, il faut juste profiter et espérer que les spectacles aient une belle vie après, qu’ils soient programmés dans plein d’endroits en France. Et puis de profiter de ce festival….

Merci, Florence, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

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Festival d'Avignon 2022 : Interview croisée avec les trois comédiennes du spectacle "Les Vilaines" !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Margaux, bonjour Lucille, bonjour Natalia,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous trois !

Vous participez actuellement au Festival 2022 d’Avignon, avec le spectacle « Les Vilaines », joué chaque soir à 21h 15 au théâtre Le petit chien (relâche les lundis). A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que cela doit être pour vous ?

Lucille : C’est un peu le passage obligatoire des artistes. On m’a beaucoup dit qu’il fallait faire un Avignon pour avoir vécu quelque chose où tous les artistes passent. Donc on est super contentes d’être là, oui.

Natalia : Le Festival d’Avignon, c’est chouette. Cette année, il y a 1 600 spectacles par jour, on est nombreux. Je l’avais déjà fait en 2013 et 2014 avec un spectacle pour enfants donc je connaissais un peu. Là, c’est la première fois que « Les Vilaines » sont sur Avignon, c’est une nouvelle aventure.

Margaux : Depuis la création du spectacle, je tanne Elsa (notre autrice et metteuse en scène) pour que l’on fasse Avignon donc on a fini par arriver jusqu’iciJ. Mais on a pris le temps de faire grandir le spectacle avant de le présenter à Avignon. Là, on pense que l’on est prêtes, que c’était le moment de le faire…on est contentes d’être là.

 

 

Avec vos mots, comment présenteriez-vous ce spectacle ?

Lucille : C’est l’histoire, le quotidien de trois jeunes filles qui sont dans un spectacle de cabaret. On voit la scène et les coulisses, les loges, on passe de la différence entre les exigences sur scène et la réalité du quotidien de ces trois jeunes filles toutes très différentes. Ce sont vraiment des loges de filles, les nôtres sont un peu comme ça aussi, même avant que l’on joue « Les Vilaines », ça rigole, ça se dispute, ça parle de choses hyper profondes d’un coup puis, soudainement, de thèmes hyper légers. Dès fois, les dialogues sont faits dans les vraies loges du spectacleJ.

Natalia : Le spectateur voit vraiment ce qui se passe devant et derrière le rideau, il n’y a pas juste les coulisses dans notre spectacle, il y a aussi des moments où, vraiment, on fait le show, on a des dossards, des plumes, on chante, on danse, un peu comme au Lido. Lucille l’a déjà dit, effectivement nos personnages parlent de beaucoup de thèmes différents, on parle d’amour, de solitude, du temps, de la difficulté à être sur scène tous les soirs, on se chamaille, on se jalouse.

Lucille : En fait, il y a beaucoup d’amour entre ces trois filles et beaucoup aussi de rivalité. Ça dépend des personnages, il y en a un peu plus opportunistes que d’autres mais voilà, c’est la relation de ces trois filles qui est mise en avant.

Margaux : On l’a compris, c’est un spectacle qui est à la fois joué, chanté, dansé, c’est un spectacle musical. Sous une espèce d’apparente légèreté, où c’est hyper visuel et divertissant, il y a plein de thèmes qui sont abordés et qui sont hyper profonds, du rapport à l’image de soi, à la féminité, du rapport aux hommes, du rapport au métier d’artiste…C’est cette oscillation entre humour et poésie que je trouve super dans le spectacle, qui le rend hyper riche, hyper complet.

 

 

Vous évoquiez la différence entre chacun des personnages. Justement, un mot peut-être chacune sur votre personnage et sur ses principales caractéristiques ?

Lucille : Mon personnage est celui de Lou, je dirais, pour le coup, qu’elle est opportuniste, elle est émotionnellement très instable et je me positionne un petit peu comme la petite nouvelle du show, je suis la plus jeune des trois donc celle qui a encore des étoiles dans les yeux et qui n’hésite pas à marcher sur les deux autres pour arriver à ses fins.

Natalia : Je joue Lily, je dirais qu’elle est gentille, elle ne veut pas se fâcher, elle est contente d’être là, c’est une romantique, elle a beaucoup d’espoir, elle voit le bon côté des choses mais c’est vrai qu’il y a un moment dans le spectacle où elle va un peu montrer les crocs. Elle a quand même sa place, elle ne veut pas qu’on lui la pique, oui on retrouve de cela dans ce personnage.

Lucille : C’est peut-être la plus traditionnelle, des trois, du monde du spectacle. Quand on la voit dans la rue, c’est celle dont on se dit le plus « c’est une BlueBell girl ».

Margaux : Je suis la tôlière du spectacle, je suis celle qui est là et qui n’a pas d’âge, on ne sait plus depuis combien de temps elle est là. Est-ce qu’elle a 20 ans, 30 ans, 40 ans, on n’en sait rien. Mais, en tout cas, elle a la veille âme un peu fatiguée et blasée de ce monde d’apparence. C’est une féministe, elle, pour le coup, endurcie donc qui vit un peu un conflit interne d’être un objet de désir affiché, assumé mais, en même temps, avec des convictions de femme et politiques. Elle bassine les deux autres avec ça tout au long du spectacle, elle est le caractère un peu fort, tranchant, cassant. C’est Léa, quoi.

Lucille : C’est la petite maman du trio…

 

 

Quels principaux retours pouvez-vous avoir du public à l’issue du spectacle ?

Natalia : Une fois, je m’en souviens, il y a une dame qui est sortie en disant « ah, c’était génial, c’était jubilatoire ».

Lucille : En fait, on se change neuf fois sur scène et comme on fait découvrir les loges, on se change, du coup, devant le public. On nous parle ainsi beaucoup des costumes qui sont très variés, très beaux, très grandiloquents.

Natalia : On nous dit aussi que c’est très pétillant. Hier, on m’a dit que c’est comme un bonbon acidulé…C’est recherché !

Lucille : On nous dit aussi que nos voix se marient bien entre elles, que le travail des harmos et des chants est bien, qu’il est très agréable à écouter.

Margaux : Oui, on a de bons retours sur les chansons, les gens trouvent qu’elles sont bien, entrainantes.

Lucille : Les gens trouvent cela drôle, la plupart du temps ils nous remercient d’avoir passé un très bon moment.

Natalia : C’est vrai qu’ils rigolent beaucoup pendant le spectacle.

Lucille : C’est un moment plaisant, de détente, agréable pour le public.

Margaux : On m’a aussi parlé d’émotion, je pense que la couleur générale du spectacle est plutôt vive, plutôt enlevée mais qu’il y a des pointes d’émotion, de tendresse, de fragilité, ça peut aussi toucher le public.

Lucille : On nous a également dit que nos personnages collaient bien avec notre voix et notre physique à chacune, que l’on a été bien castées, que c’était logique.

Natalia : Et que l’on est très différentes, ce qui fait vraiment trois personnages différents sur scène.

Margaux : Le personnage et l’actrice se nourrisse l’un l’autre, Elsa fait beaucoup cela et je trouve que c’est hyper intelligent de s’inspirer aussi des acteurs que tu choisis et de leur énergie pour nourrir le rôle. Depuis que je suis sur ce spectacle, il a beaucoup évolué et à chaque fois dans le sens des comédiennes qui l’incarnaient.

 

 

Face à l’effervescence du Festival, où il faut faire sa place parmi les 1 600 spectacles que vous évoquiez, on image vos journées très riches et intenses ?

Lucille : Très intenses ! Il y a beaucoup de gens…

Margaux : On est dans le tambour d’une machine à laver pendant un mois…On ne se pose pas de question…

Natalia : On joue, on mange, on fait dodo,…On a des horaires rythmées et cadrées mais c’est pour notre bien !

Margaux : Il y a un petit côté athlète de haut niveau, un petit côté marathon, il faut assurer sur la durée. C’est un spectacle qui est physique, éprouvant pour le corps et pour la voix, on est dans des corsets, sur des talons, on chante, on joue. C’est un huis-clos d’une heure et 25 minutes et, en plus de cela, effectivement, il faut tracter, il faut faire connaitre le spectacle donc c’est intense, c’est vrai.

 

 

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite du Festival ?

Lucille : De continuer les salles complètes, des bonnes vibes de la part du public et des gens dehors, un tout petit peu moins de chaleur dehors, l’énergie et la santé.

Natalia : Que les gens parlent de nous, qu’il y ait un bon bouche à oreille, peut-être un peu de presse…

Margaux : Pourquoi pas une programmation parisienne à la rentrée…Ça serait une bonne chose à nous souhaiter.

Merci à toutes les trois pour vos réponses !

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Festival d'Avignon 2022 : Anaïs Raciti évoque le spectacle dans lequel elle joue chaque soir !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Anaïs,

Quelle joie d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Vous participez actuellement au Festival d’Avignon 2022, avec la pièce « Tabula Rasa », de Emilie Rasseneur. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que cela doit être pour vous ?

C’est un peu le QG des artistes comme j’aime l’appeler. C’est LE rendez-vous de tous les comédiens et de tous les artistes. Evidemment, c’est une chance, je suis trop contente d’être là, c’est un pur bonheur, on s’éclate, c’est une aventure d’un mois. C’est un rythme intense, on est à fond dans l’action et ce n’est que du plaisir. C’est une toute première pour moi. Depuis le temps que j’en entendais parler, là, on a l’occasion d’être programmés et ça se passe trop bien.

Avec vos mots, comment présenter ce spectacle ?

« Tabula Rasa » veut dire « table rase ». « Supposons donc qu’au commencement l’âme est ce que l’on appelle une Table Rase, vide de tout caractère, sans aucune idée, quelle qu’elle soit. Comment vient-elle à recevoir des idées ? Je réponds en un mot, de l’Expérience » John Locke. « Tabula Rasa » est un spectacle très visuel qui mêle théâtre, danse, chant… Nous assistons à la naissance des sept péchés capitaux, qui nous confrontent à nos différentes manières de fonctionner et de réagir face au monde. Avec un regard amusé, ce spectacle met en avant nos schémas bien souvent répétitifs et conditionnés. Il cherche à questionner la notion de libre arbitre et à révéler certains rapports de forces pour permettre à chacun de se libérer d’une identité sociale endossée. Il propose alors, humblement et avec le sourire, de faire table rase et d’aller vers un monde où chaque différence est une force et où le collectif en est d’autant plus une.

 

 

Quels principaux retours pouvez-vous avoir du public ?

Ce qui est génial, c’est que l’on peut partager, on va tous boire un verre après parce que le théâtre permet cela. Globalement, les gens sont vraiment très très contents, ils ressortent avec la banane. Cela touche tout le monde, ça résonne en chacun, on peut tous se retrouver dans les sept péchés. Donc les gens nous parlent aussi de leur bouleversement. Il y a des moments qui touchent plus que d’autres et, généralement, les retours que l’on a sont « j’ai rigolé, j’ai pleuré, j’ai passé un super bon moment et on est avec vous, vous êtes généreux, vous y allez à fond et ça nous touche beaucoup ». Donc c’est top !

Au moment de vous approprier le rôle, avez-vous eu des sources d’inspiration particulières ?

Pour la construction et l’incarnation de ces personnages, Emilie nous a fait traverser des exercices d’improvisation avec beaucoup d’interactions avec les autres péchés, afin de nourrir notre propre jeu. Nous avons cherché les définitions des péchés, le chemin émotionnel à parcourir. En tant que personnes et comédiens, nous sommes allés puiser en nous un imaginaire fait de nos émotions, nos expériences et notre sincérité. De ce fait, nous avons construit un passif à nos péchés, une histoire, une pensée. Chaque soir émergent de nouvelles choses dans la spontanéité de notre énergie collective.

 

 

L’effervescence du festival est telle qu’il faut savoir se démarquer parmi les 1 600 spectacles proposés. On imagine vos journées très riches et très chargées ?

Totalement ! Le matin, on part en parade de 11h à 14h. Avec notre groupe, on a organisé un petit show, si je peux appeler cela comme ça. En fait, on marche et, au lieu de juste donner des flyers, on a fait une petite choré. On discute ensuite beaucoup avec les gens, pour nous le contact est quelque chose de très important. Donner des flyers pour donner des flyers ne nous intéresse pas, c’est vraiment le partage, on discute de la pièce et on répond aux éventuelles questions des gens. Cela dure jusqu’à 14h, avant ensuite d’aller manger. Si on a le temps de faire une sieste, c’est super puis on se rejoint tous pour un échauffement collectif, avant d’aller au théâtre. Sur place, il faut notamment préparer le plateau et tous ses objets. On prend 10 minutes pour se donner la force tous ensemble et, hop, on part derrière les rideaux et c’est parti !

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite de ce festival ?

On peut vraiment souhaiter au groupe la montée de ce spectacle et son explosion ! On espère que tous les spectateurs seront contents, on aimerait être tous portés pour que ce spectacle puisse connaitre la réussite qu’il mérite.

Merci, Anaïs, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

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Festival d'Avignon 2022 : Caroline Montier évoque ses deux actualités !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Caroline,

Quelle joie de vous retrouver pour cette nouvelle interview !

Vous participez actuellement au Festival 2022 d’Avignon, avec une double actualité. On imagine sans doute, à titre personnel, le plaisir et la joie que ce doit être pour vous ?

Oh oui ! Participer au Festival d’Avignon, c’est vrai que c’est très particulier, c’est une espèce de grand marché. C’est une effervescence, c’est une émulation, avec tous ces comédiens, musiciens, artistes, qui sont dans la rue à défendre leur projet, à accrocher des affiches partout. D’un point de vue professionnel, c’est le moment d’aller chercher les programmateurs pour avoir une chance de vendre son spectacle et, ensuite, de faire des tournées.

 

 

Vous proposez deux spectacles, en fin de journée. Comment les présenter ?

L’un, c’est vraiment mon projet personnel, « Juliette Gréco, la femme », c’est un peu dans la suite du spectacle précédent que j’avais fait sur Barbara, où j’avais un solo piano voix pour un tour de chant. J’ai eu envie de rendre hommage à une autre grande dame de la chanson française, qui est morte il y a deux ans. C’est une idée que j’avais eue alors qu’elle était encore en vie. Malheureusement, je n’ai pas eu le temps de la rencontrer entre le moment où j’ai eu envie de faire ce projet et puis sa réalisation. Cette fois-ci, je me suis entourée d’un contre bassiste et je refais un récital avec son répertoire, qui est absolument formidable et truffé de petites poésies de la seconde moitié du XXè siècle. Certaines que l’on connait beaucoup et d’autres, souvent méconnues, que j’ai été dénicher et qui méritent d’être réentendues.

 

 

L’autre, « Salvador et Monsieur Henri » est le projet d’une amie, Anne Cadilhac, qui m’a demandé de venir faire une alternance, sur son spectacle qu’elle avait déjà créé à Paris. Pour moi, c’est un plaisir de travailler avec Anne parce que c’est une amie. Le répertoire est très varié, c’est une performance parce que, vocalement, ça couvre de Salvador le crooner à Salvador le clown, ou inversement. C’est quelqu’un qui a fait une très longue carrière, très éclectique. Donc il y a de quoi se faire plaisir musicalement, à plein de niveaux différents.

 

 

Quels sont les principaux retours que vous avez pu avoir du public ?

Comme je cours d’un théâtre à l’autre, je n’ai pas les gens directement pour le spectacle sur Salvador. Ce sont des spectacles très très différents mais je pourrais parler davantage de Gréco, le retour est positif, les gens aiment cette poésie, ce récital intimiste, comme l’était précédemment celui sur Barbara. Certains me connaissaient déjà, viennent et ne sont pas déçus. Les autres découvrent ou redécouvrent des textes qui sont absolument formidables. C’est vraiment mon propos, de faire entendre des textes, plus qu’un hommage véritablement à une artiste. Je suis chanteuse et pianiste avant tout, j’ai envie de faire un tour de chant, quelque chose de musical. Mes compagnons sont absolument formidables et l’intérêt est vraiment de proposer une heure de musique, qui soit la plus belle possible, avec des arrangements les plus personnels possibles. C’est vraiment poétique, où l’intérêt est d’écouter des mots, des grands poètes et des grands auteurs de la chanson française.

 

 

Comparativement à l’effervescence du festival, on peut penser vos journées particulièrement intenses …

Particulièrement intenses, particulièrement longues et fatigantes aussi mais on sait ce que c’est, on s’y attend, on s’y prépare, c’est un marathon, on se lève le matin, on va tracter, on va afficher, on doit vraiment drainer le public qui va venir vous écouter le soir…parce qu’il y a 1600 spectacles et une concurrence dingue. En même temps, il faut être en forme entre 21h et 23h 30…Donc c’est quand même engageant. Mais, voilà, on se reposera au mois d’aout.

 

 

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite du festival ?

Que le bouche à oreille se fasse, que les spectacles vivent de par leur qualité. Ce qui est difficile ici, c’est que les gens vont souvent voir les pièces à succès. Le succès attire le succès, l’intimité attire l’intimité. C’est dès fois difficile de remplir les salles. Les gens se risquent moins, la plupart du temps, à aller voir des choses moins connues. Souvent, ils font leur choix à l’avance et c’est vraiment une particularité qui vient d’internet, se laissant moins séduire par l’artiste qui va vraiment leur faire l’article sur leur spectacle en tractage. C’est ça le charme d’Avignon, d’aller chercher les gens, de les convaincre de venir vous voir sur scène. Du coup, il n’y en a pas forcément pour tout le monde, c’est difficile pour ceux qui ont des spectacles en horaires tardifs. Mais on ne perd pas espoir, il y a un public pour le spectacle du soir et pour le spectacle musical, il faut aller le chercher, avec force et conviction.

Merci, Caroline, pour toutes vos réponses !

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Festival d'Avignon 2022 : Marie Clotilde Ramos Ibanez nous parle de sa pièce, Les sphères ennemies 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Marie Clotilde,

Quelle joie de vous retrouver pour cette nouvelle interview.

Vous participez actuellement au Festival 2022 d’Avignon, avec la pièce « Les sphères ennemies 2 : Mary-Jane ». On imagine, à titre personnel, sans doute le plaisir et la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, je suis excitée mais, en même temps, au début j’étais un peu stressée parce que c’est mon premier Avignon. Comme vous le savez, je suis plus télé que théâtre mais j’avais envie de revenir sur les planches et le meilleur moyen pour cela est d’être baignée dans Avignon. Je vous avoue que je ne m’étais pas préparée au flying mais ça y est, c’est bon, je suis à fondJ. Poser des affiches à l’arrache, j’adore çaJ, souvent d’ailleurs dans les toilettes des restaurantsJ. Si vous allez dans les toilettes des restaurants d’Avignon, vous avez pas mal d’affiches des « Sphères ennemies » 1 et 2J. Oui, c’est génial, c’est cool, c’est chaud, il fait très chaud, il y a les cigales et on kiffe, ce n’est que du bonheur !

Pour en revenir plus en détails au spectacle en lui-même, comment le présenteriez-vous ?

Quand je donne le flyer, je demande aux gens s’ils veulent savoir, au travers de notre spectacle, ce qui se passe dans la tête d’une fille quand elle tombe amoureuse. Dans la pièce, il y a l’hémisphère droit et l’hémisphère gauche qui s’engueulent un peu, ils ne sont pas d’accord. L’hémisphère droit, Mary, que j’interprète, est beaucoup plus solaire, elle croit au prince charmant, elle dort avec un doudou. L’hémisphère gauche, Jane, est beaucoup plus carriériste, à se dire qu’elle ne veut pas d’enfant, qu’elle veut une bonne carrière, qu’elle s’en fout du mariage. Mais, après, par moment, elles se rejoignent : Jane, quelques fois, a quand même envie d’amour et Marie se dit que c’est bien quand même de travailler pour gagner sa vie. En fait, on incarne sur scène toutes nos petites voix que l’on a dans nos têtes de femmes ou d’hommes, où l’on passe d’une émotion à une autre.

 

 

Ce spectacle a l’originalité d’être joué un soir sur deux, en l’occurrence les jours pairs, laissant la place, en alternance, à la version « masculine ». Les deux spectacles étant bien sûr indépendants mais, lorsque l’on en a vu un, on a souvent envie de découvrir l’autre…

Oui, les deux pièces sont indépendantes ! Mais on y parle d’une rencontre amoureuse dans les deux cas…On peut voir la 1 sans la 2 et inversement, mais on peut aussi voir la 2 après la 1 ou la 1 après la 2. Tout est lié…c’est l’amoureuse de l’un et l’amoureux de l’autreJ.

Au moment de vous approprier votre rôle, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

J’ai pensé beaucoup, pour mon personnage, aux princesses de Walt Disney. Notamment « Rebelle », qui est rousse comme moi, qui a ses deux hémisphères en elle, elle a ce côté princesse mais qui se rebelle. Ou sinon parfois à « La belle au bois dormant ». Après, je m’inspire aussi de ma petite âme d’enfance, qui reste en moi. Je suis beaucoup plus enfant dans ce personnage de Mary que je ne le suis avec Sofia dans « Un Si Grand Soleil ».

 

 

Quels sont les principaux retours que vous pouvez avoir du public ?

Les gens sont émus, ont ri. En plus, on a fait des modifications qui plaisent. On parle d’un sujet de fond, je ne peux pas en dire plus…en 2022, la femme a beaucoup évolué, du coup la pièce touchent beaucoup les filles. Les retours sont plutôt positifs et les gens nous disent qu’ils ont envie d’aller voir côté garçon ce qu’il se passe.

Vous évoquiez votre envie de revenir sur les planches, vous êtes gâtée avec un tel projet…

Ah oui ! Je suis super contente. En plus, c’est Justine, qui joue le personnage de Jane, qui m’a contactée sur Instagram parce qu’elle cherchait le personnage de Mary. Elle me demandait si je n’avais pas des copines intéressées…Je lui ai dit que je voulais bien lire, moi aussi, la pièce…Ce que j’ai fait…et je lui ai alors dit que j’étais partante. Pour l’anecdote, il faut savoir que j’avais rencontré Justine aux cours Florent donc tout est lié ! On se retrouve quelques années plus tard, je suis trop contente !

 

 

Face à l’effervescence du festival, où il faut savoir se distinguer parmi les 1 600 spectacles, on peut penser vos journées très intenses et très chargées ?

Par exemple, aujourd’hui je joue à 21h 15, je me suis levée à 9h – ce qui n’est pas trop tôt-, sachant que je me suis couchée hier à 1 h. Je suis allée flyer, mettre des affiches et parler aux gens. Ce qui est drôle, c’est qu’avec ma toute petite notoriété de « Un Si Grand Soleil », je croise des fans qui me disent « oh mais vous êtes à Avignon, c’est génial, je vais venir vous voir ». C’est trop cool ! Et puis souvent les gens sont quand même très touchés, c’est un spectacle d’humour, sympa, drôle, ce n’est pas « boring ». 21h 15 est un bon horaire, il fait moins chaud. En plus, on a l’air climatisé dans la salle. Donc les gens sont souvent tentés, après avoir diné, de venir voir une petite pièce sympa.  

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite de ce festival ?

Du public, du public, du public ! Plein de gens ! Du bonheur, de l’amour !

Merci, Marie-Clotilde, pour toutes vos réponses !

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