Mounya de la Villardière évoque sa belle actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Mounya,

 

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

Vous serez à l’affiche de « Faites l’amour… pas des gosses » durant le festival d’Avignon. Comment présenteriez-vous ce spectacle ?

 

C’est un couple qui va avoir des enfants et la joie de vivre la grossesse, le couple etc… c’est une pièce familiale qui parle à tout le monde. On a eu beaucoup d’enfants qui sont venus nous voir. Le public est ravi car les adultes ont l’impression de voir réellement ce qu’ils vivent, d’ailleurs l’un des auteurs, Sophie Depooter est maman et a vraiment visé juste avec tendresse et humour... En tant que parent, on vient rire de son malheur et de son bonheur quand même d’être parent...

 

Comment avez-vous abordé votre personnage ?

 

J’ai fait avec ma personnalité. Ce personnage est trèfille. Le couple est à un âge charnière, ils ne sont plus des enfants, mais le mari reste très gamin, elle-même est encore candide. Ils vont apprendre à grandir en même temps que les enfants ! Je le joue de manière très assumé, énergique, je lui donne les couleurs qui sont les miennes, la sincérité et l’implication que j’ai dans chacune des pièces que l’on me confie.

 

Vous jouerez en Avignon, nous l’avons dit. En termes de rythme, de jeu, d’interprétation, y a-t-il une modulation de votre façon de jouer par rapport aux représentations à Paris ?

 

Ça va être légèrement plus court, c’est le format Festival. On va être clairement plus efficace. Pour se démarquer à Avignon, il y a le spectacle d’une part et nous d’autre part. Nous allons aller dans la rue, flyer, donner de notre personne, une seule loi : que le meilleur gagne. J’ai hâte.

 

En parallèle, vous êtes en écriture d’un spectacle. Que dire sur cette autre aventure artistique ?

 

Je suis en écriture d’un format de 15 minutes pour ensuite développer un one-woman show. J’avais déjà jouée et écrit un premier one que j’ai notamment présenté au Paname Café, mais je ne me sens plus au même stade qu’il y a quelques années, J’ai grandi depuis. Je n’ai donc plus envie de dire les mêmes choses. J’essaye d’être cohérente avec moi-même. Cela fait un parallèle intéressant avec « Faites… l’amour pas des gosses », je suis en plein dans cette période de vie. Je ne sais pas si je suis encore une gosse ou devenue une femme.

 

Je suis devenue plus peureuse avec l’âge, j’essaye d’y aller avec le recul de mes expériences et je souhaite aussi toucher le plus grand nombre. Par le passé, j’ai fait l’erreur de me mettre dans une niche, un peu sur le ton de ce que fait Blanche Gardin (qui le fait mieux que moi, il faut l’avouer). J’avoue désormais vise le contrepied.

 

Quelles sont vos principales sources d’inspiration ?

 

Je passe du temps avec mes amis. Quand je raconte quelque chose, au bout d’un moment, je pars en one-woman show. Et je note. Ça se construit comme ça. Je n’aime pas être seule, chez moi, à écrire, j’ai constamment besoin d’un public et au moins mes amis me font sentir directement si c’est drôle ou non.... j’ai besoin de tester le rire.

 

Quelles sont les étapes de ce beau projet ?

 

J’aimerai les savoir ! J’essaye de faire avec ce que j’ai appris, j’avance comme cela, je ne me mets pas une date, je reprends toujours, tranquillement, pour avoir un spectacle dont je puisse me sentir fière.

 

Plus généralement, qu’est-ce qui vous plaît dans le domaine artistique ?

 

Lorsque je joue, il me plaît d’être quelqu’un d’autre. C’est toujours mieux ! Un one-woman show est très personnel, d’autant plus lorsqu’on a écrit son propre spectacle (ce qui devrait être toujours le cas). Si le public ne réagit pas, j’ai tendance à le prendre à cœur. Alors que, dans une comédie, on se met au service d’un script. Je ne m’en veux pas à moi si la vanne n’est pas passée, en revanche je vais travailler pour qu’elle passe dès le lendemain ! Dans la comédie, j’ai le recul que j’ai moins dans le one-woman Show.

 

Parmi vos expériences, laquelle vous a marquée le plus ?

 

Je viens de Reims et j’y ai fait un peu de radio. J’ai eu la chance que Bruno Guillon s’intéresse à moi et me fasse monter à Paris. Ce sont mes plus beaux souvenirs. Je n’avais pas de vie, je me levais à 4h du matin… certes, mais tous les jours j’écrivais, j’étais dans une gymnastique mentale permanente. J’étais heureuse d’apprendre constamment auprès des plus grands.

 

Quand j’étais à Reims, j’avais commencé par faire des voix off. Un jour, le directeur de « Champagne Fm » m’a appelée pour me proposer d’animer une émission, en binôme avec un homme, parce qu’on m’avait recommandée. Cette période était le bonheur.

 

Que pouvons-nous vous souhaiter pour la suite ?

 

De réussir tout ce que j’entreprends, d’attirer les bonnes personnes et que ça roule ! Que je fasse plaisir aux gens et que je trouve ma team.

 

Ce fut un plaisir, Mounya, d’échanger avec vous !

 

Publié dans Théâtre

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