Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le médias blog de Julian

Flor Lurienne : parcours, projets, actualités - elle évoque tous les sujets !

30 Août 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

 

Bonjour Flor,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

1/ Vous travaillez actuellement avec la production Fulldawa pour financer votre court-métrage « Un jour avec » que vous espérez réaliser cette année. Quelle histoire y sera racontée ?

 

Cest lhistoire dune cellule familiale qui traverse un grand chaos. La mère de famille va imposer à ses enfants un rituel «magique» pour dépasser l'épreuve, pour faire le trait dunion entre ce qui a été et ce qui reste maintenant. Pour remettre du brouhaha de la vie. Il y a quelque chose de très cinématographique dans cette histoire..

 

Quelles ont été vos sources d'inspiration pour son écriture ?

 

Tisser des histoires autour de la complexité des liens familiaux est en général un terreau qui minspire énormément, dautant plus quon retrouve ces mêmes problèmes internes dans notre rapport à la société, au monde. Ils sont juste travestis, mais le même bordel continue ! Intérieur et extérieur se donnent la main. Cest toujours une histoire de place, trouver sa bonne place. Et puis,  jaime parler surtout de tout ce qui ne se voit pas, mais qui existe aussi. La part magique de la vie. La part étrange, celle qui s'échappe du quotidien et nous emmène ailleurs. Cest plus difficile den faire des images, mais cest surtout un climat, une atmosphère, mais cest le cinéma qui me plaît.

 

En général, pour écrire, je prends plein de notes, et puis arrive le moment où jarrête. Je laisse alors une grande place à l'ennui. Jai besoin de mennuyer pour trouver. Il faut une place vide pour que quelque chose se remplisse. C’’est pas toujours agréable, ça fout le vertige, mais après, tout sarticule. Cest comme si je me laissais couler dans des fonds marins et que dun grand coup de pied au sol, en urgence, je revenais à la surface pour écrire. Après cest fiévreux et jadore cet état. Cest comme un état amoureux. Avec ses doutes, sa dépendance, son obsession.

 

2/ En parallèle, vous êtes aussi sur plusieurs projets d'écriture. Qu'en dire très simplement  ?

 

J'évite maintenant d'être focalisée que sur un seul projet, sinon cest vraiment trop risqué. On peut s'épuiser sur la longueur. Il y a plusieurs choses dans les tuyaux, un deuxième court métrage, mais cette fois-ci sans grands moyens, un huis clos et deux personnages .On pourra le tourner vite. Il nous faut juste trouver un petit théâtre comme décor.

 

Il y aussi l'écriture du long métrage avec Denis Brusseaux, «A labri du monde».  Je ne me dis pas auteure, je suis juste une comédienne qui écrit. Cest comme si je faisais un instrument de musique en plus. J'ai suivi l'année dernière une formation continue à Louis Lumière sur la réalisation et cela a été un déclic. Je le savais déjà, mais là c'était concret avec les expériences de tournage en préparation. Je my sentais chez moi, à la bonne place ! Ce souvenir là me donne la niaque pour continuer dy travailler, de ne pas lâcher. 

 

3/ Plus généralement, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

 

Comme comédienne cette saison, jai des dates de tournée  avec  « Déshabillez mots, nouvelle collection » et avec une autre pièce, « Ca va maman ? » de Gloria Mina*.

 

Sans oublier Mattéo La Capria, un jeune homme étonnant qui est en train de monter une série de poèmes mis en images, « Poèmétrages ». Il y a plein des talents incroyables dans cette série. J'en réalise un, que j'ai écrit et dans cet épisode, ce sont les hommes qui sont « enceintes » ! Le magnifique Michael Lonsdale sera la voix de Ghérassim Luca, poète roumain.

 

Et puis jai un agent en qui jai vraiment confiance, jaime bien sa manière de travailler. Ce qui peut marriver comme comédienne je ne le maîtrise pas du tout ! De toute manière dès quon y met trop de volonté ça foire, alors maintenant je mabandonne totalement ! 

 

4/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, notamment comédienne et auteure. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique ?

 

Sa liberté, son exigence, ses rencontres. J'ai l'impression que, tous les jours, il faut se réinventer, se renouveler. Rien nest figé, définitif. C'est ce qui me plaît le plus, mais cest paradoxal car cest ce qui est aussi le plus difficile-: maintenir une sécurité financière. Et avec ce métier, on a choisi nos difficultés avec entre autres, linsécurité!

 

Les projets ressemblent à des îles qui flottent, certaines disparaissent, d'autres apparaissent, d'autres réapparaissent, il faut voyager dans ces eaux-là. C'est un métier dapparitions et de disparitions, dombre et de lumière, on apprend à chaque fois à mourir et à renaître. Jaime créer, inventer des trucs. Ça donne un sens à ma vie.

 

5/ Spontanément, retenez-vous une expérience plus que toutes les autres ?

 

J'ai connu de très belles années en lumière avec l'aventure des deux spectacles Déshabillez mots* que jai co-écrit avec mon amie Léonore Chaix, en passant à la radio, à Flammarion et sur les planches. Nous revenons dAvignon et cest une très grande joie de jouer ses propres textes et de les partager avec un public qui est toujours au rendez-vous.

 

6/ En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite  ?

 

De ne pas lâcher et que les choses se concrétisent., mais jai confiance car je suis bien entourée. Et que surtout les trois grâces soient réunies : être là au bon moment au bon endroit et avec les bonnes personnes ! ça cest Jeanne Moreau qui mavait dit ça !

 

Ce fut un plaisir, Flor, de nous entretenir avec vous  !

 

 

  • Ca  va maman ? écrit par Gloria Mina , mise en scène  dArmand Eloi
  • Déshabillez mots écrit par Flor Lurienne et Léonore Chaix mise en scène Marina Tomé, production Acte 2.
  • Flor Lurienne est représentée par lAgence Aléo. David Subtil.
Lire la suite

Christophe Guybet évoque son actualité théâtrale !

23 Août 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

 

Bonjour Christophe,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

 

1/ Vous serez, à partir du 29 septembre prochain, sur la scène du théâtre du Gymnase pour la reprise de la pièce « L'amour est dans le prix ». Quelle histoire y est racontée ? Quelles thématiques sont abordées ?

 

C'est une véritable comédie dramatique. Il y a une grande surprise à la fin que je ne vais pas dévoiler. C'est l'histoire d'un homme qui va tout faire pour quitter sa femme, une femme qui a beaucoup donnée parce qu'ils ont des enfants et qu'elle s'est sacrifiée pour le couple. Le mari va vouloir la quitter pour sa maîtresse qui, en fin de compte, n'en vaut pas la peine. Mais il va le comprendre un peu trop tard.

 

La pièce est vraiment orientée sur les relations de couple, sur l'amour, sur la tragédie de ce que peuvent vivre certains couples.

 

C'est drôle, c'est émouvant, nous sommes une très belle équipe, à six sur scène, avec un très bon producteur. C'est un beau projet que l'on tient depuis octobre 2016.

 

2/ Comment décririez vous votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

 

C'est un mec odieux, il n'est pas sympa, il est malin. Mais on peut se demander comment il peut être aussi con à un moment donné de sa vie  ? Il a certes réussi va vie professionnelle mais il est centré sur son nombril, il s'en fiche des autres, de plus en plus de sa femme d’ailleurs.

 

A un moment donné, il va se rendre compte qu'il n'était pas si mal que cela avec elle. Qu'il s'est trompé de problèmes dans sa vie.

 

3/ La pièce est un franc succès, les rires sont nombreux. Justement, quelles sont, selon vous, les clés de cette réussite ?

 

La mise en scène est brillante, originale. Les gens se retrouvent beaucoup dans cette histoire, surtout les femmes. C'est une pièce qui fait miroir à beaucoup de spectateurs dans leur vie. Le texte et l'énergie de l'équipe y sont aussi pour beaucoup.

 

4/ Juste avant de rentrer sur scène, quelles sensations et quels sentiments prédominent encore en vous ?

 

J'essaie de me concentrer au maximum sur ce que j'ai à faire tout en étant détendu. Pour être dans l'énergie. Je ne veux pas savoir par contre qui est dans la salle, ni si les sièges sont remplis ou pas.

 

Dès que l'on commence à s'habiller, on commence à entrer dans le personnage. Il faut savoir oublier ses problèmes de la journée, pour être à fond dans le rôle et prendre plaisir.

 

J'essaie d'être calme, de respirer lentement, de vérifier les petits détails comme la présence des accessoires.

 

On se sert dans les bras les uns les autres, pour se rassurer et être soudés, car il est important de jouer avec les autres et pour les autres. Surtout dans cette pièce qui est très collégiale. Il faut savoir regarder l'autre, il faut faire attention à ses camarades autant qu'à soi même. Les gens aiment cela et le sentent.

 

5/ Plus généralement, quels sont vos autres actualités et projets artistiques ?

 

J'écris et je travaille un nouveau one man show. Tout en continuant à jouer le précédent, une sorte de best of, notamment en novembre prochain.

 

Je lis d'autres pièces, je rencontre d'autres auteurs. Certains touchent à la condition humaine et cela me parle. J'espère monter des choses avec certains d'entre eux.

 

J'ai fait une nouvelle bande démo, j’aimerais bien tourner à nouveau.

 

 

Ce fut un plaisir, Christophe, de nous entretenir avec vous !

Lire la suite

Joséphine Rioli évoque son actualité théâtrale !

21 Août 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

 

Bonjour Joséphine,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

 

1/ Vous êtes actuellement à l'affiche, au théâtre de Dix heures, de la pièce à succès « Je t'aime à l'italienne ». Comment présentez cette pièce ?

 

C'est d'abord une ode à l'amour, à la mixité, au vivre ensemble. Carlo, un italien, annonce à son meilleur ami Farid, qui est algérien, qu'il est amoureux de sa soeur jumelle Aïcha depuis deux ans et qu'ils vont se marier. Cela crée forcément des conflits, Farid n'étant pas très content que son meilleur ami sorte avec sa soeur jumelle. Des conflits notamment de culture et de religion. Donc il va lui faire passer toute une batterie de tests pour le faire accepter par la belle famille, pour le convertir. Des tests très rigolos et très drôles.

 

La pièce est écrite par Hugues Duquesne et Kader Nemer. Ce fut une très belle opportunité pour moi. Lorsque Hugues m'a contacté, j'ai eu 24 heures pour apprendre mon texte avant l'audition et, cinq jours plus tard, je faisais ma première. Qui a été, en plus, mon pass pour le festival d'Avignon.

 

Bref, c'est une pièce sur l'amour et sur la mixité. Sans tout dévoiler, on va se rendre compte que j'ai une autre religion. Je sors avec Farid mais il ne m'a pas dit qu'il s'appelait comme cela. Je vais découvrir qu'il m'a beaucoup menti, ce qui va se retourner contre lui.

 

2/  Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage  ?

 

Rachelle est une femme très sanguine, elle va avoir des phases un peu pétage de câble, des phases très smooth. Elle veut que tout soit comme elle le souhaite, on va se rendre compte que c'est elle en fait qui tient un peu les garçons.

 

C'est d'ailleurs ce que j'aime dans cette pièce, c'est pour cela que je suis très fière d'interpréter ce rôle. Il y a déjà une palette très large à jouer pour ce rôle et ce n'est pas un faire valoir pour les rôles masculins. A l'inverse, c'est elle qui tient les reines, ce qui est géniale dans une comédie contemporaine.

 

3/ La pièce est un carton, les rires sont nombreux. Quelles sont les clés de ce succès  ?

 

La pièce n'est pas dans les clichés. On parle de religion, d'amour, de mixité en toute sincérité. Sans oublier un rythme très soutenu, les vannes coulent vraiment très bien. Les gens s'identifient aussi, beaucoup nous le disent à la sortie.

 

Nous avons eu la chance d'être choisis par Juste pour Rire pour leur Festival en Tunisie. Nous étions la seule pièce parmi des humoristes, ctait une super expérience que nous avons hâte de réitérer.

 

4/ Juste avant de rentrer sur scène, quels sentiments et quelles sensations prédominent en vous ?

 

Dans la pièce, j'arrive au bout de 20 minutes. J'ai donc un petit moment toute seule dans la loge. Jen profite pour écouter le rythme de la première partie des garçons et adapter le ton lors de mes premières répliques. Si les garçons sont trop impulsifs, il va falloir que je les calme. A l'inverse, s'ils sont trop mous, je vais devoir remettre un coup de boost.

 

Juste avant mon entrée, heureusement que personne ne me filme en loge, je fais des choses un peu bizarres, notamment des mimiques de tête afin de bien articuler. Je me mets aussi dans l'énergie du rôle. Il y a un petit son rai avant mon entrée, en coulisses je commence à danser toute seule.

 

5/ Vous serez aussi, à la rentrée, au théâtre de la Renaissance, pour un autre chouette spectacle, « La dame blanche ». Que dire de cette autre aventure théâtrale  ?

 

C'est quelque chose d'extraordinaire. J'y ai déjà joué de septembre 2016 à mai 2017 avec deux casts différents. C'est un très gros show. Ce fut un super tremplin pour moi. J'ai fait de très belles rencontres. Je dis un grand merci à Sébastien Azzopardi.

 

Cette pièce mérite vraiment son succès, avec une mise en scène incroyable, des textes vraiment très bien écrits.

 

6/ Pour finir, comment inciter, si ce n'est pas déjà fait, les lecteurs à venir vous voir sur scène  ?

 

Venez au théâtre, c'est le plus important. La télé c'est bien, mais le spectacle vivant c'est mieux. Il y a plein de belles choses à voir à Paris et la culture est quelque chose de très important.

 

Si vous voulez venir me voir, ce sera avec grand plaisir. « Je t'aime à l'italienne » est une comédie, c'est très drôle. Vous passerez une heure quinze de bons moments. Si vous voulez avoir plus peur, avec des émotions plus intenses sur deux heures de show, dans un sublime théâtre à l'italienne, si vous voulez être embarqué dans une ambiance un peu bizarre d'horreur, de terreur, « La dame blanche » est faite pour vous  ! On sera là également pour vous faire rire, car c'est rigolo aussi.

 

Ce fut un plaisir, Joséphine, d'échanger avec vous   !

Lire la suite
1 2 3 4 5 > >>