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TF1 - Les combattantes : Sofia Essaidi évoque la nouvelle mini-série de TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Sofia,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes présente au Festival 2022 de la Fiction TV de La Rochelle pour présenter « Les combattantes », en diffusion prochaine sur TF1. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être de participer à ce bel évènement pour défendre ce chouette programme ?

Oui, oui, c’est une chance pour tous les acteurs d’être dans un projet si ambitieux. On est toujours contents, on est toujours fiers. Oui, partout, quand on regarde ce projet-là, de tous les côtés on est fiers, on est fiers de toutes les personnes qui ont travaillé sur ce film, de tous les corps de métiers qui ont donné le maximum d’eux-mêmes pour faire la meilleure série possible et la plus authentique. Parce que c’est difficile, dans des surproductions comme cela, de garder vraiment l’authenticité du réalisateur qui avait une vraie vision et qui l’a imposée. Je trouve ça génial.

Lors de la projection au Festival, la salle était comble et le retour du public était très positif. Cela a dû vous faire chaud au cœur ?

On était contents ! C’est toujours stressant. Cela fait des mois qu’on connait le projet. Ce moment où, d’un coup, on le donne au public, il y a toujours des émotions assez fortes derrière et c’est vrai que l’on était contents de discuter après avec certaines personnes qui nous ont donné leur avis. C’est intéressant d’écouter même les choses qui peuvent être dès fois moins positives, c’est toujours très intéressant. J’adore avoir des retours…

A titre plus personnel, qu’est-ce qui vous avait incité à rejoindre ce projet ?

La première chose, c’est vraiment que ce soit une série d’époque. Cela fait des années que j’en rêvais, je n’avais pas encore eu l’occasion d’essayer ce genre d’aventure et j’avais très très envie de le faire. Ensuite, le sujet. J’étais très fière qu’une chaine de télé ait envie de faire une série qui parle des femmes pendant la première guerre mondiale. C’est un pan de l’histoire dont on ne parle pas assez je trouve parce que j’ai eu du mal à trouver des œuvres cinématographiques qui parlaient de cela. J’avais besoin d’en regarder avant, j’aime bien m’inspirer et il y en avait très peu. J’ai dû aller voir des documentaires, je trouve cela dommage qu’il n’y ait pas assez de fictions qui parle de cela. Donc j’étais très contente, très heureuse de me dire que ce projet allait permettre qu’on discute, en tout cas de lancer des discussions sur ce sujet-là. Et évidemment le rôle de Caroline, qui est un rôle très riche, très intense, un rôle de composition qui a été, du coup, très intéressant en tant qu’actrice pour moi, d’être cette femme qui retient tout parce qu’elle ne peut pas, n’a pas le droit de dire ce qu’elle pense, d’être qui elle est. C’était très dur, très intense mais très intéressant.

Les premiers épisodes montrent tout de même que, petit à petit, elle sort de sa carapace, à l’usine notamment…

C’est ce que j’ai aimé, vraiment, et c’est ce que j’ai apporté de personnel, c’est vraiment cette libération, c’est ce qui m’a intéressée. C’était écrit mais j’ai eu vraiment envie que mon interprétation aille dans ce sens-là. C’est-à-dire vraiment cette libération intérieure qui fait que, à un moment donné, elle arrive à être elle-même, elle arrive à imposer ses idées, ses choix, ce qu’elle n’arrivait pas à faire au début. C’est dans ce sens-là que j’ai trouvé ce rôle très riche, très intéressant à aller explorer.

Artistiquement parlant, cela vous permet d’aller piocher dans différentes palettes et différents registres de jeu, ce qui doit être particulièrement plaisant….

Oui, super plaisant et super difficile aussi, dans le sens où ce qui m’intéresse, c’est le naturel, c’est d’essayer de trouver le plus de naturel possible quand je tourne et donc c’est de réfréner tout ce qui est naturel, qui vient de moi et qui est beaucoup trop loin du personnage. J’ai plutôt tendance à ne pas retenir mes émotions, à lâcher et sur ce point-là, on est totalement opposées. Après, on se ressemble beaucoup, je lui ai donné beaucoup de moi, comme à tous mes personnages. Mais il y a des moments pendant lesquels on est dans un rôle de composition, quand, vraiment, on doit aller chercher en soi quelque chose qui est complètement à l’opposé de qui on est tous les jours. C’est là que j’adore ce métier, c’est quand j’ai ça sur ce film-là. J’ai cela sur ce film, je l’ai aussi dans mon prochain film qui sort, le prochain film d’Olivier Marchal « Overdose ». Pareil, le travail que j’ai fait en amont est un travail qui a été très dur parce que, d’un coup, on doit baisser les curseurs de soi, de certaines de nos émotions et en lever d’autres. Là, par exemple, sur le film d’Olivier Marchal, c’était le pessimisme. Je suis très optimiste dans la vie, je suis plutôt très solaire et, là, d’un coup, j’incarne un capitaine de police qui est bousillé par la vie et qui avance, qui continue mais qui a un poids sur les épaules, qui voit le verre à moitié vide alors que, moi, je le vois toujours à moitié plein. C’est un travail que j’adore faire, d’aller fouiller ce que j’ai en moi de noir. On a tous de la noirceur, on a tous de l’optimisme mais on a ça à des curseurs et à des degrés différents. C’est ce jeu de curseurs que l’on monte, descend, c’est ça que j’adore dans ce métier, c’est quand même génial.

 

 

Pour la mini-série de TF1, au-delà de magnifiques costumes, le décor est très riche, très minutieux, sans doute que cela a dû vous aider à pleinement vous plonger dans l’atmosphère de l’époque ?

Totalement ! Quand on sort de notre loge et que l’on arrive dans une reconstitution comme vous dites très minutieuse – le travail qui a été fait est gigantesque -, c’est vraiment une chance. On sort et, d’un coup, il y a 40 soldats avec des chevaux. C’est très impressionnant et ça aide beaucoup, évidemment, à se plonger. Je pense que c’est cela que je voulais explorer aussi dans les projets d’époque, être d’un coup projetée en quelques secondes dans une époque différente.

On voit aussi beaucoup d’intensité dans les émotions des personnages ainsi qu’une musique de fond très prenante qui, d’entrée de jeu, marque et cadre de suite la difficulté du moment pour les femmes aussi. D’autant plus que, à cette époque, il y a beaucoup de choses…

…qu’elles ne connaissaient pas, bien sûr. C’est ce qui est extraordinaire et, en plus, c’est ce que raconte mon personnage. D’un coup, les hommes s’en vont et les femmes doivent prendre leur place. Prendre la place quand on ne sait pas, par exemple construire des camions – ce qui se passe avec mon rôle -, comment faire ? Il a fallu apprendre, apprendre en accéléré et j’imagine qu’elles se sont démenées, quel que soit le poste qu’elles ont eu à gérer mais elles ont dû travailler comme des folles pendant toutes ces années et, après, retourner à leur condition de femmes quand les hommes sont revenus de la guerre. Je pense que ça a dû être absolument terrible.

En plus d’avoir ce rôle d’émancipation, votre personnage est aussi une maman d’une jeune fille qui est triste du départ du papa. Il y a donc cette inquiétude pour la mère et la fille de savoir si le papa allait revenir, quand, dans quelles conditions…

Bien sûr ! Oui, je trouve que cette série raconte vraiment bien l’horreur de la guerre, les horreurs on va dire de la guerre, quelles qu’elles soient. Comme vous dites, la condition de femme mais aussi la condition familiale, d’un coup les pères, les frères, les maris qui s’en vont. Je trouve que cette série raconte vraiment cela et ce qui est formidable aussi, c’est que cette série raconte les hommes également. On parle beaucoup de nous quatre, les combattantes, mais ça raconte les hommes, ça raconte les soldats, ça raconte ceux qui ne sont pas allés à la guerre, ça raconte l’horreur de ceux qui y sont allés et qui reviennent, tous ces blessés….on voit beaucoup cela dans la série et je trouve ça formidable parce que l’idée est de raconter les femmes, c’est aussi de raconter l’horreur de la guerre et je trouve que c’est très très bien raconté dans cette série. Comme vous dites, c’est vraiment une série à grand spectacle, on en prend plein les yeux je trouve, ça ne s’arrête jamais, c’est très riche en termes d’émotions, de péripéties, il y a quand même 4 destins, les 4 sont très très bien développés et c’est ce qui fait que ça raconte énormément de choses. Je peux vous dire que j’ai tout vu, ça ne s’arrête jamais, jusqu’au bout, jusqu’à la fin du 8, c’est non-stop, c’est très prenant comme série ! On espère que ce sera un beau succès, on croise les doigts !

Merci, Sofia, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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M6 / La maison d'en face : Julie de Bona évoque la nouvelle série bientôt à l'antenne !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Julie,

Quelle joie de vous retrouver pour cette nouvelle interview !

Vous êtes présente au festival 2022 de la Fiction TV de La Rochelle pour promouvoir « La maison d’en face », mini-série qui sera prochainement diffusée sur M6. A titre personnel, on imagine sans doute la joie et le plaisir que cela doit être pour vous d’être ici ?

Ah oui, oui, tout à fait ! J’adore ce festival, vraiment. C’est un de mes festivals préférés.

Pour en revenir en programme en lui-même, qu’est-ce qui vous a plu au moment de le rejoindre ?

C’est un personnage qui est complètement différent de d’habitude, que je n’ai jamais joué. C’est quelqu’un de désaxé un peu et ça m’a beaucoup amusée de travailler la folie, la manipulation douce et une femme irresponsable, femme enfant. J’ai plutôt eu des femmes fortes, courageuses, qui étaient dans la résilience, dans le partage, dans la générosité. Là, on est dans un personnage qui est différent et, voilà, ça m’intéresse d’explorer l’âme humaine. Elle m’a beaucoup beaucoup beaucoup amusée cette fille, je me suis régalée à la jouer.

Justement, en tant que comédienne, comment appréhendez-vous ces sujets assez forts ?

Il y avait à travailler le drame de la perte de l’enfant, c’était vraiment un travail de dissociation que j’ai fait, de construction du personnage pour qu’elle soit bien loin de moi et que ça ne m’atteigne pas moi, dans ma vie. A partir de ce moment où j’ai fait ce travail là, ce n’était que de l’amusement… et la fin justifiant les moyens, comment j’allais faire, en tant que personne, pour obtenir ce que je voulais. Elle a un côté obsessionnel, il faut absolument qu’elle ait un nouveau bébé, voilà, point. C’était super intéressant d’aller travailler à droite, à gauche, comment on fait pour essayer de déstabiliser l’autre, sous couvert de naïveté, de bonté. Non, c’était sympa.

De près ou de loin, retrouve-t-on une petite part de vous dans ce personnage d’Eve ?

Oh, alors celui-là ? Je n’ai pas l’impression, à part la spontanéité peut-être ? Ou la naïveté que j’aime bien ? Je ne suis pas naïve comme elle mais j’ai peut-être grossi des traits qui sont peut-être dans la naïveté et la spontanéité. Le côté solaire aussi que j’ai utilisé. Mais alors tout le reste, je ne me reconnais pas du tout. Je ne la comprenais pas du tout au début, je ne trouvais pas les clés…pourquoi elle choisit d’échanger les étiquettes des échantillons ADN ? Elle est folle ou quoi ? Dans chacune de ses actions, je ne la comprenais pas. C’est quelqu’un, je pense, de vraiment loin de moi et, à partir du moment où je suis rentrée dedans, je me suis éclatée à penser complètement différemment de moi. J’ai utilisé peut-être ma spontanéité mais c’est tout.

 

 

C’est en tout cas chouette que des thèmes « touchy », pour reprendre l’expression de Caterina, soient traités en prime sur M6.

Ah oui ! Je ne dirais pas que c’est « touchy », moi. Elle a dit cela, elle ? Je dirais que c’est sulfureux. Ah d’accord, elle a dit « touchy » dans le sens où ce n’est pas évident. Oui, c’est un peu plus édulcoré. Le bon terme, c’est ça, on a un peu édulcoré les choses parce que ce n’était pas possible d’amener l’échangisme franc du collier comme ça. Mais je trouve que c’est bien amené, petit à petit ça s’infiltre, jusqu’à la fin du deux. Et puis, c’est bon, ils y vont. Mais je perce le préservatif….Moi aussi, j’ai mis tout cela en édulcoré pour, à la fin, montrer ma vraie nature….

Avez-vous déjà eu l’opportunité de voir le rendu final ?

J’ai vu les deux épisodes, hier, sur grand écran mais je les avais vus sur ordinateur, tout comme, un peu, la suite. Je crois que ça a bien plu au public, je crois que le côté feuilletonant, les rebondissements, le côté thriller, enquête les prennent. Moi, ce n’est pas ce que j’ai préféré dans cette série, c’est le côté sulfureux et manipulation qui me plait bien. J’ai l’impression qu’ils ont bien aimé mon personnage, c’est fou parce que ce n’est pas évident de la faire aimer cette fille et, en même temps, elle vit un tel drame qu’on est en empathie avec elle. Donc elle a un peu toutes les excuses et elle a un côté femme enfant, non ? Je la trouve irresponsable, tu as fait cela, tu as percé le préservatif et tu n’assumes pas ? Ce n’est pas qu’elle n’assume pas, c’est plutôt « oui, et alors, c’est quoi le problème ? Si je veux un autre enfant, je fais tout pour l’avoir ». Ok donc il n’y a pas un moment où c’est un peu compliqué ce que tu as fait ? Tout cela est drôle, c’est assez jouissif peut-être, c’est pour cela que ça leur a plu, c’est qu’elle n’a pas trop de morale. En fait, c’est ça, elle le dit à un moment « tu crois que, nous, la mort d’Elise, c’est moral ? Tu crois qu’il y a une justice quelque part ? » Donc, en gros, j’ai le droit de tout faire. A partir du moment où il y a le pire qui est arrivé, alors là, tous les moyens sont bons pour réparer l’injustice qu’elle a vécue. Je crois que c’est ça…Donc on ne peut pas la juger parce que, finalement, qu’est-ce que l’on ferait à sa place ?

On peut donc penser que vous avez hâte de découvrir la suite des retours du public ?

Oui, c’est bientôt, tout cela va à une vitesse, j’ai hâte. Oui, c’est un personnage que je n’avais jamais fait, j’étais contente. Elle est douce, je la prenais tout le temps désaxée, je la prenais tout le temps dans ce sens-là et puis la frange aidait aussi. Je l’aimais bien. C’est moins droit, je suis quelqu’un de plus droite avec des rôles, d’habitude, bien ancrés. Là, j’étais désaxée, c’était sympa. J’aimerais bien aller plus loin là-dedans.

Merci, Julie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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TF1 - Touchées : Claudio Tagbo nous raconte sa participation à cette chouette aventure !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Claudia,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous participez à l’édition 2022 du Festival de la fiction TV de La Rochelle afin de promouvoir « Touchées » sur TF1. Cela doit sans doute être un plaisir et une joie pour vous ?

Oui, oui, oui, très heureuse d’être au Festival de La Rochelle, très heureuse surtout pour le film parce qu’il est en compétition. Du coup, par prolongement, très heureuse pour Alexandra Lamy, j’espère qu’elle aura un prix parce que je trouve qu’elle mérite. Je suis contente que ça vienne dans ce Festival, ensuite j’espère que ça trouvera une jolie rencontre avec le public le 22 septembre sur TF1. Donc, oui, très heureuse d’être là.

Le contenu, les thèmes abordés sont forts, sans doute que ce doit être une fierté de les défendre en prime-time sur TF1 ?

Oui, oui, tout à fait ! C’est une fierté de défendre ce genre de projets. Pas tellement une fierté au niveau du sujet parce que je trouve ça triste qu’il y ait encore une moitié de la population qui soit maltraitée. Mais c’est un sujet au combien important qui nous touche tous. Ce n’est pas parce que ce sont des femmes…les hommes, les enfants, tout le monde, on doit être vigilants sur cela. Merci à TF1, on a beau dire ce que l’on veut, elle fait partie des grandes chaines européennes, bravo à eux, je trouve cela culotté. J’espère vraiment que ça va toucher le plus grand nombre. C’est vraiment un projet qui a tout son sens, qui est au combien important donc merci à toutes ces équipes, la production, TF1, un grand diffuseur, bravo !

 

 

En tant que comédienne, comment aborde-t-on un téléfilm avec ce genre de sujet ?

Comme c’est un sujet qui nous dépasse, moi, en tout cas qui me dépasse complètement, dans le sens où c’est tellement fort, il faut juste être au service de ce sujet-là. Il faut juste se mettre à niveau, se dire que je vais faire le mieux possible, il faut être à l’écoute de ce que la réalisatrice veut raconter. J’ai envie de dire que, que ce soit la réalisatrice, le film ou le scénario, le sujet nous dépasse, le sujet est là donc, après, c’est comment on va l’emmener, comment on va être en empathie et non pas dans le côté pathos. Je pense que ce film-là est réussi, Alexandra a réussi à faire un film qui lui ressemble, le sujet est grave, tout est abordé avec justesse, avec douceur et c’est toujours très lumineux. C’est triste mais il y a toujours un petit sourire quelque part. Sans vouloir nous envoyer les fleurs, les comédiennes sont belles, la lumière est délicieuse, elle est douce, la musique est là mais pas trop. Tout est fait pour essayer de se mettre au niveau de ce truc qui est très grand, qui nous dépasse tous. Vraiment, j’insiste là-dessus, le sujet nous dépasse tous mais je crois qu’elle a été à la hauteur, je crois qu’on a été à la hauteur. Donc, oui, je n’ai pas eu besoin de me renseigner, je suis une femme et, de par ma vie, je sais ce qui se passe, j’ai surtout essayé de me mettre à niveau j’ai envie de dire.

Plus globalement, au-delà du travail d’Alexandra que vous évoquiez, vous formez toutes les trois un chouette trio. Vous apportez un peu de douceur dans l’approche pour les téléspectateurs…

C’est vraiment le travail qu’Alexandra a pu faire avec moi. Au niveau de ce personnage, on ne sait pas trop, c’est la dernière qui se livre finalement, on se demande ce qui lui arrive, qui elle est. A départ, elle est un peu intrigante avec ses gâteaux. Donc il y a toujours une petite pointe d’humour mais ce n’est pas moi, c’est Alexandra qui nous a bien bordés. C’est son premier film et, comme je lui disais, je pense que ce ne sera pas son dernier. Toujours est-il que je serai ravie de dire que j’étais dans le premierJ. On a fait un joli trio, ça aurait pu ne pas marcher mais elle a su driver ses trois comédiennes. Sur le plateau, on s’est bien entendues, c’est plutôt chouettes, je suis contente en tout cas de ces jolies rencontres. Je ne la connaissais pas, je ne connaissais pas Mélanie, je ne connaissais pas Chloé, j’étais très heureuse de partager des moments avec elles.

 

 

Dans ce personnage de Nicole, y-a-t-il des parts de vous par moments ?

En filigrane, forcément ! Elle a pensé de suite à moi, je la remercie encore. Donc, oui, elle est venue chercher quelque chose chez moi, je ne saurais pas mettre de mots dessus mais toujours est-il que j’ai essayé au maximum de me mettre au service de ma réalisatrice, au service de l’histoire et si le public, après, dit qu’il y a cru alors tant mieux, cela voudra dire qu’on ne s’est pas trompés. En tout cas, je suis très contente d’avoir été sur le projet.

Avez-vous déjà eu l’opportunité de voir le rendu final ?

Je l’ai vu une fois, lors de la projo équipe à Paris. Vous connaissez le détachement du comédien, du coup je ne l’avais pas pris. Je l’ai vu hier et ça a été vraiment comme un uppercut, pour avoir fait un peu de sports de combat, j’ai vraiment pris un coup dans le froid, j’ai vraiment été séchée. Quand on est sortis, il y a eu les micros qui sont arrivés et j’étais incapable de parler. Waouh, elle a bien bossé, vraiment. Je ne peux pas dire que c’est un chouette film parce que le sujet est tellement…mais bravo ! C’est un film qui mérite d’être diffusé un maximum dans les lycées et les associations parce que ces femmes sont blessées mais je sens que les cicatrices sont en train de se refermer. En tout cas, elles ont un chemin, elles savent où est le coton, où est l’alcool, où est le mercurochrome pour se soigner elles-mêmes. Cela donne cette possibilité de dire qu’il peut y avoir un futur. Je trouve cela chouette.

Vivement le 23 pour découvrir les retours des gens, n’hésitez pas à en parler. Merci à ceux qui vont regarder, vous irez à la rencontre d’une nouvelle réalisatrice, que l’on connait en tant que comédienne et je suis fière d’elle. Ceux qui ne regardent pas, je leur dirai « continuez votre chemin et on se reverra sur d’autres projets. En tout cas, c’est dommage, vous passez à côté de quelque chose de vraiment chouette ».

En complément, quels sont vos autres projets et actualités du moment ?

Un film avec Clovis Cornillac, « Les têtes givrées », qui va bientôt sortir au cinéma. J’ai aussi la série « Le crime lui va si bien », on en a tournés deux cet été et donc ça va arriver en diffusion en début 2023. Je viens de finir de tourner le film de Leila Sy et Amadou Mariko, qui s’appelle « Yo Mama », pour l’été 2023. De tout proche, je fais le tournage des jeunes talents de l’Adami.

Merci, Claudia, pour toutes vos réponses !

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Festival de la fiction TV 2022 à La Rochelle : David Baiot évoque son rôle en tant que jury !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour David,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à nos questions !

On se retrouve au Festival 2022 de la Fiction TV à La Rochelle. Sans doute que ce doit être une réelle joie et un vrai plaisir pour vous d’être présent ici ?

Oui, c’est un très très grand honneur, je l’ai appris il y a une dizaine de jours et même moi, je n’arrivais pas à y croire. C’est comme si on m’annonçait que j’avais été pris sur un super rôle que j’attendais depuis longtemps. Donc non, non, je suis très content de participer à cette édition et d’avoir pu rencontrer le jury aussi hier. Du coup, d’être confronté à toutes ces personnalités assez détonantes, ça fait plaisir !

Justement, être membre du jury est aussi probablement l’occasion de rencontrer d’autres personnes d’autres corps de métiers…

Oui, tout à fait ! Notamment ce qui est assez marrant, c’est un prix que l’on a à décerner pour la musique, quelque chose auquel je ne prête pas forcément attention mais qui a besoin d’être en harmonie avec un film. Là, j’ai un peu plus aiguisé mon oreille pour voir comment y être un peu plus sensible.

Etre membre du jury, c’est aussi un enrichissement personnel, on découvre des œuvres que l’on n’aurait pas forcément regardées et on a aussi un œil peut-être différent de celui du téléspectateur lambda ?

Tout à fait, c’est vrai. Rien qu’en cette période de Festival, en cinq jours, je pense que l’on va voir à peu près une quarantaine de films, ce qui est beaucoup. Je n’ai pas l’habitude d’en voir autant en si peu de temps mais je pense qu’avec chacun notre personnalité, notre background, avec le fait que l’on soit comédien, réalisateur ou scénariste, chacun arrive avec son point de vue personnel. Moi, par exemple, ce sera surtout l’interprétation qui va peut-être un peu plus m’interpeller que, parfois, certaines mises en scène. Mais, du coup, c’est bien de pouvoir donner son avis et l’affirmer aussi parce que, dès fois, ce n’est pas facile quand on aime une œuvre et que, peut-être, les autres n’ont pas ressenti la même chose. Il faut essayer peut-être d’en débattre et d’en discuter. Après, il y a des avis qui sont plutôt assez communs, ce qui nous réconforte, on se dit qu’au moins on va un peu dans la même direction. Voilà, c’est vraiment un plaisir, c’est très dur, ça prend beaucoup beaucoup beaucoup de temps, beaucoup d’énergie mais c’est très plaisant. Et, effectivement, dans ce cadre du Festival où, cette fois, on n’est pas là pour présenter quelque chose, on est là pour juger, même si on ne juge personne, c’est juste notre cœur qui va parler, avec nos émotions pour faire ressortir un très joli palmarès je l’espère.

Plus personnellement, en termes de méthodologie, en amont d’un visionnage ou d’une projection, vous êtes-vous renseigné sur le programme ? Ou, à l’inverse, ne l’avez-vous pas fait pour rester le plus neutre au moment de le recevoir pour la première fois ?

Je préfère rester neutre et être surpris par ce que je vais pouvoir voir. Mais c’est vrai que quand il y a une œuvre qui m’interpelle, après je fais mes petites recherches, je vais regarder le réalisateur, certains comédiens, le chef opérateur pour voir aussi la lumière. Ce que j’aime également particulièrement dans cette programmation, c’est qu’il y a beaucoup d’œuvres francophones mais qu’il y a aussi des œuvres étrangères. C’est assez plaisant justement pour voir un peu comment nous, français, nous situons par rapport à ce que l’international nous propose et, franchement, on n’est pas mal du tout.

 

 

C’est vrai qu’avec cette diversité de l’offre, les échanges entre vous vont sans doute être certes constructifs mais intenses….

Ça, c’est sûr ! Parce que l’on ne va pas remettre non plus 50 prix donc, forcément, je pense qu’il y a peut-être certains films qui auront plu et qui vont peut-être passer à la trappe. Mais je m’empresserai d’aller voir les personnes qui l’ont fait pour les féliciter. Ce que je fais déjà en sortant de chaque projection, d’aller féliciter parce que c’est quand même difficile d’arriver dans un Festival, de se faire juger, de ramener toute son équipe, de s’être battu bec et ongle, d’avoir sué, trimé pour le monter. C’est quelque chose qui est très respectueux donc je respecte l’œuvre de chacun.

De toute façon, choisir, c’est renoncer et on le voit chaque année, la qualité des œuvres est excellente, ce qui est très plaisant.

Complètement ! De toute manière, je sais très bien que même ceux qui ne seront pas récompensés, quoi qu’il arrive, vu qu’ils ont été sélectionnés dans ce Festival, seront diffusés, je pense. Donc tant mieux, ils trouveront des gens qui aimeront peut-être autant que moi et autant que certains membres du jury. C’est vraiment très plaisant d’avoir cette place, parfois ça peut être un peu compliqué parce que quand on a des copains qui sont dans certains films, ils nous demandent « alors, alors ? » et je leur dis « alors rien…pour l’instant ! »J. C’est assez rigolo.

Pour terminer, en complément, quels sont vos autres projets et actualités du moment ?

Là, à l’image, vous allez pouvoir me retrouver dans le dernier prime de « Plus Belle La Vie ». Après 5 ans, le personnage est revenu pour une petite intrigue, celle des évadés. Je pense que ça va faire plaisir un peu aux téléspectateurs. Sinon, on pourra me retrouver aussi dans un épisode de « La stagiaire », avec Michèle Bernier, qui est adorable, c’était vraiment un plaisir de travailler avec elle. Aussi dans « L’art du crime » avec Nicolas Gob, avec qui j’avais pu travailler sur « Les crevettes pailletées » (1 et 2) donc c’était un plaisir aussi de travailler dessus.

Ce fut un plaisir, David, d’échanger avec vous !

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Festival de la fiction TV 2022 à La Rochelle : Louise Monot nous parle de sa place dans le jury !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Louise,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

On se retrouve au Festival 2022 de la Fiction TV de La Rochelle, où vous êtes membre du jury. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que cela doit être pour vous d’être ici ?

Ah oui, je suis très heureuse, c’est un Festival que j’aime beaucoup. J’ai eu l’occasion de venir deux fois déjà, pour défendre une fois un unitaire qui était hors compétition, « Où es-tu maintenant ? » et je suis revenue pour « Une belle histoire », on avait gagné le prix de la meilleure série il y a 3 ans je crois. Donc, évidemment, j’ai eu un super souvenir aussi cette année-là. J’aime bien parce qu’il y a vraiment des bons films et puis c’est une ambiance très sympa. L’endroit où a lieu le Festival ne s’étend pas sur des kilomètres, du coup on peut tous vraiment se croiser, il y a un côté très familial et très bienveillant que j’aime dans ce Festival.

Si on revient plus en détails à ce rôle de membre du jury, c’est peut-être aussi l’occasion de retrouver des camarades mais aussi de rencontrer des collègues de différents corps de métiers ?

Bien sûr ! On se connait tous, de par notre métier mais pas forcément intimement. Il n’y a personne que je connaissais vraiment dans ce jury, du moins intimement. C’est vrai que c’est super d’avoir un représentant par corps de métier, un musicien, on est trois acteurs, une auteure et une productrice. C’est super, chacun va pouvoir avoir un regard différent sur les films, par rapport à son métier et on va pouvoir bien débattre, je l’espère.

En termes de méthodologie, en amont de chaque diffusion, vous efforcez-vous de faire des recherches sur le programme ? Ou préférez-vous rester « vierge » d’informations ?

Je fais partie de ceux qui aiment bien se laisser porter et être surpris. Sinon, je me mets trop en condition et je vais avoir trop d’attentes sur, justement, ce qui va se passer dans l’histoire. Je préfère vraiment me laisser porter et voir ce qui va se passer, pour essayer, effectivement, d’être la plus neutre possible. Et même pas forcément regarder qui sont les acteurs, juste découvrir.

 

 

Artistiquement parlant, au moment de regarder chaque programme, l’œil de la comédienne prend il spontanément le dessus ? Ou arrivez-vous à garder une certaine distance ?

Je pense que l’on est choisi parce que l’on a ce regard, justement, professionnel. Mais, après, oui, je ne peux pas être neutre comme un spectateur qui ne ferait pas ce métier, c’est sûr. Après je ne peux pas dire que j’essaie d’être neutre parce que l’on a chacun nos goûts, nos sensibilités, nos histoires personnelles différentes, qui font que des sujets vont plus nous toucher que d’autres. Après, on peut reconnaitre un bon jeu, une bonne réalisation, un bon scénario, même si l’histoire ne nous touche pas forcément plus que cela, de près ou de loin. Mais je ne peux pas me considérer comme une spectatrice qui ne serait pas comédienne, ce n’est pas le cas mais je pense que c’est ce regard qui les intéresse. J’essaie d’avoir un regard bienveillant en tout cas sur chaque œuvre. C’est vrai qu’on les juge toutes de la même façon mais on sait très bien qu’il y en a qui sont faites avec moins de budget, moins de temps. Pour faire partie de ce métier, je sais qu’il y a des chaines qui ont moins d’argent mais il faut quand même essayer de toutes les juger de la même façon puisqu’elles sont en compétition les unes contre les autres. Non, c’est une sélection très riche, c’est super de pouvoir regarder autant d’œuvres parce que je n’ai pas forcément le temps de regarder tout ce qui se fait à la télé. Et puis bon, aussi, il y a des compétitions européennes, étrangères et ça, ce ne sont pas forcément des films auxquels on a accès non plus. Donc c’est une chance de pouvoir tous les voir ici.

Concernant votre méthodologie, visionnez-vous tout sur place ou en avez-vous déjà vues certaines en amont ?

En tout cas, on finira de visionner tout ici. C’est vrai qu’il y a énormément de films en compétition, on finit de voir des choses ici sur place, on ne voit pas tout en projection, il y a 40 films mais ce qui est bien, c’est que ça me laissera aussi le temps de voir des films que j’ai envie de voir qui sont hors compétition, comme « Les combattantes » ou « La maison d’en face ». C’est super aussi de garder du temps pour ces films-là qui donnent envie mais qui ne sont pas en compétition. Donc je suis contente de pouvoir voir le travail des autres.

 

 

Globalement, cette année encore, la sélection est plutôt très riche, très diversifiée et les échanges entre vous s’annoncent intenses….

Ah ben sûrement. Là, on essaie encore d’être un peu discrets entre nous et puis, surtout, on n’a pas tout vu, ça ne fait que commencer mais il va falloir être discret dans les rues et il va falloir que l’on se réunisse de temps en temps pour débriefer. On s’est dit que l’on essaierait un peu de débriefer en amont sur ce que l’on a déjà vu parce que c’est vrai qu’on a quand même onze prix à décerner, avec des catégories et des formats très différents. C’est vrai que de tout faire le jour de la délibération…il faut avoir l’esprit clair donc si on arrive à échanger tout au long du Festival entre nous pour déjà déblayer un peu, ça va nous aider. Mais je sens déjà que chacun va avoir ses goûts différents et c’est ça qui est chouette en même temps, c’est quand il y a matière à discuter. Pour avoir été déjà membre de jurys dans plusieurs festivals, ce que j’adore c’est ça, je vais avoir mon avis et quelqu’un d’autre va tellement être passionné par un film et va tellement bien en parler qu’il va commencer à me faire changer mon regard. C’est ça qui est intéressant, on peut tous, au début, avoir notre goût et notre avis puis, après, tout peut changer en rentrant dans les débats et en ayant eu ces échanges.

En tout cas, ça s’annonce être une semaine certes très intense mais aussi très plaisante, tant personnellement qu’artistiquement …

Ah oui, c’est super. Je ne pensais pas qu’il y aurait autant de films à voir, c’est vraiment du travail. Mais c’est super, vraiment c’est un Festival que j’aime bien comme je vous le disais mais que j’avais toujours vu de l’autre côté, pour venir présenter des films. Je suis vraiment très très heureuse d’avoir été choisie cette année pour faire partie du jury, c’est vraiment un honneur et j’ai de chouettes partenaires donc c’est bien parce que l’on va quand même passer beaucoup de temps ensemble. Cela s’annonce très bien ! Rendez-vous donc samedi soir pour les délibérations !

Merci, Louise, pour toutes vos réponses !

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M6 / La maison d'en face : Caterina Murino nous parle du nouveau programme de la chaine !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Caterina,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Nous vous retrouvons au festival 2022 de la fiction TV à La Rochelle, où vous présentez la nouvelle mini-série de M6, « La maison d’en face ». A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que cela doit être pour vous d’être présente ici ?

Ah oui, bien sûr, quand on prend parti à un projet, c’est toujours un plaisir de pouvoir le défendre jusqu’à la fin. Donc ravie d’être à La Rochelle, première fois pour moi donc je découvre tout, et la ville et bien sûr le festival. Donc je suis ravie de défendre « La maison d’en face », que l’on a commencé l’année dernière, en septembre, jusqu’à décembre. C’étaient quatre mois assez intenses et je suis surtout ravie de pouvoir parler d’un sujet aussi touchy, comme celui de ce programme.

Votre personnage a différentes palettes de jeu, différentes couleurs artistiques. Cela doit être très plaisant pour vous ?

La chose qui m’intéressait le plus, c’est  que Livia part avec un couple parfait, tout était nickel, amoureuse, une complicité incroyable avec son mari et, petit à petit, en fait ça se dégrade autour d’elle, jusqu’à ce que toutes les pièces importantes, qu’elle pensait être des pilons de sa vie, se brisent. Donc rien ne restera autour d’elle, peut-être seulement l’amour pour son mari. Celui-là était tellement solide que avec toutes les conneries qu’il fait, Livia devrait lui passer dessus mais sinon c’est ça la chose intéressante dans ce personnage, c’est que tout le monde va se retourner contre elle.

Au moment d’incarner ce personnage, avez-vous eu des sources d’inspiration ? Peut-être même avez-vous regardé la série néerlandaise de laquelle est inspiré le programme ?

Non, je n’ai pas regardé parce que, en plus, Lionel m’a dit que c’était un peu différent donc je n’ai pas vu. Je ne m’inspire pas vraiment de quelque chose, bien sûr je travaille beaucoup avec ma coach de jeu depuis toujours donc je cherche juste à m’inspirer de la vie commune, de ce que je vois mais pas vraiment à copier les autres ni même à m’inspirer de choses que l’on a déjà vues, c’est toujours assez mauvais. Même quand j’ai fait « Le temps est assassin », le metteur en scène m’avait demandé de ne pas lire le livre, je ne l’ai lu qu’après. Donc, non, je n’ai pas du tout regardé la série mais peut-être, bien sûr, que je vais la regarder après.

Vous disiez précédemment que c’est un sujet touchy à défendre. En tout cas, le faire en prime time sur M6, pendant trois soirées, est très chouette. Ce doit être une fierté qu’une chaine comme M6 mette en avant ce sujet….

Oui, c’est assez rare, c’est quelque chose auquel on ne s’attend pas et même vos confrères en Italie ont été assez curieux. Ils m’ont même appelé pendant que je tournais la série en me demandant comment il était possible qu’en France ils ont eu le courage d’affronter un sujet aussi particulier. Je leur ai dit que oui, les français ont eu le courage. Donc, oui, c’était assez curieux. J’ai croisé plein de gens qui, grâce à Salto, ont déjà vu la série et ils m’ont dit que c’est quelque chose que l’on voit rarement. Je suis donc très contente de faire partie d’une série sur laquelle le public dit cela. Certes, chaque série est unique mais c’est intéressant de sortir un peu du lot.

Face à ce sujet un peu touchy, l’abordez-vous différemment ?

On va dire que la scène d’amour, que ce soit avec Thierry ou avec Marc, ça ne change pas grand-chose ils ne sont pas, ni l’un ni l’autre, mon vrai mari donc c’est un acteur avec un acteur. C’était quand même assez particulier de tourner cette scène. Mais la préparation était vraiment totalement « normale », après c’est plutôt, je trouve, le travail du metteur en scène qui doit vraiment arriver à trouver un angle intéressant pour pouvoir montrer ça dans des heures pareilles. Mais je crois que c’est quand même assez soft, on ne voit rien d’extraordinaire, je trouve que l’on joue sur la psychologie plutôt que sur les images. Même s’il y a les images donc vous ne serez pas déçu, il faut le regarder. Mais on joue surtout sur la psychologie qui, sur un sujet comme cela, a un rôle très important.

 

 

A titre personnel, avez-vous déjà eu l’opportunité de voir la série en entier ou allez-vous la découvrir ?

Non, je vais la découvrir, je n’ai vu que les deux premiers épisodes, je vais les revoir et, après, je vais découvrir le reste de la série. En tout cas, même des gens, parce que ce sont des amis très chers dans le métier, qui auraient pu me dire que ça ou ça était moins bien, ont vraiment adoré. Ils m’ont dit les points faibles, il y en a un petit qu’une amie n’a pas aimé mais ce n’est pas important et, au global, elle a sincèrement vraiment beaucoup aimé. Il y a quelqu’un qui est venu me voir pour me dire qu’il a adoré. Beaucoup de gens me disent qu’ils ont vraiment envie de continuer à suivre, qu’ils n’ont pas envie de s’arrêter. Donc j’espère vraiment que le public sera au rendez-vous.

En tout cas, ça montre que l’accroche est là, et dans l’histoire et dans le jeu. Donc c’est très intéressant. C’est ça le jeu, il faut absolument accrocher le public d’un épisode à l’autre et, apparemment, on y est arrivé. Il faut juste maintenant voir le public pour le reste…

En complément, quels sont vos autres projets du moment ?

Mardi 20 septembre, sur M6, « La maison d’en face » et à partir du 22 septembre, jusqu’au 22 janvier, je serai au théâtre de la madeleine, dans la dernière pièce de monsieur Francis Veber avec Philippe Lellouche, Aline Gaillot et Stéphane Metzger, qui s’appelle « Le tourbillon ».

Merci, Caterina, pour toutes vos réponses !

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Demain Nous Appartient, son deuxième single, le concert du 16 septembre : Elisa Ezzedine évoque tous ces sujets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Elisa,

Quelle joie de vous retrouver pour ce nouvel échange !

Vendredi 16 septembre, vous monterez pour la première fois sur scène, dans le cadre du Festival « L’échappée musicale ». A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que cela doit être pour vous ?

Complètement ! En fait, je pense que je ne réalise pas encore, je réaliserai une fois que je serai sur scène, devant tout ce monde. Tout cela est arrivé très vite, j’ai fait mon premier single, j’en ai parlé avec Patrick Hernandez, on a travaillé ensemble, ma chanson est sortie le 10 juin et, là, de suite, je monte sur scène le 16 septembre, le jour de mon anniversaire, un jour très spécial, mon premier concert…Donc, oui, c’est une grande joie et une grande fierté de pouvoir en parler à mes parents, en leur disant « le 16 septembre, le jour de mes 22 ans, je monte sur scène, je chante mon premier single ». C’est une chanson des années 80 donc elle me touche particulièrement. J’espère que ce ne sera pas la dernière fois.

Ce Festival mettra en avant notamment les années 80, votre chanson fera ainsi le lien avec cette période…

C’est ça ! Si l’ordre ne change pas, je serai celle qui montera sur scène avant les chanteurs des années 80, pour ramener la nostalgie des années 80, pour mettre l’ambiance, pour mettre tout le monde dans le bon mood avant l’entrée des chanteurs de cette période. C’est donc moi qui vais faire changer d’époque, qui vais ramener le public aux années 80.

A quelques jours de l’évènement, dans quel état d’esprit êtes-vous ?

Déjà, ce qui est sûr, c’est que j’ai trop hâte, j’y pense tout le temps, tous les jours. Tous les soirs, je chante sous la douche ma chanson pour me préparer au jour J. En même temps, de l’appréhension, c’est la première fois que je monte sur scène, en plus devant autant de monde. Je pense que je me pose les mêmes questions que les autres : est-ce que les gens vont aimer ? est-ce qu’ils vont me suivre dans ma bonne humeur et dans ma chanson ? Ou est-ce que ça ne va pas marcher ? Il y a la pression aussi parce que c’est mon anniversaire, j’ai envie que tout se passe bien, j’ai envie de donner le meilleur de moi-même, ce que je feraiJ. Mais, oui, il y a cette peur que ça ne plaise pas, que les gens s’ennuient…mais bon, je pense que ça va aller.

 

 

Ce premier single « Désir disco » est en lien étroit avec les années 80, nous l’avons compris. C’est une période, certes, que vous n’avez pas connue mais qui vous tient à cœur…

Oui, j’adore les années 80. Ça peut surprendre, ça surprend même très souvent mais, en fait, ça m’est littéralement tombé dessus. Depuis que je suis toute petite, mes parents me font écouter d’anciennes chansons, j’écoute donc du Gainsbourg, du Brel, …ce qui est bien plus vieux que les années 80. De moi-même, à force d’écouter des chansons et de les apprécier, je me suis amusée à faire des recherches sur les chansons des années 60, 70, 80, 90. C’est vrai que, dans les années 80, j’ai vraiment trouvé un univers, il y a des centaines de chansons qui me plaisent énormément, c’est vraiment ma période et je n’arrête pas de le dire à mes parents, je pense que je ne suis vraiment pas née à la bonne époque… quoi que, peut-être que si, peut-être que je suis là justement pour ramener ces années-là…

Après ce premier titre, une deuxième chanson est dans les cartons…

C’est ça ! La première chanson a bien marché et, du coup, ça m’a donné l’envie de continuer, tout simplement d’en faire d’autres. Oui, j’aime ça de toute façon, comme c’est un bonheur de le faire, je vais continuer. La deuxième chanson sera aussi avec un chanteur des années 80 parce que j’aimerais garder avec moi cette touche de l’époque. Par contre, ce sera beaucoup plus moderne et j’aimerais remercier mes parents de m’avoir donné le prénom d’Elisa. Donc c’est une chanson qui rappelle un peu Gainsbourg, elle s’inspire pas mal de lui.

En parallèle, depuis un an et demi, vous interprétez le personnage de Camille dans la série quotidienne de TF1 « Demain Nous Appartient ». Un personnage qui a vécu beaucoup de choses depuis son arrivée. Quel regard portez-vous sur son évolution ?

Déjà, elle a gagné énormément en maturité. A son arrivée, c’était juste une influenceuse qui vivait sa vie de jeune fille de 16 ans. Elle est toujours pleine de vie mais je pense que, aujourd’hui, elle a grandi, après tout ce qu’elle a vécu avec Stanislas, avec son père, avec la prise d’otage au Spoon. Je pense qu’elle a gagné en maturité mais en force aussi, en force de caractère. Aujourd’hui, je pense qu’elle a envie de montrer qu’elle est là, qu’elle sait ce qu’elle veut. Elle a envie de passer à autre chose, c’est sûr, elle a envie d’oublier Stanislas, elle a envie de s’amuser en fait, tout simplement. Elle a envie d’être une vraie petite fille de 16 ans, elle a envie de rattraper les années qu’elle a pu perdre de sa jeunesse puisqu’elle a dû jouer la grande pour sauver sa mère. Donc, en ce moment, je pense qu’elle rattrape le temps perdu.

Elle est arrivée à un stade où on peut dire que ce n’est plus une enfant mais elle en reste une malgré tout. C’est compliqué à expliquer…Ce n’est plus une enfant parce que, après tout ce qu’elle a vécu, je pense qu’elle sait ce qui est bien, ce qui n’est pas bien donc quand elle fait des bêtises, elle le sait, elle les fait parce qu’elle le veut. Mais elle a gardé son côté enfant dans le sens où elle a perdu du temps, aujourd’hui elle a besoin d’être une petite fille.

 

 

Cet été, elle a vécu une période agitée, notamment avec l’arrivée d’Emma, qui n’est pas sans influence sur elle…elle a franchi l’interdit, elle est allée sur un terrain où on ne l’attendait pas.

Complètement ! Je pense sincèrement que Camille est une fille très bien élevée, elle est très famille donc très suivie par sa mère et son père. Mais après ce qu’elle a vécu avec Stanislas, elle a gardé pas mal de cicatrices de ce qui s’est passé, elle a du mal à passer à autre chose. En même temps, c’est elle qui lui a mis le coup de couteau, certes pour sauver sa mère – ce n’est pas une meurtrière – mais ça laisse énormément de séquelles. Aujourd’hui, elle veut s’amuser, elle a envie de passer à autre chose et je pense qu’Emma est un appui. En fait, elle se sert d’elle pour faire des bêtises qu’elle n’a jamais faites. D’où le retour à l’enfance dont elle a besoin. Elle sait que voler c’est mal mais, juste, elle en a besoin. Un jour, elle s’arrêtera…Quand ? Je ne sais pas mais, pour l’instant, elle en a besoin. Vu qu’elle n’a pas énormément d’échanges avec sa mère sur ce qui s’est passé avec Stanislas – maintenant que j’y pense, elles n’en ont pas parlé du tout -, je pense qu’elle a besoin de se libérer et la manière de le faire pour elle, c’est Emma. C’est sa source de bien-être.

Artistiquement parlant, cette palette de jeu, avec toutes les émotions différentes évoquées, doit être très plaisante à jouer ?

Complètement ! J’apprends beaucoup : le fait de pouvoir changer, de passer d’une émotion à une autre et surtout ce sont des intentions de jeu qui ne sont quand même pas simples. Déjà, je fais semblant quand je joue mais faire semblant d’être, c’est encore plus compliqué. Quand je dis « faire semblant de », quand Camille fait sa bêtise, elle sait qu’elle fait une bêtise mais elle fait semblant de ne pas savoir parce qu’elle en a besoin, tout simplement. C’est de cette difficulté-là dont je parle. Oui, il y a des intentions de jeu qui sont pas mal à travailler et qui, bien sûr, me servent pour la suite.

 

 

Ces deux domaines, la musique d’un côté, le plateau de l’autre, peuvent paraitre bien différents mais sans doute que beaucoup de similarités existent ?

Il y a énormément de liens. On ne s’en rend pas compte je pense mais il faut le faire pour le voir. Chanter, c’est un travail vocal, il faut travailler la voix, bien articuler. C’est aussi le cas dans le métier d’acteur, quand on parle il faut bien articuler. C’est vrai que cet exercice que je fais dans la chanson m’aide aussi dans le métier d’acteur. Il y a plein d’autres choses. Etre sur scène, c’est être sur scène pour chanter comme être sur scène au théâtre et dire son texte. Il y a plein de choses, en fait, qui se rapprochent et je pense que l’un n’empêche pas l’autre.

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre parcours ?

Déjà, j’espère évoluer en tant qu’actrice car c’est ce que j’aime plus que tout. J’espère du fond du cœur avoir un rôle dans un film au cinéma et, pourquoi pas, tourner avec Sophie Marceau. C’est un vrai rêve de gamine, elle a vraiment bercé mon enfance dans « La boum » et surtout dans « Fanfan », un film qui me touche particulièrement. Je trouve qu’elle y est incroyable donc ça me plairait vraiment beaucoup de pouvoir, un jour, tourner avec elle. Si ça arrive, ce sera une victoire. Et pouvoir continuer, à côté, dans la chanson. En fait, m’amuser dans tous les domaines qui me plaisent, vivre, tout simplement…

Merci, Elisa, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision, Musique

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Fort Boyard, Top 14 de rugby, équipe de France : Vincent Clerc évoque tous les sujets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Vincent,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à nos questions !

Le Top 14 de rugby vient de reprendre ses droits il y a quelques jours. En tant qu’ancien international français toujours passionné de ce sport, on imagine sans doute le plaisir et la joie que cela doit être pour vous ?

Effectivement ! J’ai eu ma vie rythmée pendant longtemps, notamment 17 ans d’activité professionnelle, tous les week-ends, avec du rugby. Donc c’est vrai, même si je ne regarde pas tout, j’aime bien savoir qu’il y a du rugby à la télé le week-end, même si je ne peux regarder que 10 minutes ou un quart-d’heure, ou que je dois regarder les résumés le lundi. Oui, c’est un petit moment de plaisir, il y a quelque chose de très addictif, ça fait partie de ma vie de me dire qu’il y a du rugby le week-end.

Quel regard portez-vous sur cette nouvelle édition qui démarre ? Quels sont vos favoris ?

Il y en a beaucoup, entre ceux qui ont gagné l’année dernière, on pense à La Rochelle, à Lyon, à ceux qui ont échoué de peu comme le Stade Toulousain, Bordeaux, Toulon sur la fin de saison, à ceux qui n’ont pas été à leur place et qui ont de grandes ambitions comme Clermont-Ferrand par exemple ou Montpellier qui a été champion. C’est vrai que ça fait beaucoup de prétendants potentiels qui ont réellement le potentiel, ce n’est pas de la langue de bois. Je crois que, malheureusement, un des facteurs clé est le facteur équipe de France, qui pénalise beaucoup certaines équipes. Dans des sprints finaux, ça compte,…les points en moins, la fatigue des joueurs, …Voilà, il y a un peu tout cela mêlé. En tout cas, il y a quand même beaucoup d’équipes qui peuvent prétendre à ce titre. Il y a une grosse bataille, qui sera aussi de l’autre côté, vers le bas parce que ce n’est pas fait non plus. On ne se dit pas que ceux qui sont montés vont obligatoirement redescendre de suite.

A quasiment un an jour pour jour de la coupe du Monde, sans doute que, de près ou de loin, cela aura un impact sur la saison qui démarre, avec des joueurs qui auront à cœur de montrer à leur sélectionneur qu’ils ont leur place en équipe nationale…

Il y en a une bonne partie qui sont déjà partants, il ne faut pas se faire d’illusions. Cette équipe tourne bien depuis plusieurs mois, plusieurs années, avec une ossature que l’on connait et qui est stable depuis le début. Donc, disons qu’à 90%, on connait l’équipe qui va partir au mondial. Après, effectivement, l’état de forme est important, il y a des joueurs qui sont plus en balance et c’est vrai que ça fait quelques joueurs qui vont avoir des choses à prouver au sélectionneur. Il peut y avoir des blessures aussi, ça fait partie des risques du rugby et du sport en général. Du coup, il faut toujours rester prêt à être appelé en cas de blessure. Oui, il y a en arrière-pensée cette coupe du monde pour tous les joueurs, ceux qui sont quasiment sûrs et ceux qui sont à la limite de l’équipe de France.

A titre plus personnel, sur quelles prochaines échéances pourra-t-on vous retrouver à l’antenne ?

Sur tous les matchs de l’équipe de France, donc ça va être la tournée de novembre, le tournoi des 6 nations mais aussi la finale du Top 14.

En amont d’une prise d’antenne et donc d’une rencontre, avez-vous une méthodologie spécifique de préparation ?

Non, parce que je suis assez passionné. Je vous avoue que je suis l’actualité du rugby, j’ai la chance d’avoir beaucoup de mes anciens coéquipiers qui sont maintenant à des postes clé du rugby français et des grands clubs, ça me permet d’échanger régulièrement avec eux. Donc je construis au jour le jour par ce que j’aime. Après, s’il y a des choses que je ne connais pas, sur des joueurs, je me renseigne, je me documente, j’appelle pour savoir, pour connaitre la stratégie de l’équipe et savoir pourquoi ils ont fait ces choix-là. Voilà, c’est plus une préparation, je dirais, d’homme de passion, il n’y a pas de méthodologie, c’est plus être au courant de tout. Parce que, contrairement à Dimitri Yachvili qui commente le match, j’analyse plus, en amont ce qui a été fait par l’équipe, à la mi-temps et à la fin du match en fonction de ce qui s’est passé. Donc c’est aussi réagir à ce qui se passe en direct sur le terrain, beaucoup.

Justement, vos nombreuses années au haut niveau et votre riche palmarès vous permettent un œil aiguisé sur le jeu…

Le but est de voir ce que quelqu’un qui n’a pas joué au rugby pendant longtemps ne peut pas voir en fait. C’est d’essayer d’aller chercher justement les petites subtilités que nous ressentons ou voyons parce que l’on a baigné dans le milieu pendant de nombreuses années. Donc, effectivement, mon rôle, j’essaie d’aller le chercher-là, dans les choses qui ne sautent pas aux yeux forcément.

 

 

En complément, cet été, on a pu vous voir pour la première fois dans « Fort Boyard ». On imagine sans doute le bonheur que cela a dû être pour vous de participer à cette émission emblématique et de partir à l’assaut de ce lieu mythique ?

Complètement ! Pour plusieurs raisons. Effectivement, c’est une émission emblématique. J’adore jouer et, en plus, étant jeune, avec mes amis d’enfance, on allait camper en face du « Fort Boyard ». C’est toujours quelque chose qui me faisait un peu rêver. Donc d’avoir réalisé le rêve, d’avoir traversé et d’être entré dans le fort, c’était absolument extraordinaire. J’ai aimé l’émission, j’ai aimé participer à l’émission parce que c’est justement un vrai jeu, qui n’est pas du tout scénarisé. On fait les épreuves, on les enchaine, il n’y a rien de monté, cela m’a beaucoup plu.

Vous avez représenté l’association « Premier de cordée ». Ce devait être une source supplémentaire de motivation ?

On joue pour les autres, c’est sûr. On essaie de faire beaucoup de choses pour les enfants, les assos. On sait combien en plus la période est très difficile pour les associations pour aller chercher des fonds parce que la période est difficile pour tout le monde. D’être allé chercher de l’oxygène pour cette association, on était ravis. Ca a bien fonctionné, on était fiers et on sait que ça a beaucoup compté pour eux.

 

 

L’émission n’a pas été de tout repos, avec cette année la carte atout du Père Fouras, dévoilée au début de l’émission, celle de l’aventurier solitaire. Imposant à Alex Goude de rentrer tout seul dans le fort. D’entrée de jeu, cela a placé la barre encore plus haute…

Franchement, c’est énormément de stress « Fort Boyard ». Quand on arrive, tant que l’on n’a pas fait sa première épreuve, on est stressé. Donc, là, il nous tardait qu’Alex réussisse. Ça lui a mis beaucoup de pression sur les épaules, il savait que c’était à lui de débloquer la situation pour que le jeu commence. Donc c’est vrai que c’est beaucoup beaucoup de pression, notamment sur les premières épreuves. Oui, ça nous a rajouté une montée de stress, notamment pour Alex, qui a quand même été très bon.

C’est vrai qu’il vous libère en premier, avec Perrine. Vous démarrez par le métro, une cellule pas facile, comme le montrent les statistiques. Là, pour le coup, ça vous a donné le bon élan et la bonne dynamique en apportant une deuxième clé à l’équipe…

Oui ! On est tous comme cela. C’est vrai que je me compare à ce que j’ai vécu avant, c’est vrai qu’il y a une envie de bien faire, une envie de réussir donc on y met beaucoup d’énergie et on est soulagé quand ça marche. C’est vrai que l’on ressent, en plus, tout le soutien de l’équipe. Il y a vraiment quelque chose qui se crée très rapidement, avec des gens que l’on ne connait pas forcément. Moi, j’en connaissais quelques-uns mais pas tous. C’est vrai qu’il y a cette espèce d’alchimie qui se fait rapidement, où on sent le soutien, on n’a pas envie de décevoir ses collègues donc on y met toute l’intensité que l’on peut pour réussir. On était contents, j’étais très content que ça paie d’entrée.

 

 

Parmi les autres sensations fortes, après la cellule infernale, vous avez eu le droit, lors des indices, à la catapulte infernale. Ce doit être également un grand moment d’adrénaline ?

Oui ! Alors, c’est d’abord beaucoup de plaisir au début parce qu’on a une vue qui est absolument splendide autour de nous, on est au calme le temps que tout le monde arrive. Après, la pression monte quand on doit appuyer soi-même sur le siège éjectable. C’est vrai que ça part très fort, c’est très surprenant donc on prend un gros gros shoot d’adrénaline au moment de l’expulsion. Il y a quand même une recherche d’adrénaline…ce que j’ai vécu pendant des années au rugby, cette pression, cette envie de réussir, se mettre un peu en danger, c’est vrai que, dans la vie de tous les jours, on a moins l’occasion de le faire. Là, « Fort Boyard », ça redonne ces sensations-là un peu, c’est génial.

 

 

Vous évoquiez la vue sur le haut du fort, sans doute que le tournage de nuit pour « Fort Boyard, toujours plus fort ! » est un autre moment qui remplit les yeux de jolis souvenirs…

On n’a plus envie de repartir en fait. C’est vrai qu’on le découvre à toute heure de la journée, on est arrivés tôt le matin, on a eu droit au coucher du soleil, avant de repartir de nuit. C’est vrai qu’on y est bien, je comprends ceux qui le font plusieurs fois, on sent une parenthèse assez extraordinaire au milieu de l’eau, loin de tout, les téléphones coupés. C’est chouette de vivre cela, ce fort est quand même quelque chose d’assez incroyable, avec cette construction au milieu de l’eau. Donc, oui, on n’a plus envie de repartir, on reste contemplatifs sur le haut du fort de longues minutes et c’est vrai que l’on a fait jusqu’à la nuit, jusqu’à repartir. C’est un endroit qui est assez exceptionnel.

Pour ne rien gâcher au plaisir, vous étiez une équipe de sportifs émérites et on a vu un vrai élan de solidarité, en plus d’une très bonne ambiance entre vous…

Oui, c’est vrai, on s’est très bien entendus rapidement, chacun avec ses qualités. C’est vrai qu’il y a quelque chose qui se passe de suite. Et c’est souvent ça qui marche. On a beau avoir tous plus ou moins des talents individuels, c’est l’envie aussi de réussir en équipe. On l’a de suite eue, du coup je pense que c’est ça qui a fait que l’on a plutôt bien performé sur l’ensemble de l’émission.

 

 

Selon vous, quelles sont les principales clés, sans mauvais jeu de mots, pour être un bon aventurier sur le fort ?

Jouer pour les autres, c’est vraiment de se dire que, même s’il y a des peurs ou du stress, à partir du moment où on met le pied dans le fort, on est là pour réussir pour les autres, notamment pour des associations. Oui, il faut partir du principe que l’on va aller dans le dépassement de soi, que l’on n’est pas là pour être dans une zone de confort, que, de fait, on va être en difficulté, dans un stress que l’on n’a pas l’habitude d’avoir. Donc je pense que c’est surtout de se dire que l’on est là pour se dépasser mais d’avoir envie de le faire pour les autres, je crois que c’est quand même les clés de la réussite.

Cette première expérience vous donne-t-elle l’envie d’y retourner, si l’opportunité venait à se présenter à nouveau ?

Complètement ! J’avoue que je n’hésiterais pas à y repartir, je trouve que c’est vraiment un moment exceptionnel, j’ai vraiment été un privilégié de pouvoir y participer. Donc si de nouveau ça se présente, je pense que je n’hésiterais pas.

 

 

En conclusion, cette journée reste donc un merveilleux souvenir pour vous ?

Complètement ! C’était extraordinaire. D’ailleurs, on sent, quand on sort du jeu, à quel point ça fait rêver les gens parce qu’on m’en a énormément parlé. On sent que les gens sont curieux, qu’il y en a une grande partie pour qui ça représente beaucoup de souvenirs, de souvenirs familiaux devant la télé, on sent que les gens aimeraient bien y participer aussi. On mesure donc encore plus toute la chance que l’on a.

Ce fut un plaisir, Vincent, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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