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Le médias blog de Julian

Marie Yahmi revient pour nous sur son parcours et évoque ses projets !

28 Novembre 2016 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

Bonjour Marie,

Quel plaisir d’effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, au travers notamment de vos expériences en danse et en comédie. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’art ? Pourquoi prenez-vous autant de plaisir chaque jour à effectuer ce beau métier ?

Etre sur scène est quelque chose qui me plait énormément. A la base, j’ai commencé avec la danse, dans une grande école qui m’a permise de rencontrer de grands chorégraphes géniaux. Je pense que le plaisir est venu avec le temps. J’ai toujours aimé danser, mais sans savoir vraiment pourquoi, mais plus les années passent, plus je me rends compte que, quand je danse et que je fais ce qui me plait, j’ai l’impression de délivrer un message et d’apporter du bonheur.

La danse est très égoïste et très généreuse en même temps. Car c’est en se faisant plaisir à soi personnellement que l’on va réussir à faire plaisir aux gens. J’aime bien ce rapport-là. Il faut être sincère, sinon ce que l’on dégage n’est pas vrai et le public le ressent.

2/ Retrouvez-vous, ponctuellement, une certaine complémentarité entre les exercices artistiques évoqués précédemment ?

Ma formation de comédienne n’est pas aussi approfondie que celle de danseuse. Mon passage récemment sur TMC dans « Les mystères de l’amour » a été ma première expérience significative, après plusieurs figurations. J’ai fait beaucoup de cours de théâtre et de stages, mais je n’ai pas de formation aussi solide.

Je me suis sentie comme si je répétais une chorégraphie, à essayer d’être juste. Si je n’avais pas été danseuse, je n’aurais sans doute pas abordé ce rôle de la même façon. La danse m’aide à avoir un rapport au corps assez libre et, du coup, je me suis sentie artiste lors de ce passage.

La complémentarité est donc certaine, l’un aide l’autre et inversement.

3/ A quelques instants de monter sur scène, quels ressentis prédominent en vous ? Comment vous sentez-vous alors ?

J’ai toujours du stress, mais du bon stress, que j’aime. J’ai une boule au ventre et, si le spectacle se passe bien, je sens cette dernière exploser. C’est un peu imagé, mais c’est vraiment ce que je vis quand je suis sur scène. Plus le spectacle passe, plus je me libère et me sens libérée.

Il n’y a pas que du stress, je suis bien entendu aussi très heureuse d’être sur scène. Quelques minutes avant le spectacle, j’aime bien me retrouver toute seule, au calme. Pour m’échauffer et m’apaiser. Mais, juste avant l’ouverture du rideau, il est important de ressentir l’esprit du groupe, en se serrant les mains et en respirant ensemble. Il faut, pour faire un bon spectacle, que nous soyons connectés et ensemble.                                                                   

4/ Face au rythme soutenu d’un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

Pour la série sur TMC, j’ai très bien appris mon texte, je le connaissais par cœur, car j’avais peur de l’oublier. Je me suis efforcée à bien articuler pour êtes comprise à l’écran car, sinon, quand je parle naturellement, j’ai tendance à faire l’inverse.

J’ai beaucoup répété avant, pour ne pas avoir de surprise. Je ne voulais pas être désarmée ni perdre mes moyens, à cause d’un blanc ou d’un trou. Je souhaitais aussi être apte à réagir en cas de changement.

5/ De façon plus générale, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

Je travaille actuellement dans un cabaret, à Thiers. Cela se passe très bien. Mais j’ai très envie de rejoindre une grande comédie musicale. Cela me plairait vraiment bien.

J’adorerais également faire davantage de comédies. J’ai récemment postulé à un rôle dans une web-série, qui me plairait beaucoup. Le théâtre m’attire également. Notamment pour jouer une pièce très drôle, très comique.

Mon passage sur TMC m’a donné davantage confiance en moi et devrait me permettre de présenter plus facilement mon travail.

6/ Pour finir, que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre parcours ?

Que cela marche, que j’ai du travail, que je m’épanouisse dans ce que je fais. Sur le long terme, je suis tentée aussi par la chorégraphie. J’aimerais avoir le courage d’en faire. C’est encore plus une mise à nu que danseur, on se dévoile davantage. Mais il faut d’abord que je continue à murir et à accumuler de l’expérience.

Merci Marie pour votre gentillesse et votre disponibilité !

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Flore Lussato : court-métrage, projets, envies, elle nous dit tout !

28 Novembre 2016 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision

Bonjour Flore,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !                               

1/ Vous participez au Nikon Film Festival avec votre court-métrage « Je suis une illusion ». Comment le présenter ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

C’est une rencontre qui peut paraître au premier abord peu singulière entre un jeune homme, Léo, et une jeune femme, Flore, que j’incarne ! En réalité, il y a une vraie morale derrière. Je vous laisse la découvrir ! Ce court-métrage est aussi une suite de moments inattendus : le spectateur ne s’attend jamais à ce qui va se passer sur la prochaine image. Donc, attendez-vous à être surpris !

2/ Vous en êtes la coréalisatrice. Quelles ont été vos principales sources d’inspiration ?

Depuis que je suis toute jeune, mais encore davantage depuis que je suis actrice, j’ai développé un sens aigu de l’observation. Je me suis alors aperçue qu’à chaque interaction entre deux personnes, il y a une perception, vraie ou fausse, que se fait la personne en face de nous. On a parfois tendance à projeter trop rapidement ce que l’on a envie que l’autre pense. Mais parfois, cela est totalement faux….  Les thèmes des perceptions et des illusions me fascinent.  Il était donc très important pour moi de traiter ces thèmes-là de façon légère et humoristique en utilisant une situation de la vie de tous les jours afin que celle-ci parle à chacun. Quoi de plus simple et curieusement de plus complexe qu’une rencontre entre un homme et une femme ?

Moi-même, il m’arrive de me tromper sur les pensées de la personne qui est en face de moi. Mais, j’essaie de plus en plus de comprendre l’autre et d’être empathie avec elle/lui pour ne pas être déçue et ne pas me faire d’illusions. Je me suis aperçue qu’avant d’être actrice, mon sens de l’observation n’était pas aussi développé. J’ai vraiment changé.

Le choix des mots et le comportement que l’on adopte sont deux facteurs importants pour ne pas induire l’autre en erreur. 

3/ Selon vous, qu’est-ce qui plaira aux internautes qui regarderont ce court-métrage ?

Les retours des spectateurs me font dire que le court-métrage est drôle, léger et accessible à tous. Une personne m’a même dit qu’il serait possible de retirer les dialogues, d’en faire un film muet et de le comprendre.  De plus, chacun peut se reconnaître dans ce court-métrage car : Qui ne s’est jamais fait d’illusions ?

4/ De façon plus générale, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

Je suis actuellement à la recherche d’un agent, qui va m’amener sur des castings avec des rôles à tenir et à défendre. Pour moi, c’est très important. J’adorerais travailler avec des réalisateurs comme les frères Dardenne, Michel Hazanavicius, les frères Cohen, Luc Besson… J’ai eu la chance de voir ce dernier sur les plateaux de tournage. Mon rêve serait de travailler avec Emilie Dequenne et Sandrine Bonnaire. J’adore leurs jeux très naturels.

Concernant le court-métrage, je travaille actuellement pour le sous-titrer en anglais afin de le diffuser à l’étranger. Je souhaite aussi l’inscrire dans des festivals. Un directeur de festival m’a d’ailleurs déjà contactée spontanément.

En ce moment, je travaille sur l’écriture d’un deuxième court-métrage. Ce dernier traitera aussi  des fausses perceptions que l’on peut avoir mais dans une situation complètement différente. Il durera une dizaine de minutes et l’action se passera dans plusieurs lieux. 

5/ Revenons quelques années en arrière. Comment vous est venue l’envie d’exercer ce métier ?

J’ai toujours voulu être actrice, depuis que je suis toute petite. Néanmoins, j’ai obtenu un diplôme d’ingénieur il y a deux ans. Ce cursus scientifique m’a permis de structurer mon esprit, de me perfectionner en anglais (j’étais en section internationale) et en allemand (je suis partie vivre six mois en Allemagne. Mes cours et mes examens étaient en allemand). Lors de mes deux années de classe préparatoire et d’école d’ingénieur, j’ai dû abattre une masse de travail considérable. Travailler jour et nuit ne me fait pas peur !  

Mes compétences acquises m’ont donc permises de co-réaliser le court-métrage de A à Z, avec Anthony NION !

Je me suis entourée d’une équipe technique très professionnelle et passionnée par son travail. Ce sont pour la plupart des personnes dont c’est le métier : Geoffroy CANTOU –mixeur–, Fabien CHENIER –compositeur–, Olivier CLAUDE –ingénieur son–, Anaïs CORNO –scripte–, Joaquim DE LEON –caméraman–, Marion DEMARRE –maquilleuse–, Chrystelle GAGEY –monteuse–, Marc GAUTRON –scénariste–, Nicolas LOSSEC –étalonneur–, Anthony NION –réalisateur– et Camille PATRICE –assistante réalisateur–. Merci à eux ! Je les recommande vraiment !

C’est un vrai travail d’équipe !

J’ai été très à leur écoute et je savais que j’avais énormément de choses à apprendre d’eux. Il est important d’être humble et de connaître ses forces et ses faiblesses. J’ai vraiment une volonté d’apprendre et de réussir.

Merci aux comédiens de mon court métrage : Fabrice ARIAS –Laurent–, Héloïse CARETTO –Jessica–, Léo DAVEZIES –artiste de rue– et Pablo –Léo.

Vous pouvez le visionner sur le lien suivant : http://www.festivalnikon.fr/video/2016/579

Merci, Flore, pour votre gentillesse et votre disponibilité !

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Diana Meierhans : parcours, projets, actualités - elle nous dit tout !

27 Novembre 2016 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre, #Télévision

Bonjour Diana,

Quel plaisir d’effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Vous êtes une jeune artiste aux multiples casquettes, comme en témoignent vos expériences sur scène, sur petit écran, sur grand écran ou bien encore en publicité. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’art ? Pourquoi prenez-vous chaque jour tant de plaisir à exercer ce métier ?

J’aime découvrir et dénicher le plus de facettes possibles, pour toujours être dans la métamorphose et pour trouver quelque chose de différent dans chaque rôle. Ce qui me permet de connaitre plusieurs styles. J’ai toujours envie d’être dans la recherche.

L’école que je viens de terminer en Suisse, l’Accademia Teatro Dimitri à Verscio, l’une des quatre Hautes écoles de théâtre de Suisse, est particulièrement basée sur le mouvement, elle prône la création et permet de toucher à de multiples disciplines, comme l’acrobatie, la danse, l’improvisation, le mime, le clown, le masque, le rythme, et bien d’autres encore, qui viennent compléter le métier d’acteur. Ce qui me correspond vraiment bien car, avant de commencer ma formation, j’avais déjà pratiqué de la danse, de l’opéra ou bien encore du violoncelle. J’avais vraiment envie de continuer dans cette idée de polyvalence.

Parallèlement, mes collaborations avec des photographes m’ont permises de connaitre le monde de l’image en tant que modèle, et ce sont ces expériences qui m’ont ensuite amenée sur les plateaux de tournage.

Je suis tout le temps en recherche de nouveaux challenges.

2/ D’un point de vue artistique, retrouvez-vous une certaine complémentarité entre les différents domaines précédemment évoqués ?

Complètement ! A l’école, il y avait finalement peu de travail de texte mais beaucoup de corps. Je me suis rendue compte, sur les tournages, que cela m’aidait énormément. Je pense qu’à travers le corps et le regard, on peut souvent dire bien plus que les mots. Et le monde de la photo m’a permis aussi d’apprendre à mieux cerner mon image et mon rendu à l’écran.

La polyvalence est donc extrêmement utile.

3/ Juste avant de rentrer sur scène, quelles sensations prédominent en vous ?

J’ai toujours le trac, mais plus tôt dans la journée. Sauf avant une première, où je ne tiens plus en place ! Mais une fois que j’entends le public, je suis alors rassurée, c’est de la joie et de l’excitation d’entendre les gens qui sont là. Ce qui m’aide à donner mon maximum.

Sur les plateaux de tournage, le rythme est généralement soutenu. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

Il est très important de savoir son texte sur le bout des doigts, pour ne pas avoir à y penser. Je suis quelqu’un qui aime travailler avec la pression, j’apprécie devoir tout donner d’un coup. Sur les tournages, il y a peu de temps pour répéter, la spontanéité des plateaux n’est pas toujours évidente, mais c’est un défi qui me plaît. Cependant ce stress de ne pas avoir eu de répétition fait parfois sortir de belles choses très spontanées que, parfois, le théâtre ne permet pas. Ce qui me plait bien.

J’aime parfois ne pas trop me préparer ou avoir un jeu trop fixé d’avance pour ne pas tomber dans un certain automatisme, j’aime rester malléable.

4/ Vous êtes actuellement sur scène, avec notamment le rôle d’Eurydice, dans le spectacle « Antigone – Fragments d’un mythe ». Pourriez-vous nous en dire davantage sur ce beau programme ?

C’est un collectif que nous avons fondé directement après l’obtention de notre Bachelor of Arts in Theatre, avec la plupart de mes collègues de classe, le StilleWasser Kollektiv. En deuxième année, nous avions adoré travailler Antigone avec le metteur en scène Christian Seiler, qui vient de Zürich. Il avait l’idée de reprendre ce spectacle, ce qui nous a donné l’envie de développer ce projet.

Après un mois de création, nous effectuons une chouette tournée, qui a ses deux prochaines et dernières dates de la saison à Zürich les 25 et 26 janvier à l’Aula Rämibühl. Travailler avec ce metteur en scène formidable et très généreux est un vrai moteur. C’est aussi un plaisir et une chance de continuer à travailler avec mes camarades d’étude.

C’est un spectacle assez particulier, une adaptation moderne par Christian, qui fait beaucoup d’allusions à l’actualité, comme des références à Donald Trump ou Poutine, car finalement le rôle de Créon n’en est pas si éloigné. C’était une manière de critiquer le monde actuel, le système politique et l’avidité de pouvoir. Mon rôle revisité d’Eurydice reprend notamment des discours de Melania. J’ai adoré jouer un rôle si hypocrite, avide de richesse et contraire à ma personnalité. J’aime observer et reproduire sur scène également des personnes que je déteste habituellement, et trouver le plaisir de jouer ce genre de rôles qui me font rire dans la vie, et que je voudrais critiquer.

La pièce est très intense, pendant deux heures, nous sommes tous sur scène non-stop et changeons souvent de rôles pour représenter nos rôles respectifs ainsi que le chœur, cette société qui reste passive, sans jamais vraiment s’exprimer et s’opposer au pouvoir, contrairement à Antigone, cette figure qui ose se rebeller et dire non. Le spectacle est très dynamique, physique, interdisciplinaire et multiculturel, principalement en italien, avec aussi un peu de français et autres langues. C’est une expérience collective, où chacun est mis en avant, mais qui valorise avant tout le travail de groupe. C’est une des choses que je préfère au théâtre. Penser au collectif, au groupe et au spectacle avant tout, et non à soi et à son propre rôle.

5/ Plus généralement, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

J’adore tous les styles artistiques, et en plus du théâtre, j’aimerais faire plus de tournages car c’est un art et un type de jeu qui me plaît et que je voudrais continuer à apprendre et développer. Cela me plairait de m’installer à Paris et d’y trouver un agent. Je mène actuellement des démarches dans ce sens.

Je serais heureuse de faire des choses de qualité. Pour défendre des valeurs et des thématiques qui me touchent dans la vie, que j’ai envie de partager, défendre, critiquer, dénoncer, ou encore prendre en dérision. La réalisation m’attire aussi, car j’aime tous les aspects techniques du monde du cinéma.

Voici quelques liens utiles :

Merci Diana pour votre gentillesse et votre disponibilité !

 
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