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Le médias blog de Julian

Lydie Melki nous présente sa nouvelle pièce de théâtre !

31 Juillet 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

 

Bonjour Lydie,
 
Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.
 
 
1/ Vous êtes actuellement à l'affiche, au théâtre Edgar, de la pièce «  Quelques vers d'amour et beaucoup d'eau fraîche  ». Quelle histoire y est racontée  ? Quelles thématiques y sont abordées  ?
 
La thématique dominante est l'amour. Le dépit amoureux, l’amour à sens unique, la difficulté d'exprimer son amour, la reconquête amoureuse. La teinte en-dessous est la jalousie. C'est par ce biais-là qu'il va y avoir une sorte de stratégie pour retourner la situation. 
 
Cela prend place dans un univers qui change des comédies habituelles puisque c'est une salle de sport. D'emblée, on voit deux coachs sportifs, en couple, installés dans leur petit quotidien. Il s'avère que la femme tente d'extirper des signes, des démonstrations, elle est toujours dans une quête de validation amoureuse parce que son conjoint est plutôt très pragmatique, très concret voire même dès fois limite indélicat par maladresse et grand fuyant de l'engagement. Mais il a une belle sensibilité cachée qu'elle a captée et elle essaie donc de le déverrouiller. 
 
Sur ça arrive un nouvel adhérent dans cette salle de sport, un personnage en contre pied total avec le coach sportif. Il est dans l'empathie, c'est un poète, complètement déprimé, sa compagne l'a quitté et il s'est fait une vague tentative de suicide en sautant du premier étage alors qu'il a le vertige. Il vient pour faire une sorte de renforcement musculaire que son médecin lui a prescrit. Le coach va prendre en charge sa remise en forme. 
 
C'est la rencontre d'un personnage qui est dans les mots et pas dans l'action face à un autre personnage qui est dans l'action et pas dans les mots ! Vient de la coalition de ces deux hommes opposés toute une série de situations amusantes et d'échanges rigolos.
 
Mon personnage est un peu le socle, le pilier et il va se servir du fait que l'ex copine du poète s'est elle-aussi inscrite dans la même salle de sport pour reprendre l'entrainement sous sa direction et amorcer une stratégie sur deux tableaux en simultanée. 
 
S'ensuit à nouveau ,là aussi, beaucoup de situations cocasses et insolites jusqu'au dénouement final.
 
2/ Comment présenteriez-vous votre personnage  ? Quelles sont ses principales caractéristiques  ?
 
Chloé est sensible, dynamique, futée, optimiste, volontaire, tenace et entêtée, peut-être utopiste on ne sait pas en fait, idéaliste, empathique et fantaisiste. 
 
Adepte de développement personnel et de bien être, elle va essayer d'être l'intermédiaire entre ces pôles contraires et d'amener un équilibre, une expression de l'un et une action de l'autre. En dépit de tous les éléments qui ne vont pas, elle va tenter de maintenir une sorte de positivité par des messages puissants par rapport aux vertus de l'amour, qui seront dès fois entendus, mais pas tout le temps.  
 
3/ La pièce fonctionne bien, les rires sont nombreux. Selon vous, quelles sont les clés de cette réussite  ?
 
C'est original dans la forme parce qu'en principe, les comédies sont orientées sur des thématiques de colocataires, de couple dans une maison, de drames familiaux. Ici, l'action prend place dans une salle de sport et, en plus, le sport est aussi un élément qui image le propos de l'amour, de l'effort, de la conquête, du dépassement de soi. Il y a du renouveau donc dans la comédie, ce qui est sympathique.
 
Dans la construction de la narration, la double intrigue épaissie la densité de la comédie, irriguée tout du long par l'humour des situations, le public est attentif et captivé par l'histoire se demandant comment les personnages vont faire pour se sortir de leurs problématiques. Il attend donc la résolution avec impatience en se demandant comment cela va se produire.
 
Selon moi, la réussite vient du fait que nos personnages sont attachants, touchants, attendrissants et qu'en plus du rire, il y a de l'émotion. Nous nous amusons aussi beaucoup sur scène, je pense que cela est communicatif et entraînant. 
 
4/ Juste avant de monter sur scène, quelles sensations et quels sentiments prédominent en vous  ?
 
Je cherche avant tout à me relaxer, à réguler ma respiration afin de mieux gérer un trac envahissant. Je fais le vide dans mon esprit, met de coté toutes mes préoccupations personnelles et me concentre sur mon personnage, ses enjeux, sa psychologie, son énergie. 
 
Dés que la sensation d'être connectée à mes partenaires est enclenchée, il reste l'envie de tout donner et de prendre du plaisir à raconter à nouveau cette histoire comme pour la première fois.  Et là vient l'impatience que le rideau se lève et d'embarquer le public avec nous ! 
 
5/ Plus généralement, quels sont vos actualités et projets artistiques actuels  ?
 
Très bientôt, je vais tourner à nouveau avec un Youtubeur très populaire sur le net, Avner, qui fait une série s'appelant « Derrière Youtube ». Je vais jouer une femme flic, chose que j'adorerais que l'on me propose en télé ou au cinéma. Cela va me permettre aussi de m'essayer à des personnages plus brutes, plus cash, plus directs. Qui sont un peu plus proches de mon intériorité. 
 
L'auteur de "Quelques vers ….." Guillaume Renoult a écrit une 3ème pièce pour laquelle nous allons repartir avec hâte en création.  Le projet est super et exaltant !
 
Des auditions prévues pour la rentrée, et la pièce qui va repartir en tournée dans quelques temps. Quelques dates de tournée sont aussi à prévoir sur la dernière comédie de Fabrice Blind, dans laquelle je suis alternance.
 
J'aimerai aussi m'essayer à d'autres genres et registres que j'affectionne tout autant et qui ont fait parti de ma formation initiale, "du classique, du drame". J'ai un faible pour les personnages très contrastés et plein de paradoxes. Je suis touchée par des univers où se côtoient drame et comédie en simultanée.
 
6/ En conclusion, que dire aux lecteurs pour les inciter, si ce n'est pas déjà fait, à venir voir la pièce  ?
 
C'est une comédie bien construite, avec des personnages hauts en couleurs, du rythme et un joli fond. Il y a aussi  de la poésie, ainsi qu'une référence à l'oeuvre d'Edmond Rostand avec un passage où l'on parodie la scène du balcon de "Cyrano".
 
C'est un spectacle complet, de belles intrigues, une jolie histoire, des personnages attendrissants, et le rire est omniprésent du début à la fin ! On est très heureux des retours du public, les critiques sont positives et chaque soir est un super moment de partage. 
 
Ce fut un plaisir, Lydie, d'échanger avec vous !
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Odile Martin évoque ses actualités artistiques !

24 Juillet 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

 

Bonjour Odile,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog !

 

1/ Vous êtes actuellement à l'affiche, au théâtre des Blancs Manteaux, de la pièce «Le criquet russe». Comment présenter l'histoire ? Quelles thématiques y sont abordées ?

 

On retrouve plusieurs thématiques dans cette pièce. Je dirais que le thème principal est la rencontre  puisque l'on a trois protagonistes qui vont être amenés à vivre ensemble pendant un moment. C'est un peu l'auberge espagnole, d'un seul coup trois personnalités complètement différentes se retrouvent à vivre sous le même toit. Avec évidemment ce que cela engendre en termes de quiproquos, d'effervescence, d'incompréhensions aussi parfois.

 

Jim est un personnage bourré de tocs, de craintes, de peur, il va être amené à accueillir sous son toit son copain Jules et Olga, une étudiante étrangère. Et évidemment, cela ne va pas être de toute repos.mais je laisse le soin aux spectateurs de venir découvrir la pièce.

 

C'est une comédie vraiment tendre, évidemment on rit mais il y a aussi un côté très touchant parce que, justement, avec trois personnalités très différentes, on est amené à découvrir un peu l'histoire de chacun, les raisons pour lesquelles ils sont comme ils sont.

 

2/ Comment décririez vous votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques  ?

 

C'est un personnage très attachant. Elle est passionnée, elle vit tout à 300%, elle déteste l'à peu près, elle est entière, elle vit l'instant présent. C'est en cela que moi, comédienne, je me suis retrouvée dans ce personnage car, finalement, j'ai beaucoup de traits de personnalité qui sont similaires. En fait, dès qu'elle arrive dans une pièce, ça tourbillonne, ça part dans tous les sens, elle pousse un peu les autres dans leurs retranchements mais avec beaucoup de bienveillance et elle est attentive à tout ce qui se passe.

 

C'est une bouffée d'oxygène, un tourbillon d'air frais qui arrive et qui fait du bien. C'est très plaisant et jouissif de jouer un personnage comme cela. Cela demande de lâcher prise. Olga n'est pas calculatrice, ce n'est pas quelqu'un qui va anticiper, qui va se dire j'agis comme cela pour obtenir quelque chose, elle est vraie, elle est nature et c'est en cela qu'elle est très touchante.

 

3/ La pièce est un beau succès, elle plaît aux spectateurs. Selon vous, quelles sont les clés de cette réussite ?

 

C'est une comédie bien écrite. Il y a vraiment une histoire de fond. L'auteur, Morgan Laquerre, à mon sens, n'est pas parti sur un objectif de faire rire toutes les deux ou trois secondes mais il avait vraiment envie de raconter une histoire. C'est un point important parce que ce n'est pas forcément le cas dans toutes les comédies. Il a insisté justement sur ces personnalités très différentes et cest ce qui fait que le spectateur peut se retrouver dans l'une des trois. Ça aide à se projeter et à s'attacher à ces personnages.

 

On découvre la vie de chacun au fur et à mesure, on n'a pas toutes les clés au départ, les indices arrivent progressivement et des informations vous sont transmises vraiment du début à  la fin, jusqu'au bout du dernier acte. Les spectateurs sont donc vraiment surpris jusqu'aux derniers instants.  Le public est ainsi tenu en haleine tout au long de la pièce.

 

La mise en scène réalisée par Alan Aubert- Carlin est vraiment très dynamique, bien pensée. Ce mélange de jeu, de mise en scène et d'écriture fait que lensemble prend assez vite.

 

4/ En parallèle, «Une femme banale» est sur le route des Festivals. Notamment en septembre au Festival International des Arts Féminins de Tunis. Que dire sur cette belle aventure ?

 

C'est une aventure commencée il y a quelques temps déjà. On a tourné il y a deux ans, on a mis du temps à monter le film notamment parce que nous souhaitions être convaincus de la version que l'on voulait présenter aux spectateurs et dans le cadre de festivals. C'est une aventure aussi humaine parce que ce projet a démarré avec un ami comédien que j'ai rencontré dans le cadre de mon cours de théâtre, Vincent Diolot. Les autres rencontres se sont ensuite faites au fur et à mesure.

 

Je suis très fière d'aller le défendre à Tunis. Aller le présenter dans un autre pays, où la culture est différente, où le regard sur la femme est particulier me tient particulièrement à coeur. On rentre dans lunivers international où des spectateurs ayant une approche différente de l'univers artistique vont je lespère s'y retrouver. Je suis vraiment très contente et j'espère qu'il y aura derrière d'autres festivals qui s'annonceront. 

 

5/ Plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

 

Je viens de terminer l'écriture d'un court métrage qui est prévu normalement pour début 2018. J'ai changé un peu d'univers, nous sommes sur un huit clos familial assez intense. Ce projet se réalisera avec l'un des deux comédiens de la pièce que je joue actuellement. Cela va être une nouvelle aventure humaine.

 

J'essaie de combiner, dans ma vie artistique, le jeu et l'écriture. Je ne suis pas encore passée à la réalisation mais je pense qu'à un moment donné, cela va me titiller.

 

Au théâtre, je souhaiterais remonter la pièce que javais écrite «Trains de vie» et que jai jouée en 2012. J'y interprétais une dizaine de personnages. Reste encore la partie financière à calculer mais j'adorerais pouvoir la présenter à nouveau l'année prochaine.

 

Il y a aussi un projet de show case pour fin 2017, Je n'en dis pas plus, c'est vraiment nouveau, j'ai découvert cela il y a quelques jours. Ce sera aussi une autre aventure parce que convaincre sur quelques dates est très différent que de convaincre sur la durée. Il faut être performant de suite. Mais j'aime, dans cette vie artistique, pouvoir faire des choses complètement différentes et ne pas avoir les deux pieds dans le même sabot. Cette prise de risque est, pour moi, essentielle pour avancer.

 

Ce milieu est très riche humainement et artistiquement, il permet de belles rencontres et chaque année est différente. C'est génial.

 

6/ Pour finir, qu'avez-vous envie de dire aux lecteurs pour les inciter, si ce n'est pas encore le cas, à venir vous voir sur scène ?

 

C'est une pièce qui fait du bien, rafraîchissante, pendant laquelle vous ne vous ennuierez pas. Vous partirez à la découverte de personnages qui pourraient être vos amis ou des voisins bien sympathiques. Venez passer un bon moment avec nous !

 

Nous avons tous les trois le même plaisir à jouer et la même envie que le spectateur passe un très bon moment. Donc venez vous faire du bien.

 

Cet échange fut un plaisir Odile !

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Julia Gourand : parcours, passions, projets - elle évoque tous les sujets !

23 Juillet 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

 

Bonjour Julia,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog !

 

1/ Vous êtes une jeune artiste avec déjà de nombreuses expériences très variées. Notamment en télévision, au théâtre ou bien encore en courts métrages. D'où vous vient cette passion pour l'exercice artistique ?

 

J'ai commencé le théâtre à 7 ans. Ma maman, qui en faisait déjà en amateur, voulait en fait que je pratique une activité d'enfant. Au début, j'ai essayé la danse mais je me suis vite tournée vers le théâtre et j'ai de suite vu que les gens rigolaient de mes prestations. Je m'amusais, avec le déguisement, à être une autre personne, à changer de vie pendant quelques minutes.

 

Je ne voulais pas forcément en faire mon métier, c'était surtout mon loisir du mercredi après-midi. Le déclic a sans doute eu lieu alors que j'avais 12 ans, lorsqu'une jeune femme étudiante en cinéma, d'origine coréenne, est venue m'aborder à la sortie d'un spectacle de ma maman.  J'ai attendu que tout le monde sorte de la salle pour m’asseoir sur la scène, regarder les gens partir et m'imaginer que j'étais là depuis le début. Cette femme m'a proposé de participer à son court métrage.

 

Dans ce programme muet, je devais faire une ado ayant un frère jumeau un peu instable et seuls le regard et le corps devaient donner les émotions. Ce fut ma première expérience caméra, un moment très chouette. Ce qui m'a donné l'envie d'en faire mon quotidien. Mes parents étaient d'accord pour me soutenir à la condition que je mène des études en parallèle. J'ai passé mon premier casting un an plus tard. La directrice a incité mes parents à me faire continuer dans cette voie.

 

Malgré l'échec à quelques castings, j'ai toujours persévéré, étant convaincue d'une sorte de hasard bienheureux qui m'accompagne, comme cette jeune étudiante qui m'avait abordé quelques années auparavant.

 

2/ Qu'est-ce qui vous attire tant dans votre quotidien ?

 

J'aime le plaisir de rentrer dans la peau de quelqu'un d'autre. C'est schizophrénique de dire cela, mais cette envie d'être autrui attire.

 

Je pense que le personnage part forcément de nous. Même pour un rôle à contre emploi de notre personnalité, on se raccroche à des sentiments intimes et propres. Je trouve fascinant le lien entre les goûts du personnage et nos propres sensations. Se raccrocher à ce que l'on aime fait ressurgir l'émotion et, ensuite, le spectateur recolle les morceaux.

 

C'est aussi l'occasion de découvrir des sentiments jamais vécus. Dans le théâtre classique, j'ai joué Phèdre et le contenu est impensable. Personne n'a envie de vivre cet amour qui se consume de l'intérieur au point de vouloir se tuer. Il a fallu que je puise au plus profond de moi.

 

J'aime ce moment où l'on est sur scène, ou en train de tourner, et que l'on oublie tout. On ne sait alors plus qui on est. Une connexion totale est faite avec le personnage. On sent alors le silence des spectateurs ou des techniciens. On peut parler d'une perte de contrôle, c'est un lâché prise.

 

3/ Êtes-vous plutôt attirée par un domaine en particulier ? Ou est-ce la diversité et la complémentarité qui vous plaisent ?

 

Je n'aime pas m'ennuyer, j'aime tout. Je pense que le théâtre et le cinéma ne peuvent pas rentrer en concurrence. Sur les planches, on a les résultats de suite dans le public, il y a plus d'adrénaline, j'ai d'ailleurs une petite préférence pour cet art. Contrairement aux plateaux, on ne peut pas couper pour recommencer.

 

Dans les deux cas cependant, on n'est pas tout seul. Ce n'est pas une passion qui doit être vécue individuellement. L'ambiance d'un plateau est proche de celle de la troupe, une sorte de bienveillance collective où tout le monde essaie de porter un projet en commun et de le valoriser au maximum. J'aime ces ambiances.

 

4/ Face au rythme soutenu d'un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de préparation en amont ?

 

Tout dépend de l'exigence du rôle. Par exemple, pour « Alice Nevers », je jouais une jeune fille qui se convertissait à l'Islam et qui voulait faire le Djihad. Je ne pouvais clairement pas arriver sur le plateau sans préparation. Je me suis renseignée, j'ai regardé des documentaires, j'ai essayé de comprendre pourquoi ces filles sans histoire veulent partir en Syrie. Pour ensuite me raccrocher à des expériences personnelles, afin d'avoir des points de connexion entre les scènes et ce que j'ai déjà vécu.

 

Dans ma préparation, je me fais aussi un diaporama d'images. Je me rattache à des souvenirs ou des expériences, je fais ma petite cuisine personnelle pour, sur le plateau, rentrer dans l'émotion grâce à ces images lorsque j'entends « action ! ».

 

L'apprentissage du texte se fait plutôt facilement, j'ai une bonne mémoire. Je le révise en faisant autre chose, pour gagner en naturel. Il faut aussi travailler à plusieurs pour apporter du concret, du contexte, de la pertinence. C'est important pour être efficace de suite sur le plateau.

 

5/ A l'inverse, juste avant de rentrer sur scène, quelles sensations et quels sentiments prédominent en vous ?

 

La peur ! Là encore, cela dépend du type de rôle et de la nature de la pièce. J'avoue, je me sens très à l'aise dans la comédie. Généralement, je saute partout, je dynamise mon corps pour arriver avec une énergie au taquet.

 

Inversement, pour un rôle dramatique, tout en nuance, j'essaie au contraire de ne pas courir partout pour ne pas dépenser mon énergie. Je récite mon texte, je revoie mes images et il ne faut alors pas m'embêter. C'est une sorte de préparation mentale. Il y a aussi la méthode des actions physiques pour connecter le cerveau aux émotions attendues.

 

Je fais aussi du chant. J'ai beaucoup plus peur avant de monter sur scène. Non seulement je me prépare dans l’énergie mais je travaille aussi ma voix pour qu'elle ne tremble pas.

 

Je crois qu'il est important aussi de connaître les besoins de préparation de ses partenaires pour mieux encore les respecter le moment venu. Chacun a son propre métabolisme et donc ses propres besoins pour se concentrer efficacement.

 

6/ Enfin, quels sont vos actualités et projets artistiques actuels ?

 

J'attends des résultats de castings et je finalise aussi ma bande démo chant pour pouvoir postuler dans ce domaine. Je passe en 3eme année du cours Florent et je vais préparer le concours au CNSAD. Je suis prête à moultes aventures artistiques !

 

Cet échange fut un plaisir Julia !

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