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Alice Carel, comédienne de talent, nous dévoile la pièce "Avanti !" qu'elle interprète actuellement !

Publié le par Julian STOCKY

Alice Carel, comédienne de talent, nous dévoile la pièce "Avanti !" qu'elle interprète actuellement !

Bonjour Alice,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

1/ Vous êtes actuellement sur scène, au théâtre des Bouffes Parisiens, de la pièce «Avanti!» aux côtés notamment de Francis Huster et d’Ingrid Chauvin. Quelles en sont la thématique et l’histoire ?

C’est une histoire d’amour, pleine de quiproquos. La pièce est une vraie comédie romantique où deux milieux sociaux se rencontrent. Ils ne sont pas du tout faits l’un pour l’autre mais ils se découvrent et se révèlent.

Citons la distribution complète : Ingrid Chauvin, Francis Huster, Thierry Lopez, Romain Emon et Toni Librizzi.

2/ Vous y interprétez le personnage de Diane. Comment la décririez-vous ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Diane est la femme de Georges, interprété par Francis Huster. Elle est très riche et je crois que c’est elle qui a fait en sorte que son mari génère une certaine aisance financière. Elle ressemble, pour moi, à Hilary Clinton.

Elle est une femme de pouvoir et je me suis beaucoup inspiré, pour l’interprétation, de la série américaine « House of cards ». Elle aime l’action et est souvent exaspérée des choses qui ne vont pas assez vite à son goût. Notamment du manque de réactivité de son mari. Pour autant, c’est un couple qui s’aime depuis des années.

3/ Le succès de la pièce se confirme après chaque représentation. Aussi, quelles en sont ses principales clés artistiques ?

La fraicheur de la pièce ! Cette dernière fait du bien, les spectateurs repartent toujours avec le sourire. Nombreux sont d’ailleurs ceux qui nous attendent à l’issue de la représentation pour nous le dire.

C’est une histoire d’amour, une thématique qui plait et dont nous avons, je pense, tous besoin en ce moment. En plus, l’équipe s’entend très bien, le public ressent cette osmose et le plaisir que nous avons à être ensemble.

4/ La pièce est programmée jusque début janvier. Aimeriez-vous prolonger cette belle aventure, que ce soit à Paris ou en province ?

Une grosse tournée est déjà prévue, à partir de janvier 2017 jusqu’au mois de mai de la même année. 50 dates sont déjà programmées pour le moment et d’autres sont espérées.

Les représentations parisiennes, quant à elles, s’arrêtent dans quelques semaines car deux des comédiens partent sur d’autres aventures artistiques.

5/ Revenons sur ces derniers instants avant de rentrer sur scène, lorsque le rideau est encore fermé mais que vous entendez déjà le bruit de la salle. Quel sentiment prédomine alors en vous ?

Je suis une grande traqueuse ! J’ai donc très peur, notamment lors des premières représentations et tremble beaucoup. Une fois le spectacle démarré, ce sentiment disparait, comme par magie.

Même si, avec l’expérience et le recul, le trac est de moins en moins prononcé, même avant une première.

J’adore d’ailleurs venir écouter le public. Lorsque ce dernier s’exprime et rit, que la salle est heureuse, l’on sait alors que la représentation sera fluide. A l’inverse, il arrive que les spectateurs se contentent de chuchoter et que la salle soit très respectueuse. Nous imaginons alors qu’il faudra fournir davantage d’efforts pour emporter les gens avec nous.

6/ Nous l’avons dit, le casting de la pièce est très plaisant. Quels sentiments avez-vous d’en faire partie ?

Nous sommes tous très joyeux d’avoir la chance de travailler ensemble. Nous venons chacun d’horizons très différents. Personnellement, je n’ai fait que peu de théâtre privé et il s’agit même de ma première comédie.

Nous nous entendons vraiment très bien et, pour certains, il s’agit de retrouvailles après plusieurs années. Le metteur en scène Steve Suissa avait produit une long métrage en 2003 où j’avais le rôle principal : « Comme si de rien n’était » réalisé par Pierre Olivier Mornas. Et avec Francis j’ai déjà joué dans « LE Journal d’Anne Frank », j’étais sa secrétaire . Et il m’a mis en scène dans le rôle titre de Lorrenzaccio de Musset !

7/ Qu’aimeriez-vous dire, en conclusion, pour inciter pleinement les spectateurs à venir voir la pièce ?

Venez nous voir, vous serez très étonnés et passerez un agréable moment. C’est une histoire qui vous fera du bien, elle est pleine de fraicheur et vous passerez 1h30 sous le soleil de l’Italie. Vous repartirez avec le sourire et l’envie d’aimer !

Merci Alice pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Théâtre

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Alexandra Campanacci, comédienne de talent, nous dévoile son actualité ainsi que ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Alexandra Campanacci, comédienne de talent, nous dévoile son actualité ainsi que ses projets artistiques !

Bonjour Alexandra,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, au travers notamment de la comédie et du mannequinat. D’où vous vient cette passion pour l’art ? Qu’est-ce qui vous y plait tant ?

Depuis toute petite, j’aime jouer la comédie, avec mes proches. Adolescente, lorsque je regardais la télévision, je refaisais déjà les répliques.

Pour autant, j’ai développé ma formation il y a peu de temps seulement. Je fais du mannequinat depuis cinq ans et de la comédie ainsi que du théâtre depuis simplement une année. Je n’avais pas osé franchir le cap précédemment mais, à force de lui parler tout le temps de cela, mon compagnon Nathan Dellemme (www.nathan.book.fr) a décidé de nous inscrire à des cours de théâtre pour développer ma passion.

2/ Quelles complémentarités y retrouvez-vous ?

Ces deux exercices sont effectivement complémentaires, notamment parce qu’il y est nécessaire d’adopter une attitude. Que ce soit face à un objectif ou une caméra.

Mon expérience dans le mannequinat m’a aussi aidé pour mes débuts en comédie, car cela m’a apporté de la confiance. J’ai été, du coup, plus à l’aise sur les plateaux de tournage.

3/ De nombreux clichés sympathiques vous concernant sont visibles sur la toile. D’après vous, comment réussir une photo ?

La réussite d’un cliché n’est pas liée à la beauté du modèle, mais à l’attitude de ce dernier. A titre personnel, j’essaie de ne pas y penser, pour rester la plus naturelle possible.

4/ Le rythme sur le plateau de tournage est généralement soutenu. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail en amont pour être efficace face au réalisateur ?

Je commence par apprendre mon texte sur le bout des doigts puis je le révise dans différentes situations. Par exemple lorsque je fais la vaisselle.

Par la suite, mon ami, étant comédien, me donne la réplique et je me filme. Pour pouvoir, en regardant le rendu, affiner ma préparation.

J’imagine aussi plusieurs scénarii et je réfléchis aux différentes façons d’aborder le texte pour m’adapter, en plateau, aux demandes du réalisateur. Cela me permet aussi de lui faire des propositions, si le temps le permet.

5/ Vous interprétez actuellement le rôle de Vronz, dans la web-série « B2i ». Quelle histoire y est racontée et quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ?

C’est une série où les intrigues sont principalement axées directement sur les personnages. Autours de thèmes comme la famille ou bien encore l’amour.

Le lieutenant Vronz, que j’interprète, est découvert, dans les trois premiers épisodes, dans son environnement de travail. Mais, prochainement, sa vie personnelle sera davantage développée.

Le programme est visible sur Youtube, sur les réseaux sociaux ainsi que le site internet de la B2i http://www.b2iwebserie.com.

Les trois premiers épisodes ont été autofinancés. Nous recherchons actuellement un producteur pour nous accompagner. A terme, nous sérions très heureux d’être diffusés en télévision.

6/ Plaire aux internautes sur des formats aussi courts n’est pas toujours évident. Aussi, quelles sont, selon vous, les principales clés artistiques du succès de ce programme ?

Le programme, d’une fréquence hebdomadaire, dure 10 minutes environ. Il est donc possible de le regarder facilement, dans n’importe quel endroit.

Ce sont des histoires du quotidien, qui parlent à tous et qui aident à réfléchir sur soi-même. La fin de chaque épisode laisse planer un doute qui vous donnera certainement l’envie de découvrir la suite de l’aventure.

7/ De façon plus générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques actuels ?

J’aimerais tourner davantage dans des séries tv et dans des longs métrages pour le cinéma, afin de m’impliquer dans l’interprétation plus approfondie d’un rôle. D’ailleurs, mon frère, Guillaume Campanacci, qui est acteur et réalisateur à Hollywood (www.guillaumecampanacci.com) m’a casté pour ses deuxième et troisième longs-métrages qu’il réalisera cet été avec sa coréalisatrice Vedrana Egon.

Je continue à passer des castings pour augmenter ma visibilité et je profite de mes venues sur Paris pour rencontrer des agences de publicité afin de trouver des opportunités.

Par ailleurs, je suis à la recherche d’un agent, ce qui est tout de même gage de crédibilité dans le milieu.

8/ Pour conclure, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à s’intéresser à l’art, au sens général du terme ?

Cela vous permettra de découvrir de nouveaux univers, qui sortent du quotidien. Vous passerez aussi de bons moments de détente, sans prise de tête.

Ce fut un plaisir, Alexandra, d’effectuer cette interview en votre compagnie !

Publié dans Télévision

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Romain Duquesne met en avant son actualité et ses nombreux projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Romain Duquesne met en avant son actualité et ses nombreux projets artistiques !

Bonjour Romain,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Votre parcours met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, au travers notamment du théâtre, de la publicité et de la télévision. D’où vous vient cette passion ?

J’ai été amené au théâtre par l’université, ayant commencé par un Master II en art du spectacle. Au départ, je ne voulais pas jouer, je souhaitais enseigner. Mais le lien a été vite fait car la théorie est certes quelque chose d’extraordinaire mais la pratique l’est au moins autant. Les deux s’accumulent et le plaisir en devient encore plus grand.

Je fais aussi de la mise en scène avec ma compagnie. La cie du 7ème Etage Dans ce cadre, deux spectacles ont déjà vu le jour et un troisième est en préparation. Nous serons sur scène, en mai prochain, à Bruxelles (au théâtre des Riches Claires) avec Septième étage, le spectacle, qui a déjà pas mal tourné et notamment à l’international.

En parallèle, j’ai souvent l’opportunité de faire du théâtre avec d’autres Cies, comme ce fut le cas dernièrement avec le personnage de D’Artagnan, dans un spectacle parrainé par Stéphane Bern (le dernier bal de la reine de France). Cette pièce était une première en France, avec quinze comédiens qui jouaient en simultané dans la totalité d’un château. Les spectateurs, habillés et costumés intégralement, étaient immergés au coeur de l’intrigue.

J’ai commencé à faire de la télévision bien après mes débuts au théâtre car, avec le temps et l’expérience, je me suis aperçu qu’il était important d’avoir plusieurs casquettes.

Enfin, je constitue actuellement une bande démo vocale en lien avec mon cursus lyrique et j’espère pouvoir intégrer une comédie musicale. C’est donc un métier très riche et diversifié !

2/ En avril prochain, la compagnie du 7è étage proposera, au théâtre La Loge, la pièce «Carter est un porc», une farce contemporaine dont vous êtes l’auteur. Pouvez-vous nous en dire davantage sur ce beau projet ?

J’ai fait, il y a trois ans, une capsule de ce projet, un format court d’environ trente minutes dans le cadre d’un festival parisien (Les mises en capsules). Nous avions beaucoup rigolé et les retours étaient plutôt positifs.

L’histoire? C’est un petit garçon rouquin et obèse dont les parents vont lui apprendre ses véritables origines. En l’occurence, l’union de la plus grosse de leurs truies du temps où ils étaient fermier en Bretagne et d’un clochard roux vif vagabond. Le tout est encastré dans une trame judéo-chrétienne un peu folle. Je le répète, c’est une farce.

Nous nous réunissons tous dans la joie et la bonne humeur pour nous moquer d’un individu qui est vraiment clownesque et absurde. En soit ce n’est pas sympathique, mais les ressorts comiques viennent interrompre le flux tragique de l’histoire. C’est ça la définition de la farce. On vient se moquer de pauvres bougres, et on adore ça.

Je suis très fier de l’équipe et du projet. C’est un véritable ovni. Je me suis inspiré de «South Park», mais l’univers est plus franchouillard.

3/ De façon plus générale, quels sont vos autres projets et envies artistiques du moment ?

Comme je vous le disais, je suis en train de m’intéresser un peu plus au chant. J’ai, dans ce cadre, déjà effectué trois années de formation. J’ai l’envie d’accentuer ce trait pour être en mesure d’être force de proposition. Je pourrai sans doute m’appuyer sur quelques amies chanteuses qui me conseilleront.

J’ai aussi l’envie de passer un Doctorat d’artiste, qui a trois ans d’ancienneté, via le Conservatoire National d’Art Dramatique de la ville de Paris, pour travailler sur les nouvelles écritures et l’improvisation. J’apprécie tout particulièrement ce dernier exercice, que j’ai connu au travers des deux premiers spectacles de ma compagnie, construits sur cette base.

Un éventuel futur nouveau projet est en réflexion actuellement. Nous essayons aussi d’installer, avec la compagnie, des ateliers pédagogiques dans la région dans laquelle nous sommes implantés, près de Poitiers.

Sans oublier quelques dates en province à venir avec le personnage de Lancelot (Lancelot, le chavalier de Merlin), mais ça c’est autre chose, ça ne concerne pas directement ma Cie.

4/ Revenons sur ces derniers instants avant de monter sur scène, lorsque le rideau est encore fermé mais que vous entendez déjà le bruit de la salle. Quel est alors, à titre personnel, le sentiment qui prédomine en vous ? L’excitation et la joie de retrouver le public pour une nouvelle représentation ? Ou l’angoisse et le stress d’avant spectacle ?

La réponse ne peut être générale. Je me suis déjà surpris à rentrer sur scène en n’ayant aucun trac. A l’inverse, existent des spectacles générant de l’inquiétude en amont car ils demandent des choses tellement précises ne permettant pas l’erreur, qu’ils impliquent une concentration extrême.

Ajoutons que les petits rôles sont encore plus difficiles à gérer car il faut être présent et efficace au bon moment. L’on n’a pas le temps de rattraper un éventuel problème.

L’excitation, la peur et la joie sont autant de sentiments qui, forcément, se mêlent. Mais quoiqu’il arrive, un comédien, une fois sur scène, se doit d’être constant dans sa rigueur.

5/ Sur les plateaux de tournage, les rythmes sont généralement très soutenus. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail en amont pour ensuite être efficace face au réalisateur ?

Il existe différents types de réalisateurs, de ceux qui aiguillent les artistes à ceux qui ne leur disent absolument rien. Un réalisateur, n’est pas nécessairement quelqu’un qui connait la méthodologie de l’acteur; et déjà il faudrait pouvoir la définir simplement pour en parler ainsi.

Certaines séries permettent de travailler le background d’un personnage, lui donnant une origine, un statut et une personnalité. Consciemment ou non, le comédien s’approprie alors le rôle, employant le « je » plutôt que le « il ».

Pour d’autres, à l’inverse, il est alors important d’être capable de s’accommoder des conditions et du rythme. La maitrise du texte est essentielle à cela.

6/ Pour conclure, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs de cet entretien pour les inciter à continuer de s’intéresser à l’art ?

Personne n’est insensible à l’art, nous sommes tous happés à un moment donné. Il suffit de s’arrêter un peu pour trouver autours de soi du beau ou du moins beau, et y découvrir un intérêt.

L’art donne des points de vue, pas des réponses. Avoir des multitudes de points de vue permet ensuite de faire la part des choses. Pour avoir une dialectique entre ce qui est bien et ce qui ne l’est pas.

Un véritable artiste rend simple d’exécution les choses lointaines difficiles à appliquer. C’est beau à voir !

Ce fut un plaisir, Romain, d’effectuer cette interview en votre compagnie !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Audrey Sourdive, comédienne de talent, nous dévoile son actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

Audrey Sourdive, comédienne de talent, nous dévoile son actualité artistique !

Bonjour Audrey,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions pour le blog !

Très heureuse d'être là !

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche, au théâtre du Nord-Ouest, de la pièce « Andromaque » où vous y interprétez le rôle d’Hermione. Pour commencer, pour ceux qui ne les connaîtraient pas encore, pourriez-vous nous présenter l’histoire ainsi que les principales caractéristiques de votre personnage ?

Après la guerre de Troie, Andromaque et son fils ont été capturés et attribués comme trophés de guerre à l'un des rois et guerriers les plus puissants de Grèce : Pyrrhus. Celui-ci est supposé épouser Hermione, princesse Spartiate, alliance très importante sur le plan politique. Quand la pièce commence, cela fait un an qu'il repousse le mariage, quitte puis reprend Hermione sans arrêt, au grand désespoir de celle-ci, car celle qu'il désire en réalité, c'est son esclave Andromaque qui le rejette. Il menace son fils en vain pour tenter de la faire céder à ses avances. Dans cette situation très tendue arrive Oreste, ancien amant d'Hermione, qu'il aime encore comme un fou, mais qu'elle n'aime pas. Ce quatuor amoureux va passer par tous les stades de la passion, du désespoir, de la violence, pour finalement aller jusqu'au meurtre et au suicide. Malgré un langage très beau en Alexandrins, c'est une pièce viscérale, de passion, et à mon sens intemporelle.

J'interprète le rôle d'Hermione. C'est un personnage que j'avais toujours rêvé de jouer : elle est mythique dans le répertoire ! Une femme forte de la dimension d'une Lady Macbeth. Hermione est une jeune princesse très marquée par sa filiation (sa mère était la plus belle femme du monde : Hélène, pour qui son pays s'est battu pendant des années, la fameuse guerre de Troie.... pas simple d'être à la hauteur de ce modèle). L'honneur, la gloire, la renommée sont des notions très concrètes pour elle. Elle est constamment rejetée par Pyrrhus, et ça la blesse d'autant plus qu'elle l'aime profondément, c'est une blessure profonde et répétée, qu'elle subit avec honte depuis des mois. C'est donc une femme amoureuse, déchirée... mais cela ne se traduit pas par une attitude de tristesse désespérée et passive. Elle a un tempérament de feu. Quand elle est blessée elle attaque. C'est une égoïste, dans la pièce elle est très souvent manipulatrice, violente, méprisante... En gros une femme toxique ! Fascinante et dangereuse. Particulièrement pour Oreste dont elle se sert sans vergogne pour parvenir à ses fins et assouvir sa vengeance. Elle se sert de lui, comme Pyrrhus se sert d'elle. Au final, je la trouve très touchante dans sa folie... et humaine en fait. Mais quand on joue un personnage, on ne peut que l'aimer et le comprendre, sinon l'excuser. Dans le cas contraire on finirait par jouer une caricature de méchante, sans profondeur.

2/ Jouer une pièce historique aussi noble implique-t-elle une adaptation artistique particulière, comparativement à des œuvres plus contemporaines ?

Bien sur pour un spectateur non averti, le pitch de la pièce peut sembler un peu ardu, et moins accessible que « Deux hommes tout nus », c'est clair ! Particulièrement dans sa forme. Avec les alexandrins, on n’a pas le choix, il faut faire un vrai travail d'incarnation et de sincérité pour ne pas rendre les personnages ampoulés et... chiants quoi. Après on a de la chance avec ce classique là: Andromaque est à mon sens beaucoup plus « parlant » pour un spectateur d'aujourd'hui que beaucoup d'autres pièces de Racine parce que je texte est très vivant et clair dans le sens. Cette pièce en particulier n'est pas que noble : elle frémit, elle brule de pulsions, de frustrations... elle est folle, trash et grandiose à la fois.

Après il y a mille façons de jouer Andromaque, et rien qu'en cherchant sur internet vous pouvez trouver une flopée de vidéos, souvent assez atroces (je trouve;-) ) et très différentes de plusieurs mises en scène de la pièce. Chaque metteur en scène a son avis la dessus, et souvent même chaque spectateur attend quelque chose de particulier quand il vient voir un « classique » comme Andromaque.

Ici Patrice Lecadre a voulu travailler la pièce dans un sens très particulier : faire vivre sur scène la vérité des personnages, le désir, la violence, la passion, dans une incarnation très naturelle à l'opposé des déclamations classiques. On fait vivre le texte de façon la plus naturelle possible. En cela la mise en scène est très moderne. Mais Patrice a aussi voulu garder la dimension de la tragédie. On est pas dans une vision ultra contemporaine de la pièce, ou le texte serait dit de façon neutre. On reste dans une tragédie et on l'assume ; les sentiments sont fous, extrêmes ? Nous les vivons avec toute leur intensité sur la scène. Parce qu'on veut être vrais.

3/ Récemment, la distribution a évolué au travers de l’intégration de Fabien Floris pour reprendre le rôle de Pyrrhus. Cela vous impose-t-il une évolution dans votre jeu et votre interprétation ? De même, quelle valeur ajoutée cela apporte-t-il à la pièce ?

Alors sur ce point je suis partiale : Fabien Floris est mon compagnon dans la vie ! Son arrivée dans la troupe s'est fait dans des circonstances assez folles : le comédien qui incarnait précédemment Pyrrhus a quitté le spectacle de façon plutôt inattendue, et il a fallu le remplacer en trois semaines. Fabien a du apprendre le texte en un temps record. Patrice a eut confiance en lui et ils ont beaucoup aimé travailler ensemble même s'il n'y a eu que très peu de répétitions. C'était un pari fou, sans filet. Je trouve incroyable qu'il ait réussi à se glisser aussi brillamment dans la peau de Pyrrhus dans ces circonstances ! Et c'est un vrai plaisir de partager la scène avec lui, même si nous n'avons qu'une seule scène ensemble dans la pièce. Nous avions déjà joué ensemble dans de nombreux spectacles (c'est d'ailleurs comme ça qu'on s'est connus... il jouait mon frère:-) ! ), et on a une super complicité en jeu, alors c'est juste du plaisir en barres pour nous, même de s'échanger toutes ces horreurs et ce désespoir. Non, non, on n’est pas masos-;-)

Ce changement de partenaire nous a tous donné l'occasion d'être de nouveau surpris : avec un bouleversement pareil, on est loin de la routine. De toute façon le théâtre est un art vivant, et chaque représentation est différente de la précédente, mais là, c'était un concentré d'instantané. On a tous redécouvert le Personnage de Pyrrhus et le texte autrement, et je pense que ça nous a permis d'aller encore plus loin dans nos personnages. De nous « renouveler » même si ce n'est pas vraiment le bon mot. En tout cas pour moi c'est un vrai plus, et je trouve que ma scène avec Pyrrhus a vraiment pris de l'ampleur.

4/ L’interprétation faite met en avant des choix forts, notamment au travers de la nudité ponctuelle de certains personnages. Comment vous sentez-vous dans pareille situation ? Le jeu prend-il alors facilement le dessus face à cet état corporel singulier pour une représentation théâtrale ?

Je ne suis pas fan de la nudité au théâtre quand elle est gratuite. Mais justement ici je trouve qu'elle ne l'est pas. Patrice m'avait parlé d'emblée de cet aspect quand il m'a proposé le rôle, et dans sa vision des personnages ça m'a immédiatement parlé. Elle est je trouve d'autant moins gratuite qu'elle est mise en lumière de façon magnifique. Les corps sont sublimés, on dirait des tableaux. On est loin d'une nudité crue et voyeuriste.

Après bien sur, j'ai ressenti une certaine appréhension au tout début des répétitions, le temps de créer une complicité avec mon partenaire, de dépasser ma pudeur et mes complexes. Mais très rapidement, la situation était tellement forte, c'était tellement logique dans le personnage, que j'en ai fait totalement abstraction (en tant que comédienne), et que c'est même devenu nécessaire à mon personnages. J'en ai pris encore vraiment conscience un jour où mon bras s'est coincé dans ma robe : impossible d'enlever le haut... eh bien je vous garanti qu'après ça a été beaucoup plus dur pour moi d'être dans le bon état pour mon monologue. Il manquait cet élément pour que la sensation d'humiliation et de rejet soit totale !

5/ Aimeriez-vous prolonger la pièce pour l’année prochaine ? De façon plus générale, quels sont vos autres projets et envies artistiques du moment ?

Finalement la pièce est prolongée jusque fin février ! C'est une super nouvelle. On aura cette fois plus de représentations à 17 h le weekend, ce qui sera plus pratique pour les spectateurs.

En ce moment je monte une compagnie avec plusieurs amis comédiens ; ils sont ma famille de théâtre et nous avons de supers projets ensemble. Je vais notamment mettre en scène Le Circuit Ordinaire de Jean-Claude Carrière et nous écrivons un spectacle pour enfants.

Je commence aussi à travailler dans le doublage. J'adore le travail de la voix. Ca fait un an que j'ai commencé, je commence à décrocher quelques jolis rôles. Je me lance quoi !

Je travaille aussi avec la Compagnie Le Miroir aux Gens, avec qui je joue un spectacle sur l'alcoolisme, Al. C'est une pièce très forte, que nous jouons auprès des centres, du personnel médical, des patients ou de l'entourage. C'est un théâtre vraiment utile, de proximité, qui a un sens. J'aime beaucoup jouer dans ce type de théâtre engagé. D'autant plus que les échanges avec le publics sont toujours bouleversants et riches en partage.

6/ Vous avez commencé la scène très jeune, dans des pièces comme « Ubu roi » ou « Les sorcières de Salem ». D’où vous vient cette passion pour le théâtre ?

J'ai commencé en faisant des tout petits rôles dans les pièces dans lesquelles mon père jouait en tournée. Pour mon premier rôle : j'avais 5 ans et je faisais une petite fille dans les Sorcières de Salem à l'ancien Festival de Rocamadour. Mon père est comédien. Non il n'est pas du tout connu, je ne suis pas une « fille de ». Mais ça c'est sur il m'a refilé le virus ! D'aussi loin que je me souvienne, je l'ai toujours regardé cachée dans les coulisses, l'oeil collé à un trou du décor, complètement fasciné. Je n'avais aucun doute : plus tard, c'est ça que je voulais faire.

Pour être honnête je voulais être une comédienne-chirurgien-qui-travaille-dans-l'humanitaire. Mais on m'a fait comprendre que ce serait compliqué ;-) Depuis cette époque là j'ai toujours joué, mon père m'a offert mon premier rôle principal dans Antigone d'Anouilh, j'avais 15 ans. Je lui dois la plus grande passion de ma vie. On adore se retrouver sur scène ! En ce moment nous travaillons sur un spectacle qui s'intitule Amitié, ce sera la première fois qu'on ne sera que tous les deux sur le plateau.

7/ Pour finir, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs du blog pour les encourager à s’intéresser à l’art et, en particulier, à venir au théâtre ?

Franchement avec billet reduc, une place de théâtre, c'est encore moins cher qu'un Mac do ! Voilà déjà ça c'est pour ceux qu'ont pas une thunes, et qui croient qu'ils n'y a que des théâtres qui font payer des fortunes à Paris. Une fois ça établi, je dirais qu'il faut avoir la curiosité de voir autre chose que des des comédies ou des one man : attention je n'ai aucun jugement vis à vis de ces spectacles ! Mais c'est juste que l'horizon théâtral se réduit de plus en plus et hélas ce sont les seules pièces qui marchent. C'est d'autant plus dommage que des spectacles magnifiques se débattent pour faire 20 spectateurs par soir...

L'appauvrissement culturel est dangereux, il faut être curieux, s'ouvrir à ce qui est différend. Alors prenez le risque d'aller voir des classiques, des drames, des pièces contemporaines, etc, qui aborderont plein de sujets différents. La diversité exerce votre œil critique. Ne pas aimer un spectacle, c'est super, mais oui ! Parce que c'est déjà s'ancrer, prendre position dans l'art, développer votre goût artistique. Telle ou telle mise en scène vous plaira ou non, mais ce n'est pas parce qu'un Racine ne vous aura pas plus que ce sera le cas du suivant. Et découvrir un jour que vous avez adoré un Shakespeare, ou une pièce de Victor Hugo si vous ne les connaissez pas, whouaou quel kif, vous verrez !

Ce fut un plaisir, Audrey, d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

Merci beaucoup Julian !

Publié dans Théâtre

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Florian Hessique, artiste aux multiples casquettes, nous dévoile son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Florian Hessique, artiste aux multiples casquettes, nous dévoile son actualité et ses projets !

Bonjour Florian,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions pour le blog.

1/ Les téléspectateurs de MCE, la chaine câblée des étudiants, peuvent actuellement vous retrouver dans la série courte « A votre service ». Quel en est le principe ?

J’y incarne Paul, un chauffeur de VTC, quelque peu ringard, légèrement porté sur la bouteille et qui a de grandes idées sur tout. Il accueille dans son véhicule à la fois des clients, mais aussi des amis qui viennent le saluer. Il reçoit même parfois des personnalités.

Mais les courses ne se passent jamais bien. Paul confond les gens et ne peut s’empêcher d’engager la conversation pour donner son avis. Au final, il ne démarre jamais et l’échange se finit souvent très mal.

Vous pouvez d’ailleurs nous suivre sur la page officielle de la série : https://www.facebook.com/A-Votre-Service-847999621985114/

2/ Vous y interprétez, nous l’avons dit, le personnage de Paul, un chauffeur privé de berline. Qui est-il ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Paul est quelqu’un de gentil, mais il est sans filtre et naïf. En plus, il pense, à tord, tout connaitre. Si je puis dire, c’est un personnage attachant mais à qui l’on a envie de mettre des claques.

3/ De nombreux guests vous accompagnent dans cette chouette aventure. Citons notamment Samy Naceri, Géraldine Lapalus ou bien encore Didier Gustin. Quels souvenirs gardez-vous des tournages ?

Nous nous amusons beaucoup, malgré un rythme soutenu. Nous tournons en effet quatre à cinq épisodes par jour.

Tous les comédiens apportent leur maximum à la série et leurs expériences nous permettent parfois de nous écarter du scénario initial, pour partir sur plusieurs versions, certaines déjantées. Pour, à la fin, choisir la plus pertinente.

4/ Plaire au public sur une durée courte n’est pas un exercice facile. Aussi, quelles sont, selon vous, les principales clés artistiques de ce programme pour attirer les téléspectateurs?

La diffusion est hebdomadaire. Chaque mardi soir à 20h 30 sont proposés quatre épisodes, pour une durée totale de 12 à 15 minutes. Evitant ainsi de lasser les gens et, à l’inverse, générant de l’impatience de découvrir la suite.

Sur une durée courte, il est important que les épisodes soient efficaces et que les choses ne soient pas trop attendues.

Je souhaitais aussi que ce programme raconte une vraie histoire, contrairement à pas mal de séries courtes. Chaque participant est présent pour quelque chose de précis, permettant d’engager une conversation sur un sujet ou un problème. Pour ensuite dériver sur d’autres thèmes.

Quelles sont vos sources d’inspiration pour définir le contenu des épisodes ?

Pour que le téléspectateur puisse à chaque fois se reconnaitre dans un ou deux sketchs, je m’inspire beaucoup de la vie de tous les jours. L’humeur du moment est importante aussi, orientant le programme dans des axes différents.

J’aime mettre les comédiens dans des rôles de composition et leur faire incarner des personnages dans lesquels le public ne les attend pas. Par exemple, le très bon acteur Sami Naceri a joué un gendarme.

5/ Quelle suite aimeriez-vous donner à ce programme ?

Le tournage de la saison 2 débute en décembre, pour une diffusion à partir du 15 mars. Vous retrouverez à nouveau Géraldine Lapalus, Miko, Jean-Christophe Bouvet ou bien encore Alexandre Pesle. D’autres guests nous rejoignent à cette occasion, notamment Gérard Klein, Patrick Puydebat et Gérard Hernandez.

Une saison 3 est déjà en préparation. Notons aussi la sortie en DVD, le 1er mars prochain, de la première saison. Que vous pouvez commander via le lien suivant : http://www.harmattantv.com/videos/film-(vod-dvd)-3131-A-VOTRE-SERVICE-SAISON-1-FICTIONS.html

6/ De façon plus générale, quels sont vos autres projets et envies artistiques du moment ?

Je développe actuellement mon deuxième long-métrage. Le premier, « Le casse des casses », était sorti en février 2014 avec Jean-Pierre Castaldi et Philippe Vasseur. Que vous pouvez retrouver en Dvd, au travers du lien suivant : http://video.fnac.com/a8688081/Le-casse-des-casses-DVD-Florian-Hessique-DVD-Zone-2

D’une thématique bien différente, sur un profond drame familial, je le prépare avec Miguel Alexandre. Nous avançons bien et j’espère démarrer le tournage d’ici un an et demi à deux ans.

Pour être informé de l’avancée de ce projet, je vous invite à rejoindre ma page Facebook : https://www.facebook.com/Florian-Hessique-Official-520500581394282/

7/ En conclusion, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs de cet entretien pour les inciter à s’intéresser à l’art, au sens global du terme ?

Je pense que l’art, dans sa globalité, permet de s’ouvrir l’esprit à plein de choses que l’on ne connait pas et que l’on ne soupçonne pas.

Quelque soit la forme artistique, l’on y retrouve toujours des choses que l’on comprend de suite et d’autres qui nécessitent plus de temps pour être assimilées. Ce second message est souvent le plus intéressant.

L’art regorge de subtilités et c’est très instructif de s’y intéresser.

Cet échange, Florian, fut un réel plaisir !

Publié dans Télévision

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Anton Yakovlev nous dévoile son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Anton Yakovlev nous dévoile son actualité et ses projets artistiques !

Bonjour Anton,

Quel plaisir d’effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Votre parcours met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, au travers notamment de la télévision, du cinéma mais aussi du théâtre. D’où vous vient cette passion par les métiers artistiques ? Qu’est-ce qui vous y plait tant ?

Cette passion est venue très jeune, à Saint-Saint-Pétersbourg, en Russie. J’y ai commencé, à 10 ans, ma première université artistique, une grande école de danse classique. C’est le premier institut d’art dans lequel les enfants peuvent approcher les grandes scènes.

Ces huit années de formation ont été très intenses mais aussi très enrichissantes. Citons notamment la danse, le jeu d’acteur, l’art dramatique, l’escrime, le piano, l’histoires des costumes ou bien encore celle du théâtre. Cette formation était très complète.

Après de nombreuses représentations ensuite sur scène, j’ai eu la chance de venir en France pour une tournée. Le théâtre Chatelet m’avait alors donné l’occasion d’intégrer son spectacle. La situation compliquée dans mon pays natal m’avait définitivement convaincu de rester à Paris.

Passionné par le théâtre et le cinéma, j’ai approfondi mes cours dans ce domaine et ma carrière a réellement commencé lors de ma rencontre avec Jacques Audiard.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents exercices ?

J’ai eu la chance, sur petit et grand écrans, de faire de nombreuses cascades. Comme ce fut le cas dans le légendaire film « De battre mon cœur s’est arrêté », pour la grande scène de bagarre dans les escaliers. Malgré des conditions peu favorables, le rendu est très bon. Grâce, je le crois, à mes formations antérieures. J’ai ensuite obtenu d’autres propositions intéressantes.

J’effectue également des chorégraphies pour le cinéma. La principale chaîne russe m’a ainsi engagé pour un grand film saga, au nom de « Mata Hari », dont le rôle principal est tenu par Vahina Giocante, accompagnée de Christophe Lambert, sans oublier sans doute Kevin Costner et John Malkovich. J’y ai déjà monté cinq ballets, avant prochainement de me rendre au Portugal, pour le sixième. Il s’agit du plus grand film de l’année en Russie !

3/ Vous alternez, de part vos origines, les tournages entre la Russie et la France. Aussi, quels sont vos autres projets et vos envies artistiques du moment ?

Dernièrement, je suis retourné à Saint-Saint-Pétersbourg, pour un blockbuster, où j’y interprète le rôle d’un français méchant.

En parallèle, je vais prochainement jouer dans le film « Francisco Miranda », mettant en avant cette importante figure latino-américaine. Où j’y interpréterai un autre grand personnage, régulièrement présent aux côtés de la tsarine Catherine II.

Dans ce long métrage sont montrés les liens faits par Francisco Miranda entre l’Amérique Latine, la France et la Russie. Ce dernier y est en fait l’amant de Catherine II et mon personnage l’aide à rencontrer la tsarine.

4/ Vous serez prochainement de retour, sur TMC, dans la saison 11 de la série à succès « Les Mystères de l’Amour », où vous y interprétez le personnage de Anton. Pouvez-vous nous en dire davantage sur cette aventure?

En parallèle de mon actualité évoquée dans la question précédente, j’interviens en effet ponctuellement dans cette série. Il faut le reconnaître, le rythme de tournage est très rapide. Nous avons tourné jusqu’à douze scènes par jour. Ce qui n’est pas toujours évident pour un acteur étranger comme moi.

Mais j’ai pris beaucoup de plaisir avec toute l’équipe.

5/ Les rythmes, sur les plateaux de tournage, sont généralement très soutenus. Dans ce cadre, quelle est votre méthodologie de travail en amont pour ensuite être efficace face au réalisateur ?

Le jeu se travaille ! J’ai déjà interprété plus de 60 rôles différents. En russe, en français, en anglais, en espagnol mais aussi en allemand. Bien que je ne parle que certaines de ces langues.

Je commence d’abord par bien maîtriser le texte. Des amis comédiens et des coachs m’aident dans ce sens, pour soigner le moindre détail.

6/ Pour finir, que souhaiteriez-vous dire aux lecteurs du blog pour les encourager à s’intéresser à l’art, quelle qu’en soit la forme ?

Chacun ressent et interprète l’art à sa façon. Typiquement, certaines personnes vont être émerveillées par un tableau alors que d’autres ne s’arrêteront même pas devant. Soyez donc libre avec l’art !

Merci Anton pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Virginie Molina nous dévoile son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Virginie Molina nous dévoile son actualité et ses projets !

Bonjour Virginie,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes actuellement sur scène, au théâtre de la Grande Comédie, pour la pièce «Familles (re)composées». Quelle histoire y est racontée ?

La pièce s’articule autours des retrouvailles, un an après la séparation, d’un ancien couple. C’est alors le moment de faire le bilan.

Les détails à régler sont autant d’occasions de rentrer dans le monde de la famille recomposée, où chacun veut tirer un maximum de profits et où l’on découvre, au travers de rebondissements, plein de cachotteries. C’est une pièce très drôle !

2/ Vous y interprétez le personnage de Jennifer. Qui est-elle ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Jennifer est une fille très gentille, qui n’a pas eu beaucoup d’éducation et qui joue fortement sur les apparences. Elle aime le rock, elle est en couple avec un grand fan de Johnny Hallyday. Elle apprécie les vêtements tape à l’œil, notamment les petites robes roses sexy.

Jennifer est d’une nature très gentille et aime faire le bien autour d’elle. Elle veille à entretenir des relations courtoises avec l’ex-compagne de son mari ainsi que son entourage.

3/ Le couple et la famille, deux thèmes forts de la pièce, sont des sujets qu’affectionne tout particulièrement Alil Vardar, l’auteur. Quelles sont les astuces de la pièce ayant permis un tel succès auprès du public ?

La thématique de la pièce est moderne, parlant à de nombreux spectateurs car de plus en plus de familles recomposées existent.

Alil Vardar fait aussi mouche au travers de son écriture. Cette dernière est très aiguisée sur le rire, permettant au public de se laisser emporter et de rigoler tout au long du spectacle. Les blagues sont très fines et surprenantes. La dynamique est très rapide, ne laissant que peu de place à l’ennui.

Pour finir les interprètes féminin et masculin sont tous très bons chacun dans leur rôle.

4/ Votre personnage est l’auteur de nombreux lapsus tout au long de l’histoire. Quelles sont, selon vous, les principales clés, dans pareil rôle, pour faire rire les spectateurs pendant une heure trente environ sans être redondant ?

Il faut, je crois, être le plus naturel possible pour l’interprétation de ce type de rôle. Il est important de ne pas chercher à jouer un personnage simplet mais de l’être tout simplement.

Il faut avant tout ressortir son coté naïf, et croire à 1000 % à tout ce qu’on raconte sans effectuer de jugement. C’est comme ça qu’on va donner à ce type de personnage un aspect drôle, authentique et touchant mais attention ce n’est pas aussi facile que ça à faire.

5/ Revenons sur les derniers instants juste avant de rentrer sur scène. Comment vous sentez-vous alors ? Quelles sensations prédominent en vous à ce moment-là ?

Je suis toujours très heureuse d’aller jouer car vivre ma passion et être sur scène représentent un plaisir énorme. Je ressens aussi de l’excitation avant le spectacle.

Les différents personnages que j’ai pu interpréter jusqu’à présent m’ont toujours épanoui.

6/ En parallèle, les internautes peuvent vous retrouver dans le programme court « Virginie fait sa cuisine » (www.youtube.com/virginiefaitsacuisine). Dans lequel, de façon drôle et décalée, vous partagez une recette. Pouvez-vous nous en dire davantage sur cette belle aventure ?

Petite, je n’étais pas douée en cuisine. Je mettais des plats en plastique dans le four, j’ai même brûlé la gazinière de ma maman et mes gâteaux étaient beaucoup trop farineux. Aussi, adulte, je suis passée aux plats cuisinés.

Mais, un beau jour, m’est venue l’envie d’apprendre à préparer de petits plats sympathiques. Sans chercher à faire de recettes compliquées ni une cuisine gastronomique. Je n’ai typiquement jamais réussi à reproduire la qualité et la beauté des plats proposés dans les émissions de télévision. J’en ai alors profité pour assouvir simultanément une autre envie, celle de proposer sur internet un programme de comédie.

Aussi, l’émission de cuisine que je propose est sur fond d’humour, de part ma maladresse derrière les fourneaux. Elle permet également d’apprendre à réaliser des plats simples, à contrepied de tous les autres programmes culinaires. Pour montrer aux internautes qu’il existe de nombreuses petites recettes basiques qu’ils peuvent effectuer facilement chez eux et qui changent la vie.

Je ne me prends pas au sérieux dans ce programme, notamment au travers de la participation de mon chat, qui goutte mes plats. Ce côté décalé plait aux internautes. J’essaie d’y mettre un maximum de joie de vivre et de bonne humeur, pour faire passer beaucoup d’ondes positives. Je n’ai pas de source d’inspiration particulière, je me laisse guider par mes envies.

7/ De façon plus générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ?

En ce moment j’écris et je compose beaucoup car à côté de toutes mes activités, je nourrie depuis toute petite une passion très forte pour la musique. J’aimerais beaucoup associer cette passion à mes activités professionnelles.

En parallèle, grâce à mon émission « Virginie fait sa cuisine », la marque de chocolats belges Duc D’O m’a proposé de la représenter en tant qu’ambassadrice pour différentes émissions sur QVC. J’y fais des démonstrations, j’évoque la façon de faire du chocolat et j’en déguste aussi beaucoup. Cette activité, en plus d’être un vrai plaisir, est un réel honneur car j’aime beaucoup la Belgique.

Sans oublier une tournée prévue prochainement avec la pièce « Début de fin de soirée », écrite par Clément Michel et mise en scène par Anthony Marty, que j’ai jouée pendant une année sur Paris. Retrouver cette troupe sera un vrai bonheur car nous avons partagé de belles aventures par le passé.

8/ Pour conclure, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs de cet entretien pour les inciter à s’intéresser à l’art, au sens général du terme ?

Profitez de votre vie, vivez la intensément, ne regrettez rien et surtout si vous avez des passions pour le chant, le théâtre, la littérature… ne les laissez jamais tomber et allez au bout de vos rêves.

Ce qui est génial au théâtre c’est cette proximité, et cet échange unique entre le public et les comédiens. Ce qui permet à tous de passer un moment chouette et unique.

Le théâtre, le cinéma ou bien encore la musique sont de vraies échappatoires. Qui, en plus, permettent de s’enrichir et de découvrir de nouveaux horizons.

Alors venez vite me voir dans Familles Recomposées à la Grande Comédie et faire un tour sur ma chaîne Youtube « Virginie fait sa cuisine », vous repartirez avec le sourire, de la bonne humeur et plein d’idées !

Ce fut un plaisir, Virginie, d’effectuer cette interview en votre compagnie !

Publié dans Télévision, Théâtre

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