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Mounya de la Villardière évoque sa belle actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Mounya,

 

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

Vous serez à l’affiche de « Faites l’amour… pas des gosses » durant le festival d’Avignon. Comment présenteriez-vous ce spectacle ?

 

C’est un couple qui va avoir des enfants et la joie de vivre la grossesse, le couple etc… c’est une pièce familiale qui parle à tout le monde. On a eu beaucoup d’enfants qui sont venus nous voir. Le public est ravi car les adultes ont l’impression de voir réellement ce qu’ils vivent, d’ailleurs l’un des auteurs, Sophie Depooter est maman et a vraiment visé juste avec tendresse et humour... En tant que parent, on vient rire de son malheur et de son bonheur quand même d’être parent...

 

Comment avez-vous abordé votre personnage ?

 

J’ai fait avec ma personnalité. Ce personnage est trèfille. Le couple est à un âge charnière, ils ne sont plus des enfants, mais le mari reste très gamin, elle-même est encore candide. Ils vont apprendre à grandir en même temps que les enfants ! Je le joue de manière très assumé, énergique, je lui donne les couleurs qui sont les miennes, la sincérité et l’implication que j’ai dans chacune des pièces que l’on me confie.

 

Vous jouerez en Avignon, nous l’avons dit. En termes de rythme, de jeu, d’interprétation, y a-t-il une modulation de votre façon de jouer par rapport aux représentations à Paris ?

 

Ça va être légèrement plus court, c’est le format Festival. On va être clairement plus efficace. Pour se démarquer à Avignon, il y a le spectacle d’une part et nous d’autre part. Nous allons aller dans la rue, flyer, donner de notre personne, une seule loi : que le meilleur gagne. J’ai hâte.

 

En parallèle, vous êtes en écriture d’un spectacle. Que dire sur cette autre aventure artistique ?

 

Je suis en écriture d’un format de 15 minutes pour ensuite développer un one-woman show. J’avais déjà jouée et écrit un premier one que j’ai notamment présenté au Paname Café, mais je ne me sens plus au même stade qu’il y a quelques années, J’ai grandi depuis. Je n’ai donc plus envie de dire les mêmes choses. J’essaye d’être cohérente avec moi-même. Cela fait un parallèle intéressant avec « Faites… l’amour pas des gosses », je suis en plein dans cette période de vie. Je ne sais pas si je suis encore une gosse ou devenue une femme.

 

Je suis devenue plus peureuse avec l’âge, j’essaye d’y aller avec le recul de mes expériences et je souhaite aussi toucher le plus grand nombre. Par le passé, j’ai fait l’erreur de me mettre dans une niche, un peu sur le ton de ce que fait Blanche Gardin (qui le fait mieux que moi, il faut l’avouer). J’avoue désormais vise le contrepied.

 

Quelles sont vos principales sources d’inspiration ?

 

Je passe du temps avec mes amis. Quand je raconte quelque chose, au bout d’un moment, je pars en one-woman show. Et je note. Ça se construit comme ça. Je n’aime pas être seule, chez moi, à écrire, j’ai constamment besoin d’un public et au moins mes amis me font sentir directement si c’est drôle ou non.... j’ai besoin de tester le rire.

 

Quelles sont les étapes de ce beau projet ?

 

J’aimerai les savoir ! J’essaye de faire avec ce que j’ai appris, j’avance comme cela, je ne me mets pas une date, je reprends toujours, tranquillement, pour avoir un spectacle dont je puisse me sentir fière.

 

Plus généralement, qu’est-ce qui vous plaît dans le domaine artistique ?

 

Lorsque je joue, il me plaît d’être quelqu’un d’autre. C’est toujours mieux ! Un one-woman show est très personnel, d’autant plus lorsqu’on a écrit son propre spectacle (ce qui devrait être toujours le cas). Si le public ne réagit pas, j’ai tendance à le prendre à cœur. Alors que, dans une comédie, on se met au service d’un script. Je ne m’en veux pas à moi si la vanne n’est pas passée, en revanche je vais travailler pour qu’elle passe dès le lendemain ! Dans la comédie, j’ai le recul que j’ai moins dans le one-woman Show.

 

Parmi vos expériences, laquelle vous a marquée le plus ?

 

Je viens de Reims et j’y ai fait un peu de radio. J’ai eu la chance que Bruno Guillon s’intéresse à moi et me fasse monter à Paris. Ce sont mes plus beaux souvenirs. Je n’avais pas de vie, je me levais à 4h du matin… certes, mais tous les jours j’écrivais, j’étais dans une gymnastique mentale permanente. J’étais heureuse d’apprendre constamment auprès des plus grands.

 

Quand j’étais à Reims, j’avais commencé par faire des voix off. Un jour, le directeur de « Champagne Fm » m’a appelée pour me proposer d’animer une émission, en binôme avec un homme, parce qu’on m’avait recommandée. Cette période était le bonheur.

 

Que pouvons-nous vous souhaiter pour la suite ?

 

De réussir tout ce que j’entreprends, d’attirer les bonnes personnes et que ça roule ! Que je fasse plaisir aux gens et que je trouve ma team.

 

Ce fut un plaisir, Mounya, d’échanger avec vous !

 

Publié dans Théâtre

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Koh-Lanta : Clémence revient sur sa victoire dans Le Combat des Héros !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Clémence,

 

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

Vous avez gagné le « Combat des héros » de Koh-Lanta. Avez-vous pris conscience de l’exploit réalisé de remporter deux fois cette aventure ?

 

Sur place, ça s’est bien passé pour moi. Je me suis aussi rendu compte, notamment au moment de la diffusion, qu’une victoire à « Koh Lanta » ne tient parfois à rien. Les résultats du vote final l’ont prouvé aussi, avec une seule voix d’écart entre Pascal et moi. Il y a plein de gens qui ont suivi mon parcours et qui ont salué la manière dont j’ai géré l’aventure, c’est-à-dire de ne pas trop prendre part au conflit et de rester moi-même.

 

A froid, j’ai un sentiment de fierté et d’accomplissement. Je me dis que j’ai bien fait de participer à cette émission.

 

Selon vous, quelles ont été les principales clés de votre succès sur cette nouvelle édition ?

 

Pour aller loin dans « Koh Lanta », je pense qu’il faut rester soi-même. J’ai un tempérament assez discret dans la vie quotidienne. J’arrondissais les angles plutôt que de partir au clash. Je pense que c’est pour cela que j’ai pu m’imposer deux fois. En contrepartie, il y avait Pascal, qui a fait un très beau parcours, au caractère très éloigné du mien. Je crois qu’avoir un caractère un peu moins fort peut être un avantage pour une finale.

 

En quoi vos deux précédentes aventures vous ont aidée dans cette nouvelle victoire ?

 

J’avais la chance d’être la seule à avoir eu cette expérience d’avoir déjà gagné et déjà perdu. Ce qui m’a le plus appris, c’est ma deuxième aventure : je crois que c’est dans les défaites qu’on apprend le plus, j’ai fait quelques erreurs, je n’étais pas totalement engagée, j’ai totalement négligé la tactique.

 

J’ai donc voulu être plus présente physiquement, dans le camp, tout en faisant le nécessaire au niveau de la stratégie. J’ai joué ma carte à fond, je suis restée moi-même et ça a payé à la fin.

 

Il n’y a eu qu’une voix d’écart entre Pascal et vous lors du vote final. Avant le dépouillement, au moment d’affronter ce jury, dans quel état d’esprit étiez-vous ? Plutôt confiante en vos chances de gagner, ou au contraire aviez-vous du doute, de l’incertitude ?

 

Avant d’aller au vote, avec Pascal nous avions essayé de faire des pronostics, tout en sachant que ce serait serré. Quand on a pu prendre la parole, chaque mot était important, et le caractère pouvait faire changer certaines personnes d’avis. J’ai donc essayé d’être la plus efficace possible. Mais, quoiqu’il en soit, il y avait une véritable incertitude. D’ailleurs, nous avons été surpris de découvrir certains votes, comme ceux de Dylan ou de Cassandre.

 

Chose exceptionnelle, le dépouillement n’a pas eu lieu en public et en direct. Comment avez-vous vécu ce moment si particulier ?

 

Je crois que tous les candidats étaient un peu déçus qu’il n’y ait pas de direct. Mais ça a donné une dimension beaucoup plus familiale au moment. On était entre candidats, avec les familles et les proches, ça a été un beau moment de partage. J’étais contente de pouvoir le partager avec mon compagnon et mes enfants. Mon fils ainé était sur mes genoux, je le sentais vibrer à chaque vote ! Evidemment, cela aurait été plus festif s’il y avait eu le direct, mais je garde ce moment comme plus intime.

 

Quelques jours avant le jury final, Cassandre vous a donné son collier d’immunité après son élimination, ce qui vous a assuré la place en finale. Comment avez-vous réagi à ce geste ?

 

Je ne savais pas que l’on pouvait donner un collier d’immunité dans « Koh Lanta », une fois éliminée! Evidemment, j’ai été touché par ce geste d’amitié, qui m’a beaucoup aidé. Peut-être que ça m’a un peu déconcentrée sur les deux épreuves individuelles suivantes. Mais c’était le plus beau cadeau.

 

De manière plus générale, quel a été le moment le plus fort de toute cette aventure qu’est le « Combat des héros »?

 

Il y a deux moments auxquels je pense très souvent. D’abord, la venue de mon père dans l’épreuve des familles. Je ne pensais vraiment pas que ce serait lui car il déteste voyager et parce que, lors de ma première victoire dans « Koh Lanta », j’avais 20 ans alors, il n’avait pas voulu faire le déplacement à Paris pour la finale. Le fait qu’il traverse le globe pour venir me voir a été la plus belle preuve d’amour d’un papa pour sa fille et ça m’a beaucoup touchée.

 

Le deuxième très bon moment est lorsque j’ai gagné cette épreuve où il faut prendre à bras-le-corps le poteau et tenir le plus longtemps possible. De mes trois « Koh Lanta », ça reste une de mes plus belles victoires.

 

Est-ce que cette saison a été plus compliquée que les précédentes ?

 

Ça a été la plus difficile, dans la mesure où j’avais 13 ans de plus que la première fois, physiquement j’ai senti la différence, d’autant que j’étais sportive de haut niveau à l’époque, ce que je ne suis plus.

 

C’était mon premier « Koh Lanta » en tant que maman. Ça ajoute une difficulté parce que notre esprit reste malgré tout un peu à la maison. Il faut lutter contre l’envie de baisser les bras et de retrouver les enfants. J’ai essayé de muer cette difficulté en motivation supplémentaire. Je tirais de la force de penser que je les avais temporairement quittés pour faire un beau parcours.

 

Seriez-vous partante pour un formidable triplé ? Ou avez-vous bouclé la boucle de cette magnifique aventure ?

 

Je pense que j’ai bouclé la boucle. Ce qui m’a poussé à participer à cette saison de « Koh Lanta » était essentiellement la frustration d’avoir perdu. Aujourd’hui, ce sentiment est totalement gommé et il est temps pour moi de m’investir dans d’autres domaines.

 

« Koh Lanta » fait partie de ma vie malgré tout, j’y pense souvent. J’ai prouvé ce que j’avais à prouver.

 

Ce fut un plaisir, Clémence, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Elodie Gossuin évoque sa nouvelle participation à Fort Boyard !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Elodie,

 
Merci de nous accorder un peu de votre temps.
 
Vous êtes la candidate qui a participé le plus de fois à "Fort Boyard", huit au total, en plus du rôle que vous avez eu il y a quelques années dans la cage. Quelles sont les raisons qui vous ont incitée à repartir à l’aventure cette année ?
 
Les raisons qui m’ont motivée la toute première fois. C’était en 2001! J’ai le même sentiment et la même émotion parce qu’à chaque fois j’ai l’impression d’avoir 10 ans et d’entrer dans le Fort avec des yeux d’enfant. J’y vais toujours en me disant que c’est un cadeau. Je sais que je vais être confrontée à mes peurs, qu’il va falloir me surpasser, qu’il ne faut pas avoir peur du ridicule ! Jouer à l’aventurier c’est aussi échouer… Il y a toujours la même motivation parce que mes enfants rêvent d’y aller. On rencontre ou redécouvre des gens grâce aux équipes. En fait, on oublie qu’on fait de la télé. 
 
Cette année vous représentez une association dans l’aventure. Un mot sur cette dernière peut-être ?
 
 
Il s’agit de l’association de Flora Coquerel, Kelina. Ça me motive de défendre en équipe l’association. Le projet est bien défini et le budget aussi. Elle est extrêmement investie et sincère, ce qui me laisse admirative. La magie de la télévision, c’est aussi de donner de la visibilité à des associations au service de causes qui ne sont pas suffisamment défendues. 
 
Pour revenir à l’aventure en elle-même, est-ce qu’il y a une épreuve qui vous attire en particulier, qui vous tient à coeur ? A l’inverse, qu’est-ce que vous craigniez le plus lorsque vous remettez les pieds sur le Fort ? 
 
Dans chaque épreuve il y a de la peur. C’est certain que j’adore retrouver les équipes de "Fort Boyard". Ce que je préfère, c’est le partage. Aller à la rencontre de Francis Lalanne, de Vincent Lagaf ou du Père Fouras ! Je suis un vrai gosse quand je suis dans le Fort. D’autant qu’il y a de nouveaux personnages. 
 

 

Il y a aussi les épreuves que mes enfants adorent. Quand je rentre à la maison, ils me voient comme une super-maman parce que j’ai fait "Fort Boyard" ! Pour le coup, l’épreuve qu’ils adorent en est une nouvelle : Rodéo Dino…
 
Une nouvelle épreuve que je redoute, que je n’ai jamais faite est le saut à l’élastique. Parce que j’ai eu des épreuves dans le vide et pour moi c’est extrêmement douloureux. Je crois que le saut est encore plus dur parce que c’est à nous de franchir le pas dans le vide. 
 
Selon vous quelles sont les clés d’un bon aventurier ? 
 
D’y aller avec ses peurs, mais en en ayant conscience et avec l’envie de les affronter. Il ne faut pas partir avec des acquis ou des certitudes, mais en ayant la capacité de se remettre en question.  
 
 
Finalement, ce qui fait la différence, c’est lorsque l’on arrive à faire naître un esprit de cohésion. Le support des autres ne donne pas droit à l’abandon. On ne peut pas refuser une épreuve. On ne peut pas se dire : « Je n’y arrive pas ». Ou « je lâche l’affaire ». La clé est qu’on peut échouer mais on n’abandonne pas. 
 
Est-ce que vous avez une préparation particulière en amont ? 
 
(Rires) Oui, il faudrait en avoir une ! J’aurais dû ! Idéalement, pour tous les candidats, il faut de la résistance, mais il y aussi des épreuves intellectuelles, il faut savoir prendre sur soi, respirer etc… on pourrait faire un peu de sophrologie et de yoga, se remettre à courir un peu… et puis on peut aller plus loin… on peut être amené à tester de nouveaux aliments, à nager en plein océan, à faire un peu d’apnée… 
 

 

Mais la plus grande des qualités est la force de caractère, davantage que la force physique. 
 
Est-ce que le fait que vous ayez participé à d’autres éditions vous a aidé cette année ? 
 
Non… Parce que la qualité de ce programme est de se renouveler sans cesse depuis presque 30 ans. On ne sait jamais ce qui nous attend. Comment se préparer à un Rodéo Dino, puis à être infestée de mygales, de scorpions, à se retrouver coincé dans un tuyau… C’est tellement varié ! 
 
Ce qui peut aider, c'est de bien connaître l’équipe, une équipe a de la bienveillance et nous fait avancer. 
 
Parmi tous vos passages, y a-t-il un moment, plus que les autres, que vous retenez ? 
 
Ma rencontre avec Olivier Minne. J’avais eu la chance de travailler avec lui auparavant sur "Pyramide". Il est humble et lucide, cultivé, intelligent. 
 
 
La première fois que je suis allée à Fort Boyard c’était en tant que Miss France. A chaque nouvelle participation, j’avais la sensation d’être la petite sœur de tout le monde. Aujourd’hui, j’y vais en tant que maman. Ce qui me marque le plus, c’est le regard de mes enfants. 
 
Grâce à "Fort Boyard", j’ai touché des mygales, des scorpions, des serpents, des rats etc… Et j’ai dépassé certaines de mes peurs, ce qui influe sur ma vie tous les jours. "Fort Boyard" est une vraie psychothérapie, s’il y a un endroit où on peut passer certains capsn c’est là. 
 
Que dire en conclusion pour inciter définitivement les internautes à regarder l’émission ? 
 
 
Ça fait partie des meilleurs moments de télé que je peux passer en famille, parce que regarder "Fort Boyard", c’est rigoler, avoir peur avec les gens, c’est familial, ça fait du bien, c’est fédérateur. Et nous avons la plus grandes des aventurières : Clémence qui a gagné "Koh Lanta". Elle a une force mentale incroyable ! 
 
Ce fut un plaisir, Elodie, d'échanger avec vous !
 

Publié dans Télévision

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Claire Arnoux évoque son émission quotidienne sur beIN SPORTS pendant la Coupe du Monde !

Publié le par Julian STOCKY

Copyright : PANORAMIC

Bonjour Claire,

 

Quel plaisir d'effectuer cette interview en votre compagnie !

 

1/ On vous retrouve, pendant la Coupe du Monde de football, chaque jour à l'antenne de beIN SPORTS 1, de 12h à 13h, avec l'émission « Salon VIP ». A titre personnel, comment décririez-vous ce programme ?

 

C'est un magazine d'information et de divertissement. Nous l'avions créé à l'occasion de l'Euro et, à la base, il s'appelait «  L'Euro Mag  ». C'était déjà tous les jours et ça avait très bien marché. Nous l'avions gardé depuis en version hebdomadaire. Nous retrouvons donc le format quotidien pour la Coupe du Monde.

 

C'est un magazine car, évidemment, on est porté par l'actualité de la Coupe du Monde donc on parle des matchs, des Bleus, on a des duplex pour suivre l'équipe de France dans cette émission. Mais, vu que je reçois un invité VIP, ça peut être un comédien, un chanteur, un politique, un artiste qui est dans l'actualité et qui est passionné de sport, on a son regard sur le sport et, plus précisément, sur la Coupe du Monde.

 

Autours de cela, on a des chroniques qui sont plutôt détendues, plutôt sympathiques et sans pression sur ce programme-là. En fait, on parle de l'actualité de la Coupe du Monde, on est porté par les matchs du jour et ceux de la veille, par ce que font les Bleus, par les camps de base. Avec le regard de l'invité, avec ses goûts, ses meilleurs souvenirs de Coupe du Monde, ses joueurs préférés et ceux qu'il n'a pas forcément aimés, ce qui le fait vibrer dans une compétition comme celle-ci, le type de supporter qu'il est. Évidemment, on fait toujours commenter un but pour voir si notre invité serait un bon commentateur sur beIN SPORTS ou ailleurs.

 

Clara, ma chroniqueuse qui est arrivée cette saison pour faire un portrait décalé de l'invité, est toujours là. Elle arrive à contacter des gens autours de l'invité pour avoir des petites anecdotes et pour que l'on en apprenne un peu plus sur lui.

 

2/ Quelle touche plus personnelle essayez-vous d'apporter à cette émission ?

 

J'ai créé cette émission, avec mon chef d'édition. C'est une idée que j'avais eu et j'avais l'envie de faire cela avec un invité qui n'est pas un sportif. J'ai créé le programme comme j'avais envie de le créer avec des choses qui, moi, m'amusent. Donc c'est assez facile de le présenter car c'est tout ce que j'aime. Mon chef d'édition a aussi apporté beaucoup de ses idées et on était d'accord sur presque tout, ce qui est plutôt chouette.

 

Après, on est aussi porté par l'invité. On a des invités très passionnés, on en a d'autres qui sont plus introvertis, qui ont des souvenirs qui ne sont pas tous les mêmes. Mon travail est finalement facile, je suis là pour l'interviewer sur un événement qui est génial.

 

3/ Au-delà du contenu que nous venons d'aborder, est-ce que le rythme et le ton évoluent sur une quotidienne autours d'un événement aussi fort ?

 

Oui, évidemment. Tout au long de l'année, on parle beaucoup de football bien sûr mais de sport en globalité. Nous ne sommes pas que sur le ballon rond. Là, on est beaucoup sur le foot. Comme on l'avait fait pendant l'Euro, on a des interventions de nos équipes sur place en Russie, qui suivent surtout l'équipe de France et, par moments, d'autres nations en fin de compétition. Ce que je n'ai pas toute l'année en version hebdomadaire. On est porté par l'événement aussi avec ce genre de choses-là.

 

On a des sujets autours des événements du jour, des sujets de présentation sur le match du soir ou d'autres de retour sur la rencontre de la veille. On a une sorte de petit zapping assez sympa des à-côtés qu'il ne faut pas manquer. Quand, dans l'année, je fais un JT décalé, je prends un peu toutes les informations décalées que je peux trouver et qui m'amusent. Là, on est vraiment sur la Coupe du Monde. C'est en cela que c'est un «  Salon VIP  » spécial sur cette manifestation.

 

4/ Vous évoquiez les invités et leurs origines variées. Comment se font justement le choix des participants ?

 

On fait une grande grande liste avec mes programmatrices sur les gens que j'ai envie d'avoir, sur ceux qu'elles aussi me proposent, sur les personnalités dont on sait qu'elles sont fans de sport et de foot en particulier. Puis, nous envoyons des demandes.

 

Cette saison, c'est vrai, nous n'avons pas reçu de politiques mais nous avions l'envie d'en accueillir. Donc nous avons fait des demandes dans ce sens pour la Coupe du Monde.

 

Ça se fait par rapport aux invités que l'on voit dans l'actualité et aussi par rapport à des envies. Il suffit que je vois une personnalité twitter sur du foot ou du sport et j'appelle alors ma programmatrice. En lui disant que la personne aime bien le sport et qu'il serait bien de lui demander de venir dans l'émission.

 

Copyright : PANORAMIC

 

Il m'est également déjà arrivé de recevoir des personnes qui ne sont pas spécialistes de sport mais qui ont hyper envie en fait d'en parler. Parce que nous ne sommes pas tous des spécialistes. Le public de beIN SPORTS est un public de passionnés mais je trouve chouette de découvrir une actrice, une chanteuse ou un humoriste qui nous parlent de leur passion du sport. Typiquement un humoriste qui a fait du karaté à l'âge de dix ans, qui était très timide à l'époque mais qui se sert de cela aujourd'hui lorsqu'il monte sur scène. D'autres qui nous disent faire des exercices avant de rencontrer le public ou qui se sentent motivés en voyant certaines stars de sport. J'aime bien découvrir des gens que l'on voit en télé, au cinéma ou en concert, mais dont on ne connaît pas leur vie, dont on ne sait pas si, le soir en rentrant, ils allument la télé et regardent le match de foot, comme je pourrais le faire.

 

5/ En termes de préparation, avec ce rythme soutenu d'une quotidienne, quelle a été votre méthodologie pour être prête le moment venu ?

 

Il y a eu un gros travail en amont, avant que la compétition ne commence. Ma saison officielle s'est terminée le dimanche 3 juin pour reprendre le vendredi 15 juin. La première ayant eu lieu le lendemain du match d'ouverture. Il y a eu une petite pause le 16 avant, ensuite, de repartir non stop, avec aussi Thomas Desson, qui me remplace quand je ne serai pas là.

 

En amont, il y a eu une grosse préparation autours des invités que l'on a réussi à caler le plus tôt possible. Notamment leurs goûts de sport, leur footballeur préféré, le moment qui les a le plus marqués, le meilleur souvenir, le pire, la personne qui leur a donné le goût du foot. Ce travail sur l'invité s'est fait en amont puis il y a eu un travail sur l'actualité, sur les matchs et sur ce qui va se passer, qui se fait au jour le jour.

 

A peine un match ou une émission terminés, il faut enchaîner pour préparer le programme à venir. Soyons très honnêtes, je ne peux pas voir tous les 64 en direct, notamment ceux de l'après-midi, une heure après l'émission. Je les ai sur la télé à côté de moi, je ne suis pas devant à fond sur l'écran mais, dès que j'entends crier dans la rédaction, je me retourne pour voir s'il y aura eu un but ou une action. Mais les autres, évidemment, je ne les loupe pas.

 

6/ En conclusion sur ce programme, quelle synthèse voudriez-vous en faire pour nos lecteurs ?

 

Je trouve que c'est un programme qui peut plaire à tout le monde, aux fans de sport comme à ceux qui ne l'aime pas trop. C'est pour cela que ça me plaît beaucoup. Parce que je suis toujours très contente quand je croise des gens qui me disent  : « c'est génial, mon copain (ou ma copine) fan de foot regarde l'émission, je n'étais pas trop motivé parce que je n'aime pas trop le sport mais, quand je me suis posé devant, j'ai trouvé cela sympathique. Car il y avait un invité que j'aime beaucoup (ou que j'ai redécouvert) et c'était plutôt chouette ».

 

C'est un programme, je pense, accessible à tout le monde.

 

7/ Après un été bien chargé, on pourra vous retrouver à l'antenne à la rentrée. Quels seront alors les contenus proposés ?

 

« Salon VIP » sera toujours là, en hebdomadaire. « Tribune Sports » aussi, tous les dimanches soirs. On n'est pas du tout avec des invités people mais des sportifs, des footballeurs, des rugbymen, des tennismen. Toute l'équipe des chroniqueurs m'accompagnera toujours, John Ferreira pour le football, Rodolphe Pirès notre spécialiste rugby, Xavier Vaution pour la NBA. Sans oublier, pour certains événements, du handball, du tennis ou du cyclisme, avec tous nos spécialistes.

 

J'espère aussi vous retrouver sur une troisième émission, c'est en travail.

 

Merci Claire pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision

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Caroline Montier évoque sa belle actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Caroline,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

 

1/ Nous pourrons vous retrouver tout au long du festival d’Avignon, tous les jours sauf le mardi à 21h, dans le spectacle « Barbara Amoureuse ». Comment présenteriez-vous ce dernier?

 

C’est un spectacle de chansons de Barbara que j’ai collectionnées, autour de sa première période de création, dans les années 60, sur le thème de l’amour, à chacune des étapes d’une relation. Ce sont des chansons que, pour la plupart, elle a abordées seule, en s’accompagnant au piano. J’ai ajouté de petites anecdotes autour de la vie amoureuse de Barbara.

 

2/ D’après vous qu’est-ce qui plaît au spectateur, pourquoi est-ce que ça fonctionne ?

 

Les gens aiment découvrir ou redécouvrir des chansons. Même des amateurs de Barbara sont surpris, car ils ne connaissent parfois pas toutes les chansons, notamment celles qu’elle n’a pas données en concert.

 

Je crois que le coté intimiste joue également. J’ai choisi une petite salle, à mon avis idéale pour ce genre de spectacle, qui permet une proximité avec le public.

 

On me dit souvent que c’est une interprétation assez fidèle. Le format piano-voix évoque déjà Barbara. Je ne m’éloigne pas tellement de ce qu’elle était vraiment, même si j’y apporte une touche d’interprétation. Les amateurs de Barbara sont contents de ce format. Je tâche de servir Barbara du mieux possible.

 

Mais la réussite pour moi, c’est lorsque quelqu’un qui n’a fait qu’accompagner une personne à ce spectacle me dit qu’il a découvert Barbara !

 

 

 

3/ Pourquoi cette envie de composer Barbara sur scène ?

 

On me dit que je lui ressemble, que j’ai une voix qui peut lui correspondre. Il y a quelques années, je ne connaissais pas vraiment cette artiste. Un jour que je cherchais une musique, je suis tombée sur un vieux disque de Barbara, que je n’avais jamais écouté. J’ai sélectionné « Le temps du lilas », pour un programme guitare-voix, appelé « Amour et Botanique ». Et l’on m’a alors répété que je devais chanter Barbara et que cela m’allait bien.

 

Je ne voyais pas, au début, comment aborder cet auteur-compositeur, dont les chansons sont si pleines d’émotions. Je n’étais pas prête à cela. Puis, je me suis quand même dit qu’il me fallait en faire quelque chose. Pour les 20 ans de sa mort, j’avais la conviction que c’était maintenant ou jamais.

 

Je me suis demandée quelle Barbara je pouvais chanter. Je me suis tournée vers son répertoire piano-voix, et j’ai entrepris ma sélection, autour du thème de l’amour que je trouvais intéressant pour comprendre des choses à la fois positives et négatives.

 

4/ Vous vous représentez à Avignon, 1 400 spectacles cette année, très diversifié. Comment faire la différence auprès des spectateurs d’Avignon ?

 

Il y a toujours un spectacle sur Barbara, c’est comme Brel ou Brassens. L’an dernier, nous étions cinq ! Quatre dans le Off, et je compte également dans le In le spectacle avec Juliette Binoche et le pianiste Alexandre Tharaud. Parmi les Quatre du Off, j’étais la seule en piano-voix, ce qui faisait déjà une différence. Globalement, je crois que peu de gens se sont lancés en solo piano-voix sur Barbara.

 

 

Je pense que, cette année, il y aura des styles différents. Il y a une pièce de théâtre, un piano-voix à deux personnes, sans compter le reste du programme que je ne connais pas encore.

 

Par ailleurs, le spectacle se joue depuis un an à l’Essaïon, et a déjà fait un premier Avignon, en ayant reçu une jolie presse. J’espère que cela attirera le public.

 

5/ Quelle suite aimeriez-vous donner à ce spectacle ?

 

Je n’y ai pas encore réfléchi. On m’a soumis l’idée de faire une suite, mais suivant une autre thématique. Pour l’instant, le spectacle n’a qu’un an. Après ce deuxième Avignon, j’aurai peut-être une idée plus précise sur ce projet.

 

6/ Que dire, en conclusion, pour inciter définitivement les lecteurs à venir vous voir, sinon en Avignon, d’ici la fin de l’année à Paris ?

 

Si les gens veulent re/découvrir le poète qu’elle était, c’est l’occasion qu’offre une nouvelle interprétation. On peut bien-sûr toujours écouter les interprétations originales, mais parfois le fait qu’une autre personne chante ces textes permet de mieux les entendre, ou de les entendre différemment. J’ai choisi des morceaux assez courts pour la plupart, qui vont à l’essentiel. Je m’accompagne, je suis une pianiste aguerrie, je me suis attelée à enrichir les arrangements. Ce qui fait que l’on n’entendra pas la même chose.

 

 

Et puis je parle d’une Barbara que les gens connaissent mal, piquante, pleine d’humour, coquine. Avant d’être la tragédienne qu’elle cultivera par la suite.

 

Ce fut un plaisir, Caroline, d’échanger avec vous !

Publié dans Théâtre, Musique

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Virginie Ramis nous parle de son actualité et de ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Virginie,

Quelle joie de nous entretenir avec vous !

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, chanteuse, comédienne, avec une belle actualité, et de beaux projets à venir. Vous montez sur scène dans un look rétro et glamour, au sein du groupe « Les Satin Dolls ». Comment présenteriez-vous cette équipe? 

C’est un projet qui vient de Los Angeles, qui a été créé il y a plus de 10 ans par une américaine. Il s’agit d’un trio vocal rétro accompagné de danseuses claquettistes, sur un répertoire patriotique américain. Nous avons élargi des années 20 aux années 50, pour toucher un large public. Nous nous développons en France depuis un an et demi,  nous n’avons pas encore de résidence auprès d’un théâtre. Mais nous avons de plus en plus d’événements et un public qui y croît jour après jour. 

Au delà d’un concept, nous avons créé une véritable communauté de Pin-up, avec tous leurs attributs, en termes d’attitude, de look, et nous avons le coté tap dance (claquettes) très connotés etc… Moi qui suis Belge, avec un côté anglo-saxon très développé, j’apprécie énormément ce projet. Au delà de l’aspect professionnel, cette communauté nous amène à tisser des liens très forts.

 

 

2/ D’après vous et les retours des spectateurs, qu’est-ce qui plaît aux personnes qui y assistent ? 

L’ensemble du projet, les vêtements, les micros rétro etc… c’est une image très forte. Au delà de l’image, je dirais même que c’est une marque. On ne peut pas ne pas remarquer ce groupe de personnes arriver dans un lieu public. 

Par ailleurs c’est très rythmique, et ça amène à la danse, les gens ont envie de danser, de claquer des doigts… On a aussi envie de danser en couple ! Parce qu’aujourd’hui les gens dansent beaucoup seuls en boite de nuit, et là nous ramenons le coté bal jazz-swing qui d’après moi est une musique qui réveillerait les morts ! Mon arrière grand-père était pianiste de jazz. Ça me fait plaisir de lui rendre hommage.

3/ Au-delà de ce qui coule dans vos veines, quelles inspirations pouvez-vous avoir ? 

J’ai beaucoup écouté les Andrews Sisters, les Star Sisters et autres trios vocaux de l’époque qui se démarquent par leur coté très patriotique dans leur look, une voix bien reconnaissable, une patte swing dans laquelle je baigne depuis toute petite. 

Je me suis préparée en m’inspirant aussi de Marilyn Monroe qui est une Pin-Up emblématique, et d’Audrey Hepburn; ce genre de femmes qui m’a toujours fascinée. Le maquillage, les robes… je me suis toujours dit que si je montais quelque chose à moi un jour, ce serait dans cette veine-là, parce que ça me ressemble. Je trouve que c’est représenter la femme dans sa globalité, avec un corps mis en valeur et une identité très forte. 

 

Je me suis dit que j’allais donner à nouveau une voix à toutes ces femmes-là. Car les femmes ne sont pas que « de jolies poupées », elles ont leur propre fonctionnement et ont pu démontré une grande force par le passé, je pense notamment à celles qui se sont battues pour le droit de vote en 1946 ou à toutes celles qui furent des héros de guerre. 

4/ Par ailleurs, vous serez à L’Olympia dans le spectacle musical « Emilie Jolie », qui reprend. Que dire de cette autre aventure ? 

Je suis très excitée de faire l’Olympia, cette scène mythique de Paris. De grands noms sont passés dans cette salle. 

Et Émilie Jolie était l’une des musiques que j’écoutais, enfant, avant de m’endormir. Donc c’est quelque chose qui fait réellement partie de moi. On m’a proposé de faire partie du spectacle en tant qu’Horloge ! Et l’Horloge, pour moi, c’est un peu comme Mary Poppins (une autre partie de mon être intérieur). 

C’est un spectacle qui fait rêver les enfants, ce qui est le cœur de notre métier, offrir à tous une parenthèse inattendue de bonheur, de plaisir, d’oubli, de 7 à 77 ans. Je suis très intriguée par l’émerveillement du public, qui me donne l’impression que le personnage est sorti du dessin animé. D’autant qu’il y a une enfant avec nous sur scène. On a réussi à créer des liens très forts d’amitié avec l’équipe, c’est un espace-temps particulier.

 

5/ Dans un autre registre, nous pourrons vous retrouver au Funambule Montmartre, dans « Seconde Chance », un spectacle de Franck Buirod. Vous jouerez en alternance avec Candice Parise. Comment présenter ce spectacle, votre rôle et votre façon d’aborder ce projet ? 

Je connais Candice depuis des années, et il y a quelques temps elle m’a appelée en m’apprenant qu’elle avait peut-être un projet théâtral, et qu’elle devait être doublée, faute de pouvoir assurer toutes les dates. « J’ai pensé à toi, est-ce que ça t’intéresse ? ». Je lui ai répondu « Dans l’absolu, oui ». Elle m’a permis de rencontrer l’auteur, qui était l’un de ses amis de longue date. Il a aimé mon CV et a décidé de me faire confiance suite à notre entretien. 

Le rôle de Candice est le rôle d’une chanteuse qui a eu du succès très jeune, et qui arrive au terme de son contrat avec sa maison de production. C’est donc une femme de la trentaine qui ne souhaite rien faire en dehors de chanter et danser, qui sont de toute façon ses seules compétences, et qui se retrouve mise au placard, le succès en berne. 

C’est très intéressant parce que j’ai 30 ans et que je suis en train de changer de « tranche de rôles ». Je ne joue plus les jeunes premières, parce qu’on prend des jeunes femmes de 20 ans. Je ne joue pas encore les mamans parce que je n’ai pas encore le physique et la maturité pour. Je suis à cette période charnière pour beaucoup de gens. Est-ce que je continue ma vie d’artiste, qui est un métier un peu dangereux, car instable, ou est-ce que je me bats pour mes convictions, ma passion ? Je m’identifie au personnage.

Pour moi, le théâtre, ou la comédie musicale, consiste à raconter des histoires. C’est le même art décliné de façons différentes en chant, en danse… 

Franck Buirod, l’auteur, que je ne connaissais pas, est une très belle rencontre. J’aime le climat familial qui se dégage des longues collaborations. Mais j’aime aussi enrichir mon réseau, l’ouvrir au maximum. Franck a écrit une pièce très rythmée, les personnages sont hauts en couleurs. 

Je sais que je serais poussée dans mes retranchements. Au début, mon personnage est dépressif et finit dans quelque chose de très solaire. Donc le travail va être intéressant. J’ai hâte de passer ce personnage à travers mon filtre et de voir ce que cela peut rendre. 

C’est aussi très intéressant de voir le spectacle joué différemment par Candice. Nous nous nourrissons les uns des autres, et c’est ce que j’apprécie. 

6/ Dans ce même spectacle vous alternez chant, comédie… c’est quelque chose que vous appréhendez ? 

En fait, je n’ai pas peur, parce que je crois que c’est la même chose, qu’il y ait des notes à chanter ou pas. C’est une histoire, c’est un personnage qui est cohérent dans son évolution tout au long de la pièce. J’ai eu l’occasion de jouer une pièce sans chant, ou encore des comédies musicales dans lesquelles il y avait beaucoup de texte. J’ai été dirigée par différents metteurs en scène. Mais que l’on chante ou non, nous sommes toujours en train d’interpréter et d’incarner quelqu’un. 

Donc ça ne m’angoisse pas plus que cela, j’ai juste envie d’être à la hauteur de leurs espérances, qu’ils passent un bon moment avec moi sur le plateau. Je souhaite être dans l’échange, de pouvoir jouer « avec », et non pas seule. 

Il faudra veiller à ne pas nous renfermer à cause du stress, car nous sommes deux interprètes, tout cela va aller très vite, cela impose une gymnastique à toute l’équipe. Cela dit, nous avons tous un peu de métier, alors je crois que nous allons nous reposer les uns sur les autres, et rendre cela spontané. Quand on joue un spectacle pendant plusieurs mois, on peut s’installer dans une sorte de confort. Sauf que le théâtre ce n’est pas le confort. Et selon les réactions du public, ou l’envie de changer, ou les erreurs, il y a une vraie dynamique. J’ai hâte. 

Merci Virginie pour ce joli échange !

Publié dans Théâtre, Musique

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Tanya Mattouk nous présente sa nouvelle actualité théâtrale !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Tanya,

Quelle joie de vous retrouver pour ce nouvel échange !

1/ Vous serez sur scène, du 4 au 8 juillet inclus, à la 20ème édition du Festival « Nous n’irons pas à Avignon » à Vitry-Sur-Seine, dans le spectacle « Res/Persona », à Gare au Théâtre. Pour commencer, comment le décririez-vous ?

C’est un spectacle pluridisciplinaire qui mélange interprétation/jeu, musique électro live et projection de photos, sur le thème de la jeunesse. C’est une forme expérimentale, brute, où nous nous adressons directement au public en interpellant, en les questionnant, il n’y a pas de 4ème mur. Nous sommes deux comédiens sur scène, Laurent Delbecque, comédien et DJ, et moi-même.

 

 

2/ D’après vous, qu’est-ce qui plaira au public ?

C’est une sorte de voyage, ce n’est pas une pièce narrative. Ce n’est ni une comédie ni un drame, mais une prise de parole. On harangue le public avec des textes parfois philosophiques, parfois très simples et directs. C’est une forme courte mais très dense de 50 minutes. Il y a quelque chose de pur dans ces deux jeunes qui se présentent au public. Ils y parlent de la difficulté de se construire, de devenir soi quand on ne comprend pas toujours le monde qui nous entoure, l’actualité… Il y a une pression sociale à devenir le héros du temps présent alors qu’on a déjà du mal à se définir soi-même. Et cette question peut toucher tout le monde.

Le public est un troisième "acteur" dans l’espace et ce coté participatif peut vraiment plaire. Par ailleurs, le mélange de disciplines crée une dynamique qui remue, le public n’est pas passif mais actif… On n’en ressortira pas indemne, enfin je l’espère !

3/ Quelles clés ont été utilisées pour mélanger ces différents genres, disciplines etc…, en mise en scène ou en jeu, pour rendre fluide et cohérent le spectacle ?

Le texte de Ronan Chéneau est la base de notre projet. Initialement, c'était un monologue féminin, mais Christine Massa, la metteur en scène, a choisi d'y donner deux voix, pour en faire ressortir l'énergie et souligner le fil conducteur des pensées de ce texte fort et poignant. 

La musique et les photos font office de caisse de résonance à ce texte : la projection des photos de Pierre-Olivier Guillet, jeune photographe d’à peine 20 ans qui sait avec finesse et élégance capturer son environnement et son entourage, et les sets live de musique électro de Laurent qui devraient faire danser le public, sont autant d’atouts pour donner de la profondeur à cette pièce hybride.

C’est la deuxième fois que je travaille avec Christine. J’avais joué « Cut » au Théâtre de la Reine Blanche sous sa direction en mars-avril 2017, qui traitait de la féminité. Elle aime choisir des textes porteurs de sujets qui interpellent et questionnent, aujourd’hui sur la jeunesse.

4/ "Res/Persona" est-il un spectacle qui s’adresse à tous les publics ?

Oui! Officiellement, c’est un spectacle à partir de 13 ans, mais en dehors de cette limitation, c’est effectivement un spectacle pour tous. Nous estimons juste qu’un enfant trop jeune ne comprendra peut-être pas tout, car nous évoquons des sujets très actuels, géopolitiques et économiques parfois. C’est l’histoire d’une jeunesse en mal de construction, les « millenials », pas de l’enfance.

 

 

5/ Comment vous sentez-vous à l’approche de ces représentations ? Ressentez-vous de l’angoisse, de l’appréhension, vous sentez-vous au contraire d’attaque ?

Un peu tout cela (rires) ! Assez traqueuse… On espère que ça va plaire, on compte faire de notre mieux, en tous cas on y travaille. On a pris énormément de plaisir à préparer cette pièce. Il y a une très bonne ambiance dans l’équipe, entre Christine, Laurent et moi, et Ronan nous soutient également beaucoup. L’équipe du théâtre aussi nous a très bien accueillis pendant la résidence. C’est un projet qui s’est vraiment fait dans la joie et dans la bonne humeur.

6/ Aimeriez-vous donner une suite à ce projet ?

Oh oui ! J’espère qu’il y aura du public au départ, et qu’il nous suivra, bien-sûr.

7/ Que diriez-vous aux lecteurs pour les convaincre de venir au festival et découvrir cette pièce ?

La pièce parle d’avoir 25 ans et d’avoir « une putain d'envie de vivre », de vivre mille et une choses, alors qu’on est à un âge où on peut décider de les vivre. Le texte dit : « Je peux donc avoir 25 ans encore et des milliards de choses à dire. Tout à coup, ça me prend. Tout à coup, j’ai la prétention de dire des choses qui pourraient peut-être ne pas concerner que moi. » J’ai envie de dire aux gens : venez vivre ce moment avec nous, parce que c’est un moment à vivre ! Venez avec votre putain d’envie de vivre.

Merci Tanya pour votre disponibilité !

 

•Du mercredi 4 juillet au dimanche 8 juillet 2018 à 21h
•À GARE AU THEATRE, 13 rue Pierre Semard, 94400 Vitry-sur-Seine
•RER C arrêt Vitry sur Seine (le théâtre est en face de la station)
•RESERVATION ⤵️
https://gareautheatre.placeminute.com/festival_theatral/respersona,1,25504.html?languefr

 

Publié dans Télévision

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Benoit Solès nous présente sa nouvelle création théâtrale !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Benoit,
 
Quelle joie de vous retrouver pour ce nouvel entretien !
 
1/ Vous venez de créer une nouvelle pièce, « La machine de Turing », à Paris puis en Avignon, tout le mois de Juillet prochain. Comment décrire ce spectacle ? 
 
C’est en effet une création et ma deuxième pièce. J’avais déjà écrit un « biopic » théâtral sur Tennessee Williams, il y a quelques années, qui avait été joué au Théâtre des Mathurins. 
 
Cette fois-ci, il s’agit d’Alan Turing, un personnage extraordinaire et paradoxalement peu connu. La pièce a pour but de faire découvrir sa vie, lui rendre hommage tout en étant fidèle historiquement, mais aussi d’être un vrai spectacle avec de l’action, du suspense, de l’émotion… 
 
C’est un projet auquel je pense depuis 2012. J’avais interrompu l’écriture en apprenant qu’un film américain se faisait sur le même sujet : « Imitation Game ». Et puis, j’étais moi-même occupé sur de grandes aventures : « Cyrano de Bergerac» et « Rupture à Domicile » de Tristan Petitgirard. Puis, à la fin de l’exploitation (3 ans !) de cette dernière pièce, j’ai eu le temps de repenser au projet et me suis rendu compte que je ne voulais pas le lâcher !
 

 

J’ai imaginé une pièce pour deux acteurs, au départ avec une petite scénographie. J’ai choisi de poursuivre ma collaboration avec Tristan Petitgirard, puis j’ai lu le texte à Thibaud Houdinière, directeur d’Atelier Théatre Actuel, qui a voulu produire et diffuser le projet. Et la production s’est enrichie d’ACME, Fiva Production, avec le soutien des villes de Draveil, de Serris et de la Région Île-de-France…Ce qui nous permet de jouer à Avignon au Théâtre Actuel, prochainement à Paris et d’être édité à l’Avant-Scène. « La Machine de Turing » jouée par Amaury de Crayencour et moi-même, avec une belle création vidéo de Mathias Delfau et musicale de Romain Trouillet. 
 
2/ Quels sont les thèmes abordés dans ce spectacle ? 
 
C’est vraiment la vie d’Alan Turing, un mathématicien anglais qui a vécu de 1912 à 1954. Sa spécificité était d’être plutôt un « inadapté » : fortement bègue et probablement autiste d’Asperger. Il était aussi homosexuel. Souvent moqué, il s’habillait de façon fantaisiste, était maladroit dans son rapport aux autres et aux choses… C’est un personnage un peu à mi-chemin entre le Mozart d’Amadeus et Forrest Gump : un véritable génie des maths, entre clown et poète !
 
Pendant la Seconde guerre mondiale, Hitler tenta un blocus de l’Angleterre. Les Anglais ont tout fait pour essayer de décrypter le code que les Allemands utilisaient pour coder la position de leurs sous-marins. La guerre dépendait de ce code, élaboré par une machine appelée « Enigma ». Il y a donc eu une espèce de vague de recrutement, parmi les matheux, les joueurs d’échecs, etc… bref, un rassemblement des têtes pensantes du pays. On les a isolés dans un manoir au nord de Londres et donné pour unique et impérieuse mission de décoder Enigma. 
 

 

Turing a été enrôlé là-dedans, mais était plutôt considéré comme dingue et paraissait le moins susceptible de « craquer » le code. Il évoqua pourtant l’idée d’une « machine intelligente », capable de calculer extrêmement vite, idée qui apparut baroque et dépourvue de sens. Pour autant, il a construit cette machine, énorme et terriblement bruyante. Il avait ainsi créé l’ancêtre de l’ordinateur et parvint à décoder Enigma ! Le cours de la guerre fut changé grâce à cela. Mais Turing fut contraint au plus total silence : secret défense oblige.
 
Son destin bascule par la suite car il est arrêté à cause de son orientation sexuelle et condamné à la castration chimique, ce qui affecte fortement sa constitution et son moral. On l’empêche aussi de travailler sur sa propre machine, on l’isole… Il finit par se suicider, en croquant une pomme plongée dans du cyanure, ce qui inspira sans doute le logo actuel d’Apple. 
 
Trajectoire incroyable que celle de ce personnage qui a été un littéralement effacé de l’histoire, parce que longtemps contraint au secret et ce qu’il était n’était pas « convenable ». J’ai trouvé là matière à faire un spectacle à la fois tragique et beau sur sa vie. 
 
3/ D’après les retours et votre ressenti, qu’est-ce qui va plaire au spectateur ? 
 
Certains ont entendu parlé d’Alan Turing, par le film « Imitation Game », ou parce que la reine Elisabeth II vient de le réhabiliter. D’autres qui ne le connaissent pas, voient dans le spectacle une vertu pédagogique à apprendre d’où viennent les ordinateurs ou qui fut l’un des pionniers de l’intelligence artificielle, mais aussi comment les gays étaient encore traités, il n’y a pas si longtemps. 
 

 

Sa trajectoire est vraiment émouvante. Les gens savent dès le début vers quoi il va, la pièce est construite en flashbacks et c’est lui qui nous raconte sa vie. Le public est ému par le coté génial, enfantin, prophétique du personnage : il a donné beaucoup au monde, avant d’être rejeté par lui. 
 
4/ Pour le spectacle, avez-vous dû vous restreindre à certains aspects ? 
 
L’art naît de la contrainte et choisir, c’est renoncer, comme on dit ! Pour Avignon, je me suis imposé de jouer en 1h20 et à deux acteurs. Amaury de Crayencour incarne trois personnages : le champion d’échecs directeur de la cellule de décryptage pour le compte des services secrets, l’amant de Turing qui va précipiter sa chute et le policier qui enquête sur lui. 
 

 

Dans sa mise-en-scène, Tristan s’est appuyé sur des vidéos magnifiques où apparaissent aussi des dates, photos, ou véritables dessins d’archives de Turing. Et finalement, cette machine apparaît et devient un nouveau personnage, auquel Turing donne d’ailleurs un nom… La création musicale, très présente et inspirée, complète l’ensemble.
 
J’ai porté une vraie attention à la vérité historique : je me suis appuyé sur la biographie de référence. Mais moment où il faut faire « parler » ce personnage, j’ai laissé faire ma sensibilité. 
 
5/ Sur quoi insister pour inciter définitivement les lecteurs à venir voir ce spectacle ? 
 

 

On peut aimer ce spectacle pour son coté historique, pédagogique, humain, ou tragique. La trajectoire du personnage évoque l’histoire, la science, la jubilation de la découverte, la profondeur de sa vision du monde, le drame intime de sa vie, sa solitude et sa quête..  Déjà, le public est captivé par la force l’émotion que suscite son parcours. J’espère que les prochains spectateurs ressentiront la même émotion ! 
 
Merci Benoit pour ce bel échange !

Publié dans Théâtre

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Judith Margolin nous présente son dernier spectacle !

Publié le par Julian STOCKY

(c) Christine Coquilleau

 

Bonjour Judith,

 

Quelle joie de nous entretenir avec vous !

 

1/ Vous êtes sur scène chaque jeudi soir à 21h30 jusqu’à fin juillet à la Nouvelle Scène pour un spectacle original, « Mudith Monroevitz ». Comment le présenteriez-vous ?

 

C’est un seule-en-scène humoristique : l’histoire d’une fille qui se prend pour la réincarnation ashkénaze de Marilyn Monroe. On va passer la nuit avec elle et son « date » du jour, qui s’appelle Marcus. Le spectacle commence au moment du premier baiser qu’elle échange avec Marcus au restaurant à 22h07 très précisément. Et il se termine à 01h26. Au cours de cette nuit très mouvementée, Mudith va découvrir qui elle est vraiment.

 

Sans tout dévoiler, quels thèmes sont abordés pendant cette heure dix de spectacle ?

 

Qu’est-ce qu’être une femme de la trentaine, célibataire, dans le monde d’aujourd’hui, à 35 ans? J’aborde aussi le thème des galères de la vie d’actrice, car bien sûr, Mudith, comme Marilyn Monroe, est actrice… ou du moins essaye de l’être ! Elle raconte au public avec délectation ses expériences plus ou moins désastreuses de comédienne qui « cachetonne ». Evidemment apparaît aussi la question de l’identité : est-elle ou non ashkénaze ? Quel est l’héritage de ses parents ? Pourquoi elle est la réincarnation ashkénaze de Marilyn Monroe d’ailleurs ? Cette enquête sur elle-même va l’amener très loin… jusqu’à l’intérieur de son propre nez !

 

(c) Sophie Garric

 

Un autre thème important abordé est le consentement, la libération de la femme. Sans pour autant que le spectacle ne soit excluant pour les hommes, au contraire ! Simplement, Mudith va apprendre à dire non pour la première fois de sa vie, au cours de cette nuit.

 

2/ Quelles sont vos sources d’inspiration ? Comment vous est venue l’envie de traiter ces thèmes-là sur scène ?

 

L’écriture a pris deux années, avec quelques interruptions car je travaillais également sur d’autres projets, notamment plusieurs scénarios de courts et longs-métrages..

 

La première chose, c’est bien sûr que j’avais envie de faire rire ! Je désirais exploiter mon potentiel comique et j’avais envie de raconter des histoires drôles et surprenantes, qu’elles soient réelles ou fictives.

 

J’ai mis bout-à-bout toutes les thématiques évoquées plus haut, et bien d’autres : le rendez-vous foireux avec un mec, un moment très gênant avec la mère, une comédienne / animatrice de goûter d’anniversaire pour enfants qui pète les plombs.. des choses très différentes… Ce qui donnait plusieurs sketches pour un one-woman-show. Mais mon intention était de raconter une histoire qui se boucle à la fin du spectacle, de créer un fil conducteur, pour aboutir à un véritable seule-en-scène. Trouver le fil rouge s’est avéré compliqué ! J’ai choisi l’angle d’une fille qui voudrait ressembler à Marilyn Monroe, blonde, voluptueuse et désirant plus que tout être actrice… mais qui, d’après ce qu’on lui dit, ressemble davantage à Barbara Streisand ! L’angle principal du spectacle est finalement devenu : pourquoi vouloir être quelqu’un d’autre que ce que le miroir nous renvoie ? Comment faire pour s’accepter tel qu’on est réellement ? Comment faire pour CHOISIR plutôt que subir ?

 

(c) Viktor Miletic

 

C’est un spectacle qui aborde la question de l’identité, qui me concerne personnellement et que je trouvais originale. Je me suis dit « essayons ! ». A partir de là, et grâce aussi à l’intervention de James Joint, avec lequel j’ai co-signé la mise en scène, tous les « wagons » de mon spectacle se sont alignés pour créer un seul et même train… Oui j’adore les métaphores (sourire) !

 

3/ D’après vos échanges avec les spectateurs, qu’est-ce qui leur plaît, qu’est-ce qui fait le succès de ce seule-en-scène ?

 

Les gens trouvent que je suis folle ! Ils sortent du spectacle en me disant que je suis complètement barrée. Car je crois que je me suis tout permis pour ce spectacle. J’ose. Même pour moi, au départ, certains passages étaient un peu gênants à répéter ! Déjà, lors de l’écriture, je me suis forcée à sortir de ma zone de confort. Ce n’est pas un spectacle écrit pour plaire à mes parents ! Je suis allée au-delà de mes propres tabous et j’ai écrit des choses que je n’oserais pas dire dans la vie, grâce à mon avatar, Mudith, je peux le faire, avec une certaine candeur. Par exemple, Mudith propose de régler les conflits familiaux, notamment son complexe d’Œdipe inversé avec sa mère, en allant en famille en club échangiste ! Mudith est sûre que tout serait plus simple après un 69 avec sa mère, le complexe serait réglé concrètement et en live, ce qui mettrait fin à l’infernale rivalité mère/fille. Chacune « repartirait de son côté, apaisée, repue » et pourrait passer à la suite !

 

Mudith a plein de réflexions comme ça, qui sont des extensions de ce que Freud a pu dire sur la sexualité, sur les complexes d’Œdipe et d’Electre, sur le fait d’avoir envie de coucher avec ses parents etc… J’ai eu envie d’aller au bout de la thématique ! Pour ce personnage, j’ai opté pour une posture très glamour, je suis habillée, coiffée, manucurée, maquillée… J’ai essayé de me fondre dans ce style Hollywoodien des années 50, de Marilyn, pour créer un contraste avec le discours du personnage, qui est assez « trash » et direct. Ça désarçonne un peu le public au départ mais c’est aussi ce qui lui plaît beaucoup, je crois. C’est libérateur.

 

(c) Christine Coquilleau

 

Mudith fait aussi des choses très visuelles dans le spectacle, très physiques, avec de la danse, du chant, des cascades… enfin je ne peux pas trop en dire, mais c’est un vrai show, avec pas mal de surprises, très Broadway ! En plus de tout ça, je ne voulais pas uniquement créer un spectacle d’humour. Je voulais aussi émouvoir avec sincérité. Je tente de faire basculer le spectateur dans l’émotion lorsqu’il ne s’y attend pas. Souvent, les gens me disent qu’ils pensaient seulement qu’ils allaient se marrer et sont surpris, en tout cas pour certains, par l’émotion que le spectacle leur procure, surtout à la fin.

 

4/ Est-ce qu’au fur et à mesure des représentations et des retours du public, vous vous êtes permis des adaptations ?

 

Tout à fait ! Je travaille avec mon co-metteur en scène, James Joint, qui dirige un collectif génial d’acteurs dont je fais partie : « Ouvre Tes Ailes ». On a beaucoup travaillé sur un passage notamment : celui où Mudith rentre dans son propre nez, comme si nous étions dans « Alice au Pays des Merveilles ». Ce passage n’a pas été écrit pour être comique, c’était plutôt une situation absurde, onirique, poétique, un peu à la Terry Gilliam ("Les Aventures du Baron de Munchaüsen"), qui est une grande référence pour moi. Mais beaucoup de gens m’ont dit qu’ils ne comprenaient pas bien ce passage qui tranchait avec le reste du spectacle. Avec James, on a donc beaucoup retravaillé et coupé le texte, ah le nez a été bien raboté ! Mais ça reste un passage que j’adore et qui fait sens pour la suite.

 

De même pour Marcus, le « date » de Mudith, que j’interprète également sur scène. C’est une sorte de macho au charme disons.. ténébreux. Au début, il avait moins de texte… Parce qu’on a eu des retours dans ce sens, on a décidé de l’affiner, de l’incarner beaucoup plus, en lui trouvant des failles qui le fassent sortir un peu de la caricature cliché du dragueur macho. En me mettant vraiment dans sa peau, je me suis mise à trouver et à aimer ce personnage, qui, malgré ses atroces défauts, me plaît de plus en plus à incarner !

 

Parfois, je teste aussi des improvisations en live. James, planqué au fond de la salle, me dit si ça passe ou si ça casse ! Le spectacle reste jeune, les choses vont encore évoluer. On est à l’écoute du public et de ses retours.

 

(c) Christine Coquilleau

 

5/ Vous jouez le rôle principal, Mudith, mais vous interprétez également d’autres personnages, notamment Marcus, le « date », sans pour autant changer de tenue, ni même d’accessoires… Psychologiquement, comment faites-vous la bascule entre les personnages ?

 

C’est un exercice très précis pour un acteur, que je n’avais pas appris dans les écoles de théâtre par lesquelles je suis passée… j’avais l’habitude de travailler un seul personnage à la fois ! Là, c’est quasi du clown, il faut trouver un détail physique très précis dans la tenue du corps ou dans la voix du personnage, pour qu’il soit identifiable immédiatement. C’est une première pour moi dans mon parcours de comédienne de m’attaquer à ce switch, très difficile, d’une seconde, entre une femme élégante qui se tient très droite, et, par exemple, un homme plus viril, lourd, qui bouge davantage, qui regarde par en-dessous. J’ai trouvé en répétition des postures physiques, notamment pour la mère de Mudith, un personnage plutôt angoissé, qui se tient la gorge compulsivement comme si elle s’étranglait, ou la reine des Amazones, qui se tient jambes écartées, mains sur les hanches, tête haute comme Beyoncé... Trouver tous ces “signes distinctifs” nous a demandé beaucoup de travail, avec James, pour affûter et patiner ces transitions. On a répété encore et encore, parfois des heures, le même micro passage de cinq minutes !

 

(c) Christine Coquilleau

 

J’admire beaucoup les artistes capables de nous faire apparaître sur scène de nombreux personnages, comme Philippe Caubère ou Gad Elmaleh. Mon objectif est d’arriver à la même dextérité, car ma plus grande peur est de manquer de crédibilité. Je travaille encore ! Lors des premières représentations, je m’épuisais de trac à chaque transition entre ces différents personnages…mais maintenant je m’amuse de plus en plus, heureusement !

 

6/ En conclusion, que diriez-vous pour inciter définitivement les lecteurs à venir voir ce spectacle ?

 

C’est un vrai show, comme un tour de manège avec plein de loopings, qui va vous surprendre, peut-être vous choquer, vous bousculer, mais qui va surtout, je l’espère, vous faire rire très fort ! Je prends le pari que vous vous reconnaîtrez forcément à un moment du spectacle. Alors à très vite à bord de La Nouvelle Seine, le loveboat de Notre-Dame !

 

Merci Judith pour votre disponibilité !

Publié dans Théâtre

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Julie Baronnie nous présente sa nouvelle pièce de théâtre !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Julie,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

 

1/ Vous venez de lancer la nouvelle pièce d’Alil Vardar, « Un week-end tranquille », qui démarre à Nice. Vous irez ensuite en Avignon cet été. Comment vous présenteriez, sans tout en dévoiler, ce spectacle? Quelle histoire raconte-t-il ?

 

La pièce a été écrite par Alil Vardar et Thomas Gaudin : c’est une histoire incroyable, parce qu’on casse le mythe de l’homme qui a une maîtresse de 25 ans.

 

Là, c’est l’inverse, il s’agit d’un architecte de 45 ans marié à une jeune femme de 26 ans, très belle, qui a toutes les qualités. Mais il se trouve qu’il s’ennuie avec elle parce qu’elle n’a pas le temps de s’occuper de lui : elle ne pense qu’à sa carrière, n’a jamais le temps pour faire l’amour… Lui a envie d’un peu de fun et décide de prendre une maîtresse … plus âgée que lui !

 

 

Cette maîtresse, Geneviève, que j’interprète dans la pièce, a 10 ans de plus que son amant. Je trouve l’idée géniale parce qu’elle va parler à énormément de femmes. Ce rôle me plaît beaucoup parce que je me retrouve dans le côté très piquant, on me donne souvent ce genre d’emploi, femme sulfureuse ou dominatrice, cela me rappelle le film "Les nains" de Jean Pierre Mocky avec Philippe Chevallier et Régis Laspalès. J’y incarnais une femme dominatrice carrément bigame ! rires. Alors que, dans la vie, je suis tout le contraire, j’ai une vie très simple, je m’entoure d’amis qui ont les mêmes valeurs que moi, j’aime l’authenticité, la sincérité et je fuis le superficiel.

 

Dans la pièce, on comprend que cet homme architecte veut avoir du fun, notamment à travers des jeux qu’il a avec sa maîtresse… mon entrée est très parlante ! Mais on se demande s’il a vraiment des sentiments pour sa maîtresse ou s’il la considère comme un « plan-bagatelle ».

 

Alil Vardar est dur dans le travail, très précis, à la virgule près, à la respiration près, au silence près. Il fourmille d’idées, il a ce sens du détail que j’adore. Je ne me dis pas qu’en tant que comédien tout est acquis, au contraire je trouve qu’on apprend toujours, que chaque partenaire scénique ou metteur en scène a toujours quelque chose à nous enseigner.

 

 

Je suis consciencieuse, j’ai besoin de bosser tout le temps, je ne suis jamais contente de moi, je pense toujours que je peux mieux faire. J’ai un côté perfectionniste obsessionnel ! rires. Je trouve extraordinaire de travailler avec des artistes qui ont ce sens du détail, qui sont des bosseurs, ce qui n’a pas toujours été le cas car parfois on accepte des rôles parce qu’il faut bien manger. Mais je ne regrette aucun de mes rôles, que ce soit au cinéma, à la tv ou au théâtre. Quand je m’engage, j’y vais toujours à fond et je trouve toujours un intérêt dans chaque projet même si c’est pour vendre une pub de cassoulet (hé oui j’ai vraiment fait cette pub ! rires).

 

Quand on a la chance de défendre un personnage, pour nous-même ou pour l’auteur, le metteur en scène, on doit être au taquet ! Bosser avec l’équipe de « Un week-end tranquille » est un cadeau. On n’a pas perdu de temps aux répétitions, Alil décortiquait le texte, ce qui laissait le temps au cerveau d’enregistrer le texte dès la première lecture. Après une semaine de réunion de travail, on est rentré chez nous, et, une semaine plus tard on attaquait les répétitions, le texte su. C’est très efficace ! Par la suite, on a mis en place le reste, les déplacements, les intentions, la mise en scène…

 

2/ A propos de votre personnage, comment le décririez-vous ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

 

C’est un personnage qui a un caractère très fort, très dominant. Mais on peut voir sa sensibilité aussi, notamment parce qu’elle est amoureuse de lui. Elle a un côté drôle, très piquant. J’adore ce personnage !

 

3/ Êtes-vous impatiente de présenter ce personnage au public ou, au contraire, êtes-vous sujette au stress ?

 

Je connais bien le public de Nice, puisque cela fait trois ans que j’y joue. Ça permet de roder la pièce pendant un mois avec un public très sympa, avant Avignon. Bien-sûr que je stresse, je suis traqueuse de nature. Mais je n’ai pas d’inquiétude par rapport à l’accueil du public parce que ce texte me fait rire tout le temps ! Je me dis que, si je ris, le public rira aussi.

 

 

 

4/ En conclusion, que dire pour inciter les lecteurs à venir voir ce nouveau spectacle ?

 

Le spectacle est très drôle (rires) du début à la fin ! Il y a une énorme mise en scène, des effets spéciaux, de la musique, dont des morceaux mythiques de filles. Ça parle à tout le monde, aux couples, aux hommes, aux femmes de mon âge. C’est une très belle pièce.

 

Ce fut un plaisir, Julie, d'échanger avec vous !

Publié dans Théâtre

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